No de convention : 4061051
LE JEUDI 25 FÉVRIER 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 4
Karen Éloquin-Arseneau
Les élèves de maternelle 5 ans de l’École Émilie-Tremblay ont réalisé des baleines en matériaux recyclés afin de participer à l’exposition jeunesse organisée par le Centre des arts du Yukon. La classe est ensuite allée voir l’exposition sur place et en a profité pour visiter la galerie principale. Maïka, Xavier, Louis et Éloïse posent devant une oeuvre de l’artiste Cristina Luna.
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À DÉCOUVRIR
8 mars : portraits de huit femmes remarquables 6-7 Langues officielles : vers plus d’égalité 2 Dossier spécial lecture Laurie Trottier
Candace Dow
Mois de l’histoire des Noir.es : célébrer pour sensibiliser
Une place pour chaque femme dans le plein air : Women Who Explore
Laurie Trottier
Kelly Tabuteau
8-10
Une télé qui parle aux Inuits
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Film : L’appel du grand Nord
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Chroniques Club des p’tits yeux pointus
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Jeudi 25 février 2021
FrancoPHonie
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Langues officielles : un pas de plus vers une dualité égalitaire Le Canada a deux langues officielles : le français et l’anglais. Pourtant, la dualité linguistique est loin d’être égalitaire et le français est même en déclin au pays, selon Statistique Canada. La ministre du Développement économique et des Langues officielles, Mélanie Joly, a rendu public vendredi dernier le document intitulé Français et anglais : vers une égalité réelle des langues officielles au Canada, dans lequel elle se dit inquiète quant à la vitalité de la francophonie au pays et la qualifie même de vulnérable. La francophonie acclame le document. Maryne Dumaine
« Le temps est venu d’offrir une vision modernisée de notre dualité linguistique et de notre bilinguisme au pays afin d’assurer leur avenir », lit-on dès les premières lignes du document. En mars 2019, la ministre Joly présentait aux parlementaires fédéraux une proposition de modernisation de la Loi sur les langues officielles. Cette proposition incluait les modifications estimées nécessaires pour donner un nouveau souffle à la dualité linguistique canadienne. Français et anglais : vers une égalité réelle des langues officielles au Canada est un pas de plus vers la modernisation de la Loi. Jusqu’à maintenant désigné comme le « livre blanc » sur les langues officielles, ce document de réforme linguistique présente les intentions du gouvernement. Il comporte une série de recommandations visant à adresser l’urgence de renforcer la place du français au pays.
Le français, une langue vulnérable « Plus de 51 ans après la création de la Loi, il faut aujourd’hui que cette dernière favorise davantage l’égalité de statut et de l’usage du français et de l’anglais dans la société canadienne », affirme la ministre. Selon Statistique Canada, moins de 10 % des anglophones qui vivent à l’extérieur du Québec parlent français actuellement. Pourtant, si l’on compare avec le Québec, le taux de bilinguisme serait de 40 % chez les francophones.
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Archives AB
Dans le document intitulé Français et anglais : vers une égalité réelle des langues officielles au Canada, la ministre Mélanie Joly énonce les intentions du gouvernement quant à la modernisation de la Loi sur les langues officielles. On la voit ici lors d’une visite officielle au Yukon en février 2016.
On comprend ici l’ampleur de l’inégalité. « Ce document présente la francophonie comme la seule langue officielle vulnérable au pays, c’est très courageux de la part de la ministre », commente Jeanne Beaudoin, présidente de l’Association franco-yukonnaise (AFY). C’est d’ailleurs sur ce constat que se basent plusieurs des recommandations incluses dans le document.
Encourager l’apprentissage Afin de favoriser le bilinguisme hors Québec, le document propose de soutenir l’accès à l’éducation et à l’immersion en français langue seconde. La Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) voit cela d’un bon œil et souligne l’accent mis sur l’obligation du gouvernement fédéral pour appuyer l’enseignement de la langue de la minorité. « De plus, nous saluons la reconnaissance de l’importance des mesures et stratégies visant la
sur la
prise
jeunesse, notamment au niveau de la sécurité linguistique ainsi que des échanges linguistiques et culturels, dans ce document de réforme », affirme la FJCF.
Un document acclamé par les organismes francophones Outre la FJCF, nombreux sont les organismes de la francophonie canadienne à s’être manifestés suite à cette annonce. La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada accueille elle aussi positivement le document de réforme. L’organisme souligne particulièrement la recommandation d’enchâsser dans la Loi le Programme de contestation judiciaire ainsi que le droit d’être entendu en français devant la Cour suprême sans l’aide d’un interprète. Le document inclut d’autres demandes initiées par la FCFA,
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comme la désignation du Conseil du Trésor comme agence centrale chargée de la mise en œuvre de la Loi. « C’est très important, affirme Jeanne Beaudoin. Cette agence aurait un pouvoir réel de rappeler à l’ordre les ministères qui ne suivent pas les directives. Pour le moment, Patrimoine canadien est responsable de faire respecter la Loi, mais il n’a pas de pouvoir sur les ministères. » Concernant l’immigration, le gouvernement renouvèle son objectif d’atteindre un poids démographique des francophones hors Québec à 4,4 % en favorisant l’immigration francophone et la francisation des immigrants. « On trouve dans ce document des mesures qui auront un effet transformateur sur le pays et sur la dualité linguistique. […] On a le sentiment d’avoir été entendus et compris », estime le président de la FCFA, Jean Johnson, porte-parole des 20 organismes membres, dont 12 associations porte-parole provinciales et territoriales et huit organismes nationaux à vocation sectorielle.
Au Yukon L’Association franco-yukonnaise (AFY) accueille également le document avec enthousiasme. « Nous nous réjouissons des mesures identifiées dans ce document qui devraient nous permettre de nous diriger plus efficacement vers une égalité réelle des langues officielles au Canada. Nous avons le sentiment d’avoir été entendus », affirme Jeanne Beaudoin. L’organisme porte-parole des francophones du Yukon se réjouit particulièrement que le document de réforme reconnaisse le statut particulier du français comme
langue vulnérable ayant besoin de mesures spécifiques de protection et de promotion afin d’atteindre l’égalité entre les deux langues officielles du Canada.
Une étape positive, mais l’urgence demeure Malgré cette route désormais pavée, l’urgence d’atteindre la ligne d’arrivée est cependant au cœur des préoccupations à l’approche des élections fédérales. « Nous réitérons l’importance de terminer rapidement les travaux pour obtenir un projet de loi fort et inclusif qui reconnaitra ce statut par ticulier du français au Canada », mentionne le communiqué franco-yukonnais. M me Beaudoin ajoute : « Nous sommes impatients que le projet de loi soit finalisé. Notre vœu, c’est qu’il soit enclenché avant les élections ». La FCFA exprime le même souhait et le même sentiment d’urgence. Même discours de la part de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne, qui s’est engagée elle aussi à travailler avec le gouvernement afin de « préciser certains éléments ». L’organisme porte-parole des 1,326 million de femmes issues des communautés francophones et acadiennes du Canada se dit également impatient de voir aboutir un projet de modernisation de la Loi, mais mentionne toutefois que la prise en compte de l’Analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) est non négligeable et reste au cœur de ses préoccupations. La dernière recommandation du document propose un examen périodique de la Loi tous les 10 ans. Elle n’a jamais été révisée depuis sa création, il y a 51 ans.
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Jeudi 25 février 2021
auroreboreale.ca
XXXXXX Éditorial
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Lire Maryne Dumaine
L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca
Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité, infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :
sophie delaigue, marilyn Ferland, annie maheux et Kelly tabuteau Révision des textes et correction d’épreuves :
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Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
mélanie sylvain et stéphane cole
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
Caricature :
Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à
annie maheux Conception de la maquette du journal :
Patric chaussé
De février à mars, les occasions de lire ou de découvrir de bonnes idées de lecture débordent presque de nos pages! De la bibliothèque qui se donne de nouveaux atours aux histoires lues de la commissaire, du défi de lecture lancé à la communauté par Les p’tits yeux pointus au Salon du livre de la Commission scolaire, l’actualité nous incite à la lecture. Et puisque la lecture est la raison d’être d’un journal, penchons-nous sur ses bienfaits. Tout d’abord, avec un nouveau chapitre des Rendez-vous de la francophonie qui approche, mettons l’accent sur l’importance de la lecture pour l’apprentissage de la langue. Lire permet évidemment d’enrichir notre vocabulaire sans trop se forcer : souvent, il n’est pas nécessaire de prendre un dictionnaire face à un mot nouveau dans un article ou un roman. Le contexte permet d’en comprendre le sens général. La lecture permet aussi d’améliorer notre grammaire : les contes, par exemple, permettent d’utiliser le fameux passé simple. Vous le connaissez, c’est le temps du « ils vécurent heureux… ». Bien sûr, les livres permettent de développer nos connaissances. Ils sont la base de l’éducation, comme le souligne Malala Yousafzai dans ses livres et discours. Ils sont un moyen de s’évader de notre quotidien, de notre réalité, de s’informer, de rayonner, de connaître ou de faire valoir des opinions variées, des univers multiples… Enfin, la lecture permet de développer notre imaginaire, atout majeur en ces temps de contraintes pandémiques où nous avons plus de temps à passer seul.es, et moins d’occasions de nous évader physiquement de notre routine. Pourtant, au-delà de l’alphabétisation, la lecture a également d’autres bienfaits au niveau de la santé. Il a été prouvé que lire permet de diminuer le stress. Selon des chercheurs de l’université britannique du Sussex, il faut à peu près six minutes de lecture pour atteindre un état d’apaisement, caractérisé notamment par une baisse de la tension musculaire et du rythme
cardiaque. C’est vrai que prendre un moment pour lire dans une journée bien remplie, c’est s’autoriser une pause. Ce n’est pas pour rien qu’on apporte souvent le journal à la bécosse! Le neuropsychologue David Lewis estime d’ailleurs que la lecture permet de réduire le stress de 68 %, ce qui serait mieux que la musique (61 %) ou qu’une tasse de thé (54 %). Lire est donc notamment très bénéfique avant de dormir. Autre avantage santé : lire fait travailler la mémoire. En effet, à moins de dévorer un bouquin en une seule nuit, il faut toujours emmagasiner des informations au sujet des personnages, des intrigues, des lieux… Et il faut se les remémorer quand nous rouvrons le livre. Le neurologue JeanFrançois Dartigues, professeur de santé publique à l’université Victor-Segalen de Bordeaux, assure d’ailleurs que la lecture (ainsi que parler de ses lectures) retarderait le déclin cognitif caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Saviez-vous également que lire permet de développer l’empathie? D’après une étude publiée par la revue Journal of Applied Social Psychology, les jeunes qui ont lu la série Harry Potter auraient développé une plus grande empathie envers les personnes marginalisées. Cela serait dû à une capacité que l’on acquiert en lisant : se mettre à la place d’un des personnages. Pour le plaisir ou pour la santé, lire, c’est une activité dont on ne devrait pas se priver! Rappelons aussi que la lecture, l’éducation et l’alphabétisation ne sont pas des droits acquis par toutes les filles et femmes dans le monde. Lire reste encore un privilège. Selon le site Web des Nations unies, « un quart des jeunes dans le monde — pour la plupart des femmes — ne sont actuellement ni scolarisés, ni formés ou employés ». En date de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce constat est une raison de plus pour célébrer le chemin parcouru en soulignant les contributions de huit femmes dans notre communauté. Elles ne font pas nécessairement les nouvelles, mais par leurs actions elles nous apportent elles aussi une bonne dose d’inspiration.
Erratum : Quelques erreurs se sont glissées dans le publireportage en page 10 de l’édition du 11 février, intitulé Nomadic Harvests : des produits naturels, issus de la fermentation et de la cueillette. On aurait dû y lire : Plus de la moitié des produits de soins corporels proposés par l’entreprise contiennent des ingrédients sauvages issus de la cueillette (et non pas « pratiquement tous »). Les ingrédients des fermentations sont pratiquement toujours biologiques (mais pas toujours). Des ingrédients locaux sont utilisés selon la disponibilité et l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les fermes locales tout au long de l’été (et non pas seulement en fin de saison).
Jeudi 25 février 2021
scÈne locale
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Mois de l’histoire des Noir.es : célébrer pour sensibiliser Le Mois de l’histoire des Noir.es, tenu en février, est l’occasion de célébrer la riche culture de la communauté noire à travers le pays. Au Yukon, il n’y a pas que l’histoire qui agit comme véritable catalyseur de dialogue : les échanges sont aussi nourris par la musique, le cinéma et la comédie. (HHSY) est une excellente ressource afin d’assouvir sa curiosité. Proposer une autre lunette « Le Mois de l’histoire des Noir.es est un événement qui est célébré d’interprétation historique qui de plusieurs façons. Moi, je ne soit pas uniquement blanche, choisis simplement d’apprendre c’est d’ailleurs le but de Paul toutes sortes de choses, lance Gowdie, membre de la HHSY. George Rivard en débutant sa Plus encore, c’est en changeant la première vidéo d’une série sur le façon de raconter l’histoire qu’on sujet sur sa chaîne YouTube. C’est établit un réel lien culturel : « En surtout parce que ça m’intéresse, promouvant et en valorisant la mais aussi parce que c’est une diversité, on contribue à développar tie intégrante de l’histoire per un sentiment d’appartenance qui est importante de mettre de à la communauté », estime-t-il. l’avant », explique l’humoriste, qui a grandi au Yukon avant de La culture comme plier bagage pour Toronto il y a porte-voix quatre ans. Selon lui, la Société des histoires inconnues du Yukon Ce même esprit communautaire a Laurie Trottier
incité Leonard Boniface à mettre sur pied The Teliya, un organisme à but non lucratif visant à développer des programmes et activités pour faciliter l’émancipation de tous et de toutes, il y a 10 ans. Le musicien est aussi l’organisateur du Festival de musique africaine du Yukon, dont la plus récente édition s’est tenue en ligne le 20 février dernier. « Le festival représente une occasion de faire découvrir la richesse de la culture africaine à la communauté yukonnaise », se réjouit-il. Le festival se poursuivra en juillet prochain, avec deux soirées de spectacles. Pour Leonard Boniface, les événements culturels demeurent
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le parfait moment d’amorcer un dialogue, vision qui rejoint celle de George Rivard au sujet de l’humour : « Les gens sont plus enclins à s’ouvrir à de nouvelles idées, à en parler. L’humour aide à faire tomber les barrières, et on peut faire passer un message sans que cela sonne comme une morale », explique l’humoriste. La bande dessinée s’impose aussi comme un vecteur d’information intéressant auprès des jeunes. Dans un article publié par Francopresse le 12 février dernier, l’auteur Body Ngoy explique que ce format lui permet d’aborder le sujet d’une façon plus légère et de rendre accessibles des éléments historiques aux jeunes canadien.nes noir.es : « On ne va pas chercher à leur expliquer par de gros bouquins », plaide-t-il.
Prête, la communauté yukonnaise?
Artiste Nathalie Parenteau
Pour Paul Gowdie, il reste du chemin à faire avant que la communauté blanche ne soit réellement prête à se remettre en question et à accepter d’avoir des conversations qui la rendent inconfortable : « Cela nécessite beaucoup de compassion, pour soi-même et pour les autres, afin de contribuer au changement. Ce n’est pas que toute la société est raciste, mais il faut accepter de voir comment le racisme systémique a été construit au fil du temps. » Loin de blâmer la population blanche, Paul Gowdie l’invite plutôt à se questionner davantage sur la notion de privilège : « Voici l’idée : on peut changer. Il faut essayer de se renseigner plus. De
Fournie
L’humoriste George Rivard est souvent de passage au Yukon pour des spectacles. Depuis la pandémie, il s’est concentré sur son balado 2 Tall Dudes et sur sa chaîne YouTube : George Rivard.
devenir un.e allié.e. À chacun de réaliser comment la société les a favorisés », explique-t-il. Paige Galette s’est d’ailleurs exprimée sur l’importance de la lutte antiraciste dans le cadre du festival de films Available Light. Le panel du 10 février se concentrait sur la brutalité policière au territoire et sur l’analyse du film No Visible Trauma. « Le fait de venir à une manifestation n’a pas de conséquence directe sur le changement à opérer. Le changement s’opère lors d’adoption de politiques, le changement s’opère lors d’enquêtes publiques, lorsqu’on pose des questions, lorsqu’on dit la vérité, lorsqu’on a des conversations difficiles et finalement le changement arrive lorsqu’on pense en dehors de la boîte. […] Je crois qu’il y a des façons d’y arriver et que c’est le moment de s’engager pleinement. » George Rivard, quant à lui, affirme inclure les enjeux sociaux dans son humour. « Les gens pensent que ce ne sont que des blagues, mais il y a selon moi une certaine responsabilité d’éduquer et d’informer, parce que nous partageons nos expériences. » Les vidéos ludiques et informatives sur l’histoire des Noir.es sont disponibles sur sa chaîne YouTube.
- Prise de rendez-vous médicaux (dentistes/optométristes/santé mentale/etc.) - Interprétation (traduction orale sur place) - Navigation entre les services - Service de transport offert lors des rendez-vous accompagnés - Sur rendez-vous seulement
(867) 668-2663 poste 810 pcsadjointe@francosante.org Laurie Trottier
Paul Gowdie travaille présentement à la construction du nouveau site Web de la Société des histoires inconnues du Yukon, qui devrait être finalisé au mois de mars.
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scÈne locale
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Conférence de Pierre Lavoie : Relever les défis, défier l’adversité « La réussite n’est pas une question d’aptitude. L’aptitude est seulement un outil pour réussir. » Le 9 mars prochain, l’athlète Pierre Lavoie invite les entreprises, le milieu de l’éducation et les individus à assister à une conférence en ligne sur la persévérance et l’atteinte d’objectifs intitulée Créer un mouvement : la recette. Laurie Trottier
La conférence, organisée par l’Association franco-yukonnaise, abordera les succès et les échecs de Pierre Lavoie, et la façon dont celui-ci réussit à tirer le meilleur profit des défis se présentant sur sa route. En plus d’avoir sillonné le Québec à plusieurs reprises en bicyclette, le cofondateur du Grand Défi Pierre Lavoie a aussi traversé plusieurs épreuves qui ont forgé sa personnalité et son caractère : « Plusieurs fois dans ma vie, j’ai vécu des événements éprouvants, que ce soit la maladie de mes enfants, ma bataille contre l’acidose lactique ou la création du Grand défi Pierre Lavoie. Chaque fois, j’ai décidé d’agir pour faire face à la situation. » Cette conférence présentera ainsi la recette éprouvée de l’athlète et tentera de motiver les troupes à « transformer l’impossible en possible grâce à des mouvements que vous pouvez créer autour de vous ». Le triathlonien qui a accompli une trentaine d’Ironman, insiste qu’ « il n’y a pas eu de hasard, il n’y a pas eu de chance. Mais il y a eu une recette, un modus operandi » à son succès.
Conférencier aguerri Si les premières conférences de Pierre Lavoie portaient sur les compétitions Ironman et sur l’acidose lactique, la maladie qui a emporté deux de ses enfants, ses plus récentes se développent autour des thèmes du leadership, de l’engagement et de l’inclusion. « Il sait aujourd’hui qu’il a la capacité d’influencer les gens, au même titre que les enseignants influencent leurs élèves. Il utilise ce pouvoir pour tenter d’apporter des changements durables dans notre société », indique le site Internet de l’entrepreneur social. Plus récemment, Pierre Lavoie a également relevé le défi d’organiser une première sortie hivernale. La Grande marche sous zéro s’est déroulée le 20 février dernier, et plus de 4 000 classes québécoises ont pris part à l’événement. Une autre preuve qu’avec la bonne recette, tout est possible. La conférence est gratuite et se tiendra sur Zoom le mardi 9 mars à 18 h 30. Pour vous inscrire et réserver votre billet, rendez-vous sur lavoie.eventbrite.ca.
Jean-François Leclerc
Pierre Lavoie a participé 10 fois au Ironman d’Hawaï, une des compétitions de triathlon les plus prisées au monde.
Le Canada et le Yukon investissent dans des infrastructures municipales pour les résidents de Faro Extrait d’un communiqué du Gouvernement du Yukon
L e d é p u té y u ko n n a i s L a r r y Bagnell, au nom de la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités Catherine McKenna, de même que le ministre yukonnais des Services aux collectivités, John Streicker, ont annoncé le financement d’un nouveau bâtiment qui abritera la caserne de pompiers et le service des travaux publics de la municipalité de Faro. Dans le cadre du plan Investir dans le Canada, le gouvernement du Canada investit plus de 180
milliards de dollars sur 12 ans dans des projets visant le transport en commun, les infrastructures vertes, les infrastructures sociales, les routes de commerce et de transport, ainsi que les collectivités rurales et nordiques du Canada. Un nouveau volet de plus de 33 milliards de dollars a été ajouté au programme d’infrastructure Investir dans le Canada pour aider à financer des infrastructures résilientes aux pandémies et afin de soutenir les Canadiens et les collectivités pendant la pandémie de COVID-19.
MA FAMILLE C’est pour elle que je veux cesser de fumer
Les deux gouvernements posent ainsi une action pour soutenir la création d’emplois et pour aider les familles, les entreprises et les collectivités alors qu’elles s’adaptent aux réalités liées à la pandémie. Le nouveau bâtiment, qui remplacera deux bâtiments existants, a été dessiné de manière à répondre aux besoins de la municipalité : on y trouvera notamment sept baies pour véhicules, des bureaux, des salles de réunion communes, un entrepôt de pièces et d’outils, une morgue et des zones de décontamination. Il a été conçu pour
dépasser de 25 % les normes minimales d’efficacité énergétique. Un système de chauffage à plancher radiant et plusieurs portes basculantes avec rideaux d’air, entre autres, contribueront à réduire les pertes de chaleur. La structure et le circuit électrique ont également été pensés pour accueillir des panneaux photovoltaïques sur le toit. Le gouvernement du Yukon alloue 2 955 448 $ à ce projet tandis que le gouvernement du Canada y investit 8 866 344 $ dans le cadre du Fonds des petites collectivités du plan Investir dans le Canada.
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Femmes
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Huit femmes remarquables L’Aurore boréale profite de nouveau de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, pour souligner la contribution remarquable de huit femmes de la communauté franco-yukonnaise. Ces femmes posent un regard tantôt mitigé, tantôt optimiste sur la société qu’elles contribuent à faire rayonner à travers leurs engagements sociaux et professionnels. Laurie Trottier
Danielle Nadine Daffe
Christine Klaassen-St Pierre
Danielle a travaillé longtemps en construction en tant que charpentière et responsable de la santé et sécurité au travail. Greffière à la Cour de justice depuis 2018, cette dernière s’est impliquée auprès de la Première Nation des Kwanlin Dün et est également bénévole et membre du comité directeur de la Yukon Search and Rescue Association.
Christine Klaassen-St Pierre est instructrice de pleine conscience, une pratique qui vise à prêter plus attention à ce que l’on fait par la méditation, la respiration et la concentration. Elle est aussi impliquée au sein du Yukon Circle of Change, un organisme faisant la promotion de la gentillesse et de la générosité dans la communauté en tant que responsable d’un projet de justice réparatrice.
Quelle est votre définition du féminisme? Il y a tellement de définitions qui peuvent aller très loin, mais je crois que l’important c’est la justice et l’égalité pour tous et toutes. C’est aussi de dénoncer les doubles standards et les injustices. Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? J’aimerais que l’on continue à parler de la violence envers les femmes, c’est un changement en continu et j’aimerais voir plus de travail sur ça, plus de discussions et moins de violences. J’aimerais voir plus de représentation des femmes dans des métiers traditionnellement réservés aux hommes. Quelle femme de la communauté vous inspire le plus? Archives AB Ma mère, parce qu’elle a été élevée comme une femme au foyer et qu’après son divorce, elle a choisi un nouveau métier et a dû travailler fort. Elle est intelligente et elle est forte, en plus d’être toujours là pour moi et mes enfants. Quelle est votre devise? Prendre le temps d’être reconnaissante et apprécier les petites choses.
Karly Leonard Au territoire depuis près de deux ans, Karly Leonard travaille en tant qu’archiviste au Centre des langues autochtones du Yukon, où elle planche sur de nombreux projets en lien avec les huit langues officielles des Premières Nations, en plus de suivre des cours de la langue Tutchone du Sud. Elle a aussi contribué à faire le tri et à cataloguer les archives de l’Association franco-yukonnaise. Quelle est votre définition du féminisme? Ça peut vraiment être défini de plein de façons différentes. Je dirais que c’est l’égalité et le respect pour toutes les femmes : c’est aussi simple que ça. On peut aller très loin dans la définition, mais c’est avec ces bases qu’on peut réussir à atteindre d’autres buts. Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? Avoir plus d’activités qui permettent aux femmes de se réunir, de rendre les groupes féministes plus accessibles et inclusifs, à travers des projets comme les Backcountry Babes du Club alpin du Canada. Il faut plus d’espaces sécuritaires pour que les femmes se sentent à l’aise et apprennent ensemble. Quelle femme de la communauté Fournie vous inspire le plus? La talentueuse Annie Maheux, une artiste francophone. Elle m’a fait découvrir le EAT Art, un courant artistique qui met de l’avant la nourriture et qui propose une certaine performance artistique à travers cela. Quelle est votre devise? Faire de son mieux, de toujours essayer, d’oser et de rêver.
Quelle est votre définition du féminisme? Le féminisme est une façon de vivre, pour tous les genres, où on tient tête à résoudre les iniquités qui existent sur le plan personnel, professionnel et social par rapport aux femmes. C’est aussi les actions qu’on prend lorsqu’on voit et qu’on dénonce ces iniquités. Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? Il faut reconnaître la masculinité toxique qui existe dans nos sociétés et changer la façon dont on socialise les hommes. Le message qu’on leur envoie en ce moment, c’est de tout mener, de ne pas pleurer… Il faut avoir un dialogue. Une façon de résoudre les injustices envers les femmes est en comprenant comment on peut changer l’éducation des hommes.
Fournie
Quelle femme de la communauté vous inspire le plus? Helen-Anne Girouard, conseillère en orientation à l’école CSSC Mercier, parce qu’elle est capable de voir l’humanité dans toutes les personnes et est guidée par l’amour et l’intégrité. J’ai eu la chance de travailler avec elle et elle m’épate toujours autant. Quelle est votre devise? Lorsque vous rencontrez une personne avec des opinions différentes, ayez plus de curiosité que de jugement.
Maya Poirier Maya Poirier est instructrice de cours d’éducation et d’éthique de chasse, la première à donner ces cours en français. Maya Poirier se démarque dans un milieu à majorité d’hommes et dirige des ateliers de compétences en plein air autant en anglais qu’en français. Quelle est votre définition du féminisme? Que les femmes soient traitées et respectées comme toutes les autres personnes sur la planète, qu’on ne pense pas qu’il y a des métiers ou des choses qui sont juste pour les hommes et d’autres juste pour les femmes. Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? De continuer à voir de plus en plus de femmes en plein air, continuer de voir des femmes qui apprennent à faire plein de choses différentes et qui développent leur confiance. Quelle femme de la communauté Fournie vous inspire le plus? Jessie Young, de Midnight Sun Outfitting, qui a passé toute sa vie dans les montagnes et avec les chevaux. Elle a commencé très tôt à guider les gens à la chasse, et elle a sa compagnie maintenant, en plus d’être infirmière. C’est une femme indépendante et elle a toutes les compétences que j’aspire à avoir un jour. Quelle est votre devise? Tout ce qu’on ne connait pas, c’est des choses qu’on a la chance d’apprendre dans le futur.
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Femmes
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Karine Bélanger
Lauren Manekin Beille
Karine est enseignante à l’École Wood Street. Elle a lancé la version francophone du programme Faces en 2012, des programmes expérientiels de sciences et de plein air à l’École secondaire F.H.-Collins. À travers des sorties en nature, les élèves bâtissent leur confiance en soi, leur leadership et leur esprit d’équipe et d’initiative.
Lauren a été un pilier de la création de Yukonstruct, le premier centre d’innovation dans le nord du Canada, avant de devenir directrice du département d’innovation et entrepreneuriat à l’Université du Yukon. L’objectif de Lauren? Donner tous les moyens à chaque personne d’exploiter son plein potentiel et de réaliser ses rêves.
Quelle est votre définition du féminisme? S’assurer que les femmes ont les mêmes droits et les mêmes chances. Qu’on soit entendues et que le fait d’être une femme ne soit pas ce qui nous arrête.
Quelle est votre définition du féminisme? C’est un mouvement pour assurer que toutes celles qui se définissent comme femmes soient égales aux hommes, avec les mêmes droits, services, opportunités et respect. C’est de donner la liberté et la possibilité à toutes les femmes de vivre leur individualité. Aussi, je reconnais que ma perspective de ce qu’est le féminisme vient d’une place privilégiée.
Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? On est encore dans un monde où les inégalités entre les genres sont grandes, même à l’intérieur du Canada. J’aimerais qu’on porte plus attention aux conséquences que la pandémie a eues spécialement chez les femmes, en lien avec leurs conditions de travail et le retour à la maison pas toujours voulu de certaines.
Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? Qu’on ait plus d’opportunités de s’asseoir avec les hommes, sans égo et en se comprenant vraiment, pour envisager des buts globaux, que ce soit pour le climat, pour l’éducation ou pour la gouvernance. Il faut qu’on puisse réfléchir ensemble à comment faciliter une réelle inclusion. Il y a tellement de magie quand on commence à travailler ensemble!
Quelle femme de la communauté vous inspire le plus? Lise Ouimet, qui a été au Yukon pendant près de 30 ans. C’était une enseignante à Émilie-Tremblay, elle m’a pris sous son aile, elle m’a donné confiance en moi et a été un modèle, en plus d’être une source d’inspiration pour les jeunes. Elle a vraiment été une mentore. Quelle est votre devise? Un de mes élèves m’a dit cette phrase il y a trois ans et c’est resté depuis: « C’est une nouvelle journée, une nouvelle chance de s’amuser ».
Quelle femme de la communauté Laurie Trottier vous inspire le plus? Mise à part mon équipe, constituée de femmes remarquables et déterminées, le travail de Tosh Southwick m’inspire. Elle est co-fondatrice du cabinet IRP et membre de la Première Nation de Kluane et elle m’épate pour le travail d’éducation et de soutien qu’elle réalise en lien avec la réconciliation et l’autodétermination des communautés autochtones. Fournie
Quelle est votre devise? Si tu n’es pas complètement amoureuse de toi-même, travaille ça. Personnellement, je n’y suis pas encore tout à fait, mais je m’y mets à fond.
Sandra St-Laurent Sandra St-Laurent est directrice du Partenariat communauté en santé, qui favorise l’offre de services de santé en français au territoire et a complété sa formation en anthropologie de la santé, spécialisation femmes et développement. Elle dirige bénévolement un club de lecture pour les jeunes, dans lequel elle s’affaire à briser les stéréotypes. Quelle est votre définition du féminisme? Ma vision est influencée par ce que ce je souhaite à mes deux filles. Le féminisme, c’est qu’elles puissent avoir la chance de vivre leur plein potentiel et que le monde reconnaisse le plein potentiel qu’elles ont à offrir, surtout dans un monde avec autant de défis, autant climatiques, économiques que liés aux droits humains. On n’a pas le luxe de se priver de la moitié de l’humanité. Le féminisme, c’est que les femmes puissent s’épanouir pleinement dans toutes les sphères de leur vie.
Tout en complétant son baccalauréat en géopolitique, Marguerite Tölgyesi prend part à une multitude de projets et multiplie les opportunités de faire entendre sa voix. Elle est notamment impliquée au sein de plusieurs organisations telles que le Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest, le Parlement jeunesse pancanadien, et le comité Jeunesse Franco-Yukon. Quelle est votre définition du féminisme? Je dirais l’équité entre les deux genres, mais aussi tout ce qu’il y a entre ces deux genres. Dans ma tête, c’est plus flexible maintenant, c’est l’équité entre humains, tout simplement. Vivre et laisser vivre, qu’on ait tous les mêmes droits et les mêmes chances. Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? J’aimerais qu’on arrive à briser un peu le « boys club », de la politique et de la société en général. Ça revient aux principes d’inclusion et d’équité : de voir plus de femmes en situation de pouvoir.
Quel est le changement auquel vous souhaitez assister cette année? J’aimerais qu’on réussisse à sortir des stéréotypes dans l’éducation et les produits culturels. Oui, l’accès à l’éducation est égal pour tous et toutes au Canada, mais ça ne veut pas dire que le contenu qui est présenté est égalitaire ou inclusif.
Quelle femme de la communauté vous inspire le plus? Ma mère, Marie-Hélène Gagné, qui est directrice adjointe à l’École Émilie-Tremblay. Elle m’inspire parce qu’elle a toujours travaillé fort et est mon modèle féminin : elle ne s’est jamais laissée faire et sait prendre sa place.
Quelle femme de la communauté vous inspire le plus? Charlotte Hrenchuk, qui travaille à la Coalition anti-pauvreté du Yukon, parce que c’est une battante de première ligne avec le cœur à la bonne place. Elle a une humanité inspirante et vient en aide aux femmes et filles qui ont eu moins de chance, moins d’outils. Quelle est votre devise? Le bonheur est fait de petites choses.
Marguerite Tölgyesi
Fournie
Quelle est votre devise? Ce serait les mots d’Emma Watson lors de son discours aux Nations Unies en 2014 : « Nous militons pour un monde plus uni, mais la bonne nouvelle est que nous avons un mouvement qui unit ».
Fournie
Jeudi 25 février 2021
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Des livres en français, papier ou « connectés » La littérature francophone est au-devant de la scène : les bibliothèques du Yukon développent leur catalogue grâce à Internet et la Commission scolaire francophone du Yukon lance son Salon du livre 2021. Marie Mounier
En ce début d’année 2021, un belle place est faite à la langue de Molière. Entre la diversification des ressources francophones et le retour du Salon du livre de la Commission scolaire francophone du Yukon, les bonnes raisons de se plonger dans un roman près du feu pour fuir les températures hivernales se multiplient.
Une littérature francophone plus accessible grâce au numérique Jack London écrivait en 1909 : « Sur les rayons des bibliothèques, je vis un monde surgir de l'horizon. » Plus d’un siècle plus tard, les bibliothèques du Yukon ouvrent de nouveaux horizons grâce à la mise en place de ressources numériques en location. Il ne s’agit alors plus de rayons, mais d’applications téléchargeables permettant l’accès à des milliers de nouveaux livres
numériques et audio, à des magazines, à des films et à de la musique. Pour cela, les lectrices et lecteurs du Yukon peuvent télécharger les différentes applications proposées par les bibliothèques et s’enregistrer avec leur carte de membre ainsi qu’une adresse courriel. Si le numérique peut en effrayer certains, une aide est proposée par la bibliothèque de Whitehorse tous les mardis du mois de février, de 11 h à 13 h, ou par téléphone. Grâce à cette initiative, les francophones peuvent maintenant avoir accès à un riche éventail littéraire. « Nous avions environ 8 000 livres en français à la bibliothèque, mais maintenant nous avons ajouté plus de 13 000 ressources francophones supplémentaires », s’enthousiasme Melissa Yu Schott, directrice des bibliothèques publiques du Yukon. Afin de promouvoir cette évolution numérique, le concours De nouvelles raisons de craquer pour votre bibliothèque est organisé tout au long du mois de février. Les participants n’ont qu’à donner leur avis sur la mise en place de ces
ressources à la bibliothèque de Whitehorse, par courriel ou par téléphone, pour la chance de gagner une tablette. « La pandémie n’était pas le premier prétexte pour proposer cet accès en ligne, nous souhaitons aussi évoluer, vivre avec notre temps et profiter de ce que la technologie a à offrir pour rendre les livres plus accessibles », assure Mme Yu Schott.
service, Mme Desautels indique qu’il faut lui envoyer un courriel et ensuite se connecter à la plateforme de son choix pour emprunter des livres et les consulter sur iPad, ordinateur ou liseuse, avec ou sans Internet. Malgré la pandémie, les livres papier restent également disponibles. Il est encore possible d’emprunter des livres à l’Association franco-yukonnaise en envoyant un courriel pour obtenir la liste des ressources disponibles. Une fois la sélection et la confirmation Une tendance suivie effectuées, les livres sont déposés par la CSFY à l’entrée du bâtiment de l’AFY Un concept aussi mis en place et peuvent être récupérés en par la Commission scolaire fran- toute sécurité. cophone du Yukon (CSFY), qui a démarré une bibliothèque virtuelle Le Salon du livre 2021 afin d’offrir aux francophones un large choix de livres en français. Du 9 au 11 mars, la CSFY organise « Nous avons souhaité mettre un Salon du livre au Centre scolaire en place cette bibliothèque tout secondaire communautaire Pauld’abord pour les écoles et avons Émile Mercier (CSSC Mercier) de décidé ensuite d’en faire profiter 15 h 30 à 20 h 30. la communauté », explique Anie Sur le thème « Voyage au pays Desautels, conseillère en pédagogie du livre », la CSFY propose une à la CSFY. ouverture sur le monde à travers Pour avoir accès à ce nouveau la littérature : « Les possibilités
de se déplacer en ce moment sont limitées, donc on a souhaité trouver une façon de faire voyager les gens différemment », note Julie Dessureault, secrétaire et trésorière à la CSFY. Yukonnaises et Yukonnais pourront venir acheter des livres et des jeux de société pour tous les âges. Mme Dessureault souligne que « jouer en français est aussi un excellent outil pour développer la langue ». L’événement aura lieu grâce au soutien financier des gouvernements du Québec et du Yukon, ainsi qu’aux partenariats avec la librairie Renaud-Bray et les Éditions Scholastic. Une large collection de livres aux genres variés sera ainsi offerte à la communauté francophone dans toute sa diversité. Comme le partage d’ailleurs Angélique Bernard, commissaire du Yukon : « Lire, c’est s’ouvrir sur le monde, c’est s’évader, c’est découvrir de nouveaux horizons. » Initiative de journalisme local APF – Territoires
Voyage au pays des livres
Salon du livre au CSSC Mercier
Nous avons tous un rôle à jouer.
9 au 11 mars
Le Règlement sur la prévention de la violence et du harcèlement entrera en vigueur le 4 septembre 2021.
15 h 30 à 20 h 30 CSSC Mercier 1009, boulevard Lewes
Vente de livres et de jeux en français pour tous les goûts et tous les âges! Paiements par chèque, argent comptant et virement Interac.
csfy.ca Merci à l’aide financière de
Séances de sensibilisation et ressources : wcb.yk.ca/wvhp
Jeudi 25 février 2021
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La lecture jeunesse rassemble la communauté : pour le plaisir des mots et du partage Plusieurs activités encouragent la lecture aux enfants grâce à l’aide de l’ensemble de la communauté yukonnaise.
Bureau de la commissaire du Yukon
La commissaire, Sébastien et Samuel participent au défi de lecture 2021 du Club de lecture jeunesse du Yukon, Les p’tits yeux pointus.
Marie Mounier
Permettre à la jeunesse de se plonger dans le monde vaste de la littérature, partager des instants de découverte et offrir aux enfants la richesse des mots : c’est ce que propose le Yukon grâce à la mise en place du programme Regard sur le monde et au concours de lecture du club Les p’tits yeux pointus.
Des lectures partagées dans le Yukon et à travers le monde Depuis sa nomination en tant que commissaire du Yukon en 2018, Angélique Bernard lit des histoires aux enfants. Selon elle, chaque commissaire du Yukon apporte au bureau ses propres valeurs : « Pour moi, l’éducation et la lecture, en particulier, sont très importants pour l’alphabétisation, l’innovation, l’imagination et l’enrichissement des connaissances », confie-t-elle. Face aux restrictions sanitaires qui viennent interrompre ses séances de lecture en personne, la commissaire décide avec son équipe d’adapter son programme et de passer au virtuel. Elle propose donc à la communauté yukonnaise, au Canada, mais aussi à n’importe qui au-delà des frontières, de se joindre à elle dans la lecture avec Regard sur le monde. Le concept du programme est simple : des lectrices et lecteurs s’enregistrent en racontant une histoire pour enfants dont les droits d’auteur auront été obtenus au préalable par le Bureau de la commissaire. Les lundis, mercredis et vendredis, les histoires sont ensuite diffusées en ligne sur la
page Facebook de la commissaire. À travers ce nouveau programme, Angélique Bernard rassemble les gens autour des mots. En invitant les lectrices et lecteurs à présenter des histoires sur leurs régions respectives et dans la langue de leur choix, elle souhaite démontrer la diversité culturelle et linguistique du Yukon, tout en essayant de valoriser les histoires en français. Certain.es participant.es racontent des histoires depuis l’autre côté de l’Atlantique, dans des langues comme le néerlandais et le portugais : « On a souhaité penser grand, on souhaite faire voyager les gens et offrir une ouverture sur le monde », conclut Mme Bernard.
Un concours de trente mille et une pages Pour la troisième année consécutive, le club de lecture Les p’tits yeux pointus participe au concours organisé par Communication Jeunesse. L’objectif : lire un minimum de 30 000 pages avant le 12 mars 2021. Le club de lecture qui aura comptabilisé collectivement le plus de pages remportera le grand prix. Pour cela, tous les participant.es sont invités à envoyer leur nombre de pages lues par courriel à northofsacha@gmail.com. Si Les p’tits yeux pointus en ressortent gagnants, ils remporteront vingt livres et cinq affiches dont ils feront don à la Bibliothèque de Whitehorse. Alors que, l’an passé, Les p’tits yeux pointus avaient atteint 73 000 pages lues, le club espère cette année dépasser ce record : « L’année dernière, le prix avait était remporté avec 3 millions de pages
par une école du Québec, nous sommes un petit club à but non lucratif donc ce n’est pas facile, mais la motivation est là », souligne Sandra St-Laurent, qui s’occupe du club de lecture. Les membres du club ont développé des stratégies afin d’atteindre leur but : « On peut lire des bandes dessinées, des documentaires, des romans graphiques… on prend un livre et on lit, c’est passionnant un livre », expliquent Chloé et Camille Cashaback St-Laurent, jeunes membres du club. Créé en 2015, le club regroupe une dizaine d’enfants qui se retrouvent une fois par mois afin de partager leur amour des livres. « Lire, c’est comme se mettre dans une bulle, un instant de pause. C’est comme un moment de détente », explique Camille, passionnée des livres.
Les bibliothèques s’adaptent aux enfants Les bibliothèques publiques du Yukon s’engagent aussi auprès des enfants. Un nouveau catalogue de livres est maintenant disponible en ligne. Grâce à un choix d’images variées, les plus jeunes peuvent choisir le thème qui les inspire et une sélection de livres et d’albums leur est alors proposée. Les parents peuvent par la suite savoir si les livres sont disponibles dans la bibliothèque la plus proche de chez eux et aller les emprunter. De cette façon, les enfants deviennent plus indépendants et, grâce à l’image, la lecture ne devient pas un obstacle pour ceux et celles qui ne savent pas encore lire. Initiative de journalisme local APF – Territoires
Sandra St-Laurent
Camille et Cholé Cashaback St-Laurent sont toutes les deux passionnées de livres et font partie du club Les p’tits yeux pointus. Elles tiennent l’oeuvre qui symbolise le décompte des pages lues pour le défi de lecture 2021.
APPELS AUTOMATISÉS
Pour ne rien oublier : un service de rappels quotidiens pour personnes ainées
Gratuit
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335-2660
Jeudi 25 février 2021
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Trop, c’est comme pas assez, le nouveau livre de Mylène Gilbert-Dumas Hier, le 24 février, paraissait le 19e livre de l’écrivaine québécoise Mylène Gilbert-Dumas. Connue au sein de la communauté francophone du Yukon grâce à ses romans Lily Klondike, Yukonnaise ou encore Une deuxième vie, elle se risque aujourd’hui à un nouveau type : l’essai. Entre réflexions et anecdotes, elle y aborde principalement la relation à l’argent. Kelly Tabuteau
Suivant le titre principal de la couverture de Trop, c’est comme pas assez, le sous-titre précise : « Réflexions sur l’argent, le temps, la liberté et le bonheur ». Dans ce nouvel ouvrage, l’auteure livre ses réflexions personnelles pour s’affranchir des obligations dictées par la société consumériste actuelle. Elle y expose des astuces pour revoir ses habitudes quotidiennes et remettre en question ses choix, son train de vie et son mode de consommation. Hymne à l’adage « L’argent ne fait pas le bonheur », l’œuvre, organisée en cinq parties, décrit les étapes nécessaires pour changer ses perspectives et sortir des sillons tracés par la société.
Une deuxième vie aussi pour Mylène Gilbert-Dumas
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Si, dans son roman Une deuxième vie, Mylène Gilbert-Dumas raconte la reconversion d’Élisabeth Létourneau, une Québécoise hygiéniste dentaire devenant meneuse de chiens de traîneau au Yukon, c’est qu’elle-même s’est réorientée professionnellement il y a une vingtaine d’années. D’enseignante de français au secondaire, elle devient écrivaine à temps plein pour suivre ses rêves de petite fille. Son déclic? Une phrase prononcée par un de ses très bons amis, Wilfrid : « N’attends pas de prendre ta retraite pour écrire parce que tu ne sais pas si tu vas te rendre jusque-là, ni dans quel état ». Courtier en immobilier, Wilfrid a pris sa préretraite à 55 ans pour assouvir sa passion de toujours, la peinture. Après deux accidents cardio-vasculaires, il est décédé cinq ans plus tard. Mylène Gilbert-Dumas mesure alors toute l’ampleur de cette phrase et décide de sauter le pas. Passer d’un métier au salaire séduisant à un emploi beaucoup plus instable nécessite beaucoup de courage : « J’avais tout : la sécurité de l’emploi, un bon salaire, un fonds de pension, une famille… et des dettes, confie l’auteure. J’ai choisi de me lancer dans l’écriture à temps plein, le métier le plus précaire qui existe où
Pierre Weber
L’auteure Mylène Gilbert-Dumas, toute souriante sur le bord du fleuve Yukon, par -35°C, lors de l’un de ses séjours à Dawson.
je suis payée au nombre de ventes Leçons de vie à de mes livres, un an après leur sortie. la yukonnaise Il m’a fallu une bonne organisation et une rigueur de fer. » Mylène Gilbert-Dumas a fait neuf voyages au Yukon, ce sont d’ailleurs ces séjours-là qui ont inspiré Genèse d’un essai ses sept romans yukonnais. Ils lui Mylène Gilbert-Dumas a publié ont beaucoup appris. Après son 18 romans. Trop, c’est comme premier hiver à Dawson en 2010, pas assez, son 19e livre, est son elle explique avoir eu des difficulpremier ouvrage de développe- tés à concevoir la vie dans une ment personnel dont la rédaction cabine de 12 pieds par 12 pieds, a été inspirée par ses lecteurs et sans électricité ni eau courante, lectrices. L’écrivaine se souvient : ce qui lui a d’ailleurs valu le qua« À chacune de mes participations lificatif de « author obsessed with à un Salon du livre, j’avais toujours indoor plumbing ». Elle précise : au moins une fois la question à « J’étais une personne douillette savoir comment j’avais franchi qui aimait beaucoup le confort, le cap de ma vie tracée d’ensei- mais dans le Nord, les standards gnante à celle d’auteure. Je me ne sont pas les mêmes. Le confort suis comme tannée d’expliquer le n’est pas vraiment une valeur, on cheminement à chaque fois alors lui préfère l’activité et l’intensité. je me suis dit : "OK, je vais l’écrire Mes expériences yukonnaises ont beaucoup contribué à qui je suis ce livre". » Trop, c’est comme pas assez aujourd’hui et au mode de vie que en est le résultat : des réflexions je mène désormais! » En librairie depuis hier, Trop, de vie ou des pensées à la suite de lectures sur le sujet, illustrées par c’est comme pas assez donnera à ses propres anecdotes, qui l’ont celles et ceux qui le désirent des menée à la gestion actuelle de ses pistes de réflexions pour repenser finances personnelles. « Mon livre leur relation à l’argent. Mylène n’est pas une méthode minimaliste, Gilbert-Dumas conclut : « Bien confesse l’auteure. Il présente plutôt que leur vie ne soit pas parfaite, des observations sur la notion de les Yukonnaises et Yukonnais ont confort ou sur le désir humain de un talent pour discerner ce qui est posséder des biens matériels. J’ai important de ce qui ne l’est pas. » commencé à vivre avec moins, puis Initiative de journalisme local avec moins encore, pour pouvoir APF – Territoires vivre de l’écriture. »
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C'est possible!
CNFS.net
ASSOCIATION FRANCO-YUKONNAISE
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couPs d’oeil
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Guillaume Riocreux Karen Éloquin-Arseneau
Alexis Grenon et Annie Maheux n’ont pas hésité à plonger dans le lac Chadburn le 21 février dernier pour la collecte de fonds visant à fournir l’accès à de l’eau potable dans un village au Kenya.
Marie-Claude Nault
Joshua Lesage et Michel Gignac ont réalisé une sculpture de neige devant le Centre des arts du Yukon à l’occasion de la Journée internationale de la baleine (le 20 février).
Marie-Claude Nault
L’exposition Nous, aujourd’hui est encore visible à la galerie Arts Underground jusqu’au 27 février.
CONCOURS
QUEL EST VOTRE LIVRE INCONTOURNABLE? Partagez vos suggestions de lecture! 5 PRIX À GAGNER :
2 livres Trop, c’est comme pas assez, de Mylène Gilbert-Dumas 3 sachets de bonbons à l’érable
Pour participer : Sur notre page Facebook, indiquez (en commentaire de l’annonce du concours), le titre et l’auteur/autrice de votre livre préféré. Vous pouvez aussi participer en envoyant votre suggestion à : dir@auroreboreale.ca
Date limite : 4 mars 2021, minuit Les 5 suggestions gagnantes (choisies par tirage au sort) seront annoncées dans l’édition du 11 mars, à l’occasion du Salon du livre de la CSFY Concours réservé aux résident.es du Yukon.
Emma, Théo et Maïka posent devant les oeuvres que leur classe a fournies pour l’exposition du Centre des arts sur le thème des fonds marins et du recyclage des plastiques. Delphine et Iris ont remporté le prix de la catégorie des 9 à 11 ans dans le cadre du concours jeunesse. Bravo!
Karen Dubois
Il aura fallu environ un mois et 1 060 briques colorées à Karen Dubois et ses enfants Maély, Dallen et Brayden pour construire cet igloo tout en couleur.
Illustrer l’immigration en quatre tableaux Deuxième tableau : Esther Bordet
«
Dans un parcours d’immigration, comme dans une vie, il y a plusieurs routes, des croisements, des détours. On quitte un lieu pour aller vers un autre. J’ai choisi d’illustrer deux de ces routes. Aux origines, les quais de Vitry-surSeine. C’est dans cette banlieue de béton et de bitume que j’ai grandi, avec au loin les mythiques cheminées de la centrale thermique, et le pont suspendu du Port-à-l’Anglais. Aujourd’hui, la route de l’Alaska est devenue la route vers ma maison au Yukon. Mon horizon est fait de paysages infinis, de forêts et de montagnes. Entre les deux, près de dix-sept ans à parcourir le Canada d’est en ouest. Quels que soient les chemins qu’on emprunte, je pense qu’on n’oublie jamais ceux qui nous accompagnaient au début. En conduisant sur la route de l’Alaska les soirs d’hiver, je pense souvent aux quais de la Seine.
»
Cette exposition vous est proposée grâce à un partenariat avec l’Association franco-yukonnaise. Ce projet a été rendu possible grâce à une contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada. Vous pourrez admirer les œuvres d’artistes immigrant.es dans les éditions de l’Aurore boréale jusqu’au mois de mars.
Esther Bordet
Jeudi 25 février 2021
auroreboreale.ca
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Une ville en santé La santé physique et psychologique des citoyennes et citoyens est l’un des objectifs du Plan de développement durable (PPD) de la Ville de Whitehorse. Chacun à leur façon, Vasco Sequeira, spécialiste de la posture, et Lucie Desaulniers, conseillère thérapeute psychologique, y contribuent tous les jours en améliorant la santé de la population. Le PPD a été pensé et conçu en collaboration avec les citoyens de la ville pour soutenir un environnement sain et une qualité de vie pour toutes et tous sur le long terme. L’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise s’associent pour présenter, dans une série de dix articles, des entreprises qui contribuent à l’économie durable de notre communauté. Mis en place depuis 2008 et mis à jour en 2015, le Plan comprend douze objectifs thématiques. Avec l’objectif « Sécurité et santé », la Ville souhaite garantir un environnement urbain sécuritaire pour tous, tout en contribuant à diminuer le taux de maladies chroniques chez les citoyens. Et par maladie, on entend aussi bien celles qui sont physiques que celles qui sont psychologiques.
Yukon Posture Institute Vasco Sequeira a fondé le Yukon Posture Institute en 2017. Son leitmotiv : « Il vaut mieux prévenir que guérir. » Massothérapeute de formation, il est arrivé au Yukon en 2012, après avoir travaillé pendant quelques années à Montréal. Il s’est rapidement rendu compte que la majorité de la clientèle qu’il traitait, ici comme ailleurs, le consultait pour des douleurs reliées à une mauvaise posture. Le grand coupable selon lui : la technologie. Son souhait étant de mieux aider la population, il a poursuivi plusieurs formations sur la posture et l’ergonomie. Sa clinique est maintenant la seule de Whitehorse à utiliser la technologie d’analyse de posture numérique, la même qu’utilise l’équipe des Canadiens de Montréal pour traiter ses joueurs. Grâce à une sonde qui détecte jusqu’à 1,3 million de points dans le corps, cette technologie parvient à générer un programme de réadap-
tation personnalisé pour corriger la posture de chaque individu. Mais comme le dit bien le dicton, la prévention est d’or. C’est pourquoi sa mission aujourd’hui, en plus des traitements en clinique, est d’informer et d’éduquer la population. Il prévoit dans la prochaine année offrir des formations auprès de différents organismes gouvernementaux pour instruire les employés, les enseignants et les étudiants sur les moyens de prévention des déséquilibres posturaux. Pour lui, il est aussi primordial de partager l’information en français, afin de toucher un maximum de personnes.
Avec ces approches, la liste de troubles sociaux et psychologiques pour lesquels elle offre de l’accompagnement est longue : stress, dépression, anxiété, deuil, dépendances, problèmes d’estime de soi ou de gestion de la colère… Mais les consultations dans son cabinet sont le plus souvent pour un accompagnement vers des relations plus saines et équilibrées, tant pour les individus, les couples et les familles. U n e c h o s e q u e Va s c o Sequeira et Lucie Desaulniers ont certainement en commun est que leurs bureaux sont toujours très achalandés, signe que le besoin
est grand pour des traitements de maladies chroniques, qu’il s’agisse de maux de dos tenaces ou de désordres émotionnels persistants. Tout le monde a un rôle à jouer dans la réalisation des objectifs de développement durable. Pour plus d'informations sur la façon dont vous et votre organisation pouvez être impliqués, vous pouvez contacter la Ville à environment@whitehorse.ca. Ce publireportage a été rendu possible grâce à une contribution financière de la Ville de Whitehorse, et d'un partenariat entre l’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise.
Fournie
La technologie, première cause des déséquilibres posturaux, est en même temps « le problème et la solution au problème », remarque Vasco Sequeira, fondateur et propriétaire du Yukon Posture Institute, en parlant de son système exclusif d’analyse de posture numérique.
ML Life Services de vie Lucie De s aulnie r s, que l’on connaît bien déjà comme musicienne sous le nom de Lucie D., est aussi conseillère thérapeute psychologique. Et elle ne compte plus le nombre de personnes qu’elle a aidées depuis les 20 dernières années. La Franco-Manitobaine et métis d’origine se spécialise dans les dynamiques relationnelles et dans le traitement des traumas. Elle est certifiée en thérapie relationnelle Imago et en Somatic Experiencing (SE). La thérapie relationnelle Imago est une forme de thérapie qui se concentre sur le conseil relationnel qui transforme un conflit en une opportunité de grandir et de guérir, pour des individus qui veulent être meilleurs en relation, autant en couple qu’en relation parent-enfant. La thérapie SE, quant à elle, est une approche holistique facilitant l’accès à la mémoire du corps. En résumé, elle permet au système nerveux d’intégrer le trauma et de désactiver la charge émotionnelle qui s’est trouvée emprisonnée dans le corps, rendant possible un retour à une vie normale.
Briser l’isolement social des personnes aînées,
C’EST POSSIBLE (avec un brin de créativité!)
UN DOSSIER SPÉCIAL QUI COMPREND
• Des astuces pour mieux vivre la pandémie • Des programmes et activités favorisant l’engagement des ainés.es • Des services et ressources locales offertes au Yukon Faites-nous signe pour obtenir votre copie papier par la poste ou notre lien issuu, pour la version électronique. pcsadjointe@francosante.org 867 668-2663 poste 810 Marilyn Ferland
Lucie Desaulniers, conseillère thérapeute psychologique.
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Technologie et innovation Yukon Soap Company Joella Hogan, propriétaire exploitante de la Yukon Soap Company, n’avait jamais vraiment saisi l’importance du tourisme sur son entreprise jusqu’à ce qu’on ferme les frontières du Yukon aux voyageurs dans la foulée de la pandémie. On trouve les produits de l’entreprise établie à Mayo dans de nombreux points de vente du territoire, dont beaucoup ont été fermés ou ont connu un ralentissement considérable en raison de l’absence de touristes. Toutefois, on a encouragé les détaillants à garder leurs portes ouvertes en mettant en pratique des mesures de santé publique et on a incité la population à soutenir les entreprises locales.
Yukonstruct Yukonstruct a été mis sur pied dans l’optique de réunir autant de personnes que possible dans un même espace pour bâtir un esprit de communauté et développer des idées. Les restrictions imposées par la pandémie de COVID-19 ont forcé les responsables à repenser ce modèle. Lana Selbee, directrice générale, a dû revoir plusieurs aspects du fonctionnement de l’organisme, dont l’accessibilité des services, sans compromettre la valeur qu’en tirent les membres et la communauté. Avant mars 2020, aucun des services de Yukonstruct n’était offert en ligne, pas même le Startup Bootcamp. Aujourd’hui, tous ses programmes sont accessibles à distance, ce qui a fait grandir l’intérêt ailleurs au Yukon.
Proskida
Outre ce soutien local très bénéfique, les ventes de Yukon Soap à destination des États-Unis ont doublé par rapport à l’année précédente. La propriétaire attribue une grande partie de cette réussite à son nouveau site Web mis sur pied avec l’aide du programme PIVOT de l’Université du Yukon. Ce coup de pouce marketing a permis à l’entreprise de se faire mieux connaître, et Mᵐᵉ Hogan prévoit collaborer avec un nouveau détaillant national cette année. Photo : Mehak Khan
C’est en novembre 2019 que Proskida, société d’analyse des performances sportives, a lancé son produit phare, Protern.io, conçu initialement pour le marché du ski alpin et destiné à aider les athlètes à améliorer leurs performances et à gérer leurs données. Les efforts de vente et de marketing de l’entreprise misaient beaucoup sur les déplacements à l’étranger avant la pandémie; celle-ci a forcé Proskida à se rajuster pour atteindre ses objectifs de croissance. Alastair Smith, directeur général, a engagé deux collaborateurs, un pour l’Europe et l’autre pour les États-Unis, ce qui a permis à l’entreprise de doubler ses ventes en 2020. Proskida prend de l’essor et vise maintenant le monde du cyclisme.
« La croissance phénoménale que connaissent nos secteurs des technologies et de l’innovation depuis es trois dernières années représente un pourcentage considérable du PIB du territoire. Nous sommes ravis de constater un flux soutenu d’exportations et de mouvements au sein de l’écosystème. Le gouvernement territorial continuera à trouver des moyens de soutenir ces secteurs afin de diversifier et de stimuler l’économie.»
Ranj Pillai Vice-premier ministre Ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources Ministre du Développement économique
SUPStickᴹᴰ Brevetée en Amérique du Nord, SUPStickᴹᴰ est une pagaie de planche à rame pour l’entraînement croisé hors de l’eau. Après plusieurs années consacrées à peaufiner son invention au Yukon, le concepteur, Joel Brennan, expédiera ses premières commandes cette année. La pandémie a créé une occasion unique pour l’entreprise. Comme beaucoup ne peuvent pas voyager ou préfèrent s’en abstenir, ils investissent dans les passe-temps actuels ou les loisirs. Les ventes d’équipements sportifs ont connu une réelle flambée l’an dernier en raison de la pandémie, et M. Brennan pense qu’il en sera de même cette année. Photo : Yukan Productions
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DISCOVELO Beaucoup ont eu du mal à réaliser leur plein potentiel pendant la pandémie en raison de l’anxiété et du stress ou de leur état émotionnel. DISCOVELO a mis au point un produit destiné à favoriser le bien-être qui combine le cardiovélo, les jeux numériques et l’autorégulation. Quand la COVID-19 a frappé, l’entreprise était sur le point de lancer son projet pilote dans les salles de classe. Elle a dû s’adapter et se concentrer sur l’obtention d’investissements plus importants et la recherche d’autres moyens de tester son produit.
L’Université du Yukon La faculté d’innovation et d’entrepreneuriat (I&E) de l’Université du Yukon apporte un soutien aux innovateurs et entrepreneurs sous forme de subventions, de ressources, de savoir-faire et d’une structure d’incubation. Lorsque la pandémie a touché le Nord, la faculté a créé le programme PIVOT pour aider les entreprises à redémarrer et à se développer. Bon nombre des entreprises qui s’y sont inscrites ont eu recours à la technologie pour assurer leur survie. La faculté vient de lancer un nouveau programme, IncubateNorth, destiné à favoriser la croissance des entreprises yukonnaises à l’échelle locale, nationale et internationale.
Scott Keesey, président de DISCOVELO, a appris deux choses : que le concept et la mission de l’entreprise sont des plus pertinents et que la diversification des investissements lui permet de mieux faire face à l’adversité. L’entreprise compte lancer son produit sur le marché dans les six prochains mois. Elle le proposera ensuite dans les milieux de travail et collaborera avec les concepteurs de jeux pour en faire un système ouvert.
La directrice d’I&E, Lauren Manekin Beille, et son équipe ont travaillé dur pour rendre tous les programmes offerts accessibles à distance. Selon elle, la pandémie a forcé le groupe à réfléchir plus intelligemment à la manière dont il fournit des services pour assurer la résilience des entreprises. Cette année marquera la 7ᵉ édition du Prix de l’innovation. Près de 70 000 $ seront attribués pour permettre la concrétisation de sept idées créatives qui répondent aux nouveaux défis créés par la pandémie.
Photo : Archbould Photography
Neighbourly North La pandémie de COVID-19 a fait entrevoir à Ben Pereira, un avide voyageur, une nouvelle possibilité pour le marché locatif à court terme dans le Nord. Neighbourly North offre des services de gestion d’immeubles locatifs à court terme à Whitehorse et espère devenir le premier fournisseur de tels services dans les cinq plus grandes villes au nord du 60ᵉ parallèle : Whitehorse, Yellowknife, Juneau, Anchorage et Fairbanks. L’entreprise a été acceptée dans le programme IncubateNorth de l’Université du Yukon et prévoit créer un programme de moissonnage du Web pour faciliter la tarification. La société veut aussi utiliser l’intelligence artificielle pour actualiser automatiquement les prix. Dans la mesure du possible, l’entreprise vise à éliminer les erreurs humaines qui peuvent se produire dans ce type d’industrie.
Apprendo Apprendo, lancée en février 2017, forme une communauté en ligne grâce à son logiciel en nuage. La pandémie a accéléré l’adoption des services qu’elle offre. De nombreuses organisations étaient à la recherche de nouvelles façons de collaborer et d’échanger en ligne et de favoriser l’essor de la culture sans être physiquement ensemble.
Aurum Skincare
Environ 80 % des clients d’Apprendo sont à l’étranger et se composent principalement de PME, de gouvernements et d’établissements divers. Devant une telle croissance, le fondateur, Camilo Rivera, compte faire passer les effectifs de l’entreprise de 20 à 80 personnes dans les 18 prochains mois.
Leur intérêt commun pour des produits naturels pour la peau efficaces a réuni deux grandes amies, Joanne Sherrard et Elise McCormick. En 2017, le duo a remporté le Grand Prix de l’innovation de l’Université du Yukon pour ses recherches sur les bienfaits topiques de la sève de bouleau biofermentée, ce qui lui a permis de mettre en marché son sérum pour le visage éprouvé en clinique.
Tech Yukon est une société locale qui se dévoue pour l’industrie technologique dans le territoire. Elle compte environ 30 membres issus de différents domaines : marketing, conception de logiciels, télécommunications.
Les ingrédients utilisés par Aurum Care sont récoltés de manière durable dans les peuplements de bouleaux sauvages et transformés à Dawson même. Malgré la pandémie, la marque continue de prospérer. Les propriétaires prévoient lancer leur deuxième produit, un nettoyant en poudre pour le visage à base d’extrait d’écorce de bouleau, plus tard cette année.
Ziad Sahid, directeur général, applaudit encore l’élan avec lequel les membres de l’organisation, d’un commun accord, se sont mis au service du public l’an dernier quand la pandémie a frappé, et ont aidé tout particulièrement les entreprises à passer au cyberservice. Ziad a aussi assuré la liaison avec le gouvernement pour faciliter l’accès aux ressources disponibles.
Photo : Ian Lanterman
Tech Yukon
Photo : Archbould Photography
Jeudi 25 février 2021
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Uvagut : une télé qui parle aux Inuits Une première chaine de télévision canadienne entièrement en inuktitut change la façon dont les Inuits se voient et s’entendent à l’écran. Nelly Guidici
Depuis le 25 janvier 2021, Uvagut TV diffuse en direct les audiences publiques de la Commission du Nunavut (CNER) chargée d’examiner les répercussions de l’expansion de la mine de fer Mary River au nord-est du Nunavut. Le projet présenté comme controversé par Uvagut TV, la couverture de ces audiences en anglais et en inuktitut permet aux communautés inuites directement concernées d’avoir accès aux discussions. « En tant que premier réseau de télévision canadien en langue inuite, nous offrons à notre public inuit un accès complet aux audiences publiques pour que les gens puissent voir ce qui se passe ici. C’est la raison pour laquelle une chaine de télévision inuite est si importante pour les Inuits », peut-on lire dans un communiqué de presse du 21 janvier 2021. Présentant également cette couverture journalistique comme un « exercice de démocratie numé-
rique », Uvagut TV endosse la responsabilité d’informer de façon claire et transparente les communautés du Nunavut impactées par ce projet. Lancée le 18 janvier 2021, la chaine Uvagut TV — « Notre télé » en inuktitut — est le premier réseau canadien à diffuser des émissions en inuktitut accessibles par le réseau câblé, mais aussi en ligne 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Consécration de plusieurs dizaines d’années de travail, cette nouvelle chaine est présentée comme un outil de « sauvegarde, de promotion et de revitalisation de la langue et de la culture inuite » dans un communiqué de presse du 14 janvier 2021. Le réseau a été créé par le Nunavut Indépendant Television Network (NITV) et Isuma TV, basés à Igloolik au Nunavut. Pour le professeur titulaire au département d’information et de communication de l’Université Laval à Québec, Thierry Watine, les journalistes doivent avoir une utilité
sociale et informer la population et les décideurs. Les équipes d’Uvagut TV suivent précisément ce chemin en relayant l’information en inuktitut et en développant par la même occasion une expertise de télédiffusion locale dans les communautés arctiques isolées.
Revitaliser les langues autochtones Uvagut TV est un premier pas pour une meilleure représentation des langues et cultures autochtones dans les médias. Ce réseau propose des émissions jeunesse, des séries documentaires ou encore des films produits au Nunavut. Selon Lucy Tulugarjuk, directrice générale de NITV, le temps est compté : « Avec nos ainés qui disparaissent, c’est une course contre la montre pour préserver la langue et la culture inuites pour nos enfants et nos petits-enfants, dit-elle. La télévision en inuktitut toute la journée, chaque jour est un
Un vaccin sûr et efficace contre la COVID-19 est maintenant arrivé, il y a enfin une lueur d’espoir. Relevons la manche. L’avenir s’annonce radieux. yukon.ca/fr/voila-notre-chance
puissant moyen de conserver une langue vivante pour les générations futures. » Monika Ille, directrice générale du Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) et membre du Conseil des Abénakis d’Odanak, salue l’initiative. « Je trouve [ce réseau] intéressant et formidable, indique-t-elle. Ça montre l’importance de conserver la langue et la culture. »
Réconciliation Pour Mer vin Brass, directeur général de CBC Nor th, l’accroissement de la présence des langues autochtones dans les médias est une solution au processus de réconciliation. La Commission de vérité et réconciliation avait expressément d e m a n d é a u g o u ve r n e m e n t fédéral d’augmenter le financement accordé à Radio-Canada/ CBC afin de permettre au diffuseur public d’appuyer la réconciliation et de refléter adéquatement la diversité des cultures, des langues et des points de vue des peuples autochtones. En 2016, 675 millions $ ont été engagés sur cinq ans afin de permettre la création de contenus par et pour les Autochtones. « Je veux m’assurer que CBC North endosse ce rôle difficile et soutienne la croissance de nos langues autochtones par le biais de notre programmation, de nos contenus et de nos histoires », déclare M. Brass. Pour Mme Ille, il est certain que « les médias d’une façon générale, et APTN en particulier, ont leur rôle à jouer dans la réconciliation ». Selon elle, les perspectives autochtones sont un peu mieux représentées qu’auparavant dans les médias canadiens. Elle note cependant qu’il y a encore « beaucoup de travail à accomplir, car autrefois les Autochtones étaient complètement invisibles. » Pour M. Watine, il est évident que les enjeux autochtones sont insuffisamment traités dans les médias traditionnels. « Je pense qu’actuellement on ne parle pas suffisamment de la question autochtone dans sa complexité et sa normalité et quand on en parle [lors d’évènements dramatiques ou spectaculaires], il y a des effets stigmatisants parce que justement la complexité des choses n’est pas abordée », indique-t-il.
Expression de l’identité Le 5 octobre 2020, CBC North a lancé un balado en inuktitut
intitulé Unikkaangit. Le contenu de ce balado est conçu à partir des archives en inuktitut de CBC. M. Brass estime que l’accès à cette série permet aux auditeurs de rester connectés à leurs cultures et leur langue tout en apprenant ou en perfectionnant leur apprentissage de l’inuktitut. À ce jour, huit épisodes de 13 à 53 minutes ont été produits et demeurent accessibles en ligne. L’augmentation de la présence des médias autochtones au Canada permet, selon Mme Ille, de changer la perspective de la couverture journalistique. « On contrôle notre discours, dit-elle. On s’approprie nos méthodes de communication pour partager les histoires que l’on veut partager avec nos points de vue et nos perspectives. Nous sommes un véhicule de l’expression de notre identité, ça vient de nous et de l’intérieur. »
Financement insuffisant Le volet Radiodiffusion autochtone dans le Nord (RAN) est un programme d’aide à la production et la diffusion de contenus audio et vidéo autochtones du ministère du Patrimoine canadien. Cependant ce programme a des limites et les médias autochtones sont incités à rechercher d’autres sources de financement. « Afin d’assurer le succès de votre projet, nous vous encourageons à avoir d’autres sources de financement », peut-on lire sur le site du gouvernement fédéral. M me Ille remarque que le montant de l’enveloppe financière destinée à ce volet n’a pas beaucoup évolué depuis les années 1980 alors que le nombre d’organismes de médias a quasiment doublé. « On a de plus en plus de médias autochtones et une aide financière serait appréciée », note la directrice générale d’APTN. Mme Tulugarjuk estime, pour sa part, que si la création du réseau de télévision Uvagut a nécessité plusieurs années, c’est en partie à cause des limites de l’accès au financement : « Le système de financement rattrape lentement [son retard] et met maintenant tout le monde sur un pied d’égalité, y compris les peuples autochtones », conclut-elle. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
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« Entente historique » : La GRC revoit son approche auprès des femmes inuites « Ça va seulement améliorer les choses d’avoir une GRC culturellement compétente et sensible aux traumatismes. » - Gerri Sharpe, vice-présidente de Pauktuutit. choses d’avoir une GRC culturellement compétente et sensible aux traumatismes », ajoute-t-elle. La Gendarmerie royale du Canada D’après M me Sharpe, les (GRC) a signé, le 27 janvier, une entente avec l’association des quelque 30 % d’Inuits qui vivent fe m m e s inui te s du Ca n a d a hors de l’aire inuite (le Nunangat) Pauktuutit. Dans la foulée, la GRC bénéficieront également de l’entente. accepte toutes les recommanda- La GRC travaille actuellement avec tions de l’organisme pour récon- l’Association des femmes autochcilier les relations entre les Inuites tones du Canada pour créer une et la police. entente similaire. Qualifiée d’historique par les deux parties, l’entente Recommandations Pinasuqatigiinniq (collaborer au bien commun) met d’abord en place un Les 15 recommandations de protocole de communication entre Pauktuutit ont été formulées dans les dirigeants de Pauktuutit et ceux un rapport paru en janvier 2020, des divisions de la GRC en poste intitulé Contrer la violence fondée aux Territoires du Nord-Ouest, au sur le sexe à l’égard des femmes Nunavut et au Nunatsiavut, ainsi inuites : un examen des politiques qu’un plan de travail. et des pratiques policières dans « C’est une transformation le Nunangat inuit. Elles visent à culturelle dans la politique [de la favoriser une meilleure compréGRC], analyse la vice-présidente de hension de l’histoire et de la culture Pauktuutit, Gerri Sharpe. Et nous la inuite et à mettre fin aux pratiques traitons comme “un acompte” sur policières abusives. ce que nous souhaitons voir dans Il faut rappeler qu’en juin 2020, le plan d’action inuit sur les femmes la commissaire de la GRC, Brenda et les filles autochtones disparues Lucki, admettait publiquement la et assassinées. C’est un pas dans présence de racisme systémique la bonne direction. » au sein de la GRC. Pour Mme Sharpe, basée aux Parmi les recommandations, on note : l’embauche par la GRC Territoires du Nord-Ouest, l’entente d’interprètes et de personnel inuit, est la façon de « passer à travers le la création d’un poste de coordonracisme systémique que les femmes et les filles inuites ont rapporté en nateur de la lutte contre la violence ce qui a trait à leurs contacts avec familiale au Nunavut et la mise en place d’une formation sur la viola police ». « Ça va seulement améliorer les lence fondée sur le sexe. Denis Lord, L’Aquilon
Sensibilisation culturelle Certaines recommandations sont déjà mises en œuvre. Un partenariat de la GRC avec la société Nunavut Tunngavik permet aux Inuits d’acquérir des connaissances permettant d’être éventuellement recrutés par la GRC. La GRC a introduit une nouvelle formation sur la sensibilisation culturelle et l’humilité. « C’est une formation obligatoire pour tous les agents en place », assure la surintendante Kim Taplin, directrice des Services nationaux de police autochtones et de prévention du crime. La GRC recrute déjà davantage de femmes et d’agents inuits, ajoute Mme Sharpe. Selon elle, plusieurs Inuites aspirent dans l’immédiat à une approche policière décolonisée, où le savoir inuit est reconnu, et qui utilise une « approche holistique basée sur les relations ».
Des affectations prolongées De manière plus pragmatique, une des priorités de Pauktuutit est la prolongation de l’affectation des agents dans le Nord, au-delà du contrat de deux ans actuellement en place. On souhaite profiter de la confiance établie avec la collectivité et la connaissance de la culture inuite acquise par les agents.
INFO SANTÉ
« Après deux ans, ils ont une chance de faire un autre trois ans, mais la plupart du temps, ils sont là pour deux ans, analyse Mme Sharpe. Aussitôt qu’ils connaissent la collectivité, ils déménagent. Ce n’est pas juste au Nunavut ; c’est aussi comme ça aux Territoires du Nord-Ouest. » Selon la vice-présidente, c’est un objectif difficile à atteindre, mais réalisable. Elle croit qu’une meilleure formation sur la culture inuite, qui passe aussi par l’embauche de civils inuits, aidera à l’intégration et à la rétention des agents. Kim Taplin souligne quant à elle que ce cycle de deux ans au Nunavut est un minimum, et non un maximum. « Ce n’est pas inhabituel pour les membres de demander une extension de leur séjour dans la collectivité, note-t-elle. Et quand la collectivité est d’accord, ce type de demande est souvent accepté. » Selon les données présentées par la GRC, seulement 10 % des agents en poste au Nunavut demandent d’y être réaffectés. Le Nunavik est la seule partie du Nunangat qui échappe à l’entente, puisque la population y est desservie par le Corps de police régional Kativik. Dans le rapport de Pauktuutit, le chef de police de Kativik affirme que les changements fréquents de personnel sont un problème majeur et que les ressources pour le contrer sont insuffisantes.
Courtoisie Gerri Sharpe
« C’est une transformation culturelle dans la politique [de la GRC], analyse la vice-présidente de Pauktuutit, Gerri Sharpe, et nous la traitons comme un acompte sur ce que nous souhaitons voir dans le plan d’action inuit sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. »
Caméras corporelles Autre initiative en développement : le port de caméras corporelles par les agents de la GRC. Un projet pilote, commencé en novembre 2020 à Iqaluit, s’est terminé récemment. Le projet est destiné à être étendu à tout le Nunangat s’il est plébiscité lors des consultations qui doivent se tenir cette année. « La perspective et les expériences des Inuites sont critiques pour faire que ce soit correct », assure Gerri Sharpe. La surintendante Taplin souligne que le questionnaire qui sera présenté lors de ces consultations est en cours d’élaboration. L’intention étant de mieux comprendre les perspectives des personnes qui seront filmées.
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Jeudi 25 février 2021
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Les p’tits yeux pointus, le club de lecture jeunesse du Yukon, cherche des collabo-lecteurs et collabo-lectrices pour relever le défi lancé par Communication Jeunesse. Objectif : lire collectivement 30 000 pages en français. Toutes les pages comptent! livres – bandes dessinées – journaux – magazines lectures sur liseuse ou tablette Tout le monde peut participer, même à l’extérieur du Yukon : c’est un défi communautaire! Pour participer : envoyez les titres de vos lectures + le nombre de pages lues à northofsacha@gmail.com ou sur Facebook.com/ptitsyeuxpointus Date limite : 12 mars Merci de votre aide et bonne lecture!
Les aînés en savent beaucoup, mais il y a toujours plus à savoir. Pour un âge d’or sûr et paisible, renseignezvous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié, les prestations de la Sécurité de la vieillesse et plus encore.
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L’appel du grand Nord : quand la littérature inspire le voyage Le film L’appel du grand Nord, tourné au Yukon juste avant les fermetures des frontières commence par une citation d’un classique de la littérature yukonnaise : « Jack London disait “C’est au Klondike que je me suis trouvé moi-même ; chacun y prend sa véritable perspective” ». Le documentaire, destiné aux publics européen et canadien, met de l’avant plusieurs francophones du Yukon. Maryne Dumaine
« Tout voyage commence souvent par un livre », affirme Matthieu Maillet, réalisateur de ce long métrage documentaire. C’est d’ailleurs à travers les livres de Jack London que l’envie de confronter rêve et réalité est née dans la tête du réalisateur. Le film suit le parcours du philosophe Philippe Simay, de Whitehorse jusqu’à Old Crow. « À travers plusieurs rencontres, le documentaire met en lumière la beauté grandeur nature des paysages du Yukon, mais aussi celle des personnages, d’une grande douceur, d’une grande sensibilité, qui contrastent avec la force des éléments et des paysages », décrit Matthieu Maillet. Le film ayant été tourné il y a à peine un an, l’équipe française a pu venir capter les images juste avant le confinement imposé en France le 11 mars 2020. En pleine période de pandémie, ce documentaire offre au public francophone de par le monde une occasion de voyager sans se déplacer : « C’est un peu comme une fenêtre sur le monde, une bouffée d’air frais en période de restrictions. » « Le film a été extrêmement bien accueilli depuis sa sortie en Europe, affirme le réalisateur.
Il y a plusieurs choses que les gens aiment beaucoup : ce sentiment de liberté, issu des grands espaces, et aussi, quelque chose qui revient très souvent, ce sont toutes les rencontres. Ce sont des personnages très forts, qui ont une personnalité et un charisme qui marquent les gens. Ça plait beaucoup au public. » Parmi les figures de la francophonie yukonnaise, on note Roch Boivin, trappeur, Chrystelle Houdry, musher et Maxime Vincent, chercheur d’or à Dawson. On retrouve aussi Arthur St-Laurent qui offre à l’animateur une séance de pêche sur glace suivie d’une nuit au bord d’un feu au milieu de bois, scène familière pour de nombreux Yukonnais et Yukonnaises. Philippe Simay a également eu la chance de voyager dans le camion d’Yves Lafond, camionneur des routes de glace et chroniqueur connu sous le pseudonyme Nomade Arctique pour un voyage jusqu’à Old Crow. Un témoignage poignant filmé sur la route Dempster, « une des dernières frontières », entend-on dans le film, sur un fond d’immensité glacée. Ce documentaire, qui reflète toute la splendeur du Yukon, à la fois naturelle et humaine, est disponible gratuitement en ligne sur arte.fr et sur tv5unis.ca.
Capture d’écran du film
Yves Lafond emmène l’équipe de tournage au-delà du cercle polaire à bord de son camion. « La première fois que j’ai fait cette route, j’ai demandé des conseils à un vieux qui la fait depuis toujours, depuis le temps des mammouths! Il m’a dit go slow. C’est tout. C’était son seul conseil », explique-t-il dans le film.
Capture d’écran du film
Pour Arthur St-Laurent, être dans le bois, c’est retrouver sa place au sein de la nature, là où les règles inventées par les humains n’existent pas.
Réponses à vos questions sur la COVID-19 Nous sommes à l’écoute des questions de la population sur la COVID-19.
Pourquoi se faire vacciner? Pour mettre fin à la pandémie, nous devons utiliser tous les outils à notre disposition, notamment la vaccination. Des Canadiens ayant reçu un diagnostic de COVID-19, 1 sur 13 a été hospitalisé, et environ 3 sur 100 en meurent. Même les personnes qui ne présentent que des symptômes légers peuvent mettre beaucoup de temps à se rétablir. Comme le virus se propage aisément, vous pourriez le transmettre même si vous êtes asymptomatique. Le vaccin de Moderna, approuvé par Santé Canada, est sûr et efficace. Il vous protégera et réduira la propagation du virus qui cause la COVID-19. Avec le temps, l’immunisation de masse permettra à la population de vivre avec moins de restrictions.
Comment fonctionne le vaccin? La vaccination est un procédé qui permet de renforcer le système immunitaire. Plus précisément, le vaccin de Moderna enseigne à nos cellules la façon de fabriquer des anticorps qui servent à prévenir la maladie en cas d’exposition à la COVID-19. Après la seconde dose du vaccin de Moderna, vous avez 94,1 % moins de risque de tomber malades. Le vaccin utilise l’ARN messager (ARNm). Le vaccin de Moderna, à base d’ARNm, contient des instructions pour fabriquer la protéine de spicule qui se trouve à la surface du virus qui cause la COVID-19. Si vous contractez le virus de la COVID-19 après la vaccination, votre système immunitaire sera activé et reconnaîtra la protéine de spicule comme un agent étranger. La réponse immunitaire sera alors déclenchée. Il est important de savoir que votre corps décomposera et éliminera l’ARNm une fois que vos cellules auront reçu les instructions de fabriquer la protéine de spicule. L’ARNm ne se reproduit pas et n’a aucun effet sur votre ADN.
Le vaccin est-il sûr? Oui. Comme tous les vaccins dont l’utilisation est autorisée au Canada, Santé Canada a examiné toutes les preuves et données scientifiques disponibles avant d’approuver le vaccin de Moderna. Avant d’autoriser un vaccin, Santé Canada s’assure : • qu’il répond à des normes élevées en matière d’innocuité, d’efficacité et de qualité; • que ses bienfaits dépassent les risques. Aucune étape n’a été négligée lors de l’approbation réglementaire du vaccin par Santé Canada. La mise au point rapide du vaccin a été rendue possible grâce aux avancées technologiques en vaccination, aux investissements et aux promesses d’achat du gouvernement, à la collaboration internationale, au recrutement rapide de participants aux essais cliniques et au processus d’approbation rationalisé de Santé Canada.
Est-ce que je dois quand même suivre les mesures de santé publique après avoir été vacciné? Oui. Les mesures de santé publique demeureront en place pendant la campagne de vaccination. Il faudra du temps avant que toutes les personnes qui veulent le vaccin puissent le recevoir. Une fois vacciné, vous devrez continuer à faire ce qu’il faut pour protéger les autres pendant que nous poursuivons la vaccination. Vous devrez notamment continuer à porter un masque dans les espaces publics intérieurs et d’appliquer les six mesures de protection. Une fois qu’une grande partie de la population sera vaccinée, le médecin hygiéniste en chef sera consulté sur la possibilité d’alléger les mesures de sécurité.
Visitez yukon.ca/covid pour en savoir plus.
Programmes en français
Jeudi 25 février 2021
Quand rencontre rime avec plaisir! Pour les élèves de français langue seconde, le mois de février est celui de l’amour, des amitiés et des festivités. Dans le cadre de la semaine de l’immersion française, des activités spéciales sont organisées. Plusieurs élèves de partout au Yukon échangent des cartes de Saint-Valentin et les activités extérieures sont toujours au rendez-vous. L’apprentissage du français langue seconde se fait dans le plus grand plaisir !
Saint-Valentin Les élèves de 5ème année de l’École élémentaire Jack-Hulland ont écrit des cartes de SaintValentin pour les élèves de 4ème, 5ème et 6ème année de l’École élémentaire Johnson de Watson Lake. D’autres échanges ont eu lieu entre l’École Chief-Zzeh-Gittlit de Old Crow et l’École Nelnah-Bessie-John de Beaver Creek.
Semaine de l’immersion française Du 15 au 19 février dernier, les trois écoles qui offrent le programme d’immersion française ont célébré cette semaine spéciale. C’est une occasion unique pour l’École élémentaire Selkirk, l’École élémentaire de Whitehorse et l’École secondaire F.-H. Collins de souligner la culture francophone et de développer le sentiment d’appartenance à la langue et de mettre en avant les avantages de devenir bilingue. Les activités étaient très variées. Entre autres, des petits de maternelle ont fait un casse-tête pour connaître les différents drapeaux de la francophonie canadienne et un spectacle virtuel de l’artiste Bill Bestiole a été présenté.
Jeudi 25 février 2021
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Les élèves de l’École élémentaire de Takhini qui étudient le Tutchone du Sud, se sont joints aux classes de français dans le cadre de l’activité « Fish camp » organisée par Mme Dawson. Les élèves ont appris à apprêter le saumon comme le font traditionnellement les Premières Nations; ils ont aussi écouté une histoire et appris du vocabulaire en français et en langue autochtone.
Cafés français Les cafés français sont à l’honneur cette année dans les communautés. À l’École J.-V.-Clark de Mayo, M. Sean Charbonneau, enseignant de français, pose fièrement devant les baguettes de pain qu’il a lui-même cuisinées. Quant aux élèves de l’École Ghùch-Tlâ de Carcross, ils ont mangé des baguettes et du fromage en compagnie de leur enseignant M. Taylor et, virtuellement, en compagnie d’Annie, la monitrice des communautés.
Danse africaine Dans la classe de Mme Katharine de l’École élémentaire Selkirk, les élèves d’immersion française ont reçu la visite de la maman d’un élève de la classe. Elle a offert une présentation sur son pays d’origine l’Ouganda. On peut voir sur la photo les enfants découvrir la danse traditionnelle des Bakiga, un peuple d’Afrique de l’Est.
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Programmes en français
Quand deux langues se rencontrent
Jeudi 25 février 2021
sPort
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Women Who Explore : une place pour chaque femme dans le plein air Women Who Explore est une communauté internationale visant à inspirer et à inciter toutes les femmes à sortir, quel que soit leur âge, leurs compétences ou leur condition physique. Depuis janvier 2019, un groupe, mené par Candace Dow, se développe à Whitehorse. femmes et si celles-ci peuvent développer des amitiés, alors c’est gagnant-gagnant! »
Kelly Tabuteau
Tout commence avec deux femmes, Lindsay et Jenny MacNevin. Originaires de Calgary, elles se sont vite senties intimidées par les personnes pratiquant le plein air dans les Rocheuses canadiennes, comme si elles-mêmes n’y avaient pas leur place. Pourtant, tout ce qu’elles souhaitaient faire, c’était profiter de leur terrain de jeux. « Nous ne sommes pas des expertes, ni même des athlètes professionnelles ; simplement des femmes ordinaires qui aiment le plein air, confie Lindsay MacNevin. Nous avons donc décidé de créer une communauté de femmes pour que celles-ci explorent ensemble et se soutiennent mutuellement. » C’est ainsi que Women Who Explore est né en 2016 dans le but d’encourager les femmes à profiter des activités de plein air, à essayer des choses nouvelles et à dépasser leurs propres limites. Grâce à plus de 100 ambassadrices et à plus de 500 000 membres à travers le monde, Women Who Explore propose des événements de quelques heures à plusieurs jours, des soirées karaoké et des voyages exotiques, tout en passant
Des activités gratuites et payantes
Candace Dow
Le 17 janvier, Women Who Explore proposait une journée d’initiation au ski de randonnée nordique, en partenariat avec Yu’Ski Expéditions
par des escapades dépaysantes de fin de semaine. Au Canada, il existe aujourd’hui 24 communautés réparties dans huit provinces et territoires.
Candace Dow, amatrice de plein air, propose aux deux sœurs de devenir ambassadrice pour le Yukon. Ces dernières acceptent et la jeune femme lance en 2019 le groupe privé Facebook qui compte Au Yukon depuis 2019 aujourd’hui plus de 400 membres. P o u r e l l e , Wo m e n W h o Découvrant un peu par hasard cet te communauté féminine, Explore est une bonne façon
de connecter les femmes entre elles, surtout à Whitehorse où de nouvelles personnes s’installent régulièrement. « Quand on vient d’arriver, cela peut être intimidant de se lancer seule dans la nature yukonnaise, pense-t-elle. Women Who Explore propose des activités pour mettre en confiance les
The 2021 Spring Sitting of the Yukon Legislative Assembly will convene on Thursday, March 4, 2021.
La séance du printemps 2021 de l’Assemblée législative du Yukon est convoquée le jeudi 4 mars 2021.
The Assembly sits Monday to Thursday 1:00 p.m. to 5:30 p.m.
L’Assemblée siège du lundi au jeudi 13 h à 17 h 30.
The first hour of the proceedings is telecast the following day on Northwestel Cable.
La première heure des travaux est diffusée le jour suivant sur le service de câblodistribution de Northwestel.
Live audio is available on 93.5 FM. and yukonassembly.ca
Diffusion audio en direct au 93,5 FM. et au yukonassembly.ca/fr
Limited seating is available in the public gallery at 2071 Second Avenue, Whitehorse, Yukon, on a first-come, first-served basis. Masks are required.
Il y a un nombre limité de places dans la tribune du public, au 2071, 2e Avenue, Whitehorse (Yukon), selon le principe du premier arrivé, premier servi. Le port d’un masque est obligatoire.
facebook.com/yukonlegislativeassembly
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Depuis 2019, Candace Dow a proposé, pour le compte de Women Who Explore, différents types d’événements pour tenter de rejoindre le plus grand nombre : des sorties randonnées ou en raquettes à neige, de l’escalade de glace, des escapades de plusieurs jours à cheval et même de l’initiation au camping d’hiver. Les sorties sont généralement gratuites, excepté quand il y a un besoin de faire appel à un guide local. Le 17 janvier dernier, par exemple, Women Who Explore organisait une journée de ski de randonnée nordique (SDR) avec Yu’Ski Expéditions. Pour Raphaëlle Couratin, propriétaire de l’entreprise de SDR, c’est important de donner accès à la découverte d’activités nécessitant du matériel spécifique difficilement louable à Whitehorse. « C’était mon premier groupe de femmes et j’étais très contente, à la fin de la journée, d’avoir initié des femmes à une activité qu’elles n’auraient certainement pas tentée seules, sans Women Who Explore », raconte-t-elle. Pour Melanie Grey, qui a emménagé à Whitehorse en juillet dernier, la journée du 17 janvier a été une révélation : « L'activité m'a donné envie de faire plus de ski de fond. J’en avais fait un peu en Alberta quand j'étais enfant, mais je ne pensais pas que je voudrais m’y remettre… J'ai beaucoup aimé et j’ai même acheté mes propres skis pour en faire plus souvent. » Dans les activités régulières, Women Who Explore propose des séances de ski et de yoga, les jeudis soir au Club de ski de fond de Whitehorse et le samedi matin à la station de ski alpin du Mont Sima. Toutes les autres activités sont annoncées ponctuellement sur le groupe Facebook Women Who Explore : Whitehorse, YT. Candace Dow lance un appel à la communauté, pour conclure : « J’aimerais pouvoir organiser encore plus d’événements, mais seule ce n’est pas toujours évident de trouver le temps. Nous pourrions être plusieurs ambassadrices à faire vibrer cette communauté de femmes yukonnaises! »
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Fourchette ou couteau Sophie Delaigue
Agir pour la planète commence dans notre assiette. Une des actions les plus efficaces pour réduire notre empreinte écologique est en effet de réduire notre consommation de viande et de produits laitiers. Pourquoi? Voici cinq chiffres clés qui permettent de mieux comprendre l’impact de la production animale. 15 % : c’est le total des émissions de gaz à effet de serre produit par l’élevage dans le monde. 75 % : c’est le pourcentage des terres agricoles utilisées pour élever du bétail dans le monde. 65 % : c’est le pourcentage de la déforestation en Amazonie due à l’élevage (le Brésil étant l’un des principaux exportateurs de viande au monde). 60 milliards : c’est le nombre d’animaux abattus chaque année dans le monde. 4500 litres : c’est la quantité d’eau nécessaire pour produire un steak.
la tenue en protéines de certains aliments végétaux équivaut à celle Parce qu’on touche ici l’apport en de la viande. Il en va de même protéines, une des idées reçues les pour l’apport en fer et en calcium : plus répandues parmi la résistance manger moins de viande et de proà manger moins de produits d’ori- duits laitiers ne provoquera pas gine animale. Et cette idée selon de carence si on les remplace par laquelle la qualité des protéines des légumineuses, des légumes, animales serait supérieure à celle ou encore des oléagineux (famille des protéines végétales, et bien elle des noix). est… fausse. De multiples études et recherches l’ont démontré et Des choix prouvé : le besoin en protéines écoresponsables est largement satisfait dans un régime alimentaire basé sur les Alors nous n’allons pas tous plantes. Surtout lorsqu’on sait que devenir végétaliens! Et pour beau-
Idées reçues
Les Canadiens et Canadiennes s ont pa r mi le s p lu s g r a nd s consommateurs de viande au monde. Nous avons donc une responsabilité directe dans la crise écologique. Ce qui veut aussi dire que chacun d’entre nous a une solution à portée de main, en faisant notamment des choix écoconscients quand nous remplissons notre panier à l’épicerie. Acheter un lait végétal plutôt que du lait de vache. Remplacer le boeuf haché par du tempeh (tofu fermenté très goûteux). Acheter moins de fromage, de yoghourt et de crème glacée. Remplacer le jerky de bœuf par un jerky de champignon (disponible chez Riverside). Acheter des pâtes fraîches farcies aux légumes plutôt qu’à la viande, celles-ci ayant presque le même apport en protéines.
N’hésitez pas! Écrivez-nous : dir@auroreboreale.ca
PIERRE LAVOIE
CRÉER LE MOUVEMENT— LA RECETTE
Mardi 9 mars
LE GOÛT DES BELVAS DE STÉPHANIE DAVID LE GRAND JACK D’HERMÉNÉGILDE CHIASSON
VENDREDI
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coup d’entre nous, la viande et le fromage sont des plaisirs de la table que nous voulons garder. Certes! Mais pour ce bout de viande et ce bout de fromage, nous pouvons aussi faire des choix responsables. Acheter de la viande à nos agriculteurs locaux, choisir du fromage biologique, manger de la viande sauvage. Et garder en tête que la solution la plus efficace est bien de diminuer notre consommation de produits d’origine animale, tranquillement, mais sûrement. En faveur de notre planète, de notre santé et des générations futures.
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Qu’est-ce qu’un climat toxique pour les personnes racialisées? Le rapport faisant état d’un climat de travail toxique à Rideau Hall a créé une onde de choc à travers le pays. Pourtant, les histoires de climats toxiques dans les milieux de travail sont nombreuses, tant dans le secteur public que privé. Elles ne sont pas réservées à un milieu, à un genre ou à une profession. En tant que femme noire, j’en ai moi-même vu et subi de toutes les couleurs au fil des années. Ce que j’ai vu et vécu n’est ni un conte de fées ni de l’exagération. Paige Galette - Francopresse
Le climat toxique peut prendre plusieurs formes : patrons abusifs, intimidation entre collègues, propos inappropriés. Tout cela peut causer de l’anxiété et mener à la dépression. Mais pour nous, les personnes racialisées, un climat toxique se concrétise par des abus de pouvoir conséquents à notre identité. Les microagressions à l’égard des personnes racialisées, quand elles s’accumulent, atteignent la dignité et le bienêtre de la personne. Les exemples sont nombreux,
à commencer par l’attouchement des cheveux. On ne toucherait pas le ventre d’une personne enceinte sans son consentement, alors pourquoi le fait-on pour les cheveux d’une personne noire? Ou alors, faire remarquer à une personne racialisée qu’elle maitrise bien la langue parlée par la majorité. « Tu parles si bien français, tu n’as pas d’accent » et « où as-tu appris à parler français? » sont des commentaires qu’on me fait souvent. Un peu pour souligner le fait que je ne fais pas partie de la majorité et que, de ce fait, on s’attend à ce que je ne puisse pas parler le même
Missive
En ce mois de février, le Yukon a enfin pu apprécier de vraies bonnes températures bien fraîches, celles qui font beaucoup parler sur les réseaux sociaux et qui permettent de profiter de paysages féériques! Températures qui poussent aussi bon nombre d’entre nous à rester bien au chaud, au coin du feu, un livre à la main, ou plongés dans nos pensées, à rêvasser au printemps qui se rapproche tout doucement. Dans quelques semaines, ce sera justement officiellement le printemps, et la promesse des beaux jours! Il est vrai qu’au Yukon il faudra très certainement quelques semaines de plus avant de réellement ressentir les effets de ce fameux printemps, mais inévitablement, il s’installera chez nous, comme partout! Passées la fonte des neiges et la délicate période d’entre deux saisons, nous pourrons alors nous émerveiller devant les arbres bourgeonnants, puis en fleurs, la verdure qui s’installe durablement, les journées qui s’éternisent et le soleil qui ne se couche plus que pour quelques heures. Un décor qui sonne comme un retour à la vie après quelques mois de mise en sommeil. Et ce retour à la vie, nous autres les humains, nous devrions très certainement nous en inspirer et profiter de l’arrivée du printemps pour nous renouveler, revenir nous aussi à la vie, après quelques mois passés dans la noirceur de l’hiver, mais également parfois de nos pensées. Et comme le dit si bien Mère Teresa dans sa prière « La vie est la vie » : « La vie est beauté, admire-la; La vie est félicité, profites-en; La vie est un rêve, réalise-le; La vie est un défi, relève-le; La vie est un devoir, fais-le; La vie est un jeu, joue-le; La vie est précieuse, soigne-la bien. » Se renouveler ne veut pas nécessairement dire renouveler sa garde-robe, ou bien renouveler son équipement sportif pour la saison d’été, mais plutôt renouveler son esprit, ses pensées, ses habitudes, ses interactions avec les autres, afin de nous adapter aux changements que nous éprouvons, tout en restant au fond qui nous sommes. Être capable de grandir et de mûrir en tant qu’Homme, tel un bourgeon qui devient fleur. Ce renouvellement, nous pourrions le faire n’importe quand, rien au fond ne nous oblige à attendre le retour du printemps pour faire cette introspection! Et pourtant, le retour de la lumière et l’explosion de la nature nous invitent indéniablement à ce temps de réflexion, et presque de manière inconsciente. Le carême, pour les chrétiens, qui commence généralement vers la fin de l’hiver et se poursuit au printemps jusqu’à Pâques, est une forme de renouvellement. Ce n’est vraiment pas anodin si ce temps de prière, de pénitence et d’aumône intervient au même moment que la nature se réveille. Pendant 40 jours, nous sommes incités à renouveler notre relation avec Dieu et plus généralement, avec les autres. Nous recentrer sur l’essentiel pour faire germer le meilleur en nous, afin d’accueillir comme il se doit la vie nouvelle, qui nous verra tous renaître! Marie-Alexis Dangréau, pour la Communauté francophone catholique.
français que les autres. Et pourtant, le français est ma première langue! Et finalement, la fameuse question « d’où viens-tu? ». Imaginezvous donc que je viens d’ici! On retrouve aussi d’autres types d’agressions comme le racial gaslighting. Vous connaissez sans doute le gaslighting, qu’on appelle en français le décervelage, qui nous a été présenté par le mouvement féministe. Le mouvement antiraciste nous présente alors le racial gaslighting, le décervelage racial, comme étant un détournement de vérités quant aux expériences de racisme. Lorsque quelqu’un dénonce une action comme étant raciste et qu’une personne n’ayant jamais vécu ces expériences la corrige ou lui dit qu’elle a tort, c’est nier ses expériences et ses vérités. C’est ça, le racial gaslighting. Et bien entendu, il y a le racisme systémique, que vous devez certainement déjà connaitre. Lorsque ces situations s’accu-
mulent de jour en jour, croyezSouvent, je remarque que la moi, ça devient insupportable. personne à l’origine du problème, démissionne pour des Une souffrance longue «l’agresseur, raisons familiales ou personnelles » et va se réinventer. Comment pouret pénible Dénoncer un climat toxique rait-on s’assurer que les actions demande du courage. D’après dénoncées ne se reproduisent pas, mon expérience, les victimes autant pour la personne ayant causé ayant dénoncé se sont souvent les malaises que pour ses victimes? Quelles sont les leçons à tirer et elles-mêmes vues pénalisées et accusées d’avoir créé une atmos- quelles sont les retombées? Dans quel état laisse-t-on cet organisme? phère tendue. Les punitions peuvent se Et surtout, dans quel état laisse-t-on traduire par des changements les victimes? Contrairement à la croyance de tâches ou de fonctions, par le manque d’occasions de promotion populaire, le climat toxique ne ou, pire encore, par le congédiement. s’infiltre pas seulement dans les Par crainte du pire, j’ai même vu grandes entreprises, mais aussi quelques victimes quitter leur emploi dans les petits organismes où l’on avant même de porter plainte. La ne retrouve que quelques employé. peur de dénoncer les actes existe. es et où il est parfois plus difficile Le choix de dénoncer comporte de trouver des ressources pour se des risques. Quand une personne sortir de ces situations. Il faut garder dénonce des comportements l’œil ouvert. abusifs ou un climat toxique, elle espère corriger la situation, ce qui Appel à la vigilance n’est malheureusement pas toujours Et si c’était vous? Seriez-vous prêt.e le cas. à vous salir les mains ou cherche-
Avis public Conformément au paragraphe 7 (b) du Règlement sur le lotissement, pris en vertu de la Loi sur le lotissement, le gouvernement du Yukon donne avis de réception de la demande suivante : Dossier nº 2020-60-TH107 : Demande de subdivision en deux lots (avec domicile) du lot 1181, quadrilatère 105D14, plan 88-175 LTO par Reburg Enterprises dans la région d’aménagement du chemin Hotspring, au Yukon. Pour en savoir plus, rendez-vous au yukon.ca/fr/habitationet-biens-immobiliers/permis-et-inspections/consulterles-demandes-damenagement-foncier. Vous avez jusqu’au vendredi 12 mars 2021 en fin de journée pour soumettre vos commentaires. Pour transmettre des commentaires au sujet de cette demande, contacter la Direction de l’aménagement foncier : Téléphone : 867-667-8877 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, poste 8877 Courriel : adam.humphrey@yukon.ca Adresse : C.P. 2703 (K-230LP) Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6
riez-vous le savon? Un bon conseil : gardez l’œil ouvert, ça se produit peut-être déjà dans votre milieu de travail. Soyez vigilant.es et notez bien les non-dits. Si les employé.es sont souvent malades, les demandes de congés sans solde nombreuses ou encore les départs de vos employé.es racialisé.es fréquents, c’est peut-être qu’il y a un problème. Ensuite, il est important de reconnaitre ses torts et ses failles pour aboutir à un changement organisationnel. Faites appel à des expert.es dans la lutte antiraciste en milieu de travail qui pourront vous éduquer quant aux diverses formes de microagressions et au racial gaslighting, et qui vous donneront des pistes concrètes pour assurer un climat respectueux. Choisissez vos combats : soit vous vous attaquez au problème de front dès maintenant, soit vous hériterez à terme d’une belle gestion de crise. À vous de choisir! Paige Galette est activiste et éducatrice communautaire sur l’antiracisme et la lutte contre les oppressions, à l’échelle nationale. Son chapitre « From Cheechako to Sourdough : Reflections on Northern Living and Surviving while being Black » se retrouve dans le livre Until We Are Free : Reflections on Black Lives Matter in Canada (Diverlus, Hudson, Ware).
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Club de lecture - Les p’tits yeux pointus Les p’tits yeux pointus est un groupe de jeunes lecteurs et lectrices francophones qui se réunissent pour discuter de littérature française d’ici et d’ailleurs. En janvier dernier, le club a été invité par la commissaire du Yukon à enregistrer une lecture à voix multiples du livre Les étoiles de Jacques Goldstyn pour la Journée de l’alphabétisation. Ce mois-ci, ils présentent leur propre sélection d’étoiles !
Les étoiles (Jacques Goldstyn) L’histoire du Big Bang entre les cultures juives et musulmanes à travers la rencontre de deux enfants, Aïsha et Yakhov, dans un parc de Montréal alors qu’ils se découvrent une passion commune pour l’observation du ciel. Un hommage à la curiosité des sciences et l’amitié qui ont le pouvoir de rassembler malgré l’adversité. Magnifiquement illustré dans un style épuré et poignant. Préparé par : Sandra St-Laurent, animatrice.
Sorceline
Le grand livre des créatures fantastiques
(Sylvia Douyé et Paola Antista)
(Collectif)
Recommandé par : Camille BD FANTASTIQUE. Une jeune fille fait ses études pour devenir fantasticologue, une branche de médecine et de psychologie spécialisée dans les animonstres. Elle s’éprend de ces créatures jugées dangereuses et tente de les sauver, parfois d’eux-mêmes. Pour les 8 ans +.
Série La cabane magique
Recommandé par : Noah Un recueil impressionnant présentant avec détails l’histoire d’une créature fantastique des différentes grandes mythologies du monde, expliquant son origine et ses facultés. Chaque créature est aussi représentée par une magnifique illustration d’une page complète. Pour les 10 ans +.
La ville sans vent -tome I
(Mary Pope Obsbourne)
(Éléonore de Villepoix)
Recommandé par : Maéva ROMAN D’AVENTURES. Une série de plus de 30 livres présentant une histoire indépendante où des enfants se retrouvent dans une cabane magique qui a le pouvoir de les transporter dans le temps et l’espace pour une nouvelle mission. Pour les 6 ans +.
Recommandé par : Iris ROMAN D’ÉNIGME. Dans un monde imaginaire, une enfant en voie de devenir mage doit résoudre le meurtre de son mentor et découvrir les mystères qui entourent Hyperborée, la ville qui cache bien des secrets sous son dôme. Pour les 11 ans +.
Énola et les animaux extraordinaires (Lucile Thibaudier, Joris Chamblain) Recommandé par : Chloé Dans un monde mixte où la magie coexiste avec le monde « ordinaire », Énola est une enfant-vétérinaire qui met à profit ses connaissances pour rétablir l’équilibre dans le monde. L’album compte les tomes 1 à 3 de la série. Pour les 6 ans +.
Critique de la ludothèque La ludothèque permet l’emprunt gratuit de jeux de société une fois par mois via le catalogue en ligne csfy.ca/ludotheque. Plus de 230 jeux sont disponibles à la location et sont pour tous les âges, tous les goûts et tous les membres de la communauté. La ludothèque vous présente son coup de cœur du mois, testé et approuvé par l’ensemble des membres du comité test.
Bandido Bandido essaye de s’évader à nouveau! Placez vos car te s pour bloquer tous les tunnels et empêcher Bandido de s’échapper de prison. Essayez ensemble de lui bloquer toutes les sorties. Si toutes les issues sont bloquées avant que la pile de cartes soit épuisée, vous avez tous gagné... Sinon, Viva Bandido!
Ce que nous aimons le plus Jeu coopératif. Tous les joueurs
gagnent ou perdent ensemble. Les règles sont simples. Petit format qui est pratique à transpor ter et facile à ranger. Jeu de voyage idéal pour partir en vacances. Peut se jouer seul. Développe le sens de la stratégie et de l’anticipation. Possibilité de jumeler Bandido à sa version féminine : Bandida.
Ce que nous aimons le moins Demande une grande surface de jeu. Après plusieurs parties, le jeu devient répétitif.
Type de jeu Jeu de coopération, de stratégie et de placement. Âge recommandé 6 ans et plus. Nombre de joueurs 1 à 4 joueurs. Durée de la partie 5 à 30 minutes. Règles du jeu en vidéo Disponibles sur YouTube. helvetiq.com
La ludothèque francophone a vu le jour grâce à un partenariat entre la CSFY, la Garderie du petit cheval blanc et les essentielles, auxquelles se sont joints l’AFY et le PCS.
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Coup de cœur à l’aréna (partie 2)
JEU NO 471 JEU NO 472 e Histoire composée avec l’aide de Daniel, Seth, Anthony et Dawson de 8-9 année de l’École Ghùch-Tlâ de Carcross, leur professeur Tim Taylor et leur monitrice de français, Annie Maheux.
message texte provenant de Haines choses et son flanc gauche est Partir sans me prévenir comme ça Junction ne lui ai parvenu durant vulnérable. La partie se termine pour deux heures! Nous t’avons les douze longs derniers mois. La sur le résultat désastreux 5-1 pour cherché(e) partout! Tu vas rester seule chose qu’Alex sait, c’est que Haines Junction. Alex est atterré(e). en punition à la chambre d’hôtel À la sortie des vestiaires, une tout l’après-midi! Et que je ne vous la mère de Sam a remplacé le père de Sam comme entraîneuse de main l’attrape par le bras et l’en- revois pas traîner ensemble de la l’équipe de Haines Junction. Elle traîne vers la sortie de secours. fin de semaine! Et donne-moi ton ne punira peut-être pas autant Sam C’est Sam, tout sourire, qui lui fait le cellulaire! », s’écrit, d’un souffle, le que son mari colérique le faisait signe de rester silencieux(se) et de père de Sam. lo suivre dehors, loin des regards. l’année dernière. De l’autre côté du stationLa première partie prévue est Leurs mains restent scellées l’une nement, les parents d’Alex lui RÉPONSEcontre DU JEUl’équipe NO 471 de Haines à l’autre RÉPONSE DU JE alors que deux justement Alex RÈGLES DU JEU : RÈGLES DUles JEU : amou- passent également un savon. Junction! Carcross a une réputation reux(ses) courent en silence loin de est démis(e) de ses fonctions de Vous devez remplir toutes les cases vides en Vous devez remplir toutes les cases vides en l’aréna, dans le soleil matinal. Puis, capitaine pour le tournoi et doit aussi plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, à défendre, car leur équipe mixte a plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, côte àet rester cloîtré(e) à l’hôtel. Lorsque une seule fois par colonne et une seule fois par gagné le tournoi les trois dernières iels marchent une seulelentement, fois par colonne une seule fois par côte, vers le centre-ville, ne sachant années. Aucune faiblesse ne sera leurs parents ont le dos tourné, les boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. tolérée sur la glace et Alex le sait où débuter la conversation brûlante deux amoureux(ses) s’appellent en Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait depuis an. avez déjà quelques catiminichiffres depuis le plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par bien, de sa position de capitaine. En retenue plus foncé.unVous partéléphone de la « Je m’excuse, je… », comsautant de la bande sur la patinoire, chambre d’hôtel. boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans Alex aperçoit les cheveux blonds mence devez 9 dans Sam. jamais répéter les chiffres La 1finà du tournoi n’est pas la même ligne, la même colonne et la même qui dépassent du casque du (de la) même ligne, la »,même et la même «la C’est ma faute, je… dit Alexcolonne heureuse pour aucune des deux boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. moment. joueur(se) sur la ligne de défense au même équipes puisque c’est l’équipe de Iels éclatent de rire. La tension Teslin qui remporte la coupe. Alex et adverse. Sam. Son cœur bat la retombe. Sur le chemin vers le café Sam ne peuvent chamade. Une seconde plus tard, pas se revoir, car ils RÉPONSE DU JEU NO 471 DU JEU NO 472 RÈGLES DU JEU : RÈGLES DUla JEU : le monde disparaît pour iels,RÉPONSE T.H., la rondelle touche la glace et O sont encore puni(e)s. C’est le cœur JE JEU N 473 alors que les souvenirs, les pensées, partie commence. morose qu’iels quittent Whitehorse Vous devez remplir toutes les cases vides en Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, plaçant les chiffres à 9 unegardés seule fois par durant ligne, les le dimanche soir, chacun de leur les1espoirs secrets Les joueurs de Haines Junction une seule fois par colonne et une seule fois par une seule fois colonne et une fois par derniers mois sontseule échangés. Assis côté, dans la voiture familiale. sont plus rapides que l’année der-par boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. nière, et leurs feintes, plus nom- à une table près de la fenêtre, devant FIN Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait Chaque boîte deun 9 cases est marquée d’un trait et café, leurs doigts s’emmêlent breuses. Malgré une bonne attaque plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par plus offensive foncé. Vous leurs avez déjà quelques chiffres par Iels visages se rapprochent. de Carcross, la première Épilogue boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne qui leur échappe se termine par la s’embrassent enfin. devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans Une colonne heure passe, puis iels Plusieurs années passent, Alex et sirène d’un but compté. Puisligne, un la même la même ligne, la même colonne et la même la même et la même retournent lentement vers l’aréna. Sam deviennent à leur tour entraîautre. Et un autre. Au quatrième boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. but, Alex va retrouver son gardien Cependant, dans le stationnement, neur(se) de hockey dans leur ville. de but, Gabe, qui lui explique que c’est la panique. Leurs parents les Iels ne se sont pas revu(e)s du tout, son verre de contact gauche est attendent tous les quatre près de mais ne se sont pourtant jamais JEUtombé NO 473 JEU NOun474 de son œil en sautant sur la leur voiture respective, cellulaire à oublié(e)s. Durant des tournois glace au début de la partie. Avec la main, les bras croisés. Ils sont de l’aréna Takhini, iels se retrouvent un seul œil valide, Gabe n’a aucune FURIEUX. enfin. Durant l’été qui suit, ils se « Mais à quoi as-tu pensé!! marient à Carcross. Enfin. idée précise de la distance des Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
raPides
RÈGLES DU JEU :
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
RÈGLES DU JEU :
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
RÉPONSE DU JEU NO 473
JEU NO 473
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
RÉPONSE DU JEU NO 474
principaux de cette histoire sont non-genrés. Le pronom iel (il-elle) et iels (ils-elles) sont utilisés, ainsi que les pronoms lo (le-la). Un an plus tard, les préparatifs pour le tournoi annuel de hockey mixte à l’aréna Takhini vont bon train. Alex s’est beaucoup entraîné(e) à Carcross durant l’année et est maintenant capitaine de son équipe. Cependant, aucun
RÈGLES DU JEU :
JEU NO 474
Résumé : Alex de Carcross et Sam de Haines Junction se sont rencontré(e)s l’année dernière dans un tournoi de hockey. Ce fut le coup de foudre! Sam a été blessé(e) durant le dernier match et n’a pas pu revoir Alex. Iel a cependant reçu son texto disant : « J’ai déjà hâte au tournoi de l’année prochaine ;) Alex ». Note : Les personnages
À l’attention de Laura : Un-e de tes collègues t’envoie plein de courage pour cette semaine de travail. Sache que tout le monde apprécie travailler avec toi. Tu es une superbe éducatrice, pleine d’énergie et de bonne volonté. Merci d’être toi.
RÉPONSE DU JEU NO 473
Vous voulez vous aussi surprendre vos proches en leur envoyant des Bienvenue au monde à Clara RÉPONSE DU JE RÈGLES DU JEU : messages dans le journal : les Katéri Cloutier Alves, la fille c’est une VousCloutier devez etremplir toutes lesrapides, cases vides ensection gratuite. d’Éliane Mario Alvès Unefois belle occasion 1 à 9 une seule par ligne, de qui plaçant est née leles 10chiffres février dernier. souligner Félicitations à tous une seule fois les parcinq! colonne et une seule les foisanniversaires, par les naissances, les petites boîte de 9 cases. anecdotes… N’hésitez pas. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait Rens. : dir@auroreboreale.ca
plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
courrier
« Avec l’édition de l’Aurore boréale du 26 janvier, j’avais RÉPONSE DU JEU NO 473 remarqué que je pouvais brûler RÈGLES DU JEU : RÈGLES DU JEU : RÈGLES DU JEU : tout le journal (après l’avoir Vous devezVous remplir les cases vides vides en en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule foisVous devez remplir toutes vides en deveztoutes remplir toutes les cases par ligne, lu bien sûr les de lacases première seule1 fois et une plaçant les une chiffres à 9 par unecolonne seule fois par seule ligne,fois par boîte de 9 cases. plaçant les chiffres à1 la à 9dernière une seule foisJe par ligne, page). suis une seule fois par colonne et une seule fois par une seule fois par colonne et l’initiative une seuleexpliquée fois par content de Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres boîte de 9 cases. boîte de 9 cases. dans l’éditorial du 11 février par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans et d’accord avec l’opinion et la même colonne et trait la même boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 ligne, cases la estmême marquée d’un Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait les commentaires exprimés.
plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne
Vous chercher des journaux à brûler dans votre poêle à bois? Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Inutile de brûler l’édition en cours! Rens. : dir@auroreboreale.ca
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PS. : Intéressantexprimés. que votre commentaires rédactrice en chef soit fille d’imprimeur. de la région RÉPONSE DU JEU NO Originaire 474 de Trois-Rivières, la famille Forrest du temps du Klondike était dans l’imprimerie et a dû contribuer à la publication de la page française de plusieurs journaux de Dawson City à l’époque. La famille tient toujours une imprimerie à La Tuque, au Québec ». Yann Herry
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Calendrier communautaire 27 Jusqu’au 27 février Exposition d’arts visuels, sous le thème Nous, aujourd’hui, à la galerie Arts Underground. Gratuit. Rens : expo.afy.yk.ca
25 et 26 février
4 mars 17 h 30 à 21 h 30 : Randonnée pédestre hivernale et sécurité aux alentours de Whitehorse, organisée par Les essentielles. Gratuit pour les membres. Inscr. : elles@lesessentielles.ca
19 h : Onde de choc. Deux spectacles multidisciplinaires, Clair de lune et Soleil levant, au 10 h à 11 h : Mon corps, cette CSSC Mercier. En salle et en ligne. œuvre d’art! Atelier parentsBillets en vente sur Eventbrite. enfants, avec Marie-Hélène Comeau, au Centre de la Rens. : choc.afy.yk.ca francophonie et sur Zoom. Gratuit. Inscr. : pcsadjointe@francosante.org er ou 668-2663, poste 810. Rassemblements scolaires pour célébrer le Tintamarre, tradition Annoncer : acadienne, dans le cadre des dir@auroreboreale.ca Rendez-vous de la francophonie. 867 667-2663 Rens. : audrey.percheron@gov.yk.ca
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8 mars
9 mars
Mobilisation virtuelle pancanadienne pour l’équité salariale. Organisée par Les essentielles. Gratuit. Rens. : projets@lesessentielles.ca
9 au 11 mars
18 h 30 : Créer un mouvement : la recette. Comment faire face aux défis et changer la dynamique d'une situation. En ligne. Gratuit. Inscr. et rens. : conference.afy.yk.ca
10 mars
15 h 30 à 20 h 30 : Salon du livre en français. Au CSSC Mercier. Livres et jeux en français, pour tous les goûts et tous les âges. Un protocole COVID-19 sera en place.
18 h 30 et 21 h : Session d’information sur les prestations et les crédits d’impôt, organisée par l’Agence du revenu du Canada. En ligne. Gratuit. Inscr. : immigration@afy.yk.ca
11 mars 18 h 30 à 21 h : Saine utilisation des écrans. La CSFY et le PCS présentent la conférence Techno-stress ou Tech-no-stress de Dre. Sonia Lupien, avec une discussion animée par Louise Gagné, psychoéducatrice. CSSC Mercier et sur Zoom. Gratuit. Inscr. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663, poste 810.
1 mars
Petites annonces Appels automatisés. Inscrivezvous au service d’appels automatisés pour personnes ainées de Sentinelles Yukon. Gratuit. Rens : 867 335-2660. Programme de lectrices et de lecteurs invité.es de la commissaire du Yukon. Consultez la page Facebook de la commissaire du Yukon les lundis, mercredis et vendredis pour voir et entendre des histoires pour enfants, en français et en anglais, lues par différentes personnes. Communiquez avec le bureau de la commissaire du Yukon si vous désirez lire une histoire. Rens. : commissionersoffice@yukon.ca Costumes recherchés. Pour développer le costumier du CSSC Mercier et pour mettre en scène la comédie musicale Notre Dame de Paris, les élèves du secondaire sont à la recherche de dons de vêtements de taille adulte et d’accessoires de mode. Ils recherchent en priorité : pantalons, chemises, robes, vêtements en velours et toges de prêtre. Rens. : Audrey.Percheron@gov.yk.ca
Une bibliothèque numérique pour la communauté. L’École Émilie-Tremblay et le CSSC Mercier ont des bibliothèques numériques, disponibles pour toute la communauté. Livres audio, romans, biographies, guides pour les parents, etc. Rens. : anie.desautels@yesnet.yk.ca, pour recevoir votre identifiant gratuit. Le catalogue csscmercier. cantookstation.com
Les sourires sont parfois des façades qui cachent la douleur.
Brigadier recherché : L’École Émilie-Tremblay est à la recherche d’une personne pour assurer la sécurité des élèves à la traverse piétonnière sur la promenade Falcon, de 8 h à 9 h les jours d’école. Taux : 25 $/l’heure, formation offerte. Rens. : M. Champagne, 667-8680, poste 0 Poste d’enseignant sur appel. Suppléants recherchés pour l’École Émilie-Tremblay et le CSSC Mercier. Un brevet en enseignement n’est pas requis Rens. : yukon.ca; emplois en éducation. Adjointe administrative. L’École Émilie-Tremblay recherche une adjointe administrative pour remplacer lors des congés. Rens. : yukon.ca.
Besoin d’aide en français Demie-journées de camp au pour votre rendez-vous de laser game, durant la relâche, santé? Service d’interprétation pour les enfants de 8 à 14 ans, de en santé, gratuit et confidentiel 8 h à 12 h. pour la prise de rendez-vous Rens. : sarge@sergeantgreg.com médicaux (dentiste, santé mentale, Camp de la relâche du 15 au optométriste, etc.), traduction 25 mars pour les enfants de 4 à orale sur place, navigation 12 ans, organisé par la garderie. interservices, etc. 55 $/jour ou 250 $/la semaine par Rens. : enfant. Temps partiel et temps pcsadjointe@francosante.org ou plein disponibles. 668-2663 poste 810. Rens. : Besoin d’un gardien ou d’une Leslie, camp@petitchevalblanc.ca. gardienne francophone? La liste Femme bénévole recherchée. des élèves fréquentant le CSSC Pour tenir des conversations Mercier qui s’offrent comme en français sur Skype – deux gardiens et gardiennes a été mise sessions d’une heure par semaine, à jour. si possible – avec Maryam Rens. : Geneviève Tremblay, Ahmadi, 24 ans. Maryam est coordonnatrice des services à Kandahar, en Afghanistan. à la petite enfance et aux familles multilingues, à Elle travaille comme assistante genevieve.tremblay@gov.yk.ca. politique bénévole aux Nations Unies, car les Talibans ont forcé La ludothèque a 233 jeux la fermeture de l’université où pour vous! Empruntez elle étudiait. Elle veut apprendre un jeu par membre de la le français afin d’immigrer au famille avec la ludothèque Canada et de s’assurer un avenir francophone! Gratuit. Écrivez à meilleur. jeegarak@yahoo.com. projet@petitchevalblanc.ca pour Rens. : Jane Jacobs, votre identifiant et réservez à csfy. Whitehorse (en anglais), ca/ludotheque d’ici le 4 mars. j120jacobs@gmail.com Vos jeux seront prêts le 5 mars de 15 h 15 à 16 h 30 à l’École Émilie-Tremblay.
Pour certaines personnes qui ont servi dans les Forces armées canadiennes ou la GRC, la santé mentale peut prendre de nombreux visages. Si vous éprouvez des difficultés, il existe des services de soutien pour vous et votre famille. VETERANS.GC.CA/SANTEMENTALE
1-866-522-2022
Jeudi 25 février 2021
mars
1er au 31 mars 2021 Lundi
Jeudi
Samedi
Le Tintamarre n’a pas de frontière!
17 h 30 à 21 h 30
10 h à 11 h
Randonnée pédestre hivernale et sécurité
Mon corps, cette œuvre d’art!
1
4
Rassemblements scolaires pour célébrer une tradition acadienne.
6
Atelier parent-enfant d’art plastique sur le thème du corps animé par Marie-Hélène Comeau.
Profi tez un maximum de la nature en évitant les pièges de l’hiver.
Écoles de Whitehorse CSSC Mercier
Centre de la francophonie + en ligne PCS et CSFY
Whitehorse Les Essentielles
Lundi
8
Mardi
9
En 2021, on bouge 18 h 30 pour l’équité Créer le salariale sal ariale mouvement Mobilisation virtuelle — la recette pancanadienne pour l’équité salariale. En ligne Les Essentielles
Conférence de Pierre Lavoie sur comment faire face aux défis et changer la dynamique d’une situation.
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
19 h
18 h 30 à 21 h
19 h
10 h à 11 h
10 h à 11 h
Session d’information sur les impôts
Conférencedesserts
Projection de films
Caravane des dix mots
Caravane des dix mots di
Projection du documentaire Techno-stress ou tech-no-stress du Dre. Sonia Lupien.
Découverte des films Le grand Jack et Le goût des belvas.
Exploration de 10 mots liés au thème de l’air à travers les œuvres de Philippines Ruby Silvious.
Exploration de 10 mots liés au thème de l’air à travers les œuvres de Philippines Ruby Silvious.
En ligne Caravane boréale des dix mots
En ligne Caravane boréale des dix mots de
10
Webinaire sur les prestations et les crédits d’impôts. En ligne ARC et AFY
En ligne AFY
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12
13
En ligne AFY et ONF
CSSC Mercier PCS et CSFY
1er au 31 mars
2 au 11 mars
Projections de films
Quand l’art acadien se réinvente au Yukon!
Découverte de films en français pour les élèves du secondaire. CSSC Mercier CSSC Mercier et ONF
Reproduction d’œuvres artistiques acadiennes avec des objets du quotidien ou des produits recyclés.
CSSC Mercier
14
9 au 11 mars 15 h 30 à 20 h 30
Salon du livre
Découverte de livres et de jeux en français, pour tous les goûts et tous les âges. CSSC Mercier CSFY
CSSC Mercier
Ouvert uniquement aux scolaires Gratuit sous condition
En collaboration avec
Merci à
rvf.afy.yk.ca