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L'Aurore boréale - 9 avril 2026

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Ça sentait le printemps au mont Sima, la fin de semaine passée. Pour célébrer Pâques, un lapin sur ski distribuait des chocolats et de la musique électro a résonné en bas des pistes du vendredi au dimanche. On voit ici DJ OFf GriD, alias Élaine Saulnier-Bellemare, tout sourire.

Maryne Dumaine
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LIGNE ÉDITORIALE

Luminescence

Maryne Dumaine

Depuis la nuit des temps, nous prenons la lumière comme repère.

Avant même la découverte du feu, le rythme de nos ancêtres suivait celui du Soleil, seule source de clarté.

Puis le feu a changé la donne. Il a offert la chaleur, bien sûr, mais aussi une nouvelle façon d’interagir avec l’environnement. Il a permis d’apprivoiser l’obscurité, de créer de la lumière là où il n’y en avait pas. En nous montrant ce qui se cache dans le noir, il est devenu plus qu’une protection : sa lumière est devenue une alliée.

Depuis quelques jours, nous venons de passer l’équinoxe. Eh oh! Comme ça se voit! Chaque jour un peu plus.

Cette dualité entre lumière et obscurité qui s’impose dans nos vies est comme un leitmotiv qui crée, chaque année, un émerveillement. Impossible de ne pas s’en rendre compte! Ce moment où la lumière reprend le dessus est immanquable. Il alimente les conversations d’ici, tout comme celles que nous tenons avec ceux et celles qui sont loin.

Humains, faune et flore ont alors ce point commun : nous remarquons, ensemble, ce grand changement. Cette lumière qui arrive dans nos vies comme un cheval au galop nous laisse à mi-chemin entre admiration et légère confusion face au temps qui passe. (Quoi, il est déjà 21 h! Impossible?! Il fait encore grand jour dehors!)

Quelques jours après l’équinoxe, il flotte dans l’air cette idée simple, mais essentielle : tout peut recommencer. Sous la neige qui fond, sous les sols encore froids, quelque chose se passe. L’histoire ne s’est pas arrêtée avec la noirceur. Le froid et l’obscurité n’ont pas été garants de « la fin. » C’est aussi ça, pour moi, les bougies. Dans un geste conscient, je deviens celle qui crée la flamme. Pour qu’à son tour, elle m’apaise. J’allume des bougies presque chaque jour. Pour méditer. Pour m’accompagner. Pour une présence.

Saviez-vous que dans des pays comme la Norvège, la Suède ou le Danemark où, comme ici, les hivers sont longs et sombres, la bougie a dépassé sa fonction pratique pour devenir un symbole de bien-être? On y allume des bougies pour créer du hygge , ce mot danois, difficile à traduire, qui évoque une forme de confort simple, de chaleur douce, de présence.

Une pièce éclairée par plusieurs flammes n’est pas seulement plus lumineuse : elle devient plus humaine. Cette lumière douce agit sur le système nerveux de manière subtile. Elle réduit la stimulation, ralentit le rythme, invite à la détente. Dans un monde où tout va vite, où il y a plein d’incertitudes, où les écrans saturent notre attention et où l’actualité peut être lourde, la flamme ramène à quelque chose de simple, de tangible et de réconfortant.

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | auroreboreale.ca

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Directrice - Rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

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Florian Boulais, Nina Brandelik, Kahina Chouiter, Rébecca Fico, Sandra St-Laurent

Distribution : Stéphane Cole

Caricature : Riley Cyre

Réception :

Kenaël Adelise et Jeanne Stéphanie Lobè Manga

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en été. Son tirage est de 2 500 exemplaires et sa circulation se chiffre à 2 450 exemplaires.

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices.

L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Réseau Sélect : 450 667-5022, poste 105.

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

L’Aurore boréale a une ligne éditoriale indépendante.

Nous utilisons l’ancienne écriture du français et le langage épicène ou inclusif dans nos textes originaux.

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Avec respect, nous tenons à reconnaître que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du Conseil des Ta’an Kwäch’än.

Journal indépendant, l’Aurore boréale informe, valorise et unit la communauté francophone du Yukon. Ses contenus mettent en lumière les enjeux et les réussites locales. Défenseur de la langue française, de l’inclusion et de la liberté d’expression, il agit comme moteur de dialogue et d’engagement citoyen.

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Très concrètement, tout ce qui est vivant cherche la lumière ces jours-ci. Nos visages se tournent comme des tournesols vers le Soleil. On sort de nos tanières. Les chiens s’allongent là où la chaleur frappe leur fourrure. Les chats s’installent sur les bords de fenêtre lumineux. Et les pousses printanières s’étirent, prometteuses de récoltes dans les mois à venir.

Pourtant, nous sommes encore dans ce moment fragile où deux saisons se croisent, où l’hiver persiste dans nos gestes, même si la lumière, elle, revient déjà. Les poêles à bois sont encore allumés, pour retenir un peu de chaleur au milieu de ces derniers jours encore froids. Et peut-être faites-vous partie aussi de ces personnes qui allument des bougies.

Non plus par nécessité, puisque la lumière reprend le dessus, mais par choix. De façon encore plus consciente.

Une bougie n’impose rien. Elle accompagne.

Si vous passez au bureau de l’Aurore boréale , vous en verrez souvent une allumée, sur le bord de la fenêtre. En toute saison.

Allumer une bougie est donc un geste intentionnel pour marquer une pause, pour créer un espace de calme, pour éclairer aussi ce qui a besoin de l’être, en nous. Pour allumer notre propre flamme. Notre propre lumière intérieure. Notre luminescence.

La luminescence, selon le dictionnaire, c’est une lumière émise sans combustion. Une lumière douce, intérieure. Une lumière qui ne brûle pas, mais qui existe, pleinement. Comme ces algues luminescentes ou les lucioles, que l’on peut voir dans le noir, mais qui ne se consument pas.

Peut-être est-ce cela, finalement, le vrai secret de la lumière : son essence.

Sa lumin-essence. Cette lumière qui ne dépend pas seulement du feu, ou des saisons, mais plutôt de ce que nous portons en nous.

Et aujourd’hui, en regardant les bougies allumées chez moi pour un ami cher, à l’aube d’un autre passage, je me dis que certaines lumières, finalement, ne s’éteignent jamais. Elles continuent simplement de vivre d’une autre façon, à l’intérieur de nous.

Un rapport révèle les défaillances du système de protection de l’enfance au Yukon

Le système de protection de l’enfance du Yukon échoue à assurer la sécurité des enfants vulnérables, selon un rapport déposé en mars dernier par le Bureau du vérificateur général du Canada. Des retards dans de nombreux domaines, un manque de vérifications de sécurité et une importante pénurie de personnel plongent le ministère de la Santé et des Affaires sociales dans une crise qui met les jeunes vulnérables en première ligne.

Le sous-vérificateur général, Andrew Hayes, a souligné que les lacunes en matière de gouvernance et de surveillance démontrent « l’incapacité du système de services à l’enfance et à la famille à protéger efficacement les jeunes qui en dépendent le plus. »

Des réactions trop lentes aux urgences

Le rapport indique que dans 37 % des signalements de préjudices soupçonnés, le Ministère n’a pas évalué la situation dans le délai obligatoire de 24 heures. De plus, 41 % des dossiers nécessitant une enquête plus approfondie n’ont pas été traités dans la limite prescrite de 30 jours.

Le suivi des enfants déjà pris en charge est tout aussi préoccupant. Le rapport note que dans 74 % des cas, le Ministère n’a pas rencontré les enfants en personne au moins une fois par mois, laissant parfois s’écouler jusqu’à 14 mois sans aucun contact visuel.

Pénurie de main-d’oeuvre

L’audit souligne cependant que cette crise n’est pas une critique directe du personnel des services sociaux de première ligne, qui exercent un métier extrêmement difficile, mais plutôt un échec de la gestion des ressources par le Ministère. En date de mars 2025, seuls 62 % des postes en travail social et en supervision étaient pourvus, créant un déficit de 38 % sur le terrain. En conséquence, les coûts liés aux heures supplémentaires et au personnel occasionnel ont explosé de plus de 75 % entre avril 2022 et mars 2025. À ce manque de main-d’œuvre s’ajoute une lacune majeure en matière de formation. Dans les foyers de groupe, 95 % du personnel n’a pas suivi la formation sur l’intervention en cas de suicide, 92 % n’a pas suivi l’introduction à la sécurité culturelle et 89 % n’a pas été formé sur la sensibilisation aux pensionnats autochtones. En entrevue, le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Brad Cathers, a reconnu ces lacunes. « Une grande partie du problème était attribuable au manque de personnel », a-t-il expliqué. Il

ajoute que le nouveau budget prévoit d’ores et déjà des fonds pour convertir 28 postes occasionnels, auxiliaires ou sur appel au sein des services à la famille et à l’enfance en postes à temps plein ou de durée déterminée. « Ça n’augmente pas le nombre total de postes, mais cette restructuration vise à faciliter le recrutement et la rétention du personnel. » Il ajoute : « Ce rapport a considéré les données jusqu’en mars de l’an passé. Dans les 12 derniers mois, nous avons déjà fait plusieurs pas. Nous avons déjà réduit le nombre de postes vacants au sein des services à la famille et à l’enfance », affirme le ministre.

Des milieux d’accueil mal évalués et inadaptés

La sécurité des enfants n’est pas toujours garantie, même lorsqu’ils sont retirés de leur milieu familial, dénonce le rapport.L’audit révèle que dans 22 % des placements chez des membres de la famille élargie, la vérification du casier judiciaire n’avait pas été effectuée pour tous les adultes du foyer. De plus, 58 % des familles d’accueil n’ont pas fait l’objet de leur examen annuel de sécurité.

La situation dans les foyers de groupe est également critique, selon le rapport. Bien qu’ils soient conçus pour les jeunes de 12 ans et plus, environ un tiers des enfants qui y résident ont moins de six ans, et plusieurs vivent avec un handicap, ce qui complique la tâche du

personnel et accroît les risques pour la sécurité.

Une crise qui frappe durement les

Premières Nations

Les enfants autochtones sont disproportionnellement touchés par ces défaillances systémiques, explique le rapport. Selon le vérificateur général, ils représentent 93 % des enfants pris en charge

dans leur culture. « Nos enfants et nos familles ont payé le prix d’un système qui n’a jamais été conçu pour nous. [ ] Les vraies solutions impliquent que les Premières Nations du Yukon dirigent ce travail, en se fondant sur nos propres lois, nos cultures et nos responsabilités envers nos enfants », a déclaré la grande cheffe du CYFN, Math’ieya Alatini. Questionné sur ces revendications, Brad Cathers a confirmé que des fonctionnaires discutent

« Le rapport note que dans 74 % des cas, le Ministère n’a pas rencontré les enfants en personne au moins une fois par mois, laissant parfois s’écouler jusqu’à 14 mois sans aucun contact visuel. »

par le Ministère, mais le Conseil des Premières Nations du Yukon (CYFN) souligne que les données les plus récentes font plutôt état de 99 %.

Le CYFN a déclaré que ce rapport confirme ce que les Premières Nations du Yukon dénoncent depuis des années : le système actuel échoue et cause des torts aux enfants et aux familles.

Face à ce constat, l’organisation exige du gouvernement territorial qu’il reconnaisse les Premières Nations du Yukon comme des partenaires à part entière, qu’il investisse dans leurs initiatives de compétence et qu’il fournisse un financement stable et à long terme pour des programmes dirigés par les Premières Nations et ancrés

actuellement avec le CYFN au sujet du plan de mise en œuvre. « Nous sommes ouverts à discuter avec le CYFN et les Premières Nations individuellement, de ce que nous faisons pour combler les lacunes constatées par le vérificateur général, et des mesures prises pour s’assurer que les enfants [ ] sont pris en charge adéquatement », a-t-il soutenu.

Engagements et reddition de comptes

Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Brad Cathers, a accepté les conclusions du rapport et a ordonné la préparation d’un plan d’action exhaustif. Il a affirmé que certaines améliorations sont

déjà en cours, notamment le renforcement de la surveillance, l’amélioration des processus de gestion des cas et une meilleure formation. Le Ministère a également accepté la recommandation de procéder à une évaluation rigoureuse de ses besoins financiers et en ressources humaines, et a fixé des échéanciers pour accomplir ce travail.

Le ministre promet d’ailleurs d’essayer d’agir encore plus vite que prévu. « Nous tenterons de régler ces problèmes plus rapidement que les échéanciers [auxquels nous nous sommes] engagés, mais ces échéanciers ont été fournis par le Ministère pour [ ] démontrer une voie claire » et faire preuve de transparence.

Le Bureau du vérificateur général a l’intention de surveiller la situation de très près. Le sous-vérificateur général a prévenu qu’un examen de suivi plus détaillé pourrait être effectué d’ici 18 à 24 mois. Si un tel audit de suivi est réalisé, les domaines qui n’auront pas été corrigés seront directement signalés à l’Assemblée législative du Yukon. Le représentant a d’ailleurs rappelé qu’il incombe en fin de compte aux membres de l’Assemblée de s’assurer que le Ministère offre les services attendus.

« Le ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon doit prendre des mesures urgentes pour améliorer ses services et soutenir le bien-être des enfants, des jeunes et de leurs familles », a conclu Andrew Hayes, rappelant qu’il est inacceptable de laisser les enfants sans le soutien nécessaire. IJL – L’Aurore boréale

« Les vraies solutions impliquent que les Premières Nations du Yukon dirigent ce travail, en se fondant sur nos propres lois, nos cultures et nos responsabilités envers nos enfants », a déclaré la grande cheffe du CYFN, Math’ieya Alatini.
Maryne Dumaine
Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, Brad Cathers, a ordonné un plan d’action et compte le mettre en place plus rapidement que l’échéancier prévu, pour répondre à ce rapport.
Maryne Dumaine

L’office de la santé est suspendu

Le dossier sur l’office de la santé se poursuit. Alors qu’il avait été pensé à la suite de consultations publiques, sa composition avait ensuite créé maintes discussions au niveau du gouvernement et des organismes communautaires. Le gouvernement territorial souhaite désormais le suspendre. Des groupes locaux, notamment des Premières Nations, dénoncent un « abus de pouvoir. »

Le 23 mars dernier, le gouvernement du Yukon a déposé un projet de loi visant à modifier la Loi sur l’office de la santé. Le projet de loi a été voté et adopté après la troisième lecture le 31 mars.

« Réorienter les ressources »

Dans un communiqué de presse, le gouvernement du Yukon a mentionné que « la suspension de l’établissement de l’office de la santé permet au gouvernement du Yukon d’affecter des ressources aux services de première ligne, de recruter des prestataires de soins et de les soutenir, de moderniser les installations et d’accroître le financement des hôpitaux du territoire. » Selon le gouvernement, cette approche s’inscrit dans son mandat de collaborer avec les Premières Nations du Yukon sur les priorités communes et d’améliorer le système de santé pour l’ensemble de la population yukonnaise.

« Ce projet de loi permettra de prendre le temps de déterminer la meilleure voie à suivre pour le système de santé yukonnais. Il nous permet d’accorder la priorité à ce qui est le plus important à l’heure actuelle : les soins à la patientèle, la stabilité de la main-d’œuvre et l’amélioration concrète des soins et des services sur lesquels la population yukonnaise compte », a ajouté Brad Cathers, ministre de la Santé et des Affaires sociales.

L’histoire de l’office de la santé

En 2019, un examen du système de la santé et des services sociaux au Yukon a été effectué. Il en a découlé le rapport La population d’abord, publié en avril 2020.

Ce rapport présentait 76 recommandations, dont la collaboration avec les Premières Nations du Yukon pour ce qui touche la santé, la sécurité culturelle et les pratiques de guérison tradition -

nelle; la sollicitation d’avis de personnes possédant une expérience concrète; la coordination d’efforts du gouvernement avec ceux des autres organismes et secteurs; et l’amélioration des systèmes afin d’offrir des soins plus holistiques et intégrés.

En 2023, le Comité des chefs sur la santé et le Comité consultatif sur la réforme du système de santé ont été créés avec pour but de participer à l’orientation et à la supervision de la transformation du système de santé et de services sociaux du Yukon.

Le projet de loi 38 intitulé Loi sur l’office de la santé , avait été déposé en mars 2024, et officialisé au mois de mai suivant.

Cette loi a établi le cadre de création du premier office de la santé du territoire portant le nom de Shäw Kwä’a/Health and Wellness Yukon/Santé et mieux-être Yukon. Ce cadre a défini la structure de gouvernance et de fonctionnement de l’office de la santé.

Le rôle d’un office de la santé est de veiller au bon fonctionnement du système de santé et des services sociaux. Il détermine, entre autres, la vision globale, les priorités, les orientations et les politiques qui relèvent de son domaine, et veille à leur application.

Tracy-Anne McPhee, ministre de la Santé et des Affaires sociales à l’époque de dépôt du projet de loi, avait mentionné que « la création de l’office de la santé est importante si l’on veut mettre en place un système de santé efficace, efficient, intégré et axé sur la popu-

lation reposant sur l’équité et sur le respect. Le cadre législatif, pensé en partenariat avec les Premières Nations du Yukon et élaboré d’après les commentaires des partenaires du système de santé, est révolutionnaire pour nous. »

Des réactions en désaccord

Le 9 février dernier, le gouvernement du Yukon annonçait qu’il suspendait l’établissement de l’office de la santé et qu’il avait l’intention d’annuler la Loi sur l’office de la santé

Les réactions n’ont pas tardé à se faire entendre. Le Comité des chefs sur la santé, le Conseil des Premières Nations du Yukon et d’autres membres de la communauté ont fait part de leur désaccord.

Après la récente annonce du 23 mars, le Comité des chefs sur la santé a envoyé des demandes de lettres de soutien à plusieurs groupes et membres de la communauté. Le comité recommande également au gouvernement du Yukon de ne pas modifier la Loi sur l’office de la santé et de poursuivre sa collaboration avec le Conseil des Premières Nations du Yukon et les Premières Nations du Yukon.

« L’absence de consultation des Premières Nations du Yukon avant le dépôt des modifications proposées, ainsi que les modifi cations elles-mêmes, témoignent d’un abus de pouvoir inquiétant de

la part du gouvernement et compromettent la cogouvernance qui a guidé la transformation du système de santé », a fait remarquer Pauline Frost, présidente du Comité des chefs sur la santé.

« Des décisions de cette ampleur – en particulier celles qui modifient la gouvernance, les pouvoirs et la responsabilité – ne peuvent et ne doivent pas être prises sans la participation des Premières Nations du Yukon. Un véritable partenariat et des améliorations systémiques des soins de santé nécessitent une prise de décision partagée, et non des actions unilatérales qui compromettent l’intégrité et la mission de l’office de la santé », a-t-elle ajouté.

À l’Assemblée législative, Kate White, cheffe du Nouveau Parti démocratique du Yukon, a présenté une motion qui recommande au premier ministre du Yukon et au ministre de la Santé et des Affaires sociales de rencontrer le Comité des chefs sur la santé et le Comité consultatif sur la réforme du système de santé avant d’entreprendre les débats sur le projet de loi no 5 visant à modifier la Loi sur l’office de la santé

Réunion publique à Dawson

Jeudi 16 avril à 18 h 30

Pour Isabelle Salesse, directrice générale de l’Association franco-yukonnaise, « ce n’est pas clair ce que le projet de loi n o 5 implique comme responsabilité. Ça peut laisser penser que tout le travail qui a été fait avec le comité des chefs sur la santé est évacué et qu’ils n’auraient plus leur mot à dire. »

En avril 2024, l’AFY et les membres de la Table de gouvernance de la Franco-Yukonnie ont signé une déclaration sur la réconciliation avec les Premières Nations du Yukon pour dénoncer ce qui a été fait aux Premières Nations et pour démontrer l’engagement de la communauté francophone à soutenir les Premières Nations lorsque nécessaire. « Ça fait du sens pour nous de soutenir la demande de lettres de soutien envers les Premières Nations tout en réitérant au gouvernement du Yukon qu’on est prêt à collaborer et avec les Premières Nations et avec le gouvernement pour s’assurer d’une transformation du système de santé qui répond à tous les objectifs que l’office de la santé prévoit », conclut Mme Salesse.

IJL – L’Aurore boréale

Locaux du Programme Confluence

486 King Street ou via Zoom

Avant la réunion, les commissaires et l’équipe vous attendent avec des petites bouchées dès 17 h 30 pour une discussion informelle et répondre à vos questions

Vous pouvez demander le lien Zoom ou faire partie d’une délégation en nous contactant avant le 14 avril à info@csfy ca

Angélique Bernard
Ed van Randen, Tiffany Boyd, Doris Bill, Tracy-Anne McPhee, Pauline Frost et Stephen Mills lors du dépôt du projet de loi 38 intitulé Loi sur l’office de la santé en mars 2024.
Gouvernement du Yukon

Conférence sur les principes de l’ÉDI

Le lundi 30 mars, la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) proposait gratuitement une conférence virtuelle sur les principes fondamentaux de l’ÉDI (équité, diversité, inclusion). Les personnes participantes ont pu découvrir les bases de cette approche et se familiariser avec des concepts parfois méconnus.

La conférence a été animée par Amadou Mfondi, enseignant-chercheur à l’Université d’Ottawa et expert-conseil pour la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA). Pendant une heure trente, le spécialiste des politiques d’inclusion et du vivre-ensemble dans les sociétés multiculturelles a proposé au public de revenir sur la notion même de l’ÉDI, et d’en expliciter à la fois les bases mais aussi les applications concrètes. En effet, si la notion d’équité, de diversité et d’inclusion est de plus en plus connue dans les entreprises et le milieu associatif, elle peut être difficile à appréhender. En définir les termes permet donc une meilleure compréhension.

L’équité est l’action de corriger les désavantages historiques existants entre groupes ou personnes. L’inclusion renvoie à un ensemble de pratiques proactives visant à créer un environnement

se rapporte aux conditions, aux modes d’expression et aux expériences de différents groupes (le sexe, la langue, l’âge, l’origine ethnique, la religion, l’identité de genre entre autres). Il s’agit donc de créer, au sein d’une structure professionnelle ou scolaire, une culture diversifiée, équitable et inclusive pour les collaboratrices et les collaborateurs.

Cette conférence est à l’initiative de deux employées de la CSFY : Geneviève Tremblay, qui occupe le poste de coordonnatrice au service à la petite enfance et de conseillère pédagogique ainsi que Christel Funken, travailleuse en établissement dans les écoles (TÉÉ). Elles l’ont souhaité ouverte à tous et toutes, quel que soit la profession ou le lieu d’habitation des personnes qui ont souhaité participer.

« C’est grâce à deux ententes avec IRCC et la Commission nationale des parents francophones (CNPF) que nous avons pu proposer cette conférence », explique Geneviève Tremblay. « Le Yukon se diversifie,

du personnel de la garderie ou des parents. Le but est de pouvoir les accompagner au mieux. » M me Funken confirme, en ajoutant que « l’idée est de pouvoir outiller les enseignants, les éducateurs, les intervenants scolaires pour pouvoir créer des espaces inclusifs et multiculturels. On essaye donc de proposer des possibilités d’accès à l’information, de sensibiliser sur ces sujets. »

L’ÉDI, une approche qui

demande de la pédagogie

Pour Amadou Mfondi, l’ÉDI peut être un véritable atout pour les établissements scolaires, les entreprises ou les organisations qui suivent cette approche. « L’ÉDI permet de mettre tous les talents et les compétences dans un environnement où ils peuvent pleinement coopérer. Si les personnes sont valorisées, reconnues, alors les résultats suivront ». Il existe néanmoins pour l’enseignant-cher-

cheur un impératif à la réussite de l’implantation d’une politique d’ÉDI : la raison de sa mise en place. « Si l’organisation souhaite organiser l’approche d’ÉDI pour se donner bonne conscience, ou sous le coup d’une émotion liée à une actualité, alors les actions seront posées sur des bases qui ne sont pas solides. Au contraire, si les principes fondamentaux de l’ÉDI, à savoir l’humanisme, la justice et la morale sont au cœur du processus engagé, si nous appuyons nos actions sur les principes dont nous sommes nous-mêmes convaincu∙es, alors cela va fonctionner. » Il souligne par ailleurs que le Canada possède une longue tradition concernant le multiculturalisme. Premier pays au monde à avoir reconnu cette notion comme faisant partie intégrante de son identité en 1971, le Canada a par la suite adopté en 1988 la Loi sur le multiculturalisme. L’article 15 de la Charte canadienne des droits et libertés énonce également le droit à l’égalité devant la loi, garantissant à tous la même protection et le même

bénéfice de la loi, indépendamment de toute discrimination. « Tout n’est pas parfait, mais cela permet la discussion, puisque la question se pose et se vit dans les institutions, dans les organisations, dans la loi. » Les personnes qui ont participé à la conférence ont apprécié cette remise en contexte ainsi que l’aspect participatif. « J’ai apprécié qu’il y ait eu des exercices individuels ainsi que des échanges en petits groupes! C’était dynamique et ça a permis une belle réflexion », relève Geneviève Tremblay. Pour la suite, l’idée de faire participer les élèves fait son chemin. Il existe d’ailleurs déjà au secondaire un cours sur les droits de la personne. Christel Funken espère quant à elle avoir l’opportunité de poursuivre à étoffer l’offre de ressources sur l’ÉDI à destination des adultes. « Nous pourrions, par exemple, organiser une série de conférences à l’occasion du Mois de la francophonie, si nos partenaires pensent que cela peut intéresser notre communauté francophone, accueillante et immigrante! »

Changements dans les subventions liées à l’énergie

D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

Le gouvernement du Yukon indique prendre des mesures pour réduire la demande en électricité pendant les périodes de pointe hivernales et renforcer la fiabilité du réseau isolé du territoire.

La hausse de la demande énergétique exerce une pression considérable sur le réseau du Yukon. En décembre 2025, la demande a culminé à 127 mégawatts, soit 91 % de la capacité maximale de production. Depuis 2019, la demande d’électricité a augmenté de 19 %, tandis que les pics de consommation hivernaux ont grimpé de 25 %. Ces pics surviennent lors de périodes de froid intense, lorsque le chauffage électrique s’ajoute à la consommation habituelle des foyers.

D’ici cinq ans, on prévoit une hausse de 40 mégawatts de la demande résidentielle en période de pointe au Yukon, principalement en raison du recours croissant au chauffage électrique. Lorsque la demande frôle la capacité maximale, toute perturbation de la production, même minime, peut provoquer

des délestages. Pour remédier à la situation, le gouvernement du Yukon met fin aux remises pour le transport électrique et réinvestit ces ressources dans le Programme pour un réseau fiable. La période de présentation des demandes au Programme commencera le 15 avril 2026 et l’admissibilité sera rétroactive au 1er avril 2026.

Le 1er avril 2026 marquera la fin des remises pour les véhicules électriques, les bornes de recharge électriques et les vélos électriques.

Le programme appuiera désormais l’installation de systèmes de chauffage résidentiel et encouragera la population yukonnaise à répondre à ses besoins électriques sans accroître la pression sur le réseau.

Le Programme pour un réseau fiable offrira un soutien financier aux propriétaires afin d’encourager

l’installation :

● de systèmes de chauffage mixtes, comme l’utilisation d’une thermopompe électrique écoénergétique combinée à un système d’appoint au bois, au propane ou au mazout en cas de froid extrême;

● de systèmes de chauffage secondaire non électriques fonc-

tionnant au bois, au propane ou au mazout;

● de systèmes de chauffage principal non électriques, comme les chaudières et les générateurs d’air chaud fonctionnant au propane ou au mazout;

● de systèmes de chauffage de l’eau non électriques, comme les réservoirs d’eau chaude au propane ou au mazout, les chauffe-eau instantanés et les chauffe-eau indirects;

● de commutateurs de transfert conçus pour assurer une transition sécuritaire vers une source d’alimentation de secours lors d’une panne de courant;

● de prises intelligentes ou de programmes de recharge gérés permettant la recharge des véhicules électriques et l’utilisation des prises en dehors des heures de pointe.

Le programme offrira également des incitatifs financiers pour aider les Yukonnaises et Yukonnais à réduire leur consommation d’électricité pendant les périodes de pointe hivernales, à renforcer la résilience des ménages aux pannes de courant et à diminuer leurs factures d’électricité.

Nina Brandelik

Trois jeunes francophones désormais en mesure de garder des enfants à Dawson

Faire garder ses enfants, de temps en temps, ça fait du bien. Que ce soit pour une soirée entre adultes, ou pour tout autre engagement. Mais lorsqu’on vit loin des grands centres, comme à Dawson, ce n’est pas toujours évident de trouver de jeunes francophones qui ont reçu la formation adéquate. Le Partenariat communauté en santé (PCS), sur une demande locale, a remédié à la situation en collaborant avec le Programme Confluence.

Cette initiative du PCS a permis d’étendre un service essentiel en français à l’extérieur de Whitehorse : former des jeunes à garder de façon sécuritaire des enfants, et ce, en français. À la suite d’une demande de Patrick Poisson, chef d’équipe du Programme Confluence à Dawson, cette initiative a pu voir le jour, et a aussi ouvert la porte à une autre idée pour soutenir les jeunes et les familles de la région.

Cours de gardiennage en français

Patrick Poisson a contacté le PCS pour demander s’il était possible de proposer la formation qu’offre régulièrement l’organisme à Whitehorse, mais cette fois, en ligne. L’objectif du chef d’équipe était que des jeunes de son école puissent suivre cette formation dans le cadre de leurs cours scolaires.

Le PCS a répondu présent, et le cours de gardiennage averti a été offert en personne à trois jeunes francophones, dans la ville du Klondike.

Comme le souligne Sandra St-Laurent, directrice du PCS, l’option virtuelle a cependant rapidement été écartée en raison de la nature même de la formation. « C’est un petit peu difficile parce que c’est beaucoup de choses qui sont pratico-pratiques. Puis, il faut vraiment s’assurer que les jeunes ont bien compris, il y a des mises en situation. »

Pour que le projet puisse voir le jour, Mme St-Laurent a mobilisé son réseau et ses contacts et a pu offrir le contrat de formation à Marie Bélanger, nouvellement résidente de Dawson.

« Nous avons la chance à Confluence d’avoir des enseignants flexibles qui ont su adapter leur horaire afin d’intégrer ce cours essentiel dans leur programmation scolaire », a expliqué Patrick Poisson, chef d’équipe du Programme Confluence de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY). Également enseignante pour le Programme Confluence, la formatrice a donc pu incorporer la formation à des activités de cours réguliers en ajoutant une composante de lecture et d’écriture.

« Ce cours est important parce

que c’est dur pour les parents s’il n’y a pas de gardiens », estime Scarlet, une des jeunes participantes de l’atelier. Les deux autres participantes quant à elles, soulignent le fait que les apprentissages de ce cours vont au-delà des contrats de gardiennage « Ça fonctionne pas juste quand on garde, mais aussi n’importe quand : avec des petits sur la cour de récré, avec des ami·es. C’est important pour la sécurité », affirme Megan. Emma ajoute : « C’est utile même quand on est seules à la maison, en cas de feu, de tremblement de terre… » « Comme il est difficile pour les parents de trouver des gardiennes francophones à Dawson, c’est important d’en former pour offrir des services de garde dans la langue des familles et de soutenir le développement des enfants dans leur culture », estime pour sa part Marie Bélanger.

Du matériel pour jeunes

« babysitter »

Pour pallier le manque de ressources matérielles par rapport à la capitale yukonnaise, le PCS a pris en charge la logistique. « Nous avons envoyé tout le matériel du Conseil canadien de la sécurité, comme les poupées électroniques, pour que la formation soit possible dans les mêmes conditions, pour que les jeunes puissent avoir la certification », explique Sandra St-Laurent.

De plus, habituellement, les participants et participantes de cette formation reçoivent toujours un sac rempli de matériel utile à apporter avec soi lors des futurs contrats de gardiennage. « On offre une petite trousse pour pouvoir animer, puis aussi pour avoir des outils de sécurité, comme des bandes

réfléchissantes si on va prendre une marche avec les enfants et qu’il fait nuit », détaille Sandra St-Laurent. Des trousses ont donc été préparées pour les trois jeunes filles, et incluent quelques articles additionnels, comme des crayons de couleur, pour faire des activités avec les enfants et autres matériels

Une élection partielle aur vacant de commissair Commission scolair franc

ludiques. « Nous avons ajouté des choses spécialement pour Dawson, car on sait qu’en communauté, c’est parfois moins facile d’acheter de l’équipement. »

Des trousses « santé », disponibles à l’école

Le deuxième volet du projet s’adresse aux jeunes nouvellement certifiées, mais aussi directement aux familles.

La salle de classe du Programme Confluence accueillera deux nouvelles « trousses-découvertes ». Calquées sur le modèle déjà existant à Whitehorse, Sandra St-Laurent a préparé ces deux trousses-découvertes santé pour les 0-7 ans, qu’il sera désormais possible d’emprunter, au même titre que les livres de la bibliothèque de l’école.

« Nous avons aussi profité du déplacement d’une collègue de l’Association franco-yukonnaise pour envoyer des livres en français pour enfants, à l’école », ajoute, à titre personnel, Mme St-Laurent.

Ces initiatives permettront d’enrichir les ressources locales en français, pour les familles ayant de jeunes enfants.

IJL – L’Aurore boréale

Du 17 au 27 avril

Au plus tard le 27 avril, à 20 h, si vous êtes inscrit avant 19 h.

Vous pouvez présenter votre candidature jusqu’au 16 avril, à midi

Du 2 au 16 avril à 16 h

VOTE

Du 2 au 27 avril

Les bulletins de vote par correspondance doivent être retournés avant 20 h.

Maryne Dumaine
Le cours de gardiennage averti, à Dawson, a permis de former trois nouvelles gardiennes francophones : Scarlet, Emma et Megan.
Fournie

Consultations communautaires pour un campus francophone

Le service Formation de l’Association francoyukonnaise (AFY) a organisé des consultations communautaires pour continuer la démarche d’établir un campus francophone au Yukon.

Angélique Bernard

Tenues le 24, 25 et 26 mars, respectivement à Whitehorse, Haines Junction et Dawson, ces consultations communautaires avaient pour but de définir le modèle du futur campus francophone au Yukon, autour des formations et des formats d’apprentissage les plus adaptés aux réalités des participant.es (hybride, présentiel, bimodal).

Les rencontres ont été animées en français et en anglais par Annie Girard, consultante, et Maurice Chiasson, expert en gouvernance, sous forme de discussions et séances de réflexion. Ces deux personnes connaissent bien le Yukon, ayant déjà travaillé à des projets avec d’autres groupes communautaires francophones

au territoire, dont la Commission scolaire francophone du Yukon et Les Essentielles.

Sophie Jacques, gestionnaire Formation à l’AFY, se dit très heureuse de la tournure des événements. « Nous avons eu 20 personnes participantes dans les trois communautés. Les échanges ont été qualitatifs et nous avons pu retirer beaucoup d’information. Les gens ont été très participatifs. Ils avaient beaucoup de choses à nous partager. Nous sommes très satisfaites des résultats qui en sont ressortis et des discussions que nous avons eues, du contenu ». Les organisatrices estiment d’ores et déjà qu’elles en retireront de bons résultats, mais sont pour le moment en attente des rapports de la part des consultant·es.

« Le présentiel a été beaucoup soulevé, donc les gens aimeraient vraiment avoir de la formation en personne plus qu’en ligne.

C’est un point qui a été soulevé partout, par tout le monde. »

Sophie Jacques

Les études postsecondaires

Le sujet de l’éducation après les études secondaires est très important pour les francophones du Yukon, des Territoires du NordOuest et du Nunavut.

Les trois territoires nordiques travaillent ensemble à un projet pour trouver la meilleure façon d’offrir des cours et des formations en français. Pour ce faire, ils ont consulté les gens francophones vivant dans les territoires en leur demandant de répondre à des questions en ligne et en les rencontrant en personne. Au Yukon, des gens de Whitehorse, de Dawson, et de Haines Junction ont présenté leurs opinions. Toutes ces réponses vont être étudiées et analysées pour préparer un document qui sera présenté à Yellowknife en juin 2026. Ces réponses vont aussi aider à créer des programmes et des formations qui vont répondre aux besoins des francophones dans le Nord canadien.

Trois communautés très différentes

« Nous avons choisi ces trois endroits parce que c’est là que nous avons les plus gros rassemblements francophones. Dawson avait aussi beaucoup de sens avec l’ouverture du Programme

Confluence et pour garder cette continuité éducative en français et Haines Junction parce qu’il y a une grande communauté francophone là-bas aussi. C’est également les communautés qui ont le plus répondu au sondage en dehors de Whitehorse », a-t-elle ajouté.

Ces consultations font suite au sondage en ligne sur les besoins en formation en français qui s’est déroulé durant l’hiver. Trois-centdouze réponses ont été reçues.

Sophie Jacques a trouvé intéressant de voir à quel point les réalités sont différentes à Whitehorse, Dawson et Haines Junction. « Les besoins ne sont pas les mêmes, que ce soit au niveau de la formation en français, au niveau de l’usage que les gens feraient d’un campus, de la manière dont ils veulent apprendre », mentionne la gestionnaire.

Un point en commun est qu’il existe un intérêt positif du public pour un campus, la formation continue et la formation postsecondaire en français. Plusieurs sujets ont été abordés durant les consultations, dont le type de formation souhaitée (créditée et non créditée), l’enseignement en ligne ou en présentiel,

les thèmes que le public aimerait retrouver dans les formations et les services offerts sur le campus. « Ça va vraiment nous aider à développer un campus et des programmes qui sont les plus utiles pour les territoires. Le présentiel a été beaucoup soulevé, donc les gens aimeraient vraiment avoir de la formation en personne plus qu’en ligne. C’est un point qui a été soulevé partout, par tout le monde. Les thèmes de formation sont très larges. L’année préparatoire est beaucoup revenue pour les étudiants qui terminent la 12e année, qui pourraient faire une année ici avant de devoir partir dans le Sud ou de rentrer à l’Université du Yukon », explique Mme Jacques.

Historique du dossier du postsecondaire au Yukon

Pour un petit rappel, l’Association franco-y ukonnaise travaille au dossier de l’éducation postsecondaire en français au Yukon depuis le début des années 2000. Des études ont été menées pour mesurer l’intérêt à avoir des formations et des programmes en français.

En 2023, une étude de faisabilité visant à améliorer l’accès aux services postsecondaires en français au Yukon est réalisée et une des recommandations est de bâtir une collaboration panterritoriale.

En 2024, l’AFY, l’Association francophone du Nunavut et le

Collège Nordique aux Territoires du Nord-Ouest ont signé une entente pour offrir des programmes et services postsecondaires et une formation continue en français dans les trois territoires nordiques.

Les prochaines étapes

Les données des consultations communautaires et des résultats du sondage au Yukon seront compilées et analysées. Une démarche similaire est en cours aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut. Les organismes francophones de ces territoires ont fait circuler le sondage et ont entamé une consultation de leurs communautés. Toutes ces données vont être analysées dans une optique panterritoriale. Les résultats de l’analyse globale seront présentés au Sommet sur l’apprentissage, qui aura lieu les 3 et 4 juin à Yellowknife et en ligne. Les résultats vont servir de base au développement des programmes et du campus pour faire la sélection des formations continues à offrir aux adultes. L’espoir est que tout ce travail mènera à la création d’un campus physique.

L’AFY va également continuer le travail avec la consultante, Annie Girard, pour sélectionner les programmes en fonction des résultats qui seront sortis.

« Nous avons vu qu’il existe un intérêt, que ce soient des adultes ou des élèves du secondaire », conclut Mme Jacques.

IJL – L’Aurore boréale

Souâad Larfi, directrice du service Formation de l’Association franco-y ukonnaise, a fait une présentation lors de la consultation communautaire à Whitehorse en mars dernier.
Sophie Jacques

Comment soutenir activement les Premières Nations

Une formation s’est tenue le 1er avril au Centre de la francophonie à Whitehorse sur comment faire preuve de solidarité active envers les Premières Nations.

Angélique Bernard

Organisée en collaboration avec l’Association franco-y ukonnaise (AFY) et la firme IRP Consulting, cette activité s’inscrit dans l’engagement de la communauté francophone envers la réconciliation.

En 2020, le conseil d’administration de l’AFY a décidé d’inclure dans sa planification stratégique un axe de rapprochement avec les Premières Nations. Une stratégie de rapprochement avec les Premières Nations en a découlé et l’AFY avait le désir de se positionner comme alliée dans le contexte de la réconciliation.

Pour Isabelle Salesse, directrice générale de l’organisme, il est important que son personnel « soit formé par des personnes des Premières Nations pour savoir ça veut dire quoi exactement être un allié et comment tu deviens un allié sans reproduire des approches de colonialiste ou qui peuvent paraître colonialistes. Donc, c’est important d’être formé pour comprendre et pour agir en conséquence. » Des employé ·es de la Commission scolaire francophone du Yukon, des Essentielles, ainsi qu’un membre du conseil d’administration de l’AFY ont également participé à cette formation.

Formation pratique

Cass Ivany et Davida Wood, de la firme IRP Consulting, ont offert l’atelier. Elles ont mentionné qu’il est important de se renseigner et de réfléchir à « comment nous sommes arrivés ici? Quelle histoire se cache derrière le présent? »

Elles ont commencé l’atelier en faisant un retour sur le racisme systémique qu’elles décrivent comme « des politiques et des pratiques qui existent à travers une société ou un organisme et qui causent et soutiennent un avantage injuste pour certaines personnes et un traitement injuste ou nocif envers d’autres personnes selon la race. » Elles ont rappelé que, selon des statistiques de 2021, 23,7 % des enfants autochtones vivaient dans la pauvreté, comparativement à 10,8 % des enfants non autochtones. L’espérance de vie projetée des personnes autochtones nées au Canada est de 77 ans, comparativement à 85 ans pour les personnes non autoch -

tones. Seuls 8 % des enfants au Canada sont autochtones, mais ils et elles représentent 54 % des enfants vivant en foyers d’accueil. Au Yukon, ce chiffre est près de 100 %.

Cass Ivany a expliqué que l’alliance inclusive (terme privilégié pour transmettre l’idée de allyship en anglais) est « un processus continu de création de liens avec des personnes ou des groupes marginalisés fondée sur la confiance, la constance et la responsabilité. » Pour être en mesure d’offrir un soutien aux personnes autochtones, les gens doivent être authentiques, humbles et ne pas chercher la reconnaissance. Ce soutien peut être différent selon la personne, mais le but ultime est de déconstruire les idées préconçues que les gens pourraient avoir sur les peuples autochtones et de créer des espaces pour avoir des dialogues constructifs.

Davida Wood donne un exemple concret pour démontrer comment les changements sont possibles grâce à des personnes alliées : « beaucoup de communautés vivent encore sans eau potable, à longueur d’année. La situation s’est améliorée dans les dernières années. Pas seulement parce que des personnes

autochtones l’ont dénoncé, mais aussi parce que des personnes l’ont inclus comme des enjeux politiques lors des élections ». Elle cite également, au Yukon, quatre femmes non autochtones qui ont fait pression auprès du gouvernement du Yukon pour l’inclusion du volet sur l’histoire des pensionnats dans le programme scolaire yukonnais. « Être un ou une alliée, c’est se centrer sur le narratif des Premières Nations, amplifier leur travail, collaborer et donner du pouvoir aux leaders au niveau local », indiquent les formatrices. Elles rappellent que la réconciliation est un travail de longue haleine et que nous allons sûrement nous tromper quelque part, car les erreurs font partie de l’apprentissage et de la croissance. Si cela arrive, nous devons faire preuve d’humilité, prendre la responsabilité, reconnaître qu’on s’est trompé, apprendre de nos erreurs et réparer les relations.

Et pour la suite…

L’atelier du 1er avril était limité à 25 personnes et a donc été offert à un public ciblé. Mais l’AFY prévoit d’offrir cet atelier à toute personne qui pourrait être intéressée à l’avenir.

IJL – L’Aurore boréale

Mettre tout cela en pratique

Voici quelques exemples, proposés par les animatrices de l’atelier, de ce que nous pouvons faire pour mettre cette solidarité active en pratique :

● Soutenir des entreprises autochtones.

● Acheter des œuvres d’artistes autochtones du Yukon.

● Participer à des groupes de lecture autochtone.

● Écouter des balados sur des sujets autochtones.

● Poser des questions, parler aux gens, demander des conseils.

● En période d’élections, poser des questions sur les enjeux autochtones aux candidat·es.

● Réfléchir à notre rôle. Continuer à créer des liens.

● Continuer à se renseigner, à apprendre, à chercher des occasions d’apprentissage.

● Prendre une pause et penser à nos préjugés.

● Se rendre compte que la langue et les symboles que nous utilisons peuvent présenter des idées coloniales.

● Se mettre à la place d’une personne autochtone.

● Reconnaître et comprendre nos privilèges.

● Participer aux activités culturelles et sportives autochtones.

● Célébrer et partager les histoires à succès.

Vingt-cinq personnes ont participé à l’atelier sur comment être un·e allié·e envers les Premières Nations.
Angélique Bernard

ioleda, poète yukonnaise enracinée dans le Nord

À l’occasion de la parution de son recueil Poèmes Yukonnais, publié en 2025 aux Éditions Présence francophone, la poète ioleda sera à l’honneur lors d’une activité de lecture le 14 avril organisée par l’Association franco-yukonnaise (AFY).

Installée au Yukon depuis plus de vingt ans, ioleda incarne un parcours de vie marqué par le mouvement, la curiosité et une constante quête de sens. Avant de poser ses valises dans le Nord, elle a vécu d’abord en ColombieBritannique, à Vancouver, où elle a choisi d’explorer de nouveaux horizons : notamment celui de l’aviation. Elle y a appris à piloter des avions, ajoutant une dimension d’aventure à un chemin déjà peu conventionnel.

Guidé par la quête d’aventure et de liberté

C’est finalement à Whitehorse qu’elle décide de s’ancrer. Le territoire yukonnais devient pour elle bien plus qu’un lieu de vie : il se transforme en un espace d’inspiration, de liberté et de création. Avec une pointe d’humour, elle

confie d’ailleurs que si la ville venait à trop changer, elle pourrait bien poursuivre sa route jusqu’à Dawson, toujours guidée par ce besoin d’espace et de tranquillité.

Son recueil Poèmes

Yukonnais témoigne de cet attachement profond au territoire. La nature, dans toute sa force et sa rudesse, y occupe une place centrale. Les paysages, les saisons et la lumière du Nord nourrissent une écriture à la fois sensible et ancrée. Mais au-delà du décor, ioleda puise aussi dans son histoire personnelle et dans les liens qui la façonnent.

Dans ses poèmes tels que Ta voix , Nady ou Ma plus belle fête , sa famille, et en particulier son fils, sa sœur et sa mère, traverse ses textes et est mise à l’honneur. À cela s’ajoute une volonté affirmée de célébrer les femmes, leur résilience et leur force, des thèmes qui émergent avec délicatesse au fil des poèmes.

Le parcours d’ioleda se reflète dans une œuvre empreinte d’authenticité. Sa poésie invite à ralentir, à observer et à ressentir, en écho au rythme du Nord.

Son parcours d’écrivaine s’est construit au fil du temps, nourri par ses expériences personnelles et ses observations du monde. L’écriture est devenue pour elle un outil de transformation, une manière de donner du sens à son vécu et de partager une vision profondément humaine. Inspirée par la nature brute du Yukon, mais aussi par les parcours de vie qu’elle croise, ioleda propose une poésie qui invite à la réflexion et à l’introspection.

Rencontre avec le public

Le 14 avril, le public aura l’occasion de découvrir son univers lors d’une activité de lecture organisée par l’AFY. L’événement s’inscrit dans une initiative visant à valoriser les personnes aînées francophones du

territoire et à créer des espaces de partage intergénérationnels.

Pour Géraldine Debuysscher, gestionnaire du service des personnes aînées pour l’organisme, ce type d’activité est essentiel. Il permet non seulement de mettre en lumière des parcours inspirants, mais aussi de renforcer les liens au sein de la communauté francophone.

Le format choisi, la lecture publique, se veut convivial et accessible : ioleda y présentera quelques-uns de ses textes, suivis d’échanges avec les personnes participantes dans une atmosphère chaleureuse.

Au-delà de la simple rencontre littéraire, l’événement souligne l’importance de préserver et de célébrer les voix francophones du Yukon, en particulier celles des personnes aînées, souvent porteuses d’histoires riches et méconnues.

À travers ses mots, ioleda nous rappelle que trouver sa place dans le monde est parfois un long

voyage. Mais lorsque ce moment arrive, il s’impose comme une évidence : être bien, là où l’on est, sans plus chercher ailleurs.

Célébration

(À l’occasion du Gala de la francophonie, 2010)

Célébrer c’est être ensemble

Se réjouir du temps passé

Dire merci à qui nous aime

Célébrer c’est comme une fleur

Qui éclot après l’hiver

Et comme nous ressuscitée

Célébrer c’est un sourire

Le souvenir de l’amie partie

Qu’on retrouve les yeux fermés

Célébrer c’est le pardon

Pour les erreurs commises

Le retour de la fille prodigue

Qui sait ce qui nous attend

Tout là-bas, juste au tournant

Célébrons sans plus attendre !

Danser de tout son cœur, de Whitehorse à Prince George

Janelle Boucher, jeune danseuse franco-yukonnaise, a récemment participé à un festival de danse à Prince George avec le studio de danse yukonnais Northern Lights School of Dance.

Rébecca Fico

Depuis l’âge de trois ans, Janelle Boucher s’adonne à la danse. « Je danse depuis que je sais marcher, plus ou moins, et maintenant, je danse 18 heures par semaine, j’enseigne aux enfants de trois à sept ans et j’ai l’opportunité de participer à des compétitions de danse », raconte-t-elle. Une passion qui a grandi avec elle. « Comme ça a toujours fait partie de ma vie, ça a un peu grandi avec moi. » Plus qu’une performance, la danse représente pour elle une manière de s’exprimer et d’évacuer ses émotions. « Je danse sept jours sur sept, alors c’est vraiment une façon pour moi à chaque jour de pouvoir me recentrer et ressentir mes émotions. Il y a plein de différents types de danse avec lesquelles on peut s’exprimer. Par exemple, si tu te sens plus énergique, tu peux faire du jazz ou du hip-hop. »

Whitehorse au festival de danse de Prince George

Le festival de danse de Prince George, rendez-vous régional, rassemble chaque année plusieurs studios de danse de l’ouest du Canada, dont l’école yukonnaise Northern Lights School of Dance.

Sa directrice générale, Glenda Koh, précise que 12 élèves ont représenté l’école cette année, avec des chorégraphies préparées des mois à l’avance.

« C’est assez intensif comme compétition. Les danseuses préparent des chorégraphies de grands groupes, de petits groupes, de duos et de solos, dans une variété de catégories et de groupes d’âge, et elles y travaillent constamment, du mois de septembre jusqu’au festival ». Janelle Boucher décrit d’ailleurs l’ambiance fébrile de la semaine et demie de compétition.

« On passait toute la journée dans une école secondaire, où il y avait un gymnase pour se pratiquer et un théâtre [pour les présentations].

J’oubliais souvent la date ou l’heure, parce que c’était juste danse après danse après danse. »

Après le festival, en plus du classement, les participants et participantes ont également l’occasion de recevoir une rétroaction détaillée de la part des juges. « Après la compétition, tu reçois une vidéo de chacune de tes danses, avec le juge qui parle et te donne des commentaires, pour que tu saches ce que tu peux améliorer », explique la danseuse. Pour Glenda Koh, l’événement présente une occasion précieuse d’apprentissage.

Il permet aux élèves de Northern Lights « d’être exposés à plein de différents styles de danse, et de

se mettre au défi de performer au niveau le plus élevé. »

Résultats satisfaisants

Cette année, à Prince George, Janelle Boucher a remporté la deuxième place pour son duo de claquettes Better Together avec Emma Edwards et la troisième place pour son duo théâtral Bert and Ernie , avec Stella Burns. « Notre première participation au festival était en 2022, et depuis, la performance de l’école s’améliore chaque année », souligne Glenda Koh.

« Ça s’est vraiment bien passé, et nos scores étaient beaucoup plus élevés que l’année dernière. Les autres studios ont beaucoup plus d’espace, ils ont beaucoup plus d’enseignants et beaucoup plus d’opportunités à pratiquer qu’on n’a pas nécessairement, en plus d’avoir de très bons danseurs. C’est donc facile d’arriver et de penser qu’on n’est pas à la hauteur, et de sentir comme si on vaut moins qu’eux, alors c’est bien de voir avec nos scores qu’on monte quand même », ajoute Janelle Boucher.

La directrice rappelle toutefois les défis propres au contexte yukonnais, tel que la distance jusqu’à Prince George. « Je crois que, comme pour n’importe quel autre événement sportif, c’est un peu plus difficile pour les Yukonnais.

Par exemple, il faut prendre l’avion, alors les danseurs et danseuses doivent faire des collectes de fonds pour pouvoir y aller. L’équipe doit toujours aussi être stratégique avec les costumes qu’elle amène. Par exemple, les danseuses amènent rarement des costumes avec des grands tutus crêpés, car ceux-ci ne sont pas pratiques à transporter. »

Un art, ou un sport, pour tous

Pour Janelle, « c’est parfois un peu bizarre de faire des compétitions de danse, car à [son] avis, la danse représente davantage un art, et c’est dur d’évaluer qui est meilleur ». Cependant, elle rappelle également que « la danse signifie quelque chose de différent pour tout le monde. Certaines personnes le voient plus comme un art, d’autres plus comme une discipline de compétition il n’y a pas une personne qui va danser de la même façon. » Malgré un horaire de danse chargé, la jeune danseuse n’hésite pas à recommander la danse à tout le monde. « C’est vraiment juste une façon de s’exprimer avec du mouvement lorsque les mots ne sont pas suffisants et de bouger

son corps ». Du côté de Northern Lights School of Dance, les élèves s’entrainent déjà pour une autre compétition à Fort St John, leur dernière de l’année, tout en préparant leur traditionnel ballet des Fêtes, Casse-Noisette, et leur spectacle contemporain du printemps. Une chose est sûre, ces adeptes de la danse travaillent fort et continuent à impressionner!

Rébecca Fico, 15 ans, est journaliste en herbe pour l’Aurore boréale.

Janelle Boucher lors de son solo théâtral, intitulé Miss Argentina
Prince George Dance Festival
Janelle Boucher dansant son solo de hiphop, Ahh Yeah. Elle partage que le hiphop a fait son apparition dans les cours de l’école Northern Lights il y a environ un an, et qu’il présente son style préféré de danse depuis.
Prince George Dance Festival

Programmes en français

Des activités culturelles en français qui enrichissent l’apprentissage de la langue seconde

Cette page, publiée par les Programmes en français du ministère de l’Éducation, vous permet d’apprécier les accomplissements des élèves de français langue seconde. Bonne lecture!

Le temps des sucres célébré dans les écoles du Yukon

Le mois de février a rimé avec douceurs sucrées pour notre équipe des Programmes en français ainsi que celle des monitrices et des moniteurs de français. Près de 20 cabanes à sucre ont été organisées dans les écoles du Yukon afin de transmettre une belle tradition franco-canadienne aux élèves. Durant ce temps des sucres, des milliers d’élèves ont pu déguster de la délicieuse tire d’érable tout en en apprenant davantage sur le processus de fabrication. Bravo à toute l’équipe qui a servi pas moins de 4 500 tires d’érable avec passion et générosité!

Une riche semaine de l’immersion française

La Semaine de l’immersion française a eu lieu du 9 au 13 février dans quatre de nos écoles : École élémentaire Selkirk, École élémentaire de Whitehorse, École secondaire F.-H.-Collins et Centre de la rue Wood. De nombreuses activités ont été organisées par l’équipe Odyssée afin de célébrer les cultures francophones et l’apprentissage du français : chasse aux profs, murale d’expressions francophones, atelier de danse traditionnelle québécoise, déjeuner franco-canadien, etc.

Les élèves font entendre leurs voix en français!

Comme chaque année, le traditionnel spectacle de chansons en français

Chante-la ta chanson a eu lieu au Centre culturel des Kwanlin Dün le mardi 3 mars. Les élèves des écoles élémentaires de Whitehorse ont fait entendre leur voix devant leurs parents et la communauté afin de célébrer leur apprentissage du français en chanson. Engelure, la mascotte des Programmes en français, a également assuré l’animation aux côtés de l’équipe des monitrices et des moniteurs de français. Bravo à tous les élèves et à l’année prochaine!

Mardi gras

À l’occasion du Mardi gras, les élèves de la classe de français de Mme Claire Munro, de l’École élémentaire Jack-Hulland, ont réalisé des masques de carnaval et dégusté de délicieuses crêpes arrosées de sirop d’érable. Merci à Morgan pour son aide sur le projet!

L’Expérience Évasion

Début mars, près de 420 élèves des écoles primaires et secondaires de Whitehorse ont pris part à une occasion unique en français en participant au spectacle L’Expérience Évasion. Guidés par le personnage Avatar JD-05, les élèves et le personnel enseignant ont réussi à déjouer les pièges et à collaborer pour résoudre toute sorte d’énigmes interactives. Bravo aux élèves et merci à l’Association franco-yukonnaise pour sa collaboration.

Soirée d’information

Mardi 21 avril

18 h 30

À la CSFY, 478 Range Road ou vir tuellement

Découvrez les ressources et posez vos questions sur l’enseignement à domicile en f rançais, par tout au Yukon, ou en voyage de plus de 3 mois

Stéphan Poirier : trois années d’engagement envers le développement économique francophone

Après trois ans au conseil d’administration du RDÉE Canada, Stéphan Poirier dresse un bilan riche en apprentissages, en rencontres et en fierté pour la francophonie yukonnaise.

Kahina Chouiter

eignements et inscription à

Pendant près de trois ans, Stéphan Poirier a siégé au conseil d’administration (CA) du Réseau de développement économique et d’employabilité Canada (RDÉE Canada), un organisme national qui soutient le développement économique des communautés francophones et acadiennes en situation minoritaire à travers le pays.

Le conseil regroupe des représentants de toutes les provinces et tous les territoires — à l’exception du Québec, où la majorité francophone rend ce type de structure moins nécessaire. « On met un chapeau yukonnais autour de la », résume Stéphan Poirier, qui avait pour rôle de faire valoir les réalités et les priorités du territoire.

Stéphan Poirier a passé trois ans au conseil d’administration du RDÉE Canada.

mais quand on regarde ailleurs, ça remet les choses en perspective », ajoute-t-il. Il rappelle que « le Yukon est le troisième endroit au Canada où on parle le plus français, après le Québec et le Nouveau-Brunswick ».

Ces rencontres ont créé une véritable solidarité entre membres du réseau. « Il y a une fraternité qui se développe. On visite les autres, voit des entreprises francophones, s’inspire des bons coups. »

Voyez comment le Yukon est présenté aux auditoires francophones du monde entier dans deux épisodes de Destination francophonie de la chaîne française TV5MONDE.

Date : Mercredi 15 avril, de 18 h à 20 h

Lieu : Auditorium du Centre d’information touristique, 100, rue Hanson

Cet événement se déroule en français. Une allocution d’ouverture sera prononcée par des représentants du gouvernement du Yukon et de l’Association francoyukonnaise.

Des rafraîchissements seront servis. Le nombre de places est limité à 120 personnes.

Porter la voix du Yukon

Son implication s’inscrit dans la continuité de son engagement communautaire, lui qui a également siégé huit ans au conseil d’adminisfranco-yukonnaise (AFY). C’est grâce à cette implication qu’il a développé les compétences et le réseau qui l’ont mené à occuper ce rôle national, prenant la relève de Josée Belisle

Au sein du RDÉE Canada, il a défendu des enjeux clés pour le Yukon, comme la petite enfance, l’immigration et la rétention des On travaille fort pour que les services en français soient maintenus et respectés », explique-t-il. Son rôle consistait aussi à participer aux discussions sur le financement et les orientations stratégiques et à renforcer les liens entre régions.

Pour Edith Bélanger, directrice du développement économique à le RDÉE Canada est une fédération nationale qui assure une vision concertée du développement économique francophone. La présence d’un représentant du Yukon est essentielle. Stéphan portait nos enjeux avec sa lentille yukonnaise tout en participant aux discussions nationales. »

Elle souligne que le rôle des administrateurs ne consiste pas à tirer la couverte » pour leur région,

mais à participer à une réflexion collective. « Les enjeux varient d’une région à l’autre. Au Yukon, la francophonie est en croissance. Cela implique de soutenir cette vitalité, notamment par la rétention des talents francophones. » Selon elle, le développement économique joue un rôle central, mais il ne peut agir seul. « Chaque organisme a un rôle à jouer. Il faut un écosystème pour soutenir la francophonie. On ne peut pas s’asseoir sur nos lauriers : il faut continuer à offrir des services en français et à renforcer nos capacités. » Elle ajoute « qu’être à ces tables permet d’être entendus. Les retombées au Yukon sont concrètes : renforcement des capacités, avancées politiques, initiatives locales. Seul, l’impact serait moindre. » Elle salue aussi l’engagement de Stéphan Poirier. « C’est exactement ce qu’on attend d’un membre de conseil : quelqu’un de profondément engagé, qui prend ses responsabilités au sérieux et veut faire une différence. »

Un engagement bénévole soutenu

Au-delà des dossiers, c’est surtout l’expérience humaine que retient Stéphan Poirier. « J’ai beaucoup appris. C’est beau de voir la francophonie ailleurs au pays », confie-t-il. Ces échanges lui ont permis de mieux comprendre la réalité du Yukon en la comparant à d’autres territoires.

« Parfois, on pense que la francophonie n’est pas assez forte ici,

Cette collaboration facilite le partage d’idées et de solutions concrètes pour soutenir les entreprises et services en français. Au Yukon, cela se traduit par un appui à des initiatives locales et à des milieux de travail francophones, comme certaines structures en petite enfance.

En parallèle de ses activités professionnelles, entrepreneur dans la construction et enseignant en sécurité avalanche, Stéphan Poirier consacrait environ vingt heures par mois à son rôle bénévole au sein du CA.

Son mandat, qui se termine en juin, marque la fin d’un cycle qu’il décrit comme « une très belle expérience. Ça va me manquer. L’équipe est forte, et j’aurais continué sans hésiter », affirme-t-il.

Pour la suite, Stéphan souhaite continuer à s’impliquer dans sa communauté, même si la forme que prendra cet engagement reste à définir. Un retour éventuel au sein de l’AFY n’est pas exclu.

Quoi qu’il en soit, son passage au RDÉE Canada a renforcé sa compréhension des enjeux de la francophonie canadienne et son attachement à celle du Yukon. « Ça m’a permis de mieux comprendre où on se situe et de voir tout ce qu’on accomplit ici », conclut-il.

Kahina Chouiter
Edith Bélanger remercie Stéphan Poirier pour son engagement.
Lia Hale

GRC : Une francophone à la tête du détachement de Whitehorse

Marie-Eve MacKenzie-Plante est la nouvelle commandante du détachement de Whitehorse au sein de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Elle est entrée en poste en mars 2026.

Angélique Bernard

Marie-Eve MacKenzie-Plante est née et a grandi dans la ville de Québec. Elle nomme comme influence ses deux grand-mères. Une grand-mère avait sa propre compagnie au niveau de la vente de céramique et son autre grandmère était enseignante en milieu rural. Ses parents sont tous les deux militaires.

Elle a étudié en sciences infirmières avant de joindre les rangs de la GRC, où elle a commencé à titre d’opératrice des télécommunications (au 911) en 2004 avant de devenir policière en 2008. Elle a travaillé par la suite au NouveauBrunswick, à Terre-Neuve-etLabrador et en Alberta dans une gamme de rôles, dont enquêtrice et superviseure en crimes majeurs, enquêtrice sur les crimes financiers, sous-officière de la Section des enquêtes générales et a travaillé avec le groupe de répression de l’exploitation en ligne d’enfants et à la sous-direction des sciences du comportement.

L’inspectrice MacKenziePlante a également mené un changement organisationnel durant une affectation à titre de policière responsable des services de soutien avec le service policier de Saint John’s (Terre-Neuve-etLabrador), le plus ancien service policier au Canada.

Une approche près de la communauté

Madame MacKenzie-Plante a rencontré son mari à Dépôt (NDLR, l’école de la GRC à Regina, Saskatchewan, où les cadet·es suivent une formation de base de 26 semaines). Il est bilingue et le français est sa deuxième langue. « Joindre la GRC pour nous autres est toujours une question de voyager, de diversité, puis de voir les différentes communautés. La langue, peu importe où tu es, est une grande force. […] Partout où j’ai servi, la langue m’a permis de communiquer avec les gens, que ce soit en anglais ou en français. C’est vraiment quelque chose qui est très puissant », explique-t-elle. Elle mentionne que plusieurs différentes choses l’ont emmenée au Yukon, dont la communauté et l’aspect d’y trouver des personnes de partout dans le monde. « C’est bon d’entendre ta langue quand tu n’es pas à la maison et de dire que autant que la nourriture nous unit en tant que culture francophone,

écouter ce que les gens veulent et connaître ce qu’ils attendent de la GRC. « Le plus que je découvre la communauté, le plus que je me rends compte de la diversité, pas juste au niveau de la francophonie. Il y a une représentation de partout à travers le monde ici. C’est incroyable de voir cette diversité et le sens de communauté », ajoute-t-elle.

Madame MacKenzie-Plante rappelle qu’il est possible de demander des services en français à la Gendarmerie royale du Canada au Yukon. « Si tu veux déclarer un incident traumatique dans ta langue de choix, comme le français, on peut accommoder ces choses-là. On a la capacité ici avec des membres francophones, donc c’est quelque chose qu’on peut définitivement accommoder si la personne le désire. Il pourrait y avoir des délais, mais normalement, dans la plupart de nos groupes de policiers, il y a toujours quelqu’un de francophone. »

la langue nous unit également. La communication est tellement clé », ajoute la nouvelle arrivée au Yukon.

Pour son fils de 14 ans, qui va arriver au territoire en juin, il est important d’avoir accès à un système scolaire en français et de voir qu’il existe des soutiens à tous les niveaux. Madame MacKenzie-Plante a fait beaucoup de recherches et a eu des discussions avec son mari et son garçon avant de choisir de venir s’établir au Yukon et ajoute que « je ne serais pas ici au Yukon s’il n’y avait pas cette communauté francophone-là parce que la langue est tellement importante et je veux m’assurer que mon fils puisse bien parler en français et avoir des opportunités que moi j’ai eu à cause que j’ai deux langues. »

Ce qu’elle désire accomplir à son nouveau poste

vont éventuellement prendre mon poste. Donc, vraiment pouvoir leur donner des opportunités, puis de voir que les opportunités qu’ils ont ici au Yukon sont incroyables au

niveau de tous les aspects, dont l’emplacement, le moral, toutes les choses qui sont disponibles. » Elle désire également faire partie de la communauté,

Madame MacKenzie-Plante a toujours rêvé de travailler dans le Nord et elle est contente d’être au Yukon. Elle a hâte de commencer à travailler en collaboration avec les leaders communautaires, les agences partenaires, les communautés autochtones et la communauté francophone du territoire. IJL – L’Aurore boréale

Campagne

Ramassez les détritus, c’est payant!

Faites-vous partie d’un organisme à but non lucratif du Yukon? Inscrivez-vous à la campagne de nettoyage printanier.

Les groupes à but non lucratif admissibles peuvent s’inscrire pour nettoyer les bords de route et recevoir 300 $

L’élément le plus important pour madame MacKenzie-Plante reste la communication. Elle veut écouter et savoir ce que ses partenaires veulent et s’assurer que la force policière est bien soutenue.

« Les jeunes policiers sont la génération future et ce sont eux qui

Il y a des tronçons à nettoyer partout au Yukon et les secteurs seront attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi… alors ne tardez pas!

Date limite : 1ᵉʳ mai

Inscription

Yukon.ca/fr/nettoyage-printanier

Marie-Eve MacKenzie-Plante, nouvelle commandante du détachement de Whitehorse au sein de la Gendarmerie royale du Canada, a hâte de tisser des liens avec la communauté franco-y ukonnaise.
Angélique Bernard

Réseaux sociaux : Ottawa pressé d’agir pour protéger les enfants

Lors d’un comité parlementaire à Ottawa, en février 2026, des témoins ont appelé les députés à rapidement élaborer un nouveau projet de loi pour encadrer l’utilisation des réseaux sociaux chez les jeunes et assurer leur sécurité en ligne.

« À toutes mes comparutions, j’implore les députés d’agir, mais on est encore face à une inaction. Des mémoires, des documents sont déposés, et le tout est archivé. Nous devons agir. Si nous n’agissons pas, plus de jeunes enfants perdront la vie », a lâché Carol Todd, dont la fille, Amanda, s’est enlevé la vie le 10 octobre 2012 après avoir été victime de cyberintimidation et de sextorsion.

Tous les témoins entendus par le Comité permanent du patrimoine canadien réclament un nouveau cadre législatif afin de protéger les

Un projet de loi mort au feuilleton

En février 2024, le gouvernement de Justin Trudeau a présenté le projet de loi C-63 sur les préjudices en ligne. Cette loi visait à créer un cadre législatif pour mieux protéger les personnes, en particulier les enfants, contre les contenus préjudiciables sur Internet. Le projet de loi est mort au feuilleton lors de la dissolution du Parlement, en mars 2025.

OPINION

enfants et les jeunes sur Internet –notamment sur les médias sociaux – et de tenir les grandes compagnies technologiques responsables de leurs actes.

Un encadrement nécessaire

« Pour être rentables, les réseaux sociaux reposent sur la publicité, les transactions entre les influenceurs et leur communauté, ou encore la marchandisation mondiale des données personnelles », a expliqué Maude Bonenfant, professeure titulaire au Département de communication sociale et publique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

« À l’heure actuelle, les conditions de protection de la vie privée des applications mobiles ne respectent pas les lois québécoises, canadiennes et états-uniennes ».

Cela entraine des risques, comme le vol d’identité, mais aussi le profilage des enfants dès leur plus jeune âge, notamment par la géolocalisation.

D’après elle, l’arrivée de l’intelligence artificielle générative n’a fait que multiplier ces problèmes déjà existants. Les stratégies mises en place par les entreprises pour encourager la création de contenu et retenir les publics sur leurs plateformes ne font qu’aggraver la situation.

« Les médias sociaux, les jeux vidéos et les écrans ont des effets très positifs. Mais pour que nos enfants et nos ados en bénéficient, il faut venir légiférer, encadrer […] et faire intervenir les entreprises pour qu’elles collaborent avec nous. »

« Il faut reprendre le contrôle », a insisté le président-directeur général de l’entreprise Capsana (derrière l’initiative pausetonecran. com), Guy Desrosiers.

Selon Karen Orser, PDG de Luna Child & Youth Advocacy Centre, la collecte de « données complètes et solides » est essentielle, tout comme l’instauration d’outils de signalement et de protection adaptés aux enfants, tels que des âges minimums.

Interdire les cellulaires à l’école?

Guy Desrosiers encourage les milieux éducatifs et de garde à retirer les cellulaires, notamment dans les écoles, comme cela se fait déjà au Québec et en Colombie-Britannique.

Le cas de l’Australie est souvent revenu dans les échanges, où une loi interdit désormais aux moins de 16 ans de créer un compte sur plusieurs plateformes, dont Instagram, TikTok, Facebook, Snapchat ou encore YouTube.

La protection des enfants en ligne était au cœur des échanges lors d’un comité parlementaire à Ottawa, où des témoins ont appelé à légiférer rapidement.

En France, les députés viennent d’adopter une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Pour Zachary Fathally, 12 ans, membre du Parlement des jeunes Canadiens, l’interdiction pure et simple ne fonctionnerait pas. Les jeunes pourraient d’abord protester, puis la contourner. « Vous pouvez trouver un règlement qui ferait en sorte que les enfants ne resteraient pas aussi longtemps devant leur écran », suggère-t-il.

La fondatrice et PDG du groupe

Les Enfants d’abord Canada, Sara Austin, estime quant à elle qu’il faut aller plus loin que les lois votées en Australie ou en Europe. Elle rappelle que les enfants sont exposés jusque dans leur voiture familiale, avec des intelligences artificielles comme Grok, intégrée aux véhicules Tesla.

« Il faut tenir compte de tout le paysage numérique auquel les

enfants sont exposés […] Il faut une loi complète qui tienne compte de tout le contexte. »

Il n’y a pas de solution miracle

« Il n’y a pas de solution miracle », admet Sara Austin. « Aucun projet de loi ne sera parfait. Aucune loi ne mettra fin à tous ces préjudices; mais la perfection n’a jamais été la norme en matière de protection des enfants. »

Et la responsable de poursuivre.

« Les ceintures de sécurité ne sont pas parfaites. La Loi sur la sécurité alimentaire non plus. Les normes de sécurité des jouets non plus. Pourtant, le Parlement a agi parce que la vie des enfants a été en jeu […] Le temps des études est révolu. Il est temps de passer à l’action. »

« Il ne s’agit pas d’une question de panique morale ou de jeter l’opprobre sur les parents ou les enfants », insiste-t-elle. Ce sont les entreprises qu’il faut tenir comme responsables.

« Depuis 20 ans déjà, on espère que le secteur technologique rectifierait le tir, mais ils ne sont pas dignes de confiance. Ils ne vont pas agir volontairement pour améliorer la situation. C’est là que les gouvernements entrent en jeu », selon elle.

IJL - Francopresse

Un clin d’œil au fait que tout, dans le monde

de la

technologie, a son petit bémol

Il était une fois une enfant, sauvage et libre, qui parcourait le pays, sûre de ses capacités, prenant progressivement de plus grands risques, mais toujours avec modération, prête à faire des bêtises, mais sans jamais s’y perdre. Un jour, elle tomba sur un drôle de petit miroir. Ce fut le coup de foudre : cet objet scintillant, lorsqu’on le regardait, reflétait le monde de mille façons fascinantes. Elle ne s’en lassait jamais, car il renvoyait de plus en plus l’image de l’enfant à elle-même, la façonnant à son tour, comme dans toute histoire d’amour. Sauf que dans cette histoire, le miroir reflétait une version de soi-même et du monde qui ne s’estompait

jamais et s’amplifiait, scintillant toujours comme des diamants. Tous les animaux sont attirés par les lumières qui bougent, mais nous, en tant qu’êtres humains, avons la capacité d’imaginer l’infini… elle tomba dans cette illusion sans fond. Quand elle en ressortait de temps à autre, le monde réel était devenu si ennuyeux, les interactions avec les vraies personnes si crues une fois dépouillées de leur vernis, si risquées sans cette distance de sécurité, si grises une fois les filtres levés. En l’espace de quelques semaines, elle était tantôt envoûtée, tantôt désillusionnée, et des pensées de mettre fin à tout cela commençaient à flotter dans son esprit. Sa force vitale avait disparu. Elle commençait à ressembler à un

zombie voûté. Ses parents s’inquiétaient, mais ils voyaient que tout le monde avait désormais un miroir scintillant, donc tout devait aller bien, n’est-ce pas?

Notre système nerveux est conçu pour une vie en pleine nature, rythmée par le silence et de longues heures passées en contact avec notre monde intérieur. Des générations d’une alimentation maigre et sans sucre ont rendu leur corps incroyablement efficace et plein d’endurance. Des générations passées à décrypter les signaux subtils de la nature ont rendu leur esprit d’un calme exquis, perspicace et réactif. Lorsqu’ils sont exposés au déluge d’informations et aux substances dépendantes qui sont au cœur de la vie moderne,

leur système nerveux est submergé.

Lorsqu’ils sont exposés aux aliments et boissons synthétiques et transformés conçus pour maximiser la libération de dopamine, leur maîtrise s’évapore. Il est édifiant d’examiner les données scientifiques et de prendre conscience de la nature asymétrique de notre relation avec la technologie : nous sommes amenés à extérioriser la plupart de ce qui fait notre humanité au nom de la facilité ou du divertissement, puis nous nous retrouvons éloignés de notre communauté, de notre famille et, pire encore, de nous-mêmes.

Les plus vulnérables sont aussi les plus touchés : les enfants.

Pour les pouvoirs publics, maintenir une croissance expo -

nentielle dans un monde aux ressources fragiles et limitées constitue un combat permanent. Aux prises avec cette tâche impossible, les pouvoirs publics s’emparent de la moindre piste susceptible de générer davantage de croissance. La promesse d’un avenir radieux grâce à la technologie empêche les instances dirigeantes de traiter les inconvénients de manière à rendre justice aux plus vulnérables. Le gouvernement canadien et le gouvernement du Yukon ne font pas preuve de proactivité en matière de réglementation technologique en raison de ce piège systémique. Cela étant dit, le Yukon Party a promis dans sa plateforme électorale de bannir les téléphones dans les écoles. Va-t-il s’y tenir?

Unsplash

Francophonie minoritaire : ces créateurs qui s’imposent en ligne

TikTok, Twitch, Instagram et les balados deviennent des espaces d’expression pour des créateurs et des créatrices francophones en contexte minoritaire. En misant sur leurs accents, leurs identités et leurs réalités régionales, ces voix contribuent à transformer l’image de la francophonie au Canada.

Lê Hai Huong Vu – Francopresse

Pour le créateur de AppelezMoiPhil, Phil Rivière, cette mission est profondément personnelle. Ayant grandi sans voir sa propre réalité reflétée en ligne, il a choisi d’occuper cet espace pour les générations suivantes. « J’essaie de donner aux francos du Canada cette représentation que j’aurais tant voulu avoir en étant plus jeune. »

Comme lui, plusieurs créateurs et créatrices ont émergé avec la volonté de combler un manque. C’est le cas du cofondateur du balado Les Francos oublié∙e∙s, Ahdithya Visweswaran, qui l’a lancé pendant la pandémie avec son ancienne coanimatrice, Janie Moyen.

Installé à l’époque en Alberta, il raconte qu’il cherchait simplement des occasions de pratiquer le français. Ce projet s’est rapidement transformé en plateforme de discussion pour des voix souvent marginalisées.

De son côté, la créatrice de janelleacadie, Janelle Poirier, souhaite normaliser les accents acadiens sur TikTok. « Je veux qu’ils [les Acadiens] sentent que c’est correct de parler de la façon dont ils parlent. »

Une démarche similaire anime l’instavidéaste Alison, qui utilise la plateforme Twitch sous le pseudonyme alisonator pour faire découvrir le chiac et la culture de sa région.

Lumière sur les voix minoritaires

Phil Rivière estime que les créateurs et créatrices francophones en milieu minoritaire ont une responsabilité de produire du contenu qui reflète leur vécu. À ses yeux, il s’agit presque d’un devoir.

Ahdithya Visweswaran, lui, souhaitait aller encore plus loin en mettant en lumière « la minorité au sein de la minorité ». Son balado aborde notamment les réalités des personnes racisées, immigrantes et issues de la diversité sexuelle dans la francophonie.

Janelle Poirier s’inspire quant à elle de son quotidien, notamment son travail en tant qu’enseignante de français langue seconde. Les différences linguistiques qu’elle observe deviennent souvent le point de départ de ses vidéos.

Alison, pour sa part, trouve dans la diffusion en continu en direct une manière de créer un espace où la langue française devient un vecteur d’échange et de découverte, en combinant jeux vidéos et discussions.

Une francophonie plurielle loin des stéréotypes

Ces créateurs de contenu s’accordent sur un point : la francophonie canadienne ne peut être réduite à une image unique.

Janelle Poirier souligne que les accents minoritaires sont rarement présents dans les médias traditionnels, dominés par le français standard ou québécois.

Beaucoup ignorent encore l’existence de communautés francophones dynamiques à l’extérieur du Québec, remarque de son côté Alison.

Phil Rivière illustre bien cette complexité identitaire. « Québécois de sang, mais Franco-Ontarien par ma culture », dit-il pour résumer son parcours.

L’intervenant parle même d’une « épidémie » d’insécurité linguistique. Selon lui, il faut

transformer ce phénomène en fierté, voire en « euphorie linguistique », notamment grâce à la création artistique.

Janelle Poirier observe que cette insécurité pousse plusieurs Acadiens et Acadiennes à privilégier l’anglais, par crainte de ne pas parler un « bon français ». Elle insiste pourtant sur l’importance de valoriser toutes les formes de la langue.

Alison partage cette vision en défendant le chiac, un dialecte qui suscite parfois des réactions négatives, comme « ah, ce n’est pas du vrai français, tu parles mal », ou « tu mixes bien trop d’anglais avec ça ». Dans ses vidéos, elle souligne la richesse culturelle et historique du chiac, tout en expliquant ses particularités linguistiques.

Même constat chez Ahdithya Visweswaran, qui rappelle que le fait d’avoir appris le français comme troisième ou quatrième langue ne diminue en rien sa légitimité.

« Parler français en milieu minoritaire, c’est une résistance en soi »

« Internet est très anglonormatif », note Ahdithya Visweswaran.

Janelle Poirier reconnait qu’il peut être tentant d’utiliser l’anglais pour suivre les tendances ou augmenter sa visibilité en ligne. Pourtant, elle indique que plusieurs créateurs et créatrices comme elle choisissent de privilégier leur langue.

Phil Rivière admet avoir volontairement renoncé à une audience plus large pour rester fidèle à son identité linguistique. « Parler français en milieu minoritaire, c’est une résistance en soi », affirme-t-il.

Ce dernier ajoute que créer

en français le comble, car il se sent chez lui. « J’ai déjà tenté de créer en anglais plus jeune, mais sans succès. Je ne me sentais pas moi-même et je ne ressentais pas la même satisfaction. »

Pour Alison, le choix du français est évident : son contenu étant centré sur l’accent acadien, passer à l’anglais n’aurait tout simplement pas de sens. Elle y voit aussi une manière d’honorer les luttes historiques pour les droits linguistiques.

Elle insiste aussi sur l’urgence de faire rayonner la culture acadienne. Il ne faut pas éteindre cette communauté déjà minoritaire, au contraire, il faut la faire fleurir et la faire connaitre davantage à travers le monde.

Phil Rivière travaille actuellement sur une série documentaire intitulée Donner sa langue au chat , qui explorera les réalités franco-canadiennes.

Un écho au-delà des frontières

Le Franco-O ntarien raconte qu’il reçoit régulièrement des messages de personnes qui se sentent enfin représentées.

Pour sa part, l’ampleur de la portée de son balado a surpris Ahdithya Visweswaran, qui a suscité des réactions jusqu’en Europe et en Afrique.

Alison reçoit même des messages de France, où des internautes découvrent avec intérêt les particularités de la culture acadienne.

Janelle Poirier remarque de son côté une évolution positive : les commentaires négatifs sur les accents semblent diminuer depuis quelques années, signe d’une plus grande sensibilisation.

Wilgengebroed
Janelle Poirier souhaite être perçue comme l’amie de tout le monde, pour que ses abonnés et abonnées se sentent à l’aise de discuter d’accents et d’expressions.
Fournie

Les caribous de retour sur l’île de Baffin

Des inventaires aériens menés sur l’île de Baffin entre 2024 et 2025 indiquent une augmentation marquée de la population de caribous, désormais estimée à plus de 48 000 animaux. Jugée encourageante, cette hausse survient après un déclin amorcé il y a plusieurs décennies.

En 2014, une étude aérienne avait déterminé que le nombre de caribous sur l’île de Baffin avait chuté à 4 600 animaux, loin des quelque 150 000 individus estimés dans les années 1980.

Selon le rapport « Aerial Abundance Estimates and Trends of the Barren-Ground Caribou of Baffin Island- March 2024 and March-April 2025 », produit par le gouvernement du Nunavut, les

effectifs auraient connu une croissance annuelle estimée entre 15 % et 36 % entre 2014 et 2025.

Quelques nuances

Steeve Côté, professeur titulaire au Département de biologie et chercheur au Centre d’études nordiques de l’Université Laval, considère que cette annonce représente une excellente nouvelle.

« La plupart des populations de caribou sont en déclin. D’en voir

certaines repartir à la hausse est donc un très bon signe », affirmet-il. Du côté de WWF-Canada, le constat est similaire, l’organisation qualifiant cette reprise de « très encourageante. »

Programme de lutte contre la prolifération des moustiques du gouvernement du Yukon en 2026

Où et quand auront lieu les opérations de lutte contre la prolifération des moustiques?

Les opérations seront effectuées du 14 avril au 15 août 2026 Un larvicide sera appliqué manuellement à partir du sol ou par voie aérienne Le produit utilisé est efficace pour réduire les populations de moustiques

Les opérations de lutte se dérouleront dans les localités suivantes :

Golden Horn

Marsh Lake/Army Beach Tagish

Pour établir ces données, l’équipe de recherche du gouvernement du Nunavut a mené des inventaires aériens en deux phases à l’aide de deux avions et d’un hélicoptère. Certains caribous ont été munis de dispositifs de suivi afin de localiser les groupes et d’éviter de compter les mêmes troupeaux deux fois.

Le chercheur souligne que cette approche constitue la méthode la plus fiable pour observer l’évolution des caribous migrateurs sur de vastes territoires, bien qu’elle repose sur des estimations assorties de marges d’erreur. Selon lui, ces opérations doivent être réalisées sur une courte période afin d’éviter que les animaux ne se déplacent ou que les groupes ne se mélangent. Le ministère de l’Environnement du Nunavut rappelle que les conditions météorologiques peuvent aussi limiter la visibilité lors de la prise des inventaires.

Le spécialiste des études nordiques de l’Université Laval affirme que l’augmentation constatée sur l’île de Baffin s’inscrit dans des dynamiques naturelles bien connues, marquées par d’importantes variations d’abondance. Après avoir atteint des niveaux très bas pendant plusieurs décennies, ces hardes peuvent se rétablir

p programme de lutte con au 867-687-6971 ou v

lorsque la pression sur l’habitat diminue, que la compétition baisse et que la reproduction reprend. Il souligne cependant qu’il demeure difficile d’identifier précisément tous les facteurs expliquant cette hausse, au-delà des restrictions de chasse, puisque peu de recherches ont été menées dans la région sur cette espèce.

Le ministère de l’Environnement abonde dans le même sens en déclarant que cette reprise ne peut pas être attribuée qu’à un seul facteur, évoquant notamment la disponibilité de la nourriture, l’état de santé général des caribous et une faible pression de prédation. Des éléments issus de l’Inuit Qaujimajatuqangit (IQ), croisés avec des observations scientifiques, suggèrent la présence de trois à cinq groupes distincts sur ce territoire.

Une valeur culturelle

Depuis l’enquête de 2014, les Nunavummiut de l’île de Baffin font face à d’importantes restrictions sur les récoltes de caribou. Pour l’instant, aucune modification aux règles en vigueur n’a été annoncée par le gouvernement du Nunavut à la suite de cette hausse. Le ministère de l’Environnement affirme toutefois que des consultations

ont été menées au début du mois de février avec les organisations de chasseurs et les partenaires de cogestion afin de discuter des résultats de l’inventaire, des prochaines étapes et des options de gestion possibles.

Toute modification éventuelle des restrictions relève toutefois du Nunavut Wildlife Management Board (NWMB), seule instance habilitée à établir, modifier ou lever un total autorisé de récolte. La gestion de la faune au Nunavut repose sur un modèle de cogestion dans lequel le savoir et les données scientifiques sont considérés conjointement dans la prise de décision.

Steeve Côté rappelle pour sa part qu’une analyse détaillée demeure nécessaire avant toute décision allant dans le sens d’un assouplissement des mesures actuelles. Selon lui, plusieurs facteurs doivent être pris en compte, notamment le taux de croissance, le rapport de mâles par femelle et la taille des mâles. Sans rouvrir une chasse libérale, il évoque la possibilité d’un prélèvement culturel limité, permettant à chaque communauté de récolter quelques animaux afin de transmettre le savoir aux jeunes générations, tout en demeurant prudent.

IJL — Le Nunavoix

Services d’appui à la recherche d’emploi au Yukon

Conseils et information sur le marché du travail

Rédaction, révision, traduction de CV

Préparation à une entrevue d’embauche

Tutorat en anglais

Accès à un espace de travail

On peut vous aider!

L'Association franco-yukonnaise offre ces services gratuitement aux personnes résidant au Yukon.

Karine Lavoie
La population de caribous sur l’île de Baffin est maintenant estimée à plus de 48 000 animaux.
Paul Gierszewski - Wikimédias Commons

Les GRANDS yeux pointus

Dans le cadre des Rendez-vous de la Francophonie qui se déroulaient sous le thème « Active ta francophonie », Les Grands yeux pointus, un groupe de lecture composé de personnes francophones, s’est rassemblé pour discuter de livres de voyages, d’aventures et de plein air. Le projet, qui a reçu du financement du Fonds de développement communautaire de l’Association franco-yukonnaise (AFY), a permis l’achat d’ouvrages qui viendront bonifier la collection de livres en français de la bibliothèque de Whitehorse ce printemps. En voici quelques titres qui questionnent la possibilité de voyager… autrement. Pointage par les personnes du groupe de lecture. - Texte basé sur les discussions, par Sandra St-Laurent (animatrice)

Voyager mieux - est-ce vraiment possible?

Marie-Julie Gagnon (Éditions Québec Amérique)

162 pages 5 étoiles

Aller partout et rapidement contre prendre le temps de s’immerger dans une culture : vélo, voile, vols intérieurs électrifiés (oui ça existe), camping, glamping, crédits carbone. L’autrice se questionne sur les notions de voyage éthique avec la rigueur propre à son métier de journaliste, c’est-à-dire appuyé de recherches et d’exemples fort intéressants puisés à travers le monde. Va plaire aux personnes qui cherchent un ouvrage d’actualité, court, mais bien ficelé, qui démystifie et offre matière à réflexion sur la possibilité de voyager autrement.

Chasseurs Pêcheurs CueilleursHistoires de forêts et de rivières

Philippe-Vincent Foisy (Les Éditions de l’Homme) 262 pages 4 étoiles

Au-delà de la vie trépidante sous la lumière des projecteurs, plusieurs artistes du milieu artistique québécois entretiennent une relation privilégiée avec la nature. C’est sous forme de courts tableaux qu’on découvre ici le jardin secret des Patrice Lécuyer, Gino Chouinard, Stéphane Boulay, Gaston Lepage et Louise Laparé, Jean-Luc Kamapé, Maïté Labrecque-Saganash, mis en scène par l’auteur et animateur Vincent Foissy. Va plaire aux personnes qui ont envie de lire comme on se fait conter des histoires de camps de chasse, de pêche et de cueillette. C’est un hommage aux bois et aux cours d’eau à la fois drôle, touchant, et souvent porteur de belles leçons de vie! En prime, le tout est agrémenté de magnifiques photos de la belle nature sauvage du Québec.

L’appel du voyage

Gavin’s Clemente-Ruiz (Éditions Grasset) 91 pages 3,5 étoiles Dans cet ouvrage, l’auteur ouvre une série de portes et invite son lectorat à suivre ses réflexions sur le « droit aux vacances » bien français et soulève les conséquences éthiques de nos voyages « jetables ». Avouant avoir très peu le sens de l’orientation, l’auteur globe-trotter, qui est secrétaire général du Guide du Routard, avoue que c’est en ne sachant pas où l’on va qu’on finit par trouver quelque chose. Va plaire à ceux et celles qui iront au-delà du court texte écrit en bloc (sans chapitre), qui aiment les textes appuyés de faits, qui s’intéressent aux voyages qui se font de « chez soi » et qui ont envie de saisir les questions de l’auteur pour tenter de trouver leurs propres réponses.

La tête pleine de feuilles

Jocelyn Sioui (Éditions Hannenorak) 38 pages 4,5 étoiles

Dans cet ouvrage jeunesse, l’auteur nous fait voyager dans le temps d’avant même la création du monde avec la légende d’un bout de bois qui fait le tour de la lune. Au fil du temps, des rotations et de ses voyages, il devient un « bâton de la franchise » qui a le pouvoir de défaire et faire la paix ainsi que la guerre. Va plaire au public jeunesse qui veut s’initier aux légendes autochtones à la sauce contemporaine avec le style de narration sur un ton familier et interpellant de Jocelyn Sioui, qui souligne ses grands talents de conteurs. Si le texte vous rappelle quelque chose, c’est qu’il s’agit d’une version « jeunesse » de certains passages de son excellent roman « Le poisson d’eau douce ». Une merveilleuse introduction à l’univers de Jocelyn Sioui.

Cinq siècles de vie sur le dos de la grande tortue

Jean Sioui (Éditions Hannenorak)

104 pages 4 à 4,5 étoiles

Le (magnifique) titre fait référence aux 500 ans depuis 1534 lors du premier voyage de Jacques Cartier en Nouvelle-France. Dans cette suite de récits sur la nation wendate (région de Wendake au Québec), chaque chapitre est une date historique (1534, 1760, 1880, etc.) qui commence par un court texte explicatif issu de la longue marche dans le temps et se termine par un poème. Va plaire aux personnes qui aiment les textes courts au rythme soutenu et veulent apprendre sur les conséquences historiques d’un voyage d’exploration du point de vue des Premières Nations du Québec et du Canada. C’est une excellente introduction aux récits et à l’univers des Premières Nations, qui vous donnera absolument envie d’en apprendre plus (peut-être certain·es resteront un peu sur leur faim). C’est un petit condensé d’une belle prose et d’une poésie emplie de sensibilité.

Le Chemin montant

Gilles Vigneault (Éditions du Boréal) 115 pages 3 étoiles

Ceci est une réédition récente (mars 2026) d’un ouvrage de poésie du célèbre poète, auteur et interprète originaire de Natashquan qui s’attarde à la nature, mais aussi à la nature humaine. Les poèmes et chansons courtes font toujours un lien avec la nature, dont un magnifique hommage au vent avec des tournures succulentes, comme « le vent n’est pas plus le capitaine que la mer n’est le voyage », pour rappeler que nous sommes, en quelque sorte, maîtres de notre propre bonheur. Malgré tout, un peu simple et possiblement parce qu’à l’écrit, nous n’avons pas l’exaltation caractéristique du poète qui déclame ses vers. Va plaire à ceux et celles qui aiment la poésie courte en vers qui célèbre le quotidien, et surfent sur la vague poétique pour faire de petits voyages intérieurs.

Collaboration à la naissance chez les cachalots

Agence Science-Presse

On savait déjà que, chez les cachalots, les femelles vivaient en groupe, séparées des mâles, et s’entraidaient pour protéger les jeunes. Mais on vient d’observer pour la première fois un groupe de pas moins de dix femelles qui se rassemblent autour d’une d’entre elles, pendant et après son accouchement.

C’est la première fois, soulignent les chercheurs, qu’un tel comportement est observé en dehors des primates. Et on ne peut faire autrement que d’y voir une assistance à la mère en train d’accoucher ainsi qu’une volonté de protéger son bébé : tout d’abord, pendant la demi-heure qu’a duré l’accouchement, les 10 femelles se sont relayées pour créer une formation synchronisée autour de la mère, possiblement pour la protéger d’un éventuel prédateur. Ensuite, les 11 femelles, incluant la mère, se sont relayées autour

du nouveau-né, s’assurant qu’il demeure près de la surface afin qu’il puisse respirer. Pendant ses premières heures de vie, un bébé cachalot n’a pas encore assez de force dans ses membres pour nager ou se maintenir à la surface. Une vingtaine de minutes après la naissance, des globicéphales, ou dauphins-pilotes (en anglais, « pilot whale ») se sont approchés du groupe. C’est un des rares prédateurs des jeunes cachalots : les femelles se sont

alors très nettement placées entre ces cétacés et le bébé, que ce soit sur le côté ou en dessous.

L’événement a pu être observé chez un groupe de cachalots des Antilles qui faisait l’objet d’un suivi, depuis 2005, par des biologistes du Projet CECI (Cetacean Translation Initiative). Mais il a été filmé par chance : cette journée de juillet 2023, des chercheurs avaient noté que les 11 femelles s’étaient regroupées près de la surface ; et ce sont des drones volants qui étaient

Appel d’offres

L’Aurore boréale recrute des pigistes

Diversité des voix

Grâce à un fonds dédié, l’Aurore boréale embauche des journalistes pigistes issu·es des communautés autochtones, noires, racialisées, ethnoreligieuses, des personnes en situation de handicap et des communautés 2SLGBTQIA+, afin de produire du journalisme civique francophone au Yukon.

Profil recherché

• Excellente rédaction en français (langue autochtone : atout)

• Bonne compréhension de l’anglais

• Sensibilité aux enjeux sociaux, culturels et politiques des communautés visées

• Autonomie, respect des échéances, capacité à gérer plusieurs projets

• Aptitude au travail interculturel

• Disponibilité pour des déplacements (transport fiable requis)

Atouts

Exigences

• Résider au Yukon ou y avoir résidé au moins 5 ans

• Engagement régulier pour l’année en cours (rédaction d’au moins 1 ou 2 articles par publication)

• Volonté et disponibilité pour suivre des formations

• Auto identification obligatoire pour les personnes sélectionnées

• Une pige test rémunérée sera exigée dont la publication sera non garantie

• Connaissance des réalités yukonnaises et franco-yukonnaises

• Expérience en journalisme communautaire ou de solutions

• Compétences en photographie ou production numérique

Particularités des contrats

Les contrats incluent de la formation et du perfectionnement professionnel rémunérés

Pour postuler

Envoyez une lettre de motivation en français (format numérique), expliquant votre intérêt pour le journalisme et pour l’Aurore boréale, à : dir@auroreboreale.ca avant le 23 avril 2026.

déjà à proximité qui ont permis de filmer le reste de la scène.

L’une des femelles est la grand-mère du nouveau-né, mais les autres n’ont pas de liens familiaux connus, notent les chercheurs dont les observations font l’objet de deux articles, parus le 25 mars dans les revues Science et Scientific Reports

On soupçonne depuis longtemps que de tels liens sociaux existent chez les mammifères

marins, entre les petits et les femelles qui ne sont pas la mère, par exemple chez les bélugas du fleuve Saint-Laurent . Mais on n’avait jamais réussi à le voir en direct.

Une partie de la vidéo, par le CETI / Source : Popular Science Lien vers l’article original : sciencepresse.qc.ca/actualites-scientifiques/2026/03/27/ collaboration-naissance-chez-cachalots

Objectif Lune pour la mission Artemis II

Mercredi, quatre astronautes, dont un Canadien, se sont envolés vers la Lune! Une première en plus de 54 ans! Olivier Hernandez, directeur du Planétarium de Montréal, nous explique pourquoi la mission Artemis II est importante.

Olivier, est-ce que cette mission va se poser sur la Lune?

Non. La capsule Orion, dans laquelle les astronautes font le voyage, fera le tour de la Lune sans se poser. Ce sont probablement les missions Artemis 4 et 5, prévues en 2028, qui permettront le retour des humains SUR la Lune. À ce jour, seulement 12 astronautes hommes ont eu la chance de marcher sur la Lune.

Cette mission sert à quoi précisément?

À tester la capsule Orion. Tout doit bien fonctionner pour les futures missions. À bord, il y a quatre astronautes, dont le Canadien Jeremy Hansen et l’Américaine Christina Koch, qui est la première femme à voler autour de la Lune.

Combien de temps seront-ils partis?

Environ 10 jours : 1 jour environ autour de la Terre après le lancement, puis 4 jours pour aller vers la Lune, un court passage autour et environ 4 jours pour revenir. Ils deviendront les humains à être allés le plus loin dans toute l’histoire : ils seront à un peu plus de 410 000 km de la Terre! Ils sont vraiment courageux. C’est très risqué de faire ce genre de mission, mais la récompense de voir la Lune d’aussi près en vaut le coup!

Que feront-ils à bord?

Ils apprendront à vivre ensemble dans un espace très petit, à manger, à se laver, aller aux toilettes… tout ça en apesanteur! Ils devront aussi faire du sport, c’est essentiel pour que le corps reste en bonne santé. Ils auront aussi la chance de manger des biscuits feuilles d’érable en regardant la Lune ou la Terre! Qui n’a pas rêvé de ça? Ils auront leur mascotte. C’est une peluche du nom de Rise. Elle représente une lune souriante, coiffée d’une casquette!

La dernière fois que des humains sont allés sur la Lune, c’était en 1972. Pourquoi c’est si long avant d’y retourner?

Entre autres parce que le coût des lancements est très élevé. Et aussi parce que c’est dangereux. Les humains ne sont pas faits pour vivre longtemps dans l’espace. C’est pourquoi on a jugé que ce n’était pas utile d’y retourner pendant toutes ces années.

Pourquoi y retourner maintenant?

Il y a actuellement une course entre les États-Unis et la Chine. Les deux veulent absolument être les premiers à retourner sur la Lune. Mais il y a aussi des objectifs scientifiques au programme d’Artemis. Explorer la Lune (avec des robots ou des humains) permet d’en savoir plus sur sa formation, mais aussi celle de la Terre et du système solaire. C’est important pour les chercheuses et chercheurs de comprendre comment notre système solaire s’est formé et comment l’eau a pu apparaître sur notre planète. La Lune pourrait nous apporter de belles pistes de solution.

À ton tour : Toi, si tu pouvais aller dans l’espace, qu’aimerais-tu explorer?

Pixabay
Caroline Bouffard – As de l’info

COMMUNAUTAIRE

 Des liens qui font la différence. Vous avez du temps à offrir? Rejoignez l’équipe de bénévoles du Service de soutien à domicile de l’AFY. Formation Nav-CARE et encadrement garantis. Contactez nous : adomicile@afy.ca ou 867-335-2660

 Élection partielle pour la CSFY. Élections Yukon organise une élection pour pourvoir un poste de commissaire. Mises en candidature acceptées jusqu’au 16 avril à midi. Des questions? Écrivez à presidence@csfy.ca Rens. : facebook.com/csfyukon/

 Émission Rencontres. Diffusion de l’émission Rencontres, tous les samedis, dès 16 h 5, au 94,05 FM ou au 102,1 FM.

Rens. : emission-rencontres.afy.ca

DIVERS

 Cours de français langue seconde (FLS). Les inscriptions à la session de printemps sont ouvertes jusqu’au 17 avril. Évaluation du niveau de connaissance gratuite. Rens. : learnfrench.afy.ca

 Logements recherchés. Pour les futurs membres du personnel de la Garderie du petit cheval blanc, ainsi qu’une chambre pour l’été. Détails : facebook.com/ garderiepetitchevalblanc

Rens. : 633-6566 ou admin@pcby.ca

 Répertoire d’artistes francophones. Contient des talents franco-yukonnais de toutes disciplines. Si vous

souhaitez faire partie de ce répertoire, contactez-nous sans plus attendre.

Rens. : artistesfrancophones.afy.ca

 Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis à 17 h. En ligne, sur Zoom. ID de réunion : 833 9614 4061/ Mot de passe 0 (zéro).

Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com

 Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore boréale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numérique) au seul journal communautaire francophone du territoire.

Rens. : info@auroreboreale.ca

EMPLOI

 Offre d’emploi. La CSFY est à la recherche d’une personne pour la prestation de service de repas dans deux écoles à Whitehorse. La date limite pour postuler est le 14 avril.

Rens. : csfy.ca/emplois/

 Pigistes L’Aurore boréale embauche des journalistes pigistes issu·es des communautés autochtones, noires, racialisées, ethnoreligieuses, en situation de handicap ou des communautés 2SLGBTQIA+.

Rens. : dir@auroreboreale.ca

JEUNESSE

 Micro-subventions pour les jeunes. D’un montant de 1 000 $, pour appuyer l’organisation d’activités menées par les 14 à 30 ans. Soumettez votre proposition jusqu’au 30 avril. Rens. : reseaudialogue.ca/microsubventions-pour-les-jeunes

Règles du jeu :

RAPIDES

PÉDAGOGIE

Méthodes, pratiques et théories pour transmettre des connaissances. (p. 6)

LOGISTIQUE

Détails de la réalisation d’un projet ou d’une activité.

(p. 7)

ÉCOSYSTÈME

Milieu dans lequel une personne ou un groupe évolue.

(p. 14)

AFFECTATION

Désignation d’une personne à un poste ou à une fonction.

(p. 15)

 Inscriptions Forum national jeunesse bilingue. Du 9 au 14 août, 35 élèves de 10 e et 11e année du secondaire se réuniront à Moncton, NB. Inscris-toi avant le 1er mai! Rens. : french-future.org/fr/ programmes/fnja/ SANTÉ

 Ressources santé cognitive! Pour en savoir plus, venez découvrir le microsite de références sur la santé cognitive : cerveausanteyukon.org /

 Le sommeil vous joue des tours? Visitez le microsite de références sur le sommeil développé par le PCS : francosommeilyukon.com /

 Mieux comprendre pour mieux communiquer. Le microsite sur les troubles du spectre de l’autisme et la neurodivergence est ici : autismefrancoyukon.com/ ressources

JEU Nº 923

NIVEAU : DIFFICILE

 Besoin d’aide en français pour vos rendez-vous en santé? Service d’interprétation en santé gratuit et confidentiel pour la prise de rendezvous médicaux : traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsinfo@francosante.org ou 668-2663, poste 810

 TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude ou tout ce qui vous chamboule au quotidien, 24 h/24.

RÉPONSE DU JEU Nº 923

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

 Écoutez le balado Debouttes du Nord qui contient des témoignages et interventions recueillis au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut dans le cadre du projet Renforcer le leadership des femmes dans les communautés francophones du Nord canadien. bit.ly/debouttesdunord

 En décembre dernier, TV5 Monde est venu en tournage au Yukon. Vous pouvez voir la vidéo du reportage Yukon : Aventure dans le Grand Nord canadien à l’adresse suivante : bit.ly/grandnordtv5

JEU Nº 925

NIVEAU : FACILE

Tu as gagné un prix, tes enfants ont reçu une médaille, tu as été sélectionné e dans un comité? L’Aurore boréale est là pour ça!

dir@auroreboreale.ca

Règles du jeu

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

CALENDRIER COMMUNAUTAIRE

9 avril

 19 h à 21 h : Match d’impro Bleus & Jaunes. Centre de la francophonie. 10 $ à la porte. Rens. : lafabriqueimpro@gmail.com

11 avril

 13 h à 16 h : Laine feutrée. Découvrez les techniques et repartez avec votre propre création! Centre de la francophonie. Pour les 50 ans et plus. Gratuit. Rens. : franco50.afy.ca

 17 h 30 à 21 h : Projection du film québécois « Les Furies » Au Centre d’interprétation de la Béringie. Rens. et inscr. : mobilisation@lesessentielles.ca

14 avril

14 h à 16 h : Club de lecture. Partagez vos coups de cœur littéraires. Boissons et collations offertes. Bibliothèque publique de Whitehorse. Inscription obligatoire. Gratuit.

Rens. : cafe-amitie.afy.ca

 18 h 30 : Réunion publique CSFY à Dawson. Aux locaux du Programme Confluence, 486 King Street, et via Zoom. Petites bouchées offertes dès 17 h 30 avec les commissaires. Pour une délégation ou recevoir le lien Zoom, écrivez à info@csfy.ca avant le 14 avril. Rens. : csfy.ca/gouvernance

18 avril

Règles du jeu :

 11 h à 13 h 30 : Visite de la réserve faunique du Yukon Avec les Essentielles. Rens. et inscr. : mobilisation@lesessentielles.ca

20 avril

 17 h 30 à 19 h 30 : Cours d’anglais tous niveaux. Au local des Essentielles. Rens. et inscr. : mobilisation@lesessentielles.ca

21 avril

 18 h 30 : École Nomade. Vous souhaitez faire l’école à la maison ou vous partez en voyage pour plus de trois mois? Soirée d’information à la CSFY, 478 Range Road ou via Zoom. Rens. et inscr. : ecole.nomade@ yukon.ca

22 avril

NIVEAU : FACILE

 14 h à 16 h : Club des p’tits mollets. Promenade sur le sentier Millennium, le long du fleuve Yukon. Rassemblement au stationnement du parc Rotary. Ouvert à tout public. Rens. : ptitsmollets.afy.ca

 19 h à 20 h : Soins sonores. Soirée détente au local des Essentielles. Rens. et inscr. : mobilisation@lesessentielles.ca

23 avril

 13 h 30 à 15 h 30 : Club gourmand. Cuisine et pâtisserie pour les 50 ans et plus. Centre de la francophonie. Gratuit. Rens. : gourmand.afy.ca

 19 h à 21 h : Match d’improvisation. Jaunes & Verts. Centre de la francophonie. 10 $ à la porte. Rens. : lafabriqueimpro@gmail.com

RÉPONSE DU JEU Nº 924

28 avril

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Annoncer ici (gratuit) redaction@auroreboreale.ca

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

 14 h à 16 h : Initiation à l’impro théâtrale. En compagnie de la Fabrique d’improvisation du Nord. Centre de la francophonie. Pour les 50 ans et plus. Inscription obligatoire. Rens. : cafe-amitie.afy.ca

NIVEAU : INTERMÉDIAIRE

RÉPONSE DU JEU Nº 926

Règles du jeu :

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

JEU Nº 924

Mavik MacKinnon revient des championnats nationaux canadiens juniors avec de belles médailles. Il a fini 1er chez les U16 en slopestyle, 2e en demi-lune (half pipe) et 11e au grand saut. Ce qui lui a donné l’or overall, donc il est le champion national U16 en ski acrobatique. Bravo!

Félicitations à Sandra St-Laurent, dont un des haikus s’est mérité la 3 e place, catégorie langue étrangère, au concours international du Kusamakura, au Japon.

Voici quelques résultats de la compétition de Snowboard Pokey park Style, du 26 mars dernier. Bravo aux athlètes! Ches les filles : 1 Zoé Champeval, 2 Nellie TM Borlase, 3 River Mantyka- Pringle. Garçons U15 : Léon TM Borlase e et Luca Kwan-Teau sont arrivés 1e et 2e

Le 21 mars, l’Association franco-yukonnaise a participé à l’activité Yukon, une communauté accueillante organisée par la Coalition pour l’alphabétisation du Yukon à Haines Junction. L’équipe a servi de la tire d’érable, et a pu parler des activités francophones aux personnes résidentes de cette communauté.

Ouvrir son foyer vers l’avenir

Nombreuses sont les familles qui souhaitent que le ser vice de garde de leurs enfants en soit un d’apprentissage dans un milieu familial

Un ser vice de garde en milieu familial peut accueillir :

les enfants d’âge préscolaire les enfants d’âge scolaire les bébés les tout-petits

Les ser vices de garde en milieu familial agréés bénéficient d’un financement du ministère de l’Éducation qui permet d’alléger les coûts d’exploitation et de favoriser l’abordabilité des ser vices pour les familles

Renseignez-vous sur l’ouver ture d’un ser vice de garde en milieu familial Écrivez à earlylearning@yukon.ca

Fournie
Laure Dutruel
Capture d’écran
Fournie

Madeleine Girard, Myriam Bougie et Dorothée Tölgyesi étaient les finalistes du Prix du bénévole de l’année. Madeleine a été mise en nomination pour plus de 400 heures de bénévolat pour trier les documents de la CSFY avec la Société d’histoire francophone du Yukon. Myriam a été reconnue pour son implication comme commissaire et pour la Fabrique d’improvisation du Nord, car elle siège à son conseil d’administration. Dorothée a été choisie comme bénévole de l’année pour son dévouement bien au-delà des attentes lors des Jeux de la francophonie.

Colin, déguisé en lapin, distribuait des chocolats tout au long de la fin de semaine de Pâques, au mont Sima.

Sandra St-Laurent a profité du déplacement de ses collègues pour glisser dans leurs bagages quelques livres en français, à distribuer aux familles. Il s’agissait de livres en français que la bibliothèque de Whitehorse avait mis à donner en début de mois dernier. «Sauvons les livres en français en leur trouvant des familles d’accueil », a déclaré

Mme St-Laurent!

« Si vous commencez à écouter votre cœur et à simplement dire oui, vous pourriez vivre les moments les plus incroyables de votre vie ». Maya Poirier, Ranger canadienne en patrouille de longue portée sur l’opération NANOOKNUNALIVUT 26.

Facebook/gouverneure

Bravo à Josianne Gauthier (première rangée, 2e en partant de la droite) à qui la Médaille du service méritoire a été décernée par la gouverneure générale du Canada le mois dernier. À lire aussi : auroreboreale.ca/actualites/sante-2/2025/03/06/comment-prevenir-les-gelures-et-les-engelures/

Chef pour la prestation de repas dans 2 écoles à Whitehorse

Poste à temps plein

Date limite pour postuler : 14 avril

Le 27 mars, nous avons pris l’autobus pour aller à Tombstone, dans les grosses montagnes. Les amis du Programme Confluence jouaient dans la forêt et la neige était profonde. Il faisait vraiment beau et Megan, Mary et Juneau sont parties en ski de fond. Les arbres étaient super gros et il y avait beaucoup de soleil et on a mangé des guimauves!

Détails : csfy.ca/emplois

Élèves de la CSFY de Dawson
Maryne Dumaine
Fournie
Maryne Dumaine

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