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L'Aurore boréale - 8 avril 2021

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No de convention : 4061051

LE JEUDI 8 AVRIL 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 7

Maryne Dumaine

Les jeunes francophones se sont démarqués lors des championnats de ski acrobatique (freestyle) du Yukon, qui ont eu lieu les 28 et 29 mars derniers au Mont Sima. On voit ici de g. à d. Kolya Grottoli (argent, U12), Nevay MacKinnon (Argent, U10), Caleb Perry (Bronze, U12), Mavik MacKinnon (Or, U12) et Thierry St-Laurent. PAGE 5

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Maryne Dumaine

À DÉCOUVRIR

Danielle Bonneau

Inondations printanières : se préparer au rythme des extrêmes

Jean-Marc Bélanger laisse des sourires dans nos mémoires

Laurie Trottier

Maryne Dumaine

Le bénévolat mis en lumière

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Le Yukon aux urnes

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Nouveau site Web pour l’AFY

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Articles de l’Arctique Le Yukon aux rythmes littéraires

9-10 14

Yves Lafond publie son premier livre 15 Ballon sur glace, un sport familial

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scène locale

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Le bénévolat mis en lumière : une reconnaissance bien méritée Le bénévolat est mis à l’honneur grâce à la nouvelle campagne médiatique de Volunteer Bénévole Yukon (VBY) et au Prix du bénévole de l’année de l’Association franco-yukonnaise (AFY). Marie Mounier

Tout du long du mois de mars et jusqu’à la Semaine de l'action bénévole, qui aura lieu du 18 au 24 avril 2021, Volunteer Bénévole Yukon publie dans les médias des photos et des témoignages de

bénévoles de divers organismes yukonnais pour leur nouvelle campagne « Vous pourriez être surpris de voir jusqu’où le bénévolat pourrait vous mener ». Une mise en lumière faite aussi par l’Association franco-yukonnaise (AFY), qui remettra son Prix du bénévole de l’année durant la même semaine d’avril.

Une reconnaissance nécessaire du bénévolat face à la pandémie

Stephen Anderson-Lindsay

RP Singh est un professionnel de la voix. Grâce à ses talents et connaissances, il a donné bénévolement une formation sur l’enregistrement d’annonces audio avec Volunteer Bénévoles Yukon.

Pour Volunteer Bénévole Yukon, cette campagne est surtout une façon de mettre de l’avant le travail des bénévoles afin de les remercier. En effet, malgré la pandémie, les différents organismes à but non lucratif du Yukon ont continué d’œuvrer pour les intérêts du territoire et de sa population. « Chaque association a su s’adapter aux mesures en vigueur et c’est

pour cela que nous avons souhaité remercier leur engagement », allègue Yuuri Daiku, qui a travaillé pour VBY à la mise en place générale de la campagne de 2021. C’est le cas du francophone RP Singh, autrefois bénévole au Yukon, mais n’ayant pas pu revenir dernièrement dans le territoire : « Grâce à la possibilité d’être en ligne, j’ai pu continuer à aider à distance. C’est un réconfort en attendant d’être à nouveau physiquement présent. » C’est ainsi qu’il a pu participer à la campagne et faire part de son expérience auprès de divers organismes, tels que l’Association franco-yukonnaise, tout en résidant à Winnipeg. Un souhait de reconnaissance partagée par l’Association franco-yukonnaise avec son Prix du bénévole de l’année. Une façon pour l’organisme de « rendre hommage à une personne qui a, grâce à son engagement bénévole, contribué à la vitalité de la commu-

LA PRIORITÉ : VOTRE SANTÉ

Prenez rendezvous pour un test de dépistage de la COVID-19 avec le nouvel outil de réservation en ligne.

nauté franco-yukonnaise de façon remarquable », peut-on lire sur la page Internet de l’évènement. Une vingtaine de personnes ont été proposées en 2021. « C’est une amélioration après 2020 qui aura été ralentie par le coronavirus », explique Marjolène Gauthier, agente de projets pour les relations communautaires et communications de l’AFY.

Un gros plan sur le bénévolat par les bénévoles Ce sont les membres des diverses associations qui ont majoritairement participé au développement de la campagne de VBY, entre autres avec la réalisation des entrevues, la retranscription écrite des témoignages et la prise de photos. Ainsi, les bénévoles ont pu partager leurs parcours, mais aussi exprimer ce que représentait le bénévolat pour eux. « Faire partie d’une association, ce n’est pas seulement aider les autres, mais c’est aussi apprendre, rencontrer du monde, participer à la vie de la communauté », raconte avec enthousiasme Yuuri Daiku. Un discours soutenu par les bénévoles qui souhaitent partager avec le public ce que leur expérience leur a apporté. « En plus de pouvoir montrer la magie et les valeurs du bénévolat, j’espère qu’on va pouvoir créer une connexion avec les gens et qu’ils prendront alors, à leur tour, le pas », ajoute RP Singh.

Un éclairage sur le bénévolat francophone L a c a m p a g n e d e Vo l u n te e r Bénévole Yukon souhaite de plus présenter les associations du territoire dans leur diversité. Big Brothers Big Sisters of Yukon

Marie Mounier

Yuuri Daiku travaille chez Volunteer Bénévoles Yukon depuis environ quatre ans et demi. Cette année, c’est la première fois qu’il s’occupe de la campagne, qu’il espère pouvoir faire évoluer d’année en année afin d’inclure plus de francophones et d’autochtones.

et le Centre des arts seront par exemple mis à l’honneur. Malgré tout, les organismes et bénévoles francophones restent faiblement représentés : « RP Singh est le seul francophone qui fait du bénévolat pour VBY cette année », admet Bruno Bourdache, dire cteur général de VBY. Un aspect de la campagne que son organisateur désire voir évoluer dans les prochaines années : « J’espère que nous pourrons plus inclure par la suite les francophones et les autochtones », déclare Yuuri Daiku. Cependant, il est toujours possible pour un organisme de se joindre au projet et de contacter VBY afin de faire partie de la campagne. C’est l’Association francoyukonnaise qui permettra aux volontaires francophones d’être mis.es en valeur pour leur engagement avec le Prix du bénévole de l’année 2021. Le ou la lauréat.e recevra la récompense lors de la Soirée des bénévoles, qui aura lieu en ligne pendant la Semaine de l’action bénévole en avril. De plus, la personne choisie sera proposée par l’AFY au Concours des bénévoles de l’année de la Ville de Whitehorse, afin d’assurer que la francophonie y soit représentée. Autant de bonnes raisons de donner de son temps et de son énergie et de rejoindre à son tour un organisme bénévole yukonnais. Initiative de journalisme local APF - Territoires

Si vous avez des symptômes de la COVID-19, prenez rendez-vous au

yukon.ca/fr/prendre-rendez-vous-depistage-covid-19. Fournie

Le magasin de friperie de Whitehorse sera représenté lors de la campagne Volunteer Bénévoles Yukon.


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XXXXXX Éditorial

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Printemps Maryne Dumaine

Tiens! Ça ferait un bon titre pour mon livre, ça!

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511

Laurie Trottier

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Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

ABONNEMENT

Guillaume Riocreux

26,25 $

Par chèque

Visa/Master Card

par année format papier* ou PDF.

L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

867 668-2663 poste 500

150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

*

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca

Gestionnaire publicité, infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :

marilyn Ferland, Yves lafond, denis lord, annie maheux et marie mounier Révision des textes et correction d’épreuves :

marilyn Ferland Distribution :

mélanie sylvain et stéphane cole

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Caricature :

Merci à

Abonnez-vous et recevez vos nouvelles en français directement chez vous 867 668-2663, poste 500 ou reception@afy.yk.ca

Marie-Claude Nault

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.

Ça y est, la lumière du jour s’étire désormais passé 21 h. Les cygnes refont leur apparition sur fond de ciel bleu, les oiseaux chantent et les entrées de maison commencent à devenir plus liquides et plus glissantes… Pas de doute, le printemps arrive, peu importe ce que la neige nous fait croire. L’hiver cette année a été généreux. Malgré l’impossibilité de faire de grands rassemblements, il nous a permis de jouer beaucoup dehors, grâce à des températures somme toute raisonnables. Mais surtout, la neige fraiche constamment saupoudrée durant ces derniers mois a permis une saison sans pareil pour tous les sports d’hiver, tel qu’on vous le montre dans la section des Coups d’œil. Pourtant, ces jours-ci, en dépit des beaux sourires sur les photos, pour plusieurs d’entre nous, le thermomètre des émotions intérieures varie entre l’envie de profiter au maximum des dernières glissades et l’impatience d’apercevoir enfin un peu de terre, de route ou même de garnotte! Est-ce l’hiver qui a été plus long? Ou peut-être sommes-nous juste plus réceptifs au baromètre et aux changements de pression atmosphérique qu’on ne l’imagine : un petit rayon de soleil et le baume au cœur revient ; une journée grise et on se languit déjà de voir des crocus... Les bottes de caoutchouc et les habits de pluie commencent à pointer le bout de leur nez dans les garde-robes, les vélos font des clins d’œil impatients et les boites métalliques remplies de

annie maheux Conception de la maquette du journal :

patric chaussé

graines précieusement gardées refont surface. La saison du jardinage se dessine doucement. C’est le moment de planter les premiers semis pour nos jardins, ou pour les plus avancé.es, de faire quelques transplantations qui rejoindront les bords de fenêtres… Cette année, l’Association franco-yukonnaise a lancé une belle initiative pour initier la population aux secrets du jardinage, particulier sous nos contrées nordiques : une série de petits fi lms-ateliers, gratuits, en ligne et en français. Voilà qui va nous aider à colorer en vert nos pouces impatients de jouer dans la terre! L e j a rd i n a g e a c e c ô t é magique de nous ramener à la reconnaissance des cycles de la nature. Le Yukon aussi a cette particularité notoire, d’ailleurs, de perpétuellement nous rappeler les cycles contrastés des saisons. A p rè s u n l o n g s o m m e i l hivernal, le printemps et ses connotations de renaissance et d’espérance s’ancrent doucement dans nos cœurs et dans nos corps. La nature nous incite à lui faire confiance. Semer des graines, c’est voir les espoirs prendre racine, sortir de terre, puis s’élever… Ce n’est peut-être pas anodin d’avoir mis la date des élections à cette période en fait! Le soleil qui revient, c’est comme le sourire d’un enfant lors d’une journée remplie de tristesse. Ça nous relie au moment présent, à la vie qui continue, tant bien que mal, envers et contre tout. Parce que même par temps gris, on continue de vivre. Le printemps, c’est fi nalement un peu comme un sourire que la nature nous adresse.

*150 $ pour la version papier hors Canada.

26 $ 25

Format papier * ou PDF

Erratum Une erreur s’est glissée dans notre dernière édition du 25 mars à la page Coups d'œil, concernant la carte postale de 1936 : « Le nom de famille de Marie-Ange n'est pas Beaudoin, mais Beaudin. Sa biographie avait été entrée dans le premier répertoire des histoires de francophones Empreinte, publié en 1997, sous le nom de Beaudoin, ce qui depuis a créé de la confusion. La famille a depuis confirmé que son nom était Beaudin, comme inscrit sur son épitaphe au cimetière des Pionniers de la 6e avenue à Whitehorse. Marie-Ange Beaudin y est enterrée avec son second mari et son beau-frère acadiens, respectivement Antoine et Maxime (Max ou Mike) Cyr », a rectifié Yann Herry.


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Le Yukon aux urnes Contrairement au Nunavut et aux Territoires du Nord-Ouest, qui votent selon un mode de scrutin sans partis politiques, le Yukon emploie un modèle de Westminster semblable à ce qu’on retrouve dans les provinces et au fédéral. Les électeurs font face à des chefs qui défendent un programme électoral ou, dans le cas du gouvernement sortant, un bilan. Le libéral Sandy Silver mesure le sien aux propositions du NPD et du Parti du Yukon en matière de logement. Denis Lord, L’Aquilon

Sur fond de crise immobilière, les Yukonais et Yukonnaises décideront le 12 avril prochain si, pour la première fois de leur histoire, ils confient un second mandat consécutif au Parti Libéral ou s’ils cautionnent l’un des nouveaux leadeur.es : Currie Dixon, du Parti du Yukon ou Kate White, du Nouveau parti démocratique. M. Dixon, un ancien ministre des services communautaires, a délogé Brad Cathers de la tête du Parti du Yukon l’an dernier et tentera de ravir le comté de Copperbelt North au libéral Ted Adel. M. Cathers est toujours en politique et cherchera à conserver son siège de Lake Laberge. Le parti a remporté six circonscriptions en 2016. Seule la chef sortante Liz Hanson et Kate White gardaient le fort du NPD à l’Assemblée législative yukonaise après l’élection de 2016. Mme Hanson a cédé le leadeurship du parti à Kate White en 2019 et ne se représente pas cette fois-ci. Kate White sollicite un troisième mandat dans Takhini-Kopper King. « Avant 2016, il n’y avait que deux libéraux élus. J’essaie de faire la même chose », dit-elle, commentant le nombre de sièges qu’elle souhaite ravir. Chose sure, le NPD ne remportera pas la circonscription de Watson Lake. La candidate Amy Labonte s’est retirée de la course après que certains messages inappropriés publiés sur les réseaux sociaux aient refait surface.

Un second mandat? Les Libéraux ont remporté 11 des 19 sièges aux élections de 2016, succédant au plus conservateur Parti du Yukon, auquel les Yukonais et Yukonnaises avaient précédemment accordé trois mandats consécutifs. Le député Don Hutton (Mayo-Tactchun) a quitté le caucus libéral plus tôt cette année pour siéger comme indépendant, mais ne se représente pas. Jeremy Harper, un membre de la Première Nation de Selkirk, tentera de ramener le comté dans le giron libéral. Un seul candidat indépendant se présente, l’ex-entraineur de squash Jan Priedetis, qui brigue la circonscription de Mountainview. Le Parti vert a été retiré du registre électoral puisqu’il ne présente pas de candidat.

L’enjeu du logement Le logement et l’accès à la propriété privée font partie des enjeux majeurs des élections, avec l’économie, la santé et l’environnement. Selon un rapport paru en 2020 de la Société canadienne d’hypothèque et de logement, « l’offre limitée de logements existants et la persistance du marché favorable aux vendeurs ont contribué à la hausse des prix pour de nombreuses formes de logements ». D’après le Bureau des statistiques du Yukon, au quatrième trimestre 2020, le prix moyen des maisons unifamiliales atteignait un niveau record de 598 800 $, une augmentation de 73 100 $ par rapport au quatrième trimestre de l’année précédente. Les libéraux vantent leurs réussites dans ce domaine tout en promettant de continuer un travail rendu pressant par « l’inaction des gouvernements précédents », selon le premier ministre sortant, Sandy Silver, qui a obtenu son mandat majoritaire il y a plus de quatre ans. D’après les données du parti, le Fonds pour les initiatives en matière de logement fournit annuellement 3,6 millions $ pour la construction de logements abordables et aurait jusqu’à maintenant facilité la

construction de 350 unités à travers le territoire. Les Libéraux s’enorgueillissent en outre d’avoir triplé les investissements pour la mise en marché de lots en comparaison des gouvernements précédents et promettent d’ajouter 1000 nouveaux lots aux 550 déjà mis en marché durant le prochain quinquennat. Ils promettent en outre de s’associer avec le secteur privé pour exploiter des parcelles de terrains de Whitehorse pour la location et la propriété privée.

Revisiter le rôle du gouvernement Sur le site Internet du Parti du Yukon, Currie Dixon vilipende l’inertie de l’administration sortante. « Contrairement à certaines places au Canada, peut-on y lire, le manque de terrains disponibles n’est pas dû au manque d’espace, mais au manque de volonté politique. Cette réalité a nui à notre économie. » Le Parti du Yukon compte aussi sur des partenariats pour résoudre le problème. En cas de victoire, Currie Dixon s’engage à réviser la taille et les objectifs du gouvernement dans le secteur immobilier, ainsi qu’à examiner le rôle de Société

d’habitation du Yukon dans les collectivités rurales, où il souhaite offrir des programmes de subvention et des incitatifs fiscaux pour stimuler la construction et la propriété privée.

Kate White souhaite aussi limiter les augmentations de loyer, qui peuvent actuellement atteindre jusqu’à 40 % annuellement. Dans cette optique, le NPD veut modifier la Loi sur les propriétaires et les locataires pour bannir les évicComme à Whistler tions « sans cause et sans averPour le Nouveau parti démocra- tissement justes ». Les chefs du Parti Libéral et du tique, le partenariat est aussi un Parti du Yukon n’ont pas répondu élément clé d’une crise immobilière aux demandes d’entrevue de qui affecte jusqu’à la rétention du personnel de la santé dans les l’Aquilon à ce sujet. collectivités rurales. « Le Yukon n’est pas une place Plus d’électeurs abordable », rappelle Kate White en français, langue qu’elle a apprise « Il y a 20 % d’électeurs de plus en programme d’immersion. Notre enregistrés cette année que lors vision du résidentiel, c’est quelque des élections de 2016 », constate chose de similaire à Whistler où le directeur des élections du les gens peuvent acheter une Yukon, Maxwell Harvey. maison même s’ils n’ont qu’un Pour accueillir cet électorat revenu moyen. » en croissance en respectant les Un gouvernement NPD travail- règles d’éloignement physique, lerait avec les organismes sans but les espaces de scrutins ont été lucratif, les Premières Nations et le élargis et, pour la première fois, gouvernement fédéral « pour créer les bulletins de vote spéciaux sont des unités de logement vendues à accessibles à tous ceux qui les travers une nouvelle société d’ha- demandent. Les gens peuvent bitation à un prix associé à l’indice déposer ces bulletins à leur bureau des prix à la consommation, et qui de circonscription, au bureau de ne seraient pas revendues dans un Whitehorse ou par la poste. « Mais marché ouvert, mais seulement à les bulletins de vote doivent être travers la Société d’habitation à un reçus avant le 12 avril à 20 h », maximum fixé par celle-ci ». précise M. Harvey.

Le site de l’Association franco-yukonnaise fait peau neuve Après plusieurs années de travail, il est désormais possible de naviguer sur le tout nouveau site Web de l’Association franco-yukonnaise (AFY). Avec celui-ci, « on simplifie, on embellit et on centralise », affirme fièrement Francis Lefebvre, directeur des communications et des relations communautaires à l’AFY. l’association. « Ça prenait un support pour guider les actions et les renforcer, Plusieurs objectifs se cachent derrière le travail de refonte du site Web et c’est là qu’on va avoir une image afy.ca. Naturellement, les questions de marque ‘’AFY’’ bien appuyée, une d’esthétique, d’unification de l’image image unique », ajoute le directeur de marque et d’une navigation des communications. plus pratique ont guidé l’entièreté du projet. Au-delà de ces raisons, L’expérience pour Francis Lefebvre, il fallait « créer utilisateur bonifiée une étincelle de rapprochement », entre l’AFY et la communauté franco- « Une des grosses forces du site phone. « C’était vraiment de donner Web, c’est que l’expérience de l’information et la présenter d’une l’utilisateur a été un point central manière à ce que la communauté dans la conception, pour que les puisse nous connaître mieux. » gens puissent y naviguer de manière D’où la place consacrée aux por- régulière », indique Francis Lefebvre. traits d’employé.es, aux activités et Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si à l’éventail de services offerts par la page d’accueil met en évidence Laurie Trottier

les activités à venir, le but étant que la communauté francophone du Yukon s'approprie le nouveau site et qu'elle prenne plaisir à y découvrir les prochains événements proposés. De plus, l’ancien site Web, construit avec une logique de « domaines séparés » de l’AFY, ne concordait plus avec la vision commune de l’association. « Il n’avait pas la capacité de représenter l’ensemble des offres et des services », ni de s'imposer comme un outil efficace pour que tous et toutes puissent consulter l’information, que ce soit en art et culture, en justice ou en santé. Contrairement à l'ancienne, la nouvelle interface est également facile d’accès sur toutes les plate-

formes, comme les cellulaires ou les tablettes. Pour Francis Lefebvre, « terminer un projet comme celui-là, surtout pour l’AFY, ça mobilise énormément de gens, de talents et de contraintes ». Sa plus grande fierté demeure la longévité de ce site Web, dont la présentation « va durer dans le temps et va continuer à servir des besoins futurs ». Il souligne être particulièrement fier d’avoir mené à terme le projet, qu’il voit comme « un gigantesque travail d’équipe ». D’autres sections seront ajoutées dans les prochains mois pour faciliter le rapprochement communautaire et pour humaniser l’AFY et les personnes qui y travaillent.


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Inondations printanières : se préparer au rythme des extrêmes Un bref coup d’œil à l’extérieur suffit pour constater l’impressionnante quantité de neige qui n’a cessé de s’accumuler depuis novembre dernier. À l’aube d’un printemps que certain.es souhaiteraient hâtif, une inquiétude subsiste : les inondations. Quelles sont les étendues d’eau plus à risque et comment se préparer adéquatement? Laurie Trottier

Au grand bonheur des amateurs et amatrices de plein air qui ont profité des précipitations pour dévaler les pentes de ski et au grand dam des personnes qui tiennent la corvée de pelletage en aversion, cet hiver a amené un lot important de neige. De novembre à février, plus de 1m30 de neige a été enregistré à Whitehorse, notamment. « En regardant la quantité de neige dans la région de Whitehorse, et du fait que nous avons un certain retard sur la fonte printanière, c’est sûr qu’on a actuellement le double de la moyenne historique », affirme Benoît Turcotte, professionnel des recherches senior au Centre de recherche de l’Université du Yukon. Les chiffres compilés dans le Bulletin des relevés nivométriques et des prévisions du gouvernement du Yukon démontrent qu’il y a eu

60 % plus de précipitations que la normale à Whitehorse entre octobre 2020 et février 2021. Pour le chercheur, il ne fait donc aucun doute qu’il y aura des débordements ce printemps ou cet été, probablement dans les plus petits cours d’eau, et possiblement des inondations dans les lacs du Sud. En soi, « une inondation est lorsque l’eau déborde d’un cours d’eau ou d’un lac ; la définition commune correspond non seulement à de l’eau sur la plaine inondable, mais également lorsque cette eau commence à affecter des personnes et des infrastructures, à causer des dommages et à engendrer des coûts pour la société », explique Benoît Turcotte. Les débordements sont souvent causés par l'accumulation de blocs de glace qui forment un obstacle à l'écoulement de l'eau, soit un embâcle, ou bien simple-

Lecture débutante Se baigner dans des rivières ou des lacs, c’est toujours amusant. Ce qui est moins amusant, c’est quand ces rivières ou ces lacs débordent, et causent des inondations.

C’est quoi, une inondation? Une inondation, c’est quand l’eau déborde d’un cours d’eau ou d’un lac. Et beaucoup plus que quelques gouttes! Ça peut être dangereux, parce que ça peut inonder des maisons et des sous-sols, et causer des dommages aux bâtiments.

Pourquoi est-ce qu'il y a plus d’inondations au printemps? Tu as surement remarqué qu’il y a eu beaucoup de neige cette année, au Yukon. Le problème, c’est que quand la température se réchauffe, la neige fond en peu de temps. La neige se transforme en eau et le niveau des eaux augmente. D’après des experts, à cause des changements climatiques, il y a plus souvent de la pluie ou de la neige au Yukon. Ces changements ont des conséquences sur les plus petits bassins d’eau et rendent la prévision des inondations plus difficile.

Prédire les inondations, ça t’intéresse? Il y a des gens qui travaillent à développer toutes sortes d’outils pour essayer de prédire les inondations. Comme Benoît Turcotte, qui est un expert en la matière au Yukon. Son métier s’appelle ingénieur. Il existe plusieurs sortes d’ingénieur.es, comme ingénieur.e des eaux, par exemple. Pour faire ce métier, il faut être ingénieux.se et toujours vouloir améliorer les choses, en créant des outils ou en faisant des recherches. Si ce métier t’intéresse, tu peux en parler à tes parents ou à ton enseignant.e. Il y a des études spéciales pour ça et c’est très intéressant.

ment par une augmentation significative du ruissellement au-delà de la capacité d’évacuation d’une rivière, communément appelée une inondation en eau libre.

Année d’extrême Plusieurs facteurs influent sur la fréquence ou la force des inondations. Pour le doctorant en génie civil et génie des eaux de l’Université Laval, il est clair que cette année record s’inscrit dans une tendance plus lourde, soit celle des extrêmes. Le constat? « L’effet des changements climatiques. C’est plus chaud et [il y a] plus de précipitations », avec une plus grande fréquence de records et d’extrêmes. Si ces extrêmes ont moins d’impact sur les grandes rivières, puisque la dimension de leur bassin les rend moins assujetties aux événements météorologiques isolés, ce n’est pas le cas des petits bassins, comme la rivière Klondike ou la rivière Nordenskiold à Carmacks. Benoît Turcotte s’intéresse particulièrement aux communautés d’Old Crow et de Dawson dans le cadre de ses études, où un certain risque d’embâcle plane chaque printemps. Pour ce qui est du fleuve Yukon au centre-ville de Whitehorse, l'ingénieur croit qu’il ne représente pas une menace importante pour ce printemps ou cet été. L’accumulation de neige, cependant, semble inquiétante.

Préparer le territoire « Dans tous les cas, une fonte avec un temps nuageux, sans pluie, serait idéale, mais on en demande beaucoup à la nature », affirme le chercheur. Ce dernier travaille à développer de meilleurs outils de prévention et de prévision des inondations qui pourront ensuite être employés par les services communautaires. Selon lui, « juste le fait de pouvoir prévoir une inondation, ça facilite le travail de l’Organisme des interventions d’urgence du Yukon et des services communautaires. Ils peuvent faire une évacuation préventive par exemple. Ça va réduire le coût des inondations, c’est certain. » Il rappelle l’importance d’inspecter les digues et les barrages en remblai pour s’assurer que rien ne nuit à l’évacuation de l’eau. Au municipal, « il devrait y avoir des équipes déployées pour s’assurer

Laurie Trottier

Plus il y a de la neige au sol, plus la durée de la fonte de neige est importante. La fonte s’étire donc jusqu’aux journées plus chaudes et plus éclairées du printemps. Plus il fait chaud, plus la fonte de la neige s’effectue rapidement, ce qui augmente les risques d’avoir des inondations, explique Benoît Turcotte.

que tout le système pluvial est capable d’évacuer le plus de neige fondue possible », ajoute-t-il. La Ville de Whitehorse s’affaire d’ailleurs à déplacer la neige accumulée en ville afin de limiter les risques d’inondations dans les rues de la capitale. Elle a également incité les personnes résidentes à prendre des mesures pour s'assurer que leurs propriétés soient protégées contre les inondations dues à la fonte des neiges.

Préparer sa maison Selon le communiqué de la Ville, il est essentiel de prendre des mesures préventives : enlever la neige pour éloigner l’eau de fonte des fondations et des puits des fenêtres des maisons est une première étape. Pour prévenir les inondations résidentielles, une certaine préparation devient nécessaire « Ce que je conseille aux gens, c’est de se rappeler la direction de la pente de leur terrain et d’essayer d’éviter le plus possible d’avoir des accumulations de neige proche de la maison. » Aussi, il faut porter une attention particulière au gel pendant la nuit, qui risque de bloquer les gouttières et les drains, ce qui nuit au système d’évacuation d’eau. « Envisagez de faire appel à un professionnel pour déneiger votre toit ou pour transporter la neige loin

de votre propriété vers une zone de déneigement autorisée, suggère également la Ville de Whitehorse. De plus, ne placez pas de neige contre les bornes d'incendie, les boîtes utilitaires et la signalisation routière. Il est important que la neige ne s’empile pas sur les égouts pluviaux, car cela peut empêcher le drainage », indique le communiqué. Selon l’expert, les sacs de sable ne représentent pour leur part qu'une solution de dernier recours. Pour plus de conseils, le site Prévention Inondation, du gouvernement du Canada, dispose d’une section « trousse à outils ». La Ville de Whitehorse quant à elle suggère, en cas de problèmes de drainage sur la propriété de la capitale, d’appeler Eau et déchets au 668-8350 pour les problèmes urgents liés aux égouts pluviaux gelés, et Opérations au 668-8345 pour les problèmes urgents liés à un fossé bloqué ou à un cours de drainage pouvant affecter la propriété privée. Enfin, d’autres ressources sont également disponibles sur le site Web du Yukon. Seul le temps nous dira si les inondations de cette saison auront des effets dévastateurs sur les infrastructures ou pour les foyers. « On croise nos doigts pour que ce ne soit pas le cas, mais une bonne frousse aide à apprendre pour mieux se préparer dans le futur », conclut Benoît Turcotte.


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2021 Élection territoriale

Dans le cadre de l’élection territoriale d’avril 2021, l’Association franco-yukonnaise (AFY), porte-parole officiel de la communauté francophone du Yukon, a posé cinq questions aux leaders des partis territoriaux principaux. Voici leurs réponses.

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La prestation de services de santé en français est prioritaire pour la communauté francophone du Yukon. Quelles mesures concrètes votre parti prendra-t-il pour contribuer au développement des services de santé en français au Yukon? Appuierez- vous la mise en place d’un centre de santé bilingue à Whitehorse? Sandy Silver, Parti libéral du Yukon

Nous nous engageons à offrir des services de soins de santé de qualité aux Yukonais francophones. Durant toute la pandémie de la COVID-19, nous n’avons pas ménagé nos efforts pour que les Yukonais francophones puissent obtenir des renseignements et des services à jour. Nous avons mis sur pied un centre d’appel pour répondre aux questions non médicales concernant la COVID-19, notre médecin hygiéniste en chef et notre médecin hygiéniste adjoint ont répondu en français aux questions durant les séances d’information et nous remettons sur demande des résumés sur la COVID-19 traduits en français.

Depuis 2017, les francophones du Yukon bénéficient d’un service téléphonique confidentiel, grâce auquel ils peuvent obtenir de l’aide psychologique en français tous les jours. Cette ligne est gratuite et confidentielle et appuyée par une équipe de professionnels et de bénévoles expérimentés à l’écoute. La nécessité de créer un centre de santé bilingue a été établie dans le rapport intitulé Putting People First commandé par notre gouvernement. Nous nous sommes engagés à concrétiser toutes les recommandations de ce rapport, y compris le centre de santé bilingue, que nous espérons terminer cette année. Si nous sommes réélus, nous construirons et soutiendrons cet important fournisseur de services.

en français à travers les différents déparKate White, Nouveau Parti démocratique services tements. Ce n’est simplement pas une option pour du Yukon le NPD du Yukon de nier les droits que garantit la Pour les mesures concrètes, le recrutement de professionnels de santé francophones ou bilingues est directement lié à l’accès aux services de santé en français. En augmentant le nombre de médecins, d’infirmières, en finalisant les règlements sur les sages-femmes, nous allons porter une attention particulière à s’assurer que ceux et celles-ci puissent répondre aux besoins des francophones dans leur langue. En ce qui concerne la mise en place d’un centre de santé bilingue à Whitehorse, c’est une nécessité que nous appuyons. Nous voulons aussi nous assurer d’augmenter la capacité d’offrir des

Charte canadienne des droits et libertés ainsi que la Loi sur les langues du Yukon.

Currie Dixon, Parti du Yukon

Le gouvernement du Parti du Yukon s’engage à mettre à profit le travail réalisé pour développer les services de santé en français sur le territoire. Nous nous engageons à faire progresser la création d’un centre de santé bilingue à Whitehorse, et nous travaillerons avec l’AFY pour ouvrir la voie à des services de santé bilingues pour les francophones. .

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L’éducation est également un domaine prioritaire pour la communauté franco- yukonnaise. Quelles mesures concrètes votre parti prendra-t-il pour offrir des services éducatifs en français de qualité tout au Iong de la vie? l’éducation nécessaire pour se trouver De plus, le Parti du Yukon s’engage à réserver de Riverdale. Grâce à ses salles communautaires Kate White, Nouveau Parti démocratique àunobtenir emploi de qualité au Yukon. Le NPD du Yukon un siège du conseil des gouverneurs de l’Université modernes, il constitue une tribune et un espace du Yukon est aussi fier de proposer davantage de places du Yukon à un représentant de la communauté dont les Yukonais francophones pourront profiter Nous croyons qu’il est essentiel de continuer d’appuyer l’École Émilie-Tremblay, le CSSC Mercier et la Garderie du petit cheval blanc. Ces institutions sont essentielles à la vitalité de la communauté et à l’épanouissement de la jeunesse franco-yukonnaise. Il est important de s’assurer que les ressources disponibles répondent à la demande du nombre grandissant de familles qui choisissent l’éducation en français. Nous voulons aussi augmenter l’accès à des cours en français à l’Université du Yukon. En partenariat avec l’Université du Yukon, il devrait être possible de développer des cours en français qui aideront les nouveaux diplômés ainsi que les immigrants francophones

en immersion française et des cours de français francophone pour que celle-ci puisse s’exprimer sur pour les adultes. les thèmes touchant la prestation de l’enseignement postsecondaire. Le Parti du Yukon s’engage envers l’AssoCurrie Dixon, Parti du Yukon ciation franco-yukonnaise (AFY) à examiner et à Le Parti du Yukon s’engage à travailler avec renouveler le partenariat de financement entre le la communauté francophone par l’intermédiaire gouvernement du Yukon et l’AFY afin de favoriser de votre organisation, de la CSFY, de l’Université la formation en français. du Yukon, du ministère de l’Éducation et d’autres intervenants pour offrir des services éducatifs en français au Yukon. À partir de maintenant et Sandy Silver, Parti libéral du Yukon pour les quatre prochaines années, nous nous Nous sommes très heureux d’avoir achevé engageons à tenir compte de toutes les idées et la construction du magnifique Centre scolaire de toutes les options. secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier

durant de nombreuses années. Nous croyons en la valeur de l’apprentissage à vie et espérons en savoir davantage sur les nouveaux projets et les autres possibilités que l’AFY envisage pour augmenter les occasions éducatives après la 12e année. Dans notre plan de 2021, nous avons substantiellement augmenté les services liés à l’éducation préscolaire et à la garde d’enfants, ce qui a permis aux familles d’économiser des milliers de dollars chaque année. Ce volet aidera tous les Yukonais, y compris les francophones.

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L’immigration francophone est un élément essentiel pour assurer le développement de la communauté franco-yukonnaise, notamment au niveau social et économique. Quelles actions votre parti prendra-t-il pour attirer et recruter des immigrants bilingues au Yukon? Yukon rehaussera les partenariats entre l’AFY et le S’il est réélu, un gouvernement libéral du ministère du Tourisme et de la Culture pour assurer Yukon publiera une stratégie sur l’immigration pour La communauté francophone représente une un financement à long terme de la campagne de soutenir les besoins grandissant en main d’œuvre partie incroyablement importante de la population marketing du tourisme francophone. des entreprises. Ceci sera fait en consultation avec très diverse du Yukon. Le gouvernement du Parti la communauté francophone. du Yukon serait fier de promouvoir l’immigration Sandy Silver, Parti libéral du Yukon francophone au Yukon et explorera avec enthouLe Yukon regorge de débouchés et nous Kate White, Nouveau Parti démocratique siasme des idées en collaboration avec l’AFY afin devons veiller à ce que ces possibilités existent du Yukon de trouver des moyens de faire du Yukon une Le NPD du Yukon est conscient de l’imrégion de prédilection où il fait bon vivre, travailler tant en français qu’en anglais. Nous continuerons de travailler avec la Commission de la fonction portance de l’immigration francophone pour la et élever une famille. Au-delà de l’immigration francophone, le publique afin de recruter des candidates et des vitalité de la communauté franco-yukonnaise. Nous Parti du Yukon reconnaît la précieuse contribu- candidats pour des postes bilingues désignés en croyons qu’il est essentiel de travailler en partenariat tion du tourisme francophone pour l’industrie du affichant les offres sur les campus universitaires avec les Franco-Yukonnais afin de maximiser les tourisme de notre territoire. S’il est élu, le Parti du ainsi que lors des grands salons de l’emploi orga- opportunités pour l’immigration de francophones. nisés dans les régions francophones du Canada. Les francophones, qu’ils soient yukonais d’origines

Currie Dixon, Parti du Yukon

ou non, doivent pouvoir continuer de vivre, de travailler, et de partager leurs cultures en français. Le manque de logements abordables est une barrière à l’immigration et à la rétention des nouveaux arrivants et les francophones n’y font pas exception. Notre plan pour le logement et pour l’augmentation du salaire horaire minimum à 15,20 $ se veut une façon de rendre la vie plus abordable et ainsi faciliter une meilleure intégration et rétention des travailleurs nouvellement arrivés. Nous voudrions également travailler avec la communauté et nos partenaires pour réviser les cibles d’immigration francophone au Yukon en partenariat avec le programme territorial de candidature à l’immigration.


Jeudi 8 avril 2021

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La Loi sur les langues du Yukon reconnaît l’anglais et le français comme les deux langues officielles du Canada, ainsi que l’égalité de statut de l’anglais et du français au Yukon. Quelles actions votre parti prendra-t-il pour la pleine mise en œuvre du cadre réglementaire sur les services en français au Yukon en lien avec la Loi? Qu’allez-vous faire pour augmenter l’accès aux services en français? première ministre et chercher conseil • Conclu une entente dans le cadre du procès chaque ministère pour assurer le transfert des Kate White, Nouveau Parti démocratique comme auprès des nombreux organismes et leaders de de longue date entre la CSFY et le gouverne- fonds et élaborer des plans de dotation pour des du Yukon ment du Yukon, et achevé la construction du postes bilingues. Actuellement, le gouvernement la communauté franco-yukonnaise. Dans un premier temps, je veux souligner que la représentation est importante aux yeux du NPD du Yukon. C’est pourquoi je suis fière de m’adresser en français régulièrement à l’Assemblée Législative. C’est aussi pourquoi je suis fière de présenter pas moins de 4 candidates et candidats bilingues au sein de mon équipe. En matière de services gouvernementaux, nos projets s’appliquent en français comme en anglais. Ça veut dire que les ressources en santé mentale dans les écoles seront francophones dans les écoles francophones. Ça veut dire que la préférence de choisir un médecin s’appliquera lorsque c’est une préférence linguistique. En augmentant l’accès aux services pour les franco-yukonais, on augmente la capacité du gouvernement de répondre aux besoins de sa population. Depuis mon élection en 2011, j’ai fait pression sur le gouvernement pour l’amélioration des services en français en étant à l’écoute des besoins de la communauté. Je compte continuer ce travail

Currie Dixon, Parti du Yukon

Le Parti du Yukon s’engage à mettre à profit le travail réalisé par les gouvernements précédents concernant les cadres réglementaires, et à poursuivre l’offre de services en français et la collaboration entre la communauté francophone du Yukon et le gouvernement. Nous nous engageons à examiner le programme d’offre active actuel pour veiller à ce qu’il réponde aux besoins actuels de la communauté francophone et à faire les changements nécessaires pour étendre ce programme à tout le territoire.

Sandy Silver, Parti libéral du Yukon

Durant les quatre dernières années, le gouvernement libéral du Yukon n’a pas ménagé ses efforts pour améliorer l’accès aux services en français. Nous avons :

magnifique Centre scolaire communautaire Paul-Émile-Mercier, qui abrite des espaces d’apprentissage modernes et adaptables pour les étudiants et les groupes communautaires francophones. • Obtenu une augmentation substantielle des fonds qui nous sont octroyés lors de négociations avec le gouvernement fédéral afin d’offrir de meilleurs services aux Yukonais francophones. Nous avons maintenant négocié une entente sans précédent de 28 millions de dollars sur cinq ans à partir de 2021, soit plus de cinq millions de dollars par année pour les cinq prochaines années. Cette nouvelle entente tirera parti des succès précédents et favorisera un meilleur accès aux services et aux communications en français à tous les niveaux du gouvernement. À partir de 2017, la Directions des services en français (DSF) a commencé à travailler avec

du Yukon a plus de 80 postes bilingues désignés. Ce n’est pas tout. S’il est réélu, le gouvernement libéral du Yukon construira un centre de santé bilingue à Whitehorse et conclura une nouvelle entente de financement sur cinq ans avec le gouvernement du Canada. À cet égard, nous : • étendrons l’accès aux services de santé en français; • améliorerons l’accès aux services juridiques en français; • améliorerons la réaction aux urgences en français; • améliorerons l’accès direct à des services en français dans tous les domaines gouvernementaux; • étendrons les services en français disponibles en ligne; • renforcerons les capacités bilingues au sein du gouvernement.

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Quels sont les autres actions, mesures ou services que votre parti souhaite mettre en place afin d’améliorer la qualité de vie des francophones? • renforçant les capacités bilingues au sein du gouvernement. S’il est réélu, un gouvernement libéral yukonais De plus, nous nous engageons à : fera tout son possible pour améliorer la qualité • maintenir le dialogue avec la communauté et de vie des Yukonais francophones ainsi que les les intervenants francophones; services qui leur sont offerts en : • promouvoir des programmes et des services • étendant l’accès aux services de santé gouvernementaux nouveaux et existants en français; en français; • améliorant l’accès aux services • augmenter les possibilités de dialoguer juridiques en français; avec le public; • améliorant la réaction aux urgences • planifier et réaliser plus d’initiatives de en français; communication bilingues; • améliorant l’accès direct à des services • élaborer un programme d’aide à la traen français dans tous les domaines duction pour les organisations yukonaises gouvernementaux; sans but lucratif, les Premières Nations et • étendant les services électroniques les municipalités; en français;

Sandy Silver, Parti libéral du Yukon

• promouvoir la langue française, ainsi que la communauté et la culture francophone sur le plan politique.

à ce que les gens du Yukon aient accès à de bon emplois tout en préservant notre environnement.

Une des actions les plus importantes à prendre est d’augmenter le nombre de logements sur le marché au Yukon. Les francophones n’échappent pas à la crise du logement qui sévit et c’est pourquoi nous allons créer 250 logements abordable avec Yukon Housing, limiter la hausse des loyers à l’inflation ainsi que développer des lots pour la construction résidentielle. Nous allons aussi nous assurer que le développement de nos ressources naturelles est fait en collaboration avec les Premières Nations, de façon

communauté francophone ainsi que des moyens grâce auxquels le Parti du Yukon peut améliorer la qualité de vie des francophones du territoire. Notre promesse à la communauté francophone : nous vous respecterons, nous travaillerons en étroite collaboration avec vous et nous vous écouterons. Nous pensons qu’en plus des engagements mentionnés ci-haut, la collaboration et l’écoute constitueront un bon point de départ et permettront de trouver de nouvelles idées et de fixer de nouveaux objectifs.

Currie Dixon, Parti du Yukon Kate White, Nouveau Parti démocratique Nous serions heureux de rencontrer des reprédu Yukon sentants de l’AFY afin d’identifier les priorités de la

Merci à


Jeudi 8 avril 2021

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dÉVeloppement duraBle

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Penser la résilience pour assurer le Yukon de demain L’objectif « Communauté engagée, connectée et participative » fait partie du plan de développement durable (PDD) de la Ville de Whitehorse. À leur façon, Katrine Frese et Florian Boulais y contribuent en habilitant les gens à comprendre et à intégrer la résilience dans les différents aspects de leur vie. des formations et des séances de facilitation, adaptés pour les particuliers, les entreprises et le secteur public.

Comment ça fonctionne, la résilience?

Fournie

Katrine Frese est titulaire d’une maîtrise en géologie et d’un doctorat en sciences naturelles et elle a travaillé dans le domaine de l’évaluation des risques de catastrophes naturelles pour des sociétés mondiales d’assurance. Elle enseigne également les politiques de changements climatiques à l’Université du Yukon et elle a travaillé à l’Office d’évaluation environnementale et socioéconomique du Yukon (YESAB), où elle était directrice du bureau à Whitehorse. Fabien Boulais, de son côté, est entrepreneur et érudit. Il est fasciné par le fonctionnement des choses : « Très tôt, j’ai eu cette attraction pour les systèmes et la mécanique, donc j’ai beaucoup bricolé », raconte-il. Il a entre autres étudié les technologies laser, les hologrammes et les ordinateurs. Il est mécanicien de moteurs à réaction. Aujourd’hui, il étudie la résilience dans des domaines tels que la psychologie, les sciences naturelles, l’économie, la philosophie, l’éducation et plus encore.

Le PDD a été pensé et conçu en collaboration avec les citoyens de la ville pour soutenir un environnement sain et une qualité de vie pour toutes et tous sur le long terme. L’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise s’associent pour présenter, dans une série de dix articles, des entreprises qui contribuent à l’économie durable de notre communauté. Mis en place depuis 2008 et mis à jour en 2015, le Plan comprend douze objectifs thématiques. Avec l’objectif « Communauté engagée, connectée et participative », la Ville souhaite favoriser l’engagement des citoyens et

des citoyennes afin de prendre de meilleures décisions civiques et plus fortement soutenues, tout en créant un sentiment d’appartenance et de responsabilité les uns envers les autres.

F&B Consulting – Yukon Resilience De manière générale, la résilience peut être définie comme la capacité à résister à une perturbation et à s’y adapter. L’opposé de la résilience est la fragilité. Notre réalité telle qu’on la connaît est constamment confrontée à de grandes pertur-

bations, qui sont malheureusement impossibles à prévoir. Il suffit de penser à des exemples comme la COVID-19, la crise financière de 2008 ou le 11 septembre 2001 pour s’en convaincre. Plutôt que d’essayer de prédire l’imprévisible, Florian Boulais et Katrine Frese soutiennent qu’il faut, en tant qu’individu, mais aussi en tant que collectivité, amener notre résilience à croître : « Notre résilience en ce moment, autant celle des systèmes [socioéconomiques] que celle qui est émotionnelle, est au plus bas », mettent-ils en garde. On a pu constater, en effet, la fragilité de nos systèmes avec

l’arrivée de la pandémie. Certains ont eu l’impression que le monde s’écroulait. Pour plusieurs, les multiples adaptations nécessaires ont été extrêmement éprouvantes ; d’autres ne s’y sont toujours pas habitués. Étudiant la résilience depuis des années dans des domaines aussi divers que la psychologie, les sciences naturelles, l’économie, la philosophie, l’éducation et plus encore, c’est dans ce contexte qu’ils ont choisi de lancer leur entreprise de consultation en résilience, F&B Consulting. Ils offrent ainsi leur expertise, en français et en anglais, à travers des ateliers,

Votre opinion nous tient à coeur! Vous souhaitez commenter nos articles? N’hésitez pas! Écrivez-nous : dir@auroreboreale.ca

Au lieu de tenter d’éviter continuellement les diffi cultés et les conflits, il suffit d’apprendre à leur faire face ; à vivre avec, plutôt que contre. C’est simple à dire, mais plus difficile à faire! D’autant plus que la résilience peut prendre différentes formes. C’est pourquoi les deux consultants sont là pour offrir conseils et orientation. Il est important aussi de commencer par soi : « La résilience commence par une résilience individuelle pour devenir une résilience collective et, éventuellement, systémique », expliquent-ils. En visant une plus grande résilience, on tend ainsi vers une communauté capable de mieux faire face aux pressions extérieures. Surtout à l’heure actuelle, où l’on cherche à mieux vivre en accord avec la nature, et adressons par exemple le besoin d’améliorer la sécurité alimentaire, la résilience semble une solution tout indiquée : « La résilience est très proche de la durabilité. En fait, la résilience à long terme, c’est la durabilité », résume Katrine Frese. Pour en apprendre davantage sur la résilience, visitez le site Internet fb-consulting.ca (bientôt disponible en français). Tout le monde a un rôle à jouer dans la réalisation des objectifs de développement durable. Pour plus d’information sur la façon dont vous et votre organisme pouvez être impliqués, vous pouvez contacter la Ville à environnement@whitehorse.ca Ce publireportage est le fruit d’un partenariat entre l’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise. Il a été rendu possible grâce aux contributions financières de la Ville de Whitehorse et du gouvernement du Canada.


Jeudi 8 avril 2021

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arctique

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Pour un partage des savoirs agroalimentaires Alors que le fédéral propose un nouveau programme de subvention pour l’innovation en agriculture nordique, la Territorial Agrifood Association participe à deux projets pour partager les savoirs dans ce domaine.

Ray Solokti

Les serres d’Inuvik sont un exemple d’initiative agricole arctique. Les différents acteurs du milieu travaillent souvent en vase clos.

Denis Lord

La taille du territoire, combinée à la multiplicité des juridictions, fait en sorte que plusieurs projets agroalimentaires nordiques se développent en vase clos, sans qu’il y ait transmission des expériences et des bonnes pratiques à travers un réseau ou une organisation. « Trouver une façon de partager expérience et idées serait excellent », estime Andrew Spring, chercheur de l’Université Wilfrid Laurier, qui collabore à des projets ˛ ˛ agricoles à Kakisa et à Délıne. Il y a de petits réseaux, constate-t-il, mais pas à grande échelle. « Nous faisons la même chose encore et encore, parce que nous nous parlons rarement, déplore M. Spring. Je ne sais même pas si CIRNAC [Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada] et CanNor [Agence canadienne de développement économique du Nord] se parlent! » Les choses pourraient changer. La Territorial Agrifood Association, qui représente les joueurs de l’agroalimentaire des Territoires du Nord-Ouest (TNO), s’est associée à deux projets de partage de savoir,

l’un à l’échelle canadienne, l’autre au niveau territorial. Professeur de l’Université Memorial de Terre-Neuve-etLabrador, Adrian Unc est l’initiateur d’un projet en instance de financement fédérant des institutions académiques de plusieurs provinces, ainsi que l’Université du Yukon. Il s’agit de construire une base de données sur les projets agroalimentaires en milieux boréal et arctique, autant pour partager que pour développer le savoir et l’innovation. Le professeur Unc souhaite également former à l’agriculture le plus grand nombre possible d’étudiants nordiques. Selon ce spécialiste des sols, beaucoup de personnes au Nord pratiquent l’agriculture en dilettante. « Au Yukon, par exemple, note-t-il, il y a quelques gestionnaires de projets, mais pas vraiment de scientifiques. […] Les collectivités ne peuvent pas supporter ça financièrement. Nous voulons créer une sorte de réseau institutionnel virtuel […] à travers le Canada qui intègre les ressources et les aptitudes requises, au lieu d’avoir ça en un seul lieu. » Les partenaires du projet

demandent au gouvernement canadien, par l’entremise du fonds Nouvelles frontières en recherche, un montant de 16 M$ pour six ans. La réponse des bailleurs de fonds devrait être connue en septembre.

Archives agricoles et webinaires À une échelle ténoise et avec la participation du Collège Aurora, la Territorial Agrifood Association fait de la création d’un portail de la connaissance pour soutenir l’agroalimentaire local, les individus et les compagnies, une de ses priorités. « Nous n’avons pas encore décidé à quoi ça ressemblerait, explique la directrice générale de l’Association, Amy Lemay, mais nous voulons numériser de vieux rapports et documents, comme une bibliothèque des archives agricoles des TNO. […] Une autre idée serait de diffuser des webinaires sur différentes thématiques de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Ce serait ouvert au grand public. » Mme Lemay ignore la date de mise en ligne du portail. Par contre, le site Internet de son association devrait l’être en avril.

1 M$ pour l’innovation Défi innovation alimentaire dans le Nord, le nouveau programme de subvention de l’Agence canadienne de développement économique du Nord, a pour objectif de « soutenir des projets communautaires novateurs axés sur les systèmes locaux et autochtones de production alimentaire et visant à améliorer la sécurité alimentaire dans les territoires ». L’innovation est ici entendue dans un sens large, qui peut autant toucher la production, la mise en marché, la distribution que le transport des aliments. Dans la phase 1, dont l’échéance était le 31 mars, les demandeurs peuvent obtenir jusqu’à 250 000 $ de financement. Dans la phase 2, cette somme atteint 1 M$. Jusqu’à trois des projets financés durant la phase 1 pourraient recevoir ce financement. On saura en 2021 quels projets ont été retenus.

Entrepreneuriat et innovation Les serres communautaires d’Inuvik présentent aussi un projet. « Il y a un peu de frustration sur le fait d’investir une énorme quantité

de temps sans être payés pour participer à ces programmes de subvention, concède la directrice de l’organisme, Ray Solotki, et ce serait mieux s’il y avait un financement de base disponible pour chaque région. » Quant à elle, Amy Lemay juge qu’il s’agit d’un bon programme, avec toutefois certaines faiblesses. « Les critères d’éligibilité devraient mettre l’emphase sur l’entrepreneuriat, considère-t-elle. Si l’appliquant principal est une petite ou moyenne entreprise, la subvention maximale est de 100 000 $. » Or, pour Amy Lemay, « être un bon entrepreneur donne de meilleures possibilités de résoudre le problème de la sécurité alimentaire, à travers la réduction de la pauvreté et la création d’emploi. [...] Il aurait dû y avoir unfinancement égal. » Elle considère en outre que l’innovation a une plus grande chance de fonctionner lorsqu’elle est appuyée par des qualités entrepreneuriales. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.


Jeudi 8 avril 2021

auroreboreale.ca

arctique

Un des plus grands défenseurs des écosystèmes aquatiques s’éteint

Aparima Danse

En mars dernier, l’annonce du décès de David Schindler, à 80 ans, a provoqué une vague d’émotion au sein de la communauté scientifique canadienne. Les hommages destinés à l’ardent défenseur des écosystèmes aquatiques soulignaient tour à tour le parcours exceptionnel du limnologiste de renom.

tahitienne

Laurie Trottier

David Schindler était loin d’incarner le stéréotype du scientifique introverti et replié sur lui-même. Depuis quelques semaines, les témoignages de ses collègues brossent plutôt le portrait d’un écologiste ne trainant pas sa langue dans sa poche, surtout lorsqu’il était question de partager les résultats de ses nombreuses recherches. Canado-Américain et professeur d’écologie au Département des sciences biologiques de l’Université de l’Alberta, David Schindler était un véritable pionnier de la recherche sur les eaux douces. Il a cumulé plus de 60 ans d’études sur les pluies acides, les phosphates et, plus largement, sur l’impact de l’activité humaine sur les écosystèmes aquatiques. « C’était un géant, par son dévouement infatigable envers la conservation des eaux douces et par l’incroyable impact de ses recherches », affirme Karen Kidd, une de ses élèves au doctorat, désormais biologiste et responsable d’une chaire de recherche à l’Université du Nouveau-Brunswick.

Dès le 15 avril 17 h 15 à 18 h 15

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de visiter les territoires nordiques afin d’y superviser des expériences ou d’y donner des conférences. « Le docteur Schindler est au cœur d’une partie importante de l’histoire des sciences et des politiques de l’eau aux Territoires du NordOuest (TNO). […] Il a appuyé l’élaboration de la stratégie de l’eau aux TNO et a été conseillé lors de l’élaboration d’accords bilatéraux de gestion de l’eau avec d’autres juridictions du bassin versant du Mackenzie », a tenu à souligner le ministre de l’Environnement et des Ressources naturelles des TNO, Shane Thompson, à l’Assemblée législative territoriale. C’est aussi grâce au précieux mentorat du professeur que Karen Kidd a pu réaliser une recherche sur le lac Laberge, au Yukon, mettant de l’avant la haute concentration de toxaphène, un agent chimique, dans les poissons du lac. Dans un communiqué du 10 mars dernier, le député de Frame Lake, Kevin O’Reilly, a quant à lui relevé le caractère révolutionnaire de la recherche du limnologiste — spécialiste des eaux continentales — qui a « contribué à une meilleure compréhension des systèmes aquatiques ». Et pour cause. En 1968, David Schindler a créé et dirigé la Région des lacs expérimentaux, un projet visant à conduire des expériences à long terme sur de larges étendues d’eau. Il a ainsi pu prouver les impacts néfastes des détergents à lessive à base de phosphate dans les eaux douces du Canada en séparant un lac en deux et en y introduisant l’agent chimique dans une des deux parties. Le contraste est flagrant sur les clichés de l’expérimentation, publiés dans la prestigieuse revue Science. Les résultats ont trouvé des échos jusqu’aux bureaux législatifs et le gouvernement du Canada a éventuellement stipulé l’interdiction d’usage des détergents à lessive à haute teneur en phosphate.

mentations, et cela a commencé avec ses projets à la Région des lacs expérimentaux », ajoute Fiona Schmiegelow de l’Université du Yukon. Cette dernière profite des célébrations entourant le 30 e anniversaire du traité canado-américain sur les pluies acides, signé le 13 mars 1991, pour rappeler l’importance du leadeurship de son collègue : « Le travail de David Schindler sur les pluies acides a représenté un point tournant ayant permis la création et la signature de ce traité. » Les plus récentes contributions à la science de l’écologiste originaire du Minnesota ont démontré que la pollution de la rivière Athabasca et ses affluents résulte principalement de l’exploitation des sables bitumineux en Alberta. « Il avait cette manière de prêcher par l’exemple. Il travaillait si fort et n’abandonnait jamais. C’était vraiment un modèle, parce qu’il était là à essayer de sensibiliser et de convaincre les dirigeants à adapter leurs politiques et les lois pour protéger l’environnement », ajoute fièrement Karen Kidd. Dresser la liste de tous ses prix et mentions relèverait d’un travail de moine. Mais hormis ses quelque 30 honneurs et 13 diplômes académiques et honorifiques attribués par des universités des quatre coins du monde, c’est aussi son caractère « terre-à-terre » qui aura marqué Fiona Schmiegelow. « Il incarnait la parfaite combinaison entre un grand penseur et un excellent scientifique et quelqu’un de drôle qui adore raconter des histoires », souligne pour sa part Karen Kidd. Pour ces deux collègues, la carrière de David Schindler aura laissé une trace indélébile au sein de la communauté scientifique, qui continuera à faire des vagues et à mener à des changements.

Selon Fiona Schmiegelow, directrice du programme Northern Environmental and Conservation Sciences à l’Université du Yukon, les observations du scientifique dans l’Étude sur les bassins des rivières du Nord entre les Territoires du Nord-Ouest et l’Alberta ne seront pas reléguées aux oubliettes de sitôt : « Son travail a permis d’étudier les effets cumulatifs le long de ces systèmes aquatiques à un niveau beaucoup plus grand. Il a réuni scientifiques, Autochtones, personnes des industries et représentants des gouvernements autour d’une même table afin d’entreprendre des conversations sur ces enjeux, desquelles ont découlé des Articles de l’Arctique est recommandations qui ont gran- Naviguer à travers une collaboration des cinq dement influencé la façon de gérer médias francophones des terla politique ces réseaux hydrographiques. » ritoires : les journaux L’Aquilon, Au fil de sa carrière, l’homme, « Il était dévoué à 100 % à mettre l’Aurore boréale, et Le Nunavoix d’ailleurs passionné de traineaux la science au service des enjeux ainsi que les radios CFRT et à chien, a multiplié les occasions urgents de politiques et de règleRadio Taïga.


Jeudi 8 avril 2021

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portrait

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Jean-Marc Bélanger laisse des sourires dans nos mémoires Des secrets de la tire d’érables aux rudiments de la construction bénévole, en passant par les joies de la radio, Jean-Marc Bélanger n’a eu de cesse d’accompagner la communauté depuis son arrivée au Yukon. Bénévole dévoué, entrepreneur engagé, mais aussi mari, papa et récemment grand-papa attentionné, il laisse derrière lui une quantité de sourires aussi grande que son cœur. Il s’est éteint le 21 mars dernier des suites d’un cancer, à l’âge de 59 ans. nique Rencontres. « Ça nous permettait de nous tenir informés des activités à venir, de garder contact avec le monde et de rencontrer des gens », évoque Danielle.

Maryne Dumaine

Les contributions de Jean-Marc au Yukon sont innombrables. Arrivé avec Danielle Bonneau, son épouse, en 2002, il n’a eu de cesse de s’engager dans sa communauté.

Célébration la vie

Mari, papa et grand-papa dévoué « La famille, c’était important pour lui », confie Danielle. Tous deux Québécois d’origine, elle et Jean-Marc se sont rencontrés en 1991. « Il n’y avait pas de médias sociaux à l’époque. C’est une amie qui nous avait organisé une blind date!, se souvient-elle, le sourire aux lèvres. Ça a cliqué tout de suite. » « Cliqué tout de suite » est la bonne expression, puisqu’à peine trois mois après leur rencontre, Jean-Marc déclare à Danielle : « Tu es la femme de ma vie : si tu veux des bébés, aweille, on fait des bébés! » Un an après leur rencontre, le couple attendait son premier enfant, Jérôme, né en 1993. « L’aventure a commencé. On s’est marié l’année d’après, et l’année suivante Francis [leur deuxième fils] est né. » C’est sur l’île d’Orléans, au Québec, que le couple s’est uni.

L’aventure vers le Yukon Durant les fêtes de fin d’années de 2001, après avoir travaillé quatorze ans à la polyvalente de Charlesbourg, au Québec, « et deux enfants à travers ça », Danielle a envie de « faire autre chose ». Elle en parle à Jean-Marc, qui accepte cette idée sans hésitation. Tous deux s’entendent pour le nord du Canada. Jean-Marc démissionne de son emploi et les voilà repartis pour une nouvelle aventure.

Maryne Dumaine

Ce marteau avait été offert à Jean-Marc par un groupe de bénévoles venu travailler pour la construction d’une des maisons de Habitat pour l’humanité.

Tony Gonda

Francis et Jerôme Bélanger vivent tous deux au Yukon. Jean-Marc et Danielle les emmenaient souvent faire du bénévolat avec eux quand ils étaient plus jeunes.

d’être bénévole pour Habitat pour l’humanité. « Il m’a dit, tant “qu’à ne pas travailler, j’aime autant rendre service”. » Il y rencontre Stu McKay, alors directeur général de l’organisme avec qui la chimie passe bien. De fil en aiguille, JMB Construction prend le contrat de construire des maisons à vocation humanitaire, contrat qu’il gardera jusqu’à ce que la maladie l’en empêche. Sa patience à encadrer les bénévoles et son enthousiasme communicatif reste dans les mémoires. « Il pouvait passer une heure à expliquer comment se servir d’un tournevis. Il savait aussi voir les forces de chaque personne bénévole pour que tout le monde se sente vraiment utile », se souvient sa femme. Habitat pour l’humanité a offert Le virage vers la à Danielle un banc en la mémoire construction de Jean-Marc, qui sera installé au printemps prochain. Le lieu n’a pas Ce sont les paysages et les monencore été déterminé. tagnes qui ont inspiré Jean-Marc à travailler en construction. Au Québec, technicien en génie L’implication civil de formation, Jean-Marc était communautaire chargé de projet pour une compagnie d’ascenseurs. « Quand je Au-delà de son emploi, Jean-Marc l’ai connu, il était vendeur dans s’est impliqué dans d’innombrables une compagnie de tôle : la journée projets communautaires. Son implilongue au téléphone! », se remémore cation remarquable lui a d’ailleurs Danielle. Mais dès son arrivée au valu la nomination de membre honoYukon, son choix est clair : il ne s’en- raire de l’Association franco-yufermera pas dans un bureau. Il choisit konnaise (AFY) lors de la dernière plutôt la menuiserie-charpenterie. assemblée générale annuelle de Après quelques contrats, il l’organisme, en octobre dernier. lance rapidement une petite entreGénéreux de son temps, il a été prise : JMB Rénovation, qui peu à bénévole lors de très nombreuses peu deviendra JMB Construction. activités de l’AFY, telles que les Ses contrats de constructions fêtes de la Saint-Jean-Baptiste, lui font rencontrer des gens et lui les Soupers des bénévoles et les donnent le sentiment d’aider son épluchettes de blé d’Inde. Il a prochain. C’est d’ailleurs ainsi qu’il aussi marqué les mémoires pour est amené à aller rénover l’église ses longues plages horaires lors de Tuktoyatuk aux Territoires du des cabanes à sucre. « On aimait Nord-Ouest. ça, et on voulait aussi montrer l’imEntre deux contrats, il décide portance de la communauté à nos Une fois encore, les choses vont vite, puisqu’en août 2002 la famille vend sa maison et ses biens et part vers l’ouest. « La seule chose que nous avions prévue, c’était l’école pour les enfants. On les avait inscrits à Émilie-Tremblay. » C’est lors d’un mois de septembre gris que la famille arrive au Yukon. « Là, on avait de l’ouvrage! Pendant qu’ils allaient à l’école, il fallait se trouver un logement, du travail. Il fallait s’organiser! » Après 21 jours de camping sous la pluie, le couple se trouve enfin un premier petit logement. Tout finit par se placer. « On se disait : "Coudons, ils nous attendaient au Yukon! Tout marche! On est bien ici! " », se souvient Danielle.

enfants », confie Danielle. Jean-Marc a également été le président du comité catholique Saint-Eugène de Mazenot pendant près de dix ans. Au-delà de son sourire qu’il a gardé jusqu’à la fin, on se souviendra aussi de la voix de Jean-Marc qui faisait partie du groupe Lesceusses-qui-ont-du-fun-quandy-chantent. Le groupe a compté jusqu’à huit membres à travers ses douze ans d’existence, mais le noyau était composé de JeanMarc, sa femme, Claude Gosselin et Hélène Beaulieu. Après la dissolution du groupe, Jean-Marc a continué de chanter et à s’impliquerdans la chorale Chamber Choir de Whitehorse, qui compte d’ailleurs lui dédier son prochain spectacle du printemps. Jean-Marc était également technicien pour l’émission radiopho-

Jean-Marc s’est éteint auprès de ses deux fils et de sa femme, dans le calme du Yukon. Sa famille compte organiser une célébration de vie en extérieur afin que tous ceux et celles qui le souhaitent puissent y participer, malgré la pandémie. Elle aura lieu lorsque le beau temps du printemps reviendra. Jean-Marc souhaitait que ses cendres soient versées dans le fleuve Yukon et dans le fleuve Saint-Laurent, au Québec. Danielle est très reconnaissante pour tous les messages qu’elle a reçus au cours des derniers jours. « J’ai reçu beaucoup de messages, beaucoup d’amour. Ça me touche vraiment de voir à quel point mon Bel Amour était apprécié de la communauté. » Elle conclut par un message de remerciement, en son nom et ceux de ses fils, envers toute la communauté qui les soutient en ce moment douloureux. La force tranquille et enjouée d e J e a n - M a rc m a n q u e r a à beaucoup d’entre nous. Il laisse derrière lui un grand vide, mais il restera dans tant de souvenirs que son sourire brillera pour encore bien longtemps, ici-bas. Merci Jean-Marc, au revoir.

Tony Gonda

Jean-Marc était un bénévole assidu lors des traditionnelles cabanes à sucre de l’Association franco-yukonnaise.


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Valérie Bussières

Madeleine Piuze

Raphaël Langlois

Stéphan Poirier

Valérie Bussières, Stéphan Poirier et leur fille Maya sont allés au col de Haines (Haines Pass). C’était pour Maya une première de ski de randonnée. « On a passé cinq jours dans la Haines Pass, il y a énormément de neige. Du jamais vu! », selon Valérie.

Madeleine Piuze Fournie

Le camping d’hiver était au programme de plusieurs familles yukonnaises lors de la fin de semaine de la relâche. Madeleine Piuze et ses enfants Raphaël, Rosalie et Justin ainsi que leurs amis Léo et Mathis Bergeron ont été camper au lac Marsh.

Colin Bosc s’est rendu en famille au lac Chadburn afin de faire une petite trempette hivernale. Il s’agissait de sa première expérience d’immersion en eau glacée, sous les yeux incrédules de ses enfants Charlotte et Auguste.

DAN

Fournie

Mahée Marchand-Patera a l’air de bien s’amuser. Pendant les vacances scolaires, elle et sa famille ont profité des belles journées pour faire du ski. Selon son papa, Pierre Marchand, « cette photo résume bien la semaine de ski dans les montagnes »!

pour Whitehorse Centre-ville Voici quelques-uns des sujets qui sont importants pour moi : • L’équilibre entre un centre-ville vibrant et les besoins de ses résidents. • Augmenter les investissements dans le secteur « Whitehorse Centre » par l’entremise des Fonds Verts et des Fonds d’Infrastructures fédéraux et territoriaux. • S’assurer que notre centre-ville est bienveillant, chaleureux sécuritaire et accueillant pour la diversité de tous les membres de notre communauté. Surtout, je veux savoir ce qui est important pour vous ! Je vous invite à communiquer avec moi.

867-336-4369 @DanCurtisYXY @DanCurtis @whitehorsedancurtis dan4downtown@gmail.com Autorisé par l’agent officiel du Parti libéral du Yukon

Fournie

Émilie Lefrançois, humoriste, a produit son premier spectacle au Yukon à l’aide de Matthew Toothill. La soirée d’humour avait lieu au bar Paddy’s Juke Joint et s’est déroulée à guichet fermé. « Cette fois-ci, pas de jean trop serré, j’ai fait mon spectacle en onesie : mettez ça sur le dos de la pandémie », a déclaré l’artiste.


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coups d’oeil

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Fournie

La Caravane boréale des dix mots a tenu à souligner le 20 mars dernier la Journée internationale de la francophonie en offrant aux gens du Yukon un atelier de peinture et de dessin sur des sachets de thé. Évidemment, chaque œuvre s’inspirait des mots de la Caravane qui ont été sélectionnés cette année autour du thème de l’air. Camille et Chloé se sont attardés pour leur création au mot « buller » qui signifie ne rien faire. Selon le site Web du ministère des Armées de la France, la formule a été empruntée à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, au milieu du XXe siècle. À l’époque, dans un mortier d’artillerie, il existait une plaque qui, pour que l’engin soit opérationnel, devait être parfaitement horizontale, ce qui se vérifiait à l’aide du niveau intégré. Lorsque la bulle de ce niveau était « coincée » entre ses deux repères, le mortier était prêt à être utilisé. Les artilleurs n’avaient plus qu’à attendre les instructions, et cela pouvait être long, voire très long… alors quoi de mieux qu’une petite sieste pour patienter.

Joëlle Haché

Jouer dans la neige n’est pas une activité réservée aux plus jeunes. On voit ici David Morissette qui dévale les pentes lors d’un séjour au col de Haines pendant les congés de mars.

Bienvenue à Laurence Rivard qui vient de se joindre à l’équipe de l’Association franco-yukonnaise en tant qu’agente de projet Jeunesse. Fournie

Vous aussi vous souhaitez que vos photos soient publiées dans le journal ? C’est un beau souvenir et une bonne idée de surprise à envoyer à vos familles et amis ! C’est simple : envoyez-les-nous à dir@auroreboreale.ca

Vous pourriez être surpris de voir jusqu’où

le bénévolat pourrait vous mener.

La Semaine nationale de l’action bénévole se déroule du 18 au 24 avril.

VolunteerYukon.ca

• info@volunteeryukon.ca • 305 rue Wood • 867 456-4304

Cette campagne est soutenue par Centraide Yukon.

INFO SANTÉ

SAVAIS-TU que...

Tu viens d’arriver au Yukon?

Ê

tu peux trouver les points de services en français pour la santé, en consultant le répertoire des professionnels.les bilingues du PCS? francosante.org Tu es un.e professionnel.le de la santé qui offre des services en français? Inscris-toi au répertoire!

C’est gratuit! pcsadjointe@francosante.org et 668-2663 poste 810


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Le Yukon, au rythme des vers et de la prose C’est au Yukon que s’est conclue la sixième et dernière édition des soirées Du Nord et de l’Ouest : Dialogue d’écrivain.es, le 25 mars dernier. L’hymne au territoire yukonnais a résonné tout au long de la soirée, à travers la musique, les écrits et les haïkus proposés par les participantes et participants. l'événement en général : « C’était au-dessus mes attentes. C’était super d’écouter tout le monde et d’avoir un contact avec des gens d’un peu partout au Canada. L’ambiance était sympathique et ça m’a plu d’avoir un moment de création tous ensemble. »

Laurie Trottier

Le mois de mars étant le mois de la poésie, le Conseil culturel fransaskois (CCF), l'organisme porte-parole de la francophonie dans les arts et la culture de la Saskatchewan, a décidé de mettre sur pied une série de six soirées littéraires entièrement gratuites pour « rapprocher les écrivains et écrivaines francophones des provinces de l’Ouest et des territoires du Nord ainsi qu’à les faire connaître du public, indique Aurélie Labrière, coordonnatrice pour le CCF. Nous espérons ainsi avoir l’opportunité de réseautage et de découvertes de nouveaux talents locaux. »

La saveur yukonnaise Chaque soirée y apposait sa touche unique, et celle du Yukon n’y a pas fait exception. Le thème du territoire yukonnais a transcendé la majorité des écrits des cinq participant.es, soit Catherine BolducGagnon, Marie-France Mallet, Nicolas Hyatt, Régis St-Pierre et Josée Fortin. Cette dernière a lancé le bal en lisant une ode au territoire : « Là pour rencontrer le silencieux

Le voyage du fou comme plongeon

Alistair Maitland

« Mon opinion manquera toujours de quelque chose pour quelqu’un qui m’attend certainement avec une brique et un fanal », image Catherine Bolduc-Gagnon dans sa nouvelle Le voyage du fou.

majestueux du grand blanc, éternel. Là où l’infini n’est pas juste un rêve inachevé, oui, je danserai », a-t-elle lu, demi-sourire. Après avoir été bercé par la musique d’Olivier de Colombel et par la prose de ces cinq écrivain.es, le public a été sollicité afin de créer

un haïku, proposition de Sandra St-Laurent, animatrice de la soirée. Le haïku représente une forme d’écriture poétique extrêmement brève – l’entièreté du message repose sur trois lignes – qui tire ses racines du Japon. Tous et toutes pouvaient partager leur

création. Marie-France Mallet a pour sa part composé le poème suivant : « L’odeur du bois, le silence, je m’entends. » Cette possibilité de créer après avoir échangé sur leurs écrits a énormément plu à Catherine Bolduc-Gagnon, tout comme

Soyons clairs : je ne suis pas bilingue. J’ai une déficience auditive depuis que je suis enfant ce qui rend difficile l’apprentissage des langues - mais ce n’est pas votre problème - c’est le mien. Ce que je peux vous offrir, c’est de la réceptivité, de l’engagement, du dévouement et de l’intégrité. Je suis fier du travail que notre gouvernement a accompli pour faire d’un centre de santé bilingue une réalité. Il est important de pouvoir communiquer clairement avec les professionnels de la santé. Et c’est un élément clé pour donner la priorité à la population. Notre gouvernement a permis au Yukon de rester un endroit sécuritaire : en matière de gestion de la pandémie, nous sommes en chefs de file au niveau canadien et même mondial. Si vous souhaitez discuter de quelque chose, n’hésitez pas. Je veillerai à mettre en place les moyens nécessaires pour que vous puissiez partager vos idées et ce qui compte le plus pour vous, de la manière qui vous convient le mieux.

Nous sommes sur la bonne voie – continuons.

Richard MOSTYN Autorisé par l’agent officiel du Parti libéral du Yukon

Whitehorse Ouest

Tout comme Régis St-Pierre, c’était la première fois que l’enseignante en immersion participait à une soirée littéraire comme celle-ci. Pour l’occasion, elle a écrit la nouvelle Le voyage du fou, où elle aborde entre autres la remise en question personnelle : « Je trouve qu’on est dans une époque dans laquelle ça devient difficile de poser la bonne action, puisque tout est en train de se faire remettre en question. Tout est en train de se faire construire et déconstruire, et c’est beau, mais je trouve ça difficile de m’y retrouver et de savoir comment je me sens », estime-t-elle. C’était aussi la première fois que Catherine Bolduc-Gagnon entendait parler d’une soirée littéraire en français, et elle est plus que ravie d’avoir fait le saut : « Je pense que j’étais vraiment stressée, mais je me suis sentie en sécurité et écoutée. C’était une première expérience vraiment riche et intéressante, ce serait merveilleux qu’il y en ait plus. » Celle qui est en train de peaufiner un premier roman admet que le Yukon influence ses perspectives et ses idées. « J’ai l’impression de regarder le monde avec une longue, longue vue », a-t-elle confié au public, composé d’une cinquantaine de personnes. Nicolas Hyatt, qui habite au territoire depuis trois ans, estime qu’après avoir vécu à Windsor, à Montréal et à Toronto, qu’« il y a assez de place ici pour qu’[il se] découvre ». Contrairement aux autres écrivain.es de la soirée, ce dernier a livré une composition tout en musique, truffée d’entrevues réalisées sur le thème de la langue francophone, qui abordait plus particulièrement le thème de l’insécurité linguistique. À tous ceux et celles qui hésitent à participer à ce genre d'activité littéraire, Catherine Bolduc-Gagnon souligne ses bienfaits libérateurs : « C’est une belle occasion d’utiliser la création et de dire ce qu’on a à dire, ailleurs que sur les médias sociaux. » Ainsi, si, pour plusieurs, le temps semble s’arrêter au Yukon, il devient aussi le répit idéal pour créer.


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Yves Lafond en route vers sa première publication Les fidèles lecteurs de la section Chronique du journal savent d’ores et déjà qu’Yves Lafond manie autant bien le volant que le crayon. Avec son tout premier livre Le boutte de la route, il donne vie à ces réflexions collectées le long de ses itinéraires au Québec et dans les territoires canadiens, et réalise du même coup un de ses plus vieux rêves. « Yves Lafond nous fait découvrir un autre art de vivre, un rythme différent, mais aussi des personnes, parfois dures, mais toujours émouvantes, qui dans un environnement hostile s’attachent à la lumière », complètent d’ailleurs les Éditions de la nouvelle plume, au sujet de l’ouvrage.

Laurie Trottier

Entre les pages du journal, il vous émeut, vous fait rire ou vous fait réfl échir. Dans son premier ouvrage à paraître aux Éditions de la nouvelle plume le 15 avril prochain, Yves Lafond caresse la même ambition. « J’ai toujours un peu écrit et, à un moment donné, on fi nit par croire qu’on est fait pour ça », blague-t-il d’entrée de jeu. Ce camionneur qui arpente coutumièrement les routes de Whitehorse à Inuvik affirme que sa mère est à l’origine de son premier texte, alors qu’elle lui avait demandé de rédiger quelque chose sur le thème de la neige. « Je me suis assis et je me suis mis à l’écrire. Ma mère était emballée, elle m’a acheté un cahier avec une belle reliure et elle a dit : ‘’Tu vas en écrire d’autres’’. J’ai repris l’écriture environ dix ans après ça », se souvient-il. Puis, c’est au tour d’un professeur de littérature de raviver l’étincelle créative du Québécois d’origine, qui se voit alors devenir un professeur de français le jour, et écrivain la nuit. Cependant, si quelqu’un est bien au fait que la vie prend parfois de curieux détours, c’est bien Yves Lafond, qui, après un passé en affaires, s’est installé derrière le volant depuis déjà plus de dix ans pour transporter du propane du Yukon aux Territoires du Nord-Ouest. Ce désir d’écrire n'a cependant jamais cessé et l’a accompagné sur le siège passager à chacun de ses voyages. « J’essaie chaque jour de faire un exercice. De juste penser à ce que je fais, pendant 2-3 minutes. De me concentrer sur c’est quoi le son que j’entends, comment le truck se comporte, comment mes membres se sentent. Et souvent après ça, ben souvent 5 minutes après, j’arrête le camion parce que j’ai une idée pour écrire quelque chose », affirme-t-il.

Panorama de rêves, de Yukon et de … truck Fidèle à ses expressions colorées, Yves Lafond décrit son premier livre comme « un mélange d’histoires de truck, de Yukon et de ne pas vivre selon les règles établies ». S’il dédie l’ouvrage principalement à ses deux fils, il estime que c’est aussi une oeuvre « pour les marginaux et ceux qui ont l’impression d’étouffer un peu dans leur vie ». C’est d’ailleurs ce que le

L’accomplissement et la nervosité en parallèle Lorsqu’il a répondu à nos questions, à un peu plus de deux semaines du lancement, la fébrilité d'Yves Lafond se ressentait : « Depuis le temps qu’on en parle, là [j’ai] des papillons dans l’estomac un peu et là je trouve que ça va vite! », s’exclame-t-il, en riant. Il estime que sa capacité à aborder des sujets qui rejoignent tout le monde fait en sorte que son lectorat apprécie ses histoires. « Je crois qu’ils ont l’impression d’être dans mes souliers », traduit Yves

Éditions de la nouvelle plume

« Ici, personne n’a de passé ; sûrement parce que tout le monde en a trop. Il y a des mots qu’il ne faut pas prononcer, des sujets tabous à éviter. En tête de liste : l’amour », écrit Yves Lafond dans son tout premier livre Le boutte de la route.

camionneur décrit comme un « passage d’ombre à la lumière » qui rend le récit aussi captivant, hormis le vocabulaire expressif et les métaphores hautes en couleur, qui font la réputation de sa prose. Les premiers textes de l’ouvrage concernent sa vie dans la Belle Province, où il sentait parfois qu'il faisait fausse route. « J’ai relu [mes chroniques écrites dans le passé] et je me suis dit : "C’était dont bien sombre quand j’étais au Québec! " », s’écrit-il. Avant de faire du Yukon sa terre adoptive,

ce dernier se demandait régulièrement : « Le cash c’est bien beau, mais suis-je en train de passer à côté de ma vie, de ma destinée? » Ces réalisations profondes et les récits de tout le chemin qu’à parcouru l’homme – littéralement! – animent donc les pages de ce premier livre. « Je ne pense pas que j’aurais été un bon écrivain si j’étais resté assis derrière un bureau à essayer d’imaginer des histoires. Je peux en imaginer, mais il faut que ça soit à partir de choses réelles », affirme-t-il.

Tv5unis.ca

Yves Lafond figurait récemment dans le documentaire L’appel du grand Nord diffusé sur les chaînes Arte et Tv5Unis.ca

Lafond, tout en confiant qu’Au boutte de la route représente le fruit de ses rencontres et de son amour pour le territoire et les gens qui le peuplent. Le livre sera disponible à compter du 15 avril.

Programme dejumelage Nouveaux arrivants et membres de la communauté recherchés pour participer à notre nouveau programme.

PROTECTION D’INCENDIE 867 333-0635 nordiquefire.ca

OUVERT AU PUBLIC

Inspection gratuite pour les extincteurs de résidence privée. 1410 rue Centennial, Whitehorse

Merci à

jumelage.afy.ca


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sociÉtÉ

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Un petit coup de pouce vert pour le jardinage De nouvelles ressources sur le jardinage aideront les Yukonnais et Yukonnaises à relever les défis d’un début de saison difficile. Marie Mounier

Que ce soit grâce à de nouvelles vidéos sur le jardinage mises en ligne par l’Association franco -yukonnaise (AF Y ) ou aux ressources offertes par la bibliothèque d’Énergie, Mines et Ressources (EMR), les amateurs de plantes trouveront l’aide nécessaire pour un jardin toujours plus yukonnais. Un coup de pouce bienvenu après un hiver si enneigé.

Une saison de jardinage qui peine à commencer Alors que l’hiver semble ne pas vouloir se terminer et que la neige recouvre encore abondamment le territoire du Yukon, il est difficile de penser qu’il est pourtant temps de semer les premières graines de la saison. « J’ai dû reculer de deux semaines le début de mes premiers semis à cause de la quantité de neige », explique Johanna Goossens, agronome, ouvrière horticole et responsable des jardins communautaires de la ferme des Premières Nations de Carcross/Tagish.

De plus, la persistance des conditions imposées par la COVID-19 ne facilite pas ce début d’année, malgré les nombreuses adaptations mises en place. C’est ce que constate Chelsea Jeffery, qui travaille à la bibliothèque d’Énergie, Mines et Ressources : « Contrairement à l’année passée, nous sommes ouverts. Cependant, les nouvelles mesures rendent l’accès aux ressources moins évident. » En effet, la grainothèque du Yukon, qui permet l’emprunt gratuit de graines pour les résidents du Yukon, a vu son nombre de visites diminuer comparativement aux années précédentes, à la même période. Alors qu’il est normalement possible de regarder soimême les variétés de graines proposées, les services maintenant offerts par la grainothèque sont principalement en ligne grâce à un catalogue, pour minimiser les contacts. Quant à l’Association franco-yukonnaise, elle a dû annuler pour une deuxième année consécutive les jardins communautaires, qui regroupaient sur la terrasse de l’organisme le Réseau des personnes aînées franco-

phones. Une nouvelle saison de les amateurs et les curieux de jardinage qui semble alors plus jardinage. Plus que de simples réticente à commencer. vidéos de jardinage, ce sont avant tout des informations spécialisées pour le Yukon. « Ici, la saison de De nouveaux outils de culture est réduite, il faut donc avoir les bonnes astuces pour jardinage appropriés arriver à produire », souligne au territoire la spécialiste en agronomie. Si les conditions actuelles ne sont Principalement orientés autour pas aussi ensoleillées que les de la tomate, les vidéos expliquent années précédentes, le Yukon aussi la culture de l’ail ou encore ne se laisse pas abattre. Ainsi, l’utilisation d’engrais naturel. De même, les Yukonnais l’Association franco-yukonnaise a décidé cette année de jardiner en e t Yu k o n n a i s e s s o u h a i t a n t ligne et de continuer à informer la commencer leur jardin peuvent communauté. C’est pourquoi l’as- s’approvisionner en graines à la sociation propose dès maintenant grainothèque de la bibliothèque sur sa page Facebook une série d’Énergie, Mines et Ressources. de six vidéos spéciales sur le jar- Celle-ci a vu son nombre de variédinage yukonnais : Pouce vert, du tés de plantes proliférer au fur et jardin à l’assiette. « Nous avons à mesure des années, offrant à souhaité redonner un élan d’es- la population un choix toujours poir et les vidéos sont aussi une plus varié. Il est donc possible façon de toucher plus de monde », d’y emprunter des graines et précise Patricia Brennan, respon- d’essayer d’en rapporter par la sable des Services aux aînés et suite à la fin de la saison, « même s’il n’est pas obligatoire de aînées à l’AFY. C ’ e s t d o n c J o h a n n a ramener ce qui a été pris, [car] Goossens, forte de ses trois la grainothèque est avant tout un années d’expérience en agri- encouragement à faire pousser culture à la ferme des Premières ses propres plantes », rassure Nations de Carcross/Tagish qui Chelsea Jeffery. partage ses connaissances avec

Des ressources de plus en plus francophones Malgré les efforts de l’AFY, il n’est pas toujours évident pour les francophones de trouver les connaissances en jardinage orientées sur les spécificités du territoire. Par exemple, les ressources proposées par la bibliothèque d’EMR sont principalement en anglais. Jeanne Beaudoin, grande amatrice de jardinage de longue date, utilise la grainothèque depuis maintenant deux ans : « Chaque sachet est accompagné d'une description sur comment semer la plante, ses particularités... C'est très instructif, mais c'est juste en anglais », regrette-t-elle. La bibliothèque souhaite rectifier la situation, et a déjà traduit en français sa liste de graines disponibles. « Une de nos employé.es [Shannon Meekins] est bilingue et souhaite rendre toujours plus accessibles nos ressources aux francophones », assure Chelsea Jeffery. Ainsi les graines francophones sont semées : il faut maintenant attendre les récoltes.

Jeszika Mae affirme le sucré de son entreprise Jeszika Mae officialise son entreprise culinaire Bacon&bonbons et offre à la population du Yukon ses services de traiteur et sa nouvelle gamme de produits spécialisés en macaron. Marie Mounier

Depuis le début du mois de mars, Bacon&bonbons apporte de nouvelles saveurs de macaron toutes les semaines au territoire. Une possibilité pour les entreprises ou les individus de faire appel à Jeszika Mae pour des commandes de traiteur personnalisées, mais aussi pour des cours de cuisine privés, sur mesure et en français.

Un parcours culinaire passionné Passionné.e de nourriture depuis toujours, Jeszika Mae se professionnalise derrière les fourneaux dans une garderie de Montréal dès l’âge de 13 ans. Après s’être essayé.e à des études en droit et diverses expériences professionnelles, iel revient inlassablement à la cuisine. « J’aime cuisiner, j’aime regarder les gens manger. » Iel voit dans l’alimentation une possibilité non seulement de se nourrir, mais aussi de « se guérir ». « Un bon chef met une énergie dans ce qu’il

prépare et cette énergie se transporte dans la personne pour le reste de la journée », ajoute-t-iel. Après avoir terminé des études culinaires à l’Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec, iel accumule des années d’expérience dans de grands restaurants montréalais auprès de chef.fes qualifié.es. Arrivé.e au Yukon il y a environ six ans, iel garde le sentiment d’y avoir beaucoup appris. « J’ai appris à cuisiner plus local, à aller chercher des produits directement dans la forêt, à faire pousser mes propres légumes », note Jeszika Mae. C’est dans le grand Nord qu’iel décide donc d’installer sa cuisine.

Une entreprise aux saveurs sucrées salées Alors que le Yukon semble être la terre promise, il n’a pas été facile pour Jeszika Mae de trouver la spécialité qu’iel pouvait apporter aux Yukonnais et Yukonnaises. « Chaque fois que j’avais une idée, quelqu’un l’avait en même temps que moi », se désole-t-iel.

Depuis plusieurs années, iel loue des cuisines afin de préparer ses plats et est présent.e sur le marché de Whitehorse depuis trois étés.

Un amour de la cuisine qui se partage localement Jeszika Mae

Trois saveurs de macarons sont disponibles toutes les semaines, ainsi qu’une sélection de guimauves aux goûts variés.

Les macarons se sont imposés d’eux-mêmes quand la concurrence a cessé d’en cuisiner. « Un jour, on m’a dit que ce serait trop compliqué pour moi de faire des macarons, j’ai décidé alors que j’allais y arriver. » Chef.fe Mae déclare avoir une passion pour le bacon depuis toujours, et c’est de ce mélange de sucré et de salé qu’est alors né le nom de son entreprise : Bacon&bonbons.

Les macarons de Bacon&bonbons sont disponibles dans plusieurs lieux de vente à Whitehorse, comme le Java Connection, le C of fe e S hop et le A sia n Market Yukon. Jasmine Roush, propriétaire du Coffee Shop, place tous les lundis dans ses vitrines les gourmandises aux couleurs attrayantes : « Jeszika Mae est l’un des producteurs culinaires les plus créatifs, la façon dont son esprit joue avec les saveurs est toujours absolument incroyable. » Un choix gustatif, mais aussi communautaire : Étant productrice alimentaire elle-même, Jasmine Roush souhaite soutenir le Yukon et ses petites entreprises

locales comme Bacon&bonbons. Une idée du local partagé par l’expert.e en macaron, qui désire apporter à la communauté son amour de la nourriture grâce à des cours de cuisine privés. Une possibilité alors pour les francophones d’apprendre les bases afin de s’approprier de nouvelles recettes. Des cours de cuisine qu’iel a d’ailleurs déjà donnés aux enfants par le passé, un public qui selon iel possède « une critique pointilleuse, juste et qui accorde beaucoup d’importance à la présentation ». Par la suite, Jeszika Mae espère faire ressortir l’aspect salé de sa cuisine et proposer à la population sa propre gamme de bacon grâce à un fumoir qu’iel souhaiterait installer dans sa cuisine. « J’aimerai aussi pouvoir vendre mes produits à l’épicerie Independant, pour que ce que je cuisine soit vraiment disponible localement. » Autant d’idées et de perspectives culinaires qui motivent Jeszika Mae à découvrir toujours de nouvelles saveurs afin d’attirer la curiosité gustative des Yukonnais et Yukonnaises.


Jeudi 8 avril 2021

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Élections générales territoriales

Le scrutin se tiendra le 12 avril 2021 e pour l’élection des membres de la 35 Assemblée législative

Inscrivez-vous, ou vérifiez ou actualisez vos renseignements en ligne au electionsyukon.ca/fr ou au bureau du directeur du scrutin de votre circonscription. Comment voter : Bulletin spécial : votez en personne au bureau du directeur du scrutin ou demandez une trousse de vote par bulletin spécial par la poste, au bureau du directeur du scrutin ou en ligne au electionsyukon.ca/fr. Vous avez jusqu’au vendredi avant le jour du scrutin pour demander un bulletin spécial. Par anticipation : entre 8 h et 20 h le dimanche 4 avril et le lundi 5 avril 2021. Jour du scrutin : les bureaux seront ouverts de 8 h à 20 h le lundi 12 avril 2021. Liste complète des candidats confirmés : CIRCONSCRIPTION ÉLECTORALE PARTI LIBÉRAL Copper Belt Nord Ted Adel

NPD Saba Javed

PARTI DU YUKON Currie Dixon

Copper Belt Sud

Sheila Robertson

Kaori Torigai

Scott Kent

Klondike

Sandy Silver

Chris Clarke

Charlie Dagostin

Kluane

Luke Campbell

Dave Weir

Wade Istchenko

Lac Laberge

Tracey Jacobs

Ian A. Angus

Brad Cathers

Mayo-Tatchun

Jeremy Harper

Patty Wallingham

Peter Grundmanis

Mount Lorne–Lacs du Sud

John Streicker

Erik Pinkerton

Eric Schroff

Mountainview

Jeanie McLean (Dendys) Michelle Friesen

Pelly-Nisutlin

Katherine L. Alexander

George Bahm

Porter Creek Centre

Paolo Gallina

Shonagh McCrindle Yvonne Clarke

Porter Creek Nord

Staci McIntosh

Francis van Kessel

Geraldine Van Bibber

Porter Creek Sud

Ranj Pillai

Colette Acheson

Chad Sjodin

Riverdale Nord

Nils Clarke

Vanessa Thorson

Cory Adams

Riverdale Sud

Tracy McPhee

Jason Cook

Cynthia Lyslo

Takhini Kopper King

Raj Murugaiyan

Kate White

Morgan Yuill

Vuntut Gwitchin

Pauline Frost

Annie Blake

Watson Lake

Amanda Brown

Whitehorse Centre

Dan Curtis

Emily Tredger

Eileen Melnychuk

Whitehorse Ouest

Richard Mostyn

Ron Davis

Angela Drainville

INDÉPENDANT

Coach Jan Prieditis

Ray Sydney Stacey Hassard

Patti McLeod

Pour connaître votre circonscription, vous inscrire ou demander une trousse de vote par bulletin spécial, allez au electionsyukon.ca/fr ou communiquez avec le directeur du scrutin de votre circonscription.

@ElectionsYukon

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Jeudi 8 avril 2021

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Jeudi 8 avril 2021

Le projet d’œuvre d’art permanent en trois dimensions, coordonné par l’artiste Michel Gignac, se poursuit avec la prise de mesures, en prévision du travail sur bois.

En compagnie de leurs enseignants et de Maya Poirier, guide de chasse, un groupe d’élèves de 8e et 9e années a eu la chance de participer à un camp de survie au Vista Outdoor Learning Centre.

Les élèves du CSSC Mercier ont souligné les Rendez-vous de la francophonie (RVF) pendant tout le mois de mars avec de nombreuses activités, dont la projection de films de l’Office national du film du Canada (ONF).

Les finissants et les élèves du secondaire étaient fiers de représenter le CSSC Mercier lors de la parade du Yukon Rendezvous.

Les élèves de 7e année ont appris à faire des pâtes fraîches avec la cheffe Cat McInroy, de Well Bread Culinary Centre Inc., pendant leur cours en alimentation.


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sport

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Le ballon sur glace, un sport à l’esprit d’équipe familial Encore trop méconnu de la population yukonnaise, le ballon sur glace réunit les familles et met à l’honneur amitié, défi sportif et compétition.

De fin octobre à fin mars, la ligue de ballon sur glace du Yukon chausse ses souliers à semelle souple et se lance sur la glace. L’ambiance semble être toujours festive : un esprit de rencontre sportive dans la bonne humeur qui réchauffe les joueurs sortis dans le froid. Alors que ce sport peine à trouver la même renommée que le hockey, l’Association de ballon sur glace du Yukon finit sa saison en beauté.

Un sport unique et accessible, aux couleurs du Canada Les historiens du spor t ont encore du mal à retracer les origines du ballon sur glace. Les premiers matchs auraient eu lieu en Saskatchewan au début des années 1900, selon Paul Hack, grand reporter sportif venant de la province en question. Les règles sont simples : deux équipes de six joueurs s’affrontent sur la glace, dont trois attaquant.es, deux défenseur.es et un.e gardien.ne. L’équipe gagnante est celle qui remporte le plus de points. Le ballon sur glace se démarque par son équipement. Sport reconnu comme peu onéreux, il portait à l’époque le nom de ballon-balai, puisque les joueurs utilisaient autrefois un véritable balai modifié afin de pousser le ballon jusque dans les cages. De plus, le port de souliers spécialisés antidérapants apporte aux sportifs un contact avec la glace unique, le défi étant alors de jouer entre glissades furtives et courses rapides pleines de dextérité. Souvent comparé au hockey et parfois dénigré, le ballon sur glace est pourtant un sport dont l’habileté requise n’est pas à sous-estimer. « La technique, le maniement du bâton, le ballon, la course sur glace, c’est un monde vraiment différent du hockey », affirme Roch Nadon, joueur depuis sa plus tendre enfance et membre de l’équipe Sports Experts de la ligue du Yukon.

Un sport familial à la portée de tous Roch Nadon l’a souvent répété alors qu’il tentait de populariser le ballon sur glace : « Tu sais courir, alors tu peux jouer! » En plus d’être une activité sportive abordable, elle a cette particularité d’avoir des équipes mixtes,

dont l’âge minimal est de 16 ans. Ainsi, jeunes et adultes, hommes, femmes et familles peuvent se retrouver et se réunir au sein d’une même équipe. C’est le cas de la famille N a d o n - R é m i l l a rd , d o n t l e s parents et les deux fils, Gabriel et Nicolas, jouent pour l’équipe Sports Experts. Une certaine complicité et la connaissance de l’autre s’affi rment sur le terrain. « On joue ensemble depuis qu’on a 4 ans, je sais comment ma mère et mon père jouent, avec Nicolas on est sur la même ligne depuis plusieurs années, du coup on n’a pas besoin de se regarder pour jouer et c’est plus rapide », remarque Gabriel Nadon, qui tient le poste de défenseur, comme son frère dans l’équipe. Si la confiance est de mise, il n’est pas toujours évident de jouer en famille : « Quand on a eu une mauvaise partie, c’est plus difficile d’écouter les suggestions de quelqu’un de sa famille, c’est un bon apprentissage pour ne pas se laisser aller aux émotions », confie Danièle Rémillard qui est défenseure pour les Sports Experts. Néanmoins, c’est le plaisir de jouer et de partager tout en étant toujours plus performant qui aura poussé l’équipe à la finale de la saison 2020 - 2021.

L’équipe Sports Experts se démarque à la saison yukonnaise Malgré le fait que le ballon sur glace ne soit pas encore très populaire dans le Yukon, la ligue du territoire a pourtant son propre terrain de glace et la saison est intensive pour les joueurs qui se retrouvent trois fois par semaine. C’est au début de décembre

Fournie

Roch Nadon, Danièle Rémillard, Gabriel et Nicolas Nadon, membres de l’équipe Sports Experts, tenant leurs coupes, suite à la victoire du tournoi organisé du 14 au 21 mars 2021.

que la saison régulière a commencé et la fin mars a marqué un triomphe remarqué pour l’équipe Sports Experts. En effet, sur les 28 parties jouées, ils ont remporté 23 matchs avec un total de 71 buts marqués et seulement sept reçus

contre leur camp. Une véritable grand contrôle sur le ballon, une remontée par rapport aux années meilleure lecture du jeu », ajoute précédentes : « Avant, on avait une son père avec fierté et joie d’avoir bonne défensive, mais on n’arrivait pu remporter la victoire en famille. pas tant à faire des buts », analyse Un sport qui rapproche alors en Nicolas Nadon. « L’équipe a pris toute simplicité et tend à se popude l’expérience, il y avait un plus lariser dans le territoire.

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Marie Mounier

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science

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Les premiers chiens américains Des chiens ont accompagné certains des premiers habitants des Amériques, il y a près de 17 000 ans. Agence Science-Presse sciencepresse.qc.ca

Avec l’aide, d’une part, d’un fragment de fémur de chien découvert en Alaska dans les années 1990, et vieux de « seulement » 10 000 ans, et d’autre part, de ce que la génétique a découvert ces dernières années sur les chiens qui avaient vécu il y a plus longtemps encore en Sibérie, une équipe de l’Université de l’État de New York à Buffalo a déduit qu’une « famille » de chiens sibériens s’était détachée des autres pour former la première famille nord-américaine, il y a près

de 17 000 ans. Si ces chiens sont bel et bien venus avec les humains, cela élimine pour de bon la théorie selon laquelle le peuplement du continent aurait attendu une ouverture dans la chaîne de glaciers allant de l’Alaska au Montana, parce que ce « passage » n’a pas été possible avant des milliers d’années. La théorie voulant que les premiers Américains soient plutôt arrivés en longeant la côte, de l’Alaska à la Colombie-Britannique, s’en trouve donc renforcée. Sans surprise, la génétique confirme aussi que ce chien de l’Alaska était relié à la lignée qui allait

elle aussi peupler les Amériques, distincte de celle qui allait arriver, beaucoup plus tard, en compagnie des Européens. Par ailleurs, les généticiens estiment depuis quelques années que les familles constituant aujourd’hui les loups et les chiens se sont séparées il y a 40 000 ans. Ce qui suppose un « apprivoisement » lent, étalé sur des millénaires, entre l’humain et l’animal qui allait progressivement devenir un compagnon. Lien vers l’article original sciencepresse.qc.ca/ actualite/2021/02/25/ premiers-chiens-americains

Pixabay.com

Larmes de laboratoire Le nuage le plus long du monde (sur l’autre monde)

Ce sont des cellules qui ont produit des larmes. Ce qui n’aurait rien d’inhabituel, si ce n’était que ces cellules ont été développées en laboratoire.

Chaque matin du printemps et de l’été, un nuage s’élève au-dessus de la montagne et forme un panache qui peut s’étirer jusqu’à 1800 kilomètres, puis se dissipe avant midi. Une montagne martienne, faut-il préciser. Agence Science-Presse sciencepresse.qc.ca

Le phénomène était jusqu’ici difficile à observer par les sondes en orbite, parce que leurs trajectoires ne leur donnent généralement un bon point de vue que l’aprèsmidi. Les auteurs de la recherche notent avoir dû utiliser une caméra spéciale de la sonde européenne Mars Express en 2018, en plus d’être retournés jusque dans les archives des sondes Viking, dans les années 1970, pour s’assurer que le phénomène était bel et bien récurrent. La caméra en question, qui n’est que l’équivalent d’une webcam des années 2000, ne servait plus depuis longtemps : elle a une faible résolution, mais un plus grand champ de vision. La montagne en question, Arsia Mons, qui est en fait un volcan, est l’une des plus élevées de Mars : 17 km de haut, ou deux fois l’Everest. Elle fait partie d’une chaîne de trois volcans surplombant une région située près de l’équateur. Les deux autres volcans ne semblent pas produire de semblable panache.

Si le phénomène est inhabituel par sa taille, sa composition, elle, laisse peu de doutes : il s’agit probablement de glace. Des vents soufflant de l’ouest soulèvent de la poussière, mais aussi des cristaux de glace, sur le flanc de la montagne. Et le tout forme ce panache dont les cristaux, sous l’effet des rayons du soleil, finissent par s’évaporer (la température, qui reste loin sous zéro, ne permet manifestement pas qu’ils passent par un état liquide). Le nuage a tout de même le temps d’atteindre au moins 40 kilomètres d’altitude, et de s’étirer pendant deux ou trois heures à une vitesse de 600 kilomètres à l’heure. Le fait qu’il ne soit visible qu’au printemps et à l’été tend à confirmer que la température joue un rôle, mais là s’arrêtent les réponses que ces observations peuvent apporter. On ignore également ce qu’il y a de particulier aux flancs d’Arsia Mons par rapport à ses deux voisins. Lien vers l’article original sciencepresse.qc.ca/actualite/2021/03/12/nuage-plus-longmonde-autre-monde

Agence Science-Presse sciencepresse.qc.ca

Pourquoi produire des glandes lacrymales en laboratoire? Dans le but de comprendre comment fonctionne cette partie minuscule et néanmoins importante de notre corps. Mais aussi pour comprendre pourquoi certaines maladies des yeux assèchent littéralement ceux-ci. Les glandes lacrymales, en effet, ne servent

pas seulement à exprimer des émotions, elles fournissent une couche liquide de protection à notre cornée. Un tel assemblage de cellules destiné à imiter les fonctions d’un organe s’appelle un organoïde. Ce serait la première fois, selon les auteurs de la recherche parue le 16 mars dans Cell Stem Cell, qu’on aurait produit un organoïde destiné à cette fin. Il faut savoir que ces glandes posent des défis

particuliers — la même équipe a déjà produit des organoïdes imitant des reins miniatures et des tumeurs cancéreuses. L’un de ces défis est qu’elles se trouvent au-dessus de chaque globe oculaire, derrière l’os, ce qui rend difficile d’en récolter des cellules pour analyse. Lien vers l’article original sciencepresse.qc.ca/ actualite/2021/03/19/ larmes-laboratoire

Antarctique : d’autres vies improbables Agence Science-Presse sciencepresse.qc.ca

Trouvées sous 900 mètres de glace et à près de 300 km de l’accès à l’océan le plus proche : la résilience de certaines formes de vie sous la calotte glaciaire de l’Antarctique continue d’étonner. Et c’est par inadvertance que la dernière découverte a été faite : c’est davantage de la boue qu’espéraient observer les chercheurs du British Antarctic Survey au fond de leur trou creusé à travers la calotte glaciaire Filchner-Ronne. Au lieu de cela, leur caméra a permis de compter 16 éponges et 22 animaux non identifiés dont certains pourraient être des cirripèdes, une

espèce de crustacé qui se fixe aux rochers. Des espèces qui ont pour caractéristiques d’être peu mobiles et de pouvoir se contenter de très peu pour survivre, mais qui se trouvaient tout de même dans un espace dénué de toute lumière. Or, sans le moindre rayon de soleil, les biologistes ne peuvent que spéculer sur leur source d’énergie. La théorie, rappellent les chercheurs, est que le nombre d’espèces diminue à mesure qu’on s’éloigne des accès possibles à l’océan. Ici, non seulement l’accès le plus proche est-il à 260 km, mais en plus, les courants marins conduisent plutôt vers une «sortie» à plus de 600 km. Même si on ne peut pas parler d’une grande bio-

Pixabay.com

diversité, elle est néanmoins plus « diverse » que prévu. La recherche est parue dans Frontiers in Marine Science. La prochaine étape : davantage de caméras, ce qui est plus facile à dire qu’à faire le long de 900 mètres de parois glacées. Lien vers l’article original sciencepresse.qc.ca/ actualite/2021/02/15/antarctique-autres-vies-improbables


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cHroniques

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La nourriture alimente l’expérience artistique Annie Maheux

« Ah! Tu fais de l’art avec de la nourriture? Fais-tu de jolis gâteaux d’anniver saire bien décorés, comme dans cette émission à la télé le samedi après-midi? », me demandent mes tantes et oncles à chaque réunion familiale durant le temps des Fêtes. Je leur réponds : « Non, pas vraiment, c’est plus un banquet où les gens se rendent compte de comment ils mangent. Je leur donne par exemple de très longues cuillères donc ils font manger leur voisin d’en face. » Ma réponse rencontre habituellement un sourire incertain, mais bienveillant. « Ah! Tu es une artiste! Et où pars-tu voyager cette année? », demandent-ils. « Au Yukon. Je ne sais pas trop à quoi m’attendre », avouais-je, il y a deux ans. Qui aurait cru que les terres yukonnaises, qui me semblaient alors si lointaines, sombres et arides, seraient au contraire un berceau fertile pour cet art de convivialité et de renouveau artistique, cet art que je pratique depuis maintenant dix ans? Certainement pas moi.

Fournie

une extravagance féroce, que les limitations sanitaires, durant la dernière année, avaient jusqu’ici apparemment bridée. Ils ont le cœur à la fête. Le Eat Art est un mouvement Oui, le public yukonnais a dépassé artistique né à Düsseldorf en mes attentes les plus folles. Non Allemagne durant les années 1970. s e ule m e nt de s pa r ti cipa nt s Son grand fondateur est Daniel francophones et anglophones sont venus en masse au premier Spoerri, un artiste suisse-roumain, événement Eat Ar t, mais ils qui collait au mur les plateaux des étaient en plus costumés avec tables des clients de son restaurant

Un art surprenant de la bouche, au-delà des langues

performance, mon médium d’expression de prédilection, partage la même nature éphémère que la nourriture. Peu d’aliments peuvent vaincre les ravages du temps, et la performance suit une trajectoire temporelle similaire. Concrètement, une performance de Eat Art peut prendre plusieurs formes, du banquet participatif à la contemplation d’un performeur solitaire interagissant avec le monde culinaire selon une série d’actions ritualisées. Le Yukon se révèle un terrain de création idéal, de par l’enthousiasme inhérent à ses foules et ses institutions. Cela est sans compter le lien fort entre la terre où vivent les Yukonnais et les ressources qui s’y trouvent, plantes et animaux, via la chasse, la pêche et la cueillette.

Et maintenant, qu’est-ce qu’on se met sous la dent?

après leur repas. Cinquante ans plus tard, bien des artistes utilisent la nourriture dans leurs œuvres, mais peu s’y attardent longuement durant leur carrière. J’ai découvert cette forme d’art au début de ma vingtaine, et le concept ne m’a plus quittée. La nourriture, expérience quotidienne universelle, nous rassemble sous une connaissance, voire une fascination commune. De plus, la

Le prochain événement Eat Art est prévu, le dimanche 18 avril 2021. Ce sera un brunch performatif, sous le thème de la nourriture dans le monde onirique et déroutant des rêves. Pour plus d’informations : fb.me/e/dsyXi9TBI

nature intense qu’il se découvre vraiment. Qu’il découvre qui il est. On retrouve cette quête d’identité, si populaire par les temps qui courent. C’est avec ce chien que l’auteur fait passer ce message. Et c’est aux enfants et adolescents qu’il s’adresse. En fin de compte, c’est à ces âges qu’on façonne nos bases. Celles sur lesquelles on construira ou on ne construira pas notre vie. Le solage sur lequel on bâtira ou qui ne restera qu’un solage sans murs ni toit. Cette idée de l’identité me trottait dans la tête depuis quelque temps. Suis-je devenu à peu près la personne que je devais être? Suis-je devenu la personne que je rêvais d’être? Suis-je devenu l’homme de mes rêves? Sinon, est-ce si dramatique? Peut-être pas pour tous. Mais pour moi, ce l’aurait été. Vivre ou mourir, parfois les deux, dans un monde où la nature est la reine incontestable nous rendrait rois de notre propre destinée? Vivre selon ses règles au lieu de celles imposées par la société, quitte à en mourir serait une bonne manière de se découvrir? Vivre selon les lois de la nature serait vivre selon celles de Dieu?

Au cours des années, j’ai souvent demandé à des Allemands ce qui pouvait bien les avoir attirés ici. Ils me répondaient tout le temps des phrases vagues toutes faites genre : « La nature, les beaux paysages, etc. » C’est bien joli, mais pas assez pour justifier un changement de vie à l’autre bout d’un autre continent. Après les avoir questionnés sur le possible lien avec cette lecture obligatoire, ils s’arrêtaient presque tous pour y songer. Après une pause, souvent leurs visages s’illuminaient. Ils venaient de faire la connexion. Quand je revins chez moi le week-end suivant, j’en fis part à ma mère. À la fin, elle me demanda si ce n’était pas ce qui m’était arrivé à moi aussi. Le coup de masse dans le front! Je me faisais penser à ces Allemands. Je ne pus qu’admettre que comme eux, j’avais suivi le même parcours que ce chien. Et ça me revint enfin. Je l’avais lu à l’école moi aussi. Ce maudit chien. Il s’était donc immiscé si furtivement jusqu’au fin fond de mon cœur adolescent que je l’avais oublié. L’adolescence. Ne pas la mésestimer. Parce que les ados, ils ont peut-être le disque dur bien plus dur qu’on le pense.

L’appel de la forêt Yves Lafond

The Call of the Wild de Jack London. Quelle histoire! Elle va au cœur, sans qu’on s’en aperçoive. Elle va se loger dans le subconscient sans se sentir obligée de s’imprégner dans le conscient. Il faut que ce soit ça. Je ne vois rien d’autre. Parce qu’en résumé, ce n’est que l’histoire d’un chien. Un gros chien-chien pas méchant, mais pas serviable pour cinq cents, qui ne fait que des bêtises dans cette maison bourgeoise des États-Unis. Après toutes sortes de péripéties, il se retrouvera au Yukon et deviendra graduellement chien de tête dans un attelage de traîneau, avant de finir chef de meute aux fins fonds des bois. À première vue, cette histoire n’a rien de trop stimulant du point de vue intellectuel. Quoique je me suis essayé dernièrement au supposément chef-d’œuvre de Marcel Proust : À la recherche du temps perdu. Là non plus, la stimulation intellectuelle, je l’ai pas vue. J’étais au Walmart l’autre jour. Ici au Yukon, peu importe nos principes, nous aboutirons de temps en temps à cet endroit. On ne s’enfarge pas dans les centres d’achats ; on ne navigue pas dans une mer de magasins. Je me suis ramassé près

de la section électronique. Avant, j’y allais tout le temps pour les DVD. Du temps que je vivais dans mon camion. Mais depuis, je me suis calmé. Je n’y mets plus les pieds. Mais l’autre jour, elle semblait m’appeler. Je suis tombé sur Call of the Wild, avec Harrison Ford. Une nouvelle version sûrement. Comme je venais de passer dans un documentaire à Arte TV portant sur le Yukon intitulé L’appel du Nord, basé sur cette œuvre, je me suis senti presque obligé de l’acheter. J’avais hâte de me retrouver dans la solitude de ma couchette dans la nuit arctique pour revoir cette histoire connue comme Barrabas dans la Passion. Quelques jours plus tard sur la route du Nord, après le visionnement, j’en vins à deux conclusions : je n’avais jamais lu et ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam cette histoire. Surprenant. J’étais censé et je pensais la connaître. Deuxième conclusion : l’histoire d’un chien qui se découvre, c’est sympathique, mais plutôt enfantin. Je me suis endormi avec cette idée. Je me suis réveillé avec la même pensée. Elle m’a trotté dans la tête toute la journée. Allez savoir pourquoi ; une histoire pour endormir les enfants n’a rien de bien important. Au soir,

afin de vider la question et d’en avoir le cœur net, je l’ai remis dans l’ordi. C’en était presque gênant. Je me suis endormi encore une fois avec ce chien me courant tout partout dans la tête. J’en ai même rêvé un p’tit bout. Et comme de fait, au réveil, il était toujours là. J’ai arrêté de penser et me suis mis à réfléchir. Il faut dire que cette histoire se lie à un contexte. Depuis belle lurette, chaque été voit débarquer une quantité phénoménale d’Allemands. Ils ont même leur charter qui vient directement de là-bas, sans escale. Un jour, je discutais avec un ami de leur nombre disproportionnellement élevé. Il émit la théorie que Jack London puisse en être le responsable. En Allemagne, au secondaire, ils avaient comme lecture obligatoire son roman. Ça faisait du sens. Mais dans mon ignorance, je croyais que ça parlait d’un aventurier vivant une grande saga dans ce Yukon si sauvage et empli d’or qu’on ramassait à la pelle. Que leur attirance pour ce territoire venait de cette fable épique! Pas de celle d’un chien maladroit et inconscient qui n’en a rien à foutre de tout cet or enfoui sous terre. C’est ici au milieu de cette


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L’Association franco-yukonnaise (AFY) est à la recherche d’une coordonnatrice ou d’un coordonnateur pour le programme Sentinelles Yukon Description des tâches

Profil

En collaboration avec la gestionnaire du service aux aînées et aînés :

• Expérience en gestion de projets et en animation de groupe.

• Présidence (mandat 1 ans)

• Offrir du soutien et des références sur les services disponibles aux aînés.

• Excellente maîtrise de la langue française à l’écrit et à l’oral.

• Vice-présidence (mandat 2 ans)

• Assurer la réception des appels des personnes inscrites.

• Vice-présidence à la collecte de fonds (Mandat 1 an)

• Assurer le recrutement de bénévoles désirant participer au programme.

• Bonne connaissance de la communauté aînée franco-yukonnaise, un atout.

Et si tout était possible? Cinq postes sont en élection :

• Vice-présidence aux dons (Mandat 2 ans) • Secrétaire-trésorier (Mandat 2 ans)

• Suivre une formation sur l’utilisation du système d’inscription à Sentinelles.

• Excellentes habiletés interpersonnelles. • Excellente capacité à communiquer et à travailler en équipe.

Notre AGA aura lieu le mercredi 21 avril 2021, 17 h 30 via Zoom.

• Participer à la promotion du programme.

Pour de plus amples renseignements et pour vous inscrire, veuillez communiquer avec :

Durée du contrat : D’avril 2021 à mars 2022. Honoraire : 27 $ / heure à raison de 10 heures par semaine. Lieu de travail : À domicile.

Patricia Brennan, fondation@afy.yk.ca ou en appelant le 867 668-2663, p. 320 Au plaisir de vous trouver parmi nous !

Faites parvenir, par courriel, votre curriculum vitae et une lettre de présentation en français ainsi qu’une preuve de non antécédent judiciaire à ressourceshumaines@afy.yk.ca avant 17 h HNY, le mardi 13 avril 2021. ASSOCIATION FRANCO-YUKONNAISE L’AFY, porte-parole officiel des francophones du Yukon, est un organisme sans but lucratif fondé en 1982 qui contribue activement à la vitalité de la francophonie yukonnaise. Notre équipe organise des événements rassembleurs, offre des services variés et représente la francophonie du Yukon.

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JEU NO 473

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 uneDU seule foisNO 474 RÉPONSE JEU RÈGLES DU JEU : par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

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Jeudi 8 avril 2021

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RÈGLES DU JEU :

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

PONTEIX

EN CONCERT

MERCI À

MERCREDI 28 AVRIL 20 H EN LIGNE

ponteix.afy.ca


Jeudi 8 avril 2021

auroreboreale.ca

24 Coup Calendrier d’oeil communautaire 24 10 et 11 avril 10 h 30 : Simapalooza. Rens. : facebook.com/mountsima

13 avril au 1er juin

15 avril au 3 juin 17 h 15 à 18 h 15 : Atelier gratuit d’introduction à la danse tahitienne Aparima. Inscription requise. Rens. : aparima.afy.yk.ca

9 h à 9 h 30 : Méditation pleine conscience en ligne avec Christine Klaassen-St Pierre. Inscription obligatoire. Rens. : conscience.afy.yk.ca

13 avril au 1er juin 17 h 15 à 18 h 15 : Huit séances de renforcement musculaire orientées sur les étirements. Inscription requise. Rens. : renforcement.afy.yk.ca

Rapides Joyeux anniversaires à Vincent Gaetan B. (1), Gabriel M.-R. (2), Lilli G. (7), Anick G. (7), Jérémi D. (9), Isabelle S., David L. et Steven D. (18), Charleli D. (20) et Noemie L.-G. (21)! Hubert Beaupré a visité une petite ferme au lac Marsh : « J’ai vraiment eu un petit coup de faible pour ce bébé lapin! » C’est ce qui arrive quand on a un coup de foudre et un petit faible au même moment!

16 avril

28 avril

19 h : Jeu de société pour les jeunes de 14 à 25 ans. Among Us est un jeu qui rassemble de 4 à 10 joueurs dans un même vaisseau spatial. Gratuit. Inscr. : jeunesse@afy.yk.ca

30 avril

20 h : Concert en ligne du groupe de musique pop fransaskois, Ponteix. Billets disponibles sur Eventbrite. Rens. : ponteix.afy.ca

14 h : Après-midi de jeu laser pour les jeunes de 14 à 25 ans. Gratuit. Inscription requise. Rens. : jeunesse@afy.yk.ca

Petites annonces pour personnes ainées de Test d’évaluation du français (TEF). à travers six vidéos animées Sentinelles Yukon. Gratuit. Passez dès maintenant le TEF par Johanna Goossens, Contactez-nous : 867 335-2660. pour les personnes immigrantes, ingénieure agronome. À la recherche de jeunes en sessions délocalisées à Rens. : jardin.afy.yk.ca interprètes francophones de Whitehorse. La ludothèque a 250 jeux 14 à 17 ans : En collaboration Rens. : tef.afy.yk.ca pour vous! Empruntez avec l’AFY, le CSSC Mercier est Francophone et en affaires. un jeu par membre de la à la recherche d’un ou d’une Toutes les deux semaines, famille avec la ludothèque francophone, de 14 à 17 ans, découvrez l’histoire et le parcours francophone! Gratuit. Écrivez à pour représenter le Yukon lors de talents francophones projet@petitchevalblanc.ca pour du spectacle Jamais Trop Tôt obtenir votre identifiant. passionnés participant à (JTT) du Festival international l’économie yukonnaise. Vous cherchez des journaux à de la chanson de Granby (FICG), Visitez portraits.afy.ca. brûler dans votre poêle à bois? en août 2021. Les auditions Contactez-nous, nous vous Programme de jumelage. Passez auront lieu au Centre de la préparerons une pile de vieux des moments de qualité et tissez francophonie le 14 avril, de journaux. Inutile de brûler l’édition des liens avec d’autres membres 16 h à 17 h 30. Tu dois préparer en cours! de la communauté qui partagent une chanson en français et Rens. : dir@auroreboreale.ca les mêmes centres d’intérêt que tu peux t’accompagner d’un vous à travers notre programme instrument (optionnel). Inscription : Secrétaire bénévole recherchée. de jumelage. audrey.percheron@yukon.ca, avant Le Conseil d’administration de Rens. : jumelage.afy.ca le 10 avril. l’organisme Les essentielles est actuellement à la recherche Appels automatisés. Pouce vert. De mars à juillet, d’une personne dynamique Inscrivez-vous au service suivez les astuces de jardinage pour combler le poste de d’appels automatisés pour personnes débutantes

P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S

secrétaire bénévole. Rens. : pres_lesessentielles@outlook.com TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale, optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation inter services, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.

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Terence Tait « J’ai de la facilité à comprendre une personne avec peu d’informations sur celle-ci. Cela m’aide énormément dans mes relations avec mon personnel et mes clients. »

Quelque chose d’indispensable pour l’entreprise La communication, que ce soit avec les clients ou avec le personnel, c’est une aptitude qu’il faut être capable de maîtriser. Puis, la capacité à s’adapter rapidement. Le Yukon n’est pas une région comme les autres : la demande est très élevée et l’offre, très faible. Il faut être capable de composer avec cette réalité.

Activités hors du travail

Origines

J’aime passer du temps en famille, le plein air, la pêche, la motoneige, le bois, etc. Je suis quelqu’un de très social, mais parfois, j’aime me retrouver seul en nature. Ça me permet de relaxer et de remettre les choses en perspective.

Je suis originaire du Yukon, d’une petite communauté près du Lac Marsh. Quand je suis né, il n’y avait que quelques maisons, et aujourd’hui c’est un peu plus développé.

Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à

RE/MAX Cette compagnie est spécialisée dans la vente et l’achat de biens immobiliers pour les particuliers.

Une grande victoire professionnelle Ma plus grande victoire est lorsque je suis devenu propriétaire. J’étais le deuxième plus gros vendeur de la compagnie et je me sentais prêt pour un nouveau défi. J’ai tout misé sur ma compagnie et je ne regrette pas ma décision.

En savoir +

portraits.afy.ca

Une phrase aux générations futures sur l’environnement Protégez la planète! Parce que les changements sont observables et la nature est tellement importante. Quand on vit au Yukon et qu’on est témoin de sa biodiversité incroyable, on est sensibilisé face à la protection de l’environnement.


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L'Aurore boréale - 8 avril 2021 by Aurore boréale - Issuu