Du 11 au 14 juin derniers, la ville de Dawson brillait de mille et un arts visuels à l’occasion du Festival d’arts Yukon Riverside. De nombreuses personnes francophones étaient au rendez-vous en ville, dont l’artiste de Dawson Marie Spina qui a réalisé l’exposition « La tête dans les nuages ». p. 23
Un formulaire pour des plaintes en français 2
Réduire l’itinérance au territoire 5
Anthologie de littérature yukonnaise 10
Le théâtre s’invite à la radio 11
Deuxième festival des plantes 16 Basketball professionnel au Yukon 18
Maryne Dumaine
Zulu Challenge
Maryne Dumaine
Maryne Dumaine, Angélique Bernard
Services en français : le territoire se dote d’un formulaire de plainte
« Hello-Bonjour ». Parfois, l’offre active en français s’arrête là. Obtenir le service ou le document en français dont on a besoin peut être un défi, au Yukon. En ce sens, une avancée vient de voir le jour : en cas de lacune, il est désormais possible de déposer officiellement une plainte grâce à un formulaire simple et disponible en ligne.
Maryne Dumaine
Depuis l’adoption de la Loi sur les langues du Yukon en 1988, l’accès aux services en français demeure un enjeu au territoire. Pour Isabelle Salesse, directrice de l’Association franco-yukonnaise (AFY), la mise en place de ce formulaire représente l’aboutissement de nombreuses années de revendications.
« Jusqu’à maintenant, en l’absence d’un mécanisme officiel, les francophones du territoire qui souhaitaient signaler des lacunes au niveau des services francophones du gouvernement du Yukon se référaient souvent à l’AFY », explique Isabelle Salesse, qui jouait alors un rôle d’intermédiaire. La directrice recueillait les doléances et les acheminait au gouvernement territorial. Selon elle, l’arrivée de ce nouveau formulaire en ligne est une excellente nouvelle, car il permet enfin à la communauté de faire part de ses soucis directement à la source.
Un travail de longue haleine
« Ça fait au moins 14 ans qu’on demande qu’il y ait un processus de plainte officielle parce qu’il n’y en a jamais eu en fait », rappelle Mme Salesse.
Philippe Mollet, sous-ministre responsable de la Direction des services en français, reconnait que le mécanisme était attendu depuis longtemps. Il ajoute que c’est désormais une priorité du Cadre stratégique sur les services en français 2025-2028 du gouvernement du Yukon. « Bien que les plaintes liées aux services en français aient toujours été prises au sérieux, l’absence d’un processus structuré à l’échelle du gouvernement rendait parfois difficiles un suivi transparent et uniforme des préoccupations et une réponse aussi efficace que possible. »
Selon lui, « le lancement d’un processus standardisé marque une étape importante pour améliorer l’accès aux services et à l’information gouvernementaux en français. […]. »
Quels sont les droits des francophones?
Ce nouveau formulaire en ligne est court et simple à remplir, puisqu’il n’y a qu’une seule question obligatoire, celle concernant les détails de la plainte. De façon facultative, il est possible d’ajouter la date, le lieu et tout autre document concernant la situation, ainsi que ce qui est souhaité comme suivis.
Selon M. Mollet, « lorsqu’un membre du public dépose une plainte, celle-ci est évaluée dans un délai de sept jours ouvrables afin de déterminer son admissibilité, c’est-à-dire : les services en français n’étaient pas disponibles, mis en avant ou offerts de façon proactive à un point de service du gouvernement, ou les renseignements en français étaient manquants ou incomplets. » Si la plainte est considérée comme admissible, il ajoute alors qu’elle est transmise au ministère concerné, « qui assure le suivi et la coordination des ressources nécessaires à sa gestion. Une mise à jour est fournie dans un délai de 30 jours, puis tous les 90 jours par la suite, selon la complexité de la plainte. »
Selon la porte-parole francoyukonnaise, cette nouvelle procédure permettra d’adresser toutes sortes de situations où le français n’est pas inclus dans des services du gouvernement.
Elle mentionne, par exemple, des cas où le français est absent des services proposés, le manque d’offre active au comptoir ou encore l’indisponibilité de formulaires traduits. Les scénarios nécessitant un tel signalement sont malheureusement fréquents, selon elle, cependant, « la plupart des
Le chef du caucus du Parti du Yukon Currie Dixon et son équipe vous souhaitent un joyeux
Solstice Saint-Jean
alors que nous célébrons le jour le plus long de l’année.
Nous espérons que vous pro terez des événements qui auront lieu à Whitehorse et à Dawson.
également pour permettre au
personnes ne les signalent pas, parce qu’elles pensent que ça ne va rien changer ». La simplicité du nouveau processus pourrait, selon elle, encourager plus de gens à signaler les lacunes.
Quelques exemples
M me Salesse cite quelques exemples. « La personne à l’entrée dit « Hello » et déblatère en anglais, et ne nous demande pas si on veut le service en français. Or, normalement, elle doit faire de l’offre active ». D’autres situations méritent aussi d’être dénoncées, ajoute-t-elle, « comme un examen théorique pour le permis de conduire qui ne serait offert qu’en anglais, ou un communiqué urgent, lié à la sécurité, publié un ou deux jours plus tard », ajoute la directrice de l’AFY.
À noter que « seules les plaintes liées aux services et aux renseignements offerts en français ou à leur absence sont admissibles », rappelle le site Web.
Au-delà des plaintes, à quoi servira ce processus?
Au-delà de la résolution de cas isolés, la force de ce mécanisme réside dans la collecte d’informations. L’accumulation de plaintes devrait fournir au gouvernement
territorial des « données probantes » sur les véritables failles de son appareil administratif.
« C’est pour pouvoir mettre en place des mécanismes pour remédier à la problématique. Quand ils ne le savent pas, il ne se passe rien », insiste la directrice, qui encourage la communauté à utiliser le nouvel outil, disponible sur yukon. ca/fr/depot-dune-plainte-proposdes-services-en-francais
« Un sommaire sur les plaintes sera également intégré au Rapport sur les services en français du gouvernement du Yukon publié annuellement et disponible sur Yukon.ca », ajoute M. Mollet.
Le représentant gouvernemental spécifie que « comme pour toute nouvelle initiative, des ajustements aux processus internes du gouvernement pourraient être nécessaires durant la période estivale afin de s’assurer que le processus est le plus fluide et efficace possible, et que le mécanisme répond bien aux besoins de la population yukonnaise. »
« Le succès de ce nouvel outil dépendra inévitablement de l’implication du public », conclut Mme Salesse. « Les signalements provenant de monsieur et madame Tout-le-Monde auront collectivement beaucoup plus de poids politique que les seuls courriels de l’AFY », estime la directrice de l’organisme.
IJL – L’Aurore boréale
Isabelle Salesse estime que ce nouveau formulaire est « une excellente nouvelle ». Elle encourage la population à l’utiliser non seulement pour obtenir des services en français, mais
gouvernement de savoir où se trouvent les besoins les plus importants en matière de services en français.
Maryne Dumaine
LIGNE ÉDITORIALE
Imperfectionnisme
Maryne Dumaine
Alors que les journées n’en finissent plus, qu’on planifie des vacances et que la saison des festivals commence, penchons-nous sur un concept : la perfection.
La fin des classes est le fameux temps de l’année où les parents voient débarquer à la maison toutes sortes d’artefacts : maquettes faites dans des boites à pizza et sculptures en glaise se taillent une place sur nos étagères. Cette année, ma fille m’a offert un pot en terre. Mais, au moment où elle me remettait l’objet décoré à la façon de la Grèce ancienne, au lieu de la fierté d’un enfant qui offre un collier de pâtes, c’est avec une pointe de honte qu’elle m’a dit : « Il est vraiment pas parfait, mais bon… »
Pourtant, il est beau, ce pot… Alors, c’est quoi la perfection?
Lors de la production de notre magazine estival, j’ai beaucoup pensé à cette idée. La perfection. Ou plutôt à notre obsession collective pour celle-ci.
Au grand dam de notre graphiste, Patrice, qui a dû user de patience : couleur à modifier, virgule déplacée, légende à ajuster… Bien sûr, en journalisme, la rigueur est essentielle. Nous avons la responsabilité de vérifier nos faits, de corriger nos erreurs et d’offrir l’information la plus juste possible. Mais que ce soit en journalisme, en art, ou dans la vie de tous les jours, pourquoi cette rigueur se transforme-t-elle en perfectionnisme?
Après tout, comme l’explique
vent d’un bord, OK, l’autre bord sera plus fourni… Loin des standards stéréotypés, la nature n’aime pas la perfection. L’imperfection est partout. Dans cette pelouse pleine de pissenlits ou dans une saison qui commence un peu tard. Dans des enfants sales en pyjama qui mangent des guimauves autour d’un feu… Et si on devenait tous un peu plus imperfectionnistes?
Samedi passé, à Dawson, le Klondike Institute of Arts and Culture (KIAC) a reçu le prix Lacey. Le critère de ce prix prestigieux : reconnaitre des petits organismes qui font rayonner les arts bien au-delà de leur communauté. Peter Menzies, un des fondateurs de l’organisme, a expliqué les larmes aux yeux que, 26 ans plus tôt, le rêve fou d’avoir un centre des arts à Dawson était presque inatteignable. Et pourtant, plus de 25 ans plus tard, et dans une imperfection quasi constante, l’organisme resplendit. Il a permis à des centaines d’artistes de progresser, de créer et, d’à leur tour, de présenter des œuvres partout dans le monde. Même si, souvent, le résultat était sûrement imparfait à leurs yeux.
Adjointe à la direction 867 668-2663, poste 520 redaction@auroreboreale.ca
Collaborations : Kahina Chouiter, Nelly Guidici, Mikhaël Missakabo et Kelly Tabuteau
Distribution : Stéphane Cole
Caricature : Riley Cyr
Réception : Kenaël Adelise et Jeanne Stéphanie Lobè Manga
Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en été. Son tirage est de 2 500 exemplaires et sa circulation se chiffre à 2 450 exemplaires.
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L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Réseau Sélect : 450 667-5022, poste 105.
Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
L’Aurore boréale a une ligne éditoriale indépendante.
Nous utilisons l’ancienne écriture du français et le langage épicène ou inclusif dans nos textes originaux.
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
Avec respect, nous tenons à reconnaître que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du Conseil des Ta’an Kwäch’än.
Journal indépendant, l’Aurore boréale informe, valorise et unit la communauté francophone du Yukon. Ses contenus mettent en lumière les enjeux et les réussites locales. Défenseur de la langue française, de l’inclusion et de la liberté d’expression, il agit comme moteur de dialogue et d’engagement citoyen.
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Bernard Werber dans ses récents balados l’Atelier des mondes, les méthodes euristiques (c.-à-d. les essais et erreurs) ont fait évoluer l’humanité. La découverte du feu, de la roue, de la pénicilline, de la fermentation sont autant de révolutions qui sont issues d’intuitions, d’erreurs ou d’approximations, et non pas du perfectionnisme. Il questionne aussi : combien d’œuvres sont restées dans un tiroir, estimées comme imparfaites? Luimême avoue que la version finale des Fourmis ne le satisfaisait qu’à 80 %. Mais il s’est rendu vulnérable et a proposé au monde quelque chose. D’imparfait à ses yeux, certes, mais quelque chose de fini.
La perfection n’est pas une condition de beauté. Regardons autour de nous. L’imperfection de la nature saute aux yeux : Branches inégales, pointes tordues Trop de
Le Yukon Riverside Arts Festival avait vraiment cela d’inspirant : autant d’artistes, et comme toujours à Dawson, autant de personnes atypiques, qui osent expérimenter sans savoir exactement où ces projets les mèneront. Autant de personnes qui lancent dans l’univers public des projets qui ont, pour le moins, la valeur d’exister. « Je n’ai aucune idée si cette soirée sera réussie ou pas. Mais ça ne peut pas être un échec. Soit ce sera un succès, soit nous aurons appris de notre expérience », ai-je entendu au coin d’une rue bien animée. Au moment où vous lirez ces lignes, notre magazine sera parti à l’impression. Peut-être qu’une coquille nous aura échappé, ou qu’un détail aurait pu être amélioré. C’est possible : nous ne sommes pas des machines.
L’imperfection qui circule aura toujours plus de valeur qu’un projet inachevé. Pour ces quelques semaines d’été, je vous souhaite des successions de moments imparfaits. Des projets pleins de chaos, mais réels. Des créations approximatives, mais achevées. Que cet été vous apporte le meilleur de l’imperfectionnisme : des moments simples, humains, réels et en conscience. Bonne lecture, et bon été!
Ceci est le dernier journal avant l’été.
Surveillez la sortie de notre magazine estival, 6e édition! Tout l’équipe vous souhaite un bon été.
On vous retrouve pour les éditions régulières le 27 août prochain!
Nouveau règlement municipal de zonage adopté
Angélique Bernard
Un nouveau règlement de zonage qui régit le type de développement autorisé et l’utilisation des propriétés et des terrains dans la Ville de Whitehorse a été adopté à l’unanimité par le conseil municipal en mai dernier. Le règlement de zonage a été mis à jour pour se conformer au plan officiel de la communauté Whitehorse 2040, adopté en 2023.
Il intègre des modifications visant à favoriser le développement du logement, promouvoir l’utilisation des transports en commun et la facilité de se déplacer à pied dans le quartier, soutenir l’alimentation locale et l’agriculture urbaine, accroître l’utilisation efficace des terres à Whitehorse, accroître la clarté et la transparence des processus de développement et affirmer l’esprit et l’intention des accords définitifs et des ententes d’autonomie gouvernementale des Premières Nations.
Le règlement introduit entre autres une nouvelle réglementation pour les locations de courte durée, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er octobre prochain. Des changements importants seront
apportés, dont l’interdiction de nouvelles locations à court terme hors de la résidence principale des propriétaires. Un maximum de trois locations sera permis dans la propriété où habitent les propriétaires. Les propriétaires peuvent louer des suites de jardin ou des suites annexes à l’année. Les zones commerciales, dont la majeure partie du centre-ville, ne seront pas touchées par les nouvelles règles.
Laure Dutruel, de Whitehorse, est contente que la municipalité ait décidé de légiférer à ce sujet. « Il était nécessaire de faire quelque chose pour endiguer la crise du logement. Je suis par contre déçue au sujet du centre-ville qui ne me semble pas touché par la nouvelle loi », mentionne-t-elle.
« Comme c’est un texte légal en anglais, malgré ma plutôt bonne maitrise de la langue, il n’a pas été des plus simples à comprendre. Je l’ai lu avec une collègue et nous ne sommes pas d’accord sur la compréhension de certains paragraphes. En tant que nouvelle arrivante, je ne connais pas assez tous les tenants et aboutissants et j’attends de voir l’impact réel », conclut-elle.
Bouger pour financer les rénovations de la Maison Captain Martin
Lancement d’une nouvelle base de données par les Archives du Yukon
D’après un communiqué du gouvernement du Yukon
À l’occasion de la Semaine internationale des archives, les Archives du Yukon ont annoncé le lancement de leur nouvelle base de données en ligne, grâce à laquelle il sera plus facile que jamais pour le public de trouver des documents historiques et d’apprendre de ces derniers. Pour la première fois, les descriptions de près de 400 000 documents ont été réunies en un seul endroit. Il s’agit de photographies, de cartes, d’enregistrements sonores, de films, de lettres, de journaux intimes et bien d’autres. Ces documents permettent de raconter l’histoire des communautés du Yukon et de préserver la mémoire d’importants moments du passé.
La base de données propose une interface épurée et conviviale ainsi qu’une navigation améliorée permettant aux visiteurs et visi -
teuses d’effectuer des recherches rapides par mot-clé, créateur ou date. Des fonctions dynamiques permettent aux utilisateurs de passer facilement d’un document apparenté à un autre, ce qui rend la recherche plus rapide et plus agréable.
« Le nouveau système profitera grandement aux équipes de recherche, aux éducatrices et éducateurs, aux spécialistes du patrimoine et au public. Des fonctionnalités telles que les prévisualisations audio et vidéo intégrées, les vignettes d’images numérisées et les outils d’aide à la recherche accessibles rendront les documents archivés plus visibles, plus conviviaux et plus attrayants que jamais. » Conseil des Archives du Yukon
La nouvelle base de données est accessible à l’adresse suivante : search-archives. service. yukon.ca/archive/final/Portal/ YGovFr.aspx?lang=fr-CA
Maryne Dumaine
La Yukon Historical and Museums Association (YHMA) a lancé officiellement une campagne de financement le 16 juin dernier au parc LePage, afin de préserver un pan important de l’histoire locale
L’objectif de cette initiative est d’amasser 50 000 $ pour financer les travaux de la Maison Captain Martin, un projet dont le coût total s’élève à 92 000 $. Les fonds ainsi recueillis permettront de repeindre le bâtiment, processus qui inclut un traitement coûteux pour l’élimination de l’ancienne peinture à base de plomb, ainsi que diverses réparations extérieures.
« Ces rénovations sont essentielles pour protéger la structure historique et embellir l’environnement du parc LePage », a déclaré Sylvie Binette, ancienne présidente de la YMHA.
La Maison Captain Martin est une propriété de la Ville de Whitehorse, mais elle est gérée et entretenue par la YHMA. Ce lieu a vu se dérouler l’histoire, dès les premières années de la ville. Elle est encore aujourd’hui le témoin estival des activités du Festival Arts in the Park.
« En plus de sa valeur patrimoniale, elle joue un rôle communautaire actif en abritant le siège social d’organisations à but non lucratif, contribuant ainsi à nourrir le sentiment d’appartenance au
Yukon », ajoute Mme Binette. Pour atteindre son objectif, la YHMA propose plusieurs volets à sa campagne. Dons directs, encans silencieux et bazars sont au programme. L’organisme a également mis en place une initiative interactive qui invite la population à bouger, en marchant, en pédalant ou en pagayant le long du fleuve Yukon, tout en suivant une visite virtuelle. « La visite virtuelle et l’information de cette campagne seront aussi offertes dans
la langue de Molière », spécifie Mme Binette.
« La visite virtuelle retrace le parcours historique du capitaine Martin à la commande du bateau à aubes Canadian , de Dawson à Whitehorse, au début des années 1900. […] La campagne pair à pair vise aussi à ce que les gens invitent leurs ami·es à contribuer. » Pour en savoir plus, il est possible de contacter Lianne Maitland, directrice de la YMHA, à info@heritageyukon.ca
La Maison Captain Martin, située sur la 3e Avenue, a besoin de rénovations.
Lianne Maitland
Mairie de Whitehorse.
Un cadre pour réduire l’itinérance au Yukon
Le 4 juin dernier, au Centre culturel Kwanlin Dün, la Coalition anti-pauvreté du Yukon a publié un plan d’action communautaire visant à réduire de 50 % le nombre de personnes sans abri au Yukon d’ici 2028.
Angélique Bernard
Intitulé Un lieu où se sentir chez soi : Action communautaire pour mettre fin à l’itinérance, ce plan d’action de 112 pages présente une situation claire de l’itinérance au territoire et met de l’avant des priorités et des recommandations.
Contexte de l’itinérance au Yukon
Selon le rapport, « chaque mois, le nombre de personnes qui deviennent itinérantes est supérieur à celui des personnes qui en sortent, et plus de 80 % des personnes en situation d’itinérance sont sans-abri depuis plus de six mois, nécessitant un soutien coordonné pour maintenir un logement stable. » Toujours selon les données du rapport, « les membres des Premières Nations sont fortement surreprésentés dans le système d’intervention en matière d’itinérance.
Cette situation découle directement et durablement du déplacement des peuples autochtones de leurs terres, des répercussions des pensionnats et de la surreprésentation persistante des Autochtones dans les systèmes de protection de l’enfance et correctionnels. » « En avril 2026, le nombre de personnes sans abri au Yukon a atteint un niveau record. Grâce au soutien de la communauté et à l’engagement que nous avons pris envers ce cadre, moins de personnes seront sans abri d’ici un an », a déclaré Maddie Porter, coordonnatrice du plan d’action communautaire.
Un plan d’action basé sur des données locales
Le plan d’action comprend 29 recommandations réparties dans quatre domaines prioritaires. Chaque recommandation du cadre de référence comporte des résultats mesurables. La mise en œuvre du plan d’action sera supervisée par le Conseil consultatif communautaire, qui fera rapport semestriellement sur les progrès réalisés et apportera des ajustements en fonction de l’évolution de la situation. Ce plan d’action fait suite au plan Un chezsoi en sécurité qui a été publié en 2017.
Kate Mechan, la directrice générale de l’organisme Safe at Home et coprésidente du Conseil consultatif communautaire, explique que « le processus a compris l’analyse de données locales, un sondage mené auprès
de personnes ayant une expérience vécue, des groupes de discussion, des entrevues avec des informateurs clés et des visites sur place auprès de fournisseurs de services à Whitehorse, Dawson et Watson Lake. Les recommandations ont été examinées et validées par des personnes ayant une expérience vécue, des
fournisseurs de services et des partenaires gouvernementaux. » « Nous continuons de mettre de l’avant les recommandations qui ne nécessitent pas d’investissements supplémentaires, mais simplement une collaboration plus étroite entre les gouvernements et les organismes. Nous savons également que l’itinérance exerce
une pression considérable sur les services publics, comme les soins de santé, les services d’urgence et les services policiers, et qu’il est plus rentable d’investir dans le logement et la prévention que de gérer l’itinérance par des interventions d’urgence », conclut Mme Mechan.
IJL – L’Aurore boréale
Se sentir chez soi : quatre priorités
Le plan d’action Un lieu où se sentir chez soi définit les quatre priorités stratégiques suivantes ainsi que des recommandations :
Renforcer le personnel spécialisé dans le logement et développer l’offre de logements adéquate.
Recommandations :
● Établir des normes uniformes de pratique et de formation en matière d’accompagnement axé sur le logement, de prise en charge des traumatismes et d’entretien motivationnel.
● S’attaquer aux lacunes persistantes du système de logement et modifier la Loi sur la location résidentielle.
● Connecter les personnes le plus rapidement possible à un logement permanent.
Renforcer la gouvernance, l’accès et la coordination du système
Recommandations :
● Favoriser la mise en œuvre du Système d’information sur les personnes et les familles sans abri (SIPFSA).
● Élargir l’accès coordonné afin que les personnes puissent bénéficier de services de soutien au logement.
● Établir un tableau de bord public pour suivre les progrès et les résultats du plan d’action.
Intégrer l’équité et la sécurité culturelle grâce au leadership des Premières Nations et des personnes ayant une expérience vécue.
Recommandations :
● Renforcer les partenariats et officialiser les rôles des gouvernements des Premières Nations du Yukon et des fournisseurs de services autochtones.
● Adopter des outils et des définitions élaborés par les Premières Nations et investir davantage dans le soutien culturel et par les pairs.
● Renforcer le recrutement et le maintien en poste du personnel autochtone au sein du système de lutte contre l’itinérance du Yukon.
Prévention des pertes de logement et stabilité résidentielle.
Recommandations :
● Définir la prévention comme un résultat essentiel tant pour les programmes individuels que pour le système dans son ensemble.
● Veiller à ce que des services d’intervention précoce soient disponibles lorsqu’un logement est menacé, tant à Whitehorse que dans les communautés rurales.
● Trouver des solutions de rechange sûres et appropriées aux séjours dans les refuges d’urgence.
Kate Mechan est la directrice générale de l’organisme Safe at Home et la coprésidente du Conseil consultatif communautaire.
Angélique Bernard
Maddie Porter est la coordonnatrice du plan d’action communautaire à la Coalition antipauvreté du Yukon.
Angélique Bernard
Le public était au rendez-vous le 4 juin dernier pour la publication du plan d’action pour réduire l’itinérance au Yukon.
Angélique Bernard
Trois campus pour apprendre en français dans le Nord
Le Collège nordique francophone pourrait étendre sa présence à Whitehorse et Iqaluit d’ici 2028. Trois organismes veulent bâtir une structure commune pour renforcer l’accès aux études après le secondaire dans les trois territoires.
Cristiano Pereira, L’Aquilon
Le Nord canadien pourrait compter trois campus postsecondaires francophones d’ici 2028. Le Collège nordique francophone, l’Association franco-yukonnaise et l’Association des francophones du Nunavut veulent créer une structure commune pour offrir davantage de formations en français au Yukon, aux Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut.
Le projet, annoncé en marge du Sommet panterritorial sur l’apprentissage dans le Nord canadien, prévoit une présence à Yellowknife, Whitehorse et Iqaluit. Les trois organismes travaillent ensemble depuis 2023 à ce modèle de collaboration, qui vise à mieux partager les ressources et à répondre aux besoins des communautés francophones dispersées dans les trois territoires.
Le modèle de gouvernance aurait été finalisé en mai, après plusieurs rencontres entre les partenaires. Il s’appuierait sur le Collège nordique francophone, établi à Yellowknife, qui est devenu
en 2024 le premier établissement postsecondaire accrédité dans le Nord canadien.
Trois campus, une structure commune
Patrick Arsenault, directeur général du Collège nordique francophone, explique que l’idée est
à mieux représenter les trois territoires. Une commission de coordination panterritoriale serait également créée afin de réunir les associations francophones du Yukon, des TNO et du Nunavut autour des décisions touchant l’évolution du collège, la création de programmes et les besoins des communautés.
« On verrait le Collège nordique évoluer vers un modèle où il y aurait un campus à Whitehorse, un à Yellowknife et un à Iqaluit. »
de faire évoluer l’établissement vers une structure panterritoriale. « On verrait le Collège nordique évoluer vers un modèle où il y aurait un campus à Whitehorse, un à Yellowknife et un à Iqaluit », résume-t-il à Médias ténois.
Le projet prévoit aussi des changements dans la gouvernance du Collège nordique. Le conseil d’administration serait appelé
Le projet doit encore franchir plusieurs étapes avant de se concrétiser. Les partenaires devront notamment poursuivre les discussions avec les gouvernements territoriaux et analyser certains aspects administratifs et financiers. D’ici là, ils souhaitent déjà renforcer les collaborations avec des établissements d’enseignement ailleurs au pays.
Un projet encore à construire
Pour Patrick Arsenault, il s’agit d’un « changement de paradigme ». Jusqu’ici, estime-t-il, les réalités des autres territoires étaient parfois moins présentes dans la réflexion. Le nouveau modèle placerait au contraire les besoins des francophones des trois territoires au cœur de la gestion et du développement de l’institution.
Pour Souâad Larfi, directrice du service Formation de l’Association franco-yukonnaise, l’enjeu est directement lié au continuum éducatif en français. Le Yukon et le Nunavut ne disposent pas actuellement d’une structure postsecondaire francophone comparable à celle du Collège nordique aux TNO.
Rester au Nord pour étudier
Selon elle, une approche panterritoriale pourrait permettre de combler une partie de cet écart. « Ça va pouvoir vraiment assurer
le continuum de l’éducation sur nos territoires », affirme-t-elle, en évoquant la possibilité de vivre et d’étudier en français « de la garderie jusqu’à après le secondaire. »
L’objectif n’est donc pas seulement d’ouvrir de nouveaux lieux de formation. Il s’agit aussi de permettre aux francophones et aux francophiles du Nord de poursuivre leur parcours en français sans devoir systématiquement quitter leur territoire. En regroupant les étudiant·es des trois territoires, les partenaires espèrent aussi créer des cohortes plus solides, capables de soutenir des programmes viables à long terme.
Marie-France Talbot, cheffe du service Formation pour l’Association des francophones du Nunavut, retient du sommet un moment d’écoute sur les besoins en éducation dans le Nord. Selon elle, les échanges ont permis de mieux comprendre « comment est-ce que le Nord a envie d’apprendre dans les prochaines années. »
IJL – L’Aquilon
Marc Champagne annonce son départ de la Commission scolaire
D’après un communiqué de la CSFY
Après plus de 11 ans en poste et plus de 28 ans au service de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), Marc Champagne, directeur général de la CSFY, prévoit quitter officiellement ses fonctions au mois de février 2027.
En conséquence, la CSFY amorce dès maintenant les préparatifs du processus d’embauche pour assurer la relève et une transition efficace. Yvonne Careen, ayant œuvré 36 ans dans le domaine de l’éducation aux Territoires du Nord-Ouest, a été embauchée à titre de consultante pour guider le processus de transition. L’affichage du poste de direction
Marc Champagne quittera ses fonctions à la CSFY en février
est prévu au courant de cet été. La Commission scolaire francophone du Yukon souhaite compléter le processus d’embauche d’ici le mois de novembre. Une période de transition importante est prévue entre la direction générale sortante et la
personne qui entrera en fonction. Cette transition permettra d’assurer une continuité solide des dossiers, des projets en cours et des orientations stratégiques, dans l’intérêt du personnel, des élèves et de l’ensemble de la communauté scolaire francophone du Yukon.
Patrick Arsenault, directeur général du Collège nordique francophone
2027.
Archives A.B.
Souâad Larfi, Marie-France Talbot et Patrick Arsenault ont présenté un modèle de collaboration visant à renforcer l’offre postsecondaire en français au Yukon, au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest.
Médias ténois
Mine Eagle Gold : un projet de vente sur fond de contamination persistante
Le gouvernement du Yukon a annoncé, le 28 avril 2026, que la mine Eagle Gold faisait l’objet d’un potentiel rachat par Boroo Pte. Ltd, compagnie implantée à Singapour.
Nelly Guidici
C’est un communiqué de presse comme un autre que le gouvernement du Yukon (YG) a publié le 28 avril dernier. Pourtant, la nouvelle qui a été annoncée a suscité la surprise. En effet, YG a déclaré que, le 23 avril 2026, « le séquestre nommé par le tribunal, avec le consentement du gouvernement du Yukon, a conclu une entente d’exclusivité avec Boroo Pte. Ltd pour la vente de la mine Eagle Gold et de certains actifs connexes. »
YG assure être intervenu dans le processus de vente afin d’assurer la protection des intérêts de la population. « Il s’agissait notamment d’établir des critères pour que tout acheteur potentiel soit responsable et expérimenté et qu’il dispose de ressources suffisantes », peut-on lire dans le document.
C’est aussi, et surtout, un moyen pour YG de se faire rembourser. Comme le gouvernement a avancé des fonds au séquestre pour financer ses activités durant la période de mise sous séquestre et la remise en état du site minier, la vente de la mine Eagle Gold permettrait au gouvernement de récupérer les fonds avancés qui s’élèvent à 220 millions.
Boroo est une société holding d’investissement privé spécialisée dans l’exploitation, le développement et l’acquisition de sites miniers à l’échelle mondiale. Depuis 2018, la société a réalisé quatre acquisitions et se présente comme une compagnie dont « la réputation de spécialiste du redressement opérationnel permet aussi un développement minier responsable. »
« Notre équipe excelle là où d’autres voient des limites », a déclaré Dulguun Erdenebaatar, PDG de Boroo. « En combinant une expertise technique approfondie avec la souplesse financière nécessaire pour agir sur des actifs en difficulté ou sous-évalués, nous prouvons qu’une exploitation minière responsable et innovante peut dégager une immense valeur tant pour les actionnaires que pour les communautés d’accueil. Que ce soit dans les hautes Andes, dans la steppe mongole ou au Yukon, Boroo s’engage à être un opérateur de classe mondiale qui fait passer les projets au niveau supérieur. »
Une gestion du site inquiétante
Alors que la Première Nation Na-Cho Nyäk Dun (NNDFN) n’a
que le séquestre n’a pas de plans à long terme pour la gestion de l’eau du site, la stabilisation des terrils ou des efforts plus larges de remise en état de l’environnement.
La Première Nation Na-Cho Nyäk Dun continue de plaider pour qu’une enquête publique transparente et exhaustive soit mise en place afin que les défaillances qui ont contribué à cet accident minier sans précédent puissent être comprises et qu’une réforme profonde de l’industrie minière du Yukon ait lieu.
donné son accord à aucune vente ni à aucune remise en service de la mine et n’a conclu aucun accord avec aucune partie, elle confirme n’avoir pas été consultée lors de cette phase de discussion. Pour le moment, NNDFN ne se prononce ni en faveur ni contre la vente du site de la mine Eagle Gold à Boroo ou à tout autre soumissionnaire.
Dans une déclaration du 28 avril 2026, les lacunes dans la gestion des suites de l’accident sont mises en cause et NNDFN regrette que le gouvernement du Yukon n’ait pas agi en conséquence. « Face à une gestion inadéquate du site, à des déversements toxiques récurrents sur le site de la mine Eagle Gold, et à l’inaction du gouvernement du Yukon concernant toute mesure de responsabilisation ou de changement systémique visant l’industrie minière défaillante du territoire, l’approbation par le gouvernement du Yukon de l’accord d’exclusi -
vité démontre sa volonté de rayer ce désastre historique de ses registres plutôt que de s’attaquer aux causes profondes. »
De plus, presque deux ans après l’accident catastrophique du 24 juin 2024, de sérieuses inquiétudes demeurent quant à la façon dont le site est géré. En effet, NNDFN a fait part de ses préoccupations sur les fuites d’eau contaminées qui continuent aujourd’hui de se produire. La plus récente date du 29 avril 2026 et est due à une défaillance du système de drainage des eaux souterraines qui n’a pas permis de gérer de manière adéquate l’augmentation des niveaux d’eau de fonte.
« En raison de la proximité de cette pompe avec le ruisseau Haggart, le volume total des eaux de rejet contaminées et leurs niveaux de toxicité réels ne seront jamais connus avec précision », déplore NNDFN dans une déclaration du 4 mai 2026.
D’INCENDIE
Le 29 avril 2026, près de deux ans après l’accident de la mine Eagle Gold au Yukon, une nouvelle fuite d’eau contaminée a eu lieu sur le site.
Capture Google Earth
Protection des minorités linguistiques : Ottawa pressé de muscler son règlement
Les députés du Comité permanent des langues officielles souhaitent que le Conseil du Trésor retourne à la table à dessin. Dans un rapport de 18 recommandations soumis aux Communes le 28 mai, ils exigent des engagements clairs pour l’épanouissement des communautés linguistiques en situation minoritaire au pays.
Inès Lombardo
L’avant-projet de règlement sur la partie VII de la Loi sur les langues officielles (LLO) était attendu au tournant : les communautés francophones en situation minoritaire espéraient y voir des mesures positives bien définies.
Déposée le 9 décembre dernier par le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT), cette ébauche de règlement a toutefois fait l’objet de plusieurs critiques en
raison du manque de mordant de ces mesures et autres définitions qui aideraient concrètement les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) à s’épanouir au même titre que la majorité linguistique, avec les mêmes droits.
et que ces mesures doivent être le résultat d’une analyse différenciée en langues officielles, soient adaptées aux besoins des communautés francophones, qui sont toutes différentes, avec des besoins différents à travers le pays.
Randonnée à Hidden Lakes
POUR LES PERSONNES NOUVELLEMENT ARRIVÉES
24 juin
17 h 30 à 20 h 30
Rendez-vous au Centre de la francophonie
Appel aux artistes
Rétablissement des mesures positives
Les mesures positives sont des actions prises par le gouvernement pour faire respecter les deux langues officielles du Canada, le français et l’anglais, à se développer en contexte minoritaire. Pour les francophones vivant hors Québec, il s’agirait par exemple, de financer des écoles dans leur langue ou de soutenir l’offre de services en français.
En début d’année, lors de témoignages aux deux comités des langues officielles (Chambre des communes et Sénat), les fonctionnaires avaient affirmé aux parlementaires qu’ils ne pouvaient pas inclure de définitions des mesures positives ni « imposer » des clauses linguistiques dans les ententes entre le fédéral et les provinces/territoires.
« Vous répétez des parties de la Loi, mais vous ne clarifiez pas [le règlement, NDLR ] », leur avait alors reproché le député du Bloc Québécois, Mario Beaulieu, le 12 février.
Dans leur rapport remis aux Communes, les députés font des demandes claires. Ils exigent de tenir des consultations avec l’objectif de prendre ce type de mesures; que les institutions fédérales et autres entités assujetties à la LLO en proposent elles-mêmes;
Ces mesures doivent notamment produire « un effet réel et mesurable sur l’épanouissement et le développement des minorités de langues officielles, la reconnaissance et l’usage du français et de l’anglais partout au Canada, la protection et la promotion du français, ainsi que l’apprentissage dans la langue de la minorité […] », indique le document.
Clauses linguistiques…
L’un des autres points phares du rapport exige que les institutions fédérales impliquées dans un accord entre le gouvernement fédéral et une province ou un territoire divulguent aux autres ordres de gouvernement les clauses linguistiques qu’elles ont proposées dans l’entente.
Les députés somment aussi le SCT de commander à ces institutions fédérales d’inclure les démarches à entreprendre si ces clauses ne sont pas respectées.
C’était d’ailleurs un point d’achoppement entre les différents paliers de gouvernement et les conseils scolaires ou organismes francophones lors de la conclusion d’accords sur les garderies en 2024 et lors d’accord pour la construction d’écoles en français, en Colombie-Britannique.
la partie VII de la Loi Plus concrètement, ce plan aurait des objectifs liés à l’ensemble des engagements prévus par cette partie, les mesures positives envisagées pour les atteindre, les indicateurs de rendement permettant d’en évaluer les résultats ainsi que les mécanismes de reddition de comptes. Ce plan devrait être publié sur les sites Web des institutions, transmis au Secrétariat du Conseil du Trésor dans le cadre des bilans sur les langues officielles et évalués périodiquement par ce ministère, avance le rapport, dans sa 4 e recommandation.
L’une des autres nombreuses critiques visait le manque de suivi des obligations des ministères et institutions fédérales par le SCT – reproché par le Commissariat aux langues officielles (CLO) luimême – et le manque d’évaluation d’impact pour les CLOSM. Au lieu d’une révision du règlement tous les dix ans, les députés du comité des langues officielles préconisent au gouvernement de le revoir tous les cinq ans.
Le Bloc Québécois pas entièrement d’accord
ERRATUM
Dans la publicité du 4 juin sur la fête du patrimoine, nous avions mentionné les lauréates des prix en français. Or, il n’y avait pas de prix spéci quement pour le français ou de catégorie en français. Les lauréates ont donc gagné, toutes catégories de langue confondues, toutes écoles confondues.
Félicitations!
Un énoncé de l’objectif du règlement – qui manque à l’appel dans la version actuelle – doit être noté pour rappeler trois objectifs qui fondent l’importante partie VII de la LLO : l’épanouissement et du développement des communautés de langue officielle, attaché à la promotion de l’usage des deux langues officielles dans la société canadienne; la protection et la promotion de la langue française dans chaque province et territoire et les engagements envers l’apprentissage dans la langue de la minorité.
…et plan d’action clair
Pour s’assurer que le SCT tienne ses engagements, les députés ont également fait valoir la nécessité de la mise en œuvre d’un plan d’action spécialement dédié à
Selon le Bloc Québécois, le rapport contient des éléments symétriques qui suggèrent que la communauté anglophone au Québec a besoin d’un soutien similaire à celui des minorités francophones hors Québec, et que les communautés francophones et acadiennes sont confrontées à des difficultés sans commune mesure avec celles des Anglo-Québécois, notamment au Québec, où l’anglais est en nette progression, tandis que le français est en déclin rapide, selon le député Mario Beaulieu.
Ce dernier propose d’inclure que l’objectif du règlement est de développer une procédure pour que des mesures positives soient également prises pour le français au Québec.
Le Bloc Québécois souligne également l’importance de la recommandation 5 (évaluation de mi-parcours) pour réaligner le plan d’action 2023 - 2028, qu’il estime non conforme à la Loi sur les langues officielles , car il ne contient aucune mesure positive pour le français au Québec.
IJL - Francopresse
Le théâtre, déclencheur de passions
Début juin, l’Association franco-yukonnaise (AFY) a coordonné des ateliers de théâtre qui ont été présentés aux écoles francophones et à la communauté francophone à Whitehorse. L’acteur Sean Sonier a offert les ateliers.
Angélique Bernard
Les visites de Sean Sonier au CSSC Mercier et à l’École Émilie-Tremblay ne sont pas passées inaperçues. Ce n’est pas tous les jours que les élèves pouvaient rencontrer un comédien professionnel, venu pour non seulement leur parler de théâtre, mais aussi les faire pratiquer cet art de la scène.
Sean Sonier : rencontre avec l’artiste
Originaire de Miramichi, au Nouveau-Brunswick, Sean Sonier a commencé à faire du théâtre en cinquième année, à l’école. Devenu rapidement amoureux de cet art, il a participé à des pièces de théâtre communautaire avec des adultes. Il décide alors de faire de cette passion sa profession, et entreprend des études en théâtre avec une mineure en administration des arts.
En 2016, il a terminé ses études et a alors commencé sa carrière comme acteur professionnel. Depuis dix ans maintenant, il fait du théâtre, de la voix hors champ, de la narration de livres audio et a joué dans quelques films, dans les deux langues officielles du pays. Il travaille aussi avec des marionnettes et mentionne sa participation à titre de marionnettiste à un spectacle de Coldplay à Vancouver en 2024
comme étant clairement un des moments forts de sa carrière.
En 2016, Sean Sonier se fait approcher par le Théâtre la Seizième à Vancouver. « On m’a demandé si je voulais animer des ateliers dans les écoles et j’ai dit oui. Je fais cela de la maternelle à la douzième année. J’ai fait des écoles dans la région de Vancouver, dans la Colombie-Britannique, et c’est la première fois que je sors de la province pour donner des ateliers », explique l’acteur, qui vit maintenant en Colombie-Britannique.
Pourquoi le théâtre?
Sean Sonier aime beaucoup de choses à travers le théâtre. Il aime raconter des histoires, faire des connexions avec le public et lui faire sentir de grandes émotions, comme la joie et la tristesse. Au niveau scolaire, il adapte le travail selon le niveau des élèves, en faisant plus d’improvisation avec les plus vieux élèves, et des jeux de groupes en utilisant l’imagination des plus jeunes. Les thèmes abordés restent similaires.
« J’amène l’idée de l’écoute des personnes sur scène et du public; du respect des personnages, du public, des décors, de l’espace, de la pratique théâtrale; du travail d’équipe (mise en scène, équipe technique); et de l’esprit de jeu dans tout ce qu’on fait », détaille-t-il.
Le 3 juin dernier, il a offert un atelier au grand public. Les personnes qui se sont présentées à l’atelier n’avaient pas beaucoup d’expérience avec le théâtre, mais elles étaient curieuses d’en apprendre plus sur cet art. « Je trouve cela excellent que les gens veulent se pousser hors de leur zone de confort dans un espace où on a le droit de prendre des chances. Je leur ai dit qu’on est là pour découvrir et pour explorer. » Selon lui, « c’est une autre façon d’apprendre. J’apporte une autre voix. Ça montre que c’est possible de déclencher une passion, de la curiosité. C’est là dans tout le monde. C’est juste de trouver les outils pour déclencher cela », termine l’homme de théâtre.
Partenariat
communautaire
« C’est important d’offrir ce genre d’ateliers dans les écoles et de proposer du théâtre pour le jeune public, car ce sont eux qui pourraient potentiellement porter le théâtre francophone sur le territoire », explique Maël Blavier, agent de projets Arts et culture à l’AFY. Il a assuré le lien entre l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC) et les écoles du Yukon intéressées et a aussi organisé l’atelier d’expression théâtrale offert à la communauté.
L’agent de projet est ravi. Les gens « ont pu se lancer même sans avoir fait de théâtre avant et on n’était pas là pour se juger les uns les autres. Le but était de s’essayer et on a compris que c’était une discipline qui était accessible. Tout le monde a joué le jeu, tout le monde s’est lancé, tout le monde a osé. C’était très accessible. »
Pour plus de théâtre francophone au Yukon
Josée Jacques explique que l’ATFC, dans le cadre de son projet Aurores Théâtrales, vise à développer le théâtre francophone dans les territoires nordiques et les provinces de l’Atlantique canadien. Directrice Arts et culture, Jeunesse et Personnes aînées à l’AFY, elle explique le cheminement que fait l’organisme culturel pour augmenter la présence du théâtre francophone au Yukon. C’est selon
elle un travail de longue haleine, et qui se veut sur le long terme. L’année dernière, des ateliers ont été offerts au CSSC Mercier. Cette année, l’AFY a fait un partenariat avec le Théâtre la Seizième pour faire venir Sean Sonier au territoire pour une semaine d’ateliers et, pour la dernière année du projet (si le projet est reconduit), il est question de professionnalisation des artistes théâtraux du Yukon.
« La communauté franco-yukonnaise se rassemble autour des arts et de la culture et c’est important de partager cette culture dans les écoles », développe Mme Jacques. « On sensibilise le gouvernement que c’est difficile de faire circuler le théâtre au Canada, que ce soit dans la francophonie ou dans le milieu anglophone. C’est extrêmement cher et ce n’est pas tout le monde en ce moment qui a accès à ces financements-là. »
IJL – L’Aurore boréale
Les participant·es de l’atelier offert à la communauté francophone le 3 juin dernier.
Maël Blavier Sean Sonier était à Whitehorse au début juin pour offrir des ateliers sur le théâtre en français à la communauté et aux écoles francophones.
Angélique Bernard
Lancement d’un appel à contributions à une anthologie de la littérature du Yukon
Missakabo
Mikhaël
Urban Coyote est une anthologie de la littérature yukonnaise. La parution de la première édition remonte à plus de 25 ans. « Selon des données de Statistique Canada, la population du Yukon a connu une croissance importante depuis 2001, passant d’environ 28 000 habitant·es à plus de 48 000. Cette augmentation a également des répercussions sur le paysage littéraire avec de
Appel d'offres :
nouvelles personnes qui ont plus d’histoires à raconter et à partager. » Ainsi, une nouvelle édition de l’anthologie s’annonce pour l’année prochaine. Elle sera coéditée par Jeni Pineo-Dunn et Nicole Schafenacker, qui seront épaulées par un comité de sélection composé de cinq membres, dont une francophone, Annie Maheux. Bien que ce projet grand public se déploie principalement en anglais, il reste ouvert au multilinguisme.
Constance et changements
« Comment est-ce que le Yukon a changé? ». Annie Maheux affirme que « […] déjà, il y a 20 ans, on se posait cette question-là et Nicole (Schafenacker) a trouvé que c’était fascinant justement de se poser à nouveau cette question-là. » Comme le rappellent les coéditrices, « le Nord est en pleine transformation et il est intéressant de noter que cette affirmation était déjà inscrite au dos de la première anthologie d’Urban Coyote, parue en 2001 ». Elles ajoutent que « vingt-cinq ans plus tard, ces changements s’accélèrent ».
Selon M me Pineo-Dunn, « pour mieux cerner ces changements, il faut ouvrir l’appel à contributions aux langues autres que la langue anglaise. Parce qu’il y a une plus grande communauté francophone, il y a une grande communauté des Premières Nations, il y a une grande communauté philippine », ajoute-t-elle. Cependant, cette ouverture est limitée à la contrainte de disponibilité de traduction. Pour le moment, le comité de sélection
peut traiter que des textes soumis en français, gwich’in, anglais, arabe, danois ou norvégien.
Pour ce qui est de l’avenir, M me Pineo-Dunn espère que la renaissance des langues autochtones va encourager plus de soumissions en ces langues pour les prochaines éditions de l’anthologie. Elle entrevoit aussi que le symbolisme du coyote urbain va rester une constante. Elle pense que c’est une image de la vie ici à Whitehorse et une juxtaposition de la nature indomptée et de la vie citadine. D’ailleurs, selon les chercheurs de l’Université de l’Ohio, le coyote urbain augmente sa longévité grâce à la proximité d’un centre urbain. L’anthologie reste donc ancrée dans sa tradition tout en se faisant héraut de nouvelles histoires.
Détails
concernant les soumissions
Selon Mme Pineo-Dunn, « les personnes intéressées à participer devraient réfléchir à ce que signifie vivre au Yukon en 2026. Toutes les histoires sont les bienvenues, qu’elles soient étranges, sauvages, indomptables, sombres, difficiles, magiques ou tout simplement sur la vie quotidienne. » Les personnes sont invitées à soumettre des textes qui offrent des perspectives diverses, explorent la singularité du quotidien au Yukon et racontent des histoires qui s’affranchissent de représentations conventionnelles du Yukon dans la littérature traditionnelle. La date limite de soumission des textes est le jeudi 2 juillet.
« Pour être admissibles, les personnes doivent résider actuellement au Yukon ou y avoir résidé pendant au moins une année complète au cours des cinq dernières années (y compris les résidents d’Atlin). Il n’est pas nécessaire d’être citoyen canadien ou résident permanent », conclut Mme Pineo-Dunn.
IJL - FDV - L’Aurore boréale
Annie Maheux fait partie du comité de sélection de la nouvelle anthologie.
Fournie
Jeni Pineo-Dunn est l’une des coéditrices de la nouvelle anthologie.
Fournie
Nicole Schafenacker est l’une des coéditrices de la nouvelle anthologie.
Fournie
Le rideau tombe sur une institution culturelle du Yukon. Le cinéma Qwanlin Twin, au centre-ville de Whitehorse, a atteint son générique de fin. Il a été soigneusement démoli, durant les premières semaines de juin. Les deux salles de cinéma avaient ouvert leurs portes en juillet 1981. Le squelette du bâtiment devrait être relocalisé.
Maryne Dumaine
Parenthèses estivales : le Yukon raconté sous format radio-théâtre
Cet été, il sera possible de voyager à travers le Yukon sans quitter son poste de radio. Depuis le 17 juin, une toute nouvelle série de création radiophonique en français a fait ses débuts sur les ondes de la station de radio communautaire CJUC, à Whitehorse. Parenthèses estivales explore la vie au Yukon sous un angle inédit, mêlant souvenirs réels et fictions extravagantes.
Maryne Dumaine
Annie Maheux au cœur de la conception artistique
« C’est une série de dix radiothéâtres qui sont indépendants les uns des autres, et qui durent à peu près 25 minutes », explique
Annie Maheux, créatrice du projet. Diffusée chaque semaine de 12 h à 13 h, l’émission dure une heure et inclut une entrevue thématique avec les comédiens et comédiennes de chaque thématique.
Ainsi, l’écoute vous transportera tantôt au cœur d’une apocalypse zombie à Atlin, d’une comédie romantique au Baked Café, ou encore dans un délire cosmique au Superstore de Whitehorse. La première diffusion a d’ailleurs mis en scène une histoire de pirates dans le décor du SS Klondike!
La réalisatrice et coordinatrice Annie Maheux a fait ce projet de façon entièrement bénévole et autosubventionnée. Après cinq ans au Yukon, l’artiste bien connue pour ses prestations en théâtre social, impro, expérience immersive ou food art a quitté le Yukon pour un an, afin d’étudier le food design en Belgique. Un an plus tard, son retour aux sources a agi comme un déclic. « J’étais en recherche d’emploi à l’automne et j’ai eu comme beaucoup de temps de réflexion sur ma place au Yukon. J’avais aussi envie de mettre de l’avant chacune des places au Yukon avec mes souvenirs. Ça m’a fait réaliser combien j’ai vécu d’aventures au Yukon! »
La création de cette série a également été thérapeutique, confie la créatrice. « Ça m’a fait du bien, dans le cœur de l’hiver, d’écrire. »
Réalité, exagération et innovation
Le projet met en vedette de nombreuses personnes franco-y ukonnaises, telles que Patricia Brennan ou Cécile Girard, qui avaient déjà participé à des radiothéâtres au sujet des personnes aînées, il y a quelques années. Ce projet intergénérationnel a aussi permis d’inviter des jeunes du CSSC Mercier, des personnes immigrantes ou d’autres, bien ancrées dans la communauté. Plusieurs membres de la Ligue d’improvisation du Nord (La FIN) étaient aussi de la partie.
« Les préparations des scènes de radio-théâtre ont été aussi de belles occasions pour les comédiens et comédiennes de se rencontrer et d’apprendre à se connaître », mentionne Annie Maheux.
L’objectif était de s’inspirer d’anecdotes réelles pour les théâtraliser. « Ça fait vraiment du bien quand on revient au Yukon de ressortir ces histoires-là, de les mettre de l’avant, puis d’y ajouter une petite touche un peu exagérée, un peu comme les caricatures. C’est une caricature dans le fond, mais audio », explique Annie Maheux, qui a été la caricaturiste de l’Aurore boréale pendant plusieurs années. Pour structurer ces récits, la créatrice a fait preuve d’une grande transparence quant à son processus créatif assisté par l’intelligence artificielle. « Je me suis dit c’est quoi la façon éthique d’utiliser l’AI? Donc j’ai pris mes souvenirs, j’ai écrit un gros prompt, je les ai feedé à Gemini. Puis ensuite ce que j’ai fait : j’ai appelé des acteurs, puis sur le texte généré par l’intelligence artificielle, on a corrigé ça ensemble, puis on a ajouté nos propres souvenirs. »
Pour Stéphanie PelletierGrenier, l’expérience a été très positive. « J’ai participé à l’épisode Les fées du Paradise . J’ai participé plusieurs fois au festival [de musique électro] Paradise, dont une fois où Annie était là aussi. On avait des références ». Pour la jeune femme, membre de la ligue d’impro, l’enregistrement de capsules de radio-théâtre a été très enrichissant. « Par rapport à l’impro, il y a
pas mal de choses à ajouter. On n’a pas de visuel, alors il faut tout décrire en mots, il faut insister sur les intonations. »
Elle a bien apprécié le processus de cocréation, qui a enrichi son expérience, explique-t-elle. « On s’est rencontrées avant, on a changé des choses, ajouté des détails et travaillé les personnages pour que ça fasse plus naturel
quand on le joue. C’était vraiment un travail de cocréation. On ajoutait toutes des détails. »
Un rendez-vous immersif
Annie Maheux a requis l’aide d’Étienne Girard, technicien de son professionnel, pour apprendre les rouages du montage sonore,
dans le but de fournir au public une immersion totale. « J’ai voulu qu’il y ait un bruitage qui crée comme un film dans ton esprit, dans le fond, quand tu t’écoutes ». Patricia Brennan a également offert quelques conseils à l’équipe, au sujet de la voix pour ce genre d’enregistrement.
Pourquoi écouter cette série? Stéphanie Pelletier-Grenier répond sans hésitation : « Parce ce que c’est drôle, et aussi parce que ça fait partie de la culture du Yukon, racontée en français. Y’a pas grand-chose de même. C’est une belle production des artistes locaux qui parlent de choses locales, d’événement culturel, etc. C’est vraiment le fun comme projet! » La série des dix épisodes sera diffusée les mercredis sur CJUC (92,5 FM) et sera également disponible en ligne, offrant ainsi une vitrine éclatante à l’imagination débordante de la francophonie yukonnaise. Les capsules seront aussi promues par l’Association franco-y ukonnaise, qui devrait mettre un lien dans sa promotion afin de référer vers les enregistrements, disponibles en ligne. Une façon communautaire et collaborative de mettre de l’avant le travail non seulement d’une artiste locale à l’imagination débordante, mais aussi de ce réseau artistique franco-y ukonnais qui a été réuni autour de ce projet sans précédent.
IJL – L’Aurore boréale
Annie Maheux
La fin des classes est arrivée!
Que les personnes terminent des niveaux secondaire ou postsecondaire, ce temps de l’année est un moment de célébrations. À travers la ville de Whitehorse, plusieurs cérémonies ont eu lieu. Rencontres avec des élèves de F.H.-Collins et du CSSC Mercier ainsi que des étudiants francophones de l’Université du Yukon.
Maryne Dumaine et Angélique Bernard
Entre projets d’avenir et fierté d’avoir fini leurs parcours, toutes et tous ont un grand sourire aux lèvres. Mais plus concrètement, qu’est-ce que cela représente pour ces personnes d’avoir effectué ce parcours au Yukon, et surtout, quels sont les conseils qu’ils ou elles donnent pour les prochaines cohortes?
Noé Kwanteau
CSSC Mercier
Qu’est-ce que ça représente pour toi de finir ton parcours secondaire, ici, à Mercier ?
Je pense que ça représente beaucoup, comme notre histoire, en tant que classe. On est restés presque la même classe, pour moi pendant 12 ans, pour d’autres, pour encore plus longtemps. On a fait tout ce trajet ensemble, et on termine le trajet ensemble, c’est très sentimental pour nous.
Quels sont tes projets pour l’avenir?
Devashish
Doppalapudi
Université du Yukon
Je m’appelle Devashish Doppalapudi. Mes amis m’appellent Dev. Je viens de Tanzanie. J’ai eu la chance d’étudier le français à l’école. Je suis reconnaissant pour la petite pratique que je peux faire avec mon professeur. Je suis diplômé de l’Université du Yukon avec un diplôme en administration des affaires. Ce sera bien d’avoir des cours de français qui fait partie de certains programmes à l’université.
Je vais continuer mes études en ingénierie à l’Université Laval, à la ville de Québec.
Un conseil pour les prochaines cohortes?
Avoir du fun. C’est la seule fois de ta vie où tu seras en 12e année. Alors, pense à avoir du fun Passe du temps avec tes ami·es.
Sarah Svoboda CSSC Mercier
Qu’est-ce que ça représente pour toi de finir ton parcours secondaire, ici, à Mercier? Honnêtement, j’ai pensé à ce moment depuis tellement longtemps. C’est comme incroyable que je sois en train de le vivre en ce moment. Je pense que c’est super d’avoir une si belle communauté pour me supporter tout au long de mon parcours et je sais qu’ils vont continuer de me supporter pour longtemps.
Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je m’en vais à Victoria pour étudier la biologie. Un conseil pour les prochaines cohortes? Prends plus de temps pour être avec des ami·es. Il y a beaucoup de devoirs, mais prends aussi du temps pour toi-même et pour profiter du moment présent!
Alfonso Santos Valdes Université du Yukon
Qu’est-ce que cela représente d’être diplômé de l’Université du Yukon?
Ça veut dire acquérir de nouvelles compétences. Plus de connaissance dans un certain domaine, dans mon cas, l’administration des affaires, avec d’excellents professeurs. Je suis ravi d’avoir participé à la graduation en tant que diplômé de l’Université du Yukon. Étudier ici a été une expérience incroyable et si belle. J’ai eu l’opportunité d’apprendre de nouvelles choses, de reprendre les études. Surtout en étant francophone, il n’y a pas de ressources en français, seulement en anglais. Je voulais améliorer la qualité de l’anglais que je parle.
Quels sont vos projets d’avenir?
Je travaille déjà dans un magasin. Mon employeur pense que c’est très bien que je parle français. Je communique souvent avec des clients en français. Ça, c’est quelque chose d’important pour moi. Je compte grandir dans cette l’entreprise. Grâce au nouveau diplôme, ils m’ont offert une autre position dans l’entreprise. Une chose incroyable, incroyablement bonne pour moi. Je suis content que les connaissances acquises à l’université puissent servir très vite. Elles pourront me permettre de bien m’épanouir dans ma nouvelle position.
Mikhaël Missakabo
Mikhaël Missakabo
Maryne Dumaine
Maryne Dumaine
Elijah Biggin-Pound
F.H.-Collins. Elijah a fait tout son parcours scolaire en immersion française.
Qu’as-tu retiré de ton temps à F.H-Collins?
J’ai aimé qu’avec les élèves en immersion, notre groupe était vraiment proche. J’avais beaucoup d’amis parce qu’on a fait toute notre école ensemble. J’ai fait beaucoup de sports avec l’école, comme le volleyball et le basketball. J’aime beaucoup toutes les sciences, mais les mathématiques, c’est ma matière préférée.
Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je vais prendre une année de congé et je vais faire un voyage en Europe d’environ six mois avec cinq amis. Après, je vais faire des études en ingénierie et j’espère ensuite aller à l’école en médecine, mais je garde mes options ouvertes.
Un conseil pour les prochaines cohortes?
Je dirais stresse pas trop. La douzième année est importante, mais si tes notes sont assez bonnes, ne prend pas tout ton temps à étudier. Tu ne veux pas regretter de ne pas avoir fait des choses avec tes amis.
Junior Flori – Zang
CSSC Mercier
Qu’est-ce que ça représente pour toi de finir ton parcours secondaire, ici, à Mercier? C’est le bonheur, bien sûr. Les souvenirs que j’ai eus dans cette école vont me manquer. Toutes ces heures à travailler et à persévérer dans cette école pour mes études. Cela va être un très beau souvenir.
Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je pars étudier à Vancouver. J’aimerais devenir ingénieur.
Un conseil pour les prochaines cohortes?
Persévérer et le plus important aussi, c’est de vous amuser, essayer de ne pas trop vous stresser, tout va bien aller.
Quillian Lefebvre
F.H.-Collins. Originaire de France, Quillian a terminé sa 10e année à Faro et est venu à F.H-Collins pour sa 11e et 12e année.
Qu’as-tu retiré de ton temps à F.H-Collins?
Mon adaptation à F.H.-Collins s’est bien passée. J’ai été satisfait de mon éducation ici. Ce que j’ai aimé le plus de l’école a été le volleyball. On a gagné le championnat pour l’école. Il y avait beaucoup plus de compétition à Whitehorse. J’ai aimé mon cours de Metals.
Quels sont tes projets pour l’avenir?
Je vais probablement faire un upgrade (mise à niveau) pour les mathématiques et la physique. Je dois décider, mais je vais probablement le faire en ligne, car je peux le faire à mon rythme. Après, je vais m’inscrire à l’université pour être capitaine de bateau pour navires de croisière ou les navires pétroliers.
Un conseil pour les prochaines cohortes?
Je recommande aux personnes de bien choisir leurs cours, comme mathématiques de base au lieu de précalcul, s’ils n’ont pas besoin des cours plus avancés. Je leur dis aussi de faire une heure de devoir par jour. Ça aide à mieux comprendre la matière.
Lia Hinchey et Aven Sutton
F.H.-Collins. Élèves en immersion française et amies depuis la sixième année, Aven (à droite) et Lia (à gauche) ont voulu faire leur entrevue ensemble
Qu’avez-vous retiré de votre temps à F.H-Collins?
Aven : J’ai aimé être dans une école avec toutes mes amies. On était souvent ensemble dans les mêmes classes. L’environnement pour faire des sports à l’école est très bon. J’ai aimé les classes de sciences humaines (droit, histoire, justice sociale).
Lia : J’ai aimé l’opportunité de pouvoir faire des programmes à Wood Street. J’ai aussi fait un programme à Mercier. Il y a eu beaucoup d’options pour apprendre. J’ai aimé le sport school et les sports d’équipe (volleyball et basketball).
Quels sont vos projets pour l’avenir?
Aven : Je vais étudier en sciences politiques à l’Université d’Ottawa dans un programme coopératif, donc je vais travailler durant mes études. J’aimerais aussi peut-être étudier le droit.
Lia : Je vais étudier la conformité des ressources naturelles à la Lethbridge Polytechnic pour devenir agente de conservation de la faune. Je joue aussi dans l’équipe de basketball.
Un conseil pour les prochaines cohortes
Lia : Je dirais d’essayer de faire toutes les choses que tu peux faire avant que ça termine. Profite de ta dernière année. Ça peut être très amusant.
Aven : Je dirais que le processus d’application pour les universités et les bourses n’est pas aussi stressant que tu le penses. C’est important de prendre le temps de faire les bonnes recherches sur les programmes.
IJL – L’Aurore boréale
Avec des propos recueillis par Angélique Bernard, Maryne Dumaine et Mikhaël Missakabo.
Angélique Bernard
Angélique Bernard
Angélique Bernard
Maryne Dumaine
SOLSTICE
La francophonie canadienne se mobilise pour le bilinguisme au Manitoba
Les membres de la FCFA du Canada ont adopté à l’unanimité une résolution d’appui formel au projet visant à faire du Manitoba une province officiellement bilingue.
Jonathan Semah - La Liberté
Réunis en assemblée générale annuelle au Centre culturel franco-m anitobain le 6 juin, les 24 organismes membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada ont adopté à l’unanimité une résolution d’appui formel, proposée par Derrek Bentley, président du conseil d’administration de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), au projet visant à faire du Manitoba une province officiellement bilingue.
La SFM, aussi membre de la FCFA, s’est dite « profondément touchée par la solidarité manifestée par la francophonie canadienne et acadienne. »
La présidente de la FCFA, Liane Roy, évoque cette résolution. Elle rappelle que l’organisme suit depuis le début ce dossier, qui est appuyé par l’ensemble de la francophonie dans tout le pays.
« Au niveau de l’ensemble de la table des membres, tout le monde a compris l’importance de ce dossier-là.
»
« L’un des points de cette résolution dit qu’il est ATTENDU QUE l’avancement des droits linguistiques dans une province crée des précédents favorables qui renforcent l’ensemble de la francophonie canadienne »
« Celui-là dit tout! Celui-là est ouvert à l’ensemble de la francophonie canadienne. Donc, on veut aussi envoyer le message à votre premier ministre et à l’ensemble du Canada qu’il y a près de trois millions de personnes qui appuient
Nord-Ouest) a été réélu trésorier, tandis que Patrick Ladouceur et Clotilde Heibing (les deux de l’Ontario) ont été reconduits au CA pour un deuxième mandat.
« C’est un nouveau chapitre qui commence », lance Liane Roy, qui évoque les prochaines étapes pour ce nouveau conseil d’administration.
« On va faire un premier CA assez rapide pour que les gens se rencontrent. Puis, en août, comme à notre habitude, on fera une retraite où l’on fait une formation à la gouvernance. On travaille vraiment les dossiers, comment on fonctionne. Ça fait vraiment un esprit d’équipe. » la-liberte.ca
ce que vous êtes en train de faire au Manitoba. » Selon Liane Roy, le projet d’un Manitoba véritablement bilingue n’est pas qu’une avancée pour les francophones de la province, mais pour les francophones de tout le Canada.
« On sait que ce genre de dossier ne se fait pas du jour au lendemain. Et le plus d’appui que votre province pourra aller chercher, le mieux ce sera.
« Puis, ce qu’on trouve important pour l’ensemble de la francophonie canadienne, c’est le leadership que votre premier ministre est en train d’exercer pour démontrer aux restes des autres premiers ministres provinciaux et territoriaux l’importance de ce vivre-ensemble-là, l’importance de cette ouverture-là envers la francophonie, envers les personnes autochtones, envers les personnes anglophones. Sa manière de fonctionner démontre vraiment les grands principes du vivre-ensemble.
»
Pour rappel, le 20 mars dernier, la Province a présenté les résultats de sa consultation sur un Manitoba véritablement bilingue. Il est attendu
que la publication officielle de la Stratégie provinciale sur le bilinguisme ait lieu en mars 2027.
Du changement au CA de la FCFA
En plus de l’adoption de cette résolution, la FCFA du Canada a connu certains changements à son conseil d’administration (CA). D’abord, l’organisme a une nouvelle vice-présidente. Il s’agit de Marie-Pierre Lavoie de la Colombie-Britannique. Elle succède au Franco-M anitobain Ibrahima Diallo qui occupait ce rôle depuis deux ans.
« Ibrahima Diallo a donné tout ce qu’il pouvait donner dans ces dernières années à notre CA. On est très tristes de le voir partir, mais c’est comme ça dans les organismes », a indiqué Liane Roy. Aussi, la FCFA a salué le travail de Nour Enayeh, qui a siégé au conseil d’administration au cours des quatre dernières années.
À noter que deux nouveaux visages se joignent au CA. Il s’agit d’Andrée-Anne Martel (Ontario) et d’Alice Prophète (Alberta).
Christian Fure (Territoires du
Services d’appui à la recherche d’emploi au Yukon
Conseils et information sur le marché du travail
Rédaction, révision, traduction de CV
Préparation à une entrevue d’embauche
Tutorat en anglais
Accès à un espace de travail
On peut vous aider!
L'Association franco-yukonnaise offre ces services gratuitement aux personnes résidant au Yukon.
Regard sur l’extérieur du Yukon
Vers une nouvelle génération de politiques migratoires
Des experts proposent de repenser l’immigration au-delà des simples objectifs économiques en tenant davantage compte de l’intégration, de la cohésion sociale et des besoins régionaux. (Le Devoir ) bit.ly/4v6e910
Bientôt un modèle pilote d’éducation pour la petite enfance neurodivergente francophone
L’Ontario développe une approche novatrice destinée aux jeunes enfants francophones neurodivergents, afin de favoriser leur inclusion dès la petite enfance. (l’express) bit.ly/49UHlPX
Comment une université devrait changer la donne pour les Inuit
Le projet d’université de l’Inuit Nunangat vise à offrir une éducation postsecondaire ancrée dans les réalités culturelles et linguistiques des communautés inuites. (Radio-Canada) bit.ly/49Tv6TN
Un nouveau réseau d’éclaireurs pour repérer et soutenir les aînés francophones vulnérables
Une initiative communautaire cherche à mieux identifier les aînés isolés afin de leur offrir un soutien adapté et renforcer leur qualité de vie. (Radio-Canada) bit.ly/4aGck2t
Santé mentale : un réseau francophone plus présent
Des organismes francophones renforcent leur collaboration pour améliorer l’accès aux services en santé mentale dans la langue de choix des communautés. (Le Franco) bit.ly/43rLNCi
Chronique rédigée par Julie Croquison, gestionnaire en justice et en veille stratégique à l’Association franco-yukonnaise (AFY). Elle prépare quotidiennement des revues de presse pour la direction générale de l’AFY.
Pour trouver facilement les liens vers les articles originaux.
Le drapeau du Manitoba.
Alicia Régnier
Retour du Festival des plantes du Yukon
Après avoir affiché complet lors de sa première édition, le Festival des plantes du Yukon revient cette année avec une programmation élargie et un événement qui s’étendra désormais sur toute une fin de semaine.
Kahina Chouiter
Ce qui devait être au départ un simple rassemblement pour les amateurs et amatrices de plantes est en train de devenir un rendez-vous incontournable pour les passionné·es de nature.
Les 18 et 19 juillet prochains, le Centre communautaire de Mount Lorne accueillera la deuxième édition du Festival des plantes du Yukon. Cette fois-ci, la Guilde des plantes, organisme organisateur, a vu plus grand. Il y aura davantage d’ateliers, plus de temps pour les échanges ainsi que la possibilité de camper sur place.
Pour Angelune Drouin, herboriste et organisatrice de l’événement, cette croissance est le reflet d’une envie commune de rassembler des personnes qui
ont un intérêt particulier pour les plantes et la nature.
« Les billets de l’année dernière se sont vendus en l’espace d’une semaine seulement. On s’est rendu compte qu’une seule journée ne suffisait pas », explique-t-elle.
Cette année, l’événement devrait accueillir environ 130 personnes, soit la capacité maximale du site. En plus des ateliers, les gens pourront profiter d’un déjeuner, d’un dîner-bénéfice et d’un concert en soirée.
Une passion qui rassemble
« Si le festival attire autant de monde, c’est qu’il répond à un besoin de connexion entre passionné·es de nature », estime Angelune Drouin.
« Les gens ont soif de connaissances. Ils veulent apprendre à reconnaître les plantes qui poussent autour d’eux, savoir comment les utiliser et échanger avec d’autres personnes qui partagent cet intérêt », explique-t-elle.
Le festival réunit ainsi des spécialistes issu·es de différents horizons. Certain·es travaillent avec les plantes médicinales, l’alimentation, les arts ou encore la biologie.
« Ce qui est beau, c’est que tout le monde arrive avec une expérience différente, mais les plantes sont un point de rencontre », ajoute l’organisatrice.
Selon elle, l’intérêt suscité par le festival démontre l’importance de partager les connaissances liées aux plantes yukonnaises et à la culture du territoire. Au Yukon, le jardinage et la culture des plantes
L’Aurore boréale recrute des pigistes – Diversité des voix –
Grâce à un fonds dédié, l’Aurore boréale embauche des journalistes pigistes issu·es des communautés autochtones, noires, racialisées, ethnoreligieuses, des personnes en situation de handicap et des communautés 2SLGBTQIA+, afin de produire du journalisme civique francophone au Yukon.
Profil recherché
• Excellente rédaction en français (langue autochtone : atout)
• Bonne compréhension de l’anglais
• Sensibilité aux enjeux sociaux, culturels et politiques des communautés visées
• Autonomie, respect des échéances, capacité à gérer plusieurs projets
• Aptitude au travail interculturel
• Disponibilité pour des déplacements (transport fiable requis)
Atouts
Exigences
• Résider au Yukon ou y avoir résidé au moins 5 ans
• Engagement régulier pour l’année en cours (rédaction d’au moins 1 ou 2 articles par publication)
• Volonté et disponibilité pour suivre des formations
• Auto identification obligatoire pour les personnes sélectionnées
• Une pige test rémunérée sera exigée dont la publication sera non garantie
• Connaissance des réalités yukonnaises et franco-yukonnaises
• Expérience en journalisme communautaire ou de solutions
• Compétences en photographie ou production numérique
Particularités des contrats
Les contrats incluent de la formation et du perfectionnement professionnel rémunérés
Pour postuler
Envoyez une lettre de motivation en français (format numérique), expliquant votre intérêt pour le journalisme et pour l’Aurore boréale, à : dir@auroreboreale.ca
présentent des défis particuliers en raison des conditions climatiques nordiques, ce qui oblige une adaptation à son environnement. Cette réalité favorise le développement d’un savoir unique et d’un lien étroit avec le territoire.
Découvrir ou redécouvrir ce qui entoure
Parmi les présentatrices de cette année figure Sylvie Binette, résidente du Yukon depuis près de quarante ans et fondatrice de l’entreprise Heavenly Wild.
Après avoir animé une marche très populaire lors de la première édition, elle offrira cette année deux activités : une promenade consacrée aux plantes comestibles et un atelier portant sur les techniques de conservation des récoltes.
Pour elle, l’intérêt des plantes dépasse largement le cadre du jardinage ou de la cuisine.
« Nous avons perdu beaucoup de connaissances sur ce qui pousse autour de nous », estime Mme Binette. Pourtant, il existe une abondance de ressources dans notre environnement, que ce soit en pleine nature ou en milieu urbain. » Au fil des années, sa passion pour la cueillette lui a permis de développer une meilleure connaissance du territoire et des saveurs locales.
« J’aime l’idée de savoir exactement ce que je mange et d’où cela vient. Pour moi, ça fait partie de la souveraineté alimentaire. »
Elle souhaite également encourager les participant·es à porter un regard différent sur certaines plantes souvent considérées comme indésirables.
« Beaucoup de ce qu’on appelle de mauvaises herbes ont en réalité des propriétés intéressantes et une vraie place dans notre alimentation ou notre bien-être. »
Des ateliers variés proposés
Parmi les autres ateliers, Kawina Robichaud, chercheuse en mycotechnologie et en bioremédiation, proposera deux ateliers distincts. Le premier portera sur la bioremédiation et expliquera pourquoi les champignons sont des candidats idéaux pour aider à dépolluer les sols contaminés. Le second se concentrera sur l’étude des saules et sur la façon dont cet arbre particulièrement résilient a une place essentielle dans notre environnement.
« L’idée est de créer des solutions naturelles et pérennes avec la nature qui nous entoure », explique Mme Robichaud.
« La vannerie avec le saule est un très bel exemple. On utilise la nature pour créer quelque chose d’utile et de beau qui est 100 % biodégradable. » Elle ajoute « c’est ancré en nous. Il y a quelque chose de très réconfortant à travailler avec des matériaux naturels. » Au-delà des ateliers et des activités proposées, le Festival des plantes du Yukon se veut avant tout un lieu de rencontre et de partage. En réunissant jardiniers et jardinières, cueilleurs et cueilleuses, herboristes et personnes curieuses de tous horizons, l’événement contribue à faire vivre des connaissances intimement liées au territoire et à renforcer les liens entre les personnes qui le cultivent et l’habitent.
Sylvie Binette, présentatrice lors du festival, qui ramasse des morilles.
Fournie Kawina Robichaud, chercheuse en mycotechnologie.
Zulu Challenge : la course à obstacles canadienne
débarque à Whitehorse
Le 11 juillet prochain, le parc Shipyards va se transformer en un parcours sportif digne de ceux utilisés lors d’entraînement militaire. Ponts de singe, murs inclinés ou encore filets sous lesquels ramper seront parmi les obstacles que la course Zulu Challenge proposera pour la première fois à Whitehorse.
Kelly Tabuteau
Chaque samedi depuis le 25 avril, et jusqu’au 19 septembre, le Zulu Challenge élit domicile dans une ville canadienne. Si son fondateur, Tosh Mugambi, a organisé la première course en 2012 en Alberta, le phénomène a ensuite connu un engouement certain et s’est développé en ColombieBritannique, en Saskatchewan, au Manitoba et en Ontario. En 2026, ce sont vingt villes canadiennes qui accueilleront ce défi unique. Pour la première fois en quatorze ans, le Zulu Challenge proposera une édition à Whitehorse. Contacté par plusieurs membres de la communauté, Tosh Mugambi a longuement étudié la faisabilité du projet. « Je me disais que c’était beaucoup trop loin… Et puis il y a eu la pandémie; tout s’est arrêté, y compris nous. Et après, pratiquement toutes les autres courses d’obstacles ont cessé de venir au Canada pendant quelque temps. Ça m’a laissé le temps de monter le projet pour venir à Whitehorse », mentionne-t-il.
Une course communautaire et inclusive
La particularité de cette course, c’est qu’elle ne se réalise pas en solitaire. « Ce qui nous distingue vraiment de toutes les autres courses à obstacles dans le monde, c’est que nous utilisons une corde pour attacher les personnes participantes en équipe. […] C’est l’une des meilleures expériences de cohésion que la plupart des gens auront l’occasion de vivre », détaille Tosh Mugambi. « Et si les personnes viennent seules, alors nous les mettons en contact avec une autre personne seule pour qu’elles participent ensemble. C’est un bon moyen de faire de nouvelles connaissances. » Avec des parcours allant de deux kilomètres et 20 obstacles pour les enfants dès l’âge de trois ans, à cinq kilomètres et 30 obstacles pour les adultes, le Zulu Challenge s’adresse à la grande majorité de la population, rendant l’événement
« Ça fait longtemps que je voulais essayer les courses à obstacles, puis avec un chien, je me suis dit que ça pourrait être sympa. Ça ajoute un petit peu de spicy ! », raconte-t-elle.
Tosh Mugambi précise que les obstacles sont davantage pour les humains qui doivent composer avec la présence de leur chien.
inclusif. Pour l’organisateur, les personnes devraient cependant se considérer comme actives pour se lancer ce défi. Pourtant, si un obstacle ne peut être franchi, le duo peut simplement le contourner.
Une catégorie canine
S’il y a bien une chose qui a charmé la population yukonnaise avec l’arrivée du Zulu Challenge à Whitehorse, c’est la possibilité de compétitionner avec son chien.
C’est d’ailleurs ce qui a séduit Virginia Sarrazin, coureuse de route et de sentiers aguerrie et musheuse récréative de sprint.
« C’est ça le défi, un peu comme quand vous partez en randonnée et que vous ne savez pas quels obstacles vous allez rencontrer, mais vous partez quand même avec votre chien, alors vous devez en quelque sorte trouver la solution ensemble », détaille-t-il. Et c’est exactement l’esprit dans lequel Virginia Sarrazin aborde cet événement. « Je ne suis pas là pour la course. Je suis là pour qu’on y arrive. C’est un travail d’équipe. Ça peut aller mal de mon côté comme de celui du chien, donc on y va ensemble et on verra ce que ça donnera. »
Dans la catégorie K9 (canine), le parcours fait cinq kilomètres et comporte 24 obstacles.
Les festivités prendront donc place dès 9 h au parc Shipyards le 11 juillet et il est encore temps de s’inscrire si vous souhaitez participer à cet événement communautaire. Tosh Mugambi incite tout le monde à venir, et si ce n’est pas pour participer, au moins pour découvrir le concept et encourager les personnes participantes.
Pour la première fois, le Zulu Challenge aura lieu à Whitehorse
Cette activité est l’occasion de se donner des défis en faisant de l’activité physique.
Les personnes qui participeront devront faire preuve d’endurance, de force physique, d’agilité et de force mentale en franchissant des obstacles sur un parcours. Les défis se feront en équipe : les personnes de la même équipe seront attachées avec une corde!
Les gens peuvent aussi faire la course avec leurs chiens, ou leurs enfants (de plus de trois ans).
Le nom du défi « Zulu » fait référence au deuxième prénom de M. Mugambi.
Le défi aura lieu le 11 juillet, au parc Shipyards à Whitehorse.
Les adultes, formant des équipes de deux, s’élanceront sur un parcours de 5 km et 30 obstacles. L’entraide entre les deux personnes du duo est primordiale pour venir à bout de certains obstacles.
Zulu Challenge
Les enfants, dès l’âge de trois ans, peuvent prendre part à l’événement. Pour les plus jeunes, une équipe est formée avec un parent, alors que les plus âgés peuvent courir entre eux.
Zulu Challenge
Les obstacles sont destinés aux humains dans la catégorie K9, mais le chien suit tout du long. L’idée est de travailler avec son animal pour réussir à franchir l’obstacle malgré la laisse.
Virginia Sarrazin participera à sa première course à obstacles. Parmi la quinzaine de chiens de sa meute, elle a choisi Toby pour l’accompagner.
Fournie
Zulu Challenge
C’est une première : une partie de basketball professionnel aura lieu à Whitehorse
La première partie de basketball professionnel dans le Nord canadien se tiendra à Whitehorse durant la fin de semaine de la fête du Canada. Un événement qui se veut rassembleur et tourné vers la communauté locale.
Angélique Bernard
L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse le 2 juin dernier à Whitehorse. Intitulé le Snowline Gold 2026 REAL North Classic, cet événement fait partie d’une série d’activités marquant la popularité de ce sport au Yukon.
Du basketball en ville
Le vendredi 3 juillet, les Surge de Calgary et les Mamba de Saskatoon, deux équipes de la Ligue canadienne de basketball élite (LCBE), s’affronteront à l’Aréna Takhini lors de cet événement historique pour le territoire. Cette partie marquera le début de la saison régulière de la ligue et sera diffusée en direct à l’échelle nationale sur les chaînes YouTube de CBC Gem, CBC Sports et CEBL.
Il y aura également un tournoi de basketball 3 contre 3, une clinique pour le personnel d’entraînement, des rencontres avec des joueurs dans différentes communautés, un camp de perfectionnement en basketball pour les jeunes et les mascottes des équipes seront présentes au défilé de la fête du Canada.
« Cette série d’événements, qui auront lieu du 1er au 4 juillet, vise à créer un moment important pour le Yukon et l’ensemble du paysage du basketball canadien », explique Jason Ribiero, cofondateur de REAL Entertainment & Culture (REAL), une entreprise professionnelle de sport et de divertissement en direct qui gère les deux équipes qui s’affronteront au Yukon.
Popularité du basketball
Un sondage de 2025 de la firme Léger sur les sports confirme que le basketball est l’un des sports en plus forte croissance au Canada. Aux Jeux olympiques de 2024 à Paris, l’équipe masculine de basketball a terminé au 5e rang. Shai Gilgeous-Alexander, originaire de Toronto et qui joue avec les Thunder d’Oklahoma City, a été nommé le meilleur joueur de la National Basketball Association (NBA) en 2025 et 2026.
Au Yukon, plusieurs ligues de basketball pour les jeunes, les femmes et les hommes sont organisées au territoire et de nombreux tournois ont lieu au cours de l’année.
Jason Ribiero mentionne que le Canada « possède actuellement l’une des histoires de basketball
les plus passionnantes au monde. La nationalité la plus représentée au sein de la NBA, en dehors des Américains, est la nationalité canadienne. C’est un témoignage de 30 ans d’histoire de l’héritage des Raptors de Toronto et de la formidable progression de la popularité de ce sport. »
« Lorsque les jeunes peuvent assister à une partie, ressentir l’énergie, rencontrer les joueurs et s’imaginer à leur place, cela change ce qu’ils croient possible. C’est le véritable héritage que nous voulons aider à bâtir ici, en plus de célébrer le basketball, la communauté, la culture et le Nord », ajoute-t-il.
M. Ribiero mentionne que lors de l’activité du 3 juillet, ce ne sera pas seulement une partie de basketball, mais une grande fête communautaire, avec de la musique et des prestations d’artistes du territoire. La programmation sera dévoilée prochainement.
Importance d’une telle activité pour le Yukon
Une telle activité ne s’organise pas en solo et plusieurs des partenaires étaient présent·es à la conférence de presse.
Jen Gehmair est ministre du Développement économique, du Tourisme et de la Culture. Elle est enthousiasmée à l’idée d’investir dans cette activité à titre de ministre, de Yukonnaise et de parent. « Le sport a une capacité remarquable à rassembler les gens et à renforcer les communautés grâce à des expériences partagées et à des célébrations collectives », indique-t-elle.
Pour Caroline Anderson, directrice générale de l’Association de l’industrie touristique du Yukon (AIT), « des événements comme
celui-ci créent de nouvelles raisons pour les gens de visiter le territoire, générant une activité économique pour les entreprises locales tout en rehaussant le profil du Yukon sur la scène nationale. Cela démontre comment le sport et le tourisme peuvent collaborer pour attirer de futurs visiteurs, événements et investissements au Yukon. »
Scott Berdahl est le président-directeur général de Snowline Gold, une société d’exploration et de développement minier fondée au Yukon, commanditaire de l’événement. Le PDG est né et a grandi au Yukon et, pour lui, « c’est excitant de voir un événement comme celui-là avoir lieu au Yukon. Le sport est un élément essentiel
de la vie communautaire au Yukon et un pilier de notre tissu social. » « Sport Yukon est ravi d’accueillir un événement majeur de basketball à Whitehorse », a déclaré Stacy Lewis, présidente de Sport Yukon. « Ce type d’initiative encourage la participation, inspire les jeunes athlètes et renforce la réputation du Yukon comme destination de choix pour des expériences de tourisme sportif mémorables. Nous avons les installations, les bénévoles, l’esprit communautaire et la passion pour accueillir des événements sportifs et leur donner tout leur sens. Nous sommes fiers de faire partie de l’élan de cet événement et nous avons hâte de voir l’impact qu’il aura sur les athlètes, les entraîneurs et la communauté dans son ensemble », termine-t-elle. REAL, la CEBL et Sport Yukon se sont engagés à répéter l’aventure en 2027 et 2028. Pour le programme et pour acheter des billets, le public peut se rendre en ligne sur realnorthclassic.ca
IJL – L’Aurore boréale
Pétanque au parc Jim Light : un dossier qui a du mal à rouler
Angélique Bernard
Depuis l’été 2024, Sylvie Léonard demande à la Ville de Whitehorse de créer des terrains assignés à la pétanque. L’an passé, la Ville a finalement assigné un espace aux adeptes de ce sport, au parc Jim Light, situé entre la 3 e et la 4 e Avenue, derrière la rue Hawkins. Cependant, les boulistes se sont vite rendus compte que le terrain fourni n’avait pas été préparé pour le jeu.
Face à ce manque d’aménagement, la communauté a dû se mobiliser par elle-même. Un appel à l’aide a été lancé pour organiser une corvée de nettoyage le samedi 6 juin dernier. Les bénévoles étaient invité·es à apporter leurs propres outils pour arracher les mauvaises herbes et tenter d’égaliser la surface « du mieux qu’on peut », lançait l’appel de Sylvie Léonard, afin de pouvoir enfin jouer sur ce nouveau boulodrome.
Le terrain du parc Jim Light n’est toujours pas prêt. Lors de l’activité de pétanque organisée par le service Personnes aînées de l’Association franco-yukonnaise le 9 juin dernier, les adeptes ont joué derrière le Centre culturel Kwanlin Dün.
L’engouement francophone pour ce sport est donc bien présent au Yukon, même si les passionné·es doivent pour l’instant mettre la main à la terre avant de pouvoir lancer le cochonnet.
Caroline Anderson, Jen Gehmair, Jason Ribiero, Stacy Lewis et Scott Berdahl lors de la conférence du 2 juin dernier.
Angélique Bernard
Sylvie Léonard, qui lance une boule de pétanque, continue ses démarches auprès de la Ville de Whitehorse pour avoir des terrains assignés à la pratique de la pétanque
Angélique Bernard
Les organismes d’Olympiques spéciaux contribuent à une meilleure santé mentale
des personnes avec des déficiences cognitives
Les jeux de l’été des Olympiques spéciaux se passeront cette année à Medicine Hat, en Alberta. Le Yukon y envoie
21 athlètes et la cheffe de mission sera Emma Hill. C’est l’occasion parfaite pour en apprendre plus sur cette organisation et son effet sur ses athlètes.
Il y a quelques semaines, le 29 mai dernier, Special Olympics
Yukon a organisé les Northwestel Development Games . C’est un événement où plus d’une trentaine d’athlètes ont pu participer à des activités sportives, comme du tai chi, du soccer et du tir à l’arc. Toutes ces activités furent dirigées par des coachs très expérimentés dans leurs sports respectifs, ce qui a rendu l’expérience plus plaisante et réelle pour tous les athlètes présents.
Les bienfaits
Les organisations d’Olympiques spéciaux ont énormément de bénéfices pour ces athlètes et pour ces bénévoles. Sur le site specialolympics.ca, on trouve les cinq valeurs de base de l’association des Olympiques spéciaux : l’autonomisation, c’est-à-dire de donner la chance à tout le monde d’atteindre son plein potentiel. L’inclusion, cette valeur est basée sur l’inclusion sociale. Le respect, agissant toujours avec la coopération, la collaboration et la dignité. L’excellence, en montant les standards de qualités et le niveau de performance. En dernier, la diversité, en trouvant ce qu’il y a de beau dans chaque personne. Ce genre d’organisation fonctionne pour de vrai, puisque la participation aux Olympiques spéciaux descend de 49 risque de dépression chez les personnes à incapacités cognitives, toujours selon En plus, ces athlètes ont un taux
d’emploi de 44 %, alors que les personnes avec les mêmes défis qui ne font pas de sport ont un taux de 28 %. C’est donc une grande augmentation grâce aux différentes organisations d’Olympiques spéciaux. Finalement, il est estimé que par dollar donné pour l’Association des Olympiques spéciaux, 8,76 $ sont économisés, car ces programmes améliorent la santé mentale et physique, en plus de l’employabilité, ce qui, en fin de compte, stimule l’économie de ce pays.
Merci aux bénévoles
Cet évènement, Northwestel Development Games, a été possible grâce à plusieurs bénévoles partisans de l’organisation des Olympiques spéciaux qui ont organisé, planifié et mis en place toutes ces activités. Ce ne sont pas seulement les personnes qui font partie de l’organisation qui ont rendu tout cela possible, mais aussi les bénévoles extérieurs qui ont aidé les coachs avec leurs activités. Ces bénévoles enlèvent d’énormes montants de pression pour les organisateurs puisque cela donne la chance à ceux-ci de se focaliser sur différentes choses
qui ont des besoins spéciaux. Ces programmes ont plein de bénéfices pour les athlètes et pour le pays. Les bénévoles sont une immense aide dans tout ce programme et sans eux, des évènements comme les Northwestel Development Games ne seraient pas possibles. En plus d’aider les organisations, les journées avec ces athlètes sont
toujours mémorables. Malgré leurs défis, tous les athlètes ont un sens de l’humour et un cœur immense. C’est une expérience incroyable qui devrait être plus répandue et populaire. L’athlète des Olympiques spéciaux du Yukon, Darby McIntyre, affirme, pour conclure, que « Les Jeux olympiques spéciaux, c’est être en forme, être gentil avec les
autres et se faire de nouveaux amis. Je m’amuse beaucoup avec les Jeux olympiques spéciaux du Yukon. » Ce texte a été rédigé dans le cadre du cours de Justice sociale 11, au CSSC Mercier. Noah Dumaine nous a soumis son texte pour publication dans les pages du journal.
Poste bilingue administration scolaire à temps partiel, pour 2026-2027 à Dawson.
Noah Dumaine
Le 29 mai dernier, les Olympiques spéciaux du Yukon a organisé les Northwestel Development Games
Armand Guilbeault
La liberté de la presse
Kai Taylor et Zackary Duchaine
La liberté de la presse est essentielle pour une société démocratique. Elle assure que les reporters sont capables d’informer le public, exposer les abus de pouvoir puis contribue à entretenir les débats publics. Par contre, selon l’ONU et le Conseil de l’Europe, ces libertés sont couramment malmenées à plusieurs endroits du monde, ce qui fait des conséquences directes pour l’information qu’on consomme, ça change l’opinion publique puis peut causer la perte de fiabilité des sources. La baisse de la liberté de la presse change la façon dont les gens voient la réalité.
La liberté de la presse : un pilier démocratique
La liberté de la presse est reconnue comme un droit fondamental par les pouvoirs internationaux. Les Nations Unies promeuvent ce droit pour sauvegarder la vérité, la liberté d’expression. « Le rôle du gouvernement devrait permettre cette liberté et ainsi les citoyens peuvent s’impliquer dans la démocratie », estime l’ONU. En ce sens, le ministère français de la Culture explique que cette liberté permet de publier, enquêter puis transmettre l’information sans restriction, tout en respectant la loi.
RÈGLES DU JEU :
Avocats, ses limites peuvent être utilisées tragiquement pour limiter ce que les rapporteurs peuvent dire, cela affaiblit l’équilibre entre la liberté d’expression et la protection des droits.
Un
environnement
de plus en plus hostile pour les journalistes
Plusieurs sources rapportent que les conditions pour faire du journalisme sont en train de se dégrader. Cela devient de plus en plus dangereux pour eux d’exercer leur travail. Selon le Conseil de l’Europe, l’environnement pour les journalistes devient plus hostile, ils font face à des menaces, des intimidations et des violences physiques. Leur travail d’information devient de plus en plus difficile à réaliser d’après les observations du Conseil de l’Europe. De plus, la chaîne d’information CNN montre cette réalité dans son projet « martyrs des médias » qui documente comment des journalistes sont tués pour avoir couvert un sujet sensible pays au vu d’un groupe politique ou d’un groupe de pression.
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
Toutefois, cette liberté n’est pas absolue, les lois internationales imposent certaines limites, en particulier sur la vie privée puis la sécurité nationale. Selon Oratio
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
peut de ce fait avoir la même vision à long terme, cela limiterait puis affaiblirait les débats publics puis limiterait la qualité de l’information. Le public serait alors, d’une certaine façon, manipulé.
NIVEAU :
RÈGLES DU JEU :
RÉPONSE DU JEU Nº 769 NIVEAU :
RÉPONSE DU JEU Nº 767
Cette hostilité a une forte influence, cette peur affecte certains journalistes en les faisant s’autocensurer. Leurs articles peuvent se limiter pour ne pas susciter une réaction violente par rapport à certains groupes. Ce manque de diversité des opinions limite les perspectives présentées. Le public
La dégradation de la liberté de la presse et la confiance du public
La diminution de la liberté de la presse a une influence très importante sur les croyances de la population. Selon un rapport de La Presse, la liberté de la presse aurait atteint son niveau le plus bas depuis 50 ans. De plus, 54 % des pays ont enregistré une baisse d’indicateurs démocratiques entre 2019 et 2024. Plusieurs experts demandent si c’est vraiment une coïncidence qu’il y a une montée de désinformation et une crise de confiance envers les médias traditionnels en même temps.
Cette dégradation des réseaux sociaux diminue la confiance et la dépendance sur les presses traditionnelles. Lorsque la population
pense que les médias sont biaisés ou contrôlés, ils pourraient se tourner vers d’autres sources. Selon une étude académique menée sur le site Web Érudit, ces soupçons favorisent la variation des opinions et la diffusion des croyances religieuses, notamment chez les médias sociaux. L’absence d’une presse libre laisse des sources suspicieuses influencer la population civile de façon négative.
Liberté d’expression, médias et croyances au sein des organisations
Au-delà des médias, la liberté de la presse est un aspect crucial de la perception humaine du monde extérieur. C’est la seule façon pour les humains de voir à l’extérieur de leur réalité. Un article du Harvard Business Review souligne que, même dans les organisations privées, le manque de parole libre peut mener à des croyances erronées. Selon leur étude, plus de 85 % des employés préfèrent rester silencieux sur des pro -
blèmes importants par peur des conséquences. Cette réaction est comparable aux sociétés contrôlées par les médias, comme les pays autoritaires tels que la Chine et la Corée du Nord. Lorsque les voix résistantes et critiques disparaissent, le public développe une vision déformée, manipulée par les individus au pouvoir.
En conclusion, la liberté de la presse est cruciale pour la qualité et la fiabilité des perceptions et croyances publiques. Lorsqu’elle est protégée, elle permet des informations pertinentes, fiables et critiques, ce qui est essentiel pour une société démocratique. Quand la liberté de presse n’est pas maintenue, cela ouvre la voie à la désinformation, la manipulation et la méfiance de la perception collective. Face au monde actuel turbulent, défendre la liberté de la presse revient donc à défendre le droit des citoyens. Ce texte a été rédigé dans le cadre du cours de Justice sociale 11, au CSSC Mercier. Kai Taylor et Zackary Duchaine nous ont soumis leur texte pour publication dans les pages du journal.
L’Aurore boréale se veut un forum d’opinion, en plus d’être un support de journalisme professionnel. Ainsi, il est possible en tout temps de nous proposer des textes libres, des textes d’opinion ou chroniques à titre bénévole. Les élèves du cours de Justice sociale 11, du CSSC Mercier, ont saisi cette occasion de partager leurs sujets de recherche avec la communauté. Bravo à eux pour le courage de publier des textes.
Si vous travaillez dans des écoles, sachez qu’il est possible d’avoir des ateliers en classe au sujet du journalisme.
Pour soumettre un texte ou pour organiser un atelier : dir@auroreboreale.ca
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
JEU Nº 767
JEU Nº 769
Les Nations Unies promeuvent ce droit pour sauvegarder la vérité et la liberté d’expression.
Pixabay
Chinois. Un hommage à Normand Leroux
Yves Lafond
Ça peut sembler bizarre à entendre, mais, pour beaucoup d’entre nous, vivre au Yukon, c’est un peu vivre en côtoyant la mort. Je sais bien qu’ailleurs, elle rôde aussi, la grande faucheuse. Mais ici, quand on sait regarder, on la voit presque. À tout bout de champ. Dans l’avalanche d’une montagne, dans un ravin le long du chemin. Sur la rivière qui a subitement changé son débit sans t’avertir. Dans la panne de moteur à moins quarante-cinq tout fin seul pour des dizaines et des dizaines de kilomètres. Dans et derrière toutes sortes de patentes. Faut que tu la voies. Sinon, ce n’est pas ta place ici.
Parce que si tu la vois pas, elle va se charger de te rappeler sa présence ben vite. Et c’est aussi pourquoi la plupart du monde par ici apprécie tant la vie. Parce qu’ils sont conscients de son omniprésence.
À ce niveau-là, Chinois, t’étais pas mal en haut de la liste. Quand on te voyait, peu importe l’heure du jour, ta joie
de vivre, débordant de partout, nous sautait dans la face. Avoir pu voir les vibrations, on l’aurait vu ton aura grosse comme le bras rayonner de cette soif et ce bonheur de vivre.
La mort t’a trouvé dans la forme d’un chevreuil. Mais il y en avait tellement de vie en toi que je ne suis pas certain qu’elle ait réussi à tout prendre.
Que la vie t’a abandonné entièrement. Presque impossible. Je suis certain qu’il en reste encore un bon voltage de toi. C’est pour ça que j’ai décidé que mes sorties cet été vont se passer où t’aimais bien aller te camper.
Les Premières Nations (dont tu étais de plus en plus proche) d’ici croient que notre âme virevolte dans les éléments sous toutes sortes de formes pendant un bout. Et comme c’était… c’est ton genre d’être sensible à ce genre de patentes, ça se peut que tu traines dans le coin encore un p’tit boutte. Étant devenu en presque totale symbiose avec les éléments, presque certain que dans ce pèlerinage estival, à défaut de te voir, je vais surement
te percevoir quelque part. Dans un brouillard au-dessus d’un banc de grosses truites sur le lac Aishihik, dans le cri d’un corbeau (chinoiiis chinoiiiis), le rire d’un renard (ton
Célébration de la vie de Sandra Journeaux-Henderson
Veuillez vous joindre à la famille, aux amis et aux anciens élèves pour célébrer la vie et l’héritage de Sandra.
La célébration aura lieu le vendredi 24 juillet 2026 au Centre culturel Kwanlin Dün, dans la salle Longhouse, à 14 h.
Tous sont les bienvenus. Les dons peuvent être versés à la bourse commémorative Sandra Journeaux-Henderson. Pour plus d’information, veuillez consulter le site : yukonfoundation.com
caractère rusé vient peut-être de là lol), dans le détournement d’un troupeau de bison sans raison. Ou dans la fuite d’un loup grimpant la montagne à la course pour se
sauver des civilisations, comme t’étais devenu!
Je sais que tu seras là quelque part. Tu me feras signe. Driinn gwiinzi mon chummy.
Sauras-tu relever le
défi ?
L’Association franco-yukonnaise (AFY) recrute :
Gestionnaire, Développement économique et entrepreneuriat
Tu as de l’intérêt pour l’entrepreneuriat, la collaboration et les projets qui ont un réel impact?
Si tu veux contribuer à l’émergence de projets porteurs et jouer un rôle clé dans le renforcement du tissu entrepreneurial francophone, ce poste est pour toi!
Nous cherchons une personne engagée, organisée et proactive pour coordonner ces services et projets en entrepreneuriat et en développement économique communautaire. Le tout dans un cadre de travail bienveillant, avec une équipe engagée!
Début de l’emploi : Dès que possible
Semaine de 4 jours (32 heures)
Salaire : 35 $ à 38 $ / heure
Tu as jusqu’au 1er juillet pour postuler.
Normand Leroux était un grand amateur de pêche et de plein air.
Fournie
LACUNE
Absence d’informations, de connaissances ou de continuité dans un ensemble. (p. 2)
HÉRAUT
Personne qui annonce ou défend ardemment une idée ou une nouvelle cause. (p. 10)
MYCOTECHNOLOGIE
Branche des biotechnologies qui applique la science des champignons et de leur réseau de racines. (p. 16)
APPELS D’ARTS
Vidéaste. Spécialiste en production audiovisuelle francophone recherché·e afin de réaliser et monter des capsules vidéo thématiques à destination des entreprises employeuses du Yukon. Dépose ta proposition avant le 28 juin.
Rens. : appel-offres.afy.ca
Onde de Choc 2026 . Artistes du Yukon, faites vibrer la scène! Présentez votre numéro à ce spectacle multidisciplinaire qui célèbre les talents du territoire. Candidatures jusqu’au 28 juin.
Rens. : bit.ly/artistes_onde26
Appel à contributions. Anthologie de littérature. Ouvert aux résident·es récent·es du Yukon et d’Atlin. Textes de toutes formes ainsi que romans graphiques et autres approches expérimentales, à soumettre avant le 2 juillet.
Rens. : bit.ly/urbancoyote2026
Recherche témoignages. Nouveau documentaire sur la santé des personnes immigrantes francophones sur le partage de vos expériences. Communiquez avec Amber par texto au 204-599-9329 ou par courriel au aamoreilly@ gmail.com le plus tôt possible.
Rens. : bit.ly/4evzOty
A ACCORD AGRAFE ATTRAPE B BALANCIER BANC BARRAGE BARRE BLANCHE BOIS
BOUCLETTE
THÈME : PIANO / 7 LETTRES
C CADRE CHÂSSIS CHEVALET CHEVILLE CLAVIER COMPOSITION CONCERT CORDES CYLINDRE D DIAPASON DIÈSE DROIT E ÉCHAPPEMENT ÉTOUFFOIR F FACTEUR FEUTRE FLIPOT G GAMME H HARMONIE I INSTRUMENT
Mise en candidature : conseil d’administration . Lors de l’AGA de l’AFY, quatre postes seront en élection : viceprésidence, trésorière/trésorier et deux postes d’administration. Soumettez le nom d’une personne qui souhaite candidater en ligne avant le 21 juin à 17 h.
Rens. : election-ca.afy.ca
Émission Rencontres. Diffusion de l’émission Rencontres, tous les samedis, dès 16 h 05, au 94,5 FM ou au 102,1 FM. Rens. : emission-rencontres.afy.ca
DIVERS
À vendre. Maison multigénérationnelle ou familiale country résidentielle. Cowley Creek, à 20 km du centre-ville. Trois acres orientation sud-ouest. Excellent état. Rens. : Roxanne au 867-687-7017
Recherche petit vélo en bonne condition et casque à emprunter. Pour un garçon de sept ans en visite au Yukon entre le 10 et 30 juillet. Rens. : Louise au 867-334-3547 ou lgagne9999@gmail.com
Recherche terrain ou maison à acheter. Pour Laure et Geoffrey, idéalement à moins d’une heure au sud de Whitehorse. Préapprouvés et liquidités disponibles. Ouverts
J JOUER L LEÇON LEVIER M MARTEAU MÉCANIQUE MÉLODIE MEUBLE MORCEAU MORTAISE N NOIRE NOTE O OCTAVE P PANNEAUX PARTITION PÉDALE PROFESSEUR Q QUEUE
R RÉCITAL
ROULEAU
S SILLET
SOMMIER SOURDINE T TABOURET
TOUCHES
TOURILLON
V VIBRATION VIRTUOSE
aux opportunités de subdivision. Contactez-nous : 867-332-5066
Logements recherchés. Pour les futurs membres du personnel de la Garderie du petit cheval blanc. Détails : facebook.com/ garderiepetitchevalblanc Rens. : 633-6566 ou admin@pcby.ca
Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis à 17 h. En ligne, sur Zoom. ID de réunion : 833 9614 4061/ Mot de passe 0 (zéro). Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com
Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore boréale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numérique) au seul journal communautaire francophone du territoire. Rens. : info@auroreboreale.ca
EMPLOI
Gestionnaire, Développement économique et entrepreneuriat. Contribue à l’émergence de projets porteurs et joue un rôle clé dans l’entrepreneuriat francophone au Yukon. Postule avant le 1er juillet. Rens. : applique.afy.ca
RAPIDES
Félicitations à Charly Melin, Mélina Bouvier et Adrien Grégoire qui ont remporté des prix de fin d’année à l’École secondaire Porter Creek.
Félicitations à Gwendoline Le Bomin qui est maintenant rédactrice adjointe du journal francophone au Nunavut Le Nunavoix.
Bien que juin soit officiellement reconnu comme Mois de la fierté en commémoration des émeutes de Stonewall survenues à New York en juin 1969, au Canada, les célébrations s’étendent de juin à septembre sous le nom de Saison de la fierté. Au Yukon,
23 juin
17 h à 23 h : Solstice Saint-Jean. Célébrez au parc Shipyards et profitez de différentes activités, suivies d’un concert en plein air! Événement bilingue. Entrée libre. Rens. : solstice.afy.ca
24 juin
17 h 30 à 20 h 30 : Randonnée à Hidden Lakes. Pour les personnes nouvellement arrivées au Yukon. Possibilité de covoiturage. Inscription obligatoire.
Rens. : accueil.afy.ca
Dès 19 h : Solstice Saint-Jean à Dawson. Concert gratuit au Bombay Peggy’s. Entrée libre. Rens. : solstice.afy.ca
25 juin
17 h à 20 h 30 : 44e AGA de l’AFY. Centre de la francophonie. Accueil et buffet dès 17 h, suivis de la réunion à 17 h 45. Prix de présence tirés au cours de la soirée. Inscription avant le 18 juin. Rens. : aga .afy.ca
Administration scolaire à Dawson. La CSFY recherche une personne à temps partiel pour la prochaine année scolaire au Programme Confluence. Questions? CSFY-RH@ yukon.ca
Rens. : csfy.ca/emplois
Coordination culturelle à l’École Émilie-Tremblay. Pour connaitre les responsabilités, le profil recherché et comment postuler d’ici le 7 juillet, visitez csfy.ca/emplois
Rens. : CSFY-RH@yukon.ca
Direction générale à la CSFY. Le poste sera affiché plus tard en juillet, jusqu’en août. Une longue période de transition sera prévue entre la personne retenue et le directeur général en poste. Questions? marc.champagne@ yukon.ca Rens. : À venir sur facebook.com/ csfyukon et csfy.ca/emplois
Pigistes L’Aurore boréale cherche des pigistes issu·es des communautés autochtones, noires, racialisées, ethnoreligieuses ou des communautés 2SLGBTQIA+. Lien avec le Yukon obligatoire. Rens. : dir@auroreboreale.ca
des activités auront lieu à travers le territoire en août.
Bonnes vacances aux élèves et au personnel enseignant. On vous revoit en août!
Bravo à toutes les personnes qui ont participé au défi de transport actif lancé par la Ville de Whitehorse. Bravo aux personnes gagnantes qui ont remporté un trophée réalisé par l’artiste Leslie Leong. Félicitations aux équipes qui ont reçu une mention spéciale pour les équipes les plus grandes, dont l’École Émilie-Tremblay avec ses 53 membres, et AFY Cyclo cool avec 10 membres!
30 juin
14 h à 16 h : Club de lecture. Partagez et échangez sur vos coups de cœur littéraires. Bibliothèque publique de Whitehorse. Inscription obligatoire. Rens. : cafe-amitie.afy.ca
8 juillet
12 h à 16 h : Club des p’tits mollets. Promenade et pique-nique sur le sentier de Hospital Ridge à Long Lake. Ouvert à tout public. Gratuit. Rens. : ptitsmollets.afy.ca
Jusqu’au 25 juillet
Ił ēge zedle son nesit’ īn | We See Stars Only Aw Night. ODD Gallery, à Dawson. 80 pages de BD originales dessinées à la main, exposées sur les murs. Par Cole Pauls : un artiste citoyen Champagne et Aishihik et Tahltan. Gratuit. Dons acceptés. Rens. : kiac.ca/odd-gallery/ current-exhibition /
Paul McDonagh, propriétaire du Pit, pose devant les décombres de l’incendie qui a ravagé son hôtel et taverne. Selon les investigations et par éliminations des scénarios, le feu aurait été déclenché par une source humaine, à l’arrière du bâtiment. Le propriétaire, qui espère encore retrouver quelques objets emblématiques tels que la cloche en bronze, aimerait ouvrir une nouvelle taverne dès l’an prochain.
« Je remercie tout le personnel, les enseignants et les élèves de l’école JVC de Mayo pour ce merveilleux cadeau offert à mes amis canins », dit Normand Casavant. Les nouvelles niches pour ses chiens ont été fabriquées et peintes par les jeunes!
Une sortie des p’tits mollets a été organisée à Miles Canyon le 27 mai.
Le service Personnes aînées a organisé une sortie jeux de société le 26 mai au Titan Tavern & Geek Shop.
Le Yukon Riverside Arts Festival s’est déroulé du 11 au 14 juin derniers dans une vingtaine de lieux différents à Dawson. À cette occasion, l’organisme organisateur du festival, le Klondike Institute of Arts and Culture (KIAC), a reçu le prestigieux prix Lacey, qui reconnaît le travail de petits organismes dont le travail rayonne bien au delà de leur communauté. Un montant de 50 000 $ accompagne le prix. Toute l’équipe du KIAC a posé lors de la remise du prix, devant l’oeuvre Love Empire, de August Klintberg.
Poste à temps plein, du 11 aout 2026 au 11 juin 2027 avec possibilité de renouvellement.
Taux horaire : 33 $ Postulez avant le 7 juillet.
Louna Menut
Louna Menut
Des activités ont eu lieu le 5 juin dernier au parc Shipyards pour célébrer la Coupe du monde de soccer. Le groupe Pink House a diverti la foule. On voit sur la photo Dean April, Emma Hill, Gabbie Turner et Serge Michaud de l’organisme des Olympiques spéciaux du Yukon.
Angélique Bernard
Fournie
Maryne Dumaine
Maryne Dumaine
Le Festival pour enfants Moppets s’est tenu le 6 juin dernier au Centre des arts du Yukon. Un des points forts a été la construction d’un labyrinthe et d’un bateau en carton (qui bougeait!), sous la direction de l’artiste Michel Gignac.
Envoyez-nous vos photos de votre été yukonnais! Date limite pour soumettre des photos : 18 août 2026 dir@auroreboreale.ca
Le 11 juin dernier, l’équipe de l’Association franco-yukonnaise a participé au nettoyage communautaire de Whitehorse.
CONCOURS PHOTO
À GAGNER : une entrée aux sources thermales et la possibilité d’être publié en page couverture du journal. Thème : Un été en mouvement
Nous souhaitons de belles vacances à nos familles, nos apprenants, notre personnel et toute la communauté!
Félicitations à nos élèves de 12ᵉ année!
Nous vous souhaitons du succès pour la suite de votre parcours