No de convention : 4061051
LE JEUDI 25 MARS 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 6
Maryne Dumaine
Le groupe Major Funk, composé de Toby Moisey (saxophone), Anders Grasholm (batterie), Adrian Burrill (trompette), Sélina Hayligers-Hare (piano), Étienne Girard (basse) et Brent Gallant (guitare) était sur la scène du Centre des arts du Yukon pour le lancement de son premier album studio, le 19 mars dernier. Le nouvel album est intitulé Is that you?
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À DÉCOUVRIR
Dossier spécial : La santé en français
12-17
20 000 $ pour l’excellence artistique 6
Laurie Trottier
Kim Melton
Programme de garderie universelle : changements prévus dès le 1er avril
Des arbres fruitiers au Yukon, du rêve à la réalité
Laurie Trottier
Marie-Hélène Comeau
Victoire du défi de lecture
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Nouvel album de Soir de Semaine
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Parcours d’immigration
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Article de l’Arctique
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Réparer au lieu de jeter
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Jeudi 25 mars 2021
auroreboreale.ca
ScÈne LocALe
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La fin des frais de garderie inabordables Après des années de consultation, le gouvernement du Yukon avance vers un programme de garderie universelle au territoire. Dès le 1er avril, le financement prévu permettra aux parents d’économiser jusqu’à 700 $ par enfant et aux garderies d’augmenter le salaire de leurs éducatrices et éducateurs. courant qu’il va y avoir une augmentation de la demande, donc on va travailler très rapidement sur l’accessibilité des places et sur la qualité, en plus de revoir les certifications et le soutien qu’on veut mettre en place », explique Julie Ménard, analyste des communications au ministère de la Santé et des Affaires sociales du Yukon.
Laurie Trottier
Pour tout enfant inscrit à temps plein dans une garderie ayant adhéré à ce nouveau programme de financement, les parents pourront économiser jusqu’à 700 $ par mois, un investissement d’environ 15 millions de dollars annoncé par le gouvernement du Yukon au début du mois de mars. L’exemple simplifié du gouvernement annoncé dans le communiqué de presse permet de saisir les grandes lignes du financement : si une famille payait 850 $ par mois pour une place en garderie, elle pourrait désormais s’attendre à débourser environ 150 $. Le montant réel dépendra cependant des nouveaux frais propres à chaque garderie, ajustés en fonction de la hausse salariale des employé.es. Les ajustements, voilà d’ailleurs un des défis pour les établissements de garderies : en pleine fin d’année fiscale, elles doivent vite retourner à la planche à dessin. « Tout doit être prêt pour le 1er avril, alors c’est très essoufflant. Il a fallu qu’on refasse notre budget, nos ajustements dans le système informatique et nos prévisions d’entrée d’enfants pour le mois d’août. C’est beaucoup de travail, mais en même temps, on ne pouvait pas laisser ça passer », souligne Jocelyne Isabelle, directrice de la Garderie du petit cheval blanc, qui n’a pas hésité à adhérer au programme.
La reconnaissance des diplômes comme cheval de bataille Laurie Trottier
Céline Yergeau est la propriétaire de la garderie en milieu familial Les petits anges de Céline. Selon elle, ce financement est « une bonne nouvelle sur toute la ligne ».
garderie en milieu familial Les petits anges de Céline. En plus du tarif réduit aux parents, le financement lui permet d’offrir un troisième quart de travail à son assistante en milieu de travail. « C’est une excellente nouvelle : les parents vont payer des frais de garde beaucoup moins élevés tout en gardant l’excellence des services qu’on offre », se réjouit Jocelyne Isabelle. Pour ses éducatrices de niveau 3, on parle d’une augmentation de 5 $ de l’heure. Si le financement ne vise pas à engager du personnel, il pourra en revanche contribuer à le retenir, selon la directrice : « Souvent, nos éducatrices partent en cours de route puisqu’elles se trouvent un endroit plus payant, par exemple dans une école. » Pour Ketsia Houde-McLennan, Un financement qui présidente de la Garderie du petit répond aux attentes cheval blanc, cette annonce est la « Financièrement, c’est une bonne concrétisation d’efforts conjoints nouvelle sur toute la ligne », affirme des garderies depuis plusieurs Céline Yergeau, propriétaire de années : « Bravo à ceux et celles
qui luttent, je suis vraiment contente de voir la subvention des salaires qui va permettre d’avoir des éducatrices qualifiées et compétentes à un bon salaire. » À partir du 1er avril, la section de la garde des jeunes enfants, qui jusqu’alors était sous le ministère de la Santé et des Affaires sociales, migrera vers le ministère de l’Éducation. Pour Mme HoudeMcLennan, c’est aussi une manière de souligner l’apport du travail des éducatrices : « C’est une reconnaissance que le service qui est offert, c’est de l’éducation, et non du gardiennage », ajoute-t-elle.
Augmentation de la demande à prévoir Mme Houde-McLennan, également directrice de la maison de transition pour femmes de Whitehorse, établit aussi le parallèle entre les tarifs en garderie plus bas et l'accessibilité des familles, en particulier des femmes, au marché
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du travail. Puisque les services de garderie seront accessibles à un plus grand nombre, Céline Yergeau et Jocelyne Isabelle s’attendent toutes les deux à voir une augmentation du nombre d’enfants à temps plein. « Le temps plein devient plus rentable pour les familles, et ça va faciliter la gestion des garderies aussi », explique Céline Yergeau, éducatrice à la petite enfance au territoire depuis 2003. Plus encore, les directrices des deux garderies francophones s’accordent à dire que ce financement amènera de nouveaux clients pour les garderies, déjà combles. Dans une lettre adressée à différentes personnes responsables, le 16 mars dernier, Céline Yergeau déplore le fait que « les demandes pour une place en garderie sont saturées », et ajoute qu’il deviendra important de « trouver une stratégie ». Cette possible hausse de la demande a été envisagée par le gouvernement : « On est au
La nécessité de reconnaitre les diplômes des éducatrices de la petite enfance est une demande qui a été adressée à maintes reprises par les garderies et services de garde du territoire : « Présentement, on y va au cas par cas, ce n’est pas bien fait et ce n’est pas fait de façon juste. Ça fait que les éducatrices ne sont pas payées au niveau qu’elles méritent. C’est le morceau qui manque », soutient Ketsia Houde-McLennan. La Garderie du petit cheval blanc, qui compte d’ailleurs beaucoup sur l’embauche à l’international, fait régulièrement face à ce défi. Au niveau national, Céline Yergeau explique avoir déjà formulé la demande d’unifi er la formation en petite enfance à travers le Canada pour faciliter la reconnaissance des acquis. Jocelyne Isabelle aimerait qu’ une offre de formation en français au Yukon soit disponible : « En ce moment, il n’y en a pas, mais on sait que ça s’en vient. » Elle se dit satisfaite des échanges avec le gouvernement et des consultations qui ont mené au financement, même si le mois de mars ne sera pas de tout repos.
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Tourbillon Maryne Dumaine
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486
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Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
Mélanie Sylvain et Stéphane cole
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
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Correspondants :
L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.
Ça y est! Le printemps est arrivé. En tout cas, c’est le calendrier qui le dit! Il porte cette année avec lui des tourbillons enneigés, des espoirs et, à l’image des douze derniers mois, son lot d’incertitudes (notamment : « comment allons-nous nous débarrasser de cette neige si elle ne cesse de s’accumuler? »). En plus d’amorcer la fin d’une année financière qui n’a connu aucun précédent et de marquer l’anniversaire d’une pagaille sans nom, le mois de mars a apporté aussi une nouvelle printanière de taille : les citoyens et citoyennes seront appelés aux urnes le 12 avril prochain. Depuis cette annonce du 12 mars dernier, il semble qu’une sorte d’agitation se soit emparée du climat yukonnais : les communiqués et les promesses affluent de tous bords et de tous côtés, les communications gouvernementales sont mises sur la glace… Travailler pour un journal communautaire, c’est un peu (une fois de plus) être au centre de l’œil du cyclone : on regarde tout ça passer, avec un certain je ne sais comment de calme, en attendant de voir sur quel pied il faudra danser prochainement. Un tourbillon électoral, c’est surtout un moment propice aux réflexions. Pour voter, il faut s’approprier ce qui nous tient à cœur : quelles sont les priorités pour chacun et chacune d’entre nous? Quelles sont celles de notre communauté? Celle de la francophonie? Tout cela prend du temps. Mais il est bon de s’y pencher afin de poser les bonnes questions aux candidates et candidats qui se présenteront à votre porte dans le but d’obtenir votre soutien. Dans cette édition, en attendant d’en savoir plus, on continue de vous présenter un journal qui parle d’autres choses. Dans nos pages cette semaine, nous vous proposons un nouveau dossier,
sur la santé en français cette fois, préparé par le Partenariat communauté en santé. Également, on démontre que la culture n’a pas perdu pied pendant les vagues de pandémie, avec notamment un événement qu’on attendait depuis longtemps : un nouvel album de Soir de Semaine qui donne vraiment le goût d’aller se faire vacciner dans l’espoir que les spectacles devant des foules reprennent du service! C’est d’ailleurs ce que clamait Étienne Girard lors du concert de Major Funk, qui fait la une de cette édition : « Vaccinez-vous, pour le retour des spectacles en personne! » Car oui, peu à peu, les choses se placent et l’espoir trouve place. Le Yukon, lui aussi dans l’œil du cyclone pandémique, fait état de chiffres extrêmement encourageants en matière de vaccination. Notre communauté, envers et contre tout, continue d’être vibrante, dynamique et solidaire. En cette période de relâche scolaire, je pense aussi à un autre tourbillon particulier, cette année : les enfants et le personnel enseignant qui sont présentement en congé et qui virevoltent aux quatre coins du Yukon depuis une dizaine de jours. En cette période où nous avons toutes et tous envie et besoin d’appuyer sur le bouton « pause de printemps », les belles escapades sont au programme. Envoyez-nous les photos de vos activités, familiales ou de groupe : nous préparerons un coup d’œil spécial sur la relâche dans la prochaine édition. L’Aurore boréale, c’est votre outil d’archives. Un peu comme un disque dur externe de sauvegarde collective! Une photo, un sujet d’article, un courrier que vous nous envoyez, un rapide, ce sont quelques moyens que nous avons, ensemble, de laisser des traces du temps qui passe pour les générations futures. Pour démontrer et garder en mémoire tous ces instants où l’atmosphère reste au beau fixe, même quand les éléments se déchaînent autour de nous!
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Des arbres fruitiers au Yukon, du rêve à la réalité On pourrait croire que le climat nordique du Yukon ne serait pas propice à y faire pousser des pommiers ou des poiriers. Pourtant, la pépinière Klondike Valley Nursery, située tout près de la ville de Dawson, fait mentir depuis plusieurs années les plus sceptiques. Marie-Hélène Comeau
Faire pousser des arbres fruitiers en climat nordique où les hivers sont froids et les étés très courts : c’est la mission que s’est donnée il y a plus de 30 ans John Lenart, horticulteur yukonnais installé dans la région de la ville de Dawson. Ce fermier des temps modernes a su aménager, au cœur d’une étendue sauvage hostile et isolée, une petite parcelle de terre fertile où il réussit à faire pousser des arbres fruitiers. Il y a quelques années, alors que John animait dans la région de Whitehorse un atelier d’information sur le sujet, le hasard a mis alors sur sa route la biologiste Kim
Melton. « Je voulais comprendre à l’époque comment faire pousser des aliments au Yukon. Après cet atelier, je me suis rendue à Dawson afin de pouvoir apprendre en travaillant sur sa terre », explique Kim Melton, qui est aujourd’hui la compagne de vie de John. Ensemble, ils gèrent depuis cinq ans la pépinière Klondike Valley Nursery. Outre les pommiers et les poiriers, on retrouve également des cerisiers et des camérisiers, des cassissiers et même des vignes. « C’est beaucoup de travail, mais avec la lumière de l’été, j’aime passer mes journées les mains dans la terre à m’occuper de notre pépinière et de notre verger », lance-t-elle en fran-
çais, une langue qu’elle a acquise au programme d’immersion française à Yellowknife, où elle a grandi. L’entreprise offre donc également des services dans la langue de Molière tout au long de l’année.
Des fruits pour le Nord De façon générale, les fruits que nous retrouvons en vente dans les épiceries du Yukon ont été cultivés dans les régions plus au sud qui sont dotées d’un climat plus chaud et clément. La sélection de ces fruits pour la culture se fait en fonction d’une série de critères bien précis dictés par le marché. Ainsi, on décide de cultiver certains
Votez pour
Dan
pour Whitehorse Centre-ville
« Je tiens à remercier la communauté francophone du Yukon, pour ses formidables contributions à notre ville. »
Autorisé par l’agent officiel du Parti libéral du Yukon
spécimens au détriment d’autres en fonction de leur apparence, de leur capacité à survivre aux longs transports ainsi que de leur longévité une fois qu’ils sont récoltés. Dans ce contexte, on oublie souvent qu’il existe d’autres espèces de ces mêmes fruits dont la culture est pourtant adaptée à la période végétative courte du climat nordique. Les fruits de ces arbres ou arbustes sont tout aussi excellents, bien que leur apparence ne soit pas toujours parfaite, qu’ils ne soient pas aussi résistants au transport ou qu’ils aient une longévité plus courte. S’ils sont cultivés au Yukon pour une consommation locale, les critères de résistance et de longévité n’ont plus la même importance. Du même coup, il serait possible de faire un pas de plus vers l’atteinte de l’autonomie alimentaire au Yukon. C’est avec cette idée en tête que John Lenart avait approché le programme sur les fruits (Fruit Program) de l’Université de la Saskatchewan. Ce programme possède une collection de plus d’une vingtaine de cultures fruitières adaptées au froid. « Ce programme nous a permis d’obtenir du matériel génétique adapté pour le climat du Yukon. C’est de cette façon que John a pu commencer à faire pousser des arbres fruitiers adaptés à notre climat », explique Kim Melton, qui en profite pour parler également des démarches qu’ils ont commencées avec l’Université du Yukon afin de partager leur expertise. « En ce moment, l’Université du Yukon n’a pas de programme d’agriculture, mais nous demeurons en contact avec les professeurs pour voir à quel niveau nous pourrions collaborer », précise-t-elle.
Kim Melton
John Lenart a commencé à mettre sur pied sa pépinière située dans la région de la ville de Dawson il y a plus de 30 ans.
des arbres à la Ville de Dawson. Le couple aimerait en faire de même pour la Ville de Whitehorse, qui chaque année se voit souvent dans l’obligation d’acheter les arbres pour son aménagement paysager à partir des provinces du sud. Ces arbres toutefois sont bien souvent inadaptés au climat nordique ce qui entraîne rapidement leur mort. Mais, pour la pépinière Klondike Valley Nursery, le nombre limité d’arbres qu’ils arrivent à faire pousser les restreint en ce moment. « On aimerait trouver un partenaire de production au Yukon qui nous permettrait d’augmenter notre production et envisager de pouvoir répondre aux besoins du territoire », explique Kim Melton, qui s’active déjà dans la pépinière à l’approche du printemps. Précisons que l’entreprise se déplace à Whitehorse habituellement à deux ou trois reprises pendant l’été afin d’y vendre ses arbres fruitiers et ses arbustes. Pour l’achat d’un conifère ou d’un arbre fruitier, il est tout de même fortement recommandé de réserver à travers le site Web de la pépinière. Pour ce qui est de goûter à la récolte des pommes de leur verger, il faut cette fois-ci se déplacer à Dawson pour avoir ce plaisir. Ces dernières sont habituellement en vente de la mi-août à la mi-septembre au marché public de Dawson.
Transporter les arbres, un voyage de canot à la fois Les défis de la culture nordique Chaque année, la pépinière offre une centaine de pommiers ainsi qu’une centaine de poiriers disponibles pour la vente. « Comme nous sommes situés dans une vallée de l’autre côté de la rivière Klondike, nous devons transporter nos arbres en canot pour la traverser et rejoindre la route. Cette situation nous oblige donc à transporter nos arbres alors qu’ils sont encore petits. Les gens qui les achètent doivent donc patienter quelques années avant de voir les premiers fruits apparaître », explique Kim Melton. L’entreprise Klondike Valley Nursery fournit chaque année
Kim Melton rappelle qu’en matière d’entretien des arbres fruitiers au Yukon, il faut toujours se méfier des périodes de transitions à l’automne et au printemps où tout est plus vulnérable. D’ailleurs, John et Kim ont au fil des ans publié des rapports sur les différents résultats de leurs expérimentations d’horticulture nordique. Il est possible de consulter ces documents publiés en anglais à l’adresse de leur site Web : klondikevalley.com Initiative de journalisme local APF – Territoires
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Jeunes des Premières Nations et crise climatique : penser le progrès autrement? Exit les chiffres, les échéanciers et les cibles quantifiables. Le programme de bourse en action climatique des Premières Nations du Yukon propose une tout autre approche pour éveiller les consciences de leurs 14 boursières et boursiers pendant 20 mois. Une démarche centrée sur les savoirs autochtones et sur les compétences émotionnelles qui invite les jeunes à reconnecter avec leur territoire et leur culture, pour mieux les défendre. Laurie Trottier
Réfléchir les changements climatiques simplement en termes d’émissions et de déchets, c’est continuer de voir l’être humain comme un être séparé de la nature. « Nous sommes partie intégrante de cette nature », confi e Jocelyn Joe Strack, une des membres du comité d’organisation du programme. Pour elle, c’est lorsque la sensibilisation aux enjeux climatiques passe par une approche de reconnexion qu’elle prend tout son sens. Les changements partent ainsi du cœur, du territoire, et de l’âme. L a Yu k o n F i r s t N a t i o n s Climate Action Fellowship est une initiative découlant de la déclaration d’état d'urgence climatique signée il y a un an par des représentant.es des Premières Nations du Yukon. Au cœur des réflexions s’inscrivaient la jeunesse et les droits des générations futures. Au sein de l’Assemblée des Premières Nations du Yukon, du Conseil des Premières Nations du Yukon et du Youth Climate Lab, un constat émerge presque naturellement : le plan d’action sur le climat doit être une initiative dirigée par la jeunesse. Dès lors, 14 boursières et boursiers provenant de tous les groupes linguistiques du Yukon et de la Colombie-Britannique et âgé.es entre 23 et 30 ans ont été sélectionné.es et entreprennent ce que Jocelyn Joe Strack qualifie de voyage, de cheminement. « Nous faisons des rencontres Zoom, presque tous les lundis, pour les familiariser avec le savoir traditionnel autochtone, avec la compétence émotionnelle, avec différentes conceptions du monde et une perspective différente des changements climatiques », précise-t-elle. L’objectif final? « Nous ne le savons pas encore », dit fièrement celle qui est nouvellement impliquée à la Chaire de recherche sur la surveillance environnementale et la mobilisation des connaissances traditionnelles à l’Université du Yukon. Le programme a été pensé pour se construire et se modifier au fil des intentions et des idées des boursières et des boursiers. C’est donc aussi cela, décoloniser le processus d’apprentissage.
Fournie
Jocelyn Joe-Strack est microbiologiste
Fournie
Selon Jewel Davies, les mouvements de
de formation. Pour elle, le rôle du comité
lutte contre les changements climatiques
organisateur est de créer un espace où
gagneraient à être plus inclusifs. « Il n’y a
les jeunes peuvent guérir, échanger et re-
pas de place pour nous, sauf si nous nous
connecter avec la culture autochtone.
en créons une », déplore-t-elle.
dans son activisme environnemental. « C’est vraiment extraordinaire. C’est super de pouvoir développer des outils à travers une optique Pour Jewel Davies (Yekhunashîn), autochtone », s’enthousiasme de la Première Nation Carcross/ la femme de 21 ans. « Le savoir Tagish, le programme qui a débuté traditionnel autochtone est vraien janvier est un moment décisif ment important pour trouver des
Approche holistique à l’honneur
solutions aux changements climatiques. Le système de valeurs et de croyances peut guider la lutte, dans une façon qui respecte le territoire », souligne-t-elle. Pour elle, le plus grand apprentissage des trois derniers mois est la compétence émotionnelle, soit de travailler à mettre des mots sur des émotions, à leur accorder une place importante et à se servir de celles-ci pour trouver des solutions aux changements climatiques. Pour Jocelyn Joe-Strack, c’est la beauté de l’approche holistique : devenir une personne « entière », soit de s’engager physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement et de porter plus attention à nos sentiments. « Les émotions devraient être considérées comme une science importante », s’exclame Jewel Davies.
Revalorisation des savoirs autochtones Jocelyn Joe-Strack et sa collègue Jodi Gustafson dirigent les activités tenues en vidéoconférence. Pour l’instant, celles-ci et leurs 14 jeunes boursières et boursiers en sont toujours à la première phase du projet : « Nous créons des safe spaces (espaces sécuri-
sants), avec des cérémonies, des chansons et des prières. Nous honorons nos ancêtres, nous prenons le temps de reconnaître nos émotions et ouvrons la discussion sur comment nous pouvons cheminer et guérir », explique Jocelyn Joe-Strack. Jewel Davies s’estime chanceuse : « C’est génial de voir que les savoirs autochtones sont valorisés dans un cadre plus formel. C’est comme si ce programme validait mes savoirs autochtones et leur redonnait la place qu’ils méritent », se réjouit-elle. Selon elle, rien ne sert de tenter de hiérarchiser les savoirs occidentaux ou autochtones. Il faut plutôt tenter de tirer le meilleur de ces deux modes de pensée, selon celle qui complète un baccalauréat en arts et en gouvernance autochtone à l’Université du Yukon. Jewel Davies espère poursuivre son apprentissage des rites et savoirs traditionnels tout au long du programme de bourse, ainsi que « développer une passion collective pour la lutte aux changements climatiques ». À ce sujet, Jocelyn Joe-Strack est déjà certaine d’une chose : « Ces jeunes ont une voix si puissante. Il nous suffit de l’amplifier. »
Nouvelle politique sur les soins de santé destinés à la communauté transgenre Le gouvernement du Yukon annonce de nouvelles mesures visant à améliorer considérablement l’accès aux soins d’affirmation de genre — dont les chirurgies — pour les Yukonnais. Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon
La Direction des services de santé assurés et de santé auditive du Yukon a élaboré une nouvelle politique qui élargit la couverture d’assurance-santé pour inclure une liste exhaustive de chirurgies et autres procédures ciblées par les communautés transgenres et diversifiées sur le plan du genre. Cette politique s’arrime aux normes de soins de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres, des normes mondialement reconnues qui appuient les individus dans leur transition sexuelle. Le
gouvernement du Yukon offre aussi désormais un meilleur accès à l’hormonothérapie. Les mesures ont été élaborées en consultation avec le Dr Michael Marshall, psychiatre spécialisé en santé et bien-être des personnes diversifiées sur le plan du genre. Le Dr Marshall est aussi président de l’Association professionnelle canadienne pour la santé transgenre. La politique a également été revue par la D re Gail Knudson, ancienne présidente de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des personnes transgenres. Les Drs Knudson et Marshall ont formé plus de 100 professionnels de la santé à Whitehorse en 2019.
C’était la première fois qu’une telle formation était offerte sans frais au Canada. L a c h i r u rg i e t r a n s g e n re désigne une série d’options chirurgicales dont les personnes peuvent avoir besoin pour leur transition de genre. On la nomme également chirurgie de réassignation sexuelle, chirurgie de réattribution sexuelle ou chirurgie d’affirmation de genre. Le fait de retarder ou de refuser l’accès à ces soins de santé peut causer des préjudices importants aux personnes transgenres. « Après avoir mené de nombreuses consultations auprès de la communauté LGBTQ2S+ du Yukon, nous estimons que les soins
de santé réservés aux personnes transgenres constituent une grande priorité. Cette nouvelle politique répond, de manière progressive, digne et inclusive, aux nombreux besoins inhérents à l’affirmation de genre. Nous sommes persuadés qu’elle transformera positivement la vie des personnes qui recevront ces soins », affirme Jeanie McLean, ministre responsable de la Direction de la condition féminine. La nouvelle politique précise que la prescription d’hormones et les autres procédures d’affi rmation du genre ne sont pas d’ordre esthétique et qu’elles peuvent sauver la vie des personnes transgenres.
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Une bourse de 20 000 $ pour l’excellence artistique Il ne reste qu’une semaine pour soumettre sa candidature au Prix du Yukon pour les arts visuels. Il s’agit d’une bourse visant à récompenser l’excellence artistique du Yukon dont la somme a été bonifiée récemment par un don anonyme.
Leslie Leong
Les six finalistes du premier Prix du Yukon pour les arts visuels seront annoncés en juin, et le ou la gagnante en septembre.
anonyme, les six finalistes rece- sur un banc de parc, non loin de vront 2000 $ (contre 1000 $ dans son travail. Elle lui avait mentionné qu’elle avait besoin de 6 000 $ afin L e s a r t i s te s y u ko n n a i s o n t les années précédentes). de se consacrer à temps plein à jusqu’au 31 mars pour tenter de l’écriture. Une semaine plus tard, mettre la main sur le premier Prix Une aventure l’homme lui tendait une boîte avec du Yukon pour les arts visuels, impromptue l’argent nécessaire, en précisant dont le montant s’élève à 20 000 $. Cette bourse est une initiative de Questionnée sur les origines de qu’il n’attendait rien en retour. « Quand j’ai entendu parler de Julie Jai et de son mari David Trick, la bourse, Julie Jai éclate de rire : et les gagnants seront annoncés « C’était il y a environ 2-3 ans. Je cette histoire, j’ai eu des frissons. en juin et présentés l’automne pro- lisais un article sur l’histoire de C’était un des germes qui a lancé chain au Centre des arts du Yukon. Camilla Gibb », se lance-t-elle. le processus », confie-t-elle. Une « Les gens hors Yukon ne Cette auteure a pu quitter son histoire de mécénat basée sur connaissent pas la richesse de emploi et entreprendre sa car- l’espoir que les personnes aidées la vie culturelle et artistique ici. rière d’écrivaine à la suite d’une donnent aussi un jour, à leur tour, J’ai voulu faire un lien entre les rencontre inusitée avec un homme à leur prochain. artistes d’ici et le monde artistique à l’extérieur du Yukon », explique Julie Jai. Celle-ci connait d’ailleurs très bien le territoire, y ayant déjà œuvré en tant qu’avocate dans le domaine des droits autochtones et des revendications territoriales durant de nombreuses années. Le couple partage désormais sa résidence entre Whitehorse et Toronto. Laurie Trottier
L’excellence récompensée Le prix s’adresse à tout artiste y u ko n n a i s « d o n t l e t r ava il démontre des compétences techniques et reflète une ‘’voix’’ artistique unique dans le thème, la méthode ou la pratique », précise Julie Jai. Or, le montant de 20 000 $ s’inscrit dans un objectif plus grand : permettre à un ou une artiste de se consacrer entièrement à ses œuvres, en plus d’avoir accès à un marché plus large. C’est aussi une façon de souligner au grand jour leur talent extraordinaire et d’essayer de resserrer les liens entre les artistes. « Un de nos buts est que les artistes yukonnais reçoivent la reconnaissance nationale et internationale qu’ils et elles méritent », indique David Trick sur le site Internet du prix. Trois jurés canadiens aux profils variés auront la lourde tâche de choisir le ou la première récipiendaire du prix, à travers un processus complètement indépendant. Grâce à un don
Fournie
Avant de lancer ce prix, Julie Jai et David Trick cherchaient à savoir : « Comment pouvons-nous aider à redonner aux artistes yukonnais la reconnaissance qu’ils et elles méritent? »
Le Yukon est en vedette dans le premier épisode de la série de balados Pratiques prometteuses Les premiers ministres des provinces et territoires du Canada ont lancé une série de balados consacrés aux approches prometteuses en matière de santé mentale et de toxicomanie. Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon
Le 11 juillet 2019, les premiers ministres des provinces et territoires du Canada avaient annoncé l’organisation d’un symposium sur la santé mentale et la toxicomanie dans le but de stimuler l’innovation et la collaboration entre les gouvernements, les ministères et les organisations non gouvernementales. En raison de la pandémie de COVID-19, l’événement a été reporté. Les premiers ministres des provinces et territoires se sont donc adaptés en abordant ce sujet d’importance dans une série de balados, dont l’objectif est de mettre en commun des histoires, des approches novatrices et des pratiques prometteuses de tout le pays. Pilotée par Sandy Silver, premier ministre du Yukon, et Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan,
la série Pratiques prometteuses présente à chaque épisode une approche novatrice mise en place dans des collectivités éloignées, rurales ou nordiques. Le premier épisode est accessible dès maintenant. Il porte sur les centres des Services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie du Yukon, un programme de collaboration entre des partenaires des Premières Nations, les collectivités et la population. L’objectif de ce programme est de donner accès aux Yukonnais à l’aide dont ils ont besoin, où et quand ils en ont le plus besoin. « Les Yukonnais sont résilients, mais ils ne sont pas à l’abri des problèmes de santé mentale et de toxicomanie. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons parler de nos difficultés, apprendre les uns des autres et réduire la stigmatisation
entourant la santé mentale et la dépendance. Si vous êtes aux prises avec des difficultés, sachez que vous n’êtes pas seul et que des ressources d’aide existent », commente ainsi Sandy Silver.
La série de balados sera diffusée de mars à juin 2021, et elle est accessible sur le site pmprovincesterritoires.ca, ainsi que sur Apple Podcasts, Spotify et Google Podcasts.
Les Yukonnais.es qui en ressentent le besoin peuvent communiquer avec les ressources suivantes : Les Services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie, pour obtenir un soutien ponctuel grâce à des consultations à accès rapide. On peut obtenir un rendez-vous en 72 heures en appelant au 867 456-3838. Les services de consultation de la division du Yukon de l’Association canadienne, pour la santé mentale. Ces services sont gratuits et accessibles en 72 heures. Let’s Chat Yukon, qui est une initiative citoyenne s’employant à promouvoir les liens communautaires. Le numéro de téléphone est le 867-332-2772.
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Les p’tits yeux pointus remportent le défi de lecture Le club de lecture Les p’tits yeux pointus, qui collabore régulièrement dans les pages de l’Aurore boréale, vient de remporter le premier prix du défi de lecture de Communication-Jeunesse dans sa catégorie d’âge. Un succès communautaire qui démontre une fois de plus l’importance de la francophonie au Yukon. Maryne Dumaine
Le club Les p’tits yeux pointus est un club de lecture indé pendant, c’est-à-dire qu’il n’est ni organisé par une école ni encadré par une bibliothèque municipale. C’est une initiative de Sandra St-Laurent et de sa fille Camille, créée il y a six ans. « Nous sommes le seul club de lecture indépendant au sein de Communication- Jeune s se », explique celle qui anime depuis un groupe mensuel de lecture destiné à une dizaine de jeunes francophones âgés de 7 à 12 ans. Cette année, le club s’est inscrit dans la catégorie Livromanie (9 à 11 ans). Le défi encourageait la communauté à s’associer au club pour comptabiliser, collectivement, le plus grand nombre de pages lues. À la date de clôture, le 12 mars dernier, le club yukonnais comptabilisait 107 085 pages. « Un résultat impressionnant, compte tenu de la difficulté d’accéder à des livres en français dans ce territoire », indique PierreAlexandre Bonin, responsable de la médiation et de la sélection pour Communication-Jeunesse. « C’est beau à voir. Chaque année, Les p’tits yeux pointus, c’est le club qui participe au plus grand nombre d’activités, sans compter le défi de lecture. Je suis ravi qu’ils aient gagné cette année », ajoute avec admiration M. Bonin, coordonnateur des défis de lecture. À titre de comparaison, la catégorie des 5-8 ans a été remportée par un club de lecture scolaire du Québec, avec 235 417 pages et celui de la catégorie 12-15 ans, par une école secondaire de la même province avec
42 219 pages. Une quinzaine de clubs ont participé cette année. « Nous avons beaucoup évolué, affirme Sandra St-Laurent. En 2018, nous avions 5748 pages, puis 34 657 en 2019 et plus de 73 000 en 2020 ». Selon l’animatrice du club, ce succès vient cette année de la communauté du Yukon. « Habituellement, nous avons beaucoup de monde du Québec qui nous aide. Des gens qui ont déjà vécu au Yukon ou les familles des gens d’ici. Mais cette année, la plupart des personnes qui ont participé sont des collabo-lecteurs et collabo-lectrices du territoire. » À noter que beaucoup de personnes participantes ont compté les pages du journal, mais d’autres lectures plus incongrues ont également fait partie du décompte : « Nous avons eu des pages d’instructions de jeux de société! » Selon elle, ce défi est une occasion pour beaucoup de personnes de laisser de côté les livres en anglais et de prioriser les lectures en français. Selon le décompte reçu par la coordonnatrice, les lectures les plus populaires, cette année, sont les grandes séries telles que les Chevaliers d’émeraude (12 tomes) d’Anne Robillard. Et pour les adultes, ce sont les gros volumes « tels que le Comte de Montecristo », indique-t-elle. G r â c e à c e t t e p re m i è re place, le club Les p’tits yeux pointus pourra offrir 20 livres à la bibliothèque de Whitehorse. « Nous allons les feuilleter avant bien sûr, et nous allons y coller une étiquette pour mentionner que c’est un don du club. C’est important pour nous de bonifier
le catalogue des livres en français disponibles ici. » L’animatrice bénévole espère que la bibliothèque prenne un jour l’initiative de créer un nouveau groupe. Elle mentionne qu’à l’heure actuelle l’intérêt pour le club de lecture jeunesse en français est grandissant. « Nous
aimerions voir la création d’un groupe pour les plus jeunes, mais nous avons aussi beaucoup d’intérêt pour un deuxième groupe de 9-11 ans, car nous avons une liste d’attente. En raison de la pandémie, nous ne pouvons pas être plus que dix dans la salle. Ce serait formidable qu’un nouveau
Recommandations actuelles du médecin hygiéniste en chef à propos des déplacements Le médecin hygiéniste en chef du Yukon maintient sa recommandation d’éviter tout déplacement non essentiel.
De plus en plus de Yukonnais et Yukonnaises se font vacciner contre la COVID-19, mais nous devons continuer de travailler ensemble afin de réduire le risque de réintroduire la COVID-19 ou l’un de ses nouveaux variants dans le territoire. Pour ce faire, il faut notamment s’en tenir aux déplacements essentiels.
Exigences relatives à l’isolement des voyageurs Toute personne qui voyage à l’extérieur du Yukon doit s’isoler pendant 14 jours lorsqu’elle revient dans le territoire. Si vous prévoyez un déplacement, quelle qu’en soit la raison, vous devez avoir un plan d’isolement pour votre retour. Les Yukonnais qui voyagent à des fins récréatives ou touristiques n’ont pas accès à l’établissement d’isolement. Pour en savoir plus sur l’isolement, consultez la page yukon.ca/fr/covid-19isolement-preventif Le gouvernement fédéral a ses propres exigences pour les voyageurs qui reviennent de l’étranger. Vous pouvez en prendre connaissance à l’adresse voyage. gc.ca/voyage-covid. Si vous avez voyagé à l’étranger, vous devrez vous conformer aux exigences du gouvernement fédéral et vous isoler pendant 14 jours lorsque vous revenez au Yukon.
persistent quant à la vaccination, notamment son efficacité pour prévenir la transmission du virus à d’autres personnes. Lorsque votre enfant aura terminé son isolement de 14 jours, il pourra rendre visite à sa famille et à d’autres personnes. L’autre solution serait que votre famille se mette en isolement avec votre enfant. Pour ce faire, tous les membres de votre famille doivent respecter les exigences en matière d’isolement, notamment rester à la maison, ne pas se rendre à l’épicerie ou dans d’autres lieux publics, sortir seul ou avec des personnes avec lesquelles ils sont en isolement, et ne recevoir aucun visiteur.
Si je suis vacciné et que je tombe malade ou que je voyage, est-ce que je dois m’isoler?
Notre enfant vient nous rendre visite. Notre famille est vaccinée et il rendra visite à personne d’autre. Notre enfant doit-il quand même s’isoler?
L’isolement reste un outil essentiel de la lutte contre la COVID-19. Bien que les données soient encourageantes, nous ne pouvons affirmer avec certitude qu’une personne pleinement vaccinée ne transmettra pas le virus à quelqu’un d’autre. L’isolement permet de prévenir la réintroduction au Yukon du virus causant la COVID-19, ainsi que la propagation du virus.
Même si votre famille a été vaccinée, votre enfant doit quand même s’isoler en arrivant au Yukon. En effet, des incertitudes
Nous devons continuer de nous servir de cet outil, même si un nombre croissant de Yukonnais sont vaccinés.
Maryne Dumaine
Le 11 février dernier, les membres du club Les p’tits yeux pointus ont discuté du livre C’est quoi un réfugié et ont abordé le thème des haïkus dans le but d’en créer un collectivement.
groupe soit pris en charge par les employé.es des bibliothèques, ou que les trousses soient utilisées par les écoles! » Les trousses créées par Les p’tits yeux pointus, incluant au moins 20 séries de huit copies de livres, sont disponibles à la bibliothèque de Whitehorse.
Pour en savoir plus, consultez le site yukon.ca/fr/covid-19-information
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Le projet Voies musicales remplace le traditionnel spectacle et concours Chant’Ouest Voilà maintenant un an que les artistes musicaux du Canada doivent s’adapter à la crise sanitaire, que ce soit pour se former professionnellement ou pour se présenter devant un public. Les concerts virtuels sont devenus une nouvelle réalité. Devant l’impossibilité d’organiser un spectacle en personne pour Chant’Ouest en 2020, le projet Voies musicales a vu le jour grâce à l’organisme albertain Le 100 Nons et à ses partenaires. leur donnant une opportunité unique de faire leurs débuts dans À la fois concours et spectacle, le monde de l’industrie musicale. Chant’Ouest réunit quatre artistes Pour le Yukon et la Colombiefrancophones émergents des pro- Britannique, c’est l’étape suivant vinces de l’Ouest et des territoires, le concours-spectacle Pacifique Kelly Tabuteau
2 cols
Formation PowerPoint Jeudi 8 avril 9 h à 12 h En ligne
Voies musicales outille les artistes émergents
powerpointmac.afy.yk.ca
Pouce vert 867 668-2663
afy.yk.ca
Merci à
Vidéos de jardinage pour débutant
jardin.afy.yk.ca
en Chanson, dont l’organisation a également été chamboulée en 2020. Après une semaine de formations et de répétitions du 2 au 6 novembre, les artistes ont réalisé des captations audios et vidéos qui ont été mises en ligne sur la chaîne YouTube du Conseil culturel et artistique francophone de la Colombie-Britannique, de la mi-février à la mi-mars 2021. Brigitte Jardin et Lorène Charmetant y représentaient le Yukon. Cette année, avec la pandémie, les organisateurs de Chant’Ouest ont décidé d’annuler l’événement, mais ont tout de même souhaité faire rayonner la musique francophone. Nathalie Kleinschmit, fondatrice de Prairie Mix et productrice du spectacle interactif Voies musicales, explique : « Joel [Couture, coordonnateur du projet] et moi avons une vocation personnelle : mettre en avant les artistes francophones émergents. Étant tous deux francophones en situation minoritaire, on sait qu’associer la musique et le plaisir à la langue française est un gage de pérennité de nos communautés. On souhaite donner l’espoir que la musique reste essentielle, quel que soit le contexte. »
Le projet Voies musicales a pour objectif d’outiller et d’accompagner quatre auteurs-compositeurs-interprètes francophones émergents de l'Ouest et du Nord canadiens dans leurs démarches de développement de carrière. Une première étape était concentrée sur la formation des artistes, à travers un camp virtuel organisé du 20 au 22 novembre 2020. Il a permis aux artistes d’en apprendre plus sur les façons de rejoindre le public, notamment en montant un spectacle à diffusion différée. La phase suivante consistait au mentorat de ces quatre artistes, afin de préparer la prestation virtuelle artistique à partager. M me Kleinschmit raconte : « Nous avons dû faire une recherche pour nous assurer de l’affinité artistique entre le mentor et son protégé. Pour Lorène [Charmetant], nous avons pensé que l’artiste fransaskoise Alexis Normand serait une bonne association. »
Gaétan Nerincx
La chanteuse Lorène Charmetant proposera les vidéos de deux chansons écrites par ses soins dans le cadre du projet Voies musicales.
Lorène Charmetant représente le Yukon Lorène Charmetant baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Originaire de France, elle a étudié à l’école de musique avant de s’orienter vers le jazz. En 2015, elle quitte son pays natal pour reprendre ses études à l’Université de Sherbrooke et y obtenir un certificat en interprétation musicale. À la recherche d’un univers musical qui lui correspond, elle déménage au Yukon au début de 2018 où, pour des raisons liées à son processus d’immigration, elle travaille à temps plein, accordant un peu moins de temps à sa musique. Cela fait cependant un an qu’elle a décidé de s’y remettre de manière plus intense et engagée. Aujourd’hui, son quotidien est 100 % musical, entre son développement personnel en tant qu’artiste et son emploi indépendant d’enseignante de musique. La phase de mentorat du projet Voies musicales lui a beaucoup appris : « Avec Alexis Normand, nous nous rencontrions en moyenne une fois par semaine pour faire le point. Nous avons abordé énormément d’aspects différents : la sélection des chan-
sons, leur interprétation, car il ne s’agit pas simplement de connaître son texte, il faut aussi se connecter profondément aux émotions qu’il dégage et à la conception visuelle. Avant cette expérience, je pensais beaucoup musique, mais j’ai réalisé à quel point l’aspect visuel d’une représentation était important. » La dernière phase du projet Voies musicales est la présentation d’un spectacle interactif, disponible en ligne sur l’Atelier culturel de Radio-Canada à partir du 25 mars 2021. À l’instar des livres pour enfants « Crée ton aventure », les internautes pourront choisir le déroulement de leur concert, que ce soit pour l’enchaînement des chansons ou pour en savoir plus sur l’artiste grâce à une entrevue avec Radio-Canada. J o e l C o u t u re c o n c l u t : « D’habitude, avec Chant’Ouest, les artistes viennent pour trois jours de formations, participent au spectacle et repartent chez eux. Avec le projet Voies musicales, nous avons pu accompagner les artistes pendant plusieurs mois et les voir grandir, se développer. C’était vraiment une belle expérience! » Initiative de journalisme local APF – Territoires
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Le troisième album tant attendu de Soir de Semaine prend son envol Dix ans après son deuxième album, le groupe franco-yukonnais Soir de Semaine lancera le 16 avril prochain Au gré du vent, un troisième opus toujours très festif, qui aborde les thèmes de l’amour, de la vie de famille et des célébrations. Laurie Trottier
« Nous, on ne le voit pas le dix ans. » Pour Soir de Semaine, la dernière décennie est passée comme un coup de vent. C’est entre les voyages, la vie familiale et le travail que le groupe franco-yukonnais a accumulé le matériel pour son troisième album. « On a nos vies, et le band est passé à travers tout ça », souligne MarieMaude Allard qui, tour à tour, joue de l’accordéon, de la basse, des flûtes, du piano et chante au sein du groupe. Au gré du vent symbolise ainsi l’aspect intemporel du processus créatif : « On ne pouvait pas maintenir le rythme infernal qu’on avait à nos débuts, on ne se serait pas écoutés et ça aurait paru quelque part », renchérit Pascal St-Laurent, chanteur et guitariste. C’est bel et bien parce que le groupe s’est offert le luxe de prendre son temps qu’il livre à son public un nouveau produit à la hauteur des attentes.
Jongler avec les styles musicaux
Karen Éloquin-Arseneau
« On se paie une thérapie de groupe », affirme le groupe en parlant du spectacle de lancement, qui aura lieu les 16 et 17 avril prochains.
à retrouver le même esprit rasSoir de Semaine, qui se produit sembleur, entraînant et festif qui depuis 16 ans, ne se cadenasse a contribué depuis toujours à dans aucun style, et cet album son succès : « C’est vraiment un album de musiques de road trip ne fait pas exception. Plusieurs nouveautés sont qui te rendent joyeux! », s’exà découvrir sur ce nouvel album. clame Marie-Maude. À travers la piste « Olivier », Notamment, des enregistrements de cuivres sur trois chansons. Les composition originale de Marieadmirateurs et admiratrices de Maude, le public pourra aussi la formation peuvent s’attendre s’attendre à quelque chose de
nouveau. « On va amener les gens ailleurs, je crois », explique-t-elle. Les membres du groupe décrivent d’ailleurs Marie-Maude comme « les épices de Soir de Semaine », faisant référence à son apport musical très diversifé qui donne une petite saveur additionnelle et parfois surprenante à ce nouveau produit musical. Cory Chouinard aux percussions et à la voix, Marc Paradis à la batterie, et Alain Desrochers à la voix, à la basse et à la guitare, complètent le groupe.
Passer des foules au studio
Fournie
L’illustration du troisième album de Soir de Semaine a été réalisée par Asia Hyde, ancienne élève d’Alain et de Marie-Maude. Gorellaume en a fait la conception graphique.
Au gré du vent est le disque de Soir de Semaine qui aura été le plus travaillé en studio. C’est d’ailleurs le seul qu’ils auront entièrement réalisé et financé. « La pandémie nous a aidés là-dessus, parce que tant qu’à ne pas faire de spectacle, on a pu se concentrer sur l’album », explique Marie-Maude. L’ e n r e g i s t r e m e n t a é t é réalisé au studio Green Needle et le talent de Jim Holland a été mis à contribution. « Cet album, c’est Soir de Semaine », annonce fièrement Pascal. L’album, qui regroupe 13 chansons, inclus donc « Au gré du vent », la chanson éponyme de l’album, écrite par Pascal St-Laurent. Elle reflète le rythme
de son voyage d’un an en autobus, fait en famille avec ses trois garçons et sa compagne. Du Yukon vers l’Amérique latine, l’expérience a sans aucun doute constitué pour eux une aventure des plus marquantes : « Le texte, c’est quatre perspectives différentes sur le voyage », explique Pascal, le tout sur un rythme plus doux, d’inspiration bossa. « Au gré du vent 2 », une chanson instrumentale évoquant le retour à la maison après le voyage, figure également sur l’album. Il se peut que les oreilles les plus fines reconnaissent aussi quelques sons et paroles, puisque certaines chansons qui ont déjà été produites en spectacle se sont taillé une place sur Au gré du vent, notamment la chanson pleine d’humour « Pompon », qui aborde avec humour les défis de la parentalité. Également, parmi les chansons, figure « Oh Baby », qui aborde une histoire d’amour, la même histoire d’ailleurs qui figure sur une autre chanson de l’album, « Champagne ».
Et du studio au lancement Le lancement aura lieu au bar The Local, les vendredi et samedi 16 et 17 avril, à 21 h. À moins d’un mois du spectacle, on sent la fébrilité des membres du groupe
et la hâte de festoyer avec leurs fans : « Le public fait partie du band. On rassemble les gens. Le spectacle, c’est une occasion pour les gens de se revoir. On voit ça comme une grosse célébration », se réjouit Marie-Maude. Chez Soir de Semaine, le plaisir de la scène est un élément fondateur, et ce spectacle ne fera pas exception. Le public aura la chance d’y entendre les nouvelles chansons mais également de danser sur quelques classiques tirés de leurs deux premiers albums. Quelques artistes invité.es feront également partie du spectacle. Un événement que de nombreuses personnes de la communauté attendaient avec impatience depuis plusieurs années.
En bonus : Soir de Semaine en vidéo Lors de son retour sur scène le 26 février dernier, le groupe a présenté lors de l’entracte le tout premier vidéoclip du groupe. Tourné à Atlin lors du Festival de musique de 2019, le vidéoclip illustre la la première chanson de l’album, au nom de la ville de Colombie-Britannique. Filmé par Simon d’Amours et Jonathan Serge Lalande, il a été réalisé par Alain Desrochers. Il est disponible en ligne sur la page YouTube du groupe.
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Droits linguistiques : porter plainte en quelques clics grâce à Planctus Un nouvel outil devrait permettre aux Franco-Canadiens de porter plainte plus facilement si leurs droits linguistiques ne sont pas respectés. L’application Web Planctus, lancée le 16 mars par la Chaire de recherche en droits et enjeux linguistiques de l’Université d’Ottawa, se donne pour double mission de vulgariser les droits linguistiques et de les rendre plus accessibles afin que chacun puisse devenir une « sentinelle » du français au Canada. Ericka Muzzo, Francopresse
Ce nouvel outil vise à faciliter le processus de plainte auprès des instances fédérales et provinciales ainsi que de certaines municipalités et institutions. Le titulaire de cette chaire créée en 2018, François Larocque, a répondu aux questions de Francopresse. Comment vous est venue l’idée de créer l’application Web Planctus? Ça fait environ deux ans que l’idée me trotte dans la tête ; j’ai commencé la conception du site au printemps 2019. En tant que personne qui fait des plaintes et qui se sert des différents recours, je me disais que ce n’était pas toujours pratique de faire des recherches sur Google pour tomber sur le bon bureau, puis ensuite naviguer leur site pour trouver le formulaire, puis des fois ils n’ont pas de formulaire… Bref, ça prenait un outil plus rapide! J’ai eu l’idée de créer une application Web qui permettrait de faire ça, et je me suis dit que ça serait un bon projet pour ma chaire vu qu’un des thèmes [qui me tient à cœur], c’est la vulgarisation des principes de droit linguistique et les rendre accessibles au grand public. Planctus vient jumeler ces deux fonctions-là : c’est un outil d’éducation accessible à tout le monde, qui permet de transmettre des plaintes linguistiques à 12 différentes autorités compétentes au pays et qui donne accès aux mécanismes de plainte mis en place. Justement, certaines provinces et certains territoires ne font pas partie de la liste des autorités qui peuvent recevoir les plaintes. Pourquoi? Ce ne sont pas toutes les provinces qui ont des règles, droits ou règlements politiques en matière de droits linguistiques. Le fédéral s’ap-
plique d’un océan à l’autre, donc les bureaux fédéraux à Saskatoon ont par exemple l’obligation de servir les francophones dans leur langue. Par contre, la province de la Saskatchewan a une politique de services en français, mais il n’y a pas de mécanisme de plainte, il n’y a pas de loi, rien qui n’oblige le gouvernement autre qu’une volonté politique d’en faire davantage pour les francophones. De même pour Terre-Neuveet-Labrador, la Nouvelle-Écosse [la Colombie-Britannique, l’Alberta et le Yukon, qui ne sont pas représentés non plus, NDLR]. Ça se peut que le Yukon s’ajoute, je suis en train de faire des recherches. Il y a une Loi sur les langues au Yukon qui donne certaines protections linguistiques, on peut se plaindre aux tribunaux, mais il n’y a pas de mécanisme de plainte administrative. Il y a d’autres mécanismes qui existent, qui ne sont pas encore sur Planctus, mais qui s’en viennent, comme la Ville de Sudbury, la Ville de Montréal, l’Université de Montréal et le Québec ; ça, c’est le gros morceau qui s’en vient. Planctus va aussi rediriger des plaintes vers l’Office québécois de la langue française (OQLF). De temps en temps, le Québec parle de créer un poste de commissaire aux langues au Québec, qui serait à la défense des droits de la minorité anglo-québécoise. S’il voit le jour, Planctus le prendra aussi en charge. Sur la page d’accueil de Planctus, on peut voir un nombre de « droits activés ». Qu’est-ce que ça signifie? Ça, c’est moi qui fais de l’optimisme! Je me dis que si on visite mon site — il y a eu 1346 visites en date du 17 mars —, c’est soit pour se renseigner au sujet des droits linguistiques ou bien pour
Valérie Charbonneau et Université d’Ottawa
François Larocque est avocat et professeur titulaire au programme de common law en français de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa. Il est également titulaire de la Chaire de recherche en droits et enjeux linguistique de l’Université d’Ottawa.
faire une plainte. La devise de Planctus, c’est « activez vos droits linguistiques ». C’est ce que je veux dire par des « droits activés » : on s’est servi de Planctus pour activer nos droits, soit pour se renseigner au sujet de nos droits, ce qui est je pense la première étape pour poser un geste concret, et ensuite si on passe à la prochaine étape, c’est de porter plainte. Planifiez-vous d’instaurer un compteur des plaintes déposées via Planctus? Peut-être éventuellement, mais c’est compliqué parce que chaque bureau de traitement des plaintes a son propre mécanisme. Il faut tenir compte d’où va chaque plainte, et encore on ne sait pas si la plainte est recevable ou non, si elle a été traitée ou non. Tout ça entre dans les statistiques de chaque bureau respectif. On est vraiment au premier niveau pour l’instant : est-ce que les gens ont eu un contact avec leurs droits linguistiques, en ont pris connaissance, et est-ce qu’ils ont posé un geste pour les revendiquer. Par exemple, ça m’est arrivé à plusieurs reprises d’être en ligne à l’aéroport et de ne pas recevoir de service en français alors que j’y avais droit. Je me disais qu’en arrivant chez moi, devant mon ordinateur, je pourrais porter plainte ; là, je peux le faire en ligne! Et la dernière fois, je l’ai fait sur mon téléphone, et avant même d’avoir passé la sécurité j’avais déjà déposé ma plainte.
Le rapport annuel 2019 - 2020 du Commissariat aux langues officielles (CLO) indique un total de 1361 plaintes recevables, une hausse de 25 % par rapport à 2018 - 2019. Croyez-vous que Planctus fera gonfler ces chiffres? Ça va être intéressant à suivre!
C’est intéressant de voir qu’il y a des années où les gens s’activent davantage. Indéniablement, en ce moment au Canada, il y a un moment fort autour des droits linguistiques : il y a la modernisation de la Loi sur les langues officielles, en Ontario on parle de refonte de la Loi sur les services en français [ainsi qu’au Nouveau-Brunswick, NDLR]. Je vais être en communication avec les différents bureaux de plaintes pour voir s’ils remarquent une augmentation. Je pense qu’ils ne pourront pas distinguer celles qui proviennent de Planctus ou d’ailleurs, mais si Planctus aide à augmenter les plaintes, je pense que ça va au moins démontrer qu’il y a un besoin. Les gens qui sont à l’emploi des bureaux de traitement des plaintes comprennent l’importance des règlements du bilinguisme et, de bonne foi, travaillent fort pour qu’ils soient respectés. Mes collègues de l’Université d’Ottawa disent être très contents de Planctus parce qu’ils ont pu dépister plusieurs problèmes sur le campus et ça leur permet d’intervenir!
Une marche linguistique nationale en 2022 Planctus existe en version bêta depuis plus d’un an. « Je n’en avais pas fait la publicité encore parce que je ne trouvais pas qu’il était au point », explique François Larocque. Le professeur de l’Université d’Ottawa s’en est tout de même servi dans son cours sur les droits linguistiques au Canada : « On organise une activité qui s’appelle la Marche linguistique. […] On sort de la salle de classe et on va prendre une marche sur le campus de l’Université d’Ottawa, et on joue un peu aux détectives : on cherche à voir si l’affichage est conforme à notre Règlement sur le bilinguisme. […] On trouve toujours plein de problèmes! » Grâce à Planctus, exit les formulaires papier à remplir : « Si on est devant une affiche [qui ne respecte pas le Règlement], il y a dix photos de l’affiche qui sont prises, dix plaintes qui sont acheminées au bureau. […] C’est ça le potentiel d’une application comme celle-ci! » En cette année d’enseignement virtuel, chaque étudiant a fait la marche linguistique dans son propre coin de pays via l’application. C’est ce qui a donné l’idée à François Larocque d’organiser une marche linguistique nationale pour le Mois de la Francophonie 2022, en collaboration avec la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF). « On va former des jeunes à travers le pays, qui vont à leur tour former leurs collègues de classes sur les droits linguistiques en se servant de Planctus. […] On veut sensibiliser les gens quant à l’existence de leurs droits et remettre entre les mains des francophones les moyens et les outils pour qu’ils puissent s’engager dans la promotion de leurs propres droits linguistiques. »
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C'est possible!
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ASSOCIATION FRANCO-YUKONNAISE
Jeudi 25 mars 2021
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PuBLirePorTAGe
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Café de Paris : un projet qui fait du chemin! C’est l’histoire d’un concept qui est né au Nouveau-Brunswick, à titre de projet pilote, pour pallier le fait que, malgré qu’il s’agisse d’une province bilingue, les services en cardiologie dans la région de Saint-Jean, eux, ne l’étaient pas. C’est l’histoire de personnes convaincues qu’on pouvait faire quelque chose pour remédier à la barrière linguistique en offrant de la formation, sur place, là où se trouvaient les professionnel.les de la santé.
Formation linguistique en santé : La genèse Peu de temps après sa création, en 2003, le Partenariat communauté en santé (PCS) a entrepris de faire l’inventaire de ce qui se faisait en matière de formation linguistique en français pour les professionnels et les professionnelles de la santé, au Yukon et ailleurs. Pourquoi? Parce que dès 2005, le PCS était actif à promouvoir le concept d’offre active de services de santé en français au Yukon et participait avec le national au développement d’un énoncé national en la matière. Le fait est qu’il faut des professionnels et des professionnelles bilingues pour offrir des services de santé en français... Or, comme il n’existait et n’existe toujours pas de programme de formation en santé en français, au Yukon, cela signifie soit que l’on recrute des
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gens bilingues, soit qu’on doive former les gens d’ici à une deuxième langue. Le PCS a donc embauché une firme pour développer du contenu de formation spécifique pour la santé et s’est lancé dans la formation linguistique en santé. Après deux saisons de formation, le PCS
en est venu à la conclusion qu’il fallait aller au-delà de la formule traditionnelle « en classe », qui ne convenait pas à des professionnel.les de la santé. En effet, souvent ce sont des personnes qui travaillent selon des horaires variables et il ne leur était pas possible d’assister à l’en-
Formations en français offertes pour les professionnels.les et intervenants.es en santé • Offre active des services de santé en français : une série de modules en ligne offerts sans frais par le Réseau santé en français du nord de l’Ontario, permettant non seulement de se familiariser avec les composantes de l’offre active en santé, mais qui présente aussi des outils et stratégies adaptables pour développer son offre de services en français. Une adaptation yukonnaise sera lancée sous peu. pcsukon@francosante.org • Mini-école de médecine / Programme d’excellence professionnelle (PEP) : des conférences virtuelles offertes gratuitement par le Consortium national de formation en santé (CNFS) et l’Hôpital Montfort, qui présentent les résultats de recherches récentes sur des enjeux de santé. Programmation et inscriptions via sbourret@afy.yk.ca • Webinaires santé de la Société santé en français : des initiatives locales et nationales pour la santé en français. Le rendez-vous par excellence pour quiconque cherche à adapter ou à implanter de nouvelles activités ou programmes en français qui touchent la santé. Les thèmes touchent la promotion de la santé, l’engagement citoyen, l’organisation de services, la présentation de portails de services, de programmes et de ressources. Gratuit. santefrancais.ca/ressources/webinaires/ • Programmation du PCS : des formations diversifiées, comme celle des premiers soins en santé mentale (PSSM), périodiquement offerte par le PCS et qui permet de s’outiller en tant que premiers et premières répondant.es, et celle pour la prévention des chutes. Le PCS présente également des séries de conférences thématiques, comme celles sur le stress et le cerveau de la chercheure en neurosciences, Dre Sonia Lupien, et des formations intensives, comme la formation sur le développement des enfants en bas âge, offerte en collaboration avec l’Institut Neufeld d’Ottawa. Programmation : pcsyukon@francosante.org
semble des cours, ce qui était très frustrant pour les apprenant.es. L’idée est venue de faire un partenariat avec le Collège Éducacentre, en Colombie-Britannique, afin de produire une adaptation des cours, offerte en ligne. Le projet a donné naissance au cours « Soignez vos patients en français » qui, depuis, a été bonifié par d’autres partenariats, dont celui avec l’Association franco-yukonnaise (AFY) afin d’y ajouter des modules d’information sur l’offre active en santé.
Quand la pratique s’améliore Pa r a ll è l e m e nt, au N o u ve au Brunswick un projet intitulé « Café de Paris », qui avait débuté par des sessions de français ici et là, dans la cafétéria de l’hôpital, commençait à se faire entendre. Ce modèle d’apprentissage a piqué l’intérêt du PCS, car son avantage vient du fait qu’il est flexible (pas d’obligation liée aux groupes), personnalisé (selon le niveau et les besoins de l’apprenant et l’apprenante) et, surtout, adapté au milieu de la santé. C’est ainsi qu’une délégation yukonnaise, comprenant le PCS, deux représentantes de l’hôpital et du gouvernement du Yukon, est allé observer de ses propres yeux l’exemple de St-Jean et de quelques-unes de ses déclinaisons dans l’Est. De retour au Yukon, des rencontres stratégiques ont permis de présenter le modèle et de convaincre le ministère de la Santé et des Affaires du Yukon de tenter l’expérience avec l’identification de sites pilotes.
Conscients des besoins grandissants au niveau des services de santé en français offerts aux ainé.es du Yukon, les sites pilotes identifiés prioritairement ont été les centres de soins de longue durée. Malheureusement, l’arrivée de la pandémie et de l’interdiction de visites dans ces centres a retardé le démarrage du « Café de Paris » yukonnais. Ceci a toutefois permis au PCS de recruter plus de professionnel.les dans le cadre du projet et de s’outiller pour le passage de l’offre de cours en ligne, lorsque nécessaire.
À votre santé! À l’aube de démarrer « pour de vrai », le PCS compte le double des inscriptions estimées initialement dans le cadre du projet pilote. De quoi se réjouir et lever un toast! La formation est principalement offerte en ligne ou en un à un, en respect des mesures sanitaires en place. Elles sont ouvertes autant pour les professionnel.les de la santé des secteurs public, privé que communautaire et accessibles pour tous les niveaux. Réjouissons-nous et n’hésitons pas à encourager les professionnel.les en formation lorsqu’ils voudront communiquer en français durant vos rendez-vous médicaux. C’est bien possible que ce soient des adeptes du « Café de Paris »!
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La musicothérapie, en français svp! Dans le cadre de son projet santé des ainés.es, le réseau Partenariat communauté en santé (PCS) poursuit le travail débuté autour de la musicothérapie auprès des ainé.es francophones du Yukon. Au départ, l’initiative avait débuté avec des fonds en santé mentale, car le PCS cherchait à faire ressortir les données en lien avec la perte linguistique qui s’ensuit parfois lors de diagnostic de démence. C’est en partenariat avec le Réseau santé de la NouvelleÉcosse, région canadienne réputée pour sa forte proportion d’ainé.es, que le PCS a ainsi mis sur pied une première formation de sensibilisation à l’intention des bénévoles et des intervenant.es de la santé, autour du retour à la langue maternelle (ici le français) dans certains cas de démence, afin d’identifier des stratégies pour y remédier. Bien que les études prouvent que le bilinguisme aide à retarder la démence, on remarque que la progression d’une maladie cognitive, comme l’Alzheimer, peut entraîner une perte de la seconde langue apprise et un retour à la langue maternelle. Cela peut créer pour les francophones en milieu minoritaire des défis de communication avec le milieu de soins, ou même avec les proches. Au Canada, on compte près de 564 000 personnes aux prises avec la démence ; d’ici tions cognitives et à améliorer la 15 ans, on estime que ce chiffre qualité de vie, car elle contribue dépassera les 930 000 personnes. à réduire l’anxiété, la dépression, le stress et l’agitation. Quelques effets de la • Le chant peut faire augmenter l’activité cérébrale. musique sur le cerveau • Les chercheurs évaluent si • La région du cerveau associée la musique peut aider les gens à la mémoire musicale semble être souffrant de démence à apprendre moins touchée par la démence. de nouvelles choses et à garder Les gens se souviennent souvent des souvenirs. de la musique de leur adolescence Source : Bayshore soins de santé et de leur vingtaine. • Le goût pour la musique Chante-moi ta chanson semble être la dernière des capacités cognitives à être atteinte par Suite au visionnement du touchant la démence. film-documentaire Alive Inside, • La musicothérapie pourrait où l’on présente les effets de la aider à réduire le déclin des fonc- musique sur la santé et particu-
peut avoir sur la qualité de vie des personnes en freinant les avancées de la maladie tout en stimulant leur mémoire par l’écoute du français au quotidien. Récemment, le PCS a obtenu la certification officielle Music and Memory, attribuée par l’organisme du même nom, voué au développement et au soutien de projets de musicothérapie partout à travers le monde. Le projet permettra aussi à certains centres de soins prolongés du Yukon d’obtenir leur certification. L’idée est de fournir plus de français, sous forme de musique spécialement sélectionnée, aux francophones aux prises avec des pertes cognitives afi n d’améliorer leur qualité de vie, de briser leur isolement et de favoriser une connexion significative avec leur entourage.
Un projet qui prend son envol
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lièrement sur celle des personnes atteintes de pertes cognitives, le PCS a entrepris de trouver un moyen de recréer le programme en français auprès des ainé.es francophones du Yukon. Depuis, du matériel a été recherché, des trousses ont été montées et l’excellent musicien Olivier de Colombel, formé en musicothérapie et ayant pratiqué dans divers milieux de la région parisienne, a été recruté pour animer des sessions d’initiation à la musicothérapie, en personne, puis en ligne en raison de la pandémie, à l’intention des bénévoles auprès des ainé.es francophones et des responsables des loisirs
thérapeutiques des centres de soins de longue durée.
« La musique peut être une source puissante de bonheur et de confort pour les personnes atteintes de troubles cognitifs et ceux qui les entourent. ». -Société Alzheimer Canada
Une collaboration avec l’artiste Nathalie Parenteau a permis de sélectionner une de ces œuvres pour représenter le programme. Ainsi, une petite sterne se pose sur une loutre, pour venir lui chanter sa chanson : quelle meilleure façon de représenter l’importance des services à domicile? Le projet permet donc le prêt sans frais de matériel d’écoute et la création de listes d’écoute musicale personnalisée pour les francophones atteints de troubles de mémoire ou de démence. Ce service est disponible en centres de soins de longue durée et à l’hôpital, et le PCS explore la possibilité d’étendre le programme via les soins à domicile. Pour plus d’information sur ce service : pcsyukon@francosante.org ou (867) 668-2663 poste 800.
L’expérience démontre que parmi les mémoires lointaines se trouve celle de la musique et des chansons apprises dans sa langue maternelle. C’est pourquoi le projet « Musiques et mémoires » mise sur l’effet profond que la musique
Musiques et mémoires Un programme de prêt d’équipement d’écoute et de listes musicales en français.
Artiste Nathalie Parenteau
Service personnalisé à l’intention des francophones souffrant de troubles de santé affectant la mémoire. Prêt gratuit via un projet du Partenariat communauté en santé (PCS). 867 668-2663 poste 800 Francosante.org pcsyukon@francosante.org
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L’interprétation-accompagnement en santé : ça mange quoi en hiver?
Artiste Nathalie Parenteau
Vous avez remarqué l’annonce avec le beau lynx qui sort timidement du bois, une œuvre de l’artiste Nathalie Parenteau, et vous vous demandez à quoi peut bien servir un service d’interprétation-accompagnement en santé? Vous vous dites « je ne dois pas en avoir besoin, sinon je le saurais ». Et bien peut-être que oui, peut-être que non! Le service d’interprétation-accompagnement en santé est né du désir de proposer une alternative complémentaire aux services de santé offerts directement par des professionnel.les bilingues de la santé. Personne ne se raconte d’histoire : dans un monde idéal, les francophones du pays pourraient recevoir leurs services de santé dans la langue de leur choix, peu importe leur lieu de résidence. Or, ce n’est malheureusement pas (encore) le cas. Les études de la chercheure canadienne Sarah Bowen ont identifié les répercussions directes d’une absence de services de soins de santé dans la langue maternelle du patient. Ces répercussions incluent la réduction du recours aux services préventifs, l’augmentation du temps de consultation, du nombre de tests diagnostiques, la probabilité d’errer dans les diagnostics et les traitements, la diminution de la probabilité de fidélité aux traitements, la baisse de la satisfaction à l’égard des soins et services reçus, la baisse de la qualité des soins et des résultats, sans parler d’une
hausse des coûts pour le système membres de la Société santé en de santé. Il est clair qu’un préjudice français, le Partenariat commuest causé à la population lorsque nauté en santé (PCS) travaille pour les services ne lui sont pas offerts la désignation de postes bilingues dans sa langue maternelle. en santé afin d’assurer l’offre de services en français dans le système de santé. Parallèlement, Une approche le réseau travaille sur l’axe de forcomplémentaire mation linguistique, via le projet « Café de Paris », qui vise à offrir Comme tous les autres réseaux des formations de familiarisation et de perfectionnement linguistiques Service d’interprétation-navigation en santé en français à l’intention des proGRATUIT | PROFESSIONNEL | CONFIDENTIEL fessionnel.les de la santé. Cependant, comme il n’existe pas encore de pilule magique qui rende bilingue du jour au lendemain, le processus de formation prend du temps. Du temps que les francophones n’ont plus. C’est pourquoi, en collaboration avec le Réseau santé de Terre-Neuve-et-Labrador TNL, le PCS a entrepris en 2016 de développer un argumentaire et une stratégie conjointe pour intégrer l’interprétation-accompagnement en santé dans l’offre de services actuels aux deux bouts du pays. Aussi géographiquement éloignée de nous que puisse l’être la province de (TNL), les défis - Prise de rendez-vous médicaux de recrutement d’un personnel (dentistes/optométristes/santé mentale/etc.) bilingue en santé sont pourtant - Interprétation (traduction orale sur place) très similaires à ici. L’idée d’intégrer - Navigation entre les services des interprètes-accompagnatrices - Service de transport offert lors des rendez-vous accompagnés formées vient donc pallier un vide - Sur rendez-vous seulement dans le continuum de services.
(867) 668-2663 poste 810 pcsadjointe@francosante.org
Se débrouiller en anglais, ça suffit? Si se débrouiller en anglais peut suffire pour des transactions
d’expérience en la matière, afin de développer sa version yukonnaise d’un service professionnel, confidentiel et gratuit. Il est important de mettre l’accent sur ces trois éléments, car il existe d’autres services d’accompagnement ou d’interprétation qui sont offerts sur base bénévole et qui n’offrent pas la même constance au niveau de la qualité ou de l’efficacité. Les trois interprètes-accompagnatrices qui travaillent au PCS ont reçu plus de 170 h de formation en lexique médical, en premiers soins/RCR, en santé mentale, en accompagnement communautaire, en prévention des chutes et en conduite préventive, car le service de transport sur demande est offert lors des accompagnements. Elles travaillent selon un code d’éthique et de confidentialité et possèdent toutes une formation en tant que professionnelle de la santé ou d’agente en promotion de la santé. Ce sont des guides fiables qui connaissent le système Shutterstock de l’intérieur et qui mettent leurs connaissances au service de la simples, les enjeux de santé sont communauté. Et ça leur fait plaisir d’une autre nature. Quand on parle de le faire! de consentement éclairé, cela sous-entend qu’il existe une com- Comment accéder munication claire entre les patients au service? et les soignants. Se débrouiller n’est souvent pas suffisant, car Les services du PCS ne sont on est rarement à notre meilleur pas non plus seulement resquand on est malade, même dans treints à l’hôpital et aux cliniques notre propre langue! médicales : au contraire, elles C’est pourquoi il est recom- s’appliquent aussi aux prises de mandé de faire appel aux services rendez-vous, à l’accompagnement d’interprétation-accompagnement. à la pharmacie, à l’optométrie, à L’interprétation fait référence au rôle la massothérapie, à l’ergothérapie, qu’une personne bilingue formée au à la psychologie, à la dentisterie, lexique médical et en interprétation etc. Bref, les interprètes-accomjoue en tant qu’intermédiaire entre pagnatrices sont là partout où les patient.es et les soignant.es. vous ne pouvez pas avoir accès L’accompagnement, parfois aussi directement à un professionnel appelé la « navigation », fait réfé- ou à une professionnelle bilingue rence au rôle de guide joué par de la santé. une personne qui connait bien le L’accompagnement et l’insystème de santé, qui navigue terprétation se font en personne, dans le monde complexe des soins au téléphone et en visioconféde santé, tout en démystifiant et rence pour ce qui est des régions en simplifiant l’accès aux soins. éloignées ou des consultations On remarque que la présence se déroulant en dehors du terd’une interprète-accompagna- ritoire, via une plateforme sécutrice diminue le stress et permet risée. Le service est gratuit et à la personne qui consulte se de sur rendez-vous. Votre santé concentrer sur son interaction avec est trop importante pour passer la personne soignante au lieu de à côté! N’hésitez pas à faire chercher ses mots. appel à une interprète-accompagnatrice lors de vos prochains Qui sont les interprètes- rendez-vous. Pour accéder au service : pcsadjointe@francosante.org accompagnatrices? 867 668-2663 poste 810 En prévision du démarrage de ce service, le PCS a étudié divers modèles et a conclu une entente avec l’Accueil francophone de Thunder Bay dans le nord de l’Ontario, qui compte plus de 30 ans
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La santé des immigrant.es francophones à l’étude! L’immigration francophone est de plus en plus présente dans les communautés francophones en milieux minoritaires du Canada. Il importe donc aux organismes communautaires et publics de se préparer à répondre aux besoins des nouveaux arrivants et des nouvelles arrivantes et de leur famille, dans plusieurs domaines, mais encore plus particulièrement en matière de santé. Pour ce faire, une poignée de réseaux pour la santé en français, dont le Partenariat communauté en santé (PCS) au Yukon, s’est réunie pour développer un projet commun d’étude sur les besoins en santé des immigrants et immigrantes francophones.
Un partenariat d’envergure L’étude se déroulera sous le leadership du Réseau santé albertain et regoupe trois provinces (Alberta, Saskatchewan et Terre-Neuveet-Labrador) ainsi que les trois territoires (Yukon, TNO, Nunavut). Étalée sur deux ans, cette étude permettra de sonder les immigrant.es francophones de chaque localité afin de saisir l’évolution des besoins en matière de santé, dans le temps. À titre d’exemple, l’Alberta a connu une hausse de 106 % de son immigration francophone entre 2006 et 2016 ce qui représentent un passage de 3605 personnes à 7440 personnes immigrantes au cours de cette décennie. Pour la même période, on dénote une hausse similaire en Saskatchewan (680 personnes immigrantes), au Yukon (55), aux
TNO (30), au Nunavut (25) ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador (130). Une tendance à la hausse, qui semble se maintenir!
respectifs en pistes de solutions permet tant aux populations concernées, aux institutions de santé communautaires et privées et aux intervenants de favoriser un accès aux soins culturellement Une première pour adaptés. Une attention particulière sera portée aux facteurs sociaux l’ouest et le nord… déterminants de la santé (la ainsi que l’extrême-est! culture, l’âge, le genre, l’éducaLe système de santé doit s’attarder tion, le logement, l’emploi, etc.) aux impacts du processus d’éta- et ce, afin de réduire les inéquités blissement sur la santé mentale, en santé. pour identifier le concept de « souffrance sociale ». C’est d’ailLes prochaines étapes leurs ce concept qui pourrait offrir des pistes de solutions et qui inté- L’équipe de recherche, établie en resse Paulin Mulatris, chercheur février dernier, prévoit lancer les principal au campus Saint-Jean de sondages dès l’été 2021 auprès l’Université de l’Alberta ainsi que des provinces et territoires parses collègues de l’Université de la ticipants. Tous les immigrants Sakatchewan et de l’Université de et toutes les immigrantes franSt-Boniface au Manitoba. L’étude cophones des régions ciblées aura aussi pour effet de renforcer seront invité.es à y participer. Des les capacités locales de recherche entrevues en profondeurs sont tout en présentant l’avantage de aussi prévues afin de dresser des faire la lumière sur l’immigration parcours migratoires de soins qui francophone en régions. fourniront des données qualitatives précieuses sur l’utilisation la non-utilisation de certains Les retombées espérées et services de santé et les raisons Au Yukon, le PCS compte bien de ce choix. Les entrevues, elles, réseauter avec ses partenaires dépendront de la situation sanidu Réseau d’immigration franco- taire qui dictera le moment propice phone du Yukon (RIFY) géré par pour se rendre sur le terrain. Cette l’Association franco-yukonnaise étude permettra de pallier à l’ab(AFY) pour développer des théma- sence de données probantes sur tiques de recherche qui sauront l’état et les besoins de santé des répondre aux questions qu’on se populations immigrantes de ces pose localement et pour s’assurer régions tout en offrant des pistes que les résultats de cette étude de solutions pouvant être intépourront être utilisés par les grées dans les plans d’action des partenaires. Les réseaux Santé RIF locaux. Pour plus de renseien français des régions étudiées gnements sur ce projet d’étude : comptent ainsi alimenter leur RIF pcsyukon@francosante.org
INFO SANTÉ
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Ressources utiles Santé des enfants Le site Internet Les soins aux enfants néo-canadiens est un formidable outil pour aider les professionnels et professionnelles de la santé à prodiguer des soins de qualité aux enfants et aux adolescent.es immigrant.es et réfugié.es. Ergonomique, chaque fiche thématique reprend les faits saillants et les informations essentielles relatives au sujet traité. enfantsneocanadiens.ca/care
Santé mentale Le Projet sur la santé mentale des immigrant.es et des réfugié.es propose une formation, des outils et des ressources en ligne aux professionnels qui travaillent avec des populations immigrantes et réfugiées dans les domaines de l’établissement, des services sociaux et des services de santé. irmhp-psmir.camhx.ca/fr_CA/
Formation en soins interculturels Le Consortium national de formation en santé - volet Université d’Ottawa propose une formation avancée intitulée « Les compétences culturelles : un incontournable pour assurer des soins de qualité ». Cette formation gratuite, offerte en ligne permet aux intervenant.es et aux professionel.les de la santé d’intégrer les compétences culturelles dans leur pratique pour assurer une communication ainsi que des soins culturellement adaptés. cnfs.ca/professionnels-de-la-sante/formation-a-lasupervision/formation-avancee
SAVAIS-TU que...
Tu viens d’arriver au Yukon?
Ê
tu peux obtenir l’aide d’une interprète-accompagnatrice lors de tes rendez-vous de santé? Comme ça, tu peux communiquer en sécurité, en français, avec le personnel soignant quand c’est le temps de prendre des décisions pour ta santé. Gratuit Professionnel Confidentiel En personne ou en virtuel pcsadjointe@francosante.org et 668-2663 poste 810
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Petite enfance : c’est quoi ton super pouvoir? La période de la petite enfance a un impact déterminant sur l’état de santé à l’âge adulte. Les études sont nombreuses à sonner l’alarme pour que des mesures concrètes soient mises en place afin de faciliter l’accès à la santé pour les jeunes enfants et leur famille. C’est pourquoi l’agence de santé publique du Canada a lancé en 2019 - 2020 un appel de projet visant deux axes : la planification des interventions globales adaptées sur les plans culturel et linguistique en promotion de la santé pour améliorer la santé et le développement des enfants (de 0 à 6 ans) ainsi que l’amélioration de l’accès à ces programmes afin de réduire les iniquités en matière de santé de la petite enfance.
d’investir davantage en tant que société dans le secteur de la petite enfance. La petite enfance et ce qui l’entoure (le lien parent-enfant, l’accès aux services de garde de qualité, aux soins appropriés comme la vaccination et la prévention des abus, en passant par le transfert du patrimoine et de la langue, de même que des modes de vie sains) sont autant d’éléments qui font qu’aujourd’hui la petite enfance est reconnue comme un facteur déterminant de la santé, à part entière.
« Une stimulation positive au début de la vie facilite l’apprentissage et favorise de meilleurs comportements et une meilleure santé à l’âge adulte. »
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français. L’étude de besoins auprès « Ce qu’on sème pendant des familles a permis d’identifier la petite enfance, on -Agence de santé publique du Canada quatre axes majeurs d’intervenInvestir dans l’avenir le récolte le reste tion afin d’assurer que les enfants de la vie… » francophones du Yukon puissent Sous le leadership du Partenariat Des racines fortes connaître un développement sain communauté en santé (PCS), l’enL’horizon de 5 ans et des ailes qui leur permettra de prendre semble des partenaires se sont mobilisés pour faire le point sur Cela est d’autant plus important leur envol : Parmi les besoins identifiés les initiatives passées, sonder les que les jeunes familles fran- 1) La vie saine ; dans ces axes ressortait celui besoins des familles ayant des cophones sont de plus en plus de concentrer l’information dis2) La santé mentale et le enfants francophones de 0-6 ans nombreuses aux territoires. On ponible en français au sujet de la mieux-être émotionnel ; et identifier des pistes pour le plan n’a qu’à penser à la pénurie des petite enfance. Cela a permis de 3) L’accès aux soins de santé d’action communautaire. mettre sur pied un projet sur deux places en garderie francophone primaires ; Longtemps considéré comme pour constater que les familles ans visant la création d’un micro4) Le développement et la le parent pauvre de l’éducation, on ont de plus en plus envie d’élever site pour la petite enfance qui agira diffusion des connaissances. reconnait aujourd’hui l’importance et d’accompagner leurs enfants en comme point central pour tous les organismes offrant des services et des ressources en petite enfance, que ceux-ci soient offerts par la Garderie du petit cheval blanc, Les essentielles, la Commission scolaire, l’Association franco-yuRANDO | VÉLO | CANOT konnaise, le programme Familles en santé géré par le gouvernement RANDO | VÉLO | CANOT du Yukon ou encore le PCS. Le site devrait voir le jour en 2021 et présentera un calendrier commun des activités offertes aux familles francophones. Dans la même veine, du côté des services, le projet annoncé de création d’un centre de santé primaire bilingue au Yukon représente une belle avancée pour les familles qui pourront y trouver une variété de services de santé primaires, dans leur langue, et concentrés en un seul endroit.
PLEIN AIR ET SÉCURITÉ DES ENFANTS PLEIN AIR ET SÉCURITÉ
ÉTIRUCÉS TE STN
DES ENFANTS
Une optique nordique D’autre part, le besoin de se rassembler entre parents et de participer à des activités de promotion de la santé en français avait été identifié (le sondage a été mené
Guide pourFAMILLE, faire du sport avec jeunes LE PLEIN AIR EN ENvos TOUTE SÉCURITÉ enfants ans) en toute sécurité pour pratiquer Connaissez-vous les(0-6 mesures de sécurité Recommandations des sports de plein air avec vos enfants en toute saison? Guide pour faire du sport avec vos jeunes Équipements • Conseils • Équipement • Astuces pour les sorties
enfants (0-6 ans) en toute sécurité Astuces Pour obtenir votre copie : pcsadjointe@francosante.org 668-2663 poste 810 Recommandations Équipements
avant l’annonce de la pandémie). C’est ainsi que les partenaires ont travaillé pour développer une programmation commune pour le Yukon… et au-delà! Devant le défi de s’adapter au contexte de la pandémie, des séries d’ateliers parents-enfants ont vu le jour sous forme virtuelle et ont permis aux parents d’accéder aux conseils de professionnel.les de la santé et du mieux-être, en visioconférence. Aux prises avec des restrictions similaires liées à la pandémie, les partenaires des trois territoires (Yukon, TNO et Nunavut) ont décidé de mettre en commun leurs efforts pour rendre accessible leur programmation en ligne à l’ensemble des familles francophones du Nord. Ainsi, les parents franco-yukonnais pouvaient s’inscrire, sans frais, aux activités offertes par les deux autres territoires, et vice-versa. Cela a permis de mettre en valeur les expertises locales dans le Nord et d’offrir la possibilité d’échanger entre parents vivant des réalités propres à notre latitude. On n’a qu’à penser aux défi s de l’alimentation saine en contexte nordique ou des routines du sommeil au-dessus du 60 e parallèle pour réaliser à quel point notre spécificité géographique influence aussi notre santé! D’ici les quatre prochaines années, vous verrez d’autres belles initiatives naître, comme l’École de la forêt et le lancement d’une revue sur la saine utilisation des écrans. Des initiatives qui, nous l’espérons, permettront aux enfants francophones des territoires de devenir les petits superhéros et superhéroïnes qu’ils portent tous et toutes en soi!
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Un vent de maturité : réflexions sur 18 ans de réseautage en santé C’est officiel, à l’aube de ses 18 ans d’existence, on peut dire sans trop se tromper que le Réseau gagne en maturité! Il est étrange de penser qu’au départ, en 2003, toutes les provinces et tous les territoires n’étaient pas représentés au sein de la Société Santé en français (SSF). La ColombieBritannique, par exemple, s’est jointe plus tard et le Nunavut, tel qu’on le connait, venait à peine d’être créé (en 1999) Mais en ce qui nous concerne, le Yukon était sur la ligne de départ. Avec du financement anémique, mais du cœur à l’ouvrage, le Partenariat communauté en santé (PCS) a roulé sa pomme (son logo) au fil des années et a su rassembler une belle équipe de partenaires.
Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin
de ses projets ont pu voir le jour grâce à cette capacité de travailler Il faut se rappeler que, en 2003, ensemble, malgré les distances et l’idée de financer des initiatives l’asymétrie des services observable qui regroupaient tant des repré- de part et d’autre du pays. Plusieurs sentants et des représentantes des projets présentés dans ce du gouvernement, d’institutions dossier spécial représentent d’ailde formation, de gestionnaires leurs des témoignages vivants de d’établissement, des professions la valeur ajoutée que représente de la santé et des organismes l’approche par réseautage. communautaires, c’était du jamais vu par ici. Le côté obscur Développée par le Dr Charles de la pomme Boelen pour le compte de l’Organisation mondiale pour la santé Si les 18 dernières années ont été (OMS), l’approche « L’unité vers fabuleusement remplies, reste que la santé », pensée sous forme de toutes les activités menées de front pentagramme, regroupe cinq sec- par le PCS ne sont pas nécessaiteurs et repose sur l’idée que seule rement connues. Si la plupart des la synergie découlant du réseau- gens connaissent l’existence du tage peut influencer positivement Centre de ressources en santé, du l’état de santé des populations. répertoire des professionnel.les Cette approche de réseautage, bilingues en santé, de la mosaïque vue d’abord comme une étrangeté des pros de la santé, des ateliers et passagère, a au fil du temps fait des conférences en français, rares des « petits », et aujourd’hui plu- sont ceux et celles qui connaissent sieurs secteurs en dehors de la aussi tout le travail de développesanté, comme le PCS, ont adopté ment et d’influence mené par le un fonctionnement en « réseaux », Réseau et ses partenaires. inspiré de cette approche. L’identification des besoins ou de meilleures pratiques en santé, le développement de stratégies et Des débuts modestes d’argumentaires, le travail d’analyse C’est donc animés par une nou- et de conseil pour la planification velle flamme collaborative que les de services adaptés pour les réseaux ont émergé à travers le francophones du Yukon, la ligne pays pour développer des alliances, d’écoute téléphonique empathique mettre sur pied des projets, sonder de TAO Tel-Aide et le centre de des populations et engager des santé primaire bilingue au Yukon partenaires dans le but d’améliorer (rapport publié par le PCS en 2003) l’accès des services de santé en sont quelques exemples de cette français pour les francophones en partie du travail du PCS qui reste souvent dans l’ombre. Mais chaque milieux minoritaires. Le sous-financement chro- nouveau service développé est une nique dont bénéficiaient certains preuve du potentiel fabuleux que petits réseaux les a poussés à représente le réseautage. mettre leurs ressources et expertises en commun pour faire avancer L’avenir avec des les dossiers de santé en français lunettes vertes? dans leur région. Le PCS en est un exemple flagrant et bon nombre Le PCS a fait ce qu’il pouvait
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faire de mieux : rassembler des partenaires à une même table, développer des visions communes et se relever les manches pour encourager les autres à en faire autant. Le PCS a eu la chance d’être entouré de partenaires au leadership authentique et courageux. Grâce à son engagement continu, le Réseau a pu faire avancer la cause de la santé en français au Yukon. Cette année, le PCS se refait une beauté en mettant à jour sa planification stratégique, ses outils de communication et relance l’étude des besoins en matière de santé. Comme quoi il faut toujours être prêt à s’adapter et à demeurer
Nous renouvelons notre engagement envers vous. Faites-en de même, lorsque le sondage sur les besoins en santé sera lancé. Il faut y participer, car vos besoins sont au cœur de nos actions!
« Ne doutez jamais qu'un petit nombre de citoyens volontaires et réfléchis peut changer le monde ; en fait, cela se passe toujours ainsi. » -Margaret Mead
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à l’écoute des nouveaux besoins. La pandémie a assurément permis de faire la lumière sur l’importance d’obtenir des services de santé dans sa propre langue. C’est pourquoi nous profitons de cet anniversaire de « maturité » (pas de majorité, car l’âge de majorité est de 19 ans, au Yukon) pour remercier l’ensemble de nos partenaires, et particulièrement les membres passés et présents du comité superviseur du PCS pour leur engagement exemplaire. Nous remercions aussi la communauté francophone pour sa confi ance et sa générosité lorsque vient le temps de nous indiquer ce dont elle a besoin.
Est-ce que je dois donner un câlin? D’où viennent les bébés?
ité et sur la sexual ! Apprendre s égalitaires les relation
Le PCS te propose 13 trousses thématiques sur la santé qui comprend des jeux éducatifs, un ensemble de livres, du matériel et un cartable d’activités clé en main pour explorer chaque sujet! Conçu pour les 0-8 ans. C’EST GRATUIT!
Limite : une trousse par famille. Toutes les trousses sont désinfectées entre les emprunts.
pcsadjointe@francosante.org (867) 668-2663 poste 810
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Comment puis-je être certain(e) que les vaccins contre la COVID-19 sont sécuritaires? Seuls les vaccins sûrs, efficaces et de la plus haute qualité sont autorisés par Santé Canada. Le Canada est reconnu dans le monde entier pour ses normes de qualité élevées et son examen rigoureux des vaccins. Apprenez-en plus sur les vaccins contre la COVID-19 au Canada.ca/vaccin-covid 1-833-784-4397
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Amélia Koeppel : l'informatique, du Québec au Yukon En septembre 2014, un Permis Vacances-Travail (PVT) en poche, Amélia Koeppel quitte la France trois jours après la fin de ses études en informatique pour venir découvrir le Canada. Avec son partenaire de l’époque, leur objectif était de partir dix à douze mois et d’enchaîner les petits boulots, d’abord à Montréal, puis en se déplaçant lentement vers l’Ouest. Si l’aventure canadienne avait commencé à deux, c’est finalement seule que la jeune femme a poursuivi sa route. Pour le couple français, l’idée initiale était de trouver un petit boulot à Montréal pour quelques mois, avant d’aller découvrir Toronto puis Vancouver. Dès l’arrivée, chacun trouve un très bon emploi. Les mois défilent et les immobilisent à Montréal toute la durée de leur PVT. Lui souhaite prolonger son séjour, elle décide de rentrer en France et leurs chemins se séparent. C’était cependant sans compter sur une opportunité professionnelle qu’Amélia Koeppel n’a pas pu refuser : un poste de Scrum Master (le Scrum étant une méthode holistique de travail qui augmente vitesse et flexibilité dans le développement de nouveaux produits logiciels) pour la Banque Nationale du Canada. Après son PVT, c’est donc sous le statut de Jeunes Professionnels (JP), un permis de travail fermé issu lui aussi du programme d’immigration d’Expérience internationale Canada, qu’elle a continué sa vie montréalaise.
Cinq années à Montréal… C’est finalement cinq années qu’Amélia Koeppel passera à Montréal, enchaînant avec un deuxième JP. En 2016, elle lance son processus d’immigration. En trois semaines seulement, elle obtient son Certificat de sélection du Québec (CSQ) dans le cadre du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et se retrouve en permis de travail fermé avec un nouvel employeur. En 2018, elle décroche sa résidence permanente, ce qui rend les choses plus faciles pour changer d’emploi. Elle explique : « Des Scrum Masters, il n’y en a pas tant que cela à Montréal, si bien que pendant ces six dernières années, j’ai reçu des offres d’emploi chaque semaine. Avant la résidence permanente, j’étais un peu coincée avec un permis de travail fermé ; après, j’avais l’embarras du choix! » Malgré les opportunités pro-
fessionnelles, toujours dans son domaine, Amélia Koeppel peine à trouver un équilibre. Elle confie : « En 2017, j’ai fait un premier burnout [syndrome d'épuisement professionnel] qui n’a pas vraiment été traité ; on m’a dit de prendre deux semaines de vacances et que ça irait mieux. Sur le moment, ça allait, mais les mécanismes dans ma tête étaient toujours les mêmes, si bien que j’ai fait un second burn-out en janvier 2020. Je me suis fait aider, et en me rappelant une phrase de mon père, ‘‘je suis fier de toi, car tu fais tout pour réaliser tes rêves’’, j’ai décidé de repenser à mes rêves mis de côté trop longtemps, notamment celui de voir des aurores boréales. »
… avant de découvrir Whitehorse Elle décide donc de venir passer une semaine de vacances à Whitehorse. Elle arrive le jeudi 30 janvier 2020, jour du départ de la course Yukon Arctic Ultra,
un signe pour cette passionnée de course à obstacles et sur sentiers. Le samedi, elle effectue la fameuse randonnée du lac Fish et a une révélation : « C’est ici que je veux vivre! En simplement deux jours, j’ai rencontré tellement de personnes dans lesquelles je me retrouve et qui comprennent ce par quoi je passe. Leur vie privée et leur bien-être personnel passent avant leur travail. » De retour à Montréal le 7 février, elle met tout en branle pour son imminent déménagement : elle postule à distance à un poste à la Ville de Whitehorse qu’elle obtient, mais qu’elle doit refuser après avoir attrapé la COVID-19. C’est finalement à la mi-juin 2020 qu’elle pose définitivement ses valises à Whitehorse, continuant à travailler à distance pour son emploi montréalais, qu’elle quitte fin octobre de la même année. En décembre, elle décroche un emploi de Scrum Master pour une compagnie des
Jordan Haslbeck
En parallèle de son travail, Amélia Koeppel a repris ses entraînements de course à pied avec Northern Strength Academy et l’entraîneur Ian Weir pour se préparer à l’ultra trail Reckless Raven qui aura lieu le 27 juin 2021.
Illustrer l’immigration en quatre tableaux
Territoires du Nord-Ouest qui a un bureau à Whitehorse. La jeune Française raconte : « Je suis vraiment chanceuse, car je suis encore dans mon domaine. Par contre, contrairement à la tendance générale, j’accuse une grosse chute de salaire par rapport à mes emplois de Montréal. Et surtout, je ne m’attendais pas à dépenser autant pour un loyer… » Après un an et demi d’attente, Amélia Koeppel est devenue citoyenne du Canada le 26 février dernier et elle s’en réjouit : « Je peux maintenant dire qu’ici aussi c’est chez moi! » Ses démarches d’immigration ont été longues, se sont faites par étapes, mais sans difficulté majeure : « Il fallait être patiente… Finalement, le plus gros défi, c’est le coût, car il faut tout de même réussir à sortir les sommes demandées à chaque phase du processus. »
Quatrième tableau : Maeva Esteva
«
L’appel du sauvage a résonné dans mon cœur comme le son d’un tambour lointain. Un appât irrésistible qui n’était que ce désir incontrôlé de nature sauvage, ce désir de m’y fonder, de m’y confondre, de m’y perdre pour mieux me retrouver. Cette course effrénée pour une liberté, pour un retour à la simplicité, pour retrouver une connexion avec la vie, une connexion avec la nature. Une fuite aussi, de notre société, de l’humain et de ses maladresses. J’ai trouvé ce Yukon habité d’un peuple fort et soudé qui a survécu pendant des millénaires dans des conditions rudes, et d’autres venus d’ailleurs par soif d’aventure. Un peuple qui se bat ensemble pour la nature, car ils n’ont pas encore oublié que c’est elle qui leur a tout donné. De sang français, mais de cœur polynésien, c’est dans ce Yukon mystérieux que je me suis posée, c’est ici que je suis devenu moi, quelqu’un et personne à la fois, car au milieu de ces immensités gelées nous ne sommes qu’un petit flocon perdu dans un ciel enneigé. J’ai choisi ce dessin, Bear Brother, car il représente pour moi cette connexion oubliée entre l’humain et la nature sauvage, cette même connexion qui m’a amenée ici.
»
Maeva Esteva
Cette exposition vous est proposée grâce à un partenariat avec l’Association franco-yukonnaise. Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Vous pourrez admirer les œuvres d’artistes immigrant. es dans les éditions de l’Aurore boréale jusqu’au mois de mars.
Ce publireportage vous est proposé par l’Association franco-yukonnaise. Il a été réalisé grâce à une contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.
Programmes en français
Jeudi 25 mars 2021
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Le printemps est enfin arrivé! Avec toute cette belle neige que nous avons eue, quoi de mieux que d’en profiter! Les plaisirs de l’hiver sont toujours au rendez-vous et les activités culturelles ne manquent pas pour les élèves de français langue seconde.
Le temps des carnavals Avec le printemps revient le temps des sucres. La plupart des écoles du Yukon organisent des festivités d’hiver comme des carnavals et la traditionnelle cabane à sucre. Les élèves y prennent part de différentes manières, soit en aidant à recueillir de la neige pour la tire d’érable ou en animant des stations de jeux pour les plus jeunes. La créativité ne manque pas : à l’École Robert-Service de Dawson, ils ont élaboré des structures en cubes de glace colorée, à l’École élémentaire Holy Family, ils ont mangé la tire en respectant les règles sanitaires et à l’École secondaire Wood Street, ils ont glissé et mangé de la tire au parc Shipyard. Tous les élèves se sont sucré le bec à leur goût!
Une incroyable découverte par Simran Sidhu, 4e année, WES C’est la semaine de relâche. Sarah va à la cabane de ses grandparents, Marie et Jean. Ils sont très rayonnants et actifs. Leur cabane est au Québec dans une jolie forêt. Ses cousins sont venus avec elle. Ses cousins s’appellent Georges et Sabrina. Ils sont des jumeaux espiègles et toujours en compétition. Sarah et ses cousins jouent à un jeu avec des roches. C’est le jeu préféré de Sarah et ses cousins! Le jeu va comme suit : on lance une roche et tout le monde a un essai. À la fin, on voit qui a lancé la roche le plus loin. Ce jour-là, Sarah trouve une roche très pointue. Quand elle lance la roche très pointue, elle fait un trou dans le tronc d’un arbre. Après, de l’eau sort de l’arbre. Sarah est très surprise! Ses cousins marchent vers la maison. Sarah dit: « Mais attendez! Il y a quelque chose qui est sorti de l’arbre! » Ses cousins disent : « Va dire ça à grand-papa Jean. » « Mais pourquoi? », dit Sarah, mais ses cousins sont trop loin. Sarah va voir son grand-papa. Elle raconte son histoire. Il dit : « Enfin! » Sarah dit : « Enfin? Pourquoi? » « Parce que, maintenant, grand-maman peut faire du sirop avec la sève. » Après, grandmaman Marie cuisine le sirop et le transforme en tire d’érable. Sarah et ses cousins en mangent sur la neige. Maintenant, Sarah sait c’est quoi le sirop d’érable! La fin.
Jeudi 25 mars 2021
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Cette année, en raison de la pandémie, l’événement Chante-la ta chanson s’est transformé en Danse-la ta chanson. Les écoles ont préparé une danse sur une musique de leur choix afin de réaliser un spectacle préenregistré. Beaucoup de créativité et de styles différents ont fait le succès de Danse-la ta chanson. Comme tu vois, chère COVID-19, rien n’arrête les élèves de français langue seconde! Bravo à toutes les écoles participantes!
Café français L’École élémentaire de Hidden Valley s’est transformée en café français. Les élèves pouvaient commander leur menu et être servis en français! Une belle réussite!
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Programmes en français
Danse-la ta chanson
Jeudi 25 mars 2021
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ArcTique
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Un pas de plus vers la protection de la Réserve de l’Arctique La conclusion d’une entente de principe entre le Canada et les États-Unis laisse entrevoir une protection permanente pour l’aire de mise bas de la harde de caribous de la Porcupine et suscite l’espoir des Premières Nations. Nelly Guidici
Le 23 février 2021, le premier ministre Justin Trudeau et le président américain Joe Biden ont présenté une feuille de route commune sur la lutte au changement climatique. La Réserve faunique nationale de l’Arctique, en territoire gwich’in, fait l’objet d’une attention particulière dans le document. Tout en se déclarant conscients de l’importance économique de la Réserve, les deux dirigeants « ont convenu de travailler en partenariat à la sauvegarde des zones de mise bas de la harde de caribous de la Porcupine qui sont essentielles à la culture et représentent un moyen de subsistance de base des peuples gwich’in et inuvialuit », peut-on lire dans le document. Au Yukon, cette annonce très attendue a fait la joie du chef de la Première Nation Vuntut Gwitchin, Dana Tizya-Tramm : « J’étais avec un ainé qui a travaillé [à la protection des caribous] toute sa vie et nous avons tous les deux pleuré de joie.
Notre peuple et notre culture ont été reconnus au niveau le plus élevé en Amérique. » La ministre de l’Environnement du Yukon, Pauline Frost, a aussi exprimé sa satisfaction dans un communiqué de presse du 2 mars : « La reconnaissance de l’importance écologique de la Réserve faunique nationale de l’Arctique est peutêtre l’élément le plus intéressant de cette annonce. L’engagement à collaborer afin d’aider à préserver les terrains de mise bas de la harde de caribous de la Porcupine, qui sont inestimables pour les Gwich’ins et les Inuvialuits, est encourageant. Dans le cadre de l’Entente sur la gestion de la harde de caribous de la Porcupine, nous avons travaillé d’arrachepied avec d’autres partenaires canadiens afin d’obtenir ce niveau de reconnaissance et d’engagement en faveur des droits des Autochtones et de la protection de l’environnement. Je suis ravie de constater que des progrès sont faits et je suis enthousiaste à l’idée de les voir se concrétiser. »
Malkolm Boothroyd
Une proposition de loi visant la protection de la Réserve faunique nationale de l’Arctique en Alaska sera débattue à l’automne 2021 au Sénat.
Pâques 2021
Jeudi saint le 1er avril
La Dernière Cène du Seigneur messe bilingue à 19h. Cathédrale Sacred Heart Coin Main et Steele
Vendredi saint le 2 avril
Liturgie du Vendredi Saint à 12h. (midi) à la Cathédrale Sacred Heart suivi du Chemin de Croix au Camping de Wolf Creek à 13h30
Dimanche de Pâques le 4 avril Messe de Pâques à 12h. (midi) Cathédrale Sacred Heart Main et Steele
« Le Christ est vraiment ressuscité, alléluia. À lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen. » (Lc24,34) Communauté francophone catholique St-Eugène-de-Mazenod 393-4791
Vers une protection permanente? La feuille de route présentée par les deux gouvernements ne fait cependant pas mention d’une protection permanente. Chelsea Steacy, responsable des relations avec les médias à Environnement et Changement climatique Canada, rappelle cependant, dans un courriel du 9 mars 2021, que le Canada a déjà mis en place des mesures de protection de la harde de caribous de la Porcupine en créant, dès 1984, le parc national Ivvavik au nord du Yukon qui est au cœur de leur route migratoire. « Le Canada demande également une protection permanente des aires de mise bas aux États-Unis », indique-t-elle dans son message. Selon Malkolm Boothroyd, coordonnateur de campagne au bureau de Whitehorse de la Société pour la nature et les parcs du Canada, la tâche est encore immense : « La protection perma-
nente [de la Réserve de l’Arctique] a toujours été un rêve et la barre est très haute pour y arriver. » Pour sa part, le chef TizyaTramm estime que les choses ne sont pas complètement acquises à ce jour et un vote décisif devrait avoir lieu au Sénat à l’automne prochain. « La pression est toujours là et ce n’est pas le moment de se reposer, dit-il. Aujourd’hui plus que jamais, nous devons retourner sur le terrain pour permettre l’adoption de ce projet de loi. » Présentée au Congrès le 4 février 2021 par le sénateur du Massachusetts Ed Markey et 27 représentants, l’initiative demande expressément la protection de la plaine côtière où se trouve la zone de mise bas de la harde. « La Réserve faunique nationale de l’Arctique mérite d’être protégée et revêt une grande valeur pour les communautés de l’Arctique et la nation dans son ensemble, indique le sénateur dans un communiqué de presse. Parallèlement aux efforts visant à protéger le refuge contre les dom-
VOTRE PUBLICITÉ DANS LE JOURNAL? pub@auroreboreale.ca 867 333-2931
mages [de l’exploration pétrolière], nous encourageons une consultation significative avec les peuples autochtones concernant l’utilisation, la gestion et la conservation de la plaine côtière. »
Symbole Pour le chef Tyzia-Tramm, alors qu’on observe depuis plusieurs années les conséquences du réchauffement climatique en Arctique, la Réserve devient un véritable symbole des actions que le Canada et les États-Unis doivent entreprendre ensemble. « Cette feuille de route, c’est notre étoile polaire, c’est le phare qui nous montre la voie politique à suivre et devrait nous guider dans la lutte contre le réchauffement climatique dans toute sa complexité », conclut-il. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Jeudi 25 mars 2021
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DÉVeLoPPeMenT DurABLe
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Quand réparer les objets fait du bien L’objectif « zéro déchet » fait partie du plan de développement durable (PPD) de la Ville de Whitehorse. À sa façon, Philippe Lavezzari y contribue en donnant une deuxième vie aux objets qu’il répare. Le PPD a été pensé et conçu en collaboration avec les citoyens de la ville pour soutenir un environnement sain et une qualité de vie pour toutes et tous sur le long terme. L’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise s’a s s o c i e n t p o u r p r é s e n te r, dans une série de dix articles, des entreprises qui contribuent à l’économie durable de notre communauté. Mis en place depuis 2008 et mis à jour en 2015, le Plan comprend douze objectifs thématiques. Avec l’objectif « zéro déchet », la Ville souhaite encourager les gens à minimiser la production de déchets et à maximiser la récupération des ressources grâce à la réduction, la réutilisation, le recyclage et le compostage.
Renofix Handyman Services Originaire de la France, Philippe Lavezzari est arrivé au Yukon il y a une dizaine d’années. Dès son arrivée, il n’a pas tardé à découvrir les trésors cachés des différents dépotoirs du territoire. Il s’amuse à y dénicher des objets obsolètes qu’il rapporte chez lui afin de les réparer et de leur donner une
deuxième vie. Depuis sa plus tendre enfance, Philippe Lavezzari a toujours été fasciné par le mécanisme des objets. Déjà à l’âge de 10 ans, il se souvient à quel point il prenait plaisir à démonter puis à remonter son vélo aux deux semaines, à la grande consternation de ses parents. C’est ainsi que de fil en aiguille, guidé par cette curiosité, Philippe Lavezzari a perfectionné l’art de la réparation jusqu’au point de mettre sur pied il y a deux ans son entreprise Renofix Handyman Services. « Lorsqu’un produit ménager fait défaut, on a encore trop souvent le réflexe de le changer plutôt que de le réparer. Je suis heureux de pouvoir ainsi sauver les objets et leur donner une deuxième vie », explique Philippe Lavezzari, qui peut se déplacer chez les gens afi n de vérifier si l’appareil est réparable. Toutefois, le prix de la réparation, comparativement à celui de l’achat d’un appareil neuf, peut varier au point de freiner les gens dans leur désir de contrer l’obsolescence programmée. « C’est une chose de considérer le coût plus faible à court terme pour l’achat d’un nouvel appareil,
mais il y a un coût moral et éthique à long terme sur l’environnement. De plus, la réparation va peut-être coûter plus cher que l’achat d’un appareil neuf, mais il sera encore bon et fonctionnel pour dix années de plus. En un mot, réparer, ça fait du bien », résume-t-il. Renofix Handyman Services se consacre également à l’installation de panneaux solaire sur les toits des cabanes et à la menuiserie. Cette dernière se fait à partir de vieux matériaux collectés sur les chantiers de construction. Philippe s’amuse ainsi à recycler ces matériaux en les assemblant pour en faire des tables, des chaises ou d’autres meubles. Tout le monde a un rôle à jouer dans la réalisation des objectifs de développement durable. Pour plus d’information sur la façon dont vous et votre organisme pouvez être impliqués, vous pouvez contacter la Ville à environnement@whitehorse.ca Ce publireportage est le fruit d’un partenariat entre l’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise. Il a été rendu possible grâce aux contributions financières de la Ville de Whitehorse et du gouvernement du Canada.
Fournie
Pour Philippe Lavezzari, chaque objet réparé est un pied de nez à l’obsolescence programmée.
Avis public
À larecherche
emploi? d’un
Conformément au paragraphe 7(b) du Règlement sur le lotissement, pris en vertu de la Loi sur le lotissement, le gouvernement du Yukon donne avis de réception des demandes de lotissement suivantes : Dossier nº 2020-60-MH20 : Demande d’approbation de subdivision d’une parcelle de 8 ha des terres du Yukon actuellement visée par une convention de vente dans la région d’aménagement de Mendenhall présentée par Clara Dionne.
Planifiez une rencontre à distance avec notre équipe!
Dossier nº 2020-60-RA46 : Demande d’approbation de subdivision d’une parcelle de 0,2 ha des terres du Yukon actuellement en location au lac Ethel présentée par Stephen Blysak.
Développement de carrière
Simulation d'entrevue
Pour en savoir plus, rendez-vous au yukon.ca/fr/demandes-amenagement-foncier. Vous avez jusqu’au 19 avril 2021 en fin de journée pour soumettre vos commentaires.
Rédaction, révision et traduction de CV
Pour transmettre des commentaires au sujet de ces demandes, contacter la Direction de l’aménagement foncier : Téléphone : 867-667-8877 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, poste 8877 Courriel : adam.humphrey@yukon.ca Adresse : C.P. 2703 (K-320LP), Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6
Information Conseils sur le marché personnalisés du travail
Merci à
emploi.afy.yk.ca
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DiVerTiSSeMenT
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JEU NO 471
Critique de la ludothèque La ludothèque permet l’emprunt gratuit de jeux de société une fois par mois via le catalogue en ligne csfy.ca/ludotheque. Plus de 250 jeux sont disponibles à la location et sont pour tous les âges, tous les goûts et tous les membres de la communauté. La ludothèque vous présente son coup de cœur du mois, testé et approuvé par l’ensemble des membres du comité test.
Carcassonne
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champs, villes, abbayes) qui, une fois complétés et contrôlés par des personnages (chevalier, voleur, moine ou paysan), permettent au joueur de marquer des points. Vendu à plusieurs millions d’exemplaires, Carcassonne s’est véritablement défi ni comme un classique moderne!
Carcassonne est un jeu de stratégie qui vous plonge dans le Moyen-Âge du sud de la France, où chaque joueur doit marquer des points grâce à un ensemble de territoires qu’il contrôle. Le plateau se crée au fur et à mesure de la partie en y plaçant une tuile représentant un bout de Ce que nous aimons terrain à côté d’une tuile adjacente, le plus créant ainsi un paysage. Chaque tuile possède des Les multiples possibilités de pla« territoires » différents (routes, cement des tuiles, permettant de
marquer des points, de bloquer Type de jeu ou de rendre la victoire plus dif- Jeu de hasard, placement et stratégie. ficile à vos adversaires.
Ce que nous aimons le moins
Âge recommandé 8 ans et +. Nombre de joueurs 2 à 5 joueurs.
Le jeu nécessite beaucoup de place sur la table pour mettre DU JEU N 471 RÈGLES DU JEU : Durée deRÉPONSE la partie toutes les tuiles. Comptage 30 àen 45 minutes. Vous devez remplir toutes les cases vides desplaçant points à faire etfois à par ligne, les chiffres 1 à au 9 unefur seule une seule colonne et une seule Règles fois par du jeu en vidéo mesure defois la par partie. Peut être boîte de 9 cases. décourageant pour un joueur Disponibles sur YouTube. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait débutant confronté desquelques joueurschiffres par plus foncé. Vous avezàdéjà pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne trèsboîte stratégiques.
La ludothèque francophone a vu le jour grâce à un partenariat entre la CSFY, la Garderie du petit cheval
O
devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte et deLes 9 cases. blanc essentielles auquel se sont joints
l’AFY et le PCS.
JEU NO 473
Offre d’emploi
Coordination de projet
RÈGLES DU JEU :
RÉPONSE DU JEU NO 473
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
L’emploi consiste à coordonner la réalisation du tout premier Magazine de l’Aurore boréale
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
25 $ / h - 20 h par semaine (avril à juillet 2021) La communauté vous tient à coeur et vous voulez faire partie de notre équipe dynamique? Envoyez-nous votre candidature accompagnée d’une lettre de présentation et de votre CV, en indiquant : - vos compétences et expériences en gestion de projet - pourquoi vous souhaitez intégrer l’équipe du journal Date du début de poste : 12 avril 2021 Date limite pour postuler : 6 avril 17 h (HNY) Une préférence sera donnée aux personnes vivant au Yukon. Pour postuler ou pour plus de renseignements : dir@auroreboreale.ca ou 0860-332 867
Une idée, une photo, un bébé à présenter? Écrivez-nous : dir@auroreboreale.ca
Jeudi 25 mars 2021
auroreboreale.ca
25 chronique
Action climatique et élections : Posez des questions aux candidat.es! Les élections territoriales du 12 avril prochain sont une opportunité de s’assurer que les différents partis vont se prononcer et s’engager durablement sur les enjeux environnementaux auxquels nous sommes confronté.es au Yukon. Je prends l’opportunité de cette chronique sur l’action climatique pour relayer l’initiative lancée le 18 mars dernier par la Société pour la nature et les parcs (SNAP) du Yukon et la Société de conservation du Yukon : Vote Wild 2021. Sophie Delaigue
Plateforme Vote Wild 2021 Vote Wild 2021 est une plateforme environnementale (votewild.ca, en anglais). On y retrouve la comparaison des engagements des par tis sur les questions environnementales, une liste de questions à poser aux candidats, ainsi que les recommandations faites par les deux organisations pour assurer « un futur sain et résilient pour l’environnement », pour reprendre les termes de la plateforme.
SNAP et la Société de conservation du Yukon partent du principe que les actions à prendre ne dépendent pas des partis, mais relèvent de l’écoresponsabilité et de l’urgence climatique à laquelle nous faisons face. La protection des espaces naturels ne peut également dépendre du bon vouloir des gouvernements en place. L’exemple du plan d’aménagement du bassin hydrographique de la rivière Peel reste dans les mémoires. Le plan final déposé en 2011 et qui recommandait la protection de 80 % du territoire avait été refusé par le gouvernement de l’époque, qui proposait
une protection de seulement 30 %. Le plan original avait finalement été adopté en 2016 par le nouveau gouvernement en place, et après des recours judiciaires au plus haut niveau. Cet épisode difficile avait démontré qu’il est nécessaire d’avoir des engagements clairs et forts de chacun des partis en matière d’aménagement du territoire, de protection des espaces naturels et de développement minier.
que nous pouvons poser aux candidat.es quand ils-elles frapperont à nos portes : • Êtes-vous en faveur de remplacer les lois sur les mines du Yukon, qui sont vieilles de plus de cent ans, par une législation moderne qui respecte les droits des Premières Nations et assure que les Yukonnais.es ne seront pas responsables de payer pour les mines abandonnées? • Le Yukon a déclaré l’état d’urgence climatique en 2019. Que fera votre parti pour lutter Quatre questions contre les changements climatiques et réduire les émissions Po u r c e l a , Vo t e W i l d 2 0 21 de gaz à effet de serre? suggère déjà quatre questions
• Quelles leçons avez-vous retenues de la saga du bassin hydrographique de la rivière Peel en matière d’aménagement du territoire? • Comment allez-vous vous assurez que nous puissions encore pêcher, chasser, randonner, pagayer et profiter d’espaces sauvages dans un futur lointain? Ces questions ont été traduites directement d’après le site de Vote Wild 2021, en date du 18 mars. D’autres questions seront ajoutées pendant toute la durée de la campagne.
P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S
NO
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Carolyne Duval « Il est important d’être passionné par son entreprise. Finalement, dans mon cas, le travail que j’y mets ne me semble pas être vraiment du travail, car il me procure le mode de vie que je cherchais. »
Se lançer en affaires Tout a débuté avec notre désir d’améliorer notre qualité de vie. Après un voyage à Hawaï, mon mari Alain et moi avons vu que cette propriété était à vendre. À lui seul, ce lieu avait le potentiel de regrouper nos trois désirs, c’est-à-dire de vivre à l’extérieur de la ville, d’offrir un lieu de ressourcement et une expérience d’hébergement Airbnb. Tous les morceaux se sont alors mis en place.
Quelque chose de surprenant Je suis enseignante à l’École Émilie-Tremblay et j’avoue ignorer si les gens savent que j’enseigne aussi le yoga ou que j’ai une entreprise. Une chose est certaine, les gens qui viennent au Cranberry Lodge ont la possibilité de voir plusieurs côtés de nous-mêmes.
Situé dans la vallée Ibex, le Cranberry Lodge est un endroit paisible offrant la possibilité d’y séjourner et de se ressourcer à travers un studio d’art et de yoga. Il peut également accueillir, durant l’été, de grands événements grâce à une tente de réception.
Le français au travail
Ce qui vous inspire
Parler français est absolument un atout pour mon entreprise. La possibilité de communiquer avec les gens dans leur langue maternelle permet d’avoir une connexion, un lien important avec ceux qui nous visitent. De plus, nous avons beaucoup de visiteurs franco-yukonnais alors c’est génial de pouvoir les accueillir en français.
Les citations du moine bouddhiste Thích Nhất Hạnh m’inspirent beaucoup. Il rappelle, entre autres, l’importance de la relaxation et du repos sur la santé du corps et de l’esprit. Ces éléments de repos sont bons pour la santé et nous aident à trouver des solutions créatives pour affronter les défis qui se présentent sur notre chemin.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
Cranberry Lodge
En savoir +
portraits.afy.ca
Une phrase aux générations futures sur l’environnement Quand tu es un humain sincère face à la connexion que tu vis avec ton environnement, tu ne peux finalement que respecter et vouloir protéger ce dernier. L’emplacement de notre entreprise permet de vivre cette connexion avec la nature et ça fait toute la différence.
Jeudi 25 mars 2021
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couPS D’oeiL
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Maryne Dumaine
Maryne Dumaine
Maryne Dumaine
Maryne Dumaine
Le Salon du livre a eu lieu cette année, pour la première fois, au tout nouveau Centre scolaire secondaire communautaire Mercier. L’événement a connu un grand succès. La pandémie avait remis en cause sa tenue, qui a lieu habituellement à l’automne. La commission scolaire francophone du Yukon a pu offrir aux écoles des dons de livres d’une valeur de plus de 3000 $. Le reste des profits n’a pas encore été comptabilisé, mais ils permettront de faire des dons à des organisations locales.
BOURSES D’ÉTUDES EN SANTÉ
Félicitations à Alice Crête-Bergeron qui a remporté la première place aux Championnats de slalom du Yukon, dans la catégorie U10. Bravo également à Maya et à Émilien qui ont eux aussi participé à ces championnats, qui ont eu lieu le 6 mars dernier. Hugo Bergeron
Hugo Bergeron
• Tu es un·e francophone ou francophile du Yukon? • Tu étudies dans un programme de santé au Canada?
• Tu t’intéresses à la santé en français? Le Partenariat communauté en santé du Yukon offre deux bourses (une en médecine et une pour les autres professions de la santé) de 1500 $ Contacte le PCS pour obtenir la trousse d’inscription afin de soumettre ta candidature avant le 27 mars 2021: pcsyukon@francosante.org
Suzanne Arbour
Le 20 janvier 2020, l’Aurore boréale publiait un article au sujet de Marie-Ange Beaudoin à travers les mémoires d’Alice Cyr. Plus d’un an plus tard, notre rédaction a reçu cette photo de la part de Suzanne Arbour. Il s’agit d’une carte postale que Marie-Ange a envoyée à son frère et à sa sœur, en 1936, pour leur faire part de son arrivée au Yukon. « Je me suis toujours demandé qui était cette Marie-Ange qui avait envoyé une carte postale informant mes grands-parents qu’elle avait fait un beau voyage et qui était de retour à Whitehorse. J’ai enfin trouvé la réponse!, s’exclame Mme Arbour. Née en 1888 en Gaspésie, elle s’est mariée à Montréal en 1905 à Israel Arbour. Ils ont eu cinq enfants. Les trois premiers étaient des garçons, mais ils sont décédés alors qu’ils n’étaient que bébés. Son mari Israel est décédé à l’âge de 44 ans, en 1917. Il était bagagiste pour la compagnie des chemins de fer à Montréal. Israel Arbour était le frère aîné de mon grand-père, également natif de la Gaspésie. Marie-Ange était effectivement une femme courageuse et déterminée. Jeune veuve avec deux enfants, et partir de Montréal pour se rendre si loin! » Mme Arbour, un grand merci pour cette photo d’archive. L’équipe de l’Aurore boréale est ravie d’avoir pu vous permettre de comprendre une nouvelle partie de votre histoire familiale.
Jeudi 25 mars 2021
auroreboreale.ca
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Maryne Dumaine
Mélodie Simard a participé le 10 mars dernier au projet detissage communautaire de la Ville de Whitehorse. Le projet a été mis en place dans le but de partager les histoires et les souvenirs des résidents de la ville. Pour sa participation, Mélodie Simard a choisi d’utiliser des morceaux découpés dans un des vêtements de Valérie Théorêt. À travers cette contribution à l’œuvre collective, elle a souhaité rendre hommage à Valérie et à sa fille Adèle, qui sont d’ailleurs représentées dans l’œuvre. La couleur orange du tissu a été choisie, car Valérie aimait les couleurs vives et apportait beaucoup de vie et de couleur dans la vie des gens qui l’ont côtoyée.
Annie Maheux
Chaque année, la ville de Dawson célébre l’arrivée du printemps lors d’un carnaval printanier : le traditionnel Thaw di Gras. «Le moyen préféré de Dawson City pour se réveiller après un long hiver froid!» selon le site Web de la Ville, qui a célébré le retour du soleil avec des événements organisés par des entreprises locales et des membres de la communauté. Hockey sur route, baseball en raquettes, lancer de la hache et curling humain étaient au rendez-vous.
Forum national des jeunes ambassadeurs
Du 6 au 12 août 2021 Marie-Claude Nault
DEVIENS AMBASSADEUR.RICE DU BILINGUISME! Mike Thomas / Centre des arts du Yukon
Marie-Claude Nault
Le 14 mars dernier avait lieu le Carnaval des neiges du mont Lorne. Les familles ont pu profiter de l’occasion pour fabriquer des mangeoires pour les oiseaux, et faire du marbre glaçé plein de couleurs.
Le FNJA est ouvert aux élèves de la 10e et de la 11e année inscrits à un programme de français langue première ou de français langue seconde.
Patin, ski, raquette, courses à obstacles et lancer de balles de neige étaient aussi au rendez-vous.
Pour plus d’information, visite le
Mike Thomas / Centre des arts du Yukon
La compagnie de danse Borealis Soul a pratiqué le 17 mars dernier le résultat du spectacle Wake 2.0, réalisé lors de leur résidence au Centre des arts du Yukon.
EN LIGNE
Soumets ta candidature sur notre site Web
du 1er au 30 avril 2021! francais-avenir.org Le français pour l’avenir reçoit le soutien de French for the Future is supported by
Jeudi 25 mars 2021
auroreboreale.ca
couP D’oeiL coMMunAuTAire cALenDrier 25 mars 9 h à 12 h : Formation gratuite sur le logiciel Excel de la suite Office 365 pour Mac. En ligne. Inscription requise. Rens. : excelmac.afy.yk.ca 18 h : Dialogues d’écrivain.es du Nord et de l’Ouest – Soirée Yukon. Gratuit. Rencontre Zoom diffusée en direct. Rens. : www.culturel.ca
26 mars 19 h : Jeu de société pour les
jeunes de 14 à 25 ans : SOLO se joue avec des cartes d’actions spéciales. Gratuit. En ligne Rens. : excelmac.afy.yk.ca
27 mars 18 h : Consultation pour la communauté LGBTQ2+ : Votre vision pour le Centre de la fierté du Yukon. Session d’information et de consultation en ligne. Inscr. et Rens : edwine@queeryukon.com
28 27 et 28 mars
1er avril
Championnats yukonnais de ski acrobatique : Inscription sur place (15$), entre 10 h et 11 h, dans le chalet de Freestyle Yukon.
30 mars 13 h : Séminaire animé par le Dr Mamadou Ka sur comment améliorer l’inclusion des personnes immigrantes au travail. Gratuit. En ligne. Inscr. : inclusion.afy.yk.ca
9 h à 12 h : Formation gratuite sur le logiciel Word de la suite Office 365 pour Mac. En ligne. Inscription requise. Rens. : wordmac.afy.yk.ca
Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663
8 avril 9 h à 12 h : Formation gratuite sur le logiciel PowerPoint de la suite Office 365 pour Mac. En ligne. Inscription requise. Rens. : powerpointmac.afy.yk.ca 18 h 30 : Réunion publique de la CSFY. Écrivez d’ici le 6 avril à info@csfy.ca pour recevoir votre lien Zoom. Rens. : 667-8680, poste 0
PeTiTeS AnnonceS Vous chercher des journaux à brûler dans votre poêle à bois? Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Inutile de brûler l’édition en cours! Rens. : dir@auroreboreale.ca Appels automatisés. Inscrivezvous au service d’appels automatisés pour personnes ainées de Sentinelles Yukon. Gratuit. Contactez-nous : 867 335-2660. Pouce vert. De mars à juillet, suivez les astuces de jardinage pour débutant à travers six vidéos animées par Johanna Goossens, ingénieure agronome. Rens. : jardin.afy.yk.ca À la recherche de jeunes interprètes francophones de 14 à 17 ans. En collaboration avec l’AFY, le CSSC Mercier est à la recherche d’un ou d’une francophone, de 14 à 17 ans, pour représenter le Yukon
lors du spectacle Jamais Trop Tôt (JTT) du Festival international de la chanson de Granby (FICG), en août 2021. Les auditions auront lieu au Centre de la francophonie le 14 avril, de 16 h à 17 h 30. Tu dois préparer une chanson en français et tu peux t’accompagner d’un instrument (optionnel). Inscr.:audrey.percheron@yukon.ca avant le 10 avril. La ludothèque a 250 jeux pour vous! Empruntez un jeu par membre de la famille avec la ludothèque francophone! Gratuit. Écrivez à projet@petitchevalblanc.ca pour votre identifiant et réservez à csfy.ca/ludotheque d’ici le 8 avril. Vos jeux seront prêts le 9 avril de 15 h 15 à 16 h 30 à l’École Émilie-Tremblay. Bottes perdues lors du salon du livre. Lors du Salon du livre une paire de bottes pour enfant de marque Stonz de taille 2 a été
prise par erreur et une paire de taille 1 a été laissée à la place. Les bottes sont identifiées au nom de Connall Kerwin. Si vous avez les bottes de Connall, pourriez-vous, svp aller faire l’échange au secrétariat de l’École Émilie-Tremblay (ou contactez Émilie Tranchant à emilie.tremblay@yesnet.yk.ca). L’hiver n’est pas terminé et il n’a plus de bottes à sa taille pour jouer dans la neige. Merci beaucoup! Recherche de logement. La Garderie du petit cheval blanc est à la recherche de logements pour ses employé.es. : À partir de la mi-avril, pour un couple sans enfants. À partir de la mijuillet, pour un couple avec un enfant en bas-âge. À partir de la mi-juillet, pour un couple avec 2 enfants du primaire et un chien. N’hésitez pas à contacter Leslie à projet@petitchevalblanc.ca si
vous avez des pistes! Femme bénévole recherchée. Pour tenir des conversations en français sur Skype – deux sessions d’une heure par semaine si possible – avec Maryam Ahmadi, 24 ans. Maryam est à Kandahar, en Afghanistan. Elle travaille comme assistante politique bénévole aux Nations Unies, car les Talibans ont forcé la fermeture de l’université où elle étudiait. Elle veut apprendre le français afin d’immigrer au Canada et de s’assurer un avenir meilleur. jeegarak@yahoo.com. Rens. : Jane Jacobs, Whitehorse, (anglais), j120jacobs@gmail.com TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler
de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.
rAPiDeS Joyeux anniversaire à Maëlle G (le 12), Caitlin Kerwin (le 18), Sophie M., Simon d’Amours et Jessica Poitras (le 22)! Félicitations à Sandra St-Laurent. Le poète André Duhaime (du Prix André Duhaime en poésie, décerné bi-annuellement par Haiku Canada) a recensé 15 poèmes tirés du recueil Écrire, Lire : Le Dit de 100 poètes contemporains, dont celui de Sandra St-Laurent. Dans le monde de la poésie, c’est une grande distinction. Bravo!
Les aînés en savent beaucoup, mais il y a toujours plus à savoir. Pour un âge d’or sûr et paisible, renseignezvous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié, les prestations de la Sécurité de la vieillesse et plus encore.
Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 O-Canada (1 800 622-6232)