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L'Aurore boréale - 3 juin 2021

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No de convention : 4061051

LE JEUDI 3 JUIN 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 11

Agnès Viger

Kayla Gagné pose devant sa toile à l’acrylique Yukon River. Son oeuvre faisait partie de l’exposition Pop-Up, à Dawson, regroupant les oeuvres d’artistes amateurs et amatrices du 15 au 29 mai, dans la galerie ODD de l’Institut des arts et cultures du Klondike (KIAC). 9

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Terre boréale

À DÉCOUVRIR

Fournie

Nouveaux incitatifs pour le tourisme local

Elles gravissent le sommet du mont Lucania

Laurie Trottier

Laurie Trottier

Prévenir les violences sexuelles dans les bars

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Gel des loyers : une bonne idée?

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Les enjeux du projet de loi 96

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Le Nord, un reportage à la fois

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Du mercure dans l’océan Arctique

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Disque golf : le nouvel engouement 12 Chroniques

15-17


Jeudi 3 juin 2021

On peut tous aider les familles à se retrouver. Faites-vous vacciner. Canada.ca/vaccin-covid 1-833-784-4397

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Jeudi 3 juin 2021

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XXXXXX Éditorial

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Rêver Maryne Dumaine

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1

Laurie Trottier

867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca

Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

ABONNEMENT

Guillaume Riocreux

26,25 $

Par chèque

Visa/Master Card

par année format papier* ou PDF.

L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

867 668-2663 poste 500

150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

*

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca

Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité, infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :

sophie delaigue, maurine Forlin, Yann Herry, Yves lafond, Kelly tabuteau, agnès Viger Révision des textes et correction d’épreuves :

marilyn Ferland stéphane cole

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Caricature :

Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.

L’aurore boréale se transforme pour l’été! Le 17 juin sera la dernière édition de l’Aurore boréale avant notre pause estivale.

Le 1er juillet, nous vous proposerons une édition spéciale sous format magazine!

Après l’été, la première édition de l’Aurore boréale sera publiée le 2 septembre.

Rens. : dir@auroreboreale.ca

Distribution :

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

Merci à

Le mois de mai est arrivé, puis il est reparti en nous laissant toutes et tous un peu pantois.e.s. L’expression « les temps sont durs pour les rêveurs », tirée du célèbre film Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, s’applique assez bien à notre printemps yukonnais. Dans ce film, Amélie, consciente que les gens autour d’elle parlent du temps qu’il fait au lieu de faire face au temps qui passe, préfère rêver, et surtout, faire le bien autour d’elle. Belle inspiration en ce début de juin. Nous qui rêvions de jardins fleuris, de soupers en terrasses, d’escapades sur les plages ensoleillées des lacs yukonnais… Nous avons plutôt dû faire face aux dégâts divers et aux réparations en tous genres, causés par les quantités de neige et de pluie tombées. « Ça va bien aller » : voilà la devise des premiers mois de pandémie. Un peu comme une promesse collective qui nous laissait voir une lumière au bout d’un tunnel aux couleurs arc-en-ciel. Ces jours-ci, au lieu de nous annoncer l’arc-en-ciel tant espéré, la météo nous fait surtout un rappel : faute de soleil sur les prévisions de nos écrans tactiles, mieux vaut garder l’esprit au beau fixe. Rêver… Pas toujours facile lorsque le blues d’un hiver qui n’en finit plus nous pousse à croire que ce n’est pas cette année encore qu’on portera la robe à bretelle trouvée au comptoir communautaire il y a trois ans. Malgré tout, le joli mois de mai aura tout de même réveillé les bourgeons dans les arbres, les pissenlits sous nos pieds et les ours sur le bord des chemins. Les pousses d’épilobes commencent

également à pointer le bout de leur tige, nous permettant de laisser rêver nos esprits de ces longues journées d’été qui nous attendent, au milieu de prairies rose fuchsia. Regardons le beau côté de la médaille : moins de restrictions en matière de quarantaine et de déplacements, réouverture des bars et restaurants à pleine capacité et nouvelles annonces d’aides pour voyager au sein de notre merveilleux territoire. Oui, notre imagination peut reprendre un peu son cours! Et une autre bonne nouvelle s’annonce aussi : le retour des spectacles estivaux! Oui oui, le retour des rassemblements en extérieur, devant une vraie scène et de vrai.e.s artistes en chair et en os. Dans moins d’un mois, ce sera la soirée du Solstice, organisée par l’Association franco-yukonnaise. Ceux et celles qui sont ici depuis plus de dix ans se souviendront des quelques fois où la température frôlait les cinq degrés, à l’extérieur d’une tente où dansait toute une communauté « en feu »! Après tant d’incertitude, le retour d’une soirée de festival de musique va faire du bien et réchauffer un peu nos cœurs engourdis, arc-en-ciel ou pas! Le début des vacances scolaires permet aussi de mettre nos âmes en mode « espoir » pour les entreprises de tourisme, tout comme pour ceux et celles qui auront le privilège de faire une pause. Rêvons de voyages en canot, de belles randonnées dans nos montagnes, de vacances, de camping et de temps pour se reposer un peu. Prenons un peu de temps pour prendre soin de soi, pour renouer avec ceux et celles qui comptent le plus. En ce début de juin, laissons nos âmes faire des rêves remplis de couleurs…

annie maheux Conception de la maquette du journal :

patric chaussé

Erratum Une erreur s’est glissée dans l’article sur la série de balados Yukon-Extra-Ordinaire : Philippe Cardinal est originaire d’Ottawa et non du Québec.


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Gel des loyers : des avis partagés Le 15 mai dernier, l’augmentation des loyers résidentiels a été indexée sur l’inflation. Adoptée sans consultation, la mesure est un soulagement pour certain.e.s et un casse-tête pour d’autres. territoriale qui se conclura le 4 juin. Pour Kate White, leader du NPD, Dorénavant, le loyer d’un logement cette indexation amènera « une ne pourra être augmenté au-delà du mesure de prévisibilité pour les taux d’indexation, selon la nouvelle locateurs et locataires », en plus mesure temporaire mise en place de permettre à ces derniers de par le Parti libéral. L’augmentation souffler, avant la construction de annuelle maximale sera calculée logements abordables. par le Bureau des statistiques du Yukon et correspondra à l’indice Que faire si la règle des prix à la consommation (IPC). est enfreinte? Pour l’instant, cela équivaut à une hausse maximale de 1 %, « Avant cela, il n’y avait aucune jusqu’en mai 2022. Cette modifi- limite à l’augme ntation de s cation réglementaire s’inscrivait au loyers », souligne Jaime Mellott, cœur de la plateforme électorale du Bureau de la location résidendu Nouveau parti démocratique du tielle. L’organisation offrant des Yukon (NPD) et a été incluse dans renseignements sur les droits des l’entente signée avec les libéraux. locataires, en plus de servir d’insCe genre de mesure existe ailleurs tance de règlement des différends, au pays, notamment au Québec a ajouté une foule d’informations et en Ontario, mais son arrivée sur le sujet sur son site Internet. au territoire ne fait pas l’unanimité. On suggère aux locataires qui « Ce n’est pas une mesure voient leur loyer bondir au-delà éthique », déplore Félix Robitaille, du taux d’indexation de présenter en secouant la tête. Celui qui une demande afin de contester est à la fois agent immobilier et la hausse « dans les dix jours propriétaire d’unités de logement suivant le début de la nouvelle estime que la politique est un convention de location ». Selon « bric-à-brac » et qu’elle manque Julie Croquison, agente de projets de clarté. Une critique que le Parti justice et formation à l’Associadu Yukon a aussi adressée au Parti tion franco-yukonnaise, il est libéral du Yukon. Le chef Currie aussi possible de téléphoner au Dixon a souligné le manque de Barreau du Yukon afin de demander consultation et l’absence de réel l’aide d’un.e avocat.e. Une liste de débat sur la question, et a lancé son professionnel.le.s francophones propre processus de consultation est disponible.

Vers des logements plus abordables?

Laurie Trottier

Laurie Trottier

Selon Félix Robitaille, la mesure pourrait « nuire aux gens à faible revenu parce qu’ils auront plus de chances de se faire évincer par les propriétaires », puisque ceux-ci seront tentés de relouer leurs unités à un prix plus élevé.

Malgré les inquiétudes qui règnent, les locataires ne choisissent pas toujours de contester les agissements de leurs propriétaires. Une personne qui préfère garder l’anonymat a mentionné à l’Aurore boréale son choix de garder le silence après avoir vu son loyer augmenter après le 15 mai. Cette personne est pourtant en accord avec la nouvelle mesure. « On se trouve dans une situation délicate parce qu’on sait que notre proprié-

taire fait quelque chose d’illégal, mais on fait profil bas parce qu’on n’a pas envie de chercher un autre appartement, explique cette personne. Avec la crise du logement à Whitehorse, ce n’est pas une décision que tu prends à la légère. » Selon Félix Robitaille, agent immobilier depuis six ans au Yukon, ce sera une réalité : les propriétaires malhonnêtes « vont toujours trouver des façons de court-circuiter le système ».

Pour le ministre des Services aux collectivités Richard Mostyn, cette indexation fait écho au désir du gouvernement d’assurer la stabilité et l’abordabilité du logement au territoire. Mais selon Félix Robitaille, « on ne règle pas une crise du logement en s’en prenant à des propriétaires privés qui essaient seulement de gagner leur croûte. » S’il reconnaît que l’objectif de la mesure est noble, il tient à mentionner que le marché locatif est une « pieuvre » et qu’un changement a des conséquences sur plusieurs autres composantes. Sur la page Facebook du NPD, on assure que plusieurs locateurs sont d’accord avec ce gel, et que celui-ci vise principalement à empêcher les augmentations de loyer qui seraient abusives. D’autres mesures pour pallier la crise du logement seront annoncées dans les prochains mois. À ce sujet, le Fonds pour les initiatives a annoncé le 26 mai dernier le financement de la construction de 102 nouveaux logements à prix abordable à Dawson, Teslin, Watson Lake, Lac Laberge et Whitehorse. IJL – Réseau.Presse l’Aurore boréale

Le Fonds pour les initiatives en matière de logement finance huit nouveaux projets Le quatrième appel à projets du Fonds pour les initiatives en matière de logement permettra de financer huit projets immobiliers à l’étape de réalisation au cours des deux prochaines années, ainsi que quatre autres projets à l’étape de la conception. D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

Les projets choisis permettront la construction de 102 nouveaux logements à prix abordable à Dawson, Teslin, Watson Lake, Lac Laberge et Whitehorse. Le prix de ces logements sera inférieur au prix moyen du marché pendant 20 ans. Le financement est cumulable avec celui d’autres programmes de la Société d’habitation, notamment le Programme municipal de construction de logements locatifs, le Programme de partenariat avec les Premières Nations, le Programme de prêt à la construction pour les promoteurs et les programmes fédéraux. Ce quatrième appel à projets

porte une attention particulière aux besoins des personnes âgées, des locataires dont le revenu du ménage est inférieur aux plafonds établis par la Société d’habitation du Yukon, des sans-abris et des jeunes de 18 à 25 ans. Il encourage aussi la recherche de solutions aux problèmes de logement qui compliquent les stratégies de dotation en personnel du gouvernement, mais aussi des entreprises locales. Cette année, les plafonds de financement ont été relevés en fonction des commentaires des demandeurs et pour tenir compte de l’augmentation des coûts de construction due à la COVID-19. Les projets à l’étape de la réalisation à Whitehorse ont reçu 60 000 $ par logement, jusqu’à concurrence de

600 000 $. Les projets à l’étape de réalisation en région rurale ont reçu 90 000 $ par logement, jusqu’à concurrence de 900 000 $. Les projets à l’étape de conception ont reçu jusqu’à 20 000 $. « Le Fonds pour les initiatives en matière de logement répond à la demande de logements abordables dans notre territoire. Nous sommes très heureux du grand nombre de réponses que nous avons reçues à chaque nouvel appel à projets. Avec l’assouplissement du Fonds, nous pouvons concentrer nos efforts sur les besoins des jeunes, des personnes âgées, des personnes à faible revenu et des plus vulnérables. Nous pouvons aussi chercher des solutions aux problèmes de logement qui compliquent les stratégies

de dotation en personnel du gouvernement, mais aussi des entreprises locales, à Whitehorse comme ailleurs au territoire, commente Ranj Pillai, ministre responsable de la Société d’habitation du Yukon. Jusqu’à présent, le Fonds a engagé un peu moins de 16 millions de dollars dans des projets collaboratifs visant la construction de plus de 389 logements à prix abordable, partout au territoire. Parmi les projets achevés, notons : un immeuble de 18 logements à Whitehorse (par Ramza Development Ltd), deux immeubles de quatre logements à Carmacks (par la Première Nation de Little Salmon/Carmacks) et un immeuble de dix logements à Haines Junction (par les Premières Nations de

Champagne et d’Aishihik). Jusqu’à maintenant, la construction d’un total de 65 logements a été achevée à Whitehorse, Haines Junction, Carmacks et Dawson. Plusieurs autres projets sont en cours ou sur le point d’être achevés. Le Fonds pour les initiatives en matière de logement soutient un large éventail de nouveaux projets de logements à prix abordable qui s’inscrivent dans les trois piliers du Plan d’action en matière de logement pour le Yukon, soit les logements avec services de soutien, les logements locatifs abordables et l’augmentation des options d’accession à la propriété. Le prochain appel à projets aura lieu en novembre 2021.


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Nouveaux incitatifs pour le tourisme local Tel que promis en campagne électorale, le gouvernement libéral annonce trois mesures additionnelles afin de soutenir la relance du secteur touristique yukonnais. « C’est l’été parfait pour faire le voyage au Yukon dont vous avez toujours rêvé », a déclaré le ministre du Tourisme et de la Culture, Ranj Pillai. Laurie Trottier

Choisissez un forfait touristique au Yukon et le gouvernement en paiera le quart : voici une des trois nouvelles initiatives que le Parti libéral du Yukon a mises en place pour la saison estivale, qui sera en vigueur dès le 4 juin prochain. Ce programme de remboursement de voyage permettra aux Yukonnais et Yukonnaises de choisir parmi une banque de forfaits touristiques approuvés, de payer la somme complète à l’opérateur.trice et d’envoyer un formulaire de remboursement au gouvernement territorial une fois l’activité réalisée. « Notre but est d’enlever le fardeau aux opérateurs », explique Ranj Pillai. Les prix des forfaits débutent à 250 $ et les résident.e.s du Yukon auront jusqu’au 31 octobre pour envoyer leurs reçus au gouvernement du Yukon. De plus, les entreprises qui proposeront des forfaits pourront mettre la main sur une somme de 2 000 $ afin d’aider au marketing et à la promotion de ceux-ci. Pour le copropriétaire de l’entreprise Terre boréale, Maxime Gouyou-Beauchamps, il s’agit de très bonnes nouvelles : « C’est un bon moyen de soutenir l’industrie

du tourisme tout en permettant aux Yukonnais.e.s de découvrir leur territoire. C’est ma réaction à chaud. » Il est satisfait de la consultation qu’ont effectuée les libéraux auprès des entreprises touristiques : « On a eu notre mot à dire et on a eu un débat. Évidemment, on serait allés plus vite, on aurait annoncé ça plus tôt, mais le gouvernement a fait ce qu’il a pu », reconnaît Maxime, qui a fondé Terre boréale en 2013 avec Miléna Georgeault. Terre boréale offre entre a u t re s d e s e x p é d i t i o n s d e canoë, des randonnées et des circuits autoguidés sur mesure. L’entreprise a dû être à l’arrêt complet en 2020 avec l’arrivée de la pandémie et des restrictions sanitaires. Depuis déjà plus d’un mois, l’entreprise accueille des personnes qui souhaitent profiter de leur quarantaine obligatoire pour explorer le territoire. Maxime Gouyou-Beauchamps garde espoir que la saison 2021 sera rentable pour son organisation, ou, du moins, qu’elle soit « une saison intéressante, avec des client.e.s en isolement, des client.e.s doublement vaccinés et des client.e.s yukonnais.e.s ». Pour Alain Fontaine et Carolyne Duval de Cranberry

Lodge, situé à Ibex Valley, il est trop tôt pour se prononcer sur les mesures et sur leurs retombées, mais ils demeurent optimistes. Ceux-ci tenteront d’ailleurs de développer un forfait comprenant l’hébergement et des séances de yoga et d’art, mais le tout reste encore à peaufiner et à faire approuver.

Steve Berger-Husson et Sandra Jost, propriétaires du Caribou RV Park, souhaitent tenter leur chance et organiser un événement. Ce ne sont pas les idées qui manquent : Sandra Jost aimerait entre autres organiser une journée avec des artistes locaux qui pourraient montrer leurs techniques et vendre leurs produits. Sa plus grande crainte

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Financement de festivals et d’événements Le ministre Ranj Pillai a aussi fait l’annonce d’un nouveau financement de 500 000 $ pour stimuler l’organisation d’activités et d’événements au Yukon cet été. La moitié de la somme sera offerte aux organisations qui reçoivent déjà du financement via des programmes existants (Fonds des arts ou Fonds de fonctionnement pour les arts), afin d’augmenter la portée de leurs événements. L’autre moitié servira à mettre en place de nouvelles activités entre le 21 juin et le 30 septembre. Des montants allant jusqu’à 15 000 $ seront ainsi accordés à diverses organisations et municipalités afin de couvrir jusqu’à 80 % du coût des activités.

CARDIO 50+ PRÉVENTION DES CHUTES ET EXERCICES EN PLEIN-AIR Dès le 9 juin

La construction de la ligne à fibre optique de la route Dempster commencera bientôt

12 h à 13 h cardio50.afy.ca

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Le projet d’installation d’une ligne à fibre optique le long de la route Dempster se poursuit. D’une longueur d’environ 800 kilomètres, elle reliera Dawson à Inuvik.

Un contrat de 67 millions $ pour la construction de la ligne à fibre optique de la route Dempster a été attribué à ROHL Global Networks, qui travaillera en partenariat avec Dagoo Services, une coentreprise stratégique constituée d’entrepreneurs de la Première Nation des Gwitchin Vuntut et d’autres Premières Nations du Yukon, ainsi que de Put Put Contracting, une entreprise yukonnaise locale. Plus de 20 % du montant total de ce contrat sera versé à des entreprises des Premières Nations, qui

travailleront en sous-traitance. Les responsables de la surveillance de la faune et de l’environnement joueront un rôle essentiel dans la mise en œuvre du projet. À la suite de consultations avec les Premières Nations et les collectivités sur la conception du projet, il a été décidé que celui-ci devra assurer la protection des ressources patrimoniales, sociales et culturelles, et réduire au minimum les répercussions environnementales en accordant une attention particulière à la protection du pergélisol, des milieux humides, du caribou et des oiseaux nicheurs. Le gouvernement du Yukon, en partenariat avec le Collège

Aurora, a offert à Dawson et à Inuvik des cours menant à un diplôme en surveillance de la faune et de l’environnement. Les travaux de construction de la ligne créeront des occasions d’emploi pour les diplomé.e.s. La construction de la ligne à fibre optique débutera cet été à Dawson et devrait être terminée en 2024. Elle sera connectée à la liaison par fibre optique de la vallée du Mackenzie. Ces deux lignes permettront d’améliorer la connexion Internet et les communications ainsi que les perspectives de développement et de diversification de l’économie.

A rale génaénnuelle FY de l'A

Lundi 28 juin 17 h 30 à 20 h 30 CSSC Mercier

aga.afy.ca

Merci à

D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

reste toutefois d’arriver à rejoindre la population locale. C’est aussi le message qu’a adressé Ranj Pillai aux Yukonnais.e.s en conférence de presse, le 27 mai dernier : « Choisissez de rester près de chez vous et montrez de l’amour et du soutien aux opérateurs touristiques. »

867 668-2663

afy.ca


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Réduire les violences sexuelles dans les bars et restaurants de Dawson À l'initiative de la maison d’hébergement pour femmes de la ville de Dawson, des ateliers sont proposés gratuitement tout l'été pour former les employé.e.s de bar et restaurant à la prévention des violences sexuelles. Agnès Viger

Les employées et bénévoles de la maison d’hébergement pour femmes de Dawson n'ont pas uniquement la vocation d’offrir un lit aux femmes qui en ont besoin : elles souhaitent aussi offrir de la prévention, du soutien et des liens humains. Les ateliers Raise the Bar (« Placer la barre plus haut ») font partie des actions de prévention mises en place. Crickett Wilder, coordinatrice des programmes de la maison d’hébergement, est à l'origine de cette initiative. « Raise the Bar est véritablement un effort communautaire issu des expériences vécues au cours des trente-quatre années d'existence du centre, de mon expérience en tant que survivante de violences sexuelles et de mon travail de coordinatrice depuis deux décennies », explique-t-elle.

exactement ce qui était approprié. Offrir cette opportunité aux employé.e.s a du sens, explique-telle. Il en va de notre responsabilité Le défi est de former l'intégralité des d'essayer d'être une partie de la employé.e.s de bar et de restaurant solution. Il faut travailler main dans de la ville, l'alcool étant la drogue la main. » la plus utilisée lors des agressions sexuelles. « Les compétences que Apprendre à privilégier nous apprenons à Raise the Bar sont la sécurité comme les premiers secours : nous ne voulons pas avoir à pratiquer Agir c'est bien, mais réfléchir aux la réanimation cardio-pulmonaire, conséquences est encore plus mais c'est un savoir essentiel », essentiel. « Nous avons tous confie la coordinatrice. eu cette sensation désagréable Les bars et restaurants ont lorsque quelque chose de louche répondu à l'appel, en proposant se produit et que nous avons voulu d'accueillir gracieusement les ate- aider, mais ne savions pas quoi faire. liers dans leurs locaux et en rendant Les ateliers sont là pour acquérir disponibles leurs employé.e.s pour des compétences afin d’aider les qu'ils et elles soient formé.e.s – cer- clients à passer une nuit plus sûre, tain.e.s étant même payé.e.s pour le avec des exemples concrets pour faire. Viki Paulins, gérante du casino reconnaître et interrompre les comDiamond Tooth Gerties, a immédia- portements douteux, d'accroître tement accepté l'initiative. « J'avais la sécurité et réduire les risques », l'habitude d'intervenir, sans savoir livre Crickett Wilder.

Une initiative communautaire

« Dans les ateliers, nous avons appris qu'il fallait toujours agir avec soutien, que quelqu'un nous voit et appeler les urgences appropriées », ajoute Viki Paulins. En interrompant une agression, il ne faut pas créer plus de violence, mais sécuriser la situation en priorité, pour le personnel et les clients.

Agir en groupe et rompre la loi du silence Agir seul.e face à une situation de violence peut être dangereux, pour l'employé.e témoin et la victime. « Toutes les compétences fonctionnent mieux quand on travaille en équipe, chacun doit pouvoir compter sur les autres travailleurs. Ils peuvent nous appeler en tout temps », rassure Crickett Wilder. Voilà pourquoi le défi est de former l'intégralité des employé.e.s du milieu, afin que l'entraide soit de mise. Selon Mme Wilder, culturelle-

ment, on ne parle pas suffisamment de violence sexuelle au Canada. « C'est mon rôle, en tant que facilitatrice, de créer des espaces où les employé.e.s peuvent partager ce qu’ils et elles ont essayé et ce qui fonctionne avec leurs collègues, résume la coordinatrice. En raison de la honte et du silence qui entourent la violence sexuelle, nous n'avons souvent pas ce genre de séance de réflexion. » Pour son atelier, elle s'est inspirée de son expérience et de la trousse d'intervention de Kira Lynn Ferdeber, du projet Safer Scenes de Vans Warped, et surtout de la campagne bilingue d'intervention créée par la Franco-Ontarienne Julie Lalonde, disponible en ligne sur tracons-les-limites.ca. Des interlocutrices parlant français sont généralement disponibles à la maison d’hébergement. IJL – Réseau.Presse l’Aurore boréale

La naloxone, ça sauve des vies 3 juin, 11 h 30 à 15 h 30 Centre des jeux du Canada

11 juin, 11 h 30 à 15 h 30 Bibliothèque publique de Whitehorse

17 juin, 11 h à 15 h Hall de l’édifice administratif principal du gouvernement du Yukon

24 juin, 15 h à 19 h Marché Fireweed

Informations

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FrancopHonie

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Projet de loi 96 : un pas de plus vers le rapprochement des francophonies canadiennes L’importance du renforcement des relations entre le Québec et les communautés francophones et acadiennes est en première ligne cette année. À quelques semaines du Sommet sur le rapprochement des francophonies canadiennes, qui se tiendra en juin, le gouvernement du Québec a déposé son projet de loi 96. Il promet, entre autres, d’offrir les mêmes frais de scolarité que les résidents du Québec aux personnes qui souhaitent étudier en français dans un programme québécois. Maurine Forlin

Le projet de loi 96 prévoit que les Canadiennes et les Canadiens d’autres provinces et territoires qui souhaitent étudier en français dans une université québécoise pourront payer les mêmes frais de scolarité que les résidents du Québec, pour autant qu’ils étudient dans un programme n’ayant pas d’équivalent dans leur province d’origine, tel que l’explique Guillaume Deschênes-Thériault, dans son article pour Francopresse.

Les frais de scolarité pour les non-résidents du Québec peuvent être, dans certains cas, dix fois plus élevés. Une barrière non négligeable pour les jeunes tout juste sorti.e.s du secondaire. Isabelle Salesse, directrice générale de l’Association franco-yukonnaise (AFY), est également très satisfaite de la nouvelle : « Je veux que les gens aient accès à des services qui répondent à leurs besoins. En ce moment, l’offre d’études postsecondaires en français dans

Plus d’opportunités pour les élèves du Yukon Marc Champagne, directeur de la Commission scolaire francophone du Yukon, voit dans ce projet de loi une belle façon de soutenir la francophonie à l’extérieur du Québec : « Tout changement qui peut rendre le postsecondaire en français plus accessible est une excellente nouvelle! », se réjouit-il.

Founie

Selon Marguerite Tölgyesi, tant que cela ne vient pas réduire les financements des institutions postsecondaires des autres provinces et territoires, ce projet pourrait avoir de bonnes répercussions.

Célébration des années de service

La CSFY est fière de pouvoir compter sur du personnel dévoué et engagé, qui déploie tous ses talents et son expérience pour la réussite des élèves. Cette année, nous célébrons les années de service de : Clémence Roy, 25 ans Geneviève Tremblay, 15 ans Annie Cloutier, 10 ans

Nous vous remercions pour vos bons et loyaux services!

l’Ouest est très restreinte, c’est une très bonne nouvelle que les Canadien.ne.s francophones aient accès aux mêmes privilèges que les Québécois.e.s », explique-t-elle.

Obstacle à l’éducation post-secondaire en français dans l’Ouest? Ce petit pas vers le rapprochement des francophonies du Canada vient cependant avec certains défauts. La seule réticence de Marguerite Tölgyesi, étudiante franco-yukonnaise en géopolitique à l’Université Laval,

serait de voir les fi nancements gouvernementaux réduits pour le postsecondaire en français ailleurs au Canada. « Si le programme est offert au Québec, il pourrait ne plus être offert ailleurs », explique la jeune étudiante. « C’est important qu’il continue à y avoir un engagement des gouvernements provinciaux pour appuyer le postsecondaire en français partout au Canada », précise Isabelle Salesse qui reste cependant très optimiste. Le système scolaire québécois étant différent du reste du pays, une meilleure organisation sera nécessaire selon Marguerite Tölgyesi, afin de mieux intégrer

Pixabay

les jeunes issus des minorités francophones. En plus d’ouvrir de nombreuses portes aux étudiantes et aux étudiants qui souhaitent poursuivre leur postsecondaire en français, ce nouveau projet de loi permet également une meilleure exposition des jeunes des communautés francophones minoritaires, conclut-elle. Ce projet de loi est une grande première pour le Québec, qui reconnaît officiellement son rôle dans « l’essor des communautés francophones et acadiennes », un acte symbolique qui laisse entrevoir un avenir plus soudé pour la francophonie canadienne.

Rappel aux utilisateurs de véhicules hors route au Yukon Nous profitons de l’été qui approche et du début de la saison des véhicules hors route pour rappeler amicalement aux utilisateurs que trois zones de gestion des véhicules hors route sont en place depuis le 28 janvier 2021.

Ces trois zones sont les suivantes : • habitat protégé de Ddhaw Ghro; • zones alpines à une altitude de 1 400 mètres et plus; • unité de gestion du paysage 4 de la rivière West Hart. Comme précisé dans le plan de gestion de l’habitat protégé, l’utilisation des véhicules hors route dans l’habitat protégé de Ddhaw Ghro est interdite. Vous pouvez continuer d’emprunter le réseau de routes et de sentiers avec un véhicule hors route dans l’unité de gestion du paysage 4 de la rivière West Hart. Ce réseau est illustré sur les cartes interactives ci-dessus. Dans les zones alpines situées sur les terres publiques, vous pouvez continuer de circuler sur les sentiers existants au 28 janvier 2021. Vous pouvez continuer d’utiliser un véhicule hors route en dehors de ces trois zones comme avant. Conduisez prudemment, ne consommez pas d’alcool et respectez vos voisins, la faune et la nature. Pour en savoir plus sur les zones de gestion des véhicules hors route existantes et la création de ces zones au Yukon, rendez-vous au yukon.ca/fr/zones-de-gestiondes-vehicules-hors-route ou communiquez avec la Direction de la gestion des terres au 867-667-3185 ou, sans frais, au 1-800-661-0408, poste 3185.


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culture

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Le Nord, un reportage à la fois L’équipe d’ICI Grand Nord accueillait en avril un nouveau journaliste au Yukon, le vidéaste Vincent Bonnay, quatrième membre de la jeune équipe qui, depuis 2018, étend son empreinte francophone à travers les territoires canadiens. Thomas Ethier, L’Aquilon

Yukonaise d’adoption, Claudiane Samson aura été, pendant près de 20 ans, la seule journaliste de Radio-Canada basée sur les territoires du Nord. C’était avant le virage emprunté en 2018 par la création d’ICI Grand Nord, qui accueille ce printemps un quatrième journaliste, affecté à Whitehorse. Il s’agit d’un atout important pour la doyenne, qui est désormais en mesure d’orchestrer la couverture de sa jeune équipe à travers les trois territoires. Médias ténois s’est entretenu avec Claudiane Samson et le journaliste Mario De Ciccio, basé à Yellowknife depuis trois ans, pour faire le point sur les récents développements d’ICI Grand Nord. Jusqu’à l’arrivée de Mario DeCiccio à Yellowknife, vous étiez la seule journaliste de RadioCanada au nord des provinces. Claudiane, comment l’équipe d’ICI Grand Nord a-t-elle évolué en trois ans? Claudiane Samson : Son

Radio-Canada

Les journalistes Mario De Ciccio, Matisse Harvey et Claudiane Samson, respectivement correspondants à Yellowknife, Iqaluit et Whitehorse. Absent de la photo : le journaliste Vincent Bonnay, nouvellement arrivé à Whitehorse.

arrivée marquait un virage vraiment très clair de Radio-Canada, qui s’est mise à investir dans les territoires. La chaine a vécu de très nombreuses années de compressions budgétaires, et le développement de nouvelles régions n’était alors pas chose facile. Mario a permis d’ouvrir la voie. C’est une région qui est de plus en plus à l’avant-plan de l’actualité nationale et internationale, qu’on parle de changements climatiques ou de l’ouverture du passage du Nord-

Ouest, par exemple. Pour CBC North [qui couvre les territoires et le Nord-du-Québec], la station de Yellowknife représente le point central des différentes stations régionales. Le fait d’y accueillir Mario nous a permis de nous ancrer sur le plan technologique, sur la prise d’image, sur la réalisation de reportages télévisés et sur la chaine RDI. L’arrivée de la journaliste Matisse Harvey au Nunavut en 2020 nous a permis d’être présents sur

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les trois territoires. Or, il était difficile d’être seule journaliste au Yukon tout en coordonnant la couverture des trois territoires. L’arrivée de Vincent Bonnay, à Whitehorse, va nous permettre de poursuivre cette mouvance. Pourquoi, selon vous, la chaine Radio-Canada a-t-elle pris autant de temps pour envoyer des journalistes francophones dans le Grand Nord? Claudiane Samson : La question est complexe. Je ne tiens pas les cordons de la bourse! Nous avons également observé des changements du côté de CBC North. C’est en partie une question d’intérêt grandissant, je dirais, pour la région du Grand Nord. C’est certain, l’Arctique est une région qui fascine, qui attire l’attention et la curiosité. On cherche donc à être plus présents, mais également à être plus justes dans la couverture. On ne veut évidemment pas toujours tomber dans les clichés de la banquise et de l’ours polaire. Il est important d’aller plus loin dans la couverture des enjeux vécus à travers les territoires. Le rôle de Radio-Canada est de rapporter les réalités vécues sur place pour les gens d’ici, mais également de faire voir et entendre les gens de ces régions sur le reste du réseau public. C’est la priorité qu’on se donne pour les années à venir. Mario De Ciccio, vous êtes depuis 2018 le premier journaliste francophone de Radio-Canada aux Territoires du Nord-Ouest. Comment les choses se passentelles depuis trois ans? Mario De Ciccio : À mon arrivée à Yellowknife, plus j’en entendais parler, plus ça devenait un nonsens pour moi qu’il n’y ait jamais eu de journalistes francophones de Radio-Canada aux TNO. Il y a tellement d’histoires du Nord que Radio-Canada n’avait jamais pu raconter. C’est une grosse tâche de commencer à couvrir un territoire quand il y a tellement eu d’oublis dans le passé. Les deux premières années, j’allais à gauche et à droite, en essayant de tout faire en même temps. Avec le temps, ça s’est précisé. On sent aussi un intérêt croissant de la part du réseau. On s’efforce d’attirer l’œil des Canadiens. Les gens du Sud connaissent peu le Nord. Plus on va en parler, plus le public va s’intéresser et comprendre qu’il y a des histoires d’ici qui méritent d’être entendues, tant pour les gens d’ici que pour tout le monde au pays. Quels sont les défis de couverture propres au Grand Nord? Plus particulièrement, est-il difficile de tisser des liens avec les

différentes collectivités? Claudiane : Personnellement, j’habite le Yukon depuis une vingtaine d’années, et j’ai pu développer des relations privilégiées avec plusieurs porte-paroles des Premières Nations, des communautés francophones et du gouvernement, entre autres. C’est aussi un avantage des plus petites communautés : on croise les politiciens et les chefs autochtones à l’épicerie ou dans la rue. Dans les collectivités autochtones, la notion de confiance est primordiale. Cette confiance ne s’établit pas envers un réseau, mais envers un journaliste, qui doit être en mesure d’entretenir ces relations sur une base continue. Voilà pourquoi il est important d’avoir des journalistes sur place, plutôt que d’envoyer des émissaires ou des correspondants qui repartent aussitôt vers le Sud. En matière de contenu francophone, quel est l’intérêt du public au sein des territoires? Est-ce plus marqué à l’extérieur? Mario De Ciccio : Aux TNO, je crois que tous les organismes francophones s’entendent pour dire que les francophones d’ici ne sont pas toujours les plus faciles à rejoindre. Plusieurs francophones dans le Nord ont déjà leurs habitudes de consommation des médias, et seront portés, par exemple, à lire les textes de CBC en anglais. Cela dit, nous avons également comme mandat d’attirer l’attention des francophones du Sud. C’est sans doute ce qui m’a le plus occupé dans la dernière année, avec mes projets de reportages vidéos ou en intervenant sur la chaine RDI. Plus on parle du Nord, plus les gens vont comprendre le Nord, un reportage et un texte Web à la fois. Peut-être suis-je optimiste, mais j’y crois énormément. Claudiane Samson : Pour ce qui est du Yukon, plusieurs personnes nous suivent en France! On le voit sur les réseaux sociaux. Plusieurs résidents viennent d’Europe, ce qui a comme conséquence de nous faire entendre de l’autre côté de l’Atlantique. C’est aussi un énorme défi de comprendre les habitudes de consommation du contenu. On l’a constaté particulièrement depuis le printemps 2020 avec l’arrivée de la journaliste Matisse Harvey à Iqaluit. Les gens ont leurs plateformes privilégiées, que ce soit le Web, les réseaux sociaux ou la radio. C’est d’ailleurs un défi à relever partout au pays. Radio-Canada fait présentement des efforts de repositionnement, pour atteindre les gens où ils se trouvent. IJL – Réseau.Presse – L’Aquilon


Jeudi 3 juin 2021

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culture

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Exposition Pop-Up à Dawson Du 15 au 29 mai, les artistes amateurs et amatrices de la ville de Dawson ont pu exposer une œuvre dans la galerie ODD de l’Institut des arts et cultures du Klondike (KIAC). Agnès Viger

Les Yukonnais.e.s de tout âge étaient invité.e.s à déposer une œuvre créée au cours de l’année. Avec la pandémie, plusieurs ont eu le temps de développer une passion artistique. Les œuvres exposées sont hétéroclites et à l’image de la petite communauté de Dawson. On trouve principalement des peintures, mais aussi des sculptures, de la poterie, des créations à base de perles, des dessins, des photographies, des collages, de la gravure, de la poésie et des structures en plastique. La créativité n’a pas d’âge, les artistes exposant.e.s ayant de 5 à 85 ans. Agnès Viger

La nature comme inspiration

Bench with Ice Cream and Girl, peinture à l’acrylique de C. Wray Auger.

Créer ensemble Certains se sont motivés entre eux pour soumettre des œuvres, comme les familles Potoroka et Brennan-Kienzler, qui ont proposé une série de poissons en mosaïque de verre teinté. Genséric Morel a

décidé de créer une sculpture en même temps que sa partenaire. Son œuvre Chance neutre est faite de bois flottant et de miroirs cassés, mêlant le malheur d’un miroir brisé à la chance qu’on récolte en touchant du bois. « J’avais l’idée de créer ce type de sculpture depuis un certain temps, et c’est en voyant l’annonce que j’ai trouvé la motivation de me lancer. C’était comme un défi créatif. Nous avons fini deux heures avant l’échéance », s’amuse-t-il. D’autres ont voulu rendre hommage à des artistes ou des proches, comme Wanda Jackel qui a peint sa grand-mère. Avec sa toile Dogma, Annie Kierans a reproduit une mise en abyme. « Elle représente Jean-Paul Langlois, un peintre métis ayant fait une résidence artistique en novembre dernier, précise-t-elle. Dans mon tableau, j’ai inclus ses peintures, basées sur la version 1973 de Croc-Blanc. C’était vraiment amusant d’imiter son style - ses plans globulaires et plats aux couleurs punchy. »

Berquist, représentant un corps féminin à partir de photographies de rivières, et du dessin de femme en taille réelle d’Aleks Bartosik. Stormy Bradley, artiste perliste autochtone, a proposé l’œuvre engagée Home – « car l’utérus est notre maison originelle à tous » – faisant partie d’une série de vulves perlées sur un cuir d’orignal, qu’elle a tanné elle-même. « Perler des parties sacrées, qui sont la seule chose qui donne la vie au monde, est un acte de résistance et de revendication de l’autonomie de nos corps. Avant le colonialisme, nos rôles dans la société étaient honorés ;

Agnès Viger

Dogma, peinture d’Annie Kierans, représentant Jean-Paul Langlois et deux de ses œuvres.

aujourd’hui, ils sont minimisés. La violation des droits des femmes autochtones disparues et assassinées me vient également à

l’esprit. J’espère que mon public pourra faire l’expérience de la guérison avec cette série », finit Stormy Bradley.

Crédit photo : Ti Sheffield

La faune et la flore du Yukon ont inspiré plus de la moitié des œuvres de l’exposition. Palma Berger, aînée de la communauté de Dawson, a cueilli des champignons pour en faire une huile, qu’elle a utilisée pour peindre son tableau représentant lui aussi des champignons. Kayla Gagné, qui a proposé Yukon River, un tableau immortalisant le soleil de minuit sur la côte ouest du fleuve, avoue n’avoir « que la nature comme mentor » et être « continuellement inspirée par la majesté du Yukon et sa beauté monumentale ». Natasha Henderson a peint une série inspirée du ciel de Whitehorse : « J’étais en quarantaine après avoir déménagé du Québec au Yukon, enfermée, loin de ces nouveaux paysages passionnants. Lorsque j’ai pu sortir, j’ai vraiment apprécié le paysage et les gens du territoire! Le ciel était tellement différent, plus ouvert et actif que celui de Montréal ».

Femmes et féminisme La fi gure féminine a été la deuxième source d’inspiration la plus représentée. C’est le cas notamment du montage de Devon

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Jeudi 3 juin 2021

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La Russie à la présidence du Conseil de l’Arctique Le forum des nations circumpolaires célèbre ses 25 ans cette année. Nelly Guidici

Au terme de la réunion interministérielle du Conseil de l’Arctique, qui s’est déroulée du 19 et 20 mai à Reykjavik, la Russie assurera la présidence de l’organisation jusqu’en 2023. Elle prend le relai de l’Islande, qui a présidé le forum des États circumpolaires depuis 2019. Les autres États membres sont la Norvège, la Suède, la Finlande, le Danemark, le Canada et les États-Unis. Dans sa présentation sur le site Web du Conseil, l’ambassadeur russe pour la coopération internationale dans la région arctique, Nikolay Viktorovich Korchunov, annonce une volonté de contribuer à l’essor économique de la région, mais insiste sur les thèmes des changements climatiques et du développement durable. « Nous avons l’intention de concentrer la présidence russe du Conseil de l’Arctique sur l’intégration dans les activités du Conseil du principe de la promotion du développement durable

Kaisa Sirén, ministère des Affaires étrangères de Finlande

Le Conseil de l’Arctique fête 25 ans de coopération et de consensus au sein des nations circumpolaires.

de manière équilibrée, dans ses dimensions sociale, économique et environnementale, écrit l’ambassadeur arctique russe. À cet égard, en plus de nous attaquer aux problèmes du changement climatique, d’adapter les moyens de subsistance et de renforcer leur résilience à ses effets, nous devons accorder notre attention immédiate à la gestion des risques environ-

Le nouveau Fonds de développement économique remplace le Fonds de développement économique régional, le Fonds de développement des industries stratégiques et le Fonds pour le commerce et les entreprises. La date limite pour les demandes du volet 3 est le 15 juin à 16 h 30. Renseignements : yukon.ca/fr/fde

nementaux dans le contexte du développement futur de la région. » Pour la Russie, qui possède le tiers des côtes arctiques mondiales, la région polaire est une priorité. La fédération investit allègrement dans l’extraction des ressources naturelles et dans l’infrastructure industrielle de son Nord. Le site Yamal LNG sur l’estuaire de la rivière Ob dans la péninsule de Yamal en est un exemple. Depuis 2017, l’usine extrait 16,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, qui est acheminé ensuite par voie maritime, à travers le passage du Nord-Est vers une clientèle asiatique. Pour Mathieu Landriault, directeur de l’Observatoire de la politique et de la sécurité de l’Arctique (OPSA) et professeur associé à l’École nationale d’administration publique à Québec, cette présidence est l’occasion pour la Russie d’assoir sa présence. « La Russie va utiliser ce podium pour faire avancer ses intérêts arctiques et pour faire avancer son prestige dans la région à travers toute une gamme d’évènements académiques et corporatifs, envisage-t-il. Ce qui va être intéressant, c’est l’entente [entre les États membres] et la Russie en termes de protection environnementale, en sachant que la Russie va peutêtre un peu plus encourager le développement économique. » À sa fondation à la conférence d’Ottawa en 1996, le Conseil de l’Arctique a choisi d’exclure de son forum les questions militaires. On y cherche surtout la bonne entente et les discussions traitent principalement des enjeux sociaux, de développement durable ou encore de la pollution. Pour M. Landriault, il est certain que la Russie cherchera l’appui des États membres. « Je pense que le corps diplomatique russe sera axé sur les enjeux sociaux, de développement durable, de

contaminants et de protection environnementale, dit-il. C’est ce qui unit et qui fait consensus. »

Participation des nations autochtones En plus des huit États membres, six organisations nationales autochtones siègent au Conseil de l’Arctique. Considérées comme des participants permanents au Conseil, elles ont pour objectif d’intégrer systématiquement les points de vue autochtones lors des discussions. Cette façon de travailler main dans la main avec ces organismes est tout à fait atypique, selon M. Landriault. « Ce mécanisme est intéressant, car ce n’est pas un type de statut que l’on rencontre bien souvent dans d’autres organisations régionales », observe-t-il. Pour le Conseil international des Gwich’in, qui regroupe des nations gwich’in des Territoires du Nord-Ouest, du Yukon et d’Alaska, être participant permanent permet d’être entendu et d’apporter des points de vue inédits sur des enjeux précis. « Un siège à la table signifie que nous pouvons influencer les discussions, et le Conseil de l’Arctique est le principal forum de coopération et de collaboration dans l’Arctique, explique la directrice générale de l’organisme, Devlin Fernandes. Les voix des organisations peuvent être entendues et différentes perspectives peuvent contribuer [aux discussions]. » Les organisations autochtones soulèvent certains enjeux sociaux et environnementaux. Pour Christina Henriksen, présidente du Conseil Saami, qui est membre permanent, « notre culture et les économies traditionnelles de notre culture dépendent d’écosystèmes sains et productifs. » Peuple présent en Norvège, en Suède, en Finlande et en Russie, le Conseil Saami porte la voix de 100 000 personnes.

Pour sa part, le Conseil circumpolaire inuit (ICC), dont les membres se retrouvent au Canada, en Alaska et au Groenland, a son siège depuis les débuts du Conseil de l’Arctique. « ICC s’est battu pour veiller à ce qu’une attention particulière soit accordée aux changements dans l’Arctique, comme le climat, le transport, les contaminants […] et la sécurité alimentaire. Ce travail est très respecté par les communautés, les gouvernements, les universitaires et les organisations non gouvernementales (ONG) et ajoute au dialogue et à la voie pour une prise de décision éclairée », peut-on lire dans le rapport 2019 - 2020 de l’organisme.

Renforcer les relations L’un des objectifs du Conseil de l’Arctique est de construire des ponts entre les nations circumpolaires et ainsi contribuer au dialogue continu, non seulement entre les États membres, mais aussi entre les organismes autochtones. « Le Conseil de l’Arctique a contribué à renforcer notre voix au fil des ans, pense Mme Henriksen, et notre participation a élargi notre réseau sur les questions arctiques au-delà du Conseil lui-même. » « Le Conseil est un exemple assez frappant de coopération pragmatique basée sur la science, poursuit M. Landriault. Il y a eu un très grand apport scientifique dans les différents groupes de travail. Il y a des mécanismes aussi qui ont été très originaux au Conseil, qui font qu’il y a une belle intégration des habitants du Nord dans les travaux du Conseil. » Depuis 1991, six groupes de travail sur la conservation de la faune et de la flore, sur la protection des environnements marins ou encore sur la lutte contre les contaminants ont été intégrés aux travaux du Conseil. Cependant, la lutte contre les changements climatiques et les actions éventuelles que les États membres prendront, ou pas, dans le futur demeurent un point fondamental des travaux et déclarations à venir. « Est-ce que les États sont prêts à s’engager et dans quelle mesure? Quelles initiatives sont-ils prêts à mettre en place dans la région arctique? Ça va être la grande question de la prochaine réunion ministérielle et dans les prochaines années », conclut M. Landriault. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.


Jeudi 3 juin 2021

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Océan Arctique : la contamination au mercure a doublé en dix ans L’étude des défenses de narval permet de mesurer la présence de mercure qui contamine la chaine alimentaire arctique.

Rune Dietz, Aarhus University

Une étude révèle que les narvals sont exposés à des niveaux de plus en plus élevés de mercure.

Nelly Guidici

Les niveaux de mercure présents dans les défenses de narval augmentent : c’est ce que révèlent les résultats d’une étude publiée d a n s l a r ev u e a c a d é m i q u e Current Biology. Dirigée par l’Université McGill en partenariat avec l’Institut des ressources naturelles du Groenland basé à Nuuk, cette étude montre que l’exposition à la pollution au mercure a changé au cours des 50 dernières années. Pour en arriver à ce résultat, dix défenses de narvals mâles ont été collectées auprès de chasseurs groenlandais de deux collectivités de la côte nord-ouest de l’ile, dont le village de Qaanaaq. Les spécimens recueillis étaient d’âge variable au moment de leur capture. L’analyse des défenses a permis une évaluation poussée de l’exposition aux contaminants présents dans l’océan. Une nouvelle couche s’ajoute chaque année à la défense du narval, reliée au reste du corps par la mâchoire supérieure et alimentée par le flux sanguin, qui emmagasine ainsi les caractéristiques physiologiques de l’animal. « En raison de la nature de la défense et de sa croissance progressive au fil du temps, nous avons pu remonter 50 ans en arrière et reconstituer l’histoire de l’animal en termes d’accumulation de mercure », explique Jean-Pierre Desforges, coauteur de l’étude et boursier postdoctoral à l’Université McGill à Montréal. L’exposition au mercure de ces mammifères augmente avec le temps, mais elle a plus que doublé lors de la dernière décennie. Les narvals se trouvent donc au sommet de la chaine alimentaire qui est contaminée par la présence accrue de mercure dans l’océan. « Plus le niveau de mercure est élevé dans la chaine alimentaire, plus l’animal est exposé », indique M. Desforges.

Causes multiples L’une des causes de cette hausse des taux de mercure mesurés serait l’extraction d’or artisanale et à petite échelle, notamment

dans les pays d’Asie du Sud. La combustion au charbon est aussi pointée du doigt dans les résultats de l’étude. Rejeté en partie dans l’eau, le mercure capturé par les courants se retrouve dans l’océan Arctique où il contamine l’ensemble de la chaine alimentaire. Si le chercheur estime que l’augmentation des températures qui accélère la fonte de la glace est aussi en cause, le problème demeure complexe, car il est multifactoriel. « C’est une sorte d’interaction complexe entre l’alimentation et les émissions humaines, ce n’est pas simple, explique Jean-Pierre Desforges. Mais nos études et d’autres montrent que le changement climatique en Arctique a un impact majeur sur les animaux, notamment une modification de leur alimentation. »

Une convention pour inverser la tendance Signée en 2013 sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’environnement, la Convention de Minamata sur le mercure est un traité international conçu pour protéger la santé humaine et l’environnement contre les émissions d’origine humaine et les rejets de mercure. Trois ans de négociations auront été nécessaires afin d’aboutir à un texte signé aujourd’hui par 128 gouvernements sur les cinq continents. Pour M. Desforges, la convention apporte un cadre contraignant qui permet à chaque pays signataire d’identifier les sources de pollution sur son territoire. « Il y a eu des histoires encourageantes dans le passé et nous avons de l’espoir, mais il est toujours difficile d’équilibrer le développement économique avec la protection de l’environnement », réagit le chercheur. Conscient des niveaux de pollution élevés en Arctique, le Canada a ratifié la convention le 7 avril 2017. « Bien que nous ayons réduit nos propres émissions de mercure de plus de 90 % au cours des 40 dernières années, il faut renforcer les mesures de réduction des émissions mondiales qui ont eu un effet sur le Canada et ses

écosystèmes arctiques, peut-on lire dans le communiqué de presse d’Environnement et Changement climatique Canada. Plus de 95 % des dépôts de mercure anthropiques au Canada proviennent de sources étrangères. » L’article 21 de la Convention impose aux États le dépôt, tous les quatre ans, d’un rapport sur les mesures mises en place et les

difficultés éventuelles. À ce jour, 25 % des pays du continent africain ont rendu leur rapport, suivi par la région Asie-Pacifique avec 20 % des pays signataires. Dans son rapport préliminaire, le Vietnam indique manquer de moyens financiers et de techniques pour mettre en place des méthodes d’élimination des composés de mercure. Le problème touche

également l’Indonésie, qui indique que l’absence d’installations pour l’élimination finale des déchets de mercure constitue un défi à relever pour les années à venir. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.

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Jeudi 3 juin 2021

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sport et loisirs

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Le disque golf gagne en popularité au Yukon Pouvant être pratiqué en toute saison, le disque golf attire de plus en plus d’adeptes chaque année. Facile d’accès et nécessitant peu d’investissement financier, il se joue en solitaire, en famille ou entre ami.e.s, et ce, peu importe la météo. Kelly Tabuteau

À la mi-mai 2021, l’Association de disque golf de Whitehorse organisait son premier tournoi de l’année, lançant officiellement le début de la saison estivale de ce sport encore peu connu, mais qui captive de plus en plus d’adeptes chaque année. Aujourd’hui, l’association compte plus de 100 membres. Pour Josh Paton, son président, c’est un record : « En moyenne, ces dernières années, nous avions 30 à 35 membres. Nous sommes très excités de voir cette croissance exponentielle! » Avec un tel développement, les nouveaux parcours poussent presque comme des champignons à l’échelle du territoire.

Règles de base du disque golf Les règles du disque golf sont très similaires à celles du golf traditionnel, spor t dont il est inspiré. Les trous sont remplacés par des corbeilles métalliques et les balles par des disques volants, légèrement plus petits que les classiques frisbees et lestés pour permettre une meilleure précision. Mises à part ces différences majeures, une partie de disque golf se déroule de la même manière qu’une de golf : on cherche à atteindre une cible

Fournie

Jean-Paul Berrel a commencé le disque golf en 2018 et est vite devenu accro. Il essaye de jouer une fois par jour : seule la pluie peut le décourager.

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avec un disque en effectuant le moins de lancers possible. Le lancer initial s’effectue depuis un tertre de départ, le lancer suivant depuis l’emplacement où le disque a atterri, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le disque ait atteint la corbeille. À l’instar du golfeur ou de la golfeuse qui utilise divers clubs selon le type de coups qu’il souhaite effectuer, le disqueur ou la disqueuse choisit son disque en fonction de son objectif : un driver, disque très plat qui fend l’air pour parcourir une centaine de mètres ; un mid-range, pour des distances moyennes ; et un putter, plus arrondi, pour les tirs de précision. C’est l’ensemble de base de tout joueur, mais il n’est pas indispensable. « N’importe qui peut débuter le disque golf, il suffit d’avoir un seul disque, un mid-range par exemple, pour commencer à appréhender la discipline, ce qui en fait l’une des moins dispendieuses qui existent! », affirme Jean-Paul Berrel, qui entame sa troisième saison à Whitehorse.

Des parcours qui poussent un peu partout au Yukon La Ville de Whitehorse compte cinq parcours de neuf ou dix-huit corbeilles. L’Association de disque golf de Whitehorse a élu domicile au terrain Solstice, situé sur la conduite College, puisqu’il reste accessible toute l’année. Créé en 2016, il présente une variété de terrains permettant de défier les joueuses et joueurs de tous les niveaux. On retrouve un autre parcours à Golden Horn et un autre au Centre de ski nordique du mont McIntyre. En dehors des limites de la ville, on peut se rendre au centre communautaire du lac Marsh, développé par un résident de Judas Creek, ou à celui du mont Lorne, conçu par quatre jeunes de la communauté. L’accès aux parcours est généralement gratuit et les frais à encourir restent abordables, ce qui rend ce sport accessible à toutes et à tous : « La cotisation n’est que de 10 $ par an, plus les droits

d’inscription au tournoi [qui sont moindres en étant membre] et cela nous aide dans l’organisation des événements de la saison », affirme Josh Paton. De plus, puisque le disque golf se pratique sur des parcours en nature, les animaux de compagnie sont souvent les bienvenus. Devant la popularité du sport, le Club de golf de Meadow Lakes a commandé 18 corbeilles métalliques pour installer un parcours permanent. Gabriel Savard, directeur général, explique : « L’Association de disque golf de Whitehorse organisait depuis quelques années un tournoi de deux jours, en septembre. On montait un parcours temporaire pour l’occasion. Avec Josh [Paton], nous avons décidé de donner l’opportunité à la communauté d’avoir un nouveau terrain de jeu plus permanent. » Les personnes devront s’acquitter de droits d’entrée pour avoir accès à ce parcours inédit, qui sera accessible dans les prochaines semaines. Les créneaux horaires restent à déterminer, mais ils devraient coïncider avec les périodes moins achalandées du terrain de golf. Dans les communautés, la Ville de Dawson est en train d’installer un terrain permanent sur le sentier Crocus Bluff, alors que le village de Carmacks prévoit un événement pour l’ouverture du sien, au cours du mois de septembre 2021.

Initiation à tout âge Du fait de sa simplicité, le disque golf peut être pratiqué dès le plus jeune âge. L’École Émilie-Tremblay dispose d’ailleurs de quelques corbeilles portables, pour initier les élèves à ce sport. « C’est vraiment une activité amusante, les élèves sont dehors, avec leurs ami.e.s et essayent de nouvelles choses. De plus, c’est un sport où il est facile d’impliquer toute une classe », affirme Joëlle Haché, enseignante en éducation physique au CSSC Mercier. Pour Jean-Paul Berrel, le disque golf est un sport très inclusif où les débutant.e.s sont plus que bienvenu.e.s. « Il peut y avoir un esprit de compétition, mais c’est surtout avec soi-même, non envers les autres, conclut-il. Chacun cherche à faire mieux que la dernière fois sur le même parcours. » On l’aura compris, mêlant sport, défis et promenade en nature, le disque golf sera la discipline en vogue à tester cet été au Yukon. IJL – Réseau.Presse l’Aurore boréale


Jeudi 3 juin 2021

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sport et loisirs

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Ensemble, elles gravissent le troisième plus haut sommet du Canada Le 26 avril dernier, Pascale Marceau et Eva Capozzola ont marqué l’histoire en devenant la première équipe entièrement féminine à atteindre le sommet du mont Lucania, le troisième plus haut au Canada. Laurie Trottier

Quand Pascale Marceau a contacté Eva Capozzola pour lui proposer de partir à la conquête du mont Lucania, situé à une soixantaine de kilomètres à l’est de la frontière de l’Alaska, celles-ci ne s’étaient rencontrées qu’une fois. Un coup de dé audacieux qui s’est transformé en succès, puisque celles-ci ont relevé le défi de grimper les quelque 5 226 mètres d’altitude tapissés de neige. « On a eu une dynamique incroyable. Quand on est arrivées sur la montagne, peu importe les périples, on avait la confiance qu’on pouvait tout surmonter », mentionne Pascale Marceau, presque un mois jour pour jour depuis que ses bottes ont foulé le sommet. Plus qu’un passage obligé, la quarantaine imposée à leur arrivée au Yukon a été l’occasion de briser la glace et de peaufiner le plan de match.

La préparation : travail de longue haleine Parce qu’ici, il ne suffit pas de gravir la montagne. Les exigences de l’alpinisme hivernal ajoutent une couche de diffi culté à un duvet déjà bien blanc : l’établissement et le démantèlement presque quotidien du campement. « En réalité, ça prend près de la moitié du temps », confie Pascale Marceau. Tous les matins où elles doivent changer le campement de place, elles y mettent trois heures et l’équivalent au retour. En effet, selon les conditions du site choisi, il faut ériger une plateforme, pelleter pour creuser un abri au vent et même bâtir des murs de neige entourant le campement. Selon l’alpiniste, les vents peuvent s’avérer fatals : « Malgré la conception des tentes, s’il vente à 120 km/h et que la tente n’est pas bien protégée, ça se déchire et ça devient une question de survie. » Lorsqu’elles sont en ascension, elles sont aussi reliées par une corde d’environ 45 mètres, un dispositif de sécurité essentiel en cas de chute. Pour elles, cette rigueur organisationnelle vient balayer les préjugés comme quoi l’alpinisme est un sport égoïste et dangereux : « Ma perspective c’est qu’on ne se lance pas les yeux fermés. C’est vraiment calculé, préparé, méthodique. C’est presque une carrière. » Pascale Marceau, originaire de Sudbury, en Ontario, affirme d’ailleurs passer presque la moitié

Eva Capozzola

Pour Pascale, il n’y a aucun doute qu’elle repartirait en expédition avec Eva Capozzola. En tout, le duo a dû débourser environ 10 000 $ pour accomplir son défi et a pu compter sur une bourse de 5 000 $ remise par la Société géographique royale du Canada.

de chaque année en expédition, majoritairement avec son conjoint. Le reste du temps, elle exerce le métier de consultante en ingénierie pour des industries à risque élevé. « Ça se marie très bien avec la vie de montagne », souligne-t-elle.

21 jours au cœur du parc national Kluane L’entreprise Icefield Discovery a déposé l’équipe à son camp de base le 15 avril, situé à 2 743 mètres d’altitude. Même si, au cours de l’expédition, elles disent avoir été crevées, déshydratées et brûlées par le soleil, en plus d’avoir écopé de blessures aux chevilles et aux hanches, le mot que choisit Pascale Marceau pour décrire l’ascension pourrait en surprendre plusieurs : « Calme.

La montagne nous accueillait », ajoute-t-elle, avec un brin de nostalgie qui semble avoir déjà établi ses quartiers chez l’alpiniste. À l a s u i t e d e c e s t ro i s semaines d’effort physique intense, celle-ci n’est pas près d’oublier le moment où elles sont restées assises sur le flanc de la montagne pendant près de trois heures pour attendre que les nuages passent et cessent de gêner la visibilité. « Il n’y avait aucun vent, aucune neige. Il y avait comme une grosse couverte chaude qui enveloppait les montagnes », affirme-t-elle, si bien que le duo a appelé cette pause le « camp mythique » : « On n’a rien dit, on n’a rien fait. On était juste présente. » Elle qui cumule plus de 20 ans d’alpinisme a beaucoup appris lors de cette expédition, notamment à

Fournie

Difficile pour le duo d’établir une moyenne quotidienne d’heures de grimpe, de ski ou de marche, principalement en raison de la météo. La journée du sommet aura été la plus longue, avec plus de 14 heures d’activité physique.

mieux partager ses émotions. « Il n’y avait pas de gêne, de honte, d’hésitation ou d’ego », note-telle. Les deux étant habituées d’effectuer des voyages mixtes et avec leur partenaire respectif, elles ont remarqué les caractéristiques uniques d’une aventure entièrement féminine, comme un désir de s’imposer davantage. « Et même quand on a réalisé qu’on a réussi et eu du succès, on cherchait à

diminuer, mais non. C’est nous! », dit-elle en riant. En décembre, Pascale Marceau et son conjoint se dirigeront vers un terrain plus plat, le Groenland. Une aventure culturelle, de chasse et de pêche, de traîneau de chiens et d’archéologie. À quand le voyage de relaxation au bord de la plage? Pascale Marceau m’assure, sourire aux lèvres, que ce n’est pas dans ses plans.

Assemblée générale

Société d’hiStoire francophone du Yukon lundi 7 juin à 18 h 30 via Zoom.

Le Yukon limite la hausse des loyers résidentiels à l’inflation Du 15 mai 2021 au 14 mai 2022, la hausse d’un loyer résidentiel ne pourra pas dépasser 1 %. Des questions? Écrivez au Bureau de la location résidentielle à rto@yukon.ca ou téléphonez au 867-667-5944 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, poste 5944. En savoir plus : yukon.ca/fr/indexation-loyers-residentiels-yukon

Pour manifester votre intérêt, communiquer avec : Yann Herry 668-7903 (yann.herry@gmail.com) ou Sylvie Binette (binette_sylvie@hotmail.com)

Votre présence soutiendra une équipe dynamique et montrera l’importance accordée à notre héritage au Yukon.


Jeudi 3 juin 2021

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Jeudi 3 juin 2021

Le projet artistique du CSSC Mercier, en collaboration avec l’artiste Franco-Yukonnais Michel Gignac, avance bon train. Après avoir travaillé le verre aux studios Lumel, les élèves assistent Michel avec les mesures et le découpage du bois, tout en profitant du plein air.

Tous les élèves du secondaire développent leur créativité et leurs talents artistiques à travers une multitude d’ateliers plus inspirants les uns que les autres. Nous voyons ici du perlage, de la peinture soufflée/coulée et la création de paniers avec de la corde.

Les élèves de 7e année ont eu la chance de partager les talents et les connaissances de l’artiste local Patrick Royle, venu donner des ateliers de poterie.


Jeudi 3 juin 2021

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Apprendre l’harmonie

Yves Lafond

Camp de pêche sur le bord du fleuve Mackenzie.

Yves Lafond

Joe sortit de la maison et se planta debout sur le balcon. Tous le regardaient, attendant qu’il brise le silence. Le silence, on le voyait partout ce jour-là. Il était sur toutes les bouches. Il flottait entre les gens. Autour et au-dessus de la maison où il montait jusqu’au trou dans ce ciel, chargé de nuages froids, dans lequel l’aigle était disparu quelques minutes auparavant. Les filles de Donald qui marchaient à pas pressés d’une maison à l’autre avec toutes sortes de choses nécessaires à la présentation le faisaient en silence. Les oiseaux s’étaient tus. Tous savaient que la responsabilité de prendre soin de son peuple incombait à Joe. Si on le connaissait un peu, on comprenait à quel point il angoissait. Il lui était devenu pénible de rassembler son peuple. Les Vuntut Gwitchins sont pour la liberté de penser et ne se privent pas de l’exprimer avec beaucoup d’éloquence. Quand Joe ouvrit enfin la bouche, on comprit qu’il avait confié ses tourments à Donald. Pour lui rendre hommage, il choisit de relater l’histoire que lui avait contée l’aïeul en guise de réponse. Il partagea les mots qui lui avaient été donnés. Ça va à peu près ainsi : « Quand on faisait les grandes chasses d’hiver, c’était en groupe qu’on y allait. Il y en avait pour des jours de marche avant de rejoindre les caribous. C’était avant les skidoos. On envoyait les jeunes en avant. Ils étaient trois ou quatre ou plus à faire des traces. Les raquettes aux pieds, ils tapaient ainsi la neige pour ouvrir la voie au reste du groupe qui trainait tout le matériel nécessaire à l’expédition. À la fin de la journée, quand les anciens décidaient que c’était l’heure et l’endroit pour

établir le campement, c’était habituellement au pied de la montagne, moins agressés par le vent, qu’ils l’installaient. Tandis qu’ils montaient les tentes pour la nuit, allumaient le feu, faisaient fondre la neige pour le thé, et préparaient le souper, les jeunes continuaient à marcher. Ils entamaient le flanc de montagne difficile à grimper. Quand tout était prêt, quelqu’un allait les chercher pour qu’ils puissent enfin revenir se reposer et se rassasier. Au matin, les jeunes repartaient en avant, sans se préoccuper de démonter le campement. Grâce aux traces fraiches, le groupe arrivait à les rejoindre en mi-journée. » Je crois avoir compris la morale de cette histoire. Il ne faut pas craindre d’envoyer en avant les jeunes, armés de leur énergie et leur courage. Mais ces mêmes jeunes ne pourront réussir leur noble mais difficile mission qu’appuyés par les anciens qui suivent, armés de leur savoir. C’est le genre d’histoires que j’aurais savouré entendre à l’école. Malheureusement, obnubilés comme nous le sommes par les avancées en recherche et les nouvelles découvertes, et tout le nouveau en général, nous avons une forte tendance à jeter par-dessus bord ces anciens savoirs, les considérant comme dépassés et seulement bons à retarder. On n’a pas de temps à perdre avec ça. Peut-être pourrions-nous faire une petite place à ces sagesses, à côté de l’alphabet latin et de nos chiffres arabes. Nos connaissances sont basées grosso modo sur une évolution des connaissances accumulées depuis deux mille ans. Nous avons appris et continuons d’apprendre à conquérir. Nous avons commencé par l’ennemi, à qui nous disputions un territoire de survie. Nous croyant légitimes, nous avons continué sur cette lancée. Nous avons conquis

les mers et de nouvelles terres, avant de conquérir le ciel. Chemin faisant, nous nous sommes efforcés d’apprendre à conquérir la maladie, la liberté et le cœur de notre bien-aimée. Et maintenant, c’est au tour de l’univers et de la mort. La conquête gagnée après un dur combat est glorifiante. Combien parlent du combat contre le cancer pour le conquérir et l’éliminer? Pas surprenant que nous ayons adopté la même aptitude avec la nature. Une fois conquise, la nature peut nous servir. Mais tout d’un coup, cette philosophie ne semble plus si bien fonctionner. Les dommages collatéraux font autant sinon plus de ravages qu’une sale guerre. Il commence à y en avoir beaucoup qui se questionnent.

Mais ça revient quand même souvent au combat. Je suis peut-être dans le champ totalement, mais se pourrait-il qu’on apprenne cette philosophie dès notre jeune âge? D’après le mythologue Joseph Campbell, c’est le cas. Pourrait-on revoir certains angles? Devrions-nous ajouter une nouvelle philosophie à tous ces apprentissages, comme l’harmonie? Avec la nature, avec notre planète? Plusieurs disent qu’on en est rendu là. Si c’est le cas, qui serait le mieux placé que nos frères et sœurs autochtones qui vivaient déjà selon ce concept depuis la nuit des temps, sur cette terre que nous avons piétinée. On les a ignorés assez longtemps. Il n’y a rien à perdre à introduire

leur savoir dans nos écoles. En plus des chiffres et des lettres, il y a d’autres genres de lecture et d’autres moyens de communication que le cellulaire. Tout être issu de la nature communique constamment. C’est tout un art de reconnaitre et vibrer aux ondes découlant du contact avec tout ce méga réseau social. Entendre le tambour silencieux, comme c’est dit. Les savoirs ne sont pas qu’issus des grandes académies. Les anciens ont ce talent de mettre les choses en perspective. Ils pourraient en montrer aux jeunes. Tant qu’à y être, on pourrait aussi unir nos savoirs en passant par nos anciens à nous. D’un bout à l’autre de ce grand pays, d’un peuple à l’autre, on pourrait ainsi nous aussi apprendre à vivre en harmonie.

APPEL DE PROPOSITIONS PAR ANTICIPATION Vers un chez-soi est un programme fédéral de lutte contre l’itinérance partout au Canada. Cette année, 1,4 million de dollars seront ajoutés au financement de base du Yukon. La date limite pour les demandes de projets d’immobilisations et de services de soutien est le 18 juin 2021. Tous les projets doivent être terminés avant le 31 mars 2022. Sont éligibles : • les organismes sans but lucratif • les organismes et gouvernements autochtones • les établissements de santé publique et d’enseignement • les organismes à but lucratif (veuillez nous contacter pour information) • les municipalités, les gouvernements territoriaux et leurs entités Renseignements :

www.yapc.ca Pour information ou assistance contactez Chantal : Tél : 867-689-5456 rhpo.chantal@yapc.ca


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Manger local au Yukon! Sophie Delaigue

Q u a n d S u z a n n e C r o c ke r a bouclé en août 2018 une année tout entière à manger des produits locaux, récoltés, cueillis, chassés et pêchés autour de la ville de Dawson, c’est un formidable défi qu’elle a relevé pour elle et sa famille, mais aussi pour tous les Yukonnais et toutes les Yukonnaises! Elle a démontré, non sans le sacrifice de certains produits, tels que le sel, le café, le chocolat ou encore la farine de blé, que la souveraineté alimentaire était encore possible au nord du 60 e parallèle. Les Premières Nations étaient bien autosuffisantes avant l’arrivée de l’homme blanc, mais l’introduction du régime alimentaire occidental a changé la donne, ainsi que l’augmentation de la population du territoire.

Une dépendance quasi totale au Sud Le Yukon ne peut nourrir tous ses habitants. Bien au contraire, on estime que seulement 2 % des produits alimentaires consom-

més au territoire sont produits ici. Cela nous rend très dépendants et vulnérables. C’est l’une des raisons qui avaient poussé Suzanne Crocker à manger exclusivement local. La fermeture de l’autoroute de l’Alaska à l’été 2012 avait en effet causé une grave pénurie sur les rayons des supermarchés et fait grimper les prix. Cela avait aussi engendré une prise de conscience de la valeur de produire et manger local sur l’environnement et sur la vitalité économique et sociale de notre communauté.

Des produits locaux plus nombreux On compte environ 150 fermes au Yukon et leur nombre est en hausse. L’élevage est en pleine explosion et il est désormais possible d’acheter de la viande locale tout au long de l’année. L’agriculture hydroponique est aussi en plein développement. Deux entreprises locales, Yukon Gardens et Cold Acre, se sont lancées dans cette aventure avec succès et vendent leurs produits verts tout au long de l’année. Et en été, on peut compter sur les deux

principaux marchés locaux pour se procurer les nombreux produits des fermes yukonnaises : le marché Fireweed de Whitehorse les jeudis après-midi et le marché de la ville de Dawson les samedis matin.

Le choix des circuits courts Avec la nouvelle stratégie sur la souveraineté alimentaire annoncée en 2020, le gouvernement territorial s’est fi xé l’objectif de produire 10 % des aliments consommés par les Yukonnais.e.s d’ici dix ans. Mais 2020, c’est loin, et 10 %, c’est encore peu. Alors, quelles sont les solutions? Cultiver son jardin potager, chasser, pêcher, cueillir des baies sauvages, bien sûr! Mais aussi favoriser les produits alimentaires canadiens et plus particulièrement ceux des régions les plus proches, comme la Colombie-Britannique. Fromages, fruits, vins, farines, mais aussi laits végétaux! Savez-vous par exemple que la marque de lait Earth’s Own que l’on trouve dans tous les supermarchés de la ville est basée à Vancouver et qu’elle produit son lait d’avoine

Avis public

avec des récoltes biologiques provenant des prairies canadiennes? Et les exemples comme celui-ci sont nombreux : il suffit de porter attention à la provenance des produits. Une bonne adresse pour faire les bons choix est l’épicerie

Riverside dans le centre-ville de Whitehorse. Cette entreprise familiale s’est donné pour mission de privilégier les produits biologiques, issus du commerce équitable et, dans la mesure du possible, canadiens. Bonnes emplettes!

Courrier Le jeune Félix a lu l’article de Fiona Slipp, publié dans la dernière édition. Il a fait parvenir à la rédaction une réponse publique : Chère Fiona, J’ai vu récemment ton article dans l’Aurore Boréale. Moi aussi, je veux aller aux Caraïbes. On se demande comment on pourrait faire pour te rejoindre là-bas. Cette année, on a fait du ski, de la bicyclette et du jardinage. Aussi, on a fait des forts. Oh! J’ai oublié de me présenter. Moi, je m’appelle Félix Calnan. Mon lit est rectangulaire et je le partage avec mon frère. Lui, il est en haut et moi, je suis en bas. Est-ce qu’il y a des saumons là-bas? J’ai hâte de te revoir quand tu reviendras au Yukon. Je m’ennuie de toi! Ton ami, Félix Calnan

Recette : biscuits au beurre d’arachide

Fournie Crédit : en famille cet été. ; Linéa avec un collage d cœur ; Katéri avec les cœu Sophie-Pénélope, docteure des chaudoudoux et en dis nuit de Noël ; Julianne ave Clara avec le sentier d Légende :

Mélanger : • 1 tasse de beurre de d’arachide ; • 1 oeuf ; • ½ tasse de sucre Conformément au paragraphe 7(b) du Règlement sur le lotissement, pris en vertu de la Loi sur le lotissement, le gouvernement du Yukon donne avis de réception des demandes de lotissement suivantes : Dossier no 2020-60-MR45 : Demande d’approbation de lotissement du lot 1361, quadrilatère 105 D/14, plan 97-30 LTO, par Gerry et Ann-Marie Stockley en vue de créer une parcelle agricole comprenant un domicile, dans la région d’aménagement Mayo Road, au Yukon.

Ensuite, faire des boules avec le mélange. Sur le plateau, les aplatir en croisillons avec les dents d’une fourchette, pour faire des marques carrées. Cuire les biscuits à 325 °F pendant 15 minutes (pas trop) - jusqu’à ce qu’ils deviennent dorés. Laisser refroidir 5 minutes avant de les manger. Recette proposée par Léo Calnan

Dossier no 2020-60-CX41 : Demande d’approbation de regroupement des lots 2 et 3, bloc 20, plan 7556 LTO, par Jamie Toole, dans la région d’aménagement de Carcross, au Yukon. Pour en savoir plus, rendez-vous au yukon.ca/fr/demandes-amenagementfoncier Vous avez jusqu’au 19 juin 2021 en fin de journée pour soumettre vos commentaires. Pour transmettre des commentaires au sujet de ces demandes, contacter la Direction de l’aménagement foncier : Téléphone : 867-667-8877 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, poste 8877 Courriel : adam.humphrey@yukon.ca Adresse : C.P. 2703 (K-230LP) Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6

Fournie

Félix a 8 ans et Léo a 6 ans. Comme Fiona, ils sont inscrits à l’École Nomade.


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Deux poils, deux mesures Je m’en souviens comme si c’était hier. Dans la salle de classe, la voix de Simon résonne : «Hé, Julie, c’est dégueulasse tes poils en dessous des bras!» Du haut de mes onze ans, je sens la honte m’envahir. Son flot chaud et visqueux m’enveloppe toute entière tandis que je baisse la main et enfile rapidement un gilet. Je ne répondrai plus aux questions du professeur ce jour-là. Julie Gillet, Francopresse

Le soir venu, dans la salle de bains, j’inspecte minutieusement mes aisselles. Comme de fait, deux longs poils noirs bouclent joliment sur ma peau adolescente. Je ne savais même pas qu’ils étaient là. Je fouille dans les tiroirs de ma mère, trouve une pince à épiler et les arrache d’une main peu assurée. La douleur est vive, mais qu’importe. M e revoilà lisse, me revoilà belle, me revoilà propre pour Simon et les autres. Pendant près de vingt ans, je m’infligerai régulièrement le même supplice et traquerai avec minutie le moindre poil sur mes jambes, mon pubis ou mes aisselles. J’achèterai des kilos de crèmes dépilatoires chimiques et des centaines de rasoirs en plastique jetables. Une fois par mois, je me rendrai scrupuleusement au salon de beauté pour me faire épiler « le bikini » à la cire (parce qu’on ne

peut pas dire « pubis » dans ces endroits, semble-t-il). J’étudierai les mérites comparés des méthodes d’épilation au fil, au miel, au laser. Je dépenserai des milliers de dollars et gaspillerai des centaines d’heures à faire en sorte que mon corps corresponde à une norme sexiste aliénante qui ne me plait même pas, à moi.

Un pied de nez au patriarcat En effet, depuis toujours, les filles que je trouve les plus sexys sont celles qui arborent fièrement leurs poils sous les bras comme autant de pieds de nez au patriarcat. Je les trouve belles, libres et fortes. Mais malgré ce goût prononcé pour les toisons fournies, il me faudra tout de même plus de vingt ans — et un déménagement à l’autre bout du monde — pour oser enfin m’affranchir du dictat du glabre. Pour laisser mes jolis

poils noirs bouclés vivre leur vie tranquillement sous mes aisselles, et adorer voir la surprise dans les yeux de ceux qui les découvrent au détour d’un mouvement. Malgré la douleur de la cire, l’inconfort du rasoir, les rougeurs, les démangeaisons et les poils incarnés, il me faudra plus de vingt ans pour me défaire de la peur de déplaire et pour commencer à accepter mon corps tel qu’il est. Un corps de femme, avec des poils, de la cellulite, des plis, des bosses ; mais surtout une histoire, un passé, des combats et des victoires. Un corps merveilleux, fait pour bouger, danser, nager et escalader les montagnes, et non pour souffrir sur une table d’esthéticienne.

tous cas, et probablement bien moins que la barbe de ce gars dans laquelle j’aperçois les miettes de son petit-déjeuner! Vingt ans pour comprendre que ma valeur ne dépend pas du regard des hommes et refuser de me soumettre à l’injonction du lisse. Il faut dire que j’ai grandi dans les années 90 : l’acceptation de soi n’était pas vraiment à la mode. Dans les magazines, les corps étaient tous imberbes, homogènes, blancs, minces. Je ne dis pas que ça a radicalement changé aujourd’hui, loin de là. Mais on assiste à une certaine ouverture. En 2017, le mouvement québécois Maipoils a vu le jour. Par la suite, de nombreuses personnalités, comme la mannequin américaine Emily Ratajkowski, ont Une certaine ouverture, publié des photos d’elles avec des merci Maipoils! poils sous les bras, sur les jambes, Non, mes poils ne sont pas sales. plus rarement sur le pubis. Je rêve d’un monde où cela Pas plus que mes cheveux, en

Sora Shimazaki, Pexels

devienne normal, où cela ne suscite plus de réactions de haine, de dégout ou de gêne. Qu’afficher des aisselles poilues ne soit plus considéré comme un geste politique. Que le corps naturel des femmes ne dérange plus. Un monde où l’on arrête de dire aux femmes quoi faire, quoi porter. Un monde où chacune serait libre de se raser, ou pas. N’a-t-on pas des choses plus importantes sur lesquelles nous disputer? Julie Gillet est directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Ses chroniques dans Francopresse reflètent son opinion personnelle et non celle de son employeur.

d’activités joyeuses à faire urs fleuris de chaudoudoux e pour soigner les bobos du stribuer pendant le carême ; ec le panier pour ramasser de chaudoudoux jusqu’à la

Revue de l’année pastorale 2020-21 Yann Herry

L’année pastorale 2020-21 se termine avec la fin des classes. Les activités reprendront en septembre, mais les messes continueront tout l’été. Sans pasteur francophone, l’année des 30 ans des services religieux en français réguliers a été une année de défis pour la communauté francophone catholique (CFC) du Yukon. Grâce aux bénévoles, les services ont été maintenus : visites aux personnes âgées et sacrement des malades, sacrement du pardon et cheminement vers la première communion, Petite Pasto pour les plus jeunes et parcours catéchétiques pour les plus vieux. Des collectes de fonds ont eu lieu pour soutenir des projets comme la banque alimentaire et l’achat de cadeaux à Noël pour les enfants de la paroisse de Jean-Augustin Somé, prêtre de la CFC, maintenant de retour au Burkina Faso. Nous sommes reconnaissants envers les prêtres anglophones, qui ont tous pris le relais pour dire les rites de messe en français afin d’assurer la continuité. Pour Camille Dextraz, qui a travaillé pour la compagnie White Pass pendant

40 ans à Fraser, à Bennett et à Carcross, où il s’occupait aussi de l’église Saint-Jean-Baptiste, assister à une messe en français lui permet de rester connecté avec sa langue maternelle et d’aider une communauté. La catéchèse mensuelle continue d’être offerte avec trois parcours, un pour les tous petits de 2 à 6 ans (la Petite Pasto) et deux pour les plus vieux, afin de les préparer aux sacrements.

Fournie

Sophie-Pénélope, docteure pour soigner les bobos du cœur; Julianne avec les cœurs fleuris de chaudoudoux; Katéri avec le panier pour ramasser des chaudoudoux et en distribuer pendant le carême; Linéa avec le sentier de chaudoudoux jusqu’à la nuit de Noël;

Petite Pasto (2 à 6 ans) Ce fut l’année des « chaudoudoux », de bonnes actions représentées par de boules de coton. Giuseppe Fico, parent, commente : « La maison était remplie de chaudoudoux! Katéri (5 ans) a aimé arroser ses cœurs avec des chaudoudoux à la maison ; Clara (3 ans) a aimé faire la couronne de l’avent pour cheminer vers Noël avec de bonnes actions. » Soigner le poupon en carton a plu à Julianne. « Elle m’a dit que le pardon, ça guérit le cœur », raconte son papa, Jean-Sébastien Blais. Quant à Linéa, elle a aimé observer des fèves de haricot et de lentille pousser avant de fabriquer des

Clara avec un collage d’activités joyeuses à faire en famille cet été.

cœurs fleuris de chaudoudoux. Juliette Parrot, paroissienne, note qu’elle était impressionnée de voir les enfants expliquer leurs projets à la fin de la messe : « Tous ces chaudoudoux faisaient chaud au cœur. On sentait que les jeunes aimaient ce qu’ils faisaient. »

catéchèses » avec Rébecca, Mélia, William, François-Xavier et Nicola, âgés de 8 à 11 ans. Nicola dit qu’il était content de se préparer au sacrement de réconciliation. Rébecca ajoute : « J’ai aimé les activités qui nous faisaient réfléchir tout en s’amusant, comme la page de scrapbooking faite sur le thème « Où j’ai vu Dieu, isolée Parcours 2 (8 à pendant la pandémie ». J’ai aussi beaucoup aimé fabriquer un cha9 ans) et Parcours 4 pelet et faire des sketchs. » (10 à 11 ans) : François-Xavier mentionne les bingos de révision et son frère Cette année, le modèle des parcours a été différent, avec deux William ajoute en riant : « Les colfois deux journées de « Camp lations à la fin. » Myriam Lafrance,

catéchiste, dit que « ce fut gratifiant de voir les grands témoigner de leur expérience du premier pardon auprès des plus jeunes. Même les pauses collations étaient de beaux moments de partage entre nos jeunes! » Josée Tourigny, parent, « remercie les bénévoles d’offrir un cheminement spirituel à ses enfants », et sa fille Mélia déclare qu’elle a « tout aimé ». Cette chronique est présentée par la communauté francophone catholique SaintEugène-de-Mazenod. Pour plus d’information sur les activités du CFC : cfcyukon@klondiker.com


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emploi 18 Calendrier communautaire 7 juin

L’Association franco-yukonnaise (AFY) recrute une adjointe ou un adjoint à la comptabilité et à la direction générale par intérim Responsabilités

Profil

Faire la tenue de livres d’organismes à but non lucratif.

Diplôme en comptabilité et en administration ou équivalence.

Planifier et coordonner des réunions

Expérience en administration ou en JEU tenue de livres. O

Appuyer l’organisation et le déroulement d’évènements spéciaux.

Connaissance du logiciel Sage 50, un atout.

475 et l’assemblée générale annuelle.

Excellente maîtrise du français et bonne connaissance de l’anglais (oral et écrit).

Faire les achats de matériel.

Minutie et rigueur.

Tenir à jour divers tableaux Excel.

Avoir le sens du détail.

Préparer divers documents, lettres et rapports.

Être confortable avec l’exécution de tâches routinières. Excellente capacité à gérer plusieurs tâches à la fois. Capacité d’organisation et d’adaptation.

Conditions spéciales

Du 17 août 2021 au 30 septembre 2022.

Ce poste est à temps plein à raison de 37,5 heures par semaine. Remplacement pour un congé de maternité. RÈGLESRÈGLES DU JEU DU : JEU :

Salaire

9 juin au 7 juillet 12 h à 13 h : Cinq séances de cardio en plein air avec exercices d’équilibre pour les 50+. Gratuit. Escaliers de la rue Black. Inscr. : cardio50.afy.ca

Possibilité d’un remboursement d’une partie des frais de déplacement vers Whitehorse.

Tâches détaillées

Une description des tâches détaillée, incluant un profil des compétences,O RÉPONSE DU JEU N 476 RÉPONSE DU JEU NO 476 est disponible sur demande.

Vousremplir devez toutes remplirles toutes cases Vous devez cases les vides en vides en Selon l’échelle salariale en vigueur Dossier de candidature plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par

une seule fois par colonne et une seule fois par votre curriculum vitae et une Inclure Lieu de travail boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. lettre de présentation en français

Whitehorse, Yukon, Canada

Chaque deest 9 cases est marquée d’uncourriel. trait dans votre Chaque boîte de boîte 9 cases marquée d’un trait plus foncé. déjà quelques chiffres par plus foncé. Vous avezVous déjàavez quelques chiffres par boîte pour vous Ne pas: vous oublier boîte pour vous aider. Ne aider. pas oublier ne: vous ne devezrépéter jamais les répéter les 1 chiffres 1 à 9 dans devez jamais chiffres à 9 dans Mercredi 9 juin 2021 à 17 h (HNY) même même colonne et la même la mêmelaligne, la ligne, mêmela colonne et la même de 9 cases. boîte deboîte 9 cases.

Date limite

Appels aux artistes. La Société de conservation du Yukon est à la recherche de dix artistes pour le 10e anniversaire de Created at the Canyon (2-3 juillet), un événement d’art en direct. Date limite pour postuler : 12 juin 2021. Rens. : yukonconservation.org Bénévoles recherché.e.s. Sylvie Binette, coordonnatrice du marché Fireweed, est à la recherche de quelques bénévoles pour le montage et démontage des tentes, la surveillance de l’entrée, du site et des protocoles sanitaires. Rens. : 333-2255

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

RÈGLES DU JEU :

RÉPONSE DU JEU NO 478

JEU NO 478

Merci à

RÉPONSE DU JEU NO 478 RÉPONSE DU JEU NO 478

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RÉPONSE DU JEU NO 477

Vous devez remplir toutes les cases vides en Vous devez toutes plaçant les chiffres 1 à remplir 9 une seule fois les par cases ligne, vides en lescolonne chiffreset 1 àune 9 une seule une seuleplaçant fois par seule foisfois parpar ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait Chaque boîtedéjà de 9quelques cases estchiffres marquée plus foncé. Vous avez pard’un trait plus foncé. Vous déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne avez pas oublier : vous ne boîte pour vous aider. Ne pas oublier devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans: vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte dela9 même cases. ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

vides en par ligne, le fois par

JEU NO 477

19 h : Atelier de cuisine et séance d’arts plastiques libre. L’activité s’adresse aux 19 à 25 ans. Gratuit. Inscription requise. Inscr. : jeunesse@afy.yk.ca

l’amélioration des conditions de vie des personnes ainées de notre communauté en effectuant des appels téléphoniques personnalisés. Rens. : sentinelles@afy.yk.ca Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca Francophone et en affaires. Toutes les deux semaines, découvrez l’histoire et le parcours de talents francophones passionnés participant à l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca

École Nomade. Vous souhaitez faire l’enseignement à domicile en français langue première? L’École Programme de jumelage. Nomade, de la Commission Passez des moments de qualité scolaire francophone du Yukon, et tissez des liens avec d’autres offre du soutien et des ressources, membres de la communauté qui que ce soit depuis votre maison, partagent les mêmes centres partout au Yukon ou en voyage. d’intérêt que vous à travers notre Visitez : nomade.csfy.ca programme de jumelage. ou contactez-nous au Rens. : jumelage.afy.ca 867 667-8680, poste 0. Pouce vert. De mars à juillet, Occasion de bénévolat. Devenez suivez les astuces de jardinage bénévole pour Sentinelles Yukon pour personnes débutantes à et contribuez activement à travers six vidéos animées par

O 478NO 478 emploi-compta-dg.afy.caJEU N JEU

RÈGLES DU JEU : RÈGLES DU JEU :

17 juin

23 juin 20 h à 23 h : Concert gratuit dans le cadre du Solstice Saint-Jean avec Brigitte Jardin, Major Funk et Soir de semaine. Camping Robert-Service. Inscr. : solstice.afy.ca

Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663

Petites annonces

Pour postuler

477

12 juin 13 h 30 à 21 h : Sortie au désert et à la plage de Carcross. Feu de camp, hot-dogs et jeux. L’activité s’adresse aux jeunes de 14 à 25 ans. Gratuit. Inscription requise. Inscr. : jeunesse@afy.yk.ca

NO 476 JEU N 476

Prendre les notes et rédiger des comptes rendus.

Durée de l’emploi

18 h 30 : Première Assemblée générale annuelle de la Société d’histoire francophone du Yukon (SHFY). Rens. : Yann Herry, yann.herry@gmail.com

Johanna Goossens, ingénieure agronome. Rens. : jardin.afy.ca Visages de la Franco-Yukonnie. Découvrez les portraits de personnes inspirantes de notre communauté. Visitez : visages.afy.ca Vous cherchez des journaux? Pour des projets artistiques ou à brûler dans votre poêle à bois? Inutile d’utiliser l’édition en cours! Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Rens. : dir@auroreboreale.ca Pigistes recherchés. L’Aurore boréale souhaite augmenter sa banque de pigistes. Vous possédez des compétences en rédaction journalistique en français et du temps libre pour rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca Appel aux dons. Encouragez Josianne Guay du CSSC Mercier et Laurie Trottier de l’Aurore boréale qui courront un demimarathon pour le refuge Humane Society Yukon! Les dons peuvent se faire ici : bit.ly/3btcR9A TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.

Rapides Joyeux anniversaires à Olivier Dumaine (1), Helen-Anne Girouard (2), Diego B.-B. (9) et Tristan M. (11). Deux artistes et un groupe yukonnais ont été mis en nomination pour les Western Canadian Music Awards, et les trois sont d’expression française! Félicitations à Rémy Rodden et Claire Ness (Catégorie Artiste pour enfant de l’année) et à Major Funk (Artiste R&B de l’année). Les résultats devraient être annoncés à l’automne. Bonne route à Claude Ouimet qui quitte le Yukon pour aller rejoindre sa fille Maya. On vous souhaite le meilleur dans vos projets au Québec.


Jeudi 3 juin 2021

auroreboreale.ca

coups d’oeil

19

Guillaume Robert

Le jeudi 13 mai dernier, l’École Émilie-Tremblay a eu l’occasion de remettre un grand nombre de de médailles. Il s’agissait de la seule école à avoir participé au défi virtuel des sports arctiques. De la 1re à la 6e année, 54 médailles ont été remises aux élèves après une courte présentation faite par des membres des Premières Nations. Le temps de faire quelques photos, puis ils et elles se sont dit « Atsunaï » (« Au revoir », en inuktitut).

AFY

Le prix de reconnaissance Engagement exceptionnel 2021 de l’Association franco-yukonnaise a été remis à titre collectif à Jean-Sébastien Blais, Marc Champagne, Julie Dessureault et toutes et tous les commissaires de la CSFY depuis 2009 pour leur contribution exemplaire à l’éducation en français et à la réalisation du CSCC Mercier. Félicitations!

P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S

NO

6

Shannon L’Heureux « Je souhaite continuer d’offrir des services et des produits aux familles yukonnaises, les aider et être là pour elles. »

Quelque chose d’indispensable pour l’entreprise Je dirais le soutien de la communauté et le fait que les gens achètent local. C’est très important, surtout en temps de pandémie. Au Yukon, on a une communauté très généreuse qui veut vraiment aider les entreprises locales. Le soutien des gens est essentiel pour Due North Maternity and Baby.

Équilibre travail/vie personnelle Il est facile d’être complètement avalé par son entreprise. J’ai choisi de ne jamais ouvrir les dimanches et ce n’est pas négociable! Je pourrais peut-être accomplir quelques projets de plus ou travailler davantage, mais je ne serais pas heureuse. J’ai besoin de ces temps libres. L’important, c’est de se connaitre, de connaitre les besoins de sa famille et d’être en accord avec ses choix.

Une grande fierté Je suis vraiment fière de l’image que l’on projette dans la communauté. J’entends souvent de bons commentaires de la part de mes amis ou d’autres clients et je constate que les gens nous font vraiment confiance. Oui, on a une bonne réputation, mais ça va au-delà de ça. Les gens reviennent, et on sent une forte connexion entre l’équipe de Due North et la communauté.

Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à

Due North Maternity and Baby Cette boutique propose une large gamme de vêtements et d’accessoires pour femmes enceintes, bébés et enfants. Des cours et des ateliers sont également offerts aux parents afin de les aider à utiliser et installer certains objets tels que les couches lavables ou les sièges auto.

J’ai de la reconnaissance Une phrase aux pour… générations futures sur Étant une personne très positive, l’environnement je suis reconnaissante de plusieurs choses, notamment de la vie que ma mère m’a donnée et de tout ce qu’elle m’a appris. Je suis contente également d’avoir surmonté les défis que j’ai rencontrés, car ils ont contribué à forger ma personnalité. Même si j’ai vécu plusieurs difficultés, au final, les étoiles se sont alignées et j’ai pu saisir différentes occasions.

En savoir +

portraits.afy.ca

Chaque dollar dépensé est un vote pour le monde dans lequel on veut vivre. C’est important de vraiment réfléchir à ce que l’on achète et pourquoi, de supporter les compagnies responsables et locales, de faire de bons choix de consommation et d’acheter principalement ce dont on a besoin. Et parfois, ce qui nous fait plaisir! L’argent fait évoluer les choses et influence les décisions, alors il faut l’investir aux bons endroits.


Jeudi 3 juin 2021

auroreboreale.ca

23 juin

Camping Robert Service 20 h

20 h 45

21 h 40

Brigi�e Jardin

Major Funk

Country folk

Funk

Soir de semaine Folk + rock + reggae

Entrée gratuite

solstice.afy.ca


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