Une nouvelle saison des cours de français aux adultes a commencé. L’équipe pose lors de la formation du 10 janvier dernier. Debout de g. à d. : Jérôme Quivy, Dakota Bernard, Laure Dutruel, Lorijane Émond-Quéméré, Camille Gachot, Lolita Meyers. Devant, de g. à d. : Olympe Guichard, Annie Maheux et Valérie Bussières.
Marie-Stéphanie Gasse
Maryne Dumaine
Dawson fait face à l’extrême
Entre les froids extrêmes, les bris de conduites d’eau, la fermeture de l’École Robert-Service et l’inondation de rues et du mythique bar The Pit, la ville de Dawson a été frappée de toutes parts.
Angélique Bernard
Le 7 janvier dernier, une rupture d’une conduite principale d’eau sur les 3e et 4e Avenues touche l’École Robert-Service. L’école est fermée et les classes sont données en ligne. Le 8 janvier, une deuxième rupture inonde l’hôtel Westminster, communément appelé The Pit, lors de température de -40 o C. Plusieurs commerces doivent fermer et environ 90 résidences sont privées d’eau. Le 9 janvier, un avis d’ébullition de l’eau entre en vigueur pour le système d’eau potable de la Ville de Dawson et une ordonnance de l’ébullition d’eau est également en vigueur
pour les restaurants, les garderies, les centres communautaires, l’hôpital et les écoles.
Plus d’une semaine dans cet état
L’École Robert-Service n’a repris en présentiel que le 14 janvier dernier, et le même jour, le magasin de la Société des alcools et le point de services territoriaux de Dawson ont rouvert selon leur horaire habituel.
Le 18 janvier, la Ville de Dawson a annoncé que les conduites principales d’eau étaient réparées et que les usines de traitement de l’eau et des eaux
usées fonctionnaient normalement. L’avis d’ébullition de l’eau et l’ordonnance d’ébullition visant le réseau d’eau potable de la Ville de Dawson ont été levés en soirée du 18 janvier. Des échantillons d’eau prélevés les 16 et 17 janvier 2026 ont été analysés et les résultats ont confirmé que l’eau était salubre. Les mises à jour sur la situation ont été fournies par la Ville de Dawson, ainsi que les gouvernements du Yukon et des Tr’ondëk Hwëch’in, tenant la population informée le plus rapidement possible. Au cours des prochaines semaines, le personnel du service des travaux publics de la Ville de Dawson s’affairera au dégel des
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conduites des propriétés affectées, évaluera les propriétés ayant des tuyaux gelés et détaillera les prochaines étapes.
L’impact physique et mental, sur la communauté
Paul Robitaille, citoyen de longue date de Dawson et père de trois enfants, cite l’impact des froids extrême sur les gens. « Avec la longue période de froid qu’on vient d’avoir ici, je crois que la plupart des individus qui vivent ici ont fait face à des difficultés physiques et mentales. On est habitué à du -40 oC, mais trois semaines et plus de -40 o C à -50 o C était très extrême et a compliqué chaque aspect quotidien. Le transport devient plus difficile. S’habiller se complique. Faire le magasinage est une plus grande tâche. Les enfants deviennent plus agités, etc. Alors, avec chaque jour additionnel où on fait face à ces températures, on est poussé à nos limites physiques et mentales. » Il mentionne également que, compte tenu de la situation, Noël n’a pas été aussi festif que d’habitude.
La fermeture de l’école a eu un effet sur chaque famille en ville et, par ricochet, sur plusieurs entreprises. En effet, sans école, un parent devait rester à la maison, explique le résident de Dawson.
Paul Robitaille souligne le travail remarquable du personnel de la Ville de Dawson, du gouvernement des Tr’ondëk Hwëch’in, du service des incendies. « Beaucoup de gens étaient encore en vacances, donc beaucoup d’autres personnes se sont impliquées et ont travaillé ensemble. C’était un temps difficile pour Dawson. Mais, en tant que communauté, nous sommes résilients et nous en sommes sortis plus forts. »
Soutien de la communauté
La communauté de Dawson s’est ralliée lors de l’inondation de l’hôtel Westminster et une page de collecte de fonds a été créée le 10 janvier 2026 pour soutenir The Pit. En date du 26 janvier, le total amassé s’élevait à 29 772 $. Cet édifice mythique est considéré comme le cœur de la communauté. Il était ouvert à l’année et a accueilli un grand nombre de musiciens et musiciennes du Yukon et de l’extérieur du Yukon.
Une coprésentation du YAC et de l’Université du Yukon.
RENCONTRE ET DIALOGUE ENTRE
DAVID GARNEAU ET IVAN COYOTE
18 février / 19 h
« Et les enfants, déjà un peu fous avec la noirceur, et moins d’activité physique dehors, étaient plus fous que d’habitude! Bonne chose que l’aréna n’était pas affectée! ».
Il mentionne également un impact qu’il est difficile de voir de loin : lorsque l’école est fermée, il s’agit aussi de la fermeture du gymnase.
« Pour notre communauté, c’est que c’est notre seul gymnase, alors tous les sports intérieurs, et plusieurs programmes pour enfants n’ont pas pu se dérouler. »
Alain Desrochers, du groupe franco-yukonnais, Soir de Semaine, a joué à quelques reprises au Pit. Il mentionne que jouer dans ce bar-là, « c’était comme retourner dans le temps. À chaque fois qu’on jouait au Pit, le monde dansait en fou et tout l’édifice bougeait et shakait! On se demandait tout le temps si c’était peut-être ce soir que le building allait nous tomber sur la tête. » Paul Robitaille résume bien l’importance de cet établissement. « Le Pit est une place iconique pour notre communauté. Oui, c’est une place où on peut socialiser et célébrer avec nos amis, mais pour plusieurs d’entre nous, c’est un centre communautaire. C’est une place où plusieurs d’entre nous avons rencontré nos fiancées ou nos meilleurs amis. C’est beau de voir le Go Fund M e, et le support de la communauté pour le Pit » IJL - L’Aurore boréale
Le bar de l’hôtel Westminster est traditionellement l’hôte d’un des concours les plus loufoques du Yukon. Lors du festival du printemps, le Thaw Di Gras, on peut assister et même participer à des courses de… tricycle!
Ville de Dawson - Archives A.B
LIGNE ÉDITORIALE
Investir
Maryne Dumaine
Alors que les éditoriaux de l’Aurore boréale se tournent habituellement vers des réflexions aux tendances philosophiques ou poétiques, cette fois-ci, une fois n’est pas coutume, c’est l’occasion de parler business
Nous l’entendons partout : l’économie mondiale est pleine d’incertitude. Les marchés varient rapidement en réaction aux annonces de leaders politiques, dont celles faites à tout vent par notre voisin du Sud. Au niveau international, on ne sait plus sur quel deux cents danser…
Dans ce contexte, miser sur ce que l’on connaît —les initiatives locales et l’investissement dans notre communauté — devient sans aucun doute un choix pragmatique et même, stratégique.
Récemment, Mark Carney a prononcé un discours remarqué au Canada et à l’étranger. L’élan patriotique et l’image d’un Canada fort, stable et fiable ont marqué les esprits. Julien Cayouette, rédacteur en chef de Francopresse, rappelle que : « Il ne faut pas oublier où et devant qui ce discours a été prononcé. Le Forum économique mondial de Davos réunit des milliers de chefs d’État et d’entreprises pour discuter de “croissance, résilience et innovation”. » Voilà de quoi il était question : d’investissements.
L’économie créée par les arts et la culture est encore moins visible. Pourtant, les dernières données de Statistique Canada montrent que le secteur des métiers d’art a contribué à hauteur d’environ 2,7 milliards $ au PIB du Canada et a créé près de 30 000 emplois en 2023, selon la Fédération canadienne des métiers d’art.
Souvenez-vous de Contact Ouest, le marché des arts de la scène, qui a eu lieu ici à l’automne dernier. Claire Ness y avait remporté un prix décerné par Réseau Ontario. Beaucoup d’entre nous y ont vu une belle reconnaissance culturelle. Mais c’était bien plus que cela, puisque ce prix lui offrait une nouvelle vitrine au Contact Ontario. De là, la semaine passée, Claire y a raflé un autre prix : celui du Festival Changez d’air, qui l’accueillera en France, en mai prochain.
D’un événement localisé au Yukon a donc découlé, grâce au travail initial du secteur Arts et culture de l’AFY, une belle portée internationale des arts franco-yukonnais, mais aussi des contrats « sonnants et trébuchants » pour une artiste locale. Comme quoi, les valeurs et les affaires ne sont pas forcément dichotomiques. Et qui sait, Claire sera peut-être adoubée elle aussi un jour, comme l’a été Lisa LeBlanc récemment!
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Lobè Manga
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Avec respect, nous tenons à reconnaître que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du Conseil des Ta’an Kwäch’än.
Journal indépendant, l’Aurore boréale informe, valorise et unit la communauté francophone du Yukon. Ses contenus mettent en lumière les enjeux et les réussites locales. Défenseur de la langue française, de l’inclusion et de la liberté d’expression, il agit comme moteur de dialogue et d’engagement citoyen.
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Et là où notre premier ministre a fait mouche, c’est surtout en parlant de valeurs : « Construire un nouvel ordre qui intègre nos valeurs, comme le respect des droits de la personne, le développement durable, la solidarité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des États. La puissance des moins puissants commence par l’honnêteté », a-t-il déclaré. Est-il possible de faire un parallèle avec notre économie locale?
Ici, le monde communautaire séduit par ses valeurs de collaboration et de solidarité. Il est souvent facile de penser que travailler « pour la communauté » signifie renoncer aux profits — d’ailleurs, en anglais, on parle de « non-profits ». Le monde des affaires n’est pourtant pas déconnecté de celui de l’entraide, et de la collaboration. Et c’est justement ce que M. Carney a soutenu.
Le lancement du magazine Perspectives a été un bel exemple où économie et communauté sont allées de pair. Et ce n’est pas le seul exemple.
Le secteur Développement économique de l’Association franco-y ukonnaise (AFY), organisme à but non lucratif, travaille dans ce sens depuis de nombreuses années en soutenant les entreprises grâce aux conseils de personnes qualifiées. Yukonstruct aussi est un lieu communautaire qui œuvre au soutien d’une économie locale pleine de vitalité.
Perspectives a illustré ce lien : la communauté, les gens d’affaires et les artistes se sont rencontrés dans un même lieu. Annonceurs, personnes mises en lumière, journalistes et membres de la communauté se sont retrouvés à la galerie Yukon Artists @ Work. Un espace souvent méconnu, mais mais qui mérite qu’on s’y attarde.
Au Yukon, l’économie n’est jamais abstraite. Elle a des visages, des lieux, des histoires. Elle peut se tenir dans une galerie, autour d’un magazine que l’on n’attendait pas. Miser sur le local n’est pas un repli : c’est un acte de confiance dans ce que nous créons, dans ce que nous partageons, dans ce que nous pouvons bâtir ensemble.
Dans un monde où les rapports de force se durcissent, définir sa valeur devient un geste politique, pour un pays, un territoire, une communauté. Soutenir le local, c’est affirmer que notre force ne se mesure pas à notre taille, mais à notre capacité à tenir debout, ensemble.
La question n’est pas de savoir si le local est rentable. La vraie question est : que choisissons-nous de rendre possible? Ici, investir, créer, partager, c’est donner de la valeur à ce qui nous rassemble. Et c’est là que réside notre plus grande richesse : dans tout ce que nous faisons, ensemble, pour que notre communauté et notre économie ne soient jamais séparées, mais toujours connectées, fortes et fières.
Ah! comme la neige a neigé
Vous ne rêvez pas! Le niveau de neige à Whitehorse est l’un des plus élevés que nous ayons vu au cours des dernières années. Des expert·e·s en hydrologie, en construction, en physiothérapie et en assurances font part de leurs observations sur la question.
Angélique Bernard
L’accumulation de neige que nous avons vue au cours des dernières semaines apporte son lot d’inquiétudes.
Benoit Turcotte, hydrologue avec l’Université du Yukon, mentionne qu’il est difficile d’avoir un compte juste de l’accumulation de la neige autour de Whitehorse, car les relevés sont pris à une seule station. Après un mois de décembre record en termes de précipitation, il est facile d’observer que Whitehorse gère actuellement le double du couvert neigeux moyen des 30 dernières années, neige qui est arrivée en peu de temps.
« Cela est attribuable aux changements climatiques et à la présence de la Niña qui amène souvent plus de froid. Ce qui se passe sur la côte de la Colombie-Britannique influence ce qui se passe au Yukon. Il y a aussi eu un blocage de la circulation atmosphérique le mois dernier, ce qui a créé une anomalie où nous avons eu du froid et de la neige à -32 oC », remarque-t-il.
Il explique aussi qu’il y a environ 50 % plus de neige que la moyenne dans le triangle Whitehorse, Carmacks et Haine Junction. « Si
attendre la sortie du bulletin de neige du gouvernement du Yukon, au début mars, pour avoir une meilleure idée des risques d’inondations. « Si l’hiver reste sec, la tendance reviendra vers la normale. Si les précipitations de neige continuent, nous pourrions avoir une situation semblable à celle de 2021 dans le sud-ouest du Yukon (année de grandes inondations). Il est un peu tôt pour dire que ça va inonder. Il faut regarder les lacs du Sud, les glaciers, le fleuve Yukon. Il y a encore plusieurs scénarios possibles, mais le scénario sec est probablement hors de portée », mentionne M. Turcotte.
important de laisser une petite lanière de neige sur le toit et de ne pas trop gratter sur les bardeaux. Je dirais aussi aux gens de vérifier les évents sur le toit et de les dégager. Il y a d’habitude un évent par salle de bain et un évent par cuisine et évier. Et de ne pas oublier de vérifier la ventilation de grenier sur le toit, pour éviter la condensation », ajoute M. Poirier.
devant l’autre) pour répartir le poids sont toutes des façons de diminuer les risques de blessures », conclut la physiothérapeute.
on a environ 100 mm d’eau équivalent dans la neige en ce moment et que la moyenne historique est d’environ 65 mm, cela fait donc 100 mm/65 mm = 150 % (donc 50 % de plus que le 100 % qu’à l’habitude à pareille date) », détaille-t-il.
Les risques d’inondations
Le reste du Yukon apparait relativement sec en ce moment. Il faudra
En ce moment, l’hydrologue est préoccupé par la fonte de neige dans la ville de Whitehorse : la neige qui s’accumule sur les toits des immeubles, dans les rues et le long des murs de maisons. Il a aussi remarqué beaucoup d’arbres brisés sur les sentiers de skis de fond, en raison du poids de la neige.
Répercussions sur les immeubles
Pour Stéphan Poirier, entrepreneur en menuiserie et formateur en avalanche au Yukon, c’est la première fois en 23 ans qu’il voit autant de neige au début janvier. La neige est plus humide et donc, plus pesante. Et cela a un impact sur les immeubles.
« Le code du bâtiment au Yukon a été revu en 2019. Donc, on peut penser que les maisons construites avant 2019 ne sont pas nécessairement conformes au nouveau code, surtout quand on pense à la toiture et aux évents (les tuyaux noirs verticaux qui permettent un bon siphonnage) », explique M. Poirier. Il rajoute que les barres d’avalanche, qui sont attachées au toit pour empêcher la neige de tomber, sont un couteau à deux tranchants. « La neige s’accumule et ne glisse pas, donc ça garde la pesanteur sur le toit. »
Il mentionne que le réchauffement climatique et passer du froid au chaud rend la gestion de la neige, de la glace et du vent de plus en plus difficile. « C’est comme un double whammy. La neige très humide tombe et s’accumule. Il fait plus chaud, la neige fond. Il fait froid, la neige refroidit, devient de la glace et grossit. » Il recommande aux gens de dégager la neige accumulée dans les gouttières et les soffites le long du périmètre des maisons et d’utiliser un grattoir en plastique, et non avec une lame en métal pour dégager la neige sur le toit. « Il est
Il termine en rappelant aux gens l’aspect sécurité. « Je porte toujours un harnais antichute avec une corde. N’allez pas seul sur un toit. Si vous le faites en solo, dites à quelqu’un que vous allez l’appeler quand vous avez terminé. Si cette personne n’a pas de nouvelle de votre part, elle peut faire un suivi avec vous et vérifier ce qui vous est arrivé. »
Qu’en est-il de notre corps?
Alia Pfeiffer est physiothérapeute à Physio Plus, à Whitehorse. Elle mentionne qu’elle n’a pas encore vu une grosse augmentation dans les rendez-vous reliés au pelletage, mais que cela devrait venir au cours des prochaines semaines.
« J’ai eu une personne qui est venue me voir pour un mal de coude et c’était relié au pelletage. Je m’attends à voir des blessures reliées à la surutilisation des muscles et à une mauvaise rotation du corps. Les personnes droitières ont tendance à se tourner et à lancer la neige vers la gauche et vice-versa », explique-t-elle.
Mme Pfeiffer mentionne que les gens peuvent avoir mal aux épaules, aux coudes, au dos, aux avant-bras et au cou. Appliquer de la chaleur dans le bas du dos et faire des étirements peut aider à atténuer la douleur.
Couvert par vos assurances?
Joanne Noseworthy, directrice du bureau de la compagnie d’assurance Co-operators à Whitehorse, mentionne que chaque contrat d’assurance habitation est différent quand il est question de la couverture en cas d’inondations ou d’accumulation de neige.
« La plupart des contrats d’assurance couvrent les inondations et les dommages causés par la neige. Toutefois, la couverture dépend du type d’assurance habitation auquel la personne a souscrit. Je recommande aux gens de vérifier leurs documents d’assurance », remarque Mme Noseworthy.
Du côté de la ville
La Ville de Whitehorse, par voie de communiqués, rappelle que les résident·e·s sont responsables du déneigement et de l’enlèvement de la glace sur les trottoirs devant leurs propriétés dans les 48 heures suivant une chute de neige ou de pluie verglaçante. Les propriétaires d’entreprises et de propriétés commerciales doivent, pour leur part, dégager la neige et la glace des trottoirs et des voies devant leurs immeubles d’ici 11 h le jour suivant l’intempérie.
De plus, lors du déneigement des entrées et des trottoirs, il ne faut pas mettre la glace ou la neige sur la route ou sur les bancs de neige. La neige doit rester sur les terrains. De plus, il est obligatoire de déneiger les bornes-fontaines qui sont cruciales en cas d’urgence. Il est aussi important de ne pas recouvrir les boîtes électriques et d’autres infrastructures critiques lors de l’enlèvement de la neige ou de la glace. Il est également recommandé de retirer les véhicules et les obstacles qui pourraient ralentir les opérations de déneigement dans les rues.
« Changer régulièrement le bras qui soutient le poids de la pelle, lancer la neige devant soi ou la pousser (au lieu de la soulever) et faire une fente (mettre un pied
Voilà de bons conseils à garder en tête, car le reste de l’hiver peut encore nous apporter son lot de surprises!
IJL - L’Aurore boréale
Stéphan Poirier sur le toit de La Garderie du petit cheval blanc à Whitehorse. Il y avait une accumulation de trois pieds de neige.
Fournie
Alia Pfeiffer est physiothérapeute à Whitehorse. Elle s’attend à voir une augmentation des blessures reliées au pelletage.
Fournie
Une dangereuse corniche de toit à Whistle Bend.
Stéphan Poirier
Vol direct Whitehorse-Montréal : pas pour tout de suite
L’idée a alimenté rêves et conversation pendant le temps des fêtes : s’envoler à bord d’un avion d’Air North et atterrir directement à Montréal. Alors qu’une pétition en ligne a franchi le cap des 900 signatures, Air North qualifie la proposition de « pertinente » et assure que Montréal est « en tête de liste ». Cependant, ce ne sera certainement pas avant 2027.
Maryne Dumaine
Pour Benjamin Ryan, chef du service commercial de la compagnie aérienne du Yukon, l’obstacle majeur n’est pas le manque d’intérêt, mais une question de coûts et d’échelle. Contrairement à un vol vers Vancouver, une liaison vers l’Est, comme les actuels vols saisonniers vers Toronto ou Ottawa, monopolise un appareil pendant une journée et demie afin de respecter les temps de repos de l’équipage.
« En été, presque tous nos vols sont complets et chaque employé travaille très fort », explique M. Ryan. Ajouter une nouvelle destination lointaine durant cette période critique augmenterait considérablement le risque opérationnel. « Si un avion était cloué au sol pour quelconque raison, nous n’aurions pas assez d’avions pour le remplacer », précise-t-il, soulignant que la compagnie ne veut pas « s’étirer » au détriment de la fiabilité de ses routes existantes.
La stratégie actuelle est donc de consolider les acquis. L’objectif serait de pouvoir offrir toute l’année la liaison de Whitehorse vers Toronto. Cela pourrait ensuite justifier l’achat de nouveaux appareils, comme les deux Boeing 737-800 récemment acquis, et l’embauche de personnel à l’année. C’est cette stratégie qui permettra, à terme, d’envisager Montréal. « Le plus tôt que nous pourrions envisager une route comme celle-là serait 2027 », tranche M. Ryan.
Un facteur humain
Sammy Hachem, Franco-Yukonnais présentement à Montréal, a été l’initiateur de la pétition. Il explique que sa démarche était un moyen de mesurer l’intérêt réel de la communauté et de présenter des données concrètes à la compagnie aérienne du Yukon. « Je voulais montrer à Air North qu’il y avait assez de monde intéressé pour remplir des avions. » L’idée a germé lors d’une expérience de voyage pénible. En transit entre Whitehorse et Montréal, son vol de correspondance à Vancouver a été annulé, l’obligeant à passer la nuit à l’hôtel et transformant son trajet en un périple de plus de 24 heures. Ce temps d’attente lui a donné l’espace, mais surtout, l’impulsion de lancer le projet.
Pour beaucoup de signataires de la pétition, il s’agit surtout d’une
Benjamin Ryan chérit le Québec et se souvient d’un voyage scolaire qu’il a fait vers Montréal dans le cadre de ses études au Yukon. Il mentionne aussi de nombreux programmes qui existent ici, comme les voyages du Heart of Riverdale pour les séjours de breakdance. Selon lui, toute personne du Yukon devrait un jour visiter Montréal.
question de temps et de fatigue. Kaël Paradis, résident du territoire, résume : « C’est dur à dire si ce serait moins dispendieux que de faire une escale par Vancouver, mais sauver une ou deux escales, ça changerait le voyage ». De plus, selon lui, Montréal constituerait une « escale idéale » pour les personnes originaires de l’Europe vivant au Yukon et simplifierait grandement les visites familiales.
Ce sentiment est partagé par de nombreux signataires. « Ça ren-
drait le voyage beaucoup moins fatigant pour la grand-mère pour aller voir ses petits-enfants », « Pas un jour ne passe sans que le Yukon nous manque. Un vol direct serait un rêve devenu réalité pour visiter la ‘‘maison’’ plus souvent! »
« L’absence de lien direct pourrait aussi freiner le développement économique du Yukon », estime l’initiateur de la pétition ainsi que des internautes. On y parle de « pipeline touristique » pour les marchés français, belge et suisse.
« Je ne comprends pas que le Yukon fasse de la publicité à la télé au Québec sans vols directs », note une signataire de Montréal.
Au sein des commentaires, on peut aussi lire la confiance que la communauté porte à son transporteur. « Si Air North commence à voler vers Montréal, je volerais avec une compagnie en qui j’ai confiance et qui prend soin de nous. »
Montréal, oui, mais peut-être pas Dorval
Benjamin Ryan reconnaît la validité de tous ces arguments.
« Montréal a un fort potentiel pour le Yukon, c’est certain. Les détails et les arguments [de la pétition] sont vraiment bons et perspicaces », admet-il. Cependant, la logistique actuelle ne permet pas d’ajouter cette destination à court terme pour la compagnie aérienne du Yukon.
L’autre obstacle réside au sol. L’aéroport international PierreElliott-Trudeau (Dorval) est saturé.
« C’est très difficile d’obtenir des
créneaux horaires et [ ] cela nous rend nerveux d’aller dans un si grand aéroport sans savoir si nous aurons de bonnes portes d’embarquement », confie le chef commercial.
Cependant, Air North surveille de près les investissements majeurs à l’aéroport de Saint-Hubert. Ce développement pourrait offrir une porte d’entrée plus conviviale et accessible pour un nouveau joueur, évitant la congestion de Dorval.
Politique et trains : l’avenir du voyage en mutation
Au-delà de ses propres avions, Air North milite pour une « politique pro-concurrence » au niveau fédéral. Benjamin Ryan déplore qu’il soit actuellement impossible pour un voyageur de combiner un vol d’Air North et un vol d’Air
Canada sur un billet unique tout en cumulant des points Aéroplan, un privilège dont jouissent pourtant d’autres transporteurs régionaux,
comme Canadian North ou Air Inuit. « Nous pensons qu’il devrait y avoir une politique nationale [ ] pour que l’on puisse réserver en toute transparence sur un seul billet et bénéficier d’une protection du consommateur pour l’ensemble du voyage », insiste-t-il. Il affirme que c’est un dossier qu’il tente de faire évoluer depuis de nombreuses années. À plus long terme, M. Ryan imagine une complémentarité avec le train, suivant la tendance européenne d’éviter les vols de courte distance. Une amélioration du réseau ferroviaire dans le corridor Québec-Windsor pourrait permettre d’atterrir à Toronto ou à Ottawa et de rejoindre Montréal rapidement sur rail, une vision qui pourrait réduire la nécessité de vols court-courriers entre ces villes. Pour l’instant, la population devra s’armer de patience, en espérant que les conditions seront réunies pour relier le Yukon à la Belle Province d’ici quelques années.
IJL - L’Aurore boréale
D’INCENDIE
Maryne Dumaine
Pour envisager un vol vers Montréal, Air North devra d’abord s’équiper de nouveaux avions, car en cas de pépin mécanique, le transporteur n’aurait pas d’avion de remplacement disponible, mettant en péril la fiabilité de ses autres liaisons vers Vancouver ou l’Alberta.
North
Faible participation électorale, selon Élections Yukon
À la suite des élections territoriales de novembre 2025, Élections Yukon lance une révision afin de mieux comprendre les causes du faible taux de participation. L’organisme vise ainsi des solutions concrètes pour renforcer l’engagement démocratique au Yukon.
Le faible taux de participation enregistré lors des élections territoriales de novembre 2025 soulève de sérieuses questions quant à l’engagement démocratique au Yukon. Avec seulement 53,1 % des électeurs et des électrices qui se sont rendus aux urnes, ce scrutin affiche le niveau de participation le plus bas depuis l’adoption du système électoral en 1978. Face à ce constat, Élections Yukon a annoncé le lancement d’une révision du processus afin de mieux comprendre pourquoi de nombreuses personnes ont choisi de ne pas voter. « Notre objectif
système est accessible à tous et toutes », explique le chef du bureau électoral, Maxwell Harvey.
Une participation historiquement basse, mais pas totalement inattendue
Les chiffres montrent une baisse constante du taux de participation au fil des élections. En 2016, environ 76,4 % de l’électorat avait voté. En 2021, ce taux est descendu à environ 65,6 %, pour atteindre seulement 53,1 % en 2025. Pour Maxwell Harvey, cette tendance n’est pas entièrement sur-
que le nombre limité de nouvelles personnes inscrites sur les listes électorales. Cette baisse est d’autant plus frappante qu’elle survient dans un contexte de croissance démographique. « Le bassin est plus grand qu’avant, mais cela ne se reflète pas dans le nombre réel de bulletins déposés », observet-il. « Cela nous pousse à nous demander si certaines personnes se sentent moins interpellées par la politique ou si des obstacles concrets les empêchent de voter. » Il tient toutefois à rassurer la population sur la fiabilité du système électoral. « Notre système est solide pour vérifier les chiffres et éviter les doublons dans la liste électorale », affirme-t-il. Élections Yukon travaille avec plusieurs organisations afin d’obtenir des données aussi exactes que possible sur les personnes aptes à voter, et sa capacité de collecte d’information s’est améliorée au fil des ans.
Trois axes
pour comprendre
l’abstention et améliorer le processus
La révision repose sur trois grandes dimensions. D’abord, la tendance à voter chez les groupes qui participent habituellement aux élections. Ensuite, les obstacles concrets qui peuvent freiner la participation, comme les horaires d’ouverture des bureaux de vote, l’accessibilité, la distance ou encore la météo. Enfin, le contexte général de l’élection, soit ce qui peut encourager ou décourager la mobilisation, comme l’intérêt pour les enjeux, le climat politique ou la visibilité de la campagne. « Ce sont souvent plusieurs facteurs combinés qui expliquent la décision de voter ou non », souligne M. Harvey.
La révision vise aussi à analyser l’accessibilité des bureaux
de vote, la qualité de l’information transmise au public, la mise à jour de la liste électorale et l’expérience globale. Élections Yukon collabore également avec les partis politiques afin de recueillir leurs observations.
Maxwell Harvey s’interroge également sur l’avenir. « À quoi ressemblera la participation électorale en 2029? C’est une question que nous devons nous poser dès maintenant. »
En 2016, environ 76,4 % de l’électorat avait voté. En 2021, ce taux est descendu à environ 65,6 %, pour atteindre seulement 53,1 % en 2025
« Ils ont une perspective différente et peuvent nous aider à mieux comprendre ce que les personnes ont vécu sur le terrain », précise-t-il.
L’organisme invite par ailleurs la population, qu’elle ait voté ou non, à participer à la réflexion. « Les citoyennes et citoyens sont les mieux placés pour nous dire ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Peut-être devons-nous moderniser nos outils et nos approches », admet-il.
Parmi les pistes envisagées figure l’utilisation du bulletin spécial, qui pourrait faciliter le vote pour les personnes vivant en région éloignée, ayant des contraintes de mobilité ou absentes le jour du scrutin.
Les personnes sont invitées à envoyer leurs commentaires en français ou en anglais à turnout@ electionsyukon.ca . Les résultats de la révision devraient être rendus publics au plus tard en mai prochain, lors du dépôt officiel du rapport.
En lançant cette démarche, Élections Yukon cherche moins à expliquer le passé qu’à préparer l’avenir. Comme le résume Maxwell Harvey en citant David Frum : « La démocratie est un travail en cours. Sa remise en question l’est aussi. » L’objectif est clair : faire en sorte que chaque Yukonnaise et chaque Yukonnais se sente concerné par la vie démocratique du territoire et ait les moyens d’y participer.
Kahina Chouiter
Maxwell Harvey, chef du bureau électoral.
Kahina Chouiter
Le bureau électoral, Élections Yukon.
Kahina Chouiter
Nouveaux médecins, plus d’accessibilité : ça bouge dans le secteur de la santé
Plusieurs changements ont été annoncés pour les services de santé du territoire. La Clinique sans rendez-vous de Whitehorse a levé ses restrictions : elle est désormais accessible à l’ensemble de la population, incluant les personnes ayant déjà un médecin de famille. À cette nouvelle s’est ajoutée l’annonce de l’accueil au territoire de trois docteurs.
Plus de professionnel·les bilingues devraient aussi arriver d’ici septembre.
Maryne Dumaine
Jusqu’à tout récemment, la Clinique sans rendez-vous, située au rez-de-chaussée de l’édifice Mah’s Point, refusait les personnes qui possédaient déjà un dossier chez un médecin de famille, réservant ses services aux milliers de Yukonnais et Yukonnaises sans médecin attitré. Désormais, elle sera accessible à l’ensemble de la population.
« Comme nous avons tout notre personnel, nous avons pu élargir l’offre au-delà des personnes qui n’ont pas de médecin de famille », explique Alethea Stobbe, directrice des Services de santé intégrés du gouvernement du Yukon. Mme Stobbe supervise plusieurs entités, dont la Clinique sans rendez-vous de Whitehorse, le Centre de santé Constellation et la Clinique médicale de Dawson.
Désengorger les urgences
L’objectif affiché par le gouvernement est clair : détourner les cas non urgents de l’hôpital et accélérer l’accès aux soins pour les maladies mineures, les blessures légères, les procédures simples et autres actes médicaux nécessitant une prise en charge le jour même. « La Clinique sans rendez-vous de Whitehorse constitue désormais une alternative au service des urgences de l’hôpital. Toutefois, les personnes suivies par un médecin de famille sont invitées à le consulter en priorité », a déclaré Brad Cathers, ministre de la Santé et des Affaires sociales, dans un communiqué.
Depuis son ouverture fin 2023, la Clinique sans rendez-vous a déjà permis de détourner plus de 10 000 visite aux de l’urgence, soulageant ainsi le personnel hospitalier et réduisant les temps d’attente aux urgences. « Puisque ces personnes n’avaient pas de médecin de famille, elles seraient forcément allées aux urgences. Ces 10 000 rendez-vous ont donc très directement soulagé les services aux urgences », affirme Alethea Stobbe. Avec une capacité actuelle de quatre à cinq professionnel·les de la santé, traitant environ 80 patient·es par jour, Alethea Stobbe estime que la clinique pourra absorber la nouvelle demande.
Du nouveau personnel bilingue?
Si, selon le Dr Bryant, aucune de ces trois personnes ne parle français, Alethea Stobbe confirme que quelques recrues bilingues ont déjà marqué leur intérêt pour le Yukon et devraient arriver dans les mois à venir. « Deux médecins bilingues qui viendront renforcer une équipe qui compte déjà une infirmière praticienne bilingue devraient commencer en septembre 2026 », précise-t-elle.
Pour lui, le Yukon est un coup de cœur où il a décidé de fonder une famille.
Recrutement de médecins
Pour stabiliser ses effectifs et répondre aux besoins croissants de la population, le Yukon regarde au-delà de ses frontières. « Depuis l’été passé, une stratégie de recrutement très compétitive a été mise en place », explique le D r Derek Bryant, président de l’Association médicale du Yukon. « L’accord a été signé en août dernier », se réjouit le président, qui voit déjà des retombées positives des mesures incitatives mises en place.
L’Association médicale du Yukon gère notamment le programme Yukon Docs qui vise à attirer des docteurs de l’extérieur du territoire vers le Yukon.
Récemment, le territoire a confirmé la signature permanente de trois nouveaux médecins : orthopédiste, gynécologue et médecin de famille, confirme le D r Bryant. « Ces personnes sont déjà arrivées au territoire et ont commencé leur pratique », affirmet-il. Ces recrutements ont un lien direct avec les nouvelles mesures incitatives mises en place en août dernier. Elles consistent notamment à verser des bonis, sur la base d’un engagement sur plusieurs années, aux docteurs qui décident de venir s’installer au Yukon. Dans certains cas, ces montants peuvent aller jusqu’à un total, sur cinq ans, de 250 000 $. « Ce que nous espérons, c’est qu’après cinq ans, ces personnes soient très bien installées, et convaincues que le Yukon est le meilleur endroit où pratiquer et, surtout, vivre. »
Contrairement à la Clinique sans rendez-vous, le Centre Constellation prend en charge une patientèle sur le long terme. Elle propose des rendez-vous le jour même. « Si vous avez déjà un médecin de famille, vous pouvez venir à cette clinique, mais vous serez en bas de la ligne, au niveau du triage », explique Mme Stobbe.
« Grâce à ces personnes, qui arriveront avant la fin de l’année, le Centre de santé Constellation sera à plein rendement. Nous n’aurions pas de place pour ajouter d’autres personnes », affirme-t-elle, pour expliquer qu’aucune recrue additionnelle n’est à prévoir pour ce centre.
Le Dr Bryant insiste cependant sur le fait que la stratégie générale de recrutement vise particulièrement du personnel bilingue. « Nous voyons qu’il y a une belle communauté francophone ici, et nous voulons augmenter les services en français pour ces personnes ». Il affirme que plusieurs personnes ont manifesté de l’intérêt, mais il reste toujours les questions de logement, inscriptions dans les écoles et autres étapes logistiques à régler. « Ce sont des pistes prometteuses », selon lui.
À quoi s’attendre
Pour les personnes francophones, il faut savoir que la Clinique sans rendez-vous de Whitehorse reste « principalement anglophone », admet Mme Stobbe, bien que des outils de traduction numérique soient disponibles sur place. Il arrive que des locums (médecins remplaçant·es) puissent fournir des soins en français de façon occasionnelle. Pour des services en français, le Centre de santé Constellation demeure la porte d’entrée privilégiée. « Nous continuons d’y accepter de nouveaux patient·es », conclut Mme Stobbe.
IJL- L’Aurore boréale
Une clinique accessible à plus de monde
La Clinique sans rendez‑vous de Whitehorse change ses règles. Avant, seules les personnes sans médecin de famille pouvaient venir. Maintenant, tout le monde peut venir, même si on a déjà un médecin régulier pour notre famille. La Clinique sans rendez‑vous aide pour les petites maladies et les petits accidents. On peut venir le même jour pour avoir des soins. Ce principe « sans rendez vous » aide aussi beaucoup l’hôpital. Avant, beaucoup de gens allaient aux urgences pour voir un médecin, même si ce n’était pas une situation grave. Quand les gens vont à la clinique pour les petits problèmes de santé, ça permet d’avoir moins de monde aux urgences. Cela aide les médecins de l’hôpital à s’occuper des cas graves.
Chaque jour, 4 ou 5 professionnel∙les de la santé travaillent à la clinique. Ils voient environ 80 patients chaque jour.
En revanche, à la Clinique sans rendez‑vous, la plupart des personnes employées parlent seulement anglais. On peut quand même y demander de la traduction sur place. Il existe des outils pour faciliter la communication si on ne parle pas beaucoup anglais.
La lecture simple est présentée en collaboration avec le service Formation de l’Association franco-yukonnaise.
Bilingue, le D r Derek Bryant est originaire de Baie-Comeau. Il dit qu’il ne pratqiue pas beaucoup sa langue natale ici, mais il est convaincu de l’importance de recruter du personnel de santé bilingue au Yukon.
Fournie
Le Centre de santé bilingue Constellation devrait avoir tout son personnel, incluant deux recrues bilingues, d’ici septembre 2026.
Maryne Dumaine
Pour une meilleure inclusion en santé
Les 12 et 13 février prochains se tiendra à Whitehorse un mini-forum sur l’intersectionnalité dans le domaine de la santé et des services sociaux.
Angélique Bernard
Les prestataires de la santé et des services sociaux auront la chance d’échanger sur le sujet avec des expert·es du Yukon et du reste du Canada.
Respect des identités de genre
Amélia Simard est agente de développement communautaire et chargée de projet avec le comité FrancoQueer de l’Ouest, un organisme qui couvre les quatre provinces de l’Ouest, le
Yukon et les Territoires du NordOuest. L’organisme présente des ateliers dans les écoles, des formations sur l’écriture inclusive pour parler des personnes transgenres et non binaires ainsi que des présentations auprès d’organismes francophones.
C’est dans le cadre du projet TransÉquité qu’Amélia Simard vient à Whitehorse pour des présentations au mini-forum. « Nous voulons éduquer et sensibiliser les professionnel·les de la santé à l’importance d’un accueil inclusif et respectueux de toutes les identités de genre. »
Ce sera sa première visite au Yukon. Iel offrira un atelier sur la démystification sur l’identité de genre (Queer 101) et un atelier sur le français inclusif.
« C’est très important d’avoir une telle activité parce que, souvent, les personnes transgenres et non binaires doivent choisir entre leur identité francophone et leur désir d’avoir des services en français, et leur identité queer. Historiquement, les communautés francophones de l’Ouest et du Nord ont axé leurs efforts sur la préservation de la langue et il est souvent difficile de voir ce qu’elles peuvent faire pour les membres de la communauté queer », ajoute-t-iel.
important d’organiser ce genre d’événements. « L’idée est de former le personnel de la santé francophone du Yukon aux meilleures pratiques à jour qui existent au niveau de la décolonisation, de l’EDIA, de l’immigration et de l’approche culturellement sensible dans le domaine des services de la santé et des services sociaux », explique-t-elle.
« Cela vient du mélange de faire un suivi au rapport de recherche Renforcer le leadership des femmes francophones dans les communautés du Nord qui a été rédigé en 2025 et d’une volonté de renforcer le leadership des professionnel·les de la santé au Yukon », ajoute-t-elle.
Les Essentielles ont approché le Partenariat communauté en santé qui avait déjà une idée de forum et les deux groupes se sont entendus pour voir comment le PCS pourrait mener une action concrète en EDIA et faire profiter le plus grand nombre de personnes, incluant les professionnel·les de la santé et des services sociaux.
Amélia Simard termine en espérant que les gens sortiront de ces ateliers avec des apprentissages concrets, comme le fait « que c’est correct de faire des erreurs et qu’il existe des outils pour se corriger. On peut s’améliorer en suivant des ateliers de ce genre et en s’informant. L’apprentissage reste un projet de vie. Après avoir appris les bases essentielles, il faut continuer à s’améliorer, à poser des questions et à aller chercher de l’aide, au besoin. »
L’intervention culturelle en santé
Pour sa part, Jean-Charles St-Louis est chargé de projet et coordonnateur des activités de formation et de soutien aux apprentissages avec l’Institut universitaire SHERPA, un organisme de recherche, d’évaluation et de mobilisation communautaire qui se penche sur l’accès aux soins de santé et aux services sociaux pour les personnes immigrantes et réfugiées au Québec.
Dans le cadre du mini-forum à Whitehorse, M. St-Louis offrira un atelier en ligne intitulé Introduction à l’intervention interculturelle avec sa collègue Annie LeBrun, psychologue de formation. « Cet atelier participatif de deux heures amènera les participant·es à réfléchir à quoi consiste l’intervention interculturelle, à explorer le rôle de
la culture dans le travail en intervention, à penser aux préjugés par rapport aux cultures et à la position des intervenant·es lorsqu’ils et elles interviennent auprès de personnes issues de groupes interculturels et à considérer les rôles de pouvoir qui peuvent s’infiltrer en situation d’intervention », explique-t-il.
« Ce type d’atelier est important, car les prestataires de services n’ont pas toujours le temps dans leur travail en soins de santé ou en services sociaux de réfléchir à ce qu’ils et elles représentent et apportent dans leurs interventions et ce qui peut teinter le contact et peut-être constituer un obstacle à la création du lien avec la personne qu’ils et elles accompagnent dans leur trajectoire de soins. Cela permet également aux gens d’être à l’affût des différentes barrières d’accès aux soins pour les personnes immigrantes et de ne pas perpétuer certaines stigmatisations en matière de soins de santé et de services sociaux », conclut M. St-Louis.
Décoloniser le système de la santé
Cet événement s’inscrit dans la portée du projet panterritorial des Essentielles sur l’équité, la diversité, l’inclusion et l’accessibilité (EDIA). Pour Charlie-Rose Pelletier, chargée de projets en égalité des genres pour l’organisme, il est
M me Pelletier attend environ une quarantaine de personnes. Les thèmes seront abordés sous plusieurs angles : formations, discussions, dialogues entre les participant·es, art et projections de films. Elle mentionne que la priorité sera accordée aux inscriptions du personnel de la santé et des services sociaux et que, s’il reste de la place, le public sera invité à s’inscrire. L’information pour les inscriptions sera affichée sur les médias sociaux des Essentielles et du PCS.
IJL – L’Aurore boréale
Charlie-Rose Pelletier, chargée de projets en égalité des genres pour Les Essentielles, mentionne qu’il existe une volonté de renforcer le leadership des professionnel·les de la santé au Yukon.
Fournie
Amélia Simard est agente de développement communautaire et chargée de projet avec le comité FrancoQueer de l’Ouest.
Fournie
Jean-Charles St-Louis et Annie LeBrun, de l’Institut universitaire SHERPA, offriront l’atelier Introduction à l’intervention interculturelle.
Fournie
Ateliers pour parents de tout-petits
Rébecca Fico
Réseau-Femmes ColombieBritannique lance des cours gratuits de bien-être mental destinés aux parents d’enfants de 0 à 2 ans. Les cours ont commencé le 21 janvier 2026.
Fondée en 1990, RéseauFemmes Colombie-Britannique (RFCB) est un organisme à but non lucratif voué à défendre les droits et les intérêts des femmes francophones de leur province. En 2020, l’organisation a lancé le cours Vivre sa vie pleinement à l’intention des personnes aidantes, dans le cadre de son programme « Aider sans se brûler ». L’initiative a ensuite évolué pour s’adresser aux parents d’enfants de 0 à 2 ans de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, de l’Alberta, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon, grâce à une subvention obtenue en 2025 par le consulat de France de Vancouver.
Prévenir la dépression post-partum
Marie Lacrampe, animatrice à RFCB et l’une des facilitatrices de Vivre sa vie pleinement, explique que l’initiative est née pour répondre aux besoins de parents vivant avec des symptômes d’anxiété et de dépression post-partum. « Quand l’enfant arrive, on se pose plein de questions sur notre rôle en tant que parent. Il y a plus de stress, plus d’anxiété, et avec les réseaux sociaux, il y a aussi plus d’injonctions qui sont faites aux parents. », souligne-t-elle. La facilitatrice soulève également la question d’accessibilité à des services en français, un enjeu que le RFCB souhaite atténuer avec ces cours. « Si on est un francophone minoritaire, l’aide [au bien-être mental] qu’on va pouvoir obtenir, elle est souvent en anglais, et ça rajoute à de la fatigue mentale.
C’est aussi le fait qu’on se sent parfois isolé en tant que parent, et
cela encore plus quand on n’a pas d’accompagnement dans sa langue de prédilection. » Du côté de l’organisme franco-yukonnais Les Essentielles, la responsable du programme « Bébé en santé, avenir en santé » souligne les avantages du format en ligne. Cette modalité facilite grandement l’accessibilité pour les parents résidant à l’extérieur de Whitehorse et offre une flexibilité face aux impératifs personnels et professionnels des familles. Contactées par la RFCB, ce sont les Essentielles qui ont assuré la promotion et la diffusion du cours, une initiative qui répond aux besoins des familles francophones du Yukon accompagnées par l’organisme.
À quoi s’attendre?
Basé sur la thérapie cognitivo-comportementale, le cours de bien-être Vivre sa vie pleinement comprend huit modules répartis sur 12 heures. Marie Lacrampe explique que « les
parents inscrits peuvent s’attendre à être dans un petit groupe en ligne de huit à douze parents qui auront aussi eu un enfant de deux ans et moins dans leur vie ». Si le programme inclut une partie théorique, il mise surtout sur l’échange et la pratique. « C’est vraiment un cours participatif, c’est actif. On fait beaucoup de pratique, et, comme le cours dure huit semaines, au fur et à mesure des sessions, les participants et participantes peuvent déjà commencer à mettre des outils en place, pour qu’à la fin du cours, ils soient déjà lancés », explique la facilitatrice. Pour un maximum de flexibilité, le cours propose deux horaires afin de s’adapter aux réalités familiales. Son format virtuel permet également aux parents de participer sans avoir à se déplacer avec leur enfant.
Outils durables
Marie Lacrampe partage que le cours Vivre sa vie pleinement
poursuit deux objectifs principaux : outiller les parents avec des stratégies utiles à long terme et briser l’isolement souvent vécu en début de parentalité. « On utilise des exemples spécifiques pour aider les parents à se retrouver, mais, en général, ce cours pourrait être donné à toute personne adulte, et les outils avec qui ils repartiront seront les leurs pour toujours », précise-t-elle. Créer un sentiment de solidarité entre parents fait aussi partie de l’approche. « L’autre idée, c’est de se dire “je ne suis pas seul”. On se juge énormément en tant que parents, on se pose énormément de questions. Donc, c’est de se dire je ne suis pas seul dans cette situation, d’autres parents vivent la même chose et on peut continuer à s’entraider pendant le cours ». Les parents d’enfants âgés de 0 à 2 ans peuvent s’inscrire directement sur le site de RéseauFemmes Colombie-Britannique. Rébecca Fico, 15 ans, est journaliste en herbe pour l’Aurore boréale
Lisa LeBlanc adoubée par la France
Elle symbolise la Francophonie qui n’est pas celle des salons parisiens, mais qui prend sa source dans les régions rurales. Connue pour son mélange de musique « roots », rock, funk et country, Lisa LeBlanc a été reconnue par la France. Dans la salle de spectacles qui porte son nom, l’artiste acadienne a été faite chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres.
Lisa LeBlanc rejoint Antonine Maillet, Viola Léger, Edith Butler, Marie-Jo Thério, Phil Comeau, Carol Doucet et bien d’autres artistes et artisans du milieu des arts et de la culture qui ont été décorés par le gouvernement français de l’insigne des Arts et des Lettres.
Ces personnalités se sont distinguées pour leur contribution exceptionnelle aux arts et à la littérature, reconnaissant ainsi leur rayonnement culturel en France et dans le monde.
« La municipalité reconnaît l’importance des arts et de la culture pour le rayonnement de notre identité acadienne et aussi pour la qualité de vie et bien-être
de nos résidents », a déclaré le maire de Nouvelle-Arcadie, Jimmy Bourque. « Notre région est bien connue pour son amour de la musique et ses nombreux musiciens et musiciennes. Cette affection pour la musique nous permet d’avoir deux festivals importants, l’un mettant en vedette la musique country et le second la musique bluegrass. »
Deux genres dans lesquels s’illustre Lisa LeBlanc, née à Rosaireville le 13 août 1990, et qui montrait de singulières dispositions dès l’enfance. Le consul général de France, Bertrand Cahuet, a fait le siège de la famille de l’artiste afin de glaner des anecdotes sur la nouvelle chevalière. Son caractère du personnage qu’elle allait devenir pointait déjà.
VACCIN CONTRE
LE VRS
Prenez rendez-vous pour le vaccin contre le VRS
Qui?
Les personnes de 75 ans et plus, ou celles de 60 ans et plus qui vivent dans un établissement de soins de longue durée*
Les nourrissons de 8 mois ou moins**
Quand?
Nourrissons : dès le 1er novembre 2025
Adultes : toute l’année
Pouvez-vous recevoir les 3 doses en même temps?
Non. Vous devez attendre 4 semaines entre le vaccin contre la grippe ou la COVID et celui contre le VRS.
*Le vaccin contre le VRS est administré en une seule dose. Si vous avez déjà reçu le vaccin, vous être immunisé!
**La vaccination préventive contre le VRS est recommandée pour les nourrissons à haut risque de 24 mois ou moins.
« Un jour, alors que tu étais encore très jeune à la messe du dimanche, ta grand-mère jouait de l’orgue, ton oncle de la guitare, et tes tantes chantaient dans la chorale, et le chant d’Alléluia à peine terminé, tu t’es mise à chanter : We will, we will rock you ! »
Une ambassadrice de la francophonie
Lisa LeBlanc fut la révélation de l’année 2012 avec « Aujourd’hui, ma vie c’est d’la marde », titre qui lui a ouvert les portes de la gloire. Propriétaire du Grenier Musique, la gérante d’artistes Carol Doucet était présente pour féliciter Lisa, qu’elle connaît depuis ses débuts.
« De voir que nous, les Acadiens, dans notre parlure à nous, pouvons être au même niveau que des grands auteurs français, c’est assez impressionnant. Lisa apporte la francophonie à un niveau absolument incroyable à travers le monde. C’est une ambassadrice. » La principale intéressée vivait un rêve éveillé en présence de sa famille, de son conjoint français et de son neveu, Samuel. Ce dernier, muni d’une épée factice, a adoubé sa tante agenouillée devant lui comme cela se faisait au Moyen Âge.
« C’est un genre de choc, une fierté. Ma famille est là, je suis entourée d’amis. C’est fou de recevoir ça. Quel honneur, et je suis tellement heureuse d’avoir ce genre
de distinction pour chanter en chiac et faire honneur le plus possible là d’où je viens », a-t-elle déclaré au Moniteur Acadien à l’issue de la remise de la médaille.
Prochainement dans le livre des records?
L’événement revêtait un caractère singulier, comme l’a rappelé le maire dans son allocution. « Vous aurez tous remarqué quelque chose de répétitif et d’inhabituel dans le carton d’invitation. Nous vous invitons à une soirée honorant Lisa LeBlanc à la Salle Lisa LeBlanc! » À seulement 35 ans, décorée dans une salle qui porte son nom, Lisa LeBlanc pourrait-elle figurer dans le livre Guinness des records? Nous lui en avons suggéré l’éventualité qui lui fait tourner la tête.
« Ça n’a pas d’allure. Mon Dieu, ça n’a pas de bon sens. C’est vraiment fou. J’en reviens toujours pas de tout ça pis, ouais, dans la salle qui porte mon nom, ça n’a pas de sens. C’est fou! », s’est-elle exclamée.
« Vous portez depuis plus de dix ans les couleurs d’une chanson francophone à la fois inventive et loufoque. Cette décoration n’est pas seulement un honneur pour vous, c’est également une reconnaissance de la richesse de la langue et de la culture acadienne, de sa vitalité, de son caractère unique », a justifié Bertrand Cahuet. L’Ordre des Arts et des Lettres a été créé par le gouvernement français en 1957 afin de récompenser d’éminents artistes, écrivains et intellectuels qui ont apporté une contribution significative au développement des arts en France et dans le monde. André Malraux, grand écrivain qui occupa le poste de ministre de la Culture, le décrivait comme un « titre respecté et envié des artistes, des écrivains et des créateurs. » IJL – Le Moniteur Acadien
Damien Dauphie
Le Moniteur Acadien
Lisa LeBlanc adoubée par son neveu, Samuel, sous le regard du consul général de France.
Damien Dauphin – Le Moniteur Acadien
La francophonie à l’affiche du Festival de films Available Light
Du 6 au 15 février prochains, la Yukon Film Society présente la 24e édition du Festival de films Available Light (ALFF). À l’affiche, plusieurs films francophones, dont trois projections commanditées par le milieu communautaire franco-yukonnais.
Stephanie Arnold
Le duo Tracy et Martina, originaire de la Nouvelle-Écosse, lancera le festival au Centre des arts du Yukon avec une performance humoristique remplie d’anecdotes, d’interactions et de surprises. Le lendemain, leur film Goin’ Out West sera projeté pour la première fois dans l’Ouest canadien. Cette ouverture donne le ton à dix jours de programmation exhaustive et variée, avec plus d’une centaine de films. « Notre objectif est de faire rayonner les talents d’ici tout en restant inclusifs et diversifiés. Nous privilégions les films canadiens, notamment les productions nordiques et autochtones, tout en proposant une sélection internationale », explique Andrew Connors, directeur de l’ALFF. Il souligne également la contribution des cinéastes francophones. Cette année, trois films francophones seront présentés en version originale, auxquels s’ajoutent Shifting Baselines de Julien Elie et Mile End Kicks de Chandler Levack qui mettent en scène la ville de Montréal.
Zoom sur la francophonie
Le 10 février, l’Association franco-yukonnaise (AFY) animera une réception au Centre des arts du Yukon, suivie du film québécois Amour Apocalypse d’Anne Émond. « Cette formule rassembleuse est offerte depuis plusieurs années et elle est toujours appréciée par la communauté », affirme Selene Vakharia, directrice du marke -
ting. Amour Apocalypse aborde avec humour l’écoanxiété, la dépression et la quête de sens. Le personnage principal, Adam, est un propriétaire de chenil au grand cœur, hypersensible et en proie au mal-être. Afin d’apaiser son écoanxiété, il commande une lampe solaire thérapeutique et tombe amoureux d’une conseillère du service client au téléphone.
L’AFY parraine aussi Mille secrets, mille dangers de Philippe Falardeau, présenté en français le 15 février à 15 h. Adapté du roman du montréalais Alain Farah, ce film humoristique met en scène le jour de mariage d’Alain et de Virginie. Le marié se trouve au bord de la crise de nerfs. Les retrouvailles imminentes de ses parents divorcés l’ont plongé dans une profonde anxiété, aggravée par les plans douteux de son cousin et garçon d’honneur. Il n’a désormais qu’une seule ambition : survivre au plus beau jour de sa vie.
Le film français Nouvelle Vague de Richard Linklater, commandité par l’Aurore boréale, sera présenté le 7 février à 17 h 30. Cette lettre d’amour à la Nouvelle Vague française réinvente le tournage de Breathless de Jean-Luc Godard, capturant l’effervescence créative à Paris en 1959 et célébrant le pouvoir transformateur du cinéma.
L’industrie du film au Yukon
Andrew Connors souligne le lancement mondial de trois films yukonnais : My Knitting Circle d’Alexandra Knowles, Back to the Sun de Marty O’Brien et Beyond the Left Hand Path de Jessica Hall. D’autre part, le film Mammoth Hunters de Fritz Mueller raconte la découverte surprenante d’un mineur près de Dawson. La projection du film, le 8 février à 17 h, sera suivie d’une discussion avec le réalisateur. Cette même journée offrira une sélection de courts-métrages yukonnais. En 2026, le festival inaugure d’ailleurs un nouveau prix destiné à soutenir deux cinéastes émergent·es dans la réalisation de leur court-métrage. La programmation inclut également des ateliers pour les professionnel·les afin de favoriser le réseautage et le partage de connaissances entre cinéastes établis et émergents. Marie
Hammje travaille à la mise en place de ce forum et décrit l’ambiance familiale du festival. « L’industrie du film au Yukon est assez petite, donc on se croise tout le temps, et ce sont souvent les mêmes personnes qui travaillent sur les films des autres. Les cinéastes invités apprécient l’approche accueillante de la communauté », affirme la Franco-Yukonnaise. Arrivée au Yukon en 2019, elle a commencé
comme bénévole pour l’ALFF et est membre du conseil d’administration de la Yukon Film Society depuis 2023. Réalisatrice, elle souligne l’inspiration que le festival lui
a apportée. Jusqu’à présent, elle a réalisé six courts-métrages et travaille sur le documentaire Babes In the Bush , sur la communauté burlesque de Whitehorse.
Arctique : Haïkus ou comment raconter le Nord, une saison à la fois
Une anthologie de haïkus en anglais, français et japonais met en lumière les auteurs et autrices des trois territoires. Ce projet inédit, créé par quatre femmes du Yukon, a permis aux poètes de livrer un regard unique sur le Nord par les habitants du Nord canadien.
Nelly Guidici
C’est à la librairie Well-Read Books de Whitehorse que l’ouvrage a été présenté devant une trentaine de personnes qui avaient fait le déplacement, malgré la température polaire le soir du 17 décembre 2025. Sandra St-Laurent, l’une des instigatrices du projet, se souvient avoir été étonnée par l’accueil et le support reçus lors de l’évènement. « J’étais vraiment surprise. On a été vraiment choyées et privilégiées d’avoir une belle réponse comme ça. »
Le Nord raconté par ses habitants
Intitulé Caught, in a beam of light (Pris au piège, dans un beau rayon de lumière), cet ouvrage est la première anthologie canadienne de haïkus du Nord. Pour rappel, le haïku est une poésie courte, de moins de 17 syllabes, qui décrit l’instant présent. Le Northern Haïku Project, fondé par Sandra St-Laurent, Charlotte Hrenchuk, Pam Herry et Lilian Nakamura Maguire, a dirigé ce projet éditorial dont l’idée initiale a été suggérée par Charlotte Hrenchuk.
Cette anthologie est un recueil de haïkus créés lors d’ateliers
organisés entre 2024 et 2025 par 35 poètes issus du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon. Ces ateliers ont eu lieu en personne à Whitehorse et en format virtuel au Nunavut et aux TNO.
Rendre la parole aux gens du Nord
Avec ce recueil, le Nord est présenté tel qu’il est vécu et perçu par les poètes nordiques au fil des quatre saisons. C’est donc une année complète que le lecteur pourra parcourir page après page, de l’automne jusqu’à l’été.
Face aux fausses conceptions que les gens du Sud se font sur le Nord, Sandra St-Laurent rappelle que le haïku parle de l’expérience du poète. « C’est important de revenir
à l’expérience et de rendre la parole aux gens du Nord », précise-t-elle. Poésie de l’instant, mais aussi de la collaboration, les suggestions des participants, lors des ateliers de création, ont fait partie intégrante du processus de création et d’écriture. Pour Mme St-Laurent, le haïku est aussi, et avant tout, une poésie de la bienveillance.
250 exemplaires ont été imprimés et les amateurs de poésie peuvent commander un exemplaire de cette anthologie unique sur le site du projet Northern Haïku. Connexions Arctiques est une collaboration des cinq médias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Le décompte est lancé pour la 24 e édition du Festival de films Available Light. L’équipe de gauche à droite : Bran Ramsey, Sébastien Laprés, Dara Moats, Braden Brickner, Gabriela Browning, Sierra Sayer, Robert Joe.
Andrew Connors
Bande annonce FTIFF 2025
Charlotte Hrenchuk, Sandra St-Laurent, Pam Herry et Lilian Nakamura Maguire ont présenté la toute première anthologie de haïkus du Nord. L’ouvrage regroupe 35 auteurs du Yukon, des TNO et du Nunavut.
Nelly Guidici
Groenland : les oppositions face aux ambitions des États-Unis
partie 1
Après une nouvelle déclaration de Donald Trump en faveur de l’annexion du Groenland, de nombreuses voix autochtones et internationales dénoncent une logique coloniale et réaffirment le droit du peuple groenlandais à l’autodétermination.
Nelly Guidici
Dans une déclaration du 5 janvier dernier, le président Trump a réaffirmé, un an après l’avoir évoqué pour la première fois en 2025, son intérêt envers le Groenland. Sous le prétexte que le Danemark ne peut pas défendre ce territoire autonome, Donald Trump a indiqué « avoir besoin » de cette ile d’une superficie de plus de 2 millions. de km2
De nombreuses voix se sont depuis fait entendre, en soutien au peuple groenlandais. Per-Olof Nutti, président du Conseil des Saami, a fait part de son inquiétude dès le 5 janvier. Sans jamais citer ni le nom du président américain ni même évoquer les États-Unis, il a rappelé que « le Kalaallit Nunaat (Groenland) occupe une place importante dans l’Arctique (…) et que les Inuits, en tant que peuple autochtone, est doté du droit fondamental de déterminer son propre avenir.
»
Évoquant le respect et la collaboration, concepts qui dominent les tables rondes et discussions au sein du Conseil de l’Arctique (dont les États-Unis sont membres), M. Nutti estime que « dans un Arctique en rapide évolution, il est essentiel de rester concentré sur les progrès fondés sur la reconnaissance mutuelle, le respect et un dialogue pacifique et constructif. »
Le 13 janvier 2026, lors d’une conférence de presse avec Mette Frederiksen, la première ministre du Danemark, Jens-Frederik Nielsen, le premier ministre du Groenland a balayé d’un revers de main la possibilité d’une annexion par les États-Unis et a affirmé l’attachement du Groenland au royaume du Danemark.
« Le Groenland n’est pas à vendre et fait partie du Royaume du Danemark. La situation est très grave et les intérêts géopolitiques ont exercé une pression considérable sur notre pays et sa population. »
Par ailleurs, M. Nielsen a indiqué avoir confiance dans l’OTAN et dans l’aide cruciale que cette alliance pourra leur apporter. Il est ici question de protection de la démocratie, selon lui.
L’opposition des Groenlandais
De son côté, le bureau groenlandais du Conseil circumpolaire inuit a réaffirmé sa position inflexible sur cette question qui relève de tactiques de colonisation. « Les Inuits ne se laisseront pas diviser par la politique des grandes puissances », a martelé le CCI dans une déclaration du 5 janvier dernier.
Il y a un an déjà, alors que les déclarations tonitruantes du président Trump au sujet de l’annexion
du Groenland faisaient grand bruit, Sara Olsvig, présidente du CCI, clamait haut et fort que le peuple du Groenland « ne souhaitait pas débattre pour savoir quel État est le meilleur ou le pire pour y vivre, ou quel colonisateur est le meilleur ou le pire. »
Le temps des colonisateurs est révolu selon elle, et le peuple groenlandais refuse d’être considéré comme un figurant au cœur de manœuvres politiques. « Nous avons dépassé l’époque des attitudes coloniales typiques de supériorité. Alors que l’attention mondiale se porte de plus en plus sur nos terres arctiques et nos accords d’autodétermination, les Inuits refusent d’être montés les uns contre les autres par les intérêts des États. Je tiens à le dire très clairement. Il n’existe tout simplement pas de meilleur colonisateur. Nous refusons d’être traités comme des pions sur l’échiquier de la politique de puissance. »
C’est plutôt le dialogue diplomatique et la création de partenariats transfrontaliers que le Conseil circumpolaire cherche à faire valoir en mettant aussi au premier plan la charte des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones qui interdit la discrimination à l’égard des peuples autochtones et encourage leur participation pleine et effective à toutes les questions qui les concernent.
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« Nous voulons plutôt débattre de la manière dont nous pouvons améliorer la vie, les moyens de subsistance, le bienêtre et l’autodétermination des Inuits dans toutes nos régions. Enfin, nous saluons l’attention et la réflexion sincères accordées aux inégalités auxquelles les Inuits continuent d’être confrontés en raison de la colonisation. Les progrès vers la décolonisation ne peuvent se faire qu’en travaillant en partenariat avec les Inuits », avait-elle soutenu. Pour Frédéric Lasserre, directeur du Conseil québécois d’Études géopolitiques à Québec, la volonté du peuple inuit est réduite au silence par l’administration Trump. L’argument porté par le Danemark et qui consiste à dire que le Groenland n’est pas à vendre et que c’est au Groenland de décider n’a aucune portée à la Maison-Blanche.
« L’administration Trump surprend un peu tout le monde par le fait qu’elle ne résonne plus selon les mêmes paradigmes qui prévalaient jusqu’à présent. Un autre gouvernement, avant Trump, aurait eu une petite gêne, à dire : “On se fiche de l’opinion du Groenland”, mais là, c’est le cas! », indique-t-il lors d’une entrevue.
Le Canada aux côtés du Danemark
De son côté, le Canada s’est positionné en tant qu’allié indéfectible du Danemark. Lors d’une rencontre, le 6 janvier 2026, entre Mark Carney et Mette Frederiksen, Mark Carney a rappelé le soutien du Canada à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Danemark, notamment du Groenland en vertu du droit international.
Le premier ministre a notamment affirmé que le Canada appuie la déclaration commune que les
dirigeants du Danemark et de l’Europe ont faite le 6 janvier 2026 au sujet du Groenland.
Cette déclaration commune de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Pologne, de l’Espagne, du Royaume-Uni et du Danemark, affirme que la sécurité en Arctique est une priorité essentielle de l’Europe et est cruciale à la sécurité nationale et transatlantique.
« La sécurité dans l’Arctique doit donc être assurée collectivement, conjointement avec les alliés de l’OTAN, y compris les ÉtatsUnis, en respectant les principes de la Charte des Nations Unies, notamment la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières. Il s’agit là de principes universels, et nous continuerons à les défendre sans relâche. »
Bien que les États-Unis soient toujours considérés comme un partenaire essentiel, allié de l’OTAN et signataire de l’accord de défense conclu entre le Royaume du Danemark et les États-Unis en 1951, la déclaration conclut sur le principe de souveraineté du Groenland. Le pays « appartient à son peuple. Il appartient au Danemark et au Groenland, à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland. »
Enfin, Charlotte MacLeod, porte-parole pour Affaires mondiales Canada, a indiqué, dans une déclaration adressée à Médias ténois le 7 janvier 2026, que le Canada attache une grande valeur à ses relations solides avec le Danemark et le Groenland.
Connexions Arctiques est une collaboration des cinq médias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Ouverture prochaine d’un consulat canadien au Groenland
Dès décembre 2024, le gouvernement fédéral avait annoncé, dans sa politique étrangère du Canada pour l’Arctique, l’ouverture d’un consulat à Nuuk, capitale du Groenland. Dirigé par Carolyn Bennett, ambassadrice du Canada auprès du Royaume du Danemark, ce consulat, dont l’ouverture officielle est prévue en février 2026, a pour but de « renforcer les relations bilatérales et commerciales entre le Canada et le Groenland (…) et améliorer la coopération en matière de gouvernance et de sécurité dans l’Arctique ». Julie Crôteau, cheffe de poste consulaire par intérim et diplomate de carrière spécialisée dans les enjeux liés à l’Arctique, est d’ores et déjà en poste à Nuuk depuis novembre 2025.
Un nouveau congé de naissance instauré en France… Et qu’en est-il ailleurs?
Pour sécuriser les familles et favoriser le bon développement de l’enfant, un nouveau congé supplémentaire de naissance sera accessible dès le 1er juillet à tous les jeunes parents d’enfants nés ou adoptés en France à partir du 1er janvier.
Margaux Pax Paredes
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse
S’ajoutant aux congés de maternité, de second parent et d’adoption, il ne remplace pas le congé parental, dont les modalités restent inchangées.
L’objectif du gouvernement français est d’aller vers plus d’égalité entre les hommes et les femmes et de permettre à l’enfant de grandir dans de meilleures conditions dès ses premiers mois.
Cette période est reconnue par de nombreuses études, dont celle de la commission des « 1 000 premiers jours » présidée par le neuropsychiatre Boris Cyrulnik et regroupant 18 experts de spécialités différentes, comme fondamentale pour le développement et la santé globale de l’enfant.
« Dans la vie d’un enfant, comme dans les débuts d’une vie de parent, ce sont les moments importants », exprime Pascale M., institutrice française et mère d’une petite fille de neuf ans.
« Il est essentiel pour moi que les congés parentaux soient longs afin de rester avec l’enfant », affirme également Claire Picouet, mère au foyer canadienne, d’origine française, d’un enfant de huit ans.
De son expérience, Désirée Ghosn, Néoécossaise d’origine libanaise, mère de deux adolescents et coordonnatrice du programme HIPPY d’apprentissage pour les parents de jeunes enfants, assure que : « Dans certains pays [où] le droit de la femme, le droit de la maman a un congé de maternité qui est vraiment protégé, c’est quelque chose de positif. »
polémique. De nombreuses associations féministes avaient en effet critiqué le caractère réactionnaire de ses propos.
Toutefois, certains élus politiques avaient apprécié l’idée d’une meilleure rémunération des congés de naissance, sans pour autant adhérer à une politique nataliste.
Selon Désirée Ghosn, « si le congé de maternité est vraiment prolongé et, pendant ce congé-là [la mère] a accès aussi à un salaire ou bien une paye, ça va beaucoup soulager le fardeau [familial] », lié à l’arrivée d’un enfant.
En Nouvelle-Écosse, les employés peuvent bénéficier d’un congé de maternité et d’un congé parental avec protection de l’emploi. Non rémunérés et ne pouvant excéder 77 semaines, ils donnent toutefois droit aux prestations de maternité ou parentales de l’assurance-emploi offertes par le gouvernement fédéral.
Ces dispositions ne sont pas les mêmes partout au Canada.
Le congé supplémentaire de naissance répond aussi à l’appel d’Emmanuel Macron, lancé en janvier 2024, à un « réarmement démographique » pour augmenter la natalité face au déclin de la fécondité, incluant des mesures de lutte contre l’infertilité.
À cette époque, il avait déjà exprimé son intention de réformer le congé parental et suscité la
Si un parent souhaite prendre à la fois le congé de maternité et le congé parental, il doit les prendre successivement et sans interruption.
De l’autre côté de l’Atlantique, les congés parentaux changent également selon les pays, y compris dans le cadre de l’Union européenne.
En Suisse, les congés parentaux sont rémunérés et obligatoires, avec 14 semaines pour les mères et deux pour les pères.
Néanmoins, de nombreuses entreprises accordent souvent des périodes de congé plus longues.
« La rémunération est meilleure
en Suisse et nous savons que c’est un des éléments [cruciaux] d’avoir une bonne rémunération du congé, parce qu’autrement [les parents], surtout les pères, ne le prennent pas », soutient Nadine Hoch, directrice de la Commission fédérale pour les questions familiales en Suisse.
La Finlande, qui fait partie des pays précurseurs en Europe sur le sujet, propose depuis longtemps des quotas de congé plus longs. Actuellement, chaque parent dispose d’environ six mois, dont deux mois et demi peuvent être transférés à son partenaire.
« Ces quotas réservés semblent être l’outil permettant d’accroitre le partage égalitaire du congé parental entre les parents », observe Anneli Miettinen, de l’Institut finlandais d’assurance sociale, spécialisée dans les congés familiaux et l’égalité de genre.
« Quand tu as un congé de maternité qui est assez prolongé et où tu te sens aussi soutenue financièrement, et que tu sens qu’il y a une garantie qu’après ton congé de maternité, tu peux retourner au travail et avoir ton poste qui est bien réservé à toi, ça soulage beaucoup », assure Désirée Ghosn.
Une opinion que partage également Pascale M. : « Je me dis que peut-être que de leur allonger pour tous, ça évitera aussi de creuser encore les inégalités au travail des femmes et des couples. »
Toutefois, elle rappelle qu’« il faut pouvoir économiquement aussi se le permettre. »
C’est pourquoi, dans un contexte économique déjà compliqué, Claire Picouet désapprouve la mise en place de ce nouveau congé. « La vie coute cher, c’est pas le moment pour le gouvernement d’alourdir les caisses sociales. » De son côté, Désirée Ghosn, davantage favorable à la réforme, estime qu’« il faut assurer tous les moyens et toutes les ressources pour que le foyer, qui reçoit un nouvel enfant, soit vraiment bien équipé et alléger le stress. » Et, comme le souligne finalement Pascale M. : « Pour l’enfant, ça ne favoriserait qu’un meilleur développement et une meilleure relation avec ses parents. »
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Au Yukon, par exemple, les employés ayant travaillé 12 mois consécutifs bénéficient de 17 semaines de congé de maternité, puis de 63 semaines de congé parental. L’employeur n’est pas dans l’obligation de payer l’employé pendant cette période, mais il peut lui offrir des prestations salariales.
La France offre un congé de naissance pour promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.
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Fonctions bénévoles et sécurité communautaire à Whitehorse
Vladyslav Hryhorenko
La sécurité communautaire est souvent abordée sous l’angle du maintien de l’ordre, de l’application de la loi et des services d’urgence. Le rôle des activités civiques quotidiennes dans la construction de communautés plus sûres reçoit toutefois moins d’attention, en particulier dans les villes de petite taille et les contextes nordiques.
À Whitehorse, la Ville et le gouvernement du Yukon travaillent en partenariat avec le Centre canadien pour des communautés plus sûres et l’Initiative en matière de planification de la sécurité des collectivités autochtones à l’élaboration d’un plan de sécurité et de bien-être communautaire. Cette démarche vise à examiner la sécurité à partir d’une approche plus large et axée sur la prévention, en tenant compte des facteurs sociaux, communautaires et systémiques.
Dans ce contexte, Volunteer Bénévoles Yukon a été invité à contribuer à la réflexion en apportant un éclairage sur le rôle des fonctions bénévoles dans la prévention, l’intervention précoce et la stabilité communautaire. Le présent texte s’appuie sur cette contribution et examine la manière dont certaines formes d’engagement bénévole sont liées aux résultats en matière de sécurité communautaire à Whitehorse, en mettant l’accent sur les réalités propres au Nord.
Activité bénévole comme facteur de sécurité
À Whitehorse, plusieurs fonctions liées à la sécurité et au bien-être communautaires reposent en partie ou principalement sur le bénévolat. Ces activités contribuent à la prévention, à l’intervention précoce, à la vigilance communautaire et à la continuité des soutiens, en particulier dans une ville nordique où les systèmes formels disposent de peu de redondance.
Dans le cadre du processus de planification du plan de sécurité et de bien-être communautaire, Volunteer Bénévoles Yukon a identifié deux fonctions bénévoles particulièrement pertinentes pour les résultats en matière de sécurité à Whitehorse. Ces fonctions présentent des liens clairs entre engagement bénévole, prévention
et impacts systémiques, et sont présentées ci-dessous.
Surveillance de voisinage et vigilance informelle
Les programmes de surveillance de voisinage et d’observation citoyenne constituent l’un des exemples les plus clairs de bénévolat ayant une pertinence démontrée en matière de sécurité. Les données internationales montrent de façon constante que la vigilance informelle, lorsqu’elle est axée sur l’observation et le signalement plutôt que sur la confrontation, peut réduire les occasions de criminalité opportuniste et favoriser la détection précoce de situations problématiques.
Une méta-analyse largement citée portant sur des programmes de surveillance de voisinage dans plusieurs juridictions fait état de réductions statistiquement significatives de certains types de crimes, généralement de l’ordre de 15 % à 25 %, selon la conception des programmes et le contexte local. Ces effets sont attribués à une visibilité accrue, à des signalements plus rapides et à une modification de la perception des contrevenants, plutôt qu’à des interventions directes des résidents.
Les modèles efficaces de surveillance de voisinage partagent certaines caractéristiques importantes pour la planification en matière de sécurité communautaire, notamment des rôles clairement définis, des attentes non conflictuelles, une coordination avec les services formels et des mesures visant à prévenir le profilage ou le vigilantisme. En l’absence de ces éléments, la légitimité et la participation tendent à diminuer.
Nettoyages communautaires, effacement des graffitis et entretien visible des espaces publics
Les initiatives bénévoles de nettoyage communautaire, d’effacement des graffitis et d’entretien des espaces publics contribuent à la sécurité principalement par des effets de visibilité et de signalisation. Les recherches menées dans plusieurs pays indiquent que la présence de désordre visible et de négligence est associée à un
Signaux de capacité dans le secteur communautaire et bénévole
sentiment accru d’insécurité et à une tolérance plus grande envers les comportements perturbateurs. À l’inverse, des espaces entretenus et pris en charge signalent une présence, une attention et une surveillance informelle.
Des études menées aux ÉtatsUnis et en Europe montrent que des interventions telles que l’élimination des graffitis, la réduction des déchets et la remise en état de lieux négligés sont associées à une diminution du vandalisme et à une amélioration du sentiment de sécurité. Ces effets sont plus marqués lorsque l’entretien est régulier plutôt que ponctuel. Des environnements propres et ordonnés réduisent les signes d’abandon ou d’absence de contrôle, ce qui peut limiter le flânage, les désordres mineurs et leur escalade.
Au Canada, plusieurs municipalités considèrent les nettoyages bénévoles comme une composante de l’infrastructure de prévention, et non comme de simples actions d’embellissement. Pour la planification en matière de sécurité communautaire, leur pertinence réside dans la fréquence, la visibilité et la continuité. Des activités régulières et bien soutenues favorisent l’utilisation légitime des espaces, renforcent la surveillance informelle et appuient les normes sociales positives, particulièrement dans les secteurs centraux ou à usage mixte.
Autres fonctions bénévoles liées à la sécurité à Whitehorse
Outre les fonctions décrites ci-dessus, le bénévolat contribue à la sécurité et au bien-être communautaires par divers autres rôles. Ceux-ci comprennent la sécurité alimentaire, les services d’incendie volontaires, le soutien par les pairs et l’intervention communautaire, la sécurité lors d’événements et dans les espaces publics, les activités récréatives et le mentorat des jeunes, le soutien aux interventions d’urgence et à la recherche et sauvetage, les soins communautaires et la gestion continue des espaces publics. Bien que ces fonctions diffèrent par leur structure et leur visibilité, chacune soutient la sécurité en élargissant la capacité de réponse, en réduisant l’isolement, en favorisant l’utilisation sécuritaire des espaces publics ou en renforçant la vigilance informelle aux côtés des systèmes formels.
Les organismes communautaires et bénévoles de Whitehorse signalent une diminution de la participation bénévole et de l’engagement au sein des conseils d’administration depuis la pandémie de COVID-19. Le recrutement vise de plus en plus le maintien du quorum plutôt qu’un engagement durable. Parmi les contraintes évoquées figurent l’insécurité financière et résidentielle, la pression sur le temps, le vieillissement des responsabilités familiales et des préoccupations liées à la sécurité lors d’activités publiques ou de groupe.
Les organismes mentionnent également la fatigue en matière de gouvernance et les enjeux de responsabilité comme freins à l’engagement. Le financement limité, les lacunes en formation des administrateurs et l’insuffisance de personnel pour encadrer les bénévoles nuisent à la stabilité organisationnelle. Ces facteurs peuvent entraîner la réduction ou la suspension de fonctions bénévoles liées à la sécurité, même lorsque les besoins communautaires demeurent élevés.
Contexte structurel issu de la recherche nordique
Les recherches récentes sur l’économie sociale nordique montrent une forte croissance du nombre d’organisations communautaires au Yukon, parallèlement à l’augmentation de la population. Elles mettent également en lumière des défis persistants, notamment l’insécurité du financement, le roulement du personnel, la pénurie de logements, les difficultés de recrutement de bénévoles et la fatigue des conseils d’administration. Les communautés autochtones sont identifiées comme le principal groupe desservi par ces organisations, ce qui souligne le rôle de première ligne que continuent de jouer les organismes communautaires et bénévoles lorsque les systèmes publics sont limités ou sous pression.
Incidences pour l’analyse en matière de sécurité et de bien-être communautaires
Les activités bénévoles fonctionnent comme une infrastruc -
ture informelle de sécurité. Lorsque la capacité est stable, elles soutiennent la prévention, l’intervention précoce et la présence communautaire. Lorsque cette capacité diminue, les impacts sont immédiats et opérationnels, se traduisant par une réduction des heures de service, des activités suspendues ou annulées et une pression accrue sur les systèmes formels. Pour la planification en matière de sécurité et de bien-être communautaires, le bénévolat est particulièrement pertinent lorsqu’il est analysé en fonction des fonctions exercées plutôt que du nombre global de participants. Les questions clés portent sur les fonctions qui reposent sur le bénévolat, les domaines où la capacité est fragile ou en déclin, et les soutiens nécessaires pour assurer la pérennité de ces rôles.
Soutiens favorisant la stabilité des fonctions bénévoles liées à la sécurité
Les retours du secteur communautaire mettent en évidence plusieurs soutiens ayant une incidence directe sur la capacité en matière de sécurité. Il s’agit notamment d’une définition claire des rôles et des protocoles de sécurité, de la formation en gouvernance et en responsabilité pour les conseils d’administration, de ressources suffisantes pour encadrer les bénévoles et de services partagés permettant de réduire les charges administratives et d’assurance. Ces éléments influencent directement la viabilité, la prévisibilité et la sécurité des fonctions bénévoles.
Portée
Le présent article fournit un éclairage qualitatif sur la capacité bénévole en matière de sécurité à Whitehorse, en s’appuyant sur des recherches comparatives menées dans d’autres juridictions. Il vise à compléter les données quantitatives provenant des services de première ligne et des systèmes publics.
Vladyslav Hryhorenko est un entrepreneur et stratège établi au Yukon, spécialisé dans l’innovation, la gouvernance et le développement économique dans le Nord. Il œuvre à l’intersection des affaires publiques et de l’économie politique, en créant des partenariats et des stratégies qui stimulent l’entrepreneuriat et renforcent la capacité du Yukon à assurer une croissance durable.
Il est de plus en plus difficile de détecter l’IA, mais c’est possible
En 2025, les générateurs d’images et de vidéos ont fait des bonds de géants. Au début de l’année, il était relativement facile de détecter une fausse photo. Douze mois plus tard, la tâche est plus compliquée… sans pour autant être impossible.
Julien Cayouette – Francopresse
La nouvelle version du générateur d’image de Google, Nano Banana Pro, a fait des vagues lors de la sortie de sa plus récente version, en novembre 2025. À ce moment-là, c’était le générateur d’image le plus performant – et il l’est encore aujourd’hui. Les images sont de meilleure qualité, ont une allure plus réaliste et ont beaucoup moins de défauts faciles à détecter.
Heureusement, c’est aussi le premier générateur d’image qui impose un filigrane invisible : SynthID. Toute image générée par Nano Banana Pro inclut cet identifiant. En demandant au grand modèle de langage (GML) de Google, Gemini, si une image est générée par intelligence artificielle (IA), il vous dira s’il a détecté SynthID dans l’image.
Et SynthID semble, pour l’instant, très difficile à contourner. Des journalistes, des créateurs et créatrices de contenu ainsi que des spécialistes ont mis SynthID à l’épreuve. L’identifiant numérique disparait seulement lorsque l’image est énormément altérée. Habituellement jusqu’à ne plus avoir l’air d’une photo réaliste.
Le filigrane est même détec-
table lorsque l’on prend une photo avec son téléphone de la photo sur son écran d’ordinateur et qu’on soumet cette capture à Gemini. Aussi rassurant que puisse être l’inclusion de SynthID par cette entreprise qui a des tentacules dans presque tous les recoins du Web – et ce n’est pas si rassurant que ça – le trou noir de la désinformation et de la perte de confiance sur Internet demeure bien plus massif.
Les limites de la détection
Que SynthID soit seulement détectable par Gemini est un défaut. Ça nous force à utiliser ce GML – plus polluant et énergivore que le produit original de Google –, ce qui augmente le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices et permet à l’entreprise de justifier l’existence de cette IA. Donc, Google a trouvé une solution à un problème qu’elle a aidé à créer…
Mais ça, c’est seulement si vous le faites. Soyez honnête : si vous êtes en plein milieu d’une séance de défilement morbide (traduction de l’Office québécois de la langue française pour doomscrolling) sur votre réseau social
préféré et que vous tombez sur une image qui vous fait douter, allez-vous prendre le temps de vérifier?
Allez-vous prendre le temps de télécharger l’image, d’ouvrir Gemini, d’y mettre la photo et lui demander si c’est de l’IA?
Et si vous le faites et que l’image a été produite par un autre outil, il ne détectera pas de SynthID et vous ne serez pas plus avancé. Vous l’aurez compris, Google reste pour l’instant la seule entreprise à appliquer SynthID. Au moins, pour l’instant, les autres générateurs d’images n’ont pas rejoint le niveau de réalisme de Nano Banana Pro. Le générateur d’images de ChatGTP est en ce moment la cible de moqueries parce qu’il produit des images de plus en plus jaunâtres. Ce serait un effet pervers de l’avoir entrainé sur sa propre production.
Pour ce qui est des autres outils qui disent pouvoir détecter les fausses images ou vidéo, ou même des textes, aucun n’est suffisamment fiable.
Quelques trucs
Il est encore possible de découvrir si une image ou une vidéo est réelle ou produite par une machine.
Cette photo a été produite dans la version gratuite de Nano Banana à partir de cette requête :
« Une photo réaliste d’une vieille dame aux cheveux blancs, de dos, accroupis, en train de jardiner, avec des plantes vertes autour d’elle ». En agrandissant et inspectant de plus près, on peut voir que :
• il manque une bretelle au tablier;
• la pelle semble suspendue dans les airs;
• il y a une cage en métal qui ne soutient aucune plante;
• certaines feuilles de la plante en bas à droite se fondent les unes dans les autres.
Certaines techniques s’apparentent à la détection de fausses nouvelles. Voici quelques éléments sur lesquels se concentrer.
• Impression : Vous avez vu des photos toute votre vie. Mieux qu’une IA, votre cerveau s’est entrainé à reconnaitre la réalité. Si une image crée une réaction instantanée d’inconfort, méfiez-vous.
• Source : Vérifiez qui a publié l’image ou la vidéo. Est-ce que vous pouvez leur faire confiance? Certains comptes sur les réseaux sociaux ne font que produire du faux contenu (ne vous gênez pas pour les bloquer). La recherche par la Lentille Google peut aider à trouver la source originale d’une image repartagée.
• Anatomie : Il est plus rare de voir des mains à six doigts, mais les générateurs produisent encore des corps humains à l’anatomie peu probable, avec la peau soit trop lisse, une allure trop parfaite, des sujets qui ne regardent pas dans la bonne direction, avec une expression faciale qui détonne avec le sujet.
• Lois de la physique : Portez une attention particulière aux ombres, aux perspectives, aux surfaces réfléchissantes. Dans le cas des vidéos, vous pourriez observer des réactions contraires à ce que prévoient les lois de la physique, comme des planches de bois qui plient, une structure impossible.
• Le texte : Encore ici, les générateurs d’images se sont
par des outils d’intelligence artificielle, l’esprit critique et la capacité à au moins pouvoir reconnaitre une image douteuse sont des habiletés essentielles.
améliorés, mais ils produisent encore parfois du texte informe, qui ne fait aucun sens dans le contexte ou qui n’existe pas. Un exemple récent : beaucoup de vidéos circulent avec des agents qui ont un gros « ICE » blanc sur leur uniforme ou une veste pareballe. Ce n’est pas ce qui est écrit sur les vestes des agents de la police de l’immigration des États-Unis.
• Instabilité : Ceci s’applique davantage aux vidéos. Concentrez-vous sur ce qui se passe autour de l’action principale d’une vidéo. Est-ce que des objets immobiles bougent ou « frémissent »? Est-ce que deux objets sont combinés de façon anormale? Est-ce que les visages en arrière-plan sont bizarres? Est-ce que la vidéo est d’une dimension non standard ou change constamment de cadrage (signe qu’on tente de cacher un logo)?
Le Réseau international de journalisme d’investigation propose un guide encore plus complet.
Alors que le Web est de plus en plus peuplé de fausses images et de fausses vidéos produites
Pexels
NanoBanana_Filigrane
Angélique Bernard, de la lecture et de l’honnêteté
Vous avez certainement lu certains de ses mots ou déjà croisé son chemin. Nous vous proposons de faire plus ample connaissance avec Angélique, notre nouvelle journaliste et gestionnaire de contenu par intérim, par le questionnaire de Proust.
La qualité que tu préfères chez les gens : L’honnêteté
Ton principal trait de caractère : L’adaptabilité
Ce que tu apprécies le plus chez tes ami·e·s : L’ouverture d’esprit
Ton occupation préférée : La lecture
Ton principal défaut : L’hyperindépendance
Ton rêve de bonheur : Avoir du temps illimité pour la lecture
Quel serait ton plus grand malheur : Devenir aveugle
À VOUS LA PAROLE
Ce que tu voudrais être : J’aime bien qui je suis!
Le pays où tu désirerais vivre : L’Australie
La couleur que tu préfères : Le mauve
La fleur que tu préfères : Le tournesol
Ton auteur préféré :
Agatha Christie
Ton héros de fiction préféré :
Harry Potter
Ton héroïne de fiction préférée : Princesse Leia
Ton héros ou héroïne dans la vie réelle : Louise Arbour
Ton héros ou héroïne dans l’histoire : Marie Curie
Ce que tu détestes par-dessus tout : L’hypocrisie
Ton personnage historique que tu méprises le plus : Adolf Hitler
Ton état d’esprit actuel : Ouverte aux nouveaux défis
Les fautes qui t’inspirent le plus d’indulgence : La maladresse, car je suis moi-même très maladroite!
Ta devise favorite : S’ouvrir à toutes les possibilités
À la suite de la publication du 15 janvier dernier, nous avons reçu un commentaire de la part d’une lectrice franco-yukonnaise au sujet de notre capsule « Moi j’dis ça comme ça ». « Au Québec, on dit ‘’il vente à écorner les bœufs’’, et non pas ‘’décorner’’ ». Sonia Alice Martin Merci pour ce commentaire. En effet, « écorner les bœufs » est l’expression juste. À noter que nous basons cette capsule sur des suggestions faites par la communauté locale. Il se peut donc que ces expressions soient parfois légèrement modifiées, soient issues de régionalismes, ou tout simplement, comme la langue française sait si bien le faire, aient été légèrement déformées au cours de rencontres ou de voyages.
N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions d’expressions francophones entendues au Yukon!
Langues autochtones : randonnée
Ce mois-ci, nous vous proposons quelques phrases simples sur les objets de randonnée, issues du site Internet du Yukon Native Language Centre. Vous pourrez retrouver le dialogue avec la prononciation de chacune des phrases grâce aux liens que nous avons ajoutés. Merci au Yukon Native Language Centre de nous permettre de diffuser ses ressources pédagogiques! Bonne lecture et bonne écoute.
Où sont les raquettes ?
Dialecte Fort McPherson
Hän
Dialecte Moosehide
Dialecte Ross River
Dialecte Big Salmon
Dialecte Tàa’an
Dialecte Lacs du Sud
Dialecte Teslin
Dialecte Scottie Creek
Aih gweejìi ?
A yädąy ?
Āh endî ?
E ją ?
Zhrâ̧w äla, ‘a (les raquettes sont ici)
Āh jā ?
Gùsû á wé jâji ?
Aay nday ?
Où est le sac à dos ?
Khah gweejìi ?
Zhähchä yädąy ?
Hēł endî ?
Khyal ją ?
Jà, ǹchän jà ?
Ahndòsh jā ?
Gùsû á wé înináxh gwêł ?
Kheel nday ?
Kaska
Gwich’in
Tutchone du sud Tlingit
Haut
Tanana
Tutchone du Nord
Liens pour entendre la prononciation
Tagish
Angélique Bernard a déjà travaillé pour l’Aurore boréale dans le passé, en tant que correctrice. Elle revient cette fois au journal en tant que journaliste et gestionnaire du contenu par intérim.
Fournie
Politique et climat : 4 choses à surveiller en 2026
Agence Science-Presse
Les nouvelles sur le front climatique sont rarement réjouissantes. S’il est certain que de nouveaux records de température et d’autres extrêmes climatiques seront battus en 2026, en parallèle, des tendances lourdes aux frontières de la science et du politique seront peut-être en émergence.
1) Réduction des gaz à effet de serre en Chine
C’est le moment symbolique que les plus optimistes espéraient en 2025 : pour la première fois, les émissions chinoises de gaz à effet de serre auront diminué. Les signaux sont là : entre le début de 2024 et la fin de 2025, les émissions ont cessé d’augmenter. Il est même possible qu’elles aient tout doucement commencé à diminuer dans la deuxième moitié de 2025 : les données devraient être bientôt disponibles.
Le fait que la Chine n’ait eu de cesse , depuis 2023, d’ajouter quantité d’énergie à ses réseaux électriques grâce à l’éolien et au solaire , serait évidemment le premier facteur derrière cette étape symbolique.
Pendant ce temps, à l’échelle mondiale, la croissance des émissions en 2025 pourrait être de 1,1 %, pour atteindre un record de 38,1 milliards de tonnes de CO2, selon un rapport annuel appelé le Global Carbon Budget, publié en novembre dernier. C’est une plus faible croissance que dans la décennie précédente, mais le « pic pétrolier » n’est pas encore atteint.
2) Migrations climatiques
On est donc encore loin de pouvoir parler d’une réduction des dégâts annuels causés par les canicules, les sécheresses et les événements météorologiques extrêmes. Ce qui signifie que 2026 pourrait voir une croissance des réfugiés climatiques, et pas seulement dans les pays les plus pauvres : aux ÉtatsUnis, dès 2005, des centaines de milliers de personnes avaient quitté la Nouvelle-Orléans en raison de l’ouragan Katrina.
Ces gens peuvent être temporairement déplacés, en attendant une reconstruction, mais, dans la plupart des cas, ils partent pour de bon, et ils grossissent le flot des réfugiés qui quittent leur pays à cause d’une guerre ou d’une crise économique : c’est ainsi qu’on a vu des gens quitter l’Amérique centrale pour tenter leur chance aux États-Unis, ou d’autres, quitter l’Afrique subsaharienne pour tenter leur chance dans les pays voisins ou en Europe — avec, à l’autre bout de la route, des politiques de plus
en plus hostiles aux migrants. En 2015, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés comptait 16,1 millions de réfugiés à travers le monde. À la fin de 2025, 30,5 millions.
3) Poursuites climatiques
La première poursuite en justice associée aux changements climatiques remonte à 1986, à Los Angeles. Depuis, plus de 3 000 poursuites ont été déposées dans 60 pays (dont près de 2 000 aux États-Unis), selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement intitulé Climate Change in the Courtroom: Trends, Impacts and Emerging Lessons La majeure partie de ces litiges a eu lieu depuis la deuxième moitié des années 2010; en 2024, plus de 200 nouvelles poursuites ont été déposées, selon la dernière édition du rapport. Ces poursuites ont été intentées contre des gouvernements, nationaux ou locaux, des compagnies pétrolières et gazières et aussi, parfois, des compagnies de transport.
Deux récentes tendances seront à surveiller en 2026 : l’une, de plus en plus de ces poursuites proviennent de pays du Sud, qui se trouvent à être ceux qui subissent le plus gros impact des changements climatiques. L’autre, que, même si la grande majorité de ces poursuites ont été rejetées par les tribunaux — souvent parce qu’aucune loi ne permettait d’attribuer telle responsabilité à telle compagnie — les quelques victoires servent aux avocats à mieux cibler leurs attaques. Par exemple, en mai 2025, un tribunal allemand a rejeté la poursuite d’un fermier péruvien contre la compagnie d’énergie allemande RWE, mais a reconnu que la compagnie pouvait être tenue responsable de ses émissions de gaz à effet de serre, ce qui ouvre la porte à d’autres poursuites. En juillet, la Cour internationale de justice — une instance des Nations Unies — a pour la première fois publié un avis stipulant qu’il pourrait désormais être considéré comme illégal, en vertu du droit international, qu’un État n’honore pas ses promesses de réduction des gaz à effet de serre : si ces manquements nuisent à un autre pays, cela pourrait ouvrir la porte à des dommages financiers . Bien que ce ne soit qu’un « avis consultatif », de nombreux juristes l’ont qualifié « d’étape majeure » dans l’évolution du droit international 4) Des réductions des émissions malgré tout aux États-Unis?
En dépit de tout le discours anti-climat entretenu à Washington,
Le tyrannosaure : 40 ans pour grandir
Agence Science-Presse
C’est le genre d’animal avec qui il valait mieux se faire ami quand il était encore jeune : le tyrannosaure mettait peut-être de 35 à 40 ans avant d’atteindre sa pleine taille d’adulte.
Autrement dit, pour devenir un géant de huit tonnes, il lui fallait près de quatre décennies. Avant cela, pendant la première partie de son existence, il était probablement un prédateur parmi d’autres — efficace certes, mais avec de la concurrence.
Pour les experts de cette bestiole disparue avec les autres dinosaures, il y a 66 millions d’années, ce n’est pas une totale surprise : depuis longtemps, les estimations lui accordaient de 20 à 25 ans pour atteindre sa pleine taille.
Pour en savoir plus, il y a maintenant une décennie qu’une poignée de paléontologues accu-
mule les données sur les os de ses pattes. La nouvelle étude, parue le 14 janvier, s’appuie sur des échantillons de 17 individus différents gardés dans divers musées, allant des juvéniles jusqu’aux très vieux et très gros spécimens. Il faut savoir que les os de tous les animaux vertébrés, un peu à l’instar des troncs d’arbres,
présentent des signes de leur croissance : des marques répétitives que forment les tissus osseux à mesure qu’ils grossissent. Une discipline s’y intéresse tout particulièrement, la squelettochronologie
Dans leur étude , les chercheurs ont donc examiné au microscope électronique des lamelles faisant aussi peu que
il faudra avoir un œil sur les percées ailleurs aux États-Unis. Par exemple, en janvier 2025, New York était devenue la première ville de ce pays à lancer un péage urbain. Outre les revenus neufs pour la municipalité, une recherche préliminaire de l’Université Cornell évoque déjà une amélioration de la qualité de l’air.
En décembre 2025, dans l’État de l’Illinois (qui inclut Chicago), un investissement public de 1,5 milliard $ a été annoncé pour moderniser les transports en commun.
Et en Californie, les compagnies dont les revenus annuels dépassent le milliard de dollars ont désormais, en vertu d’une loi de 2023, une obligation de transparence quant à leurs émissions et leur gestion du risque climatique.
Quoi qu’en dise le président Donald Trump, une majorité d’Américains est favorable à des actions contre les changements climatiques et de telles initiatives bénéficient généralement d’un soutien populaire bipartisan. Or, en décembre 2024, une analyse d’un groupe de l’Université du Maryland estimait que les différentes instances politiques locales des États-Unis — à condition d’avoir une stratégie concertée — pourraient réduire, sans l’aide de leur gouvernement fédéral, leurs émissions de gaz à effet de serre de près de 60 % d’ici 2035.
Article original : sciencepresse.qc.ca/actualites-scientifiques/2026/01/06/ politique-climat-4-choses-surveiller-2026
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trois millimètres d’épaisseur, à la recherche de ces marqueurs. Ils ont conclu que la période de croissance pouvait durer 40 ans ; en revanche, ils ne peuvent rien dire de l’espérance de vie d’un tyrannosaure, puisqu’une fois la croissance d’un animal terminée, ces marqueurs cessent de s’accumuler dans ses os. Le petit nombre
de T-Rex de 40 ans suggère toutefois que seule une minorité se rendait jusque-là.
Les données permettent même de renforcer l’hypothèse qu’on soit devant deux espèces, le tyrannosaure « classique », et le « Nanotyrannosaure », de plus petite taille. Cette hypothèse circule depuis longtemps dans le milieu des paléontologues et, dans une étude parue en octobre dernier, une chercheuse du Musée d’histoire naturelle de Caroline du Nord attribuait à un animal de 20 ans l’étiquette de Nanotyrannus lancensis. Il faudra toutefois davantage de fossiles pour convaincre les chercheurs qu’on n’est pas simplement devant un tyrannosaure dont la croissance se serait interrompue prématurément.
Article original : sciencepresse.qc.ca/actualites-scientifiques/2026/01/19/ tyrannosaure-40-ans-pour-grandir
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COMMUNAUTAIRE
Appel de candidatures
Soumettez le nom d’une personne pour les prix 2026 « Engagement exceptionnel » et « Bénévole de l’année » avant le 1er mars. Courez la chance de gagner deux entrées au centre d’escalade.
Rens. : reconnaissance.afy.ca
Émission Rencontres. Diffusion de l’émission Rencontres, tous les samedis, dès 16 h 05, au 94,5 FM ou au 102,1 FM.
Rens. : emission-rencontres.afy.ca
DIVERS
Fabrique d’improvisation du Nord. On reprend du service dès le 19 février, dans la salle communautaire du Centre de la francophonie. Notez-le dans vos calendriers!
Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis à 17 h. En ligne, sur Zoom. ID de réunion : 833 9614 4061/Mot de passe 0 (zéro).
Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com
ÉDUCATION
Maternelle 4 ans de l’École Émilie-Tremblay. La CSFY invite les familles dont l’enfant aura 3 ans et 8 mois au 1er septembre 2026 à l’inscrire dès le 3 février.
Rens. : eet.csfy.ca/maternelle-4ans/
EMPLOI
Pigistes recherché·e·s. L’Aurore boréale souhaite étoffer son équipe de pigistes (au Yukon).
Vous voulez faire rayonner votre communauté et vous avez des compétences en rédaction journalistique? Les contrats sont rémunérés.
Rens. : redaction@auroreboreale.ca
ENTREPRENEURIAT
Vous embauchez pour votre entreprise au Yukon? Envoyeznous vos offres d’emploi avant le 5 février et nous chercherons vos futurs talents lors du Salon Destination Canada Forum Mobilité à Tunis et à Paris, du 9 au 14 février.
Rens. : recrutement.afy.ca
FORMATION
Sondage Campus francophone. Partagez vos besoins et intérêts en formation continue et postsecondaire en français. Répondez avant le 8 février, aideznous à bâtir le futur campus!
Rens. : sondage.afy.ca
IMMIGRATION
Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore boréale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numérique) au seul journal communautaire francophone du territoire.
Rens. : info@auroreboreale.ca
JEUNESSE
Ludothèque. Profitez de plus de 500 jeux gratuits! La prochaine date pour récupérer vos jeux est le 19 février. Créez un compte et réservez à ludoyukon@gmail.com
Rens. : csfy.ca/ludo
SANTÉ
Ressources santé cognitive! Pour en savoir plus, venez découvrir le microsite de références sur la santé cognitive : cerveausanteyukon.org /
Le sommeil vous joue des tours? Visitez le microsite
MONOPOLISER
Se réserver l’usage ou la possession de quelque chose.
de références sur le sommeil développé par le PCS : francosommeilyukon.com /
Mieux comprendre pour mieux communiquer. Le microsite sur les troubles du spectre de l’autisme et la neurodivergence est ici : autismefrancoyukon.com/ ressources
Besoin d’aide en français pour vos rendez-vous en santé? Service d’interprétation en santé gratuit et confidentiel pour la prise de rendezvous médicaux : traduction orale sur place, navigation interservices, etc.
Rens. : pcsinfo@francosante.org ou 668-2663, poste 810
TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude ou tout ce qui vous chamboule au quotidien, 24 h/24.
RAPIDES
La 50 e course annuelle Percy DeWolfe vous offre la chance d’envoyer une carte postale qui voyagera en traineau à chien sur le fleuve Yukon. À Dawson, les cartes postales sont disponibles chez Maximilian’s Gold Rush Emporium et au Yukon Spa. Pour le reste du monde, elles sont à vendre en ligne, avant le 15 février : thepercy.com/products/post-card Les cartes complétées seront estampillées à Dawson avant de partir avec les mushers le 5 mars
On dit que l’amour est aveugle! Angélique Bernard fait son mea culpa et s’excuse auprès de son mari Dave d’avoir mal écrit son nom de famille dans la légende de la photo à la page 5 de l’édition du 15 janvier. C’est bien Comchi et non Comch
Le Centre des Jeux du Canada a subi quelques dégâts à la suite des inondations qui coulaient dans la zone multi-usage. Plusieurs entrainements ont dû être annulés. Merci aux équipes du CJC qui travaillent fort pour remédier à la situation.
Venez voir la toute nouvelle réception du Centre de la francophonie. Avec des nouvelles peintures toutes douces pour les yeux, et une nouvelle décoration, il fait bon entrer au 302 Strickland, où Jeanne Stéphanie et Kénaël vous accueillerons avec le sourire.
À l’heure du Yukon : Vous l’avez probablement déjà feuilleté, le magazine économique de l’Aurore boréale vient de voir le jour. Pour la petite anecdote, il est arrivé au Yukon à peine quelques heures avant son lancement.
CALENDRIER COMMUNAUTAIRE
3 février
14 h à 16 h : Club de lecture. Partagez vos coups de cœur littéraires. Boissons chaudes et collations offertes. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : cafe-amitie.afy.ca
6 février
17 h à 19 h : Vernissage. Exposition Mythes & Réalités à la galerie Focus du Arts Underground. Vin et bouchées servis sur place. Entrée libre. Rens. : expo.afy.ca
7 février
À 9 h et 11 h 45 : Café-rencontre. Spécial Brunch des becs sucrés! De la tire d’érable sera en vente à l’extérieur. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Payant. Rens. : cafe.afy.ca
Les 7, 10 et 15 février
Festival de films Available Light. En français : Nouvelle Vague, Amour Apocalypse et Mille secrets, Mille dangers. Au Centre des arts du Yukon et au Yukon Theatre. Rens. : culture.afy.ca
9 février
12 février
13 h 30 à 15 h 30 : Cours cuisine et pâtisserie. Découvrez des techniques de chef. Centre de la francophonie. Pour les 50 ans et plus. Gratuit. Rens. : gourmand.afy.ca
18 h 30 : Réunion publique de la CSFY. Au 478 Range Road ou via Zoom. Contactez-nous avant le 10 février au info@csfy.ca pour le lien, ou pour vous adresser aux commissaires en délégation. Rens. : csfy.ca/gouvernance/
14 février
(p. 5)
JEU Nº 923 en plaçant seule fois cases. d’un trait plus par boîte devez même ligne, cases.
JEU Nº 924
NIVEAU : DIFFICILE
ORTHOPÉDISTE
Médecin qui s’occupe des os, articulations, muscles, ligaments, tendons et nerfs du corps.
(p. 7)
TONITRUANTE
Qui fait un bruit de tonnerre, un bruit énorme
(p. 12)
RÉPONSE DU JEU Nº 923
PALÉONTOLOGUE
Personne qui étudie les êtres vivants du passé
(p. 17)
Règles du jeu :
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
NIVEAU : FACILE
RÉPONSE DU JEU Nº 924
18 h à 20 h : Formation entrepreneuriat. Optimisez votre financement grâce aux subventions et aux appels à projets. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : entrepreneuriat.afy.ca
Annoncer ici (gratuit) redaction@auroreboreale.ca
12 h 30 à 15 h : Hiver en fêtes. Sortie à Hidden Lakes. Initiez-vous aux raquettes et à la trottinette des neiges. Possibilité de covoiturage. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : hiverenfete.afy.ca
16
et 23 février, 2 et 9 mars
17 h 15 à 19 h 15 : Aquarelle. Série de 4 ateliers, animés par Maeva Esteva. Payant, sauf pour les membres AFY et les 50 ans et plus. Inscription obligatoire. Ouvert à tout public. Rens. : franco50.afy.ca
Le 17 janvier, trois équipes francophones, composées de sept élèves du CSSC Mercier et un élève qui fait l’école à la maison, ont participé à la compétition de robotique First Lego League. L’équipe de Kira Kotseleva et Kira-Soleil Leblanc a remporté le prix « Rising Star » pour son projet d’innovation. Le même jour, deux équipes francophones ont participé à la compétition de robotique First Tech Challenge : un élève de l’École secondaire de Porter Creek et une équipe du CSSC Mercier. Bravo!
Le lancement du magazine Perspectives de l’Aurore boréale a eu lieu le 21 janvier dernier. L’événement a fait salle comble à la galerie Yukon Artists @ Work.
Félicitations à Stian Langbakk (16 ans, gauche) et Léon Borlase (12 ans, droite) qui ont remporté des médailles d’or et d’argent à la compétition de slopestyle de la Colombie-Britannique à Whistler Blackcomb, les 10 et 11 janvier dernier.
L’Aurore boréale est commanditaire de Miss Décembre du calendrier Drag + Burlesque. Ces calendriers sont disponibles à Road Dog Music et à Wish Factory. On y retrouve les francophones, Big Will E (Marielle Martin) en octobre et Boréale (Chérie Coquette) en décembre.
De jeunes francophones du Yukon ont participé au Parlement jeunesse pancanadien, du 7 au 11 janvier à Ottawa. De g. à d. : Marguerite Tölgyesi (accompagnatrice), Benjamin Beaumier-Trussart, Maddix Larocque, Tristan Gagnon et Aurora April.
Moi j’dis ça comme ça…
Le pantalon trop court
Le vocabulaire d’hiver
Petite virée textile de part et d’autre de l’Atlantique
Quand on parle de vêtements, on parle de fringues, de nippes, de linge, de fripes, de froques… Et quand on doit s’habiller, on peut se saper, se fringuer, … ou carrément se fagoter quand le résultat laisse à désirer (mal fagoté).
En France, quand on dit que quelqu’un « va à la pêche aux moules », c’est que cette personne porte un pantalon trop court. Au Canada, on dira « t’as de l’eau dans la cave », même taille de pantalon, autre image!
Dans la région de Rimouski, on appelle les pantalons de neige des « culottons ». Et au Saguenay, lorsqu’il s’agit d’un ensemble complet, on parle d’une « soute », un mot directement inspiré de l’anglais suit. Pour des pantalons seulement, on pourra donc dire « As-tu ton bas de soute? ».
Quand ça va… ou pas du tout
Un vêtement parfaitement ajusté « va comme un gant ». Quand la situation devient pénible, on peut en avoir « ras la casquette ». Et sous pression, certains deviennent « tendus comme un string ».
Et toutes les autres…
« Changer d’avis comme de chemise »
« Être à côté de ses pompes »
« Habillé comme la chienne à Jacques »
« L’habit ne fait pas le moine »
« Se serrer la ceinture »
« Être cousu de fil blanc »
Changer d’opinion
L’expression « retourner sa veste » vient de l’italien voltare casacca, signifiant tourner casaque. Au XVIIe siècle, les soldats et mercenaires retournaient leur casaque (manteau souvent réversible) pour changer d’allégeance ou fuir. Une anecdote célèbre implique Charles-Emmanuel Ier de Savoie, qui aurait eu une casaque réversible aux couleurs française et espagnole, la retournant selon ses intérêts, illustrant ainsi le sens figuré de trahison ou d’opportunisme. Aujourd’hui, quand on « retourne sa veste », cela signifie un changement d’opinion de façon opportuniste.
À la prochaine, il est temps d’enfiler vos « culottons » et d’aller explorer le Yukon!
français.
L’artiste francophone Akassiyah a passé deux semaines en résidence au Chili, au Musée d’art moderne de Castro.