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L'Aurore boréale - 23 avril 2026

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Riley, Isla, Leah et Bastien, élèves du CSSC Mercier, ont participé à la réalisation de l’œuvre créée par Émeraude Dallaire (à droite). Il aura fallu plus de deux jours de travail en dehors des heures de classe pour la finaliser sur le mur. Pendant la création, les élèves se lisaient à haute voix un livre pour avancer dans leurs

Maryne Dumaine
Kahina Choutier
Maryne Dumaine

Changement de gestion de la déchèterie à Mount Lorne : colère et mobilisation

Dans le hameau de Mount Lorne, situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Whitehorse, la station de gestion des déchets représente bien plus qu’un simple dépotoir. Depuis près de 30 ans, ce site s’est imposé comme un lieu de rassemblement social, de solidarité et d’échange. Cependant, la nouvelle attribution du contrat de la gestion de ce site a provoqué une onde de choc, soulevant des inquiétudes quant à la préservation du tissu social et de l’économie locale.

Maryne Dumaine

Au début du mois, la communauté de Mount Lorne a tenu une réunion publique lors de laquelle a été abordé le sujet de la nouvelle attribution du contrat de sa station de gestion des déchets.

La communauté de Mount Lorne s’est mobilisée pour assister à cette réunion publique, tenue en format à la fois en présentiel et en ligne. Au sein de la communauté, le mot d’ordre était la contestation. Les résident·es critiquent la nouvelle attribution du contrat de gestion de sa station de transfert des déchets. Les représentants du gouvernement du Yukon, incluant le sous-ministre des Services aux collectivités, Damien Burns,ont fait face à une foule passionnée.

La fin d’une époque

Pendant près de 30 ans, ce site a été géré localement, notamment par Mike Bailey, très respecté au sein de la communauté de Mount Lorne. La communauté n’a cessé de souligner que ce site est devenu un véritable point de rassemblement social pour les résident·es.

Au centre de la controverse se trouve un changement dans la gestion de ce site. « Nous lançons un appel d’offres tous les trois ans, pour la gestion des sites. Cette année, nous avons lancé l’appel d’offres pour cinq sites, dans les lacs du Sud », a expliqué en entrevue Michel Léger, directeur des opérations pour les installations de déchets solides pour le gouvernement du Yukon.

Cette année, Mike Bailey n’a pas répondu à l’appel d’offres, puisqu’il a pris sa retraite. Son gendre a déposé une offre, mais la soumission déposée a été rejetée. L’entreprise locale avait soumis une offre d’environ 141 500 $. Le gouvernement a plutôt octroyé

le contrat de trois ans à Awenika Enterprises, une entreprise de Whitehorse, sur la base de la soumission la plus basse, évaluée à près de 113 850 $.

Un désastre pour l’économie locale

Selon l’avis des personnes de la communauté présentes à cette réunion ou qui se sont exprimées sur les réseaux sociaux, cette décision purement financière est un désastre.

Lors de l’assemblée, plusieurs personnes ont indiqué que le nouveau contrat a entraîné la perte de cinq à six emplois locaux à temps partiel, privant des familles de la région d’un revenu essentiel et d’un « salaire de subsistance » équitable qui s’élevait autrefois à près de 30 $ l’heure. « Ces [nouveaux et nouvelles employé·es] travaillent pour 20 $ ou moins. Ce n’est pas un salaire de subsistance juste », a déploré Anna, une résidente locale, lors de la réunion publique. Ce constat indigne particulièrement Catherine Desjardins, une résidente. Elle juge « inconcevable » cette réduction salariale d’environ 30 % dans un contexte économique difficile où se loger coûte cher. « Le coût de la vie est extrêmement difficile [ ] puis là, on coupe le salaire de 30 %, ben pour moi c’est un non-sens. Ces personnes ont des familles à nourrir, des mortgage à payer, l’impact est énorme ». Catherine soulève également l’absurdité environnementale de la situation. Des personnes de Whitehorse doivent désormais se déplacer en région pour travailler, tandis que les gens locaux ayant perdu leur emploi devront probablement faire le trajet inverse vers Whitehorse pour trouver du travail, car le site était un des seuls endroits où travailler localement. « C’est zéro écologique, et ça va appauvrir tout le monde. »

La valeur sociale

« Il y a une chose qui s’appelle la valeur sociale ou le sens de la communauté. C’est vraiment important dans les communautés rurales. C’est ce qui rassemble les gens et les pousse à faire des

choses ensemble, à construire des endroits comme celui-ci [ ] aller au dépotoir est un événement social pour nous », a clamé Al, un résident de longue date.

L’effacement de cette identité locale a d’ailleurs été brutalement ressenti lorsque les pancartes de solidarité, installées par les citoyen·nes lors d’une manifestation pacifique ont été rapidement retirées du site par la nouvelle administration. Pour Catherine, la situation s’apparente à une perte douloureuse. « C’est comme un deuil qu’on doit faire, [ ] c’est plus pareil. »

Le point de vue du gouvernement

Face à la colère de la salle, les représentants du ministère des Services aux collectivités ont défendu la légitimité de leur processus. Damien Burns a expliqué que la décision relevait strictement des finances. « C’est 100 % de la gestion budgétaire. » En entrevue, Michel Léger a soutenu cette orientation. « On a mis en place un contrat qui respecte les mêmes principes et les normes de qualité [ ] pour s’assurer que les opérations de ces sites restent efficaces ». Interrogé sur la baisse des salaires locaux, il a précisé que le gouvernement ne pouvait pas s’ingérer à ce niveau. « C’est propre aux propriétaires des entreprises. Ce n’est pas nous qui embauchons les employé·es. » Cette approche purement administrative frustre profondément les citoyen·nes. Catherine Desjardins observe un décalage flagrant entre les valeurs de la communauté et la vision du gouvernement. « C’est des gens qui ont

en charge la gestion des déchets solides. [ ] pour eux, c’est pas une question de communauté, gérer les déchets. C’est pas une question d’humains. »

Elle déplore le fait que le gouvernement n’ait pas pris la peine de consulter l’ancien gestionnaire. « La personne qui a géré ça pendant 30 ans était assis[e] juste en face [des représentants du gouvernement], et ils ne savaient pas qui c’était. [ ] Ils n’ont jamais pris le temps de [la] rencontrer pour comprendre ce qui faisait le succès du site. »

Michel Léger explique que le processus d’appel d’offres prenait en considération l’expérience opérationnelle au Yukon et le respect de normes de qualité strictes.

Malgré ces justifications, les citoyen·nes de Mount Lorne dénoncent un nivellement vers le bas. Ils rapportent que les nouveaux travailleurs manquent cruellement d’expérience, affirmant avoir vu des employé·es manipuler des bacs de recyclage sans gants de protection et jeter des vêtements de la « boutique gratuite » dans le compacteur à déchets.

Le gouvernement promet d’inspecter rigoureusement les lieux et de sévir au besoin.

L’assemblée s’est terminée sur une réflexion audacieuse : et si Mount Lorne réclamait les fonds nécessaires pour gérer elle-même ses propres services, à l’image d’une véritable municipalité? À cette question, Michel Léger répond : « Moi, mon boulot, c’est de gérer 12 sites tant et aussi longtemps que ce sont des sites qui tombent sous mes responsabilités. On va procéder à émettre ces contrats tous les trois ans. Cela étant dit, on a bien compris que l’impact de ces installations est significatif dans ces petites communautés. On le sait, mais c’était un rappel que ce sont plus que des sites où on gère des déchets, ce sont aussi des sites où l’esprit communautaire est très présent et ce sont des lieux de rencontre, ce sont des lieux d’échange », conclut-il en affirmant « qu’on reconnaît qu’avant d’émettre de nouveaux contrats, on doit au moins à la communauté de se présenter à une de ces commissions à l’avance pour être à l’écoute […] et s’assurer que ça rencontre les besoins de de la communauté. » IJL – L’Aurore boréale

La communauté locale s’est mobilisée en grand nombre pour cette réunion publique. La salle était pleine et plusieurs ont parlé d’une « participation record. »
Marie-Claude Nault
Mike Bailey a été en charge de la station de transfert des déchets de Mount Lorne pendant plus de 30 ans.
Marie-Claude Nault

LIGNE ÉDITORIALE

Ménage

La chaleur revient tranquillement sur le Yukon, et, avec elle, une agitation bien connue. Dans quelques semaines, l’école se terminera, marquant la fin d’un cycle pour beaucoup de personnes. Des pages seront tournées : changements de maison, d’école, de quartier ou d’emploi.

Le printemps, c’est la saison où l’on entrevoit déjà les nouveaux chapitres qui s’écriront au cours des prochains mois. Et pour bien se préparer, il est important de bien voir où on en est.

à appliquer aussi pour notre santé physique.

Qu’il s’agisse de sortir notre vélo pour l’inspecter ou en faire la maintenance, de s’élancer sur les routes pour commencer à s’entraîner en vue des courses estivales, ou grâce à une cure « détox », c’est le bon moment pour faire un peu de propre dans notre toute première maison : notre corps.

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Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Avec respect, nous tenons à reconnaître que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du Conseil des Ta’an Kwäch’än.

Journal indépendant, l’Aurore boréale informe, valorise et unit la communauté francophone du Yukon. Ses contenus mettent en lumière les enjeux et les réussites locales. Défenseur de la langue française, de l’inclusion et de la liberté d’expression, il agit comme moteur de dialogue et d’engagement citoyen.

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L’effervescence des sites de ventes d’occasion sur Marketplace est une preuve indéniable : partout au Yukon, on trie, on jette, on garde… Tel·les de petits oiseaux, on se surprend à bâtir, ou rebâtir, des nids confortables pour entamer ce nouveau cycle. Les vêtements d’hiver commencent à être délaissés pour ceux de pluie. (Allons-nous garder ces bottes qui seront trop petites pour cocotte l’an prochain? Cette veste-là n’a pas été portée cette année, devrait-elle aller au free store ?) Tandis que timidement, on regarde la boite des vêtements d’été qui ne demande qu’à être réouverte. Patience… Alors qu’on s’affaire donc au grand ménage du printemps, les fenêtres restent ouvertes plus longtemps, et plus seulement pour quelques minutes d’oxygène. Avec ces rayons de soleil qui entrent, on en profite pour chasser un peu de cette poussière accumulée pendant les longs mois d’hiver. On bouge les meubles, on passe le balai dans les recoins, en métaphore parfois d’une certaine stagnation : le moment est venu de repasser en mode « actif. »

De ce grand tri naissent aussi les ventes de garage, qui pointent déjà le bout de leur nez à l’horizon. Dès le début mai, il y en aura une grande au Centre des Jeux du Canada, puis une multitude le 30 mai, dans Riverdale. Chaque quartier s’organise pour contribuer collectivement à ce grand ménage des beaux jours. Telles les premières fleurs mauves sauvages, ces traditions refont surface, permettant aux objets de passer d’un foyer à un autre. Car oui, qui dit vente de garage dit aussi… aller fouiner chez les autres. Raison de plus pour faire de la place chez soi, si on veut pouvoir accueillir nos futures nouvelles trouvailles!

Et ce grand ménage n’est pas que pour notre foyer d’ailleurs.

Même si, de nos jours, nous vivons moins au rythme des saisons, cet instinct de renouveau est une bonne habitude

Il faut dire qu’en hiver, physiologiquement, nous consommons souvent des aliments plus riches : la viande chassée à l’automne, le poisson pêché à la fin de l’été. Historiquement, le gras, le sucre et le sel étaient des méthodes de conservation essentielles, bien avant les congélateurs. Résultat : au printemps, on se retrouve parfois avec quelques couches de bon enrobage autour de la taille et pas mal de chnoutte à évacuer!

Pas étonnant, donc, que la nature elle-même nous accompagne dans cette transition, en mettant à notre disposition (bon… pas encore tout à fait au Yukon, mais bientôt!) des plantes aux propriétés dépuratives, comme la rhubarbe ou le pissenlit. Et parlant de verdure, petit rappel pour ceux et celles qui aiment le jardinage. Si vous ne l’avez pas fait à l’automne, c’est le bon moment pour donner un petit coup de propre dans votre matériel.

Oui, ménage peut aussi rimer avec jardinage : videz vos pots de l’an dernier, mettez au compost les tiges, feuilles et racines séchées. Désinfectez vos pots et cagettes de semis pour éviter la fonte des cultures. C’est aussi le bon moment pour vous installer une petite station de repiquage. De mon côté, j’utilise trois bacs de plastique : un pour le compost, un pour la terre « recyclée » que j’ai récupérée des pots de l’an passé, et un troisième pour faire mon mélange. Le guide Du jardin à l’assiette , créé par l’AFY il y a quelques années, propose un mélange de tourbe, compost, perlite, terre et quelques amendements pour obtenir un bon mélange de repiquage. On y ajoute de l’eau tiède (comme disait Ingrid Wilcox, experte en jardinage : « les plantes, surtout les jeunes pousses, n’aiment pas avoir les pieds froids »). Et une fois vos pots propres et votre terre prête… il ne vous restera plus qu’à faire le ménage de tout le bazar que vous venez de créer! Parce qu’au fond, le ménage, c’est comme les saisons : tout n’est qu’un éternel recommencement! Bon ménage, bon renouveau… et bonne lecture!

Réduire la demande électrique au Yukon

Le gouvernement du Yukon a tenu, mercredi passé, une conférence de presse pour dévoiler son nouveau programme de réseau fiable (Dependable Grid Program), une initiative de subventions visant à réduire la demande électrique lors des pointes de demandes dues aux pics de froid hivernal.

« Nous prenons des mesures directes pour soutenir le réseau électrique du Yukon et le portefeuille des Yukonnais·es », a déclaré Ted Laking, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources. En offrant des subventions pour inciter la population à remplacer le chauffage électrique par du bois, du mazout ou du propane, le territoire espère « réduire jusqu’à 3,26 mégawatts la demande de pointe hivernale. »

Un retour vers les énergies fossiles

Cette annonce n’a pas manqué de faire réagir. Lors de la conférence de presse, une journaliste a demandé : n’est-ce pas un retour en arrière que de pousser la population vers les énergies fossiles, alors que les changements climatiques réchauffent le territoire deux à trois fois plus vite que le reste du pays?

« Ce n’est pas une situation idéale », a admis Ted Laking. Néanmoins, le gouvernement a déclaré avoir créé ce programme dans le but de proposer « une action décisive », justifiée par les limites des énergies renouvelables en plein hiver. Lors d’une récente vague de froid, « le solaire fonctionnait à 0 % de sa capacité et l’éolien à 14 % », a expliqué le ministre. À une question posée concernant d’éventuelles subventions pour des énergies propres, Émile St-Pierre, responsable des programmes énergétiques de la Direction de l’énergie, a expliqué que les subventions annoncées ne concernent pas les énergies renouvelables. « Nous nous concentrons sur le déplacement de la charge électrique ». Par ailleurs, le fait que les subventions actuelles soient plafonnées à 50 % des coûts de remplacement a été questionné. En réponse, il a été précisé que le gouvernement fédéral pourrait proposer également des subven-

tions complémentaires.

Ces subventions sont une réponse « d’urgence », et le gouvernement a indiqué que l’intégration d’autres sources d’énergie fera plutôt l’objet d’un futur plan énergétique hivernal fiable échelonné sur les dix prochaines années.

Une économie pour les foyers

Les représentants du gouvernement ont insisté sur l’avantage financier pour les foyers du Yukon.

En offrant des remises financières, le territoire encourage les propriétaires à délaisser le chauffage électrique de base au profit de systèmes hybrides ou à combustible à bois, propane ou mazout, tout en intégrant des technologies de contrôle intelligentes pour la recharge des véhicules électriques et le chauffage de l’eau.

L’objectif du ministère est de stabiliser l’infrastructure énergé -

Préparation au dégel printanier

Retirez la neige dans un périmètre de 1 à 1,5 mètre (3 à 5 pieds) des fondations de votre maison.

Retirez les débris accumulés dans les gouttières, les descentes d’eaux pluviales et les drains.

Placez les tuyaux de vos gouttières de sorte que l’eau s’écoule loin de la maison.

Vérifiez le bon fonctionnement des pompes d’assèchement et des détecteurs d’eau.

Installez des barrières anti-inondation pour les biens près du sol qui ne peuvent pas être déplacés.

Après un hiver marqué par de fortes chutes de neige dans certaines parties du territoire, il est recommandé de préparer votre propriété avant la fonte printanière.

Infos : yukon.ca/fr/situations-durgence-et-securite

tique tout en améliorant l’abordabilité pour les ménages. Grâce à une diversification des sources de chaleur, et une efficacité accrue des nouvelles constructions, il prévoit des économies directes sur les dépenses énergétiques des ménages.

« Les habitants du Yukon qui recherchent la solution de chauffage la plus efficace et économique peuvent opter pour un système de chauffage bicombustible, tel que ceux comportant une pompe à chaleur et une source de chaleur d’appoint non électrique, plutôt que pour leurs plinthes électriques ou leur fournaise électrique actuelles. Cela permet d’économiser jusqu’à 1 900 $ par année pour un ménage type. » Selon une comparaison issue d’une recherche en ligne, pour une famille de quatre personnes, la facture mensuelle pour le chauffage de l’eau au propane est estimée à 70 $, contre 85 $ pour l’électricité, au Yukon.

Le gouvernement encourage l’installation de solutions de chauffages secondaires non électriques, mais aussi le changement complet de la source de chauffage principal. Si le retour vers des solutions de chauffage fossiles ou au bois peut sembler être un recul climatique, le territoire affirme qu’il s’agit d’un compromis temporaire, mais incontournable, issu des limites critiques du réseau électrique actuel.

IJL – L’Aurore boréale

Surélevez les électroménagers sur des blocs de bois ou de ciment.

Vérifiez que rien ne bloque les drains.

Rangez les objets de valeur et les documents importants dans des contenants étanches ou à des endroits surélevés.

Vérifiez si votre assurance habitation vous protège contre les inondations. Les protections contre les refoulements d’égouts et les inondations de surface ou d’eau souterraine sont généralement des avenants qui s’ajoutent à la prime d’assurance.

L’installation d’un poêle à bois comme source de chauffage secondaire pourrait être admissible pour une remise financière.
Maryne Dumaine

« Peu de marge de manœuvre » pour la saison des inondations

L’importante accumulation de neige cette année au Yukon laisse présager une saison des inondations avec « peu de marge de manœuvre », selon Benoît Turcotte, professeur d’hydrologie à l’Université du Yukon.

Au moment d’écrire ces lignes, le risque de crues printanières était plus élevé pour les communautés de Teslin, Carmacks, Upper Liard, la vallée du Klondike et Ross River, selon le ministère de l’Environnement. Les informations en date du 1er avril indiquent que dix des onze bassins versants du Yukon présentent une accumulation de neige supérieure ou bien supérieure à la normale.

En fait, cette année au Yukon, il est plus facile de nommer les endroits où le risque d’inondations est moindre que l’inverse, souligne le professeur Benoît Turcotte. « À partir de maintenant, on ne veut pas de pluie, des journées sèches et venteuses et un gel la nuit », explique-t-il. Si le chercheur s’attend à des débordements ce printemps ou cet été, ça ne veut pas dire que ceux-ci mèneront à des inondations coûteuses. « Pour le risque d’inondations en termes de dommages, je regarde du côté de Whitehorse », précise M. Turcotte.

Une situation plus critique à Whitehorse

Des records météorologiques ont été battus tout l’hiver au Yukon, et le printemps s’est amorcé dans la même veine. Plusieurs endroits au territoire ont enregistré leur

température du mois de mars la plus basse depuis que de telles données sont comptabilisées. Pendant ce mois, Whitehorse a également reçu environ trois fois plus de précipitations que la normale mensuelle, selon le Bulletin des relevés nivométriques et des prévisions du gouvernement du Yukon.

Avec un record de neige au sol et une fonte retardée, Benoît Turcotte est particulièrement inquiet pour la capitale yukonnaise. « La situation est plus critique que dans les années passées pour la vallée de Whitehorse », mentionne-t-il, en ajoutant que les cycles de gel et de dégel peuvent causer des problèmes, notamment en bloquant les gouttières. Il recommande aux propriétaires de surveiller leurs

gouttières et de porter une attention particulière au trajet que parcourt l’eau lorsqu’elle ruisselle, pour pouvoir agir en conséquence.

Selon le gouvernement du Yukon, la débâcle du fleuve Yukon pourrait avoir lieu plus tard en raison du temps froid. Cependant, si le temps change rapidement et les températures chaudes s’enchaînent, cela pourrait faire augmenter le risque d’embâcles, soit des débordements causés par l’accumulation de blocs de glace qui forment un obstacle à l’écoulement de l’eau.

Des communautés à surveiller de près

À Teslin et à Carmacks, Benoît Turcotte indique que le risque

d’une inondation en eau libre, soit l’augmentation significative du ruissellement au-delà de la capacité d’évacuation d’une rivière, est plus important qu’à l’habitude. « En regardant les chiffres, on s’est rendu compte que le débit à Carmacks est vraiment bien corrélé avec le niveau d’eau du lac Teslin », relate le chercheur. Le bassin versant de Teslin n’ayant pas énormément d’altitude, la neige est susceptible de fondre rapidement. « On n’est pas à l’abri d’une fonte rapide, avec pluie », ajoute M. Turcotte. Selon le chercheur, il est encore possible d’éviter les inondations dans ce secteur. Rappelons que Teslin a subi des inondations importantes en 2021 et en 2022.

Quant à la rivière Klondike, les données du ministère de l’Environnement indiquent que le manteau neigeux et le débit supérieur à la normale pourraient entraîner des crues printanières plus importantes

cette année. « C’est une rivière qui peut réagir très rapidement à cause des pentes », soulève Benoît Turcotte, avant d’ajouter que tant le volume d’eau que la formation d’embâcles peuvent entraîner la montée des eaux à cet endroit. Ce dernier est surtout inquiet pour la communauté de Rock Creek, située à 20 km à l’est de Dawson, établie sur une plaine inondable. Il explique toutefois que le risque d’inondations causant des dommages à Dawson est normalement plutôt bas. Les données du site sur les inondations du gouvernement du Yukon sont mises à jour chaque semaine. La version française est disponible quelques jours après la publication de la version anglaise. Des informations sur les mesures à prendre avant une inondation pour protéger les habitations y sont également partagées.

IJL – L’Aurore boréale

Benoît Turcotte, professeur d’hydrologie à l’Université du Yukon, est au territoire depuis huit ans. Selon
risque
occupant cette année.
Laurie Trottier

Un printemps tardif pour les cygnes

Chaque année, l’arrivée des cygnes sur le lac Marsh annonce le début du printemps pour le Yukon. L’hiver 2026 a été particulièrement long, ce qui a des conséquences sur la migration des cygnes. L’activité humaine, aussi, peut avoir un impact sur leurs capacités à reprendre des forces lors de cette escale.

ateliers artistiques, des partages de ressources et de l’information.

La population des cygnes qui migrent par le Yukon est composée en majorité de cygnes trompettes, mais aussi de cygnes siffleurs. Les premiers établissent leur quartier d’hiver en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington. Les cygnes siffleurs, eux, préfèrent le climat plus ensoleillé de la Californie ou de la Caroline du Nord, aux États-Unis. Mais, dès que les températures commencent à se réchauffer, tous mettent le cap au Nord. Discernables par la tonalité de leur cri, ces imposants oiseaux apprécient les plantes aquatiques qui poussent dans les eaux du lac Marsh, un de leurs lieux d’escales favoris au Yukon durant leur long voyage.

Situé sur la baie M’Clintock du lac Marsh, le Centre d’interprétation du Havre des cygnes accueille chaque année, du 1er au 30 avril, les personnes qui souhaitent admirer les cygnes lors de leur courte pause bien méritée sur le trajet qui les mènent à leur lieu de nidification. De nombreux événements sont alors organisés autour de l’arrivée de ces oiseaux, avec notamment des

Pour Carrie McClelland, biologiste travaillant pour le Programme d’observation de la faune et de la flore au gouvernement du Yukon, cela encourage la population à venir célébrer l’arrivée des cygnes.

« Cette année, il y a eu un peu moins de monde, surtout dû au froid et au temps nuageux. Mais, dès qu’il fait beau, plusieurs centaines de personnes viennent voir les cygnes. Pendant les fins de semaine, le Centre d’interprétation peut accueillir jusqu’à 800 personnes lorsque des activités à destination des familles ont lieu. »

Une migration importante et fragile

Carrie McClelland souligne l’importance du lac Marsh pour la migration des cygnes. En effet, à cette période de l’année, seuls cinq endroits au Yukon disposent d’une surface d’eau libre suffisante pour permettre aux oiseaux de se reposer et surtout de s’alimenter. Leur arrivée attirant bon nombre de visiteurs, il faut donc agir de façon prudente pour ne pas

Comment différencier un cygne trompette d’un cygne siffleur?

On compte deux espèces sauvages de cygnes en Amérique du Nord : le cygne siffleur et le cygne trompette, dont les populations respectives sont de 140 000 et 16 000 oiseaux. Il existe une autre espèce, le cygne tuberculé. Il a été importé d’Europe et d’Asie pour décorer les jardins publics, les parcs et les zoos. Il est depuis devenu sauvage dans certaines régions. Le cygne siffleur est le plus commun des trois espèces de cygnes qu’on trouve au Canada.

Le cygne trompette est le plus grand oiseau des trois espèces.

Ce sont leurs cris qui permettent le mieux de distinguer le cygne trompette du cygne siffleur. Le cygne trompette émet un son rauque et vibrant, semblable à une trompette. Le son du cygne siffleur est plus doux et mélodieux.

Les cygnes siffleurs sont plus petits que les cygnes trompettes. Les jeunes animaux ont la base du bec rose, contrairement aux jeunes cygnes trompettes, qui ont la base du bec foncée.

La lecture simple est présentée en collaboration avec le service Formation de l’Association franco-yukonnaise.

déranger les cygnes ou les autres oiseaux. « On voit que les canots et les planches refont leur apparition! C’est bien normal, les Yukonaises et les Yukonais veulent profiter du printemps », dit Mme McClelland. « Mais si les cygnes sont dérangés par les humains ou par des animaux de compagnie, alors ils vont s’envoler, ce qui leur fait gâcher une énergie précieuse. » C’est particulièrement vrai cette année, car avec un printemps frais, la glace est toujours bien présente sur les lacs. Jim Hawkings est un biologiste à la retraite, spécialisé dans les cygnes et membre de l’Association des cygnes trompettes. Il souligne que cette année, les cygnes pourraient avoir plus de difficultés à se nourrir. « Ils sont tous regroupés dans un espace plus petit, donc la compétition est plus rude! » Il

encourage également la prudence lors de l’observation des cygnes et de la tenue d’activités aquatiques proches de leurs escales. « Les cygnes qui se posent vers Swan Haven sont habitués à la présence

des humains, mais si vous voyez leurs têtes se dresser, peut-être êtes-vous un peu trop proche. » Il faut alors tout simplement les admirer d’un peu plus loin, pour garantir leur bien-être.

Risque au niveau de l’escarpement : la Ville se prépare

La Ville de Whitehorse prend des mesures pour gérer les impacts de la fonte des neiges sur l’escarpement du centre-ville, notamment le long de Robert Service Way. Avec des chutes de neige record cet hiver, le risque de glissements de terrain est accru pendant la saison de la fonte des neiges.

Communiqué de la ville de Whitehorse

La Ville surveille activement l’escarpement et a renforcé son programme de surveillance pour 2026. Fin mars, des inspections géotechniques ont débuté le long de l’escarpement et le scanner de pente de la Ville a été réinstallé et remis en service. De nouveaux capteurs GPS ont été installés à des endroits stratégiques de l’escarpement afin de faciliter la détection des mouvements. Par ailleurs, la Ville collabore avec des experts techniques pour effectuer des inspections régulières, des relevés par drone et d’autres méthodes d’observation afin de surveiller l’escarpement en priorisant la sécurité publique.

La Ville a également installé de nouvelles barrières de contrôle de la circulation au sud du rondpoint situé à l’intersection de la 4e Avenue et de Robert Service Way, ainsi qu’entre le stationnement du

sentier Millennium et l’entrée du terrain de camping Robert Service. Ces barrières serviront à bloquer l’accès aux véhicules en cas de risque élevé de glissement de terrain ou d’urgence, afin d’assurer la sécurité des résidents. Les résidents du centre-ville, dans les zones à risque élevé et modéré le long de l’escarpement, ainsi que ceux qui se déplacent ou pratiquent des activités de loisirs dans la région, doivent être conscients du risque accru de glissements de terrain et prévoir un plan en cas d’activité dans le secteur. La Ville continuera de diffuser de l’information afin de tenir les résidents au courant au cours des prochaines semaines. Pour plus d’information sur le plan concernant l’escarpement en 2026, veuillez consulter le site EngageWhitehorse. ca/Escarpment-2026

Maryne Dumaine
Nina Brandelik
Il est possible d’observer les cygnes à divers endroits au Yukon. On en voit ici quelquesuns, regroupés proches du pont de Tagish, un endroit idéal pour l’observation sans déranger les oiseaux.
Maryne Dumaine

Prévenir les chutes : l’affaire de tous et toutes

Le 31 mars dernier, le service Personnes aînées de l’Association franco-yukonnaise (AFY) a organisé un atelier pour aider les personnes aînées francophones à explorer des stratégies concrètes pour éviter les chutes.

Angélique Bernard

Animée par Lorijane ÉmondQuéméré, une ergothérapeute qui vit à Whitehorse depuis 2018, cette activité a répondu à un besoin de la communauté.

Mieux comprendre ses nouvelles réalités

Selon Géraldine Debuysscher, gestionnaire du service des Personnes aînées à l’AFY, « il est essentiel pour nous de proposer des ateliers et des espaces de partage sécuritaires en français, afin que les personnes de 50 ans et plus se sentent confortables de

venir avec leurs vulnérabilités et leurs questionnements face aux changements qu’elles peuvent vivre au quotidien. » Patricia Brennan, l’une des participantes, estime « qu’avec le vieillissement, il est important de conserver les techniques en cas de chutes. Plus tu vieillis, plus tu es sujet aux chutes et il faut se rappeler qu’il y a des changements subtils qui se passent dans le corps. Tu te rends compte, un moment donné, que tu n’as plus le même équilibre qu’avant ». Elle a suivi le cours pour apprendre des petits trucs et des astuces pour faire en sorte qu’elle puisse se débrouiller au minimum si elle tombait dans sa maison.

Adopter des habitudes de vie favorables

● Rester actif et active chaque jour. Faire des exercices de renforcement musculaire et d’équilibre.

● Maintenir une alimentation régulière et suffisante.

● Être à l’écoute de son niveau d’énergie et se donner des occasions de repos.

● Être conscient·e de sa consommation d’alcool, de drogues et de médicaments.

● Parler des effets secondaires de ses médicaments avec un·e pharmacien·ne

● Faire vérifier sa vision et son audition régulièrement.

● Prévenir les envies urgentes.

Rendre l’environnement sécuritaire

● Garder son téléphone ou un bouton d’alarme sur soi, surtout lorsqu’on est seul·e.

● Porter des souliers fermés et antidérapants.

● Porter des crampons à l’extérieur en hiver et ne pas oublier de les enlever à l’intérieur.

● Utiliser une aide à la marche.

● Utiliser un sac à dos pour transporter des objets et garder les mains libres.

● Garder les objets utilisés fréquemment à portée de main, pour éviter de sauter ou de s’étirer pour attraper des objets.

● Dégager les passages pour éviter de trébucher.

● Fermer complètement les tiroirs et les portes d’armoires.

● Assurer un éclairage suffisant pour bien voir.

● Utiliser les rampes dans les escaliers.

● Fixer ou retirer les tapis.

● Essuyer rapidement les surfaces mouillées.

● Installer des barres d’appui antidérapantes et un banc de douche dans la salle de bain.

Adapter les activités

● Demander de l’aide au besoin.

● Prendre son temps pour accomplir les tâches.

● Planifier ses activités selon son niveau d’énergie.

● Alterner les périodes d’activité et de repos.

● Prendre des pauses régulièrement.

● S’asseoir lorsque possible.

● Éviter de se dépêcher, surtout lors des transitions (ex. : répondre au téléphone).

● Se lever lentement pour prévenir les étourdissements.

La prévalence des chutes

Selon le Rapport de 2024 sur la santé au Yukon, « les blessures ont été à la source de 18 % des consultations aux urgences – un pourcentage supérieur à la moyenne canadienne ». Ce rapport, publié à la fin du mois dernier, a dévoilé également que pour presque tous les groupes d’âge, ce sont les chutes qui sont la cause principale des visites à l’urgence et des hospitalisations. De 2015 à 2024, les blessures liées aux chutes ont représenté 33 % des visites aux urgences pour blessures au Yukon. « Plus on vieillit, plus les conséquences d’une chute peuvent être graves. Souvent, quand les personnes tombent, elles paniquent. Elles veulent se relever vite. C’est correct de ne pas essayer de relever quelqu’un pour ne pas la blesser ou se blesser soi-même. On peut appeler le 911 », rappelle Lorijane Émond-Quéméré.

Des données de la Direction régionale de santé publique de Montréal parues en 2026, révèlent que, chaque année, chez les 65 ans et plus, une personne sur trois fait une chute et, à partir de 85 ans, c’est une personne sur deux. Parmi

se dépêchent, ils risquent plus de tomber. « Les risques de chute sont plus élevés dans le bain. Les tapis causent beaucoup de chutes et les gens ont tendance à moins lever les pieds en vieillissant », ajoute-t-elle.

Outiller les personnes aînées francophones

Lors de l’atelier, les personnes présentes ont pu apprendre comment se relever en situation de chutes

fesses, se pencher légèrement vers l’avant pour plus de stabilité, et faire de petits pas en gardant les pieds écartés en « V ».

L’ergothérapeute ajoute que « les personnes peuvent adopter des habitudes de vie favorables, rendre l’environnement sécuritaire et adapter les activités. Il est aussi important de savoir comment se relever après une chute. » Mme Émond-Quéméré termine en rappelant que certaines des stratégies concrètes pour prévenir les chutes peuvent convenir mieux que d’autres, selon les personnes, et qu’il est important de consulter un·e professionnel·le de la santé pour obtenir des conseils adaptés

Faites-vous partie d’un organisme à but non lucratif du Yukon? Inscrivez-vous à la campagne de nettoyage printanier. Les groupes à but non lucratif admissibles peuvent s’inscrire pour nettoyer les bords de route et recevoir 300 $

Il y a des tronçons à nettoyer partout au Yukon et les secteurs seront attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi… alors ne tardez pas!

Date limite : 1ᵉʳ mai

Inscription Yukon.ca/fr/nettoyage-printanier Ramassez

Patricia Brennan, debout, a participé à l’atelier sur la prévention des chutes et a appris des techniques sur les façons de se relever d’une chute de façon sécuritaire.
Angélique Bernard

Journée du cinéma

canadien : le 7e art à l’honneur

Le 15 avril dernier, la Journée du cinéma canadien a rassemblé les cinéphiles du Yukon à Whitehorse autour d’une programmation variée. Films locaux, œuvres classiques et cinéma grand public ont été projetés, mettant en lumière la diversité et la richesse du cinéma canadien.

La semaine passée, les salles du Yukon Theatre se sont animées à l’occasion de l’édition 2026 de la Journée du cinéma canadien. Organisé d’un bout à l’autre du pays, et même à l’international, l’événement invite chaque année le public à découvrir gratuitement des œuvres cinématographiques canadiennes. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de rendre le cinéma plus accessible et de le faire découvrir au plus grand nombre de personnes.

Événement national et bilingue, la Journée du cinéma

canadien permet à chacun de vivre une expérience culturelle dans la langue de son choix. Au Yukon, elle prend également tout son sens en contribuant à la valorisation des communautés locales et de leur diversité culturelle.

Une programmation pensée pour tous les publics

À Whitehorse, la Yukon Film Society a misé sur une sélection de trois films aux styles volontairement contrastés. L’objectif est de proposer une programmation suffi -

Des liens qui font la différence

Gratuit • En français • Pour les 50 ans et plus

Visites d’amitié, appels chaleureux, petits coups de main?

Le Service de soutien à domicile de l’AFY offre un appui gratuit, personnalisé et en français, aux personnes de 50 ans et plus. Grâce à des bénévoles formés Nav-CARE, restez en forme, entouré et dans votre cocon.

Contactez-nous pour en bénéficier: adomicile.afy.ca  adomicile@afy.ca

867-335-2660

samment variée pour rejoindre un public large.

« Nous voulions offrir un choix de films assez diversifié pour que chacun puisse s’y retrouver », explique Sébastien Lapres, coordonnateur des programmes et des opérations à la Yukon Film Society.

« Nous avons donc opté pour un film local, un classique et un film plus léger et moderne. »

Le film Camera Trap, accompagné d’un court métrage, a été choisi afin de mettre en valeur le territoire du Yukon et ses réalités. Pour la section classique, le comité a retenu Léolo, une œuvre bilingue tournée en anglais et en français, qui reflète l’identité canadienne. Enfin, pour

1 2 3 4

et attirer un public plus jeune, le film Youngblood, consacré au hockey et sorti en mars 2026, figurait également à la programmation.

Une semaine avant l’événement, Sébastien Lapres soulignait l’importance de cette initiative.

« Nous espérons accueillir un maximum de Yukonnais. En plus, le public pourra profiter de tout nouveaux sièges au cinéma! C’est toujours un franc succès : le public yukonnais est très fier de ce lieu emblématique et nous recevons un soutien remarquable pour la culture. » Il rappelle toutefois que sans financement, « un événement d’une telle envergure ne pourrait tout simplement pas exister. »

Accueil et soutien à l’établissement Services gratuits

Un rayonnement qui dépasse les frontières

La Journée du cinéma canadien ne se limite pas au territoire yukonnais ni même au Canada. Chaque année, des projections sont organisées aux quatre coins du monde, contribuant au rayonnement international du cinéma canadien et à la découverte de sa diversité.

L’événement permet également de promouvoir le bilinguisme au Canada, en offrant un accès à des œuvres cinématographiques en français. Dans un contexte minoritaire comme celui du Yukon, ces occasions demeurent cruciales pour soutenir la visibilité et la transmission de la culture francophone, tout comme celles des cultures autochtones.

Parmi les œuvres mises en avant et particulièrement récompensées à l’international qui figurent au palmarès des films canadiens Atanarjuat : The Fast Runner, film emblématique nunavutoix de Zacharias Kunuk, ou encore C.R.A.Z.Y., film québécois du réalisateur Jean-Marc Vallée.

Erratum

Voici la bonne biographique qui aurait dû accompagner le texte de Sébastienne Guyot dans l’article des As de l’info, dans l’édition du 26 mars.

Sébastienne Guyot : 1896 -1941

Diplômée d’une prestigieuse école d’ingénierie de Paris, elle devient ingénieure d’aérodynamique. Passionnée d’aviation, elle décide d’apprendre à piloter, ce qui est rare pour une femme à cette époque. Également grande sportive, elle a été championne de France en cross-country. Elle a même participé aux Jeux olympiques de 1928.

Kahina Chouiter
Le Yukon Theatre, cinéma emblématique de Whitehorse, est géré par la Yukon Film Society.
Kahina Choutier

Une nouvelle murale dans l’atrium du CSSC Mercier

Depuis le 12 avril, une nouvelle œuvre d’art orne un des murs de l’atrium du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier. Émeraude Dallaire, artiste visuelle, a été la leadeure du projet, réalisé avec des élèves du secondaire.

Angélique Bernard

Le projet a commencé à l’automne 2025 quand Dakota Bernard, intervenante culturelle et communautaire au CSSC Mercier, a communiqué avec Émeraude Dallaire, une artiste franco-yukonnaise qui a étudié dans le système scolaire en français au Yukon.

Processus artistique

Émeraude Dallaire a ensuite regroupé une quinzaine de jeunes de la 7e à la 12e année pour faire des sessions de remue-méninges.

« Les jeunes m’ont donné plein de mots et de concepts et le lynx est revenu souvent, donc il y allait avoir un lynx quelque part! À partir de ça et des dimensions et un peu

Pouvez-vous trouver certains des éléments de la murale?

Un livre et des pages – en référence à l’apprentissage

Une tente – qui représente les activités de plein air

les couleurs de l’école, j’ai créé un design, je l’ai envoyé à Dakota et quelques jeunes l’ont revu et ont donné du feedback », explique l’artiste. Avec sa formation en graphisme, elle a été capable de trouver comment intégrer tous les concepts proposés par les élèves dans l’image finale. On y voit par exemple un pinceau, une tente, des montagnes, un livre ouvert et des aurores. Chaque élément a une signification bien particulière pour l’école et ses élèves. Avant la fin de semaine de peinture, l’esquisse a été tracée au crayon, en utilisant un casque de réalité virtuelle. « C’est une technique beaucoup utilisées par les artistes qui font des murales », a expliqué l’artiste. Le samedi et le dimanche, Émeraude et les jeunes ont effacé le tracé et ont peint la murale en utilisant de l’acrylique. C’est la première fois qu’Émeraude créait une murale. « J’étais un petit peu inquiète sur le fait de ne pas micro-manager les élèves. Je suis contente du résultat et j’espère avoir la chance de faire d’autres murales, parce que j’ai vraiment aimé le processus et c’était le fun de le faire avec les jeunes et pas juste seule. »

Les fleurs – très présentes autour de l’école

Un pinceau – pour représenter les arts

Les montagnes du Yukon

L’été et l’hiver

Les aurores boréales

Les couleurs de la francophonie

La lumière et l’obscurité

je voulais participer ici aussi ».

Elle a été approchée par Dakota Bernard pour faire partie du projet. « C’était amusant de le faire avec des ami·es que je connaissais. C’était intéressant aussi de faire un dessin de quelqu’un d’autre et de le voir [prendre vie] sans vraiment savoir ce que le résultat allait être ». Elle espère que les gens vont voir que la murale donne de la vie à l’école.

Participation des élèves

Leah Cramond, élève de 10e année et elle aussi artiste visuelle, a contribué au projet. Lors de sa participation au programme CHAOS à la rue Wood, elle a fait une murale sur la porte de la salle d’équipement. « J’ai aimé ça, alors

Genèse du projet

Dakota Bernard pensait à un projet de ce genre depuis plusieurs années. Elle avait reçu des commentaires comme quoi l’atrium était un peu triste et qu’il manquait de vie. Elle a fait une demande au programme de

microsubvention Passep’ART, grâce à un partenariat avec l’Association franco-y ukonnaise. Ce programme, qui convie l’art, la culture et le patrimoine dans les écoles, a permis de rémunérer l’artiste. « L’idée m’est venue parce qu’on met souvent les sports de l’avant et j’ai pensé qu’il est aussi important de mettre de l’avant les arts dans l’école comme facteur d’identité culturelle. J’espère que quand les gens vont entrer au CSSC Mercier, ils vont voir qu’ont fait plein de choses à l’école », explique l’intervenante culturelle et communautaire.

Une activité portant sur la murale est prévue lors de la journée Mercier en fête le 23 mai prochain.

IJL – L’Aurore boréale

Émeraude Dallaire et Dakota Bernard ont travaillé ensemble, tout en impliquant une quinzaine d’élèves, pour conceptualiser l’œuvre.
Maryne Dumaine
Chaque élément de cette murale représente des concepts qui ont été suggérés par des élèves, lors d’une heure de remue-méninges. L’équipe souhaite que l’œuvre soit fidèle à ce que les élèves ont en tête en pensant à leur école.

10 JOURS SANS ÉCRAN

Conférence aux parents

De la maternelle 4 ans à la 6ᵉ année

Lundi 27 avril

18 h 30 à 20 h, CSSC Mercier

Collation et prix de présence

Inscription sur Eventbrite

Détails : https://eet csfy ca/conference

Invitation aux parents de la maternelle au secondaire

Présentation du programme de f rançais langue première

Évaluations, résultats, construction identitaire, etc

Mardi 5 mai

18 h 30 à 19 h 30

CSSC Mercier ou vir tuellement

La CSFY est f ière d’accueillir le Réseau national de l’autisme pour sa consul tation communautaire

Lundi 4 mai

13 h 30 à 15 h 30

Bureaux de la CSFY, 478 Range Road

Partagez vos expériences pour aider à orienter la stratégie pour l’autisme au Canada

L’École Nomade vous suit!

À la maison, partout au Yukon, ou lors de vos voyages de plus de 3 mois.

Les inscriptions pour la prochaine année scolaire sont acceptées jusqu’au 15 mai.

Pour s’inscrire : https: //nomade csfy ca/

Renseignements : ecole.nomade@yukon.ca

Inscription : daniel blais@yukon ca

Inscription avec ce code QR

Autochtones et francophones : le dialogue avant toute chose

L’artiste métisse Geneviève Pelletier a livré une réflexion intime sur l’identité et les langues, ainsi que sur ses engagements artistiques et politiques lors d’une conférence à l’Université d’Ottawa, le 27 mars. Son leitmotiv : le dialogue.

Camille Langlade

« La flamme politique qu’il y a à l’intérieur de moi, ça fait juste partie de mon ADN. »

L’artiste métisse Geneviève Pelletier, ancienne directrice artistique du Théâtre Cercle Molière à Winnipeg, au Manitoba, a participé à la conférence « Quand francophonie et autochtonie font bon ménage », coorganisée par le Centre de recherche sur les francophonies canadiennes (CRCCF).

L’occasion était bonne pour elle de revenir sur son héritage et l’identité métisse. « Les Métis, c’est un peuple politique, qui s’est affirmé haut et fort depuis les années 1700, quand les premières rencontres se sont faites entre –on va dire – la femme autochtone et l’homme européen, et a créé cette nation. »

« Il y a toujours eu une volonté d’affirmer des droits […], de vouloir trouver un lieu de rencontre entre nous, les gens qui sont issus de plusieurs nations. Parce qu’on pourrait dire que quelqu’un qui est métis peut être anishinaabe, cri, dakota, francophone, peut avoir de l’anglophonie; c’est un peu les mélanges qui se sont continués à travers les siècles. »

Des communautés en mutation

Cette revendication politique, Geneviève Pelletier l’a notamment trouvée dans le théâtre, en proposant des pièces originales et multiculturelles.

« La communauté francophone au Manitoba est en changement de façon assez exponentielle […] et je pense que c’est comme ça à travers beaucoup d’autres communautés francophones au pays », dit-elle.

L’ancienne directrice artistique cite le Festival Noir et Fier, présenté par le Théâtre Cercle Molière, qui a permis à la compagnie de renouveler sa programmation, et son public.

« C’est à l’intérieur de ce type de travail là, où les gens de la communauté peuvent venir se voir, voir ce qu’ils sont devenus, mais aussi contribuer de façon active à ce qu’on va devenir. Pour moi, c’était devenu impératif que les communautés qui venaient de partout au monde pour s’installer à Winnipeg, dans cette francophonie, trouvent une place et que nous soyons aussi à la rencontre. »

« Dans les écoles francophones aujourd’hui, on est à 60-70 % de

Marie-Josée Vendette

Geneviève Pelletier est une créatrice et metteuse en scène métisse. Elle a assumé la direction artistique et générale du Théâtre Cercle Molière, de Winnipeg au Manitoba, de 2012 à 2025.

jeunes qui sont issus de l’immigration. Ce sont les publics de demain. Ce sont les acteurs de demain. » Selon elle, il faut aller au-delà de la dichotomie être ou ne pas être francophone. « Tout le monde qui parle français est Franco-M anitobain. Donc, comment est-ce qu’on arrive à trouver ces liens, tisser ces liens, faire en sorte qu’on devienne autant influencé des empreintes des gens qui viennent d’ailleurs que de faire en sorte que ces gens-là puissent être sur la scène? »

C’est pourquoi elle s’est efforcée de proposer des spectacles où plusieurs cultures se mêlent et dialoguent, autour du français.

« Les valeurs autochtones, les valeurs métisses que je promul -

Qui sont les Métis?

gue ou que je tente d’incarner au quotidien font partie de pourquoi l’international est devenu intéressant et important. » Elle prend l’exemple du projet L’Armoire, réalisé en collaboration entre le Théâtre Cercle Molière, la Compagnie du Jour, en France, et L’Aparté, au Maroc.

Langues autochtones, anglaise et française

Quant à la façon de naviguer à travers différentes identités, où se mêlent autochtonie et héritage colonial, Geneviève Pelletier appelle au dialogue et à la déhiérarchisation.

« C’est une question qui est glissante un peu parce que les deux langues, le français et l’anglais, ce sont deux langues coloniales. Ce sont deux langues qui se sont immiscées sur des territoires où les gens ne parlaient aucunement ces langues. Il y avait des milliers de langues qui se propageaient sur ces territoires. »

Et l’artiste d’ajouter : « Je n’ai pas une relation antipathique avec l’anglophonie. Pour moi, elle fait partie de qui je suis aussi. » Elle qualifie son rapport aux langues de « fluide. On ne peut pas dire qu’il y a l’anglais et le français et les langues autochtones.

Comment est-ce qu’on arrive à, dans tout contexte, soulever ou déhiérarchiser, décoloniser, pour faire en sorte que ces langues-là puissent se rencontrer de façon circulaire. »

Elle admet la tension, historique, entre l’anglais et le français, mais elle trouve cela fatigant. « Est-ce qu’on peut juste discuter entre nous et se dire les vraies choses dans le sens où, oui, on est bilingue, mais on a

La Constitution canadienne de 1982 reconnait trois peuples autochtones : les Premières Nations, les Inuit et les Métis.

L’identité métisse va bien au-delà d’une simple ascendance mixte autochtone et européenne. Les Métis forment un peuple distinct, doté de leur propre langue, le michif, de leur propre culture et de revendications territoriales qui leur sont propres.

Bien que la nation métisse soit historiquement ancrée dans la vallée de la rivière Rouge et les Prairies, elle est présente partout au Canada.

Leurs origines remontent au XVIIIe siècle, dans la région des Grands Lacs, où des commerçants de fourrures français ont fondé des familles avec des femmes autochtones.

Source : L’Encyclopédie canadienne

aussi enseveli des gens et leur langue pendant des centenaires de temps? Essayons de retrouver un peu l’empathie que l’on a tous l’un et l’autre autour de cette conversation. » « Le dialogue, il peut être difficile parce qu’il y a des perspectives où toi et moi, on voit les

choses différemment parce qu’on a vécu des choses différemment. On a acquis des choses différentes. Notre bagage est autre. Donc, quelque part, c’est de ne pas avoir peur d’être dans ce malaise, l’inconfort, le bonheur de l’inconfort. »

IJL– Francopresse

6 MAI

18 H À 19 H 30

CENTRE DE LA FRANCOPHONIE SPÉCIAL ÉTÉ

Soutien au recrutement avec IRCC pour

les employeuses et les employeurs

Recruitment Support for Employers with IRCC

6 mai En ligne

12 h à 13 h

session en français

13 h à 14 h

session en anglais

Gratuit / Inscription obligatoire

Le Canada renforce la surveillance de son espace aérien dans l’Arctique

La surveillance de l’espace aérien demeure un point crucial lorsqu’il est question de la défense de l’Arctique. Le projet Crossbow vise à renforcer les capacités de renseignement, de surveillance et de reconnaissance dans l’Arctique, en mettant en avant les efforts de collaboration avec les forces américaines.

Nelly Guidici

Lors du Sommet sur la sécurité en Arctique qui s’est tenu du 23 au 25 février 2026 à Whitehorse, le domaine de la surveillance militaire a été abordé, notamment les efforts de surveillance de l’espace aérien canadien dans le cadre du

cout de 38,6 milliards sur 20 ans, avait alors été lancé.

Crossbow est un réseau complémentaire de capteurs dotés de capacités classifiées, répartis dans tout le Nord canadien, servant de couche supplémentaire de détection d’objets volant dans l’espace aérien canadien.

ligne de mire et les trois territoires seront dotés de ces installations de surveillance dans les années à venir. Selon le major Cameron Lowdon, présent au Sommet, la coopération entre les États-Unis et le Canada demeure la pierre angulaire du NORAD. La défense de l’espace nord-américain, en particulier l’Arc-

« Nous participons à ce vaste plan annuel avec les États-Unis depuis près de 70 ans et nous sommes engagés dans ce projet. Dans cette optique, le Canada travaille aux côtés des États-Unis, tant dans des installations canadiennes que dans des installations américaines à travers l’Amérique du Nord pour assurer la défense et veiller à la sécurité des deux pays »

Major Cameron Lowdon

Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord, appelé NORAD.

Le réseau Crossbow est l’une des phases de modernisation du NORAD annoncée en juin 2022, par la ministre de la Défense à l’époque, Anita Anand. Un plan de modernisation du Commandement du NORAD, d’un

En plus du matériel mis en place sur des sites stratégiques, répartis le long des côtes ouest des terres canadiennes arctiques, des conteneurs faisant office de refuge ont été installés durant l’été 2025. Les opérations d’installation se poursuivront durant l’été 2026. Un objectif de 47 abris opérationnels d’ici l’horizon 2028 demeure en

tique, reflète l’alliance binationale au cœur de cette organisation fondée en 1957 et qui est devenue active le 12 mai 1958.

« Nous participons à ce vaste plan annuel avec les États-Unis depuis près de 70 ans et nous sommes engagés dans ce projet. Dans cette optique, le Canada travaille aux côtés des États-Unis, tant

dans des installations canadiennes que dans des installations américaines à travers l’Amérique du Nord pour assurer la défense et veiller à la sécurité des deux pays », a-t-il déclaré lors du Sommet.

Langues autochtones : lexique les noms

Ce mois-ci, nous vous proposons quelques phrases simples sur les noms. Vous pourrez retrouver le dialogue avec la prononciation de chacune des phrases grâce aux liens que nous avons ajoutés.

Quel est ton nom ?

Dialecte Fort McPherson

Dialecte Moosehide

Dialecte Ross River

Dialecte Big Salmon

Dialecte Tàa’an

Dialecte Lacs du Sud

Dialecte Teslin

Dialecte Scottie Creek

Noozrì’ dàvàazhìi ?

Ǹts’ą nǫzrè’ ?

Enzí’ dúguyā?

Dôomyi huch’ō ?

Dùnyea ?

Dànizhē ?

Mâ sá iduwasâkw ?

Nts’ąą’ nǫǫsì’ ?

Quel est son nom ?

Voozrì’ dàvàazhìi ?

Ǹts’ą wǫzrè’ ?

Mezí’ dúguyā ?

Dóóyi ech’ō ?

Dùye ch’i ?

Dàùzheā ?

Mâ sá duwasâkw ?

Nts’ąą’ mǫǫsì’ ?

Liens pour entendre la prononciation

bit.ly/46D1MwQ

bit.ly/3RO8Oe2

Kaska
Hän
Gwich’in
Tutchone du sud
Tlingit
Haut Tanana
Tutchone du Nord Tagish
Le major Cameron Lowdon travaille actuellement avec le directeur général de la Défense aérienne et antimissile intégrée au quartier général à Ottawa en tant que chef d’équipe pour le projet Crossbow.
Nelly Guidici

Ce que révèle la structure du sol après les séismes

Trois mois après le séisme de magnitude 7 qui a secoué le sud-ouest du Yukon, une étude publiée par Ressources naturelles Canada apporte un nouvel éclairage sur les effets des secousses sismiques sur les infrastructures de ce territoire.

Le 6 décembre dernier, de nombreux résidents et résidentes de Whitehorse ressentaient les secousses d’un tremblement de terre dont l’épicentre se trouvait sous le champ glaciaire du massif Kluane. D’une intensité de 7 sur l’échelle de Richter, ce séisme, qui n’a fait ni victime ni dégâts, rappelle que le Yukon se trouve dans une zone active.

Trois mois après cet évènement, une étude de 19 pages a été publiée dans la revue Canadian Geotechnical Journal , le 2 mars, et a cartographié les propriétés du sol de 14 sites dans la région de Haines Junction, dans le sudouest du territoire. Ce village se trouve dans une région tectoniquement active du Yukon et présente des risques naturels importants. Malgré cela, il existe peu de connaissances sur les sites locaux qui influencent l’intensité et la durée des secousses sismiques de tremblement de terre.

Quatorze sites étudiés à la loupe

Par ailleurs, les 14 sites de l’étude ont été sélectionnés en fonction de leur accessibilité, puis en fonction de la nature présumée des terrains.

En utilisant des techniques géophysiques qui consistent à mesurer la vitesse de propagation des ondes de cisaillement dans le sol, c’est la rigidité des sols de ces 14 parcelles qui ont été évaluées. En effet, les sites où se trouve du pergélisol réagissent différemment lors d’un tremblement de terre.

« La principale question mise en évidence par l’étude porte sur la réaction du sous-sol, selon qu’il contient ou non de la glace, lorsqu’il est soumis à un séisme de forte intensité », explique Didier Perret, chercheur scientifique à la Commission géologique du Canada à la ville de Québec. Si le sous-sol est suffisamment gelé, la réponse en surface va être relativement faible et cette donnée a une importance pour la sécurité des personnes et des infrastructures.

« Même si le séisme est fort et même si on est relativement proche de l’épicentre, comme ça a été le cas lors du séisme de décembre 2025, les vibrations ressenties dans des secteurs où le sous-sol est gelé sont moins importantes que lorsque

le sous-sol est dégelé », indique le chercheur.

« Les risques naturels engendrés par les processus tectoniques régionaux sont localement amplifiés par des processus géomorphologiques actifs, notamment les processus fluviaux de Dezadeash, le dégel du pergélisol discontinu et les inondations lacustres relativement récentes (postglaciaires et néoglaciaires). Combinés, ces facteurs contribuent à la vulnérabilité de la région de Dakwäkäda (Haines Junction) aux risques naturels », peut-on lire en conclusion de l’étude.

Assurer la sécurité

Les résultats de l’étude soulignent que, dans un contexte de réchauffement climatique qui sévit dans le Nord et qui affecte directement le pergélisol, une surveillance saisonnière et sur le long terme est nécessaire. De plus, l’équipe de scientifiques derrière cette étude recommande la réalisation de nouvelles cartes afin d’évaluer avec précision la variabilité de l’amplification sismique liée au site dont la structure peut être amenée à évoluer au fil du temps.

« Connaitre les sites potentiels où le pergélisol est plus dégradé est essentiel », selon M. Perret. En effet, ces sites pourraient représenter des risques plus accrus pour les infrastructures en cas de séismes dans le futur. « Les constructions qui peuvent être situées sur ces terrains peuvent s’enfoncer. À certains points, elles peuvent basculer également et donc ça présente un risque non seulement pour les constructions, mais aussi pour la population », prévient le scientifique.

Les données publiées doivent apporter un nouvel éclairage sur la planification communautaire et les mises à jour des codes du bâtiment dans les zones sismiquement actives. C’est un problème réel pour M. Perret, qui est pris très au sérieux par les scientifiques et les personnes impliquées dans la gestion sécuritaire du territoire.

Le code national du bâtiment révisé en 2025 contient une mise à jour des exigences relatives à « la résistance aux charges latérales dues aux séismes ou au vent afin de maintenir la performance des structures, tout en tenant compte des tendances modernes en matière de conception et de construction

d’habitations ». Même si la prise en considération du comportement particulier des sols qui peuvent dégeler n’est pas explicitement mentionnée (il l’est implicitement), le chercheur rappelle qu’il est très important qu’une mention particulière apparaisse, pour correctement prendre en compte ce type de sous-sol dans les prochaines versions de ce code.

La région du delta du Mackenzie

La région du Mackenzie dans les TNO est également une zone où l’activité sismique est présente. Andrew Schaefer, sismologue et chercheur à la Commission géologique du Canada, rappelle que la chaine de montagnes Mackenzie, au sud-ouest des TNO, est régulièrement le théâtre de nombreux séismes. Dans le Nord, compte tenu de la fonte du pergélisol, il devient encore plus important de comprendre exactement quel sera l’impact de cette fonte sur l’évolution de l’amplification locale.

« Nous savons en théorie que la fonte du pergélisol entrainera une augmentation de l’amplification locale, mais il est très important de quantifier précisément, dans ces communautés, comment cela se produira et quelle sera exactement l’intensité de ce phénomène », précise M. Schaefer au sujet des collectivités proches de cette chaine de montagnes ainsi que dans le delta du fleuve Mackenzie.

Même si la majorité des Territoires du Nord-Ouest connait peu d’activité sismique, une exception notable concerne les montagnes Richardson, situées le long de la frontière entre le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, au nord des montagnes Mackenzie, et s’étendant jusqu’au delta du Mackenzie. Par ailleurs, une activité sismique a aussi été observée en mer, au large de Tuktoyaktuk, dans la mer de Beaufort.

C’est dans ces régions que se concentre l’essentiel de l’activité sismique des Territoires du NordOuest. Certaines zones peuvent produire des séismes atteignant une magnitude de 6, à une distance d’environ 100 à 200 kilomètres de certaines communautés habitées. Ces dernières peuvent donc ressentir des secousses d’intensité variable, même lorsque les séismes se produisent relativement loin.

Plusieurs déploiements d’instruments et de collectes de données ont lieu chaque été dans la région d’Inuvik afin de comprendre les effets au niveau local. Cependant, cette étude n’a pas encore été publiée, car les données recueillies sont encore insuffisantes pour permettre une publication. « Poursuivre les collectes de données est très important », selon M. Schaefer, « car les collectivités du delta du Mackenzie se trouvent dans une zone fragile de sédiments non consolidée et font déjà face aux assauts du changement climatique. » « Il est bien établi que les infrastructures communautaires sont exposées à des risques importants », précise-t-il. Et les membres de ces communautés doivent faire face à ce changement rapide, auquel s’ajoutent des tremblements de terre. Bien que bon nombre de ces communautés ne soient pas situées directement sur les zones où se produiraient de grands séismes, il existe dans la région des tremblements de terre susceptibles de provoquer des

secousses. Il est donc important de comprendre comment ces secousses interagiront avec les matériaux situés immédiatement sous ces communautés, et nous devons continuer à travailler sur ce point et améliorer notre couverture régionale de ces études spécifiques à chaque site. »

Jeremy Gosselin, chercheur scientifique à Ressources naturelles Canada et coauteur de l’étude, se tient devant une station sismique au Yukon.
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Le Défi dix jours sans écrans : l’ennui est un super pouvoir!

Avez-vous déjà passé du temps avec un chiot labrador? Toujours en train de chercher votre attention et de vouloir jouer. Pas une seconde de paix. Eh oui! C’est à peu près la même dynamique avec nos écrans. Ils sont constamment en train de chercher notre attention et nous invitent à jouer à des jeux d’aventure ou sociaux.

Une équipe de l’École ÉmilieTremblay et du Programme Confluence a eu une idée fantastique : un défi de dix jours sans écrans de divertissement pour les écoles et les familles. Ce sera effectivement un défi. Je sais déjà que mes écrans vont me manquer. Je

dois dire que d’imaginer dix jours sans écrans me donne froid dans le dos. Que vais-je faire de mon temps libre? Comment vais-je savoir ce qu’il se passe – le FOMO1 va kicker in! Et puis, comment connecter avec mes amis?

Plus nous passons de temps avec nos écrans, moins nous bougeons et moins il y a de place pour laisser les principes naturels de nos esprits se dérouler. En effet, pour intégrer ce qui s’est passé dans notre journée et concevoir des solutions créatives à nos problèmes, nous avons besoin de place et de silence dans notre tête : notre système nerveux a besoin d’avoir

la chance de se relâcher, notre égo a besoin de laisser aller le contrôle et, à ce moment, les batteries commencent à se recharger et nos idées commencent à s’organiser et nos problèmes se résolvent. En d’autres mots, la magie de notre monde intérieur se met en route : tout comme le reste de notre être, la guérison a besoin de repos. En effet, l’ennui, souvent synonyme à ne rien faire, difficile a priori, finit par être la porte qui nous donne accès à notre meilleur potentiel : une meilleure mémoire, de meilleures relations, plus de volonté et d’attention. En bref, je deviens une meilleure version de moi-même,

pour moi-même. La cerise sur le gâteau : cela bénéficie aussi à tous ceux qui m’entourent. L’ennui est, en effet, un super pouvoir.

L’alternative est peu réjouissante. La science commence à devenir de plus en plus claire. Le déficit de l’attention, l’anxiété, le déficit de la mémoire, un quotient intellectuel qui baisse, l’intelligence émotionnelle qui s’étiole et la liste continue.

Dix jours sans écrans, c’est une chance de reconnecter avec du monde spontanément et de faire un tour chez le voisin sans texter avant, planifier de voix vive et en personne les activités de la fin de semaine avec les amis et la famille, mieux planifier la journée et arriver à l’heure, car on n’a pas de texto pour dire qu’on arrive en retard, se coucher et dormir au lieu de doom scroller encore un autre

Services d’appui à la recherche d’emploi au Yukon

Conseils et information sur le marché du travail

Rédaction, révision, traduction de CV

Préparation à une entrevue d’embauche

Tutorat en anglais

Accès à un espace de travail

On peut vous aider!

L'Association franco-yukonnaise offre ces services gratuitement aux personnes résidant au Yukon.

cinq minutes et oups! une demiheure est passée. Si cela vous intrigue, joignez-nous du 19 au 28 mai et essayez de ne pas utiliser vos écrans : ce sera une expérience difficile, mais clairement magique. Pour aider les parents à mieux être outillés pour ce défi, inscrivez-vous (via Eventbrite) à la conférence d’information qui aura lieu le 27 avril au CSSC Mercier pour mieux comprendre et apprendre des stratégies concrètes pour mieux encadrer l’utilisation des écrans à la maison.

Florian Boulais 1 Fear Of Missing Out (Peur de manquer des choses)

Jonathan Champagne

1977 - 2026

C’est le cœur lourd et avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès, à l’âge de 48 ans, de notre cher Jonathan, si inspirant.

Il est décédé à la Maison MichelSarrazin de Québec le jour de Pâques, soit le 5 avril 2026 à 23 h 48, entouré de sa famille.

Il était le fils de Lise Laverdière et de Serge Champagne.

Outre ses parents Lise et Serge, Jonathan laisse dans le deuil son frère Frédéric, son neveu Jérôme, ses nièces Vivianne et Mylène, ses cousines et cousins, ses tantes et oncles.

Sans oublier ses familles de cœur :

La famille de ses amis Nicolas et Mathieu Mercier

La famille de ses ami(e)s Alexandra Perron et Pierre-Jacques Lefrançois

La famille de ses ami(e)s Anne-Marie Roy et Luc Sévigny

Ses autres grands amis : Alexandre Larose, Jean-François Richard et Jamie Dunnett.

Nous oublions sûrement des personnes, mais nous vous remercions tout autant.

Ses amis de la région de Gatineau-Ottawa : Andrew Vincent, Yuri Grinberg, Nick Barna, Roger Galipeau et tous les autres tout aussi précieux.

Sa grande amie Maryne Dumaine et tous ses ami(e)s du Yukon.

Ses amies du Havre : Ariana, Mylène, Lise et toutes les autres. Ses voisins du chemin Pasch.

La famille tient à remercier sincèrement et avec une immense gratitude tout le personnel et les bénévoles de la Maison Michel-Sarrazin pour leur approche bienveillante. Les Drs François Piuze, Philippe Jouan et la Dre Laura Breton, les infirmières Hélène, Dylan et toutes les autres, le bénévole Philippe du jeudi.

Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin, 801, Grande-Allée Ouest, bureau 124, Québec, Qc G1S 1C1, 418-687-6084 fondation@michel-sarrazin.ca

Une cérémonie a eu lieu le 19 avril, au Québec.

Au Yukon, nous invitons les personnes qui souhaitent partager quelques souvenirs à la mémoire de Jonathan à venir au parc Rotary, sur le bord du fleuve Yukon, le 25 avril, de 11 h à 12 h

Rens. : 867-332-0860 (message texte SVP, de préférence)

Pixabay

Les 11 et 12 avril derniers, l’événement annuel de fin de saison Simapalooza a attiré beaucoup de monde. La traditionnelle Slush Cup a été un des moments phares. Plusieurs autres activités ont eu lieu pour le plaisir des adeptes des sports d’hiver : concours de sauts, descente de la montagne un verre d’eau à la main, ou course sur la Bunny Hill en kayak sur neige!

Félicitations à l’équipe de volleyball garçons 15UB Subzero pour sa médaille d’or à l’Alberta Premier #3 (Division 2). Vous avez fièrement représenté le Yukon!

Il y a des choses qu’on voit rarement ailleurs qu’au Yukon! C’est le cas de ce bel équipage : Briggs, le chien de Paul Davis, qui attend sagement que Paul termine sa session de yoga. Un chien qui attend son maître, ce n’est pas rare. Mais de le voir attendre près de sa niche mobile-remorque attachée au vélo à pneus surdimensionnés hyper sécuritaire, c’est plus inhabituel!

semaines.

Lucas, Noah et Micah ont fait partie de l’équipe du Yukon lors des Championnats canadiens adultes de futsal masculin, à Calgary. Bravo les gars!

Le Gala de la Chambre de commerce de Whitehorse a eu lieu le jeudi 16 avril. Le thème de la soirée, Casino Royal, a inspiré le mari de Claire Ness, Pascal Dugas, à lui confectionner une robe « distributrice de champagne »! Beau travail. Bravo à toutes les entreprises qui ont remporté des prix, notamment le restaurant Cork & Fork, qui a remporté le prix d’Excellence du service et de la culture d’entreprise, et la boulangerie Landed Bakehouse, qui a remporté le prix de la Petite entreprise de l’année.

Angélique Bernard
Un troupeau de cerfs se promène dans le quartier Riverdale, à Whitehorse, depuis plusieurs
Angélique Bernard
Maryne Dumaine
Facebook/Whitehorse United
Maryne Dumaine
Maryne Dumaine
Marie-Claude Nault
Maryne Dumaine

COMMUNAUTAIRE

 Émission Rencontres. Diffusion de l’émission Rencontres, tous les samedis, dès 16 h 5, au 94,05 FM ou au 102,1 FM.

Rens. : afy.ca/services/emissionrencontres

CONTROVERSE

Sujet de réflexion qui porte à débat et à discussion.

(p.2)

CRUE

Augmentation temporaire de la quantité et du niveau d’un cours d’eau.

(p. 5)

GÂCHER Faire perdre quelque chose. (P. 6)

LEITMOTIV

Une phrase, une idée ou un mot qui revient souvient.

(p. 11)

Règles du jeu :

PIERRE ANGULAIRE

 Trucs et trocs pour Mercier en fête. En préparation d’une friperie éphémère gratuite, nous ramassons livres, vêtements, et jeux de société pour tous âges au CSSC Mercier! Le 23 mai, rejoignez-nous de 12 h à 17 h (plus d’infos dans un prochain journal).

Rens. : csscmercier.csfy.ca/ DIVERS

 Sondage de la GRC de Whitehorse. Accessible jusqu’au

7 mai, pour définir les priorités de son détachement pour 2026 -2027. En ligne, par courriel ou en version papier (disponible en français).

Rens. : bit.ly/4dQYs8g

JEU Nº 924

NIVEAU : FACILE

 Aide à l’établissement au Yukon. Besoin de conseils pour votre installation? Notre équipe peut vous aider. Services gratuits offerts en personne et à distance.

Rens. : accueil.afy.ca

 Infolettre Développement économique. Abonnez-vous pour en savoir plus au sujet du tourisme, de l’immigration, du recrutement et de l’entrepreneuriat.

Inscr. : infolettres.afy.ca

 Logements recherchés. Pour les futurs membres du personnel de la Garderie du petit cheval blanc, ainsi qu’une chambre pour l’été. Détails : facebook.com/ garderiepetitchevalblanc

Rens. : 633-6566 ou admin@pcby.ca

RÉPONSE DU JEU Nº 924

 Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis à 17 h. En ligne, sur Zoom. ID de réunion : 833 9614 4061/ Mot de passe 0 (zéro).

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Élément essentiel.

(p. 12)

Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

 Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore boréale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numérique)

au seul journal communautaire francophone du territoire. Rens. : info@auroreboreale.ca

EMPLOI

 Pigistes L’Aurore boréale embauche des journalistespigistes issu·es des communautés autochtones, noires, racialisées, ethnoreligieuses, en situation de handicap ou des communautés 2SLGBTQIA+. Rens. : dir@auroreboreale.ca

JEUNESSE

 Comité JeFY. Joins-toi au comité Jeunesse Franco-Yukon! Comité, PAR et POUR les jeunes, qui s’occupe d’animer la vie de la jeunesse franco-yukonnaise par l’organisation d’activités! Rens. : jefy.afy.ca

 Micro-subventions pour les jeunes. D’un montant de 1 000 $, pour appuyer l’organisation d’activités menées par les 14 à 30 ans. Soumettez votre proposition jusqu’au 30 avril. Rens. : reseaudialogue.ca/microsubventions-pour-les-jeunes

 Inscriptions Forum national jeunesse bilingue. Du 9 au 14 août, 35 élèves de 10 e et 11e année du secondaire se réuniront à Moncton, NB. Inscris-toi avant le 1er mai! Rens. : french-future.org/fr/ programmes/fnja /

SANTÉ

 Ressources santé cognitive! Pour en savoir plus, venez découvrir le microsite de références sur la santé cognitive : cerveausanteyukon.org /

 Le sommeil vous joue des tours? Visitez le microsite de références sur le sommeil développé par le PCS : francosommeilyukon.com /

JEU Nº 926

NIVEAU : INTERMÉDIAIRE

 Mieux comprendre pour mieux communiquer. Le microsite sur les troubles du spectre de l’autisme et la neurodivergence est ici : autismefrancoyukon.com/ ressources

 Besoin d’aide en français pour vos rendez-vous en santé? Service d’interprétation en santé gratuit et confidentiel pour la prise de rendezvous médicaux : traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsinfo@francosante.org ou 668-2663, poste 810

 TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude ou tout ce qui vous chamboule au quotidien, 24 h/24.

CALENDRIER COMMUNAUTAIRE

23 avril

 13 h 30 à 15 h 30 : Club gourmand Cuisine et pâtisserie pour les 50 ans et plus. Centre de la francophonie. Gratuit. Rens. : gourmand.afy.ca

 19 h à 21 h : Match d’improvisation. Jaunes & Verts. Centre de la francophonie. 10 $ à la porte. Rens. : lafabriqueimpro@gmail.com

25 avril

 15 h 30 à 20 h : Autodéfense pour les femmes. Atelier en anglais de la Société d’autodéfense du Yukon, pour se sortir des situations dangereuses. 100 $. Lieu communiqué après l’inscription. Rens. : yssds.ca

27 avril

 18 h 30 à 20 h : Défi 10 jours sans écrans. Conférence gratuite au CSSC Mercier pour les parents de maternelle 4 ans à la 6e année. Inscr. : bit.ly/4vCBxUE

28 avril

 14 h à 16 h : Initiation à l’impro théâtrale. En compagnie de la Fabrique d’improvisation du Nord. Centre de la francophonie. Pour les 50 ans et plus. Inscription obligatoire. Rens. : cafe-amitie.afy.ca

 17 h 30 à 19 h 30 : Initiation à la broderie. Au local des Essentielles. Rens. et inscr. : mobilisation@lesessentielles.ca

30 avril

 19 h à 21 h : Match d’improvisation. Verts & Bleus. Centre de la francophonie. 10 $ à la porte. Rens. : lafabriqueimpro@gmail.com

5 mai

 18 h à 20 h : Formation réseaux sociaux. Apprenez à les utiliser efficacement pour promouvoir votre entreprise. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : entrepreneuriat.afy.ca

 18 h 30 à 19 h 30 : L’enseignement en français langue première Pour les parents de la maternelle au secondaire et la communauté. Au CSSC Mercier ou via Teams. Inscr. : daniel.blais@ yukon.ca

6 mai

 12 h à 14 h : Recruter grâce à l’immigration francophone et bilingue. Découvrez des programmes et des solutions en français et anglais. En ligne. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : recrutement.afy.ca

 18 h à 19 h 30 : Réalités du plein air au Yukon en été. Profitez de la saison estivale en toute sécurité. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : pleinair.afy.ca

7 mai

 19 h à 21 h : Match d’improvisation. Bleus & Jaunes. Centre de la francophonie. 10 $ à la porte. Rens. : lafabriqueimpro@gmail.com

Règles du jeu :

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

RÉPONSE DU JEU Nº 926

CONCOURS

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