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Aurore boréale - 20 mai 2021

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No de convention : 4061051

LE JEUDI 20 MAI 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 10

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Maryne Dumaine

Le retour des festivals pour l’été 2021 Kelly Tabuteau PAGE 13

Agnès Viger

Apprendre en s’amusant grâce au géocaching Agnès Viger

À DÉCOUVRIR

Nouveau Conseil des ministres

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Prévenir les agressions sexuelles

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LGBTQ2 : plan d’action fédéral en vue? 6 Le Nord se souvient du juge Berger

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Féminisme décolonial

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Laurie Trottier

Jamie Joe-Hudson accroche une robe rouge dans un arbre du sentier Millenium, à Whitehorse. Le 5 mai était la Journée de la robe rouge, symbole des femmes, filles et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées au Canada. En leur honneur, plusieurs robes ont été accrochées, sur une initiative du Centre des arts du Yukon et du Centre culturel Kwanlin Dün.

Balado sur les pionnières du Yukon 10 Chroniques

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Jeudi 20 mai 2021

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Conseil des ministres : sept membres se partagent les tâches Le nouveau Conseil des ministres du Parti libéral du Yukon a été dévoilé le 3 mai dernier. Plusieurs élu.e.s retrouvent leurs ministères dans ce qui constitue du même coup le premier remaniement ministériel du gouvernement de Sandy Silver depuis son élection en 2016. Laurie Trottier

L a c o m m i s s a i r e d u Yu ko n Angélique Bernard a assermenté le 3 mai dernier le Conseil des ministres de la 35 e Assemblée législative du territoire. Cette foisci, le chef du Parti libéral du Yukon Sandy Silver devait former une équipe ministérielle avec seulement huit député.e.s élu.e.s – incluant lui-même –, contrairement à onze lors des élections territoriales de 2016. Résultat : tous les ministres choisi.e.s doivent s’acquitter de plusieurs responsabilités à la fois. C’est notamment le cas pour Ranj Pillai, qui est désormais ministre du Développement économique et du Tourisme et de la Culture, en plus d’acquérir les responsabilités de ministre responsable de deux sociétés et d’une commission. Celui-ci passe le flambeau du ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources et les rênes de la Société d’énergie du Yukon et de la Société de développement du Yukon à John Streicker pour ce nouveau conseil. En plus de ces trois responsabilités, le député de Mount Lorne-Lac du Sud se retrouve à la tête de la Commission de la fonction publique, et conserve son mandat à la Direction des services en français (DSF). À ce propos, John Streicker est ravi de pouvoir continuer à servir la communauté franco-yukonaise : « J’aime beaucoup ce rôle parce que j’aime la diversité du Yukon. Je sais que la communauté francophone et sa culture sont vivantes. » Il affirme avoir acquis une meilleure connaissance des particularités de la communauté franco-yukonaise et de ses enjeux lors de son dernier mandat et a hâte d’établir les nouvelles priorités de la stratégie de la DSF en collaboration avec différents partenaires.

ner ses capacités de leader, selon Sandy Silver. Ce dernier, qui en est à sa 10e année au sein de l’Assemblée législative, occupera aussi le poste de ministre responsable du Conseil exécutif et de ministre des Finances. Jeanie McLean devient la ministre de l’Éducation en plus de conserver son poste de ministre responsable de la Direction de la condition féminine. Élue dans Mountainview pour la première fois en 2016, Jeanie Mclean a depuis été partie prenante de la stratégie du territoire en réponse au rapport sur l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones perdues et assassinées. Richard Mostyn, qui a gagné Fournie par seulement 22 votes dans la circonscription de Whitehorse « C’est un honneur pour moi de garder le rôle de la Direction des services en français », Ouest le 12 avril dernier, devient a affirmé l’ingénieur de profession John Streicker. ministre des Services aux collectivités et ministre responsable de C’est Tracy-Anne McPhee qui la Commission de la santé et de ministre de la Santé et des Affaires sociales depuis 2016, n’a pas été la remplace à ce ministère, en plus la sécurité au travail du Yukon. réélue. « Nous éprouvons tous la de mettre la main sur le poste de Quant à lui, Nils Clarke sera resperte d’un leadership impression- vice-première ministre et de ministre ponsable du ministère de la Voirie nant », a souligné Sandy Silver lors de la Justice. Son travail au sein du et des Travaux publics ainsi que de la cérémonie d’assermentation. département judiciaire a fait rayon- de l’Environnement.

Jeremy Harper présidera la 35e Assemblée législative Élu pour la première fois dans la circonscription Mayo-Tatchun, Jeremy Harper débute son aventure politique à titre de président de l’Assemblée, dont la première séance s’est déroulée le 11 mai dernier. « Il saisit parfaitement l’importance du traitement équitable de toutes les parties et la valeur de chaque siège de député. Je suis convaincu qu’il saura instaurer un climat empreint de collaboration, de civisme et de bonne volonté », a d’ailleurs déclaré Sandy Silver à son sujet. Sandy Silver dit avoir confiance en son nouveau Conseil de ministres, avec qui il veut « réaliser de grandes choses pour le Yukon » et « améliorer la qualité de vie de l’ensemble de la population ». IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale

Des textos offensants jettent de l’ombre sur la rentrée législative Laurie Trottier

Près de 70 de personnes manifestaient devant l’édifice législatif à Whitehorse avant le début des travaux parlementaires, le 11 mai dernier, tandis que d’autres se sont réunies à Dawson afin de dénoncer les textos offensants échangés par deux députés du Parti du Yukon, Stacey Hassard et Wade Istchenko. Le 30 avril dernier, ces deux élus ont tenu des propos dégradants envers Preuve de des membres des partis adverses. La société Queer Yukon a confiance envers vivement dénoncé ces commenTracy-Anne McPhee taires, affirmant que les « blagues de “femmes avec un pénis” sont et Jeanie McLean manifestement transphobes » et Le tirage qui a mis un terme à déshumanisantes. Mona Luxion, l’égalité des résultats dans la cirprésident.e de la société, a entre conscription de Vuntut Gwitchin autres demandé au parti d’élalors des dernières élections s’est borer un code de conduite qui déroulé en faveur de la candidate traiterait « spécifiquement de l’honéodémocrate Annie Blake, qui mophobie, de la biphobie et de la a été nommée vice-présidente transphobie » et que l’ensemble de l’Assemblée et présidente des député.e.s du parti suivent une du comité plénier. Pauline Frost, formation sur la diversité sexuelle

et de genre. La femme de Wade Ischtenko, Donna Ischtenko, a réagi à la lettre ouverte de Mona Luxion, en affirmant que son mari a toujours montré de l’ouverture envers leur fille, qui est transgenre, en plus d’avoir participé aux parades et d’avoir soutenu des projets de lois portant sur les enjeux transgenres. Le conseil de la Première Nation de White River a quant à lui demandé la démission du député de Kluane Wade Ischtenko. Le caucus du Parti du Yukon a réagi à la controverse en assurant que ces commentaires étaient en effet « entièrement inacceptables et inappropriés ». Les deux élus parlementaires devront suivre un programme visant à prévenir l’intimidation et le harcèlement au travail et ne pourront prendre part au cabinet fantôme de l’opposition officielle ni aux différents comités législatifs. Mais pour plusieurs groupes, ces mesures annoncées semblent insuffisantes. Dans une lettre

Laurie Trottier

Le rassemblement Raise your Voice Against Misogyny à Whitehorse a rassemblé près de 70 personnes. Elaine Corden était à l’initiative des manifestations à Dawson et a inspiré l’événement de Whitehorse.

ouverte (voir en page 4), la Coalition des femmes du Yukon souhaite que Currie Dixon, chef du Parti du Yukon, prenne « des mesures plus sérieuses pour contrer la misogynie, le sexisme et le harcèlement ». Le Conseil des Premières Nations du Yukon demande pour sa part la sus-

pension sans salaire des deux députés. « Ce que ces élus nous démontrent est que ce type de comportement est acceptable et excusable. Et en 2021, ce ne l’est pas », a ajouté Kluane Adamek, chef régional de l’Assemblée des Premières Nations au Yukon par voie de communiqué.


Jeudi 20 mai 2021

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XXXXXX éDitoRiAl c’est pas un peu léger comme « formation »?

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1

Laurie Trottier

867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca

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Guillaume Riocreux

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150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561

Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca

Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité, infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :

Angélique Bernard, maurine Forlin, Yves lafond, Kelly tabuteau, laurence Rivard, Fiona slipp, Agnès Viger Révision des textes et correction d’épreuves :

L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

marilyn Ferland

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

mélanie sylvain et stéphane cole

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Caricature :

Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.

Conception de la maquette du journal :

Merci à

Distribution :

Annie maheux patric chaussé

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Apprentissages Maryne Dumaine

À quelques semaines des remises de diplômes, qui marqueront aussi bientôt la fin de l’année scolaire, la notion d’apprentissage résonne aussi au-delà des salles de classe, ces jours-ci. Selon le dictionnaire Larousse, l’apprentissage est « l’ensemble des processus de mémorisation mis en œuvre pour élaborer ou modifier les schèmes comportementaux spécifiques sous l’influence de l’environnement et de l’expérience ». En d’autres mots : c’est lorsqu’un événement ou une expérience nous permet d’effectuer un changement de comportement. Ah! Dans quel monde utopique vivrions-nous si nous étions toutes et tous capables d’assez d’humilité pour voir dans chaque situation une occasion d’évoluer! Il faut dire qu’après un an et demi à vivre sous le signe de l’adaptation, le terme « apprendre » a pris une tout autre tournure! Puisque l’apprentissage, c’est saisir une expérience comme une occasion d’évoluer, nous devrions être expert.e.s en la matière, car les défis, ce n’est pas ce qui a manqué ces derniers mois! Chaque expérience que la vie nous apporte est une des briques qui bâtiront la pyramide de notre savoir, de notre être et de notre savoir-être, aussi. Et au lieu de voir les embûches comme un obstacle à notre progression, chaque critique comme négative, chaque opinion contraire comme néfaste, pourquoi ne pas parfois prendre un peu de recul, avec modestie, et se demander : « Comment pourrais-je grandir de cette situation? » Il y a ces occasions d’apprentissage auxquelles nous sommes habitué.e.s, issues de l’enseignement. Les ateliers, les cours, les formations diverses et variées, et toutes ces connaissances quasi instantanées que nous pouvons acquérir grâce à des tutos en ligne, presque à la manière d’un téléchargement passif, comme dans le film Matrix. Mais le vrai changement qui se base sur l’adaptation au monde qui nous entoure, c’est surtout apprendre des expériences, des situations et des contextes. C’est s’avouer que même si on connaît déjà beaucoup, on peut toujours en savoir plus. Admettre que l’on peut apprendre des autres, des

situations et de nos erreurs aussi. « Je ne perds jamais, disait Nelson Mandela. Soit je gagne, soit j’apprends. » Nous faisons toutes et tous face à des essais-erreurs. Mais quelle satisfaction quand on peut regarder en arrière et se dire que, non seulement nous avons appris, mais que, de surcroit, nous avons pu contribuer, grâce à l’apprentissage, à développer des compétences collectives. C’est d’ailleurs ainsi que nos sociétés évoluent. Pour ma part, en pleine campagne de prévention des agressions sexuelles, je me suis souvenue du moment où j’ai appris (assez récemment, somme toute) le terme « relations saines ». À l’époque et là d’où je viens, ce n’était pas quelque chose qui était enseigné à l’école. On nous rabâchait bien la chanson « mon corps c’est mon corps », avec le p’tit monsieur creepy qui essayait de donner des bonbons depuis son auto. Mais au-delà de cela, je n’avais jamais entendu dire que 80 % des victimes d’agressions sexuelles connaissaient la personne qui les a agressées. Au lieu de nous apprendre ce qu’était une relation saine, on nous faisait des blagues sexistes qui étaient tolérées de toutes et de tous et on nous martelait de publicités qui vendaient des femmes pour vanter des yogourts ou du bain moussant! Nos sociétés et notre environnement changent. Ce n’est pas parce que nous sommes des adultes éduqué.e.s que nous savons tout. Et ce n’est pas parce que nous savons des choses que ces concepts n’ont pas évolué. Pour que nos communautés grandissent, nous devons ensemble nous ouvrir au concept d’apprentissage à vie. Apprendre, évoluer, changer nos regards et parfois aussi nos comportements. En tant qu’adultes (et encore plus lorsqu’il s’agit de nos leadeur.e.s), nous avons le devoir de modéliser. Donc lorsqu’il s’agit de choses qui ne nous ont pas été inculquées, il n’y a pas de honte à se montrer humble et à apprendre. Gardons un œil critique sur nos capacités et nos connaissances afin de nous laisser de la place pour l’amélioration continue, saine, mesurable et persistante. Et, à défaut de sortir du Yukon ou du Canada, sortir de notre zone de confort sera certainement en soi une autre sorte de beau voyage!

Erratum Une erreur s’est glissée dans l’article sur les vidéos du Centre des langues autochtones du Yukon de notre édition du 6 mai 2021 : le Centre des langues autochtones du Yukon a rendu publiques 72 vidéos dans sept des huit langues autochtones du territoire, et non dans 12 des 14. Il y a huit langues autochtones et 14 Premières Nations au Yukon.


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Lettre ouverte de la Coalition des femmes du Yukon Le 3 mai 2021, le chef du Parti du Yukon, Currie Dixon, a présenté des excuses publiques après que deux des membres de son équipe aient fait des commentaires sexuellement explicites dans une discussion de groupe en ligne. Les messages contenaient des commentaires inappropriés à propos des chef.fe.s des trois partis, et incluaient des références et des comparaisons entre la taille de leurs organes génitaux. Nous écrivons cette lettre ouverte pour exprimer le mécontentement de

la Coalition des femmes du Yukon à l’égard des excuses présentées par le Parti du Yukon au nom des députés Stacey Hassard et Wade Istchenko. De plus, nous demandons au chef du Parti du Yukon, Currie Dixon, de prendre des mesures plus sérieuses pour contrer la misogynie, le sexisme et le harcèlement au sein de son parti et à informer les Yukonnais.e.s, sans équivoque, que les mots, les comportements et les actions qui contribuent à la violence sexiste sont inacceptables au sein de

Vaccination des jeunes du Yukon contre la COVID-19 Le gouvernement du Yukon souhaite vacciner les 12-17 ans dans les semaines à venir. D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

Des centres de vaccination pour les jeunes devraient être mis en place prochainement dans la plupart des collectivités. En l’absence de centres, les frais liés aux déplacements pour se faire vacciner seront pris en charge. « Comme nous l’avons vu ailleurs, de nouveaux variants touchent les jeunes davantage qu’auparavant. La COVID-19 peut également entraîner des effets à long terme, même chez

les jeunes qui n’ont pas de problème de santé particulier. En vaccinant les adolescents, nous contribuons à assurer leur santé tout en protégeant l’ensemble de la communauté. J’incite fortement tous les jeunes et leurs parents à saisir cette occasion », a annoncé le D r Brendan Hanley, médecin hygiéniste en chef du Yukon. Plus de détails sur la campagne de vaccination des jeunes seront communiqués aux Premières Nations, aux collectivités et aux familles dans les prochaines semaines.

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notre gouvernement. La Coalition des femmes du Yukon est un réseau d’organisations non gouvernementales qui œuvre en faveur de l’égalité, et dont l’objectif commun est d’améliorer le bien-être des Yukonnais.e.s qui s’identifient au genre féminin, dans tout le territoire. Nous visons à améliorer les réponses institutionnelles et individuelles face à la violence sexiste, ici au Yukon. Les commentaires de Stacey Hassard et Wade Istchenko étaient inappropriés, non professionnels et sous-tendent une culture où le comportement sexiste toxique est accepté et normalisé. Des commentaires discriminatoires tels que ceux-ci, qu’ils soient écrits ou prononcés, contribuent à créer des environnements réservés aux hommes, dans lesquels les femmes font face à des obstacles qui vont à l’encontre de leur pleine participation. Les discussions de groupe comme celles-ci sont très préoccupantes, notamment dans un contexte où nous nous demandons pourquoi nous n’avons pas plus de femmes qui se présentent aux élections ou au sein des positions de pouvoir : parce que des hommes font des commentaires qui les dévalorisent et qui sont dégradants envers les femmes

qui prennent des rôles de pouvoir. Jusqu’à ce que nous éliminions le langage et les comportements qui renforcent le sexisme, nous continuerons d’avoir des communautés où les femmes et les personnes LGBTQ2S+ ne reçoivent pas le respect et la dignité nécessaires pour réaliser leur plein potentiel. M. Istchenko, dans sa déclaration, a affirmé qu’il s’engageait à « tirer les leçons de ces erreurs », et M. Hassard a déclaré qu’il « défendrait un territoire où tous les Yukonnais.e.s se sentiraient les bienvenu.e.s ». Une formation pour lutter contre le harcèlement et l’intimidation au travail est un bon point de départ, mais nous pensons que pour que ces élus publics comprennent vraiment le tort de leurs paroles, ils doivent s’engager à apprendre comment le sexisme et la misogynie perpétuent l’iniquité pour les femmes. La violence sexiste est un problème extrêmement important ici au Yukon, où les taux de violence conjugale et d’agression sexuelle sont plus élevés que partout ailleurs au pays. Pour conclure, nous sommons urgemment le Parti du Yukon à reconnaître que cet événement est une occasion de s’engager plus

profondément dans la question de la violence sexiste. Nous mettons M. Dixon au défi de maintenir les membres de son parti au niveau de reddition de comptes qui convient à leurs rôles de membres élus de l’Assemblée législative du Yukon. C’est l’occasion de prendre position contre les inégalités entre les genres dans ce territoire, en devenant un exemple pour tous les hommes et les garçons du rôle que chacun a à jouer pour mettre fin à la violence sexiste, et de montrer à toutes les femmes et les filles de ce territoire qu’il est un chef de file qui respecte notre sécurité et notre droit d’être pleinement incluses dans nos communautés. En tant que coalition, nous nous engageons à le faire et invitons tous les Yukonnais.e.s, y compris M.Dixon, M. Istchenko et M. Hassard, à se joindre à nous dans cet important travail par l’action. Lettre signée par les membres suivants de la Coalition des femmes du Yukon : Les essentielles, Conseil des femmes autochtones du Yukon, Maison de transition pour femmes du Yukon, Conseil de la condition féminine du Yukon, Centre des femmes Victoria Faulkner

Nouvelle vice-présidence à la Commission scolaire D’après un communiqué de la CSFY

Élaine Michaud, qui siège comme commissaire depuis 2017, vient d’être élue au poste de viceprésidente de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY). La dernière élection générale a eu lieu en octobre 2019 et les commissaires ont été élus pour un mandat de trois ans tel que décrit dans la Loi sur l’éducation du Yukon. Durant ces trois ans, les commissaires décident qui occupera les fonctions de la présidence et de la vice-présidence. Chaque conseil des commissaires est unique et l’alliance de leurs forces et connaissances est à la base de la richesse du leadership qu’ils exercent en équipe. Lors de leur dernière réunion de travail, les commissaires ont discuté du poste de vice-présidence afin que toutes et tous aient la chance de l’occuper ou non, selon leur intérêt. « Nous sommes heureux de pouvoir compter sur le professionnalisme, les compétences

et la mémoire corporative de Mme Élaine Michaud, a déclaré JeanSébastien Blais, président de la CSFY. Nous remercions M. Vincent Larochelle qui a occupé le poste de la vice-présidence depuis 2018 et qui a offert son poste aux autres commissaires, bien qu’il était très heureux de l’occuper. Nous

sommes fiers de tout ce qui a été accompli par M. Larochelle lors des négociations pour l’entente de règlement avec le gouvernement du Yukon entre autres, et nous sommes confiants que Mme Michaud occupera ce poste avec brio! », conclut le président.

CSFY

Élaine Michaud est originaire du Québec et possède un baccalauréat en psychologie et un baccalauréat en science politique. Elle vit au Yukon depuis 2016.


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Tête, épaule, genou, orteil et... consentement! L’empathie, le respect et l’intégrité n’ont pas d’âge. Pour le Centre des femmes Victoria Faulkner et Les essentielles, il en est de même pour la notion de consentement. Leur campagne annuelle conjointe, réalisée dans le cadre du Mois de la prévention des agressions sexuelles, a ciblé cette fois-ci l’éducation envers les plus jeunes de la communauté. Laurie Trottier

L a ré duc tion de s viole nc e s sexuelles passe par une meilleure éducation : voilà le mot d’ordre lancé par Les essentielles, le groupe qui représente les intérêts des femmes francophones du Yukon, et le Centre des femmes Victoria Faulkner, un organisme offrant des services de soutien, d’accompagnement et de défense des intérêts des femmes. Les statistiques montrent que pour adresser ce phénomène, il reste encore du chemin à parcourir : environ 600 000 agressions sexuelles sont rapportées au Canada annuellement, et le taux au Yukon serait 3,5 fois plus élevé qu’ailleurs au pays. De ces abus, 60 % sont des victimes de moins

Archives AB

La fabrication de macarons portant des messages au sujet du consentement est toujours très populaire auprès des jeunes et permet d’entamer des conversations.

Laurie Trottier

Camille Lebeau, Emilie Dory et Sofia Ashley estiment que les réseaux sociaux représentent un outil remarquable pour rejoindre la population et faire un travail de sensibilisation aux violences à caractère sexuel.

Lecture débutante « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette... » Voilà un jeu qui peut être rigolo. Mais n’oublie pas : dans toutes les situations, si ça ne te tente pas de jouer, tu n’es pas obligé.e! Partout au Canada, pendant le mois de mai, des gens travaillent pour empêcher que des agressions sexuelles se produisent. Cette année, ce travail vise à t’informer que ce qui est le plus important dans la relation avec les autres, c’est le consentement.

Le consentement, ça veut dire être d’accord Quand on ne consent pas, ça veut dire qu’on n’est pas d’accord que quelqu’un fasse quelque chose qui nous concerne. C’est important de savoir que tu peux toujours dire non quand une situation te rend mal à l’aise. Ça peut-être quand ton frère ou ta sœur te fait des chatouilles par exemple : si tu veux que ça arrête, tu peux toujours dire non. Tu as le droit de dire non à ta famille, à tes ami.e.s et même à tes enseignant.e.s. Tu peux dire non pour les chatouilles. Tu peux dire non si quelqu’un veut te prendre en photo. Tu peux dire non aux câlins… Et si tu en as envie, tu peux dire oui aussi. L’important, c’est d’être sûr que l’autre sache que tu es d’accord, ou pas. Il y a plein d’exemples. Et ça vaut aussi pour les autres. Est-ce que ça t’est déjà arrivé de vouloir donner un câlin à quelqu’un, mais que cette personne ne veuille pas? Ça arrive, et c’est important de respecter les choix des autres. En plus, tout est bien plus amusant quand on sait que tout le monde est d’accord. Si une situation te rend mal à l’aise, parles-en à une personne de confiance, même si ça peut être gênant au début. Mais n’hésite pas à en parler à ta famille ou à l’école. Les adultes autour de toi ont accès à plein de ressources sur Internet et au Yukon pour les aider à t’expliquer et à répondre à tes questions.

de 17 ans et 41 % des personnes qui commettent les agressions ont moins de 25 ans. « On peut tous et toutes faire quelque chose dans la prévention pour diminuer ces chiffres-là, pour diminuer tous ces pourcentages, en commençant par la façon dont on enseigne le consentement aux plus jeunes », a soutenu la présidente du groupe Les essentielles Maryne Dumaine, lors du BBQ annuel de lancement du Mois de la prévention des agressions sexuelles, le 11 mai dernier. Environ 200 personnes étaient de passage au parc Lepage pour écouter la prestation de Claire Ness et appuyer la campagne annuelle. « L’enseignement des compétences en matière de consentement, de limites, de respect et d’empathie est l’un des meilleurs outils dont nous disposons pour prévenir les agressions sexuelles à tout âge », résume le communiqué de presse de la campagne.

L’éducation dès le plus jeune âge Selon les deux organismes, il n’y a pas d’âge minimum pour inculquer les rudiments du consentement aux enfants. « Tu peux commencer […] en mettant les vrais mots sur les parties du corps, ce qui est une grosse partie de la prévention », suggère la directrice générale du groupe Les essentielles Emilie Dory. Ainsi, lorsque la victime utilise les bons mots pour parler d’une situation, les adultes autour d’elle peuvent mieux la comprendre et intervenir. Marquer une pause lorsque l’enfant demande à ne

plus être chatouillé.e, et s’assurer de son consentement avant de continuer à le faire constitue une autre méthode simple selon la directrice pour initier les jeunes au consentement libre et éclairé. Le site EndViolenceYukon. com — dont certains des onglets sont offerts en français — se veut un outil de sensibilisation aux violences sexuelles, incluant une foule de conseils pour les témoins et de ressources sur le consentement pour les parents. Demander la permission à son enfant avant de l’aider à se laver, ou encore de lui donner un câlin sont autant de premiers pas fondamentaux suggérés sur la page Web. Des ressources d’enseignements sont aussi proposées selon l’âge pour contribuer à « travailler le muscle de l’empathie ».

L’affaire de toutes… et de tous Le site EndViolenceYukon.com comporte également de l’information sur le rôle que peuvent jouer les hommes cisgenres dans la lutte. Camille Lebeau, assistante de direction et de projets pour Les essentielles, croit qu’il est important que les hommes sachent qu’ils peuvent incarner des alliés importants. Selon elle, le travail des organismes demeure « d’impliquer tout le monde » et de briser la conception erronée que « les violences sexuelles ne concernent que les femmes ». C’est d’ailleurs l’essentiel du message qu’a voulu adresser Lily Crist, présidente de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne, pendant le mois de mai : « La prévention et la sensibilisation des agressions sexuelles passent par toute la société. Tant que les femmes continueront d’être victimes, nous sommes toutes et tous concernés. »

La saison de camping est lancée au Yukon. En fin de semaine, n’oubliez pas : De respecter les six consignes de sécurité et de porter un masque dans les espaces publics intérieurs. La règle des 24 heures. Vous ne pouvez pas laisser votre emplacement de camping inoccupé plus de 24 heures. De respecter les autres campeurs, la nature et les installations.

En savoir plus : Yukon.ca/fr/camping


Jeudi 20 mai 2021

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Un Plan d’action fédéral LGBTQ2 qui s’élabore dans l’ombre Le gouvernement du Canada travaille présentement à l’élaboration d’un tout premier Plan d’action fédéral LGBTQ2. Sous l’égide du Secrétariat LGBTQ2 et de la ministre de la Diversité, de l’Inclusion et de la Jeunesse, Bardish Chagger, ce plan d’action aura pour but de contribuer à améliorer les conditions de vie des communautés LGBTQ2 partout au pays. Malgré l’espoir des retombées positives, les organismes consultés par Francopresse semblent tenus à l’écart du processus. Ericka Muzzo, Francopresse

Le tout a débuté le 28 novembre 2017, lorsque le premier ministre, Justin Trudeau, a présenté des excuses officielles devant la Chambre des communes aux Canadien.ne.s LGBTQ2. Le budget 2017 avait d’ailleurs réservé 3,6 millions $ sur trois ans pour créer le Secrétariat LGBTQ2, suivi de 1,2 million $ dans le budget 2019 pour l’année financière 2020 - 2021. Ces informations proviennent de Patrimoine canadien, qui depuis le 20 novembre 2019 chapeaute le Secrétariat LGBTQ2, anciennement sous l’égide du Bureau du Conseil privé. C’est également la date à laquelle est entrée en poste la ministre de la Diversité, de l’Inclusion et de la Jeunesse, Bardish Chagger. Sa lettre de mandat de 2019 stipule qu’elle devra notamment « poursuivre le travail du Secrétariat LGBTQ2 pour promouvoir l’égalité des personnes LGBTQ2 » et « consulter les représentants de la société civile des communautés LGBTQ2 afin de jeter les bases d’un plan d’action LGBTQ2 qui orienterait le travail du gouvernement fédéral sur les questions importantes pour les Canadiens LGBTQ2 ». Ainsi, la ministre Chagger a lancé le 27 novembre 2020 un sondage national LGBTQ2 comme première étape vers la mise sur pied d’un Plan d’action fédéral LGBTQ2. Le sondage cible des domaines tels que l’emploi, les soins de santé, le logement, l’itinérance et la sécurité pour fournir une base de travail au gouvernement concernant les réalités et expériences quotidiennes des personnes LGBTQ2. L’exercice a pris fin le 28 février 2021 et le Secrétariat LGBTQ2 estime que plus de 22 000 répondants y ont participé. Dans sa lettre de mandat supplémentaire datant du 15 janvier 2021, le premier ministre demande à la ministre Chagger d’« achever rapidement l’élaboration d’un plan d’action LGBTQ2 qui orientera le travail du gouvernement fédéral sur les priorités des Canadiens LGBTQ2 ».

Un sondage sans consultation des organismes Malgré des demandes répétées, le Secrétariat LGBTQ2 n’a pas

répondu aux demandes d’entrevue de Francopresse. Le bureau de la ministre Chagger nous a pour sa part renvoyés à Patrimoine canadien, où la demande d’entrevue de Francopresse a été déclinée. Patrimoine canadien a cependant répondu à quelques questions par courriel. Du côté des organismes et experts consultés par Francopresse, on explique être très enthousiaste par rapport à ce tout premier plan d’action pancanadien pour les communautés LGBTQ2. Chez certains, cet espoir est toutefois teinté de la déception de ne pas avoir été consultés dans l’élaboration du sondage lancé le 27 novembre. « On l’a appris la journée d’avant. On était surpris – pas nécessairement qu’il y aurait un questionnaire, mais surpris qu’on l’apprenait aussi tard et qu’on n’avait pas eu la chance de participer au développement du questionnaire, à la priorisation des questions. C’est un feedback qu’on a donné directement au Secrétariat, qu’on aurait vraiment apprécié [être consultés] et qu’on était déçus de ne pas avoir eu la chance de participer plus tôt », explique Emmett Lamarche, directeur général du Réseau Enchanté. Cet organisme est « un réseau national qui relie et soutient plus de 120 centres de fierté et organisations de services 2SLGBTQ au Canada », dont certains organismes francophones ou bilingues comme le Comité FrancoQueer de l’Ouest (CFQO), le GRIS Acadie, FrancoQueer en Ontario, Fierté Clare Pride en Nouvelle-Écosse et de nombreux organismes québécois. Emmett Lamarche indique qu’à sa connaissance aucun des organismes avec lesquels collabore le Réseau Enchanté n’a été consulté dans l’élaboration du sondage. Même son de cloche du côté du Comité FrancoQueer de l’Ouest : « Moi, je n’étais pas au courant jusqu’à ce qu’on reçoive votre demande d’entrevue », indique Alodie Larochelle, qui est à la direction des membres jeunesse au conseil d’administration (CA) de l’organisme. Elle nuance toutefois en indiquant que les membres du CA sont bénévoles et que l’organisme a eu une période sans employé : « [On a probablement] eu des millions de courriels à ce sujet [qui auraient] été vérifiés par quelqu’un, mais pas par

moi personnellement. » Au Conseil québécois LGBT (CQ-LGBT), la directrice générale, Ariane Marchand-Labelle, indique que plusieurs organismes canadiens auraient été informés du processus avant la publication du sondage, mais qu’elle-même ne l’avait pas vu avant le 27 novembre 2020.

« Rien par rapport à nous sans nous » Emmett Lamarche, du Réseau Enchanté, s’inquiète du fait que le sondage n’ait été accessible que via le Web. « On sait que, dans les populations de personnes en situation d’itinérance, il y a davantage de personnes qui s’identifient comme de la diversité sexuelle et de genre. Leur voix est aussi importante que la voix de n’importe qui d’autre, comment est-ce qu’on peut s’assurer qu’eux aussi aient accès à ce sondage? Il n’y avait pas nécessairement de réponse pour moi. » Il indique que si le Réseau Enchanté l’avait su à l’avance, « on aurait pu parler avec nos membres qui font du travail de première ligne […] et préparer un plan d’action pour s’assurer que ces personnes aient accès au sondage ». À l’avenir, l’une des principales attentes du directeur général du Réseau Enchanté sera « de voir une collaboration intrinsèque entre le gouvernement fédéral et les organismes nationaux 2SLGBTQ+ porte-paroles […]. Je veux vraiment qu’on fasse partie, dès le début, des initiatives faites par le gouvernement fédéral par rapport à nos communautés. Rien par rapport à nous sans nous! »

« On l’a eu à l’arraché »

salue surtout le travail des groupes qui l’ont rendue possible et qui ont forcé, en quelque sorte, le gouvernement à entendre et à être sensible. […] On l’a eu à l’arraché », rappelle Martin Blais. Également sexologue et sociologue, il ajoute espérer « que le rapport ne finira pas sur une tablette, que des actions claires vont en découler et que ça va venir avec un renforcement des capacités communautaires ». Le 11 février dernier, le gouvernement fédéral a d’ailleurs annoncé un financement d’environ 15 millions $ pour 76 projets communautaires LGBTQ à travers le Canada, via le Fonds de développement des capacités communautaires LGBTQ2. « Est-ce que ça suffit en fonction des besoins qu’il faut couvrir? En général, la réponse c’est non, ça ne suffit pas. Mais ça reste plus d’argent pour les organismes, et ça leur permet de souffler un peu dans un contexte difficile », évalue Martin Blais. C’est également l’avis d’Emmett Lamarche, qui identifie « qu’un des plus gros problèmes [dans les organismes de première ligne], c’est qu’ils n’ont pas accès à du core funding [financement de base] ». Les organismes communautaires LGBTQ2 bénéficient plutôt de financement par projet, ce qui signifie que « l’avenir de l’organisme est très incertain », d’après le directeur du Réseau Enchanté. Il estime que l’argent annoncé le 11 février « est une première étape pour essayer de combler ce besoin », mais ajoute que les organismes sont inquiets de ce qui se passera lorsque ce financement sera échu : « Une fois que ce pot d’argent sera vide, à la fin mars 2022, que va-t-il se passer pour nos communautés? Est-ce qu’il y a un plan? », questionne Emmett Lamarche. « Si nos organismes de première ligne avaient accès à du financement stable, ils pourraient vraiment se concentrer à servir les membres de leur communauté », conclut-il.

Le titulaire de la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Martin Blais, rappelle d’ailleurs que l’élaboration d’un plan d’action LGBTQ « n’est pas une initiative du gouvernement : c’est une demande des groupes [LGBTQ] répétée ». « Ce sont des groupes qui Peu de détails demandent, revendiquent, font des pressions ; des groupes commu- sur les « tables nautaires qui portent des causes rondes virtuelles » à bout de bras et qui finissent par se faire entendre. Donc je salue Dans la foulée du sondage, le certainement l’initiative, mais je Secrétariat LGBTQ2 invite depuis

peu les « organisations LGBTQ2 de la société civile » à soumettre leurs observations écrites au moyen d’un formulaire de soumission en ligne, suivant une liste de questions. L e s o rg a n i s m e s a u ro n t jusqu’au 31 mai 2021 pour « partager leurs points de vue sur les politiques et programmes qui pourraient être améliorés, ainsi que de suggérer de nouvelles mesures qui pourraient être prises dans le cadre du Plan d’action ». L e S e c ré t a r i a t L G B T Q 2 indique aussi que des tables rondes virtuelles auprès de diverses communautés LGBTQ2 doivent avoir lieu au printemps 2021, soit d’ici le dimanche 20 juin. Aucun des intervenants contactés n’a cependant obtenu davantage de détails sur ces tables rondes. Du côté de Patrimoine canadien, on nous répond par courriel que « le processus d’engagement communautaire est en cours et se poursuivra au printemps par le biais de diverses activités d’engagement telles que des soumissions écrites et une série de tables rondes virtuelles avec diverses communautés LGBTQ2, y compris les communautés bispirituelles, noires, racisées, non binaires, trans et les personnes handicapées au printemps 2021. Les tables rondes porteront sur les priorités identifiées dans le sondage », indique l’agente de communications Amélie Mathieu. « Fondée sur une approche intersectionnelle et inclusive, la participation aux tables rondes sera sur invitation seulement afin de favoriser des discussions approfondies sur des enjeux particuliers », ajoute-t-elle dans un courriel subséquent. À savoir si le déclenchement d’élections fédérales pourrait affecter le développement du Plan d’action LGBTQ2, l’agente de communications indique que « conformément à la lettre de mandat supplémentaire de la ministre de la Diversité et de l’Inclusion et de la Jeunesse, le Secrétariat LGBTQ2 accélère le travail d’élaboration du Plan d’action fédéral LGBTQ2 au cours des prochains mois. Le ministère n’est pas en mesure de spéculer sur les répercussions d’une éventuelle élection sur l’échéancier ».


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Le Nord se souvient avec émotion du juge Berger Reconnu pour son écoute, l’ex-juge Thomas Berger (1933-2021) aura été une figure marquante du mouvement des droits civils autochtones. « Nous aidions à organiser les gens pour qu’ils participent aux consultations, précise-t-il. La Fraternité indienne n’était pas contre le développement. Nous voulions simplement avoir notre mot à dire. À l’époque, le terme “Déné” n’était pas utilisé du tout. Nous devions nous battre pour nos droits. » « Thomas Berger était très juste, très Déné dans ses manières, note Antoine Mountain. Il écoutait puis il prenait ses décisions. Il était très sympathique, très facile d’approche.»

Denis Lord

Dans les trois territoires, un concert d’éloges fait écho au décès d’un géant qui a joué un rôle déterminant dans l’Enquête sur le pipeline de la vallée du Mackenzie. « Thomas Berger a fait une différence, pas juste pour les Autochtones dans le Nord, mais partout au Canada », déclare le journaliste retraité de CBC North Paul Andrew. En 1974, Thomas Berger a été nommé commissaire de l’Enquête sur le pipeline de la vallée du Mackenzie, aussi appelée Commission Berger. Il devait statuer sur les avantages et les inconvénients de deux projets de gazoduc reliant l’Alaska à l’Alberta en passant par le Yukon et la vallée du Mackenzie. Les consultations ont été d’une ampleur sans précédent chez les peuples autochtones. Dans 35 collectivités, un millier de personnes et environ 300 experts ont témoigné durant 20 mois. En 1977, Thomas Berger émettait plusieurs recommandations à l’encontre du projet au ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien de l’époque, Warren Allmand. Pour des raisons d’ordre environnemental, Berger s’est inscrit en faux contre le passage du pipeline dans le nord du Yukon. Il a préconisé la préservation du delta du Mackenzie de toute infrastructure de transport d’énergie afi n de protéger son écosystème, ses bélugas et ses oiseaux. S’il jugeait possible d’un point de vue environnemental de construire un pipeline le long du Mackenzie, Berger statuait que ce pipeline ne résoudrait pas les problèmes économiques du Nord et aurait des répercussions sociales dévastatrices. Il recommandait de régler les revendications territoriales autochtones avant d’entreprendre l’érection du pipeline. Il préconisait un moratoire de dix ans sur la construction du gazoduc.

Un sentiment d’équité La Commission Berger a débuté avec deux importants jugements en arrière-plan, celui de la cause Paulette, qui statuait que les traités 8 et 11, dont les Dénés sont signataires, n’avaient pas éteint les droits autochtones, et l’Affaire Calder, qui portait sur les titres fonciers des Nisga’a en Colombie-Britannique. Thomas Berger avait plaidé la partie civile pour cette dernière cause. Le nom de Berger comme commissaire potentiel a com-

Au Yukon et au Nunavut

Denis Lord/ Archives L’Aquilon

Deux monuments se retrouvent. En 2015, Thomas Berger (1933 - 2021), commissaire de l’Enquête sur le pipeline du Mackenzie, et le théologien de la libération du Nord, René Fumoleau (1935 - 2019), échangent en marge d’une conférence à Yellowknife. Le juriste Thomas Berger est resté actif jusqu’à la fin. Au moment de son décès, il attendait encore le verdict de la dernière cause de droit autochtone qu’il a défendue, un litige opposant la nation crie Perry Ballantyne au gouvernement de la Saskatchewan.

mencé à circuler alors que François Paulette, de la cause éponyme, assistait à une réunion en Alberta. Il était alors chef de la Fraternité des Indiens des Territoires du Nord-Ouest, une organisation précurseure de la Nation dénée. « En 1973, raconte François Paulette, j’étais un jeune chef, je ne le connaissais pas. Il était néodémocrate, il était un juge, avocat, ça sonnait bien. Il ne faisait pas l’unanimité, mais nous penchions vers lui. Et en 1974, il a été choisi [pour mener les consultations sur le pipeline]. » « Les débuts de la Commission ont donné aux Dénés un sentiment d’équité, analyse François Paulette. Ça venait du caractère de Berger. Quand il est venu au Nord, il nous a permis de commencer les rencontres avec des prières. Il est venu avec les bras ouverts. Une confiance mutuelle s’est installée. »

Les gens d’affaires étaient pour Aujourd’hui officier de l’Ordre du Canada, François Paulette se souvient de l’ampleur des consultations, bénéficiant de radiodiffusions en langues autochtones. Il rappelle que l’activiste Nelson Small Legs, un membre de la Première Nation Pikuni, s’est suicidé pour protester contre le traitement des peuples autochtones après s’être exprimé devant la Commission. « Les gens du monde des affaires et du pétrole étaient pour

le pipeline, mais les gens en général, ceux dans la rue, ceux qui aiment la nature, ils parlaient à ces audiences, se souvient l’ainé. À la fin, leur demande majoritaire de ne pas construire le pipeline, les ramifications légales de la cause Paulette et les revendications territoriales ont donné le ton à son rapport. »

Un apport pancanadien

L’Association Inuit Qikiqtani et le premier ministre du Nunavut, Joe Savikataak, ont également honoré la mémoire de Thomas Berger. « Les nombreuses contributions de M. Berger au bien-être et à l’avancement des populations autochtones et inuites ont touché le Nunavut de manière significative, a souligné M. Savikataak dans un communiqué. Son rapport de 2005 sur le projet Nunavut a joué un rôle essentiel dans la définition de la voie à suivre pour une importante participation des Inuits du Nunavut à notre territoire et à notre société. » À Whitehorse, la vie du juriste a été commémorée lors d’une cérémonie, le 4 mai. En 2017, Thomas Berger avait défendu en Cour suprême du Canada la préservation du bassin versant de la rivière Peel contre le développement minier, pour le compte d’un regroupement de nations autochtones et de groupes environnementaux, dont le chapitre yukonais de la Société pour la nature et les parcs du Canada. « Il ne faut pas sous-estimer l’importance du fait qu’il ait pris en charge ce dossier, assure le directeur de l’organisme, Chris Rider. Parce qu’il était un tel visionnaire. Il a vu une façon de gagner cette cause que personne d’autre n’avait vue. Il savait dès le départ que le dossier pourrait se rendre en Cour suprême. Et il a gagné. » Décédé d’un cancer le 28 avril à l’âge de 88 ans, Thomas Berger a aussi eu une carrière politique dans les années 1960. Il a été député, d’abord au fédéral puis au provincial. En 1969, il a brièvement été chef du NPD de la Colombie-Britannique. Il est l’auteur de A Long and Terrible Shadow, un essai sur l’histoire des droits des peuples autochtones en Amérique depuis 1492.

Selon Paul Andrew, Thomas Berger ne s’est pas laissé détourner de sa mission par ses mandataires d’Ottawa qui lui disaient que la Commission durait trop longtemps et coutait trop cher. La cause Calder et l’Enquête sur le pipeline ont abouti aux revendications territoriales modernes, Le premier à écouter analyse-t-il. « Autrement, observe les Dénés Paul Andrew, nous n’aurions eu que Le journaliste à la retraite Paul ce qui est dans les traités : un mille Andrew était chef de Tulita à carré de terre par famille de cinq. » « Si la Commission Berger l’époque de la Commission Berger. n’a pas accéléré le règlement « On ne savait pas quel type de commissaire serait Berger, se des revendications, ajoute-t-il, le remémore-t-il. Mais parce qu’il gouvernement s’est mis à adopter avait travaillé avec des Autochtones des termes comme “gouvernement en Colombie-Britannique, nous autonome”, “droits autochtones”, avons pensé qu’il pourrait nous des choses qu’il n’avait jamais écouter. Personne ne nous avait reconnues avant. Thomas Berger jamais écoutés. Le gouvernement a fait une différence, pas seulement avait dit qu’avec les traités, nous pour les Autochtones dans le Nord, avions abandonné notre terre. Mais mais partout au Canada. » les survivants de cette époque disaient que ça n’a jamais été le Sympathique cas. Alors on a commencé à se et accessible méfier vraiment des personnes non autochtones. Thomas Berger À l’époque de l’Enquête, Antoine était différent. » Mountain agissait à titre de secréPour M. Andrew, candidat à taire pour le défunt prêtre et auteur plusieurs reprises aux élections René Fumoleau, travaillant princiténoises, Berger a fait ce que palement sur des textes reliés à la personne avant lui n’avait jamais cause Paulette. Articles de l’Arctique est une fait : participer à des danses, à des Cette cause, avance-t-il, a collaboration des cinq médias repas, jouer au baseball avec les contribué à mobiliser les gens pour la francophones des territoires : gens des collectivités. « Les gens Commission Berger. Simultanément, les journaux L’Aquilon, l’Aurore l’arrêtaient dans la rue et il les lais- Antoine Mountain collaborait à la boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga. sait faire », dit-il. radio de la Fraternité indienne.


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Le féminisme décolonial d’une performeuse inuk L’artiste d’Iqaluit Laakkuluk Williamson Bathory est en lice pour un prestigieux prix d’art contemporain. pour ce prix, l’artiste est heureuse de l’impact que sa pratique artisL’artiste contemporaine inuite, tique peut avoir sur le public. Laakkuluk Williamson Bathory, fait partie des 25 artistes fi nalistes Un art ancestral venu pour le Prix Sobey pour les arts. du Groenland Créée en 2002, cette distinction est considérée comme la plus Originaire du Groenland du côté prestigieuse sur la scène des arts de sa mère, Laakkuluk Williamson visuels contemporains au Canada Bathory est une artiste de la scène, et est administrée conjointement poète et conteuse résidant à par le Musée des beaux-arts du Iqaluit. Depuis ses 13 ans, elle Canada et la Fondation Sobey s’adonne à l’art de la danse du pour les arts. Réparti.e.s dans masque groenlandais appelé cinq catégories géographiques l’uaajeerneq. Autrefois bannie par qui couvrent le pays, les artistes les missionnaires au Groenland, finalistes ont la possibilité d’avoir cette pratique vieille de près de une plus grande visibilité sur la 4000 ans, qui a été malgré tout scène internationale. transmise en secret, est une forme Sélectionnée avec quatre d’art performance qui repose sur autres artistes représentant la trois éléments : la peur, la sexualité scène artistique du Nord et des et l’humour. Prairies, Laakkuluk Williamson « L’uaajeerneq explore les Bathory a été très émue en appre- thèmes de la peur, ce que ça signinant la nouvelle de sa nomination : fie d’avoir peur, quelles sont vos « Je me suis sentie très petite, très limites et comment vous pouvez humble et j’ai beaucoup pleuré grandir et être courageux dans parce que [mon art] est quelque différentes situations, explique chose que je continue de faire l’artiste. Il explore également la depuis environ 28 ans. » N’ayant sexualité comme une célébration jamais imaginé être un jour finaliste de qui vous êtes en tant qu’être Nelly Guidici

Jamie Griffiths-Chickweed Arts

Laakkuuluk Williamson Bathory fait partie des 25 finalistes du Prix Sobey pour les arts qui est une vitrine de la scène artistique contemporaine canadienne. L’artiste résidant à Iqaluit pratique l’art de la dance du masque groenlandais depuis son adolescence.

Fonds d’aide aux cinéastes du Yukon! Pour aider les professionnels du cinéma et des médias à développer des carrières et des entreprises. La prochaine date limite de présentation des demandes est le 1 juin, à 16 h. Procurez-vous les formulaires de candidature au bureau de la Direction du développement des médias au 303, rue Alexander, 2e niveau, à Whitehorse, ou en ligne au Yukon.ca Déposez les formulaires remplis à notre bureau, ou envoyez-les par la poste à l’adresse suivante : Développement des médias du Yukon C.P. 2703 (F-3) Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6 Tél. : 867-667-5400 Sans frais : 1-800-661-0408, poste 5400 Courriel : reel.yukon@yukon.ca Site Web : Yukon.ca

humain dans de nombreuses expressions de la sexualité. C’est aussi un art clownesque parce que c’est drôle. » Pour chaque performance, l’artiste crée son propre masque avec du maquillage noir et rouge sur lequel elle dessine avec ses doigts des lignes blanches. L’improvisation et l’interaction avec le public sont aussi au cœur de la prestation qui rend la représentation unique.

Un message politique L’ar tiste, qui est aussi directrice artistique de l’organisme Qaggiavuut, qui fait la promotion de la création d’un espace pour les artistes du Nunavut, anime des ateliers pour les jeunes de ce territoire. Transmettre aux jeunes générations est fondamental selon elle. La pratique de la danse du masque groenlandais apporte un espace d’expression aux jeunes tout en leur permettant d’explorer des facettes d’eux-mêmes. « Dans les ateliers, les jeunes peuvent se sentir à la fois forts et en sécurité dans cette expression, dit-elle. Je suis très fière d’avoir pu interagir avec des jeunes et des artistes inuits depuis de nombreuses années. » C’est par l’exploration des multiples facettes de sa personnalité et de son identité inuite que Laakkuluk Williamson Bathory estime « faire un travail de décolonisation » dans lequel

les jeunes, les membres de sa famille et les personnes de sa communauté s’impliquent aussi. « Plus nous créons et plus nous nous exprimons, plus nous pourrons briser les systèmes oppressifs », pense-t-elle. Pour Tarah Hogue, membre du jury de sélection et conservatrice de l’art autochtone au musée Remai Modern de Saskatoon, les performances de l’artiste sont « un mélange de sexualité non dissimulée, de clownerie hilarante et d’altérité troublante ». « Transformateur est un mot approprié pour décrire la pratique artistique de Laakkuluk qui transforme véritablement les espaces institutionnels qu’elle traverse, brise les frontières disciplinaires limitatives et refuse les structures de pouvoir capitalistes et patriarcales, poursuit la conservatrice. Privilégiant la collaboration et l’exploration de ce que signifie être une féministe inuite, les œuvres d’art de Laakkuluk ont beaucoup à offrir au monde. »

Sur le territoire La situation sanitaire délicate au Nunavut a eu raison des ateliers que l’artiste devait animer dans différentes collectivités du territoire. Cependant, la possibilité de se rendre sur le territoire a été salutaire et lui a permis de continuer la pratique de son

art. « Nous sommes chez nous depuis 16 mois, raconte-t-elle. Nous n’avons jamais quitté Iqaluit, sauf pour aller sur notre territoire ancestral et en fait, cela a été la plus grande bénédiction : [sur le territoire] nous sommes en sécurité et en bonne santé. » La courte liste du Prix Sobey sera annoncée en juin, pour laquelle quatre noms seront retenus. Le ou la grand.e gagnant.e, choisi par le jury composé de huit personnes issues du monde de l’art du Canada, des États-Unis et du Brésil, sera annoncé à l’automne prochain. Chacun des 25 finalistes recevra une bourse de 10 000 $, alors que 100 000 $ seront remis au ou à la grand.e gagnant.e. De son côté, Laakkaluk Williamson Bathory se dit reconnaissante d’être finaliste et estime que les autres artistes, finalistes à ses côtés, sont très talentueux et talentueuses et méritent plus qu’elle le grand prix. Quelques-unes de ses performances sont visibles en ligne ainsi que ses collaborations artistiques comme Kiinalik : These sharp tools présentées à Toronto en octobre 2017. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.


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La scène musicale yukonnaise reprendra du service à l’été 2021 Après un été 2020 pendant lequel les habituels festivals ont subi de nombreuses annulations ou ont été remplacés par des diffusions en ligne, la population yukonnaise pourra de nouveau se rassembler pour apprécier des prestations musicales en direct, tout en respectant les mesures de protection sanitaire. Kelly Tabuteau

Si le retour de certains festivals n’est prévu qu’en 2022, comme celui du Festival Kluane Mountain Bluegrass et du Festival de musique de Keno City, d’autres événements devraient se dérouler presque comme avant, tout en adaptant certaines composantes afin de se conformer aux mesures imposées par les autorités yukonnaises. C’est le Festival d’arts et de musique d’Atlin qui lancera le coup d’envoi de cette saison musicale, et ce, dès le dimanche 23 mai.

Format hybride Voilà plusieurs semaines que le nouveau conseil d’administration du Festival d’arts et de musique d’Atlin planche sur un concept lui permettant d’organiser un évènement à la hauteur de ceux des années antérieures. Si aucune activité n’avait été mise en place en 2020, la formule proposée cette année permettra de mettre de l’avant de nombreux artistes, à raison de trois performances par concert, et de sept concerts répartis sur l’été. Les trois premiers (23 mai, 13 juin et 27 juin) seront diffusés gratuitement en ligne sur la page Facebook du festival et sur son site Internet ; les quatre suivants (10, 17, 31 juillet et 7 août) devraient se tenir en présentiel au Théâtre Atlin BC Globe. « Nous voulions mettre en valeur le plus d’artistes possible,

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car, cette année, tout tourne autour d’eux : les faire travailler, les payer, mais surtout leur donner l’opportunité de se produire parce que c’est ce qu’ils aiment faire », explique la nouvelle productrice du festival, Willow Lacosse. Comme à chaque édition, la troupe de danse de la Première Nation Taku River Tlingit ouvrira et clôturera le festival. En plus de la musique, un spectacle de burlesque et un autre de drag queen seront offerts, ainsi que des ateliers animés par l’artiste Rhoda Merkel, qui perle, coud des insignes, peint, écrit et raconte des histoires des Premières Nations. « Nous voulions vraiment organiser quelque chose cette année, car l’art et la culture sont importants, surtout pendant cette pandémie, souligne Willow Lacosse. Nous nous rendons compte à quel point ils sont nécessaires dans une société, mais aussi dans notre vie en général, car cela contribue à nous rendre heureux. » Pour sa deuxième année consécutive, l’évènement Arts in the Park prévoit être une édition radiophonique en direct, en partenariat avec les stations CJUC à Whitehorse et CFYT à Dawson City, mais l’équipe étudie également certaines options de programmation en personne. Si le format final n’est donc pas encore entièrement confirmé, il est cependant certain que, tous les jours de la semaine, entre le 31 mai et le 9 juillet, les Yukonnaises et

les Yukonnais pourront écouter un concert en direct de 12 h à 13 h et un autre les mercredis soir de 19 h à 20 h, présentant des artistes de Whitehorse et de Dawson. « L’évènement dans le parc Lepage nous manque, c’est certain, avoue Keitha Clark, coordonnatrice de l’évènement, mais la pandémie nous donne une occasion unique de rejoindre un public différent à travers le Yukon, le Canada et même internationalement, grâce à la radiodiffusion. Arts in the Park atteindra une communauté Arts in the Park beaucoup plus large! » Le Festival de musique de En 2020, Arts in the Park avait été organisé intégralement en diffusion radiophonique. Dawson, quant à lui, aura lieu du 16 au 18 juillet. Peu de détails cependant sont connus jusqu’à de monde possible, car nous Toutes ces célébrations perprésent sur son organisation. savons que la communauté veut mettent de relancer les arts au se retrouver. On essaye de tout territoire. L’ambition de chaque faire comme en temps normal, en organisateur est de toucher le Célébrations s’adaptant aux nouvelles réalités. plus grand auditoire possible, franco-yukonnaises Nous aurons, par exemple, des tout en appuyant les artistes d’ici. L’Association franco-yukonnaise bénévoles pour le service de bar, Virginie Hamel déclare d’ailleurs (AFY) organisera une soirée-spec- avec des plateaux de fromage et tenter de décrocher davantage de tacle le 23 juin 2021, de 20 h à charcuterie préparés à l’avance financement afin de proposer de 23 h, pour célébrer le Solstice pour remplacer l’habituel souper. » nouveaux formats aux évènements Enfin, pour la fête du Canada, culturels de l’AFY : un spectacle et la Saint-Jean-Baptiste au camping Robert Service. Si ni le le 1 er juillet 2021, l’AFY, appro- en direct, également enregistré traditionnel pique-nique, ni les chée par Patrimoine canadien, est pour une diffusion en ligne. Pour activités familiales ne seront de la chargée d’enregistrer un clip vidéo le moment, cette formule n’est partie, la soirée s’annonce cepen- de quatre minutes qui sera diffusé pas possible pour l’intégralité dant riche en musique avec pas lors des célébrations d’Ottawa. de leur programmation puisque, moins de trois concerts : Brigitte C’est Major Funk qui sera en selon la gestionnaire de projets, les Jardin, Major Funk et Soir de vedette de cette vidéo, reprenant équipes techniques représentent semaine animeront une foule de une chanson du groupe de rock un coût non négligeable qui ne soixante-dix personnes. Virginie québécois Bleu Jeans Bleu tout peut être assumé chaque fois par Hamel, gestionnaire de projets en mettant de l’avant le territoire, manque de subvention. Arts et culture à l’AFY, explique : la communauté franco-yukonnaise IJL – Réseau.Presse « Nous voulions rejoindre le plus et d’autres talents locaux. L’Aurore boréale

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Les festivals de l’été sont habituellement des incontournables pour la communauté yukonnaise. Le retour des célébrations permettra de relancer l’industrie des arts au territoire tout en apportant du baume au coeur au public.


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L’exposition albertaine Présence des femmes présentera les œuvres de deux artistes franco-yukonnaises Virginie Hamel et Marie-Hélène Comeau, deux artistes franco-yukonnaises, exposeront leurs œuvres aux côtés de cinq autres femmes artistes francophones venues de Saskatchewan et d’Alberta au Centre des arts visuels de l’Alberta, à Edmonton. les femmes artistes qui nous entourent et de leur permettre de Les femmes seront à l’honneur se rencontrer. cet été lors d’une exposition multidisciplinaire hébergée au Célébrer des femmes Centre des arts visuels de l’Alberta inspirantes (CAVA). La galerie exposera une série d’œuvres variées allant de Les artistes participantes sont la photographie à la sculpture, libres d’explorer le sujet comme en passant par la peinture et le elles l’entendent et de représenter collage, sous le thème de la « pré- les femmes qui les inspirent telles sence des femmes ». qu’elles le désirent. « L’art féminin Le défi de mettre sur pied a une voix différente, particulière », une exposition qui regroupe des explique la commissaire. C’est artistes vivant à des milliers de pourquoi elle laisse la liberté aux kilomètres les une des autres, et ce, artistes sélectionnées d’exprimer en pleine pandémie, a été relevé leur propre vision du thème. par Sabine Lecorre-Moore, artiste Virginie Hamel a créé cinq et commissaire de l’exposition. collages qui représentent cinq Mme Lecorre-Moore est partie femmes imparfaites. On retrouve du constat de la sous-représen- entre autres la chanteuse Lhassa tation des femmes dans l’histoire de Sela et l’écrivaine Fanny Britt de l’art. En effet, « il suffit de faire parmi ses sujets. « Ces femmes une courte recherche Google ont réussi à inspirer les gens de pour se rendre compte de la sur- leur génération tout en étant comreprésentation masculine dans plètement imparfaites, explique l’art », explique-t-elle. L’exposition l’artiste, c’est un pied de nez à a donc pour objectif de valoriser ce qu’on demande aux femmes Maurine Forlin

habituellement, d’être toujours l’emblème de la perfection. » Pour ce projet, l’artiste explore une esthétique originale différente de ce qu’elle a l’habitude de faire : « Je les représente dans une esthétique religieuse, comme un hommage, tout en étant une vision un peu ironique de cette image de sainteté. » Marie-Hélène Comeau a, quant à elle, choisi de valoriser l’aspect multiculturel de la communauté, en explorant le récit de trois immigrantes franco-yukonnaises. Elle présentera trois photographies en noir et blanc et une installation composée de dessins de femmes de la communauté. L’artiste aborde le récit de ces trois femmes au travers d’un objet de leur quotidien qu’elles ont rapporté de leur lieu d’origine. « L’objet du quotidien est un vecteur super intéressant pour faire émerger le récit, explique M me Comeau. On se reconnaît autour de la langue dans la com-

munauté, mais on ne connaît pas nécessairement l’histoire de chacun. Tous les objets qui nous entourent ont une histoire, c’est une partie de notre histoire à nous, morcelée. » L’œuvre se veut ainsi une belle façon d’apprendre à se connaître et à connecter avec l’autre. Le but de la commissaire n’est pas de simplement exposer différents projets, car l’ensemble des œuvres des sept artistes forment un tout. « L’exposition en elle-même est projet artistique », précise Sabine Lecorre-Moore.

Une exposition aux multiples facettes S’adapter est devenu monnaie courante dans le milieu artistique depuis le début de la pandémie. Malgré l’instabilité du contexte, Sabine Lecorre-Moore ne s’est pas découragée et a envisagé tous les scénarios possibles. L’exposition devrait être accessible

dans l’espace « exploration » du CAVA mais, en cas de fermeture, l’espace boutique de la galerie pourra également être exploité. Pour le public yukonnais, il sera possible de visiter l’exposition virtuellement grâce à des capsules vidéo. Une brochure sera également mise à disposition des visiteurs virtuels. De plus, chaque artiste est invitée à proposer un atelier en ligne pour le public. L’idée originale étant surtout de permettre aux différentes artistes de se découvrir, la commissaire privilégiera une rencontre en petit comité si la pandémie le permet et optera pour un vernissage en ligne pour le grand public. Virtuellement ou non, l’exposition se déroulera du 30 juin au 28 août 2021. Si la visite virtuelle vous ouvre l’appétit, les œuvres des artistes yukonnaises referont leur chemin vers Whitehorse et, qui sait, donneront peut-être naissance à d’autres expositions au territoire. À suivre…

Yukon-Extra-Ordinaire : une voix pour les pionnières yukonnaises Philippe Cardinal a donné vie à un projet qu’il chérissait depuis longtemps : lancer sa propre série de balados historiques, véritable compilation d’années de recherches et de curiosité envers le territoire. Yukon-Extra-Ordinaire parle des femmes qui ont révolutionné l’époque de la ruée vers l’or et proposera également d’autres incursions sonores au cœur de l’histoire yukonnaise. Laurie Trottier

La voix de Philippe Cardinal vous a peut-être déjà raconté des bribes de l’histoire de la ruée vers l’or sur les ondes de CBC North et de Radio-Canada, dans le cadre de l’émission radiophonique Rencontres. Peut-être aussi l’avez-vous entendu comme narrateur de sujet d’actualité à travers les balados de l’Aurore boréale. Il fait désormais le grand saut en lançant son tout nouveau balado de façon indépendante : Yukon-Extra-Ordinaire. « Je ne connaissais pas grand-chose aux podcasts, mais j’ai appris tranquillement avec des sites Internet et j’ai acheté un peu de matériel », explique humblement Philippe Cardinal. En sondant ses amis, il apprend que ceux-ci sont inté-

ressés à écouter des capsules sur l’histoire du Yukon en se rendant à leur travail respectif. « Donc il fallait que je garde ça court, explique-t-il. J’ai des sujets que j’ai coupés en plusieurs épisodes. » Il s’agit d’un projet d’essaiserreurs, dans lequel le Québécois d’origine apprend continuellement de nouvelles choses et peaufine sa technique de baladodiffusion. C’est le premier projet radiophonique pour lequel il doit s’acquitter de toutes les tâches, de l’enregistrement à la mise en ondes, en passant par le montage. Sur la plateforme Soundcloud, celui-ci a déjà plus d’une trentaine d’épisodes, d’une dizaine de minutes chacune. Il prévoit en ajouter de nombreuses autres, dont des récits de fiction historique qu’il a déjà lus pour l’émission

Rencontres. « J’aimerais aussi me concentrer sur la vie de quelques Franco-Yukonnais, on va voir ce que je vais faire », raconte Philippe Cardinal, enthousiaste. En entrevue le 12 mai, il a mentionné s’être fortement inspiré de l’animateur et écrivain Serge Bouchard, décédé la veille, qui a donné vie à De remarquables oubliés, une émission phare de Radio-Canada. « Loin de moi l’idée de prétendre que j’ai son talent par contre », s’exclame-t-il en riant.

Réfléchissant à voix haute, il raconte que son père lisait le journal à son grand-père qui ne maîtrisait pas la langue de Molière à l’écrit. « Mais c’est aussi que l’histoire des femmes dans la ruée vers l’or est souvent plus racontée en anglais. J’ai tellement de matériel, j’ai le goût de raconter ça », avoue-t-il. Aucun doute, c’est la passion de l’histoire qui a guidé Philippe Cardinal vers l’enregistrement de ces capsules. « Je suis fier d’être Franco-Yukonnais et […] on finit toujours par vouloir savoir d’où on en vieillissant. Et si je peux La passion à l’antenne vient essayer de donner une fierté à la « Moi, depuis que je suis petit francoyukonnie, je vais le faire », garçon, je suis tombé en amour affirme celui qui est aussi membre avec l’histoire », confie Philippe de la toute nouvelle la Société Cardinal. Cependant, difficile pour d’histoire francophone du Yukon, lui d’expliquer son récent engoue- créée en avril dernier. Selon lui, ment pour les baladodiffusions. relater l’épopée des femmes lors

Laurie Trottier

Philippe Cardinal s’est pris d’affection pour le territoire lorsqu’il est venu faire de la recherche pour compléter sa thèse en sciences humaines, il y a environ 15 ans.

de la ruée vers l’or est capital, ne serait-ce que pour compléter la perspective masculine dominante. « Elles ont fait des choses tout aussi intéressantes et époustouflantes que les hommes, mais on n’en a pas beaucoup parlé », se désole-t-il. Ce qui le surprend toujours, c’est que l’histoire réelle s’avère parfois encore plus improbable que la fiction, tellement certains évènements lui apparaissent saugrenus. Pour les découvrir, il suffit de jeter un coup d’œil — ou d’oreille — à l’adresse suivante : soundcloud.com/ yukon-extra-ordinaire.


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Stimuler l’innovation en période de pandémie Le 3 mai dernier, l’Université du Yukon dévoilait le nom des gagnants de l’édition 2021 du Prix pour l’innovation. Un total de 69 000 $ en bourses a été remis à sept projets inspirants. Rencontre avec la responsable du Département de l’innovation et de l’entrepreneuriat, Lauren Manekin-Beille. en sécurité alimentaire, en technologie, en santé… C’est une très bonne Ayant pour thème « L’innovation chose, mais c’est aussi plus difficile pour la relance », ce prix avait pour à juger! », explique-t-elle en riant. objectif de mettre en valeur les solutions créatives des Yukonnaises Récompenser et des Yukonnais aux défis posés l’innovation autochtone par la pandémie. « L’opportunité d’innover était grande, explique C’est l’entreprise Gúnta Business Mme Manekin Beille. Tout le monde Counsulting qui a finalement remavait besoin de recréer ses façons porté le grand prix de 30 000 $. « Ils ont eu une réaction immédiate de faire! » Alors que les éditions précé- à la pandémie et on travaille très dentes du concours se concentraient fort pour permettre aux commusur des thématiques plus précises, nautés autochtones de poursuivre comme les changements clima- leurs rencontres et événements tiques ou l’entrepreneuriat social, le importants en ligne », raconte la concours de cette année a permis responsable du Département de d’inclure tout projet de Yukonnaises l’innovation et de l’entrepreneuriat et de Yukonnais souhaitant innover à l’Université du Yukon. La réponse des communaudans n’importe quel domaine. « On a entre autres récompensé des projets tés a été tellement positive à leur Laurence Rivard

nouvelle offre de service que cette façon de faire aurait même permis une plus grande implication des citoyen.ne.s : « C’est ce qui arrive quand on opte pour des solutions créatives! On va au-delà du problème initial et on en profite pour faire encore mieux qu’avant! »

Un concours aux retombées multiples Une des grandes fier tés du Département de l’innovation et de l’entrepreneuriat pour l’édition 2021 est d’avoir réussi à obtenir un taux de participation similaire aux années précédentes. « Innover dans un monde stressant, c’est certain que ça demande plus d’énergie, de tolérance au risque et de travail cérébral. Mais je crois

que ça a aussi réveillé des gens qui n’auraient pas innové autrement », avance celle qui a notamment contribué au développement de Yukonstruct avant d’atterrir à l’Université du Yukon. Pour Lauren Manekin-Beille et son équipe, l’impact du Prix pour l’innovation dépasse largement les bourses reçues par les sept projets retenus. En effet, chaque équipe candidate avait aussi accès à quelques heures de coaching pour aider au développement de leurs idées. « Juste ça, ça rend les gens plus confiants en leur projet », affirme-t-elle. C’est aussi une bonne façon pour le Département de l’innovation et de l’entrepreneuriat de connaître les idées des Yukonnaises et des Yukonnais : « La magie de ce prix,

Fournie

L’entreprise Gúnta Business Consulting a remporté le premier prix, d’une valeur de 30 000 $.

c’est qu’il nous permet d’entendre les idées, même les plus folles! Et on veut tout savoir! On s’en fout que ça devienne une entreprise ou pas. Ton idée va peut-être inspirer quelqu’un d’autre, qui va inspirer quelqu’un d’autre, etc. L’important c’est de créer. »

P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S

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Adrian Burrill « Le meilleur conseil que j’ai reçu c’est de ne pas lâcher. Il ne faut pas arrêter lorsqu’on fait des erreurs, ça va finir par passer. Il faut continuer de croire en soi-même. »

Quelque chose d’indispensable pour l’entreprise Il est indispensable d’avoir un bon produit et une bonne équipe, c’est-à-dire de bons employés, car on ne peut pas tout faire seul. Je suis chanceux, j’ai de bons employés et un très bon soutien de la part de la communauté.

Activités hors du travail Quand je ne suis pas au travail, j’aime jouer de la musique. Je suis trompettiste dans le groupe de musique Major Funk. Il y a des répétitions tous les jours et je fais aussi un peu de travail d’administration pour le groupe.

Cette entreprise est spécialisée dans la confection et la vente de bagels de style yukonnais et faits à la main. Des sandwichs sur pain bagel sont également offerts en boutiques.

Le Yukon : avantage ou défi?

J’ai de la reconnaissance Notre engagement vert pour… Alana et moi avons à cœur la

Se lancer en affaires au Yukon aide beaucoup. Nous avons pu identifier une niche vide que nous pouvions combler. Nous n’aurions pas pu le faire à Montréal ou à Vancouver parce que la concurrence y est trop grande. Le soutien de la communauté est également incroyable et aide beaucoup.

Je suis reconnaissant d’habiter dans un lieu comme Whitehorse. Sans le soutien communautaire et celui de ma partenaire d’affaires ainsi que de nos familles rien de tout cela n’aurait été possible.

Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à

Bullet Hole Bagels

En savoir +

portraits.afy.ca

protection de l’environnement. Je fais mes livraisons de bagels à Whitehorse en vélo dans les commerces qui vendent notre produit. On tente aussi d’offrir nos bagels dans des sacs en papier. Finalement, depuis plus d’un an, une partie de notre facture d’électricité est versée dans l’investissement de projets d’énergie verte à travers la compagnie Bullfrog Power basée en Ontario.


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coUps D’oeil

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Guillaume Riocreux

Le 12 mai dernier, la Section de la gestion des feux de forêt a procédé à un feu préventif à proximité du quartier Whistle Bend. Ces feux préventifs permettent de réduire drastiquement la possibilité d’un incendie dans les zones présentant un risque.

Taya Fraser

Le 18 avril dernier, un brunch performatif sur le thème du rêve a été organisé par Annie Maheux au bar Paddy’s Juke Joint. Le public y a découvert le repas suspendu dans les airs au dessus des tables. Antoinette Oliphant a animé l’événement haut en couleur en incarnant plusieurs personnages, Chérie Coquette a joué sur le thème du cauchemar. Le public a également pu se régaler des prestations de Drag King Gold et du duo jazz Heliothrope.

Fournie

Une manifestation silencieuse a eu lieu le 13 mai dernier à Whitehorse, en solidarité avec la Colombie, où des centaines de milliers de Colombien.ne.s manifestent depuis fin avril pour dénoncer les répressions et les abus exercés par les forces de l’ordre de leur pays, réclamant des réformes en profondeur de la police.

CSFY

Le 6 mai dernier, des élèves du CSSC Mercier ont participé à la campagne de nettoyage communautaire lancée par la Ville de Whitehorse. 80 élèves et leurs enseignant.e.s ont participé au ramassage de déchets entre le parc de planche à roulettes et le magasin Super A de Riverdale, en passant par F.H. Collins, le CSSC Mercier et l’École Selkirk! Le tout a été orchestré et supervisé par les finissant.e.s de l’école secondaire. Bravo aux élèves pour cette belle conscience environnementale!

Josh Paton/WDGA

Jean-Paul Berrel fait un lancer lors du tournoi d’ouverture de la saison de disc golf, organisé par l’Association de disc golf de Whitehorse. L’événement s’est tenu le 15 mai dernier sur le parcours de Solstice situé entre les quartiers de Porter Creek et de Takhini. Une cinquantaine de participant.e.s ont bravé la neige qui tombait ce jour-là.

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Félicitations au club de lecture Les p’tits yeux pointus. Le groupe a offert en avril dernier une nouvelle trousse de lecture « Le grain de sable » ainsi que la sélection de livres que le club a remporté lors du dernier défi de lecture. Quel bonheur de voir encore plus de nouveaux livres en français à la bibliothèque publique de Whitehorse!


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Géocaching au Yukon Le géocaching – chasse au trésor des temps modernes – est un loisir présent dans le monde entier et qui a su trouver une place particulière sur le territoire du Yukon. Agnès Viger

Armés d'un appareil portatif utilisant la technologie de géopositionnement par satellite (GPS), les amateurs de géocaching, aussi appelés géocacheurs ou géochercheurs, peuvent tenter de débusquer les 381 caches réparties dans le Yukon. Les caches classiques sont des boites hermétiques dans lesquelles se trouve un registre de visites et parfois des petits trésors que les géocacheurs s'échangent. Les joueurs peuvent aussi créer et déposer leurs propres caches en s'engageant à respecter l'environnement et les lois, tout en effectuant une maintenance régulière. Ces exigences sont particulièrement importantes au Yukon, où le respect de la vie sauvage et de l’écosystème est essentiel.

Un loisir qui rassemble En temps de pandémie, le gouvernement encourage les Yukonnaises et les Yukonnais à participer à des activités extérieures et à limiter le nombre d'interactions sociales. Le géocaching correspond aux restrictions et se prête particulièrement bien aux sorties familiales. « Il faut juste emporter avec soi un gel hydroalcoolique », précise Genséric Morel, géochercheur depuis 2012. Les joueurs posant des caches partagent souvent des souvenirs personnels dans la description, créant ainsi un sens de la communauté. « J'ai placé une cache en juillet 2019, à la hauteur de la Ville de Dawson avec une bague de

Agnès Viger

Des applications mobiles sont disponibles gratuitement pour jouer au géocaching à partir de son cellulaire.

fiançailles à l'intérieur pour que ma partenaire puisse la trouver. Elle a dit oui! J'invite maintenant ceux qui découvrent cette cache à partager un mot sur quelqu'un ou quelque chose qu'ils aiment », s'émeut Paul Robitaille. Depuis près de 20 ans, des événements sont créés via le site geocaching.com, notamment les CITO – « Cash In Trash Out » - où des organiseurs invitent les joueurs intéressés à participer à la préservation la nature en ramassant les déchets, en plantant des arbres, en retirant les espèces invasives ou en aménageant des sentiers.

Apprendre en s'amusant grâce au géocaching La diversité des caches proposées fait que chacun y trouve son compte. Les Earthcaches – au nombre de 40 sur le territoire du Yukon – permettent de faire des découvertes géologiques. Les caches mystères invitent les joueurs à déchiffrer des cassetêtes. Les multicaches et Wherigo permettent quant à eux de partir pour plusieurs heures d'aventures et de découvertes. L'apprentissage est un point central de ce loisir populaire, chaque cache possédant une description révélant l'histoire du lieu de recherche. Par ailleurs, de nombreuses écoles, telles que Robert Service à Dawson City, incluent le géocaching dans leur programme. « Les élèves apprennent ainsi à se servir d'un GPS et ils posent une cache dans laquelle des objets voyageurs sont déposés. Ils suivent ensuite le trajet de ces objets voyageurs à travers le monde, une façon ludique de découvrir la géographie », explique l'instructeur Andy Ladeau. Parcs Canada a créé huit géocaches reliées au complexe historique de Dawson City et dans le champ aurifère du Klondike, avec des descriptions en français et en anglais. Cette initiative bilingue est appréciée des visiteurs comme des locaux. « J'ai découvert Dawson City en septembre, et les tours organisés n'étaient plus proposés. Les géocaches de Parcs Canada m'ont permis de m’imprégner de l'histoire de la ville lors de mon voyage de noces », s'enthousiasme Mauricette Savager.

Genséric Morel

Découverte d’une cache dans le parc territorial Tombstone.

Roulez à l’énergie propre

Vous voulez acheter un vélo électrique? Obtenez une remise en argent à l’achat d’un vélo électrique admissible! Les remises du gouvernement du Yukon pour le transport propre vous aident à passer aux véhicules à émission zéro : u Obtenez jusqu’à 1 500 $ à l’achat d’un vélo cargo électrique neuf. u Obtenez jusqu’à 750 $ à l’achat d’un vélo électrique neuf. Adoptez des technologies écoénergétiques propres, économisez de l’argent et réduisez votre empreinte carbone.

Consultez les programmes de remise pour le transport propre :

yukon.ca/fr/remises-ecoenergie

* Vous pouvez demander une remise pour un véhicule admissible acheté à partir du 14 novembre 2019.


Programmes en français

Jeudi 20 mai 2021

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Il y a bien du talent au Yukon! Les élèves des écoles yukonnaises ont démontré l’éventail de leurs talents ces dernières semaines, autant au niveau élémentaire que secondaire. Regardez tout ce qu’ils ont fait!

Secondaire en images Les élèves de plusieurs écoles secondaires yukonnaises ont contribué à l’édition virtuelle 2021 de Secondaire en spectacle, cette année intitulée Secondaire en images. Tours de magie, petits films d’animation, poésie slam, et plusieurs courtsmétrages musicaux entraînants : les élèves, leurs moniteurs de français et leurs enseignants se sont dépassés! Quels artistes! Prix Coup de coeur du public : F.H.Collins, 8e année – Mets du respect dans ton bac. Prix Performance de groupe : Robert Service, 9e année – Coton Ouaté. Prix Performance duo : Benjamin Déziel – Magic Ben. Prix Création originale : Pyper Smith – Comment j’ai fait la couture (film).

La parade de mode de Takhini Voici la parade de mode pour le Mardi Gras de la classe de 4-5e année de Mme Dorothy à l’École élémentaire de Takhini. Quelle allure!

L’activité Émilie Tremblay avec les élèves de 9e année de F.-H.-Collins Le Café français de Jack-Hulland La classe 6M de l’École Jack-Hulland a ouvert, le temps d’un apéro, un café français. Quels gourmets!

En classe, les élèves de 9e année d’immersion de F.-H.-Collins ont lu à haute voix, chacun leur tour, un texte sur la vie d’Émilie Tremblay. Ils ont noté ses grands accomplissements pour ensuite en faire un dessin. Voici deux créations de nos jeunes historiens!


Jeudi 20 mai 2021

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Jeudi dernier, c’était la journée « cheveux fous » dans la classe de 2-3e année de Mme Meghan. Quels coiffeurs!

La Folie Furieuse La Folie Furieuse est également virtuelle en 2021! Les classes de 6e et 7e année de plusieurs écoles ont passé les dernières semaines à apprendre une chanson et la biographie de six artistes francophones. Ils se sont affrontés durant un jeu questionnaire amical la semaine dernière. Ils ont également produit une vidéo de performance synchro-labiale pour l’événement. Quels connaisseurs! Bravo à la classe 6-7M de Takhini pour leur 1re place, la classe 6-7D de Takhini pour leur 2e place et la classe 7A de Holy Family pour leur 3e place!

Le spectacle de marionettes de Hidden Valley

Au revoir les moniteurs!

Les classes de 2 , 4 , 5 et 6-7 années ont créé un spectacle vidéo de marionnettes intitulé Les 6 petits cochons et les loups. Quels acteurs! e

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C’est le temps de dire au revoir à nos moniteurs et monitrices de français qui quittent à regret les écoles de Whitehorse et des communautés rurales. Un gros merci pour leur présence très appréciée dans les classes cette année! À Dawson, Lenny, la monitrice, a pris un café avec la classe de 9e année.

Visitez notre page Web :

yukon.ca

Programmes en français

La journée des cheveux fous à l’École élémentaire Selkirk


Jeudi 20 mai 2021

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Du Yukon aux Caraïbes Fiona Slipp, 8 ans

Je m’appelle Fiona, j’ai huit ans et j’allais à l’École Émilie-Tremblay. Le 21 décembre 2020, j’ai déménagée sur un voilier à la Grenade. Notre voilier, c’est comme une roulotte ou un camper, mais sur l’eau. Notre voilier mesure 40 pieds et s’appelle Lupine. Mon lit est triangulaire et je partage ma chambre avec ma sœur, comme au Yukon. On utilise un petit bateau comme un Zodiac avec un moteur pour se déplacer de notre voilier à un autre, à la plage ou au quai pour aller découvrir les iles, faire les courses ou aller jouer dans l’eau. C’est comme notre voiture à la maison. La vie sur le bateau est différente de la vie au Yukon. Premièrement, il fait toujours chaud. On fait l’école à la maison. On change souvent de place. On se déplace d’une île à l’autre. La végétation est différente aussi. Il y a plein de cactus, il n’y a pas de sapins. Il n’y a pas de neige et c’est plutôt sec. L’eau est turquoise comme dans plusieurs lacs au Yukon. La nourriture est très différente. Mon fruit préféré est le fruit de la passion. Mon repas préféré des Caraïbes est le rôti au poulet. J’ai gouté à une carambole et je n’ai pas aimé ça. Ici, il y a plein de noix de coco et j’adore en manger. Mon papa les ouvre avec une machette.

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Les animaux et les poissons sont aussi différents. J’ai vu des iguanes, des tortues sur la terre et sous l’eau, des raies, toutes sortes d’oiseaux, toutes sortes de poissons tropicaux et des étoiles de mer géantes. J’ai même pris un oursin dans ma main. Un soir sur le catamaran de nos amis, quand nous étions dans un parc marin de Sandy Island près de Cariacou, nous avons éclairé le fond de la mer et nous avons vu des tonnes de poissons, les plus gros que j’avais jamais vus. Il y avait une vingtaine de raies, des tarpons plus longs que moi, des thons et des petits poissons aussi. Il n’y a pas de saumon dans les Grenadines.

Dates limites pour présenter une demande au Fonds pour les arts et au Fonds d’aide à la tournée e1 20 1

Un jour, nous avons pêché un gros thon. On en a mangé pour souper et c’était délicieux. Ce que j’aime le plus, c’est nager, faire de la plongée en apnée et jouer à la plage. J’aime me faire de nouveaux amis et visiter leur bateau et jouer avec eux. Ce que j’aime le moins, c’est qu’il fait très chaud. Des fois, quand on navigue, le bateau bouge beaucoup à cause des grosses vagues et ça me donne mal au ventre. Comme l’eau de la mer est salée, nous devons la transformer en eau douce pour la boire. On utilise un dessalinisateur qu’on fait fonctionner à l’aide d’une génératrice qui est comme un petit moteur

leur permettre de présenter leurs œuvres à l’extérieur du Yukon. Depuis le 15 juin 2020, les projets admissibles comprennent les tournées au Yukon et les tournées numériques (en ligne). Il y a quatre dates limites par année pour le dépôt des demandes: le 15 des mois de mars, juin, septembre et décembre. Le formulaire de demande et les lignes directrices se trouvent sur notre site Web. Les demandeurs sont invités à consulter un conseiller de la Section des arts avant de déposer leur demande.

Téléphone : 867-667-3535 Sans frais: 1-800-661-0408, poste 3535 artsfund@yukon.ca

yukon.ca/fr/arts-et-culture

qui fait beaucoup de bruit. Aujourd’hui, nous sommes à Saint-Vincent-et-les-Grenadines et j’aime ça ici, car il y a plusieurs îles avec des plages de sable blanc. Le premier jour que nous sommes arrivés à St-Vincent-etles-Grenadines, nous étions à l’ île de Bequia et sur une autre ile tout près, le volcan La Soufrière s’est mis en éruption. Je n’ai pas vu la lave, mais j’ai vu le gigantesque nuage dans le ciel. Le lendemain matin à notre réveil, il y avait tout plein de cendres volcaniques qui couvraient tout le bateau. Je m’ennuie de mes amis du Yukon, de la neige et du sirop d’érable.

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Science : des graines de 142 ans Agence Science-Presse

Le Fonds pour les arts subventionne des projets collectifs liés aux domaines des arts littéraires, visuels et de la scène en favorisant la créativité artistique et la participation du public.

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Une fois par 20 ans, les «gardiens» de cette expérience scientifique se réunissent la nuit, dans un endroit connu d’eux seuls, et déterrent quelques graines. Tout avait commencé il y a 142 ans, en 1879, lorsque le botaniste William James Beal, de l’Université du Michigan, s’est posé une question à la fois simple et compliquée : après combien de temps laissée en dormance une graine peut-elle encore germer? Il avait donc enterré quelque part sur le campus de son université 20 bouteilles remplies de sable et contenant chacune 50 graines de chacune des 21 espèces choisies, de la moutarde noire jusqu’au trèfle blanc en passant par l’amarante réfléchie. En confiant à ses successeurs la tâche de déterrer une bouteille tous les cinq ans et de comparer les « performances » de chaque espèce.

Avec les décennies, le nombre d’espèces résistantes avait diminué petit à petit, donnant aux successeurs du professeur Beal l’idée d’espacer les récoltes, pour faire durer les bouteilles le plus longtemps possible. Plus tôt ce mois-ci, la 16e a été récoltée, ce qui veut dire qu’à raison d’une par 20 ans, l’expérience pourrait se poursuivre jusqu’en l’an 2101. S’il ne s’agit pas de la plus vieille expérience du monde toujours en cours, il s’agit fort probablement de la plus vieille en botanique. Certes, la technologie n’est plus du tout la même. Aujourd’hui, il est possible de regarder l’intérieur de la graine avant de la planter et sans même l’ouvrir ; les connaissances acquises en génétique permettent aussi de prévoir à l’avance que certaines échoueront. Mais les botanistes de l’université n’ont pas abandonné leur rituel qui est devenu, à l’insu de ce qu’avait prévu William Beal — il espérait des découvertes

susceptibles de venir en aide aux agriculteurs — une expérience d’histoire des sciences en même temps que de botanique. Et des idées qui n’étaient pas dans le décor en 1879 se sont également ajoutées. La dernière décennie a ainsi vu naître des projets d’entreposage de semences agricoles pour les générations futures, au cas où une catastrophe planétaire se produirait. La question de la période pendant laquelle une graine peut survivre prend donc un tout autre sens, en plus des conditions idéales pour augmenter ses chances. La championne : la molène blattaire (Verbascum blattaria), une plante à fleurs jaunes dont la moitié des graines récoltées en l’an 2000 avaient germé. La «récolte» suivante devait avoir lieu en 2020, mais un certain virus est venu changer les plans. Lien vers l’article original : sciencepresse.qc.ca actualite/ 2021/04/23/graines-142-ans


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Eagle Plains Yves Lafond

La plaine de l’aigle. Je l’aime bien cette traduction. Sauf que c’est quand même un drôle de nom pour un endroit perché si haut. C’est au sommet d’une très haute corniche et non au milieu d’une plaine que ce relais est juché. Je ne sais pas si le nom vient des bâtisseurs de cet endroit, qui eux viennent des plaines. Peut-être auraient-ils emmené un peu de leur chez eux dans ce nom. Mais il n’y a pas à se tromper. C’est quand on vient du Nord qu’on peut constater combien haut il est perché. On voit sa lumière resplendir une bonne cinquantaine de kilomètres avant d’y arriver. Pas de confusion à y avoir. C’est la seule, brillant dans la nuit arctique entre les étoiles et les aurores, à ne jamais bouger. Arrivant du Sud, ce n’est que rendu à quelques kilomètres qu’on l’aperçoit. Mais des deux bords, du Sud ou du Nord, on n’en atteint le nid qu’après avoir gravi des montées des plus malcommodes. Elles sont épiques à envoyer dans le décor le premier à manquer de concentration. Mais à mesure que le moteur, soulagé de cet ultime effort, diminue son beuglement, que le complexe apparaît devant le nez du camion qui se rabaisse, il est déjà temps d’annoncer au micro qu’on arrive à « Eagle », à l’aigle. On entre dans le stationnement comme un fier vaisseau entre au port après une houleuse traversée. On prend la cadence du grizzly à la démarche nonchalante, plus épeuré par rien au monde. Ça arrive aussi qu’on y parvienne de peine et de misère en éclopé, les roues pleines de gravier grinçant de douleur. Peu importe. La première vérification va pour les autres camions qui ronronnent sagement dans le stationnement. S’il y en a plus d’une dizaine, c’est garanti que le côté nord est fermé par une barrière où de lumières rouges clignotent. Il y a blizzard dans l’air du côté de Huricane Alley. S’accoster à côté des autres trucks devient réconfortant comme un bon bouillon. Après avoir roulé pendant des heures ou des jours dans le froid mordant, le vent violent, ou pire, le blizzard coupegorge des montagnes, on se sait en sécurité pour au moins la prochaine nuit. On sait qu’à l’intérieur il y aura à boire et à manger, et peut-être même de la bonne compagnie. Le vent pourra bien souffler la neige autant qu’il le voudra et le mercure valser à moins quarante, rien ne nous atteindra à l’intérieur. Je dois m’arrêter ici sur cette lancée. Je pensais parler d’Eagle Plains surtout parce qu’il me rappelle tellement le film

Bagdad café. Pour ceux qui ne le connaissent pas, disons en résumé que c’est l’histoire d’un relais perdu sur une route désertée par les voyageurs, qui lui préfèrent dorénavant une autre autoroute nouvellement construite. Le cœur de cette histoire suit le personnel et les quelques habitués tous plus disjonctés les uns que les autres, qui en arrivent malgré tout à former un genre de famille. Voilà. Sauf que selon mon œil, le film, malgré son côté farfelu, c’est de la petite bière, comparé à Eagle Plains. Ça vaut la peine de voir ça. Je me préparais à en étaler le pourquoi du comment, en dépeignant certains de ces personnages plus que colorés qui y sont passés au cours des années. J’ai été arrêté dans mon élan à cause d’un évènement. La « maîtresse de maison » de cet endroit hurluberlu, appelons-là ainsi, est… partie. Elle s’appelait Éléonore. Elle venait de l’Ontario. C’est la première personne que j’ai rencontrée quand j’y ai mis les pieds pour la première fois, il y a de ça beaucoup trop d’années déjà. Elle servait les déjeuners. Elle avait la personnalité flamboyante d’un comptable du fisc. Elle n’a jamais changé. Je peux compter sur les doigts d’une seule main les fois où

je l’ai vu rire. Mon regard envers elle par contre, lui, a changé. Avec le temps, sous ses airs froids comme le vent arctique dont elle s’était drapée, elle se découvrait ici et là aux habitués. Elle laissait entrevoir un cœur beaucoup plus chaleureux qu’on aurait pu le croire aux premiers abords. Au compte-gouttes toujours, et dans des gestes plus que subtils il est vrai, elle se laissait aussi aller envers ses accoutumés. Elle oubliait de charger le tarif à untel pour la douche, à un autre pour l’Internet. Elle a même fait le lavage des vêtements à certains pendant qu’ils allaient faire leur livraison à Inuvik. Pour une femme telle qu’elle, veuve de haut gradé de l’armée de surcroît, à cheval sur les principes comme un procureur du Roi, c’était plus qu’on pouvait demander. Je me rappelle d’un soir où je m’y étais arrêté pour la nuit. Le restaurant et la station de gaz étaient fermés. L’endroit était désert autant qu’un soir de novembre peut l’être. Il ne restait que le bar encore ouvert où on y sert soupe et sandwich. C’était sombre comme si c’était éclairé au fanal. J’étais le seul client de la place. Elle remplaçait la serveuse habituelle. À ma grande surprise,

Pixabay

elle a pris place sur le banc voisin. Elle m’a raconté pendant toute la soirée son amitié avec cette francophone de son Ontario natale. Ce fantôme d’un passé et d’un lieu lointains revenait dans des images floues et vaporeuses reprenant vie pour venir lui tenir compagnie ces soirs de grande solitude où nul autre être vivant ne se pointerait. Et moi, tout ce que j’entendais, c’était qu’elle m’aimait bien puisqu’elle daignait me présenter cette amie issue d’une autre vie. Affaiblie par un cancer qu’elle traînait depuis une vingtaine d’années, les soixante-dix ans passés depuis longtemps, pleine de cash, propriétaire de quelques édifices, elle aurait pu prendre sa retraite

depuis longtemps. Mais non. La dernière fois que je l’ai vue, elle servait les repas une assiette à la fois. La voyant se traîner les pieds dans des pantoufles qu’elle ne levait plus du sol, j’ai réalisé qu’elle ne partirait jamais. Voilà comment la vie se définit pour certains. Les « misfits » ne sont pas tous des tatoués dysfonctionnels pas fiables pour cinq cents. Il y en a aussi qui sont drettes comme des barres, mais suffoquent dans la cohue. Dans cette vie comme dans l’autre, je la crois incapable de blairer la foule. Je m’attends donc à la voir errer dans les corridors, le bar ou la salle à manger pour longtemps encore. Salut Éléonore.

Célébrons la découverte de l’or au Yukon Angélique Bernard

L’année 2021 marque le 125 e anniversaire de la découverte de l’or au Yukon. Pour l’occasion, le Bureau de la commissaire du Yukon prépare des activités pour les prochains mois. Beaucoup de choses ont été dites et écrites sur cet événement qui a marqué le territoire et qui représente une période de perturbations et de changements pour les Premières Nations du Yukon. En février 2020, j’ai visité le magnifique Centre de préservation de Bibliothèque et Archives Canada à Gatineau. Amatrice d’histoire et de livres, j’étais dans mon élément! J’y ai rencontré Roderick McFall, archiviste principal, qui avait sorti des documents portant sur le Yukon, dont la première carte des ruisseaux du Klondike, les documents de la découver te de l’or d’août 1896 et une lettre de 1926 signé par le gouvernement du Canada reconnaissant la contribution des autochtones Skookum Jim et Tagish Charlie à la découverte de l’or. Cette visite a été l’élément déclencheur pour certains projets en 2021.

À la mi-mai, nous avons lancé notre livre à colorier bilingue (anglais-français) sur le 125e anniversaire de la découverte de l’or au Yukon. Écrit par moi-même et Kerri Scholz, secrétaire particulière de la commissaire, et illustré par Andrew Sharp, ce livre de 12 pages présente les moments marquants de la découverte et le rôle de Skookum Jim, de Tagish Charlie et de Kate Carmack durant cette période. Le livre sera distribué dans les écoles, les centres d’information touristiques et certains terrains de camping du Yukon. Vous pouvez également vous procurer des exemplaires gratuits à mon bureau, au 412, rue Main. Le 1er juin, nous allons dévoiler, au deuxième étage de la maison Taylor, notre exposition sur la découverte de l’or au Yukon. Vous pourrez y voir des documents historiques, dont la lettre de 1926, des panneaux explicatifs, des livres écrits par William Ogilvie (arpenteur-géomètre en 1896 et commissaire du Yukon de 1898 à 1901) et plus encore. Une autre belle façon de montrer l’apport des Premières Nations au développement du Yukon. Cette exposition sera en montre jusqu’à la fin novembre.

Au cours des prochaines semaines, nous allons relancer le Fonds pour le mieux-être DaisyMason. Nous avions lancé le fonds en avril 2020, au début de la pandémie, donc pas nécessairement au meilleur moment pour lancer un nouveau programme! Ce fonds soutient financièrement des membres des Premières Nations du Yukon qui organisent des activités axées sur le mieux-être, la santé et le développement des personnes et des collectivités. Les intérêts de ce fonds proviennent de l’argent de la découverte de l’or investi par Skookum Jim en 1905 pour subvenir aux besoins de sa fille Daisy. C’est une belle façon de poursuivre le legs de Skookum Jim, qui mentionnait dans son testament de 1916 que cet argent irait à Daisy et à ses enfants ou que, si Daisy mourait sans enfants, cet argent servirait à aider les membres des Premières Nations du Yukon qui en avaient vraiment besoin. Nous allons également organiser un pique-nique à la Résidence du commissaire à Dawson le samedi 14 août durant la fin de semaine des Jours de la découverte. Les gens pourront

Fournie

Le Bureau de la commissaire du Yukon a édité pour l’occasion un livre de coloriage pour enfants illustré par Andrew Sharp.

venir m’y rencontrer et recevoir une boîte de nourriture à emporter. Il y aura des jeux à l’extérieur (croquet et bocce), une lecture du messager d’histoires du Yukon et d’autres présentations. J’espère que vous allez célébrer ce moment historique de l’histoire du territoire. Angélique Bernard est la commissaire du Yukon.


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Jeudi 20 mai 2021

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BANC BANC 18 emplois BAR BAR BÂTON BÂTON BOIS BOIS BOISSON BOISSON BORD BORD BUISSON BUISSON BUT BUT

La francophonie te tient à cœur? Joins-toi à notre équipe!

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Profil

• Planifier et coordonner des activités et des événements artistiques, culturels et communautaires.

• Diplôme en animation et recherche culturelles, en loisir, en gestion d’événements ou équivalence.

• Gérer des bénévoles et des personnes contractuelles.

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Offre d’emploi

Poste à contrat (environ 4 à 5 heures par publication). Qualités requises : • Autonomie • Organisation • Connaissance du milieu franco-yukonnais ou francophonie en milieu minoritaire • Permis de conduire (+ véhicule personnel) serait un atout.

• Expérience en gestion de projets et d’événements.

Sous la supervision de la direction du journal, cette personne sera responsable de coordonner l’envoi postal et numérique,JEU chaque jeudi de publication, à l’ensemble des NO 476 personnes et organisations abonnées, incluant les écoles.

• Expérience en encadrement de bénévoles. JEU NO 475 • Excellente maîtrise du français et • Rédiger des rapports d’activités. bonne connaissance de l’anglais (oral et écrit). • Gérer une petite caisse et des • Excellentes habiletés budgets liés aux activités. interpersonnelles. • Coordonner et animer des rencontres.

Une description des tâches détaillée, incluant un profil des compétences, est disponible sur demande.

PRÉCIS PRÉCIS PROFESSIONNEL PROFESSIONNEL PUTT PUTT PUTTER PUTTER

MM

Coordination de la distribution

L’Association franco-yukonnaise (AFY) recrute une agente ou un agent de projets, Arts et culture Responsabilités

GG

Le poste inclut aussi la coordination de la distribution. Rens. : dir@auroreboreale.ca Poste à pourvoir dès que possible

• Excellente capacité à gérer plusieurs tâches à la fois. • Capacité de planification, d’organisation et d’adaptation. • Créativité, sens de l’initiative et des responsabilités.

Fais parvenir, par courriel, ton curriculum vitae et une lettre de présentation en français à : ressourceshumaines@afy.yk.ca RÉPONSE DU JEU N RÈGLES JEU le : lundi 31 mai 2021. avant 17DU h HNY,

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MOT CACHÉ AA

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Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois parASSOCIATION colonne et uneFRANCO-YUKONNAISE seule fois par boîte de 9 cases. L’AFY, porte-parole officiel des francophones du Yukon, est un organisme sans but

fondé 1982 qui contribue activement à la vitalité de la francophonie Chaque boîte de 9lucratif cases estenmarquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà Notre quelques par yukonnaise. équipe chiffres organise des événements rassembleurs, offre des boîte pour vous aider. paset oublier ne du Yukon. servicesNe variés représente:lavous francophonie devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, lawww.afy.ca même colonne et la même boîte de 9 cases.

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ACCROÎT CHALEUR ACCROÎT CHALEUR ADVENTIF CIME ADVENTIF CIME AGIR COMPLET AGIR COMPLET RÈGLES DU JEU : AIR COMPOSER AIR COMPOSER ARBRES COUVERT ARBRES Vous devez remplir toutes lesCOUVERT cases vides en ASPECT CRÉÉ ASPECT CRÉÉ plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par AXILLAIRE AXILLAIRE D D boîte de 9 cases. BB DÉVELOPPÉ DÉVELOPPÉ DORMANT BASE DORMANT BASE Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait BOIS BOISVous avez déjà quelques plus foncé. chiffres par E E boîteBOTANIQUE pour vous aider. Ne pasÉCAILLES oublier : vous ne BOTANIQUE ÉCAILLES devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans BOURGEONNER BOURGEONNER ÉCLATER ÉCLATER la même ligne, la même colonne et la même BOUTONS BOUTONS ÉCLOSION ÉCLOSION boîteBRANCHES de 9 cases. BRANCHES ENVELOPPÉ ENVELOPPÉ BROUT BROUT ÉTAPE ÉTAPE BRUN BRUN EXPOSÉ EXPOSÉ

JEU NO 477

RÈGLES DU JEU :

RÉPONSE DU JEU NO 477

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RÈGLES DU JEU :

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

THÈME THÈME: : LES LESBOURGEONS BOURGEONS 99LETTRES LETTRES

POUSSE POUSSE PRINTEMPS PRINTEMPS PRODUIT PRODUIT

TÊTE TÊTE TIGE TIGE TISSUS TISSUS

RAMEAUX RAMEAUX RECOUVERT RECOUVERT RENFLÉE RENFLÉE RÉVÉLER RÉVÉLER RÔLE RÔLE

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SOLUTION SOLUTIONDE DECE CEMOT MOTCACHÉ CACHÉ: FEUILLAGE : FEUILLAGE

Possibilité d’un remboursement d’une partie des frais de déplacement vers Whitehorse.

SOLUTION SOLUTIONDE DECE CEMOT MOTCACHÉ CACHÉ: :POINTAGE POINTAGE

Début de l’emploi : 9 août 2021. Ce poste est à temps plein à raison de 37,5 heures par semaine. Salaire : Selon l’échelle salariale en vigueur. Lieu de travail : Whitehorse, Yukon, Canada.


Jeudi 20 mai 2021

auroreboreale.ca


Jeudi 20 mai 2021

auroreboreale.ca

coUps D’oeil

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Marie-Hélène Comeau

AFY/Patric Chaussé

Marie-Hélène Comeau

Le 15 mai dernier marquait le 15e anniversaire de la proclamation de la Journée de la francophonie yukonnaise. Cette journée permet de reconnaître le rôle qu’ont joué les francophones dans le développement du Yukon, depuis près de 200 ans. Pour célébrer l’événement, une chasse au trésor a été offerte dans le CSSC Mercier, suivie d’un atelier d’aquarelle sur sachets de thé inspiré par les mots de la Caravane des dix mots. En soirée, un spectacle en ligne a été proposé au public. AFY/Patric Chaussé

cAleNDRieR 21 mai  19 h : Projection du film Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre pour les jeunes de 14 à 25 ans. Collations offertes. Gratuit. Inscr. : jeunesse@afy.yk.ca

27 mai et 3 juin  9 h à 12 h : Formation gratuite sur le logiciel Excel de la suite Office 365 pour PC. Niveau avancé. En ligne. Inscription requise. Rens. : excelavance.afy.ca

28 mai  19 h : Jeu de société pour les jeunes de 14 à 25 ans : SOLO se joue avec des cartes d’action spéciales. Gratuit. En ligne. Inscr. : jeunesse@afy.yk.ca

7 juin  18 h 30 : Première Assemblée générale annuelle de la Société d’histoire francophone du Yukon (SHFY). Rens. : Yann Herry, yann.herry@gmail.com

Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663

AFY/Patric Chaussé

petites ANNoNces  Appel aux artistes. La Société de conservation du Yukon est à la recherche de dix artistes pour le 10e anniversaire de Created at the Canyon (2-3 juillet), un événement d’art en direct. Date limite pour postuler : 12 juin 2021. Rens. : yukonconservation.org  Mini-golf. Sergeant Greg ouvrira prochainement un minigolf extérieur. Suivez la page Facebook de Sergeant Greg pour plus d’infos!  École Nomade. Inscriptions ouvertes pour l’enseignement à domicile en français langue première depuis votre maison, partout au Yukon et ailleurs. Rens. : nomade.csfy.ca ou 667-8680.  Occasion de bénévolat. Devenez bénévole pour Sentinelles Yukon et contribuez activement à l’amélioration des conditions de vie des personnes ainées de notre communauté en effectuant des appels téléphoniques personnalisés. Rens. : sentinelles@afy.yk.ca  Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions

délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.yk.ca  Francophone et en affaires. Toutes les deux semaines, découvrez l’histoire et le parcours de talents francophones passionnés participant à l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca  Programme de jumelage. Passez des moments de qualité et tissez des liens avec d’autres membres de la communauté qui partagent les mêmes centres d’intérêt que vous à travers notre programme de jumelage. Rens. : jumelage.afy.ca  Pouce vert. De mars à juillet, suivez les astuces de jardinage pour personnes débutantes à travers six vidéos animées par Johanna Goossens, ingénieure agronome. Rens. : jardin.afy.yk.ca  Sondage. Êtes-vous parents d’élèves de la 8e à la 12e année? Nous aimerions recueillir votre opinion au sujet de la poursuite d’études postsecondaires en français à l’Université du Yukon ou à distance, à l’extérieur du Yukon. Rens. : sondage.afy.ca  Vous cherchez des journaux? Pour des projets artistiques

ou à brûler dans votre poêle à bois? Inutile d’utiliser l’édition en cours! Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Rens. : dir@auroreboreale.ca  Pigistes recherchés. L’Aurore boréale souhaite augmenter sa banque de pigistes. Vous avez des compétences en rédaction journalistique en français et du temps libre pour rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca  Appel aux dons. Encouragez Josianne Guay du CSSC Mercier et Laurie Trottier de l’Aurore boréale qui courront un demimarathon pour le refuge Humane Society Yukon! Les dons peuvent être faits ici : bit.ly/3btcR9A  TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.

 Entraide Yukon. L’Association franco-yukonnaise a créé le groupe Entraide Yukon sur Facebook afin de nous serrer les coudes et de nous montrer plus solidaires que jamais. Qu’il s’agisse d’appeler à l’aide, de briser l’isolement ou d’offrir une solution, ce groupe est fait pour et par vous. facebook.com/groups/ entraideyukon  Centre de ressources en santé. Des ressources sur la santé disponibles pour emprunt. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.  Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale, optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.  Lecture yukonnaise. Le livre Au boutte de la route, de Yves Lafond, est en vente au Yukon par l’entremise de l’Aurore boréale. Pour en commander un au prix de 20 $, contactez dir@auroreboreale.ca. Quantités limitées.


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