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L'Aurore boréale - 2 juin 2022

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No de convention : 4061051

LE JEUDI 2 JUIN 2022 | VOLUME 39 | NUMÉRO 11

Laurie Trottier

Une équipe de l’Association franco-yukonnaise (AFY) a participé au nettoyage annuel des rues de Whitehorse, le 26 mai dernier. « Le soleil était de la partie, nous avons bien apprécié ce moment de nettoyage collectif pour notre communauté », s’est exclamé Jonathan Desrosiers (au centre), agent de projets aux relations communautaires et aux communications de l’AFY.

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À DÉCOUVRIR

Ukraine : conséquences sur la recherche arctique

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Accès au logement sous la loupe

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Premier forum dédié aux FFADA2S+ 4 Laurie Trottier

Maryne Dumaine

Forum santé : partage de Le disque golf, encore bonnes pratiques et vision plus inclusif pour cette sur l’avenir nouvelle saison Ève Brosseau

Kelly Tabuteau

Plan directeur de Whitehorse

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Deux candidatures à la FCFA

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Journée mondiale de l’environnement 8 Randonnée pour papa à moto

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Jeudi 2 juin 2022

auroreboreale.ca

CRISE DU LOGEMENT

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« Aucun progrès considérable », affirme la vérificatrice générale du Canada La Société d’habitation et le ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon ont été sévèrement critiqués par le Bureau du vérificateur général du Canada pour leur gestion de l’accès au logement au territoire. Le récent rapport insiste sur les méthodes de coordination inefficaces entre les partenaires, le manque de données complètes et le peu de mesures mises en place par le gouvernement. Laurie Trottier

L’audit porte sur la situation du logement au territoire du 1er avril 2015 au 30 novembre 2021. Le rapport Le logement au Yukon de la vérificatrice générale du Canada a été déposé à l’Assemblée législative le 25 mai dernier. Celui-ci conclut que le ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon et la Société d’habitation du Yukon (SHY) n’ont pas fourni de logements adéquats et abordables aux personnes en ayant le plus besoin. Le rapport est sans équivoque : « Nous avons constaté qu’aucun progrès considérable n’avait été réalisé pour régler les problèmes de longue date en vue de transformer les programmes et les services de logement, malgré les divers plans et initiatives établis au cours des années précédentes. »

Peu de collaboration, peu d’action En confé rence de pre s se à Whitehorse, le sous-vérificateur général du Canada Andrew Hayes a affirmé qu’il était plutôt rare que si peu de changements soient effectués entre le dépôt de deux rapports. En 2010, le Bureau du

vérificateur général avait réalisé une étude quant à la situation du logement au Yukon et était arrivé à des conclusions semblables. « Nous avons remarqué que le ministère [de la Santé et des Affaires sociales] et la Société d’habitation ont créé et établi des comités qui devaient fournir des éléments, des recommandations et des conseils. Ces comités se sont transformés en lieu de partage de l’information plutôt qu’en comités axés sur l’action », a expliqué Andrew Hayes le 25 mai dernier. Celui-ci a ajouté que « les personnes qui avaient les plus grands besoins en matière de logement » ont subi les conséquences du manque de collaboration entre les deux instances.

Obstacles à l’accès au logement Le rapport met en lumière plusieurs obstacles majeurs à l’accès au logement social. Tout d’abord, le modèle d’attribution n’a pas été actualisé depuis 2007. Le système de points pour accorder prioritairement un logement n’inclut pas certains groupes vulnérables, comme les personnes LGBTQ2S+ ou aînées. « Le système de priorisation est brisé », résume Andrew Hayes.

à 2021. « En 2014, il fallait attendre en moyenne un peu plus d’un an pour obtenir un logis. En 2021, le délai d’attente avait atteint presque 17 mois », a souligné Andrew Hayes. Parmi les neuf recommandations finales du rapport, le bureau indépendant a suggéré à la SHY de revoir l’évaluation du loyer pour les locataires bénéficiaires de l’assistance sociale.

Des changements « transformateurs » attendus Le rapport déposé à l’Assemblée législative conclut en mentionnant que des changements transformateurs devaient être mis en place pour soutenir la population. « Sans responsabilités et orientations Laurie Trottier claires, sans coordination et coo« Pour réussir à transformer les programmes et services visant à loger les membres pération efficaces avec les partevulnérables de la population yukonnaise, la Société et le Ministère doivent travailler ennaires du secteur du logement et semble et avec leurs partenaires », a déclaré le sous-vérifi cateur général, Andrew Hayes. sans mesures correctives immédiates, les problèmes de longue Ensuite, la SHY ne dispose des personnes en situation d’iti- date persisteront », alerte-t-il. La SHY et le ministère de d’aucune donnée pour s’assurer nérance », est-il mentionné. Le rapport insiste enfin sur la Santé et des Affaires sociales que des personnes vulnérables soient en mesure de garder leur l’explosion de la liste d’attente en du Yukon ont accepté toutes les logis, nous apprend l’audit. « De matière de logement social, qui a recommandations du rapport. 2012 à 2017, 89 % de toutes les bondi de 320 %, passant de 112 à expulsions de locataires visaient 463 personnes ou familles de 2015

Réactions Le rapport du Bureau du vérificateur général du Canada a suscité de fortes réactions de la part des ministres concernés du territoire, des partis de l’opposition et de l’organisme à but non lucratif Safe at Home. « Nous devons nous améliorer, tout simplement », a résumé Ranj Pillai, ministre responsable de la Société d'habitation du Yukon (HSY), en conférence de presse après le dépôt du rapport. Il ajoute du même souffle qu’« un grand changement » a commencé à s’opérer dans les dernières années. « Je suis ravie d’affirmer que, si nous reconnaissons l’importance de la feuille de route qui figure dans l’audit du Bureau du vérificateur général, les changements transformateurs ont débuté […] Nous avons mis les Yukonnais au centre de toutes nos décisions », a pour sa part déclaré Tracy-Anne McPhee, la ministre de la Santé et des Affaires sociales. Ce n’est toutefois pas le

constat de Kate Mechan, directrice de l'initiative Safe at Home. « Je ne sens pas qu’il y a eu des changements majeurs, mentionne-t-elle. Nous sommes très bons à planifier, à parler de planification et à étudier, mais nous avons besoin d’actions […] Il y a des lacunes flagrantes et une crise du logement qui prend de l’ampleur. Ce sont des personnes. On parle de la vie de personnes. » Pour elle et pour son organisme visant l’élimination et la prévention du sans-abrisme, les résultats du rapport ne sont pas du tout surprenants. Des changements transformateurs devraient inclure une déconstruction des systèmes et la reconnaissance des problèmes systémiques. Pour refléter l’urgence de la

situation, il faudrait entre autres ajuster les prestations de soutien au revenu et modifier la Loi sur les rapports entre locateurs et locateurs en matière résidentielle pour empêcher les évictions sans motif, soutient la directrice.

Réponses de l’opposition Les deux partis territoriaux ont réagi aux conclusions du rapport. « Nous sommes déçus d'apprendre du [Bureau du vérificateur général] que ce gouvernement libéral n'a pas donné suite aux éléments identifiés dans les rapports précédents, y compris le Plan d'action sur le logement 2015 - 2025. Leur inaction aggrave la crise du logement »,

Laurie Trottier

La Société d’habitation et le ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon ont accepté les neuf recommandations du Bureau du vérificateur général du Canada.

a déclaré le Parti du Yukon par voie de communiqué. Le rapport « confirme ce que les Yukonnais vivent depuis plus d’une décennie » affirme le Nouveau Parti démocratique du Yukon. « Le gouvernement libéral s'est souvent caché derrière des groupes de travail et des comités tout en limitant leur capacité à formuler des recommandations ou

à conduire des changements. Ce rapport confirme que leur approche n'a pas fonctionné et qu'une nouvelle direction est nécessaire », a déclaré le parti par communiqué. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale


Jeudi 2 juin 2022

XXXXXX ÉDITORIAL

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Flexibles Maryne Dumaine

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

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Laurie Trottier

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Journaliste, cheffe de pupitre 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

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Kelly Tabuteau Assistante rédaction/direction redaction@auroreboreale.ca

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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet et août, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires.

Ève Brosseau

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications. Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à

Journaliste stagiaire nouvelles@auroreboreale.ca Correspondant.e.s :

Kelly Tabuteau et Claude Gosselin Révision des textes et correction d’épreuves :

Marilyn Ferland Distribution :

Stéphane Cole Caricature :

Le monde dans lequel nous vivons nous demande de plus en plus d’être flexible. Horaires flexibles, salles de classe flexibles, compétences flexibles la liste est longue. Pourtant, cette flexibilité estelle toujours un signe de progrès? La pandémie nous a encouragés à développer de nouveaux systèmes de communications, plus élastiques. S’ils ont eu l’avantage de nous garder connectés, ils ont aussi légitimé l’intégration de nos espaces professionnels au sein de nos foyers. Nous avons dû faire preuve d’indulgence et revoir nos standards. Pourtant, si s’adapter était alors une obligation, maintenant que la crise se résorbe, notre société et son rythme continuent de placer les attentes à un niveau toujours plus élevé. Parce que le présentiel redevient possible, est-il essentiel de se déplacer pour chaque occasion? Si les restaurants ont pu rouvrir à pleine capacité, sont-ils en droit de fermer une fin de semaine sans créer de frustration? Si les compagnies aériennes ont rouvert leurs vols, est-il pour autant nécessaire de se déplacer à l’autre bout du pays pour une réunion d’une demi-journée? « Chassez le naturel, il revient au galop », dit-on. Et si on se posait une question clé : La Terre, elle, est-elle flexible? Dans quelques jours (le 5 juin), ce sera la Journée mondiale de l’environnement. Selon le site worldenvironmentday.global/fr, nous utilisons actuellement l’équivalent de 1,6 Terre pour maintenir notre mode de vie actuel. Les écosystèmes ne peuvent pas répondre à nos demandes. La triple menace des changements climatiques, de la perte de la biodiversité et de la pollution inquiète de plus en plus. Le site affirme notamment que la dégradation des écosystèmes affecte la santé de près de 3,2 milliards de personnes, soit 40 % de la population mondiale, et que la pollution atmosphérique entraîne près de sept millions de décès prématurés chaque année, soit un décès sur neuf. Malgré cela, à peine la crise pandémique passée, on recommence à vouloir retourner au « comme avant ». On se congratule d’avoir été souples pendant

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deux ans, tout en se réjouissant de pouvoir visiter de nouveau trois pays en deux semaines. On retombe, collectivement, dans la logique du « toujours plus, toujours plus vite ». Depuis des décennies, le monde s’est adapté aux envies et aux besoins grandissants des humains, de l’économie et de la société de consommation. Le plastique, matière ô combien flexible, est venu à la rescousse de nos emplois du temps surbookés. Pas le temps de se faire à dîner? Allez hop! une salade prélavée et emballée. Croûtons sous plastique et dose de sauce individuelle inclus! « En 2018, on a estimé que le coût économique total de la pollution plastique des océans sur le tourisme, la pêche et l’aquaculture à travers le monde s’est élevé à entre 6 et 19 milliards de dollars US », indique le site Web de la Journée mondiale de l’environnement. Comme quoi, certains progrès ne sont qu’apparents. La note à payer est bien plus élevée que cette salade à 8 $ suremballée! Désormais, puisque nous sommes devenus de plus en plus élastiques, il semblerait normal de ne jamais arrêter, d’étirer encore, de ne jamais faillir, de ne jamais fermer boutique et de manger sur le pouce. Qu’il est beau, le signe « Fermé, car nous sommes au Festival de la bière », en pleine fin de semaine, sur une fenêtre de restaurant! Que j’aime le mode « indisponible » sur les applications de communication pour le télétravail! Oui, nous sommes de plus en plus flexibles, alors utilisons cette nouvelle force pour accepter de donner aux autres un peu de lousse. Peut-on désormais accepter que certaines personnes fassent le choix de la décroissance, d’économiser leurs déplacements ou, tout simplement, de se prioriser? Si nous avons demandé à tous nos commerces de s’adapter à des règles sanitaires, à notre personnel enseignant de faire classe régulière même si la moitié des élèves était malade, à notre personnel de dévoiler leurs piles de vaisselle sale, ne peut-on pas, désormais, s’adapter à un monde nouveau : celui où la planète et sa protection seraient l’affaire de toutes et tous? Un monde où on se questionnerait sur « Est-ce un réel besoin? », au lieu de simplement penser à revenir à nos anciennes habitudes.

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Annie Maheux

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Jeudi 2 juin 2022

auroreboreale.ca

SCÈNE LOCALE

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Un Forum santé en trois temps Le Partenariat communauté en santé (PCS) et la Table de concertation pour la santé du Yukon se sont rencontrés le 25 mai dernier à l’occasion du Forum santé en français. C’était l'occasion pour les spécialistes de la santé de faire le point sur les différents services offerts en français à travers le territoire et d'insister sur la prévention de la santé mentale.

Laurie Trottier

Le forum a rassemblé les représentantes et représentants des organismes franco-yukonnais qui oeuvrent dans le domaine de la santé.

Ève Brosseau

La conférence de Barbara Losier, directrice générale du Mouvement acadien des communautés en santé (MACS) du Nouveau-Brunswick, a donné le coup d’envoi à la journée de rencontres. Une présentation des initiatives promouvant la santé dans la communauté yukonnaise a suivi, ainsi que la nomination d’une nouvelle représentante du Yukon à la Société Santé en français (SSF).

Prioriser la santé mentale Le PCS, réseau visant à améliorer l’accès des francophones à des

services de santé en français, rassemble ses partenaires tous les deux ans pour discuter de la planification stratégique et faire le point sur les projets en cours. En collaboration avec les spécialistes de la santé, les établissements de formation, les gestionnaires d’établissement et la communauté, le PCS souhaite améliorer le mieux-être de la communauté franco-yukonnaise. Sandra St-Laurent, directrice du PCS, souligne l’intérêt d’avoir accès à des services en français : « La santé mentale est particulièrement importante. Dans ce domaine, le langage est un véhicule thérapeutique. » Le PCS se prépare notam-

ment au renouvellement du Plan d’action pour les langues officielles 2023 - 2028 du gouvernement du Canada, avec l’intention de défendre le besoin qu’une partie du budget fédéral aille en santé mentale pour les communautés francophones vivant en milieu minoritaire. Le nombre de médecins parlant français est loin de constituer le seul indicateur de santé. « Ça passe par l’alimentation, l'activité physique et l’éducation. On veut outiller la communauté », ajoute Sandra St-Laurent. C’est dans cette perspective que le PCS offre par exemple des cours de cuisine aux Yukonnais et Yukonnaises et des cours de français aux spécialistes de la santé, via le

programme Café de Paris.

être des défis de société à regarder. »

Agir dans le 90 %

Changements à la SSF

« Souvent quand on parle de santé au Canada, on parle de maladie. Mais le 90 %, c’est tout ce qui n’est pas la maladie, » explique Barbara Losier, directrice générale du MACS et conférencière invitée au forum. Selon l’experte, si les premiers 10 % des services reliés à la santé se situent sur la gestion des maladies, les 90 % restants sont plutôt en lien avec l’environnement, l’éducation, les comportements et les besoins sociaux économiques. « On ne le lie pas automatiquement à la santé, mais on y agit tous les jours, ajoute Mme Losier. De là [l’importance de] la participation citoyenne. » Autrement dit, c’est dans cette portion de la santé que le citoyen ou la citoyenne joue son plus grand rôle, et non pas une fois rendu aux soins de santé. « Ce n’est pas seulement de stimuler la participation communautaire [qui importe], c’est de la mettre en valeur et d’exiger qu’on la respecte », explique la Néo-Brunswickoise. Elle ajoute que « quand le brocoli coûte le même prix qu’un repas pour deux [de restauration rapide], on a peut-

La SSF, dont l’objectif est de promouvoir la santé en français dans les communautés francophones en situation minoritaire au Canada et d’y améliorer l’accès aux services francophones en santé, célèbre cette année son 20e anniversaire. La société coordonne la stratégie nationale et chapeaute les 16 réseaux régionaux, provinciaux et territoriaux du pays. Le travail de Régis St-Pierre, qui représentait le Yukon au conseil d’administration (CA) de la SSF, a été salué par le PCS à l’occasion du Forum santé. Le PCS et l’AFY ont identifié une candidate pour reprendre le rôle de M. St-Pierre au CA de la SSF. La confirmation devrait survenir sous peu. Cette personne siégera sur le CA avec d’autres personnes représentant chaque province et territoire où le français est une langue minoritaire. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

Autochtones disparues et assassinées : le comité consultatif établit dix priorités Le premier forum sur la responsabilisation envers les femmes, les filles et les personnes bispirituelles+ autochtones disparues et assassinées (FFADA2S+) a eu lieu les 18 et 19 mai derniers au Centre culturel des Kwanlin Dün à Whitehorse et en ligne. Des discussions aussi difficiles qu’enrichissantes ont permis d’établir dix priorités, selon le comité consultatif. Laurie Trottier

Il s’agissait de la première rencontre en personne entre les familles et les survivantes de la violence, et le Comité consultatif du Yukon sur les FFADA2S+ depuis le dépôt de la stratégie en décembre 2020. Changer la donne pour défendre la dignité et la justice : la Stratégie du Yukon sur les FFADA2S+ proposait la tenue d’un forum de responsabilisation de ce genre, afin de permettre aux partenaires de faire le point sur les avancées et d’honorer la mémoire des victimes à travers des cérémonies et des rassemblements. « Ce fut deux jours très puissants. On m’a rappelé l’urgence d’accomplir le travail qu’on a à faire et le fait que nous devons

continuer à adresser la violence que nos femmes, nos filles et nos personnes bispirituelles+ autochtones subissent », a mentionné Doris Bill, cheffe de la Première Nation des Kwanlin Dün, lors de la conférence de presse du 19 mai. Dix priorités découlant de la stratégie ont été mises de l’avant par le Comité consultatif du Yukon, coprésidé par Doris Bill, Jeanie McLean, ministre responsable de la Direction de la condition féminine, et Ann Maje Raider, directrice générale de la Liard Aboriginal Women’s Society. Créer un fonds pour les familles, améliorer les services d’accompagnement d’urgence, investir dans les infrastructures et les programmes, et intégrer un cadre de responsabilisation dans la stratégie font partie de

certaines des priorités.

Un travail crucial L’ancienne présidente de l’Association des femmes autochtones du Canada, Nahanni Fontaine, était présente lors de ces deux jours et a tenu à rappeler l’importance de ce travail. « Il y a un massacre de nos femmes, de nos fi lles et de nos personnes bispirituelles+ autochtones d'un océan à l'autre. C'est pourquoi des moments comme celui-ci, aussi difficiles soient-ils, sont si importants. » Selon elle, il s’agissait d’un moment crucial pour écouter les familles et apporter des correctifs à la mise en œuvre de la stratégie. Quant à elle, Jeanie McLean a insisté sur le fait que la straté-

gie doit pouvoir se modeler aux besoins des communautés, d’où la nécessité de rencontres comme celles-ci. La sénatrice et ancienne commissaire de l’Enquête nationale sur les FFADA2+ Michèle Audette a aussi assisté au forum. « Si jamais quelqu’un me dit que le rapport [de l’Enquête nationale] est tabletté et récolte la poussière, je vais m’assurer qu’il vous appelle », a-t-elle lancé au Comité consultatif du Yukon et aux familles des survivantes et des victimes. Le Yukon a été la première administration canadienne à donner suite à l’Enquête nationale en développant une stratégie appropriée.

Laurie Trottier

La Stratégie du Yukon sur les femmes, les filles et les personnes bispirituelles+ autochtones disparues et assassinées, publiée en décembre 2020, comporte 31 actions prioritaires à mettre en œuvre afin de lutter contre la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles+ autochtones.


Jeudi 2 juin 2022

SCÈNE LOCALE

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Whitehorse a les yeux rivés vers 2040 La communauté de Whitehorse est invitée à donner ses impressions sur le nouveau plan directeur de la municipalité, qui contient les principales orientations de la Ville jusqu’à l’an 2040. Les résidents et résidentes ont jusqu’au 5 juin pour donner leur avis.

La Ville de Whitehorse a déposé plus tôt en mai un nouveau plan directeur, pour la première fois en dix ans. Il s’agit d’un document qui traduit la vision pour la municipalité des 20 prochaines années, englobant l’aménagement et l’utilisation des sols, les installations et services municipaux, le développement des services publics et des transports en commun, les questions d’ordre environnemental et les dispositions pour une révision périodique du plan.

Priorité au logement Le plan, uniquement disponible en anglais, est divisé en neuf grands thèmes. Le besoin criant en logement guide un grand nombre des orientations, a souligné Mike Gau, directeur aux Services de développement de la Ville, lors du dépôt du plan directeur. « Le logement est probablement l’enjeu numéro un dans notre communauté », a-t-il affirmé. Parmi les projets évoqués figurent l’installation de 1 200 à 1 400 unités de logement dans le sud de Valleyview (aussi connu sous le nom de Tank Farm), et la poursuite du développement du quartier de Whistle Bend, « un des secteurs majeurs de construction résidentielle pour les prochains dix à 15 ans », comme le mentionne le rapport. « Avec la densification du centre-ville, le développement de Whistle Bend, du sud de Valleyview et les autres développements dans notre périmètre d’urbanisation actuelle, il y a au-dessus de 7 000 unités qui peuvent être développées », ajoute Mélodie Simard, directrice des Services de planification et de développement durable de la municipalité. Certains endroits ont été identifiés pour l’installation de logements futurs, mais sont situés sur les terres de la Première Nation Kwanlin Dün et du Conseil des des Ta'an Kwach'an. La collaboration avec les instances autochtones est donc à l’ordre du jour.

Accroître la densité… La Ville de Whitehorse souhaite également réviser les règlements en urbanisme afin d’augmenter la hauteur maximale des bâtiments permise au centre-ville, présentement fixée à 25 m et à 20 m sur la rue Main. « Ce que nous proposons est d’aller jusqu’à 32.5 mètres à cer-

tains endroits appropriés », explique Mélodie Simard, ce qui équivaut à des bâtiments de dix à onze étages. Le plan directeur signale aussi l’intention de la municipalité d’accroître la densité permise dans les quartiers résidentiels.

… sans oublier les espaces verts « Dans nos précédentes phases d’engagement, on a entendu beaucoup que les résidents voulaient qu’on préserve les espaces verts le plus longtemps possible. L’espace de Porter Creek D c’est un endroit qui [a été cité] souvent », souligne Mélodie Simard. Dans le passé, Porter Creek D, situé entre les quartiers Takhini Nord et Porter Creek, tout près du ruisseau McIntyre, avait été identifié comme un secteur résidentiel futur, ce qui avait suscité beaucoup de crainte de la part de la communauté. Le plan directeur pour 2040 propose cette fois de considérer le secteur comme un espace vert et de l’inclure dans la création d’un parc régional. « La Ville se réserve le droit d’étudier la possibilité de faire passer une route à travers cet espace », tempère Mélodie Simard. Toutefois, tant Mélodie Simard que Mike Gau ont insisté sur le fait que des développements résidentiels devaient avoir lieu pour répondre à la demande d’une ville en forte croissance démographique. Le rapport du Bureau des statistiques du Yukon paru en avril dernier souligne que la population de la grande région de Whitehorse a augmenté de 24,1 % lors de la dernière décennie. La communauté de Whitehorse

Laurie Trottier

C’est la première fois qu’une section complète du plan directeur est dédiée aux changements climatiques, souligne Mélodie Simard, qui travaille à la Ville de Whitehorse depuis cinq ans.

peut se prononcer sur le document jusqu’au 5 juin, en remplissant un sondage sur le site engagewhitehorse.ca. Le plan directeur sera ensuite déposé au conseil municipal, probablement en août, selon Mélodie Simard. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale

s u o v z e n g i Jo

A C u a

De nouvelles règles entreront en vigueur dans les parcs au Yukon! Faites part de votre opinion sur :

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le bruit; les animaux de compagnie;

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le développement de l’organisme et prendre des décisions.

les boissons alcoolisées; l’usage du tabac et du cannabis; les véhicules (routiers et hors route);

Contribuer

l’utilisation d’aéronefs (y compris les drones); le zonage, la délivrance des permis et d’autres règles des parcs.

à l’avancement de nombreux dossiers selon vos champs d’intérêt.

Allez au Yukon.ca/fr/engagements pour répondre au sondage d’ici le 4 juillet 2022.

Quatre postes d'un mandat de deux ans disponibles : • Vice-présidence • Secrétariat-trésorerie • Administration (2)

Les élections auront lieu lors de la 40e assemblée générale annuelle de l’AFY qui se tiendra le 27 juin, au CSSC Mercier. Merci à

Laurie Trottier

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Jeudi 2 juin 2022

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FRANCOPHONIE

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Deux candidatures franco-yukonnaises à la FCFA du Canada À l’occasion de son assemblée générale annuelle du 11 juin, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada élira un tout nouveau conseil d’administration (CA). Marguerite Tölgyesi et Jean-Sébastien Blais ont répondu à l’appel, espérant défendre les intérêts des francophones en situation minoritaire au Canada. les postes d’administratrice et de vice-président.

Ève Brosseau

La FCFA regroupe toutes les associations francophones provinciales et territoriales ainsi que neuf organismes nationaux. Parmi les 21 organismes membres, on compte notamment l’Association franco-yukonnaise (AFY), représentée par Lorraine Taillefer, et la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), représentée par Marguerite Tölgyesi. Un nouveau mode de gouvernance sera implanté cette année, réduisant le nombre de membres du CA à huit. Ces membres représenteront les 2,7 millions de francophones vivant en situation linguistique minoritaire au Canada, selon l’estimation de la FCFA. L’appel de candidatures pour le CA de la FCFA vise à pourvoir ces huit postes pour un mandat de deux ans, soit la vice-présidence, la trésorerie et six postes d’administration. Marguerite Tölgyesi et Jean-Sébastien Blais, deux francophones du Yukon, se présentent respectivement pour

Marguerite Tölgyesi Impliquée dans les organisations jeunesse de la francophonie depuis plusieurs années, Marguerite Tölgyesi espère pouvoir faire une différence et en apprendre davantage sur la FCFA en étant membre du prochain CA. Elle occupe présentement un poste d’administratrice en tant que présidente de la FJCF, poste qui n’existera plus dans le nouveau modèle de gestion du CA. « Je suis un produit de l’engagement d’autres personnes qui ont poussé pour que les jeunes comme moi aient des opportunités », explique Mme Tölgyesi, questionnée sur ses motivations et l’importance du français pour elle. « M’engager est une manière pour moi de donner cette chance aux futures générations. Je veux que mes enfants et mes petits-enfants aient les mêmes droits que j’ai. » Elle souhaite participer à l’établissement de la nouvelle

Attraits Yukon Planifiez votre prochaine virée sur les routes du Yukon.

Laurie Trottier

Marguerite Tölgyesi est la présidente de la FJCF et a été la présidente du groupe Jeunesse Franco-Yukon (JeFY) pendant plusieurs années.

C’est aussi une voix importante dans le dialogue des politiques avec les francophones et Acadiens et Acadiennes », explique-t-il, soulignant sa volonté de mettre la main à la pâte. « Sans le français, le Canada ne serait pas aussi riche culturellement parlant. La langue est un trésor immatériel à préserver pour les générations à venir. » Il se dit confiant dans ses compétences et ses expériences, sans pour autant prendre le poste pour acquis, car il n’est pas seul à briguer la vice-présidence. « Je sais qu’un candidat très crédible de l’Ontario se présentera au poste de vice-président contre moi. Je vais faire de mon mieux. » Le rapport annuel de la FCFA pour 2020 - 2021 mentionne notamment des avancées sur la modernisation et le renforcement de la Loi sur les langues officielles du gouvernement du Canada pour améliorer les services en français. La Fédération a également contribué à la mise à jour du recensement fédéral pour dénombrer les enfants ayant droit à l’éducation en langue minoritaire dans le but de prévoir les services en conséquence.

« La FCFA a un rôle important à forme de gouvernance du CA de IJL – Réseau.Presse – L’Aurore la Fédération. « Je veux faire bouger jouer dans la bonne mise en œuvre les choses. À la FCFA, je peux avoir de la Loi sur les langues officielles. boréale un impact plus grand pour les communautés qui m’ont tant apporté dans ma vie. » La représentante de la jeunesse francophone au Canada désire contribuer à la mise en œuvre et à l’évolution du rapport sur les états généraux de l’éducation postsecondaire en français, ainsi qu’au Plan d’action sur les langues officielles prévu pour 2023.

Jean-Sébastien Blais

À télécharger sur Google Play ou l’App Store

Président de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) depuis 2015, Jean-Sébastien Blais présente quant à lui sa candidature pour le poste de vice-président. « La réforme du mode de gouvernance à la CSFY a donné de très bons résultats. Je serais content de pouvoir apporter cette expérience en soutien à la présidente Liane Roy, » affirme-t-il. M. Blais croit que « le Nord a quelque chose à dire » et que « c’est un mandat motivant et une belle opportunité pour aller de l’avant et faire rayonner le Yukon ». Se présenter au poste de vice-président est pour lui une suite logique à ses récentes expériences politiques et communautaires.

Fournie

Jean-Sébastien Blais se présente à la vice-présidence de l’organisme de représentation des francophones en milieu minoritaire au Canada.


Jeudi 2 juin 2022

ARTICLE DE L’ARCTIQUE

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La recherche arctique, victime collatérale de la guerre en Ukraine Paralysés par l’invasion russe en Ukraine, des instituts de recherche sont contraints d’abandonner leurs recherches sur le terrain en Russie. Cependant, mettre sur la glace les projets scientifiques dans la plus grande des nations circumpolaires peut avoir des conséquences importantes.

Le 10 avril dernier, l’agence de presse britannique Reuters avançait que des centaines de partenariats entre la Russie et les institutions scientifiques occidentales ont été mis en pause ou tout simplement annulés en raison des récents événements géopolitiques. Depuis l’invasion russe en Ukraine le 24 février dernier, les principales institutions de l’Arctique, dont le Conseil de l’Arctique, ont annoncé une suspension des liens diplomatiques avec leurs homologues russes. Cette prise de position a créé un important effet domino dans les instituts de recherche arctique à travers le monde. « C’est désastreux », estime Gary Wilson, professeur et coordonnateur du programme de recherche en études nordiques à l’Université du Nord de la Colombie-Britannique. « Si nous travaillons sur des projets ou à travers des réseaux qui impliquent des chercheurs russes, nous devons tout simplement dire qu’ils ne sont plus impliqués. Nous ne pouvons ni les contacter ni nous associer à eux, et ces derniers ne peuvent plus postuler pour des bourses. C’est du jamais vu », poursuit celui qui est aussi impliqué au sein de l’Université de l’Arctique. Ce réseau d’universités, de collèges et d’instituts de recherche a annoncé le 4 avril que la collaboration était suspendue avec Moscou.

Le Canada ou l’Alaska au lieu de la Sibérie Markku Heikkilä, directeur des communications du centre de recherche arctique de l’Université de Laponie, en Finlande, est inquiet pour les projets de ses collègues. « Plusieurs excursions dans la péninsule de Yamal [au nord-ouest de la Sibérie], pour de la recherche déterminante sur le changement climatique et la biodiversité, ont dû être modifiées pour être conduites ailleurs », déplore-t-il. C’est aussi le constat de Fabrice Calmels, de la Chaire de recherche sur le pergélisol et les géosciences, au Centre de recherche de l’Université du Yukon, qui avance que des chercheurs européens (Allemands et Français) ont dû rediriger leurs travaux en Alaska plutôt qu’en Sibérie à la lumière des événements actuels. Heureusement, l’invasion russe en Ukraine n’a pas eu de conséquences pour les travaux de l’équipe yukonnaise, qui a des

contacts plus étroits avec d’autres partenaires de recherche basés dans les pays scandinaves. Hugues Lantuit, directeur du groupe de recherche sur l’érosion côtière arctique à l’Institut AlfredWegener pour la recherche polaire et marine, situé en Allemagne, croit aussi que plusieurs recherches sur le pergélisol se tourneront vers d’autres sites, comme le nord du Canada ou l’Alaska, pour effectuer de la recherche sur le terrain. Il note que c’était déjà de plus en plus difficile de mener des explorations en Russie depuis quelques années. Une de ses collègues, Julia Boike, a dû annuler une expédition en lien avec la recherche sur le pergélisol prévue cet été dans le delta de la Léna, en Sibérie. Son équipe envisage plutôt d’effectuer la recherche dans l’ouest du Groenland.

Retards en recherche Pour Gary Wilson, l’incapacité de mener à bien la recherche scientifique pourrait avoir des effets dévastateurs, notamment sur des sujets comme le changement climatique ou l’étude des peuples autochtones. « Nous ne pouvons pas comprendre l’Arctique si nous ne comprenons pas la Russie, lance-t-il. C’est au cœur de notre compréhension de la région. » C’est particulièrement le cas pour la recherche sur le pergélisol, selon Hugues Lantuit. « Plus de la moitié du pergélisol se situe en Russie. De surcroît, il n’y a aucun endroit au monde où le pergélisol y est plus profond », souligne-t-il. Selon le président de l’Association internationale du pergélisol,

Christopher Burns, la guerre en Ukraine a déjà des effets majeurs : « Cela a contribué à faire monter les prix des recherches sur le terrain à des niveaux que nous n’avions pas anticipés. Cela affectera à long terme la coopération entre les scientifiques russes et occidentaux. » Il ajoute que la priorité mondiale n’est plus le changement climatique, mais la fin des hostilités. Gary Wilson croit tout de même que c’était la bonne décision à prendre, même si cela compromet la recherche. « Je sais que mes collègues ne contactent plus les chercheurs russes puisqu’ils ne veulent pas les mettre en danger. C’est ce niveau de paranoïa actuellement, c’est vraiment apeurant », ajoute-t-il. Le retour à la normale est dif-

ficilement envisageable selon les chercheurs. « Une fois les hostilités abandonnées ou arrêtées, pourrons-nous simplement appuyer sur le bouton “réinitialiser” et revenir là où nous en étions? », questionne Gary Wilson, peu convaincu. Selon lui, les contacts entre les scientifiques se rétabliront peut-être plus rapidement, mais ceux entre les institutions tarderont à se réchauffer. Si la confiance entre les gouvernements est ébranlée, la confiance quant aux données partagées le sera aussi. Une collaboration des cinq médias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.

Horizon 2020 compromis Le 4 mars dernier, la Commission européenne annonçait la suspension des relations avec les entités russes dans le cadre de ses projets Horizon 2020 et Horizon Europe, les principaux programmes de recherche et d’innovation financés par l’Union européenne. « La coopération de l’Union européenne en matière de recherche repose sur le respect des libertés et des droits qui sous-tendent l’excellence et l’innovation. L’odieuse agression militaire de la Russie vis-à-vis de l’Ukraine est une attaque contre ces mêmes valeurs », mentionnait par communiqué Margrethe Vestager, porte-parole de la commission. « Il est donc temps de mettre un terme à notre coopération scientifique avec la Russie. » Ce gel des relations a des conséquences importantes, puisque 78 organisations russes participent aux 86 projets encore actifs de l’organisation. C’est le cas du projet CHARTER, chapeauté par le centre de recherche arctique de l’Université de Laponie, qui se penche sur l’évolution de la biodiversité dans la zone arctique. « Le projet entier est basé sur la coopération en matière de recherche », se désole Markku Heikkilä. Les scientifiques travaillant sur ce projet — dont le financement s’élève à près de 7 millions $ — devront trouver des solutions de rechange pour leur collecte de données initialement prévue dans les péninsules de Kola et de Chukotka, en Russie.

Lambert Baraut-Guinet – Médias ténois

Laurie Trottier – L’Aurore boréale


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ENVIRONNEMENT

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Souhaits et craintes pour la biodiversité yukonnaise À l’aube de la Journée mondiale de l’environnement du 5 juin et des 30 ans de la signature de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CDB), trois scientifiques nous donnent le pouls de la conservation de la nature au Yukon et nous font part de leurs souhaits pour l’avenir de la protection de l’environnement. Laurie Trottier

Norma Kassi L’aînée de la Première Nation Vuntut Gwitchin Norma Kassi est codirectrice de la recherche du Réseau canadien des montagnes et conseillère principale à l’Initiative de leadership autochtone (ILA) qui préconise une planification de l’aménagement du territoire dirigée par les Autochtones. Selon Norma Kassi, la conservation de la biodiversité et de l’environnement passe par l’inclusion des peuples autochtones aux tables de décision. « Il y a tout un mouvement de développement durable aux Nations Unies, mais où sont les peuples autochtones à ces tables? Les Premières Nations ont de la difficulté à accéder aux ressources pour être capables d’avoir un siège à ces tables, alors que les dirigeants à travers le monde soutiennent

que nous devons être en charge », déplore-t-elle. Elle ajoute que les Premières Nations ont démontré leur intérêt à préserver l’environnement depuis des siècles et continueront de se battre pour le bien-être de la Terre. Au Yukon, Norma Kassi souhaiterait que le projet de la création d’une aire protégée et de conservation autochtone (APCA) voie le jour. Il s’agirait d’une APCA de 25 000 km2 sur le Conseil des Dénés de Ross River, qui permettrait aux autochtones de veiller sur les terres et les eaux. Pour l’instant, trois APCA ont été désignées aux Territoires du Nord-Ouest. « Nous ne pouvons pas continuer à exploiter le territoire comme cela, ce n’est pas viable », lance-t-elle. Fournie Pour une meilleure préservation Norma Kassi est née et a grandi à Old de la biodiversité, il ne fait aucun Crow, dans le nord du Yukon. Elle a cofondoute pour Norma Kassi qu’il faut dé le Arctic Institute of Community-Based éduquer les prochaines générations. Research, visant à pour promouvoir la reCelle-ci organise un camp de formacherche en communauté dans le Nord. tion annuel avec 30 jeunes, afin que ces derniers puissent apprendre des connaissances traditionnelles des personnes aînées autochtones et de l’expertise de scientifiques.

Sebastian Jones Sebastian Jones est analyste des poissons et de la faune à la Société de conservation du Yukon. En termes de conservation et de biodiversité, Sebastian Jones aimerait que les terres humides soient protégées par défaut au territoire,

c’est-à-dire « qu’elles soient désignées comme des endroits spéciaux sur lesquels on ne peut pas recouvrir, cultiver ou déterrer », explique-t-il. Les terres humides sont des endroits imbibés fournissant un habitat à plusieurs poissons et autres espèces sauvages, en plus de réduire les risques d’inondation et d’aider à la purification de l’eau. « Nous espérons qu’une politique sur les terres humides sera publiée dans les prochains mois », ajoute Sebastian Jones. La politique pourrait encadrer les projets de développement en délivrant des permis, licences et autorisations une fois qu’une évaluation des impacts sur les terres humides sera réalisée. Selon lui, d’importantes avancées en lien avec la conservation ont été faites dans les dernières années. « Le Canada s’est engagé à [protéger] au moins 30 % des terres et des océans du Canada d’ici 2030, ce qui aurait été considéré comme ridicule il y a quelques années. Il y a du progrès. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de résistance, mais on avance », souligne-t-il. Au Yukon, l’analyste affirme avoir vu une différence, notamment grâce à l’activisme autochtone qui s’impose comme un contre-pouvoir politique au gouvernement en place. Il estime qu’un des enjeux les plus pressants est de protéger adéquatement le caribou, un animal sensible aux changements climatiques de l’Arctique.

Bruce Bennett Bruce Bennett est coordonnateur du Centre de données sur la conservation des espèces du gouvernement du Yukon. Pour Bruce Bennett, un des grands changements en termes d’analyse de la biodiversité dans les dernières années est l’utilisation de drones pour suivre et identifier les espèces. Il travaille depuis près de 30 ans à l’identification des espèces sur le territoire yukonnais. « Nous souhaitons ajouter toutes les espèces de plantes, de champignons et d’animaux qui habitent au Yukon dans une banque de données », explique-t-il.

Fournie

Quand Bruce Bennett est arrivé au Yukon en 1995, il n’y avait aucune base de données complète concernant le nombre d’espèces au territoire. Le Centre de données sur la conservation des espèces du gouvernement du Yukon a été établi peu après.

JOURNAUX

ÉCOLOS Idée n° 3

Soyez indulgent envers vous-même ou autrui. Privilégiez votre bien-être mental. Restez en contact avec votre entourage en suivant les mesures de protection.

Une nouvelle de vivre

Consultez vivreaveclacovid19.ca pour voir comment de simples gestes de gentillesse quotidiens peuvent réduire les risques.

C’EST LE TEMPS DES SEMENCES! Lire un journal papier vous cause des cas de conscience? La solution : réutiliser ses pages après la lecture et avant la mise au rebut. Vous avez fait vos semis et vos plantes ont besoin d’un peu plus d’espace? En un tournemain, vous pouvez réaliser des contenants en papier journal. Non seulement c’est écologique, mais c’est aussi bien pratique : vous n’aurez plus besoin de transplanter, car le journal peut être intégré directement dans vos bacs de jardinage, le moment venu. Rien ne sert toutefois de dévaliser les présentoirs de l’édition en cours. Nous vous donnerons des journaux des éditions passées sur une simple demande à dir@auroreboreale.ca.

Pour l’instant, le Yukon utilise le système canadien d’identification des espèces en danger ou menacées et n’a pas de loi permettant au territoire de créer sa propre liste, ce que des organismes comme la Société pour la nature et les parcs du Canada (CPAWS, en anglais) ont dénoncé dans les récentes années. Pour Bruce Bennett, il faut continuer à recenser le nombre d’espèces sur le territoire yukonnais afin de mieux les protéger par la suite. D’où l’importance des bioblitz, un événement annuel durant lequel naturalistes amateurs et scientifiques sont conviés au Yukon afin de parcourir le territoire et de brosser le portrait de la biodiversité locale. Un des plus grands enjeux selon le coordonnateur est l’apparition d’espèces envahissantes au territoire ainsi que le changement climatique. « Le changement climatique au Yukon se manifeste aussi par l’expansion de la forêt boréale. »


Jeudi 2 juin 2022

COUPS D’OEIL

9 Le Mois de prévention des agressions sexualisées a été souligné lors du traditionnel barbecue organisé par le Centre pour femmes Victoria Faulkner et Les Essentielles. C’était l’occasion pour les deux organismes de remettre les prix du concours de vidéos au sujet du consentement, lancé auprès des jeunes.

Page Twitter de Liane Roy, présidente de la FCFA du Canada

Les trois jurées, Marie-Christine Boucher, Virginie Saspiturry et Marie-Hélène Comeau ont également répondu à quelques questions au sujet de leur vision du consentement.

La présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française Marguerite Tölgyesi (quatrième en partant de la gauche) s’est rendue à Vancouver la semaine dernière pour participer aux consultations publiques en vue du prochain Plan d’action pour les langues officielles du gouvernement du Canada. Elle est accompagnée sur la photo de la ministre des Langues officielles, l’honorable Ginette Petitpas Taylor, et de membres de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada. Maryne Dumaine

Le 18 mai, l’Association franco-yukonnaise a offert une soirée de théâtre social aux francophones de Whitehorse. Les parcours migratoires des personnes présentes ont inspiré les comédiens et comédiennes de la Fabrique d’improvisation du Nord. La salle communautaire du Centre de la francophonie était pleine avec une trentaine de personnes participantes. L’événement a permis au Réseau en immigration francophone du Yukon (RIFY) de noter quels services pourraient être améliorés dans le cadre du projet Whitehorse, communauté francophone accueillante.

La juge Karen Wenckebach (à droite) a été assermentée juge de la Cour suprême du Yukon le 27 mai dernier. AFY

PORTRAIT

NO

27 : FR A N CO PH O N E E T EN A FFA I R E S

Claire Ness « Il ne faut pas hésiter à se lancer dans l’aventure. Le Yukon est tellement accueillant et chaleureux dans sa façon d’aider les nouvelles entreprises, qu’il n’y a pas de raison d’hésiter. »

Défis de l’entrepreneuriat

Équilibre travail/vie personnelle

Yukon : avantage ou défi?

Au début, j’avais du mal à refuser des contrats et c’était beaucoup de travail. Aujourd’hui, je gère mieux mon horaire. J’adore la diversité que m’offrent mes entreprises, mais en même temps c’est ce qui est le plus difficile à gérer. Il peut se passer des mois sans avoir de contrat et d’un coup, tout arrive en même temps. J’adore cette imprévisibilité, mais ce n’est pas toujours facile.

C’est un conseil que je devrais suivre moi-même, mais que je ne fais pas : me débrancher de mon téléphone. Aujourd’hui, nos téléphones personnels sont aussi les téléphones de nos entreprises. On reçoit tout le temps des appels ou des courriels. Cela m’empêche de passer plus de temps avec ma famille. Je devrais le mettre de côté plus souvent et l’ignorer.

Les deux. En tant qu’artiste au Yukon, c’est difficile d’avoir un nouveau public. De plus, partir en tournée à l’extérieur du territoire demande beaucoup d’énergie et d’argent. Mais, les entreprises reçoivent pas mal de soutien du gouvernement afin de créer de nouveaux projets et c’est beaucoup plus facile ici de diversifier son produit. C’est plus stimulant.

Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à

Raven Loon Productions et Yukon Circus Society Claire propose des cours et des ateliers de cirque dans les écoles et les communautés du territoire via son entreprise Yukon Circus Society. Elle détient également Raven Loon Productions, axée sur la coordination de sa carrière musicale.

Le français au travail Oui, c’est un avantage pour moi. J’adore pouvoir offrir des services en français. Ça me permet d’enseigner, d’écrire des chansons et de faire des spectacles en français.

En savoir +

portraits.afy.ca

Défis de demain en entrepreneuriat La population grandit rapidement au Yukon. Ce sera un avantage pour certaines entreprises et moins pour d’autres. Puis, les règles ont changé pour les événements publics. Il n’y a pas si longtemps, on n’avait pas trop à s’inquiéter mais, aujourd’hui, nous devons respecter plus de normes comme des permis, des assurances, etc. C’est difficile pour les artistes d’avoir à gérer et à payer tout ça.


Jeudi 2 juin 2022

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SPORTS

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Le disque golf, encore plus inclusif Depuis août 2021, Yukon DISC-versity Guild (YDVG) est une nouvelle organisation à but non lucratif qui se consacre localement au disque golf. Avec un mandat quelque peu différent de celui de l’Association de disque golf de Whitehorse (ADGW), les deux organismes œuvrent dans la même direction : faire croître la communauté de disquegolfeuses et disque-golfeurs au territoire. Kelly Tabuteau

Maryne Dumaine

Bri Lévia, impliquée dans l’organisation du premier tournoi pour femmes au Yukon, a remporté la première place du tournoi Fall Classic dans la catégorie Femmes, à l’automne 2021, sur le parcours de Meadow Lake.

À larecherche

emploi?

démographiques spécifiques », explique Christine Spencer, présidente de YDVG. « Certaines personnes ont pu être offensées lorsque nous avons créé notre organisation […] Mais je tiens à préciser que l’ADGW et les hommes ici ont été formidables et d’un grand soutien. Nous pensons simplement que des groupes démographiques différents ont des besoins différents et c’est une option que nous voulions offrir », continue Christine Spencer.

Pour l’ADGW, la saison est enfin lancée. Plus de deux semaines après la reprise habituelle, en raison d’un hiver très neigeux et d’un printemps tardif, les disque-golfeuses et disque-golfeurs de Whitehorse ont pu se retrouver le 14 mai dernier au parcours Solstice, près de l’Université du Yukon. « Une cinquantaine de personnes étaient présentes, et la communauté ne fait que grandir. Nous espérons dépasser les 100 Des tournois tout l’été membres au cours des semaines à venir. C’était le cas l’an dernier », Le premier grand tournoi de la confie Josh Paton, président de saison, coorganisé par l’ADGW l’ADGW. et YDVG, aura lieu le 12 juin prochain. Midnight Sun Annual Ladies Tournament – Throw Pink Un organisme pour est réservé aux femmes et personnes s’identifiant comme telles. une plus grande Il s’agit du tout premier tournoi inclusion féminin au Yukon. Un atelier d’une Yukon DISC-versity Guild heure sera offert gratuitement aux vise aussi à augmenter le nombre participantes avant le début de la d'adeptes de ce sport de plein compétition. Bri Levia, passionnée air. Créé en août 2021 dans le de disque golf, est impliquée dans but de promouvoir le disque golf YDVG. « C’est un tournoi caritatif, dans les communautés féminine et explique-t-elle. Tous les bénéLGBTQIA2S+, le nouvel organisme fi ces seront reversés au Yukon propose un endroit sûr où prati- Aboriginal Women’s Council. » Plusieurs événements quer ce sport. « Avant, seulement 7 % des membres professionnels suivront au fil de l’été, avec de disque golf étaient des femmes, au moins un tournoi par mois, et ça se reflétait sur les parcours organisé par l’ADGW ou YDVG. localement. Nous voulions donc Christine Spencer avoue que nous concentrer sur les personnes pour le moment, YDVG n’a qu’un débutant la discipline et créer des tournoi en août de confirmé, espaces sûrs pour des groupes puisque toutes leurs compétitions

dépendent des financements reçus. L’ADGW propose aussi des rencontres trois fois par semaine où les joueurs et joueuses s’affrontent dans une ligue amicale tout au long de la saison estivale.

Des parcours à l’échelle du territoire Si la YDVG a le mandat de promouvoir la diversité au sein de la discipline, l’ADGW se concentre davantage sur la croissance de la communauté sportive, l’accessibilité de ce sport, le développement de nouveaux parcours et le maintien de ceux existants. Ainsi, le territoire compte désormais neuf parcours et des discussions ont lieu pour continuer d’en créer de nouveaux. « Ryan Norquay [qui développe les plans des parcours au territoire] et moi avons été approchés par plusieurs autres communautés, comme Faro et Haines Junction, affirme Josh Paton. Rien n’est encore confirmé, mais nous aimerions voir au moins un parcours dans chaque communauté. » Inspiré du golf, le disque golf se joue, comme son nom l’indique, avec des disques lestés plutôt que des balles. Le but du jeu est d’atteindre une corbeille en effectuant le moins de lancers possible. La plupart des parcours sont accessibles gratuitement et les chiens sont presque partout les bienvenus.

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Jeudi 2 juin 2022

SPORTS

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175 motos attendues pour Ride for Dad Yukon L’événement de randonnée à moto a comme objectif principal d’amasser des fonds pour la recherche et la sensibilisation sur le cancer de la prostate. Le parcours du 11 juin de quelque 150 kilomètres débutera au parc Shipyards et prendra fin à Haines Junction, au pied du parc national de Kluane. pour la première fois cette année. « On est une grande famille! », « Nous attendons près de deux ajoute le francophone. Depuis cents personnes participantes, ses débuts en 2010, l'événement soit environ 175 motocyclettes, » a permis de récolter plus d’un annonce Mike Thorpe, bénévole million de dollars au Yukon seue t c o p r é s i d e n t d e l’é d i t i o n lement. Cette année, l’objectif yukonnaise de Ride for Dad. est de 50 000 $, explique Mike « Je pense que toutes les com- Thorpe : « L’inscription coûte seumunautés sont représentées », lement 40 $, mais nous encouestime Gilbert Bradet, qui men- rageons les gens à faire une Les motocyclistes au départ du Ride for Dad Yukon en 2021. tionne notamment les villes de collecte de fonds […] En général, les gens sont capables d’amasser Whitehorse, Dawson et Mayo. Impliqué dans la Ride for Dad entre 500 et 5 000 $ », ajoute-t-il, Prostate Cancer Fight Foundation depuis dix ans, Gilbert Bradet en soulignant que le public peut page Web de l'événement. L’argent est amassé pour la (PCFF) et sera investi à la discrésera le capitaine de la randonnée faire un don directement sur la tion de l’équipe organisatrice de chaque province et territoire. « Ça nous permet de placer l’argent là où il aura vraiment un impact pour les Yukonnais », explique le bénévole. Une partie des fonds est dépensée pour des campagnes de publicité et de sensibilisation, pour encourager les hommes de plus de 40 ans à se faire dépister. L’autre part des dons est investie dans la recherche et dans les centres de soins de la région qui desservent les Yukonnais, dont une équipe de recherche de l’Université de l’Alberta à Edmonton. L’équipe développe un test sanguin qui permet d’identifier les patients qui ont Fournie besoin d’un traitement plus Les plus grands donateurs de l’édition 2021 ont reçu une plaque commémorative. De gauche à droite : Mark Beese, Mike Thorpe, Pierre agressif, ainsi qu’un traitement Allard, Sean Secord, Michelle Matheson, Gilbert Bradet, Robert Manling et Julie Thorpe. qui préviendrait la propagation Ève Brosseau

Fournie

des cellules cancéreuses. Une soirée d’inscription aura lieu le 10 juin au parc Shipyards, de 17 h à 20 h. « On invite les gens à s’inscrire en personne lors de la soirée pour éviter de faire des files samedi matin », précise l’organisateur. La page Facebook de l’événement prévoit également des activités et des prix dans la soirée. « On fait une course lente, où la dernière personne à traverser la ligne gagne, mais il ne faut pas mettre le pied par terre, explique M. Bradet. On apprend ce qu’on peut faire avec notre moto. » Le jour de la randonnée, les motocyclistes sont attendus à 9 h 30 pour un trajet qui se terminera au Centre culturel Da Ku, sur le territoire des Premières Nations de Champagne et d’Aishihik, à l’heure du dîner.

Courir pour le plaisir : la course Pine Grove reprend du service C’est un constat régulier : la course à pied est une activité physique accessible et peu dispendieuse. Marc Senécal, enseignant en éducation physique à l’École élémentaire de Golden Horn, organise une course chaque année pour promouvoir la discipline. Kelly Tabuteau

Le 3 juin prochain, la poussière volera à nouveau sur les sentiers situés près de l’École de Golden Horn. Après deux années de pause forcée, Marc Senécal se réjouit de la reprise de la compétition. Depuis 2007, l’École élémentaire de Golden Horn accueille une course à pied inter-écoles pour promouvoir les activités de plein air. Lors de la dernière édition, en 2019, l’événement avait rassemblé près de mille élèves de la maternelle à la 7e année.

Objectif : être dehors Créateur de la course Pine Grove, Marc Senécal partage les raisons qui l’ont poussé à mettre en place la course : « L’idée était de permettre à tous les jeunes de l’élémentaire de participer à une course, tout en supportant le plein air et en profitant de la région où l’on vit. C’est une course cross-country à travers des sentiers et non sur route. » Derrière ce premier objectif, en tant qu’éducateur sportif, il souhaite surtout promouvoir le développement de l’exercice physique, notamment grâce à la course à pied, une activité peu coûteuse.

Toutes les cinq minutes, le coup d’envoi de chaque catégorie sera donné. « Avant, nous faisions un départ toutes les deux minutes, mais cette année ce sera un départ de type marathon pour les quatre courses », explique Marc Senécal. Les élèves parcoureront de 1,5 à 3 km, selon leur âge.

Participation nuancée Près de 700 élèves représentant dix écoles du Yukon prendront le départ de la course, ce vendredi 3 juin. Les écoles de Whitehorse seront rejointes par quelques-unes des communautés, notamment Teslin

et Carcross. ajoute Nelson Dubé, enseignant L’École Émilie-Tremblay (ÉÉT), en éducation physique à ÉÉT. qui répondait habituellement présente à la compétition, ne sera pas de la partie cette année. « Le port du masque vient juste d’être rendu facultatif dans les écoles. Avec la QUALIFICATIONS : participation de 700 enfants et la - Baccalauréat en mathématiques situation sanitaire, nous préférons - Professeure qualifiée attendre une année de plus pour y - Maîtrise en enseignement retourner », confie Manon Carrière, des mathématiques - 25 ans d’expérience directrice de l’école. « Nous avons toujours adoré 65 $ / h 65/h PREMIÈRE participer à cette course et les jeunes HEURE en retiennent d'excellents souvenirs. GRATUITE La course est très bien organisée Contactez : Marie-Claude Blais et l'ambiance est magique [...] On mcblais@protonmail.com a vraiment hâte d'y retourner »,

SERVICE DE TUTORAT EN MATHÉMATIQUES


Jeudi 2 juin 2022

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Programmes en français

Une image vaut mille mots Les élèves de français langue seconde ont vécu une année scolaire remplie de rebondissements! Ils ont chanté, dansé, mangé, bougé, joué et parlé français!

41 ans d’immersion française au Yukon, un riche héritage Cette année marque le 41e anniversaire des programmes d’immersion française au Yukon. Plusieurs activités ont eu lieu pour souligner ce riche héritage.

Café français Un événement populaire dans les écoles pour faire connaitre les pays francophones, la culture francophone et la bonne nourriture!

Engelure

Spectacle en français

La mascotte des activités culturelles des Programmes en français fait le bonheur de tous et toutes.

Tous les ans, les élèves ont la chance d’assister à un spectacle de différents artistes francophones.

Danse-la ta chanson (Écoles primaires)

Folie Furieuse (6e et 7e année)

Danse-la ta chanson, Folie Furieuse, et Secondaire en spectacle Secondaire en spectacle (8 et 7 année) e

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Trois événements annuels coordonnés par le service des partenariats culturels des Programmes en français qui mettent en valeur la culture francophone.


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Une tradition incontournable pour les élèves de français langue seconde.

Semaine de l’immersion française

Moniteurs et monitrices de langue

Une semaine d’activités spéciales pour célébrer l’immersion française au Yukon.

Depuis 1983, les moniteurs et monitrices de langue sont devenus les ambassadeurs du français dans nos écoles.

Auteur

La visite d’un auteur francophone est toujours appréciée de tous.

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Programmes en français

Cabanes à sucre


Jeudi 2 juin 2022

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Missive : Les 5 A de l’amour

Envisagez de siéger à l’un des conseils ou comités suivants : ■ ■

Comité de discipline des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés Comité consultatif des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés

Date limite : aucune Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■ ■

Comité consultatif des infirmières et infirmiers psychiatriques autorisés Comité consultatif sur la profession de sage-femme

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■

Commission d’appel des loteries

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■

Comité consultatif de la pharmacie

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■

Commission des normes de construction

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Hector Lang 867-456-6596 ■

Commission des normes d’emploi

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Eva Wieckowski 867-667-5944 ■

Conseil de la Bibliothèque publique de Whitehorse

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Melissa Yu Schott 867-335-8600 ■ ■ ■ ■ ■

Commission de révision de l’évaluation foncière du centre du Yukon Commission de révision de l’évaluation foncière du centre-est du Yukon Commission de révision de l’évaluation foncière du nord du Yukon Commission de révision de l’évaluation foncière du sud-est du Yukon Commission de révision de l’évaluation foncière du sud-ouest du Yukon

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Kelly Eby 867-667-5234 ■ ■ ■ ■ ■ ■

Conseil des ressources renouvelables de Carmacks Conseil des ressources renouvelables Dän Keyi Conseil des ressources renouvelables du district de Dawson Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon Conseil des ressources renouvelables de Selkirk

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Kelly Gruber 867-667-5336 ■

Commission de gestion de la faune aquatique et terrestre du Yukon

Date limite : 30 juin 2022 Renseignements : Kelly Gruber 867-667-5336 ■ ■ ■

Conseil d’administration du Fonds pour la prévention du crime et les services aux victimes Conseil de la magistrature Conseil d’administration de la Société d’aide juridique

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Carla Braun 867-667-5959 ■

Conseil consultatif yukonnais sur les questions touchant les intérêts de la femme

Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Hillary Aitken 867-667-5182 Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, allez au yukon.ca/fr/repertoire-conseils -comites-commissions ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408. Vous pouvez envoyer votre dossier de candidature par courriel à boards.committees@yukon.ca.

Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais.

Fournie

Claude Gosselin

Tout le monde connaît les A A, la fraternité des Alcooliques Anonymes. Vivre la réalité du mome nt pré se nt dé ploie e n nous une vitalité, une force et une sagesse. Dégagé de tout ressentiment, ce nouveau mode de vie nous libère de nos dépendances pour mieux réagir devant les événements vécus et l’expérience de nos relations humaines. Accueillir la vie comme elle se donne favorise cette ouverture à découvrir qu’il y a du bon en toute chose, et cela, bien au-delà de nos attentes. L’arbre est maître en cette matière. Bien qu’il manifeste la vie par ses branches, il accueille la vitalité de sa sève, et ce, bien docilement, par ses racines. Accueillir sa sève le conduit directement à cette source qui assure sa croissance tout au long des quatre saisons, tant dans ses regains et ses floraisons que dans ses dépouillements et ses hibernations. En découlent pour nous cinq attitudes qui nous permettent de réaliser les cinq A de l’Amour : Accueil : Demeurer sur le mode accueil, c’est goûter la plénitude du moment présent bien au-delà de nos plans, de nos programmations et de nos idées

fixes, pour se laisser surprendre par la Vie plus grande que soi. Appel : C’est en accueillant la vie comme elle se donne que nous devenons attentifs aux appels qu’elle nous lance. « Lorsqu’une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre », selon un vieil adage. Est-ce que je reconnais ces appels à suivre un chemin nouveau? Acceptation : Accepter les événements tels qu’ils sont, loin de signifier la résignation, élargit nos horizons où l’on se reconnaît comme faisant partie d’un grand tout. Accepter jusqu’à l’inacceptable nous permettra de ressentir une Autre Présence rassurante et éclairante qui donne lucidité dans l’épreuve. Admettons humblement qu’on a bien peu de contrôle sur les faits du quotidien, n’est-ce pas? Dépasser le ressentiment causé par cette impression de subir l’injustice ou la malédiction, pour tout simplement accepter la réalité telle qu’elle est, nous ouvre à une énergie vitale, pleine de compassion, de compréhension et d’ouverture. Abandon : Les racines deviennent porteuses de vie pour l’arbre à condition qu’elles s’abandonnent totalement à la source. Enveloppées d’un humus rempli de minéraux, les racines accueillent ainsi la vie pour mieux

la transmettre. Loin d’être une lâcheté, l’abandon est un geste courageux porté par cette humilité d’admettre qu’on ne se donne pas la vie par soi-même, mais qu’on la reçoit. L’abandon nous donne alors d’accueillir une plénitude insoupçonnée de vie, de force, d’audace et de joie. Nous ne sommes qu’un instrument à la réalisation de cette harmonie inscrite dans toute la création. Aimantation : À la manière des racines qui deviennent aimantées à la source, nous sommes invités à demeurer aimantés à cette sève de vie divine qui coule en nous. C’est en nous laissant aimer de l’intérieur que nous devenons aimant. Puisque cette Source coule en toute créature, nous nous aimanterons à elle autant dans les beautés de la nature que dans les frères et sœurs d’humanité que le quotidien nous donnera de rencontrer. Tantôt les cinq A s’entrecroisent, tantôt ils se juxtaposent ou s’enfilent tout simplement au gré des événements et des réflexions. Plus qu’une recette ou une loi, c’est un mode de vie. Expérimentons les cinq A de l’amour et nous deviendrons enfin ce que nous devons être! Bon été en AAAAAMOUR!

Une idée, une photo, un bébé à présenter? Écrivez-nous : dir@auroreboreale.ca


Jeudi 2 juin 2022

COUPS D’OEIL

15 Le 20 mai dernier, l’École Émilie-Tremblay a proposé son traditionnel spectacle de talents. Cette année, les élèves ont enchaîné leurs numéros sous le thème « Brillant français ». La représentation s’est achevée par un spectacle proposé par les membres du personnel.

Laurie Trottier

Puisque c’est le retour du printemps et du réveil des ours, le Service de protection de la faune du Yukon a offert à la population une séance d’entraînement gratuite pour apprendre à utiliser un vaporisateur anti-ours. Le 18 mai, au parc Lepage sur la rue Wood, des spécialistes de la faune ont répondu aux questions des personnes présentes qui souhaitaient en apprendre plus sur les ours.

Plusieurs jeunes ont répondu présent à la soirée de jeu laser organisée par JeFY, le groupe jeunesse franco-yukonnais, dans le labyrinthe de Sergeant Greg Inc. L’activité a eu lieu le 13 mai dernier. JeFY

JEU NO 459

Laurie Trottier

L’équipe du journal s’agrandit Depuis le 16 mai, Ève Brosseau a rejoint les pupitres du journal en tant que journaliste communautaire. La jeune Québécoise s’est prêtée au jeu du questionnaire de Proust et dévoile ses goûts et aspirations. Kelly Tabuteau

RÈGLES DU JEU : Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter plus d’une fois les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

RÉPONSE DU JEU NO 459

Titulaire d’un baccalauréat en études internationales à l’Université de Montréal, Ève Brosseau a poursuivi son cursus scolaire avec un diplôme d’études supérieures spécialisées en journalisme. Pour son stage de fin d’études, elle a choisi le Yukon. Faites connaissance avec notre nouvelle journaliste : La qualité que tu préfères chez les gens : L’intégrité. Ton principal trait de caractère : Ma curiosité. Ce que tu apprécies le plus chez tes ami·e·s : Le temps passé ensemble et nos discussions (surtout quand iels rient à mes mèmes). Ton occupation préférée : La lecture. Ton principal défaut : Un brin têtue… Ton rêve de bonheur : Avoir le

choix de faire les choses qu’on aime. Le pays où tu désirerais vivre : Le Canada. On est bien ici pareil. La couleur que tu préfères : Le vert. Ton auteur ou autrice préférée : Hank Green (mention spéciale à son frère, John). Ton héros de fiction préféré : Sherlock Holmes, mais j’ai aussi plein d’amour pour John Watson. Ton héroïne de fiction préférée : Ahsoka Tano (de Star Wars). Ton peintre préféré : Vincent Van Gogh, un classique! Ton héros ou héroïne dans la vie réelle : Laurent Duvernay-Tardif. Ce que tu détestes par-dessus tout : Les bruits de mastication, surtout la bouche ouverte! Ton état d’esprit actuel : Très excitée de découvrir le Yukon! Les fautes qui t’inspirent le plus d’indulgence : Oublier le nom de quelqu’un, immédiatement après

avoir été introduit. C’est l’histoire de ma vie! Ta devise favorite : Mieux vaut en rire qu’en pleurer.

Fournie

Le questionnaire de Proust est un questionnaire devenu célèbre par les réponses qu’y a apportées l’écrivain français Marcel Proust (1871 - 1922).


Jeudi 2 juin 2022

auroreboreale.ca

COUP D’OEIL CALENDRIER

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BÉNÉVOLAT  Cet été, prenez part à un projet collectif d'avenir! Nous recherchons des bénévoles pour entretenir à tour de rôle pendant la période estivale le jardin scolaire initié par les élèves du CSSC Mercier, et ainsi contribuer au développement d'un projet communautaire à une plus grande échelle dans le futur. Inscr. : jardin.afy.ca  Postes en élection au sein du conseil d’administration de l’Association franco-yukonnaise : vice-présidence, secrétariattrésorerie ainsi que deux postes en administration. Mandats de deux ans. Rens. : isalesse@afy.ca

COMMUNAUTÉ  Randonnée. Découvrez le nouveau guide en ligne des promenades faciles et adaptées aux personnes de 50 ans et plus, à moins de trois heures de Whitehorse. Possibilité de prêt d'équipement. Rens. : rando.afy.ca  L’Aurore en ondes. À chaque publication de l’Aurore boréale, quelques articles sont mis en ligne en format audio, sur la plateforme SoundCloud. Rens. : dir@auroreboreale.ca  Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues, à genevieve.tremblay@yukon.ca.  Entraide Yukon. L’Association franco-yukonnaise a créé le groupe Entraide Yukon sur Facebook afin de nous serrer les coudes et de nous montrer plus solidaires que jamais. Qu’il s’agisse d’appeler à l’aide, de briser l’isolement ou d’offrir une solution, ce groupe est fait pour et par vous. Vous êtes toutes et tous invités à l’utiliser pour exprimer vos besoins, urgences et demandes, ainsi que pour proposer votre aide

DIVERS  Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis, à 17 h. En ligne, sur Zoom. Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com  Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec l’Aurore boréale! N’hésitez pas à nous faire parvenir des photos, des suggestions, des petites anecdotes! Rens. : dir@auroreboreale.ca  Balados. Après la création de balados pour raconter la vie de douze femmes extraordinaires de la ruée vers l’or du Klondike, Philippe Cardinal, propose une série de balados de sept épisodes qui racontent les gens et les événements dramatiques de l’histoire de la fondation de Fort Selkirk. Écoutez : soundcloud. com/yukon-extra-ordinaire.

SANTÉ  Centre de ressources en santé. Des ressources sur la santé disponibles pour emprunt. De nouveaux livres sont disponibles, notamment au sujet de la réconciliation et de la décolonisation. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.  TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.  Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux, traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.  L’Association canadienne pour la santé mentale, bureau du Yukon. Soutien pour la santé mentale en français et en anglais. Tél : 867-668-6429

LOGEMENT  Logements recherchés pour le personnel de la Garderie du petit cheval blanc • Du 18 juin au 12 août : recherche de logements pour nos employés du camp d’été, pour un jeune homme et pour un couple. À Riverdale ou proche d’une ligne d’autobus se rendant à Riverdale. • À partir de juin, pour du moyen voire long terme : chambre en colocation pour une personne seule, non fumeur, sans animaux. • À partir de mi-juillet, pour du moyen voire long terme : maisons recherchées pour des familles avec des enfants. Une famille avec un petit chien, les autres n’ont pas d’animaux. Idéalement près de la garderie ou en ville. De préférence, pas trop éloigné de Whitehorse.

ENVIRONNEMENT  Le journal La Liberté propose un tout nouveau magazine sur l’environnement. Ce magazine explique l’importance de l’écologie, les changements climatiques, les différentes causes de pollution, l’importance de la chaîne alimentaire, les déchets, les énergies renouvelable, etc. De plus, pour accompagner ce magazine, La Liberté donne vie aux animaux présents dans cette édition à travers cinq balados.

 Service canadien de prévention du suicide. Soutien d’urgence par  Série documentaire sur les téléphone, texto ou clavardage. changements climatiques. Tél : 1-833-456-4566 Dans la série Comment ça va le Nord?, Simon D’Amours part  Jeunesse, J’écoute. Soutien à la rencontre de gens qui ont pas téléphone, des services constaté l’accélération des de consultation sur le Web et changements climatiques et qui un service d’aiguillage pour les tentent de comprendre et de enfants et les jeunes. voir si des solutions existent. À Tél : 1-800-668-6868. visionner sur ICI EXPLORA.  Services pour le mieux-être et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie. Des services PERSONNES AÎNÉES gratuits et disponibles en français et en anglais pour tous les  Café de l’amitié – Service aux Yukonnais sur les heures normales aînées et aînés. Moment de de bureaux (8 h 30 à 16 h 30 les plaisir et de partage, le Café jours de semaine). de l’amitié est une excellente Rens. : 867-456-3838 ou sans frais occasion de rencontrer et au 1-866-456-3838 de se rassembler pour les francophones de 50 ans et plus. Venez partager un peu de votre ÉDUCATION temps avec nous toutes les deux semaines, autour d’une bonne  L’École Nomade. Vous souhaitez boisson chaude, de délices faire l’enseignement à domicile en sucrés et en bonne compagnie. français langue première? L’École Pour participer ou proposer des Nomade peut vous offrir du thématiques à aborder lors des soutien et des ressources, que ce rencontres, contactez-nous au soit depuis votre maison, partout (867) 668-2663, poste 320, ou à au Yukon, ou en voyage. pbrennan@afy.ca. Rens. : nomade.csfy.ca ou 667-8680, poste 0.

RAPIDES EMPLOI  Brigadier(ère) recherché(e), pour l’École Émilie-Tremblay. Tâche : Assurer la sécurité des élèves à la traverse piétonnière sur la promenade Falcon devant l’École Émilie-Tremblay, de 8 h à 9 h les jours d’école. Rens. : 667-8680, poste 0 ou à marc.champagne@yukon.ca. 

FAMILLES

 Nouveauté! Réseau en français d’entraide pour l’allaitement – Nourri-Source Yukon. Rens. : pcnp@lesessentielles.ca.

 Félicitations à Yannick Klein et sa famille, à Kelly Tabuteau, et aux autres personnes qui ont prêté serment de citoyenneté aujourd’hui.  Joyeux anniversaire aux Gémeaux : Nancy Power et Olivier Dumaine (1e juin), Helen-Anne Girouard (2), Frédérique JanvierCrête (3), Catherine Bouchard (4), Manon Desforges (5), Coralie Langevin et Hélène St Onge (8).

Annoncer : redaction@auroreboreale.ca 867 668-2663

Fournie

Les ours sont réveillés, n’oubliez pas d’apporter vos vaporisateurs anti-ours lors de vos balades en nature. Merci à Corinne Tétreault pour cette photo, prise sur le sentier de Grey Moutain.

CALENDRIER 2 juin  18 h 30 : Assemblée générale de la Société d'histoire francophone du Yukon sur Zoom. Rens. : shfyukon@gmail.com  19 h à 21 h : Match #10 de la Fabrique d'improvisation du Nord (FIN) au Elks Lodge (401, rue Hawkins). Les Verts affronteront les Rouges. 10 $ à la porte.

3 juin  17 h à 20 h : Café-rencontre en extérieur avec BBQ et jeux pour toute la famille. Service en continu toute la soirée. Devant le Centre de la francophonie. Réservation obligatoire. Inscr. : cafe.afy.ca

9 juin  19 h à 21 h : Demi-finale de la saison de la Fabrique d'improvisation du Nord (FIN) au Elks Lodge (401, rue Hawkins). 10 $ à la porte.

11 juin  10 h à 15 h 30 : Journée de vélo de montagne gratuite pour les 14-19 ans au mont McIntyre. Équipement de vélo disponible et repas offert sur place. Inscr. : velo.afy.ca

23 juin  20 h à 23 h : Concert gratuit à Whitehorse pour fêter le Solstice Saint-Jean avec Dean, McNally & McKnight, Veranda et Ponteix. Atelier de musique dès 17 h avec Veranda. Lieu historique national S.S. Klondike. Camionsrestaurants sur place. Gratuit. Rens. : solstice.afy.ca

24 juin  20 h à 22 h : Concert gratuit à Dawson dans le cadre du Solstice Saint-Jean avec Veranda et Gab Gosselin. Institut de l'art et de la culture du Klondike. Gratuit. Rens. : saintjean.afy.ca

27 juin  17 h 30 à 20 h 30 : Participez à la 40e assemblée générale annuelle de l'Association francoyukonnaise. Une collation salée et sucrée ainsi que des boissons seront servies dès 17 h 30 et la réunion d’affaires se déroulera de 18 h à 20 h 30. Inscription obligatoire. CSSC Mercier. Inscr. : AGA2022.afy.ca

30 juin  18 h : Projection du documentaire de Cyril Dion, Animal, à l’occasion du lancement du magazine de l’Aurore boréale. Contribution volontaire. Yukon Theater (Cinéma, rue Wood). Rens. : dir@auroreboreale.ca


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L'Aurore boréale - 2 juin 2022 by Aurore boréale - Issuu