Skip to main content

L'Aurore boréale - 21 mai 2026

Page 1


Le 15 mai dernier, Jean-Sébastien Blais a remporté le prix Engagement exceptionnel, remis par l’Association franco-yukonnaise lors des célébrations entourant la Journée de la francophonie yukonnaise, pour son travail accompli dans le domaine de l’éducation en français au Yukon. p. 11

Les Roses : courir pour rapprocher

 Rébecca Fico
PAGE 13
Prix Inspiration Arctique à Whitehorse
 Nelly Guidici
Angélique Bernard
Nelly Guidici
Angélique Bernard

Vos réponses aident à plani er des programmes et services dans votre collectivité.

Remplissez votre questionnaire du recensement dès aujourd’hui; c’est facile et entièrement con dentiel.

LIGNE ÉDITORIALE

Embarquez!

La fin de semaine passée, à l’autre bout du bout du Canada, a eu lieu le Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer. Un rendez-vous où les idées circulent comme des courants : l’IA va-telle couler les médias? D’où vient la désinformation? Comment les jeunes regardent-ils notre métier? Autant de questions lancées à la mer, sans toujours savoir où elles accosteront.

J’ai eu l’immense honneur d’être invitée à prendre part à trois panels : sur l’avenir du journalisme, sur le rapprochement avec les communautés linguistiques, et sur le journalisme de proximité. Alors évidemment, j’ai accepté!

Mais… Une fois sur place, un sentiment de vertige a pris le dessus. La programmation comptait aussi des noms comme Julie Miville-Dechêne, Céline Galipeau, Mark Fortier et Joyce Azar, venue de Belgique. Un petit sentiment d’imposteure s’est clairement fait sentir en moi.

Alors, j’ai fait ce que je fais le mieux. Mettre mes deux pieds dans l’eau. Et … tant qu’à y être… j’y ai piqué une tête! Assise ensuite sur les galets, les poumons pleins d’air marin et entourée de drapeaux acadiens, j’ai compris. De la même façon que j’avais su plonger, tout était là autour de moi et me criait : Aweille, embarque!

Et puis… Il y a eu le hockey.

les plus « terre à terre », les relais et les courses à pied s’organisent et plusieurs équipes cherchent des partenaires de course. Il est encore temps aussi de s’inscrire à la course Raven50 Ultra.

Bref, avec cette lumière qui nous redonne de l’énergie, c’est le temps de se lancer. Et certain·es ajouteraient qu’on vient de passer une nouvelle lune, que c’est donc propice à démarrer de nouvelles choses. Tiens…, d’ailleurs : la question de la spiritualité dans les médias était aussi dans les thèmes du festival. Et vous, qu’en pensez-vous? Mais, revenons au Yukon. Le marché Fireweed redémarre au parc Shipyards. On y va pour flâner, goûter, jaser. Pour se laisser porter, simplement. Car embarquer, c’est aussi choisir ce qui nous fait du bien : un pique-nique improvisé, une discussion qui s’étire devant des plants de tomates, un moment suspendu entre ciel et terre.

Dans ce journal, on vous présente aussi plusieurs personnes qui ont littéralement embarqué dans une aventure merveilleuse. Cinq comparses qui s’apprêtent à descendre le fleuve en canot pour plusieurs mois, entre exploration, science et rencontres humaines. Ils rameront, sans aucun doute, au sens propre comme au figuré! Mais autant avec les bras qu’avec la curiosité.

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | auroreboreale.ca

L’ÉQUIPE

Maryne Dumaine

Directrice - Rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

Angélique Bernard

Journaliste et gestionnaire de contenu par intérim 867 335-7476 journalisme@auroreboreale.ca

Marie-Claude Nault

Gestionnaire publicité Infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca

Gaëlle Wells

Adjointe à la direction 867 668-2663, poste 520 redaction@auroreboreale.ca

Collaborations : Kahina Chouiter, Rébecca Fico et Nelly Guidici

Distribution : Stéphane Cole

Caricature : Riley Cyre

Réception : Kenaël Adelise et Jeanne Stéphanie Lobè Manga

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en été. Son tirage est de 2 500 exemplaires et sa circulation se chiffre à 2 450 exemplaires.

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices.

L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Réseau Sélect : 450 667-5022, poste 105.

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

L’Aurore boréale a une ligne éditoriale indépendante.

Nous utilisons l’ancienne écriture du français et le langage épicène ou inclusif dans nos textes originaux.

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Avec respect, nous tenons à reconnaître que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du Conseil des Ta’an Kwäch’än.

Journal indépendant, l’Aurore boréale informe, valorise et unit la communauté francophone du Yukon. Ses contenus mettent en lumière les enjeux et les réussites locales. Défenseur de la langue française, de l’inclusion et de la liberté d’expression, il agit comme moteur de dialogue et d’engagement citoyen.

PRIX D’EXCELLENCE

2025

- Journal de l’année

- Meilleur projet numérique

- Excellence de la présence numérique 2024

- Meilleur projet numérique

ABONNEZ-VOUS

Même si ce sport ne fait toujours pas partie de mon identité, ce soir-là, à Carleton-sur-Mer, j’ai eu envie de le vivre. À Rome, fais comme les Romain·es, dit-on. Là, ça consistait à manger une poutine au Naufrageur, une brasserie bondée de chandails rouges. Go Habs Go! Un moment parfait, comme seuls les moments inattendus savent l’être. Il suffisait juste d’accepter d’embarquer. De suivre le courant, juste pour voir.

L’organisme Les Roses du Québec a lancé une invitation aux Franco-Yukonnaises : un programme d’entraînement. Et les femmes du Yukon ont embarqué. Ensemble. À leur rythme, mais avec élan.

Il y a quelques jours, JeanSébastien Blais recevait le prix Engagement exceptionnel. Une reconnaissance pour quelqu’un qui, lui non plus, n’a pas hésité à monter à bord et à souffler dans les voiles. Défendre des droits, porter des dossiers jusqu’à la Cour suprême du Canada, ce n’est pas naviguer en eaux calmes.

30 $ + tx /an format papier, au Canada, ou en PDF.

150 $ + tx /an, à l’international 867 668-2663, poste 500

- Excellence de la présence numérique Avec

Parce qu’au fond, embarquer, ce n’est pas devenir quelqu’un d’autre. C’est simplement accepter de monter à bord, de se laisser porter par les flots, qu’on prenne la barre ou qu’on la laisse aux autres. Ce qui compte, c’est de garder les deux pieds dans le bateau, même si on ne connaît pas toujours la destination.

En ce moment, au Yukon, c’est le moment d’embarquer aussi. Dans plein de projets!

Il y a des courses, des relais, des régates qui se préparent dans tous les horizons. La course de kayak Icebreaker aura lieu le 6 juin. Pour

En cette saison printanière, n’est-ce pas là le meilleur moment pour faire le point, puis… faire le pas? Embarquer, même si c’est dans quelque chose de très simple, dans un nouveau projet. La saison est propice à lâcher prise sur nos peurs et sur les doutes.

Et si c’était donc maintenant, le bon moment pour embarquer, juste pour voir où cette barque nous mènera.

Avec curiosité, et en toute libertéTiens, ça aussi, ça sonne un peu comme le journalisme, d’ailleurs. Bonne lecture!

Nouvelles aides financières pour étudier en santé

Les personnes qui désirent étudier dans le domaine de la santé ont maintenant accès à différents programmes pour obtenir du soutien financier. Le gouvernement du Yukon, ainsi que le CNFS, par le Partenariat communauté en santé, proposent différentes bourses d’études.

Angélique Bernard

Le Yukon augmente ses bourses pour étudier en santé

Dans un communiqué de presse publié le 28 avril, le gouvernement du Yukon a annoncé qu’il va accroître son soutien aux personnes prévoyant étudier en médecine, en soins infirmiers et en soins de santé. Il devrait aussi améliorer le processus de demande.

Avec l’approbation du Budget 2026 lors de la dernière journée de la séance de printemps de l’Assemblée législative du Yukon le 11 mai, un nouvel investissement de 200 000 $ a été accordé au programme de bourses d’études en santé. Initialement, ces bourses se chiffraient à 89 000 $. Il s’agit donc d’une augmentation significative, de la part du gouvernement, pour encourager les études dans ce secteur.

Cette aide financière devrait appuyer la formation de personnel du secteur de la santé en forte demande, comme la médecine, les soins infirmiers, l’orthophonie, la pharmacie, le travail social, l’audiologie et l’hygiène dentaire. Afin de garantir que cet investissement bénéficie au territoire et remplisse les postes qui connaissent une pénurie de main-d’œuvre, les personnes qui recevront ces bourses devront aussi s’engager à revenir travailler au Yukon après leurs études.

« Nous bonifions considérablement nos programmes de bourses pour aider les étudiantes et étudiants du Yukon à poursuivre une carrière en soins de santé afin de contribuer à la société yukonnaise », a indiqué Brad Cathers, ministre de la Santé et des Affaires sociales.

Les personnes pourront envoyer leurs demandes de bourses d’études en médecine, en soins infirmiers et en soins de santé pour l’année scolaire 2026 - 2027 dès le mois de juin. La période de présentation des demandes se terminera le 31 août 2026. Les demandes doivent se faire par un portail en ligne.

Votre opinion compte!

Contribuez à façonner l’avenir du système d’éducation du Yukon.

L'examen indépendant du système d’éducation du Yukon se penche sur la structure administrative du ministère de l'Éducation

L’examen vise quatre grands domaines :

Normes et culture

Relations et communication

Structures

Responsabilité

Le processus est conf identiel, et le comité s'engage à entendre du plus de groupes possible, dont les Premières Nations du Yukon, les par tenaires en éducation et toute par tie intéressée

Faites entendre vos idées et vos réflexions ou organisez une rencontre avec le comité en écrivant à info@yeir ca

Les séances de consultation ont commencé et se poursuivront jusqu’à l’automne

Faites-vous entendre. Votre opinion compte!

« C’est avec une grande joie que nous majorons de plus du double notre soutien à la population étudiante en soins de santé et en services sociaux, en plus de cen-

traliser le processus de demande dans le portail de l’aide financière aux étudiants et aux étudiantes, qui regroupe divers programmes de financement », a mentionné Scott Kent, ministre de l’Éducation.

Depuis 2006, 246 étudiant∙es du Yukon ont reçu une aide financière pour poursuivre des études dans un domaine lié à la santé.

Du soutien spécifique pour étudier en français

Pour les personnes qui souhaitent étudier en français, une autre bonne nouvelle a été annoncée récemment. Du côté du Consortium national de formation en santé (CNFS), il existe des bourses en santé d’un montant de 4 000 $ au niveau du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat et de 2 000 $ pour un certificat ou un diplôme. « Les réseaux santé en français des trois territoires ont cette entente de développer des bourses dans les institutions du CNFS », explique Sandra St-Laurent, directrice du Partenariat communauté en santé au Yukon (PCS). « Il s’agira de bourses d’admission pour des gens qui vont entrer en septembre et non pour des personnes qui sont déjà dans des programmes », spécifie la directrice du PCS.

Le lancement officiel de ces bourses a eu lieu le 15 mai. La soumission des candidatures se fait par une plateforme en ligne. Les gens peuvent envoyer leurs pièces justificatives et y remplir leurs formulaires.

Un comité de sélection va étudier les candidatures et les bourses seront remises à l’été. « Chaque réseau gère les bourses pour son territoire. Ce sont les gens du Yukon qui vont choisir les candidatures du Yukon », conclut Mme St-Laurent.

IJL - L’Aurore boréale

Infos : YEIR ca
Des bourses d’études sont offertes aux Yukonnais et Yukonnaises qui étudient dans le domaine de la santé et des services sociaux.
Pixabay

Un rapport sur l’avenir du Nord et de l’Arctique

Le 6 mai, la Fédération canadienne des municipalités (FCM) a publié le rapport L’avenir du Nord et de l’Arctique du Canada. Cet organisme est la voix nationale des gouvernements municipaux et compte plus de 2 000 membres représentant au-delà de 90 % de la population canadienne.

Angélique Bernard

Le rapport a été rédigé à la suite de consultations auprès de membres de collectivités de toute la région, dont des maires et mairesses, des conseillères et conseillers municipaux, des gouvernements autochtones et du personnel de première ligne.

Des

collectivités fortes qui répondent aux besoins essentiels

Selon le gouvernement du Canada, les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et le Nunavut couvrent 40 % du territoire canadien, mais ne représentent que 3 % de sa population.

La souveraineté du Canada dans le Nord et l’Arctique repose avant tout sur la capacité des collectivités à répondre à leurs besoins essentiels, notamment l’accès à des logements sûrs et abordables et à des services qui soutiennent la santé de la population, dont des infrastructures locales durables, des systèmes d’aqueduc et des installations communautaires.

« Dans les régions nordiques et éloignées, les gouvernements locaux sont en première ligne. Chaque jour, ils s’efforcent à rendre notre pays plus fort. La souveraineté et la sécurité du Canada

reposent sur des communautés bien outillées sur les plans du logement, des infrastructures et de l’énergie, ainsi que de la capacité des gouvernements de proximité à livrer des résultats. Ce rapport montre que le progrès dans le Nord n’est possible que si les collectivités sont reconnues en tant que véritables partenaires », explique Solomon Awa, maire d’Iqaluit et président du forum des collectivités nordiques et éloignées de la FCM, par voie de communiqué.

Perspectives du Yukon

Lauren Hanchar est mairesse de Watson Lake et présidente de l’Association of Yukon Communities. Pour elle, les résultats de ce rapport ne sont pas surprenants, car les collectivités du Yukon ont été fortement engagées dans sa rédaction, du début à la fin. Un groupe de travail a été créé et la supervision du rapport a été faite par le forum des collectivités nordiques et éloignées de la Fédération canadienne des municipalités. Ce groupe fait partie intégrante de la structure de la FCM et transmet directement au gouvernement fédéral les points de vue des populations nordiques.

Madame Hanchar mentionne qu’il commence à y avoir une ouverture de ses collègues du sud aux questions nordiques. « Je sens que la question de la souveraineté dans l’Arctique est un sujet d’actualité, donc les gens sont plus au courant. Mais je ne pense pas que les personnes sont au courant de ce qui se passe au quotidien dans notre région. C’est un peu l’objectif de ce rapport de s’assurer que les gens sont informés sur les enjeux auxquels nous faisons face », explique-t-elle.

La mairesse de Watson Lake mentionne qu’elle pense que les collectivités du Yukon sont ouvertes à inclure plus de français au sein de leurs services. « Je ne crois pas que cela est impossible. Il suffit de voir ce que chaque collectivité peut faire pour être plus inclusive », ajoute-t-elle.

Cité dans le rapport, Kirk Cameron, maire de Whitehorse, rappelle que « la vie n’est pas simple dans le Nord du Canada. Le Nord est une trame complexe de réseaux, communauté par communauté, territoire par territoire, région par région. Ils sont tous différents, et il ne faut pas croire que ce qui fonctionne dans un endroit fonctionnera ailleurs. Il faut comprendre la complexité qui caractérise le Nord. »

Solutions concrètes

Le rapport présente les contextes des trois territoires et du nord des provinces de la ColombieBritannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario, du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. Après l’énumération de certains enjeux, dont les inégalités profondes entre les communautés nordiques et arctiques et celles situées au sud du pays, le coût de la vie élevé, l’éloignement, les écarts socioéconomiques persistants et les séquelles du colonialisme, le rapport se divise en quatre parties autour de thèmes qui influent sur l’avenir du Nord et de l’Arctique :

bien-être collectif; infrastructures et transport; changements climatiques et environnement; et souveraineté et sécurité. Chaque partie se termine par des pistes de solutions qui peuvent être mises en œuvre.

Le rapport indique aussi que la réconciliation et le partenariat avec les peuples autochtones sont au cœur de la vision d’avenir des élues et élus locaux du Nord et de l’Arctique. Les Premières Nations, les Métis et les Inuits doivent jouer un rôle de premier plan dans la défense du Nord et de l’Arctique.

« Travailler avec le Conseil des Tlingits de Teslin nous permet d’améliorer, de façon significative, les infrastructures communautaires

tout en générant des retombées économiques à l’échelle locale. En collaborant, nous accomplissons beaucoup plus ensemble que nous ne pourrions le faire seuls, et toute la communauté bénéficie de ce partenariat », conclut Gord Curran, le maire de Teslin, au Yukon. IJL – L’Aurore boréale

Voici certaines des solutions énumérées selon les enjeux présentés :

Bien-être collectif

• Accélérer la construction de logements du marché et hors marché.

• Stimuler et développer les industries locales de maisons préfabriquées et modulaires.

• Accélérer l’examen externe du programme Nutrition Nord Canada.

• Améliorer la connectivité numérique.

• Atteindre la connectivité cellulaire universelle.

• Élargir les partenariats communautaires en matière de santé mentale, de consommation de substances et d’interventions en situation de crise.

Infrastructures et transports

• Combler les lacunes en infrastructures.

• Allouer des fonds pour les routes, les ports, les aéroports, les systèmes d’eau potable et d’eaux usées et les installations communautaires.

• Réduire les obstacles administratifs pour les collectivités ayant des effectifs restreints.

• Mettre en place un financement à long terme pour l’exploitation des infrastructures récréatives. Changements climatiques et environnement

• Mettre en place un financement à long terme pour réagir aux urgences climatiques et protéger le mode de vie.

• Réduire l’utilisation du diesel.

• Renforcer les capacités d’intervention en cas d’urgence.

• Créer une nouvelle station de recherche et de sauvetage dans la région.

Souveraineté et sécurité

• Reconnaître le rôle essentiel des collectivités et des gouvernements autochtones.

• Renforcer les capacités locales dans le passage du Nord-Ouest.

• Diversifier les investissements en défense pour en exploiter le plein potentiel.

• Actualiser et mettre en œuvre le Cadre stratégique pour l’Arctique et le Nord.

La version française du rapport est disponible à : media.fcm.ca/documents/resources/re

ports/FCM-avenir-du-Nord-Arctique-Canada.pdf

Lauren Hanchar est mairesse de Watson Lake et présidente de l’Association of Yukon Communities. Elle a participé à la rédaction du rapport.
Fournie
La réunion annuelle de l’Association of Yukon Communities s’est déroulée à Watson Lake, du 7 au 9 mai.
Gouvernement du Yukon

Le gouvernement du Yukon revient sur sa décision d’abroger la Loi sur l’office de la santé

Communiqué

Le 8 mai 2026, les dirigeant·es représentant les Premières Nations du Yukon, le Conseil des Premières Nations du Yukon et le gouvernement du Yukon se sont réunis à Teslin à l’occasion du deuxième Forum du Yukon de l’année.

Ils ont discuté des relations entre les gouvernements et des moyens de travailler ensemble efficacement, échangeant notamment sur leurs points de vue et leur engagement à l’égard du Forum du Yukon. Ils ont également discuté

de la voie à suivre pour l’office de la santé et ont convenu d’analyser les travaux réalisés à ce jour et de faire progresser la transformation du système de santé dans un esprit de collaboration.

« Les discussions d’aujourd’hui ont mis en évidence l’importance du Forum du Yukon en tant que cadre permettant aux dirigeantes et dirigeants de renforcer les relations de gouvernement à gouvernement et d’instaurer un véritable partenariat, comme le prévoient les ententes conclues et les priorités communes. Les dirigeantes et dirigeants ont reconnu

la nécessité de continuer à veiller à ce que les points de vue des Premières Nations du Yukon soient concrètement pris en compte dès le début du processus décisionnel, et de faire avancer les priorités communes grâce à des relations de respect et de collaboration », a déclaré Math’ieya Alatini, grande cheffe du Conseil des Premières Nations du Yukon.

« Je trouve encourageants les échanges qui ont eu lieu aujourd’hui au Forum du Yukon au sujet de l’office de la santé Shäw Kwä’ ą . Je suis heureuse que le premier ministre se soit engagé à

Pas de frais dans les déchetteries du territoire

D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

Du 21 au 25 mai 2026, pour encourager les Yukonnaises et Yukonnais à faire le ménage du printemps et à effectuer des travaux Intelli-feu sur leur propriété, les frais de décharge seront suspendus sur certains articles dans les installations de traitement des déchets gérées par le gouvernement du Yukon.

Les personnes qui viennent

du 21 au 25 mai

déposer leurs déchets en voiture ou à l’aide d’une camionnette ou d’une petite remorque utilitaire n’auront pas à payer de frais pour les déchets non commerciaux suivants : bois non traité, et broussailles non contaminées, meubles en bois, matelas, et sommiers à ressorts, ordures ménagères, débris de construction ou de démolition, et articles destinés à un comptoir communautaire.

Les frais demeureront exigibles pour les véhicules

en fin de vie utile, la ferraille, les appareils ménagers et les chargements commerciaux.

Les frais de déchets dangereux, de recyclage et de compostage (le cas échéant) restent gratuits dans toutes les stations de transfert de déchets gérées par le gouvernement du Yukon.

Durant cette même période, la Ville de Whitehorse suspendra également les frais de décharge résidentiels de son installation de gestion des déchets.

Incendie à l’hôtel Westminster

ne pas abroger ni modifier davantage la Loi sur l’office de la santé pendant la séance de l’automne 2026 de l’Assemblée législative.

Cela donne aux Premières Nations et au gouvernement du Yukon le temps nécessaire pour réévaluer Shäw Kwä’ą et travailler ensemble en toute bonne foi », a mentionné Pauline Frost, présidente du Comité des chefs sur la santé et cheffe de la Première Nation des Gwitchin Vuntut.

Le Forum du Yukon, créé en 2005, est une réunion à laquelle participent les dirigeantes et dirigeants politiques du gouvernement du Yukon, les gouvernements des Premières Nations du Yukon et le Conseil des Premières Nations du Yukon. Il a pour objectif de réunir les participantes et participants quatre fois par année.

D’après un communiqué commun des participant·es au Forum du Yukon

Regard sur l’extérieur du Yukon

Whitehorse met fin à son programme d’échange avec une ville japonaise

La fin de ce programme suscite une déception chez les familles et ancien·nes participant·es, illustrant l’impact des décisions locales sur l’ouverture internationale. (En anglais. CBC) bit.ly/4tddqZZ

Ottawa tarde à financer le premier théâtre francophone de Toronto

Le retard du financement fédéral freine un projet culturel majeur, révélant les défis persistants pour les infrastructures francophones en milieu minoritaire. (Le Devoir) bit.ly/4nehA2y

Réduction de plus de 40 % des cours de francisation au Québec

Cette baisse importante pourrait affecter l’intégration des immigrant·es et relance le débat sur les politiques linguistiques et d’accueil. (Le Devoir) bit.ly/49oABJJ

Le français se porte mieux à l’Université d’Ottawa

Une hausse de l’utilisation du français sur le campus démontre qu’un environnement bilingue peut évoluer positivement avec des mesures adaptées. (La Rotonde)

bit.ly/49tiEK2

Soutien accru aux systèmes alimentaires du Yukon

Un investissement fédéral vise à renforcer la sécurité alimentaire dans le Nord, un enjeu clé face aux coûts élevés et à l’isolement des communautés. (Communiqué du gouvernement du Canada) bit.ly/4tOOycb

Chronique rédigée par Julie Croquison, gestionnaire en justice et en veille stratégique à l’Association franco-yukonnaise (AFY). Elle prépare quotidiennement des revues de presse pour la direction générale de l’AFY.

Éryne Barrette-Tremblay

Consentement et prévention des violences sexuelles : le travail est loin d’être terminé

Au Canada, le mois de mai est consacré à la prévention des violences sexuelles. Cette campagne joue un rôle fondamental dans l’éducation et la sensibilisation du public.

Chaque année, la campagne du mois de mai vise à informer la population sur les notions de consentement et de relations saines, à réduire les préjugés et la stigmatisation envers les survivant·es, à encourager les personnes touchées à demander du soutien et à rappeler que la prévention est une responsabilité collective.

La prévention ne consiste pas seulement à réagir après les faits. Elle consiste surtout à créer des environnements où le respect est normalisé, où les comportements problématiques sont dénoncés et où les jeunes apprennent le plus tôt possible que le consentement ne doit jamais être tenu pour acquis.

Des statistiques parlantes

Une telle prévention demeure essentielle, surtout lorsqu’on examine les chiffres, qui restent alarmants. Selon le gouvernement du Canada, environ une femme sur trois au pays a subi une agression sexuelle depuis l’âge de 15 ans. Les femmes sont presque quatre fois plus susceptibles que les hommes d’être victimes d’agression sexuelle.

Les femmes autochtones sont particulièrement touchées : 46 % d’entre elles ont vécu une agression sexuelle au cours de leur vie, comparativement à 33 % des femmes non autochtones.

Toujours selon le gouvernement fédéral, seules environ 5 % des agressions sexuelles sont signalées à la police au Canada. Chez les femmes âgées de 15 à 24 ans, plus de six femmes sur dix ont déclaré avoir vécu des comportements sexuels non désirés dans un lieu public.

Ces statistiques démontrent clairement l’importance d’un travail constant de prévention et d’éducation auprès de la population. Au Yukon, les réalités vécues rendent cette sensibilisation encore plus importante.

L’importance des organismes communautaires

Face à ces constats préoccupants, le rôle des organismes communautaires est indispensable afin de sensibiliser la population et prévenir les violences sexuelles.

Au Yukon, plusieurs organismes à but non lucratif ont pour mission de soutenir les femmes et de promouvoir la prévention des violences, notamment les Essentielles, le Centre des femmes Victoria-Faulkner et le Whitehorse Aboriginal Women’s Circle.

Ces trois organismes font partie de la Coalition des femmes du Yukon. Les Essentielles et le Centre des femmes Victoria-Faulkner collaborent depuis plusieurs années dans le cadre de nombreuses campagnes importantes touchant les droits et la sécurité des femmes, notamment lors de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, pendant la campagne des seize jours contre la violence fondée sur le genre, ainsi qu’au cours du Mois de la prévention des agressions sexuelles.

Nina Brandelik, directrice des Essentielles, souligne l’importance de cette mobilisation. « Une telle campagne est nécessaire. Si on la refait chaque année, c’est que le problème existe toujours et persiste. Le mois de la prévention permet de mettre en lumière cette problématique, de rappeler aux gens que les

violences sexuelles existent et que des ressources sont disponibles pour aider et prévenir. »

Des ateliers pour sensibiliser le public

Afin de sensibiliser le public, plusieurs ateliers et activités sont offerts tout au long du mois de mai. Le 20 mai, les Essentielles ont tenu un kiosque à l’école CSSC Mercier destiné aux élèves. Les jeunes pouvaient participer à des activités ludiques et courir la chance de gagner des prix. « Le côté ludique aide à attirer l’attention des plus jeunes et permet ensuite d’ouvrir la discussion sur ces enjeux », explique la représentante de l’organisme.

Le 28 mai, un « dîner et dialogue » destiné aux parents cette fois, sera également organisé afin d’aborder l’éducation sexuelle des jeunes et les outils permettant de discuter du consentement et d’aborder le sujet avec les plus jeunes.

Le Mois de la prévention des violences sexuelles rappelle que la lutte contre ces violences concerne

l’ensemble de la société. Au-delà des campagnes et des activités organisées en mai, le travail de sensibilisation doit se poursuivre toute l’année afin de bâtir des milieux plus sécuritaires et respectueux pour toutes et tous.

Grâce à la collaboration entre les organismes communautaires,

ces initiatives permettent d’ouvrir le dialogue, de briser les tabous et de mieux outiller la population. Informer, écouter et soutenir les personnes touchées demeure essentiel afin de prévenir les violences sexuelles et de favoriser une culture du consentement et du respect.

S'installer et s'épanouir au

PArTaGeR PoUr mIeUx

vIvRe sOn iMmIgRaTiOn

PArTaGeR PoUr mIeUx vIvRe sOn iMmIgRaTiOn

27 MaI • 18 h 30 à 20 h 30

27 MaI • 18 h 30 à 20 h 30

INsCrIpTiOn oBlIgAtOiRe • grAtUiT

INsCrIpTiOn oBlIgAtOiRe • grAtUiT

gratuite pour les extincteurs de résidence privée.
Le Centre des femmes Victoria-Victoria-Faulkner, situé à Whitehorse.
Kahina Chouiter
Kahina Chouiter

Baromètre jeunesse 2025 : une génération attachée au français, mais confrontée à des obstacles

Pour une grande majorité de jeunes francophones au pays, la langue reste au cœur de l’identité. C’est l’un des constats qui ressort du Baromètre jeunesse 2025 de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), qui apporte aussi des idées de solutions aux défis qu’ils rencontrent.

Clémence Tessier – Francopresse

Il s’agit de la deuxième édition du Baromètre jeunesse, un sondage mené auprès de 295 jeunes âgés de 14 à 25 ans vivant dans différentes communautés francophones hors du Québec.

La recherche dresse le portrait d’une jeunesse engagée, attachée à sa langue et désireuse de voir la francophonie prendre plus de place dans son quotidien.

Le rapport montre aussi une francophonie de plus en plus diversifiée : près de 23 % des répondants sont nés à l’extérieur du Canada, principalement en Afrique et en Europe.

Une fierté linguistique bien présente

L’importance accordée à la langue dans la construction identitaire des jeunes ressort encore plus clairement cette année. Selon le Baromètre, la langue apparait comme la dimension la plus déterminante de l’identité des répondants, devant d’autres facteurs comme l’âge, la culture, l’origine ou l’expression de genre.

Neuf jeunes sur dix affirment que les langues qu’ils parlent jouent un rôle central dans la façon dont ils se définissent. Il s’agit d’une hausse par rapport à la première édition du Baromètre en 2024, où cette proportion était d’environ trois jeunes sur quatre.

« Le français est important pour moi parce que c’est bien plus qu’une langue, c’est une partie de mon identité. En le parlant et en le défendant, je contribue à garder notre langue vivante pour les générations futures », affirme un répondant du Nouveau-Brunswick âgé de 16 ans.

L’attachement au français ressort également du sondage; 81 % des jeunes interrogés disent ressentir beaucoup de fierté à utiliser cette langue. Plusieurs ont également évoqué l’importance de transmettre le français à leur tour, comme l’ont fait les générations précédentes.

C’est ce qu’explique une répondante de 19 ans, originaire du Yukon : « Mon père était assimilé quand il était jeune, alors

maintenant je me sens tellement fière de reconnecter avec la langue et la communauté. »

Les témoignages recueillis dans le cadre du Baromètre notent aussi que la francophonie des répondants se vit souvent dans des espaces très précis. La bulle familiale, les cercles d’amis et les établissements scolaires apparaissent comme les principaux milieux où le français est utilisé au quotidien.

En fait, pour plusieurs répondants, ces environnements représentent même les seuls contextes où ils peuvent vivre leur francophonie.

Un attachement accompagné de défis quotidiens

Selon les résultats du Baromètre, six jeunes sur dix disent ressentir de l’insécurité linguistique lorsqu’ils s’expriment en français.

Plusieurs jeunes associent ce sentiment à des comparaisons avec d’autres communautés francophones, notamment au Québec ou en France.

Pour certains, ces comparaisons viennent de commentaires reçus de la part de ces groupes. Pour d’autres, il s’agit plutôt d’un sentiment intérieur de ne pas être « assez francophone », comme l’explique ce répondant ontarien âgé de 20 ans : « J’ai un accent plutôt régional et, franchement, je n’en ai pas honte, je l’aime,

mais il y a des moments où les gens décident de ne pas faire d’efforts pour [me] comprendre, et ça me blesse un peu […]. Combien de fois je me suis fait dire “Mais tu parles tellement bien français !” effectivement, c’est ma langue natale. »

Plusieurs répondants disent ainsi se sentir moins légitimes dans leur propre usage du français, malgré leur volonté de l’utiliser au quotidien.

Pour d’autres, le sentiment d’insécurité linguistique est directement lié au fait de vivre en contexte minoritaire. Plusieurs disent ressentir de la gêne à utiliser le français en présence de personnes anglophones, ou encore à demander un service en français dans les commerces ou les services publics.

Le rapport souligne que les personnes vivant de l’insécurité linguistique ont tendance à avoir une perception plus négative de leurs compétences à parler français et utilisent moins la langue dans certaines sphères de leur quotidien.

« Des fois, ce n’est pas facile. On se sent un peu à part, ou on a l’impression de devoir toujours expliquer pourquoi on parle français. Mais en même temps, ça me rend fière », explique une jeune des Territoires du Nord-Ouest âgée de 14 ans.

Fait marquant : les jeunes de 22 à 25 ans se disent généralement plus à l’aise d’utiliser le français au quotidien, alors que les 14 à 21 ans se montrent moins confiants.

Le questionnaire du Baromètre jeunesse a été distribué à l’été 2025 à des 14 à 25 ans. Il y a eu 295 réponses valides; 15 % avaient répondu au Baromètre jeunesse 2024. De ce nombre, 170 étaient âgés de 14 à 17 ans; 197 se sont identifiées de genre féminin.

Mieux soutenir la jeunesse francophone

À la lumière de ces constats, la FJCF propose six idées visant à mieux répondre aux réalités vécues par les jeunes francophones à travers le pays.

• Accès au marché du travail

La Fédération souhaite que les jeunes soient mieux outillés pour entrer sur le marché de l’emploi. L’idée est d’adapter davantage les contenus existants aux réalités des jeunes, en tenant compte de leur âge, mais aussi des compétences actuellement recherchées par les employeurs.

• Appui aux études postsecondaires

L’insécurité linguistique peut influencer la confiance et la persévérance des jeunes francophones dans leurs études. La FJCF propose donc d’encourager les initiatives qui visent à renforcer la sécurité linguistique dès le secondaire. Il s’agirait, par exemple, d’activités parascolaires, d’ateliers de communication ou encore de programmes de mentorat et de tutorat entre jeunes.

Dans cette optique, la Fédération propose de bonifier son offre de bourses afin de mieux soutenir les jeunes qui doivent se déplacer pour poursuivre des études en français.

« Le transport demeure souvent une barrière pour plusieurs jeunes », souligne la coordonnatrice des services aux membres de la FJCF, Julie Payet.

• Éducation financière

Troisièmement, la FJCF souligne que plusieurs jeunes francophones manquent de connaissances en matière de finances personnelles. Elle propose donc de développer davantage de formations en littératie financière. Ces ateliers porteraient sur des notions de base, comme le budget, l’épargne, l’endettement ou l’impôt.

La Fédération met aussi de l’avant l’importance de mieux soutenir les jeunes face à la crise du logement, notamment en explorant des solutions de logements collectifs francophones.

• Une place dans les médias

La culture et les médias occupent aussi une place importante dans les recommandations. La FJCF souhaite renforcer la visibilité des jeunes dans les espaces médiatiques francophones. Par exemple, en leur donnant accès à des rôles, des chroniques ou des espaces dédiés dans les médias communautaires.

Elle encourage aussi la création d’activités qui permettent aux jeunes de mieux comprendre le rôle des médias et de développer leur esprit critique face à la désinformation.

• Encourager une plus grande participation à la vie citoyenne

Cela passe autant par leur présence dans les espaces décisionnels de leurs communautés que dans la société en général. La Fédération soutient que plus les jeunes seront impliqués, plus les politiques et institutions pourront mieux refléter leurs réalités et leurs besoins. « Nos jeunes veulent être au courant de ce qui se passe et être plus impliqués dans l’actualité », affirme Julie Payet.

• Plus de données

Finalement, la FJCF souhaite assurer la continuité du Baromètre, qui constitue une source importante de données sur la jeunesse francophone, tout en améliorant sa portée. La Fédération reconnait que certaines populations, comme les jeunes autochtones, issus de minorités visibles ou les jeunes parents, sont moins bien représentées et propose donc de mener des consultations ciblées pour mieux refléter leurs réalités.

Les jeunes francophones du Canada cherchent plus d’occasions de parler en français.
Unsplash

Pas de mots gaspillés : Une participation francophone record

Au Yukon, l’environnement inspire aussi la créativité francophone. Cette année, le concours d’écriture No Wasted Words (Pas de mot gaspillés) a franchi une nouvelle étape en accueillant ses premières participations en français, portées notamment par des élèves de l’École Émilie-Tremblay. Pour cette première, la participation francophone a dépassé les attentes.

Angélique Bernard

À sa troisième année d’existence, ce concours a recueilli des textes de fiction, de non-fiction et de poésie sur le thème de zéro déchet rt de la conservation. C’était la première année où il y avait une participation francophone.

Genèse du concours

Megan MacLeod, la coordonnatrice du programme zéro déchet chez Raven ReCentre, a eu l’idée du projet il y a trois ans. « Quand je participais à des événements, les gens venaient me parler pour me dire ce qu’ils et elles faisaient en matière d’actions environnementales. J’ai trouvé cela très intéressant et je ne voyais pas vraiment de plateforme pour permettre aux gens de s’exprimer sur le sujet au Yukon. » Elle a donc pensé à l’idée d’un concours d’écriture et d’inviter les gens à partager leurs écrits et leurs histoires devant un groupe de personnes. Elle a communiqué avec la Société de conservation du Yukon pour établir une collaboration et ce groupe était très enthousiaste à l’idée de contribuer au concours

No Wasted Words

Le concours est divisé en trois catégories d’âge : junior (personnes en bas de 10 ans), sénior (personnes entre 11 et 18 ans) et adultes (personnes de 19 ans et plus).

Participation francophone

Rielle Castro, adjoint du programme zéro déchet, explique que c’était la première année où il y a eu une participation francophone au concours. « Depuis la première édition du concours en 2023, la communauté francophone était très intéressée à participer au concours, mais nous n’avions pas assez de personnes qui pouvaient nous aider avec le français. Cette année, nous avons collaboré avec l’Association franco-y ukonnaise (AFY). Elle nous a aidé à traduire les directives et les annonces en français », explique-t-il.

M. Castro mentionne que l’AFY a aidé à créer un lien entre Raven ReCentre et trois classes de quatrième et cinquième année à l’École Émilie-Tremblay. « Nous avons reçu 39 inscriptions en

français au concours, contre 17 inscriptions en anglais. Cela démontre un réel intérêt de la population francophone à participer à de tels événements. Pour la première année où nous avons eu la possibilité de recevoir des textes en français, c’est un franc succès. Nous sommes vraiment contents de la réponse », se réjouit l’adjoint.

Catherine Pinard a été l’une des deux juges francophones. Elle a vraiment aimé son expérience. Elle participe depuis quelques années comme jury du concours d’écriture Jamais Trop Tôt et elle n’a pas hésité à participer à ce concours de Raven ReCentre.

« Je trouve cela le fun d’encourager n’importe qui, mais particulièrement les jeunes, à écrire. Je trouve ça beau des jeunes et des moins jeunes qui participent à des projets d’écri -

ture », mentionne l’écrivaine qui a écrit le livre Aventures boréales, mémoires d’une musheuse dans le Grand Nord

Catherine Pinard a trouvé les textes très divertissants, variés et créatifs. La plupart des textes étaient écrits à la main et étaient accompagnés de dessins. Si on lui demande si elle répèterait son expérience, elle répond : « Absolument! C’était super bien organisé par l’équipe de Raven ReCentre. J’ai été agréablement surprise par la participation des francophones! » Elle espère que plus de jeunes et de moins jeunes vont participer l’année prochaine.

Pour les années à venir

Raven ReCentre planifie de continuer à tenir la soirée de remise des prix le 22 avril, date qui correspond

Voici les commentaires des juges sur certains des textes présentés en français :

« Un texte mélodique qui rappelle presqu’une chanson. Mention spéciale pour la qualité du français et l’utilisation de vocabulaire recherché et de rimes! »

« Original mention du 6 e continent qui suggère un appel à l’action inspiré de pays déjà mobilisés dans la protection de l’environnement. »

« Un texte original qui donne l’impression de ressentir la force de la nature que tu veux protéger. Belles observations, un rythme lent et paisible. »

« Un bel exemple de mobilisation adulte-enfant qui célèbre le leadership des enfants et prouve que chaque petit geste compte! »

« Texte qui interpelle en posant des questions sur la consommation avec des références aux réalités du Yukon tout en donnant de l’espoir. »

« Texte poétique qui traite de beauté mais qui contient aussi un brin de tristesse ou encore une pointe de comique. »

au Jour de la Terre.

Megan MacLeod mentionne qu’elle aimerait que les gens s’approprient le concours. « Nous avons reçu de bonnes suggestions pour les prochaines années.

J’aimerais voir plus de personnes participer, tant en anglais qu’en français et j’aimerais voir plus de tranches d’âge. J’espère aussi que les gens organisent ce genre de concours dans leurs communautés ou dans leurs écoles. » Rielle Castro est reconnaissant du travail effectué par l’Association franco-yukonnaise et espère continuer cette collaboration au cours des prochaines années pour rejoindre encore plus de francophones. « Nous allons aussi regarder la faisabilité de pouvoir recevoir des textes en langues autochtones. Nous planifions des rencontres avec le Yukon Native Language Centre pour voir ce qui est possible. Nous espérons pouvoir inclure ces langues au cours des prochaines années », conclut-il.

IJL – L’Aurore boréale

Des liens qui font la différence Gratuit • En français • Pour les 50 ans et plus

Visites

d’amitié, appels chaleureux, petits coups de main?

Le Service de soutien à domicile de l’AFY offre un appui gratuit, personnalisé et en français, aux personnes de 50 ans et plus. Grâce à des bénévoles formés Nav-CARE, restez en forme, entouré et dans votre cocon.

Contactez-nous pour en bénéficier: adomicile.afy.ca  adomicile@afy.ca  867-335-2660

Des membres du public lors de la cérémonie de remise des prix le 22 avril.
Raven ReCentre
Catherine Pinard a été l’une des deux juges francophones au concours Pas de mots gaspillés.
Raven ReCentre

La foire des prématernelles a eu lieu du 6 au 8 mai au centre de vaccination de Whitehorse. Le Partenariat communauté en santé avait une table. C’était l’occasion pour aller faire les vaccinations des jeunes enfants, dans un contexte ludique et festif.

Félicitations aux élèves du Programme Confluence pour leur maquette d’un « shaker deck » qu’ils ont réalisée dans le cadre du Gold Show du 15 mai dernier. « On a peinturé et on a fait de la bouette », explique Lionel, 4 ans. « On a vraiment hâte de la montrer à tout le monde! » ajoute Camil, 6 ans.

Accueil et soutien à l’établissement Services gratuits

La marche pro-choix, en faveur des droits reproductifs, a eu lieu le jeudi 14 mai à Whitehorse. Elle était organisée par Les Essentielles et le Conseil du statut de la femme du Yukon.

Angélique Bernard Bravo à Sitka Land-Gillis, finaliste à la cérémonie de remise des prix Ingénious + National de la Fondation Rideau Hall à Ottawa. Il y avait soumis son projet RAISE (Recovery Analytics and Intensity Surveillance Engine), un algorithme d’apprentissage automatique qui alerte les entraîneurs en analysant les données des athlètes.

Angélique Bernard

La Fête du patrimoine Yukon-Stikine a eu lieu le 12 mai au Centre culturel Kwanlin Dün. Quarante-et-un projets ont été présentés, dont quelques-uns en français.

Les œuvres des élèves de l’École Émilie-Tremblay sont exposées à la galerie communautaire du Centre des arts du Yukon durant le mois de mai. Les élèves ont exploré les méthodes artistiques de plusieurs artistes francophones de différents pays, comme Haïti.

Le 15 mai, Josée Belisle, vice-présidente de l’Association francoyukonnaise, a souhaité la bienvenue en français et en anglais aux délégué·es de la Conférence du district 5370 du Club Rotary.

L’Association de badminton du Yukon a organisé ses championnats annuels jeunesse du Yukon les 8 et 9 mai à l’École secondaire de Porter Creek, avec plus de 60 participant·es. Une triple couronne est revenue à Dorothy Dallaire. D’autres francophones ont participé, comme entre autres Sofia Fouari, Justin Langlois, Sophia De Mesa, Charly Melin et Riley Cyre.

de badminton du Yukon
Angélique Bernard
Angélique Bernard
Facebook/Ed Gillis
Fournie
Angélique Bernard

Le jeudi 14 mai, la Fabrique d’improvisation du Nord (FIN) concluait sa cinquième saison en grand avec son dernier match de l’année. Les Bleus ont soulevé la coupe au terme d’une soirée haute en couleur. Bravo les Bleus, et félicitations à toute la ligue pour cette cinquième saison réussie!

Le samedi 16 mai, l’aréna Takhini s’est transformé en ring de lutte le temps d’un après-midi. C’était la première fois que la Canadian Wrestling Federation s’arrêtait à Whitehorse.

Les célébrations de la Journée de la francophonie yukonnaise ont eu lieu le vendredi 15 mai au parc Shipyards à Whitehorse. Discours, dont Laura Lang qui a prononcé quelques mots pour souligner cette célébration, remise de prix, jeux gonflables, taureau mécanique et prestation musicale de Brigitte Jardin, tout cela sous un soleil radieux.

Maquillage sur visage Présenté par le

Teinture de tee-shirts (apportez votre propre chandail blanc)

Construction de château en carton

Angélique Bernard
Angélique Bernard

Descendre l’intégralité du fleuve Yukon : quand la science rencontre les voix du territoire

Une équipe de cinq aventuriers français s’élancera bientôt dans un défi qui sort des sentiers battus : la descente intégrale du fleuve Yukon en canot. De sa source au lac Atlin, dans lequel se jettent les eaux du glacier Llewellyn jusqu’à son embouchure dans la mer de Béring, cette expédition aura plusieurs objectifs, mêlant science, aventure, arts visuels et voix des communautés rencontrées.

Maryne Dumaine

En soi, ce trajet a été fait par des centaines de personnes, que ce soit pour des défis sportifs ou par traditions ancestrales. Cette expédition, cependant, repose sur un concept novateur : la création d’une équipe aux compétences multiples afin d’apporter à ce projet documentaire une véritable dimension scientifique.

Une démarche scientifique :

révéler l’invisible

Le cœur du projet repose sur une collaboration avec les communautés locales, notamment le

Nathan

et Tristan

se sont rencontrés en personne il y a quelques semaines seulement, en arrivant au Yukon. L’équipe compte cinq comparses, dont trois doctorants en biologie.

L’équipe a contacté beaucoup d’organisations et d’entreprises locales. Le groupe a réalisé ses propres figures de proue en verre chez Lumel Studios, et a fabriqué ses pagaies à Yukonstruct.

S’il passe à Whitehorse, il passe ici.

Centre-ville de Whitehorse, 304 rue Wood

Centre-ville de Whitehorse, 304 rue Wood

Là depuis 1954

Là depuis 1954

Tout au long de leur périple, qui devrait durer entre trois et quatre mois, les aventuriers vont collecter des données. « On va faire des prélèvements toutes les deux heures, lorsqu’on sera en navigation, sur 3 000 km », explique Tristan Martin. Le but de cette collecte vise à étudier, notamment, l’impact de la fonte du pergélisol. En parallèle, ils effectueront des prélèvements d’ADN environnemental en filtrant l’eau Chaque morceau de peau morte, de plume, d’urine, par exemple, laisse des traces ». En récoltant ces traces d’ADN, cette méthode non invasive permet d’identifier toutes les espèces animales et végétales passées à proximité de ce cours d’eau, créant ainsi un point de référence dans le temps de comment était la biodiversité, comme une photo ». Selon M. Martin, cette démarche est une manière directe de combattre le shifting (ou l’amnésie écologique), la perte progressive de la mémoire environnementale au fil

Pourquoi nommer

Les Voix

Pour partager cette aventure, l’équipe prépare un documentaire ambitieux, pensé autour de deux approches narratives qui donnent son nom au projet : Les Voix du Yukon.

Nathan Laemmel, l’un des membres de l’équipe, explique.

« On envisage vraiment le projet avec deux voix distinctes ». La première « voix », c’est le côté intime de l’aventure, filmée avec des petits caméscopes. « L’idée c’est de filmer tous les moments de vie pour qu’on ait le rendu le plus authentique possible ». Cette voix captera les moments humains, l’excitation, les doutes et les tensions du groupe.

En contraste, la seconde approche sera plus axée sur la nature. « La voix environnementale […] sera filmée avec nos plus belles caméras, et des drones. Elle sera un peu plus contemplative […] et permettra de donner un aperçu de la grandeur des paysages et, en même temps, de traiter de tout l’aspect scientifique », précise M. Laemmel.

Les autres voix, ce seront celles rencontrées durant le périple.

Et ce côté-là a déjà commencé.

L’équipe est arrivée il y a quelques semaines, mais, à cause d’un hiver particulièrement froid, le lac Atlin n’est pas encore dégelé.

Le groupe a donc eu du temps pour peaufiner les rencontres. Avides de conseils en tout genre, les cinq comparses ont rencontré des Yukonnais de longue date, comme Roch Boivin et Claude Vallier. « Ça nous a permis d’avoir de bons conseils. Par exemple, on pense peut-être commencer en marchant sur la glace du lac d’Atlin », explique Nathan Laemmel.

« On arrive de manière assez humble. On découvre le territoire pour la plupart d’entre nous, et

on arrive face à des gens qui ont l’expérience, le vécu sur le fleuve et, du coup, nous, on veut tendre le micro et la caméra vers ces voix-là. »

La logistique d’un projet d’une telle ampleur

S’élancer sur 3 000 km exige une préparation logistique titanesque. L’équipe a dû anticiper l’envoi de nourriture dans des points stratégiques (comme Dawson ou Stevens Village) et gérer la production d’énergie à l’aide de panneaux solaires pour recharger le matériel vidéo.

Au niveau matériel, l’équipe prévoit trois canots, laissant la place aux quelque 40 livres de matériel scientifique, mais aussi à l’équipement audiovisuel.

Financée principalement sur fonds propres, l’équipe est allée chercher quelques partenariats. Elle compte notamment sur un soutien de l’Association franco-yukonnaise, pour qui l’équipe fournira des prises de vues aériennes, qui pourront servir de banque d’images pour l’organisme. Une collecte de fonds participative est aussi disponible sur le site Web du projet : lesvoixduyukon.org

Par ailleurs, le groupe a également créé un projet sur le site iNaturalist, une plateforme participative où l’on peut photographier et identifier des plantes, animaux et champignons afin de contribuer à la recherche scientifique et au suivi de la biodiversité.

IJL – L’Aurore boréale

Laemmel
Martin
Maryne Dumaine
Fournie

Préserver et partager l’héritage franco-yukonnais à sa communauté

La Société d’histoire francophone du Yukon (SHFY) célèbre cette année son cinquième anniversaire. Dédiée à la conservation et à la mise en valeur de l’histoire francophone du Yukon, la Société multiplie les projets et services pour préserver le patrimoine et mieux faire connaitre l’histoire franco-yukonnaise à la communauté.

La Société d’histoire est née d’un désir de prendre en charge le patrimoine franco-yukonnais de façon plus spécialisée, explique Yann Herry, président de l’organisme. « Il est dans le mandat de l’Association franco-yukonnaise, mais avec tous ses dossiers, il était seulement possible de faire des projets pour des anniversaires, alors certaines personnes ont trouvé que ce serait important d’avoir une société qui serait centralisée sur la promotion et la conservation du patrimoine francophone du Yukon. »

La Société a officiellement été lancée lors d’une première assemblée générale annuelle (AGA) en 2021. Depuis, elle poursuit plusieurs objectifs, dont « mettre en valeur l’histoire et le patrimoine francophone du Yukon », « favoriser l’accès à la communauté pour les générations futures » et « contribuer à la sauvegarde du patrimoine historique de la francophonie yukonnaise. »

Éducation et conservation

Pour Yann Herry, le travail de la SHFY se divise en deux grands volets : l’éducation et la conservation. Il explique : « Pour moi, l’histoire est au cœur de l’existence de la francophonie au Yukon et de ses institutions. C’est important

Bernard

stable pour avoir un employé qui gèrerait les projets de sauvegarde du patrimoine et les archives. Ça permettrait d’alléger le travail des bénévoles, et les laisser se concentrer sur leur passion, qui est le patrimoine. »

La Société réfléchit aussi à un projet éducatif destiné aux jeunes.

de l’intérêt dans la communauté, et on n’a jamais manqué de bénévoles pour nos projets. Nos bénévoles sont souvent des personnes à la retraite; beaucoup veulent de l’expérience avec la numérisation, et les différents aspects d’archivage et de gestion de patrimoine. »

Une société en croissance

Aujourd’hui, la SHFY compte au-delà de 70 membres et un conseil d’administration composé de six personnes. Même si « cinq ans est court dans l’histoire d’une société », Yann Herry estime que la Société « va bien. »

Le rapport de présidence présenté à l’AGA souligne la par-

« L’histoire est au cœur de l’existence de la francophonie au Yukon et de ses institutions. C’est important qu’elle soit connue, en particulier par les générations montantes et les nouveaux arrivants. »

Yann Herry, Président de la SHFY.

qu’elle soit connue, en particulier par les générations montantes et les nouveaux arrivants. […] »

Il souligne également l’importance du travail d’archivage. « Pour la conservation, ce qui se passe souvent, c’est que les gens quittent le Yukon et amènent leurs choses avec eux, alors ça ne devient plus disponible. Il arrive aussi que les familles de pionniers yukonnais un peu partout dans le monde cherchent un endroit où léguer leur patrimoine, mais n’en trouvent pas, alors c’est important de créer un espace pour eux ». Cet aspect de conservation du patrimoine est d’ailleurs ce qui attire plusieurs bénévoles à la société. « L’histoire et le patrimoine ont toujours suscité

ticipation de la SHFY à plusieurs événements communautaires, dont le Solstice St-Jean et la Journée de la francophonie yukonnaise. La Société a également collaboré avec différents organismes franco-y ukonnais, notamment le comité JeFY

et le groupe les Essentielles.

La SHFY mène aussi des efforts pour représenter les différentes communautés du territoire. Le conseil d’administration compte désormais un représentant de Dawson. « C’est un de nos objectifs d’avoir des membres d’un peu partout au Yukon, pour représenter toutes les communautés, alors c’est une fierté d’avoir un représentant pour Dawson », souligne Yann Herry.

Des nouveaux personnages, grandeur nature

Parmi les nouveaux projets figure aussi les personnages grandeur nature, une exposition de dix-sept panneaux mettant en lumière les illustrations de vingt-quatre personnages marquants de l’histoire francophone du Yukon.

L’objectif étant de rapprocher la communauté à ses pionniers. « Avec le projet des personnages, on veut créer une relation plus intime avec les personnages historiques, que les gens puissent mettre des visages sur les accomplissements et les acquis qui ont été faits, et apprendre à connaitre des personnes qui ont marqué l’histoire du Yukon. On a essayé de couvrir une diversité d’activités, d’origines,

de culture, notamment des femmes et des hommes des Premières Nations », explique le président.

« On reçoit beaucoup de demandes de parents, qui veulent que leurs enfants connaissent mieux le parcours de la francophonie au Yukon, alors [notre projet 2027] pourrait remplir ces demandes ». Afin d’inspirer l’histoire franco-yukonnaise à la génération Z, Yann Herry et le conseil d’administration imaginent une pièce de théâtre, « une sorte de fresque historique sous forme de sketchs très courts et faciles à mémoriser, pour que

« Avec le projet des personnages, on veut créer une relation plus intime avec les personnages historiques, que les gens puissent mettre des visages sur les accomplissements et les acquis qui ont été faits »

Yann Herry, Président de la SHFY.

Les défis à venir

Pour les années 2026 et 2027, la SHFY entend poursuivre ses priorités actuelles : préserver le patrimoine franco-y ukonnais, et renforcer ses partenariats communautaires. Selon Yann Herry, l’un des défis majeurs des prochaines années sera toutefois l’embauche d’un employé permanent. « Les bénévoles sont intéressés par les projets, mais c’est toujours difficile pour la gestion administrative, et ça représente beaucoup de travail, alors on cherche un financement

des jeunes du secondaire puissent les présenter aux plus jeunes et à la communauté. Ce serait donc une pièce de théâtre un peu passe-partout, pour raconter l’histoire de la francophonie au Yukon. »

Cinq ans après sa création, la Société d’histoire francophone du Yukon entend bien continuer à faire vivre et rayonner le riche patrimoine franco-yukonnais pour des générations à venir.

Rébecca Fico, 15 ans, est journaliste en herbe pour l’Aurore boréale

Mettez votre expérience à profit!

Mettez votre expérience à profit!

Il y a plusieurs postes vacants au sein des comités, conseils et commissions du gouvernement.

Il y a plusieurs postes vacants au sein des comités, conseils et commissions du gouvernement.

Dix-sept panneaux représentant des francophones ayant participé au développement du Yukon ont été dévoilés. On voit ici la famille Pépin, Louis-Alphonse Paré et le couple Charles-Eugène Carbonneau et Belinda Mulrooney.
Angélique

Les TNO, grands gagnants des Prix Inspiration Arctique

Six projets ancrés dans le Nord ont été récompensés lors de la cérémonie des Prix Inspiration Arctique qui a eu lieu le 5 mai 2026 à Whitehorse au Centre Culturel Kwanlin Dün. Trois projets des TNO ont été célébrés lors de cette soirée et trois autres projets du Yukon et du Nunavik sont également lauréats. Pour la première fois, depuis de nombreuses années, aucun projet du Nunavut n’a été récompensé.

Nelly Guidici

Le montant alloué chaque année varie en fonction du nombre de projets et de la portée de chacun. Cependant, cette année, le prix de 1 M$ est absent et la somme totale allouée s’élève à 1 371 400 $ contre 3,7 millions de dollars répartis entre douze équipes lauréates l’an passé. Depuis les huit dernières années, c’est la première fois que le comité octroie moins de 2 M$ lors de la cérémonie. « Le Comité national de sélection, qui comprend des représentants des comités régionaux de sélection, a pris la décision difficile de ne pas attribuer de prix d’un million de dollars cette année », a expliqué Allison MacLachlan, chargée des communications aux Prix Inspiration Arctique. Cette décision vise à garantir que les projets sélectionnés respectent les critères de recevabilité.

Au cœur du territoire

C’est le projet des TNO, La terre se souvient de nous (The Land

Remembers Us) qui a remporté la plus grosse subvention de 500 000 $. Ce projet de camps intergénérationnels en pleine nature, rassemblant des personnes survivantes des pensionnats, des jeunes et des familles, permettra de favoriser la guérison, le renouveau culturel et le partage des connaissances par le biais de partage de récits, de l’acquisition de compétences et le tissage de liens communautaires.

Dans le territoire du Yukon, le projet intitulé Le caribou des lacs du Sud dans les écoles (Southern Lakes Caribou in the Schools) a remporté 475 000 $. Ce programme scolaire, offert de la maternelle à la 12e année, permet un apprentissage à l’extérieur et sur le terrain à travers la transmission des connaissances culturelles sur le caribou. Ce programme a pour but de renforcer la prise de conscience des jeunes à une gestion respectueuse de l’environnement et de l’écosystème des lacs du Sud dans le territoire du Yukon.

Des projets jeunesse innovants

Parmi les quatre projets jeunesse récompensés cette année, trois sont destinés aux jeunes du Yukon et des TNO.

Łäch’i Kų Indigenous Tourism Collective a reçu 100 000 $ et cette initiative menée par des jeunes soutient les opérateurs touristiques autochtones sur le territoire traditionnel des Premières Nations de Champagne et d’Aishihik au Yukon. En s’occupant de la logistique et des réservations, ce projet permet aux détenteurs de savoirs de se concentrer sur l’enseignement culturel et les expériences linguistiques offertes aux clients.

Aux TNO, le projet Terre, feu et inondation a été récompensé en recevant la somme de 96 400 $. Ces dernières années, des incendies et des inondations, provoqués par le changement climatique, ont bouleversé l’Arctique. Le rôle que joue le changement climatique dans l’érosion des liens entre les commu-

nautés autochtones et leurs traditions et activités liées au territoire est moins connu en dehors de ces communautés. Ce projet permettra à six jeunes de transformer un spectacle de poésie et de prose sur ce thème en une exposition muséale où des ainés dénés et leurs familles décrivent la perte douloureuse, non seulement de leurs maisons et de leurs camps de pêche, mais aussi d’un mode de vie ancestral.

Le projet Les histoires que nous racontons (The Stories we tell) a remporté 100 000 $. Entre 15 et 30 jeunes pourront participer à ces ateliers linguistiques dans la région du Dehcho où ils auront l’occasion de se familiariser concrètement aux techniques de prise de vue et d’enregistrement sonore. Ils pourront ainsi perfectionner leurs compétences en participant à la réalisation d’un documentaire ou en aidant à enregistrer des sessions linguistiques avec des ainés ou des locuteurs natifs. Le format multimédia permettra à la communauté d’accéder au programme via l’apprentissage en ligne.

Langues autochtones : lexique les animaux

Ce mois-ci, nous vous proposons quelques phrases simples sur les animaux. Vous pourrez retrouver le dialogue avec la prononciation de chacune des phrases grâce aux liens que nous avons ajoutés.

Gwich’in

Hän

Kaska

Tutchone du Nord

Tutchone du sud

Tagish

Tlingit

Haut Tanana

Dialecte Fort McPherson

Dialecte Moosehide

Dialecte Ross River

Dialecte Big Salmon

Dialecte Tàa’an

Dialecte Lacs du Sud

Dialecte Teslin

Dialecte Scottie Creek

Zhòh leii nił’ìi

Zhùr nëdlą näk-‘ąy

Jíyūné’ néstlōn gǎnestān

Egay útlę nì’in

Ägay ùtląy ní’į

Egey ùtlą nesh’į

Sheyadihên ghùch xhàtîn

Tthiikąą ndląą nak-‘įh

Vadzaih leii nił’ìi

Wëdzey nëdlą näk-‘ąy

Gúndān néstlōn gǎnestān

(beaucoup de chevaux)

Hudzi útlę nì’in

Gùdän ùtląy ní’į

Mèjih nesh’į

(beaucoup de chevaux) (je vois un caribou)

Sheyadihên watsíx xhàtîn

Wudzih ndląą nak-‘įh

Au Nunavik, le projet Arctic Drone Soccer a remporté 100 000 $. Ce programme a pour but d’initier les jeunes à la technologie des drones et à l’aviation par le biais d’un apprentissage pratique et de compétitions, afin de développer leurs compétences, leur confiance en eux et de leur ouvrir des perspectives de carrière dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques.

Liens pour entendre la prononciation

bit.ly/3F59DaA

bit.ly/46D1MwQ bit.ly/3RO8Oe2

Un partenariat entre des femmes du Québec et du Yukon : Courir pour rassembler

Un nouveau projet rassemble des Franco-Yukonnaises et des Québécoises autour de la course, du dépassement de soi et de la solidarité féminine, avec en ligne de mire la mythique course de relais de la route du Klondike entre l’Alaska et le Yukon.

Angélique Bernard

C’est lors d’une conférence de presse conjointe que cette collaboration a été présentée, le 1er mai dernier. Les Roses est un club qui a été créé en 2010 à Shawinigan, au Québec. Il rassemble des milliers de femmes et vise à leur permettre de relever des défis sportifs. Depuis 16 ans, plus de 3 000 femmes du Québec ont participé à cette expérience. Désormais, des Yukonnaises pourront se joindre au mouvement.

Un projet né au Québec

Marie-Josée Gervais est cofondatrice du groupe Les Roses. Ancienne cycliste professionnelle et triathlète, elle est aussi organisatrice d’événements. Il y a vingt ans, elle a créé les Défis du Parc, une série d’événements sportifs se tenant dans le parc national de la Mauricie, à Shawinigan. Elle s’est rendu compte que très peu de femmes participaient à ce genre de défi. « J’ai eu la chance de rencontrer la docteure Chantal Guimont qui coanimait l’émission

Les docteurs à Radio-Canada. Nous avons discuté des façons d’aider les femmes à participer à l’événement et de démocratiser le sport du vélo », se remémore-t-elle. Après quelques années de vélo, le groupe a décidé d’ajouter la course à pied en hiver. « C’était une façon de s’entraîner de façon économique, de se garder en forme durant l’hiver et d’être prête pour la saison de vélo en mai », explique l’organisatrice.

L’inscription aux Roses se fait par mises en candidature, et il faut prévoir un coût. Ce programme d’entrainement n’est pas axé sur la performance, mais sur le plaisir et le dépassement de soi. « C’est un programme très progressif qui amène les femmes à faire un demi-marathon. On leur offre des outils et un tissu social pour les aider à atteindre leur but », mentionne Mme Gervais.

Naissance d’un projet au milieu des paysages yukonnais

Marie-Josée Gervais est venue à Whitehorse l’automne dernier après s’être fait vanter la beauté transformative du Yukon par son conjoint, son fils et sa sœur, qui sont venus au territoire à différents moments. Fascinée par leurs récits, elle a contacté l’organisation de

accompagnées par douze femmes du Québec. Elles formeront trois équipes pour parcourir en totalité ou en partie le trajet de la course. « Ce que je souhaite, c’est qu’on se donne le relais entre Québécoises et Yukonnaises. Une fille du Yukon qui va partir va donner le relais à une Québécoise, pour qu’on apprenne à se connaître », détaille

Mme Gervais.

Manon Aubert est l’une des deux facilitatrices au Yukon. « On est des éléments conducteurs. On donne des petits conseils, mais on n’est pas là pour entraîner, mais beaucoup plus pour faciliter l’entraînement. On partage nos connaissances et nos expériences. Tout cela se fait de façon conviviale et non structurée et il y a un bel encouragement mutuel », explique-t-elle.

la course de relais de la route du Klondike pour demander si elle pouvait se joindre à une équipe. Des francophones ont répondu à son appel et la sportive a pu se joindre à l’équipe des « Petits pédestres », qui comptait notamment Camille Hamond, Stéphanie Pelletier Grenier, Maxime Lauwens et Vincent Lapierre. Après la course, elle rencontre Sandra St-Laurent, directrice du Partenariat communauté en santé (PCS), et elles discutent d’un jumelage d’équipes entre le Yukon et le Québec. « Le PCS gère l’entente et la logistique, recevoir les mises en candidature des femmes intéressées, trouver les spécialistes pour offrir des sessions d’expertise sur des thèmes différents. Je m’occupe aussi des activités communes durant la semaine où les femmes du Québec seront ici », explique Mme St-Laurent.

Passer le relais entre le Québec et le Yukon

Grâce à une subvention du Programme d’appui à la francophonie canadienne du gouvernement du Québec, les femmes du Yukon n’ont eu qu’à débourser 200 $, au lieu de la somme habituelle de 475 $ par année. Ce montant couvre les entraînements et l’équipement qui a été envoyé au Yukon. Une quinzaine de Franco-Yukonnaises ont soumis leurs candidatures et ont été retenues pour le projet. Ces femmes suivent un programme de course et des ateliers d’apprentissage depuis le mois de janvier dernier, en vue de participer, en septembre prochain, à la course de 175 km entre Skagway (Alaska) et Whitehorse (Yukon), le relais de la route du Klondike. Les Franco-Yukonnaises seront

M me Aubert a commencé à courir à Vancouver alors qu’elle menait un groupe d’élèves pour la course Sun Run de dix kilomètres. Elle a continué quand ses enfants étaient jeunes. « Rejoindre

Les Roses répond à mon besoin de courir avec des gens. Avec le temps, c’est plus difficile de trouver la motivation de courir toute seule, mais la motivation d’être avec un groupe est belle et grande », dit-elle en riant.

Prochaines étapes

Marie-Josée Gervais explique que l’évaluation du projet pilote va se faire auprès des participantes. « Est-ce que les femmes trouvent que le projet tient la route, que c’est bon pour elles et qu’elles continuent la pratique sportive après et qu’elles ont envie de s’impliquer? Est-ce que le projet a été porteur pour les femmes au Yukon? Y a-t-il eu une contamination positive? »

L’organisatrice d’événements a récemment participé à Mobilisation franco et a rencontré des femmes de l’Alberta, des Maritimes et de l’est de l’Ontario qui seraient intéressées à partir des cellules des Roses dans leurs régions l’année prochaine. « On aimerait faire un déploiement à plus grande échelle dans la francophonie canadienne. On va commencer avec le Yukon et on va voir où cela va nous mener dans d’autres provinces et territoires », conclut-elle. Pour le Yukon, Sandra St-Laurent mentionne qu’il reste des places. Les femmes intéressées à se joindre au groupe peuvent communiquer avec elle à pcsyukon@francosante.org

IJL - L’Aurore boréale

Les Roses, pour se motiver à courir entre femmes

Les Roses, c’est un groupe de femmes du Québec qui se rencontrent pour faire de l’exercice physique, surtout de la course à pied.

Marie-Josée Gervais a créé le groupe en 2010 parce qu’elle trouvait qu’il n’y avait pas assez de femmes qui participaient à des événements sportifs. Elle a commencé à organiser des sessions de groupes en vélo et a par la suite ajouté la course.

Depuis janvier, environ 15 femmes francophones du Yukon se sont jointes au groupe. Elles se préparent ensemble pour participer à la course de relais de la route du Klondike, qui se déroulera en septembre. La course de 175 kilomètres commence à Skagway, en Alaska, et se termine à Whitehorse, au Yukon.

La lecture simple est présentée en collaboration avec le service Formation de l’Association franco-yukonnaise.

Quelques-unes des 15 coureuses des Roses du Yukon qui seront jumelées aux Roses du Québec lors de la course de relais de la route du Klondike en septembre 2026. Manon Aubert est à la droite, dans la première rangée.
PCS
Quelques-unes des Roses du Québec lors de la conférence de presse du 1er mai.
Marie-Josée Gervais est au centre dans la première rangée.
Fournie

Recensement 2026 et enfants francophones : Statistique Canada ne corrige pas le tir

Dans le recensement de 2026, Statistique Canada ne retrace pas les liens familiaux des enfants et des parents qui vivent sous des toits différents. Un choix qui remet à plus tard le dénombrement de milliers d’enfants admissibles à l’éducation dans la langue de la minorité.

Dans son recensement de 2026, Statistique Canada n’a pas inclus de questions spécifiques pour retracer les liens familiaux qui permettraient à des enfants d’être admissibles à l’éducation dans la langue officielle minoritaire.

Pourtant, en 2024, l’agence a publié une étude sur la sous-classification des enfants admissibles à l’instruction dans la langue officielle minoritaire lors du Recensement de 2021.

Selon ce document, 57 650 enfants au Canada hors Québec admissibles à l’éducation en français ont été recensés comme inadmissibles.

Au total, l’étude estime à plus de 91 700 le nombre d’enfants mal classifiés au pays, dont plus de 34 000 anglophones au Québec.

Retracer les liens familiaux, une limite en 2021 et en 2026

Cette lacune s’explique par le fait que Statistique Canada n’a pas pu retracer les liens familiaux qui auraient permis de déterminer que ces enfants étaient admissibles.

Par exemple, un enfant qui vit avec un parent anglophone, mais dont l’autre parent francophone ne réside pas avec lui, ne peut être recensé comme admissible à l’éducation en français. Même chose pour les enfants qui ne vivent pas avec un frère ou une sœur ayant fréquenté pendant au moins un an un établissement francophone.

C’est aussi le cas de certains enfants ayant des origines francophones ou au moins un grand-parent francophone, comme en NouvelleÉcosse, où le gouvernement pro-

À la suite du Recensement de 2021, Statistique Canada avait publié une étude qui dénombrait 57 600 enfants francophones recensés comme non admissibles à l’éducation en français hors Québec, alors qu’ils auraient dû l’être.

vincial prend en compte la clause dite « grand-parent », explique Josée Guignard Noël, chercheuse à l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML), à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Dans les trois cas, ces enfants sont admissibles au regard de la Charte canadienne des droits et libertés.

« Pas de nouvelle question » pour corriger le tir

Josée Guignard Noël note toujours cette lacune dans le questionnaire court actuel du recensement de 2026.

« D’après ce que moi je vois, il n’y a pas de nouvelles questions et pas de changement de question pour le moment. Cela aurait été quand même très pertinent pour encore mieux dénombrer les enfants admissibles d’avoir des questions un peu plus spécifiques sur les liens familiaux dans le questionnaire. »

Elle rappelle toutefois qu’il faut nuancer. « Ça reste un questionnaire court et Statistique Canada doit faire des choix. »

En revanche, la chercheuse note que même le questionnaire long ne contient toujours pas de question sur les origines des enfants ou sur la langue parlée par les grands-parents. Selon

Complétez la phrase suivante en choisissant l’expression bien écrite!

La Semaine nationale de l’accessibilité a lieu chaque année ______ du dernier dimanche de mai.

• a compté

• à compter

• accompté

diffusées pour voir si l’agence statistique comblera cette lacune par une autre stratégie. »

« Complément au recensement »

Sollicité par Francopresse, le porte-parole pour Statistique Canada, Julien Abord-Babin, confirme que le recensement n’amasse de l’information sur les enfants admissibles que sur la base des personnes qui résident sous le même toit le jour du recensement.

« [Le recensement] a permis la constitution de la base de données la plus complète sur cette population, mais ne pouvait tenir compte des personnes vivant dans des ménages différents », développe-t-il.

Une manière de dénombrer les personnes à un seul endroit au Canada, un gage de « qualité » selon l’agence, toujours par courriel.

elle, c’est pourtant là qu’il aurait fallu rectifier le tir, puisque la version longue creuse davantage la situation économique, sociale et familiale des personnes qui le reçoivent.

« C’est sûr que ce chiffre de 57 000 est grand et ça a un impact sur les conseils scolaires francophones qui veulent planifier leurs services; agrandir une école ou la construction d’une école », illustre Josée Guignard Noël.

Il aurait fallu que Statistique Canada demande, par exemple, la langue maternelle des deux parents, pas nécessairement des deux individus qui vivent dans le même ménage, poursuit-elle.

La chercheuse nuance de nouveau. « Il faudra voir quand la collecte de données va être terminée, quand l’analyse va être faite, quand les données vont être

« C’est pourquoi Statistique Canada a diffusé en 2024 une étude, qui apportait un complément au recensement en s’intéressant aux enfants qui sont admissibles seulement en raison d’un parent, frère ou sœur habitant un autre ménage et permettait de connaitre le nombre de personnes dans cette situation. Statistique Canada poursuivra dans la même veine en utilisant des méthodes semblables à la suite du recensement de 2026. »

L’agence fait aussi référence à un ensemble de « données complémentaires » jetant chacune un éclairage particulier sur les enfants admissibles.

« Statistique Canada continue le développement de cet écosystème de données sur les enfants admissibles », notamment grâce à une base de données ouverte sur les écoles de la minorité, ajoute le porte-parole.

IJL – Francopresse

Pourquoi un recensement?

Le recensement se fait tous les cinq ans au Canada, en vertu de la Loi sur la statistique. Le remplir est obligatoire, sous peine de pénalités.

Selon Statistique Canada, la version longue du questionnaire permet de recueillir davantage de renseignements « sur la situation sociale et économique de personnes partout au Canada et sur les logements dans lesquels elles habitent. » Un recensement de l’agriculture se fait en parallèle : tous les exploitants reçoivent le même questionnaire.

Nils Huenerfuerst – Unsplash

Louise Arbour : une francophone comme gouverneure générale du Canada

Louise Arbour deviendra la 31e gouverneure générale du Canada, succédant ainsi à Mary Simon. Ancienne juge de la Cour suprême du Canada, elle est la troisième Québécoise à occuper ce poste et est parfaitement bilingue.

Inès Lombardo

La nomination de Louise Arbour, ancienne juge francophone de la Cour suprême du Canada née à Montréal, met fin à la controverse née de la nomination de sa prédécesseure, Mary Simon, qui parlait l’anglais et l’inuktitut, mais pas le français.

Les francophones du pays avaient décrié le choix de Justin Trudeau de nommer une gouverneure générale qui ne parlait pas une des langues officielles du Canada. Une situation qui a parfois mis en opposition la sauvegarde du français et des langues autochtones.

Ni Louise Arbour ni Mark Carney n’ont souhaité qualifier ce choix de nomination de Justin Trudeau comme une « erreur », en réponse à une question d’une journaliste lors de l’annonce de la nouvelle gouverneure générale, le 5 mai.

« C’est important d’avoir le bilinguisme dans toutes les institutions fédérales du Canada », a simplement résumé le premier ministre.

Esprit critique

Dans un discours composé d’environ de 30 % de français, le premier ministre Carney a fait l’éloge de la nouvelle gouverneure générale.

Louise Arbour sera ainsi la

Interrogée sur le fait qu’elle n’a pas « la langue dans sa poche », notamment pour avoir qualifié la décision de Donald Trump de déclarer la guerre à l’Iran de « folie pure », la principale concernée a assuré qu’elle était certaine que « les gens comprennent très bien

compétences requises pour y faire face », a-t-elle déclaré, dans un sous-entendu appuyé aux tarifs imposés par les États-Unis.

Mandat et CV de la nouvelle gouverneure générale du Canada

Le chef de l’État du Canada est actuellement le Roi Charles III du Royaume-Uni, dont les responsabilités sont assumées au pays

par le ou la gouverneure générale.

À l’instar du souverain, la gouverneure générale demeure au-dessus des enjeux politiques. Louise Arbour a été nommée pour environ cinq ans par le monarque sur la recommandation du premier ministre.

Ce dernier représente la majorité politique, tandis que la gouverneure générale incarne l’ensemble de la nation.

Louise Arbour fait partie du barreau du Québec depuis 1971.

Elle a été juge de la Cour suprême

de l’Ontario et de la Cour suprême du Canada. Elle a également été haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme et représentante spéciale de l’ONU pour les migrations internationales. Plus récemment au Canada, Louise Arbour a émis des recommandations pour changer les comportements empreints d’inconduite sexuelle au sein du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes.

IJL – Francopresse

Services d’appui à la recherche d’emploi au Yukon

Conseils et information sur le marché du travail

Rédaction, révision, traduction de CV

Préparation à une entrevue d’embauche

Tutorat en anglais

Accès à un espace de travail

On peut vous aider!

L'Association franco-yukonnaise offre ces services gratuitement aux personnes résidant au Yukon.

Louise Arbour a affirmé lors de sa nomination : « Nous nous devons de réaffirmer la confiance que nous avons les uns envers les autres. »
Inès Lombardo

Tu as le talent, nous avons le poste !

L’Association franco-yukonnaise (AFY) recrute :

Agente ou Agent de projets par intérim, Personnes ainées

Tu aimes organiser, rassembler et créer du lien humain?

Et si tu mettais tes compétences au service de notre communauté? Nous cherchons une personne dynamique pour coordonner et animer des activités conviviales destinées aux personnes de 50 ans et plus.

Activités thématiques, cafés de l’amitié ou encore cours de cuisine, tu seras au cœur de projets propices à l’échange, au plaisir et au partage.

On veut une personne motivée, prête à faire bouger les choses!

Durée de l’emploi : Septembre 2026 à Août 2027

Horaire : Semaine de 4 jours (32 heures)

Salaire : 33,50 $ à 35,50 $ / heure

Tu as jusqu’au 26 mai pour postuler!

DIVERTISSEMENTS

Offres d’emploi

Le CSSC Mercier est à la recherche de deux personnes pour offrir du soutien aux élèves ayant des besoins d’apprentissage au secondaire. Les postes sont temporaires, à temps plein, pour l’année scolaire 2026-2027.

L’Aurore boréale recrute des pigistes Diversité des voix

RÈGLES DU JEU :

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Vous avez gagné un

Tes

C’est le temps du recensement!

Depuis le 4 mai, les Canadiens doivent répondre à toutes sortes de questions sur leur âge, leur langue, avec combien de personnes ils habitent… Cʼest obligatoire! Cette grande étude lancée par le gouvernement fédéral sʼappelle un recensement. On tʼexplique ce GROS devoir de math!

Caroline Bouffard – As de l’info

C’est quoi?

Le recensement, c’est une très grande récolte d’informations menée par Statistique Canada, un organisme du gouvernement du Canada. Ça a lieu tous les 5 ans. Le plus récent recensement a débuté au début mai. Important à savoir : le recensement est obligatoire! On peut recevoir une amende de 500 $ si on ne répond pas aux questions.

Comment ça fonctionne?

Tous les ménages ont commencé à recevoir une lettre avec un code pour répondre à un questionnaire en ligne. Un ménage, ce sont toutes les personnes qui habitent à une même adresse. Oui, oui : ça veut dire que ta famille aussi participera au recensement. Les Canadiens ont environ une semaine pour le compléter.

C’est quel genre de questions?

Il y a deux versions du questionnaire. Le questionnaire court de 12 questions est envoyé à 75 % des ménages. Il sert à avoir un portrait très général des personnes qui habitent à une adresse : le nombre d’adultes, le nombre d’enfants, leurs liens.

Le questionnaire long compte 70 questions. Il est envoyé au hasard à 25 % de la population. Cette année, de nouvelles questions ont été ajoutées, notamment sur l’itinérance. Un exemple : « Dans la dernière année, avez-vous

Le caribou menacé

vécu dans un refuge, dans la rue ou dans un parc, dans un abri de fortune, dans un véhicule ou dans un bâtiment abandonné? »

À quoi ça sert?

Toutes ces informations permettent au gouvernement fédéral d’avoir un portrait précis de la population, partout au pays. Quelles sont les régions les plus peuplées? Où se trouvent les familles les plus pauvres? Quel est l’âge moyen de la population? Il se sert de ces informations fiables et à jour pour prendre des décisions importantes lorsqu’il planifie les budgets. Est-ce qu’on peut connaître les résultats? Oui. Statistique Canada devrait dévoiler les premiers résultats au début de 2027. Toutes les données du recensement sont publiques, c’està-dire que tout le monde peut les consulter. Mais sois sans crainte : impossible de savoir qui habite à quelle adresse ou combien d’argent gagne ton voisin. Les données sont anonymes.

Sources : Le Devoir

Depuis quelques années, le Conseil Dena de Ross River, une Première Nation du Yukon, sʼinquiète pour la harde de caribous de la région, les caribous Finlayson, qui compte 3 000 animaux. Pourquoi? Parce que le nombre de caribous a beaucoup diminué au fil des années, à cause des changements dans leur habitat et des activités humaines, comme des travaux de construction.

Caroline Bouffard – As de l’info

En plus, le territoire des caribous est menacé par un projet de mine, qui pourrait être construit dans la région. Le bruit, les machines et la présence d’humains pourraient les déranger. « Les caribous sont très sensibles au bruit et la harde peut être poussée en dehors de ses limites », a expliqué Dylan Loblaw, chef du Conseil Dena de Ross River, à Radio-Canada. Pourtant, ces caribous vivent sur ce territoire depuis très longtemps. Selon le Conseil Dena de Ross River, ils sont essentiels à la culture de la communauté.

S’ils quittent leur habitat, ils pourraient avoir du mal à survivre ailleurs.

C’est pour toutes ces raisons que la communauté a décidé d’agir

Sa solution : donner à la harde le statut de « personne écologique vivante ». En gros, ça veut dire que le Conseil Dena de Ross River reconnaît que ces animaux ont des droits. Ce statut leur donne, par exemple, le droit de vivre en sécurité, de se déplacer librement et de rester sur leur territoire naturel. Comme des personnes… humaines!

Cela veut aussi dire que la communauté peut parler au nom de la harde et défendre leurs droits devant les tribunaux. Elle agit un peu comme le défenseur et le porte-parole des caribous! Elle pourra donc se prononcer contre certains projets si elle estime qu’ils les mettent en danger

Donner des droits à la nature, ce n’est pas complètement nouveau

Dans certains endroits, des rivières ou des forêts ont déjà obtenu un statut spécial pour être mieux protégées. C’est le cas, par exemple, de la rivière Magpie, sur la Côte-Nord, au Québec. Ses droits ont été reconnus en 2021.

Mais c’est une première pour un groupe d’animaux!

Est-ce que ça va fonctionner?

C’est une question importante… et compliquée. Les lois canadiennes commencent à reconnaître les traditions et les règles des Premières Nations, mais ce n’est pas toujours simple. Dans tous les cas, le message du Conseil Dena de Ross River est clair : la nature mérite d’être protégée!

Source : Radio-Canada

Et toi, qu’en penses-tu? Est-ce que les animaux devraient avoir des droits comme les humains?

Ser vices de conciergerie pour deux garderies et des bureaux administratifs à Whitehorse

Date limite : 3 juin

Renseignements : daniel blais@yukon ca

Détails : csf y.ca /nos-nouvelles

APPEL D’OFFRES

COORDINATION DU 5ᵉ COLLOQUE DES INTERVENANTS EN PETITE ENFANCE DES 3 TERRITOIRES

Le colloque aura lieu à Whitehorse les 4 et 5 février

Date limite pour présenter votre dossier : 29 mai

COMMUNAUTAIRE

 Émission Rencontres. Diffusion de l’émission Rencontres, tous les samedis, dès 16 h 05, au 94,5 FM ou au 102,1 FM.

Rens. : emission-rencontres.afy.ca

 Le postsecondaire en français Il est possible de poursuivre des études en français au Yukon. L’équipe de l’AFY peut vous accompagner dans l’exploration des options disponibles.

Rens. : formation.afy.ca

DIVERS

 Randonnées des P’tits mollets Vous cherchez un nouveau parcours à explorer? Conçu pour les de 50 ans et plus, le guide des P’tits mollets propose des randonnées accessibles.

Rens. : rando.afy.ca

 Vente de garage printanière : Samedi 23 mai et dimanche 24 mai, de 11 h à 15 h. À Cowley Creek, 18 Chum Pl. Articles de maison, jardinerie, pelles à neige, manteaux hiver pour femme taille grand (différentes longueurs et matériels).

Rens. : roxannethibaudeau0@gmail.com

 Résidence en gestion culturelle. En partenariat avec la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF). Du 30 novembre au 4 décembre 2026 à Ottawa. Postulez avant le 1er juin. Rens. : nac-cna.ca/fr/opportunities/ residence-en-gestion-culturelle

 Recherche terrain ou maison à acheter : Pour Laure et Geoffrey, idéalement à moins d’une heure au sud de Whitehorse. Préapprouvés et liquidités disponibles. Ouverts aux opportunités de subdivision. Contactez-nous : (867) 332-5066

 Logements recherchés. Pour les futurs membres du personnel de la Garderie du petit cheval blanc, ainsi qu’une chambre pour l’été. Détails : facebook.com/

garderiepetitchevalblanc

Rens. : 633-6566 ou admin@pcby.ca

 Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis à 17 h. En ligne, sur Zoom. ID de réunion : 833 9614 4061/ Mot de passe 0 (zéro).

Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com

 Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore boréale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numérique) au seul journal communautaire francophone du territoire.

Rens. : info@auroreboreale.ca

ÉDUCATION - APPELS D’OFFRES

 Coordination de colloque. La CSFY recherche une personne pour le 5e colloque des intervenants en petite enfance des trois territoires qui aura lieu à Whitehorse les 4 et 5 février 2027. Présentez votre dossier de candidature avant le 29 mai.

Détails : csfy.ca/nos-nouvelles /

Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca

 Service de conciergerie. La CSFY sollicite des soumissions pour trois emplacements à Whitehorse : deux garderies et des bureaux administratifs.

Présentez votre dossier de candidature avant le 3 juin.

Détails : csfy.ca/nos-nouvelles /

Rens. : daniel.blais@yukon.ca

RECRUTEMENT

 Agent·e de projets par intérim, Personnes ainées. L’AFY recrute une personne dynamique pour coordonner et animer des activités destinées aux 50 ans et plus, de septembre 2026 à août 2027. Postule avant le 26 mai.

Rens. : applique.afy.ca

 Emploi à Dawson. Le Programme Confluence cherche une personne bilingue pour le poste d’administration scolaire 2026 -2027. 25 heures aux deux semaines. Postuler avant le 27 mai.

Rens. : csfy.ca/emplois

 Pigistes. L’Aurore boréale embauche des journalistespigistes issu·es des communautés autochtones, noires, racialisées, ethnoreligieuses, en situation de handicap ou des communautés 2SLGBTQIA+.

Rens. : dir@auroreboreale.ca

Le 14 mai, l’ancienne murale du Centre de la francophonie a été démontée pour laisser la place à une nouvelle fresque créée par Aurore Favier et Maya Chartier.

CALENDRIER COMMUNAUTAIRE

23 mai

 12 h à 17 h : Mercier en fête Animations, concert, expos, nourriture, friperie, boutique éphémère, marché d’artisans, jeux, livres et bien plus. Gratuit. Rejoignez-nous au CSSC Mercier! Rens. : csscmercier.csfy.ca/fete/

24 mai

STIGMATISATION

Processus d’exclusion sociale qui consiste à dévaloriser une personne. (p. 7)

S’APPROPRIER

Prendre possession de quelque chose. (p. 9)

PRÉDÉCESSEUR

Personne qui a occupé un emploi ou une fonction avant une autre personne dans un même poste. (p. 17)

SANTÉ

 Ressources santé cognitive! Pour en savoir plus, venez découvrir le microsite de références sur la santé cognitive : cerveausanteyukon.org /

 Le sommeil vous joue des tours? Visitez le microsite de références sur le sommeil développé par le PCS : francosommeilyukon.com /

 Mieux comprendre pour mieux communiquer. Le microsite sur les troubles du spectre de l’autisme et la neurodivergence est ici : autismefrancoyukon.com/ ressources

 TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français

TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude ou tout ce qui vous chamboule au quotidien, 24 h/24.

 10 h 30 : Catéchèse, dernière session pour les jeunes CYO Hall (sous-sol cathédrale Sacred Heart).

 12 h : Confirmation de trois jeunes à la messe de midi Bienvenue à tous et à toutes. Rens. : cfc@sacredheartcathedral.ca

25 mai

 17 h 30 à 19 h 30 : Cours d’anglais. Niveau intermédiaire. Au local des Essentielles. Rens. : mobilisation@lesessentielles.ca

26 mai

 14 h à 16 h : Jeux de société. Partagez un après-midi au Titan Tavern & Geek Shop. Pour les 50 ans et plus. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : cafe-amitie.afy.ca

 17 h 30 à 19 h 30 : Initiation au crochet. Animé par Dakota Bernard. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : formation.afy.ca

27 mai

 17 h 30 à 19 h 30 : Balade en forêt. Découverte des plantes médicinales. Chemin Heartbreak. Rens. : mobilisation@lesessentielles.ca

 18 h 30 à 20 h 30 : Vivre sereinement la saison estivale. Participez à une discussion ouverte pour mieux vous renseigner. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : accueil.afy.ca

28 mai

 17 h 30 à 20 h : Dîner et dialogue pour les parents. Éducation à la sexualité. Au local des Essentielles. Rens. : mobilisation@lesessentielles.ca

3 juin

 17 h 30 à 18 h 30 : Découvrez cinq formations. Accessibles gratuitement et à distance par le Collège Éducacentre de Vancouver. Boissons et collations offertes sur place. Au Centre de la francophonie ou en ligne. Rens. : formation.afy.ca

 19 h à 21 h : Atelier de théâtre. Explorez votre créativité avec des exercices d’improvisation et des jeux théâtraux. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : culture.afy.ca

4 juin

 17 h à 20 h : Conférence et réseautage. Rendez votre entreprise plus autonome et performante, avec Simon Moreau. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : entrepreneuriat.afy.ca

7 juin

 11 h : Marche pour les reins. Terrain de camping RobertService. Promenade de 2,5 km le long du sentier Millennium. Séance d’échauffement, collations et rafraîchissements, musique et plus, pour lutter contre les maladies rénales.

Rens. : rein.ca

Annoncer ici (gratuit) redaction@auroreboreale.ca

RAPIDES

 Bienvenue à Maël Blavier, agent de projet Arts et culture, à l’Association franco-yukonnaise.  N’oubliez pas la suspension des frais de décharge du 21 au 25 mai aux installations de traitement des déchets du gouvernement du Yukon et de la ville de Whitehorse. Bon ménage de printemps!

Angélique Bernard

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook