No de convention : 4061051
Le Jeudi 21 AVRIL 2022 | Volume 39 | Numéro 8
Maryne Dumaine
Le 14 avril était placé sous le signe de la bonne humeur! Un concert – sans restrictions sanitaires – de Soir de Semaine a rassemblé plus d’une centaine de personnes au Local Bar. DJ Jess a animé la foule en première partie et une ligue d’impro avait lieu au Elks Lodge peu de temps avant. C’était aussi la date du 40e anniversaire de l’Association franco-yukonnaise.
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Kelly Tabuteau
À découvrir
Jolene Billwiller
Une année bien remplie pour la Société d’histoire francophone du Yukon
Conseils printanniers pour débuter la saison de jardinage
Kelly Tabuteau
Sophie André
Climat : une jeune francophone s’implique
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Budget fédéral 2022
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Les Misérables
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Projet théâtral Dernière frontière
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Prévention des chutes
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Conseils de pros pour la photo Articles de l’Arctique
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ENVIRONNEMENT
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Jeunes leaders du climat : Sasha Emery siège sur le nouveau comité Si le premier Comité jeunesse sur les changements climatiques du Yukon a permis de dégager sept recommandations, le deuxième sera chargé de les mettre en œuvre. La Franco-Yukonnaise Sasha Emery a été sélectionnée pour faire partie de ce nouveau comité. Marie-Chantal Bouchard
Ouvrir la porte aux jeunes, c’est le pari qu’a fait le gouvernement du Yukon en créant, en 2021, le Comité jeunesse sur les changements climatiques du Yukon. Il réalise ainsi un engagement établi dans le rapport Notre avenir propre : la stratégie du Yukon sur
les changements climatiques, l’énergie et l’économie verte. La stratégie s’échelonne sur dix ans et a été élaborée en partenariat avec les Premières Nations du Yukon, les groupes autochtones transfrontaliers et les municipalités du territoire pour lutter contre les changements climatiques. Selon le premier ministre Sandy
Ateliers en prévention du suicide
MARDI
26 AVRIL
MILIEU DE TRAVAIL
GRAND PUBLIC
13 h à 15 h
18 h à 20 h
EN LIGNE GRATUIT EN FRANCAIS
Animation : Jessica Nadon, intervenante sociale
Inscriptions : pcsyukon@francosante.org
Silver, il est important d’inclure la perspective des jeunes dans les mesures gouvernementales, car les changements climatiques constituent le plus grand défi du territoire et parce que, après tout, c’est certainement cette génération qui sera le plus affectée par la crise.
Plein feu sur le Comité jeunesse Le processus de sélection pour la deuxième mouture du comité jeunesse vient de se terminer. Dix jeunes leaders du climat, de 13 à 25 ans, devront mettre en œuvre, d’ici le 15 octobre 2022, les recommandations du comité précédent. Les jeunes auront l’occasion de partager leurs points de vue avec le gouvernement sur les mesures prises pour s’adapter aux changements climatiques et prendront également part à des activités de renforcement. Cette expérience leur permettra d’acquérir des compétences qui pourront ensuite être transférées dans leurs communautés. Le mandat du comité jeunesse ne se limite pas qu’à un rôle de conseil : il comporte aussi un aspect de mobilisation. Les jeunes membres du comité devront entre autres capter la voix de leurs pairs, organiser un sommet et participer à des activités d’information et de sensibilisation aux changements climatiques. Ainsi, les membres de
ce comité deviendront des agentes et agents de motivation citoyenne pour que la population yukonnaise se mette elle aussi en action pour la cause.
L’importance de s’impliquer Sasha Emery, 19 ans, a été sélectionnée pour siéger au Comité jeunesse sur les changements climatiques du Yukon. Native des Territoires du Nord-Ouest, elle a passé toute son enfance au Yukon. Elle poursuit actuellement sa deuxième année en études environnementales, à l’Université d’Ottawa, dans un programme bilingue qui lui permet d’apprendre les notions dans les deux langues officielles, un aspect important pour la jeune femme. À son avis, l’initiative du gouvernement du Yukon de créer ce comité est une bonne occasion de laisser la parole aux jeunes. Ce sont eux qui, dans les prochaines décennies, vont ressentir les effets des changements climatiques. « C’est une chance, même si nous ne sommes pas des experts », explique-t-elle. Plus tard, elle aimerait travailler pour le gouvernement sur cet enjeu, afin d’en apprendre davantage sur les effets particuliers des changements climatiques au Nord. Ses études se concentrent plus sur les impacts au Sud, mais Sasha
Fournie
Sasha Emery en randonnée au Yukon.
Emery affirme avoir déjà observé des phénomènes climatiques anormaux au Yukon, comme les fortes précipitations de l’année dernière. Elle espère que le comité jeunesse poussera le gouvernement à agir plus rapidement et souhaite proposer ses idées. Sa vision du futur est l’atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre du gouvernement du Yukon, soit une réduction de 45 % d’ici 2030. Elle aimerait aussi voir adopter un mode de consommation plus durable, pour remplacer l’utilisation des énergies fossiles et du plastique. « Ça prend un plan pour comprendre les prochaines étapes, pour que ça ait du sens et que les jeunes du futur puissent poursuivre les efforts », confie-t-elle. Si l’écoanxiété peut paralyser, ce n’est pas le cas de ces jeunes leaders du climat qui n’hésitent pas à prendre le taureau par les cornes. Face à cet enthousiasme, comment ne pas leur emboîter le pas? IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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Ah, le soleil… Comment de ne pas écrire au sujet du retour de la lumière, des cygnes et des bourgeons qui commencent à pointer le bout de leur nez? Le soleil se rapproche de nous et réchauffe le sol autant que nos cœurs, surtout pour ceux et celles qui ont profité de cette longue fin de semaine pour s’évader un peu. Pourtant, tout est relatif. Si, pour de nombreuses personnes, le soleil est synonyme de bonne humeur, pour d’autres, il signifie fonte des neiges et feux de forêt. Déjà, les relevés nivométriques d’avril indiquent une accumulation de neige nettement supérieure à la moyenne, selon le ministère de l’Environnement du gouvernement du Yukon. Selon le communiqué de presse à ce sujet, « huit des onze bassins surveillés ont les estimations les plus élevées jamais enregistrées, tandis que les trois autres ont un enneigement bien au-dessus de la moyenne ». Si au printemps tous les espoirs semblent renaître, c’est aussi le moment où pantalons de pluie et bottes de caoutchouc côtoient tuyaux et pompes pour puisards. C’est vrai, mieux vaut se préparer : nettoyer la neige accumulée, enlever les matières inflammables autour de nos maisons, préparer des kits de 72 heures… « Se préparer au pire, mais espérer le meilleur » : voilà ce qui est ressorti de la conférence de presse tenue le 12 avril dernier par le ministre de la Protection civile Bill Blair, le ministre des Services communautaires Richard Mostyn et le député fédéral Brendan Hanley, au sujet de la préparation aux situations d’urgence.
D’accord, préparons-nous au pire... C’est une bonne idée. Mais au-delà de toute cette préparation ministérielle qui compte les sacs de sable, l’ombre des changements climatiques continue de planer. Oui, le printemps est plaisant, mais pour beaucoup, il signifie un regain d’anxiété après une pause « cocon » hivernale. Sans compter qu’il s’inscrit dans un contexte de sortie de pandémie, conflits internationaux et multicrises. Autant dire que le soleil n’est pas dans le cœur de tout le monde, malheureusement. Alors, n’oubliez pas de prendre soin de vous et de vos proches, car même si la lumière revient, la santé mentale, elle, n’est pas au beau fixe partout. L’association internationale Jour de la Terre met d’ailleurs l’accent cette année sur l’écoanxiété et encourage tout un chacun à se porter symboliquement malade le 22 avril. L’idée : se libérer du temps pour agir collectivement, car l’action serait un excellent remède vers une meilleure santé mentale. Les idées d’activités proposées sont nombreuses : conférences, ateliers, défis collectifs, visites de fermes locales et covoiturage. Planifiez votre Jour de la Terre dès aujourd’hui : jourdelaterre.org/qc/ activites/idees-daction/. Sur le même ton, nous vous proposons quelques pages qui vous donneront peut-être aussi envie de mettre la « main à la terre », comme des conseils de photos en nature et de jardinage de semis. En ce 22 avril, prenons soin de nos cœurs et de notre planète. Pardessus tout, n’oublions pas qu’une action ponctuelle, c’est bien, mais que prendre de nouvelles habitudes saines et adopter un mode de vie plus simple tout au long de l’année, c’est encore mieux.
Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet et août, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561
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Correspondants :
Une erreur s’est glissée dans l’article « Les sources d’eau chaude de Takhini transformées en spa », publié dans notre édition du 7 avril 2022. Les prix des forfaits semestriels et annuels d’accès à Eclispe Nordic Hot Springs ne sont pas encore connus.
Les balados de l’Aurore boréale : disponibles en ligne!
L'AURORE EN ONDES
Sophie André, Marie-Chantal Bouchard, Annie Maheux, Cécile Girard, Kelly Tabuteau, Mélanie Sylvain et Agnès Viger
L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
Révision des textes et correction d’épreuves :
Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
Distribution :
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
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Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.
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bugdet fédéral
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Budget 2022 : après la COVID-19, les libéraux misent sur les investissements La dette canadienne a légèrement baissé, de même que le taux de chômage. Toutefois, le budget de la défense a bondi. Malgré la mise en œuvre dès cette année d’un plan pour offrir des soins dentaires aux moins de 12 ans, les investissements en santé diminuent, notamment en raison de l’abandon de la majorité des programmes d’aide liés à la COVID-19. Inès Lombardo, Francopresse
Portrait économique global La dette fédérale du Canada se chif fre cette année à 1 213,7 milliards $, soit 45,1 % du PIB. La dette est inférieure à celle prévue dans la dernière mise à jour économique et budgétaire, en décembre 2021. Le déficit prévu alors était de 113,8 milliards $, ce qui représente 4,6 % du PIB canadien. En 2022, il passe à 52,8 milliards $ en 2022-2023 et tombe ainsi à 2 % du PIB. Selon les prévisions à long terme, la diminution de la dette devrait contribuer à la réduction du déficit de 8,4 milliards $ en 2026-2027. Le gouvernement a pu réduire ses dépenses de 60 milliards $ en raison de la fin des programmes de soutien à la COVID-19.
Moins de chômage et d’impôts Les revenus du gouvernement sur les impôts des particuliers devraient baisser comparativement aux prévisions de la Mise à jour économique et budgétaire de décembre 2021. Celle-ci précisait que les impôts sur le revenu allaient rapporter 19,1 milliards $, alors que le budget établit ces revenus à 12 milliards $ pour 2022-2023.
Logements « plus abordables » : un effort sur les premiers achats
Santé : les soins dentaires en priorité Parmi ses mesures phares, le budget de 2022 propose de financer les soins dentaires à hauteur de 5,3 milliards $ sur cinq ans dès 2022-2023. La couverture de ces soins dentaires visera en premier lieu les moins de 12 ans en 2022. En 2023, la couverture s’élargira aux moins de 18 ans, aux personnes aînées et aux personnes en situation de handicap. La mise en œuvre complète du régime est prévue pour 2025. À noter que le programme sera limité aux familles ayant un revenu annuel inférieur à 90 000 $, et les personnes ayant un revenu annuel inférieur à 70 000 $ n’auront pas à payer de quote-part. En outre, l’une des grandes dépenses du budget de la santé est attribuée à la santé mentale. Le gouvernement investit 104 millions de $ sous deux grandes mesures : le Portail Espace mieux-être et la lutte contre les opioïdes. Une autre nouveauté, qui se poursuivra l’an prochain : un fonds pour l’hygiène féminine, qui atteint 6 millions $ cette année, et 19 millions $ l’an prochain.
Création du Fonds de croissance du Canada de classe mondiale
Faits saillants du budget 2022 • 4 G$/5 ans pour la construction de 100 000 nouveaux logements
• 5,3 G$/5 ans pour les soins dentaires (mise en œuvre complète en 2025)
• 1,5 G$/5 ans pour prolonger l’initiative pour la création d’au moins 6000 nouveaux logements abordables donc 25 % sont destinés aux femmes
• 11 G$/6 ans en appui aux enfants, aux familles et aux communautés autochtones afin de poursuivre leur croissance
• 15 G$/5 ans dans un fonds de croissance pour attirer les investissements privés vers une économie verte • 1,2 G$ en appui à l’Ukraine et à la population (annoncé en 2022) • 1,6 G$ en prêts au gouvernement ukrainien • 2 G$ en transferts aux provinces pour combler les retards de procédures chirurgicales (annoncé le 25 mars 2022)
stimuler des investissements importants provenant du secteur privé, notamment dans le domaine de l’environnement. Le fédéral privilégiera la croissance des industries à faibles émissions de carbone et des nouvelles technologies dans différents secteurs. Il prévoit aussi restructurer les chaînes d’approvisionnement essentielles, notamment au niveau des ressources naturelles. Le fédéral investit aussi 187 millions $ dans le soutien aux chaînes d’approvisionnement stables afin de lutter contre les problèmes successifs causés par la pandémie, la pénurie de main-d’œuvre et les convois de camionneurs aux frontières canado-américaines et à Ottawa. Par ailleurs, le fédéral accorde 11 millions $ à la croissance économique et l’innovation en 2022 et vise 1,6 milliard $ en 2027 dans ce secteur. Pour y arriver, le Canada crée une agence canadienne d’innovation et d’investissement
Le fonds sera capitalisé au départ à hauteur de 15 milliards $ pour les cinq prochaines années et visera trois dollars de capitaux privés pour chaque dollar investi. Le gouvernement fédéral veut Ce fonds a pour objectif de doubler les mises en chantier de logements au cours des dix Environnement : plus d’un milliard prochaines années. L’impact sur le budget en 2022-2023 revient dans trois secteurs principaux à 2,1 milliards $, pour atteindre L’enveloppe 2022 en environnement est portée à un total de 10 milliards $ en 2027. 1,2 milliard $. Le gouvernement vise en tout plus de Dans la construction de loge12 milliards $ sur cinq ans. ments abordables : le budget 2022Le budget de réduction de la pollution pour lutter contre 2023 prévoit 1,8 milliard $, dont les changements climatiques s’établit à 827 millions $. Une 1 milliard $ dans la « construction grande partie de cette somme est consacrée à la fabrication rapide ». et l’adoption de véhicules plus propres et à l’élargissement Une autre nouveauté du du Fonds des solutions climatiques axées sur la nature. budget de 2022 est la création d’un Le gouvernement consacre 133 millions $ d’appui aux compte d’épargne libre d’impôt projets d’électricité propre et à un crédit d’impôt pour pour l’achat d’une première prole captage, l’utilisation et le stockage du carbone. Enfin, priété (CELIAPP), un nouveau 324 millions $ sont consacrés à la protection des terres, compte enregistré permettant aux lacs et océans et 39 millions $ de cette enveloppe sont particuliers d’épargner en vue de destinés à la réduction des déchets plastiques. l’achat d’une première propriété.
• 209,8 M$/5 ans en accroissement du soutien aux communautés autochtones pour localiser et commémorer les lieux de sépulture des pensionnats • 10 M$ pour l’Initiative de journalisme local • 5 M$ Nouveau fonds pour éliminer les obstacles systémiques dans le secteur des médias M$ : Millions de dollars G$ : Milliards de dollars
et s’engage à réduire l’impôt pour les petites entreprises canadiennes en croissance. Au niveau de la recherche, le portrait est plus sombre : en tout, ce sont 45 millions $ qui y sont consacrés, dont la majeure partie est attribuée à la protection de la recherche canadienne des menaces étrangères.
Transferts aux provinces En 2021-2022, ces transferts devraient diminuer de 18,1 % pour s’établir à 87,4 milliards $, à mesure que les transferts aux provinces et aux territoires se normaliseront à la suite du niveau sans précédent de soutien fourni au plus fort de la pandémie. Les transferts pour les soins à domicile et en santé mentale devraient atteindre 1,5 milliard $ en 2021-2022. Ils diminueront à 1,2 milliard dès 2022-2023. Les paiements de transfert au titre du Système pancanadien d’apprentissage et de garde des jeunes enfants devraient passer de 2,9 milliards $ en 2021-2022 à 7,9 milliards $ en 2026-2027, ce qui comprend le financement proposé dans le budget de 2022 de 625 millions $ sur quatre ans, à compter de 2023-2024.
investissement de 8 milliards $ en plus sur 5 ans dans le budget de la défense, en partie pour soutenir l’Ukraine. En outre, le budget de 2022 propose de verser 500 millions $ supplémentaires en 2022-2023 pour fournir une aide militaire supplémentaire à l’Ukraine. Toujours dans le soutien à l’Ukraine, le Canada offre au gouvernement ukrainien jusqu’à 1 milliard $ en nouvelles ressources de prêts, pour lui permettre de continuer à fonctionner. Ce montant sera versé sur un nouveau compte administré pour l’Ukraine au Fonds monétaire international (FMI). La politique de défense actuelle devrait également être examinée.
Plus de 2 milliards $ pour la réconciliation avec les peuples autochtones
En 2022, le gouvernement investit 2,5 milliards $ dans la réconciliation avec les peuples autochtones. Ce montant n’était que de 200 millions $ l’an dernier. Les principales mesures qui composent ces 2 milliards $ sont : le soutien des enfants autochtones par l’application du principe de Jordan ; le logement abordable ; l’amélioration de la santé dans les communautés autochtones ; Défense : un bond la santé mentale et l’approvidans les dépenses sionnement en eau potable et Au vu de l’envoi de matériel de les infrastructures. En outre, le budget précise guerre en Ukraine depuis le début du conflit, le budget 2022 un appui à l’accès aux études bondit de 37 millions $ en 2021 à postsecondaires pour les jeunes à risque et les jeunes Autochtones 1,7 milliard $ en 2022. Le gouvernement prévoit un de 18 millions $ en 2022-2023.
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Une première année bien remplie pour la Société d’histoire Incorporée le 7 avril 2021, la Société d’histoire francophone du Yukon (SHFY) vient de célébrer sa première année d’activités. Entre recrutement de membres et élaboration d’une planification stratégique, ces douze derniers mois ont été bien remplis. Kelly Tabuteau
Voilà un an qu’administratrices, administrateurs et bénévoles de la SHF Y travaillent sans relâche à la mise en œuvre du jeune organisme. La dizaine de membres présents à l’assemblée générale annuelle du 7 juin 2021 avait mandaté le conseil d’administration pour développer les grandes orientations stratégiques qui devaient guider les projets de la SHFY dans les cinq prochaines années. Grâce aux financements obtenus du gouvernement du Yukon, grâce au Fonds de développement communautaire, et de l’Association franco-yukonnaise, la SHFY a pu faire appel à l’équipe de formation de Discitus pour finaliser son plan stratégique 2022 - 2027.
La priorité : élaborer une planification stratégique Si le mandat de la SHFY était déjà connu — acquérir, conserver, étudier, interpréter et mettre en valeur l’histoire et le patrimoine francophone du Yukon, dans le but d’en favoriser l’accès à la communauté pour les générations futures —, l’exercice de la planification stratégique a permis d’établir la vision, la mission et les objectifs stratégiques de l’organisme. Après un remue-méninges au sein du conseil d’administration, des consultations ont eu lieu auprès de nombreux partenaires. « Nous avons bien sûr consulté nos partenaires francophones locaux, mais aussi des partenaires yukonnais anglophones œuvrant dans le domaine du patrimoine. Nous avons également contacté des organismes pancanadiens pour apprendre de leurs approches et de leurs modèles », explique Sylvie Binette, vice-présidente de la SHFY. Achevée en février dernier, la planification stratégique sera présentée aux membres lors de la prochaine assemblée générale annuelle. Yann Herry, actuel président de la SHFY, dévoile déjà le premier objectif (sur les six) qui guidera les actions futures et qui a pour titre « Le modèle de fonctionnement, l’offre de services et d’activités de la SHFY sont clairement établis en tenant compte de la complémentarité d’actions des partenaires ». « Le conseil d’administration
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Sylvie Binette et Yann Herry ont toujours été passionnés par l’histoire des francophones du Yukon. Pour M. Herry, l’attrait a grandi avec le livre Yukon: Places & Names de Robert C. Coutts, dans lequel des noms francophones sont omniprésents. Pour M me Binette, c’est en voyant le nom d’Eugène Binet sous une photo au Centre de la Francophonie et en se demandant si elle avait un lien de parenté avec l’homme.
s’est fixé cinq axes de travail pour répondre à notre premier objectif, explique le président : trouver des pistes pour acquérir, conserver et rendre accessible des archives francophones, sans toutefois dupliquer le travail d’Archives Yukon; éduquer par le biais d’activités culturelles et patrimoniales; amorcer une réflexion sur la mise en relation du patrimoine avec la généalogie; établir les règles de membriété; et s’assurer d’une relève pour le conseil d’administration. » Autant dire que le conseil d’administration a de quoi être occupé.
Ensuite : lancer des projets En parallèle de ces premières actions, le conseil d’administration de la SHFY réfléchit aux projets qu’il pourrait mettre en œuvre dans l’année à venir afin d’obtenir davantage de financement. « On vise l’obtention d’un financement de fonctionnement [afin de pouvoir payer un loyer et le salaire d’une personne], confie Yann Herry. Nous pourrions l’obtenir grâce au Fonds d’action culturelle communautaire de Patrimoine canadien,
mais nous devons réaliser deux projets pour être admissibles. » Les idées vont bon train, même si rien n’est encore décidé, indique Sylvie Binette : « Ce serait des projets de l’envergure de celui de Cécile [Girard, avec la création de poupées représentant des francophones de l’histoire du Yukon réalisé dans le cadre du 150e anniversaire du Canada]. Nous avons pensé profiter de la série d’anniversaires qui se profile [les 40 ans de l’AFY en 2022, ceux du journal l’Aurore boréale en 2023, etc.], ou encore explorer les lieux
historiques du territoire pour lesquels des francophones ont joué un rôle. » La SHFY compte aujourd’hui 56 membres qui seront conviés à une assemblée générale annuelle au début du mois de juin. Pour devenir membre, on peut contacter directement la SHFY à shfyukon@gmail.com. Pour les projets à venir, le groupe Facebook Société d’histoire francophone du Yukon pourra fournir de plus amples informations. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
Le programme littéraire du Commissaire du Yukon présenter une candidature. Date limite : Le prix du commissaire du Yukon pour la contribution littéraire est le 30 avril 2022. Prix Borealis Rens. : bcyukonbookprizes. Ce prix vise à souligner la contri- com/the-borealis-prize-the-combution exemplaire des écrivains, missioner-of-yukon des éditeurs et des acteurs de la communauté littéraire du Yukon. Messager d’histoires Pour cette troisième année, la du Yukon commissaire du Yukon a collaboré avec l’organisme BC et Yukon L a commissaire du Yukon a Book Prizes pour augmenter décidé de prolonger le mandat la valeur du prix à 2 000 $. De de Michael Gates, le messager plus, la personne gagnante du d’histoires du Yukon, jusqu’au prix Borealis 2022 sera invitée 31 décembre 2023. à participer à une activité toute En 2021, première année dépense payée (voyage inclus) du mandat du messager, les au Dawson Daily News Print and annulations provoquées par Publishing Festival 2022 en juin. la pandémie de COVID-19 ont Il n’y a pas de frais à payer pour empêché le messager d’histoires D’après un communiqué du gouvernement du Yukon
de remplir son mandat. Outre les activités territoriales auxquelles il n’a pu participer, comme celles organisées par le Bureau du commissaire, les rencontres à l’échelle locale et les conférences littéraires, il n’a pas pu assister à un festival littéraire national. En revanche, il y a toute une série d’activités auxquelles il pourra participer en 2022 et 2023, selon la situation pandémique.
de la Reine 2022, le plus ancien concours international d’écriture au monde. Il y a une catégorie Senior pour les personnes de 14 à 18 ans et une catégorie Junior pour celles nées après le 1er juillet 2008. Pour marquer le jubilé de platine de Sa Majesté la Reine, le thème pour 2022 est « Notre Commonwealth ». On demande aux jeunes d’explorer les retombées positives que peuvent générer le dévoueet l’engagement altruiste Concours de rédaction ment envers notre Commonwealth. Ce c onc our s se dé roule e n du Commonwealth anglais seulement. de la Reine La date limite pour s’inscrire est La commissaire du Yukon invite les le 30 juin 2022. Rens. : royalcwsociety.org/ jeunes à participer au Concours de rédaction du Commonwealth essay-competition
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Au revoir et merci, Maurice! Cécile Girard
Maurice Albert, ancien résident du Yukon et pionnier de l’éducation en français au territoire, e s t d é c é d é à Va n c o u ve r l e 1er avril dernier. M. Albert, originaire du Nouveau-Brunswick, est arrivé à Whitehorse avec sa famille en 1988. Diplômé en administration des affaires de l’Université de Moncton, il venait occuper le
poste de président de la Société d’habitation du Yukon. Une crise du logement sévissait alors et ce nouveau défi lui tenait à cœur. « Il aimait beaucoup son travail, c’était un homme souriant au rire contagieux. Maurice était toujours prêt à aider les gens et il était très dévoué », se souvient Louise Girard, qui était alors directrice des finances au sein de la Société. M. Albert aura aussi mis son
Programme de lutte contre la prolifération des moustiques 2022 du gouvernement du Yukon Où et quand auront lieu les opérations de lutte contre la prolifération des moustiques? Les opérations seront effectuées du 15 avril au 12 août 2022. Le larvicide sera appliqué soit manuellement à partir du sol, soit par voie aérienne à partir d’hélicoptères. Le produit utilisé est efficace pour réduire les populations de moustiques. Les opérations de lutte se dérouleront dans les localités suivantes : • Golden Horn • Marsh Lake/Army Beach • Tagish • Beaver Creek • Destruction Bay • Burwash Landing • Dawson • Grizzly Valley/1385, route du Klondike • Teslin • Haines Junction • Ibex/Echo Valley • Carmacks • Old Crow • Faro La lutte contre les moustiques est autorisée par le gouvernement du Yukon. Permis d’utilisation de pesticides nos 21-004, 22-003 et 22-008.
En quoi consiste le contrôle des moustiques? Le larvicide VectoBac 200G (PCP no 18158) est utilisé pour contrôler les populations de moustiques. Il s’agit d’un larvicide spécifique aux moustiques et aux mouches piqueuses. Elle n’a aucun effet sur les insectes non ciblés, les poissons, les oiseaux ou les mammifères, y compris les humains, le bétail ou les animaux de compagnie. VectoBac 200G contient l’agent Bacillus thuringiensis var. israelensis, sérotype H-14, une bactérie qui se trouve naturellement dans le sol. La bactérie est tuée à la chaleur et appliquée sous forme de granules (et non d’aérosol), et elle ne se reproduit pas dans l’environnement. VectoBac est appliqué dans les étangs, fossés et marais infestés de moustiques accessibles. On prévoit procéder à des épandages aériens à partir d’un hélicoptère du 26 avril au 4 juin 2022. Les hélicoptères survoleront à basse altitude les marécages et les marais situés à proximité des collectivités participantes. Nous aviserons les bureaux des administrations locales lorsque les dates des épandages aériens seront fixées. Pour plus d’informations, contactez le biologiste du programme de lutte contre la prolifération des moustiques au 867-677-5811 ou visitez le yukon.ca.
Fournie
expérience et ses habiletés au service de la communauté francophone. Il aura été membre du comité scolaire de l’École ÉmilieTremblay, qui deviendra un conseil scolaire avant de devenir une commission scolaire. Il aura été un des membres fondateurs de cet organisme et en aura assumé la présidence en 1998. Il aura aussi travaillé pour assurer la survie de la Garderie du petit cheval blanc.
En 1990, l’Association franco-yukonnaise lui a décerné le prix de Bénévole de l’année dans le secteur de l’éducation. Le travail de M. Albert aura porté fruit et, en 1996, sa fille Kristiane devient la première finissante de l’école francophone. Jeanne Beaudoin estime que M. Albert a été une personne importante dans le développement de la communauté francophone.
Celle qui a travaillé étroitement avec lui dans de nombreux dossiers salue le dévouement et le flair politique du disparu. M. Albert a quitté le Yukon pour Vancouver en 2001. Il laisse dans le deuil ses enfants Kristiane, Philippe (Stacie) et Dominique (Joice), sa petite-fille Adéline, sa conjointe, Sandie Romanczak e t l a m è re d e s e s e n f a n t s , Yvette Sormany.
Nouvelles règles pour la chasse au mouflon D’après un communiqué du gouvernement du Yukon
Le 1er avril dernier sont entrés en vigueur six nouveaux règlements fauniques, à la suite des recommandations de la Commission de gestion de la faune aquatique et terrestre du Yukon. Carl Sidney, son président, a déclaré : « Nous sommes persuadés que ces changements sont fondés sur les mérites de la
conservation et qu’ils auront des retombées à long terme tant pour les populations fauniques que pour leur habitat. » Ces changements aideront à assurer la viabilité des populations fauniques, une gestion responsable de la faune et la protection des habitats essentiels. Parmi eux, on retrouve : un nouveau cadre de gestion adaptative pour la harde de caribous de la rivière Hart; l’autorisation de la chasse au
LA PÉPINIÈRE Des plantes saines et robustes, cultivées à Haines Junction à partir de graines.
Ouvert tous les vendredis samedis et dimanches de MAI à JUIN. Renseignements, adresse et horaires :
sprucecottagefarm.ca ou (867) 335-9769
caribou de la harde de la Nelchina dès le 1er décembre; l’interdiction de la chasse au grizzli en bordure de route au sud de Whitehorse; l’interdiction des motoneiges dans l’habitat protégé de Ddhaw Ghro; l’autorisation de l’utilisation d’une motoneige pour chasser le bison, le loup et le coyote dans la zone de gestion du gibier 5; et l’accès au Fonds de protection de la faune pour le ministre de l’Environnement afin d’offrir des possibilités de financement à la population yukonnaise et aux organismes qui s’occupent de conservation, de protection et de gestion de la faune et de l’habitat. Les adeptes de la chasse peuvent trouver de plus amples renseignements sur ces changements sur Yukon.ca/fr, dans le Guide de la chasse au Yukon ou aux bureaux du ministère de l’Environnement.
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La pièce Les Misérables interprétée par de jeunes talents La comédie musicale qui a fait le tour du monde sera présentée à Whitehorse, au Centre des arts du Yukon. La distribution est entièrement interprétée par des jeunes de 11 à 18 ans, et la production est présentée par l’organisme Yukon Theatre for Young People (YTYP).
Bruce Barrett/ytyp.ca
Une trentaine de jeunes font partie de cette grande production qui sera présentée au Centre des arts du Yukon.
Maryne Dumaine
Le Yukon Theatre for Young People présentera du 28 avril au 1er mai la comédie musicale Les Misérables, édition scolaire. « Une histoire d’amour, d’espoir et de rédemption se déroulant dans la France du XIXe siècle, Les Misérables est aussi pertinente aujourd’hui qu’elle l’était lors de sa première à Londres en 1985 », indique le site Web de l’organisme.
Une histoire à dimension contemporaine « Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action », écrivait Victor Hugo dans sa saga en cinq tomes, Les Misérables. Le roman est devenu depuis une comédie musicale. Présentée pour la première fois au Palais des sports de Paris en septembre 1980 dans une mise en scène de Robert Hossein, son adaptation anglophone par le producteur Cameron Mackintosh en a fait un succès mondial. C’est cette production, en anglais, qui sera présentée au Centre des arts. Les figures de Jean Valjean, Marius, Cosette, Javert, Fantine et la famille Thénardier sont au cœur de l’histoire. « L’histoire commence avec Jean Valjean, en prison pour avoir volé un morceau
de pain », raconte Mahek Mallet, 12 ans, qui incarne le personnage de la jeune Éponine Thénardier. « J’ai beaucoup appris sur l’époque qui a suivi la Révolution française », explique Olivia Pilon, 13 ans, qui chante et danse dans cette grande production. Pour Heather Mislang, 17 ans, l’apprentissage issu de cette expérience est le même. Elle ajoute cependant qu’elle a trouvé intéressant de se rendre compte de la perspective des personnes qui ont vécu cette époque. En effet, dans son roman, Fournie Victor Hugo a décrit les situaMahek Mallet est originaire du Noutions sociales, politiques et écoveau-Brunswick. Elle est arrivée au Yukon nomiques de la France de cette à l’âge de 5 ans. Elle a participé à quatre époque. Les événements histoautres productions avec YTYP. riques ont beaucoup influencé son œuvre et Les Misérables ne fait pas exception en présentant une réflexion sur la pauvreté, la jeunes se sont retrouvés chaque misère et les luttes pour obtenir dimanche avec l’équipe de proles droits fondamentaux. duction pour les répétitions. Si ce n’est pas une première pour le YTYP, c’est sans aucun Une production jeunesse doute la plus grande production Parmi la trentaine de jeunes impli- à ce jour pour les jeunes qui y qués, beaucoup ne se connais- participent. C’est notamment ce saient pas avant les répétitions. qui a attiré la jeune Mahek : « C’est « J’ai pu rencontrer des jeunes une grande production et on va de plusieurs écoles qui ont la jouer au Centre des arts. » Après cette période où se promême passion que moi », se réjouit Olivia. Mahek connaissait duire devant un public a été mis déjà quant à elle quelques per- longtemps sur pause, l’événement sonnes puisqu’elle avait participé suscite une excitation palpable : à d’autres productions de YTYP « J’ai très hâte de faire ce spectacle devant des gens », se réjouit dans le passé. Depuis le mois de janvier, les Heather, qui avait été sélectionnée
Fournie Fournie
Heather Misland, 17 ans, est la plus âgée
Olivia Pilon, 13 ans, se dirige vers une carrière en arts scéniques. Elle commencera
des actrices. Elle incarne Éponine, la fille
l’an prochain un programme à Ottawa en
Thénardier, à l’âge adulte.
arts de la scène.
pour la comédie Oliver, annulée lors de la pandémie.
Heather, en douzième année à l’École secondaire Vanier, indique quant à elle qu’elle poursuivra ses études postsecondaires à la Canadian School of Performing Arts, à Victoria, à compter de la rentrée prochaine. Pour les trois jeunes filles qui se sont exprimées en français pour l’entrevue, l’expérience semble avoir été très enrichissante en termes d’apprentissages, mais aussi dans le développement de leurs compétences dans leur passion commune : la comédie musicale. Les billets sont en vente sur le site yukontickets.com.
Se préparer à une carrière scénique Pour Heather et Olivia, participer à cette grande production permet également de gagner de l’expérience. Passionnées par le théâtre et le chant, toutes deux se dirigent vers des études en arts de la scène. « Je viens d’être acceptée dans une école à Ottawa pour les arts de la scène, pour le reste de ma scolarité! », annonce fièrement Olivia, présentement en huitième année à l’École F.-H.-Collins.
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Le Yukon questionné dans une cocréation théâtrale francophone Entre mythe et réalité, le Yukon est l’objet de rêves et de tentations pour de nombreuses personnes vivant à l’extérieur du territoire, parfois en opposition avec les réalités locales. Ce phénomène de romantisation du Grand Nord, comme le décrit l’artiste Véro Lachance, est le cœur du projet multidisciplinaire Dernière frontière réalisé en partenariat avec le Théâtre Everest au Québec. Sophie André
Le 19 mars dernier, la création théâtrale Dernière frontière a pris place au Old Fire Hall de Whitehorse. Le public était attendu pour partager ses rétroactions sur cette coproduction francophone Yukon-Québec, dont la première représentation officielle est prévue en 2023 seulement.
Une remise en question personnelle Véro Lachance, de descendance euroquébécoise, est interprète m u l ti di s c ip li n a i r e a u Yu ko n depuis 2017. « Je souhaitais un mode de vie plus près de la nature, tout en pratiquant le théâtre, partage Véro Lachance. Quand j’étais à Montréal, j’entendais des témoignages sur le Yukon, mais surtout [de la part] de francophones qui n’y avaient pas habité plus d’un an. J’idéalisais le Yukon, sans prendre en compte l’histoire du territoire. » Ses débuts à Whitehorse n’ont pas été faciles : « J’ai eu de grosses remises en question en arrivant, par rapport à la cohabitation avec les autres communautés. […] Il existe un “narratif” dans le milieu francophone sur le Yukon très binaire, très blanc, hétérosexuel — des cercles qui ne se touchent pas, des enjeux importants qui ne sont pas toujours mentionnés. » Après plusieurs projets en anglais, Véro Lachance décide de prendre du recul, d’observer la société qui l’entoure. « La protection du français, la dualité français- anglais, je n’en peux plus, alors qu’il y a plusieurs langues autochtones au Canada qui sont dans une réelle [position] de précarité. On est encore dans une pensée très coloniale. » Forte de remises en question, c’est ainsi que la pièce Dernière frontière est née.
Un projet artistique destiné à questionner les francophones du Yukon Pensée et construite pendant la pandémie, la création initiée par Véro Lachance s’adresse aux personnes francophones nouvellement arrivées au Yukon et à celles qui pensent y venir. « L’objectif est de se poser
Véro Lachance
une carte du Yukon est disposée par terre. « Au fur et à mesure elle se remplit de plein d’images du territoire avec des personnes, des animaux, puis de l’impact de la colonisation », poursuit l’interprète. Parmi les projections, objets et actions sur scène, c’est bien ce dernier élément qui a particulièrement frappé une spectatrice, Annie Maheux. Pour l’agente de projets à l’Association franco-yukonnaise (AFY), cette carte provoque une forte réponse émotionnelle. « Ça prenait au cœur. [À la fin de la pièce], je me suis demandé “Pourquoi est-on venu?” On voit le territoire saccagé, quel gâchis! On réalise notre influence, ça soulève beaucoup d’interrogations et d’écoanxiété. Je pense que c’est dommage que le français doive se partager les subventions avec les Premières Nations. Ça fait culpabiliser, car la promotion de la langue, c’est mon métier […] J’ai hâte de voir la pièce finale! » Pour Véro Lachance et la dizaine de personnes qui composent la troupe, le public a une place très importante dans la réalisation de la pièce. « Nous voulons des retours honnêtes, par écrit, de gens qui n’ont pas d’attaches avec nous. Ça nous aide à approfondir les choses qui doivent l’être. »
Une coproduction théâtrale Yukon-Québec
Véro Lachance
Dernière Frontière est une cocréation théâtrale francophone initiée par Véro Lachance.
des questions, d’essayer de se défaire de l’idée que tout est beau ici, sans aucun problème et que tout le monde vie de la même façon », poursuit l’artiste. À travers des voix, des témoignages et des lectures, Véro Lachance met en lumière plusieurs facettes du territoire. La pièce évoque le colonialisme et le rêve yukonnais dans une approche intersectionnelle, c’està-dire tenant compte des considérations d’identité, d’orientation, de race et de genre qui peuvent impacter, limiter ou influencer les perspectives, explique Véro Lachance. « Il faut faire des choix en
fonction de ce que l’on croit être le plus important à mettre en avant. C’est énorme comme chantier : j’ai toujours l’impression que l’on présente la pointe de l’iceberg », reconnaît l’artiste.
Des espaces immersifs entre les personnages et l’audience Ce projet évolutif a été présenté à trois reprises lors de résidences au Québec et au Yukon jusqu’à présent. Le 19 mars dernier, c’était à Whitehorse que la représentation
a eu lieu. Le format de la production se veut non-conventionnel. « Il y a une installation au début où les gens se promènent, puis traversent une tente et enfin vont s’asseoir dans un espace en demi-cercle. C’est là que la troupe [– dont les membres représentants du Yukon sont Frédérique Pierre, Annie/ Hakim Therrien Boulos, John Fingland, Marie-Christine Boucher, Nic Hyatt et Véro Lachance; et ceux du Québec, Jade Barshee, Chloé Barshee, Audrée Lewka Juteau, William Couture –] interagit », explique Véro Lachance. Pendant la représentation,
Le projet se fait en collaboration avec le Théâtre Everest à Montréal. « Ils ont une démarche documentaire, avec des questions sur l’identité, un “narratif” diversifié. Je savais qu’on était dans un dialogue », justifie Véro Lachance sur le choix du partenariat. Soutenu par l’AFY, le développement de Dernière frontière a été facilité grâce à l’obtention d’une bourse Yukon-Québec. « Il y a peu d’opportunités pour les artistes francophones au Yukon dans le secteur du théâtre », informe Virginie Hamel, à la direction des Arts et de la Culture à l’AFY. « Ce n’est pas facile pour les artistes francophones d’aller chercher du financement, alors quand on peut les soutenir, on le fait. » Une nouvelle résidence aura lieu à Montréal en décembre 2022 en attendant la première, prévue pour 2023. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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Prévenir les chutes ce printemps Les chutes sont la cause numéro un de blessures chez les personnes aînées au Canada. Bien que la saison glissante batte son plein, il est possible d’adopter quelques stratégies qui permettent d’éviter les accidents.
Quelques exercices pour travailler l’équilibre En plus de l’exercice du funambule ou de l’équilibre sur une jambe, voilà trois autres exercices qui peuvent être faits à la maison. L’exercice du pivot : Placez-vous debout, les mains croisées sur les épaules et les pieds écartés de la largeur du bassin. Tournez doucement la tête et le tronc sans bouger vos pieds, comme pour regarder derrière votre épaule droite. Revenez et effectuez le même exercice de l’autre côté. Répétez 10 fois.
Pixabay
Mélanie Sylvain
Selon les statistiques de l’Agence de la santé publique du Canada, 20 à 30 % des personnes âgées sont victimes de chutes chaque année et représentent 85 % des hospitalisations. Parmi ces chutes, 95 % sont des blessures à la hanche, selon le physiothérapeute Vasco Sequeira de Yukon Posture Institute. Heureusement, quelques mesures peuvent être prises afin d’éviter les accidents. Un équilibre fragile, des muscles et des os moins solides, une vue affaiblie ou une oreille moins fine sont tous des facteurs qui entrent en cause de ces accidents. Outre l’état de santé, les conditions non sécuritaires à l’intérieur et à l’extérieur du domicile influencent grandement le risque de chute.
La santé avant tout Afin d’éviter les chutes, prendre soin de sa santé est une priorité. Une nutrition saine et une vie active sont les clés pour préserver une bonne santé. Des repas nutritifs incluant beaucoup de fruits et légumes permettent de conserver force, résistance et équilibre. Il est aussi important de ne pas sauter de repas, puisque cela peut occasionner des faiblesses et étourdissements, et ainsi mener à une chute accidentelle. L’activité physique, quant à elle, reste la meilleure façon de renforcer ses muscles et d’améliorer son équilibre, ce qui aide à prévenir les trébuchements. Par exemple, des exercices inspirés du yoga, du tai-chi et du Pilates sont excellents pour favoriser l’équilibre. Cela dit, toutes les
activités régulières modérées aident à prévenir les maladies chroniques et garder une bonne santé, selon Corinne Tétreault, physiothérapeute à PhysioPlus. D’ailleurs, le Centre des Jeux du Canada offre des activités pour les personnes aînées chaque mercredi matin afin de les aider à garder une vie active tout en socialisant. On peut y pratiquer, entre autres, les quilles, le shuffleboard, le pickleball et bien d’autres. Pour ceux qui ne sont pas à l’aise à pratiquer des activités en anglais, le Partenariat communauté en santé (PCS) offre des services d’accompagnement en français.
Quelques exercices à faire à la maison pour l’équilibre M. Sequeira recommande à sa clientèle un exercice très simple, mais efficace : se tenir en équilibre sur une jambe de 10 à 30 secondes, puis faire de même sur l’autre jambe. Pour ajouter de la difficulté, on peut répéter l’exercice en fermant les yeux. M me Tétreault recommande quant à elle l’exercice du funambule : marcher en plaçant le talon d’un pied devant les orteils de l’autre, comme si l’on marchait sur une corde raide. Pour elle, augmenter et préserver sa force musculaire et son endurance est très important pour prévenir les chutes : « Il est essentiel d’avoir de la force dans les muscles principaux, dont les jambes, les hanches, le dos, les abdominaux, les épaules et les bras. » Elle suggère donc de renforcer les muscles des hanches, des jambes et des chevilles en
pratiquant des accroupissements (squats). Pour renforcer les bras, lever des boîtes de conserve ou bien des poids libres au-dessus de la tête est très efficace. Les exercices avec de petits poids libres peuvent aussi maintenir la densité des os pour ralentir le développement de l’ostéoporose. Elle mentionne aussi qu’il est important de s’entraîner à se relever depuis le sol.
L’exercice du flamant rose : Tenez-vous debout sur un pied, l’arche de l’autre pied en appui sur le côté du mollet opposé. Tâchez de garder cette position en équilibre durant 10 secondes. Reposez votre pied pour retrouver vos appuis, puis répétez cinq fois l’exercice par pied. L’exercice de l’escalier : Positionnez-vous sur une marche d’escalier, montez un pied, gardez la position trois secondes avant de le redescendre, puis changez de pied. Vous pouvez faire cet exercice 10 fois par pied.
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Au printemps, marcher comme les pingouins
Les risques de chutes sont très présents à l’extérieur, notamment en cette saison d’entre-deux, où la glace se reforme chaque matin. Lors de déplacements à l’extérieur durant cette saison glissante, la technique du pingouin semble être des plus efficaces pour prévenir les chutes. La technique consiste à faire de petits pas en traînant les pieds, plus écartés qu’à l’accoutumée, et à se pencher légèrement vers l’avant. « Gardez les mains libres en tout temps et soyez bien chaussés : bottes antidérapantes ou crampons, ceux qui s’ajustent sur le bout du pied seulement, car en libérant le talon, le confort y est grandement amélioré, confie M. Sequeira. Et bien sûr, regardez où vous mettez les pieds! » Il y a aussi de nombreux appareils d’aide fonctionnelle qui sont conçus pour aider à maintenir une vie active en toute sécurité : lunettes de vue, prothèses auditives, marchette, bâtons de marche ou canne correctement réglée et munie d’un embout en caoutchouc. Sans oublier, bien sûr, d’utiliser du sable (ou du sel) sur les endroits glacés, ainsi que des crampons sous les chaussures.
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L’Association franco-yukonnaise développe un tout nouveau répertoire des artistes francophones. Ce nouvel outil servira de base de données pour toutes les personnes qui désirent engager et promouvoir des artistes francophones pour leurs activités. Le répertoire comprendra également de l'information et des ressources pour les artistes. Pour développer votre fiche d’information artistique, contactez-nous avant le 16 mai 2022 à artistique@afy.ca
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Le temps du jardinage est arrivé! Malgré la neige encore bien présente, les températures grimpent doucement sur le territoire. C’est le début des journées qui s’allongent, le retour des oiseaux, des ours et des premiers bourgeons. Pour fêter les signes du printemps, jardiniers et jardinières partagent conseils et bons plans pour la saison. Sophie André
La saison d’été plus courte et plus fraîche du Grand Nord ne rime pas forcément avec une plus petite production de produits frais pour les adeptes du jardinage. Dès la fin de l’hiver, petits et grands n’hésitent pas à mettre les mains dans la terre pour préparer leur potager.
Tout commence dans le sol Au Yukon, la terre est pauvre, explique Michel Duteau, fondateur de l’entreprise de distribution d’amendements pour le sol YukonGrow. « Les sols sont jeunes avec peu de nutriments et de matières organiques — car englouties sous la glace pendant longtemps — sauf vers Dawson, explique le spécialiste. Les températures froides ralentissent le processus de développement du sol, il faut le construire. » Pour cet entrepreneur, la première chose à faire lorsqu’on débute est de faire analyser la terre. Pour cela, les adeptes de jardinage ont droit à une analyse par année offerte par le gouvernement yukonnais. En fonction des potentielles carences, le sol pourra être nourri avec des nutriments, du fumier, du compost et du charbon d’origine végétale (connu sous le nom de biochar en anglais). Pour les personnes qui ne disposent pas de jardins, des solutions existent. « La façon la plus populaire est de faire pousser dans des bacs surélevés, ou bien dans des paniers suspendus », propose le Québécois d’origine.
Cécile Girard
Cécile Girard cultive fleurs, fruits et légumes dans son jardin pendant la belle saison.
Ces méthodes prennent peu d’espace et accumulent la chaleur plus facilement en raison de leur élévation. Il est aussi possible de construire son terreau de A à Z dans ces conditions.
Le temps des semences Pour Jolene Billwiller, fondatrice de la pépinière Spruce Cottage Farm près de Haines Junction, le Yukon est malgré tout une terre aux mille possibles. « Nous avons tellement de lumière l’été que les choses s’équilibrent, malgré une saison de pousse plus courte », explique la professionnelle. En fonction de ce que nous voulons faire pousser et du climat plus ou moins clément de l’année, le calendrier des semis et repiquages peut varier. Généralement, les ensemencements sont faits en mars puis transplantés début juin, précise Jolene Billwiller. Pour Cécile Girard, jardinière amatrice depuis 1987 au Yukon,
la qualité des semences est un facteur important de succès : « Il existe une banque de semences à Whitehorse grâce à la participation des jardiniers qui les apportent à l’automne et qui sont prêtées à tous. » La grainothèque du ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources du gouvernement du Yukon permet d’introduire des plantes bien adaptées au climat nordique dans les jardins. Elles peuvent être complétées par un achat de graines et de plants à des pépinières locales.
Faire pousser ce que l’on aime manger La leçon principale de la pépiniériste Jolene Billwiller est bien de semer uniquement ce que l’on aime déguster : « C’est beaucoup de temps et d’efforts. Si vous n’aimez que les choux frisés, ne faites pousser que ça! » La deuxième leçon repose
INFO SANTÉ
sur la localisation du potager. Elle préconise un lieu bien ensoleillé et de faire attention aux microclimats : « Éviter les endroits avec du vent ou en contrebas, qui pourraient être plus froids au printemps et à l’automne. » C’est aussi l’avis de la francophone Cécile Girard. « J’ai construit des bacs de jardinage surélevés, j’arrose le matin, car l’eau va se réchauffer pendant la journée et j’utilise l’eau d’un réservoir également surélevé, plus chaude que celle du lac. »
Une infrastructure pour les légumes d’été et une dégustation toute l’année Alors que les légumes racines, tels que les navets, les pommes de terre, les carottes, les betteraves, et tout ce qui ressemble à de la salade, sont moins sensibles au gel, les herbes et légumes sont plus fragiles et gagnent à être protégés. « J’ai une petite serre où je plante mes courges, tomates, concombres et fines herbes. L’été, avec la lumière, il y fait vraiment chaud et la chaleur est conservée pendant la nuit », explique Cécile Girard. Le secret de l’indépendance alimentaire pour Jolene Billwiller est de consommer en fonction des saisons. « Mangez les légumes frais que vous avez fait pousser l’été, plutôt que de les faire importer du Mexique. Pour l’hiver, conservez vos légumes racines dans un endroit sec ou bien dégustez-les fermentés. »
S’informer dans les livres et pratiquer seul ou en collectif Selon la pépiniériste, il existe beaucoup de ressources pour apprendre. Elle conseille notamment Rodale’s Ultimate Encyclopedia of Organic Gardening. Dans le même esprit, la francophone prône la publication Yukon Gardeners Manual, disponible à la bibliothèque du ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources. Pour les francophones de Whitehorse qui souhaitent apprendre et pratiquer à plusieurs et en français, un appel aux bénévoles pour le jardin scolaire sera lancé par l’Association franco-yukonnaise à la fin mai. Il sera possible d’entretenir tout l’été le nouveau potager des élèves du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier. Malgré tout, les jardiniers et jardinières du Yukon devront se montrer téméraires en se lançant dans l’aventure d’un potager, car ils s’exposent à une perte éventuelle. « Le gel est le grand meurtrier de nos plantes — même en juillet on n’est pas à l’abri! Avec le temps, on apprend à dire au revoir à certaines plantes. Il y aura d’autres saisons. Il faut être content que ça pousse — jardiner, c’est un ensemble de petits bonheurs », affirme Cécile Girard. Si des questions subsistent, les pépiniéristes répondent présents pour aider. « Je serai ouverte tous les week-ends à partir de mai et j’adore parler de plantes, c’est toujours un bel échange — peu importe l’expérience des jardiniers! », s’enthousiasme Jolene Billwiller.
SAVAIS-TU que...
Tu viens d’arriver au Yukon?
Ê
...tu ne te sens pas à ton meilleur, ou si tu cherches à soutenir un.e proche qui vit un moment difficile, le PCS tient à jour la liste des ressources en santé mentale disponibles en français?
pcsyukon@francosante.org 867 668-2663 poste 800 Cette liste sera annexée au nouveau site Internet du PCS, en même temps que le répertoire en ligne des professionnels.les bilingues de la santé. Le nouveau site offrira même l’option de géolocalisation afin que tu puisses trouver ce que tu cherches, à proximité!
Lancement en mai !
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Photographier la vie sauvage : conseils de pros Six photographes de nature sauvage ont accepté de partager leurs meilleurs conseils afin de capturer les charmes du Yukon sur pellicule : Charles Cherrier, Karine Genest, Esteban Timpany-Engasser, Martin Hippmann, Damien Tremblay et Gaëtan Vidal. Agnès Viger
La beauté et l’isolement du territoire sont des sources d’inspiration. « Qu’est-ce qui nous émeut le plus? Un ourson, un corbeau, la neige, la lumière, l’immensité? Une fois qu’on a le sujet, on peut choisir les outils et les techniques », explique Damien Tremblay. Chaque période de l’année offre des événements uniques à capter, comme « les combats de mouflons lors du rut, la migration des saumons accompagnée du festin des ours ou la nidification des oiseaux », précise Charles Cherrier.
saire de prendre les précautions d’usages à toute activité extérieure yukonnaise, de s’habiller par couches et d’avoir des gants fins pour un maniement facile de l’appareil. « L’hiver est la saison la plus douloureuse, les batteries se déchargent vite », explique Damien Tremblay. Plusieurs techniques existent pour prolonger leurs durées, comme l’usage « chauffe-mains » pour Genest, même si Martin Hippmann préfère « les glisser dans ses gants ». Par grands froids, tout est susceptible de casser, notamment « les trépieds au mécanisme fragilisé », ajoute Damien Tremblay.
respectueuse. « Nous avons une connaissance accrue de la faune et la flore, un savoir-faire technique, nous savons où nous positionner pour prendre de bonnes photos et connaissons la routine des animaux », précise Karine Genest. Les jeunes animaux demandent des précautions supplémentaires. « Je m’assure toujours de ne pas me mettre entre la mère et ses petits, où ils n’auraient pas d’échappatoire, pour ne pas créer d’attaque défensive », déclare Martin Hippmann. Au printemps, les jeunes sont particulièrement vulnérables. « Gardez vos chiens à la maison. Ils sont perçus comme un loup ou un coyote aux yeux des herbivores, et occasionnent panique, fuite et, dans le pire des cas, mort ou abandon des jeunes », indique Charles Cherrier. En mai, c’est la saison d’agnelage. Carrie McClelland, biologiste en chef chargée de l’observation de la faune au gouvernement du Yukon, recommande « de garder une grande distance et de maintenir une altitude inférieure à celle des mouflons ayant besoin des falaises pour garder leurs agneaux protégés des prédateurs. Pour savoir si la distance est suffisante, il suffit d’observer : si l’animal change d’attitude ou d’allure, c’est que vous êtes trop près. »
Esteban Timpany-Engasse
Esteban Timpany-Engasser expose présentement ses œuvres au Baked Café and Bakery à Whitehorse.
Martin Hippmann
Ce lynx est le premier animal sauvage qu’a aperçu Martin Hippmann en arrivant au Yukon.
Passion et patience
Damien Tremblay
Damien Tremblay est spécialisé dans la photographie de paysages yukonnais.
Photographier en conditions extrêmes En photographie nature, « il faut être minimaliste et le plus léger possible », selon Damien Tremblay. « Un téléobjectif et un objectif avec zoom suffisent quand on part en expédition », conseille Karine Genest. « Plus vous remplissez le cadre avec votre sujet, plus vous obtenez de détails. Pour les paysages, favorisez le grand angle », ajoute Martin Hippmann. Un trépied est recommandé pour la stabilité. « Le lever et le coucher du jour sont des moments propices pour photographier des animaux, ils sont plus actifs et les lumières sont favorables », préconise Gaëtan Vidal. En expédition, il est néces-
Déontologie du photographe en milieu sauvage « Les photographes devraient capturer la beauté de la faune sans la déranger. Nous ne sommes que des invités dans un habitat de l’animal. Je le laisse contrôler la situation », recommande Esteban Timpany-Engasser. « Lorsque vous voyez un animal sauvage, ne vous en approchez pas, ajoute-t-il. La dernière chose que vous voulez faire est de le rendre nerveux. Observez le comportement à distance et ayez toujours sur vous un vaporisateur anti-ours! » Faire appel à des guides ou à des tours organisés peut aider à une expédition photographique
Faire un beau cliché d’animal sauvage peut « prendre des semaines, voire des années », souligne Martin Hippmann. « [C’est important] de créer une belle connexion avec l’animal, à distance, avec respect. Il n’y a rien de plus beau que cette connexion, quand il te fait enfin confiance. Il agira alors naturellement. » « Il faut apprendre à coexister, révèle Karine Genest. C’est un moment incroyable, surtout quand l’animal regarde vers soi, droit dans l’appareil photo. C’est de la pure magie. » La passion est essentielle, car la photographie animalière demande beaucoup de temps et de connaissances. « Plus tu connais le comportement de l’animal, plus tu sauras comment faire de belles photos, ajoute Karine Genest. Il y a parfois des jours où on ne voit rien. Il faut de la patience. » « Être visible pour l’animal est important, pour ne pas le stresser, car il sent la présence de l’humain, conclut Carrie McClelland. Cela donne le choix à l’animal d’observer et d’agir selon son ressenti. »
Karine Genest
Guide photographique au Yukon et dans la région de Churchill avec Kelsey Eliasson, Karine Genest a les permis nécessaires pour emmener les visiteurs sur la route des ours polaires.
Gaëtan Vidal
Du mois de mai à la mi-juin, il est recommandé d’éviter les sentiers populaires Caribou, Montana, Nares, White Mountains, Thechal Dhal et Angelcomb, car il s’agit de la période d’agnelage au Yukon.
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Raymond Levaque
Guy Levaque
Président
Président par interim
1983
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de contribution
Christine (Kitty) Clercy
Roger Bouchard
Présidente
Directeur général
1985
1 Charlotte Ouellet Présidente
Lyne Lemieux Directrice générale
1987
1 Jeanne Beaudoin Présidente
1989
1 Pierre Bourbeau Directeur général
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1984
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André Côté
Premier président Arrivé au Yukon en 1974 à l’âge de 28 ans, André Côté a travaillé près de dix ans à la mine Whitehorse Copper. En 1981, avec quelques amis — Raymond Charbonneau, Robert et Thérèse Nantel — il se lance dans la création d’une petite association francophone. Selon lui, près de 3 000 francophones vivaient au Yukon, notamment à Dawson City. « Nous étions un groupe de cinq bénévoles qui parlaient de partir une asso pour rejoindre toutes les Canadiennes et tous les Canadiens francophones du Yukon. C’était surtout pour être tous ensemble et participer à différents loisirs, comme la cabane à sucre ou la Saint-Jean-Baptiste… des activités qu’on faisait au Québec et qu’on voulait retrouver au Yukon! », expliquait-il en 2013, lors de sa dernière visite au Yukon. André Côté s’est éteint en juin 2021. André Côté et son fils, lors de leur visite au Yukon en 2013. Crédit : Archives Aurore boréale
Jeanne Beaudoin
Première directrice générale Désormais retraitée, Jeanne Beaudoin a été la première directrice générale de l’AFY (mais pas la première employée), et a siégé sur son conseil d’administration à plusieurs reprises, en tant que vice-présidente ou présidente. Originaire de l’Abitibi, elle est devenue un véritable pilier de la francophonie yukonnaise depuis son arrivée au Yukon, en 1982. Fière militante, elle s’est impliquée avec passion dans le développement des organismes et des infrastructures au service des francophones du territoire. Elle a notamment joué un rôle important dans la création de la première garderie francophone du Yukon, de l’École Émilie-Tremblay, de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et du Centre de la francophonie, ainsi que dans l’obtention d’une gestion scolaire par et pour les francophones. Elle a reçu de nombreux prix pour souligner son apport à la communauté franco-yukonnaise : bénévole de l’année de l’Association franco-yukonnaise en 1987, 1994 et 1997, le Prix Canada 125 en 1992, le Prix de la femme qui fait une différence de la Direction de la condition féminine du Yukon en 1995, le prix de la Femme engagée du groupe de femmes Les essentielles en 2001, le prix de la Commissaire pour le service bénévole en 1999, ainsi que le Prix Boréal de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) en 2017. Jeanne est toujours très impliquée dans la francophonie.
Pierre Bourbeau Directeur général
1 José Roberge Président
Crédit : Archives Aurore boréale
1996
1 Jeanne Beaudoin Directrice générale
1999
2 Pierre Bourbeau Directeur général
2003
2 Jean-Marc Perrault Président
2005
2 Gaël Marchand Président
2009
2 André Bourcier Président
Jeanne Beaudoin, en 2000, lors du déménagement de l’AFY.
1994
2017
2
Jeudi 21 avril 2022
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3 1984
Louis Rivest
1986
André North
1988
Pierre Laroche
Président
Jeanne Beaudoin Directrice générale
5 Directeur général
7
2021
Directeur général
9
Lorraine Taillefer
1991
Florine LeBlanc
1993
Philippe Dumont
Présidente
Présidente
2 Président et Directeur général
2012
Isabelle Salesse Directrice générale
4 1995
Hélène Saint-Onge
1997
Yann Herry
Présidente
6 Président
9 2001
Nicole Dion
2004
Jeanne Beaudoin
2008
Régis St-Pierre
Présidente
3 Directrice générale
5 Directeur général
Originaire de Montpellier, en France, Isabelle Salesse est arrivée au Yukon en 1992. Après quelques « p’tits jobs en anglais », elle se joint à l’équipe de la Garderie du petit cheval blanc en 1996, où elle devient rapidement directrice. « Après avoir eu mon fils, j’ai commencé à me rapprocher de la francophonie », explique-t-elle. Elle reste à ce poste jusqu’en 2002, puis change d’emploi pour trav ailler pour le Service d’orientation et de formation aux adultes (SOFA) au sein de l’AFY. En 2010, elle occupe le poste de codirectrice de l'organisme et devient directrice générale en 2012. Isabelle se voit décerner le Prix de l'alphabétisation du Conseil de la fédération en 2018 et le Prix en éducation remis par l’AFY en 1999, pour son remarquable travail continu en alphabétisation et en petite enfance au Yukon. Depuis maintenant plus de 10 ans, elle contribue grandement à l'avancement des dossiers sur les services en français et les enjeux de la Franco-Yukonnie au niveau local et national.
Originaire de Montréal, Lorraine Taillefer est d’abord allée dans l’Ouest canadien en tant que monitrice de français au Manitoba, puis a vécu aux Territoires du Nord-Ouest pendant 20 ans, à Hay River où elle a été directrice de l’École Boréale. En 2006, elle prend les rênes de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et occupe le poste de directrice générale jusqu’en 2014. Elle travaille ensuite pour le ministère de l’Éducation du Yukon jusqu’à sa retraite. En 2021, après avoir été vice-présidente de l’AFY pendant 9 mois, elle devient présidente, succédant à Jeanne Beaudoin. Ses priorités sont la réconciliation et un rapprochement avec les Premières Nations, l’inclusion et la diversité, les personnes ainées, le centre de santé bilingue, la reconnaissance des artistes francophones, ainsi que le lobbying auprès du gouvernement du Yukon. Lorraine Taillefer, en 2006, lors de son arrivée au Yukon en tant que directrice de la CSFY. Crédit : Archives Aurore boréale
Pour le futur, elle souhaite que les jeunes continuent de développer la francophonie au Yukon, que l’éducation postsecondaire en français soit plus accessible et que le dossier des personnes ainées suive le même chemin que celui de la petite enfance. Isabelle Salesse dans son bureau du SOFA, en 2004. Crédit : Archives Aurore boréale
9 2010
Angélique Bernard
2018
Jeanne Beaudoin
Présidente
Isabelle Salesse Codirectrice générale
Régis St-Pierre Codirecteur général
7 Présidente
Po ur une francophoni e yuko nnai s e au quo ti di e n
Jeudi 21 avril 2022
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arctique
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L’Arctique sous la loupe des scientifiques canadiens Deux équipes de glaciologues vont se rendre, dès avril 2022, sur les calottes glaciaires du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest afin d’étudier la progression de la fonte de la glace.
Courtoisie de Ressources naturelles Canada
Le glacier Bologna se situe dans le parc national Nahanni, à la frontière avec le territoire du Yukon.
Entre le 16 avril et le 29 mai 2022, permettre de relever les données une première équipe va se rendre sur accumulées par les stations météoles calottes glaciaires d’Agassiz, de Organisées par Ressources natu- rologiques et observer les transMeighen, de Devon et de Grise Fiord formations subies par les glaciers. relles Canada, ces expéditions vont au Nunavut, ainsi que sur la calotte glaciaire de Melville aux TNO. C’est au départ de Resolute Bay, hameau situé à l’extrême nord du passage du Nord-Ouest, sur l’île Cornwallis, que l’équipe de glaciologues se rendra sur chacun des glaciers. La candidate au doctorat en glaciologie à l’Université de Waterloo en Ontario, Danielle Hallé, fera aussi partie de l’équipe de trois personnes. Sa recherche doctorale porte sur les effets du changement climatique sur les calottes glaciaires, c’est-à-dire les masses de glace d’eau douce qui reposent sur la terre ferme, et les glaciers de l’Arctique canadien de façon plus générale. L’étudiante se concentre en particulier sur les impacts de la fonte de la glace en surface. « Au cours de cette expédition, je forerai des carottes de neige peu profondes sur la calotte glaciaire du Devon pour documenter les changements récents dans la sous-surface du glacier jusqu’à quatre mètres de profondeur », précise-t-elle. Nelly Guidici
1 colonnes
Les dommages subis par l’équipement À cette période de l’année et à ces latitudes, le froid et le blizzard sont extrêmes. L’équipe s’attend à faire face à des conditions de travail difficiles. Les onze stations météorologiques, dont cinq sont placées sur la calotte glaciaire Devon, peuvent aussi subir des dommages causés par la fonte de la glace. « Je serais surprise s’il n’y avait
aucun dommage causé aux stations météorologiques. Elles font face à des conditions très rudes, notamment des vents violents et la fonte qui peuvent déstabiliser le support des stations météo », précise Mme Hallé. Occasionnellement, ces stations attirent la curiosité de la faune, comme le renard arctique ou l’ours polaire qui peuvent aussi endommager le matériel. « Un ours peut pousser une station météo et l’aplatir dans la neige. Il n’y a pas grand-chose que nous pouvons faire pour empêcher que cela se produise! », précise Bradley Danielson, chercheur en sciences physiques et membre de l’expédition.
Une fonte intense L’un des objectifs de cette expédition est l’évaluation du bilan massique, c’est-à-dire la différence entre la quantité de chutes de neige hivernale et la fonte estivale, de chaque glacier. Mme Hallé s’attend à relever des taux de fonte élevés : « La chaleur excessive en Arctique continue de créer des températures estivales chaudes pour la région. Avec chaque année plus chaude, la température du manteau neigeux au sommet du glacier devient plus difficile à refroidir pendant l’hiver et prépare le glacier à une fonte accrue lorsque les années précédentes ont également été consécutivement chaudes. » Les données relevées sur le terrain permettent notamment une compréhension de l’ampleur des changements observés dans les glaciers et les mécanismes à l’origine
de cette évolution afin d’évaluer la contribution des glaciers à la hausse globale du niveau des océans et des effets sur les écosystèmes. « Nos données pluriannuelles sont essentielles pour comprendre l’évolution de ces glaciers et pour se faire une idée de l’avenir », indique le scientifique de la recherche à la Commission géologique du Canada, David Burgess, lui aussi membre de l’expédition.
Des drones au service de la science Une seconde équipe, dirigée par Mark Ednie de la Commission géologique du Canada, se rendra dès le mois de mai 2002 sur le glacier Bologna, au cœur du parc national Nahanni, après plusieurs jours passés sur le glacier Helm en Colombie-Britannique. Le glacier Bologna intéresse particulièrement cette équipe, qui sera munie de drones afin de collecter des images de haute résolution et ainsi cartographier la surface du glacier. La surface de ce glacier évolue continuellement. De nouvelles crevasses et de nouveaux réseaux de drainage se forment et disparaissent régulièrement. L’eau de fonte du glacier, qui a fortement reculé depuis 2007, s’écoule dans la rivière Nahanni Sud qui traverse le territoire ancestral des Premières Nations du Dehcho. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Jeudi 21 avril 2022
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arctique
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Quand l’anthropologie et le roman graphique se rencontrent Un projet de roman graphique à paraître en fin d’année 2022 met en lumière des récits de vie des collectivités gwich’in et inuvialuites du delta du fleuve Mackenzie. L’anthropologue Franz Krause, directeur de projet et chercheur principal du projet DELTA à l’université de Cologne en Allemagne, travaille en collaboration avec l’artiste Karis Gruben, originaire d’Inuvik aux Territoires du Nord-Ouest. Nelly Guidici
Franz Krause connaît bien le delta du Mackenzie et les communautés qui vivent au bord du fleuve. Entre 2016 et 2018, il s’installe pendant neuf mois à Aklavik où il étudie le mode de vie et la relation des gens du village au fleuve et à leur environnement. « Leurs conditions actuelles de vie sont caractérisées par la mobilité alors qu’ils doivent composer avec le dégel des paysages dans un contexte de traditions qui mêle à la fois les anciens et les nouveaux moyens de subsistance », peut-on lire dans le résumé de l’une de ses publications, du 8 février 2022, intitulée « Habiter dans un delta en transformation ». « Ce qui est très intéressant à propos des deltas des rivières, c’est que l’hydrologie est volatile [lit de rivière à sec, changements des canaux des rivières]. Dans le contexte du changement climatique, poursuit-il, de nouveaux changements sont en prévision : les endroits qui avaient de l’eau potable ont maintenant de l’eau impropre à la consommation et, en Arctique, le pergélisol fond et la glace se transforme en eau. »
Le dessin pour communiquer Souhaitant partager le fruit de ses longs mois de recherche avec la collectivité d’Aklavik, l’anthropologue a trouvé dans le roman graphique une façon accessible et plus ouverte pour communiquer les résultats de son travail. « Nous voulons nous adresser à un public qui n’est pas issu de l’université, à des personnes qui ne sont pas anthropologues, et c’est là que le roman graphique entre en jeu », précise le chercheur. L’utilisation du dessin en
anthropologie n’est pas une pratique nouvelle et Franz Krause considère que le roman graphique apporte une dimension plus drôle, utile et attrayante.
Une artiste aux multiples facettes Karis Gruben est originaire d’Inuvik. Elle travaille comme coordinatrice de projet pour l’organisme Pauktuutit qui représente les femmes inuites du Canada. Ce projet de roman graphique, dont le titre sera Delta Tales (Contes du delta), est l’occasion, selon elle, de travailler sur la scène internationale. Lors d’une rencontre à Cologne fin janvier 2022, Karis Gruben a pu discuter de la trame narrative de l’ouvrage avec M. Krause. Elle a également fait la connaissance des illustrateurs originaires du Brésil et du Sénégal, aussi impliqués dans ce projet qui aborde les réalités des peuples des deltas en Asie, en Afrique, en Amérique du Nord et du Sud. « Je suis vraiment reconnaissante et enthousiaste parce que c’est une belle opportunité de voyager à l’extérieur du Canada pour exercer mon art. C’est la première fois que je suis impliquée dans un projet d’une telle envergure », explique-t-elle. Malgré la distance entre les peuples des deltas représentés, les similitudes sont plus nombreuses qu’il n’y paraît. L’ouvrage mettra en lumière les liens étroits qui unissent les gens des deltas avec les fleuves au bord desquels ils vivent, selon l’artiste. C’est aussi et surtout le point de vue des résidents qui a été pris en compte lors du choix des histoires pour l’ouvrage. « Qu’est-ce qui est pertinent? » et « qu’est-ce qui est important pour les gens du delta du Mackenzie? » sont
quelques-unes des questions qui ont permis la sélection finale des récits.
La route de glace Deux histoires d’une vingtaine de pages chacune seront incluses dans l’ouvrage. La route de glace entre Aklavik et Inuvik fait l’objet d’une des deux histoires sélectionnées. L’importance de cette route est primordiale, car elle est comme un trait d’union pour des familles qui, autrement, ne peuvent se rendre visite qu’en bateau pendant le court été arctique. « La route de glace est vraiment importante au quotidien, car elle relie les communautés entre elles. Voyager et rendre visite aux membres de sa famille sont super importants. La façon dont la route de glace est construite chaque année et combien de temps elle durera sont des paramètres essentiels pour les gens », explique l’anthropologue. Karis Gruben, qui a voyagé à plusieurs reprises pendant son enfance sur cette route, trouve une certaine liberté d’expression dans ce projet. « Je me sens libre de m’exprimer à ma manière dans les dessins et Franz est très ouvert à ce sujet
Inuitartfoundation.org
Karis Gruben est une artiste d’Inuvik. Ce projet était pour elle une toute nouvelle expérience puisque c’était la première fois qu’elle travaillait sur un roman graphique.
depuis le début. » pourront donc être lus en gwich’in L’ouvrage final, qui comptera et en inuvialuktun. 160 pages, ne sera pas complété Articles de l’Arctique est une avant la fin de l’année 2022. Une collaboration des cinq médias centaine de copies seront publiées francophones des territoires : dans chaque langue autochles journaux L’Aquilon, l’Aurore tone, en plus d’une publication boréale et Le Nunavoix, ainsi que en anglais. Les Contes du delta les radios CFRT et Radio Taïga.
Faites la UNE du prochain magazine de l’Aurore boréale!
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Date limite : 15 mai À GAGNER : La publication de votre photo en UNE. Un abonnement à l’Aurore boréale et un panier cadeau d’une valeur de plus de 100 $. Unsplash/Andrey Novik
Programmes en français
Jeudi 21 avril 2022
auroreboreale.ca
C’est le printemps dans les écoles de français langue seconde Le printemps donne des ailes et beaucoup d’énergie aux élèves de français langue seconde du Yukon. Voyez, dans cette double-page, leurs magnifiques projets!
On se régale!
On se prépare pour Secondaire en spectacle!
Par une superbe journée d’hiver ensoleillée, Mme Rogers, enseignante de français langue seconde à l’École élémentaire de Golden Horn, a permis à ses élèves de se sucrer le bec. Avant de manger leur tire, des grands de 6e et 7e année expliquaient aux plus jeunes la transformation du sirop d’érable.
Plusieurs classes se préparent pour Secondaire en spectacle, le prochain événement organisé par le secteur culturel des Programmes en français. Sur la photo, la classe de français des 11-12e année de l’École Robert-Service est en plein enregistrement de son numéro.
Carnaval d’hiver L’École secondaire de Porter Creek a offert à ses élèves un carnaval d’hiver tout à fait fantastique avec des stations d’activités des plus amusantes : entre autres, lancer du billot de bois, souque à la corde et la fameuse cabane à sucre! Le tout sous un ciel bleu yukonnais éblouissant!
Pizza party! Les élèves de français intensif de l’École élémentaire Christ the King ont célébré la fin de l’unité sur la nourriture en cuisinant leurs pizzas tout en parlant de leurs préférences alimentaires.
Jeudi 21 avril 2022
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À l’École élémentaire Jack-Hulland ce ne sont pas les projets qui manquent! Mme Bouchard et ses élèves de français langue seconde apprennent la podorythmie et jouent de la musique traditionnelle avec différents instruments pour se mettre dans l’ambiance de la cabane à sucre.
Que du plaisir! À l’École Del-Van-Gorder de Faro, on célèbre aussi le printemps avec la cabane à sucre annuelle et des activités hivernales comme la trottinette des neiges.
De beaux projets À l’École élémentaire de Whitehorse, la classe de 4e année de Mme Danielle apprend, grâce à des blocs Lego, les notions de sécurité. De plus, avec Mme Lauren, les élèves de maternelle ont fabriqué des petits bateaux et les ont fait voguer sur l’eau.
École Robert-Service
École élémentaire Selkirk
Danse-la ta chanson Pour une 2e année consécutive, le spectacle Danse-la ta chanson a été présenté en vidéo. Cet événement remplace Chante-la ta chanson qui avait lieu avant la pandémie au Centre culturel des Kwanlin Dun. Bravo pour l’excellent travail des élèves. École élémentaire de Takhini
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Programmes en français
Musique traditionnelle
Jeudi 21 avril 2022
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société
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Quelles solutions de garde pour nos amis à quatre pattes? Le meilleur ami de l’homme n’est pas en voie de disparition : depuis 2010, plus de 2 000 étiquettes d’identité pour chiens ont été attribuées, dans les limites de la ville de Whitehorse uniquement. Avec cet engouement, la garde de ces boules de poils peut vite devenir un casse-tête pendant les vacances. Sophie André
Les options sont multiples lorsque vient le temps de confier son animal lors d’absences et d’imprévus. Pensions en chenil, garderies de jour à court terme, promeneuses et promeneurs de chiens ou garde à domicile : comment choisir?
Un chenil et des garderies à la journée pour les plus sociables Selon Annette Belke, responsable de Stay and Play Dog Boarding Yukon, la plupar t des chenils sont des pensions pour chiens à moyen terme. Chez elle, les chiens sont gardés au minimum trois nuits, mais parfois jusqu’à trois mois, lors de départs en vacances des propriétaires ou pour un emploi dans les mines, par exemple. L’animal arrive habituellement avec sa nourriture et ses jouets pour se sentir à la maison, assure la directrice de l’établissement.
« Avec le virus, la demande s’était affaiblie, mais maintenant, ça explose!, explique David Nicaise, un bénévole venu de Belgique. Les voyages reprennent et les gens veulent laisser leurs chiens dans un endroit de confiance. » D’autres chenils proposent également le service de garderie à la journée. C’est le cas de l’hôtel pour chiens Tails and Trails, nouvellement tenu par Shelly Font. « Historiquement, le lieu a été conçu pour garder les animaux à la nuit. J’aimerais me concentrer de plus en plus sur la garderie de jour. C’est tellement sympa de participer au développement de l’animal et de jouer avec lui. Le soir, tout le monde est fatigué — le signe d’une bonne journée! », s’enthousiasme la nouvelle entrepreneuse. « C’est important d’avoir le choix dans les options de garde, explique cette dernière. Certains chiens adorent être dans un nouvel endroit, parce que c’est comme partir en vacances pour eux. Mais d’autres peuvent être assez stressés. »
Le gardiennage à la maison Pour les quadrupèdes qui préfèrent rester à la maison, il existe aussi des solutions. De nombreux sites Internet facilitent le jumelage entre des particuliers qui partent en vacances et des gardien·ne·s de maison et d’animaux. Dans ce cas-là, il n’y a pas d’échange monétaire, on parle d’économie du partage : le logement est gratuit contre le service de gardiennage. C’est ce qu’a pratiqué Jennifer Marguerin, Française installée à Whitehorse entre 2017 et 2019 : « On recherchait un logement à louer avec mon conjoint, mais Whitehorse est une ville très chère. On a commencé le gardiennage grâce au bouche-à-oreille, mais aussi [grâce à] un groupe Facebook dédié [à ce genre de pratique]. » Sans expérience préalable, mais très à l’aise avec les animaux, le couple explique avoir vécu des expériences fantastiques. À l’inverse, Lyndsey Boorse s’est spécialisée dans le domaine. Elle a fondé l’entreprise de services animaliers North of 60 Pet Service et se déplace chez les particuliers pour promener leurs chiens, tout en offrant le gardiennage à la journée ou à la nuit. « Le service fonctionne vraiment bien. C’est un service très spécialisé qui convient tout particulièrement aux chiens qui peuvent devenir agressifs en groupe. Le gardiennage permet
Lyndsey Boorse
Deux des vedettes à quatre pattes du gardiennage à domicile de Lyndsey Boorse, responsable de North of 60 Pet service.
aussi d’assurer la sécurité des logements et d’activer les assurances en cas de souci », affirme la gérante.
thérapeutique. « Nous avons commencé à garder le chien de nos amis pour nos enfants. À la suite d’une expérience un peu traumatisante en Asie du Sud-Est avec des chiens errants, ils sont Une alternative devenus phobiques des chiens. Nous voulions apprivoiser leur économique et de peur. Maintenant, tout se passe proximité : les amis très bien! On garde des gros chiens Il est aussi possible de confier juste pour le plaisir lorsque nos son animal à ses voisins ou à des amis partent en camping pour trois amis, comme l’a fait Christine ou quatre jours. » Bérubé-Martin. La jeune femme à décider de confier les bons soins Confier une meute, de son chien à son amie Céline c’est possible Carment, qui a recueilli l’animal de compagnie pendant un mois Will van Randen est menuisier sans contrepartie financière ou près de Whitehorse. Avec sa matérielle. « J’adore Nanouk, c’est femme, ils ont adopté 20 chiens un husky très dynamique, raconte de traîneaux pour le bonheur de Céline Carment. Ça tombait par- profiter de l’attelage l’hiver. « Nous faitement, car Christine partait avons mis un système en place pendant les vacances de Noël avec quatre autres amis : un jour lorsque mon entreprise fermait. de gardiennage d’un chien à la J’aime être dehors, et avec le maison donne le droit à un crédit chien je sortais tous les jours. » d’un jour pour garder le chien Pour cette amoureuse des de l’autre. Avec nos 20 chiens animaux, la transparence est à garder par jour, nos amis de rigueur lors d’échanges de gagnaient 20 jours de garde pour services entre le propriétaire leur chien… on a vite été endetde l’animal et l’aidant. « Il faut tés! », plaisante le Yukonnais. des règles, précise-t-elle. Il y a En pratique, les amis gardiens toujours un risque d’accident ou n’étaient pas très regardants sur que le chien s’enfuit. Il faut aussi le système de crédit et le nombre connaître les habitudes du chien : de chiens, affirme Will van Randen, les quantités de nourriture, les mais le couple décidait néanmoins horaires, l’éducation donnée et de limiter les jours de vacances les choses à faire ou non. » sans les chiens chaque année. D’un autre côté, pour Caroline Un petit sacrifice pour l’amour Baumier, la raison de faire du de leurs bêtes! gardiennage est tout d’abord
Le Yukon limite la hausse des loyers résidentiels à l’inflation À compter du 15 mai 2022, la hausse d’un loyer ne pourra pas dépasser 3,3 %. Des questions? Écrivez au Bureau de la location résidentielle à rto@yukon.ca ou téléphonez au 867-667-5944 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, poste 5944. En savoir plus : yukon.ca/fr/indexation-loyers-residentiels-yukon Shelly Font
Une journée d’amusement pour les chiens du chenil de Shelly Font, Tails and Trails Dog Hotel.
Jeudi 21 avril 2022
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chronique
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Quel hiver! Yves Lafond
Décidément, cet hiver n’est pas ordinaire. Il y a eu d’abord cet ennui mécanique qui immobilisa mon camion pendant plusieurs semaines, comme ma boule de cristal me l’avait prédit. Après u n trè s c ou r t s c r u t ag e d e s alentours, je m’étais engagé pour Mercer, qui gérait la route d’hiver pour Old Crow. Je m’étais transformé en « Mercernaire ». A près quelques semaines à me concentrer à garder mes os en place sur ce chemin cahincaha, j’ai eu une occasion pour revenir à Whitehorse chercher un autre chargement. En ville, avec ondes de communications en tout genre, j’aurais une mise à jour concernant mon camion. Dès le lendemain matin de mon arrivée, le verdict arrivait : « Ton truck va être prêt cet après-midi. » Sainte sciecroche. Que faire? Prendre une décision pressait. D’autant plus que Ross me textait en même temps : « Serais-tu prêt à repartir dès aujourd’hui? » Je ne pouvais même pas me payer le luxe d’hésiter longtemps. Je lui ai donc répondu par texte : « Désolé. Je retourne vers Inuvik. » J’haïs ça laisser tomber le monde en milieu d’une run. J’ai appris que quand on s’engageait pour un projet, on s’engageait jusqu’au boutte. Question de principe. J’ai parfois eu à déroger à cette règle, et ça m’a toujours déchiré les entrailles de le faire. Ceci dit, évidemment, le camion n’était pas prêt ce jour-là, ni le suivant. C’est allé au lundi. Ça n’a pas été long, une fois parti, qu’une lumière de mal fonctionnement a recommencé à clignoter. Je commençais à en avoir – c’est le cas de le dire – mon truck. Comme tous mes cadrans indiquaient que tout était normal, que le moteur tournait comme un moulin, que ça roulait comme sur des roulettes, je me suis dit : « Au diable! » Si ce voyage m’emmenait en Enfer, ils n’auraient qu’à venir m’en ressortir. J’en avais plus qu’assez de faire de la maintenance préventive où c’est toujours mon portefeuille qui en fait les frais. Alors, j’ai continué en sifflotant afin de faire taire toute angoisse. Sans plus d’histoires, je me suis rendu à Eagle Plains. Par contre, chemin faisant, on a beau bien les connaître nos hivers, reste que je ne pense pas me tromper quand j’affirme que de la neige, il y en a en tas, cette année. Ils ont eu beau repousser les bancs de neige au snowcat
Yves Lafond
et continuer à pousser avec des bulldozers et des loaders, tout ce qu’ils arrivent à faire maintenant est de confectionner des grosses montagnes de neige encore plus larges de chaque bord du chemin. Ça prend pas des grosses brises pour en ramener une bonne partie de cette neige en travers du chemin. Pis ça, du vent, on n’en manque pas. Surtout la nuit. J’avoue que quand je me prépare à monter au sommet de la crête des montagnes Ogilvie, j’aime bien m’arranger pour grimper cette pente de quinze kilomètres en milieu de journée. Idem une fois en haut pour passer « Horseshoe ». Pour contourner cette vallée ressemblant à une espèce d’entonnoir entre deux montagnes, la route est forgée en forme de fer à cheval géant. Le vent adore aller s’y engouffrer à toute allure. Là aussi, c’est mieux le jour… mais pas toujours. La nuit, des fois : j’aime autant pas en parler. Tout ce que je peux dire, c’est que j’haïs passer là la nuit. Rendu à Eagle Plains en début de soirée, les lumières flashaient pour dire : « Road closed ». À cette heure, c’est le bar qui fait office de salle à manger. Comme ça faisait vingt-quatre heures que la route était fermée, la place était pleine à craquer. J’étais à peine assis avec mes comparses, qu’un des travailleurs de la route entra et dit à peu près textuellement, une fois traduit : « La route est et restera fermée. Il y a des vents de cent kilomètres à l’heure du côté d’Hurricane Alley; mais ceux qui veulent s’essayer, libre à vous. » J’en avais les yeux ronds de cette allocution. Pas Al Gioa. Il se leva d’un trait, empoigna sa cane et fila vers son camion sans
même dire bonjour. Le temps de me retourner, les frères Blake de McPherson avaient eux aussi disparu. Après une dizaine de minutes, une douzaine d’autres se levèrent et décidèrent d’y aller eux aussi. Quelques tables plus loin, des collègues me demandèrent de quoi il en retournait. Après explication et réflexion, j’entendis revenir un « naaan! » unanime avec des têtes hochant de gauche à droite. Entre les deux, j’ai opté pour rester assis, moi aussi. Non, mais c’était quoi cette idée? Ça arrive assez de fois où on se fait prendre les culottes à terre à regretter de ne pas nous être arrêtés avant, sans aller nous sacrer volontairement dans la gueule du loup! Peu de temps après, j’allais m’engouffrer dans ma couchette, pour relaxer en regardant un DVD. Puis ça commença à se faire aller à la radio. Bob Sinclair en tête qui descendait du nord annonçait les conditions pitoyables. Le camion en tête du convoi montant vers le nord, tranchant les bancs de neige qui revolaient partout, avait fini par faire sauter une strappe d’alternateur. Les autres camionneurs avaient dû l’aider à en mettre une autre, opération devenue très difficile quand tu dois fonctionner avec des bourrasques de vent de cent kilomètres à l’heure, pouvant transformer en moins de deux un capot ouvert en montgolfière. Même si l’opération ne dura que quelques minutes, ce fut suffisant pour avoir donné au vent le temps nécessaire à emplir la route de bord en bord un peu plus au nord. Bob venait de s’y enliser. Les travailleurs de la voirie ne firent ni une ni deux et retour-
nèrent sur leur pas pour le tirer de là. Malcolm, rendu en tête du convoi nord, prit la décision d’aller s’engouffrer dans le fond de la vallée de Rock River afin de se protéger du vent. Brillante initiative qui pour-
rait devenir une procédure. Aux dernières nouvelles, ils y sont toujours. Ça fait vingt-quatre heures qu’ils attendent que le vent se calme. Dire qu’au sud, à Whitehorse, ça fond presque tous les jours.
Consultation publique Le gouvernement du Yukon sollicite les commentaires des agriculteurs, des producteurs alimentaires et des particuliers qui œuvrent dans le secteur agricole. Faites-nous part de vos priorités et de vos besoins. Cette consultation nous aidera à élaborer une nouvelle série de programmes de financement. Le nouveau programme de financement, appelé actuellement le « prochain cadre stratégique » (PCS), remplacera le Partenariat canadien pour l’agriculture (PCA). Prenez connaissance du document de discussion sur le prochain cadre stratégique des programmes canadiens de financement de l’agriculture à la page yukon.ca/fr/prochain-cadre-strategique et envoyez-nous vos commentaires : • par courriel à : agriculture@yukon.ca; • par la poste à : Prochain cadre stratégique Direction de l’agriculture, gouvernement du Yukon C.P. 2703 (K-320A) Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6 La date limite pour soumettre vos commentaires est le lundi 30 mai 2022. Pour toute question, composez le 867-667-5838 ou le 1-800-661-0408 et demandez à parler au responsable de la consultation.
Jeudi 21 avril 2022
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Divertissements
A L
20
LA BONNE PAIRE
Q U I E S U M
Relevez le défi et trouvez les deux dessins identiques parmi les huit suivants :
QUI SUIS-JE ?
Je déteste tous les instruments de musique et disparaît dès qu'on en utilise un. Je suis souvent présent avec vous, mais si vous prononcez mon nom, je disparaît aussitôt. Qui suis-je?
LES MOTS CROISÉS 1- Catégorie d'instruments qui produisent du son grâce aux vibrations créées par un souffle d’air.
1 2
2- Basse de la famille des violons.
3 6
D
E
F
10
9
5- Troisième degré de la gamme Do.
C
7
8
4- Groupe de l'Î.-P.-É. se démarquant de plus en plus sur la scène internationale.
B
4
5
3- Type de flûte dont l'embouchure est percée sur le côté.
A
6- Instrument de musique à touches ou à boutons. 7- Style de musique.
11
8- Ancien groupe de l'Î.-P.-É très connu. 9- Note valant deux blanches ou quatres noires.
12
10- Instrument à vent en cuivre dont la sonorité est intermédiaire entre le cor et la trompette.
13
14
15
11- Signe d'altération qui hausse d'un demi-ton la note qui précède. 16
12- Instrument de musique formé d'une tige d'acier recourbée. 13- Ce avec quoi l'on joue du violon.
H
G
17
14- Instrument musical à cordes pincées. 15- Deuxième degré de la gamme Do. 16- Synonyme d'intruments à cordes. 17- Ensemble des notes contenues dans l'intervalle de huit degrés.
L’INTRUS
LABYRINTHE
Pouvez-vous trouver l'intrus de ce groupe musical un peu spécial?
ENTRÉE
Testez vos habiletés à vous retrouver dans ce labyrinthe en forme de guitare.
ES 1- Vent 2- Violoncelle 3- Traversière 4- Vishtèn 5- Mi 6- Accordéon
7- Country 8- Barachois 9- Ronde 10- Cornet 11- Dièse 12- Triangle
LES MOTS CROISÉS :
13- Archet 14- Lyre 15- Re 16- Cordophones 17- Octave
Le joueur de tam-tam (le seul à ne pas jouer dans le groupe)
L'INTRUS
B et H
LES
ONS P É R
SORTIE
LA BONNE PAIRE Le silence
QUI SUIS-JE?
Jeudi 21 avril 2022
auroreboreale.ca
Science
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Cerveau de corbeau Agence Science-Presse
On savait que les corbeaux étaient des oiseaux très intelligents. Voilà qu’on découvre qu’ils ont des réseaux de neurones très spéciaux. Chez au moins trois espèces de corbeaux, des chercheurs ont récemment identifié un nombre « inhabituellement élevé » de cellules dans le cerveau impliquées dans le « traitement de l’information ». Plus précisément, parmi les volatiles de six espèces (dont l’autruche et le pigeon) examinés par ces chercheurs, les corbeaux sont ceux qui possèdent le plus grand nombre de ce qu’on appelle les interneurones. Ce sont les neurones qui « transmettent » les signaux entre les différents « réseaux ». Ils sont pour cette raison au cœur de la prise de décision — faire ou ne pas faire telle tâche — et, chez nous, au cœur de la planification des tâches ou de l’évaluation des risques d’une tâche. Les corbeaux auraient 290 millions de ces interneurones, contre 124 millions pour l’autruche et 40 millions pour le pigeon et le poulet. La différence avec les autruches surprend d’autant plus que leur cerveau fait le double du poids de celui d’un corbeau. Les humains, en comparaison, ont environ 1,3 milliard
Maryne Dumaine
d’interneurones. Rappelons que les corbeaux font partie de ces rares animaux qui peuvent se reconnaître dans le miroir. Ils peuvent utiliser un outil pour aller chercher un morceau de nourriture dans un endroit difficile d’accès. Des chercheurs ont affirmé l’an dernier qu’ils pouvaient comprendre le concept de zéro. Et ils peuvent planifier des tâches. Il n’est donc pas inattendu d’en trouver une trace mesurable dans leur cerveau, encore
que ça n’explique pas pourquoi cet oiseau a évolué dans cette direction et pas le pigeon, par exemple. Ça ouvre toutefois une petite porte sur une éventuelle meilleure compréhension de ce qui, dans nos propres cerveaux, a pu commencer à faire la différence, il y a quelques millions d’années. Cette recherche s’inscrit dans une série qui, ces dernières années, a effectivement tenté de décoder ce qu’il y avait de si particulier dans les cerveaux de
certains oiseaux — pas juste les corbeaux — dont les capacités cognitives ne cessent d’étonner. Par exemple, deux équipes s’étaient penchées en 2020 dans la revue Science sur le pallium, une région du cerveau qui, bien qu’elle soit toute petite chez les oiseaux — petite tête oblige —, n’en a pas moins révélé des neurones dont « l’organisation » rappelle celle de notre cortex : soit la zone de notre cerveau associée entre autres aux tâches dites « supérieures », comme le langage et la mémoire. Là non plus, ça n’explique pas pourquoi le corbeau et pas un autre, mais ça rappelle que, même dans une toute petite tête, les neurones peuvent parvenir à « maximiser » l’espace qui est à leur disposition.
L’Association franco-yukonnaise (AFY) recrute une agente ou un agent de projets, Formation Responsabilités
Profil
Coordonner le programme d’activités de formation en français.
Diplôme en gestion de projets, en éducation, en formation des adultes ou équivalence.
Développer un calendrier annuel des formations et en assurer la mise en œuvre. Gérer les inscriptions et les tests de classement des personnes apprenantes des cours de français langue seconde aux adultes. Organiser et animer des présentations afin de promouvoir les études postsecondaires en français. Faire les achats de matériel. Représenter l’organisme lors de diverses rencontres.
Expérience en gestion de projets ou d’événements. Expérience en gestion de personnes contractuelles. Expérience de collaboration avec des partenaires. Excellente maîtrise du français et très bonne connaissance de l’anglais (oral et écrit). Excellente capacité à communiquer et à travailler en équipe. Initiative, dynamisme et sociabilité.
A F
T m L d l n
R
C d
D d m
G d a l
O p é F
R d
Coordination culturelle et communautaire
Début de l’emploi
La CSFY est à la recherche d’une personne qui sera responsable de l’intégration culturelle et de la gestion des espaces communautaires au CSSC Mercier.
Horaire
Les tâches sont variées et incluent la gestion de projets, la mise en œuvre d’expériences éducatives et culturelles, la collaboration avec les partenaires, la réalisation d’un plan d’action, la gestion des réservations des espaces communautaires, la rédaction de rapports, l’administration d’un budget, etc.
Lieu de travail
Le poste sera affiché jusqu’à ce qu’il soit comblé.
Les détails à commissionscolaire.csfy.ca/quoi-de-neuf
Tâches détaillées
Dès que possible
Une description des tâches détaillée, incluant un profil des compétences, est disponible sur demande.
37,5 heures/semaine
Dossier de candidature
Salaire
Selon l’échelle salariale en vigueur
Date limite
Whitehorse, Yukon, Canada
Conditions spéciales
Inclure un curriculum vitae et une lettre de présentation en français dans ton courriel. Mercredi 27 avril 2022, 17 h (HNY)
Possibilité d’un remboursement d’une partie des frais de déplacement vers Whitehorse. Détenir un permis de travail valide pour le Canada.
Plus de détails
Renseignements : julie.dessureault@yukon.ca ou au 667-8680, poste 1
emploi-formation.afy.ca Merci à
Jeudi 21 avril 2022
auroreboreale.ca
COUPS D’ŒIL
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Annie Maheux
Une belle gang de francophones se sont retrouvés à Skagway les 9 et 10 avril pour célébrer les 30 ans de Karly Leonard. Bonne fête, Karly!
Maryne Dumaine
Le Centre des arts du Yukon propose de belles expositions en avril. Dans la galerie ATCO, la Caravane des dix mots présente le travail de Marie-Hélène Comeau fait avec des élèves de l’École Émilie-Tremblay. La grande galerie présente le travail du sculpteur yukonnais Calvin Morberg, du Dak’lawèidí (clan des aigles) de la nation Tlingit. À noter aussi que l’exposition dans la galerie Yukon Energy présente des dessins de Jim Robb ainsi que des photos qui mettent en lumière ce qui était autrefois une communauté vibrante là où se trouve aujourd’hui le parc Shipyards.
Karen Dubois
Des loups ont été observés ces derniers jours à Whitehorse, notamment dans les quartiers Riverdale et Takhini. Il est extrêmement rare que ces animaux attaquent les humains, lit-on sur la page Facebook des Services des agents de conservation du Yukon. Ces prédateurs opportunistes apprennent rapidement à exploiter les sources de nourriture. Il est donc recommandé de mettre à l’abri tout ce qui peut les attirer (déchets, compost, recyclage, barbecues, graines pour oiseaux et nourriture pour animaux). Il est aussi rappelé que le vaporisateur anti-ours est l’outil le plus efficace en cas de conflit homme-faune. Karen Dubois confirme que les bêtes n’avaient pas peur du tout lorsqu’elle les a croisées. Elle était avec ses chiens et les loups se sont quand même approchés : « J’ai rentré mes chiens dans la voiture et les loups sont partis peu de temps après. C’était super de les voir! »
Sandra St-Laurent
Fournie
Six jeunes âgés de 11 à 14 ans ont participé au premier atelier du camp culinaire organisé le 12 avril dernier par le Partenariat communauté en santé (PCS). Son thème : autonomie culinaire, diète méditerranéenne et santé! Camille et Chloé Cashaback St-Laurent, et Mathis Paquin, ont cuisiné un cari aux pois chiches sur riz et pains chapati maison.
Service d’interprétation-navigation en santé
Artiste Nathalie Parenteau
GRATUIT | PROFESSIONNEL | CONFIDENTIEL
- Prise de rendez-vous médicaux (dentistes/optométristes/santé mentale/etc.) - Interprétation (traduction orale sur place) - Navigation entre les services - Service de transport offert lors des rendez-vous accompagnés - Sur rendez-vous seulement
(867) 668-2663 poste 800 pcsyukon@francosante.org
Annie Maheux
Julia Florentin, Aurelia Koh, Sophie Gendron et Annie McNeil, élèves de l’École de la rue Wood, ont gagné le concours de textes dans le cadre du festival Jamais Trop Tôt grâce à leur création « Je suis un oignon ».
Jeudi 21 avril 2022
auroreboreale.ca
COUPS D’ŒIL
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Julie Dimanche Maryne Dumaine
Du 14 au 17 avril a eu lieu le Festival international du court-métrage de Dawson.
DJ Jess, alias Jessica Perigny-Comtois, a assuré la première partie du spectacle de Soir de Semaine, le 14 avril dernier. « C’était un rêve, pour moi, de jouer devant autant de monde! », a-t-elle révélé, après avoir quitté les platines.
Fournie
Maryne Dumaine
Le 10 avril avait lieu le traditionnel événement de fin de saison du mont Sima. La célébre Slush Cup a attiré les foules sous un soleil radieux!
PORTRAIT
NO
Les Essentielles souhaitent la bienvenue à deux nouvelles Franco-Yukonnaises! Bienvenue à Charlie-Rose Pelletier, notre nouvelle agente de mobilisation, et à la petite Evelyn Louise Côté, née le 10 avril dernier! On en profite pour féliciter les parents d’Evelyn, Émilie et Marc-Émile!
24 : FR A N CO PH O N E E T EN A FFA I R E S AFY
Karine Genest « Il faut être prêt à investir beaucoup de son temps quand on a une entreprise. Il faut arriver à passer l’étape où on a trop de travail pour atteindre l’étape suivante, l’embauche d’employés. »
Se lancer en affaires
Activités hors du travail
Pour moi, les choses se sont faites naturellement. J’ai été guide de rafting pendant longtemps et j’ai aussi travaillé avec les touristes qui se rendaient voir les ours polaires à Churchill. Au moment où je commençais à être fatiguée de ce métier, le hasard m’a permis de filmer pour une équipe de télévision. Ensuite, j’ai appris ce métier en autodidacte et j’ai monté mon entreprise.
J’aime pagayer en eau vive. L’été, je tente donc de prendre une journée par semaine pour aller en rivière. Mais ça ne fonctionne pas toujours… C’est difficile de gérer sa vie personnelle et professionnelle quand on a une entreprise.
Yukon: Avantage ou défi? C’est un peu des deux. Être francophone et avoir une maison de production en milieu francophone minoritaire dans le Nord me donne accès à du fin ancement auquel je n’aurais pas droit ailleurs. Toutefois, c’est un défi de trouver de la main-d’œuvre au Yukon. Ce serait plus facile dans un endroit plus peuplé.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
Fournie
Nature 360 Productions Inc. Documentariste de la faune, productrice, directrice et cinématographe, Karine propose ses services dans le domaine de la production de films documentaires.
Plus grandes forces
Ce qui vous inspire
C’est facile pour moi d’aller vers les gens. De plus, je suis naturellement enthousiaste et passionnée. Je me rends compte que ma personnalité aide la promotion de mon entreprise et, par ricochet, du Yukon. Ça donne plus de visibilité à mon travail. Les gens se souviennent de moi et de mes projets, ce qui aide à la diffusion de mes films documentaires.
« L’être humain est la seule espèce capable de se lever pour défendre les droits des autres animaux ». Cette citation est d’Antony Douglas William. Ça me rappelle qu’il faut toujours faire attention à notre environnement, que rien n’est acquis.
En savoir +
portraits.afy.ca
Jeudi 21 avril 2022
auroreboreale.ca
Petites annonces
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COMMUNAUTÉ
Appel aux artistes. Faites connaître vos talents et intégrez Campagne #JeunesEnAction. notre nouveau répertoire Nous sommes à la recherche d’artistes francophones du de jeunes de 15 à 30 ans qui Yukon. Pour développer votre débordent d’idées et qui ont à fiche d’information artistique, cœur l’avenir de leur communauté. contactez-nous avant le 16 mai. Grâce à des subventions de Rens. : artistique@afy.ca services communautaires offertes Cours de conversation en par #JeunesEnAction, tu pourrais français pour adultes. Les ENFIN réaliser un projet qui classes de conversation en te passionne. français reprennent en ligne! Rens. : jeunesse@afy.ca Vous avez jusqu’au 26 avril pour
Calendrier communautaire 21 avril
28 avril
19 h à 21 h : Match #5 de la 19 h à 21 h : Match #6 de la Fabrique d’improvisation du Nord Fabrique d’improvisation du Nord au Elks Lodge (401 rue Hawkins). au Elks Lodge (401 rue Hawkins). Les Bleus affronteront les Rouges. Les Rouges affronteront les Verts. 10 $ à la porte (cartes-fidélité 10 $ à la porte (cartes-fidélité disponibles). disponibles).
22 avril 17 h à 21 h : Café-rencontre autour d’une délicieuse poutine, comme dans l’temps. Deux services disponibles. Centre de la francophonie. Réservation obligatoire. Rens. : cafe.afy.ca
23 avril 17 h 05 à 18 h : Émission radiophonique francophone Rencontres sur les ondes de CBC North au 94.5 FM ou CFWY-FM au 102.1 FM. Rens. : amaheux@afy.ca
30 avril 17 h 05 à 18 h : Émission radiophonique francophone Rencontres sur les ondes de CBC North au 94.5 FM ou CFWY-FM au 102.1 FM. Rens. : amaheux@afy.ca
3 mai
convaincre votre entourage de s’inscrire. Évaluation gratuite du niveau. Cours payants. Rens. : learnfrench.afy.ca
DIVERS Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis, à 17 h. En ligne, sur Zoom. Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues, à Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec l’Aurore boréale! L’Aurore boréale est le journal de notre communauté. N’hésitez pas à leur faire parvenir des photos, des suggestions, des petites anecdotes! Vos enfants ont participé à un concours, gagné une compétition, se sont démarqués par une initiative? Le journal soulignera leurs accomplissements! Rens. : dir@auroreboreale.ca
18 h : Projection du film documentaire français Sur le bout EMPLOI de la langue réalisé par Vincent Bonnay, suivie d’un buffet et d’une Agente ou agent de projets, période de questions avec le Formation. Tu maîtrises le réalisateur. Gratuit. Yukon Theater. multitâche haut la main et tu es Inscr. : documentaire.afy.ca une ou un as du réseautage?
L’AFY est à la recherche d’une personne qui a la francophonie à cœur afin de coordonner la programmation de formations en français au Yukon. Rens. : emploi-formation.afy.ca Poste coordination culturelle au CSSC Mercier. La CSFY recherche une personne dynamique et visionnaire qui possède plusieurs cordes à son arc pour planifier les activités culturelles au secondaire et gérer les espaces communautaires du CSSC Mercier. Le poste sera affiché jusqu’à ce qu’il soit comblé. Rens. : Julie Dessureault (867) 667-8680, poste 1.Détails : commissionscolaire.csfy.ca/quoide-neuf
SANTÉ TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale, optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.
Sean MacKinnon
Mavik MacKinnon a participé au Championnat de ski freestyle de la ColombieBritannique qui se déroulait à Whistler du 8 au 10 avril. Il a gagné l’argent dans trois épreuves : slopestyle, bosses et Big Air, dans la catégorie des U12. Félicitations Mavik!