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L'Aurore boréale - 15 janvier 2026

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N de convention : 4061051 o

JEUDI 15 JANVIER 2026 | VOLUME 43 | NUMÉRO 1

Johanna Goossens

Félicitations à Johanna Goossens qui remporte le concours photo du temps des fêtes, sous le thème de Fourchettes, fêtes et fourrure. Il s’agit de la photo du premier Noël de son fils Louis. p. 19 PAGE 2

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À DÉCOUVRIR

Palmarès des personnalités 10-11 influentes 2025

Angélique Bernard

Maryne Dumaine

Une nouvelle ministre à la Direction des services en français

Françoise La Roche présente une exposition solo

Angélique Bernard

Maryne Dumaine

Célébrer la lecture en famille

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Portrait de Kluane Adamek

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Monique Levesque reconnue

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Déstructurer la danse

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Initier au ski de fond

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Chronique astrologie

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Laura Lang, nouvelle ministre responsable de la Direction des services en français L’Aurore boréale a rencontré Laura Lang le 19 décembre, au lendemain de la clôture de la première séance de la 36e Assemblée législative du Yukon. Madame Lang est devenue ministre responsable de la Direction des services en français (DSF) lors de son assermentation le 22 novembre dernier. Angélique Bernard

Aurore boréale : Pourquoi vous êtes-vous lancée en politique? Laura Lang : Au cours de ma carrière de 18 ans au sein du gouvernement du Yukon et de mon travail auprès de deux Premières Nations du Yukon, j’ai appris beaucoup sur la gouvernance et j’ai eu l’occasion de travailler à de gros dossiers. J’ai toujours travaillé pour les Yukonnais et les Yukonnaises. Je voulais essayer quelque chose de nouveau et le Yukon étant une terre de possibilités, je me suis dit que c’était un bon moment pour Angélique Bernard faire le saut en politique. La plupart de mes enfants sont maintenant Laura Lang a été nommée ministre responsable de la Direction des services en français à la suite de son assermentation, adultes. Cela a été une décision le 22 novembre dernier. familiale et j’ai parlé avec mon mari, mes enfants et ma famille élargie, incluant mon beau-père, qui a été d’en apprendre plus sur les prio- pendant 15 ans et j’en ai été la du français et du bilinguisme et rités de l’AFY et je soutiens la présidente pendant bon nombre à faire reconnaître l’importance ministre territorial et sénateur. communauté francophone. Les de ces années. J’ai pu observer de pouvoir continuer ses études A.B. : Comment avez-vous réagi après votre nomination à rénovations apportées au Centre la croissance et les différents pro- postsecondaires en français. La de la francophonie et le choix des grammes maintenant offerts en communauté franco-yukonnaise est titre de ministre responsable couleurs sont une belle représenta- immersion française à l’élémentaire forte et vibrante. Je veux la reconde la DSF? naître et la célébrer. Je veux être L.L. : Je ne m’y attendais tion de la vitalité de la communauté et au secondaire. une championne de la francophonie. A.B. : Que pensez-vous pas, mais j’espérais avoir ce por- franco-yukonnaise. Même si je ne parle pas le français, pouvoir atteindre dans votre tefeuille. Le premier ministre était A.B. : Que connaissiez-vous je m’engage à prendre les mesures rôle de ministre responsable au courant de ma passion pour de la communauté franconécessaires pour apprendre la de la DSF? le bilinguisme. Je suis fortement phone du Yukon avant votre L.L. : La communauté fran- langue. Je suis excitée à apprendre honorée de cette nomination. Je nomination à titre de ministre? L.L. : Je connais la commu- cophone est forte et continue à le français en même temps que le suis très reconnaissante du travail effectué par la communauté fran- nauté francophone depuis 23 ans. grandir grâce à son travail. Je vais premier ministre du Yukon. cophone du Yukon. J’ai eu ma Mon mari a étudié en immersion travailler avec mes collègues des A.B. : Comment s’est déroulée première rencontre avec l’Asso- française au Yukon et tous mes autres provinces et territoires et au votre première séance à l’Asciation franco-yukonnaise (AFY) enfants ont étudié en immersion niveau fédéral. Je vais continuer à semblée législative du Yukon? L.L. : J’ai dû avoir confiance au début de décembre et cela française au territoire. Nous écou- soutenir la croissance de la commus’est très bien passé. C’était une tons de la musique en français et nauté francophone au Yukon ainsi dans le processus de prendre les rencontre sincère, engageante et nous participons aux événements que le travail que l’AFY exerce avec bonnes décisions! Cela a été dur, ouverte, où les représentantes de artistiques de la communauté les deux autres territoires. Je vais enrichissant, intense et stimulant. l’AFY ont pu parler de leurs bons francophone. J’ai siégé au sein travailler avec mon collègue, qui J’ai hâte à la prochaine séance! coups, mais aussi des irritants du conseil scolaire de l’École est ministre de l’Éducation, pour Mon premier discours à l’Assemqu’elles perçoivent. Je continue Whitehorse Elementary School éduquer les jeunes à l’importance blée législative a été une expérience

mémorable. Je suis habitée par un sens d’honneur et de responsabilité. Un point intéressant est que mon bureau est celui que mon oncle par mariage, Archie Lang, avait et mon siège à l’Assemblée législative est le même qu’il a occupé durant son mandat de ministre, de 2002 à 2011. Mon beau-père, Dan Lang, avait le bureau à côté du mien dans les années 1970 et 1980. A.B. : Parlez-nous un peu de vous. L.L. : Je suis née et j’ai grandi à Sechelt en Colombie-Britannique. Je suis venue au Yukon il y a 25 ans pour travailler comme serveuse durant mes années d’université. J’ai rencontré mon mari sur la piste de danse de l’hôtel Capital. Je détiens des baccalauréats en psychologie et en études environnementales, ainsi qu’une maîtrise en administration de la santé. Je m’intéresse au bien-être de la communauté et aux déterminants sociaux de la santé. Je suis vraiment fière que le Yukon soit un chef de file dans les domaines de l’industrie, des politiques et des perspectives communautaires. J’adore la danse, la randonnée, le plein air et la peinture. J’adore cuisiner pour un grand groupe de personnes et j’aime inclure ma descendance écossaise dans la nourriture. [J’ai reçu] une vingtaine de personnes pour le souper de Noël cette année. La ministre Lang conclut l’entrevue en invitant les francophones du Yukon à lui faire part de toute préoccupation et suggestion et de tout enjeu concernant les services en français au Yukon à son adresse courriel : Laura.Lang@yukon.ca IJL - L’Aurore boréale


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XXXXXX 3 ÉDITORIAL 3

Choisir Et si, pour 2026, notre résolution, c’était de « choisir le beau »? Profiter du moment présent avec des proches. Découvrir des Le mois de janvier est propice aux passions communes avec une résolutions. C’est aussi un moment nouvelle famille. Rire d’une bonne idéal pour la rétrospective. Regarder blague avec un ami. Marcher avec l’année écoulée permet parfois de quelqu’un jusqu’à avoir de la misère mieux comprendre ce que l’on à parler tellement nos lèvres ont froid, et rire, la bouche gelée. Dessiner a traversé. Dans le froid glacial du Yukon côte à côte près du feu, ou jouer à qui s’est installé, autour de soupers des jeux en famille… Ces petits insde famille ou à travers les messages tants, presque insignifiants, sont en des fêtes envoyés aux proches, on fait porteurs de notre force intérieure. Choisir le beau, c’est Pavlina a pu voir des gens choisir « le beau ». Les photos de repas encabanés, de Sudrich qui publie des vidéos où cils givrés, de sourires face à des elle va travailler en kicksled lorsque montagnes de neige fraîchement sa voiture ne démarre pas par ce pelletées, de petits moments par- froid polaire. C’est Maéva Esteva tagés… Il suffit parfois d’un choix qui, comme beaucoup de Yukonnais et de Yukonnaises, lance de l’eau conscient pour voir le beau. L’année 2025 a été marquée chaude qui s’évapore, dans une par des jours de défis. Le froid, poésie pour les yeux. C’est le récemment, mais aussi la politique. Partenariat communauté en santé Les feux de l’été. L’instabilité écono- qui rappelle que nous n’avons pas mique d’un monde en chambarde- toutes et tous le privilège d’un Noël ments. Nous avons perdu des êtres joyeux, mais que, malgré tout, il chers, connu la peine, la douleur existe toujours des gens — parfois face à la maladie. Nous avons vécu même des inconnus — qui nous des moments de frustration. Des envoient de bonnes vibes. C’est le sourire d’une permoments de doute, aussi. Il y aura toujours dans le monde, sonne en situation d’itinérance, le la misère, les conflits, la douleur et 26 décembre, recevant une paire les larmes. Il y aura toujours ces de chaussettes chaudes de la part choses anxiogènes, ces jalousies, d’une travailleuse sociale. C’est le ces malaises. Ces choses faites regard plein d’étoiles d’une mère qu’on ne peut pas défaire. Ces devant ses enfants, adultes, mais moments qui nous frappent comme redevenus tout-petits, enfin réunis pour les fêtes. des couteaux dans le ventre. Choisir le beau, c’est aussi ce Pourtant, il est souvent possible de décider de donner moins de place que fait Monique Levesque, dont aux irritants, et de laisser les belles le travail est enfin mis en lumière choses prendre le dessus. Le froid après des décennies de petits pas et la noirceur, dehors ou dans le dans l’ombre, et qui, humblement, cœur, ne s’effacent pas d’un coup dans de chaudes larmes, remercie de baguette magique. C’est certain. sa communauté. Choisir le beau, c’est décider : Mais la façon dont nous y répondons, nous sommes là, ensemble. Sur cette ça, ça nous appartient. Les familles, qu’elles soient poussière d’étoiles qu’est la Terre. recomposées ou pas, nucléaires, C’est prendre consciemment la voie choisies ou à distance, sont de qui apaisera les peines. La noirceur rend plus fort, magnifiques exemples où semer le beau promet de belles récoltes. Dans dit-on, mais la lumière qui refait des contextes où les frustrations ont son chemin éclaire ces forces qui existé ou persistent, où les tensions naissent en nous dans les moments ont parfois encore leur place, choisir d’adversité. En ce début d’année, tournons de faire un souper tous ensemble est un choix délibéré. Qui porte en nos regards vers les sourires qui soi une quantité infinie de petites nous entourent. Ouvrons nos cœurs aux bonheurs, petits et grands. graines de bonheur. Beaucoup d’entre nous vivent « Heureux soient les fêlés, car ils dans des environnements recom- laisseront passer la lumière », a posés. Cet hiver, j’ai eu la chance affirmé le scénariste français Michel d’intégrer une famille mosaïque Audiard. Choisir le beau, ça paraît magnifique. J’ai aussi eu l’immense parfois fou. Mais le beau et le doux, privilège de pouvoir voyager et voir c’est encore ce qui nous permettra des proches, dont certains très de solidifier nos âmes, nos familles malades. Ces visites, ces rencontres, et nos communautés. Alors, en ce début d’année, ces moments presque « volés » à la routine m’ont montré que, même je vous souhaite de laisser entrer dans les moments sombres, nous la lumière. Au nom de l’équipe portons en nous une force. Un du journal, je vous souhaite une pouvoir presque magique : celui belle année 2026 et vous promets de voir, et parfois même de choisir, qu’édition après édition, nous vous aiderons à voir du beau. consciemment, le beau. Maryne Dumaine

LIGNE ÉDITORIALE 302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | auroreboreale.ca

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine

Collaborations :

Directrice - Rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

Stephanie Arnold, Catherine BolducGagnon, Nelly Guidici, Kelly Tabuteau et Laurie Trottier

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Journaliste et gestionnaire de contenu par intérim 867 335-7476 journalisme@auroreboreale.ca

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Gaëlle Wells

Caricature :

Réception :

Journal indépendant, l’Aurore boréale informe, valorise et unit la communauté francophone du Yukon. Ses contenus mettent en lumière les enjeux et les réussites locales. Défenseur de la langue française, de l’inclusion et de la liberté d’expression, il agit comme moteur de dialogue et d’engagement citoyen.

PRIX D’EXCELLENCE 2025 - Journal de l’année - Meilleur projet numérique - Excellence de la présence numérique

Kenaël Adelise et Jeanne Stéphanie Lobè Manga

Adjointe à la direction 867 668-2663, poste 520 redaction@auroreboreale.ca Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en été. Son tirage est de 2 500 exemplaires et sa circulation se chiffre à 2 450 exemplaires.

2024 - Meilleur projet numérique - Excellence de la présence numérique

ABONNEZ-VOUS 30 $, plus tx. par année format papier ou PDF. 1,25 $ l’unité au Yukon. 867 668-2663, poste 500

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Réseau Sélect : 450 667-5022, poste 105. Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. L’A urore boréale a une ligne éditoriale indépendante. Nous utilisons l’ancienne écriture du français et le langage épicène ou inclusif dans nos textes originaux. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaître que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du Conseil des Ta’an Kwäch’än.

Avec le soutien de :


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Le gouvernement du Yukon investit dans douze projets, dont l’un de la SIFY D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

Dans le cadre du volet 1 du Fonds de développement communautaire, 153 086 $ ont été versés à douze projets qui auront des retombées sociales, culturelles et économiques positives pour la population yukonnaise. Le Fonds de développement communautaire finance divers projets porteurs de retombées

sociales, culturelles et éconoLa Société des immeubles miques concrètes pour la popu- franco-yukonnais (SIFY) reçoit lation yukonnaise et favorables 20 000 $ pour retenir les services au bien-être des collectivités d’une ou d’un artiste local et d’une du territoire. Ces projets, qui entreprise locale afin de remplacer encouragent l’achat local et la fresque du bâtiment de l’Assocréent des possibilités d’emploi, ciation franco-yukonnaise avec comprennent la recherche et la l’aide des élèves de l’École Émilieplanification, la formation ou le Tremblay et du CSSC Mercier. perfectionnement des compé« La création et la rénovatences, les rénovations de bâti- tion de la fresque du Centre ments ou l’aménagement des de la francophonie, qui tiendra terres, et les activités spéciales. compte des nouvelles réalités de la communauté franco-yukonnaise, impliquera les membres de la communauté et les écoles francophones et sera un symbole unifiant de la communauté franco-yukonnaise. Ce projet communautaire aura des retombées humaines et économiques favorables et aura des effets à long terme pour l’ensemble de la population du Yukon », a déclaré Yannick Klein, directeur général adjoint de la Société des immeubles franco-yukonnais.

Premiers pas

Gaëlle Wells

Grâce à ce financement, la SIFY pourra rafraîchir la murale qui orne le Centre de la francophonie.

À VOUS LA PAROLE

Lettre à l’édition : Merci au Nord pour son esprit de communauté

a v n a C 27 JANVIER 13 H À 16 H EN LIGNE

links.afy.ca

28 JANVIER • 11 h 30 à 13 h 30

R E PA S — D É L I C E

Danse Folklorique

Centre de la ie francophon

867 668-2663

afy.ca

Je voudrais prendre un moment pour dire merci, et surtout pour souligner quelque chose que je vois chaque jour dans le Nord, et particulièrement au Yukon : le sens de la communauté n’est pas un slogan ici, c’est une réalité. On le remarque dans les petits gestes comme dans les grands. Dans les services, dans le bénévolat, dans les voisins qui passent prendre des nouvelles, dans les gens qui s’organisent pour aider quelqu’un à rester debout quand la vie devient plus lourde. Ici, on sent que les autres comptent. Je suis fière de vivre dans un territoire où les gens se soucient réellement les uns des autres. Et je peux en témoigner directement : dernièrement, j’ai moi-même eu recours à cette aide communautaire. Sans grands discours, j’ai vu de près à quel point la solidarité du Nord peut être concrète, respectueuse et essentielle. Parce qu’en vieillissant, c’est la vérité : plus les années passent, plus on peut devenir fragile, et plus on a besoin d’aide. L’autonomie n’est pas toujours un choix, et rester à domicile dépend souvent d’un filet humain tissé par la solidarité. Je veux aussi souligner l’importance des services offerts aux aînés au Yukon. Ils font une différence concrète. Ils permettent de mieux vivre, de rester chez soi plus longtemps, et de traverser les étapes difficiles avec plus de dignité. Dans une époque où l’on parle beaucoup d’isolement, je veux rappeler ceci : l’esprit communautaire est essentiel. Et ici, au Yukon, il est vivant. Merci à celles et ceux qui le portent, chaque jour. Françoise La Roche, Mont Lorne

Courrier d’une lectrice et d’un lecteur Nous avons reçu ces messages après la publication de l’article Les lentilles canadiennes : un Yukonnais interpelle le député Hanley paru dans l’édition du 18 décembre 2025. Bonjour, Je vous contacte au sujet de votre récent article sur les lentilles et pesticides. Je vous remercie de donner de la visibilité aux questions environnementales, qui devraient, selon moi, être la priorité. Depuis que je vis à Whitehorse, j’espère toujours entendre plus au sujet de l’écologie. À votre avis, qui pourrait-on contacter pour essayer de faire changer cette pratique? Merci d’avance. Juliette Mauriès, lectrice. À qui de droit, Félicitations pour votre recherche politique et votre publication dans le journal local. Ce sont les genres d’actions qui mettent le plus en valeur notre humanité. Ces mouvements nous propulsent vers un avenir meilleur. Je vous assure que cette histoire dépasse les frontières du Yukon et constitue un exemple de représentation politique véridique du public. Nous suivons la suite de ce débat et espérons qu’il contribuera à faire avancer les défis auxquels nous sommes confrontés en matière de santé environnementale et humaine. Juan Pablo


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Célébrer la lecture en famille La Journée de l’alphabétisation familiale est célébrée chaque année le 27 janvier. Elle sensibilise le public à l’importance de la lecture et à la participation à des activités liées à la lecture et à l’écriture en famille. Angélique Bernard

La Journée de l’alphabétisation familiale se déroule sous un thème différent chaque année et pour l’édition 2026, le thème est Faire du repas un moment d’apprentissage en famille.

Une journée remplie de saveurs

(sur place et en version numérique et audio). La ressource sera lancée sur les réseaux Facebook et Instagram des p’tits yeux pointus. Du côté de la Commission scolaire francophone du Yukon, le service de la petite enfance de l’organisme et le service d’accueil aux nouvelles familles immigrantes organisent un après-midi de découvertes littéraires et de lectures collectives à la bibliothèque de l’École Émilie-Tremblay le vendredi 30 janvier de 15 h 30 à 17 h. Une collation sera offerte sur place et les personnes présentes pourront participer à de nombreux tirages. L’Association franco-yukonnaise (AFY) n’a pas prévu d’activité particulière pour cette journée, mais Souâad Larfi, directrice du service Formation de l’organisme, mentionne que l’AFY est membre du RESDAC (Réseau pour le développement de l’alphabétisme et des compétences). Mme Larfi occupe d’ailleurs un siège d’administratrice au conseil d’administration de l’organisme national. Elle mentionne qu’un sommet panterritorial sur l’apprentissage tout au long de la vie sera organisé en juin prochain. Que ce soit en anglais ou en français, cette journée sera le moment idéal pour faire le plein alimentaire et littéraire!

La préparation des repas est un moyen amusant et délicieux pour les familles d’apprendre ensemble. Vous pouvez suivre des recettes en David Comch demandant aux enfants de calculer Samuel et Sébastien Comchi s’amusent en cuisinant de bons biscuits, sous la supervision de maman. Cuisiner en famille est une les quantités requises, dresser des activité qui développe l’alphabétisme. listes de courses en rassemblant les ingrédients d’une même catégorie, partager des histoires autour de la table à manger, rédiger des tionne que le rendement de lecture tion tout en faisant la promotion de Le club de lecture Les p’tits petits livres avec vos recettes des jeunes de 15 ans a diminué au l’attachement, des liens et des apti- yeux pointus anime maintenant préférées, mettre des étiquettes Canada depuis l’an 2000 et qu’un tudes relationnelles. L’attention au l’heure du conte en français à sur les appareils de la cuisine, élève sur sept obtient le niveau de texte écrit s’intensifie après le début la bibliothèque de Whitehorse. faire une chasse au trésor dans lecture le plus faible. Les difficul- de l’école primaire, et les enfants Le club va souligner la Journée les armoires de la cuisine. Toutes tés de lecture persistent souvent qui ne lisent pas couramment à de l’alphabétisation familiale ces occasions se portent bien à tout au long de la vie scolaire, et la fin de la troisième année sont lors d’une animation spéciale apprendre en famille. un enfant sur quatre qui entre en moins susceptibles de réussir dans le 24 janvier 2026 de 10 h 30 à Victoria Blackwood, la ges- première année affiche un retard toutes les matières scolaires que 11 h 30 à la bibliothèque. Sandra tionnaire des projets en alphabéti- d’apprentissage important par leurs camarades plus alphabétisés. St-Laurent, organisatrice bénévole Lire chaque jour ou faire une du groupe, essaie également de sation familiale à la Yukon Literacy rapport à ses camarades. Coalition, travaille actuellement à Dans le recueil Lisez, parlez, activité d’apprentissage avec les voir si le groupe peut organiser un l’organisation d’activités pour la chantez : la promotion de l’alpha- enfants est crucial au développe- échange de livres enfants/adultes Journée d’alphabétisation familiale. bétisation précoce dans le milieu ment de ces derniers. Cela permet à la bibliothèque juste après l’heure Elle mentionne que l’organisme va de la santé également publié par d’améliorer les capacités en lecture du conte. mettre l’accent sur l’alphabétisation la Société canadienne de pédiatrie et en compréhension d’un enfant. L e 2 7 j a n v i e r, S a n d r a alimentaire lors d’une activité à l’in- en 2021, il est révélé que l’acqui- Les activités d’alphabétisation St-Laurent présentera un guide IJL - L’Aurore boréale térieur le 27 janvier. Des personnes sition de l’alphabétisation précoce familiale renforcent les liens fami- de ressources sur l’accès aux livres seront invitées à lire des livres à voix commence chez les nourrissons et liaux, ce qui contribue ensuite à haute, des gâteries seront offertes se poursuit pendant toute la petite encourager l’apprentissage continu. et les familles pourront repartir avec enfance. Les parents et les proches des idées d’activités à faire à la favorisent l’alphabétisation par la Activités en français maison. Elle recommande aux gens lecture, la parole, le chant et les de vérifier la page Facebook de histoires aux enfants dans le cadre Au Yukon, certains organismes la Yukon Literacy Coalition plus des interactions quotidiennes. Le francophones organisent aussi près de la journée pour trouver un partage des livres et des histoires des activités pour souligner horaire détaillé des activités. enrichit le langage et l’alphabétisa- cette journée. « La Journée de l’alphabétisation familiale nous rappelle que l’apprentissage ne commence pas L’alphabétisation, c’est un grand mot dans la salle de classe. Ça comqui veut dire apprendre à lire et à écrire. mence beaucoup plus tôt, dans On peut le faire en famille. Il y a plein nos foyers, dans nos conversations d’occasion de le faire : par exemple et dans les moments quotidiens lire des livres, jouer avec des mots, que nous partageons. Quand chanter, écrire, faire des listes ou suivre les familles échangent, lisent et apprennent ensemble à la table, des recettes. elles ne font pas seulement partager Quand les parents lisent à leurs enfants, un repas, mais elles développent les enfants écoutent mieux, apprennent aussi la littératie, les liens et la de nouveaux mots et parlent plus confiance qui durent toute la vie », facilement. Cela leur donne plus explique Mme Blackwood.

Qu’est-ce que l’alphabétisation familiale?

Des défis de lecture qui persistent En 2024, la Société canadienne de pédiatrie a publié le document L’alphabétisation chez les enfants d’âge scolaire : une approche pédiatrique des prises de position et de l’évaluation. Cette étude men-

d’imagination. Il est important que les adultes continuent à lire à tous les âges.

La Journée de l’alphabétisation familiale est une grande fête de l’apprentissage des mots. La lecture simple est présentée en collaboration avec le service Formation de l’Association franco-yukonnaise.


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Une année de grand changement pour Kluane Adamek Après plus de sept ans au sein de l’Assemblée des Premières Nations (APN), un nouveau chapitre se dessine pour Kluane Adamek. L’an 2026 sera teinté de « conversations et de réflexions », affirme la leader. Laurie Trottier

En o c to b re d e r ni e r, K lu a n e Adamek a terminé son mandat de cheffe régionale à l’APN pour le Yukon, poste qu’elle exerçait depuis 2018. Selon elle, les valeurs telles que l’empathie, l’intégrité et l’authenticité ont guidé son implication au sein de l’organisation visant à défendre les intérêts des Premières Nations à travers le Canada. C’est désormais Math’ieya Alatini, grande cheffe du Conseil des Premières Nations du Yukon (CPNY), qui assume les fonctions de cheffe régionale de l’APN. Cette fusion entre les deux rôles vise à « simplifier la gouvernance, à réduire les dédoublements et à renforcer la représentation nationale et politique », peut-on lire dans le communiqué de presse du CPNY du 26 juin dernier. Une évaluation de ce nouveau modèle de gouvernance est prévue pour l’an 2026.

La jeunesse et le leadership comme mots d’ordre Au - de là d’une ving t a ine de sommets avec des chef∙fe∙s des Premières Nations et d’une centaine de réunions avec des représentants fédéraux et représentantes fédérales, la plupart des

Cette dernière est notamment derrière « Our Voices », un collectif de leaders autochtones du Nord Bureau régional du Yukon, Assemblée des Premières Nations qui s’attarde au suicide ou aux enjeux de santé mentale et de Pour Kluane Adamek, l’événement « Gathering in Gratitude », qui a eu lieu en sepbien-être chez les jeunes. tembre 2025, était une façon de conclure son passage au bureau régional de l’APN au Sous sa direction, le bureau Yukon sur une note très positive. Elle se dit fière du progrès accompli et d’avoir réussi yukonnais de l’APN a organisé une à travailler avec les 14 Premières Nations du territoire. célébration pour reconnaître et honorer le succès des étudiant·e·s autochtones du Yukon qui ont prochains engagements. « Je crois temps de penser aux contributerminé leurs études postsecon- fermement à la phrase “dis-le tions que je veux faire », explique daires. Dans la même veine, les même quand ta voix tremble” », la leader qui parle couramment le Prix régionaux de leadership des illustre-t-elle. français. « Je ne ferme pas la porte Premières Nations du Yukon ont C’était le cas lors des dis- pour le futur, mais, pour l’instant, été développés afin de souli- cussions entourant la résolution je prends une pause. » kluaneadamek.ca gner les accomplissements des 13 à l’APN, qui vise à combattre Une pause selon ses stanmembres de celles-ci. la discrimination systémique et dards, car celle-ci poursuit tout Après sept ans en poste, Kluane Adamek La « vision de la reconnexion », la violence fondées sur le genre de même ces autres engagements, a terminé son mandat de cheffe régionale soit le plan d’action pour la et l’orientation sexuelle au sein notamment au sein du Programme à l’APN pour le Yukon en octobre dernier. lutte climatique des Premières de l’organisation. « J’ai dû puiser de leadership autochtone du Nations du Yukon et l’événement dans mes ressources et trouver du Centre Banff et du Conseil consul« Gathering in Gratitude », visant soutien », souligne-t-elle au sujet tatif autochtone du Bureau des grands projets au niveau fédéral. contributions dont Kluane Adamek à réfléchir au travail de repré- de cette période difficile. La résolution a mené à la Le premier ministre canadien, est la plus fière concernent la jeu- sentation effectué par le bureau nesse et le leadership. Ce n’est régional, sont d’autres des points publication d’un rapport soulignant Mark Carney, a annoncé une série pas un hasard. « Je n’en reviens marquants des dernières années notamment que près de 60 % des de projets d’« intérêt national », qui répondant·e·s ont été témoins de suivront un processus d’appropas que je me suis présentée aux pour Mme Adamek. discrimination, de violence et d’in- bation simplifié et accéléré, dont élections de l’APN à seulement timidation à l’APN ou lors d’évé- des projets miniers et d’exporta31 ans », confie en riant Kluane « Dis-le, même quand nements en personne ou en ligne. tion de gaz naturel liquéfié. « Le Adamek, qui est la plus jeune élue ta voix tremble » Conseil se réunira plusieurs fois à avoir occupé le poste de cheffe cet hiver et offrira une approche régionale. « Il y aura toujours une Quand on lui demande ce qu’elle Une pause… mais de plus nuancée », confirme Kluane partie de moi engagée pour la aurait fait de différent, Kluane grands projets en cours Adamek. « Notre façon d’envisager jeunesse. C’est là où je me sens le Adamek prend une longue pause. plus ancrée. Toutes les décisions Selon elle, les prochains mois Plusieurs la voyaient se présenter les grands projets est souvent axée que nous prenons maintenant seront justement l’occasion d’y aux élections du CPNY ou aux sur le pétrole, le gaz ou les mines. ne sont pas pour nous, mais réfléchir. Cela dit, ne pas avoir peur élections territoriales. « Avant de Or, à mon avis, nous devons élargir pour la prochaine génération », de l’opinion des autres demeure me lancer à la quête d’un nouveau notre perspective. » IJL – L’Aurore boréale souligne-t-elle. l’une de ses ambitions pour ses poste d’élue, je veux prendre le

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Monique Levesque : La voix de la résilience et de la réconciliation Reconnue parmi les dix personnalités influentes de la francophonie canadienne dans le Palmarès 2025 de Francopresse, Monique Levesque voit aujourd’hui des décennies d’engagement reconnues à l’échelle nationale. Pour cette Franco-Yukonnaise de la nation huronnewendat, cette reconnaissance n’est pas qu’une distinction personnelle. Elle symbolise une francophonie qui accepte désormais de bâtir des ponts durables. « Je suis vraiment fière des journaux francophones, car chacun fait un effort pour contribuer. Que ce Née à Québec, Monique est soit dans les textes ou en mentionarrivée au Yukon en 1991. Membre nant les territoires traditionnels sur du clan de la Tortue (Yändia’wich), lesquels ils publient ». Elle souligne elle a hérité d’une culture matrila puissance de la presse en milieu linéaire où les femmes assument minoritaire, affirmant avec toula gestion de la communauté et la jours beaucoup d’émotion qu’un transmission des savoirs. Enfant, « journal francophone local dans elle manifestait déjà ce qui allait Un pilier francophone les communautés, ça a un impact devenir le moteur de sa vie en pour la réconciliation tellement gros, c’est tellement jouant à la « maîtresse d’école » avec les enfants du voisinage. En 2025, Monique a aussi mul- une voix forte. Nos médias sont Aujourd’hui, transmettre aux tiplié les initiatives pour sen- des acteurs essentiels au travail autres est une véritable passion. sibiliser le public francophone de réconciliation. » Pour elle, chaque geste Elle occupe le poste de direc- aux réalités autochtones. Elle a trice adjointe à l’École Christ the notamment animé des ateliers compte, qu’il s’agisse d’écouter King, à Whitehorse. Elle affirme de perlage symboliques, pour les une musique autochtone, de lire d’ailleurs que l’éducation n’est Essentielles et pour l’Association un poème ou de reconnaître offipas un simple métier pour elle, franco-yukonnaise, et a présenté ciellement les terres traditionnelles. mais une vocation. Forte de des conférences et des ateliers, 38 années en enseignement, elle notamment en première partie de Trente ans de œuvre toujours avec conviction et matchs d’improvisation. Chacune persévérance patience. Souvent dans l’ombre, de ses présentations est une elle contribue à faire avancer les occasion de partager des récits Derrière les sourires et les succès gestes de réconciliation tout en sur les traumatismes historiques se cachent trois décennies de mettant en lumière l’histoire des et les chemins de guérison. luttes silencieuses. Lorsqu’elle a peuples autochtones. appris sa nomination, Monique a été submergée par l’émotion, avouant avoir souvent « pleuré dans l’ombre » par le passé. C’est par l’éducation qu’ils nous ont tués et « Ça aura pris 30 ans pour que c’est par l’éducation qu’on va construire . je sois invitée à faire du travail de cite Monique Levesque. ce côté-là dans la communauté francophone, ou qu’elle accepte mes propositions », confie-t-elle Si le journal l’Aurore boréale avec une grande sincérité. La reconnaissance a soumis son nom au palmarès Elle explique que 2025 a d’une vocation national, c’est pour souligner son marqué un tournant symbolique rôle pivot dans la mise en œuvre majeur pour elle. C’était la toute Pour cette 11e édition, le Palmarès concrète d’action de réconcilia- première fois qu’elle était invitée est placé sous le signe du dévoue- tion au sein de la francophonie par l’école francophone - que ses ment à long terme. Si l’année 2025 yukonnaise. Mais c’est aussi parce enfants ont fréquentée - pour y faire a été marquante pour l’ensemble que Monique a été directement une présentation en français sur des personnes honorées, l’an- impliquée dans ce processus au des contenus autochtones. Pour Monique, ce geste représente une nonce a particulièrement touché sein des médias francophones. Fin 2024, pour la première fois forme de réconciliation concrète, Monique Levesque. Pour elle, cette reconnaissance vient sou- lors du Congrès Réseau.Presse, car elle peut enfin partager sa ligner les fruits de plus de trois elle a offert une prière autochtone culture dans sa langue d’usage, et une reconnaissance des terri- le français, au sein de l’institution décennies d’efforts. « C’est énormément d’éner- toires traditionnels en ouverture qui a formé ses trois enfants. gie, beaucoup de travail. C’est un du Congrès de la presse francoimmense honneur de travailler en phone en milieu minoritaire. Elle a Un mandat confié vérité et réconciliation, mais c’est ensuite présenté une discussion par les aîné·e·s extrêmement difficile », exprime- sur la réconciliation, marquant un t-elle avec beaucoup d’émotions. tournant pour plusieurs journaux Aujourd’hui, le sentiment d’avoir Elle ajoute qu’elle s’est long- francophones du réseau. été une « imposteure » s’efface Depuis, elle suit leurs publi- devant le mandat que lui ont temps « vue comme une imposteure », du fait d’être une personne cations et constate une évolution. confié les aîné·e·s de sa nation :

«

Première Nation du Québec, et non pas du Yukon. Malgré tout, elle a continué le travail pour faire avancer la cause autochtone, « un pas à la fois, mais souvent en anglais ». Aujourd’hui, c’est son impact francophone qui est mis de l’avant.

»

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Maryne Dumaine

Monique Levesque poursuit un travail rigoureux pour réapprendre le wendat, une langue qui avait presque disparu, tout en s’initiant au tutchone du Sud par respect pour le territoire qui l’accueille.

transmettre la culture et travailler pour la vérité. Monique se dit extrêmement touchée que la francophonie yukonnaise reconnaisse enfin son apport. « Un grand merci à [l’AFY] pour me faire cette place-là. » Elle voit dans les récents changements une preuve que la communauté est prête à « traverser la ligne. Une fois qu’on a fait l’étape de passer cette ligne-là et qu’on s’est engagé, il n’y a plus

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D E S T I N AT I O N C A N A D A F O R U M M O B I L I T É

Maryne Dumaine

de retour en arrière », affirme-t-elle avec espoir. Cette reconnaissance par Francopresse est pour elle la preuve que de « petits gestes au quotidien » peuvent finir par créer un impact immense, non seulement au Yukon, mais dans tout le Canada. Monique Levesque n’a aucune intention de ralentir; elle continue de bâtir des ponts, une perle à la fois. IJL – L’Aurore boréale

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IMMIGRATION

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Immigration francophone : quand la culture favorise l’intégration et la rétention Pour intégrer et retenir les personnes issues de l’immigration au sein des communautés francophones en situation minoritaire, des initiatives fleurissent pour promouvoir une approche artistique. Camille Langlade

La Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) a lancé un projet pancanadien, « Culture d’entreprise », pour favoriser l’intégration et la rétention des personnes issues de l’immigration francophone. Comment? Grâce à la médiation culturelle. Autrement dit, la mise en relation entre les membres d’une entreprise et un ou une artiste pour mener à terme un projet artistique et « solidifier des liens entre les gens qui y participent », explique la présidente de la FCCF, Nancy Juneau. « Ça peut être un projet en théâtre, en danse, en art visuel », précise-t-elle. « L’objectif, ce n’est pas tant la production finale que la démarche qui amène les participants à nouer des relations et les échanges que cela engendre. On espère que ce projet va contribuer à faire en sorte que ces nouveaux arrivants se sentent mieux accueillis, qu’ils sentent qu’ils font partie d’une communauté. »

« Pour une entreprise comme la nôtre, on a toujours valorisé le La première entreprise à se joindre respect entre les personnes, peu à l’initiative est la Coop IGA de importe leur nationalité, leur reliDieppe, au Nouveau-Brunswick. gion ou leur genre. Ça fait partie Le gérant, Denis Rioux, a de notre ADN. » Le directeur de la Coop espère proposé aux membres intéressés de son personnel de former un qu’à terme, cette expérience groupe qui, une fois par semaine, soudera son équipe. « Peut-être que aura l’occasion de travailler ce sera encore plus agréable pour ensemble sur un projet artistique de eux de venir travailler, par exemple. » Clémence Labasse – Francopresse (Archives) son choix. Quatre employés issus de l’immigration et deux Acadiens ouvre des voies de collaboration entre les arts et la culture, le monde économique, Intégration économique «lesOnmilieux ont embarqué. de travail qui participent à un projet, et les personnes issues de l’immigra« Une bonne proportion de versus intégration tion », résume Nancy Juneau de la FCCF. mes employés sont issus de l’imculturelle migration des pays francophones. Luisa Veronis voit ainsi d’un Il me semble qu’il fallait que je « L’intégration et la rétention ne « Cette initiative communautaire joigne ça pour essayer de mieux sont pas des enjeux propres aux très bon œil l’initiative de la FCCF, a vraiment comme but de permettre les comprendre, puis eux aussi francophones », rappelle la pro- très originale et très pertinente à aux gens de se rassembler, de mieux comprendre justement la fesseure agrégée en géographie à ses yeux. La médiation culturelle vivre ensemble des expériences culture d’entreprise canadienne, qui l’Université d’Ottawa et spécialiste permet de développer un milieu positives par le biais des arts et de est un peu différente probablement en immigration canadienne, Luisa de travail plus ouvert et inclusif, la culture », explique la directrice de ce qu’ils vivent dans leur pays. » Veronis. « Ils concernent l’ensemble au-delà des différences culturelles artistique et codirectrice générale ou linguistiques. D’un pays à l’autre, les poli- de l’immigration au Canada. » du TNO, Marie-Pierre Proulx. tiques, mais aussi les lois liées Le pays mise avant tout sur Le concours en est à sa troiau travail, changent. Denis Rioux une immigration dite économique, sième édition. « C’était vraiment pour Pourquoi l’art? estime qu’il peut lui aussi apprendre en sélectionnant des personnes nous un premier contact avec des des personnes immigrantes, sur le hautement qualifiées, avec l’attente « Les travailleurs n’ont pas néces- immigrants qu’on ne voyait pas à plan culturel, notamment grâce à qu’elles contribuent rapidement sairement l’habitude de participer l’époque dans nos salles. Et pour leurs coutumes et leurs valeurs. à l’économie. à des projets culturels et artis- eux, c’est une façon de découvrir Mais une fois arrivées, celles-ci tiques, donc ils sont en train de la communauté, des nouvelles se heurtent à de nombreux obs- vivre ensemble une nouvelle expé- personnes, de faire des liens, ce tacles, comme la reconnaissance rience qui est nouvelle pour tout le qui peut aider à la rétention. » des diplômes, les professions monde. Ça crée comme un terrain règlementées ou encore le fonc- de rencontres fertiles », observe « C’est un premier tionnement très réseauté du marché Nancy Juneau. pas dans la bonne du travail canadien. « Tout passe par la culture », « En contexte minoritaire, les lance Denis Rioux. « Que ce soit la direction » défis augmentent : il y a moins lecture, la musique, la nourriture. » Marie-Pierre Proulx fait une mise d’emplois en français et les comÀ Sudbury, le Théâtre du en garde : c’est un travail de longue munautés sont plus petites », ajoute Nouvel-Ontario (TNO) organise haleine. « C’est un premier pas dans la chercheuse. déjà depuis plusieurs années le la bonne direction. Il y a des gens Néanmoins, « l’intégration concours Par ici le talent! pour qu’on a découverts à travers ce sociale et l’intégration écono- tisser des liens entre les organismes projet-là et avec qui on collabore mique vont main dans la main », culturels francophones de la ville et maintenant de façon plus régulière rappelle-t-elle. les nouveaux arrivants. ou qui font du bénévolat pour nous. » « Il y a des gens qu’on voit plus régulièrement dans nos salles et qui Des projets sur trois ans ont découvert comment on fait du L’initiative « Culture d’entreprise » s’étale sur trois ans. théâtre au Canada français. » La FCCF compte implanter ce projet dans toutes les Cette expérience a aussi permis provinces et tous les territoires hors Québec. au TNO d’être plus sensible dans ses « On a un financement pour faire 16 expériences en milieu choix de programmation, notamde travail », rapporte Nancy Juneau. ment en faisant venir des spectacles d’ailleurs ou en créant des pièces « C’est un projet clé en main », insiste-t-elle. L’entreprise « pour que les gens qui viennent doit se charger de recruter des participants et participar exemple de pays d’Afrique pantes, mais ensuite, « Culture d’entreprise » s’occupe de francophone puissent aussi se trouver des ressources artistiques et culturelles dans la reconnaitre sur scène dans les région et de mettre en relation les personnes concernées. spectacles professionnels », détaille « Nous sommes en pourparlers avec des partenaires pour la directrice artistique. identifier un milieu d’emploi dans le nord de l’Ontario, en « C’est une chose qu’on s’est Saskatchewan et au Manitoba », détaille la FCCF dans fait dire : “Oui, c’est bien qu’il y un courriel. ait un théâtre francophone à Un appel d’intérêt sera lancé au début de l’année 2026 Sudbury, mais on ne se reconnait pour identifier les six milieux d’emploi qui seront accompas nécessairement dans ce que pagnés en 2026-2027. vous présentez.” » IJL - Francopresse

Échanges mutuels


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HOMMAGES

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Les personnalités francophones influentes du Nord disparues en 2025 Chaque année, la francophonie canadienne doit dire adieu à des figures marquantes. L’année 2025 a été ponctuée des disparitions de pionniers et pionnières des territoires qui ont fait avancer la cause de la francophonie canadienne dans le Nord.

Bernard Saladin d’Anglure (1936 – 13 février 2025)

Gérard Lécuyer (1936 – 9 juillet 2025)

Gérard Lécuyer a marqué la francophonie du Manitoba, du Yukon et du Canada. D’abord enseignant dans sa province natale du Manitoba, il se lancera en politique et L’anthropologue français a fondé les études inuites militera pour une loi sur les services en français. Il part pour le Yukon en 1988 après à l’Université Laval. En 1956, il fera sa première la défaite de son gouvernement. Il est alors embauché par le gouvernement territorial Capt. d’écran visite dans le Grand Nord canadien, précisément afin d’appuyer la création d’une Loi sur les langues. Plus tard, lors de la révision de la au Nunavik. Il y a filmé et réalisé l’un des premiers Loi sur l’éducation, Gérard Lécuyer convainc le premier ministre d’inclure une clause documentaires qui a représenté de façon authentique et respectueuse la Archives A.B. qui aura un impact déterminant sur la gestion scolaire par les francophones et les vie des Inuits. Il a par la suite dédié sa carrière à l’étude de leurs traditions Autochtones. Il revient au Manitoba en 1990 comme directeur général de la Fédération et de leur mode de vie afin de la faire connaitre. Il a été un des premiers provinciale des comités de parents du Manitoba. Il y voit la fin du combat où la Cour suprême du Canada à explorer le concept de troisième sexe social présent chez les Inuits. confirme que les Franco-Manitobains ont le droit de gérer leurs écoles. Il est ensuite retourné au Yukon Il parlait couramment l’inuktitut appuyer l’Association franco-yukonaise dans la création de la Commission scolaire francophone du Yukon.

Joseph Rodolphe « Rudy » Couture (1930 – 28 avril 2025) Joseph Rodolphe « Rudy » Couture est arrivé au Yukon, à Watson Lake, avec sa famille en 1954. G.Y. Au fil des ans, la famille vivra aussi à Faro et à Whitehorse. Rudy Couture y tenait toujours des postes de fonctionnaire jusqu’à sa retraite en 1994. Il s’est gardé actif en siégeant au conseil d’administration de la Société d’habitation du Yukon et en s’impliquant comme bénévole à la communauté catholique de la paroisse Sacré-Cœur, les Chevaliers de Colomb et pour les Jeux d’hiver du Canada, en 2007. Il est décrit comme un francophone convaincu, toujours impressionné par ceux qui, comme lui, parvenaient à garder leur français dans des conditions difficiles.

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Sandra Journeaux‐Henderson (1940 – 8 aout 2025) Sandra Journeaux‑Henderson est une pionnière de l’éducation en français au Yukon. Elle arrive au territoire en 1981 afin de créer un programme d’immersion française à Whitehorse. Elle sera ensuite enseignante lors de l’établissement du programme-cadre de langue française et mettra sur pied le premier programme préscolaire francophone. Elle a lancé les camps d’été à Silver City et a soutenu les jeunes qui voulaient se lancer dans l’enseignement. Même après sa retraite en 2007, elle a continué à faire du tutorat. Archives A.B.

Auteur : Julien Cayouette – Francopresse

LANCEMENT DU MAGAZINE D'AFFAIRES

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FRANCOPHONIE

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Palmarès des personnalités influentes de la francophonie canadienne de 2025 La 11e édition du Palmarès des personnalités influentes de la francophonie canadienne de Francopresse se situe sous le signe du dévouement à long terme. L’année 2025 a été remarquable pour les personnes honorées et vient parfois couronner plusieurs années consacrées à la promotion et à la défense de la place du français. Francopresse

La tradition de choisir une présidence du jury issue des personnes nommées l’année précédente se poursuit. Pour le Palmarès de 2025, la professeure et chercheuse de la Saskatchewan Anne Leis a accepté cet honneur. « Les candidatures étaient impressionnantes et ont vraiment marqué le jury. C’est beau de voir autant de personnes dévouées qui font avancer la francophonie partout au Canada! C’était la première fois que le jury recevait des candidatures provenant de la Colombie-Britannique et elles

ont fait une entrée remarquée au Palmarès. Nous espérons qu’il y aura encore plus de candidatures l’an prochain de toutes les régions du pays pour pouvoir célébrer les talents, les réalisations et le leadeurship d’un bout à l’autre du pays », déclare Anne Leis. Les candidatures ont été soumises par les journaux francophones en milieu minoritaire des quatre coins du pays. Un jury composé de quatre personnalités des éditions antérieures a eu la tâche de sélectionner les dix personnalités remarquables de 2025 qui ont brillé pour leur contribution à la francophonie canadienne.

Billy Boulet-Gagnon

Fournie

Anne Leis a accepté d’être la présidente du jury pour l’édition 2025 du Palmarès.

Jeanne Baillaut

1 colonnes En partenariat avec :

Marc Béliveau

Une bonne partie du succès du Programme spécialisé en arts de Toronto de l’École secondaire catholique Saint-Frère-André est attribuable à Billy Boulet-Gagnon, qui en est le directeur artistique depuis 2018. Il encourage les jeunes à développer leur propre talent de façon quasi professionnelle. Il a allié formation des élèves et création d’évènements culturels ouverts au grand public. François Aubry L’auditorium de l’école, partagé avec l’École secondaire Toronto Ouest, est devenu un lieu de rassemblement pour la francophonie torontoise. Le Programme a aussi été un catalyseur pour augmenter les inscriptions à l’École Saint-Frère-André. En parallèle, Billy Boulet-Gagnon met à profit ses talents musicaux lors d’évènements artistiques francophones communautaires.

À 90 ans, Jeanne Baillaut a lancé son troisième recueil de poésie, en décembre 2024. Cette pionnière de la francophonie de la ColombieBritannique prévoit lancer un autre livre en 2026. Dès son arrivée à Vancouver, avec son mari, en 1958, Jeanne Baillaut s’est consacrée à l’enseignement du français. Elle a créé un programme d’apprentissage par les œuvres d’art du Musée des beaux-arts de Vancouver. De 1975 à 1985, elle a été directrice de ce qui deviendra plus tard le Centre culturel francophone de Vancouver. Dans ce poste, elle a entre autres créé le premier festival francophone de Vancouver. Elle n’a pas arrêté par la suite de faire ce qu’elle aime : éduquer, écrire et jardiner, toujours en français.

Yvonne Careen

Mentorat POUR

S E M M E F S E R U E N E R P E R T EN Les mardis du 3 février au 14 avril

8 h 30 à 10 h 30 • Gratuit Centre de la francophonie

Financé par :

entrepreneuriat.afy.ca

Fournie

Après 35 années à se battre pour améliorer l’expérience et la vie des élèves francophones aux Territoires du Nord-Ouest, Yvonne Careen a annoncé sa retraite de la direction de la Commission scolaire francophone des Territoires du Nord-Ouest. Sa carrière a été saluée en grand par les élèves de l’École Allain St-Cyr en mai. Cette école, qu’elle a aidé à fonder, fêtait justement ses 35 ans. Sa longue bataille judiciaire pour un gymnase dans cette école lui avait valu une première apparition au Palmarès de Francopresse en 2018. La Fédération franco-ténoise et le Regroupement national des directions générales de l’éducation l’ont aussi honoré au cours de sa carrière.

Julien Cadieux Le réalisateur Julien Cadieux a remporté en novembre le prix de la Meilleure œuvre acadienne et le Prix du public lors du Festival international du cinéma francophone en Acadie pour son documentaire Amir mon petit prince. Ce n’est que le plus récent honneur pour le cinéaste du Nouveau-Brunswick. Avec ses films, comme Y’a une étoile, Une rivière métissée et Cherbel Saade Les mains du monde, il montre l’importance qu’il accorde à la représentativité et au mieux-vivre ensemble. La diffusion de ses documentaires dans des festivals partout dans le monde fait également rayonner l’Acadie et la langue française.


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FRANCOPHONIE

11 Monique Levesque

Suzanne Saulnier

Monique Levesque, éducatrice originaire du clan yändia’wich de la nation wendate au Québec, s’est engagée activement dans le rapprochement et la réconciliation entre les Premières Nations et les Franco-Yukonais. En 2025, elle a offert des ateliers de perlage qui ont été l’occasion de parler des traumatismes du passé et de guérison et elle a livré un exposé public qui invitait à réfléchir aux gestes que peut poser la communauté francophone pour soutenir la vérité et jeter des ponts. Dans son parcours personnel, elle apprend le wendat. Elle mène tous ces efforts de front avec son travail de directrice adjointe d’une école d’immersion et ses heures de bénévolat pour les activités francophones.

L’o u ve r t u r e d ’u n e n o u ve l l e garderie à Pomquet, dans l’est de la Nouvelle-Écosse, en juin 2025 témoigne du travail acharné mené par Suzanne Saulnier en faveur du développement de la petite enfance en français en NouvelleÉcosse. Directrice générale du Centre d’appui à la petite enfance de la Nouvelle-Écosse depuis sa création en 1992, elle ne cesse de travailler pour l’unité, l’excellence Fournie et la durabilité de ce secteur dans la province. Elle a mis l’accent sur les partenariats et la création de garderies pour veiller à ce que les enfants aient le meilleur départ possible pour leur éducation en français.

Fournie

Chantal Fadous Joanne Gervais

Fournie

Laurent L. Vaillancourt

Fournie

La médaille du couronnement du Roi Charles III décerné à Laurent L. Vaillancourt en aout 2025 atteste du demi-siècle – et plus – d’engagement et de création de ce sculpteur autodidacte, qui a également touché au dessin et à la scénographie. Ses expositions, souvent ancrées dans le territoire nord-ontarien, ont parcouru les provinces canadiennes de l’Est ainsi que la Colombie. Laurent L. Vaillancourt a aussi aidé à structurer son domaine; il est entre autres membre fondateur du Bureau des regroupements des artistes visuels de l’Ontario (BRAVO) et de la Galerie du Nouvel-Ontario, à Sudbury. Il est également fier instigateur et actuel vice-président de l’Écomusée de Hearst, en Ontario.

Samuel Landry Samuel Landry profitait déjà d’une popularité impressionnante sur les réseaux sociaux grâce à son alter ego : la dragqueen Sami Landri. Sa notoriété a explosé en fin d’année quand il est devenu le premier Acadien à participer à la populaire émission Canada’s Drag Race. Sur TikTok, ses vidéos – en français – ont été vues des millions de fois. Ses vidéos, ses spectacles, sa série Web Helpez-moi et l’émission DRAG! d’la tête aux pieds qu’il coanime contribuent à rendre la culture queer visible et accessible en français, en plus de faire connaitre le chiac, la culture acadienne et les luttes pour la diversité et l’identité. Photo : Samuel Landry dans la peau de son personnage Sami Landri.

Joanne Gervais est la force tranquille derrière de nombreuses avancées pour la francophonie du Grand Sudbury, en Ontario. La directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Ontario du grand Sudbury a rassemblé la francophonie locale et provinciale pour organiser les célébrations du 50e anniversaire Fournie du drapeau franco-ontarien le 25 septembre 2025 à l’Université de Sudbury, où a eu lieu le premier lever de ce puissant symbole franco-ontarien. Dès 2021, elle a milité aux côtés de cette même université pour la réouverture de cet établissement postsecondaire « par et pour » les francophones, ce qui s’est concrétisé en septembre 2025.

Appel de propositions Collection permanente d’œuvres d’art du Yukon L’organisme Friends of Yukon Permanent Art Collection et le gouvernement du Yukon invitent les artistes et artisans du Yukon à proposer des œuvres pouvant être exposées dans les édifices du gouvernement.

Date limite de présentation des œuvres :

31 janvier 2026

Formulaires de propositions et renseignements : yukon.ca/fr/arts-et-culture/musees-etcollections-publiques/collection-permanentedoeuvres-dart-du-yukon Téléphone : 867-667-5858 Sans frais : 1-800-661-0408, poste 5858 Courriel : arts.yukon@yukon.ca

Jean-Sébastien Sénécal

Migracion: Del Norte al Sur y de Regreso / Migration: North, South and Back Phoebe Gonzales Rohrbacher, 2023

Chantal Fadous est une francophone passionnée originaire du Liban. En 2025, elle a été l’une des 50 coautrices d’un livre sur des femmes inspirantes du grand Vancouver, dans lequel elle met de l’avant l’importance du bénévolat et de la langue française. Après son installation au Canada il y a 16 ans, elle a choisi de s’engager dans la vie francophone. Elle a commencé par faire de la suppléance dans un programme de prématernelle, mais ne s’est pas arrêtée là. En plus d’être restée en éducation, allant jusqu’à occuper la vice-présidence du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique, elle a notamment appuyé des familles immigrantes et a été présidente de la Société francophone de Maillardville en Colombie-Britannique.


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CULTURE

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L’art de se réinventer : Françoise La Roche présente une exposition solo À travers la broderie mêlée à de la photographie, l’artiste explore les cycles perpétuels de la vie, de l’adaptation et de la résilience. Maryne Dumaine

Le coup d’envoi de cette exposition a eu lieu le 9 janvier dernier. Les œuvres ont été dévoilées lors d’un vernissage et orneront les murs de la galerie Arts Underground jusqu’au

31 janvier prochain. Intégration/ Transformation, cette double série d’œuvres brodées, est le fruit de deux années de production intense et de recherches esthétiques. Pour l’artiste, qui n’a pas pu se présenter au vernissage en raison

Inscription maternelle 4 ans 3–17 février*

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Le bilinguisme

Une éducation de qualité supérieure

Une vie culturelle francophone

Des liens avec la communauté

eet.csfy.ca/maternelle-4-ans * Nous acceptons les inscriptions en tout temps, mais demandons aux parents d’enfants qui auront 3 ans et 8 mois au 1er septembre 2026, de les inscrire du 3 au 17 février.

Soirée d'information Les parents de futurs élèves à la maternelle 4 ans sont invités à la bibliothèque de l’École Émilie-Tremblay le 15 janvier, de 17 h 45 à 18 h 15. C’est l’occasion de découvrir notre programme, la procédure d’admission et de poser toutes vos questions. Les frais de service de garde peuvent être remboursés sur présentation d’un reçu. genevieve.tremblay@yukon.ca

(867) 667-8150

Fournies

Les œuvres seront exposées pendant tout le mois de janvier à la galerie Arts Underground, sur la rue Main, à Whitehorse.

de récents soucis de santé, cette commence un nouveau travail. Il exposition n’est pas seulement une faut toujours s’intégrer à une noudémonstration de talent, mais un velle communauté. Pour la transvéritable témoignage de sa propre formation, c’est parce que même capacité à s’adapter aux courants une fois intégré, il y a toujours un mouvement qui se fait dans les de la vie. relations », poursuit l’artiste. Contrairement à la première Un virage forcé partie, ces œuvres sont plus figuratives et s’inspirent des éléments par la vie de la nature : la terre, représenL’artiste n’était pas prédestinée à tée par des champignons et des faire de la broderie son médium de cocottes de pin; l’air, illustré par prédilection. Autrefois, elle vivait la métamorphose d’un papillon dans une plus grande cabine ou la grâce d’un colibri; et l’eau, que celle dans laquelle elle vit explorée à travers des poissons actuellement, et elle y pratiquait et des coquillages. le tissage sur un grand métier (rugmaking). Cependant, l’apparition d’arthrose dans ses mains Un processus entre et ses poignets a rendu cet effort structure et abandon trop exigeant physiquement. « Je n’étais plus capable de faire cette Le processus créatif de Françoise discipline-là », confie-t-elle. varie selon le style de l’œuvre. Ce changement de cap artis- Lorsqu’elle travaille sur ses pièces tique a coïncidé avec un change- non figuratives, elle se laisse porter ment de mode de vie, au moment par le flow, sans plan préétabli. « Je même où elle troquait sa cabine commence avec un petit morceau pour la simplicité d’une vie à bord de photo et je me laisse porter par d’un campeur aménagé, puis, plus les émotions, les couleurs et les récemment, celle d’une plus petite textures. Je ne sais jamais ce que cabine. La broderie s’est alors ça donnera en bout de ligne. » imposée comme une solution Pour le volet figuratif, naturelle : un art qui demande peu l’approche est plus concrète, d’espace, aucun équipement lourd s’appuyant sur des dessins préet, surtout, qui s’avère beaucoup paratoires, bien que le choix final moins éprouvant pour ses articu- des couleurs reste spontané. lations. Ce passage du tissage à Chaque œuvre est un travail de l’aiguille est, en soi, une illustra- fourmi et demande des quantités tion parfaite des thèmes qu’elle astronomiques de temps et de explore aujourd’hui. patience. « Si des gens pensent que mes œuvres sont trop chères, j’aime leur mentionner que mon Intégrer pour temps revient à peu près à 75 sous mieux transformer de l’heure! », affirme l’artiste en riant. « « L’exposition se divise en deux Ça peut prendre des heures ou volets distincts, mais complémen- des jours. Je ne peux pas vraiment répondre pour dire combien de taires », explique la brodeuse. temps ça prend. C’est beaucoup La première série, produite l’an dernier, porte sur l’intégration. d’ouvrage. » Toutes les œuvres de l’expoPour l’artiste, l’intégration est un processus universel et constant. sition sont mises en vente. « Ce sont des broderies abstraites qui mélangent la broderie et la Les messages photographie, alors que la partie de l’artiste transformation est plus figurative », explique-t-elle. L’artiste ne cherche pas à imposer « Ça m’est venu de l’idée qu’on un message précis : elle offre ses est toujours en train de s’intégrer œuvres à l’œil du spectateur et dans la vie : à l’école, à la garde- de la spectatrice, acceptant que rie, quand on déménage ou qu’on chacun y trouve — ou non — une

Archives A.B.

Françoise a fait de la broderie son art de prédilection lorsqu’elle a quitté sa cabine pour vivre dans un véhicule aménagé.

émotion qui lui est propre. « Le public regarde avec son propre œil. J’ai mon énoncé artistique pour expliquer ma démarche, mais après, cela appartient au public. Certains seront émus, d’autres non, certains aiment ce que je fais, ou pas, mais mon travail est fait à ce stade-là. »

Regarder vers l’avant Françoise La Roche n’en est pas à son premier rodéo. Forte d’une précédente exposition solo, et de plusieurs expositions collectives, dont La bête à cinq têtes, elle prépare déjà ses prochains projets. Son récent incident médical l’a forcée à annuler une résidence d’artiste en Islande prévue pour avril prochain. Bien que déçue, elle refuse cependant de se laisser abattre. « La vie va m’apporter autre chose », dit-elle, envisageant de réaliser sa résidence à la maison. Car son regard est déjà bel et bien tourné vers l’avenir. Elle prévoit en effet une nouvelle exposition solo d’envergure au Centre des arts du Yukon, au printemps 2027. D’ores et déjà, elle donne l’eau à la bouche : le projet traitera de la charge mentale, sera de nature plus multidisciplinaire que l’exposition actuelle, et intégrera du son, des enregistrements audios, des installations et, bien sûr, de la broderie. En attendant, le public est invité à découvrir son univers à la galerie Arts Underground, jusqu’au 31 janvier prochain. IJL - L’Aurore boréale


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CULTURE

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Déstructurer la danse : une pratique grandissante Plusieurs initiatives à Whitehorse invitent à explorer le mouvement sous un angle différent : la danse extatique. Offrir l’opportunité de danser intuitivement dans un espace sain et sans pression constitue la ligne directrice du Yukon Ecstatic Dance Collective, de Boreal Boogie et de Dance Temple. Stephanie Arnold

La danse extatique est un espace de mouvement libre, habituellement non verbal, où la durée et les intentions peuvent varier. Le déroulement s’inspire souvent du principe des 5 Rythmes, développé par Gabrielle Roth. « La musique suit un arc. Au début, le rythme est lent afin de plonger en soi et de se connecter à ce qui nous habite dans le moment présent. Graduellement, il y a un crescendo jusqu’à l’atteinte d’un climax. La musique est alors plus rythmée, il y a des percussions et l’énergie tend à être plus extériorisée. Puis l’intensité redescend vers un état de tranquillité », explique Joanie Clermont, initiatrice du Dance Temple Whitehorse.

Danser avec soi-même

Joyce Majiski

à l’extérieur. « J’adore danser sur le territoire et me laisser inspirer par les éléments. La nature devient alors ton partenaire de danse », s’enthousiasme-t-elle. Elle anime également des ateliers dans des résidences pour personnes âgées et auprès de personnes vivant avec des déficiences cognitives. « Les casques offrent une expérience unique. Chacun se sent en contrôle dans son propre univers, tout en restant connecté au pouls du groupe », explique-t-elle. La danse est une pratique ancestrale et universelle, qui répond aujourd’hui à un besoin profond de connexion, de mouvement et de sens. Les recherches scientifiques confirment ses nombreux bienfaits sur la santé physique, mentale et émotionnelle, ainsi que son rôle dans la régulation du système nerveux et la création de lien social. Se réapproprier la danse, c’est ainsi renouer avec une ressource essentielle de bien-être individuel et collectif.

La Franco-Yukonnaise Sarah Jennifer Massie, fondatrice de Boreal Boogie et membre du Yukon Ecstatic Dance Collective, affirme que la danse et la thérapie Cloutier est thérapeute et cofon- somatique sont complémentaires. datrice du Yukon Ecstatic Dance Collective. Elle voit dans la danse un réel potentiel thérapeutique. La Jennifer Massie, fondatrice de La danse fait partie de ma façon de thérapie somatique occupe d’ailleurs une place croissante dans Boreal Boogie, a également contri- connecter au monde et aux autres », sa pratique. Cette approche vise bué à la création du Yukon Ecstatic explique-t-elle. Lorsqu’elle voyage, à inclure davantage le corps et le Dance Collective. Elle raconte sa les événements de danse extatique système nerveux, en favorisant première expérience de danse exta- deviennent pour elle une porte une connexion consciente aux tique : « J’avais 15 ans, l’âge où d’entrée vers une communauté nos corps changent et se forment qui lui ressemble. sensations corporelles. Souhaitant approfondir et « Les traumatismes peuvent si rapidement que j’ai commencé créer des réponses émotionnelles à sentir comme si mon corps ne transmettre cette pratique à bloquées, et le mouvement peut m’appartenait plus. Pour la pre- Whitehorse, elle a suivi pendant un aider, de façon graduelle et sécu- mière fois, j’ai fait face à des limi- an une formation auprès de la créaritaire, à aller au-delà de ces blo- tations et des insécurités qui m’ont trice du Dance Temple, puis a facicages », affirme Mme Cloutier. Dans fait perdre mon sens de connexion lité sa première danse en mai 2025. ce sens, la danse est complémen- et de confiance envers mon corps. Présent au Canada depuis une taire par son potentiel d’accéder Jusqu’au jour où j’ai fait l’expé- quinzaine d’années, ce mouvement aux émotions, en apprenant à les rience d’une danse 5 Rythmes et ça s’inspire de la danse extatique tout ressentir et les accueillir. Elle sou- a tout changé. La danse m’a alors en respectant un cadre précis. ligne d’ailleurs l’importance d’offrir permis de retrouver le chemin vers « Par exemple, le voyage musical un lieu et un cadre sécurisant pour moi-même, elle m’a rendu la carte suit toujours l’arc des 5 Rythmes, et la boussole que j’avais perdues et une courte cérémonie assure leurs événements. Depuis mai dernier, le collectif lorsque la puberté m’a frappée ». l’ouverture et la fermeture de la organise une à deux danses par Aujourd’hui, elle pratique la danse danse », précise Mme Clermont. Elle mois dans des espaces variés, quotidiennement à travers sa vie apporte sa touche personnelle à tout en espérant trouver un lieu personnelle et professionnelle. « À titre de facilitatrice et engage un chaque fois, mon humeur bascule DJ professionnel afin que chaque fixe prochainement. vers quelque chose de plus positif », danse soit unique. Elle souligne affirme-t-elle. l’importance qu’elle accorde à la qualité de ses événements plutôt fréquence. Danser en communauté que leur De son côté, Jennifer Massie En plus de la connexion à soi, a fondé Boreal Boogie à l’âge de la danse extatique favorise la 40 ans, avec pour objectif de rendre connexion aux autres, enracinant la danse accessible au plus grand ainsi un sentiment de communauté. nombre possible de personnes. Originaire du Québec, Joanie Elle peut notamment animer des Karine Cloutier Clermont a trouvé sa place au sein danses rassemblant jusqu’à 80 perSelon Sarah Cloutier, thérapeute et co- du Dance Temple dans l’Ouest sonnes par l’utilisation de casques fondatrice du Yukon Ecstatic Dance Col- canadien. « Le mouvement a tou- d’écoute. Cette formule unique permet, lective, les gens ont soif de connexion, de jours fait partie de ma vie, mais j’avais enfin trouvé un espace où entre autres, d’offrir des événerituels et de sortir de leur quotidien. je pouvais arriver telle que j’étais. ments de danse partout, même

Participez à la création du futur campus francophone au Yukon!


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ARCTIQUE

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De qui le Canada doit se méfier? La Russie, la Chine ou les États-Unis, lequel de ces trois pays menace-t-il le plus la souveraineté canadienne en Arctique? Quatre experts font le point sur cette question au cœur de l’actualité. Nelly Guidici

Dans un article, paru le 17 novembre dernier sur le Réseau d’analyse stratégique et intitulé La souveraineté et la sécurité de l’Arctique canadien : de qui se méfier?, les coauteurs Frédéric Lasserre, Mathieu Landriault, Pauline Pic et Stéphane Roussel font le point sur les réelles menaces que représentent la Russie et la Chine pour la souveraineté canadienne en Arctique. Plusieurs médias canadiens ont fait des amalgames en présentant ces deux pays comme des périls, et ces allégations ne sont pas justifiées, selon les experts. Mathieu Landriault, professeur associé à l’École nationale d’administration publique et directeur de l’Observatoire de la politique et la sécurité de l’Arctique, rappelle que, même si le sentiment d’insécurité est présent parmi la population canadienne, ce discours n’est pas nécessaire et repose sur des spéculations. « Ce type d’analyse n’aide en rien à contextualiser ces menaces », explique-t-il. « Les menaces hybrides (comme des campagnes de désinformation, des cyberattaques) sont présentes, mais dire que la Russie va débar-

du Nord dans l’Arctique russe. Il y a donc une volonté de sécuriser les routes maritimes et de contrôler la région, plutôt que des ambitions d’invasion. La Russie a adopté une posture défensive, plutôt qu’offensive, et défend son bastion constitué par la mer de Barents, peut-on lire dans l’article. Enfin, « il n’y a pas eu d’ouverture de nouvelle base militaire russe CIRRICQ dans l’Arctique, excepté un bâtiSelon Mathieu Landriault, directeur de ment abritant un bataillon de 250 l’Observatoire de la politique et de la hommes près de la base aérienne sécurité de l’Arctique, la stratégie natiode Nagurskoye, dans l’archipel nale sur la sécurité des États-Unis pude la Terre François Joseph. Ces bliée en novembre 2025 est inquiétante, réouvertures de bases anciennes car le Canada est considéré comme un modernisées ne constituent pas État subordonné. nécessairement un pas vers une attaque du Canada », pense le groupe d’experts. quer demain matin pour envahir De plus, la Russie ne s’est pas l’Arctique canadien et l’occuper, ça, retirée du Conseil de l’Arctique et n’a c’est un énorme saut conceptuel jamais contesté les revendications qu’il faut éviter de faire. » de plateaux continentaux étendus du Canada ou du Danemark dans l’océan Arctique. La coopération La Russie représenteentre la Russie et les autres États arctiques s’est poursuivie après l’int-elle vraiment vasion de l’Ukraine en février 2022. une menace? Plus précisément à la Conférence Une grande partie des investis- des parties de l’Accord international sements militaires russes dans pour la prévention d’activités non l’Arctique portent avant tout sur règlementées de pêche en haute la sécurisation de sa route maritime mer dans le centre de l’océan Arctique. Cet accord a été signé le 3 octobre 2018 par le Canada, le Danemark, l’Union européenne, la Norvège, l’Islande, le Japon, la Corée du Sud, les États-Unis, la Chine et donc, la Russie.

Quelles sont les ambitions de la Chine?

L’Association franco-yukonnaise peut vous aider! Accueil et soutien à l’établissement Services gratuits

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Du côté de la Chine, « comment peut-on affirmer que des navires commerciaux chinois parcourront les eaux arctiques canadiennes sans en demander la permission », se demandent les experts. Le seul cas documenté d’un navire chinois ayant approché la côte arctique canadienne sans que sa visite ait été prévue est celui de la visite du brise-glace de recherche Xue Long à Tuktoyaktuk, en 1999. La

demande d’autorisation de navigation pourtant envoyée en amont avait été perdue dans un dédale de iStock la bureaucratie canadienne. Nancy Teeple avait publié en « Si je regarde le parcours 2010, pour le compte du ministère en ce moment du gouvernement canadien de la Défense, une analyse Trump, bien souvent, il reprend des faits. « Il semble que l’arrivée ses mauvaises idées (du premier inattendue du navire à Tuktoyaktuk mandat), puis il les reprend d’une ait été le résultat d’erreurs de com- manière étendue », développe-t-il. munication entre les organismes Les déclarations tonitruantes canadiens, car des sources du président Trump sur la possible signalent que l’équipage avait annexion du Groenland et de l’asinformé l’ambassade du Canada similation du Canada pour en faire à Beijing de son intention d’entrer le 51e État avaient consterné les dans les eaux canadiennes. » Canadiens. La publication de cette Une bouée d’origine chinoise stratégie a ravivé les inquiétudes a bien été récupérée par les Forces et n’a fait que confirmer la vision armées canadiennes en février 2023, dominatrice des États-Unis. mais « le saut qualitatif entre la préSans jamais mentionner le sence de bouées et l’établissement Canada en tant qu’allié, le docude structures sur la masse terrestre ment indique dans un paragraphe serait cependant très conséquent », sur l’hémisphère occidental que estiment les experts. l’approche américaine vise à rétablir la prééminence dans les espaces stratégiques. Cela Se méfier des États-Unis géographiques signifie une présence accrue de En novembre 2025, la stratégie la Garde côtière et de la Marine nationale sur la sécurité des États- pour contrôler les voies maritimes Unis était divulguée. Ce document et les itinéraires de transit clé. Pour de 29 pages exprime une vision du M. Landriault, cette section de la rôle et de la place des États-Unis stratégie est la plus inquiétante, car dans le monde. Présentée comme elle résonne comme un avertisseune feuille de route, cette straté- ment. En effet, en annonçant leur gie exacerbe la prééminence des volonté de défendre leurs intérêts États-Unis que le président Trump dans l’ensemble de l’hémisphère n’hésite pas à présenter comme la occidental, le gouvernement des plus grande et la plus prospère de États-Unis semble considérer l’ensemble du continent nord-américain l’histoire humaine. « Dans les années à venir, nous comme étant sous leur influence. « À mon avis, l’administration continuerons à développer toutes les dimensions de notre puissance Trump considère le Groenland nationale et nous rendrons l’Amé- comme faisant partie de l’hérique plus sure, plus riche, plus libre, misphère occidental, donc des plus grande et plus puissante que Amériques », estime le chercheur. jamais », peut-on lire en introduc- « Je pense aussi que pour le Canada, cela représente une tion du document. M. Landriault pense qu’il faut inquiétude encore plus grande. accorder une certaine importance Cette stratégie envoie le message aux États-Unis, notamment à cause de ne pas coopérer avec des pays du langage employé par le gouver- à l’extérieur des Amériques d’une nement, durant le premier mandat manière trop étroite. » « Ce procédé est abrasif et de 2017 à 2021. Celui-ci laissait entendre la possibilité de faire des porte sur la confrontation. Les opérations de liberté de naviga- relations internationales y sont tion dans les eaux de l’Arctique appréhendées dans une perspecet dans les eaux du passage du tive de sphères d’influence », selon M. Landriault. « Ce document vient Nord-Ouest. confirmer que les États-Unis ne voient pas le Canada comme un égal, mais comme un État subordonné. Tout le reste des Amériques est vu comme une région subordonnée à ses intérêts, et ça, côté canadien, c’est d’autant plus inquiétant », conclut-il. Connexions Arctiques est une collaboration des cinq médias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.


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SPORT

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Initier les enfants au ski de fond : un engagement prolongé jusqu’en 2028 Le 15 décembre dernier, Northwestel et le Centre nordique de Whitehorse ont annoncé, par voie de communiqué, le renouvellement trisannuel de leur partenariat. Cela permettra au club de ski de fond de Whitehorse de continuer à proposer des leçons aux enfants de quatre à huit ans jusqu’à l’hiver 2027-2028. Kelly Tabuteau

À Whitehorse, le ski de fond n’est pas seulement un sport d’hiver, c’est une aventure communautaire où enfants, parents et partenaires locaux se rassemblent pour partager le plaisir de la glisse. Au total, une soixantaine d’adultes permet à plus de 200 enfants d’apprendre à skier. Trois programmes sont offerts, sur plusieurs créneaux dans la semaine. Les enfants de quatre Fournie et cinq ans évoluent avec les Bunnyrabbit, alors que ceux de À son arrivée au Yukon, Véronique Thériault a coaché des jeunes de plus de huit ans à six à huit ans peuvent choisir entre un niveau compétitif. Depuis quelques années, elle enseigne aux plus jeunes. le programme Jackrabbit (une leçon par semaine) ou Snowshoe Hare Même son de cloche pour quand il fait noir. C’est pour la santé (deux leçons par semaine). mentale! On le fait pour nous en tant Samuel Martineau Dubois, enseignant chez les Bunnyrabbit. « Il y a Bouger malgré le froid qu’adultes… », détaille-t-il. « Northwestel soutient ces plein d’idées, j’aime ça avoir plein et la noirceur programmes depuis 2017 », selon d’idées de jeux. Mais, ça reste très Pour Benjamin Poudou, dirigeant Catherine Newsome, directrice du ouvert, donc ça permet d’adapter du Centre nordique de Whitehorse, marketing intégré de la compa- selon le groupe. » François Clark, coach chez le but de ces programmes est de gnie. « Nous croyons au pouvoir rendre les enfants à l’aise sur des du sport pour rassembler les gens les Snowshoe Hare, voit cette skis. « [Le ski de fond], c’est acces- et bâtir des communautés saines. opportunité comme une façon sible, ce n’est pas traumatique, et Le soutien au sport est l’un de nos de s’impliquer dans la commuc’est un sport que, si on arrive à principaux piliers d’investissement nauté de ski de fond. « Pour que intégrer dans la vie quotidienne communautaire, car il aide les le système fonctionne, il faut des des enfants dès le plus jeune âge, jeunes à rester actifs, heureux et bénévoles. Et c’est le fun d’être dehors avec les enfants. […] J’aime il y a une plus grande chance connectés », affirme-t-elle. voir le pétillement dans leurs yeux qu’ils le fassent toute leur vie », quand ils arrivent à faire quelque argumente-t-il. S’impliquer pour faire chose qu’ils n’arrivaient pas à D’après les archives du Centre vivre la communauté faire avant », confie-t-il. Véronique nordique, les programmes pour les enfants existent depuis près de L’aide financière apportée par le Thériault abonde aussi dans ce quarante ans, une tradition que le partenariat de Northwestel permet sens. « C’est vraiment plaisant de dirigeant souhaite poursuivre. « Ça d’offrir aux enfants des cadeaux, voir les enfants progresser, d’appasse beaucoup par le jeu, on veut comme un bonnet, mais surtout leur donner envie d’être là. […] On d’organiser les activités en tant veut aussi faire sortir les enfants, que telles. Le Centre nordique même quand il fait froid, même de Whitehorse embauche chaque hiver une personne chargée de la coordination des programmes. Cette personne développe des plans de leçons qui sont ensuite mis en œuvre par des adultes b é n évo l e s , l e p l u s s o u ve n t des parents. Véronique Thériault enseigne dans le programme des Jackrabbit depuis plusieurs années. Pour elle, les plans sont très utiles et facilitent le travail. « Je coache depuis 18 ans, aux Territoires du Nord-Ouest d’abord, puis depuis 4 à 5 ans à Kelly Tabuteau Whitehorse. Chaque semaine, on Pour Benjamin Poudou, dirigeant du reçoit un plan de leçon détaillé, Centre nordique de Whitehorse, le souavec des idées de jeux et des liens tien renouvelé de Northwestel fait vraivers des vidéos explicatives. Après ment la différence pour permettre aux tout ce temps de coaching, ça me enfants de faire leurs premiers pas à ski, donne de nouvelles idées! C’est aider les familles à rester actives et garantir la formation de la prochaine génération super bien organisé, même pour quelqu’un qui commence juste », au Yukon. admet-elle.

Fournie

Le ski de fond fait partie de la famille de François Clark. Pour lui, il a été évident de s’impliquer dans la communauté quand ses enfants ont commencé à skier.

prendre à monter une côte, alors qu’au début, ils ne tiennent même pas debout sur les skis! » Si les programmes sont officiellement proposés en anglais, les trois coachs francophones témoignent de la forte présence du français au sein de leurs groupes. Si les explications de base sont données en anglais, donc, les trois avouent parler régulièrement en français, notamment pour les conseils personnalisés aux enfants francophones. Pour François Clark, le club de ski de fond est un des endroits très vivants de la communauté franco-yukonnaise. « Quand j’enseignais à ma fille, elle était sécurisée de savoir que je parlais français, car elle ne parlait pas encore bien anglais », conclut-il.

Kelly Tabuteau

Cohen, le fils de Samuel Martineau Dubois, est aujourd’hui dans le programme des Snowshoe Hare après avoir évolué au sein des Bunnyrabbit et des Jackrabbit. Il apprécie se retrouver avec ses amis, et apprendre le ski de patin.

20 ans!

C'est avec enthousiasme que l'équipe de l'Association franco-yukonnaise tient à souligner les 20 années d'engagement de Marie-Claude Nault au poste de Gestionnaire, graphisme et publicités pour l'Aurore boréale. Tout au long de ces 20 ans, Marie-Claude a fait preuve d’une rigueur exemplaire et d’un professionnalisme constant, contribuant directement à la qualité et à la crédibilité du journal. Sa connaissance fine du territoire et de la communauté est un véritable atout, tout comme sa créativité, son sens de l’engagement et sa capacité à faire rayonner chaque édition. Merci, Marie-Claude, pour ton beau travail, tes idées, ton sourire contagieux et ta bienveillance. Tu es, sans conteste, un pilier précieux de L’Aurore boréale et notre équipe est privilégiée de t’avoir à bord.


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CHRONIQUE

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L’invitation du Capricorne et du Verseau : construire, puis bousculer Une chronique pour mieux comprendre l’influence des planètes et des signes astrologiques dans nos vies de tous les jours. Catherine Bolduc-Gagnon

Attention, l’énergie des prochains mois s’adresse à tous! Jusqu’au 21 janvier, nous sommes dans la saison du Capricorne. Il y aura la nouvelle lune en Capricorne le 18 janvier. Puis, le 21 janvier, la saison du Verseau viendra nous décoiffer jusqu’au 21 février.

une fois l’énergie retrouvée, le Capricorne en nous se remet à faire ce qui peut sembler ennuyant à plusieurs, mais qu’il adore.

Remettre les bases en place

Le Capricorne nous invite à tranquillement remettre nos machines en marche. On se réorganise, on s’assure que nos vies sont bien L’esprit des fêtes enlignées. On prend le temps de réfléchir et de poser les bases de sous l’influence ce que nous voulons vraiment. du Capricorne Ce que souhaite profondéDurant le temps des fêtes, l’énergie ment le Capricorne, c’est poser du Capricorne nous aura invités des actions qui le représentent, à faire les choses en grand pour agir en fonction de ses valeurs, Fournie nos proches. Notre Capricorne construire sur des bases solides Montage photo réalisé par Catherine Bolduc-Gagnon. intérieur nous aura poussés à qui lui ressemblent et avancer mitonner des mets délicieux en avec intégrité. suivant les recettes à la lettre. Il aura fait revivre en nous les tradi- Des résolutions ancrées Redonner au Capricorne Le jour même, prenons un tions si chères à chacun d’entre moment seul avec nous-mêmes dans le réel sa juste place nous, puisque le Capricorne adore pour manifester à l’univers ce que les traditions. En cette saison des résolutions, ins- Prenons un temps seul à l’intérieur nous avons envie d’accomplir Il n’aura laissé aucun être cher pirons-nous du Capricorne et, plutôt de nous pour nous questionner sur dans les six prochains mois. Quel de côté. Car le Capricorne, quand il que d’écrire des listes infinies de ce que nous voulons réellement est ce projet qui nous ressemble? aime une fois, il aime pour toujours. résolutions inatteignables, concen- mettre en marche et sur les outils Comment y parvenir? Quels sont Loyal à ses amis et à sa famille, il trons-nous sur une seule résolution, intérieurs dont nous disposons nos outils? Quelles seront les nous pousse à avoir une pensée un but à atteindre. Réfléchissons-y pour y parvenir, car le Capricorne étapes? Peut-être est-ce le bon pour chacun, quitte à se surpasser bien et prenons le temps d’en poser parvient toujours à ses fins. moment pour élaborer une liste pour plaire et gâter ses proches à les bases. Il n’a pas toujours bonne claire des choses à faire. la hauteur des attentes. Seul à l’intérieur de nous, réputation, mais il mérite qu’on lui pensons au plan, aux étapes. redonne ses lettres de noblesse. Coup de pouce de Mars, Comment parviendrons-nous à Il n’est pas ennuyeux, ambitieux, Le retour à soi après accomplir cet objectif? fermé et sérieux. Il est loyal, intègre, Mercure et Vénus l’effervescence Le Sagittaire nous a poussés à déterminé, fort et réussit ce qu’il Ajoutons que Mars, Mercure et Après cette période d’action et de être curieux et à explorer. Maintenant, entreprend, à condition de s’écou- Vénus sont en Capricorne, ce générosité, l’énergie du Capricorne, le Capricorne nous invite à trier ce ter et d’oublier ce que pensent les qui nous donne un magnifique qui a une batterie sociale limitée, que nous voulons garder de ces autres. Laissons notre Capricorne momentum pour mettre en action sera trop heureuse de nous inviter explorations afin de rendre ces intérieur s’exprimer. notre projet, apprendre ce que à nous reposer des mondanités nouveaux désirs concrets, vrais et nous avons besoin d’apprendre pour retourner à l’intérieur de soi. authentiques. Le Capricorne est l’un et nous assurer que ce projet La nouvelle lune du Pour le reste de la saison du des signes les plus déterminés du représente nos valeurs et ce que Capricorne, nous sommes invités à zodiaque. Mettons ce rêve entre 18 janvier : poser nous aimons. prendre un temps en nous, d’abord ses mains et trouvons en nous les l’intention pour recharger notre batterie. Puis, outils pour le concrétiser. Pour nous aider à mettre en place Laisser le temps ce grand projet, la nouvelle lune du travailler 18 janvier nous donnera un coup de pouce. Les jours précédant S a ns r ie n p ré cipite r, c a r le cette nouvelle lune marquent la Capricorne déteste la pression. fin d’un cycle : c’est le moment de Signe de terre, il ne veut pas se reposer, de mettre les touches qu’on tire sur ses racines : il faut laisser le temps faire les choses, finales et de faire le point.

Mettez votre expérience à profit!

Mettez votre expérience Il y a plusieurs postes àvacants profit!au sein des Ilcomités, y a plusieurs postes et conseils vacants au sein des commissions du comités, conseils et gouvernement. commissions du gouvernement.

tout en gardant un œil attentif sur notre projet. Inspirons-nous de l’architecte et du bâtisseur, les archétypes du Capricorne. On réfléchit, on élabore, on planifie, mais on ne précipite rien. Le désir profond du Capricorne est de laisser une trace pour les générations futures. Quelle est celle que nous avons envie de laisser?

Le Verseau entre en scène Du 21 janvier au 21 février, la saison du Verseau, guidée par Uranus, vient tout bousculer. On remet en question, on jette ce qui ne fonctionne plus. On cherche sa voix unique, on brise le statu quo pour accéder à une pensée libre et authentique. Même s’il dérange, le Verseau souhaite faire partie de la communauté et y contribuer avec toute son originalité. N’ayons donc pas peur de montrer nos couleurs, de choquer et de bousculer en février.

Février : conscience et engagement collectif Le mois de février est celui de l’histoire des Noirs, et il incarne parfaitement l’énergie du Verseau qui se bat et se révolte pour porter la voix des opprimés, afin que chacun trouve sa place dans notre société. C’est un excellent mois pour accueillir de nouvelles idées, laisser s’exprimer son côté original et contribuer à la communauté en aidant à faire entendre les voix que l’on écoute trop peu. Pourquoi ne pas en profiter pour faire du bénévolat à l’Armée du Salut, à la Humane Society ou au Centre des femmes Victoria-Faulkner? Catherine Bolduc-Gagnon, astrologue, enseignante et anthropologue, met en lumière les dynamiques internes révélées par les transits astrologiques de naissance et du quotidien, et enseigne les bases de l’astrologie et leurs impacts sur nos vies.

ASTROLOGIE – LECTURE DE CARTE DU CIEL Découvrez les influences qui façonnent votre vie. Analyse personnalisée pour éclairer vos dynamiques internes, comprendre vos conflits intérieurs et vous guider dans vos choix futurs.

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Catherine Bolduc-Gagnon catherine.bolducgagnon@gmail.com 438-465-9306


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SCIENCE

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Humains préhistoriques : de nombreuses découvertes en 2025 Agence Science-Presse

L’année 2025 a été riche en découvertes pour quiconque s’interroge sur le parcours tortueux qui nous a conduits à devenir aussi différents de nos ancêtres. De la maîtrise du feu jusqu’à la rencontre, en Asie, avec un cousin dont on ignorait l’existence jusqu’à tout récemment. Le feu : Les humains savaientils déjà allumer un feu, il y a 400 000 ans? La recherche publiée en décembre dernier n’est pour l’instant qu’une preuve indirecte, mais elle rappelle que c’est très tôt dans l’histoire — plus d’un million d’années — que nos ancêtres ont « domestiqué » le feu — c’est-à-dire, à défaut de pouvoir l’allumer euxmêmes, être au moins capables de se l’approprier et de l’entretenir. Un « savoir » qui s’est avéré capital dans l’évolution humaine, pour accroître nos chances de survie, et qui a eu des impacts jusque dans l’alimentation. Les outils : Les humains ont aussi été des fabricants d’outils plus habiles qu’on ne le pensait, et plus tôt qu’on ne le croyait. Ainsi,

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en mars, des fouilles en Tanzanie ont révélé des outils fabriqués à partir d’os il y a un million et demi d’années, soit un million d’années plus tôt que les plus anciens os taillés connus. En avril, on a ajouté à cette liste des outils sculptés dans l’ivoire d’une défense de mammouth, il y a 400 000 ans, dans ce qui est aujourd’hui l’Ukraine. L’os et l’ivoire sont deux matériaux moins faciles à manipuler que la pierre, nécessitant davantage de dextérité. La parole : Et cette dextérité implique un autre progrès, que des artefacts anciens ne peuvent pas montrer : le langage. En juin, deux archéologues ont publié un classement de 103 « traits culturels » en fonction du niveau d’apprentissage qu’ils nécessitent. Parmi ces traits, associés à différentes époques de la préhistoire : la fabrication d’un type spécifique d’outil, une pratique funéraire, et les couleurs utilisées pour des dessins dans les cavernes. Conclusion de cette analyse : certains de ces traits nécessitent un apprentissage plus complexe,

Appel de projets

qui concernent nos cousins dénisoviens peuvent sembler moins importantes. Après tout, il s’agit d’un cousin qui a côtoyé des Homo sapiens et des Néandertaliens il n’y a « que » quelques dizaines de milliers d’années. La première preuve de leur existence remonte à 2010, grâce à de l’ADN retrouvé dans l’os d’un doigt vieux de 55 000 à 70 000 ans. Proches cousins des Néandertaliens, ils s’étaient Pixabay dispersés longtemps auparavant donc un langage plus complexe. à travers l’Asie, et ont croisé des Il s’agit d’une nouvelle approche Homo sapiens puisqu’une petite pour comprendre l’évolution de partie de notre ADN provient d’eux la communication — une carac- — la plus forte proportion étant chez téristique inhérente à l’évolution des peuples de l’Asie du Sud-Est. Mais, en 2025, le portrait rapide de l’espèce humaine dans le dernier million d’années, et plus s’est précisé. En avril, l’os d’un particulièrement dans les 200 000 maxillaire trouvé à Taïwan a été attribué à un Dénisovien grâce à dernières années. Les Dénisoviens : À côté l’identification de protéines préserde ces analyses renvoyant à un vées dans le fossile. En juin, des passé très lointain, les découvertes chercheurs chinois ont conclu — la

chose fait encore débat — qu’un crâne de 150 000 à 200 000 ans retrouvé dans le nord du pays était probablement dénisovien. En novembre était publié le deuxième génome dénisovien complet, trouvé dans une molaire vieille de 200 000 ans. Les comparaisons entre ces deux génomes et des fragments d’ADN épars, suggèrent l’existence de trois populations distinctes de Dénisoviens, il y a 200 000 à 50 000 ans. Mais surtout, ce nouveau génome révèle l’existence d’un groupe de préhumains encore non identifié, avec lequel certains Dénisoviens auraient eu des enfants. Les archéologues semblent unanimes à croire que 2026 apportera d’autres informations. Auteur : Pascal Lapointe. Article original : sciencepresse.qc.ca/ actualites-scientifiques/2025/12/17/ humains-prehistoriques-2025

Appel d’offres Pour la gestion d’une cuisine commerciale et la prestation d’un déjeuner et d’un diner dans deux écoles à Whitehorse : l’École Émilie-Tremblay et le CSSC Mercier.

pour le Fonds communautaire de l’Association franco-yukonnaise (FCAFY)

Date limite pour soumettre votre proposition : 28 janvier à 16 h Tous les détails à csfy.ca/nos-nouvelles/ Renseignements : marc.champagne@yukon.ca

Une partie du Fonds communautaire de l’Association francoyukonnaise (FCAFY) est encore disponible pour soutenir des projets porteurs qui enrichissent la vie francophone au Yukon. Que vous soyez un organisme ou une personne engagée, soumettez vos idées!

Pour obtenir de l’information sur les critères de sélection, les dépenses admissibles et pour savoir comment présenter une demande, rendez-vous sur FCAFY.afy.ca.

Le montant total encore disponible du fonds dans le cadre de cet appel est de 15 000 $.

Les organismes sont invités à remplir le formulaire en ligne avant le 30 janvier 2026, à 17h. Les personnes individuelles peuvent remplir le formulaire de demande de subvention en tout temps. Pour toute demande d’information à propos de l’appel de projets pour le FCAFY ou pour obtenir de l’aide, communiquez avec :

fcafy.afy.ca


Jeudi 15 janvier 2026

auroreboreale.ca

PETITES ANNONCES COMMUNAUTAIRE

18 Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis à 17 h. En ligne, sur Zoom. ID de réunion : 833 9614 4061/ Mot de passe 0 (zéro). Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com

Appel de candidatures. Soumettez le nom d’une personne pour les prix 2026 « Engagement exceptionnel » et « Bénévole de l’année » avant le 1er mars. Courez la chance de gagner deux entrées au centre d’escalade. Rens. : reconnaissance.afy.ca

EMPLOI Pigistes recherché·e·s. L’Aurore boréale souhaite étoffer son équipe de pigistes (au Yukon). Vous voulez faire rayonner votre communauté et vous avez des compétences en rédaction journalistique? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca

Émission Rencontres. Diffusion de l’émission Rencontres, tous les samedis, dès 16 h 05, au 94,5 FM ou au 102,1 FM. Rens. : emission-rencontres.afy.ca

DIVERS Devenez membre de l’AFY. Contribuez au rayonnement de la Franco-Yukonnie! Soutenez l’AFY et profitez-en pour obtenir des avantages en rabais sur certaines offres. Rens. : membre.afy.ca

ENTREPRENEURIAT Appel d’offres. La CSFY cherche à assurer la gestion d’une cuisine commerciale et la prestation de repas dans deux écoles de Whitehorse. Propositions à soumettre avant

RAPIDES La grippe et les virus ont frappé fort pendant les fêtes de fin d’année! Bon rétablissement à ceux et celles qui ont passé les fêtes tisane à la main et paquet de mouchoirs jamais trop loin... Bon rétablissement à Mavik qui a eu un accident de ski. Le jeune athlète devra manquer les deux premiers mois de sa saison en raison d’une clavicule cassée. Nous pensons fort à Capucine Chartrand qui a été diagnostiquée avec un cancer du sein. Capucine a appris qu’elle doit faire des traitements supplémentaires à Whitehorse et à Vancouver. Une cagnotte est disponible pour la soutenir : https://bit.ly/4pAxLXG Toute l’équipe de l’Aurore boréale félicite Marie-Claude Nault pour ses 20 années au sein du journal! 20 ans d’engagement, de passion, de détermination, de rires, parfois nerveux et parfois fous, et surtout, de passion pour la communauté. Merci Marie-Claude! Quel accomplissement! Bravo à toutes les personnes qui sont restées au Yukon pendant les congés : survivre à près de trois semaines à -40 puis à une tombée de neige sans pareille relève de l’exploit! Un gros merci à ceux et celles qui en ont profité pour déneiger non seulement leurs entrées, mais aussi celles de leurs ami·e·s ou leurs voisin·e·s. Une fois de plus, la solidarité yukonnaise a battu son plein!

le 28 janvier à 16 h. Rens. : csfy.ca/nos-nouvelles/ Vous embauchez pour votre entreprise au Yukon? Envoyeznous vos offres d’emploi avant le 5 février et nous chercherons vos futurs talents lors du Salon Destination Canada Forum Mobilité à Tunis et à Paris, du 9 au 14 février. Rens. : recrutement.afy.ca

FORMATION Sondage Campus francophone. Partagez vos besoins et intérêts en formation continue et postsecondaire en français. Votre réponse est primordiale, aideznous à bâtir le futur campus! Rens. : sondage.afy.ca

IMMIGRATION Vous venez d’immigrer au Yukon? L’Aurore boréale vous offre six mois d’abonnement (papier ou format numérique) au seul journal communautaire francophone du territoire. Rens. : info@auroreboreale.ca

JEUNESSE Ludothèque. Profitez de plus de 500 jeux gratuits! La prochaine date pour récupérer vos jeux est le 19 février. Créez un compte et réservez à ludoyukon@gmail.com Rens. : csfy.ca/ludo

PETITE ENFANCE Cours de bien-être mental en ligne. Pour parents ou tuteurs francophones d’enfants de 0-2 ans. Huit modules de 12 heures avec 2 plages horaires au choix. Gratuit sur inscription. Rens. : tinyurl.com/VSVP-Parent

SANTÉ Ressources santé cognitive! Pour en savoir plus, venez découvrir le microsite de

références sur la santé cognitive : cerveausanteyukon.org/ Le sommeil vous joue des tours? Visitez le microsite de références sur le sommeil développé par le PCS : francosommeilyukon.com/ Besoin d’aide en français pour vos rendez-vous en santé? Service d’interprétation en santé gratuit et confidentiel pour la prise de rendezvous médicaux : traduction

orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsinfo@francosante.org ou 668-2663, poste 810. TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude ou tout ce qui vous chamboule au quotidien, 24 h/24.

CALENDRIER COMMUNAUTAIRE 15 janvier

27 janvier

17 h 45 à 18 h 15 : Soirée info – maternelle 4 ans. La CSFY vous attend à l’École Émilie-Tremblay. Les parents d’enfants qui auront 3 ans et 8 mois au 1er septembre seront invités à les inscrire entre le 3 et le 17 février. Rens. : eet.csfy.ca/maternelle-4ans/

20 janvier 14 h à 16 h : Café de l’amitié spécial danse inclusive. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Pour les 50 ans et plus. Gratuit. Rens. : cafe-amitie.afy.ca 17 h 30 à 19 h 30 : S’installer et s’épanouir au Yukon. Échangez sur les défis d’immigration et les réalités quotidiennes. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : accueil.afy.ca

21 janvier 17 h à 19 h : Lancement Magazine Perspectives. L’Aurore boréale publie un nouveau magazine d’affaires! Célébrez sa sortie avec nous au Yukon Artists @Work (4129, 4e Avenue). Rens. : auroreboreale.ca/ evenements

Retrouvez le calendrier en ligne

13 h à 16 h : Formation en ligne Canva. Créez des visuels attrayants et dynamisez votre communication. Inscription obligatoire. Gratuit. Rens. : formation.afy.ca

28 janvier 11 h 30 à 13 h 30 : Repasdélice. Initiez-vous aux danses traditionnelles québécoises avec Danielle Bonneau. Pour les 50 ans et plus. Centre de la francophonie. Gratuit. Rens. : franco50.afy.ca

Les mardis du 3 février au 14 avril 8 h 30 à 10 h 30 : Mentorat femmes entrepreneures. Développez votre entreprise et renforcez vos compétences. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire avant le 25 janvier. Gratuit. Rens. : entrepreneuriat.afy.ca

Annoncer ici (gratuit)

redaction@auroreboreale.ca

JEU Nº 923 NIVEAU : DIFFICILE

ASSERMENTATION

Acte de prêter un serment ou une promesse solennelle devant une autorité.

auroreboreale.ca/evenements

(p. 2)

VERNISSAGE

Jour d’ouverture d’une exposition d’arts visuels. (p. 12)

Café re ont renc

AGA

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MITONNER

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Impr

Annoncez-y vos événements et trouvez ce qui se passe ici, maintenant et en français!

RÉPONSE DU JEU Nº 923

Règles du jeu : Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Préparer un repas avec soin. (p. 16)

Règles du jeu : TORTUEUX Vous les cases vides en p Quidevez faitremplir destoutes détours, les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une se présente des par colonne et une seule fois par boîte de 9 cas courbes Chaque boîte deirrégulières. 9 cases est marquée d’un tr foncé. Vous avez déjà quelques (p. 17)chiffres par b

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Jeudi 15 janvier 2026

auroreboreale.ca

COUPS D’OEIL

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Alexis Gadiollet

Maryne Dumaine

Félicitations à Gemma qui fait partie du calendrier de Brendan Hanley. C’est elle la star du mois d’octobre.

Voici certaines des nouvelles personnes que vous pourrez croiser au Centre de la francophonie. De gauche à droite : Laure Dutruel, gestionnaire du Réseau en immigration francophone (RIFY) et de la Communauté francophone accueillante (CFA); Angélique Bernard, journaliste et gestionnaire de contenu par intérim à l’Aurore boréale; et Lucie Raynal, agente de projets marketing et communication.

Mike Thomas

Angélique Bernard

Les temps froids vécus dernièrement ont produit de beaux phénomènes atmosphériques. Voici le soleil entouré de parhélies.

Ella Laliberty avait le rôle de la reine des neiges de Disney dans la production de Yukon Theatre for Young People, présenté au Centre des arts du Yukon du 8 au 10 janvier.

Angélique Bernard

Félicitations à l’équipe de hockey Mustangs U15B, qui a remporté la médaille d’argent au tournoi de Richmond, en Colombie-Britannique, du 27 au 30 décembre dernier. L’équipe compte plusieurs élèves en français langue première et en immersion française.

CONCOURS PHOTOS Merci et bravo à toutes les personnes qui ont participé au concours photo du temps des fêtes. Le thème Fourchettes, fêtes et fourrures semble avoir été une belle source d’inspiration!

Maryne Dumaine

Benoit Godin a présenté une exposition à Arts Underground, dont le vernissage a eu lieu le 9 janvier dernier. Ses oeuvres très colorées représentent une multitude de petits personnages, créatures et insectes. L’exposition se déroule jusqu’au 31 janvier

a ç s i d ’ j i o M comme ça…

Parlons de la pluie et du beau temps

Parler du temps qu’il fait, chez les francophones, ce n’est pas seulement commenter le ciel : c’est un art de vivre, parfois même une poésie improvisée. Petite tournée des expressions sur la météo d’ici et d’ailleurs.

LA PLUIE En Belgique, on redoute la « drache », une averse si dense qu’on en a créé un verbe : « dracher », pleuvoir à verse. En Suisse, on parle de « rincée », qui laisse peu de place au doute quant à la quantité d’eau reçue! Josée Fortin

On pourrait dire aussi « il pleut comme une vache qui pisse », il pleut « des seaux d’eau », « des cordes » ou « des trombes d’eau. » Au Canada, on dit « il mouille à boire debout. »

LE FROID Ah le froid… on connaît bien ça ici! Et on sait en parler. Au Canada, il peut « faire frette ben raide » ou « geler au boutte ». En France, on dira qu’il fait « un froid de gueux », « qu’il gèle à pierre fendre », « un froid de canard. » Sylvie Binette

De façon plus familière, on entend « qu’on se les pèle » ou « qu’il caille ». D’ailleurs, l’expression « ça caille » vient du latin coagulare qui désigne la coagulation du sang en caillots lorsqu’il se refroidit. Autrement dit, le froid est si intense qu’il pourrait faire « cailler » le sang.

LE VENT Au Québec, s’il vente très fort, on dira « qu’il vente à décorner les bœufs ». L’expression, datant du XIXe siècle, viendrait des campagnes où l’on profitait des jours venteux pour écorner les bœufs. C’était une pratique courante pour éviter que les bêtes ne se blessent les unes les autres. Les jours de grands vents permettaient aux plaies de sécher et de cicatriser plus vite. On entend aussi : « il vente la peau du diable », « attache ta tuque avec d’la broche », autrement dit, accroche-toi, ça va brasser (valable aussi au sens imagé de « préparetoi bien à affronter ce qui va arriver »).

Les Belges, eux, disent « qu’il gèle à en perdre les oreilles. »

Cette capsule linguistique de l’Aurore boréale a été rendue possible grâce à un fonds du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères du gouvernement français. Megane Côté

Sylvie Binette

Illustrations Pixabay

On a toutes sortes de mots pour parler de la pluie.


Jeudi 15 janvier 2026

auroreboreale.ca

Merci d'avoir fait rayonner 30 ans de jeunesse francoyukonnaise! Jeunesse franco-yukon (JeFY) tient à exprimer sa profonde reconnaissance à toutes les personnes présentes, ainsi qu’à ses partenaires et bailleurs de fonds, qui ont contribué au succès de la célébration de son 30e anniversaire.

Votre participation, votre confiance et votre engagement ont donné vie à un spectacle mémorable, à l’image d’une jeunesse francophone fière, créative et engagée. Ce projet a été réalisé grâce au soutien du Réseau dialogue, dans le cadre du Programme VIF, avec l’appui financier du gouvernement du Canada. Merci de faire partie de cette histoire et de continuer à faire grandir la jeunesse d’expression française du Yukon. En partenariat avec : Société d'histoire francophone du Yukon

Merci à :


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