No de convention : 4061051
LE JEUDI 28 OCTOBRE 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 19
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Laurie Trottier
Élections municipales : Laura Cabott est élue mairesse de Whitehorse Laurie Trottier PAGE 14
Yukon Circus Society
Apprendre les arts du cirque : c’est désormais possible au Yukon Roselyne Gagné-Turcotte
À DÉCOUVRIR
Services en français : une nouvelle sous-ministre 5 Une musheuse en difficulté
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Eau potable à Iqaluit : urgence
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Le «vrai prix» des textiles
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Francophonie aux milles saveurs
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Colloque en petite enfance
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Programmes scolaires en plein air
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Laurie Trottier
Joseph Novak, 98 ans, vétéran yukonnais de la Seconde Guerre mondiale, a été élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur de France le 20 octobre dernier. Il tient une photo de lui, lorsqu’il était dans l’armée il y a presque 80 ans 2
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Le vétéran Joseph Novak reçoit la plus haute distinction française Le vétéran yukonnais de la Seconde Guerre mondiale, Joseph Novak, 98 ans, a été élevé au grade de chevalier de la Légion d’honneur de France le 20 octobre dernier. Des représentants français ont atterri à Whitehorse spécifiquement pour lui remettre cette médaille. est décerné depuis sa création en 1802 par Napoléon Bonaparte aux « Lance corporal, Joseph Novak, au personnes ayant servi la République nom du président de la République de façon exceptionnelle. et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Arrivé à bon port… chevalier de la Légion d’honneur. » à 21 ans Devant son fils, ses ami.e.s, ainsi que des représentant.e.s de la Deux ans après avoir rejoint les division de Whitehorse de la Légion Forces armées canadiennes, canadienne royale, du consulat Joseph Novak, alors âgé de français de Vancouver et de l’As- 21 ans, faisait partie des quelques sociation des vétérans de la GRC, 150 000 soldats qui ont débarle Montréalais d’origine Joseph qué en Normandie, au nord de la Novak a accepté la médaille qui lui France, en juin 1944. a été remise par le général Benoît Ces débarquements ont été Puga, grand chancelier de l’ordre surnommés le Jour J de la Seconde national de la Légion d’honneur, lors Guerre mondiale, puisqu’ils ont été d’une cérémonie présidée par la un point tournant dans la victoire commissaire du Yukon, Angélique des Alliés contre l’Allemagne nazie. Bernard, et tenue dans les bureaux « Il est venu d’aussi loin […], de la Légion royale canadienne dans un pays qu’il ne connaissait de Whitehorse. pas, pour aller défendre des gens Le ruban de la Légion d'hon- qu’il ne connaissait pas, simpleneur est le plus haut ordre du mérite ment parce qu’on partageait les français, tant militaire que civil, et mêmes idéaux démocratiques, a Laurie Trottier
Laurie Trottier
Joseph Novak est né de parents polonais et a passé la majeure partie de sa vie au Québec, en banlieue de Montréal. Il s’est installé à Whitehorse il y a 17 ans.
Jour du Souvenir 2021 La Légion de Whitehorse tiendra la cérémonie annuelle du jour du Souvenir au Centre des jeux du Canada cette année. La pandémie de COVID étant toujours en cours, le nombre de personnes pouvant assister au CJC sera limité à la moitié du nombre des années précédentes. La cérémonie sera également disponible en ligne sur : www.facebook.com/RoyalCanadianLegionBranch254 Les personnes souhaitant assister à la cérémonie sont tenues de porter un masque à l’entrée du CJC.
La cérémonie débutera à 10 h 30, le 11 novembre. Les gens sont encouragés à utiliser les transports en commun, opérant à partir de l’aréna Takhini. Les coquelicots seront disponibles dans diverses entreprises de la ville. Pour acheter des couronnes : whitehorseremembers@yahoo.com
affirmé avec gratitude Benoît Puga lors de son discours précédant la remise. Il est venu en France pour défendre notre pays et se battre en France, en Belgique et aux PaysBas. Il est venu nous aider à être libres à nouveau. » Joseph Novak affirme que l’armée ne l’a jamais quitté et que s’il y a une chose dont il s’ennuie de ses années au front, c’est la proximité avec ses camarades. Il n’est jamais retourné sur les lieux, mais aurait bien aimé « refaire le même trajet, en arrivant à Juno Beach en Normandie, jusqu’en Bel gi q ue, et j usq u’à Bred a aux Pays-Bas ». Avec Louise Miller, Joseph Novak serait le seul vétéran de la Seconde Guerre mondiale encore vivant au Yukon. Il est arrivé au territoire avec sa femme il y a 17 ans, pour se rapprocher de son fils. Il vit désormais au Centre Whistle Bend, un établissement de soins prolongés. Il parle encore très bien le français, même s’il le parle peu depuis qu’il est au Yukon.
individu si important. » Ces propos ne surprennent pas le général Benoît Puga, qui a décoré de nombreuses personnes vétérantes au fil des ans : « Je retiens leur grande modestie. Ils […] veulent associer à cette déclaration le souvenir de leurs camarades et, effectivement, derrière la déclaration, vous ne décorez pas seulement une personne. C’est une équipe. » C’est d’ailleurs ce qu’a souligné Joseph Novak le 20 octobre dernier. « Je n’accepte pas cette médaille comme si j’en étais le détenteur, a-t-il lancé. Cette médaille appartient à tous ceux qui ont participé à la libération, de la côte est à la côte ouest, du
Nord au Sud, ce sont ces vétérans qui méritent cette médaille [ainsi que] les Premières Nations qui ont contribué aux Forces armées canadiennes. […] Elles se sont portées volontaires et se sont battues pour notre voix. » Il a ajouté qu’il ne cessera jamais de rappeler l’importance de souligner l’apport des personnes autochtones lors des combats de la Seconde Guerre mondiale. Ce dernier aimerait également qu’un monument reconnaissant le dévouement des ancien.ne.s combattant.e.s soit érigé à Whitehorse. Environ 1 400 Canadien.ne.s auraient reçu la Légion d’honneur dans les 15 dernières années, selon le général Puga.
Une médaille pour tous Rencontré la veille de la remise de la médaille, Joseph Novak était fébrile. Il a avoué que cet honneur était une surprise : « J’étais abasourdi quand je l’ai appris, parce que je ne me vois pas comme un
Fournie
Le consul général de France à Vancouver, Nicolas Baudouin, la commissaire du Yukon Angélique Bernard et le général Benoît Puga étaient réuni.e.s pour rendre honneur au vétéran Joseph Novak, 98 ans.
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices.
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Sophie andré, Sophie Delaigue, roselyne gagné-turcotte, Yves Lafond, marie mounier, Claude Vallier.
L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
Révision des textes et correction d’épreuves :
Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à
marilyn Ferland Distribution :
Stéphane Cole Caricature :
annie maheux
Certains mots se présentent peu à nos oreilles, jusqu’au moment où, d’un seul coup, ils semblent être sur toutes les lèvres. « Désemparé » est l’un d’entre eux. Saisi à la volée lors d’une conversation entre membres du personnel enseignant qui se questionnent sur leur sécurité d’emploi; arboré par des directions qui ne savent que répondre à leurs équipes face aux annonces gouvernementales en matière de vaccination; ce mot, « désemparé », résonne de toutes parts ces jours-ci. De mon côté, c’est aussi le mot qui me vient en tête quand je pense à la force des éléments qui se sont déchaînés, ici, depuis le printemps dernier. Je vis au lac Marsh, en plein cœur des inondations qui ont battu de tristes records, des sacs de sable comptés par milliers et des déplacements quotidiens des renforts de l’Armée dans ma rue. Alors, être désemparée, c’est un sentiment qui m’est familier, moi aussi, ces jours-ci. Il y a quelques jours, en désespoir de cause, j’ai défié les méga sacs de sable pour faire une petite promenade le long de cette plage qui a souvent été le réceptacle de mes états d’âme. « Homme libre toujours tu chériras la mer », déclarait Baudelaire dans un poème des Fleurs du mal : « Tu te plais à plonger au sein de ton image; Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur; se distrait quelquefois de sa propre rumeur; Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage. » Oh! Que ce poème résonne sur cette plage déserte et dévastée! En cherchant la définition de « désemparé » dans des dictionnaires, on se rend compte qu’il est lui aussi étymologiquement relié à l’eau ou, plus exactement, aux embarcations. Le désemparement est un terme utilisé pour décrire l’état d’une embarcation qui aurait subi des avaries telles qu’elle ne pourrait plus manœuvrer… En référence au fait que nous sommes toutes et tous les capitaines de nos navires, le mot, en effet, me semble de circonstances, ces temps-ci! Car telle est la force de l’eau : indomptable. Le doux son des vagues peut bercer ceux et celles au sommeil difficile. L’étendue et le mouvement des flots réjouissent les amateurs et amatrices de sports d’eau vive. L’eau des sources ou des bains chauds détend. Elle est symbole de vie, élément essentiel à notre métabolisme. Mais ce même élément, avec force et détermination, peut aussi endommager les plus durs des rocs, ravager des rives, donner leurs
formes à des montagnes en mille ans ou créer des environnements propices aux avaries de tous genres en moins d’une semaine… À travers d’infimes gouttelettes, elle propage la peur de l’autre et l’anxiété des choix, jusqu’à des sommets (ou des creux) de vagues de plus en plus insurmontables. Sous forme de larmes, elle exprime aussi les émotions. Peine, joie, nostalgie et compassion face aux aléas de la vie, mais aussi face aux départs de ceux et celles qui nous avons aimé.e.s, qui nous ont inspiré.e.s et dont l’absence nous pèse. « Les larmes font partie de la vie », a indiqué Jérôme Bélanger, lors de la touchante célébration de vie pour son père Jean-Marc, qui nous a quitté.e.s au printemps dernier. Cette eau caméléon, du jour au lendemain, peut aussi se révéler poison. C’est la situation à laquelle fait face la ville d’Iqaluit en ce moment. En effet, dans la liste des informations qui ne font pas assez les nouvelles, saviez-vous que depuis plus de deux semaines l’eau du robinet de la capitale du Nunavut n’est plus potable en raison de traces d’essence (détectées initialement en raison de l’odeur)? De plus en plus de gouttes font déborder nos vases… Pourtant, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain! Il y a des choses positives et une fois de plus, regarder l’instant présent et saisir les moments de gratitude sont la clé contre le désemparement. Pour apporter de l’eau à ce moulin, comme à notre habitude nous tentons cette semaine de vous faire part de quelques bonnes nouvelles. Nous vous présentons notamment la Semaine de l’immigration francophone et ses mille saveurs qui nous mettent déjà l’eau à la bouche. Un autre article qui donne du baume au cœur, plein d’humanité : celui au sujet de M. Novak. Cet homme de 98 ans, résident du Centre de personnes âgées de Whitehorse, vient de recevoir la médaille de la Légion d’honneur pour sa contribution aux efforts de guerre, lors de la Seconde Guerre mondiale. Si à ses yeux sa contribution n’était qu’une goutte d’eau dans l’océan, le voilà reconnu au titre de héros. Pour conclure, j’aimerais mentionner notre section des Coups d’œil, une des plus populaires du journal! Merci de nous envoyer vos photos, continuez de le faire, nous vous en sommes reconnaissant.e.s. Car quand nous avons le vague à l’âme, il y a une chose qui restera toujours claire comme de l’eau de roche : rien n’est plus précieux que de pouvoir partager les sourires de notre belle communauté. Bonne lecture.
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Laura Cabott, mairesse de Whitehorse Whitehorse se dote d’un conseil des ministres composé d’une majorité de femmes et qui fait place à la diversité. Laurie Trottier
Si la campagne électorale municipale a officiellement duré un mois, Laura Cabott a commencé à récolter des appuis et à échanger avec les résidents et résidentes depuis le 27 mai dernier. Cela semble avoir porté fruit puisque le 21 octobre dernier celle-ci a mis la main sur 2 465 votes, soit 41,4 % des voix. Le soir des élections, celle-ci s’est dite rassurée, fatiguée, mais surtout honorée. Laura Cabott succède à Dan Curtis, qui a rempli trois mandats à la mairie de la Ville. Elle a tenu à féliciter ses deux adversaires Patti Balsillie et Samson Hartland, qui ont respectivement récolté 30,6 et 27,7 % des voix. Laurie Trottier
Selon la nouvelle mairesse Laura Cabbot, c’est le temps qu’elle a investi dans le porteà-porte qui a pu faire pencher la balance le soir du 21 octobre.
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Quelques priorités Tout comme ces derniers, celle qui occupait le poste de conseillère depuis 2018 a annoncé que la priorité de sa campagne était le logement, mais aussi les changements climatiques et la réconciliation. « J’ai conçu ma plateforme en prenant en compte mes trois années d’expérience et en écoutant les citoyen.ne.s, les dirigeant.e.s de petites et de grandes entreprises, des organismes à but non lucratif, et d’autres. J’ai vraiment capturé ce qui était important pour les résident.e.s de Whitehorse », a-t-elle affirmé tout juste après le
dépouillement des votes. Si elle ne parle pas français, Laura Cabott a tout de même mentionné quelques-unes de ses priorités concernant la communauté franco-yukonnaise lors de sa campagne : « Je vais promouvoir la participation des francophones dans les comités municipaux, faciliter le développement de services essentiels bilingues et soutenir la traduction des sections clés du site Internet de la Ville en français », a-t-elle annoncé. Celle-ci a rencontré la directrice générale de l’Association franco-yukonnaise Isabelle Salesse et la présidente du conseil d’administration Lorraine Taillefer pendant sa campagne et souhaite continuer à le faire maintenant qu’elle est en poste.
Plus de diversité au conseil municipal Le conseil municipal de la capitale du Yukon devient à majorité féminine. Il fait également preuve de diversité avec les présences de Michelle Friesen, membre de la Première Nation Ta’an Kwäch’än, Jocelyn Curteanu, immigrante philippine et Mellisa Murray, d’origine chinoise, à titre de conseillères. Le conseiller Dan Boyd a été réélu, et Ted Laking et Kirk Cameron feront leur entrée au sein du conseil municipal. Laura Cabott a décrit ce prochain conseil comme une équipe fantastique qui
relie des gens de tous les côtés de l’échiquier politique. La mairesse et les conseillères et conseillères sont élu.e.s pour un mandat de trois ans.
Taux de participation en baisse Dans ce qui constituait la troisième élection de l’année, 31 % des résident.e.s de Whitehorse admissibles ont voté lors de ce scrutin, soit 6 % de moins qu’en 2018. C’est ce à quoi s’attendait Myles Dolphin, gestionnaire des communications stratégiques à la Ville de Whitehorse : « On s’attendait plus à 30 %. On sait que ça a été une année difficile », dit-il, en mentionnant notamment la pandémie. Des efforts ont été déployés par la Ville pour tenter de rallier les quelque 19 000 personnes admissibles, comme le bulletin de vote spécial, une nouveauté qui a permis aux gens de voter à l’avance, la possibilité de faire parvenir son vote par courriel et la stratégie de publicité numérique, soutient Myles Dolphin. « Il y a eu un effort pour acheter la publicité en ligne […], on a mis plus de budget là-dessus », explique-t-il. Selon ses dires, environ 1 000 dollars auraient été investis cette année, comparativement à zéro en 2015. Le nouveau conseil sera assermenté le lundi 1er novembre.
Dawson choisit Bill Kendrick Après onze ans au poste de conseiller de la Ville, Bill Kendrick prend les rênes du conseil municipal de Dawson. Laurie Trottier
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Rejoint au téléphone le lendemain des élections municipales du 21 octobre, Bill Kendrick s’est dit rassuré et prêt à travailler dès que le nouveau conseil sera assermenté au début du mois de novembre. Pourquoi faire le saut maintenant et briguer la mairie? D’abord parce que Wayne Potoroka, après trois mandats, a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux élections municipales de 2021. Mais aussi parce que Bill Kendrick voulait avoir plus de poids dans l’établissement des priorités de Dawson. « Après avoir été impliqué au sein du conseil pendant longtemps, je commençais à
devenir un peu frustré lorsque certains enjeux recevaient plus ou moins d’attention », explique-t-il. Par exemple, il aimerait rendre les réunions du conseil municipal accessibles en ligne, plutôt que seulement à la radio et parfois sur la chaîne de télévision locale. « Ça aiderait les résident.e.s de Dawson à s’impliquer dans les affaires municipales, que ce soit en posant des questions ou en se présentant aux prochaines élections », ajoute-t-il. Aucune élection n’a été nécessaire pour élire Alexander Somerville, Patrik Pikalek, Elizabeth Archbold, et Brennan Lister aux postes de conseillers
et conseillères de la municipalité, les quatre candidat.e.s ayant été élu.e.s par acclamation. Sans surprise, c’est l’enjeu du logement auquel Bill Kendrick aimerait s’attaquer en premier. Il espère collaborer rapidement avec le gouvernement du Yukon pour obtenir davantage de terrains sur lesquels des unités de logement pourraient être construites. « J’ai toujours souhaité m’impliquer au sein de ma communauté. Et tant et aussi longtemps que je vivrai ici, je vais continuer de le faire », ajoute le nouveau maire de Dawson. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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Changements au sein de la Direction des services en français Manon Moreau a été nommée sous-ministre de la Direction des services en français (DSF) du Yukon et a débuté son nouveau mandat il y a un mois. Qui est-elle et quelles sont ses priorités? raison de son héritage francophone. Désormais, elle ne laisse Manon Moreau est devenue plus celles-ci l’atteindre : « J’essaie sous-ministre de la DSF le 14 sep- de ne pas me concentrer là-dessus tembre dernier, remplaçant ainsi et devenir amère. Je pense qu’il y Valérie Royle qui quitte le gouverne- a tellement de bénéfices et je n’ai ment du Yukon. « Je suis très excitée pas de problème à les évoquer », et je suis très fière, affirme-t-elle. J’ai dit-elle fièrement. toujours travaillé en collaboration avec la DSF et je me demande tou- La priorité à la santé jours comment je peux m’impliquer et à cohésion un peu plus dans ce travail. Alors je suis ravie. » Sans surprise, c’est le nouveau Manon Moreau conserve son centre de santé bilingue qui monorôle de sous-ministre de l’Envi- polisera une bonne partie de son ronnement, mais quitte la Société temps en tant que sous-ministre des alcools du Yukon et Loteries de la DSF. « J’ai toujours entendu Yukon. Les sous-ministres sont nom- de la communauté francophone mé.e.s par le Conseil des ministres l’importance d’avoir des services et représentent les plus haut.e.s santé bilingue et si on peut voir ce fonctionnaires du gouvernement du centre de santé [ouvrir ses portes], Yukon. Ces personnes s’occupent pour moi, ce serait un gros succès », entre autres du budget, du bon avoue celle qui est titulaire d’un bacdéroulement et de l’élaboration des calauréat ès arts de l’Université de programmes de l’entité pour laquelle l’Alberta et d’une maîtrise en science elles travaillent. politique de l’Université de Victoria. Cette nouvelle fonction est loin L’accès aux soins en français d’être la première implication de est une des priorités de l’Association Manon Moreau au sein du gouver- franco-yukonnaise, du Partenariat nement yukonnais. Arrivée au terri- communauté en santé et d’une toire en 1997, celle-ci a notamment multitude d’autres acteur.rice.s de œuvré en tant que directrice de la la francophonie yukonnaise depuis planification et des politiques minis- très longtemps. térielles au ministère de l’Énergie, Le centre de santé bilingue des Mines et des Ressources avant devrait être accessible dès de devenir, en 2017, sous-ministre janvier 2022 et a été évoqué dans adjointe au développement des le rapport La population d’abord du ressources renouvelables. ministère de la Santé et des Affaires « J’ai travaillé avec les Premières sociales en 2020. Elle continuera Nations, les autres tables fédérales, également le travail amorcé par sa provinciales et territoires, j’ai été prédécesseure pour s’assurer que impliquée dans l’agriculture, la les documents ministériels soient foresterie, et maintenant dans traduits et accessibles rapidement l’environnement, la biodiversité en français. et les changements climatiques », Sinon, Manon Moreau souhaite énumère-t-elle, en précisant qu’il s’agit d’atouts pour son nouveau rôle, puisqu’elle a été amenée à échanger avec des partenaires et représentant.e.s francophones à de nombreuses reprises. Laurie Trottier
Connaissance du milieu minoritaire Manon Moreau est bien au fait de l’expérience unique qu’est celle d’évoluer dans un milieu minoritaire. Elle est née en ColombieBritannique d’une mère québécoise et d’un père français. « On était la seule famille francophone du quartier là-bas », soutient Manon Moreau. Pour cette dernière, pouvoir envoyer ses enfants à une école francophone au Yukon représente quelque chose de très précieux. Dans le passé, Manon Moreau a mentionné qu’elle a été à quelques reprises la cible de blagues en
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Le mandat de la Direction des services en français (DSF) est de soutenir les ministères et les sociétés d’État du Yukon pour que la Loi sur les langues soit respectée.
créer une meilleure cohésion au sein de l’équipe de la Direction des services en français : « C’est une petite direction dans le gouvernement, ajoute-t-elle. Pour moi, c’est important. Je veux aider à donner aux employé.e.s un sentiment d’appartenance. » Clairement, la relation est déjà bien cordiale entre elle et le président André Bourcier, qui affirme que d’avoir une personne avec un héritage francophone au poste de sous-ministre de la DSF est une première. « Ça permet d’aller un petit peu plus en profondeur, d’explorer certains défis de la communauté francophone », explique-t-il.
Un appel de candidatures est lancé pour : • l’Ordre du Yukon • le Prix pour actes de bravoure • le Prix pour le service public bénévole La date limite est le 29 octobre 2021. Renseignements : Bureau du commissaire du Yukon, 412, rue Main; 667-5121 nominations@yukon.ca commissaireduyukon.ca/programmes
Fonds de prévention de la violence faite aux femmes autochtones – Appel de propositions 2021-2023
La Direction de la condition féminine et de l’équité des genres invite les personnes intéressées à soumettre leurs demandes d’aide financière pour des projets axés sur la prévention de la violence faite aux femmes autochtones. Le fonds vise à soutenir des projets communautaires mis sur pied par et pour des femmes autochtones. La date limite pour soumettre une demande est le lundi 15 novembre 2021, à 16 h 30. Les demandes de financement peuvent aller jusqu’à 25 000 $ pour un projet d’un an ou jusqu’à 50 000 $ pour un projet de deux ans. Renseignements Pour en savoir plus ou pour obtenir de l’aide dans la préparation de votre demande, communiquez avec Lorie Larose, par téléphone au 867-667-3026 ou au 1-800-661-0408 poste 3026. Trousse de demande : https://yukon.ca/fr/prevention-violenceagainst-aboriginal-women-fund
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Près de Whitehorse, une entreprise de traîneau à chiens à l’arrêt pour des raisons administratives L’entreprise Into The Wild Adventures se voit retirer sa licence d’opérer. La fondatrice Marine Gastard recherche un terrain d’entente avec les autorités locales en attendant de délocaliser son activité. Sophie André
Originaire de l’ouest de la France, Marine Gastard s’est installée au Yukon en 2008 pour réaliser son rêve d’enfant, travailler avec des chiens et vivre dans le Grand Nord. En parallèle de ses multiples expériences auprès de mushers, la jeune femme alors âgée de 24 ans décide de créer son propre chenil en 2010 et de se mettre à son compte quatre ans plus tard. L’entreprise de traîneau à chiens Into the Wild Adventures est née en 2014. Son aventure connaît un succès immédiat. Les touristes affluent de l’ensemble du Canada et de l’international. Les commentaires et revues ne tarissent pas d’éloges sur la qualité des prestations et le bien-être des chiens. Après avoir vécu avec son conjoint Matthieu plusieurs années sur un terrain agricole dédié aux chiens de traîneau depuis 2005 près de Whitehorse, la meneuse de chiens y achète cinq acres pour elle et son chenil en 2016. Cette même année, elle décide de construire une cabine traditionnelle en rondins, sans eau ni électricité, qui servira à stocker du matériel. Le couple décide finalement d’y loger temporairement, en attendant de construire une plus grande maison.
Des soucis de voisinage dès 2016 À peine l’achat du terrain officialisé, les inquiétudes commencent. Un lotissement de résidences rurales a été créé quelques années auparavant et les nouveaux pro-
Marine Gastard/Into the Wild Adventures/YuKan
La propriété de Marine Gastard près du lac Fish, en périphérie de Whitehorse.
priétaires viennent d’emménager. Parmi les quatre voisins, un couple se plaint du bruit des 41 chiens. Bien que le nombre d’animaux ne soit pas limité sur un terrain agricole, Marine Gastard investit dans la construction de niches insonorisées. « Depuis 2016, je suis en état de stress permanent. J’ai essayé de trouver des solutions. J’ai installé une clôture antibruit et la nuit j’enferme les chiens dans leurs niches », partage la musheuse, qui a dépensé plus de 40 000 dollars dans l’opération.
Des contraintes administratives Un problème en entraînant un autre, elle reçoit une lettre en 2017 lui demandant de construire un logement dans les normes avec l’électricité et salle d’eau, suite à un changement de régulations. En 2018 une nouvelle loi est adoptée, une personne doit habiter en permanence sur le terrain afin de surveiller les chiens. « J’ai une licence
pour mon chenil depuis 2014, on ne m’avait jamais parlé de telles contraintes. Mais on avait prévu de construire quelque chose de toute façon, alors on ne s’en faisait pas », partage la musheuse. Les sommes importantes investies dans les travaux d’insonorisation, ainsi que la hausse du prix des matériaux de construction ont cependant ralenti le projet de construction du couple. En janvier 2019, en plein coeur de l’hiver, Marine Gastard, son compagnon et leurs deux enfants (une fille de six ans et un bébé de trois mois) se voient alors expulsés, car sans eau courante et sans électricité, leur habitation n’est pas autorisée en zone urbaine. L’entrepreneure dit ne pas comprendre. « C’est contraire à l’idée de construire des maisons plus résilientes avec des matériaux naturels, utilisant peu de combustibles pour se chauffer. C’est difficile de faire plus durable. Cette situation est complètement illogique dans un contexte de crise climatique et du logement »,
Le Yukon verse un don d’aide humanitaire pour l’Afghanistan Communiqué du gouvernement du Yukon
Le gouvernement du Yukon a annoncé qu’il a versé un don de 25 000 $ pour appuyer les efforts de secours en réponse à la crise humanitaire en Afghanistan. La somme a été versée à la CroixRouge canadienne qui soutient
le mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans ce pays et la région. Cette contribution aidera les efforts pour soutenir les personnes qui font face à plusieurs crises humanitaires : conflits, sécheresse extrême et effets persistants de la pandémie de COVID-19. Des soins de santé et des secours d’urgence
seront fournis à des personnes, des familles, des populations déplacées et des groupes en situation d’insécurité alimentaire. L’aide servira aux efforts de secours immédiats et continus, au rétablissement social à long terme et au renforcement de la résilience face aux situations à venir, y compris celles qui découleront des crises actuelles.
Marine Gastard/Into the Wild Adventures/YuKan
La propriété de Marine Gastard près du lac Fish, en périphérie de Whitehorse.
s’indigne la musheuse et mère rendant caduque la demande de de famille, qui décide de louer la mairie. Mais le permis d’opérer une chambre à IcyWaters, une reste irrécupérable. entreprise d’aquaculture, où son conjoint travaille.
Un appel à la discussion
Malgré la pandémie, la fondatrice sauve son entreprise La COVID-19 entrave le tourisme au Yukon. L’activité commerciale de la meneuse de chiens est paralysée. Pourtant, avec le soutien de l’Association de l’industrie touristique du Yukon (TIAY) et le programme Elevate, l’entrepreneure innove. Grâce à la subvention, elle conçoit des activités pour les enfants en s’équipant de traîneaux adaptés et réussit à maintenir son entreprise à flot. Au printemps 2021, les démarches de construction de la maison sont amorcées auprès des autorités. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Un mois après avoir renouvelé sa licence d’entreprise, celle-ci est révoquée, en juillet 2021. La raison invoquée : le logement sommé n’a pas été construit, bien que la municipalité soit au courant des démarches du couple. La mairie laisse à Marine cinq semaines pour se conformer à la réglementation et lui aurait donné l’ordre de retirer les chiens du terrain. Fin septembre, la pilote d’attelage apprend que la construction du logement demandé n’est pas obligatoire sur un terrain agricole,
M me Gastard a fait appel de la décision auprès du conseil de Ville dans les délais nécessaires, mais elle affirme ne pas avoir encore reçu de réponse. Mise au pied du mur, elle s’est résolue à engager un avocat, Me Vincent Larochelle. La cheffe d’entreprise demande davantage de communication avec la mairie et voudrait trouver un compromis. Ne désirant pas rester sur ce terrain, elle souhaiterait récupérer la licence de l’entreprise jusqu’à l’été prochain seulement afin de pouvoir exercer son activité auprès des client.e.s qui ont déjà réservé pour cet hiver. Pour l’avocat, la situation refléterait un problème de bureaucratie. « Il n’y a pas de bonne raison de suspendre le permis de l’entreprise. Il n’y a aucun manquement et les chiens resteront sur le terrain. L’entreprise risque d’être mise en péril. Cette action est d’autant plus surprenante que les institutions essaient d’encourager le tourisme après la pandémie. Il y a un manque de dignité dans la manière dont est traitée Mme Gastard », commente Vincent Larochelle. La musheuse attend l’audience prévue le 9 décembre 2021. La mairie de Whitehorse n’a pas souhaité répondre à nos questions.
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Le chef national déné ira au Vatican en décembre Les dirigeant.e.s autochtones, inuit.e.s et métis du Canada se rendront au Vatican du 17 au 20 décembre sur invitation du pape François pour y exiger des excuses officielles au nom des victimes des pensionnats indiens et de leurs familles. Thomas Ethier, L’Aquilon
Le chef national de la nation dénée, Norman Yakeleya, sera parmi les dirigeant.e.s autochtones, inuit.e.s et métis qui répondront à l’invitation du pape, en décembre. La délégation, qui s’attend à obtenir des premières excuses au nom de l’Église catholique romaine, profitera également de cette visite pour inviter le pape au Canada, pour qu’il y présente ses excuses officielles aux survivant.e.s et à leurs familles. Il y a près de vingt ans qu’un souverain pontife n’a pas mis les pieds au pays. Les dirigeant.e.s autochtones qui prendront part à la mission en seraient actuellement à préparer le message qui sera livré au Vatican en décembre et à recueillir les témoignages d’ainé.e.s et d’autres membres des collectivités victimes des pensionnats et du traumatisme intergénérationnel qui en découle. Certaines victimes des pensionnats indiens pourraient faire partie de la délégation, dont la composition reste toujours à élaborer.
encore aujourd’hui de réalités qui ne pourront plus passer sous silence.
IJL – Réseau.Presse – L’Aquilon reconnues pour qui nous sommes et d’où nous venons. » La cheffe de l’Assemblée des Premières Nations, RoseAnne Archibald, a pour sa part annoncé en août lors d’une conférence de presse qu’elle n’ira pas rencontrer le pape au Vatican et que les excuses devront être formulées au Canada. « Je sais que nous devons faire pression sur le pape pour qu’il vienne au Canada, a-t-elle déclaré, en soulignant que ce processus d’invitation était lancé. Nous l’avons dit publiquement, nous voulons le pape ici, au Canada. »
s’est engagée à verser 29 millions $ aux victimes au cours des cinq prochaines années. Le chef Yakeleya qualifie aujourd’hui ces excuses de « discutables ». « Ils nous ont démontré que nous avons encore du travail à faire avec eux. Ils se justifient et rationalisent la situation, ils essaient d’échapper à toute l’importance du rôle qu’ils ont joué dans l’administration de ces pensionnats », affirme-t-il, évoquant les indemnisations de plusieurs millions qui resteraient encore à verser aux survivant.e.s. L’Église catholique romaine s’est engagée une première fois, Évêques canadiens : des dans le cadre d’une entente conclue 2005, à verser une somme de 29 excuses « discutables » en millions $ pour aider les victimes des La Conférence des évêques catho- pensionnats. Or, selon des doculiques du Canada a présenté en ments obtenus par CBC et dévoilés septembre des excuses officielles en juillet dernier, une importante aux victimes des pensionnats et partie de ce montant, soit environ
En collaboration avec
M. Yakeleya a souligné qu’il y a maintenant six ans que l’Assemblée des Premières Nations réclame une visite du pape au pays. « Nous y travaillons depuis le dévoilement des recommandations de la Commission de vérité et réconciliation. Nous avons été patients, estime-t-il. Il y a maintenant six longues années que nous demandons à l’Église catholique romaine de venir au Canada pour y présenter ses excuses. » « Étant moi-même survivant des pensionnats, je n’ai jamais pensé que cette initiative irait aussi loin, a partagé le chef, qui se dit heureux de cette invitation qu’il perçoit comme une étape importante dans le chemin de la réconciliation et de la guérison. Je n’aurais jamais cru que Sa Sainteté inviterait un jour les survivants des pensionnats indiens à Rome, pour nous écouter et pour entendre ce que nous exigeons de l’Église catholique. » « Personnellement, j’aimerais dire au pape ce qui est arrivé à ma famille et à moi-même, lui exiger des excuses pour ma mère, ma grand-mère et mon grand-père, pour la façon dont ils nous ont traités, pour nous avoir blessés, nous qui étions des enfants de Dieu, a-t-il partagé. Je veux l’entendre dire, au nom de l’Église catholique, qu’il est véritablement désolé et qu’il veut marcher sur le chemin de la guérison avec nous pour arranger les choses et aider les personnes autochtones à être respectées et
Thomas Ethier
Ces pierres peintes, abandonnées sur la rive du lac Frame durant la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, témoignent
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5 millions $, a été dépensée en frais administratifs et en frais d’avocat par l’Église catholique. Aux yeux de Norman Yakeleya, les évêques canadiens s’affairent aujourd’hui à trouver des vides juridiques afin de se dégager de la responsabilité des gestes qu’ils ont commis. « Nous négocions avec le diocèse comme avec une corporation, une entreprise. Les survivants ne sont pas satisfaits, on ne peut pas laisser cette situation aller comme ça. Aujourd’hui, nous sommes sobres. Nous pouvons voir avec nos yeux, entendre avec nos oreilles, et quelque chose ne sent pas bon… » « Nous devons aujourd’hui travailler avec eux, mais nous devrons également être honnêtes et dire la vérité : ils ne pourront pas s’en sortir aussi facilement, a lancé M. Yakeleya. Lorsque j’ai quitté le pensionnat d’Inuvik, quand j’ai fini l’école et me suis remémoré les abus que j’y ai subis, une pensée me restait en tête : “Ils s’en sont tirés”. Je ne dirai à personne ce qui m’est arrivé au pensionnat, mais de tout mon cœur, je me suis dit : “Ils s’en sont tirés”. Aujourd’hui, c’est différent. Tout ce qui leur en reste, c’est la vérité. »
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Iqaluit en état d’urgence Alors que la Ville d’Iqaluit avait affirmé au début du mois d’octobre qu’il n’y avait aucune inquiétude à avoir en lien avec l’odeur d’essence émanant de l’eau potable, les Iqalummiut se retrouvent en état d’urgence depuis le 14 octobre dernier. Karine Lavoie, Le Nunavoix
Au début du mois d’octobre, des résident.e.s d’Iqaluit ont eu une bien mauvaise surprise lorsqu’ils ont découvert une odeur s’apparentant à de l’essence dans leur eau courante. Alors que plusieurs personnes en avaient fait mention via les médias sociaux, la Ville d’Iqaluit avait publié un message d’intérêt public le 4 octobre en affirmant que l’eau potable, qui est testée et surveillée quotidiennement, répondait à tous les critères de qualité. La situation a par la suite pris une autre tournure lorsque le gouvernement du Nunavut (GN) a déclaré l’état d’urgence le 14 octobre après avoir annoncé que des traces de contamination potentielle par des hydrocarbures aient été décelées à l’usine de traitement des eaux d’Iqaluit; une information qui a par la suite été confirmée par les autorités. Face à cette crise, des expert.e.s sonnent l’alarme quant aux conséquences de
Gabrielle Poulin
En date du 18 octobre, il était toujours demandé aux citoyen.ne.s de ne pas utiliser l’eau du robinet pour boire, cuisiner ou pour les préparations pour nourrissons, ce qui inclut tant l’eau bouillie que l’eau filtrée. De l’eau potable a été fournie par camion citerne, et des bouteilles ont été envoyées par avion, afin de répondre aux besoins de consommation.
l’aide apportée du point de vue environnemental.
Chronologie des événements Dans un message d’intérêt public publié le 4 octobre dernier, la Ville d’Iqaluit affirmait que les tests concernant la qualité de l’eau potable ne démontraient aucun
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problème quant à sa qualité, tout en précisant que la situation serait surveillée de près : « La Ville prend ces inquiétudes au sérieux et a été en communication avec la santé publique […] à ce propos. L’eau potable est traitée au chlore (et à la lumière ultraviolette). Par conséquent, de légères odeurs de chlore peuvent être présentes dans l’eau », pouvait-on y lire, alors qu’on y affirmait également procéder à des essais supplémentaires en réponse à toutes les préoccupations exprimées par la population. Marc-Émile Fortin, résident d’Iqaluit dans le secteur du Plateau, affirmait alors avoir constaté une odeur d’essence de type diésel en buvant un verre d’eau le matin du 3 octobre dernier : « Pour les trois heures qui ont suivi, j’ai eu des légers maux de ventre. C’est à ce moment que je suis allé faire couler l’eau de robinet et [que j’ai remarqué] que ça sentait bel et bien l’essence », affirme-t-il. Un peu plus d’une semaine plus tard, le ministère de la Santé du GN a émis un avis de non-consommation de l’eau potable en lien avec la présence d’odeur de carburant et une possible contamination par des hydrocarbures. « Dans le cadre de ses démarches, la Ville a repéré que les odeurs étaient circonscrites à une partie du système de traitement et de distribution de l’eau. Des échantillons sont prélevés et la Santé publique prévoit recevoir des résultats d’analyses supplémentaires de laboratoires environnementaux hors territoire dans environ cinq jours ouvrables », peut-on lire dans un message d’intérêt public par la Ville d’Iqaluit le 12 octobre dernier. En attendant les résultats, de l’eau potable a été puisée à la rivière Sylvia Grinnell par les camions d’eau de la ville pour ensuite être distribuée aux résident.e.s d’Iqaluit, à la condition que ceux-ci apportent leurs propres contenants d’eau.
C’est finalement le 15 octobre que les résultats d’analyse sont tombés, après que le ministère de la Santé ait effectué six prélèvements dans le système de filtration de l’eau de la Ville d’Iqaluit : « De ces prélèvements, celui du réservoir North Clear de l’usine de filtration d’eau a confirmé des niveaux de contamination susceptibles de causer des préjudices en cas de consommation de l’eau. D’autre part, l’eau du réservoir d’eau traitée, celui où l’eau est puisée pour la distribution, ne présentait que des niveaux inférieurs à ceux susceptibles de représenter des risques en cas de consommation de l’eau », déclare l’administrateur en chef de la santé publique du Nunavut, le Dr Michael Patterson. Il confirme également qu’il est improbable que la consommation de l’eau au cours de la dernière semaine puisse avoir des répercussions sur la santé. La Ville d’Iqaluit s’est ensuite affairée à régler le problème et a été en mesure d’isoler le réservoir et de le contourner. L’eau contaminée est pompée à l’aide de camions, puis transférée dans des réservoirs de stockage à des fins de traitement et d’assainissement. Un travail sera ensuite réalisé afin de déterminer la cause de l’infiltration des contaminants. Ainsi, en date du 18 octobre, il est toujours demandé aux citoyen.ne.s de ne pas utiliser l’eau du robinet pour boire, cuisiner ou pour les préparations pour nourrissons, ce qui inclut tant l’eau bouillie que l’eau filtrée. Il est toutefois possible de le faire pour effectuer la lessive, le nettoyage, le lavage de la vaisselle et pour se laver, à condition de ne pas avaler d’eau.
processus afin de déployer les ressources nécessaires pour soutenir les efforts de protection de la santé publique et des infrastructures dans la ville d’Iqaluit. La même journée, ce sont 19 000 litres d’eau potable dans des récipients de 4 litres qui ont été reçus par avion et distribués à la population avec une restriction d’un maximum de quatre bidons réutilisables par ménage. Le lendemain, la Ville d’Iqaluit a confirmé la venue de plus de 130 000 litres d’eau supplémentaires. « Le gouvernement du Nunavut a expédié une cargaison d’environ 89 000 litres d’eau qui devrait arriver en différentes expéditions aujourd’hui. Un 42 000 litres d’eau supplémentaire est attendu pour la semaine prochaine », peut-on lire dans un communiqué de presse de la Ville d’Iqaluit, qui rappelle aussi aux personnes aînées ou ayant des limitations physiques de contacter la ligne d’assistance pour l’eau potable afin que de l’eau leur soit livrée à domicile. Afin de démontrer son soutien à la communauté durant cette crise, la compagnie minière Agnico Eagle a, quant à elle, fait acheminer 15 000 litres d’eau dans la capitale le 15 octobre : « Agnico Eagle s’engage à aider les communautés environnantes de nos opérations durant cette période de besoin », peut-on lire dans un bulletin d’information de la compagnie publié le 14 octobre.
Des conséquences pour l’environnement?
Susanna Fuller, vice-président de l’exploitation et des projets chez Océans Nord, surveille la situation de près : « Alors qu’Iqaluit répond à cette crise et que les partenaires répondent avec des offres d’aide, notamment sous forme d’approvisionnement en eau embouteillée, il faut tenir compte du fait qu’Iqaluit n’a pas la capacité de recycler ce plastique et que les milliers de bouteilles d’eau vont s’accumuler dans la décharge ou sur le paysage terrestre et marin », estime-t-elle. Selon elle, il s’avère important d’analyser cet enjeu : « Tous les efforts doivent être faits pour aider à apporter de l’eau provenant de sources locales, résoudre le problème et s’engager à rapporter les bouteilles en plastique aux installations de recyclage dans le Sud. Alors que la crise de l’eau pourrait L’aide n’a pas tardé bientôt être résolue, il serait injuste En déclarant l’état d’urgence d’avoir ensuite provoqué une crise le 14 octobre, le gouvernement du plastique et des déchets », territorial a permis d’accélérer le conclut Susanna Fuller.
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Le « vrai prix » de nos garde-robes Entre les excès alimentaires de l’Action de grâce, la course aux costumes de l’Halloween et les listes de cadeaux pour les Fêtes de fin d’année, la semaine de réduction des déchets apporte un vent de réflexion sur nos habitudes d’achat. Elle rappelle que le prix de notre consommation n’est pas seulement celui indiqué sur l’étiquette.
Recycler les costumes d’Halloween
Maryne Dumaine
La Semaine canadienne de réduction des déchets s’est tenue du 18 au 24 octobre derniers. Durant cette semaine annuelle de sensibilisation, chaque journée de la semaine porte un thème. Le mardi 19 octobre était dédié à la consommation des textiles. Maryne Dumaine
Les vêtements deviennent des déchets En 2018, une étude estimait que 90 000 à 140 000 kilos de textiles réutilisables se retrouvaient dans la décharge de la Ville de Whitehorse chaque année. Depuis, des solutions ont été mises en place dans le but de réduire cet impact environnemental. Ainsi, de 2017 à 2020, à l’échelle territoriale, il est estimé que 165 000 kg de vêtements ont été recyclés au lieu d’atteindre les dépotoirs. « On peut encore faire mieux », ont déclaré Joie Quarton, présidente de la Société des magasins d’aubaines communautaires de Whitehorse (Whitehorse Community Thrift Store Society) et Dan Curtis, maire sortant de la Ville de Whitehorse, lors de la conférence de presse du lancement de la campagne « Le coût des vêtements ». Lors de cette conférence, les discours ont été éloquents : « Pour fabriquer un T-shirt en coton, il faut près de 2 700 litres d’eau!, s’est écrié Dan Curtis. Ne dit-on pas que l’eau est le nouveau pétrole? », a-t-il ajouté en interpellant à la volée les candidat.e.s à son poste. Ce chiffre
La friperie communautaire a ouvert ses portes il y a trois ans et génère désormais assez de profit pour pouvoir offrir des subventions aux autres organisations, a annoncé la présidente, Joie Quarton. Le magasin est situé sur la 4 e avenue, en face de la station Tag’s.
en effet a de quoi rassasier la soif de statistiques, puisqu’il correspond au besoin en eau potable d’une personne moyenne pendant deux ans et demi. L’intention de cette campagne est de sensibiliser la population aux coûts environnementaux de nos habitudes vestimentaires, tout en mettant en perspective ce que nous pouvons faire pour réduire notre consommation, nous vêtir de manière plus durable et réduire ainsi la quantité de textiles qui finit dans les décharges.
Le fast-fashion sur la sellette
jette 34 kg de textiles et environ 12 millions de tonnes de déchets textiles se retrouvent dans des décharges. Seuls 13 % des textiles sont recyclés, la plupart étant sous-cyclés en matériaux isolants ou en pâte à papier. En fait, seulement moins de 1 % des textiles placés dans les bacs de recyclage sont convertis en nouveaux vêtements, le reste étant considéré, à tort, comme des déchets. Selon les statistiques fournies par l’organisme, seules 15 % des personnes recyclent leurs vêtements. « Plus nos vêtements sont recyclés et réutilisés, plus nous augmentons le réacheminement des déchets et plus nous nous rapprochons du zéro déchet », est-il ajouté dans la longue liste de statistiques. Si 95 % des textiles usagés peuvent être recyclés, 85 % d’entre eux atterrissent à la poubelle.
La « mode rapide » basée sur des saisons et des changements continuels de garde-robes continue de stimuler la production de vêtements. La campagne propose d’adopter une approche différente de la mode et encourage la com- Quelles pistes munauté à « porter le changement ». de solution? En moyenne chaque année en Amérique du Nord, chaque individu Selon les porte-parole de la campagne, la solution commence non pas par le recyclage, mais par la façon de repenser notre consommation (rethink) et par la réutilisation (reuse). « Commencez par acheter moins et lorsque vous faites des achats de vêtements neufs, évaluez ce que vous porterez réellement et ce qui durera », a indiqué Joie Quarton. Vient ensuite la possibilité de recycler, notamment grâce à la presse à balles pour textiles dont le Yukon s’est doté en mars 2020. « Je ne peux pas croire que notre petite population yukonnaise, à elle seule, envoie dans le sud 83 de ces balles de vêtements par Marie-Claude Nault année! », a lancé la présidente de la Le 22 octobre était la journée de réduction des déchets alimentaires. Le gouverSociété des magasins d’aubaines nement du Yukon a profité de l’occasion pour dévoiler le projet pilote de centre de communautaires de Whitehorse compostage du Mont Lorne. Lors de la conférence de presse, Garrett Gillespie a en désignant la balle de vêtement expliqué le fonctionnement du nouveau système ventilé, qui diminue les transferts placée derrière elle pour l’occasion. de méthane dans le sol. Les résultats et la qualité du compost seront connus l’été Plusieurs initiatives existent prochain. Garrett Gillespie a souligné l’importance de ne pas déposer de sac comau Yukon pour permettre d’éviter postable dans le composteur, car ceux-ci ne se compostent pas aussi rapidement et de mettre nos vêtements au rebut. endommagent le système. Les cafés-réparation peuvent
notamment permettre d’apprendre à réparer les vêtements (ou les objets) au lieu de les jeter. Les comptoirs communautaires des dépotoirs sont aussi une alternative pour trouver des vêtements « nouveaux pour soi ». « Nous n’avons pas encore de contact avec les dépotoirs des communautés, mais ce serait une bonne idée de travailler avec eux », a indiqué Mme Quarton.
Les échanges de vêtements sont une autre possibilité de réintégrer un vêtement dans un nouveau cycle de consommation. L’organisme Les essentielles propose d’ailleurs en cette période pré-Halloween un échange de costumes pour femmes et enfants, et ce, jusqu’au 29 octobre. « Nous avons aussi en permanence des vêtements pour enfants et de maternité. C’est très populaire, nous avons des mamans qui viennent très souvent pour apporter des choses ou juste pour « magasiner », témoigne Laurence Rivard, la nouvelle directrice de l’organisme. Pour plus d’information au sujet de la campagne et pour découvrir les activités organisées par la Société des magasins d’aubaines : facebook.com/ Love2ThriftYukon
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Arctique : Manger local et soutenir la cuisine autochtone liés à l’entrepreneuriat, comme le marketing ou encore la finance. Un curriculum unique a été créé pour ces entrepreneur.se.s du Nord qui doivent faire face à des défis spécifiques dans chaque territoire.
Nelly Guidici
Les noms des onze lauréat.e.s de la quatrième cohorte de l’organisme EntrepreNorth ont été dévoilés le 6 octobre 2021. L’insécurité alimentaire est un problème très complexe qui affecte de nombreuses collectivités de l’Arctique. Or, des entrepreneur.se.s des trois territoires qui proposent une cuisine concoctée à partir de produits locaux ont émergé ces dernières années. Pour l’organisme, le choix du thème culinaire s’est imposé de lui-même. « C’était un choix assez facile, car il y a beaucoup de gens qui veulent acheter et consommer des produits locaux et ainsi soutenir les entrepreneurs autochtones du Nord », indique la gestionnaire de communauté de l’organisme, Xina Cowan. Les onze participant.e.s sélectionné.e.s ont donc entamé un programme de mentorat de neuf
La cuisine autochtone se démarque Teresa Ward
La recette de bannique de Teresa Ward est connue à travers tout le Yukon.
mois qui a débuté ce mois-ci. La situation sanitaire à Yellowknife n’a pas permis aux personnes participantes de se rencontrer et cette première session a dû se tenir en format virtuel, contrairement à ce qui avait été initialement prévu. Jusqu’au mois de juin 2022, les participant.e.s auront l’occasion de se familiariser avec divers outils
Comme le souligne Mme Cowan, le nombre de personnes souhaitant soutenir l’économie locale des territoires ainsi que la cuisine autochtone en consommant des aliments locaux de qualité a nettement augmenté. « Quand on soutient les entrepreneurs, on aborde beaucoup de problèmes systémiques, comme l’insécurité alimentaire », rappelle-t-elle. La cuisine rassemble dans les communautés nordiques et la nourriture partagée crée un lien social. Elle tient une place très importante dans la transmission de la culture, notamment par les histoires parfois
racontées autour d’un repas. Pour Kaitlyn White-Keyes, l’une des personnes sélectionnées cette année, un nouveau mode de consommation est en train d’immerger dans un contexte de changements rapides dus au réchauffement climatique. Il n’est maintenant plus aussi nécessaire de s’approvisionner en aliments venant du Sud. « Il est impératif à l’avenir que les gens aient un plus grand lien avec leur alimentation, pour des raisons de durabilité et d’environnement, mais aussi pour mieux nourrir leur âme et prendre soin d’eux-mêmes », pense-t-elle. John Niakrok vit à Rankin Inlet au Nunavut et espère ouvrir son restaurant à l’issue du programme. « Je veux apporter des changements positifs dans la collectivité et proposer une cuisine différente de ce que l’on trouve aujourd’hui (comme des pizzas ou des frites) », explique-t-il. Amateur de donair, il souhaite cuisiner
et vendre des donairs à la viande de caribou ou de bœuf musqué qui sont chassés sur le territoire. Teresa Ward vit depuis plusieurs années à Teslin. Originaire de la nation Tlingit d’Atlin, elle est aujourd’hui connue au Yukon pour sa célèbre recette de bannique, le pain typique autochtone. Si chaque communauté a sa propre recette, la bannique de Teresa Ward est disponible dans plusieurs épiceries de Whitehorse, mais aussi dans les épiceries des collectivités. Depuis le lancement de son site Internet, elle a fait croître son marché et vend aujourd’hui partout au Canada et aux États-Unis : « C’est vraiment formidable pour moi d’en savoir plus sur la façon de mieux gérer mon entreprise. L’un de mes rêves est de m’étendre davantage, mais je veux m’assurer d’y aller étape par étape, sans sauter dans le feu de l’action tout de suite. »
Les séquelles de la pandémie sur les entrepreneur.se.s Les différentes éclosions de COVID19 au Nunavut ont eu des impacts sur certains secteurs d’activités. Nuka Fennell a dû mettre la clé sous la porte et fermer son entreprise de restauration d’Iqaluit au printemps 2020. « Quand la COVID est arrivée, mon entreprise s’est effondrée. Il n’y avait plus de contrats et je ne pouvais proposer mes services de traiteurs nulle part. » Pour iel, la nourriture est liée à des souvenirs forts de l’enfance où sa famille élargie se regroupait autour d’un repas. Aujourd’hui, la cuisine endosse des valeurs de partage et d’échange dans sa vie. Nuka Fennell espère pouvoir rouvrir son entreprise à l’issue du programme de mentorat, mais le manque d’infrastructures est une barrière à surmonter. Aucun local ni cuisine professionnelle n’est actuellement disponible à la location dans la capitale du Nunavut qui traverse une crise du logement depuis plusieurs décennies. Jeszika Mae, qui propose aussi ses services de traiteurs à Whitehorse au Yukon, a pour objectif d’installer de façon pérenne son entreprise et de développer son marché. C’est aussi la possibilité de faire partie d’une communauté qui lui ressemble avec les mêmes valeurs et un patrimoine semblable qui, selon iel, est bénéfique pour l’avenir. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
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Laurie Trottier : bientôt experte en journalisme environnemental Laurie Trottier, journaliste à L’Aurore boréale, a été choisie pour participer au projet national de bourse nordique canadienne en journalisme environnemental, un programme mis en place par l'initiative culturelle Nordic Bridges. Marie Mounier
Grâce à l’obtention de la bourse Nordic Bridges, Laurie Trottier aura la chance de développer son expertise journalistique en environnement jusqu’à la fin de l’année 2022. Basé sur un système de mentorat, le programme offre l’opportunité aux jeunes de développer de nouvelles compétences rédactionnelles grâce à des stages en ligne, mais aussi à la production en binôme de contenus d’informations. Loin de simplement vouloir porter le flambeau d’une nouvelle génération de journalistes, Nordic Bridges souhaite faire émerger des solutions nouvelles en réunissant des jeunes de 18 à 25 ans passionné.e.s et engagé.e.s autour de questions environnementales majeures. Cette année, 16 journalistes, dont huit en provenance des pays nordiques et huit du Canada, participeront à ce programme. En dehors de son appui à la relève journalistique, Nordic Bridges est une initiative mettant en valeur la culture et les arts nordiques contemporains à travers différentes disciplines. Le Canada, avec Harbourfront Centre situé à Toronto, a été choisi comme le pays hôte de l’événement.
Un programme engagé et international Laurie Trottier voit dans ce programme la possibilité d’acquérir de nouveaux outils pour mieux couvrir l’actualité environnementale et la crise climatique : « Ce sont des sujets qui me tiennent vraiment à cœur, c’est tellement une belle opportunité », confie-t-elle.
La crise climatique, les enjeux autochtones et l’inclusion sont autant de sujets que le programme souhaite mettre de l’avant et qui résonnent à l’oreille de la journaliste. La force de ce programme vient également de l’effervescence de la rencontre, des liens qui se tissent et des contacts qui se créent autour d’une cause commune. C’est d’ailleurs ce que Nordic Bridges met de l’avant : donner l’occasion d’évoluer ensemble à l’international. C’est une opportunité pour la jeune Yukonnaise de continuer à apprendre, malgré la pandémie.
Fournie
une formation en journalisme et communication basée au Yukon, dont les enjeux recoupent ceux de Nordic Bridges.
déjà partie de notre ligne éditoriale, Laurie les couvrait déjà beaucoup, notamment avec quelques collaborations dans le projet Articles de l’Arctique. » « Avec ce mentorat, elle apporte une nouvelle vision du journalisme : une rédaction qui amène à une action individuelle, mais aussi collective », détaille la rédactrice en chef, qui espère voir l'information sur la crise climatique toujours plus accessible pour le grand public. Ainsi, Laurie Trottier pourra relier les enjeux environnementaux qui existent à l’échelle mondiale à ceux qui existent ici, au Yukon, à une échelle locale.
Fournie
Après des études en droit international et relations internationales à l’Université du Québec à Montréal et une technique en journalisme, Laurie Trottier a vécu un an en Chine avant de venir s’installer au Yukon pour être journaliste à l’Aurore boréale.
L’apprentissage à travers un journalisme d’équipe Laurie Trottier passera une année et demie en collaboration à distance avec l’activiste finlandaise Petra Laiti. Leur duo sera chapeauté par leur mentore Kanina Holmes, journaliste de longue date et résidente du Yukon. La jeune passionnée d’environnement souhaite pouvoir faire ce qu’elle ne retrouve pas toujours dans le journalisme traditionnel : « Avoir des moments où l’on connecte, on échange, on réfléchit, sans compétition. » Ainsi, grâce à leurs valeurs communes et leurs différences, les deux participantes devront ensemble mettre en place un projet. « On reste vraiment libres de ce que l’on souhaite faire, notre mentore est vraiment là pour nous guider dans notre propre expérience », explique la jeune journaliste. Kanina Holmes le souligne : « Je crois que mon rôle est catalyseur [et qu’il est] de les aider à donner vie à leurs idées, de leur donner des conseils dans leurs recherches, leur objectif et leur contexte. » Elle espère d’ailleurs que ce programme laissera un impact autant sur elles que sur les communautés qu’elles rencontreront pendant leurs recherches.
De l’international au Yukon En 2017, Kanina Holmes a mis en place
et fasse ainsi réagir le lectorat à la cause environnementale. Elle apprécie aussi de cette expérience le fait de se sentir entourée et la motivation de prendre la parole, mais aussi d’apprendre à savoir trouver les mots qui informent, sensibilisent et portent les lecteurs et lectrices à l’action. C’est pour cela que Maryne Dumaine, directrice et rédactrice en chef de L’Aurore boréale, a soutenu Laurie Trottier lorsque la jeune fille l’a approchée afin de postuler à ce programme ; pour son talent, mais aussi pour voir grandir en elle l’experte : « Les enjeux environnementaux faisaient
Grâce à cette bourse, Laurie Trottier espère pouvoir développer ses compétences afin que son travail de journaliste devienne toujours plus engagé
Félicitations aux récipiendaires de la bourse CSFY! La CSFY félicite Anna Tölgyesi, Marguerite Tölgyesi, Vincent Ménard et Lorijane Émond-Quéméré qui sont les récipiendaires de sa bourse d’études postsecondaires en français. Chaque récipiendaire recevra 1 200 $ pour la poursuite de ses études. La CSFY remet chaque automne cette bourse à des anciens élèves de ses programmes ou membres de la communauté franco-yukonnaise.
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Saveurs du monde
Dans le cadre de la semaine nationale de l’immigration francophone qui se déroulera du 7 au 12 novembre prochain, le Partenariat communauté en santé (PCS) vous invite à explorer nos livres de recettes disponibles pour emprunt au Centre de ressources en santé.
Plenty- version québécoise
Les salades de Crudessence
Auteur : David Côté Les Éditions de l’Homme Auteur : Yotam Ottolenghi Une section « salade du monde » KO Éditions permet d’explorer 14 destinations Les meilleures recettes végéta- tout en privilégiant l’alimentation riennes du célèbre chef en pro- vivante (crue/sans gluten/sans venance de la Méditerranée et produit raf finé ou ingrédient du Moyen-Orient. d’origine animale).
Saveurs boréales la cuisine nordique du Québec Éditions Agroboréal 48 recettes mettant en valeur les richesses nordiques du Québec présentées par 16 chefs et cheffes du Saguenay, de Sept-Île, de l’Abitibi, etc.
Saveurs d’orient- Chine Saveurs d’orientThaïlande Éditions Guy Saint-Jean Recettes authentiques expliquées par étapes, en photos.
Éditions Guy Saint-Jean Recettes authentiques expliquées par étapes, en photos.
Ateliers
Cuisine du monde EN LIGNE
Saveurs d’orientVietnam Éditions Guy Saint-Jean Recettes authentiques expliquées par étapes, en photos.
Tajines pastillas & couscous Ghislaine Bénady, Nadjet Sefrioui Éditions Marabout Le meilleur du Maroc en 100 recettes faciles.
100 vedettes 100 recettes Petits secrets culinaires et tranches de vie
ÉLARGIS TES HORIZONS CULINAIRES Le PCS offre 10 trousses comprenant :
• Choix de 4 ateliers en ligne C’est moi le chef! (Québec / Sénégal / Mexique / France) • 1 tablier de cuisine jeunesse • 1 carte cadeau de 25$ pour acheter les aliments pour ta recette! Limite : 1 trousse par famille (Yukon seulement)
Cuisine ton plat et fais-nous parvenir ta photo entre le 7 et le 12 novembre!
pcsyukon@francosante.org
Édition Transcontinental pour Centraide De la perdrix au chou de Pascale Buissières à la soupe de poisson de Boucar Diouf sans oublier le célèbre pâté chinois de Thérèse de La p’tite vie! Plein de belles surprises!
Green
Autrice : Anya Kassoff Éditions La Plage Recettes inspirées de classiques du monde entier mais adaptées pour la cuisine végétarienne, sans gluten souvent vegan et parfois crue.
Centre de ressources en santé du PCS 302 rue Strickland, 1er étage. Whitehorse, Yukon Pour avoir la liste interactive des livres pcsyukon@francosante.org Le prêt de livres de recettes est gratuit
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Les saveurs qui nous rassemblent Du 7 au 13 novembre prochains aura lieu la 11e édition de la Semaine nationale de l’immigration francophone. Cette année, les activités mettent l’eau à la bouche avec le thème « Une francophonie aux mille saveurs ». Maryne Dumaine
La semaine nationale de l’immigration francophone (SNIF) est « l’occasion de rassembler les francophones quelles que soient leurs origines et de favoriser les échanges », explique le site Internet de la campagne. La semaines est coordonnée au niveau national par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada et aux niveaux provincial et territorial par les Réseaux en immigration francophone (RIF). Elle propose chaque année une centaine d'activités partout au pays, dont des soirées culturelles, des ateliers de cuisine et des formations. Au Yukon, la programmation est coordonnée par Gregory Torres, agent de projets en immigration pour l’Association franco-yukonnaise (AFY).
Un thème pour découvrir la diversité Cette année, le thème invite les communautés à aller à la découverte de l’autre. « Les saveurs culturelles évoquent en premier le goût de découvrir les aliments venus d’ailleurs […], mais c’est aussi le moyen d’apprécier les charmes de la diversité culturelle tels que les saveurs musicales, langagières, artistiques et humoristiques, ainsi que différentes traditions et visions du monde qui enrichissent nos communautés », peut-on lire sur le site Web de l’initiative. « Une francophonie aux mille
saveurs » se veut aussi une référence à la diversité ethnique des communautés francophones. Le site Web indique ainsi que « c’est l’occasion de rester mobilisés et mobilisées contre les discriminations raciales envers les minorités visibles, les peuples des Premières Nations, les Métis et Inuits et contre toute autre forme de discrimination liée à l’appartenance culturelle, ethnique et religieuse ». Gregory Torres ajoute quant à lui que « c’est surtout l’occasion de démontrer à quel point notre communauté francophone est accueillante et inclusive. Elle a pour vocation de resserrer les liens d’amitié. » Lui-même est arrivé récemment au Yukon avec sa conjointe et ses deux enfants et a bénéficié de cet accueil « à la yukonnaise », notamment grâce à des rencontres de « personnes exceptionnelles » qui l’ont beaucoup aidé à s’intégrer ici.
Une programmation aux mille couleurs Les organismes francophones ont mis l’épaule à la roue pour démontrer l’importance de l’accueil francophone au Yukon. La Garderie du petit cheval blanc proposera notamment un diner partage réservé à ses employé.e.s. « L’idée est de vivre ensemble et de partager », explique Gregory Torres. De nouveaux livres seront achetés pour les enfants de la garderie ainsi que des jeux à dimen-
INFO SANTÉ
sion multiculturelle, pour ajouter à la ludothèque francophone. Le partenariat communauté en santé (PCS) a également répondu présent. Il proposera notamment des ateliers en direct de « cuisine du monde » en format virtuel. « La santé, c’est un droit fondamental, explique Sandra St-Laurent, directrice du PCS. Ça concerne tout le monde et l’atout de notre réseau c’est de favoriser l’accès aux services de santé pour les francophones, et ce, peu importe leur provenance. » « Recevoir des services de santé dans sa langue, c’est important, ajoute-t-elle. C’est une question d’équité et de sécurité en santé. En tant que francophones en milieu minoritaire, on est mieux placés que quiconque pour le réaliser. Alors, participer à la semaine de l’immigration francophone, pour le PCS, c’est rappeler à tout le monde, grand public et personnel soignant, l’importance de ce droit à la santé en français. » Elle rappelle également que la langue et la culture sont des déterminants sociaux de la santé. « Et puis ça nous permet aussi de souligner la diversité culturelle des intervenant.e.s et du personnel soignant en célébrant la richesse de notre francophonie. Y’a tellement de bonnes raisons d’y participer! » Du côté des femmes, l’organisme Les essentielles proposera une projection gratuite en ligne et en présentiel du film Sortir de l’Ombre. Réalisé par Gentille M. Assih, ce documentaire, sorti en 2020, met en
lumière des Canadiennes d’origine africaine qui reprennent le pouvoir sur leur vie après avoir subi de la violence conjugale. Grâce à un partenariat avec l’Office national du film, les organisatrices proposeront une séance de questions et réponses avec une des participantes du film, le 9 novembre prochain.
tra de retrouver différentes saveurs francophones du monde et il ira au-delà de la France ou du Québec, explique Gregory Torres. Il y a aura des saveurs ensoleillées venues du continent africain notamment. » « Dans ce cadre, nous allons aussi organiser un “vidéo-booth” pour interroger les bénévoles et les personnes présentes sur la thématique », ajoute-t-il. Le tout sera regroupé dans une vidéo pancanaSensibiliser les dienne de 180 minutes, coordonnée plus jeunes par la FCFA. L’inscription en ligne est obliSi les écoles n’ont pas répondu e n g r a n d no mb re à l’a p p e l gatoire pour participer au café-rencette année, le Club des p’tits contre. Un premier service aura lieu yeux pointus a pris le relais et a à 17 h et le deuxième sera à 18 h 30. concocté pour l’occasion une nouvelle trousse de lecture qui sera L’importance de offerte à la Bibliothèque publique cette campagne de Whitehorse. Le livre Le bateau volant, d’Alexandre et Mathieu « Immigrer au Yukon, ce n’est pas Vanasse, sera donc bientôt dispo- un choix qui est simple, explique nible en huit exemplaires pour ceux le coordonnateur de la campagne et celles qui souhaitent l’emprunter territoriale. Venir vivre ici, c’est pour une lecture de groupe. bouleverser ses repères. À plein Une série de courts-métrages de niveaux. Le poids de la commusera également mise en ligne du nauté francophone est important. » 8 au 13 novembre par l’AFY et Pour Gregory Torres, favoriser une des programmations est des- l’intégration, c’est aussi permettre tinée à un très jeune public. « Il y aux personnes immigrantes de a aussi une programmation pour se dire : « Le pas que j’ai fait, ce les adultes et une pour les jeunes, n’était pas simple, mais ça en vaut ajoute l’agent de projets. Les gens la peine. » Cette semaine de senqui s’inscrivent recevront aussi un sibilisation constitue selon lui un sachet de popcorn! » moyen de démontrer la chaleur de la communauté et de permettre aux gens de se dire : « On est contents Découvrir mille saveurs d’être ici et pas ailleurs. » La SNIF sera inaugurée le IJL – Réseau.Presse 5 novembre prochain lors d’un L’Aurore boréale café-rencontre. « Le menu permet-
SAVAIS-TU que...
Tu viens d’arriver au Yukon?
Ê
...des services de conseil et de traitement pour supporter les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et/ou de dépendance (drogues, alcool) sont offerts, sans frais au Yukon? Service en français, sur demande
867 332-7316 Des intervenantes bilingues peuvent aussi vous rencontrer et vous référer si vous êtes inquiet.es pour l’un.e de vos proches.
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Société de cirque du Yukon : démocratiser les arts du cirque au Yukon Depuis le début du mois d’octobre, la Société de cirque du Yukon (Yukon Circus Society) offre des cours hebdomadaires gratuits aux circassien.ne.s en herbe de Whitehorse. Subventionnées par le gouvernement du Yukon et le Conseil des arts du Canada, les séances visent à introduire et mettre de l’avant différentes disciplines du cirque, allant des tissus aériens à la jonglerie et aux échasses. Roselyne Gagné-Turcotte
Yukon Circus Society
Le tissu et le cerceau sont deux disciplines phares des cours. Celles-ci consistent à enchaîner des figures aériennes, typiquement en solo, mais parfois aussi en duo.
Dimanche après-midi, 13 h. Une quinzaine de personnes attendent avec enthousiasme les consignes de leurs quatre instructeur et instructrices, Claire Ness, Johanna Goos sens, A lys sa Bunce et Graham Rudge. « Ce qui est important pour nous, c’est que ce soit inclusif, explique Claire Ness, directrice artistique de la Société de cirque du Yukon. L’ambiance de nos cours est détendue et axée sur le plaisir et l’échange. On essaie que tout le monde se sente à l’aise de bouger sans jugement. » Après un court échauffement, les adeptes de cirque choisissent de rejoindre l’un des ateliers proposés, chacun de ceux-ci orchestré par l’une des personnes enseignantes.
Soutien à la croissance des entreprises
Disciplines artistiques multiples Le tissu et le cerceau sont deux disciplines phares des cours. Elles consistent à enchaîner des figures aériennes, typiquement en solo, mais parfois aussi en duo. Pas moins technique, la jonglerie laisse toutefois plus de place au théâtre et à la créativité. « La jonglerie, c’est beaucoup plus que ce que les gens ont typiquement en tête. Dans les cours, par exemple, on explore le monocycle, les échasses et la manipulation d’assiettes. Certains considèrent que c’est un peu moins intimidant et plus accessible pour commencer le cirque », explique la directrice artistique de l’organisation.
Renforcer la communauté des arts du cirque au Yukon Malgré le succès fulgurant du format actuel, les séances se transformeront légèrement en
novembre. « On a reçu un intérêt incroyable jusqu’à présent et c’est très encourageant, se réjouit Johanna Goossens, instructrice à la Société de cirque du Yukon. Notre objectif principal cependant demeure de créer une communauté d’artistes du cirque pour partager des idées, des conseils et faire des spectacles. Pour cette raison, les cours prendront plutôt un format drop-in en novembre. Il y aura moins d’enseignement théorique, mais plus de pratique et d’échange. » Des spécialistes demeureront disponibles sur place pour accompagner les novices dans leur pratique et leur donner des conseils. To u j o u r s s e l o n J o h a n n a Goossens, ce nouveau format permettra à la communauté des arts de la scène du Yukon de s’agrandir et de croître : « L’approche collaborative que l’on met de l’avant s’inscrit tout à fait dans le principe de l’école du cirque en général. Toutes les personnes qui viennent ont un bagage, que ce soit par leur métier, leur passion, leur attirance. En combinant les
attraits et les forces de chacun et chacune, on peut vraiment créer quelque chose de beau. »
Initiative réussie Selon Claire Ness, l’intérêt du Yukon envers les arts du cirque est indéniable : « Nous avons reçu tellement de demandes pour assister à nos cours, c’est au-delà de nos attentes! » À court terme, la Société de cirque du Yukon continuera ses séances hebdomadaires au centre sportif Avalanche Athletics de Whitehorse. Dans le futur, Claire Ness explore la possibilité d’ouvrir les cours aux plus jeunes et d’offrir des séances familiales parents-enfants, mais surtout de se produire davantage avec la communauté des arts du cirque du Yukon. Plus de détails quant aux cours offerts par la Société de cirque du Yukon, actuels et futurs, sont disponibles via la page Facebook de l’organisme. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
Arctique : L’art ancestral du chant de gorge récompensé L’artiste inuite Akinisie Sivuarapik a reçu le prix de l’artiste de l’année au Nord-du-Québec pour son implication dans la préservation et la transmission de l’art ancestral du chant de gorge. Nelly Guidici
Le Fonds de développement économique finance des projets qui ont des retombées pour la population et les collectivités du Yukon en soutenant l’innovation, la création d’emplois et le développement des entreprises. Vous pourriez être admissible à un financement si vous créez un plan d’affaires, faites une étude de marché, participez à des activités de l’industrie ou avez besoin d’aide pour mener un projet novateur. Date limite (volet 2) : 15 novembre à 16 h 30 Pour en savoir plus : yukon.ca/fr/fde
L’artiste Inuk Akinisie Sivuarapik a remporté le 2 octobre 2021 le Prix du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour l’artiste de l’année au Nord-du-Québec. Ce prix est décerné par le CALQ en partenariat avec l’Institut culturel Avataq et est accompagné d’une bourse de 10 000 $. « Akinisie Sivuarapik est une artiste précieuse, pertinente et importante. Son implication est fondamentale pour la préservation, la transmission et la revitalisation du katajjaniq (chant de gorge), joyau de la culture inuite. L’impact de sa contribution est immense, non seulement pour sa communauté, mais aussi pour tout le Québec »,
ont mentionné les membres du jury réunis par le Conseil. Originaire de Puvirnituq au Nunavik, Mme Sivuarapik a appris le chant de gorge au contact de sa grand-mère et enseigne cet art ancestral aux jeunes générations du Nunavik et du Nunavut. Elle a partagé son art lors de prestations en Europe et au Groenland, mais également à Montréal, où elle a participé au spectacle Chaakapesh, le périple du fripon avec l’Orchestre symphonique de Montréal en 2018. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Jean-Marie Comeau
L’artiste inuite Akinisie Sivuarapik a reçu le prix de l’artiste de l’année au Norddu-Québec pour son implication dans la préservation et la transmission de l’art ancestral du chant de gorge.
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Le théâtre autochtone met en scène la place des femmes dans le commerce des fourrures La compagnie de théâtre Gwaandak propose cet automne une nouvelle pièce qui met les femmes et les personnes autochtones au centre de certains pans de l’histoire du Canada. Maryne Dumaine
Si on dépeint souvent le commerce des fourrures comme un domaine majoritairement masculin, la place des femmes dans ce domaine est loin d’être inexistante. C’est ce que met en scène la pièce Women of the Fur Trade, une histoire qui se situe dans les années « dix-huit cent et quelques ». Elle prend place dans une petite pièce, au milieu d’un fort, sur les rives de la rivière Reddish, près de ce qui est communément connu aujourd’hui sous le nom de Winnipeg, au Manitoba. Trois femmes constituent les personnages principaux : Cecilia, venue de Colombie-Britanique, Marie-Angélique, femme métisse « abandonnée » par sa mère et Eugenia, une femme ojibwée qui vend des fourrures aux habitant.e.s du fort. Ensemble, les trois amies se jurent qu’« aucun homme, aucune terre et aucun gouvernement ne s’interposera jamais entre elles ». Une promesse audacieuse à une
de ma vie à Winnipeg et étant une Objiwée métisse, Louis Riel a été une telle célébrité dans ma vie, a expliqué la dramaturge dans une entrevue pour un magazine torontois, en 2018. Il est l’une des rares personnalités métisses ou autochtones réellement enseignées dans le système scolaire du Manitoba et, pour moi, son héritage est immortel, comme River Phoenix ou James Dean. En utilisant cela comme point de départ et en explorant ma propre relation avec la culture (autochtone, canadienne, célébrité), j’ai plongé dans la déconstruction de cette identité et la reconstruction des identités de femmes fictives qui auraient pu vivre près, avec ou autour de lui. » Leif Norman Les travaux de cette auteure En 2018 Women of the Fur Trade a été présenté au Dalnavert Museum à Winnipeg, sont d’ailleurs reconnus pour leur au Manitoba. approche intersectionnelle et décolonialiste, dans lesquels elle raconte des histoires autochtones. Frances époque où le poète et héros popu- la Première Nation de Couchiching, Koncan a notamment connu le laire Louis Riel revient pour préparer Women of the Fur Trade est une succès grâce à Riot Resist Revolt invitation à revoir les récits histo- Repeat, une pièce dystopique (à un gouvernement provisoire. l’opposé de l’utopie, par son caracÉcrit par la dramaturge anichi- riques que nous connaissons. « Ayant grandi la majeure partie tère sombre et difficile), qui incornabée-slovène Frances Koncan de pore de nombreuses oppressions coloniales auxquelles les peuples autochtones sont confrontés. Elle
L’art en vitrine
aborde particulièrement le changement climatique et le traitement de la maladie mentale chez les peuples autochtones. À Whitehorse, Women of the Fur Trade a été mise en scène par Meredith Pritchard. Selon la compagnie de théâtre Gwaandak, cette présentation est également une occasion de reconnaître les héros et les dirigeant.e.s autochtones et métis qui ont contribué à l’histoire de notre pays même si leurs noms ne figurent pas dans les manuels scolaires. Elle met aussi en lumière l’apport de toutes les femmes et des personnes bispirituelles qui ont contribué, dans l’ombre, à l’histoire. Women of the Fur Trade sera proposé en visionnement gratuit du 27 octobre au 7 novembre. Les restrictions sanitaires ont encouragé l’équipe à proposer ces présentations uniquement en ligne. Pour plus de renseignements et pour obtenir des billets : gwaandaktheatre.ca et facebook.com/ gwaandaktheatre. Le mot Gwaandak en langue Gwich’in signifie « raconteur d’histoire ». Cette compagnie est la seule au Yukon à être dédiée au théâtre autochtone.
À larecherche
emploi? d’un
Venez découvrir le travail de de l’Halloween, des fantômes et création en direct des artistes de autres créatures mystérieuses, une Yukon Artists at Work (YA@W). Ces visite à la galerie d’art s’impose : artistes sont sur les lieux chaque pour une deuxième année consésemaine, occupé.e.s à créer dans cutive, l’artiste sculpteur Donald l’espace situé derrière la vitrine de Watt s’amusera à graver sur place la galerie d’art du centre-ville de des visages loufoques dans la chair Whitehorse. Ce projet intitulé Artist d’immenses citrouilles. « J’aime travailler avec cette in the Window offre des moments de rencontres uniques où l’échange matière, c’est très amusant », et le partage entre l’artiste et le précise celui qui s’est fait connaître à l’échelle nationale pour ses public sont au rendez-vous. En ce mois d’octobre, mois sculptures sur neige. Galerie Yukon Artists @ Work 4129, 4e Avenue, Whitehorse, Yukon (867) 393-4848 yaaw@artlover.com yaaw.com Mardi au samedi, de 11 h à 16 h, à l’exception de vendredi, de 11 h à 18 h.
Donald Watt travaillera à la galerie d’art du 28 au 30 octobre de 11 h à 14 h. Il sera possible de faire l’achat sur place des citrouilles sculptées par l’artiste, mais il faudra faire vite, car leur nombre est limité. L’argent des ventes des citrouilles sera versé directement à la galerie, gérée entièrement par les artistes membres de Yukon Artists at Work. Ce publireportage est proposé par la galerie Yukon Artists at Work.
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Colloque en petite enfance : l’unicité de chaque enfant mise en lumière Chaque enfant est unique et se développe différemment. Voici ce qui sera mis en valeur lors de la troisième édition du colloque en petite enfance organisé par des organismes francophones yukonnais, majoritairement tenu en vidéoconférence. Laurie Trottier
Pandémie oblige, ce sera majoritairement par Zoom que se tiendra le 3e colloque offert grâce à un partenariat entre la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et la Garderie du petit cheval blanc, du 10 au 14 novembre prochain. Les éducatrices et éducateurs francophones du Yukon auront toutefois la chance de se rassembler en personne au CSSC Mercier et à Yukonstruct afin de visionner les ateliers et d’en discuter par la suite. Les autres participants et participantes sont invité.e.s à les rejoindre en ligne. Un mal pour un bien, selon les organisatrices Geneviève Tremblay, coordonnatrice en petite enfance et conseillère pédagogique de la CSFY,
et Jocelyne Isabelle, directrice de la garderie, puisque cela permet d’avoir une programmation bonifiée. Ainsi, 14 ateliers seront offerts cette année afin d’explorer l’unicité de l’enfant à travers ses différentes sphères de développement : langagière, cognitive, affective et motrice.
Individualiser les enseignements de l’enfant « On voulait un fil conducteur et on trouvait que s’adapter à l’enfant plutôt que l’enfant s’adapte à nous, c’est quelque chose sur laquelle on voulait insister, précise Geneviève Tremblay. Avec la pandémie, les enfants se sont développés diffé-
remment, il y a des petits écarts qui se créent et il y a beaucoup plus d’adaptation à faire. Il faut prendre l’enfant là où il est pour le faire grandir. » La francisation et l’identité culturelle, la psychomotricité, la littérature jeunesse et la gestion du stress sont quelques-uns des sujets qui seront abordés par les conférenciers et conférencières, majoritairement du Québec. Les deux organisatrices soulignent l’importance pour les professionnel.le.s de la petite enfance d’avoir accès à des formations en français. De plus, chacun des conférenciers et conférencières ont été rencontré.e.s par les organisatrices et ont été aiguillé.e.s sur les particularités du métier en milieu minoritaire.
Marie Mounier
Cette année, la majorité des activités du colloque est destiné aux professionel.le.s de la petite enfance.
Temps de rencontre bien mérité Depuis trois ans, cet événement représente aussi une occasion de se rencontrer : « Ça permet un temps d’arrêt. On est dans une bulle avec les élèves et les enfants et ça fait qu’on a très peu d’échanges avec les autres intervenants. Dans le feu de l’action, ça n’arrive jamais », soutient Geneviève Tremblay. « C’est une occasion de pouvoir échanger, partager ce qu’on vit avec nos collègues et vivre quelque chose de beau et de gratifiant en équipe », ajoute Jocelyne Isabelle. La majorité des ateliers s’adressent aux professionnel.le.s de la petite enfance, mais le grand
public peut assister en ligne à la conférence Différents types d’enfants, différentes façons d’intervenir lors de la soirée du jeudi 11 novembre. Celle-ci sera animée par Janie-Claude St-Yves et Nancy Morin. « Quel beau cadeau pour tous les intervenants en petite enfance, mais aussi pour la communauté franco-yukonnaise qui saura profiter des compétences de notre personnel francophone qualifié », a souligné Jocelyne Isabelle dans la programmation de l’événement. Il est possible de s’inscrire au colloque jusqu’au 3 novembre en écrivant à l’adresse courriel julie.dessureault@yukon.ca. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
Appel de projets communautaires Programme de coopération intergouvernementale Québec-Yukon Les gouvernements du Québec et du Yukon investissent 50 000 $ chacun en 2021-2022 pour soutenir la vitalité de la communauté francophone du Yukon. Nous pourrions financer votre projet s’il répond aux critères du programme.
Critères d’admissibilité Vous résidez au Yukon et représentez : • un organisme à but non lucratif; • un établissement scolaire, de santé ou de services sociaux; • une entreprise; • une municipalité.
Votre projet est admissible s’il : • comprend une dimension québécoise; • contribue à l’épanouissement de la langue française et de la culture francophone au Yukon; • répond à une ou à plusieurs priorités de la communauté francophone du Yukon.
Yukon.ca
@LeYukonFr
Soumettre une demande yukon.ca/fr/pci Date limite :
Les projets seront évalués selon le principe du premier arrivé, premier servi.
Renseignements : Direction des services en français info.dsf-fsld@yukon.ca 867-667-8970
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Le succès des programmes d’apprentissage en plein air Les programmes scolaires d’apprentissage en plein air sont de plus en plus populaires. Même si de nouvelles classes voient le jour, la demande dépasse parfois l’offre disponible. Claude Vallier
Certaines études faites au Canada et aux États-Unis démontrent que le temps passé en nature permettrait de raviver la concentration des élèves, diminuer leur niveau de stress et stimuler leur autodiscipline. Pour François Clark, enseignant pour le programme Connexions au CSSC Mercier, le programme facilite grandement l’apprentissage de certains jeunes : « Ils sont bien plus motivés à étudier que dans un programme classique. » Karine Bélanger est enseignante pour le programme FACES à l’École de Wood Street. « Cela fait des élèves de meilleures personnes et les situations d’apprentissage actif rendent leur français beaucoup plus fluide », estime-t-elle.
Le milieu de l’éducation est toujours en constante évolution pour permettre aux jeunes d’être les mieux préparé.e.s pour leur vie d’adulte. Cette année, l’équipe du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier (CSSC Mercier) offre à quelques élèves de la 9e année un nouveau programme expérientiel appelé Connexions, où l’apprentissage est axé sur l’éducation en plein air. Même si c’est le premier programme de ce genre pour le CSSC Mercier, le concept n’est pas complètement nouveau. Depuis plusieurs années déjà, l’École de Wood Street offre des programmes alternatifs basés sur le plein air, les arts ou les sciences, et cela aussi bien en français qu’en anglais. Une popularité L’École secondaire Porter Creek croissante offre aussi un programme similaire pour les élèves de la 9e année. Ces programmes sont de plus en plus populaires chaque année et les listes d’inscriptions s’allongent. Les Des programmes écoles ne peuvent pas accepter la totalité des élèves, car le nombre qui ont déjà fait de places est limité. Lettres de leurs preuves motivation, entretiens, tirages au Après plusieurs années d’expé- sort : pour les responsables de ces riences similaires, le personnel programmes, il faut malheureuseenseignant et les parents sont ment choisir. Cette année, le programme convaincus que ce genre de programme a largement démontré FACES a reçu plus de 40 demandes son efficacité et ses bénéfices, pour 18 places disponibles. Quelle que ce soit en facilitant le déve- que soit la méthode de sélection loppement et l’apprentissage, choisie, cela engendre bien sûr de ou simplement pour remettre la déception chez les jeunes non sur le chemin des études des sélectionné.e.s. Certains parents jeunes qui ont un peu perdu leur se posent aussi des questions à motivation dans le système d’ap- propos du système de sélection et partagent leur opinion selon laquelle prentissage traditionnel.
Offres d'emplois en soins de santé
Claude Vallier
La classe du programme Connexions du CSSC Mercier en randonnée de plusieurs jours dans les montagnes du parc de Kluane, en réunion autour du feu de camp.
ces programmes deviennent de plus en plus élitistes.
Plus d’organisation et une logistique plus lourde pour les écoles Même si les écoles ont la volonté d’offrir plus de programmes, la réalité est que la mise en place de classes de ce type requiert une préparation plus importante et un budget un peu plus élevé qu’un programme classique. Cela demande aussi une étroite collaboration avec le ministère de l’Éducation du gouvernement du Yukon. « Il y a bien plus de formalités
administratives et d’autorisations à obtenir et la gestion des risques est une part importante de l’organisation », note Karine Bélanger. François Clark croit quant à lui que les principaux obstacles sont l’organisation de la logistique et la
difficulté à trouver des personnes qualifiées pour accompagner les sorties extérieures. Il espère que malgré la surcharge de travail par rapport à une classe normale, le programme sera reconduit l’année prochaine.
APPEL D’OFFRES Révision, analyse et mise à jour de l’étude de faisabilité pour le transfert de gestion de la Garderie du petit cheval blanc à la CSFY
Tous les détails à commissionscolaire.csfy.ca/quoi-de-neuf/
Date limite pour présenter votre dossier : Pour en savoir plus, visitez le carrieressanteyukon.ca
7 novembre 2021
Renseignements :
M. Champagne au 667-8680, poste 0
Programmes en français
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Bonne année scolaire à toutes et tous! Tout au long de l’année scolaire, les Programmes en français du ministère de l’Éducation partageront avec les lecteurs de l’Aurore boréale quelques-unes des activités auxquelles participent les élèves inscrits dans les programmes de français langue seconde au Yukon. Nous sommes heureux de distribuer ce journal dans les classes de français comme outil de lecture et de partage de la culture. Bonne lecture!
Geste symbolique Afin de souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, les élèves de la classe de 4/5e année de l’École élémentaire Selkirk sont allés au nouveau monument commémoratif The Finding Peace, dédié aux femmes autochtones disparues et assassinées. De plus, les élèves de 8e et 9e année de l’École secondaire F.-H.-Collins ont fait une marche jusqu’au totem de guérison situé sur la 1ère Avenue.
Souriez! Les élèves de la 7e année de l’École Robert-Service de Dawson s’amusent à prendre une photo de groupe avec leur enseignante de français, Mme Jaimie, après la leçon sur les verbes réguliers « en ER ».
Jeudi 28 octobre 2021
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Les élèves de 10e année de la classe de Mme Hamel de l’École secondaire catholique Vanier ont visité l’Assemblée législative du Yukon dans le cadre de leur cours de sciences humaines en français. Le groupe en a profité pour en apprendre davantage sur le fonctionnement de la politique territoriale et a même eu la chance de participer à la simulation d’une séance de débat.
Bienvenue!
Les monitrices et moniteurs de langue sont arrivés au territoire pour le grand bonheur des enseignant.es et des élèves. Ils ont commencé leur travail en participant à une semaine de formation. Ils ont déjà découvert une petite facette de la culture yukonnaise en cherchant de l’or dans le fleuve Yukon, guidés par nul autre que Lily Klondike. Bienvenue à vous tous et toutes et bonne année scolaire!
Les cousins
Hamsters francophiles
Mme Lauren, enseignante en immersion française à l’École élémentaire de Whitehorse, aide ses élèves de maternelle à nourrir les hamsters, Brownie et Sushis, qui aiment bien se faire dorloter par les petits.
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La culture francophone ajoute un élément important dans l’apprentissage d’une langue seconde. Voilà pourquoi les Programmes en français présenteront, du 12 octobre au 26 novembre, un magnifique spectacle, préenregistré et produit par l’agence Les Productions Chose Bine. Tous les élèves de français langue seconde sont heureux de voir ce spectacle de jongleries, diabolos et clowneries!
Programmes en français
Visite à l’Assemblée législative
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Merci Grâce à votre appui, le déjeuner et la vente aux enchères en ligne de Centraide de cette année ont Tous les fonds sont investis dans des programmes et des des Yukonnaises et des Yukonnais. Nous tenons à remercier tous ceux qui ont montré qu’en étant au succès qu’ont été le déjeuner et la vente aux enchères en ligne de cette année. Des dizaines de personnes, d’organismes et d’entreprises ont participé. Merci pour vos dons et votre généreux soutien.
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CHroniQUES
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La grosse citrouille Yves Lafond
L’Halloween clôture octobre en nous projetant dans novembre. Le mois de la peur, des films d’horreur. Tous savent que c’est durant ces nuits noires comme de la suie emplies de froidure glaçant le sang que les anciennes âmes sortent de leurs tombes et mêlent au vent leurs gémissements angoissants. Mais certains tout-petits des plus téméraires auront le courage d’affronter tous ces dangers. Bien camouflés sous des déguisements confondants pour les mauvais esprits les croyant des leurs, ils reviendront de leur quête chargés de trésors sucrés de toutes les couleurs. Et au diable la santé! Pour moi, ça s’est passé autrement. Ce fut bien pire. Avant d’écouter cette histoire d’horreur m’ayant marqué à jamais, assurez-vous d’avoir toutes les lumières bien allumées. Il faut à tout prix empêcher l’esprit perfide de l’Halloween de s’immiscer. Tout petit, pour mes parents, l’Halloween n’existait pas. Ils avaient connu le Mardi gras qui, si je me fie à leurs propos, n’avait rien de bien effrayant. Rien à voir avec la mascarade de nos cousins cajuns de la Louisiane. Les curés, les vrais patrons de la place, ne l’auraient d’ailleurs pas toléré. Mes parents, sans doute encore sous leurs jougs, n’étaient pas très chauds à l’idée d’encourager cette coutume anglaise. D’autant plus que mon père, si fort autrement, en tant que fils d’Irlandaise élevé en partie dans cette tradition, les craignait, ces esprits maléfiques.
Nous répétions nos frustrations chaque année en nous lamentant de l’injustice subie face aux enfants du village qui eux y avaient droit et pouvaient non seulement se déguiser, mais en plus s’empiffrer. Une année, cela changea. Nous étions à l’épicerie et devant les citrouilles sur les marches de l’escalier, ma mère finit par céder. Mais à une condition : nous devrions manger tout l’intérieur de ce qu’elle contenait. J’avais peine à y croire. Nous sautillions de joie, mon frère et moi. Comme elle s’apprêtait à en prendre une petite, emporté par le succès de notre requête, je me risquai à une demande supplémentaire : pourrait-on la choisir? C’était notre jour. Elle y consentit aussi. Alors pendant qu’elle faisait son épicerie, mon frère s’accorda à ma logique (pour ces patentes, il s’y accordait toujours) de prendre la plus grosse. Quand elle la vit, ma mère fit un pas de recul. « N’oubliez pas d’avoir donné votre parole de tout manger », qu’elle nous rappela. J’aurais promis d’aller à l’école toute ma vie si c’en avait été le prix à payer. Le chemin vers la maison était long. Une fois arrivés, on s’installa. Premièrement, il fallait faire un gros trou dans la tête avec précaution afin d’en préserver un couvercle. Ensuite, ce fut le travail de ma mère de la vider de son contenu orangé pas très appétissant, mais pas très préoccupant à ce moment. Ce fut un peu long à la vider de sa cervelle, parce qu’il y en avait beaucoup. Ce qui pressait pour nous, c’était la phase suivante de
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cette opération à la Frankenstein : lui découper une face avec un grand couteau. Quel plaisir de plonger la lame dans sa chair pour lui tailler ces yeux triangulaires, son nez pointu et sa bouche édentée. En moins de deux, tout était terminé. Dès lors, on pouvait y aller avec la cerise sur le sundae : la chandelle. L’effet était parfait. Installée sur un tabouret de la fenêtre du salon, les reflets lumineux et oscillants lui sortaient des yeux et de toutes ses pores. C’est difficile à croire, mais il nous resta même du temps pour improviser des costumes pour aller la courir, l’Halloween. Ma mère, normalement grande créatrice, en a manqué cette fois-là. Elle coupa une vieille bouteille d’eau de javel en deux sur le sens de la longueur. Elle y coupa des yeux et une bouche, et les coloria un peu. Ensuite, deux petits bouts de draps coloriés avec les mêmes crayons de cire orneraient nos épaules. Nous sommes allés chez la voisine qui se trouvait à n’être
nulle autre que cette grand-mère irlandaise. Je peux vous assurer qu’elle ne se sentit pas effrayée. Elle tenta de nous identifier en se trompant par exprès, pour nous égayer. Puis elle nous donna les mêmes quelques bonbons roses « paparmans » qu’elle me donnait tous les jours. Après cette fantastique virée, nous retournâmes à la maison pour souper. Nous passâmes devant notre citrouille que personne d’autre ne verrait sur ce chemin devenu fantôme après l’heure de la traite. Quand mon père revint de l’étable, il refusa de voir notre œuvre. Il semblait troublé. Pour se défendre, il nous expliqua qu’on ne pouvait pas comprendre l’esprit irlandais. C’est après cette soirée pas épeurante pour cinq cents que le mauvais sort se manifesta. Il nous restait à honorer notre parole. Et ça par contre, les parents nous l’avaient inculqué : à parole donnée, nul ne peut se désister. Cela commença par de la tarte à la citrouille.
Qui a déjà entendu parler d’un enfant rechignant une pointe de tarte? Celui qui sera pris pour en manger jour après jour, alignés comme un long chemin de croix. Si ce n’avait été que ça. Mais pour varier, il y avait aussi un genre de compote à la citrouille. Ou était-ce de la marmelade à la citrouille ou des confitures orange? Je le sais plus. Mais je pense que c’était tout ça. On en vint à craindre les repas. Moins on en mangeait, plus ça étirait la sentence. Jamais on ne gagnerait. La citrouille s’était vengée. Sa cervelle était entrée dans la nôtre. Ça a duré un mois. Un samedi – Noël approchait – face à notre regard de chien battu, notre mère mit fin au supplice et jeta le restant. Ça en serait fini pour moi de la citrouille. Là aussi, j’ai tenu parole. Je n’en ai jamais remangé. L’an passé je suis allé au Pérou où la cuisine a une fort bonne réputation pour les foodies, dont je ne fais pas partie. Mais c’est vrai que c’est délicieux. Un soir dans un patelin bien sympathique des Andes du nom de Tarma, chaque bouchée d’un plat aux chairs incertaines et à saveur imprécise faisait monter en moi un malaise. Je devenais anxieux. Je m’interrompis pour m’informer de la contenance de ce plat. Ça m’a pris un bout avant de traduire « calabaza » : citrouille. Je compris dès lors la source de mon angoisse. Le sort maléfique de la citrouille me poursuivrait partout sur terre jusque de l’autre côté de l’équateur. Je suis damné. Il n’y aura jamais de rédemption pour moi. Petits et grands, méfiezvous des grosses citrouilles. Et surtout, surtout, méfiez-vous de vos souhaits qui pourraient peutêtre se réaliser.
Une nouvelle chronique radio sur l’action climatique Sophie Delaigue
RÈGLES DU JEU :
RÉPONSE DU JEU NO 485
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
Unsplash/Harry Grout
Radio-Canada ColombieBritannique-Yukon vient de lancer une nouvelle chronique radio : Café climatique. Tous les mardis et jeudis vers 8 h 15, retrouvez Marie Villeneuve dans Phare Ouest qui parle d’action climatique avec une nouvelle équipe de chroniqueurs.ses. Vous y découvrirez des sujets variés sur l’environnement, l’agriculture, le climat, la biodiversité, etc. J’ai la chance de faire partie de cette nouvelle équipe et j’ai discuté d’autonomie alimentaire
avec Marie dans l’émission du 19 octobre. Dans les prochains Cafés climatiques, et chaque chroniqueur.se intervient toutes les deux ou trois semaines, je souhaite notamment parler de la gestion des déchets, de certaines bonnes pratiques dans l’industrie du vêtement ou encore des actions prises par les Premières Nations du Yukon pour combattre les changements climatiques. Vous avez des sujets qui vous tiennent à cœur? Écrivezmoi et j’essaierai d’en parler d a n s l e s p ro c h a i n s m o i s : sdelaigue15@hotmail.com
Jeudi 28 octobre 2021
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CoUPS D’oEiL
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Guillaume Riocreux
Guillaume Riocreux
Nathalie Parenteau ajoute les dernières touches au mural qu’elle a réalisé sur l’immeuble de l’aréna Takhini pour la Ville de Whitehorse et qui a été dévoilé au public ce mois-ci.
Cet aigle doré a été relâché en nature le 24 octobre dernier après un an de convalescence à la Réserve faunique du Yukon. Souffrant d’une épaule brisée et d’une infection des pattes (suite à une rencontre malheureuse avec un porc-épic), cet animal n’aurait pas survécu en nature. Une vente aux enchères a été organisée sur place pour avoir l’honneur d’ouvrir sa cage. Presque mille dollars ont été collectés en dons et enchères afin de soutenir la Réserve faunique du Yukon.
Fournie
Guillaume Riocreux
Alain Desrochers coupe – comme promis – les cheveux de Joël Girouard afin de célébrer le succès de la collecte de fonds pour la Fondation Terry Fox organisée au CSSC Mercier.
La distance n’altère en rien les amitiés yukonnaises et en crée parfois de nouvelles! Amilie Laroche et Lorijane ÉmondQuéméré, instructrices de français langue seconde aux adultes à distance, se sont retrouvées au Québec. La photo a été prise sur le pont suspendu du Parc des Chutesde-la-Chaudière en une belle journée pluvieuse d’automne.
Fournie
Le 14 octobre, la mairesse de Lancieux Delphine Briand (tenant le drapeau de droite) marquait la visite de Yann Herry, organisateur du jumelage au Yukon, par une levée du drapeau de Whitehorse. La rencontre rassemblait des participants français de quatre échanges, dont Marie Conan, initiatrice du jumelage en France (en arrière-plan) et Charlotte Longépé-Service (4e à partir de la droite), arrière-petite-fille du barde du Klondike, Robert Service. L’Honorable Angélique Bernard, commissaire du Yukon, a offert les livrets du 125e anniversaire de la découverte de l’or au Yukon aux élèves de l’École Robert-Service en France. Yann Herry a souligné les 21 ans d’engagement de l’AFY et de la Ville de Whitehorse envers le jumelage.
Guillaume Riocreux
Le Bureau de la commissaire du Yukon a mis à jour ses expositions permanentes et a lancé, le 12 octobre dernier, sa bibliothèque de références qui présente 200 livres sur une gamme de sujets variés (Premières Nations du Yukon et du Canada, Yukon, Alaska et le Canada, livres pour enfants, honneurs et mérites, la Couronne, rapports annuels des commissaires, etc.).
Fournie
La course Terry Fox a eu lieu le 8 octobre dernier à l’École élémentaire Émilie-Tremblay.
La bibliothèque est ouverte du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, à la maison Taylor au 412 rue Main. Il est aussi possible de réserver une visite en dehors des heures d’ouverture. L’exposition sur James Smith a été mise à jour et l’exposition sur la découverte de l’or au ruisseau Bonanza se poursuit jusqu’à la fin de l’année. Vous pouvez communiquer avec la commissaire du Yukon à angelique.bernard@yukon.ca pour réserver une visite.
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P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S
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Philippe Grégoire « Avant de démarrer l’entreprise, on a eu beaucoup de discussions en famille. Nous avons décidé d’ouvrir une entreprise familiale afin de trouver un équilibre travail-famille. »
Défis de l’entrepreunariat
Ce qui vous inspire
Nous avons ouvert notre entreprise en pleine pandémie alors il y avait beaucoup d’aspects à gérer et de nombreux défis à relever. On a dû s’adapter dès notre ouverture aux nouvelles règles qui changent et chamboulent le fonctionnement de l’entreprise. Mais ce n’était pas insurmontable. L’adaptabilité est le maître-mot quand on a une entreprise. Il faut continuellement trouver des solutions.
Il y a plusieurs années, j’ai reçu de mon parrain une carte d’anniversaire où il y était simplement inscrit : “Never give up” (« Ne lâche pas »). J’ai toujours gardé cette devise en tête.
Le Yukon : avantage ou défi ? J’ai décidé qu’œuvrer au Yukon serait un avantage et non pas un obstacle. Il y a moins de compétition dans mon secteur et les gens du Yukon ont compris l’importance d’encourager les entreprises locales. L’inconvénient, c’est lorsqu’on a besoin de commander quelque chose. Là, il faut être vraiment patient. Nous sommes tellement loin de tout que ça peut prendre des semaines avant que la pièce commandée arrive enfin.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines.
Sergeant Greg Inc. Cette entreprise familiale offre des jeux de pistolets au laser où les gens se cachent dans un labyrinthe. Le lieu dispose également d’une salle pour les fêtes et d’un parcours de mini-golf extérieur 18 trous.
Le français au travail Les gens qui arrivent sur les lieux entendent tout de suite à mon accent que je suis francophone. J’utilise alors le personnage que j’ai créé pour l’entreprise, Sergeant Greg, pour atténuer les barrières linguistiques. Ça rend les choses plus amusantes. D’autre part, tout est également bilingue dans notre entreprise.
Défis de demain en entrepreneuriat Il n’y a pas de recette magique. Ce qui a fonctionné pour l’un peut ne pas fonctionner pour l’autre. Il faut suivre son instinct tout en restant réaliste. À l’avenir, je crois qu’il faudra s’adapter aux événements temporels pour nous permettre d’aller de l’avant, comme est venue nous le rappeler cette pandémie. Le défi est surtout d’arriver à trouver des solutions.
En savoir +
portraits.afy.ca
Merci à
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Posez un regard nouveau sur vos enfants et trouvez la réponse à leurs besoins! M
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Jeudi 11 novembre de 19 h à 20 h 30 en virtuel dans le confort de votre foyer
Inscription obligatoire à Genevieve.tremblay@yukon.ca ou direction@petitchevalblanc.ca
Jeudi 28 octobre 2021
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CoUP D’oEiL PEtitES annonCES CommUnaUtÉ Vous cherchez des journaux? Pour des projets artistiques ou à brûler dans votre poêle à bois? Inutile d’utiliser l’édition en cours! Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Rens. : dir@auroreboreale.ca Ludothèque. Empruntez un jeu par membre de la famille pour un mois parmi la sélection de 308 jeux! C’est gratuit! Écrivez à projet@petitchevalblanc.ca pour votre identifiant et réservez à Rens. : csfy.ca/ludotheque Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues, à genevieve.tremblay@yukon.ca Entraide Yukon. L’Association franco-yukonnaise a créé le groupe Entraide Yukon sur Facebook afin de nous serrer les coudes et de nous montrer plus solidaires que jamais. Qu’il s’agisse d’appeler à l’aide, de briser l’isolement ou d’offrir une solution, ce groupe est fait pour et
24 par vous : facebook.com/groups/ entraideyukon Candidatures à l’Ordre du Yukon et au Prix du commissaire pour actes de bravoure et au Prix pour le service public bénévole. Date limite : 29 octobre 2021. Rens. : 667-5121 ou nominations@yukon.ca Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus! L’Aurore boréale est le journal de votre communauté. N’hésitez pas à nous faire parvenir des photos, des suggestions, des petites anecdotes! Vos enfants ont participé à un concours, gagné une compétition, se sont démarqué.e.s par une initiative? Le journal soulignera leurs accomplissements! Rens. : dir@auroreboreale.ca L’Aurore en ondes. À chaque publication de l’Aurore boréale, quelques articles sont mis en ligne en format audio, sur la plateforme SoundCloud. N’hésitez pas à contacter le journal si vous souhaitez lire des articles à haute voix, bénévolement. Rens. : dir@auroreboreale.ca Balados. Après la création de balados pour raconter la vie de douze femmes extraordinaires de la ruée vers l’or du Klondike, Philippe Cardinal propose une série de balados de sept épisodes qui racontent les gens et les
CaLEnDriEr CommUnaUtairE 28 octobre 17 h à 20 h : Atelier de maquillage artistique spécial binôme maman/ ado. Gratuit pour les membres du groupe Les essentielles. Rens. : eventbrite.com/e/ atelier-maquillage-artistiquedhalloween-special-mamanadotickets-187195686337
29 octobre 19 h : Bowlloween. Le comité JeFY t’invite à célébrer l’Halloween au bowling! Enfile ton plus beau costume et rejoins-nous au Northern Lights Bowling pour une soirée de quilles mémorable! Gratuit. Réservé aux jeunes de 14 à 25 ans capables de s’exprimer en français. Places limitées! Inscr. : form.jotform. com/211946988981275
Jusqu’au 29 octobre 9 h à 17 h : Échange de costumes d’Halloween. Profitez de l’occasion pour donner ou échanger vos anciens costumes. Rens. : elles@lesessentielles.ca
3 novembre 16 h 30 : Cours de yoga prénatal. Gratuit pour les membres du programme Mamans, papas et bébés en santé. Rens. et inscr. : pncp@lesessentielles.ca
5 novembre 17 h à 20 h : Café-rencontre sous le thème des saveurs francophones du monde pour souligner la Semaine nationale de l’immigration francophone. Deux services. Centre de la francophonie. Réservation obligatoire sur Eventbrite. Inscr. : cafe.afy.ca
Du 7 au 13 novembre Ateliers de cuisine en ligne : choix entre quatre ateliers. Un tablier offert et une carte cadeau de 25 $ pour acheter les aliments des recettes. Rens. et inscr. : pcsyukon@francosante.org
Du 8 au 13 novembre
événements dramatiques de l’histoire de la fondation de Fort Selkirk. Écoutez : soundcloud. com/yukon-extra-ordinaire
artS Et CULtUrE Appel aux artisanes et aux artisans. Réservez votre espace intérieur avant le 1er novembre et vendez vos créations lors du marché francophone du temps des Fêtes ArtisaNord. Inscription sur Eventbrite. Rens. : appel-artistes.eventbrite.ca Francophones sur scène. Vous êtes en spectacle sur la scène yukonnaise? Envoyez-nous un courriel avec les renseignements utiles et nous les inclurons dans l’infolettre AFY. Rens. : relations@afy.ca Appel aux commentaires. Le projet Dernière Frontière recherche des commentaires sur son travail en chantier de création. Le projet aborde l’impulsion de la migration au Yukon et la romantisation du territoire. Il pose des réflexions sur le bagage colonial intersectionnel, sur la cohabitation et la noncohabitation des francophones avec les autres communautés. Date limite : 1e novembre. Rens. : Véronique Lachance : lachancedeveronique@gmail.com, ou nac-cna.ca/fr/stories/story/ derniere-frontiere Concours de bande dessinée. Laissez libre cours à votre créativité et entrez dans l’univers de la bande dessinée! Bédéiste amateur ou amatrice et enseignant.e.s d’élèves de 10 à 18 ans, vous pouvez participer au nouveau concours international de création de bandes dessinées présenté par le Centre de la francophonie des Amériques. Le concours se termine le 15 novembre 2021. 10 000 $ en prix sont à gagner! Rens. : francophoniedesameriques. com/
Projection de films en ligne.:Dans le cadre de la Semaine nationale de DEV. ÉConomiQUE l’immigration francophone. Gratuit. Inscr. : cine.afy.ca Francophone et en affaires. Les portraits consacrés aux figures de l’entrepreneuriat yukonnais reprennent aux deux semaines. 17 h 30 : Documentaire Sortir de Découvrez l’histoire et le l’ombre, projection et discussion. parcours de talents francophones En personne et en ligne. passionnés participant à Inscr. : elles@lesessentielles.ca l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca
9 novembre
11 novembre
19 h à 20 h 30 : Différents types d’enfants, différentes façons d’intervenir. Vidéoconférence pour les parents. Dans le cadre de la 3e édition du colloque des intervenant.e.s en petite enfance. Découvrez des interventions efficaces et adaptées en fonction du tempérament de votre enfant. Inscr. obligatoire : genevieve.tremblay@yukon.ca ou direction@petitchevalblanc.ca
12 novembre 19 h : Spectacle Un village en trois dés de Fred Pellerin, dans le cadre de Coup de cœur francophone. Centre des arts du Yukon. Billets à partir de 20 $. Rens. : ccf.afy.ca
Annonces gratuites : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663
immigration Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca Programme de jumelage. Passez des moments de qualité et tissez des liens avec d’autres membres de la communauté qui
Laurie Trottier
Jane Chan et Nicolas Hyatt (qui forment le duo Parler bien) Malorie Gendreau, Lonnie Powell et Lorène Charmetant (Véridis) se sont produit au Elk Lodge lors de l’événement Onde de choc organisé par l’AFY.
partagent les mêmes centres d’intérêt que vous à travers notre programme de jumelage. Rens. : jumelage.afy.ca
EmPLoi Et BÉnÉVoLat Pigistes recherché.e.s. L’Aurore boréale souhaite augmenter son équipe de pigistes. Vous voulez faire rayonner la communauté, vous avez des compétences en rédaction journalistique en français et du temps libre pour rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca Adjoint.e sur appel recherché.e. Les écoles de la CSFY sont à la recherche d’un adjoint ou d’une adjointe qui souhaiterait travailler sur appel pour remplacer au besoin. Le processus d’application et d’embauche doit se faire avec le gouvernement du Yukon. (yukongovernment. hua.hrsmart.com/hr/ats/Posting/ view/30722). Coordination de la distribution. L’Aurore boréale recherche une personne pour un contrat de quelques heures pour coordonner la distribution des journaux, une semaine sur deux, le jeudi matin. Rens. : dir@auroreboreale.ca
ÉDUCation L’École Nomade. Vous souhaitez faire l’enseignement à domicile en français langue première? L’École Nomade peut vous offrir du soutien et des ressources, que ce soit depuis votre maison, partout au Yukon ou en voyage. Visitez : nomade.csfy.ca ou contactez la Commission scolaire francophone du Yukon au 667-8680, poste 0. Une bibliothèque numérique pour la communauté. L’École Émilie-Tremblay et le CSSC Mercier ont des bibliothèques numériques! Les livres numériques du CSSC Mercier sont disponibles pour toute la communauté. Livres audio, romans, biographies, guides
pour les parents, etc. Écrivez à anie.desautels@yesnet.yk.ca pour recevoir votre identifiant gratuit. Le catalogue csscmercier. cantookstation.com
JEUnESSE Vente du calendrier CSSC Mercier. Dans le cadre du cours optionnel « Arts médiatiques » donné au CSSC Mercier, un calendrier a été créé illustré de photographies prises par les élèves. Le calendrier photo est en vente dès maintenant et est disponible pour un don minimal de 22 $. Des copies sont disponibles à l’accueil du CSSC Mercier.
SantÉ TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24. Centre de ressources en santé. Des ressources sur la santé disponibles pour emprunt. De nouveaux livres sont disponibles, notamment au sujet de la réconciliation et de la décolonisation. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810. Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale, optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.
raPiDES Félicitations aux récipiendaires de la bourse CSFY! La CSFY félicite Anna Tölgyesi, Marguerite Tölgyesi, Vincent Ménard et Lorijane Émond-Quéméré qui sont les récipiendaires de sa bourse d’études postsecondaires en français. Chaque récipiendaire recevra 1 200 $ pour la poursuite
de ses études. La CSFY remet chaque automne cette bourse à des ancien.ne.s élèves de ses programmes ou membres de la communauté franco-yukonnaise. Joyeux anniversaires à Nathalie Parenteau (le 29 octobre), Françoise La Roche (le 30 octobre), Véronique D’Avignon
(le 1er novembre), Audrey Percheron (le 6 novembre), Sophie Huguet et Marie-Claude Nault (le 8 novembre) et Annabelle Brassard (le 10 novembre). Vous aussi vous voulez souhaiter un bon anniversaire à vos proches? Contactez-nous : dir@auroreboreale.ca