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L'Aurore boréale - 23 juin 2020

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No de convention : 4061051

LE MARDI 23 JUIN 2020  |  VOLUME 37  |  NUMÉRO 13

Chris Gwynne-Thompson

Ulysse Girard, Aidan Hupé et Liam Diamond font partie de la cohorte de finissants et finissantes de l’année 2020. Si la pandémie ne leur a pas permis d’avoir une célébration comme le voulait la tradition, plusieurs jeunes qui ont reçu leur diplôme cette année se sont tout de même organisé des séances de photos souvenirs! L’équipe de l’Aurore boréale tient à féliciter tous les élèves qui ont reçu leur diplôme de fin d’études secondaires dans ce contexte exceptionnel, en particulier tous ceux et celles qui se sont donné le double défi de l’obtenir dans des programmes de deux langues officielles! Bravo, les jeunes, nous vous souhaitons beaucoup de réussite pour le futur! PAGE 5

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Fournie

À DÉCOUVRIR

Maryne Dumaine

Des conseils juridiques pour aider les victimes

Dame nature, la généreuse!

Julie Gillet (IJL)

Maryne Dumaine

Victoire pour l’éducation en français

2

Black Lives Matter au Yukon

4

Ruée vers les terrains de camping

8

Quand l’aviation bat de l’aile

10

La Saint-Jean en ligne

12

Un prix pour Édith Babin

13

Vente du café Alchemy

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ÉDUCATION 2

Retour en classe prévu pour l’année scolaire 2020–2021 établies avec le médecin-hygiéniste en chef du Yukon, afin de commencer à planifier les changements à Le gouvernement du Yukon se apporter dans le fonctionnement prépare en vue d’un retour en des écoles du Yukon en vue de classe des élèves de la mater- l’année scolaire 2020–2021. Des nelle à la 12e année des écoles directives en matière de santé et publiques au début de l’année de sécurité pour les écoles seront scolaire 2020–2021. élaborées avant le début de l’année Dans le cadre du plan du scolaire 2020–2021. Yukon pour lever les restrictions Chaque école de la maternelle liées à la COVID-19, intitulé Une à la 12 e année déterminera voie à suivre, des orientations comment elle adaptera ses activités initiales en matière de santé et en fonction de ces directives, tout de sécurité pour les écoles de la en tenant compte des besoins maternelle à la 12e année ont été et du contexte propres aux Gouvernement du Yukon (extrait d’un communiqué)

milieux scolaires. Les directeurs et le personnel des écoles en annonceront les détails avant le début de l’année scolaire 2020–2021. « Le retour des élèves en classe dans les écoles constitue un aspect important de la reprise du cours normal de nos activités au Yukon. Les enfants ont besoin de revoir leurs enseignants et de se retrouver ensemble dans un milieu d’apprentissage sain. Une planification rigoureuse fera des écoles des endroits sûrs pour apprendre, même en présence de la

COVID-19 », a déclaré le Dr Brendan Hanley, médecin-hygiéniste en chef. Dans la planification de l’année scolaire 2020–2021, on prévoit la possibilité de réduire le nombre d’élèves dans les écoles s’il y a un risque accru de transmission ou une deuxième vague de COVID19, et d’ajouter d’autres formes d’apprentissage que les classes en présentiel, au besoin. Les directives en matière de santé et de sécurité destinées aux écoles énonceront notamment les exigences s’appliquant au lavage des mains et aux

pratiques d’hygiène personnelle, au nettoyage et à la désinfection, au maintien d’une distance physique sécuritaire, à la limitation des contacts physiques, au transport par autobus scolaire, à la gestion de la maladie et des absences, aux activités parascolaires et aux activités communautaires dans les écoles. Les élèves pourront utiliser le transport scolaire pour se rendre à l’école conformément aux nouvelles directives en matière de santé et de sécurité qui seront élaborées.

Une victoire juridique pour les francophones d’un océan à l’autre Des associations franco-yukonnaises saluent la victoire juridique en Colombie-Britannique concernant la situation des écoles francophones de la province. Julien Latraverse

La Cour suprême du Canada a jugé en faveur du Conseil scolaire francophone (CSF) et de la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique (FPFCB) dans le litige juridique entourant le financement des écoles francophones qui les a opposés au gouvernement de la Colombie-Britannique le 12 juin dernier. Les organismes dénonçaient le manque de financement pour les écoles francophones dans la province. Le CSF touchera donc 7,1 millions de dollars de la part de Victoria en réparation, en plus de « confirmer la préséance des droits conférés par l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés », informe le président de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), JeanSébastien Blais. Cet article de la Charte stipule

que toute personne, anglophone ou francophone, a le droit de faire instruire ses enfants dans une des deux langues officielles, même si elle est en situation minoritaire. « C’est le droit d’avoir une éducation égale », résume la directrice générale de l’Association franco-yukonnaise (AFY), Isabelle Salesse. Cette victoire juridique ne s’étend pas seulement aux frontières de la Colombie-Britannique, insiste Isabelle Salesse. Selon elle, il s’agit d’une véritable réussite pour la francophonie canadienne, « car sans l’éducation dans sa langue, il n’y a pas d’avenir pour les communautés ».

Le parallèle yukonnais Tout comme son homologue yukonnais, le Conseil scolaire fr a nc ophone a dû patie nte r pendant une longue période avant de recevoir le verdict de

Pixabay

La Cour suprême a tranché : toute personne, anglophone ou francophone, a le droit de faire instruire ses enfants dans une des deux langues officielles, même si elle est en situation minoritaire.

Julien Latraverse

La directrice générale de l’Association franco-yukonnaise espère que cette victoire juridique pourra bénéficier à d’autres communautés minoritaires du pays.

cette décision judiciaire. La province a attendu dix ans avant de pouvoir obtenir un financement adéquat de ses infrastructures et programmes francophones. Le Yukon, quant à lui, a obtenu la pleine gestion scolaire de la CSFY après dix-huit ans d’attente. Le succès de ces ententes

juridiques se partage cependant à toutes les petites communautés francophones, témoigne la directrice générale de l’AFY. « Ça va donner matière à ceux qui veulent faire valoir leur droit en se basant sur ce qui s’est passé en Colombie-Britannique et au Yukon. »

Isabelle Salesse admet qu’il ne faut pas crier victoire tout de suite. Elle espère néanmoins que ce règlement pourra créer une jurisprudence « qui est toujours utile pour ses droits. Ça va donner matière à réfléchir à certains gouvernements provinciaux et territoriaux », conclut celle-ci.


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XXXXXX 3 ÉDITORIAL 3

Privilèges Maryne Dumaine

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine

Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663  |  Télécopieur : 867 667-3511

Nelly Guidici

auroreboreale.ca

Rédactrice associée redaction@auroreboreale.ca

ABONNEMENT 26,25 $

Par chèque

Visa/Master Card

par année format papier* ou PDF.

L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

867 668-2663 poste 500

125 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon *

Julien Latraverse

Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

Marie-Claude Nault

Gestionnaire publicité, infographie et distribution 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486

Révision des textes et correction d’épreuves :

Françoise La Roche

L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

Dessinateur :

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

Steve Rohard

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Conception de la maquette du journal :

Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à

Patric Chaussé

Et si le vrai privilège, de nos jours, était de simplement pouvoir jouir de nos droits! L’actualité nous pousse à constater que ce n’est pas donné à tout le monde! Petite, j’ai appris au programme du primaire l’abolition des privilèges de la noblesse. C’était un concept qui avait suivi la Révolution française, à la fin du XVIIIe siècle. En plus de 200 ans, on aurait pu croire que ce concept de supériorité entre humains allait être révolu avec la fameuse Déclaration universelle des droits de l’homme. Et pourtant… Partout dans le monde, des groupes se sentent encore supérieurs aux autres et s’octroient toujours des privilèges sans fondement, se basant sur leur nombre, leur couleur de peau, leur genre, leur langue… Et c’est ainsi que des droits fondamentaux sont bafoués. La semaine passée, la Cour suprême a rendu un verdict historique en déclarant que bien que minoritaires en nombre, les Franco-Colombiens ne devraient pas percevoir l’éducation dans leur propre langue officielle comme un privilège. Il s’agit bel et bien d’un droit. Mais combien d’autres égalités sont encore à atteindre? Force est aussi de constater que la notion de privilèges a beaucoup évolué ces temps-ci. Les termes « critiques », « essentiels », « indispensables » ont fait leur apparition dans notre quotidien, même si ce n’est pas souvent pour désigner les emplois les plus privilégiés! Gardons à l’esprit que ces termes sont utilisés pour parler de services et non pas des individus. « Personne n’est irremplaçable », entend-on souvent. La pandémie a ouvert une certaine perspective sur cette phrase, mais il est bon de garder en tête que chaque personne qui fournit un service essentiel à la collectivité a le droit (et le besoin) de prendre des pauses. Qui ne s’est pas demandé où était le Dr Hanley au début de la pandémie? En congé, probablement. Et il en avait le droit! Bien lui en fit, d’ailleurs, face à ce qui l’attendait à son retour! Dans la course à l’excellence collective, la société de la compétition sociale nous amène souvent à oublier que derrière chaque employé, il y a un être humain. On oublie aussi que d’autres personnes peuvent prendre le relais, avec autant de capacités et parfois même avec l’avantage d’un œil neuf et différent. Savoir s’arrêter

est une qualité, pouvoir se ressourcer est un réel privilège, qui n’est malheureusement pas donné à tout le monde. L’Aurore boréale, comme tous les médias, est un service déclaré essentiel. C’est vrai, le journal contribue au rayonnement de notre communauté et de son dynamisme. Mais au Yukon, nous avons un autre énorme privilège : celui d’être soutenu par la communauté. Tant de façon individuelle (merci à vous qui nous lisez!) que collective (notamment grâce à des partenariats et des publicités qui permettent de continuer d’avancer malgré les embûches). Notre journal a la chance de pouvoir être flexible et profondément humain. L’Aurore boréale prend donc cette année une plus longue pause pour l’été. Cette pause, nous vous la souhaitons à toutes et à tous. Et nous savons que vous serez là quand nous reviendrons. On vous donne rendez-vous fin août pour la prochaine édition. En format papier, si tout se passe comme prévu. Mais bon, on a toutes et tous appris à mettre un bémol au mot « prévu », et à profiter plutôt de l’instant présent. Le territoire est grand, mais il n’est pas nécessaire d’aller loin pour en saisir l’essence. C’est une immensité à échelle humaine où la nature nous rappelle constamment nos liens à la Terre avec son abondance de plantes, de paysages et de saisons changeantes… Vivre au Yukon semble aussi être en soi un privilège! Ne vous désolez pas à l’idée de passer un été ici! En sortie de plein air ou en relaxant sur un balcon face aux montagnes, l’été est le moment de prendre des pauses, qu’elles soient de quelques heures ou de quelques jours. Arrêter de courir, pendant quelque temps, pour savourer et prendre conscience de notre environnement, voilà ce que je vous souhaite. Gardez aussi en tête que nombreux sont les demandeurs d’emploi en ce moment. Même si votre emploi est essentiel, peut-être pouvez-vous passer le relais momentanément? Prendre soin de soi, c’est prendre soin de notre capacité à donner plus tard. Profitez de la nature pour faire ce qui vous nourrit : marcher, pagayer, dessiner, créer, méditer! Le Yukon est un lieu sain et inspirant. Je vous souhaite le privilège de pouvoir prendre des pauses au Yukon. Cet été plus que jamais, quittons nos écrans et vivons au rythme du Yukon Time!

Toute l’équipe de l’Aurore boréale vous souhaite un bel été et vous donne rendez-vous le 27 août pour la prochaine édition.


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SCÈNE LOCALE 4

Le mouvement Black Lives Matter crée des secousses jusqu’au Yukon La lutte contre le racisme et la brutalité policière est un enjeu intersectionnel pour les communautés noires et autochtones du Yukon et du Canada. Loku ou à Jermaine Carby », ajoute celle-ci avec émotion. Les raisons évoquées par Mme Galette résonnent aussi avec une autre des organisatrices de la manifestation contre le racisme anti-noir et autochtone, Annie Pierre. « C’est important de faire comprendre partout que ces communautés font face à des oppressions. » Le grand chef du Conseil des Premières Nations du Yukon (CPNY), Peter Johnson partage son avis. « L’histoire de nos peuples se ressemble. Ils ont vécu beaucoup de violence et d’épreuves », explique ce dernier.

Le rôle de la police Robin Steudel

du territoire, reconnaît « qu’il est fascinant de voir qu’un événement La mort de George Floyd, un comme ça peut nous atteindre ». Afro-Américain tué lors d’une intervention policière à Minneapolis Un long historique le 25 mai dernier, a provoqué plusieurs manifestations aux Elle indique cependant que ce États-Unis, puis au Canada, pour drame n’est pas unique à nos dénoncer la situation discrimina- voisins du Sud. « Au Canada, c’est toire des communautés racisées. très facile de voir des gens qui se Au début du mois de juin, une disent que ce n’est pas aussi grave centaine de manifestants ont donc qu’aux États-Unis ». Mme Galette défilé dans les rues de Whitehorse rappelle l’incident entourant la mort et de Dawson pour décrier le de Regis Korchinski Paquet, une racisme envers les communautés femme noire et autochtone, qui a noires et autochtones au territoire chuté du 24e étage d’une tour d’haet dans le reste du pays. Paige bitation à la suite d’une intervention Galette, une des organisatrices policière à Toronto le 27 mai dernier. de la marche dans la capitale « Mais je pense aussi à Andrew Julien Latraverse

La brutalité policière et le rôle du corps policier sont aussi des enjeux au cœur de ce problème. « Il y a beaucoup de personnes des communautés noires ou au to c htone s qui s o nt au s s i victimes de violence policière », affirme Annie Pierre. Il est par ailleurs nécessaire de comprendre la dimension historique de ces brutalités, informe le grand chef Peter Johnson. « Elle existe depuis presque 200 ans. Les North-West Mounted Police [qui deviendra plus tard la Royal Canadian Mounted Police] ont essayé de nous minimiser […] et certains en portent encore les séquelles », af firme -t-il. Aujourd’hui, ces séquelles sont encore visibles comme celles des impacts des pensionnats autochtones. Le surintendant de la

Gendarmerie royale du Canada (GRC) au détachement de Whitehorse, Chan Daktari Dara, reconnaît le rôle de la GRC dans le racisme systémique. « Nos politiques, législations et procédures expliquent, selon moi, ce problème dans la police. » Par exemple, une personne aux prises avec un problème de consommation pourrait toujours se retrouver ballottée entre un refuge et une cellule pour dégriser, faute d’avoir un autre endroit pour le faire. « Il faut arrêter ce cycle où la police reçoit toute cette responsabilité […] le processus de guérison d’une personne bénéficie-t-il de la prison? », témoigne le s u p e r i n t e n d a n t . «  C ’ e s t u n système qui n’aide aucune cause », tranche Chan Daktari Dara qui souhaite voir une augmentation

du soutien proposé aux populations vulnérables.

Un dialogue basé sur le respect Le superintendant de la GRC du détachement de Whitehorse et le grand chef du CPNY concluent tous les deux qu’un dialogue doit être établi. « C’est important de construire une relation basée sur le respect », déclare Peter Johnson. Les corps policiers du Yukon, et du reste du pays, doivent traiter quiconque « tel qu’il le mérite dans la société », fait-il savoir. Peter Johnson admet qu’il est encore difficile de voir quels seront les débouchés de ce mouvement. En revanche, il appelle à la solidarité de toutes les communautés. « Soyons ensemble aujourd’hui pour nos enfants, demain. »

Robin Steudel

Robin Steudel

La manifestation du samedi 6 juin dernier, au centre-ville de Whitehorse, pour dénoncer le racisme et la brutalité policière.


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SCÈNE LOCALE 5

Des conseils juridiques pour aider les victimes de violence Un nouveau programme de conseils juridiques a été créé par le gouvernement du Yukon pour aider les victimes de violences domestiques et d’agressions sexuelles. l’équipe sont francophones. Les victimes ont droit à une consultation Agnès a 43 ans. Après des juridique de deux à quatre heures. années de silence, elle a décidé Tout est confidentiel, bien sûr. » d’entamer une procédure de divorce de son partenaire violent. Un service gratuit qui Malheureusement, elle ne sait pas à qui s’adresser et craint de perdre s’adresse à tous la garde de ses enfants si elle quitte les Yukonnais le domicile conjugal. Il y a quelques années, Alex s’est fait agresser Le service est gratuit et s’adresse sexuellement. Il a toujours eu honte à tous les Yukonnais, peu importe d’en parler, mais aujourd’hui il veut leur genre et leur âge. Seule condiagir pour éviter que son agresseur tion : les victimes doivent résider s’en prenne à d’autres. Il ne sait au Yukon ou avoir subi les actes de pas comment faire et aimerait violence au Yukon. « Les actes ne savoir ce qui l’attend s’il décide doivent pas forcément être récents », de porter plainte. précise Genevieve Camire. « Cela Ces deux exemples — fictifs peut remonter à des faits plus — brossent les grandes lignes des anciens. Et il n’est pas nécessaire services offerts par le nouveau que ces faits aient été signalés à programme de conseils juridiques la police. L’objectif ici est de perindépendant mis en place par le mettre aux victimes de se sentir en gouvernement du Yukon. « C’est sécurité, accompagnées dans leurs un programme qui propose des démarches. De les aider à choisir conseils juridiques aux victimes si elles veulent porter plainte ou de violences conjugales et non. De leur présenter toutes les d’agressions sexuelles », explique options possibles. » Genevieve Camire, intervenante Elle ajoute : « C’est aussi bilingue à l’unité des services l ’ o c c a s i o n d e f o u r n i r u n e aux victimes. « Les conseils sont opportunité aux membres des donnés par des professionnels, professions juridiques du Yukon des avocats spécialement formés d’en apprendre davantage sur les pour écouter et accompagner les façons d’aider les gens ayant vécu victimes. Plusieurs membres de des traumatismes et sur comment Julie Gillet

avoir une approche centrée sur la victime. » Le programme est un projet-pilote qui s’appuie sur des initiatives similaires menées dans d’autres juridictions (en Ontario et à Terre-Neuve-etLabrador, notamment). Il s’agit d’un programme qui a déjà fait ses preuves. Il entend répondre aux besoins réels des victimes. Le projet sera évalué au cours de l’année afin d’être amélioré si nécessaire. Fournie

Nouvelle équipe d’intervention en cas d’agression sexuelle

Le nouveau programme de conseils juridiques indépendant permet aux victimes de violences domestiques et d’agressions sexuelles de recevoir gratuitement des renseignements ou des consultations juridiques.

Le programme se veut complémentaire aux services proposés par la nouvelle équipe d’intervention en cas d’agression sexuelle, mise e n plac e e n mars dernier. Des services qui comprennent, entre autres, une ligne d’écoute confidentielle et l’appui d’une équipe de médecins spécialement formés pour intervenir auprès des victimes d’agression sexuelle. Pour obtenir les services du programme de conseils juridiques, contactez les services aux victimes au 867-667-8500 ou écrivez à

Ouverture de la Maison Wind River Gouvernement du Yukon (extrait d’un communiqué)

La Maison Wind River, qui a ouvert ses portes le 8 juin dernier, permet aux personnes aux prises avec une maladie évolutive limitant leur espérance de vie de vivre jusqu’à la fin de leurs jours en toute sécurité et en tout confort. Ce nouvel établissement est destiné aux personnes qui souffrent d’une maladie limitant leur espérance de vie et qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas recevoir des soins de fin de vie à domicile. L’équipe de la Maison Wind River est composée de médecins, d’infirmiers, de travailleurs sociaux, de conseillers en vie spirituelle, du personnel de soutien et de bénévoles. Ils travaillent ensemble pour coordonner leur prestation de

soins avec les services fournis par des intervenants locaux. La Maison Wind River est une unité de soins combinés de dix-huit chambres. Dans le cadre d’une démarche d’ouverture progressive, l’établissement accueillera pour commencer un maximum de six à huit résidents permanents ou admis pour un séjour de répit. « La Maison Wind River est au cœur du programme yukonnais de soins palliatifs et fait partie du plan d’action sur le vieillissement chez

soi du gouvernement du Yukon. Je suis très heureuse d’annoncer l’ouverture de la Maison Wind River, la première de ce genre à voir le jour au Yukon. Cet établissement de soins palliatifs accompagnera les Yukonnaises et Yukonnais, et leurs proches, qui sont arrivés à un chapitre de leur vie qui peut parfois s’avérer difficile. Le personnel est à pied d’œuvre pour accueillir les premiers résidents », a déclaré Mme Pauline Frost, ministre de la Santé et des Affaires sociales.

GTY

La Maison Wind River est une unité de soins combinés située dans le quartier Whistle Band. Fournie

victim.services@gov.yk.ca. Pour services en français sont offerts joindre l’équipe d’intervention en sur demande. cas d’agression sexuelle, composez le 1-844-967-7275. Vous pouvez Initiative de journalisme local également visiter sartyukon.ca. Des APF–Territoires

Nous savons que pour les Yukonnais,

maison ne rime pas toujours avec sécurité.

Si vous êtes victime de violence ou de maltraitance, vous pouvez toujours obtenir de l’aide, en toute confidentialité. Les Services aux victimes peuvent vous aider à préparer un plan de sécurité, à explorer les options qui s’offrent à vous ou à trouver un logement sûr.

Nous sommes là pour vous. De partout au Yukon, appelez les Services aux victimes au 1-800-661-0408, poste 8500. À Whitehorse, appelez le 867-667-8500. Des renseignements sont également disponibles en ligne sur yukon.ca.


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SCÈNE LOCALE 6

Le point sur la COVID-19 au Yukon sonnes se sont maintenant rétablies. Le territoire ne compte actuellement aucun autre cas confirmé et 1 245 personnes ont été testées. Il n’y a aucun nouveau cas depuis le 20 avril.

senté si l’entreprise embauche du personnel. Les six consignes de sécurité doivent être respectées. Des lignes directrices pour les centres de récréation publics ont aussi été publiées. Ces lignes directrices s’adressent aux établissements ayant de Tous les services grands espaces à l’intérieur, des dentaires pourront piscines, des pistes de course, des patinoires et des pistes de être offerts curling, etc. Un plan opérationnel À p a r t i r d u 1e r j u i l l e t , l e s doit aussi être présenté et les six professionnels du secteur pourront consignes de sécurité doivent de nouveau donner des soins être respectées. dentaires complets.

Lignes directrices émises Des lignes directrices ont été ré digé e s pour le s s a lle s d e publicdomainpictures.net mise en forme et les centres de conditionnement physique. Ces lignes directrices ne s’appliquent Gouvernement du Yukon (extrait pas aux centres récréatifs qui d’un communiqué) ont des piscines, des patinoires, des terrains de sport ou d’autres grands espaces à l’intérieur qui Cas de COVID-19 permettent les rassemblements. En date du 17 juin, le nombre Elles sont conçues pour les de personnes ayant contracté la espaces intérieur s par tagés maladie dans le territoire s’élève utilisés pour l’entraînement. Un toujours à onze. Ces onze per- plan opérationnel doit être pré-

TAO TEL-AIDE Disponible 365 jours par année

Les restaurants pourront ouvrir au maximum de leur capacité À partir du 1er juillet, les restaurants du Yukon pourront ouvrir au maximum de leur capacité. Les restaurants étaient complètement fermés depuis le 22 mars et ont rouvert à 50 % de leur capacité le 29 mai. Les

restaurants devront continuer de thèque locale pour obtenir de plus respecter les recommandations amples renseignements. du Guide pour la réouverture des La bibliothèque publique établissements alimentaires. de Whitehorse offre actuellement un service de collecte. Les utilisateurs peuvent réserRassemblements ver des articles par téléphone À partir du 1er juillet, un maximum au 867 667 5239, par courriel de 50 personnes pourra se rassem- à whitehorse.library@gov.yk.ca bler à l’extérieur. Les personnes ou en visitant pac.gov.yk.ca. Les présentes aux rassemblements documents réservés peuvent être doivent quand même respecter ramassés du lundi au vendredi de les mesures de distanciation 10 h à 16 h. physique et ne peuvent pas servir Les mesures de distanciade repas à partager. Les buffets tion physique seront en place et les repas communautaires ne au moment de la collecte et sont pas permis pour le moment. les documents seront traités La limite de personnes pour les conformément aux lignes direcrassemblements intérieurs est trices sur la sécurité et les protoujours de dix. tocoles nationaux, ce qui inclut une période de quarantaine. La Bibliothèques publiques remise en circulation des livres prendra donc plus de temps. Les du Yukon frais de retard ne seront toujours Les bibliothèques publiques du pas imposés et les périodes de Yukon offriront divers niveaux de prêt prolongées demeurent en service, selon les collectivités. place. La bibliothèque virtuelle Communiquez avec votre biblio- demeure accessible.

La commissaire crée la fonction de messager d’histoires du Yukon Gouvernement du Yukon (communiqué)

Le bureau de la commissaire du Yukon annonce la création de la fonction de messager d’histoires du Yukon. La personne qui remplira cette fonction créera des œuvres sur des thèmes culturels, histo-

riques et patrimoniaux chers à la population yukonnaise. Elle sera une ambassadrice de la littérature, de l’art du récit et de la littératie du territoire, d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Son mandat s’étendra du 1er janvier 2021 au 31 décembre 2022. Le messager d’histoires du Yukon

disposera d’une bourse annuelle de 5 000 $ pendant son mandat de deux ans. Il devra attendre six ans avant de pouvoir poser de nouveau sa candidature. Le titulaire créera des œuvres sur des thèmes culturels, historiques et patrimoniaux chers aux personnes qui vivent au Yukon.

CET ÉTÉ, BOUGEZ À VOTRE RYTHME!

Ligne ouverte 24 h/24 h Plus de 50 bénévoles formés sur mesure et encadrés par des professionnels

Les capsules d'activité physique

Service d’écoute active, de soutien et de références aux personnes de tous âges

Envie de bouger?

LIGNE D’ÉCOUTE

1-800-567-9699

Le Partenariat communauté en santé (PCS) en collaboration avec l'Association franco-yukonnaise (AFY) vous proposent une série d'une quarantaine (sans jeu de mots) de capsules d'activité physique animées localement par Kelly Tabuteau.

Anonyme et confidentiel

Les vidéos de 15 minutes sont accessibles gratuitement en tout temps sur la chaîne YouTube PCS YUKON. Abonnez-vous à la chaîne PCS YUKON!

En cadeau : Une bande élastique de résistance pour vos exercices peut vous être envoyée gratuitement par la poste : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663, poste 810

PCS YUKON


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SCÈNE LOCALE 8

Ruée vers les terrains de camping Julien Latraverse

Forts en popularité depuis leur ouverture, les campings et parcs territoriaux présentent néanmoins certaines incertitudes avec la COVID-19. De ce fait, plusieurs personnes, dont certaines interviewées lors d’un micro-trottoir, ont fait remarquer l’achalandage de ces lieux. Par contre, l’agent de communication pour le ministère de l’Environnement dans la branche des parcs, Scott Cameron,

déclare que le gouvernement n’a pas de données sur l’utilisation des terrains de camping depuis leur ouverture le 4 juin dernier. « Nous nous concentrons à opérer nos terrains de camping en toute sécurité et efficacement pour tous nos clients », indique cependant celui-ci. M a l g ré l a p ré s e n c e d e patrouille « régulière » de la part des préposés aux parcs, Scott Cameron appelle à la coopération des campeurs et campeuses. « Ils doivent être plus autonomes », en

apportant, par exemple, plus de savon ou de désinfectant pour les mains lors de leur séjour. L’agent de communication certifie que le gouvernement travaille à faire respecter les consignes établies dans les parcs.

Pour la population yukonnaise Un de ces règlements stipule notamment que les terrains de camping et les parcs sont strictement réservés aux résidents

du Yukon. Il est pour le moment interdit aux personnes provenant de l’extérieur du territoire de profiter de ces lieux. Hormis les exceptions, la majorité des personnes sont obligées de traverser le territoire dans un délai maximum de 24 heures. À l’heure d’écrire ces lignes, peu d’individus ont enfreint ces consignes. Sur les 14 890 personnes ayant transité par le territoire, seulement trois ont reçu des constats d’infraction en vertu de la Loi sur les mesures

civiles d’urgence. Plusieurs ressources sont disponibles sur le site Internet du gouvernement pour camper « en toute sécurité », témoigne Scott Cameron. Les informations peuvent fournir des indications sur la disponibilité des terrains de camping ou des indications sur l’adaptation requise afin de profiter de cette activité au Yukon. « Nous demandons à tout le monde de nous aider à garder les parcs et campings sûrs et ouverts pendant la COVID-19 », ajoute celui-ci.

*** Micro-trottoir *** L’Aurore boréale a interviewé quelques usagers des terrains de camping territoriaux afin de prendre le pouls de l’ambiance générale et d’obtenir leur témoignage sur cette activité à l’ère de la COVID-19.

Fournie

Francis Lefebvre

Fournie

Josiane Lavoie Je suis allée camper à Dezadeash le week-end dernier. Il y avait quand même beaucoup de monde, on ne s’attendait pas à ça. Surtout que c’est plus loin dans le Yukon. Après avoir fait beaucoup de camping un peu partout, je ne suis plus très camping Parcs Canada. Tu es au milieu de nulle part, proche de l’Alaska, dans un territoire immense pour te retrouver à deux mètres des occupants à côté de toi. Pour la COVID, je ne m’en souciais pas trop. Je fréquente rarement les gens qui sont autour en camping, à moins qu’il y ait un rassemblement.

Je suis allé camper à Congdon Creek et on était la seule tente sur place. C’était presque un camping privé à ce point-là. Par contre, le reste du camping était plein avec les VR [véhicules récréatifs]. De notre côté, c’était donc facile du côté sanitaire. On était juste ma copine et moi. Pour les autres, je pense que c’était le but d’avoir un VR afin d’être plus indépendant des aires communes et installations sanitaires. Mais je pense que tout le monde était en mode COVID. Ça se voyait que les gens respectaient plus les distances. Il y avait aussi beaucoup de blagues à ce sujet dans le camping.

Marie-Claude Desroches-Maheux J’ai essayé d’aller à Dezadeash, puis j’ai essayé deux fois d’aller à Wolf Creek. J’ai réussi à trouver un emplacement à Wolf Creek, mais j’ai été chanceuse. Il était 19 h 30, et personne n’avait pris cet emplacement. Je vais souvent à Wolf Creek pour faire du vélo de montagne et c’est toujours plein à craquer. Les places sont très limitées et les endroits près de Whitehorse sont souvent très achalandés. J’ai l’impression que les gens sont sensibilisés grâce aux messages sur les réseaux sociaux et en ligne à la COVID-19. Il y a un effort qui est fait pour respecter les consignes, mais je ne sais pas s’il est toujours appliqué. Fournie


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SCÈNE LOCALE 9

L’aménagement d’espaces urbains comestibles à l’épreuve des ours : un défi de taille Il n’est pas toujours nécessaire de se rendre très loin en forêt pour aller cueillir des framboises ou des baies d’amélanchier lorsqu’on habite la ville de Whitehorse. Car la capitale yukonnaise compte de nombreux arbustes fruitiers au grand bonheur de ses habitants… incluant les ours. Marie-Hélène Comeau

De plus en plus populaire au cours des dernières années, l’engouement pour la sécurité alimentaire au sein de l’aménagement urbain gagne du terrain au pays. Il en va de même pour la ville de Whitehorse qui compte de nombreux arbustes fruitiers et de fleurs comestibles permettant aux citoyens d’aller se servir eux-mêmes à la source. « Nous aimons l’idée de planter des choses qui sont comestibles et du même coup sensibiliser les gens sur ce qu’il est possible de cultiver au Yukon », explique Marc Boulerice, superviseur des parcs pour la ville de Whitehorse.

Quand le bonheur des uns fait aussi le bonheur des autres L’emplacement des arbustes à fruits dans divers lieux publics de Whitehorse doit toutefois se faire de façon stratégique afin d’éviter de provoquer une quelconque proximité avec les nombreux ours du territoire. Pour ce faire, la Ville de Whitehorse tente de respecter certaines recommandations émises par l’organisme Wild Wise Yukon. Ce dernier sensibilise depuis 2012 les Yukonnais à adopter un comportement favorisant une cohabitation saine entre les humains et la faune locale. C’est la raison pour laquelle les arbustes fruitiers des espaces publics de Whitehorse sont situés davantage dans des secteurs plus éloignés du centre-ville, comme au pied de la falaise, dans certains parcs, ou dans la médiane de quelques rues. Malgré toutes ces bonnes intentions, Heather Ashthorn, directrice de l’organisme Wild Wise Yukon, demeure inquiète. Elle déplore la présence de ce type d’arbustes dans la capitale puisqu’ils augmentent inévitablement les risques de rencontres entre l’humain et les ours. « Il serait beaucoup plus adéquat pour la ville de planter de la laitue ou des épinards par exemple qui ne sont pas des aliments populaires auprès des ours », suggère Heather Ashthorn. La ville de Whitehorse s’est pourtant prêtée à l’exercice il y a quelques années en cultivant dans ses lieux publics du chou frisé ou de la laitue par exemple. Toutefois,

la popularité de ces aliments auprès de la population n’a pas été au rendez-vous. « Les gens semblaient avoir moins confiance. Le risque que quelqu’un ait jeté des déchets sur ces plants leur semblait peut-être trop grand? Mais personne ne les a récoltés », se souvient Marc Boulerice. La Marie-Hélène Comeau ville de Whitehorse a alors pris Martin Paquette, chef d’équipe pour la l’initiative de récolter elle-même Ville de Whitehorse, s’affaire à terminer de les choux frisés qu’elle avait semés planter les dernières capucines dans un afin d’en faire un don à la Banque parc de Riverdale. alimentaire de Whitehorse. Cette initiative avait bien été accueillie la première année, mais n’a pas été renouvelée, faute d’intérêt de diminuer le plus possible les la part de la Banque alimentaire de occasions de rencontres entre Whitehorse l’année suivante. l’humain et l’ours. Plusieurs recommandations de l’organisme Wild Que faire de ses Wise Yukon s’inspirent d’ailleurs des modèles développés par la framboisiers? Colombie-Britannique. Ces dernières années, certaines « C’est difficile d’atteindre municipalités de la Colombie- l’équilibre parfait entre la sécurité Britannique et de l’Alberta ont alimentaire et notre impact sur la tout simplement pris la décision faune », constate Heather Ashthorn de remplacer tous les arbustes qui en profite pour rappeler à fruits des lieux publics par également l’importance pour des arbustes décoratifs afin de les gens qui ont des arbustes à

fruits sur leur terrain privé de faire aussi leur part en s’assurant de tout récolter avant que les fruits tombent au sol. « Lorsque les gens partent en vacances, ils devraient s’assurer qu’un voisin ou un ami viennent récolter les fruits, sinon ils seront très attirants pour les ours », explique M me Ashthorn qui souligne à quel point il reste encore beaucoup de travail de sensibilisation à faire autant auprès des municipalités que du public yukonnais.

Des fleurs et des arbres Outre les arbustes à fruits, plus de 21 000 fleurs, dont certaines sont comestibles, ont aussi été plantées cet été à Whitehorse. Cette initiative permet d’enjoliver les lieux durant la saison estivale, question de faire oublier les espaces asphaltés et stériles de la ville. Cette année, c’est l’entreprise Yukon Garden qui a eu le mandat de cultiver les fleurs destinées aux lieux publics de la ville. En choisissant une entreprise locale plutôt qu’une entreprise de

l’extérieur du Yukon comme par le passé, la ville a pu avoir accès à des pousses beaucoup plus saines et robustes n’ayant pas subi les aléas d’un trop long transport. Puis, lorsque l’été tirera à sa fin, à la veille du premier gel au sol, comme chaque année, la Ville de Whitehorse invitera les gens, par le biais de sa page Web à cueillir ces fleurs. Pour ce qui est de l’approvisionnement des arbres qui sont plantés chaque été par la municipalité de Whitehorse, il devra continuer de se faire à l’extérieur du territoire. Car la ville est dépourvue d’une pépinière locale qui permettrait de faire pousser des arbres indigènes du Yukon. Ainsi, en se procurant des arbres de l’extérieur des frontières yukonnaises, le risque est plus grand que ces derniers n’arrivent pas à s’adapter au climat nordique. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle un bon nombre d’entre eux doivent être remplacés régulièrement. Initiative de journalisme local APF–Territoires

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SCÈNE LOCALE 10

Quand l’aviation bat de l’aile Les restrictions liées à la COVID-19 ont impacté l’industrie de l’aviation au Yukon qui redécolle tranquillement. Julien Latraverse

Qu’elle soit dans le secteur du tourisme, de la formation ou des particuliers, l’aviation au Yukon se conjugue avec la nouvelle réalité de la COVID-19. Florent Grassin, chef pilote pour le transporteur aérien Icefield Discovery, rapporte une baisse d’activités dans son secteur. La compagnie évolue principalement grâce au tourisme. « L’année dernière, le plus gros de notre clientèle pendant la saison touristique provenait énormément de l’Europe, explique celui-ci. Cette année, on ne peut pas desservir ces personnes-là. » M. Grassin informe qu’un effort est cependant en cours afin de proposer une offre aux touristes du Yukon, en offrant, par exemple, des bons de réductions pour les groupes issus du territoire. Malgré tout, le chef pilote « ressent une différence au niveau des opérations [qui] sont énormément réduites ». Il pointe du doigt la réduction de la période d’activités qui, normalement, commence au

mois d’avril pour se terminer fin septembre. « Cette année, on a commencé les vols au début de mois de juin et on pense fermer à la fin août. Donc on passe trois mois [d’activités] au lieu de six. »

Une prévision sur le long terme Florent Grassin n’est toutefois pas le seul à subir une baisse d’activités dans son domaine. Lance Appleford, l’administrateur de l’Académie de vol d’Alkan Air perçoit le même phénomène. Les chamboulements de la COVID19 ont aussi affecté le nombre d’élèves voulant devenir pilotes, témoigne-t-il. « Entre 15 et 20 % de nos élèves sont de l’international. Ils ne pouvaient plus continuer leur formation, car leur économie ne leur permettait plus de le faire », fait-il savoir. Le peu de débouchés en matière d’emploi est un autre facteur à prendre en considération. « Certains quittent la formation, car ils ne pensent pas que l’industrie aura une place pour

Icefield Discovery

Un avion de la flotte d’Icefield Discovery est posé sur un glacier avec le mont Logan en arrière-plan.

eux », déclare M. Appleford. Pourtant, ce dernier demeure o p t i m i s t e . «  N o u s a v o n s probablement une baisse d’activité de 40 % comparé à l’année passée, mais nous voulons continuer l’Académie. » Selon lui, le Yukon aura toujours un besoin de pilotes, et une fois que l’industrie se portera mieux, la demande dans ce domaine sera forte. « Les gens ayant décidé de continuer leur formation seront

dans une meilleure situation que Florent Grassin. L’Académie de ceux qui l’ont laissé tomber », croit vol d’Alcan Air a mis en place le M. Appleford. même protocole, en plus de faire un dépistage auprès des élèves S’adapter, encore afin de s’assurer qu’ils n’ont pas été potentiellement en contact et toujours avec le virus. Plusieurs mesures sanitaires Si l’industrie bat de l’aile, les ont été entreprises par ces intervenants du milieu espèrent compagnies aériennes afin de néanmoins qu’elle trouvera poursuivre leur opération. « Nos bientôt son altitude de croisière. pilotes portent tous des masques « C’est peut-être un vœu pieux, et désinfectent les avions après mais je dois y croire », estime chaque utilisation », af firme Lance Appleford.

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La COVID-19 demeure une sérieuse menace pour la santé, en particulier celle des aînés, chez qui de graves complications peuvent survenir s’ils contractent le virus. Voilà pourquoi on doit rester vigilant pour limiter sa propagation. Portez un masque non médical ou un couvre-visage là où la distanciation physique est difficile.

Portez un masque non médical ou un couvre-visage

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ARTS ET CULTURE 12

Rendez-vous en ligne pour la Saint-Jean L’Association franco-yukonnaise organise en ligne son rendez-vous annuel de la Saint-Jean le 24 juin prochain. Marie Mounier

Fournie

Il n’est pas forcément facile pour les artistes d’être sur scène sans public. Le dynamisme prévaudra quand même grâce à la captation à trois caméras mises en place par Jonathan-Serge Lalande.

Malgré la pandémie, rien ne semble arrêter l’Association franco-yukonnaise (AFY) puisque comme chaque année, la fête battra son plein le soir de la SaintJean dès 18 h, sur YouTube, mais aussi en direct sur Facebook. Les spectacles en ligne se multiplient, il est maintenant facile de se divertir à domicile et la concurrence événementielle s’intensifie. Comment alors se détacher du lot, apporter aux Yukonnais une expérience audacieuse et vivante autour d’un événement qui réunit normalement petits et grands en extérieur? Ce fut le défi de Kimberly Stanhope qui, dès fin mars, s’est mise à l’œuvre avec son équipe de l’AFY pour offrir à la communauté francophone une fête digne de la Saint-Jean traditionnelle. « Nous avons conscience que les gens sont en ce moment saturés d’images.

Nous avons donc réfléchi à la façon de rendre le spectacle intéressant et dynamique. Je pense que nous avons réussi », affirme avec enthousiasme l’organisatrice.

Une heure spécialement pour les enfants! Dès 18 h, les festivités commencent pour les enfants avec un spectacle de danse contemporaine de la Yukonnaise Dorothée Tölgyesi. Suivi d’une animation musicale des connues et reconnues Brigitte Desjardins et Claire Ness. S’il n’est pas forcément évident de distraire les enfants derrière une caméra, Claire Ness, la chanteuse reste confiante : « Je connais le public yukonnais et j’interagis en fonction. » C’est d’ailleurs un spectacle haut en couleur qu’elle et Brigitte Desjardins ont préparé. « Ça sera autour des thèmes de l’aventure, de l’imagination, avec aussi une histoire d’amour », confie

Fournie

Ce n’est pas la première fois que Claire Ness et Brigitte Desjardins collaborent. Après une tournée dans les écoles du Yukon l’année dernière, elles se retrouvent pour l’animation des enfants.

la musicienne. À 18 h 30, c’est un bingo en direct de Facebook qui prendra place, une façon pour l’association d’être vraiment en contact avec la communauté. Pour participer, il suffit de s’inscrire et une carte de jeux sera alors envoyée au joueur. Celui-ci devra par la suite la remettre dûment remplie à l’AFY afin de pouvoir être de la partie le jour J. Les gagnants auront la chance de pouvoir remporter un des disques francophones mis en jeu, mais pour le savoir, il sera important de bien être connecté sur la page Facebook de l’événement le moment venu.

cultures. L’événement sera diffusé en direct sur les ondes de Groupe Média TFO. Le territoire pourra d’ailleurs retrouver dès le 25 juin, la Yukonnaise Sophie Villeneuve qui participera au festival Tout pour la musique sur YouTube. Puis, c’est au tour des festivités yukonnaises de repartir de plus belle avec un kaléidoscope d’artistes locaux. « On voulait aussi donner la chance à nos artistes d’ici […], mettre en valeur les francophiles », précise l’organisatrice. C’est alors un enchaînement musical traditionnel et des reprises de succès grâce à la présence de SKIDOO, mais aussi de Lucie D et les immortels. Suivi par Meg Un spectacle général et Max qui offriront au public aux saveurs locales des compositions folk rock et des reprises de classiques francophiles francophones. Alors, rendez-vous Entre 19 h et 20 h, une pause le 24 juin en ligne pour une soirée permet tra à la communauté de la Saint-Jean enflammée. francophone de suivre la soirée orga nisé e pa r la Fondation Initiative de journalisme local canadienne pour le dialogue des APF–Territoires

Le 24 juin, dès 18 h

Soyez de la fête! Fournie

solstice.afy.yk.ca

L’ensemble du spectacle musical a été tourné au 98, un bar local où Meg et Max, ici en plein enregistrement, ont déjà joué.


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ARTS ET CULTURE 13

Assurer un rôle social en tant qu’artiste De véritables cours d’arts en ligne, par l’entremise de la page Facebook de l’Aurore boréale. Voilà le projet dans lequel vient de se lancer Marie-Hélène Comeau. Depuis plus de sept ans, elle propose à la communauté des projets d’art collectif et communautaire reliés à dix mots, choisis par un comité international. Mais au-delà de la Caravane des dix mots, quelle est l’histoire de cette Franco-Yukonnaise au parcours atypique? Maryne Dumaine

Marie-Hélène Comeau arrive au Yukon en 1992, avec un diplôme d’hygiéniste dentaire sous le bras et un paquet de crayons de couleur dans le sac à dos. À cette époque, elle n’a encore jamais exposé ses œuvres, même si les dessins font déjà partie de sa vie.

De l’hygiène dentaire aux cafés locaux « Je crois que j’ai toujours dessiné. Je suis d’ailleurs amie Facebook avec mon enseignante d’art au secondaire. Parmi toutes les personnes au monde, j’ai repris contact avec elle! », explique-t-elle. « Mais j’aime dire que c’est quand je suis arrivée au Yukon que je suis devenue artiste », ajoute-t-elle en riant. De 1992 à 1997, la jeune femme évolue entre le Québec et le Yukon pour parfaire un parcours en anthropologie. Elle s’intéresse à l’époque à la question de la transmission du français dans les familles mixtes, c’est-à-dire dont les parents n’ont pas la même langue maternelle. Forte de cette formation, elle revient au Yukon en 1997 et obtient un emploi en alphabétisation familiale, puis commence à travailler comme journaliste à l’Aurore boréale (juste au moment où le journal passe de mensuel à bimensuel), sous la direction de Cécile Girard.

Peu de temps après son arrivée au Yukon, la jeune artiste commence à exposer ses oeuvres dans les cafés. C’est encore l’époque du café Midnight Sun et du Café Zola de la rue Main. « Au Yukon, il y avait [et il y a encore maintenant] des cafés qui étaient ouverts à exposer nos œuvres. » L’artiste insiste sur l’importance de ces expositions communautaires. « Dans le milieu des arts, ces expositions ne sont pas reconnues, mais c’est comme ça qu’on commence en tant qu’artiste, qu’on se fait connaître du public, qu’on apprend à se développer professionnellement aussi si on commence à vendre des œuvres ». Elle expose dans les cafés, puis au début du millénaire, dans le tout nouveau Centre de la francophonie. Le Centre des arts du Yukon ouvre également une galerie communautaire qui lui permet de gagner encore et encore en professionnalisme.

Retour aux études En 2007, pourtant l’artiste dit « avoir fait le tour » et se trouver « dans une zone de confort ». « Je faisais un peu toujours la même chose, j’avais besoin de progresser et je n’avais jamais vraiment étudié l’art », explique celle qui jusqu’à ce jour avait été autodidacte. Elle décide donc de reprendre les études. Cette fois, en arts. Elle commence une formation qui la mènera à la réalisation d’une

d’inspiration pour les artistes en herbe. « Ça tombait très bien, car le gouvernement cherchait aussi des idées de projets artistiques à appuyer, alors j’ai pu avoir une subvention de On Yukon Time pour m’aider dans ce projet ». (Voir page suivante.) Antje Erle

Marie-Hélène Comeau, dans son atelier où elle conçoit les capsules du projet de création à la maison de la Caravane boréale des dix mots et de l’Aurore boréale.

recherche doctorale en études et pratique des arts à l’Université du Québec à Montréal. Cette démarche doctorale lui permet d ’a l l i e r s e s r e c h e r c h e s e n anthropologie, son amour de la franco-yukonnie et l’inspiration créatrice pour étudier à travers l’art, le phénomène identitaire chez les femmes franco-yukonnaises qui ont migré au Yukon. C’est en 2013 qu’elle intègre le mouvement artistique international de la Caravane des dix mots. « Ce projet, c’était comme une révélation! » En effet, l’idée relie ses grandes passions : l’art collectif, la médiation communautaire et la francophonie. Au-delà des expositions, Marie-Hélène donne des cours d’art, notamment grâce aux programmes Artists in the School (du ministère des Arts et Culture du Yukon), Arts in Education (du ministère de l’Éducation) et d’autres cours ici et là. « J’avais déjà quelques bases pour animer des ateliers, grâce à

ma formation en petite enfance, ça m’a beaucoup aidé pour imaginer des ateliers. » Encore maintenant, tout en respectant la distanciation physique, elle continue d’offrir des cours depuis son camion-galerie d’exposition.

La Caravane à la maison En 2020, dès que la pandémie se déclare, Marie-Hélène fait un exercice de créativité. Elle garde en tête son objectif principal : « Comment continuer d’assurer mon rôle social, dans ma communauté, en tant qu’artiste? » Elle imagine alors le projet de la Caravane à la maison : des capsules vidéo en ligne. Ces capsules sont en quelque sorte de petits défis artistiques qu’elle lance sur le Web. Mais au-delà de cela, ce sont de véritables cours d’art, presque instantanés puisqu’ils sont simples et courts, qui fournissent non seulement des techniques artistiques, mais aussi des sources

Caravane 2020 — de nouvelles idées pointent leur nez! Po u r 2 0 2 0 , l e s p r o j e t s n e manquent pas à l’appel. Entre les ateliers dans les écoles et les nouvelles idées de la Caravane, Mme Comeau ne chôme pas. « Le père fondateur de la Caravane des dix mots, le Français Thierry Auzer nous a contactés de Lyon en France. Il propose d’ajouter aux dix mots de 2020/2021 quelques mots supplémentaires en lien avec la pandémie. Nous allons en parler avec tous les artistes, mais nous sommes une cinquantaine à travers le monde. Pas facile de faire une réunion Zoom tous en même temps! » En effet, elle explique dans la foulée que les artistes « caravaniers » sont dispersés d’un bout à l’autre de la planète, du Yukon jusqu’à Hong Kong. Une chose est certaine, la Caravane ne fait pas que passer. Elle est bien ancrée au Yukon et réalise son rôle de médiation artistique, pandémie ou pas!

Un prix d’excellence en éducation pour la Franco-Yukonnaise Édith Babin Julien Latraverse

L’éducatrice à l’École ÉmilieTremblay (EET ), Édith Babin, a reçu de la part du Learning Disabilities Association of Yukon Centre for Learning (LDAY) le prix d’éducatrice par excellence le 27 mai dernier. Une réussite surprenante pour celle qui travaille depuis plus de 19 ans dans cet établissement. « Au début, je pensais que c’était un hacker dans ma boîte courriel », se souvient cette dernière en rigolant. «  Ç a m ’ a s u r p r i s e d ’ ê t r e sélectionnée et de recevoir ce prix », admet Édith Babin qui avoue être néanmoins touchée par le geste.

Plusieurs membres de la communauté et des collègues de travail ont appuyé la nomination de M me Babin. Sylvie Binette, une de ces personnes, dit avoir « tout de suite pensé à Édith », lors de l’appel de candidatures. Selon elle, la capacité de l ’ é d u c a t r i c e à «  s ’ a d a p t e r facilement aux besoins des élèves en plus de sa patience » fait d’Édith Babin un choix évident. D a n s l a l e t t re d u L D AY pour expliquer la nomination d’Édith Babin, l’organisation cite « qu’Édith parvient à construire un lien fort avec chaque enfant afin de les pousser à se développer à leur plein potentiel ». Selon l’organisme venant en aide

aux jeunes en difficulté scolaire, vient changer une année qui a fini les aptitudes pédagogiques de en queue de poisson », indique l’éducatrice l’établissent au rang l’éducatrice avec un sourire. de « superstar » dans le domaine. La directrice générale du LDAY, Stephanie Hammond, se réjouit de la tournure que prend Un baume pour une la remise de prix cette année. année « qui a fini en « C’était vraiment génial de remettre nos distinctions queue de poisson » a n n u e l l e s  » , d é c l a r e - t L a t e r m i n a i s o n d e l ’a n n é e e l l e d ’ e n t ré e d e j e u . C ’ e s t s c o l a i r e «  f a c e à f a c e  » a important de souligner le travail éprouvé Édith Babin. « Ma force, i n c ro y a b l e d e s é d u c a t e u r s c’est le contact, admet-elle. et éducatrices. » J’ai besoin de les voir et de Cet élan d’appréciation est dis cu te r ave c e u x, c’e st c e un véritable « encouragement » que j’aime le plus ». Le fait de selon Édith Babin qui souhaite recevoir ce prix est donc un signe continuer sa carrière à l’École d’encouragement pour cet te Émilie-Tremblay « autant qu’elle dernière. « C’est certain que ça le pourra ».

Julien Latraverse

Le prix reçu par Édith Babin souligne le travail d’éducatrice de la FrancoYukonnaise qui évolue depuis plus de 19 ans dans le domaine.


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ARTS ET CULTURE 14

La Caravane des dix mots : des défis d’art qui s’invitent à la maison La Caravane boréale des dix mots et l’Aurore boréale s’associent pour mettre de la couleur dans votre vie! Maryne Dumaine et Marie-Hélène Comeau

Depuis plusieurs années, MarieHélène Comeau se joint au mouvement artistique international de la Caravane des dix mots. Cette année, en pleine période de confinement, elle a eu l’idée de transporter ses idées de projets directement dans vos maisons. Médiatrice reconnue en art collectif et communautaire, elle vous propose, par l’intermédiaire de courtes capsules vidéo, des

défis artistiques faciles à réaliser avec des matériaux qu’on trouve dans la maison, et notamment dans la boîte de recyclage! Le premier défi s’attardait sur le mot « aquarelle », le deuxième sur le mot « à vau-l’eau » suivi de « fluide ». Voici ici une sélection de photos des œuvres réalisées inspirées du mot « spittantspittante » et du mot « ondée ». To u t e s l e s a u t r e s œ u v r e s sont mises en ligne sur le site auroreboreale.ca.

Fournie

Mot : spitant/spitante. Marie-Pier Lagacé, Québec.

Fournie

Mot : ondée. Pierrette Taillefer, Québec.

CONCOURS PHOTO

Pour ParticiPer

envoyez-nous vos plus belles photos de l’été!

Le concours s’adresse aux personnes âgées de plus de 19 ans qui résident au Yukon. Veuillez noter qu’en participant, vous permettez à l’Aurore boréale de partager vos photos.

Date limite : 18 août 2020, 17 h.

Les photos soumises doivent avoir été prises au Yukon pendant l’été 2020. Les photos sélectionnées par l’équipe du journal seront publiées dans l’édition du 27 août et soumises à un vote du public. La photo gagnante sera publiée dans l’édition du 10 septembre 2020.

Faites parvenir vos photos en haute résolution par courriel à dir@auroreboreale.ca accompagnée d’une brève description ainsi que du nom de la personne qui l’a prise.

Le prix sera remis sous la forme d’un chèque-cadeau d’une valeur de 150 $ offert par ICycle Sports.

Fournie

Mot : ondée. Maeva Dumaine, Yukon.


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DAWSON 15

Vente du café Alchemy : la magie de la résilience collective évolue, mais ne se perd pas Depuis plus de six ans, le café Alchemy s’était fait une place dans la vie sociale, culinaire, communautaire, économique et culturelle de Dawson. En pleine pandémie, le café change de mains, mais l’aventure de son créateur, Florian Boulais, n’a pas fini de créer de la magie dans l’air.

Julien Latraverse

Florian Boulais devant le café Alchemy, à Dawson. Le café est désormais vendu et se nommera bientôt Bonton & Co.

Maryne Dumaine

Tel le personnage du livre de Paulo Coelho, Florian Boulais suit les signes du destin, écoute son cœur et surtout, compte bien aller jusqu’au bout de ses rêves. Le trésor qui fonde la raison de son cheminement n’est pas, pour lui non plus, sous une forme matérielle, mais plutôt sur un concept : apporter plus de conscience collective et une voie de résilience pour notre société.

Alchimiste du Grand Nord L’idée de créer un café à vocation communautaire est née dans la tête de Florian Boulais il y a une quinzaine d’années. Ingénieur de formation et originaire de l’est de la France, il arrive à Dawson en pleine période de remise en question personnelle. Il y découvre un sens de la vie qui le fait réfléchir sur un

autre système de fonctionnement de la société. Il pense dès lors à créer un lieu qui servira la communauté. « Le Nord semble de plus en plus dépendant du Sud. L’espace grandit énormément, j’ai voulu créer un lieu qui permet de recréer un sens de la communauté, de façon fondamentale », explique-t-il. Il lui faudra quatre ans pour construire de ses propres mains le bâtiment en bois rond qui accueillera le café, mais également un lieu d’hébergement. « La vie, c’est ici et maintenant. Il ne s’agit plus de mettre de côté, comme on nous apprend à l’école, pour plus tard, pour la retraite. J’ai pris tous mes sous et j’ai construit ce qui me semblait essentiel : faire advenir aujourd’hui ce que j’aimerais voir dans le monde », expliquait-il pour un article de l’Aurore boréale en 2015, deux ans après l’ouverture du café où la nourriture saine et l’équilibre de la collectivité

étaient primordiaux. À l’automne 2019, Florian Boulais entame un nouveau projet et met en vente le café de Dawson. Puisque le café Alchemy lui a permis de « connecter » les gens, son objectif devient alors de « connecter » plus de monde, et cette fois, à Whitehorse. Une fois encore, il prévoit de s’investir corps et âme. « Je suis prêt à y mettre de nouveau tout mon temps, toutes mes ressources et tout mon savoir », ajoute-t-il.

La pandémie qui confirme ses réflexions « Si un économiste avait créé le corps humain, il n’aurait qu’un seul œil, qu’un seul poumon… et tout serait hypothéqué. Au contraire de la sagesse millénaire de la nature, depuis les 50 dernières années notre société s’est basée sur le plus de profit, d’efficacité et le plus de croissance

possibles », explique-t-il. « Puisque tous les systèmes sont créés pour encourager ces objectifs, tout ce qui est superflu est éliminé et tout est interconnecté. Somme toute, pas de plan B. C’est ce qui fait la fragilité de notre système. On le voit clairement en ce moment où des milliards de personnes sont en situation précaire. » L’ i d é e d e s o n c o n c e p t d’Alchemy se base sur une pensée alternative. « On peut utiliser les systèmes (électricité, Internet et pétrole qui viennent de très loin parfois) qui nous permettent de savourer la vie, mais sans oublier que nos ressources locales sont les plus fiables et que nos petites entreprises et notre communauté sont fondamentales pour notre sécurité et notre bien être. J’ai choisi de m’investir à Whitehorse pour créer plus de conscience, plus de résilience. » Pour lui, c’est là que l’alchimie s’opère : créer plus que la somme des ingrédients. Un « tout » plus grand, plus collectif et surtout, plus fort. Pour le moment, le lieu convoité pour un nouvel établissement dans la capitale territoriale n’est pas confirmé. « Nous avons un lieu en vue, mais nous en sommes à l’étude de la faisabilité. » Pour ce projet, son objectif est de créer un lieu qui répondra à un besoin déjà présent. « Les gens sont déjà de plus en plus conscients de l’aspect

local. On veut créer un lieu où cette philosophie sera “cool”, en plein centre, et non pas en marge de la société. » En cette période où les systèmes financiers sont en suspens, la vente même du café de Dawson a pris du retard de plusieurs mois, avec un impact certain sur les projets de l’éco-entrepreneur.

Changement de nom pour le café de Dawson À Dawson, le café changera bientôt de nom pour devenir Bonton et Company. Repris par des résidents de Dawson, il offrira une gamme de produits plus large qui inclura notamment la vente d’alcool ainsi que des charcuteries fabriquées maison. « Shelby Jordan a été en Europe pour étudier la fabrication des charcuteries, et Denis Dun a une grande expérience en tant que manager à différents endroits à Dawson », explique M. Boulais au sujet des nouveaux propriétaires. Les concepts d’économie et de production locales resteront donc au cœur de l’établissement, après la transition. Pour ce qui est d’un café Alchemy à Whitehorse, il faudra rester à l’affût puisqu’en ce moment où la restauration subit beaucoup de contraintes, les termes « patience et longueur de temps » prennent une toute nouvelle ampleur.

Programmes d’aide aux entreprises pendant la pandémie de COVID-19 Œuvrons pour conserver une économie yukonnaise forte! Le gouvernement du Yukon prend des mesures pour soutenir les entreprises et les travailleurs locaux.

Soutien au revenu pour les travailleurs essentiels Remboursement des congés maladie payés

Programme de secours aux entreprises yukonnaises

Il aide les Yukonnais à surmonter les obstacles attribuables à la COVID-19 (coûts liés à l’annulation d’activités importantes, frais professionnels fixes, congés de maladie payés, etc.).

Mesures temporaires pour compenser l’annulation d’événements importants

Pour en savoir plus au sujet de ces programmes ou pour inscrire votre entreprise pour participer à un sondage sur l’impact économique de la COVID-19, rendez-vous sur Yukon.ca ou contactez-nous. 867-456-3803 ou 1-800-661-0408, poste 3803 ecdev@gov.yk.ca


Mardi 23 juin 2020

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16 ENVIRONNEMENT

Réouverture des services de recyclage partout au Yukon Communiqué conjoint du GTY avec Raven Recycling

L a plupa r t de s se r vic e s de recyclage reprennent à la grandeur du territoire après avoir été suspendus le 30 mars. Raven Recycling et bien d’autres points de recyclage et de dépôt de bouteilles dans les localités rurales sont maintenant ouverts selon l’horaire habituel. On encourage les gens à contacter le point de dépôt de leur localité pour confirmer qu’ils sont bien ouverts, car certains dépôts se préparent encore en vue de leur réouverture dès que possible. Les comptoirs libre-service

demeurent fermés jusqu’à nouvel ordre, mais les textiles sont acceptés dans tous les points de dépôt. Raven Recycling et les points de dépôt ruraux n’accepteront pas la styromousse, en raison de l’absence de marché viable pour ce produit. Raven Recycling et le gouvernement du Yukon invitent les gens à respecter la distance physique aux dépôts de recyclage et à se laver les mains avant et après leur visite pour assurer la sécurité des lieux. On demande aux personnes ayant de très grandes quantités d’articles à recycler de téléphoner au point de dépôt avant de se présenter. Raven Recycling

invite ces personnes ou celles qui veulent faire don de leurs récipients à boisson consignés à l’organisme de bienfaisance de leur choix à apposer une étiquette sur leurs sacs indiquant leur nom, leurs coordonnées et le nom de l’organisme de bienfaisance, s’il y a lieu. Tous les récipients à boisson consignés laissés à la boîte de dons de Raven seront partagés avec la Société protectrice des animaux du Yukon. Du 24 avril au 4 mai, Raven Recycling a mené un sondage auprès de 1 300 résidents de Whitehorse, ce qui lui a permis d’apprendre qu’ils étaient 90 % à garder leurs récipients à boisson consignés et 68 % à garder leurs

articles recyclables non consignés. Environ 30 % des répondants ont dit qu’ils avaient jeté des articles recyclables aux ordures et 2 % qu’ils les avaient brûlés. Les personnes qui ne pouvaient garder tous leurs articles recyclables ont dit qu’ils faisaient un tri entre ceux qu’ils gardaient et jetaient, qu’ils trouvaient des façons de réutiliser des matériaux comme le verre et le carton, et qu’ils essayaient de réduire leurs déchets. «  N o t r e fermeture temporaire a mis en lumière le volume considérable d’articles d’emballage à usage unique que les consommateurs sont obligés de traiter. Nous vous invitons à vous exprimer en faveur

d’améliorations dans la façon dont nous gérons les matériaux, comme l’adoption d’une redevance de déversement et de programmes rendant les producteurs plus responsables. Dans la mesure du possible, faites l’effort d’éviter de vous procurer des articles à usage unique, de réduire vos déchets, et de réutiliser avant de recycler. La satisfaction d’avoir réduit vos déchets vaut amplement l’effort que vous y mettez », a déclaré M m e J o y S n y d e r, d i re c t r i c e générale de Raven Recycling. À noter que des redevances de déversement seront exigibles à Marsh Lake, Mount Lorne, Carcross, Tagish et Deep Creek à compter du 1er août 2020.

Un concours pour le respect de la nature Yukan Canoe organise un concours photo afin de motiver les Yukonnais à nettoyer la rivière et de les sensibiliser au respect de l’environnement. la nature. Le concept est simple, Afin de retrouver la propreté origi- mais efficace : remplir un sac nelle des rivières du Yukon, Yukan de détritus trouvés le long des Canoe met en place un concours rivières et des lacs et poster une photo afin que la population du photo de la mission accomplie territoire se mobilise autour de sur la page Facebook de Yukan Marie Mounier

Ma sexualité est mon choix pas ton droit, alors si ma bouche ne te dit pas OUI avec le sourire passe ton chemin !

Campagne de consentement du 24 juin au 31 juillet 2020 Pour rappel, le consentement est l’acceptation volontaire (et enthousiaste) de toutes les personnes impliquées dans une activité sexuelle au moment d’entreprendre cette activité. Comprendre le consentement, c’est pouvoir vivre des expériences sexuelles où chacun se sent bien, est respecté et n’est pas forcé. Les festivals étant annulés, notre campagne sera diffusée en ligne. Le 24 juin, pour le lancement, qui aura lieu lors de la fête de la Saint Jean, venez nombreux sur le site solstice.afy.yk.ca et participer à un quiz « consentement » pour tenter de remporter un bon d’achat chez The Gourmet. Fin juillet, notre site lesessentielles.ca vous proposera une boutique en ligne avec de jolis produits, grâce à un récent partenariat. Nous vous réservons une surprise, restez à l’affût ! Mille mercis pour votre soutien, il est essentiel d’agir ensemble. N’oubliez pas de partager sur nos réseaux et à en parler autour de vous ! lesessentiellesyukon

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ELLEs_yukon

Canoe. En plus d’avoir accompli un geste civique et bénéfique pour l’environnement, les participants se voient directement remercier d’un chèque-cadeau de 10 dollars pour profiter d’une des nombreuses activités proposées par l’organisme de location et de cours de kayak ou canoé. S’en suivra, le 1er juillet, un tirage au sort qui permettra alors à deux des participants de remporter un autre bon de 100 dollars de Yukan Canoe ou de Kanoe People. L’occasion pour les Yukonnais gagnants d’aller pagayer sur les rivières qu’ils auront alors pris le temps de nettoyer auparavant.

Un concours engagé pour l’environnement du territoire À la fonte printanière, quand l’eau se déverse enfin librement dans les rivières du Yukon, ce sont aussi des amas de déchets accumulés durant l’hiver qui s’écoulent au gré de l’eau. C’est pour tenter de rendre aux flots son éclat naturel que Trevor Braun, l’un des moniteurs de Yukan Canoe, a décidé de lancer cet événement. « C’est une façon pour nous de promouvoir le respect de la nature, de pousser les utilisateurs à participer au nettoyage des rivières », explique l’instructeur. Raphaël Demers, kayakiste aguerri des eaux du Yukon, a trouvé lors de ses premières sorties en bateau de nombreuses canettes et bouteilles qui auraient pu être recyclées.

« C’est une honte que nous ne sachions pas apprécier la beauté d’un tel environnement », s’exclame-t-il, et pourtant c’est une réalité qui gâche trop facilement les paysages du Yukon.

Des gestes simples, mais un manque de pratique Ce sont des conseils affichés dans les parcs, sur Internet, dans les brochures. Respecter son environnement, ne laisser aucune trace derrière soi, utiliser les facilités offertes par le gouvernement. Malgré tout, d’année en année à la fin de l’hiver, le résultat reste le même. « Les Yukonnais ont tendance à blâmer les touristes. Pourtant, cette année, les rivières ont été dans le même état déplorable

que les années précédentes alors que la saison touristique quant à elle a été réduite », affirme Trevor Braun. Des propos soutenus par le passionné de kayak qui ajoute : « Les gens devraient comprendre les conséquences à long terme que cela peut avoir, réfléchir à comment nous souhaitons laisser la planète aux générations futures. » C’est donc le devoir de tout un chacun de respecter l’environnement, mais aussi celui des prochains amoureux de la nature qui viendront profiter d’une balade en eau vive. Alors, le Yukon n’attend plus et c’est dès aujourd’hui qu’il faut passer à l’action en protégeant les rivières du Yukon et la nature qui les entoure. Initiative de journalisme local APF–Territoires

Fournie

Après les déchets de la mine, des usines et de l’armée, ce sont les déchets laissés par les habitants qui détériorent le plus les rivières du Yukon.


Mardi 23 juin 2020

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ENVIRONNEMENT 17

Dame nature, la généreuse! que cosmétique, dans un bain ou en bain de vapeur, en baume, en gelée, en salsa… Ses agents antimicrobiens et antiseptiques en font une boisson recommandée en cas de congestion respiratoire, surtout pulmonaire. L’infusion est cependant à éviter pour les femmes enceintes, et dans tous les cas, à consommer avec modération.

Les églantiers ou rosiers sauvages (Rosa acicularis) Maryne Dumaine

Les églantiers fournissent des fleurs délicieuses et des fruits qui font des sauces excellentes.

Maryne Dumaine

Avec les beaux jours, les bourgeons pointent leur nez, offrant sous nos yeux des trésors aux vertus multiples et variées. Si vous suivez les médias sociaux, vous aurez peut-être trouvé quelques fiches descriptives des plantes à récolter en ce moment, mises en ligne par la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in. Autre source fiable d’information au sujet des plantes locales : le livre de Beverley Gray The Boreal Herbal. Les ouvrages d e r é fé r e n c e y u ko n n a i s n e manquent pas. Voici une petite sélection saisonnière; de quoi agrémenter vos bons petits plats en camping ou préparer quelques remèdes pour les saisons prochaines.

Le pissenlit (Taraxacum officinale) L e pis se nlit e st une plante relativement controversée. Si amateurs de pelouse bien verte et uniforme espèrent s’en débarrasser, elle est pourtant d’une utilité sans équivoque. Riche en vitamines A, B, C et E, en fer, en calcium et en potassium, elle contient aussi de l’insuline qui stimule le système immunitaire. Son thé abaisse les taux de sucre et de cholestérol et la pression sanguine, réduit l’inflammation, est antibiotique

et favorise la perte de poids. Les jeunes feuilles peuvent être consommées en tisane ou en salade, les fleurs peuvent vous fournir confitures et sirops tandis que les racines séchées et rôties peuvent substituer le goût du café!

L’épilobe (Chamerion angustifolium) Plante symbolique du Yukon, l’épilobe n’est pas qu’ornemental. Les jeunes pousses peuvent être mangées en salade ou apprêtées comme des asperges. La plante complète offre une excellente tisane, riche en vitamines A et C. Les longues feuilles vertes peuvent être ajoutées à des sautés ou même fermentées. Les fleurs sont excellentes en gelée ou ajoutées aux salades estivales.

L’épinette (Picea glauca et mariana) Si les bourgeons d’épinette sont déjà bien matures près de chez vous, vous pourriez en trouver de plus jeunes lors de randonnées en altitude. Leurs vertus sont presque sans limites : en tant

Conseils généraux – Il est important de boire beaucoup d’eau lorsqu’on utilise les plantes, indiquent les fiches autochtones. Les plantes ont un effet très détoxifiant, l’eau aide donc à éliminer les toxines. C’est à considérer, car sans un ajout d’hydratation, leurs vertus pourraient être altérées, voire inversées. – Si vous prenez des médicaments, faites attention aux contre-indications, surtout pour les personnes aînées. Les femmes enceintes ainsi que les enfants ne peuvent pas prendre toutes les plantes. – La phytothérapie est une médecine douce, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas des effets puissants. Renseignez-vous avant de consommer des plantes. Dans le doute, demandez l’avis de personnes expérimentées. – La tradition des Premières Nations encourage les gens à respecter la nature : ne pas prendre plus que vous n’avez besoin et exprimer de la gratitude par une pensée ou un geste particulier. La tradition autochtone fait mention d’une offrande de tabac, par exemple, afin que l’échange soit équilibré. Beverley Gray suggère de ne pas prendre plus de 20 % des ressources présentes. – Éloignez-vous des bords de routes (à cause des hydrocarbures et de la poussière) et de votre domicile (pour garder les ressources proches, en cas de besoin).

Comme les pissenlits et les épilobes, la plante complète peut être utilisée, des racines aux fleurs, en passant par les bourgeons et les feuilles. Les fruits rouges quant à eux seront à récolter à l’automne, excellent dans la concoction d’une sauce qui accompagnera à merveille la traditionnelle dinde, par exemple. En tisane, séchés, les fruits vous Autres plantes à récolter apporteront de la vitamine C tout l’hiver. (À éviter avant l’heure du au Yukon coucher!) Les pétales sont égale- Thé du labrador ment délicieux et très décoratifs - L’ortie (feuilles) dans des salades. - Les baies et les aiguilles de genévrier L’achillée millefeuille - La sauge sauvage (Achillea millefolium) - Les feuilles de fraisier - Les feuilles de framboisier Toute la plante est utilisable - L’écorce de saule également, mais il est préférable d’attendre que les fleurs Recettes soient ouvertes pour la récolte. Antibactérien, anti-inflammatoire, Baume à la sève d’épinette astringent, digestif, diurétique, - ½ t de sève d’épinette emménagogue (aide à réguler - 1 t d’huile d’olive les menstruations), expectorant - 2 c. à soupe de cire d’abeille et fébrifuge (aide à apaiser la Mélanger la sève et l’huile d’olive fièvre), cette plante est un autre au bain-marie, filtrer les impuretés trésor de Dame nature au Yukon. et ajouter la cire. Attention à ne Pour en tirer les vertus, une simple pas faire tomber de gouttes tisane de feuilles et de fleurs d’eau dans la préparation. Mettre suffira. Il est aussi possible de la dans un contenant et attendre le laisser plusieurs semaines dans refroidissement avant de fermer du vinaigre que vous consom- le couvercle. merez autant pour ses valeurs À utiliser sur des égratignures, nutritives que pour assaisonner d e s c o u p u r e s o u c o n t r e les salades! les douleurs.

Gelée de pétales de roses - 1 ½ t de pétales de roses sauvages - 2 t d’eau - 1 t de sucre - Jus de ½ citron - 2 sachets de pectine Faire bouillir les pétales dans l’eau jusqu’à ce qu’ils deviennent blancs. Laisser refroidir (ou même infuser pendant la nuit). Filtrer l’eau ainsi obtenue. Ajouter le sucre et le jus de citron (le liquide devrait redevenir rose). Porter à ébullition. Ajouter la pectine et porter de nouveau à ébullition (ou suivre les instructions du sachet). Laisser bouillir jusqu’à consistance sirupeuse. Ajouter un bouton de rose dans chaque contenant (n’oubliez pas de stériliser vos contenants) avant de fermer. Scellez vos pots une fois fermés dans de l’eau bouillante. Sources : The Boreal Herbal, Beverley Gray Page Facebook du gouvernement des Tr’ondëk Hwëch’in (avec leur autorisation).

Quand récolter Selon le document des Tr’ondëk Hwëch’in, la meilleure heure de la journée pour récolter en été est vers 10 h, ou bien lors d’une journée couverte, mais sans pluie. Pour cer taines plantes, comme les fleurs par exemple, il est préférable d’attendre le soleil afin que les fleurs en soient gorgées.

Maryne Dumaine

Les teintures mères et les huiles de plantes sont très simples à réaliser et constituent des bases pour des préparations médicinales.


Mardi 23 juin 2020

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18 ARTICLE SUR L’ARCTIQUE

Manque d’infrastructure pour les femmes victimes de violence de l’Arctique Dans la foulée du rapport de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées, les femmes inuites réclament une aide comparable à celle accordée à leurs soeurs des Premières Nations.

Le refuge pour femmes situé à Iqualuit, capitale du Nunavut, est l’un des seuls à accueillir les femmes inuites victimes de violence.

Nelly Guidici - L’Aquilon

Il y a un an, le comité responsable de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées rendait son rapport final après quatre années d’enquêtes à travers tout

le Canada. Pavé de plus de 500 pages, le second volume appelé Réclamer notre pouvoir et notre place présentait une longue série de lignes directrices permettant la mise en œuvre des appels à la justice. Dans une recommandation de

l’Enquête concernant les appels à la justice propres aux Inuits, on peut lire : « Nous demandons à tous les gouvernements de mettre sur pied des refuges, des maisons de transition et des maisons d’hébergement de deuxième étape sécuritaires pour les femmes

Les entreprises aussi ont besoin de chaleur! Il existe à présent des remises pour les améliorations écoénergétiques des bâtiments commerciaux. Les propriétaires ou les locataires d’immeubles commerciaux existants peuvent maintenant bénéficier de remises sur les travaux permettant de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre ou leur consommation d’énergie. Appareils électroménagers, systèmes de chauffage, isolation, systèmes d’énergie solaire... Toutes les améliorations écoénergétiques sont admissibles.

Contactez-nous pour en savoir plus.

Pour en savoir plus sur les programmes de remise du gouvernement du Yukon : yukon.ca/fr/good-energy

été arrêté, les refuges seraient situés au Nunavut en majorité, mais également à Ottawa qui compte la plus forte population inuite urbaine au Canada. À l’heure actuelle, les femmes inuites sont quatorze fois plus fréquemment victimes de violence que les autres Canadiennes, alors que 37 communautés inuites parmi les 51 que compte l’Arctique canadien n’ont pas d’endroit sécuritaire pour accueillir ces femmes. Le problème majeur réside dans le manque d’infrastructure. Selon Gerri Sharpe, « le principal obstacle est l’infrastructure et la somme que nous avons demandée incorpore les coûts des matériaux ainsi que les coûts de transport. » Nunatsiaq News Afin de trouver une porte de sortie, M me Kudloo est en discussion intensive avec les instances fédérales ainsi et les filles inuites qui fuient la qu’avec le sénateur du Nunavut, violence. De telles maisons et Dennis Patterson. De son côté, refuges doivent être établis dans M me Sharpe ne cache pas sa toutes les communautés inuites frustration, mais estime qu’une et dans les centres urbains ayant solution peut et doit être trouvée une grande population inuite. » avant la fin de l’année 2020. Le 29 mai dernier, l’annonce du premier ministre Justin Trudeau Une situation de débloquer 44,8 millions $ pour différente au Yukon la construction de dix nouveaux refuges dans les communautés des Dans le territoire du Premières Nations situées dans Yukon, le refuge de Dawson, des réserves d’un bout à l’autre qui peut accueillir une dizaine du pays a indigné la présidente de personnes, est ouvert aux de l’organisme Pauktuutit qui femmes des communautés du représente les femmes inuites Nord comme Old Crow, Mayo ou du Canada. encore Pelly Crossing. «  C e t t e a n n o n c e e s t La directrice générale du profondément décevante. C’est refuge, Jen Gibbs, indique que comme si les femmes inuites l’organisme doit faire face à des avaient encore été oubliées et défis différents de ceux rencontrés que nos voix étaient tombées au Nunavut. En effet, l’organisme dans l’oreille d’un sourd », a s u b i t u n s o u s - f i n a n c e m e n t d é p l o r é R e b e c c a K u d l o o . chronique qui ne lui permet pas Cette décision qui concerne les d’embaucher plus d’une personne réserves autochtones exclut de par quart de travail. facto les collectivités inuites qui Cependant, cette situation sont des municipalités et non ne les empêche pas d’aller de des réserves. l’avant et de proposer des séances « En raison du manque de d’information et du matériel de refuges, les femmes inuites se sensibilisation à la violence déplacent souvent vers le sud à la familiale. Toutes ces activités sont recherche de sécurité, mais elles en partie financées par des dons. deviennent vulnérables à d’autres « C’est un défi à la fois grand formes de violence et de danger », et complexe, mais nous travaillons indique la vice-présidente de fort en partenariat avec la Première Pauktuutit, Gerri Sharpe. Nation de T’rondëk Hwech’in, car En réponse à cette décision, la ville de Dawson est au cœur M m e K u d l o o a d e m a n d é u n de son territoire traditionnel. investissement immédiat de Pour nous, il est très important de 20 millions $ pour financer la travailler en partenariat avec eux, construction de cinq nouveaux car, c’est une façon de promourefuges pour les femmes et les voir la réconciliation qui est l’une enfants inuits. Bien que le choix des étapes de la décolonisation », des collectivités n’ait pas encore conclut-elle.


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PERSONNES AÎNÉES 19

Rendre les aînés actifs en temps de crise Isabelle Burgun — Agence Science-Presse

Le coronavirus frappe plus fort les personnes âgées à la santé fragile — 80 % des décès. Et autant le confinement que la distanciation sociale peuvent nuire à leur santé physique et mentale. Une récente étude franco-québécoise rappelle l’importance de l’activité physique dans ce contexte. « Nous avons levé un drapeau rouge. Nous observons des dégradations de santé chez les personnes de plus de 65 ans, les plus vulnérables qui sont confinées, indépendamment des pays », alerte Mylène AubertinLeheudre, du Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). L’inactivité est la quatrième cause de mortalité dans le monde, selon l’Organisation mondiale de la santé. Et de nombreuses re c h e rc h e s o n t m o n t ré c e s dernières semaines une diminution du nombre de pas effectués e n r a i s o n d e s re s t r i c t i o n s . Du côté des pays européens, on observe une réduction de 7 % à 38 % de l’activité générale dès la semaine du 15 mars. La société Fitbit (qui vend des produits électroniques de suivi de l’activité physique) « a sonné l’alerte : nous sommes

en train d’abîmer nos aînés. Cette immobilisation forcée occasionnera des pertes irrémédiables et il importe de les faire bouger de nouveau », poursuit la chercheuse, également associée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM). Elle le constate aussi en cas d’hospitalisation : une semaine d’inactivité totale suffit pour perdre 16 % de la force musculaire et 6 % de la masse musculaire, une masse qui ne sera pas reprise, contrairement à ce qui arrive chez les plus jeunes. « La perte de muscle et de force entraîne une grande difficulté à remarcher, ce qui les poussera à avancer en traînant les pieds, augmentant le risque de chute sur les obstacles », explique-t-elle. De plus, dans des circonstances où les personnes âgées passent 17 heures par jour et 90 % du temps dans une position sédentaire — assises ou alitées — elles risquent de prendre du poids, augmentant les risques de diabète. Enfin, les périodes de forte sédentarité diminuent la capacité respiratoire et cardiaque des aînés, un facteur-clé pour survivre à la COVID-19. C’est là que peut intervenir la gérontechnologie, des approches de soutien des personnes âgées reposant principalement sur Internet, plus particulièrement

celles visant à les faire bouger : exercices physiques en ligne ou sur un poste de télévision. « Ces technologies nous aident à communiquer avec les aînés et à les rejoindre lorsque les ressources humaines ne le peuvent pas », relève la chercheuse. Selon elle, il faut repenser le travail d’encadrement des plus fragiles en dotant les chambres d’outils de motivation au sport que sont les exercices physiques en ligne ou « exorgames ». Dans une étude pilote parue en octobre dernier, l’équipe de l’IUGM a testé de simples exercices supervisés — se lever d’une chaise, presser une balle imaginaire, soulever les pieds, etc. — qui aident à améliorer la capacité fonctionnelle d’adultes âgés hospitalisés. Il serait donc facile d’offrir un programme adapté à chaque aîné, réalisable dans une chambre avec peu de matériel. «  C ’ e s t u n p e u c o m m e u n e prescription de médicament. Cette séance d’activité peut se faire debout ou assis, deux à trois fois par jour, par visionnement ou avec un ergothérapeute,

par écran », détaille encore Mme Aubertin-Leheudre. À la demande du ministère québécois de la Santé, son équipe devait tester ce programme ce printemps, dans cinq hôpitaux de la province. C’est partie remise pour l’instant. Par ailleurs, la santé publique de Montréal vient de lancer en ligne le programme Go pour bouger, élaboré avec le Centre de recherche de l’IUGM, à l’intention des personnes âgées.

—, il tombe sous le sens à ses yeux qu’il faut faire bouger les aînés fragiles. Reste que c’est pour l’instant une prépublication : pour démontrer que seul leur outil est celui qui permet de respecter les consignes de santé publique actuelles en lien avec la COVID-19 et en même temps qu’il peut se satisfaire du niveau de technologie et de ressources humaines en place dans ce type de résidence, il faudra que cette recherche ait été validée par les pairs, insiste encore le Les aînés doivent chercheur. « Elle n’est pas non plus testée en milieu de type CHSLD. bouger, c’est connu Donc l’efficacité et applicabilité en Il s’agit d’une problématique milieu autre qu’hospitalier, reste très pertinente, particulièrement à démontrer. » en cette période de pandémie, commente le professeur titulaire À lire aussi du département de réadaptation Ma ximising mobilit y in older de la Faculté de médecine le p e o p l e w h e n i s o l a t e d w i t h l’Université Laval, Claude H. Côté, COVID -19, sur le blogue du qui n’a pas participé à ces études. C e nt r e f o r Ev i d e n c e - B a s e d Bien qu’il trouve l’article un M e d i c i n e , 2 0 m a r s 2 0 2 0 . peu long — « on utilise la moitié de l’espace pour nous démontrer, Lien vers l’article original voire rappeler, comment l’inactivité sciencepresse.qc.ca/ physique chez cette population a actualite/2020/06/15/ des effets négatifs pour la survie » rendre-aines-actifs-temps-crise

Avis public

LAU

Appui

Conformément au paragraphe 7(b) du Règlement sur le lotissement, pris en vertu de la Loi sur le lotissement, le gouvernement du Yukon donne avis de réception des demandes de lotissement suivantes :

aux

entreprises Nous pouvons aider votre entreprise à naviguer cette crise

Dossier no 2020-60-CX38 : Demande de subdivision en quatre lots du lot 1131, quadrilatère 105D02, plan 2005-0003 LTO par Buchanan Storage & Rentals Inc. à Carcross, au Yukon. Dossier no 2020-60-TG51 : Demande de subdivision en trois lots du lot 1035, quadrilatère 105D01, plan 2016-0026 LTO par Michelle Phillips et Ed Hopkins près du chemin 10 Mile à Tagish, au Yukon. Dossier no 2020-60-TH106 : Demande de subdivision en deux lots du lot 6A, quadrilatère 105D14, plan 2016-0064 LTO par Penelope Gawn et Roy Ness à la subdivision de Pilot Mountain, région d’aménagement du chemin Hot Springs, au Yukon. Pour en savoir plus, rendez-vous au yukon.ca/fr/habitation-etbiens-immobiliers/permis-et-inspections/consulter-les-demandesdamenagement-foncier Vous avez jusqu’au vendredi 17 juillet, en fin de journée pour soumettre vos commentaires.

Planifiez une rencontre à distance avec notre équipe!

Pour transmettre des commentaires au sujet de ces demandes, contactez la Direction de l’aménagement foncier du gouvernement du Yukon par téléphone, au 867-667-8877 ou, sans frais, au 1-800-661-0408, poste 8877, ou par courriel à shannon.gladwin@gov.yk.ca. Merci à

867 668-2663, poste 223

emploi@afy.yk.ca


Mardi 23 juin 2020

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MIEUX-ÊTRE 20

Les retraites de méditation de pleine conscience passent au virtuel Une des qualités humaines et sociétales que la pandémie de COVID-19 met en avant, c’est l’adaptation. D’événements en personne, de nombreux artistes et instructeurs de remise en forme regorgent d’imagination pour continuer leur performance. Souvent, la solution envisagée est virtuelle, notamment dans le but de respecter la distanciation sociale. Les retraites de méditation de pleine conscience ne dérogent pas à cette nouvelle tendance. Aurore boréale : Pourquoi as-tu commencé à pratiquer la médiCela fait maintenant plus trois mois tation de pleine conscience? que les familles se sont retrouvées Christine Klaassen-St Pierre : du jour au lendemain contraintes J’ai commencé à pratiquer afin de de passer la majorité de leur temps pouvoir obtenir ma certification ensemble. Si pour beaucoup, être d’instructrice de méditation de sans cesse avec leurs proches pleine conscience. Je souhaitais est une réelle chance, pour cer- pouvoir enseigner la métho tains, cela peut relever du défi. La dologie aux jeunes de l’école méditation de pleine conscience dans laquelle j’étais la directrice peut alors être une échappatoire, adjointe. Il me semblait que nous puisqu’elle permet de cultiver des leur demandions de se concentrer stratégies, entre autres, pour déve- longtemps sur quelque chose sans lopper de la compassion envers les leur apprendre comment le faire. gens. Christine Klaassen-St Pierre, franco-yukonnaise, enseigne la A. B. : En quoi la méditation de méditation de pleine conscience pleine conscience améliore-tdepuis près de six ans. Le journal elle ta qualité de vie? l’Aurore boréale est allé à sa C. K. S. : La méditation de pleine rencontre pour en savoir plus sur conscience a changé ma vie, tant cette pratique et les bienfaits des personnelle que professionnelle. retraites. Cela me permet d’être réelleKelly Tabuteau

ment présente, de me concentrer sur ce que je fais. Avant, quand je mangeais seule, je me mettais devant la télévision ou je prenais un livre comme si j’avais besoin de m’extraire de cette action. Mais manger est l’un des plus grands plaisirs que l’on peut avoir : sentir, goûter, ressentir la texture des aliments, avec la fourchette ou dans la bouche… Avec la pleine conscience, je savoure enfin chaque bouchée avant de prendre la suivante. Aussi, dans les moments difficiles de ma journée, cela m’aide à gérer mes émotions. Mettons que je suis dans une situation délicate où je sens la colère, la frustration ou la peur monter, je peux aller chercher le sentiment de calme que j’atteins lorsque je médite, comme pour me créer un refuge. Je ne réagis plus

Avis public

Le gouvernement du Yukon donne avis d’une demande de modification du zonage de la région d’aménagement de Ross River comme suit : Modification du zonage des lots 114 et 115, LTO 29969 de PO (Parcs, loisirs et espaces libres) à M (Industriel) Cette demande de modification de zonage vise à permettre l’aménagement de deux lots à usage industriel en vue de les offrir en vente publique. Les lots 114 et 115 ont une superficie d’environ 0,58 hectare chacun et se trouvent à 75 mètres à l’ouest de la rue Prospector, sur Ketza Road, à Ross River. Il n’existe aucune structure construite sur ces lots. La catégorie de zonage PO actuelle autorise les usages suivants : écoles, installations de loisirs non commerciales, parcs et terrains de jeux, espaces libres et cimetières. La catégorie de zonage M proposée autorise les usages suivants : entrepôts, entreprises de construction, travail des métaux, pièces et vente d’automobiles, fabrication légère, plomberie et ateliers de soudage, matériaux de construction (entreposage extérieur et vente), garages de travaux publics, aires de révision, dépôts de camions, héligares, tout autre usage industriel typique et habitation unifamiliale adjacente et complémentaire au bâtiment ou à l’usage principal. Pour en savoir plus, rendez-vous sur yukon.ca/fr/housing-and-property/ view-land-planning-applications. Vous avez jusqu’au lundi 10 août 2020, fin de journée pour soumettre vos commentaires. Transmettez vos commentaires par courriel à christopher.belanger@gov.yk.ca ou par la poste à l’adresse suivante : Direction de l’aménagement foncier, Ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources, Gouvernement du Yukon (K-320LP),

à la situation, mais j’y réponds. A. B. : En quoi consiste une retraite de méditation de pleine conscience de plusieurs jours? C. K. S. : Le but est d’approfondir notre pratique et notre conscience du moment présent. Souvent, la retraite se passe en silence, excepté pendant les moments de formation dispensés par les instructeurs. On essaye d’aller visiter notre climat intérieur et de rester à l’intérieur de soi. Généralement, on se lève le matin, on pratique formellement une méditation de 45 minutes, ondéjeune, en pleine conscience, on médite Fournie à nouveau 45 minutes, on fait une marche, toujours en médi- Christine Klaassen-St Pierre entant, on dîne et on recommence. seignera une retraite virtuelle du 10 au 12 juillet 2020, avec deux A . B. : Et comment cela se de ses collègues. passe-t-il virtuellement? C. K. S. : C’est le même principe qu’une retraite en personne, ma conscience élevée, comme mais depuis chez soi. Par contre, l’arôme du café fraîchement chaque participant est libre de moulu le matin, à n’importe rester en silence ou de vivre sa quel moment de la jour née, vie habituelle entre les quatre puisque je suis déjà là, sur place. séances quotidiennes de méditation de pleine conscience. Peu A. B. : Quels sont donc les bénéimporte la décision des partici- fices d’une retraite par rapport pants, ils sont encouragés à inté- à une méditation « classique »? grer le travail de pleine conscience C. K. S. : Quand on se concentre dans leurs tâches journalières. sur quelque chose, peu importe ce qu’elle est, on change notre A. B. : Pourquoi, de premier cerveau, notamment en dévelopabord, redoutais-tu ce type de pant le cortex préfrontal. Donc, retraite? plus on médite, plus on approfondit C. K. S. : Dans le contexte de la ces changements. C’est cet appropandémie de COVID-19, on est fondissement que les pratiquants Zoomé toute la journée, alors recherchent en se rendant à des j’appréhendais le format que ça retraites. Aussi, plus on médite, allait prendre, car je ne souhaite plus il est facile d’aller chercher le pas rester devant mon ordinateur sentiment de calme que j’abordais toute la journée. Mais ce n’est précédemment. pas du tout cela! On n’a même Christine Klaassen-St Pierre, pas besoin de regarder l’écran; en collaboration avec deux autres on a simplement à é couter. collègues, Vinny Ferraro de San Francisco et Nicole Libin de Calgary, A. B. : Tu as trouvé beaucoup de a donc décidé de lancer sa predouceur à être en retraite dans mière retraite virtuelle du 10 au ton propre espace. Peux-tu nous 12 juillet. Jusqu’à présent, ces trois en dire plus? instructeurs enseignaient chaque C. K. S. : J’ai aimé trouver des année une retraite en personne, endroits à l’intérieur, tout comme cette année sera alors légèrement à l’extérieur, pour pratiquer, le tout différente. en restant dans ma zone de confort. Chacun à leur tour, ils guiParfois, c’était un environnement deront légèrement les séances bruyant, mais c’est aussi cela la de médiation, en anglais. Elles pratique, être présent sans juge- seront suivies d’une période de ment, ne pas se faire happer par questions-réponses qui pourra les distractions. se faire également en français. Mais j’ai surtout apprécié de pouvoir revisiter toutes les Initiative de journalisme local sensations ressenties grâce à APF–Territoires


Mardi 23 juin 2020

auroreboreale.ca

SCIENCE 21

Désinfo sur la Covid-19:

Texte Pierre-Yves Villeneuve

savez-vous la dépister? LE TEST! Lisez-vous les articles ou regardez-vous toujours les vidéos avant de les partager ? OUI

NON. BEN, PAS TOUJOURS. POURQUOI ?

Plus que juste le titre ? Le risque de propager de fausses nouvelles et le virus est grand.

Évidemment ! Bravo ! Une majorité de fausses nouvelles sont partagées par des gens qui ne les ont même pas lues.

Lavez-vous les mains et recommencez au début.

D’où provient cette nouvelle ?

D’un ami.

De mon Youtubeur préféré !

D’un site de nouvelles alternatives.

Qui la tient… ? Il fait dans l’opinion ?

D’un citoyen inquiet…

Un citoyen anonyme, bien sûr.

Sinon, le gouvernement le ferait taire. C’est connu !

Pouvez-vous confirmer ses allégations par d’autres sources ?

OUI HEU… NON. Fiables ?

Vous êtes probablement en train de partager de la désinformation à propos de la COVID-19 en ce moment même. Une quarantaine techno s’impose.

Oui, mais il s’appuie sur plein d’études scientifiques reconnues !

Qui la tient… ?

Son beau-frère est médecin, c’est la preuve que c’est fiable !

De son beau-frère, je crois…

Vous voulez dire « conspirationniste ».

Tout le monde sait que les « médias » nous cachent la vérité !

OUI

NON

Cette nouvelle, elle a une date de publication ? Il y a 5 ans…

NON

Je n’en ai aucune idée.

Avez-vous vérifié le bouton « Qui sommesnous »

Le quoi ?

Franchement ! Un vrai institut de recherche.

Hier

Bravo !

Est-ce que ces nouvelles confirment vos idées préconçues ?

Diversifiez vos sources d’information afin d’être mieux informé.e comme citoyen.ne.

NON

Est-ce que ça a l’air d’un piège-à-clics ?

OUI

Pas besoin.

Totalement ! Je ne m’abreuve qu’à cette source unique.

Ah.

Est-ce qu’il s’appuie juste sur ses opinions et ses interprétations ?

OUI, ET ALORS ?

Une institution crédible ou un site web à la mode qui vous vend des huiles essentielles et des recettes de smoothies au kale ?

Pouvez-vous confirmer la nouvelle dans d’autres organes de presse ?

Est-ce que ce site vous propose un médicament miracle dans sa boutique en ligne ? OUI

D’une institution en santé.

D’un média reconnu pour son travail journalistique.

NON

Est-ce que le titre est trop beau pour être vrai ?

OUI

Attention !

Vous êtes à risque de partager de la désinformation à propos de la COVID-19. Pensez à revoir votre hygiène techno.


Mardi 23 juin 2020

auroreboreale.ca

DIVERTISSEMENT 22

Club de lecture - Les p’tits yeux pointus Les p’tits yeux pointus sont un groupe de jeunes lecteurs et lectrices francophones qui se réunit chaque mois pour discuter de littérature française d’ici et d’ailleurs. En juin dernier, nous avons pu tenir notre première rencontre en petit groupe restreint, en plein air, tout en respectant la distanciation sociale et par chance, le soleil était de la partie!

DES ANIMAUX RIGOLOS Nous avons exploré les titres de livres sur le thème des animaux. Les animaux à titre de sujets d’ouvrages documentaires, comme personnages principaux et parfois même comme narrateurs du récit ! Qu’ils soient nos compagnons de vie ou qu’ils s’agissent d’animaux sauvages, les animaux se retrouvent souvent présents dans nos œuvres préférées. Les p’tits yeux pointus vous présentent ici quelques titres où les animaux (de tout ordre) occupent une place privilégiée.

L’anthologie illustrée des animaux

L’anthologie de la nature

Éditions Hurtubise Documentaire illustré Noah

Éditions Hurtubise Documentaire illustré Chloé

Petite salamandre

L’ours et sa tanière

Revue franco-suisse indépendante Information nature et jeux (4 à 7 ans) Maéva

Élisabeth Raum Série Les animaux architectes Mélia

James et la pêche géante Roal Dalh Fantastique Iris

ASTUCE Tu aimerais continuer à lire le thème des animaux cet été? L’organisme Communication Jeunesse a préparé des sélections thématiques de livres. Tu peux y voir la couverture et le résumé des livres. Comme ça, tu sais quel livre tu désires emprunter! Sur les animaux en général : communication-jeunesse.qc.ca/theme-de-livre/animaux/ Sur les animaux sauvages : communication-jeunesse.qc.ca/theme-de-livre/animaux-sauvages/ La tribu qui pue Élise Gravel/ Magali Le Huche Album illustré Hubert

Sur les oiseaux : communication-jeunesse.qc.ca/theme/les-oiseaux/

Mortelle Adèle Mr Tan/Diane Le Feyer Album illustré/bédé Delphine

COUPS de COEUR de l’ÉTÉ Chaque semaine, tu pourras trouver des coups de cœur jeunesse sur la page Facebook Les p’tits yeux pointus! Une bonne façon de faire des découvertes! Que ce soit dans ta serre, sous la tente, au fond d’un hamac, bonne lecture d’été! Camille et son brodé arc-en-ciel.

tablier

Préparé par : Sandra St-Laurent, animatrice

Ta r y n e t s o n brodé ananas.

tablier


Mardi 23 juin 2020

auroreboreale.ca

DIVERTISSEMENT 23 JEU NO 511

MOTCACHÉ CACHÉ MOT

THÈME: : THÈME L’AIDEHUMANITAIRE HUMANITAIRE L’AIDE LETTRES 8 8LETTRES

SEUL COLLECTE F F SEUL COLLECTE A L L PP SOCIAL CONFLITS FAIM SOCIAL CONFLITS FAIM LÉSÉES PAUVRES ABRISABRIS LÉSÉES PAUVRES SOUFFRE SOUFFRE CRÉECRÉE ACCOMPAGNER LOCAL PAYS ACCOMPAGNER FAITFAIT LOCAL PAYS SOUTENIR CRISE SOUTENIR CRISE AGI FONDS PLAN AGI FONDS PLAN MM SPONTANÉITÉ SPONTANÉITÉ FOUILLES POPULATION D AIDE AIDE FOUILLES POPULATION D MAL MAL SUPPORT SUPPORT FOURNIR PORTER DÉMUNI ALLERALLER FOURNIR MÉDIAS PORTER DÉMUNI MÉDIAS ANNÉES DÉTRESSE G G T ANNÉES MILLIER R DÉTRESSE T MILLIER R TERRAIN ASSEZASSEZ MISÈRE GAGNER MISÈRE RAVIR DONDON TERRAIN GAGNER RAVIR DONNÉ TIERS AVECAVEC MISSION RECONSTRUIRE GESTE RECONSTRUIRE TIERS DONNÉ MISSION GESTE DOTÉ TOUCHÉ MONDE RÉEL GRAVES MONDE RÉEL DOTÉ TOUCHÉ GRAVES B B DRAME GROUPES RÔLE BASÉ DRAME U GROUPES RÔLE BASÉ N U N BESOIN URGENCE BESOIN NOMBRE S S E E URGENCE H H NOMBRE ÉCART BIEN BIEN HUMANISTE SANS-ABRI ÉCART V HUMANISTE O O SANS-ABRI V BLESSÉES EFFORT BLESSÉES SECOURS EFFORT VALEURS OBJECTIFS SECOURS VALEURS I I OBJECTIFS ENGAGEMENT SEIN ENGAGEMENT VENIR SEIN C C ORGANISE INONDÉ VENIR ORGANISE INONDÉ ÉTAPE SENS ÉTAPE VISENT SENS CAS CAS ÔTÉS VISENT ÔTÉS ISSUISSU ÉTATS SENSÉ CATASTROPHEÉTATS VIVRES SENSÉ CATASTROPHE OUTILS VIVRES OUTILS ÉTEND SERVICE CHARGER ÉTEND VOLONTAIRES SERVICE CHARGER VOLONTAIRES

A

RÈGLES DU JEU :

MOT CACHÉ CACHÉ A

ACADÉMIE ACADÉMIE ACADÉMIQUE ACADÉMIQUE ÂGE ÂGE AIDE AIDE ANNÉE ANNÉE ANS ANS APPREND APPREND ARRÊT ARRÊT AUTOBUS AUTOBUS AVISE AVISE

B

BANC BANC BOURSE BOURSE

C

COLLÈGE COLLÈGE CONCOURS CONCOURS CONGÉ CONGÉ CONTENT CONTENT CORRIGE CORRIGE COURS COURS COUVENT COUVENT

D D

DATE DATE DÉSIRER DÉSIRER DÉTENTE DÉTENTE DEVOIR DEVOIR DIPLÔME DIPLÔME DOCUMENT DOCUMENT DURÉE DURÉE

FF

ÉCHEC ÉCHEC ÉCOLE ÉCOLE

II

EE

CARNET CARNET CARRIÈRE CARRIÈRE CLASSE CLASSE

ITEM ÉCRIT ITEM ÉCRIT ÉLÈVE ÉLÈVE LL ÉLU ÉLU LEÇON LEÇON ENCOURAGEMENT ENCOURAGEMENT LECTURE LECTURE ENSEIGNE ENSEIGNE LETTRE LETTRE ÉTAPE ÉTAPE LIRE LIRE ÉTÉ ÉTÉ LIVRES LIVRES ÉTUDE ÉTUDE LOISIR LOISIR

GG

GAGNER GAGNER

HH

HONNEUR HONNEUR INTÉRÊT INTÉRÊT

NUL NUL

OO

ORALE ORALE

P P

PASSER PASSER PLAISIR PLAISIR PLUME PLUME PRIVÉ PRIVÉ

SÉANCE SÉANCE SERVI SERVI SONDER SONDER SUCCÈS SUCCÈS SÛRSÛR SYSTÈME SYSTÈME

T T

TABLEAU TABLEAU TACT TACT TENACE TENACE MATIÈRE MATIÈRE RÉCITE TEST RÉCITE TEST MÉRITE MÉRITE RÉCOMPENSE RÉCOMPENSE MINISTÈRE U MINISTÈRE RELEVÉ U RELEVÉ MOIS UNION MOIS UNION RENVOI RENVOI MOT MOT RÉUSSI V RÉUSSI V NN VACANCES VACANCES S S NIVEAU VERBE NIVEAU SAISONS VERBE SAISONS NOTE VOUER NOTE VOUER SCOLAIRE SCOLAIRE NOTION NOTION

MM

FÊTE FÊTE FINIR FINIR

THÈME : : THÈME LA FIN DESDES CLASSES LA FIN CLASSES 6 LETTRES 6 LETTRES

RR

RÉPONSE DU JEU NO 511

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases. SOLUTIONDE DE CE MOT CACHÉ : SECOURIR SOLUTION CE MOT CACHÉ : SECOURIR

A

A

ACHETER ACHETER AGRÉABLE AGRÉABLE AIMERAIMER AIR AIR ARROSER ARROSER ARROSOIR ARROSOIR AVANTAGE AVANTAGE AVIS AVIS AVOIR AVOIR

B

B

C

C

BÊCHE BÊCHE CÉLERI CÉLERI CHOU CHOU CONSEIL CONSEIL COÛTCOÛT CULTIVER CULTIVER

D D

DÉBUT DÉBUT DÉSHERBE DÉSHERBE DURÉE DURÉE

G G

GRAINE GRAINE

J J

JARDIN JARDIN JARDINAGE JARDINAGE JARDINIER EAU EAU JARDINIER ENGRAIS JOUR ENGRAIS JOUR ENTRETENIR ENTRETENIR L L ESSAI ESSAI LIEULIEU ESSAYER ESSAYER ÉTAPE M M ÉTAPE MANIÈRE MANIÈRE ÉTATÉTAT MÉTHODE MÉTHODE ÉTÉ ÉTÉ

E

F

E

F

FAIRE FAIRE FÈVEFÈVE FORME FORME

N N

NAVET NAVET NETTOYÉ NETTOYÉ

O O

OCCUPER OCCUPER

P P

PATATES PATATES PELLE PELLE PERDRE PERDRE PÉRIODE PÉRIODE PIMENT PIMENT PLACER PLACER PLAISIR PLAISIR PLANTER PLANTER POIREAU POIREAU POIS POIS POTAGER POTAGER POUSSER POUSSER PRÉFÉRER PRÉFÉRER PRENDRE PRENDRE PRÉPARER PRÉPARER PRÊT PRÊT PRODUIRE PRODUIRE

RÈGLES DU JEU :

RR

RADIS RADIS RANG RANG RÂTEAU RÂTEAU RÉCOLTE RÉCOLTE RÉUSSIR RÉUSSIR

SS

SAISON SAISON SALADE SALADE SARCLER SARCLER SARCLOIR SARCLOIR SÉRIE SÉRIE SERRE SERRE SOIGNER SOIGNER SOL SOL SOLEIL SOLEIL SORTE SORTE SORTI SORTI

THÈME : JARDIN LELEJARDIN LETTRES 7 7LETTRES

TT

TEMPS TEMPS TENTER TENTER TERRE TERRE TERREAU TERREAU TRAITÉ TRAITÉ TRAVAIL TRAVAIL

UU

UTILISER UTILISER

VV

VARIÉTÉ VARIÉTÉ VASTE VASTE

SOLUTION DE CE CACHÉ : EXAMEN SOLUTION DE MOT CE MOT CACHÉ : EXAMEN

SUDOKUS MOT CACHÉ MOT CACHÉ

O JEU NTHÈME 513 :

MOT CACHÉ CACHÉ A

AIDER AIDER AIMER AIMER ALLÉ ALLÉ AMITIÉ AMITIÉ ANNUEL ANNUEL APPORTER APPORTER APPRENDRE APPRENDRE AVERTIR AVERTIR AVOIR AVOIR

B

BÂTON BÂTON

C

CLUB CLUB CONSEIL CONSEIL CONTRÔLE CONTRÔLE

D D

DÉCIDER DÉCIDER

DÉPART DÉPART DÉPOSER DÉPOSER DÉRANGER DÉRANGER DÉTAIL DÉTAIL DIRIGER DIRIGER DISTANCE DISTANCE DONNER DONNER DROIT DROIT DURÉE DURÉE

EE

ÉCOUTER ÉCOUTER EFFORT EFFORT ÉLEVER ÉLEVER ENNUYER ENNUYER ESSAI ESSAI ÉTAPE ÉTAPE ÉTÉ ÉTÉ

FF

THÈME : UN: UN TOURNOI THÈME TOURNOI DE GOLF DE GOLF 6 LETTRES 6 LETTRES

MM

RÈGLE TERMINER PLACE RÈGLE TERMINER PLACE RÈGLEMENT TROU POIGNET RÈGLEMENT TROU POIGNET REPOSER POINT REPOSER POINT U U GG RÉSERVER PORTÉ RÉSERVER PORTÉ USAGE GENRE USAGE GENRE NN RESTER POSITION RESTER POSITION GENS NUIRE UTILE w w GENS NUIRE RÔLE POUR UTILE RÔLE POUR PRATIQUER II OO PRATIQUER S S PRENDRE IDÉE OCCUPÉ PRENDRE IDÉE OCCUPÉ SAISON SAISON IMITER PRISE IMITER ORGANISER ORGANISER PRISE SÉRIE SÉRIE PROCURER INTÉRÊT PROCURER INTÉRÊT PP SOIR SOIR PROFESSIONNEL PROFESSIONNELSOMME JJ PARTICIPÉ SOMME PARTICIPÉ PROFITER PROFITER SORTE PARTIE JEU SORTE PARTIE JEU SORTIR RR JOUER SORTIR PAYER JOUER PAYER SUITE RAIDE JOURNÉE SUITE RAIDE PEINE JOURNÉE PEINE SÛRETÉ RAISON PENSER SÛRETÉ RAISON PENSER LL RAPIDE PERD RAPIDE PERD T LIBRE T LIBRE RARE PERDRE RARE PERDRE TEETEE RÉALISER PEUT RÉALISER PEUT TEMPS TEMPS FIÈRE FIÈRE

MAIN MAIN MENER MENER

RÉPONSE DU JEU NO 513

JEU : toutes les cases vides en plaVousRÈGLES devezDU remplir doischiffres remplir toutes casesseule vides en plaçant symboles çantTules 1 à 9lesune fois par les ligne, seule foispar par ligne, une seule fois par colonne une seule une une seule fois colonne et une seule foisetpar de 4 cases. boîtefois depar 9 boîte cases.

SOLUTION DE CE CACHÉ : MEMBRE SOLUTION DE MOT CE MOT CACHÉ : MEMBRE

Chaque boîtede de 49 cases marquée d’un trait plustrait foncé. Chaque boîte casesestest marquée d’un y a déjàVous deux symboles par quelques boîte pour t’aider. plus ilfoncé. avez déjà chiffres par boîteNepour vous: aider. Nejamais pas oublier : vous ne pas oublier tu ne dois répéter plus d’une fois devez jamais dans répéter lesligne, chiffres à 9 dans les symboles la même la même1 colonne et la même la mêmeligne, boîte dela4même cases. colonne et la même boîte de 9 cases.

SOLUTIONDEDE MOT CACHÉ : LÉGUMES SOLUTION CECE MOT CACHÉ : LÉGUMES Réponse


Mardi 23 juin 2020

auroreboreale.ca

24 COUP D’OEIL D’OEIL 24

Isabelle Carrier Isabelle Salesse

Le 20 juin dernier, à 23 h 30, le soleil couchant illuminait la capitale yukonnaise de mille couleurs. Le jour du solstice d’été, la ville de Whitehorse profite de plus de dix-neuf heures d’ensoleillement, tandis que Dawson profite d’une journée de plus de 21 heures! La semaine entourant le solstice, les aubes et les crépuscules civils (quand le Soleil est abaissé à moins de 6° sous l’horizon), utilisés notamment dans le milieu de l’aviation, sont officiellement inexistants selon le Conseil national de recherches Canada.

Concours del’été Découvrez Whitehorse francophone sur l'application BaladoDécouverte. Prenez-vous en photo et courez la chance de gagner des prix exceptionnels!

Merci à

Grâce à l'application mobile

balado.afy.yk.ca

Photo prise sur le lac Twin. L’été est propice aux balades sur l’eau, que ce soit sur les lacs ou les rivières du Yukon. Envoyez-nous vos photos pour participer au concours photo de l’été de l’Aurore boréale, et courez la chance de gagner un chèque-cadeau de ICycle!

RAPIDES (Re)Bienvenue à David Lapierre, Sophie Gauthier et leur fille Léa. Après une année au Nunavut, ils ont retrouvé le chemin jusqu’au Yukon. Nos pensées sont toujours avec Jean-Marc Bélanger et sa famille. Au revoir à Maria et Michel, et leurs fils Loën, Aleksi et Eliott qui retournent à Moncton. Bonne continuation dans vos nouvelles aventures!

Nous souhaitons un bon retour au Québec à notre journaliste Julien Latraverse qui terminera son stage prochainement. La Commission scolaire francophone du Yukon remercie de tout cœur ses deux concierges, Richard Bélanger et Parpon Thiruchelvam, qui, en tant que travailleurs essentiels, ont exercé leurs fonctions sans relâche durant la vague de la COVID-19. Merci pour leur travail exceptionnel!

PETITES ANNONCES Échange art contre vélo tout d’un logement pour une terrain de bonne qualité! éducatrice à partir de juillet, Gorellaume réalisera une en ville ou près de la garderie. commande de votre choix (murale, projet@petitchevalblanc.ca peinture, gravure …) contre un Les Essentielles organisent vélo de seconde main, mais en leur campagne annuelle sur le bon état (taille adulte). consentement, du 24 juin au gorell4ume@gmail.com 31 juillet. Des surprises, des jeux Le groupe Facebook Entraide et des lots à gagner, afin d’en Yukon a été créé afin de regrouper, apprendre toujours davantage faciliter et encourager les sur le consentement pour demandes et offres d’aide. Ce vivre pleinement des relations groupe est fait pour et par la saines et respectueuses! À communauté. N’hésitez pas à suivre sur: facebook.com/ vous y inscrire! lesessentiellesyukon/ Les inscriptions au camp sont J’aimerais faire du canot-camping encore ouvertes. Il reste de avec d’autres personnes cet été, la place pour des enfants du s’il vous manque une équipière. primaire à temps plein ou à J’ai un canot, les connaissances temps partiel. Contacter Leslie à et la bonne humeur! camp@petitchevalblanc.ca Hélène, 668-7903 Au Yukon, la ligne d’écoute téléphonique en français Tao Tel-Aide est accessible Annoncer : gratuitement et en tout temps au dir@auroreboreale.ca 1 800 567-9699. 867 667-2663 La Garderie du petit cheval blanc est à la recherche


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L'Aurore boréale - 23 juin 2020 by Aurore boréale - Issuu