No de convention : 4061051
LE JEUDI 16 SEPTEMBRE 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 16
Maryne Dumaine
Ateliers d’arts, musique et repas à emporter ont ravi la population de Whitehorse à l’occasion de l’événement Eats and Beats, du 9 au 11 septembre. Sylvie Binette proposait un atelier à la croisée des chemins entre art oratoire et retour dans le passé. Le public était invité à répondre à cette question : « Et vous, qu’est-ce qui alimente votre vapeur pour le Yukon? » 27
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À DÉCOUVRIR
Choix du site d’injection supervisée
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Nouveaux logements abordables?
6
Élections fédérales Laurie Trottier
Fournie
L’itinérance s’enracine au centre-ville
Little Footprints, Big Steps : le documentaire bientôt disponible
Laurie Trottier
Laurie Trottier
Consommation locale Portait d’un passionné Parapente en péril
7-9, 12 et 13 10 14-15 18
Chroniques : âme, liberté et climat 21-23
Jeudi 16 septembre 2021
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scène locale 2
L’itinérance s’enracine au centre-ville Dans la nuit du 13 avril dernier, au moins 151 personnes n’avaient pas de chez-soi, et 85 % de celles-ci étaient autochtones. Des chiffres qui restent fidèles aux résultats obtenus lors des deux derniers dénombrements effectués par la Coalition anti-pauvreté, Safe-at-Home et leurs partenaires. Laurie Trottier
Le 13 avril dernier, des bénévoles ont arpenté les rues de Whitehorse et les organismes d’aide aux personnes sans-abri pour tenter de chiffrer l’itinérance dans la capitale du Yukon. Appelé « point in time », le dénombrement est réalisé au moyen de sondages, effectués sur une période de 24 heures. Les résultats permettent d’obtenir une sorte de « photographie » de l’état des lieux. Ce processus, réalisé dans plusieurs autres endroits au Canada, est habituellement mis en place tous les deux ans, mais le dernier dénombrement remonte à 2018 au territoire, pandémie oblige. Cette année-là, 195 répondant.e.s avaient affirmé n’avoir aucun logis. « Ça aide à obtenir un aperçu de combien de personnes, à une date fixe, se retrouvent en situation d’itinérance », explique Kate Mechan, directrice de Safe-at-Home, un organisme qui vise l’élimination
et la prévention du sans-abrisme. Elle et ses partenaires soulignent qu’il faut rester prudent.e.s lorsque l’on compare les données, puisque le contexte évolue rapidement, année après année. De plus, il faut se rappeler que les données « sont plus que des chiffres – ce sont des gens et des familles avec des histoires à raconter et des expériences qui doivent contribuer aux solutions développées pour lutter contre l’itinérance », insiste Maury Fraser, membre du conseil consultatif communautaire de Vers un chez-soi. Il s’agit d’un programme canadien de lutte contre l’itinérance qui alloue des fonds aux communautés éloignées. Lors du décompte d’avril dernier, 44 % des personnes sondées ayant affirmé être en situation d’itinérance se définissaient comme des femmes, une augmentation de 5 % en comparaison aux chiffres de 2018. « Ça peut être parce que nous réussissons à mieux les approcher, ou parce que
les femmes sont de plus en plus enclines à accéder aux services de soutien ou parce qu’il y a tout simplement plus de femmes en situation d’itinérance », évoque Kate Mechan.
L’abordabilité et la discrimination érigent des murs Sans surprise, le prix des loyers mine le plus souvent l’accès au logement des répondant.e.s au sondage. Or, les méfaits de la discrimination se retrouvent aussi au cœur des expériences de près d’une trentaine de ces personnes, constituant même la deuxième réponse la plus citée : « C’est un rappel constant, selon moi, que nous avons beaucoup de travail à faire au sein de la communauté pour que tout le monde se sente en sécurité et accueilli.e », ajoute la directrice de Safe-at-Home, officiellement créé en novembre 2019.
Un travail d’introspection doit aussi être réalisé par l’ensemble du réseau des services communautaires et sociaux, selon Kate Mechan, pour faire en sorte de mieux desservir la population autochtone : « Il y a encore une séparation. […] Les services sont encore trop souvent à l’occidental et coloniaux, même si certains ne le sont pas intentionnellement. Le système actuel n’est pas construit pour bien répondre aux besoins des Premières Nations. […] Pour moi, cela revient à être plus à l’écoute, prendre un pas de recul et faire de la place aux témoignages des Premières Nations », ajoute-t-elle. Offrir un hébergement sécuritaire et approprié constitue un des piliers de la stratégie yukonnaise visant à lutter contre la violence faite aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles+ autochtones, publiée en décembre dernier. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
Autres données du dénombrement de 2021 ÂGE
GENRE
67 %
54 %
Adulte
(25 à 55 ans)
Homme
26 %
44 %
Âgée
Femme
(55 et plus)
> 5%
7%
Autre
Jeune
(16 et 24 ans)
ITINÉRANCE CHRONIQUE
52 %
64 %
52% : Répondant.e.s ayant passé les 12 derniers mois en situation d’itinérance 64% : Répondant.e.s ayant passé au moins une des trois dernières années en situation d’itinérance
Appel de projets communautaires Programme de coopération intergouvernementale Québec-Yukon Les gouvernements du Québec et du Yukon investissent 50 000 $ chacun en 2021-2022 pour soutenir la vitalité de la communauté francophone du Yukon. Nous pourrions financer votre projet s’il répond aux critères du programme.
Critères d’admissibilité Vous résidez au Yukon et représentez : • un organisme à but non lucratif; • un établissement scolaire, de santé ou de services sociaux; • une entreprise; • une municipalité.
Votre projet est admissible s’il : • comprend une dimension québécoise; • contribue à l’épanouissement de la langue française et de la culture francophone au Yukon; • répond à une ou à plusieurs priorités de la communauté francophone du Yukon.
Yukon.ca
@LeYukonFr
Soumettre une demande yukon.ca/fr/pci Date limite :
Les projets seront évalués selon le principe du premier arrivé, premier servi.
Renseignements : Direction des services en français info.dsf-fsld@yukon.ca 867-667-8970
En partenariat avec
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ÉDIToRIal
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Chopin Maryne Dumaine
L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca
302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511
Laurie Trottier
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Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca
ABONNEMENT
Guillaume Riocreux
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par année format papier* ou PDF.
L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1
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150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications. Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à
Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca
Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :
sophie andré, Marie-Hélène comeau, sophie Delaigue, Maurine Forlin, Yann Herry, Yves lafond, Marie Mounier Révision des textes et correction d’épreuves :
Marilyn Ferland Distribution :
stéphane cole Caricature :
annie Maheux Conception de la maquette du journal :
Patric chaussé
Il y a ces périodes dans la vie où l’on ne sait plus à quel Saint se vouer. Il y a cette liste de tâches automnales qui s’allonge autant que la couche blanche sur le sommet des montagnes. Il y a ces mois d’adaptation qu’on a « dans les pattes ». La rentrée et son réveil matin qui sonne, semblet-il, un peu trop tôt (preuve en est : il fait encore noir!). Il y a eu les multiples états d’urgence. Le développement de l’écoanxiété dans notre quotidien. Il y a les élections et l’inquiétude des conséquences de ce choix collectif que nous allons faire ensemble. L’isolement social qui a découlé de la distanciation physique, et les ami.e.s qui, faute de nous voir la binette, peu à peu nous oublient. Il y a les risques d’exposition, les au revoir, les assurances, le désinfectant, la vaisselle, les factures, les pneus à changer et le bois à organiser… Mais heureusement… il y a aussi Chopin. Ce compositeur polonais, qui a émigré en France à l’âge de 20 ans, a vécu au 19e siècle. Tout le monde a déjà entendu ce nom, bien sûr. Mais la plupart d’entre nous avons également déjà entendu ses compositions, même sans savoir qu’elles étaient de lui. Pour ma part, il a figuré parmi ces fantômes classiques qui, à travers des cassettes à ruban, rythmaient mon apprentissage des arabesques, développés, battements et grands jetés durant 17 ans de cours de ballet. S’étant éclipsé pendant plus de vingt ans, il a refait surface chez moi très récemment, non pas en musique, mais en mots. Tout a commencé au Salon du livre l’an passé. Acheté puis oublié sur le dessus d’une étagère, Madame Pylinska et le secret de Chopin, d’Éric-Emmanuel Schmidt, devait être désireux de se faire dépoussiérer les pages. Il est donc tombé de son perchoir il y a quelques semaines… « Lis-moi !! », criait-il. OK. Dans ce livre, le personnage ne réussit pas à jouer Chopin, au piano. Au fur et à mesure de son apprentissage, il découvre que pour réussir, ce qui lui manque, ce n’est pas dans l’expérience qu’il le trouvera, mais plutôt dans l’observation de son monde. Dans l’appréciation de l’instant. Dans la légèreté de l’être. Alors j’ai sorti mon tournedisque et le coffret vinyle (encore sous emballage) de l’intégrale de Chopin (aucune idée d’où il venait non plus, lui, d’ailleurs…). Et j’ai écouté. Le temps d’un instant, j’ai fermé les yeux. Et voilà, la
magie a opéré. Assise par terre dans l’entrée, j’ai pris du recul. Un peu de temps, hors du temps… Lorsque tout s’empile au point qu’on ne voit plus l’ensemble du décor, souvent, la seule façon d’y voir clair, c’est de renouer avec l’instant. Faire une randonnée dans les sommets yukonnais nous permettra de voir plus loin, de sentir les feuilles craquer sous nos pieds, d’apprécier les odeurs et nous régaler, le temps d’un instant volé, de canneberges juteuses. Prendre de la hauteur, tels ces parapentistes qui s’envolent pour mieux saisir l’immensité de leur instant présent. Mme Pylinska, dans le livre de Schmidt, demande même au personnage de ne pas toucher à un piano pendant plusieurs jours, afin de progresser. « Écoutez le silence », lui imposet-elle comme seul exercice, « c’est lui qui rythme la musique ». Est-ce cela l’apprentissage de la vie : arrêter de s’acharner lorsque les obstacles s’empilent? Ça paraît pourtant contre-intuitif, lorsque la vie s’entête à apporter des défis à la pelle. On cherche des techniques, des conseils, des compétences, des pratiques, de la rigueur, des plans, du contrôle. Et si la solution, c’était tout simplement de lâcher prise quelques instants? D’écouter le silence? Laisser nos soucis s’évaporer le temps d’une méditation ou d’un court instant de pleine conscience? À l’heure d’écrire ces lignes, notre chère Nicole Edwards vient elle aussi de prendre son envol. Tel un oiseau de paradis, activiste de l’Amour, elle a d’ailleurs composé plusieurs chansons sur le lâcher prise, sur la méditation et sur la résilience. Chère Nicole, artiste talentueuse et oh! combien généreuse, ton combat contre la maladie a pris la forme de l’amour à tant de reprises. Quelle merveilleuse inspiration tu laisses parmi nous. Merci. En ce début d’automne, il est bon de se rappeler qu’au travers de la noirceur (celle des matins tout autant que celle du cœur), il y a aussi des arbustes rougissants, des feuilles d’un jaune éclatant, des épilobes flamboyants… Il y a ces perspectives d’un hiver réconfortant. Comme un vent du Sud doux et léger, à travers les moments gris de la vie, heureusement, il y aura toujours ces quelques notes. Ces tonalités qui, sans grande raison apparente, sauront trouver à elles seules le chemin qui nous ramènera, au moins le temps d’un instant, à l’essentiel.
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Prévoyez-vous voter? Vous pouvez vous inscrire et voter à votre bureau de vote le jour de l’élection, si vous : • êtes citoyen canadien; • avez au moins 18 ans; • prouvez votre identité et votre adresse. Consultez votre carte d’information de l’électeur pour savoir où et quand voter.
Votre santé et votre sécurité sont notre priorité. À votre bureau de vote, les préposés au scrutin porteront un masque. Il y aura aussi :
2 mètres
Du désinfectant pour les mains
Des repères clairs pour la distanciation physique
Un seul préposé au scrutin par table derrière un écran de plexiglas
Lorsque vous allez voter : 2m
Portez un masque
Vous recevrez un crayon à usage unique pour marquer votre bulletin de vote. Vous pouvez aussi apporter votre stylo ou crayon
Respectez la distanciation physique : tenez-vous à au moins deux mètres des autres personnes
Si vous pensez être atteint de la COVID-19, suivez les directives des autorités locales de santé publique et restez à la maison.
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« Pas dans ma cour » : le choix du site d’injection supervisée loin de faire l’unanimité Le premier site d’injection supervisée du territoire ouvrira ses portes le 29 septembre, au centre-ville de Whitehorse. Le choix de son emplacement continue de soulever des questionnements, au moment où les informations quant à son mode de fonctionnement sont annoncées. Laurie Trottier
Le Yukon devient le premier territoire à se doter d’un site d’injection supervisée (SIS). Ces centres sont décrits par Santé Canada comme offrant « un espace sûr et propre aux personnes, qui peuvent y apporter leur propre drogue à consommer sous la supervision d'un personnel formé ». Le but premier : sauver des vies, en réduisant le risque de surdose accidentelle et en misant sur l’utilisation de matériel stérile pour éviter la propagation de maladies infectieuses comme le VIH. Le fonctionnement sera similaire à ce que l’on retrouve déjà dans cinq provinces du Canada (la Colombie-Britannique, l’Ontario, l’Alberta, le Québec et la Saskatchewan) et guidé par les exigences de Santé Canada. Les consommateurs et consommatrices peuvent se rendre sur place avec leur drogue — aucune substance illicite n’est fournie sur les lieux —, la tester pour détecter toute autre substance nocive tel le fentanyl, se procurer du matériel stérile pour la consommer et recevoir des services de santé d’urgence en cas de surdose, d'arrêt cardiaque ou de réaction allergique. « Les personnes seront surveillées et encouragées à rester. Il y aura du café et des collations », ajoute Bronte Renwick-Shields, directrice du centre Blood Ties Four Directions. D’autres ressources y seront également disponibles, comme « de prévention et de réduction des méfaits, de l’aide pour naviguer les services de santé et de support à l’accès au logement et à l’éducation, [et un] accès direct
à des services de soins primaires », souligne Julie Ménard, analyste des communications et du marketing social au gouvernement du Yukon. Au Yukon, l’ouverture d’un SIS figurait dans l’entente signée entre le gouvernement libéral et le caucus du Nouveau Parti démocratique en avril dernier. Il devait initialement être accessible au public dès le 31 août, date de la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses, mais les rénovations et la formation des employé.e.s ont occasionné des retards. La phase un de l’ouverture prévoit des heures de services de 10 h à 19 h, avec entre autres deux infirmier.ère.s et un.e travailleur.se de soutien. Le 27 septembre, les résident.e.s de Whitehorse sont convié.e.s à une visite du centre, deux jours avant son ouverture, de 16 h à 19 h.
Le choix du site remis en cause Le SIS sera situé au 6189, 6 e Avenue, dans le centre-ville de Whitehorse. Le bâtiment appartenait au gouvernement du Yukon et a été choisi en raison de sa proximité avec les autres services d’aide aux consommateurs et consommatrices. Selon Cameron Grandy, directeur des Services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie, le site est idéal puisqu’il est au centre-ville, là où plusieurs personnes consomment déjà des substances sans supervision. Cependant, plusieurs citoyen.ne.s ayant assisté à la séance d’information sur le nouveau centre tenue le 31 août
État des lieux au Yukon La crise des opioïdes au Yukon n’a cessé de prendre de l’ampleur dans les dernières années. En 2020, dix personnes ont perdu la vie en raison d’une surdose d’opioïdes, en comparaison à quatre personnes en 2019, selon le Bureau du coroner du Yukon. 2021 est déjà l’année la plus meurtrière : « En date du 31 août, le Yukon a enregistré 14 décès en lien avec l’usage de drogues illicites toxiques depuis le 1er janvier de cette année », a indiqué la coroner en chef du Yukon, Heather Jones, par voie de communiqué. Depuis 2016, ce sont 47 citoyens et citoyennes qui ont perdu la vie en raison à une intoxication aux opioïdes, et 83 % de ces décès accidentels impliquaient du fentanyl.
Laurie Trottier
Le 31 août était la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses. Pour l’occasion, une série d’activités se sont tenues au parc Lepage. Ici, Sarah Haalboom, coordonnatrice des partenariats ruraux pour le centre Blood Ties Four Directions, expliquait comment administrer une dose de naloxone, un remède aux effets des opioïdes.
dernier ont soulevé des doutes quant à la sécurité du voisinage. « Nous sommes dans un quartier résidentiel. Ces personnes sortiront du bâtiment et auront des facultés affaiblies. Comment pourrons-nous nous sentir en sécurité? », s’est exclamée une dame lors de la séance. Plusieurs autres personnes du voisinage ont également pris la parole en rappelant qu’elles doivent composer avec du vandalisme et du vol dans le quartier et qu’elles ont peur de voir ces méfaits augmenter. À ce sujet, Bronte RenwickShields a insisté sur quelques recherches qui ont été réalisées dans d’autres provinces possédant des SIS : « Habituellement, ces genres de méfaits diminuent avec un centre d‘injection supervisée, et la consommation de substances illicites en public aussi. » Elle a tenu à rappeler que les consommateurs et consommatrices de drogues sont déjà bien présent.e.s dans le centre-ville, et que ce SIS leur permettra simplement d’accéder à un lieu sécuritaire. Pour Sylvie Binette, qui a longuement milité pour que davantage de services soient offerts aux personnes aux prises avec un problème de consommation, il s’agit somme toute d’une bonne nouvelle. « Ça va enlever le risque aux per-
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La fourgonnette de l’organisme Blood Ties Four Directions arpente les rues du territoire de 17 h 30 à 21 h 30 tous les jours, afin de fournir du matériel stérile et du soutien aux consommateurs et consommatrices.
sonnes qui consomment, dit-elle, avant d’insister sur les choses qui doivent être faites en amont. On ne nous parle pas du tout de ce qui va se faire à côté pour les programmes, la prévention, le soutien ou l’accès aux traitements », souligne-t-elle. Elle rappelle également que la crise des opioïdes sévit aussi dans les communautés rurales. Pour d’autres résident.e.s présent.e.s à la réunion d’information, c’est l’absence de consultation au préalable qui a dérangé : « Cette crise et ces centres sont là depuis
2015 [à travers le Canada], alors pourquoi tout ça est mis en place sans consultation alors qu’on aurait pu travailler là-dessus depuis cinq ans? », a lancé un résident. Chose certaine, pour la coroner en chef Heather Jones, qui adresse cette crise depuis plusieurs années, chaque pas en avant est une vie sauvée : « Nous devons avoir le courage de s’investir et de briser les stigmas, puisque cela tue nos citoyen.ne.s. » IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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L’hôtel High Country Inn pourrait se transformer en logements sociaux Le conseil municipal de la Ville de Whitehorse a accepté de soumettre le projet de la société Safe-at-Home à l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL), un programme fédéral. Si accepté par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), l’hôtel High Country Inn se transformerait en 55 unités abordables permanentes. Laurie Trottier
Il était minuit moins une pour soumettre un projet à l’Initiative pour la création rapide de logements (ICRL), un programme découlant de la SCHL pour tenter de répondre aux besoins urgents en matière d’habitation. La phase deux de cette initiative prévoyait un financement supplémentaire alloué à 30 villes canadiennes prédéterminées, dont Whitehorse, où les besoins de logements abordables sont particulièrement criants. Les municipalités avaient jusqu’au 31 août pour soumettre leurs propositions. Dans le cadre d’une réunion extraordinaire tenue la veille, la Ville de Whitehorse a donné son accord au projet de la société Safe-At-Home visant à faire du High Country Inn un immeuble d’unités abordables. Il reste toute-
fois l’accord de la SCHL à obtenir, qui devrait donner sa réponse d’ici novembre. Pour Kate Mechan, la directrice de Safe-at-Home, c’est un grand pas, même si celle-ci préfère attendre l’aval final avant de festoyer. « C’est une étape importante que je veux franchir depuis près de 12 ans, explique-t-elle, tout en reconnaissant qu’il s’agirait du plus ambitieux projet de Safe-at-Home. Le seul objectif de Safe-at-Home est de travailler pour mettre fin à l'itinérance », précise-t-elle.
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L’hôtel a été utilisé lors de la pandémie pour loger des personnes en quarantaine.
La créativité et l’inclusion comme fondations
ce qui laisse un an à la société et à ses partenaires pour peaufiner son élaboration. Lors du conseil municipal, Kate Mechan a ajouté Si le projet va de l’avant, les que le rez-de-chaussée de l’édipremiers locataires emménage- fice représentait « une opportunité raient à compter du mois de sep- intéressante à explorer pour dévetembre 2022, au 4051, 4e Avenue, lopper des programmes à même
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ce bœuf musqué en verre fabriqué à la main ? Profitez de la recherche de cadeaux originaux que l’on ne trouve qu’au Yukon et regardez notre culture communautaire s’épanouir.
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le site, pour offrir des espaces de rencontres, d’entrepreneuriat social, de formation et pour créer un espace de guérison ». L’attribution des unités a déjà été réfléchie : 75 % de celles-ci seront réservées à des locataires autochtones et 50 % seront allouées à des femmes. De plus, 16 studios seront développés spécialement pour la clientèle jeune adulte, âgée de 18 à 24 ans. « Nous n’allons pas offrir les 55 unités à des personnes qui ont toutes besoin de beaucoup de soutien et de services. Notre but est d’avoir un impact significatif dans la vie des personnes, mais le moins d’impact possible dans le quartier avoisinant », assure Kate Mechan. L’attribution se fera grâce à la liste par nom, une liste mise à jour régulièrement qui permet de recenser les individus se trouvant en situation d’itinérance dans
une collectivité. Pour Kate Mechan, il ne fait aucun doute que les logements devaient se trouver dans le centreville de Whitehorse : « Ce n’est pas réaliste de les installer en dehors de la ville. […] Ce n’est pas seulement une question de logement, c’est une question de support, de réseau, de santé, de nourriture, d’éducation et de transport en commun. Il y a plusieurs couches à prendre en considération pour qu’une personne se sente en sécurité et incluse dans sa communauté. » Selon elle, le projet pourrait même contribuer à enlever de la pression sur les refuges pour sans-abri au centre-ville. L’hôtel High Country Inn, qui appartient à Northern Vision Development, serait alors vendu pour la somme de 10 millions de dollars.
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Élection fédérale
L’Association franco-yukonnaise (AFY), porte-parole officiel de la communauté francophone du Yukon, a posé cinq questions aux
candidates et aux candidats du Yukon à la prochaine élection fédérale.
Nous vous présentons les réponses du Parti libéral du Canada (PLC), du Parti conservateur du Canada (PCC), du Nouveau Parti démocratique (NPD) et du candidat indépendant, n’ayant pas reçu de réponse de la part de la candidate du Parti vert.
1 La Loi sur les langues officielles (LLO) n’a pas été modernisée de fond en comble depuis 1988. Elle n’est donc plus adaptée à la réalité du Canada moderne, et aux besoins des communautés francophones en situation minoritaire. Comment vous et votre parti allez-vous procéder pour moderniser la Loi? Si vous ou votre parti devenez membre du parlement, appuierez-vous personnellement la modernisation de la Loi afin qu’elle puisse être mise en œuvre rapidement? Brendan Hanley, PLC
Lisa Vollans-Leduc, NPD
Barbara Dunlop, PCC
Jonas Smith, Indépendant
Le Parti libéral croit que les communautés de langue officielle en situation minoritaire ont toujours besoin du soutien du gouvernement fédéral pour se maintenir, se développer et s’épanouir. Le document de réforme que le gouvernement libéral a présenté, Français et anglais : Vers une égalité réelle des langues officielles au Canada, et le projet de loi C-32 qui aurait modernisé la LLO, va plus loin que tout autre gouvernement fédéral depuis l’adoption de la LLO en 1969. Le gouvernement libéral fédéral a considérablement augmenté le financement de base accordé au Yukon pour soutenir les services en français au cours des cinq dernières années. Un gouvernement libéral réélu mettra pleinement en œuvre les mesures législatives et administratives décrites dans le document de réforme, et travaillera avec les communautés de langue officielle pour présenter, dans les 100 premiers jours, le projet de Loi visant l’égalité réelle du français et de l’anglais et le renforcement de la LLO.
J’ai des racines francophones dans le SudOuest de l’Ontario, mais ma famille a été assimilée à la langue anglaise. Chaque langue reflète la manière unique d’un peuple d’interagir avec le monde. Je crois sincèrement en l’importance de protéger et de préserver la culture en maintenant les langues vivantes et florissantes. Je me tourne vers Ruth Ellen Brosseau du NPD comme source d’inspiration – et je m’engage à réapprendre la langue de mes ancêtres. Le NPD s’est engagé à moderniser la LLO afin de renforcer la supervision et l’imputabilité, d’élargir la portée des droits linguistiques et de s’assurer que les communautés linguistiques en situation minoritaire sont consultées sur les décisions qui les touchent. Les Néo-démocrates veilleront à ce que les Canadiennes et les Canadiens aient accès à la justice dans la langue de leur choix et que les juges de la Cour suprême soient bilingues. Nous adopterons également le principe d’asymétrie, qui reconnaît qu’en tant que langue offi cielle minoritaire, le français requiert une protection et une promotion particulières.
La Plateforme conservatrice, c’est-à-dire le Plan de relance du Canada, prévoit le dépôt de mesures législatives modernisant la LLO dans les 100 jours de la constitution du gouvernement. La nouvelle loi modernisée renforcera les obligations positives de la Loi actuelle, ce qui comprend l’octroi au Conseil du Trésor du pouvoir et de la responsabilité de veiller à l’application de la Loi dans les ministères et organismes fédéraux. Cela entraînera également l’augmentation des pouvoirs du Commissaire aux langues officielles et créera un tribunal administratif des langues officielles qui traitera les plaintes des citoyennes et des citoyens. La collectivité francophone du Yukon bénéficiera également d’un soutien accru à l’enseignement primaire et élémentaire par l’intermédiaire du Programme d’éducation en langues officielles, qui rendra mieux compte de la croissance des communautés francophones en situation minoritaire. Si je suis élue, je rencontrerai les leaders de l’Association franco-yukonnaise (AFY), de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et d’autres leaders de la communauté francophone afin de mieux veiller à ce que soient compris et représentés à Ottawa les points de vue de la collectivité.
En tant que candidat indépendant représentant le Yukon; non affilié à un parti politique ou à sa plateforme pour une approche « universelle » aux besoins et aux priorités des citoyennes et des citoyens francophones d’un océan à l’autre, si élu député du Yukon le 20 septembre, je m’alignerai sur les députés du gouvernement ou de l’opposition, au besoin, pour mieux représenter la communauté francophone de notre territoire afin de moderniser la LLO. Avec un engagement direct envers la communauté francophone du Yukon quant à la meilleure façon de procéder à la modernisation et à sa mise en œuvre en temps opportun et de la maintenir comme priorité à la Chambre des communes et aux comités concernés. Je défendrai la communauté francophone du Yukon à Ottawa – avec un engagement direct avec notre communauté ici même – plutôt qu’Ottawa détermine et dicte les besoins de la communauté; et cela inclut la meilleure façon de moderniser la LLO. En tant que père d’enfants inscrits en immersion française, le bilinguisme et ses possibilités et avantages inhérents sont personnellement importants pour moi.
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2 Les communautés de langue officielle en situation minoritaire ont des besoins spécifiques en termes de relance économique, sociale et culturelle. Un plan adapté à nos besoins spécifiques au Yukon est indispensable pour combler le manque à gagner occasionné par la pandémie. Quels sont les éléments marquants de votre plan de relance qui concernent directement la communauté francophone du Yukon? Lisa Vollans-Leduc, NPD
Barbara Dunlop, PCC
Jonas Smith, Indépendant
Brendan Hanley, PLC
Au cours des six dernières années, les Libéraux de Trudeau ont été au pouvoir, ils ont fait beaucoup de promesses, mais posé très peu de gestes concrets. Et, pendant la pandémie, c’est le NPD qui s’est battu pour augmenter la Prestation canadienne d’urgence et pour prolonger les congés de maladie payés pour protéger les travailleuses et les travailleurs. Pendant la pandémie, alors que la population souffrait, 44 milliardaires ont réalisé 78 milliards de dollars de bénéfices supplémentaires. Le NPD paiera pour la reprise en obligeant les ultra-riches à payer leur juste part d’impôts et en éliminant les échappatoires fiscales. Notre plan de relance consiste à faire face à la crise du logement, à rendre la vie plus abordable, à prendre des mesures contre le changement climatique et à bâtir une économie qui fonctionne mieux pour un plus grand nombre de personnes. En ce qui concerne le logement, le NPD s’est notamment engagé à construire 500 000 logements abordables en dix ans et à étendre les hypothèques de 30 ans afin que plus de personnes puissent acheter une maison.
La première étape du Plan de rétablissement du Canada est de lutter contre la COVID-19 en favorisant la vaccination généralisée et en mettant en place un dépistage efficace et rapide pour éviter à l’avenir les fermetures et protéger les Canadiennes et les Canadiens tandis que nous retournons au travail. Un gouvernement conservateur œuvrera en étroite collaboration avec le gouvernement du Yukon afin d’aider les yukonnaises et les yukonnais à retourner au travail le plus rapidement possible, dans de bons emplois bien rémunérés. À titre de députée, j’établirai un partenariat avec les organisations communautaires pour veiller à ce que les programmes fédéraux soient adaptés aux conditions spécifiques du Yukon. Cela comprendra le Plan canadien Hausse d’emplois qui versera jusqu’à 50 % des salaires des nouvelles recrues pendant six mois, ainsi que le crédit d’impôt Relancer les PME, qui fournira un crédit d’impôt de 25 % sur des montants allant jusqu’à 100 000 $ investis dans les petites entreprises. Nombre d’entreprises et organisations du Yukon dépendent de l’immigration pour obtenir du personnel francophone compétent.
La reprise sociale et économique à la suite de la pandémie de la COVID-19 est une priorité pour moi, pour le peuple canadien et pour toutes les Yukonnaises et tous les Yukonnais. Voici quelques faits saillants qui s’appliquent directement à la communauté francophone du Yukon : • Un coût de la vie plus faible pour les Yukonnaises et les Yukonnais et la possibilité pour nos citoyennes et nos citoyens de vivre ici et de poursuivre la carrière de leur choix pour y arriver. Cela nous permettra de maintenir notre diversité actuelle, tant sur le plan économique que culturel, et d’attirer des gens de l’extérieur du territoire pour qu’ils visitent le Yukon ou y fassent leur chez-soi. La disponibilité du logement et des terres et les solutions d’énergie verte sont essentielles à cette priorité. • Je défendrai et veillerai à ce que la voix du Yukon soit entendue à la Chambre des communes, notamment un soutien accru du gouvernement fédéral à la culture et aux activités artistiques francophones au territoire pour aider à renforcer la francophonie.
Le Parti libéral s’est engagé à rétablir l’emploi à son niveau prépandémie – au-delà d’un million d’emplois – et à faire en sorte que les emplois créés soient de bons emplois bien rémunérés. Cela comprend la création d’une stratégie visant à soutenir spécifiquement les entrepreneurs des communautés de langue officielle en situation minoritaire afin d’assurer leur vitalité; cette stratégie appuierait le Yukon par le biais de CanNor. Un gouvernement libéral réélu soutiendra également le maintien et la vitalité des communautés de langue officielle en situation minoritaire en aidant à construire, à rénover et à développer des espaces éducatifs et communautaires qui servent les communautés de langue officielle en situation minoritaire. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement libéral a été là pour les Yukonnaises et les Yukonnais. Nous poursuivrons ce soutien en prolongeant le Programme d’embauche pour la relance économique au Canada, afin que les entreprises puissent embaucher plus de travailleuses et de travailleurs et que le peuple canadien puisse retrouver du travail. Le programme libéral comprend également la promesse d’offrir à l’industrie touristique du Canada un soutien temporaire pour les aider à passer l’hiver.
3 Le renouvellement du Plan d’action pour les langues officielles 2018-2023 (PALO) approche. Les piliers et les actions identifiés par le gouvernement actuel montrent peu de progression par rapport au moment de sa publication. Puisque le renouvellement de ce Plan sera discuté pendant votre mandat, comment vous et votre parti allez soutenir la croissance et la vitalité de la communauté francophone yukonnaise et canadienne en situation minoritaire? Barbara Dunlop, PCC
Jonas Smith, Indépendant
Brendan Hanley, PLC
Lisa Vollans-Leduc, NPD
Ma première priorité est de rencontrer les leaders et les membres de la communauté franco-yukonnaise afin de mieux comprendre pourquoi le PALO a connu tant de difficultés pour avoir un véritable impact pour la Franco-Yukonnie. En réalité, les collectivités francophones varient selon les régions du Canada et la vie des franco-yukonnaises et des franco-yukonnais sera différente de celle des francophones du Québec, de l’Ontario ou de la Colombie-Britannique. En plus d’être une population en situation linguistique minoritaire, la collectivité francophone du Yukon vit dans une région éloignée du Canada, où il est difficile d’avoir accès aux services. Il y a également un nombre croissant en immigration de toutes les régions du monde francophone, venant par exemple d’Afrique et d’Europe. Cette collectivité dynamique a des besoins multiples et divers et confierait aux groupes communautaires la tâche de veiller à ce que ces nuances soient comprises et répercutées dans un renouvellement du Plan. Il sera important de veiller à ce que le plan national reconnaisse ces différences régionales et rende compte des réalités des francophones vivant au Yukon.
À titre de député du Yukon, j’appuierai l’épanouissement et la croissance de la communauté francophone du Yukon dans le cadre du renouvellement du PALO en : • Collaborant directement avec la communauté francophone du Yukon pour veiller à ce que ses priorités soient définies et présentées clairement et fermement à Ottawa; • Disant qu’un plan doit se traduire par des mesures et une mise en œuvre. Les mots et les politiques promises par l’entremise d’un plan qui n’est pas mis en œuvre ne sont pas acceptables pour la communauté francophone. Parmi les priorités clés du Plan sur lesquelles j’insisterai, mentionnons les investissements réalisés pour l’éducation dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire, l’apprentissage d’une langue seconde, l’immigration, les soins de santé, l’éducation à la petite enfance et la justice; • Si je suis élu député du Yukon, je veillerai à ce que le Canada respecte ses engagements à l’égard du Plan et veille à ce que tous les ministères concernés s’engagent et donnent suite à leurs engagements ministériels respectifs visant à soutenir l’épanouissement de ces communautés.
Le gouvernement du Parti libéral a lancé le PALO, et a donné suite à cet engagement avec un investissement historique de 2,7 milliards de dollars sur 5 ans, dont 500 millions de dollars de nouveaux fonds pour soutenir les communautés minoritaires de langue officielle et promouvoir le bilinguisme dans tout le pays. Le budget 2021 a pris des mesures pour éliminer les listes d’attente et a fixé l’objectif d’atteindre un taux de 25 % de bilinguisme d’ici 2036. Si nous sommes réélus, nous continuerons à nous appuyer sur ce travail important par des actions telles que : • Investir 120 millions de dollars pour que le financement fédéral soit durable et orienté vers l’amélioration de l’accès aux programmes d’immersion française et de français langue seconde dans tout le pays; • Soutenir spécifiquement les entrepreneurs en matière de langues officielles (voir Q2); • Augmenter de façon permanente le financement des institutions postsecondaires dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire à 80 millions de dollars par année; • Soutenir les espaces communautaires de langue officielle (voir Q2).
En tant que votre députée, je serai une voix forte du Yukon à Ottawa, et pas seulement porteuse de messages d’Ottawa au Yukon. En tant que députée, les Franco-Yukonnaises et les Franco-Yukonnais peuvent s’attendre à une représentante empathique qui place l’obtention de résultats pour la population au centre de la politique et de l’action du gouvernement. Je m’engage à apprendre le français et à passer beaucoup de temps avec la communauté. En écoutant et en prenant conseil auprès de la communauté, je préconiserais des mesures qui soutiennent la croissance et la vitalité de la communauté. Je rechercherai les conseils de la communauté sur la façon dont le PALO peut progresser et mener à de meilleurs résultats pour les Franco-Yukonnaises et les Franco-Yukonnais.
Jeudi 16 septembre 2021
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4 La pandémie de la COVID-19 a mis en lumière les lacunes dans l’offre de services de santé en français et l’importance d’assurer un accès équitable à la santé pour les francophones en situation minoritaire partout au pays. Quelles mesures concrètes votre parti et vous-même allez-vous prendre pour contribuer au développement des services de santé en français au Yukon? Et, plus généralement, comment allez-vous protéger la place du français dans le milieu de la santé en situation francophone minoritaire, en termes d’information, de promotion et de services? Jonas Smith, Indépendant
Brendan Hanley, PLC
Lisa Vollans-Leduc, NPD
Barbara Dunlop, PCC
Je défendrai publiquement la prestation de services de santé au Yukon dans les deux langues officielles afin d’assurer l’égalité, la qualité et la sécurité des soins aux patients de notre territoire. À cette fin, la défense des intérêts du gouvernement fédéral, en tant que député du Yukon, pour assurer des partenariats efficaces avec les collectivités et le gouvernement du Yukon sera une priorité clé.
L’augmentation du fi nancement de base accordé au Yukon par le gouvernement libéral fédéral pour les services en français a soutenu la priorité de la dotation en personnel du centre de santé bilingue, que le gouvernement du Yukon prévoit pour 2022. Reconnaissant que de nombreuses personnes vivant au Canada ont du mal à trouver une ou un médecin de famille, l’un de nos principaux engagements est d’aider les territoires et les provinces à embaucher davantage de médecins de famille. Nous nous sommes engagés à investir 3 milliards de dollars pour embaucher 7 500 médecins de famille, d’infirmières et d’infi rmiers et d’infi rmières praticiennes et d’infirmiers praticiens. Afin de nous assurer que nous recrutons également plus de professionnels de santé dans les régions rurales et éloignées comme le Yukon, nous créerons aussi de nouveaux incitatifs pour y diriger plus de professionnels de santé. Nous augmenterons l’exonération des prêts étudiants pour une liste élargie de professionnels de santé et nous créerons un incitatif fiscal pour faciliter l’établissement d’un cabinet de santé dans ces collectivités.
Je crois que tout le monde mérite d’avoir des services de santé accessibles. Un gouvernement néo-démocrate bonifiera le PALO afin d’améliorer l’accès aux services dans la langue de leur choix, notamment en travaillant avec les provinces et territoires pour améliorer l’éducation dans la langue de la minorité et attirer une plus grande immigration francophone au Yukon et dans les collectivités partout au pays. Je m’engage à travailler avec tous les niveaux gouvernementaux pour améliorer les services de santé à travers le territoire afin qu’ils soient accessibles à la communauté francophone.
Les soins de santé demeurent un mélange de prestation de services territoriaux assortis d’un important financement fédéral pour offrir des soins de santé de qualité à toutes les yukonnaises et tous les yukonnais. Dans les 100 jours de la constitution du gouvernement, un gouvernement conservateur rencontrera les premiers ministres pour proposer un nouvel accord sur la santé favorisant un taux de croissance annuel d’au moins 6 % du Transfert canadien en matière de santé. Cela se traduira par une injection de près de 60 milliards de dollars dans notre système de soins de santé au cours des 10 prochaines années. Lorsque nous utilisons les soins de santé, souvent, nous sommes des plus vulnérables et la certitude de pouvoir communiquer dans notre propre langue rend l’accès aux soins de santé plus facile et plus rassurant. J’appuierai le maintien du financement de Santé Canada qui vise à augmenter la disponibilité des soins de santé francophones au Yukon.
5 Dans son rapport final, la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) a demandé aux gouvernements, aux institutions éducatives et religieuses, aux groupes de la société civile et à toutes les Canadiennes et tous les Canadiens de répondre aux 94 appels à l’action. Sachant que tous les partis se sont engagés à respecter l’ensemble de ces appels à l’action, comment allez-vous représenter la réalité yukonnaise dans les discussions et dans les propositions d’action du prochain gouvernement? Brendan Hanley, PLC
Lisa Vollans-Leduc, NPD
Barbara Dunlop, PCC
Jonas Smith, Indépendant
En tant que médecin hygiéniste en chef du Yukon depuis 13 ans, j’ai noué des relations avec les chefs des Premières nations du Yukon et j’ai pu constater de visu le besoin urgent de faire progresser la réconciliation. Le programme libéral comprend des engagements historiques, comme l’établissement d’une stratégie de logement pour les Autochtones des régions rurales et du Nord. Un gouvernement libéral réélu continuera à travailler avec ses partenaires pour faire avancer les 94 appels à l’action de la CVR, et pour mettre en œuvre les 76 qui relèvent de la compétence fédérale ou partagée. Actuellement, plus de 80 % des appels à l’action relevant de la compétence fédérale ou partagée sont terminés ou en bonne voie. Plus récemment, le gouvernement s’est engagé à verser 320 millions de dollars aux communautés autochtones pour les aider à rechercher les tombes dans les pensionnats et à soutenir les survivants. En juin, le gouvernement libéral a également adopté le projet de loi C-15, qui donne force de loi à la Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones au Canada.
Je m’engage à entreprendre l’important travail de réconciliation de bonne foi et en partenariat véritable et égal avec les communautés autochtones à travers le pays. Le NPD sera un allié des Premières Nations et mettra en œuvre les appels à l’action de la CVR. Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas agir. Une partie essentielle de la réconciliation consiste à reconnaître pleinement l’horreur et les torts causés aux enfants autochtones, à leurs familles et à leurs communautés par le système des pensionnats. Ces institutions ont systématiquement retiré les enfants de leurs familles et leur ont infligé des mauvais traitements, des maladies et la mort. Les récentes révélations de milliers de fosses communes et de tombes anonymes sur les sites des pensionnats à travers le pays soulignent la profondeur de l’horreur que cette politique génocidaire a infligée pendant plus de 160 ans - conçue par les conservateurs de John A. Macdonald et encouragée par les libéraux, les architectes de la Loi sur les Indiens.
Pendant toute ma carrière de fonctionnaire, j’ai travaillé étroitement avec les Premières Nations, les sociétés de développement et les entreprises autochtones. Au cours de la campagne, j’ai eu l’occasion d’interagir avec des citoyens des Premières Nations sous un nouvel éclairage et d’entendre de première main les avis de citoyens des Premières Nations. La CVR et l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées soulignent toutes deux ce que j’ai vu et entendu directement, à savoir qu’il faut davantage d’efforts pour combler les lacunes entre la population yukonnaise autochtone et non autochtone. Les Premières Nations du Yukon occupent un lieu particulier du Canada, représentant la majorité des Premières Nations autonomes de l’ensemble du pays. En écoutant les leaders des Premières Nations et leurs collectivités, je continuerai à travailler pour veiller à ce que leur situation particulière soit comprise à Ottawa. Même si nous avons beaucoup de chemin à parcourir, le Yukon peut être fier de sa position de leadership au Canada.
Toutes les Canadiennes et les Canadiens ont un rôle à jouer sur la voie de la réconciliation avec les peuples autochtones. Heureusement, grâce à la vision et à la persévérance des générations précédentes de dirigeants des Premières Nations du Yukon, bon nombre des appels à l’action sont déjà abordés dans les onze ententes définitives et d’autonomie gouvernementale de notre territoire, et il revient à toute la communauté yukonnaise de mettre en œuvre les ententes et les appels. En tant que député indépendant du Yukon, je travaillerai avec les députés des deux côtés pour veiller à ce que le parti au pouvoir tienne compte des réalités particulières et uniques du Yukon. De plus, je serais honoré de vous faire part de mon expérience, par l’entremise des Premières Nations du Yukon elles-mêmes, afin de démontrer au reste du pays les avantages de poursuivre ces nobles objectifs. Le Yukon a une génération d’avance sur une grande partie du Canada sur la voie de l’autodétermination des Autochtones.
Merci à
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ÉconoMIe
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Consommation locale : les Yukonnais.e.s répondent à l’appel Cet été, les étals du marché Fireweed et des épiceries arborent de nombreux légumes cultivés localement. Les productrices et les producteurs locaux ne cessent de se réinventer pour offrir une variété toujours plus grande de produits frais et de qualité. Ces enthousiastes du potager n’ont pas froid aux yeux, malgré les défis que peut représenter l’exploitation maraîchère dans le Grand Nord et tous se démènent pour répondre à une demande en pleine croissance. Maurine Forlin
Les longues journées ensoleillées combinées au travail acharné des producteurs et productrices ont permis aux Yukonnais.e.s de profiter tout l’été de légumes locaux fraîchement récoltés. L’intense labeur que représente le défi de cultiver des légumes au nord du 60e parallèle n’a pas arrêté Sarah Ouellette, propriétaire de la ferme Sarah’s Harvest qui, pour la huitième année consécutive, cultive une large variété de légumes dans son jardin. Alors que la saison touche à sa fin, la maraîchère fait le bilan. « Oui, cette année, il y a eu beaucoup d’engouement pour les produits locaux, constate-t-elle. En huit ans, j’observe chaque année une augmentation de l’offre de produits cultivés au Yukon, mais aussi une augmentation de la demande des consommateurs et consommatrices. »
Des produits qui rassemblent Chaque jeudi depuis le début de l’été, en moyenne 400 personnes se sont promenées entre les allées du marché public de Whitehorse, un nombre record selon Darren Holcombe, président du conseil d’administration du marché. « La pandémie a poussé les consommateurs et consommatrices à considérer plus d’options locales », estime l’ancien gestionnaire du marché. Le marché Fireweed s’est aussi
Maurine Forlin
La maraîchère Sarah Ouellette a, cette année encore, augmenté sa production de légumes. Elle espère l’année prochaine pouvoir ajouter une serre à son grand potager.
avéré être un des seuls lieux de rassemblement accessibles ces derniers mois. En plus d’y trouver une large variété de produits frais, les visiteurs et visiteuses prennent davantage le temps d’échanger avec les vendeurs et les vendeuses. « Les gens, surtout au marché, sont très reconnaissants, ils apprécient beaucoup ce qu’on propose, la fraîcheur et la qualité de nos produits, explique Sarah Ouellette. La relation privilégiée qu’on développe avec les consommateurs et les consommatrices, je trouve ça vraiment spécial ».
Un appel de candidatures est lancé pour : • l’Ordre du Yukon • le Prix pour actes de bravoure • le Prix pour le service public bénévole La date limite est le 29 octobre 2021. Renseignements : Bureau du commissaire du Yukon, 412, rue Main; 667-5121 nominations@yukon.ca commissaireduyukon.ca/programmes
Tous les consommateurs et consommatrices ne sont cependant pas présent.e.s au marché « J’ai augmenté ma production, mais je ne peux pas tout écouler au marché », constate Sarah Ouellette. Grâce à sa collaboration avec les épiceries locales, ses produits se vendent toute la semaine à un nombre plus grand d’adeptes de produits locaux.
Hiver comme été
suivre leurs récoltes en plein hiver. Depuis près de deux ans, ColdAcre propose tout au long de l’année une panoplie de légumes (essentiellement des variétés de salades et d’herbes fraîches) cultivés dans des conteneurs. À l’abri dans leur jardin en boîte, les produits ne souffrent pas de la température extérieure et les salades s’épanouissent hiver comme été. « On observe définitivement une augmentation de la demande, confie Denise Gordon, responsable de production. Surtout l’hiver! Nos abonnements étaient tous vendus l’hiver dernier. On construit d’ailleurs deux nouveaux conteneurs pour répondre à la demande de l’hiver prochain », se réjouit-elle.
Tandis que les températures baissent, que la nature commence à décliner et avec elle l’abondance de produits locaux, le public semble tout à coup forcé de revenir à l’achat de produits importés. Mais certain.e.s cultivateurs et cultivatrices innovant.e.s, tel.le.s Consommer 100 % local que les créateurs de la compagnie au Yukon, une réalité? de culture hydroponique ColdAcre, redoublent d’efforts pour pour- Ces producteurs et productrices
yukonnais.e.s passionné.e.s sont de plus en plus nombreux.ses et l’offre s’efforce de suivre la demande grandissante. Les défis d’une consommation locale à l’année restent toutefois bien présents au territoire. « Pour que l’on consomme vraiment local, il faudrait certainement plus de producteur.rice.s, explique Sarah Ouellette, mais il va d’abord falloir un gros changement dans les habitudes de consommation et surtout dans les attentes, estimet-elle. Il va falloir apprendre à consommer ce qui est de saison et ça doit venir de la population », conclut la Franco-Yukonnaise, qui reste tout de même optimiste au vu de l’évolution très positive qu’elle a pu constater ces huit dernières années. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
Des produits locaux dans les assiettes des organismes gouvernementaux Le gouvernement du Yukon aussi se tourne petit à petit vers une consommation plus locale. Un projet pilote de trois ans, qui vise à faciliter l’achat d’aliments produits au Yukon pour les organismes gouvernementaux, vient d’être révélé. Les hôpitaux, les établissements de soins de longue durée ou encore les écoles peuvent maintenant s’apprivoiser via la boutique en ligne de la ferme Takhini River Ranch, qui centralise les produits de plusieurs producteurs locaux. Le gouvernement poursuit ainsi ses objectifs énoncés dans la stratégie Notre avenir propre pour lutter contre les changements climatiques.
Jeudi 16 septembre 2021
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JeUnesse
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La communauté étudiante « frustrée » de ne pas pouvoir voter sur les campus Le taux de participation des 18 à 24 ans aux deux dernières élections fédérales a été le plus bas enregistré par Élections Canada parmi toutes les tranches d’âge. La décision de l’organisme de ne pas ouvrir de bureaux de vote sur les campus cette année en raison de la pandémie soulève de nombreuses inquiétudes auprès des représentant.e.s de la communauté étudiante. diverses options pour offrir des services de vote sur les campus aux prochaines élections, tout Mathilde Thériault se souvient en précisant que dans le cas où d’avoir vu de nombreux.ses elles seraient déclenchées à court étudiant.e.s exercer leur droit de terme, la décision de l’automne vote sur le campus de l’Université de Moncton lors du scrutin de 2020 serait maintenue. 2019. Déçue, la présidente de la Fédération des étudiantes et Inquiétudes quant au étudiants du Campus universitaux de participation taire de Moncton (FÉÉCUM) ne remet toutefois pas en question La décision déplait à la Fédération la décision d’Élections Canada de de la jeunesse canadienne-franne pas tenir le programme de vote çaise (FJCF) et à la Fédération sur campus cette année. des communautés francophones « On comprend les raisons et et acadienne (FCFA) du Canada le contexte […], mais c’est sûr que qui ont exprimé leur désaccord ça n’enlève pas notre frustration par voie de communiqué. par rapport à la décision. » « On comprend le contexte Déjà, à l’automne 2020, dans lequel se tiennent ces élecÉlections Canada avait pris la déci- tions, mais on parle ici de jeunes sion de ne pas tenir le programme qui se préparent à exercer leur de vote sur campus en raison « de droit de vote pour la première fois. la complexité que représente ce On veut leur faciliter la tâche au programme dans un contexte de maximum pour que ce soit une pandémie », explique l’organisme expérience positive qu’ils aient dans un courriel à Francopresse. le goût de refaire aux élections Faute de connaître la date suivantes. On n’y parviendra pas exacte des élections et de savoir si sans mesures adaptées et, surtout, les étudiant.e.s seraient de retour sans s’assurer qu’ils soient au sur les campus en raison des courant de ces mesures », déplore conditions sanitaires, Élections la présidente de la FCFA, Liane Canada a choisi de « réaffecter Roy, dans le communiqué. les ressources nécessaires au Pour cette raison, la FÉÉCUM programme de vote sur campus redoublera d’efforts afi n d’offrir à d’autres programmes qui nous aux étudiant.e.s le plus d’inforaideraient à mener l’élection ». mations possible sur les diverses En juillet der nier, l’orga- façons de voter. nisme annonçait l’évaluation de « On va avoir une campagne Mélanie Tremblay, Francopresse
pour démystifier tout ce qui entoure le vote : où se trouvent les bureaux, quels bus il faut prendre pour se rendre dans ces bureaux-là. Ce sont des informations importantes à faire circuler vu qu’il n’y aura pas de programme de vote sur le campus », précise la présidente Mathilde Thériault.
Les 18 à 24 ans votent le moins Le taux de participation le moins élevé des trois dernières élections a été enregistré chez les électeurs de 18 à 24 ans — 55 % en 2011, 67 % en 2015 et 68 % en 2019 — tout juste derrière les 25 à 34 ans. Afin de favoriser le vote chez les jeunes, Élections Canada a démarré en 2015 un projet pilote de vote sur campus en ouvrant des bureaux de scrutin dans 39 établissements postsecondaires du pays. Plus de 69 000 personnes avaient alors utilisé ce moyen pour exercer leur droit de vote. En 2019, le programme a été offert sur 109 campus d’établissements postsecondaires et a permis à plus de 110 000 personnes de voter. Afin de favoriser l’intérêt du vote chez les jeunes, la FJCF a reçu le mandat de ses membres, en 2015, de travailler avec les élus pour faire abaisser l’âge du vote à 16 ans au Canada.
Le 21 octobre, choisissez
Laura Cabott
comme maire de Whitehorse Parce que l’expérience fait la différence.
Fournie
La FÉÉCUM devra redoubler d’efforts afin de bien informer les étudiant.e.s qui devront exercer leur droit de vote à l’extérieur du campus, selon la présidente de l’organisme, Mathilde Thériault.
« On croit dur comme fer au sentiment d’appartenance à la démocratie canadienne […]. Pour développer ce sentiment d’appartenance, il faut pouvoir comprendre le système », affirme la présidente de l’organisme, Sue Duguay. C’est pour cette raison que dans son mémoire déposé en 2016 au Comité spécial sur la réforme électorale, l’organisme demande qu’un programme d’éducation civique obligatoire soit développé, en accord avec les provinces. La FJCF a développé en parallèle le projet Né.e pour voter, qui a pour but d’éduquer les jeunes au vote pendant les
campagnes électorales. « Pour ceux et celles qui pensent que leur “vote est inutile”, c’est important de démystifier ce message-là, de faire comprendre que chaque vote compte. Ça s’arrime donc avec le reste de nos revendications, comme l’abaissement de l’âge du vote à 16 ans et l’éducation civique », ajoute Sue Duguay. Le projet de loi pour faire abaisser l’âge du vote à 16 ans de la sénatrice Marilou McPhedran, déposé en 2020, et celui de la députée du Parti vert Elizabeth May, déposé en mars dernier, sont morts au feuilleton avec le déclenchement des élections.
Nous sommes chanceux au Yukon d’être la troisième juridiction la plus bilingue au Canada et d’avoir une communauté francophone nombreuse et vibrante. En tant que maire, je favoriserai la participation des francophones aux comités municipaux, je faciliterai le développement de services bilingues essentiels et j’appuierai la traduction en français des sections importantes du site internet de la ville. Ensemble, nous pouvons construire une ville diversifiée, engagée et inclusive. Une ville pour toutes et tous. Je veux entendre vos idées. Contactez-moi : LauraCabottForMayor @votelauracabott laura.cabott@icloud.com Site internet : lauracabott.com
Ishmael N. Daro – Flickr
La décision d’Élections Canada de ne pas ouvrir de bureaux de vote sur les campus cette année en raison de la pandémie soulève de nombreuses inquiétudes auprès des représentant.e.s de la communauté étudiante.
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Élections fédérales : tour d’horizon des enjeux arctiques Nelly Guidici
Avec l’approche des élections fédérales, voici les programmes de chaque parti pour les sujets qui ont un impact direct sur les trois territoires. Le réchauffement climatique, la réconciliation ou encore la sécurité alimentaire sont quelquesuns des thèmes présentés dans ce tableau récapitulatif.
Définitions des termes utilisés : Le programme des Gardiens autochtones : ce programme réservé aux Premières Nations soutient la gestion et la surveillance des terres sur leurs territoires, tout en offrant des formations et des
istockphoto.com
CHANGEMENT CLIMATIQUE
CHANGEMENT CLIMATIQUE
opportunités de carrière pour la protection et la gestion des terres et des ressources. Le rêve de Shannen : nommé en mémoire de la jeune activiste crie Shannen Koostachin, ce mouvement plaide pour un financement équitable de l’éducation des enfants des Premières Nations afin qu’ils aient les mêmes possibilités d’éducation dans le respect de leur langue et de leur culture. Le principe de Joyce : ce mémoire a été présenté par le Conseil des Atikamekw de Manawan (Québec) et le Conseil de la Nation atikamekw aux gouvernements du Canada et du Québec en novembre 2020, suite au décès de Joyce Echaquan dans des circonstances troublantes à l’hôpital
de Joliette. Cette déclaration vise à garantir à tous les Autochtones un droit d’accès équitable et sans aucune discrimination aux services sociaux et de santé. Le rapport de la Commission de vérité et réconciliation : les appels à l’action 71 à 76 du rapport concernent les enfants disparus ainsi que les renseignements sur les inhumations. Un travail de collaboration entre les gouvernements, l’Église, les collectivités autochtones et les ancien.e.s élèves est notamment mentionné dans le respect des protocoles autochtones. Le plan Nutrition Nord : ce programme du gouvernement fédéral pour les collectivités du Nord a pour objectif de subventionner des aliments nutritifs et des
NPD
PARTI CONSERVATEUR
ÉDUCATION
ÉDUCATION
EMPLOI
produits essentiels (désinfectant pour les mains et produits d’hygiène personnels) afin que leurs prix d’achat soient plus abordables et accessibles aux consommateurs et consommatrices. La station navale Nanisivik : située sur la côte nord de l’ile de Baffin au Nunavut, la construction de cette station maritime en PARTI LIBÉRAL
• Réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2005 d’ici 2030
• Remplir les objectifs de l’Accord de Paris et réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030
• Réduire la pollution dans l’industrie lourde et assurer la carboneutralité du secteur pétrolier et gazier d’ici 2050
• Carboneutralité d’ici 2050
• Remplacement de la taxe carbone par un compte personnel carbone
• Éliminer les déchets de plastique d’ici 2030
• Normes de transparence et responsabilisation des entreprises
• Véhicules électriques
• Création d’un secrétariat de l’urgence climatique
• Soutien du programme des Gardiens autochtones
• Interdiction des plastiques à usage unique
• Programme d’énergie propre avec le gouvernement du Yukon
• Bonification du programme des Gardiens autochtones
LOGEMENT LOGEMENT
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• Stratégie canadienne du logement • Maisons plus écoénergétiques
• Protéger davantage de zones naturelles, notamment en créant dix nouveaux parcs nationaux
• Financement stable et prévisible de logements pour combler le déficit entre le Nord et le Sud
• Lancer une stratégie sur le logement autochtone dans les zones urbaines, rurales et nordiques
• Financement formation des Inuits pour travailler dans les mines
• Fournir des débouchés pour tous
• Investissement dans les infrastructures
• Développement de la pêche dans le Nord en partenariat avec les communautés
EMPLOI
• Créer une économie de l’écotourisme dans les parcs du Nord
SANTÉ
SANTÉ
RECONCILIATION
RÉCONCILIATION
• Principe de Joyce • Prévention suicide • Amélioration du plan Nutrition Nord
SOUVERAINETÉ
• Amélioration du plan Nutrition Nord
• Nomination d’un procureur spécial pour les pensionnats
• Financement recherche lieux de sépulture
• Solution communautaire pour la guérison
• Construction d’un monument national à Ottawa pour honorer les survivants
• Financement lieux sépultures • Services de police contrôlés par les Inuits + locuteurs en inuktitut
SOUVERAINETÉ
• Soutien des programmes sur le territoire contre la dépendance et la santé mentale
• Développer un plan pour implémenter les actions 71 à 76 du rapport de la Commission Vérité et Réconciliation • Augmentation des effectifs des rangers • Compléter la construction de la base navale arctique Nanisivik et construction d’une base navale à Churchill • Déploiement de satellites pour la communication et la défense • Nouveaux véhicules de surveillance de l’Arctique par les airs et mers
PARTI VERT • Réduction de 60 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 • Augmentations annuelles de la taxe sur le carbone • Création d’un corridor électrique national permettant à l’énergie 100 % renouvelable de traverser les frontières territoriales • Annulation de tous les nouveaux projets de pipelines de l’exploration pétrolière et interdiction totale de la fracturation
• Mise en place du rêve de Shannen
• Internet haute vitesse
Arctique a débuté en 2007, mais les travaux ont été retardés à plusieurs reprises. Elle ne devrait pas être opérationnelle avant 2022. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
• Lutter contre le racisme systémique à l’encontre des peuples autochtones (dans le système judiciaire et des soins de santé) • Poursuivre les efforts d’élimination de tous les avis à long terme sur la qualité de l’eau potable • Affronter l’héritage des pensionnats autochtones
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Une passion communautaire nommée Roch Nadon Après 25 années de loyaux et passionnés services au sein de l’Association franco-yukonnaise (AFY), Roch Nadon tire sa révérence de l’organisme porte-parole de la communauté francophone du Yukon. Nous avons saisi cette occasion pour souligner les apports qu’il aura initiés pour la communauté franco-yukonnaise. Marie-Hélène Comeau
Lorsqu’on rencontre une personne de la trempe de Roch Nadon sur son chemin, on ne peut faire autrement que de remercier sa bonne étoile. Son enthousiasme, sa générosité, son écoute et sa curiosité alimentent l’esprit de cet homme, dont le cœur bat au rythme de celui de sa communauté franco-yukonnaise. Pourtant, Roch Nadon s’enlignait initialement vers une tout autre destinée, s’étant engagé pour une carrière en aménagement de la faune au Québec. Il était alors loin de se douter qu’un été passé au Yukon il y a près de 30 ans allait à jamais changer le sens de sa vie.
De Québec à Whitehorse Le début de cette aventure, si nous devons déterminer un point de départ, remonte au printemps 1992. Roch Nadon et sa conjointe
Angélique Bernard, ancienne bénévole pour l’émission radiophonique Rencontres
Fournie
« Roch a été longtemps un animateur bénévole de l’émission de radio franco-yukonnaise Rencontres. Par la suite, il a toujours été présent aux réunions et aidant pour les bénévoles qui voulaient s’initier à l’animation de l’émission. Il a aussi beaucoup travaillé à différents projets radiophoniques, dont le spécial de Noël, réunissant chaque année plusieurs personnes de la communauté. Il a aussi toujours été présent et de bon conseil pour les éditions soulignant les 20e, 25e et 30e anniversaires de l’émission Rencontres, appuyant sans hésiter les nouvelles idées qui émergeaient en réunion de planification. »
Danièle Rémillard, tous deux alors dans la jeune vingtaine, décident de mettre sur pause leur carrière en environnement pour quelques mois. À l’époque, des amis leur avaient vanté tant et si bien les beautés du Yukon qu’ils avaient décidé d’y faire un tour pour l’été. « On voulait visiter et explorer le Yukon, puis retourner chez nous au Québec. Mais après quelques semaines seulement, nous avons changé tous nos plans et décidé de nous installer pour de bon au Yukon », raconte Danièle Rémillard. Pourtant, ce printemps-là n’avait rien de séduisant. La temps maussade persistait tout comme le froid et la neige. Mais la rencontre de certaines personnes clés et d’une communauté francophone dynamique a rapidement charmé le jeune couple. Il y aura eu entre autres la rencontre avec Carole Trottier, qui gérait les activités culturelles de l’AFY à l’époque. En 1992, l’organisme occupait les locaux de deux vieilles maisons de la rue Strickland. La plus petite des deux, la maison bleue, servait à la fois de bureau
et de salle communautaire, où on accueillait depuis une deuxième année consécutive des cafés-rencontres du vendredi soir. « Comme à leur arrivée Roch et Danièle se cherchaient un endroit où dormir, nous leur avons donné l’accès à la salle communautaire, où j’avais mon bureau. Ils dormaient donc techniquement dans mon bureau, se souvient Carole Trottier. En échange, ils me donnaient un coup de main avec les cafés-rencontres du vendredi soir. En fait, je les ai impliqués assez rapidement dans mes activités culturelles. Ça a toujours été agréable de travailler avec Roch. Il avait déjà un esprit communautaire très développé à son arrivée au Yukon et possédait les aptitudes nécessaires pour travailler dans ce domaine », ajoute-t-elle.
L’homme aux tâches multiples En 1992, les locaux de l’École francophone Émilie-Tremblay et la Garderie du petit cheval blanc étaient situés à Riverdale. Le pro-
gramme d’immersion française était également en place depuis près d’une dizaine d’années et la Loi sur les langues officielles venait d’être bonifiée. La communauté franco-yukonnaise commençait ainsi à prendre forme à travers différents projets rendus possibles à coups d’innombrables heures de bénévolat. Homme d’action, Roch n’a d’ailleurs pas tardé à répondre « présent » à cet appel à la tâche. « Il m’avait approché à l’époque pour travailler de façon bénévole pour l’AFY, partage Pierre Bourbeau, qui était directeur général à l’AFY à ce moment-là. Je lui avais alors proposé un poste au conseil d’administration de l’organisme, mais, après six mois, il est revenu me voir un peu malheureux me demandant de lui trouver plutôt quelque chose de plus dynamique à faire sur le terrain. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à aider à la Cabane à sucre, à l’émission de radio Rencontres et pour d’autres activités culturelles. Roch est un homme d’idées et passionné sur lequel on peut compter, et ce,
depuis toujours. » Pendant ses premières années au territoire, on verra Roch occuper différents emplois ici et là, dont à la Garderie du petit cheval blanc. Puis, il obtiendra un premier poste officiel à l’AFY en tant que coordonnateur du comité Espoir Jeunesse, mieux connu aujourd’hui sous le nom de Jeunesse Franco-Yukon (JeFY). C’est d’ailleurs grâce à sa fougue et à sa détermination à ce poste que le Yukon posera sa candidature pour devenir l’hôte du Parlement franco-canadien du Nord et de l’Ouest en 2004. L’événement rassemblant les jeunes francophones et francophiles canadiens n’avait jamais eu lieu jusque-là dans l’un des territoires du pays. « C’était incroyable à l’époque de penser pouvoir déplacer tous ces jeunes vers le Nord. Mais Roch y croyait. Il a été un grand ambassadeur pour le Nord, et si nous y allons aujourd’hui c’est grâce à lui », indique Josée Vaillancourt, directrice générale de la Fédération de la jeunesse canadienne-française. À la fois une personne de terrain et de vision, il a démontré
Danielle Bonneau, bénévole pour la Cabane à sucre
Virginie Hamel, gestionnaire en arts et culture pour l’Association franco-yukonnaise
« Jean-Marc et moi avons aidé Roch à monter et à démonter la structure de la Cabane à sucre du Sourdough Rendezvous pendant au moins une dizaine d’années. Ce n’est jamais compliqué et c’est surtout toujours agréable de travailler avec lui, car il est super bien organisé. Roch aime son monde et si on a fait du bénévolat si longtemps à la Cabane à sucre c’est grâce à son entregent et à son accueil. »
« Roch a été un patron et un collègue de travail très humain qui priorise continuellement le bien-être de son équipe. Toujours enthousiaste, c’est quelqu’un sur lequel on peut s’appuyer à 100 %. Sa personnalité se reflète dans l’ambiance de travail agréable qu’il a toujours su implanter au sein du secteur culturel de l’Association franco-yukonnaise. On va s’ennuyer de lui. »
Fournie
Fournie
Félix Robitaille, ancien membre du comité Espoir Jeunesse
Marc Champagne, directeur de la Commission scolaire francophone du Yukon
« À l’époque, je crois que j’étais trésorier au conseil d’administration pour le comité Espoir Jeunesse. Je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut, mais Roch ne dit jamais non à quoique ce soit, peu importe Fournie le projet, car il n’y a jamais de projet trop petit ou trop gros pour lui. C’est pour cette raison que beaucoup d’activités n’auraient pas pu voir le jour au Yukon sans lui. Je me souviens d’une fois où nous étions tous les deux en nomination au Gala de la francophonie pour le prix du bénévole de l’année. Cette fois-là, c’est Roch qui l’a remporté et ça ne m’a pas déçu, car j’étais heureux de le voir gagner. Il le méritait tellement. »
« Roch est responsable depuis longtemps de plusieurs projets auxquels nos jeunes de la communauté ont pu participer. Il a aussi été présent au début de l’élaboration du projet de construction du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile Mercier. Il y a joué un rôle très important dans Fournie l’attention portée aux espaces communautaires de la nouvelle école secondaire francophone. Il est toujours la bonne personne pour créer des liens et des ponts dans la communauté en cherchant constamment des solutions pour faire avancer les choses. »
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PoRTRaIT tout au long de sa carrière un leadership positif et collaboratif. Roch Nadon peut ainsi être dans la cuisine pour préparer le souper de Noël communautaire ou être en train de gérer une équipe de bénévoles pour la Cabane à sucre. Il peut aussi bien être affairé à écrire des demandes de financement, que de représenter son secteur, sa communauté ou son organisation auprès de politicien. ne.s ou de hauts fonctionnaires. Il est donc partout! « Cet homme a une fibre paternelle dans son travail et dans sa façon d’aborder son rôle dans le développement communautaire, indique Jeanne Beaudoin, qui a été tour à tour collègue de travail, directrice puis présidente de l’AFY. Autant chez les francophones que chez les anglophones avec lesquels il a créé des partenariats importants qui ont permis d’offrir plus de variété dans la programmation culturelle en français au Yukon. En fait, le travail communautaire pour Roch ce n’est pas seulement un job, c’est presque une vocation pour lui », ajoute-t-elle. Cécile Girard, qui était directrice de l’Aurore boréale à l’époque de l’arrivée de Roch au Yukon, se souvient du travail de cet homme au comité du journal franco-yukonnais. « Il a toujours été généreux de son temps pour le journal. C’est un homme intègre et solide. Il apportait au journal une vivacité qu’on lui connaît bien », souligne-t-elle. En entrevue, elle se remémore avec joie les célébrations du 15e anniversaire de l’Aurore boréale alors qu’il s’était proposé comme maître de cérémonie, déguisé en camelot enthousiaste pour l’occasion.
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Patric Chaussé
Roch Nadon est arrivé au Yukon avec une formation en biologie. Rien ne laissait croire à l’époque qu’il dédierait 25 ans de sa vie au développement de la communauté franco-yukonnaise.
Isabelle Salesse, qui partage les tâches de direction de l’AFY avec Roch depuis près de huit ans. C’est notre héros communautaire, toujours ouvert et à l’écoute de la communauté. » Lors de la récente assemblée générale annuelle de l’AFY, Isabelle Salesse a d’ailleurs profité de l’annonce de son départ imminent en soulignant la contribution de Roch Nadon au niveau de la jeunesse, mais également des arts : « Grâce à son leadership et à sa ténacité, il a amené le secteur des arts et de la culture en français à un niveau plus Un être au cœur professionnel. Sous son leadership, communautaire l’AFY a développé son rôle de dif« Roch est le plus « Afyen » de fuseur dans le domaine des arts et nous tous! , confie sans hésitation de la culture. Et sous sa direction,
Pascal St-Laurent, membre fondateur du groupe musical Soir de Semaine « Roch est un excellent ambassadeur pour le Yukon et a énormément aidé à la professionnalisation des artistes francophones du Yukon en leur permettant de se démarquer. Il nous a donc beaucoup appuyés au niveau du réseautage à l’échelle nationale. En faisant la promotion de la musique franco-yukonnaise, c’est en fait de toute la communauté dont il a fait aussi la promotion. Roch est toujours efficace, professionnel et j’ai confiance en lui. Il travaille vraiment pour nous les artistes. Si une opportunité se pointe, il s’arrange sans hésiter pour que les artistes d’ici en profitent. »
le service arts et culture a permis aux artistes franco-yukonnais d’accroître leur visibilité sur la scène locale, territoriale ou nationale. »
Le rayonnement de la francoyukonnie La reconnaissance de la communauté francophone du Yukon ailleurs au pays et dans le monde doit une fière chandelle à cet homme. Le volet yukonnais du projet international de la Caravane des dix mots en est un bon exemple. Il n’aurait pas pu naître sans son appui. À l’échelle nationale, il a su représenter les intérêts du Nord francophone à plusieurs reprises
au sein de différents organismes. « Roch a été d’une grande importance pour la Fédération canadienne culturelle française (FCCF), explique Martin Théberge, président de la FCCF, qui travaille avec Roch depuis près de 15 ans. Il fait d’ailleurs partie de ceux qui ont le plus d’ancienneté au sein de l’organisme. Il parle peu en réunion, mais lorsqu’il le fait, ses commentaires sont réfléchis. Ils ont à la fois un impact et une force issue de sa longue expertise au Yukon. Il est clair que Roch adore sa communauté et que les francophones du Yukon le lui rendent bien. J’ai pu le sentir lorsque je me suis déplacé il y a quelques années au territoire. Ça démontre sa force et cette soif
L’Association franco-yukonnaise (AFY) tient à remercier Roch Nadon pour ses 25 ans de bons et loyaux services au sein de l’organisme. À l’écoute et dans l’action, Roch a été notre héros communautaire. Son engagement envers l’AFY et la communauté a été exemplaire! C’est avec regret que nous le voyons partir pour le début d’un nouveau chapitre. Nous lui souhaitons beaucoup de succès et de bonheur dans ses projets futurs et dans ses nouvelles aventures. Roch aura toujours une place spéciale dans notre organisation.
Merci mille fois!
Fournie
d’apprendre de l’autre, peu importe son statut social. C’est un grand plaisir de pouvoir travailler avec lui et un privilège d’être associé à cet homme. » « Roch a été notre point de contact pour les premiers Jeux de la francophonie canadienne en 1999 et le premier à appuyer ce grand projet, ainsi que celui du Parlement jeunesse pancanadien. C’est incroyable, quand on y pense, tout ce qu’il a fait, ajoute Josée Vaillancourt, de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF). Il est la personne la plus humble au monde et veut toujours redonner au prochain sans jamais le faire pour lui-même. »
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Web Ouest rendra l’art en français plus accessible dans l’Ouest et le Nord À l’automne prochain, la plateforme en ligne Web Ouest emmènera francophones et francophiles de l’Ouest et du Nord du pays à la découverte des arts vivants, de concerts ou encore de séries en français produites au Canada. Le projet vise à relier des communautés éloignées les unes des autres autour des arts et de la culture.
Les limites du numérique
Marine Ernoult, Francopresse
On se baladera sur Web Ouest de séries Web en blogues, entre de grands rendez-vous et des soirées virtuelles en plein air. On pourra y déguster un concert seul.e ou en groupe, devant sa télévision ou son écran d’ordinateur. De nombreux voyages imaginaires attendent les amateurs et amatrices de culture depuis leur canapé. Le projet, né en 2015 sous l’égide la Société de la francophonie manitobaine (SFM), en partenariat avec les Productions Rivard, a reçu 3,8 millions $ d’Ottawa début août. Web Ouest va ainsi être étendu à des organismes francophones de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du NordOuest et du Nunavut. « C’est une excellente initiative qui va offrir une vitrine à la francophonie [canadienne]. Des communautés éloignées vont se rassembler autour d’événements artistiques, ça va contribuer à un sentiment d’appartenance commun au-delà des frontières des provinces », salue Suzanne Campagne, directrice générale du Conseil culturel fransaskois (CCF).
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À l’automne prochain, la plateforme en ligne Web Ouest emmènera francophones et francophiles de l’Ouest et du Nord du pays à la découverte des arts vivants, de concerts ou encore de séries en français produites au Canada.
Christine Morin, directrice générale de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) : « Ce projet va accroître la visibilité de nos artistes, leur assurer une présence nouvelle et permettre de faire découvrir des contenus inédits. Il y a une telle diversité et une telle richesse à mettre en valeur. » À ses yeux, cette plateforme va également permettre d’attirer un nouveau public, à l’écart des centres urbains et aussi plus jeune, « qui consomme avant tout des biens culturels sur Internet ». Marie-Christine Morin prévient toutefois que la compétition est forte sur le Web : « Il va falloir une programmation originale pour réussir à se démarquer, ainsi qu’être capable d’adapter nos pratiques au Attirer un public numérique, de retransmettre des plus jeune spectacles vivants de qualité sur les Un sentiment partagé par Marie- plans esthétique et technique. Ça
ne va pas être une mince affaire. » L’équipe de Web Ouest est actuellement à la recherche de contenus pour alimenter la programmation tout au long de l’année. Suzanne Campagne du CCF a d’ores et déjà été contactée et indique que les deux jours de spectacles et d’ateliers du Festival fransaskois, qui a lieu tous les ans en juillet, pourraient ainsi être diffusés sur la plateforme. Le festival Terre Ferme pourrait également être retransmis sur le site de Web Ouest en juillet 2022.
« C’est un défi d’amener la culture au plus proche des gens » L’initiative est accueillie d’autant plus favorablement qu’il est difficile de faire vivre la culture francophone dans l’Ouest et le Nord canadiens.
Les 200 000 francophones qui vivent dans ces régions, sans oublier les 750 000 autres qui se disent bilingues anglais-français, ont souvent du mal à accéder à une offre riche et diversifiée dans la langue de Molière. « Les communautés sont trop dispersées et distantes les unes des autres, c’est un défi de faire tourner des expositions ou des concerts, d’amener la culture au plus proche des gens », partage Suzanne Campagne. Lindsay Tremblay, directrice générale de l’Association des théâtres francophones du Canada (ATFC), témoigne également de « la grande solitude » ressentie par les théâtres dans l’ouest du pays : « Alors qu’ils ont de gros mandats, la responsabilité de la survie de la langue et de la culture, ils n’ont souvent pas la capacité de desservir des territoires immenses. »
Suzanne Campagne et Lindsay Tremblay appellent les organismes à coordonner davantage leurs efforts afin de développer des projets communs qui voyageront plus facilement à travers les provinces. « Chaque organisme travaille en silo et élabore sa propre programmation. Il faut repenser cette façon de faire pour lever la barrière des distances », plaide Suzanne Campagne. Si les directrices interrogées voient Web Ouest d’un bon œil, en particulier en période de pandémie, elles se réjouissent aussi de la réouverture des salles de spectacle. « Pour le théâtre, l’adaptation au numérique est plus problématique. Cet art exige plus que d’autres un rapport vivant au public », explique Lindsay Tremblay. « On a dû s’adapter pour survivre pendant la crise sanitaire, mais une caméra ne peut pas remplacer une salle comble […]. On ne peut pas basculer toutes les pratiques culturelles vers les seuls écrans », ajoute-t-elle. En attendant, Web Ouest semble inspirer d’autres projets similaires au pays. Lindsay Tremblay évoque le lancement d’un site similaire en Acadie, chapeautée par le Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS).
L’art en vitrine Venez découvrir le travail de création en direct d’artistes de la société Yukon Artists at Work (YA@W). Ces dernier.ère.s sont sur les lieux chaque semaine, occupé.e.s à créer dans l’espace situé derrière la vitrine de la galerie d’art du centre-ville de Whitehorse. Ce projet intitulé Artist in the Window offre des moments de rencontres uniques où l’échange et le partage entre l’artiste et le public sont au rendez-vous. En ce mois de septembre, il sera possible d’y croiser le céramiste Patrick Royle. Ce dernier profitera de l’occasion pour créer d’une série d’œuvres en incorporant
à l’argile la texture de différents petits objets abandonnés. « J’aime utiliser à la fois les éléments de la nature et ceux créés par l’être humain. La texture qui en ressort attise souvent la curiosité lorsqu’on regarde l’œuvre. En reconnaissant la forme des objets utilisés, cette curiosité peut se transformer en une réflexion stimulante sur notre rapport avec les objets banals de consommation », précise-t-il. Patrick Royle travaillera à la galerie d’art du 14 au 17 septembre de 11 h à 14 h. Certaines de ses pièces créées sur place seront par la suite incorporées à l’exposition
Galerie Yukon Artists @ Work 4129, 4e Avenue, Whitehorse, Yukon (867) 393-4848 yaaw@artlover.com yaaw.com Mardi au samedi, de 11 h à 16 h
de groupe Experienced Materials, présentée à la galerie d’art jusqu’à la fin du mois de septembre. Ce publireportage est proposé par la galerie Yukon Artists at Work.
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Little Footprints, Big Steps : le documentaire bientôt disponible Près de dix ans après que les premières images aient été tournées, le documentaire Not About Me, qui aborde la réalité des orphelinats haïtiens, sera officiellement disponible sur Nortwestel le 20 novembre prochain, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance. Il sera accompagné de guides informatifs pour conscientiser les gens à la réalité de l’engagement international. Laurie Trottier
« Pas à propos de moi. » Pour Morgan Wienberg, directrice de Little Footprints, Big Steps (LFBS), il était important que le documentaire aille au-delà d’un portrait de son engagement. Elle a tenu depuis le début à ce qu’il constitue un réel levier de conscientisation. Morgan Wienberg a grandi à Whitehorse et a fait d’Haïti son pays d’adoption en 2010, après avoir réalisé un stage de coopération dans un orphelinat. « C’est les Yukonnais.e.s qui avaient financé mon voyage grâce à mon travail à Alpine Bakery! », se souvient-elle. Son rêve de dévouement et de coopération s’était rapidement assombri une fois sur place. La bande-annonce du film nous met d’ailleurs immédiatement la puce à l’oreille : « Je raconte mon histoire, comment je suis arrivée à Haïti en tant que bénévole. Je veux que les personnes réalisent l’impact qu’elles peuvent avoir dans la vie des gens, mais je ne veux pas qu’elles fassent ce que j’ai fait », affirme-t-elle. En effet, une fois sur les lieux, elle a rapidement compris que le système des orphelinats dans lequel elle souhaitait s’investir avait plutôt des conséquences néfastes pour les enfants, qui se retrouvaient éloigné.e.s de leur famille et vivaient dans des conditions de
vie inhumaines. Pire, ce système contribuait à nourrir une industrie « dans laquelle les enfants sont traité.e.s comme des attractions touristiques et, dans certains cas, victimes de trafic humain et d’exploitation », expose le site Internet de LFBS. C’est pour remédier à cette situation qu’elle a fondé LFBS en 2011, afin de réunir les familles et de les garder ensemble.
Un outil de sensibilisation Plus qu’un simple portrait, le documentaire se veut un outil de sensibilisation contre les méfaits du volontourisme, contraction entre les mots volontariat et tourisme. Cette forme d’engagement communautaire n’a pas toujours les impacts escomptés, explique Morgan Wienberg. C’est pourquoi le documentaire est accompagné d’un guide de discussion et d’un autre conçu spécialement pour les écoles : pour éviter que les bénévoles ne causent plus de tort que de bien. Ces guides devraient être finalisés d’ici janvier, en français et en anglais. « Une grande partie du travail, c’est de s’assurer que le documentaire aura un impact, ajoute Kelly Milner, la réalisatrice du film et directrice de Shot In the Dark, une compagnie de production vidéo basée à Whitehorse. Ça a été une longue épopée, mais je sens que c’est seulement le début maintenant. J’ai très hâte de voir les gens s’interroger sur la façon d’apporter leur soutien. » Le projet est passé dans les mains de plusieurs producteurs avant d’aboutir dans celles de Kelly Milner, en 2018.
Les catastrophes comme catalyseur
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Pour Morgan Wienberg, l’essence du message est de comprendre que le volontariat « n’est pas à propos de nous ou de ce que nous croyons être bon pour eux. C’est être capable d’écouter et apprendre des personnes que nous souhaitons aider. »
Le séisme du 14 août dernier qui a dévasté le sud-ouest de d’Haïti a ravivé de vieilles blessures et fait craindre le pire à Morgan Wienberg : est-ce que la communauté internationale répétera les mêmes erreurs qu’après le tremblement de terre de 2010? Ses craintes sont bien fondées : lorsque Port-au-Prince a été secoué de plein fouet en 2010, les dons provenant de l’international n’ont pas toujours atterri entre
de bonnes mains, et ont fait bondir le nombre d’orphelinats d’au moins 150 %. Après une large enquête menée de 2017 à 2018, les services sociaux, LFBS et d’autres partenaires ont conclu que 95 % de ces institutions ne répondaient pas aux normes minimales de protection de l'enfance. « Avec toute situation d’urgence, il y a un risque accru, explique Morgan Wienberg, et les personnes bien intentionnées n’arrivent pas toujours à transposer leur désir d’aider en une aide concrète. Il y a des besoins, et nous voulons que les personnes s’engagent. Mais tout est dans la façon d’aider », rappelle Morgan Wienberg. Le bilan continue de s’alourdir après le passage du séisme : à l’heure actuelle, plus de 2 200 personnes sont décédées et plus de 12 000 autres sont grièvement blessées. Ceux et celles qui souhaitent apporter de l’aide aux organisations peuvent effectuer des dons à des organismes déjà sur place qui possèdent une connaissance accrue des besoins. Sur ce point, Morgan Wienberg voit des avancées positives : « Les gens font plus l’effort d’aller vers des organisations locales au lieu des grandes organisations non gouvernementales. Ça peut devenir rapidement chaotique quand on n’a pas de connexion ici. »
Votez le 20 septembre
Réconciliation Changement climatique Santé mentale et dépendance
@drbrendanhanley
info@brendanhanley.ca Autorisé par l'agent officiel de Brendan Hanley
Fournie
La situation est encore critique depuis le passage du tremblement de terre le 14 août dernier au sud-ouest d’Haïti. Selon l’UNICEF, près de 14 000 personnes ont dû être déplacées.
Année difficile pour la perle des Antilles La population haïtienne n’a pas été épargnée depuis quelques mois. Une montée des violences dans la capitale de Port-au-Prince avait déjà commencé à ébranler les citoyen.ne.s, quelques mois avant l’assassinat du président Jovenel Moïse par un commando
armé, le 7 juillet dernier. « Puis, il y a eu le tremblement de terre, et deux jours après, une tempête tropicale », lâche Morgan Wienberg, en soupirant. La population doit composer avec un chômage endémique, une forte inflation et une instabilité politique qui constitue désormais presque la norme pour ce pays de quelque 11 millions d’habitant.e.s.
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Parapente : des zones d’atterrissage en péril au Yukon Différentes zones d’atterrissage utilisées par les parapentistes sont menacées de disparaitre près de Whitehorse. L’Association yukonnaise de parapente et deltaplane se mobilise pour un sport en plein essor.
Association of Yukon Paragliding and Hang Gliding board
Le parapente offre une nouvelle façon de voir et revoir le territoire. Une façon moins onéreuse de découvrir le Yukon, vu du ciel.
Préserver la pratique du parapente dans le territoire
Association of Yukon Paragliding and Hang Gliding board
Avec 25 parapentistes enregistrés, le Yukon est le territoire avec le plus grand nombre de pilotes par habitant dans tout le Canada, un chiffre qui ne fait qu’augmenter.
Marie Mounier
Afin de voler en parapente sans prendre de risque, il ne suffit pas d’avoir les conditions météorologiques idéales : cela nécessite aussi un espace pour atterrir en toute sécurité. Ce sont ces sites d’atterrissage que les amateurs et amatrices de parapentes craignent en ce moment de voir s’envoler, avec le temps. Depuis trois ans, au Yukon, trois sites ont été menacés, et certains le sont encore : mont Sima, Haeckel Hill et White Mountain. Une mise en péril qui pourrait affecter l’envol d’un sport, dont les amateurs et amatrices se multiplient. Tout comme le souligne Trevor
Mead-Robins, président de l’Association yukonnaise de parapente et deltaplane et propriétaire de l’école Fly Yukon Paragliding : « Pour inciter les gens à voler et découvrir ce sport incroyable, nous avons besoin d’un espace d’apprentissage sécuritaire, mais aussi d’un espace sécuritaire de vol et d’atterrissage. »
La zone d’atterrissage de White Mountain amenée à disparaître Alors qu’une trentaine de sites d’atterrissage sont répertoriés au Yukon, dont six proches de la ville de Whitehorse, ce sont pourtant certains des plus reconnus qui
ont été mis en danger. Si celui de mont Sima a pu être protégé grâce à l’intervention de l’Association yukonnaise de parapente et deltaplane et même promu à un futur agrandissement, ce n’est pas le cas de celui de White Mountain. E n e ff e t , l a c o m p a g n i e Tlingit Homeland Energy Limited Partnership (THELP) souhaite construire une ligne de transmission de 42 kilomètres allant de Jake Corner à la frontière de la Colombie-Britannique. Une installation qui empêcherait alors les parapentistes d’utiliser la zone d’atterrissage de White Mountain, pourtant répertoriée sur les sites officiels de parapente depuis plus d’une décennie. Depuis le 30 décembre 2020,
le projet est ouvert aux commentaires sur le registre en ligne de l’Office d’évaluation environnementale et socioéconomique du Yukon : yesabregistry.ca/. On peut y lire l’inquiétude de Fly Yukon Paragliding : « La zone d’atterrissage sera coupée et il n'y aura aucun moyen sûr d'approcher sans risque de blessure ou de mort. » L’association souhaite que des solutions soient mises en place afin de préserver le site. « Nous espérons que le gouvernement va aider à trouver un financement afin d’enterrer une partie de la ligne », déclare d’ailleurs son président. Le projet n’ayant pas encore été validé, THELP n’a donc pas souhaité répondre aux questions de l’Aurore boréale.
Pour Trevor Mead-Robins, le parapente n’est pas qu’un simple passe-temps, mais une véritable passion. Il consacre une grande partie de son temps libre à tenter de protéger les espaces de décollage et d’atterrissage. Après avoir sauvé le site de mont Sima et s’être mobilisé pour celui de White Mountain, l’organisme souhaite renouveler le bail de la zone d’atterrissage de Haeckel Hill, afin de ne pas voir celui-ci disparaître. « Nous travaillons avec le ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources afin d’obtenir des permis récréatifs des zones que nous utilisons afin d’être au moins tenus au courant en cas de développement », explique le parapentiste. Une mobilisation qui ne se fait pas sans la sensibilisation de la population yukonnaise : « C’est important de sensibiliser les gens afin de préserver aussi notre sécurité, de ne pas être mis en danger au moment de l’atterrissage », souligne Yannick Klein, grand amateur de parapente au territoire. Le parapente n’est pas seulement un sport ou un divertissement, il est aussi une nouvelle façon de découvrir le territoire depuis le ciel ; mais encore faut-il pouvoir en revenir. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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Récompenses pour la patrouille de ski du Yukon La Patrouille canadienne de ski (PCS) est une association assurant la sécurité sur les pistes avec plus de 4500 bénévoles à travers le pays. En cette fin d’été, ces hommes et femmes ont été récompensé.e.s pour leur engagement lors d’une cérémonie. Les glisseur.se.s secouristes Yukonnais.e.s sont à l’honneur avec plusieurs titres de prestige.
Le ski est une activité populaire à travers le Canada. Près de 2,5 millions d’individus se lancent sur les pistes chaque année, et cet attrait n’est pas nouveau. La PCS, organisation à but non lucratif, a vu le jour en 1941 lors de l’essor des domaines skiables. Elle est répartie en neuf domaines et 56 zones à travers le pays. C’est en 1983 que le Yukon a rejoint l’Alberta pour former la Division montagne de la patrouille. À cette époque, le ski de fond a conquis le cœur des Yukonnais.e.s, notamment mis de l’avant avec les Jeux olympiques de février 1988. Quelques années plus tard, les pistes du mont Sima ont été ouvertes au public, offrant le premier réseau de ski alpin du territoire.
Des distinctions locales, régionales et nationales La zone Yukon regroupe actuellement plus de 60 patrouilleur.se.s bénévoles réparti.e.s à tour de rôle entre les monts McIntyre et Sima. « Le bénévolat fait partie de la culture des sports de glisse. Historiquement, le Club de ski nordique et le mont Sima sont gérés sur les mêmes principes », explique Tim Sellars, président de la patrouille de la zone Yukon. Pour célébrer l’engagement des secouristes par toutes conditions, l’association organise chaque année une conférence nationale avec des remises de prix. Cet
été, c’est en ligne que les récompenses ont été décernées. Afin de conserver la convivialité de l’événement, le président a réuni les patrouilleur.se.s pour partager quelques grillades autour d’un barbecue et regarder la diffusion de la cérémonie. « Quelle belle surprise pour notre équipe de découvrir les prix reçus à l’échelle nationale et locale! », mentionne M. Sellars. Plus de sept titres ont été attribués aux Yukonnais.e.s ce soir-là. Au niveau national, on retrouve Don Wilson, Thimothé Lamoureux et Kirstie Simpson, récompensé.e.s pour leur engagement depuis de nombreuses années. Pour la Division montagne, c’est Jason Basnett, Kristina Gardner et Ken Howard qui ont été primé.e.s, sans oublier le prix d’excellence décerné à la zone Yukon, soulignant le travail de chaque membre et de sa contribution, notamment avec la création du protocole de gestion de la COVID-19 pour les patrouilleurs et patrouilleuses repris à travers le pays et initié par Kirstie Simpson.
Une passion sportive et humaine Don Wilson a reçu le titre prestigieux de membre national à vie, une première depuis la création de la zone Yukon. Plus ancien membre de la patrouille yukonnaise, il a commencé l’aventure il y a maintenant 40 ans avec l’idée de se perfectionner dans le secourisme en tant que professeur de ski. « J’ai beaucoup aimé l’expérience – les
POUR RETROUVER DE L'ÉNERGIE!
yoga-du-rire.afy.ca
La patrouille recrute Avec l’objectif de venir en aide aux personnes blessées ou en en difficulté hiver comme été, la patrouille est composée de professionnel. le.s et amateur.rice.s de ski alpin, nordique, télémark, de la planche à neige ou de vélo, formé.e.s au secourisme pendant 60 heures et évalué.e.s chaque année. En septembre, la zone Yukon recrute entre 10 et 15 nouveaux membres. Animé.e.s par un désir commun de donner de leur temps pour aider les autres tout en profitant des activités de glisse, les futur.e.s patrouilleur.se.s doivent avoir au moins 18 ans, un bon esprit d’équipe et une aptitude à affronter toutes sortes de températures. Vous pouvez trouver davantage d’informations sur la patrouille de la zone Yukon sur leur site Internet : yukonskipatrol.ca/, et leur page Facebook : facebook. com/yukonskipatrol/.
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SÉANCE THÉRAPEUTIQUE
CANADIAN FOUNDATION FOR ECONOMIC EDUCATION
Sophie André
Campus
FONDATION CANADIENNE D’EDUCATION ECONOMIQUE
d’appréciation.
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En partenariat avec
Thimothé Lamoureux (à d.), félicité par Tim Sellars, remporte le prix national
Nouveaux arrivants et membres de la communauté recherchés pour participer à notre nouveau programme.
gens sont formidables, donc je recandidatais chaque année, pour l’équipe et pour continuer d’apprendre. Le secourisme permet de se sentir à l’aise en cas de problème, que ce soit avec notre famille ou bien s’il y a un accident sur la route. Puis, la patrouille, c’est une grande famille. On travaille en équipe pour gérer les accidents, ça soude les gens, et ces amitiés-là, elles durent toute la vie », partage le passionné de ski. Instructeur et patrouilleur hors pair, Don Wilson a créé l’escouade du mont Sima lors de son ouverture en 1993 et a tenu un rôle majeur dans la formation des membres en organisant de nombreuses retraites éducatives pour renforcer le niveau des équipes et surtout cultiver un lien fort entre les individus. Thimothé Lamoureux, ou « Red Tim » pour les proches, a quant à lui reçu le prix national d’appréciation pour son rôle de responsable d’équipe au Mont Sima. Il s’est engagé en 2013 après un accident de ski qui lui a fait réaliser l’importance de la patrouille sur les pistes. Francophone, il fait partie des 30 % de patrouilleur.se.s bilingues au Yukon. « C’est important pour communiquer avec les personnes qui ne sont pas à l’aise en anglais, mais surtout lors de situations de crise et avec les enfants », témoigne-t-il.
WEBINAIRE
Bien préparer sa retraite financière Mercredi 29 septembre 19 h | En ligne
Merci à
Patrouille canadienne de ski, zone Yukon / Tim Sellars
Programme dejumelage
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867 668-2663
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Agnes Seitz : le Yukon a perdu une militante d’exception du bien manger et du bon vivre Activiste et directrice du Centre communautaire de mont Lorne, Agnes Seitz nous a quitté.e.s en cette fin d’été. Sophie André
Mont Lorne est un petit hameau de près de 500 habitants au sud de Whitehorse. Il n’y a ni station d’essence, ni magasin alimentaire, mais un centre communautaire associatif, point d’ancrage des habitant.e.s. Ce centre était jusqu'au 25 août géré par Agnes Seitz, disparue soudainement, laissant derrière elle une population remplie de tristesse et de gratitude envers le travail accompli par cette femme passionnée. D’origine allemande et restauratrice de formation, Agnes a découvert le Yukon il y a près de 20 ans. Après quelques années à Whitehorse, elle a déménagé en 2006 dans la localité du mont Lorne pour vivre avec sa compagne une vie plus simple et en autonomie, explique Sheila Alexandrovich, agricultrice et membre du conseil d’administration du centre communautaire depuis plus de 30 ans. « Le centre communautaire avait besoin d’une directrice à l’époque. Agnes était parfaite pour ce rôle. Elle aimait les gens », se rappelle Etienne Tardif, président du conseil. En 2008, Agnes a pris
Association Communautaire de Mont Lorne / Page Facebook
Marie-Claude Nault
Agnes Seitz, directrice du Centre communautaire associatif de Mont Lorne, nous a quitté.e.s en cette fin d’août 2021
la gestion du centre proposant ses convictions. divers programmes pour la comMettant à disposition sa munauté et ne l’a jamais quittée. forêt vivrière et ses innombrables connaissances, la directrice organisait des ateliers pour apprendre Permaculture, sécurité aux gens à faire pousser leurs fruits, leurs légumes et à cueillir la végéalimentaire et sens tation sauvage dans leur propre de l’entraide jardin pour se nourrir. Militante Animée par le principe de l’auto- convaincue, elle a également créé consommation – une agriculture un potager communautaire, un en grande partie partagée entre marché de producteur.rice.s et des les paysan.ne.s et la population camps éducatifs pour les enfants. « L’impact d’Agnes sur la locale - Agnes a vécu selon
communauté ne doit pas être sous-estimé. Agnes a transformé le centre en organisant de nombreuses activités pour les grands comme pour les petits. Son dévouement et travail résonneront sur notre centre pour de nombreuses années », confie Sheila. « C’était une personne fantastique, particulièrement attentionnée avec les jeunes, et hautement respectée par tous au mont Lorne, partage Al Foster, membre de l’association et du conseil communal.
Nous avions de nombreuses discussions au sujet de l’économie circulaire, l’esprit de communauté et de nos frustrations avec les programmes gouvernementaux », poursuit-il. Vous pouvez trouver davantage d’informations sur le Centre communautaire de mont Lorne : mountlorne.yk.net/lmca/, et sur le travail d’Agnes en agriculture vivrière : firstweeat.ca/2018/03/22/ forest-garden/
Décès de Paul Birckel : vers un voyage sur l'histoire de la francophonie du Yukon Paul Birckel (1938-2021), chef de la Première Nation Shadhäla yè ashèyi Kwadan (Champagne et Aishinik), négociateur et signataire de l'entente sur les revendications territoriales de sa nation, s’est éteint le 8 juillet dernier à l’âge de 82 ans. Yann Herry
Paul Birckel était le fils de Lilly, de la Première Nation Shadhäla yè ashèyi Kwadan et de Paul, originaire d’Alsace, en France. Paul Birckel fils deviendra chef en 1978. Il négociera et signera une des quatre premières ententes de revendications territoriales. Une visite à Silver City sur les rives du lac Kluane permet de découvrir l’histoire de la francophonie de cette région qui se trouve à la croisée des peuples qui ont marqué la naissance du Canada : Premières Nations, francophones et anglophones. Attirés par la ruée vers l’or, Louis et Eugène Jacquot de Rombach-le-Franc en Alsace, arrivent au Yukon en 1898. N’ayant pas fait fortune à Dawson, ils participent à la ruée vers l’or de
Fournie
Paul Birckel avec sa cousine d’Alsace, Francine Birckel, devant des fi lets de saumon au barbeque à Klukshu, Yukon, août 2009.
Kluane de 1904, puis s’installent à Burwash Landing, où ils ouvrent un comptoir. En 1921, ils convainquent deux jeunes de leur village de venir travailler pour eux. : Paul Birckel (père) et François (Frank) Bee. En 2006, Joséphine (Josie) Jacquot-Sias, fille de Louis, me met en contact avec une cousine vivant à Paris, Josette Duchier. En 2007, celle-ci m’emmène en Alsace, où je rencontre les familles Jacquot et Birckel, qui maintenaient vaguement des liens avec la famille canadienne (l’Aurore boréale, 2 novembre 2007). En 2009, les familles françaises décident de rendre visite à leurs cousins d’Alaska et du Yukon. Pour planifier le séjour, je rencontre Paul Birckel fils qui ouvre ses boîtes d’archives. Il montre les articles de journaux français sur la famille canadienne
ainsi que les lettres reçues, qu’il me demande de traduire, n’ayant jamais pu les lire. Paul avertit tous les membres de sa famille qui nous reçoivent de Haines, Alaska jusqu’au lac Kluane. À chaque arrêt, nous en apprenons plus sur la vie de ces familles. Elles nous montrent les photos de famille et font découvrir le riche héritage autochtone. Plusieurs Jacquot et Birckel ont été impliqués dans la politique de leurs nations, tlingit en Alaska et Shadhäla yè ashèyi Kwadan au Yukon. Paul reçoit les treize cousins français à son camp de pêche au saumon à Klukshu. Il explique comment fonctionne la trappe à poisson traditionnelle qui barre le ruisseau. Un repas de saumon est de mise dans les cabanes en rondins.
Le gouvernement du Yukon fera une réception d’accueil pour souligner la rencontre familiale. La dernière journée, les familles de Carmacks à Kluane (Jacquot, Birckel et Mazur de Haines Junction par alliance), invitent leurs cousins français à un souper d’adieu. Jean-Luc Jacquot-Fréchard, maire de Rombach-le-Franc, en Alsace, reçoit alors un cadre de paysage yukonnais de Libby Dulac, artiste peintre rencontrée à Haines Junction, et une rame de cérémonie ornée des motifs traditionnels des clans du Yukon. Je reverrai les familles Jacquot et Birckel en France. Le voyage demeure gravé dans leur mémoire. Paul Birckel, chef d’une Première Nation yukonnaise, aura donc permis de ressouder les liens familiaux entre le Yukon et la France.
Jeudi 16 septembre 2021
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Quelque part entre ces vallées et montagnes Yves Lafond
Marie-Claude Nault
Sans aucune explication, le vent avait changé de direction. Il n’y avait plus de bien-être dans cette course de rats. Je n’étais pas plus fort que la machine après tout. Pire, elle m’avait non seulement englobé, mais elle m’avait aussi fait croire en elle. Elle m'avait éloigné du vrai moi. Dans les hautes sphères de ces buildings, mon âme s’était sauvée sans m’en aviser. Totalement désemparé, je ne comprenais plus rien à la vie. Abattu, par dépit, j’entrepris le pèlerinage inverse que j'avais fait jadis, le cœur doré de médailles. Je revins sur mes pas jusqu’où tout avait semblé possible, il y avait de ça trop de décennies déjà. Je revins au Yukon. Peu de temps après mon retour, sur la rue principale de Whitehorse, dans un de ces magasins de souvenirs, il y avait une photo géante montrant des gens à mi-montagne sur un piton rocheux, admirant une de ces vallées grandioses. Au bas était inscrit : (tra-
duction libre) « Quelque part dans tout ça se trouve ton âme. » Étant ici par dépit, n’ayant plus d’ailleurs où aller, face à ce poster collé au mur, je souhaitais sincèrement que je la retrouverais, mon âme. Et un jour, suite à des rencontres fortuites de vagabond vagabondant sur des échelles de temps, dans des lieux n’appartenant qu’à eux, après avoir erré dans cette toundra inexplicable, c’est en contemplant une rivière tumultueuse au fond d’une vallée que j’ai enfin retrouvé mon âme qui y voguait légèrement au gré du vent. « Bête comme ses pieds », la première chose qu’elle me dit en m'apercevant fut qu’elle n’aimait pas beaucoup les gros buildings du centre-ville. Ça lui donnait le vertige. Quand même ironique de l'entendre raisonner ainsi entre ces montagnes dix fois plus hautes et menaçantes que ces édifices qui, somme toute en comparaison, n'ont rien de gratte-ciels. Elle ne s’est même pas excusée de s’être
La prochaine date limite pour présenter une demande de Bourse à l’intention des artistes professionnels est
le 1e r octobre 2021
Le programme de Bourse à l’intention des artistes professionnels vise à favoriser la créativité artistique et le perfectionnement des artistes chevronnés et à leur fournir des possibilités d'apprentissage. Il y a deux dates limites par année : Le 1er avril et le 1er octobre. Vous trouverez sur notre site Web le formulaire de demande et les lignes directrices. On invite les demandeurs à consulter un conseiller de la Section des arts avant de présenter leur demande.
Téléphone : (867) 667-3535 Sans frais : 1-800-661-0408, poste 3535 artsfund@yukon.ca @insideyukon yukon.ca/fr/bourse-artistes-professionnels
sauvée si sauvagement. Je ne descendis pas en courant pour la retrouver. J'étais pas si pressé. Après tout, c'était elle qui m'avait quitté. À mon tour d'aller errer. Puis, après plusieurs vagabondages, et surtout plusieurs délestages de bagages, nous avons reconnecté. Je ne me rappelle plus bien si c'était dans un fond de vallée ou une jonction de chemin, mais c'était en quelque part par là. Depuis, nous allons bras dessus, bras dessous.
Missive
À 25 ans, après y avoir passé trois années, je revenais du Yukon. J’avais le cœur couronné de médailles de mérite, de bravoure, d’accomplissements, d’honneur, etc. Des médailles fictives m'ayant été remises par quelque seigneur imaginaire issu d’une galaxie tout autant imaginaire que j'étais le seul à connaitre. Ça me suffisait. Ça me rendait invulnérable. J’en ferais grand usage. Ça se passait dans les années quatre-vingt où la cupidité et l’ambition démesurée étaient glorifiées. Arrivant du Grand Nord, ce fut un choc de constater ce virage idéologique que la société contemporaine venait d’amorcer. Essayant de bien cadrer, je me suis dit qu’il n’y aurait pas de problèmes à me frayer un chemin dans cette nouvelle réalité. Je dois admettre que ça a été un peu plus compliqué que prévu. D’autant plus que le temps de fourbir mes armes (suivre des cours de gestion, ramasser les bidous, étudier les opportunités) pour passer à l’attaque, cette baloune trop gonflée avait déjà pété une première fois et nous nous retrouvions dans une crise économique. Ce ne serait pas la dernière. Mais comme on a pu le constater, rien de rien n’arrive à démonter le capitaliste. Il semble toujours rebondir plus haut et plus fort encore. Cette fois-là ne fit pas exception. Et tous ont applaudi. Ça adonnait bien. De mon côté j’étais enfin prêt à passer à l’action. Je me suis lancé. Pendant un temps, je me suis dit que j’avais enfin trouvé ma voie. Parce que tout fonctionnait pour moi. Tout ce que je touchais tournait en or. C’était merveilleux. Je me sentais à l’aise dans ces milieux. Je me sentais quelqu’un quand on m’invitait au seizième étage d’un building du centre-ville. J’aimais dire à un douanier que je voyageais pour affaires. Mais, en quelque part, il faut bien avouer que de temps en temps, le syndrome de l’imposteur m’envahissait. Comme tout le monde en parlait de ce malaise, je me disais que c’était normal et n’en faisais pas grand cas. Je me convainquais que j’étais né pour ça. Mais parfois le temps, pendant qu'il passe, en complicité avec d’autres éléments, s’amuse à mêler les cartes. Sans raison apparente, mes sentiments si positifs commencèrent à se désagréger sans que pourtant rien ne semble les contrarier. Les seules choses auxquelles je pouvais m’accrocher étaient les vérités qui m’avaient conduit au sommet de ce château. Château que je commençais à voir de plus en plus édifié que de cartes.
Tout ça pour dire que pour la première fois depuis deux ans, je sortirai du territoire. Je dois descendre dans le sud du pays (en Alberta, pour être plus précis) pour le travail pour un jour ou deux, Je ne sais pas exactement pourquoi, mais je sens une petite paranoïa monter en moi. Je prendrai pas de chances cette fois : je l'emmène pas, mon âme. Je la laisse dans le Nord. On se retrouvera à mon retour.
Le 3 mai dernier, le pape François a annoncé la canonisation du bienheureux Charles de Foucauld d’ici la fin de l’année, lui qui fut béatifié en 2005 à la suite de la reconnaissance d’un premier miracle survenu en Italie en 1984 – celui d’une Italienne de Milan totalement guérie d’un cancer des os. Mais qui est ce Charles de Foucauld et pourquoi sera-t-il prochainement élevé au rang de Saint? Charles de Foucauld est né le 15 septembre 1858 à Strasbourg, en France, d’une famille riche. Orphelin très jeune – il n’a que six ans quand ces parents meurent – il est élevé par son grandpère maternel. Officier de l’armée française, il perd la foi à l’âge de 16 ans. Durant plusieurs années, il mène une vie de débauche, dilapide la fortune familiale et finit par quitter l’armée à 24 ans. Il ne retrouve la foi qu’à l’âge de 28 ans, et dès lors, il se consacre à une existence de foi et d’évangélisation par l’exemple. Le 1er décembre 1916, il est assassiné dans son ermitage de Tamanrasset, en Algérie, dans des circonstances obscures par un Touareg de 15 ans censé le protéger. 100 ans plus tard, le 30 novembre 2016, à Saumur en France, un jeune charpentier, Charle sans « s », fait une chute de 15 mètres dont il sort pratiquement indemne malgré un abdomen transpercé de part en part par un morceau de bois. Ce miracle, reconnu par le Vatican, et attribué à Charles de Foucauld – le second après celui de 1984 – est le miracle qui permet sa canonisation en 2021. C’est ce même Charles de Foucauld qui a toujours inspiré Claude Gosselin, prêtre de notre communauté francophone catholique ici, au Yukon, pendant de nombreuses années. Il le décrit comme un frère universel : « Suivre Jésus, pour lui, c’était le reconnaître en toute personne qu’il rencontrait pour établir un lien de fraternité – plus encore avec les exclus et pauvres de la société. » Il le décrit également comme l’homme du désert : « Vivre dans le silence du désert pour entendre la Parole qui surgit bien plus du silence que des mots. » Claude le voit aussi comme l’homme de l’eucharistie : « Communier au Christ, pour Charles, dépassait le rite d’une célébration, pour s’associer au Christ qui offre sa vie et la donne en nourriture à travers tous les gestes du quotidien, et adorer le Christ présent en toute personne rencontrée. » Pour Claude, il est aussi l’homme de la prière d’abandon : « Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira… » Cette prière habite Claude depuis son adolescence et le suivra tout au long de sa vie. Enfin, Claude admire Charles, le pauvre : « Vivre la pauvreté évangélique dans l’assurance qu’avec Dieu, rien ne manque. » Alors, comme notre cher prêtre Claude, « invoquons-le! Lui ressembler nous donnera de ressembler au Christ. Aimons Celui que lui a aimé, et nous goûterons à la joie d’être aimés! » Marie-Alexis Dangréau, pour la communauté francophone catholique.
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Le pays des libertés, qu’ils disaient Derrière son volant, Ashley a peur. Elle amène sa fille de quinze ans à la seule clinique d’avortement de l’État, qui opère encore discrètement. Les voisins les ont vues partir ; ils ont posé beaucoup de questions. Sa patronne était suspicieuse quand elle a demandé un jour de congé. Le directeur de l’école aussi. Dans la clinique, tout le monde a peur. Le personnel de santé vit dans l’appréhension constante d’être dénoncé et poursuivi devant les tribunaux. Plusieurs ont choisi de mettre fin à leurs activités à cause des menaces reçues et des frais encourus. Julie Gillet, Francopresse
Est-ce la bande-annonce d’une nouvelle saison de la série La Servante écarlate? Ou le nouveau roman dystopique qui fait parler de lui pour la rentrée littéraire? Non, pas du tout. C’est la triste réalité qui frappe les Texan.e.s depuis la semaine dernière, l’État restreignant toujours plus leur droit à disposer librement de leur corps. Le 1er septembre, la nouvelle loi SB8, qui interdit les avortements après six semaines de grossesse, est entrée en vigueur au Texas. Rappelons qu’à six semaines de grossesse, la plupart des femmes ignorent être enceintes. Et que cette loi ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste, mais seulement en cas d’urgence médicale. Cela vous choque? Attendez de voir la suite.
Des dénonciations à 10 000 $ Surnommé le « Texas Heartbeat act », ou loi du battement de cœur, car elle interdit les avortements à partir du moment où les battements de cœur du fœtus sont perceptibles, cette loi s’inscrit dans un mouvement général de recul des droits des femmes et des minorités de genre à travers tous les États-Unis, porté par ses membres les plus conservateurs. Avant le Texas, de nombreux autres États ont déjà tenté d’adopter des lois aussi restrictives, mais toutes ont été bloquées par la Cour suprême. Cette fois, la plus haute instance juridique du pays a décidé de laisser la loi en place tant que la bataille judiciaire se poursuit. Si cette loi a pu passer, c’est à cause de son dispositif inédit : ici, ce n’est pas l’État qui est chargé
Journée de découverte des véhicules électriques Présentation : venez admirer une gamme de véhicules électriques. Chauffeurs locaux : rencontrez des Yukonnais propriétaires de véhicules électriques. Salon : posez vos questions aux concessionnaires locaux de véhicules électriques. Exposition : découvrez l’exposition sur l’histoire et l’avenir des véhicules électriques au Yukon. Barbecue gratuit. Lieu :
Date : dimanche 26 septembre 2021
Heure : de midi à 16 h
Musée des transports du Yukon 30 Croissant Electra (sur la route de l’Alaska, près de l’aéroport)
Pour en savoir plus : Musée des transports du Yukon 867-668-4792 ou info@goYTM.ca
Jeanne Menjoulet – Flickr
Le 1 septembre, la nouvelle loi SB8, qui interdit les avortements après six semaines de grossesse, est entrée en vigueur au Texas. er
de faire respecter la mesure, mais n’importe quel.le citoyen.ne qui est encouragé.e à dénoncer toute personne en ayant aidé une autre à avorter au-delà de la sixième semaine de grossesse, avec une récompense de 10 000 $ à la clé. Résumons à l’aide de quelques exemples simples : aujourd’hui, au Texas, une femme peut être trainée devant les tribunaux par son ex-partenaire violent pour avoir avorté. Un voisin méfiant peut entreprendre une action en justice contre une infirmière du quartier qui travaille dans une clinique d’avortement. Un mari qui paye les frais médicaux liés à l’interruption de grossesse de son épouse peut être poursuivi par un collègue malveillant. Un jeune qui s’ennuie peut décider d’arrondir ses fins de mois en déposant des plaintes contre des organismes de défense des droits des femmes. Le pays des libertés, qu’ils disaient. Le pays des droits bafoués, oui.
La riposte La nouvelle loi texane a suscité presque immédiatement une levée de boucliers dans les journaux américains et internationaux. De nombreuses célébrités comme Cindy Lauper, Reese Witherspoon ou Lizzo ont fait
entendre leur voix sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette atteinte aux droits sexuels et reproductifs des personnes. Comme toujours, peu d’hommes se font entendre. Ils seront contents quand ils devront assumer une paternité non désirée, je présume. Du côté des militant.e.s, les réponses n’ont pas tardé non plus. Sur TikTok, l’utilisateur Sean Black a partagé un code visant à envoyer un grand nombre de faux rapports à un site Web qui encourageait le public à dénoncer les avortements illégaux. Ce même site a rapidement été contraint de suspendre ses activités par son hébergeur.
Tout n’est pas rose au Canada Mais si la loi SB8 a focalisé l’attention des médias sur nos voisins du Sud, nous ne devons pas oublier que tout n’est pas rose au Canada. La semaine dernière, plus de 50 organismes à travers le pays ont signé une lettre* appelant à des actions politiques immédiates en matière d’accès à l’avortement, notamment au Nouveau-Brunswick. Dans cette province, une législation interdit encore le remboursement par l’assurance-maladie des avortements en dehors des hôpitaux, ce qui empêche les cliniques d’en offrir si elles veulent rester économiquement viables.
Cette législation restrictive ne s’appuie sur aucun argument financier valide — les vasectomies sont quant à elles remboursées, par exemple — mais bien sur des raisonnements idéologiques visant à contrôler le corps des femmes et des minorités de genre. Qu’on se le dise : restreindre l’accès à l’avortement n’aura jamais pour conséquence de faire baisser le nombre d’avortements. Interdire l’avortement ne fera qu’augmenter le nombre d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions : longs et fatigants voyages, méthodes et moyens dangereux, praticien.ne.s peu ou pas formé.e.s, absence de suivi médical, etc. Et comme toujours, ce sont les femmes pauvres, racisées, immigrantes ou autochtones qui en payeront le prix fort. Quand on sait qu’environ une Canadienne sur trois avortera au cours de sa vie, restreindre l’avortement constitue un acte criminel, ni plus ni moins. Quand la réalité fait peur, n’ayons pas peur des mots. *NDLR : La lettre a été coécrite par la chroniqueuse, Julie Gillet, à titre de directrice du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick. Julie Gillet est directrice du Regroupement féministe du Nouveau Brunswick. Ses chroniques dans Francopresse reflètent son opinion personnelle et non celle de son employeur.
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Des solutions fondées sur la nature pour lutter contre le changement climatique Sophie Delaigue
Bien connue dans le paysage yukonnais pour ses actions dans le domaine de l’environnement et la conservation de la nature, nous commençons avec CPAWS Yukon (Canadian Parks and Wilderness Society - Société pour la nature et les parcs du Canada) une série d’entrevues sur l’action climatique. Chris Rider, son directeur, a répondu à nos questions (traduit de l’anglais). SD : Inondations au Yukon, chaleurs extrêmes et incendies en Colombie-Britannique cet été : est-ce notre nouvelle normalité? Chris Rider : J'espère que le niveau d'inondation que nous avons connu cet été n'est pas la nouvelle norme, mais, malheureusement, je pense que nous pouvons nous attendre à ce que les conditions climatiques au Yukon deviennent de plus en plus erratiques. Les scientifiques avertissent que la crise climatique signifie que les phénomènes météorologiques extrêmes vont se produire plus fréquemment. Sans action, les inondations et les incendies seront probablement beaucoup plus fréquents au Yukon. Pendant longtemps, les gens ont dit que les coûts pour lutter contre les changements climatiques étaient trop élevés. Malheureusement, nous commençons déjà à voir que ne pas y remédier a un coût encore plus élevé. Crise climatique : quelles sont les actions actuelles qui retiennent votre attention? CR : Je suis vraiment inspiré par le travail que les jeunes font pour lutter contre les changements climatiques au Yukon. Des rassemblements organisés par des élèves du secondaire au groupe d'expert.e.s des jeunes sur l'évolution du climat ou encore la bourse d'action pour le climat du Conseil des Premières Nations du Yukon, les jeunes de notre territoire font pression pour un
véritable changement. Par ailleurs, l’accent croissant mis sur la conservation menée par les autochtones au Canada, y compris l'engagement récent de 166 millions de dollars du gouvernement fédéral pour l'établissement de nouvelles aires protégées et conservées autochtones (APCA), est une tendance encourageante. Il s'agit d'un modèle de préservation de la nature où les gouvernements et les citoyens autochtones sont les décideurs clés dans la gestion des terres et de l'eau. C'est une façon de s'assurer que les Premières Nations, les Métis et les Inuits ont le contrôle sur les terres qu'ils ont gérées pendant des millénaires et c'est un modèle que nous allons voir se développer au cours des dix prochaines années. Soutenir la conservation menée par les autochtones est une grande avancée pour le climat, car garder les forêts et les terres humides intactes est une façon de s’assurer que le carbone est capturé et stocké en toute sécurité par la nature. C'est pourquoi on parle de « solution fondée sur la nature » pour lutter contre le changement climatique. Quelles sont les priorités de CPAWS Yukon pour la prochaine année? CR : En début d’année, C PA W S Yu k o n e t Yu k o n Conservation Society (Société de conservation du Yukon) ont commandé un sondage indépendant pour mieux connaître les points de vue des résident.e.s du territoire sur la nature et l'environnement. Nous avons constaté que près de 80 % des Yukonnais.e.s appuient des objectifs forts en matière de protection de la nature. C’est un constat important et notre travail va consister à soutenir les Premières Nations à travers le territoire pour que le Yukon devienne un chef de fi le dans la protection de notre ressource naturelle la plus précieuse : les plantes et la faune! Il s'agira notamment 1) d'appuyer les citoyen.ne.s des
Premières Nations Tr'ondëk Hwëch'in et White River afin de protéger les terres et la faune importantes de la région de Dawson - principalement le territoire traditionnel des Tr'ondëk Hwëch'in-, 2) d’aider à protéger Chasán Chúa (plus communément appelé ruisseau McIntyre) dans le territoire traditionnel du Conseil Ta'an Kwäch'än et de la Première Nation Kwanlin Dün à Whitehorse, 3) et enfin de soutenir les citoyen.ne.s de Na-Cho Nyäk Dun (Mayo) pour préserver le bassin versant de la rivière Beaver de tout développement. Lutter contre le changement climatique à un niveau individuel : s’il n’y avait qu’une action à prendre, laquelle nous conseilleriez-vous? CR : Nous savons tous qu'il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire pour lutter contre le changement climatique : conduire moins, prendre moins l’avion, mieux isoler nos maisons, etc. Mais ultimement, la plupart des grands changements doivent venir des entreprises et des gouvernements. C’est pourquoi la chose la plus importante à faire est de dire à nos politicien.ne.s et aux entreprises avec lesquelles nous nous engageons que la lutte contre le changement climatique
Fournie
Chris Rider, directeur de CPAWS Yukon
nous tient à cœur. Il faut leur dire que le changement climatique et la protection de l'environnement doivent être leur plus grande priorité, et que vous ne les soutiendrez
pas si vous ne voyez pas de véritables actions. Si nous sommes suffisamment nombreux à le faire, ils devront nous écouter!
Écoénergie pour le Yukon
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Pénurie de main-d’œuvre francophone et immigration : les deux faces d’une même pièce Il n’y a jamais eu autant d’emplois non pourvus au Canada que dans les cinq dernières années. En milieu francophone minoritaire, des secteurs-clés souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre. Si favoriser l’immigration est l’une des solutions prônées par des experts, plusieurs soulignent aussi la nécessité d’investir massivement pour promouvoir la vie en français hors Québec. pas ce genre d’informations avec la lentille de la langue », regrette L’économie canadienne montre Alain Dupuis, directeur général de des signes de reprise, alors la Fédération des communautés que les mesures de restrictions francophones et acadienne (FCFA). Pour pallier ce manque mises en place pour lutter contre la COVID-19 continuent d’être d’informations, la FCFA a lancé levées. La création de 94 000 en décembre dernier une étude emplois en juillet a fait chuter le sur les besoins en matière de taux de chômage à 7,5 %, le plus travailleur.se.s francophones en situation minoritaire, en partenariat bas niveau depuis mars. Si le marché de l’emploi se avec le Réseau de développement porte mieux, l’ombre du manque économique et d’employabilité de main-d’œuvre plane toujours. (RDÉE Canada) et l’Association Statistique Canada a estimé à des collèges et universités fran553 500 le nombre de postes cophones du Canada (ACUFC). Visant à déterminer les pénuvacants au premier trimestre de 2021, une hausse de 7,9 % par ries par secteur économique et par rapport à la même période de province, cette recherche est une 2020. Il s’agit du taux le plus élevé première à l’échelle du pays. Le directeur de la FCFA estime que depuis 2015. Qu’en est-il au sein des com- les résultats seront disponibles munautés francophones en milieu d’ici la fin de l’année. minoritaire? Combien d’offres d’emploi n’y trouvent pas preneurs Forte pénurie en ou preneuses? Mystère. « On sait qu’il existe une enseignement pénurie, mais nous n’avons pas et en santé de données pour le confirmer. Statistique Canada ne collecte Selon les résultats partiels de
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Il n’y a jamais eu autant d’emplois non pourvus au Canada que dans les cinq dernières années. En milieu francophone minoritaire, des secteurs-clés souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre.
la FCFA obtenus à ce jour, les secteurs les plus touchés sont notamment la petite enfance et l’enseignement. « Ces secteurs sont prioritaires, car si les enfants n’ont pas accès à des services en français faute de personnel, ils commencent à perdre la langue. C’est l’avenir de nos communautés qui est en jeu », souligne Alain Dupuis. Le manque se fait aussi cruellement sentir dans le domaine des soins de santé et de l’assistance sociale, ainsi que dans la fonction publique fédérale et provinciale. Au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador, le commerce de détail souffre également d’un problème de recrutement, tandis qu’en Alberta c’est principalement la construction qui en fait les frais. Un autre pan de l’économie à surveiller d’après Roukya Abdi Aden, gestionnaire pour la concertation nationale en développement économique et employabilité au RDÉE Canada, c’est le tourisme. Mis à l’arrêt par la pandémie, le secteur est en train de repartir et des pénuries risquent de ressurgir : « Les employé.e.s qui ont été licencié.e.s ne vont pas forcément revenir, entretemps ils et elles se sont reconverti.e.s et ont trouvé un autre travail », observe-t-elle. Pour l’heure, il est impossible de dire quelles sont les provinces les plus affectées. Aux yeux de Roukya Abdi Aden, le phénomène touche indifféremment tout le pays. Alain Dupuis constate de son côté que « plus on s’éloigne du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario, vers l’Ouest et le Nord, plus les entreprises ont de la misère à trouver des travailleur.se.s qualifié.e.s ».
La situation risque d’empirer avec le vieillissement de la population francophone hors Québec. « Dans les cinq prochaines années, on va faire face à une vague massive de départs à la retraite. Le nombre d’actifs va fortement diminuer », prévient Alain Dupuis. « Démographiquement, nous n’aurons pas assez de travailleur.se.s pour soutenir la croissance économique », complète Roukya Abdi Aden. La COVID-19 est également venue aggraver la pénurie. Alain Dupuis note que « la crise sanitaire a mis en lumière les difficultés à combler les postes bilingues dans les hôpitaux et les centres de vaccination ». L’immigration est « la clé » pour répondre aux urgents besoins de main-d’œuvre et ainsi maintenir « la vitalité et le poids démographique des communautés », selon Alain Dupuis et Roukya Abdi-Aden. Mais favoriser l’immigration francophone hors Québec reste un défi ; le gouvernement fédéral tente depuis plusieurs années d’atteindre un objectif précis de 4,4 % de nouveaux et nouvelles arrivant.e.s francophones hors Québec, cible renouvelée d’ici à 2023. « On n’a encore jamais atteint cette cible », déplore Alain Dupuis. Le système d’immigration extrêmement complexe auquel sont confrontés candidat.e.s à l’installation et entreprises canadiennes est l’une des principales embuches. « Les employeur.se.s, dont la majorité gère des moyennes et petites entreprises, sont effrayé.e.s, ils ne savent pas comment naviguer entre les multiples programmes existants », affirme Roukya Abdi Aden.
Penser une véritable politique d’immigration francophone L’autre frein, ce sont les difficultés à obtenir des équivalences de diplômes et à intégrer des secteurs règlementés comme l’éducation ou la santé. « On doit travailler avec les ordres professionnels et les syndicats pour clarifier ces questions et faire avancer les choses », estime Alain Dupuis. À ces problèmes endémiques s’ajoute le contexte sanitaire
actuel : la COVID-19 a entraîné la fermeture des frontières et enrayé la capacité d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) à traiter dans des délais raisonnables les demandes en cours, provoquant de facto une chute importante de l’immigration. Pour changer la donne, Roukya Abdi Aden et Alain Dupuis invitent le gouvernement fédéral à revoir sa stratégie en matière d’immigration francophone avec des objectifs plus ambitieux. Ils souhaiteraient une politique plus structurée qui viserait à attirer et à accueillir les nouveaux et nouvelles arrivant.e.s dans de meilleures conditions. En juin dernier, Ottawa s’est pour la première fois engagé en ce sens dans le cadre du projet de loi visant à moderniser la Loi sur les langues officielles. Une telle politique, jugent Roukya Abdi Aden et Alain Dupuis, devra passer par la promotion à l’étranger des communautés francophones en milieu minoritaire et, surtout, par une meilleure adéquation entre les besoins des entreprises et les compétences des immigrant.e.s. « On doit être capable de bien aiguiller les candidat.e.s, de les jumeler avec des emplois stables et bien rémunérés », détaille le directeur de la FCFA.
Une « relance économique en français » Garder les nouveaux et nouvelles arrivant.e.s francophones après plusieurs années est un autre défi des communautés minoritaires. « Il est essentiel qu’ils et elles aient accès à des services en français et se sentent intégré.e.s, sinon les personnes ne restent pas », expose Roukya Abdi Aden. À plus long terme, les deux spécialistes appellent à miser sur l’éducation en français au primaire, au secondaire et au postsecondaire avec des investissements massifs. « C’est l’autre partie de la solution », explique Roukya Abdi Aden. Cette dernière prévoit déjà l’émergence de nouveaux besoins dans les domaines de l’environnement et des nouvelles technologies, et craint une future pénurie si rien n’est fait pour anticiper.
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Maryne Dumaine
Oyez, Oyez! Le Centre de la francophonie a rouvert ses portes au public le 7 septembre dernier. Vous pourrez notamment y croiser de nombreux nouveaux visages : De g. à dr, : Valérie Valentin, agente de projets et d’accueil en développement économique et Marie-Chantal Boucher, adjointe à la comptabilité et à la direction générale par intérim; Laurence Landry, réceptionniste; Audrey Percheron, directrice des communications; Kaël Paradis, graphiste; Brigitte Desjardins, gestionnaire en arts et culture; Annie Maheux, agente de projets en arts et culture; Grégory Torres, agent de projets en immigration. Venez les rencontrer!
P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S
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Angelune Drouin « Il y a plusieurs choses indispensables à mon entreprise dont le support de la communauté et la collaboration avec les fermes locales. Il est important aussi de travailler avec les ressources qui sont disponibles localement. »
Se lancer en affaires Ça a été long avant de me décider à transformer mon passetemps en entreprise. C’est en 2016 qu’avec mon partenaire de vie et d’entreprise, Jalfred Deishsel, nous avons conçu notre logo d’entreprise, monté notre site Web et participé à notre premier marché de Noël ArtisaNord au Centre de la francophonie. Ensuite, nous avons pris la décision de ne vivre qu’avec un salaire, celui de Jalfred, afin que je puisse de mon côté me consacrer à temps plein à l’entreprise.
Le Yukon : avantage ou défi? C’est définitivement un avantage d’être au Yukon parce que les gens y reconnaissent l’importance de supporter les entreprises locales. Bien sûr, le Yukon change avec le temps, mais il est encore possible de trouver l’espace pour essayer de nouvelles choses.
Cette entreprise offre des ateliers publics et privés de fermentation ainsi que des ateliers de cueillette en forêt. Des produits fermentés à base de plantes locales et de légumes biologiques du Yukon ainsi que des produits naturels pour le corps sont également proposés à la vente en ligne ou au marché public de Whitehorse durant l’été.
Plus grandes forces
Ce qui vous inspire
Aspirations futures
Une de mes forces est ma capacité à transmettre mon savoir et ma passion aux gens. Une autre serait ma capacité d’observation et d’écoute envers la nature et l’environnement avec lesquels je travaille.
L’auteure qui m’influence le plus dans mon travail est la botaniste américaine autochtone Robin Wall Kimmerer. Elle a une belle poésie et une philosophie inspirante sur l’écologie en général. Elle a surtout une très belle façon de montrer comment on peut tous travailler ensemble pour le bien-être de la planète.
J’ai différents projets en vue. Je planifie par exemple de développer un jardin de plantes médicinales ainsi que d’animer des ateliers dans les écoles à propos des plantes selon les saisons, sur une base plus régulière que ce que je fais en ce moment.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
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En savoir +
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par Maud Hénaff, technicienne certifiée
Guillaume Riocreux
Bird Feet, WhitneyK, Sophie Noel et The Sweeties se sont produits à la galerie Arts Underground le 4 septembre dernier dans le cadre du Wonderhorse Festival.
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Isidor Champagne / AFY
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Laurie Trottier
Isidor Champagne / AFY
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Une fois n’est pas coutume. Cette année, c’est en septembre que les Franco-Yukonnais.e.s ont célébré le Solstice! Pour ce premier grand rassemblement depuis un an et demi, la communauté a répondu à l’appel pour assister à un spectacle de Brigitte Jardin, Major Funk et Soir de Semaine. De quoi réchauffer les cœurs lors de cette soirée bien agréable. Puisqu’il était au cœur des célébrations, le soleil était même au rendez-vous. Une autre personne était au cœur de cet événement et de tant d’autres avant : Roch Nadon. Isabelle Salesse a saisi l’occasion pour remercier Roch qui célébrait ses 25 ans de service pour l’AFY.
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Maryne Dumaine
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L’exposition B-sides only : Yukon bands that never were de FMR et Gorellaume est visible jusqu’au 25 septembre 2021 à la galerie Arts Underground. Gorellaume Maryne Dumaine
La Ville de Whitehorse et l’Association francoyukonnaise (AFY) ont célébré le 21e anniversaire du jumelage entre Whitehorse et Lancieux le 9 septembre dernier. Whitehorse et Lancieux ont une histoire commune avec le poète Robert W. Service qui a élu domicile dans ces deux villes pour y puiser son inspiration poétique. L’immense affection que ce poète a ressentie, de son vivant, à l’égard de ces deux villes continue de les lier aujourd’hui encore. Maryne Dumaine
L’événement Eats and Beats a réuni la population de Whitehorse. Spectacles extérieurs, divertissements de rue et ateliers variés ont attiré les foules.
Maryne Dumaine
Lors de l’événement Eats and Beats, une manifestation a eu lieu contre les passeports de vaccinaux.
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coUP D’oeIl coMMUnaUTaIRe calenDRIeR 18 septembre 8 h 30 à 16 h 30 : Cours de secourisme/RCR en français. Recertification le 18 septembre (Code CNR 90881). Offerts à l’Université du Yukon. Pour ceux et celles qui détiennent déjà leur certificat de RCR/secourisme de niveau C et que celui-ci arrive à échéance cet automne. Inscr. : 867 668-8710 ou registrations@yukonu.ca
21 septembre au 16 novembre 17 h 30 à 18 h 30 : Séances de renforcement musculaire. Nouvelle formatrice. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Rens. : renforcement.afy.ca
24 septembre 12 h : Séance thérapeutique de yoga du rire. En ligne. Gratuit. Inscription obligatoire. Rens. : yoga-du-rire.afy.ca
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29 septembre 19 h à 20 h : Webinaire Bien préparer sa retraite financière pour découvrir des astuces d’une saine gestion financière. En ligne. Gratuit. Inscr. : retraite.afy.ca
2 et 3 octobre Cours de secourisme/RCR en français : Cours complet (niveau C), (Code CRN 90880).Offerts à l’Université du Yukon. Inscr. : 867 668-8710 ou registrations@yukonu.ca
13 octobre 19 h : Projection du film 120 battements par minute en partenariat avec Queer Yukon. Sous-titrages en anglais. Gratuit. CSSC Mercier. Inscr. : cine.afy.ca
Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663 Laurie Trottier
PeTITes annonces loGeMenT Logement à louer. Marsh Lake (Judas Creek), à 45 minutes de Whitehorse. Possibilité de covoiturage quotidien. Couple tranquille (61 ans et 58 ans) vivant dans une superbe maison à trois étages sur les rives du lac Marsh recherche une personne tranquille et non fumeuse à partir du 1er Octobre 2021. Chambre avec accès salle de bain, salle de gym, cuisine, salle à manger et salon. Internet non inclus. 1000 $/mois (inclut chauffage et déneigement). Rens. : André - 867 689 5428
coMMUnaUTÉ Appel aux commentaires. Le projet Dernière Frontière recherche des commentaires sur son travail en chantier de création. Le projet de co-création théâtrale francophone Yukon-Québec (Véronique et Théâtre Everest) aborde l’impulsion de la migration au Yukon et la romantisation du territoire. Il pose des réflexions sur le bagage colonial intersectionnel, sur la cohabitation et la noncohabitation des francophones avec les autres communautés. Date limite : 1er novembre. Rens. : Véronique Lachance : lachancedeveronique@gmail.com, ou nac-cna.ca/fr/stories/story/ derniere-frontiere Réouverture du Centre de la francophonie. Le Centre est ouvert au public, du lundi au vendredi, de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Rens. : reception@afy.ca Élections fédérales. Découvrez les priorités d’action pour la francoyukonnie dévoilées par les treize institutions et organismes qui constituent la Table des leaders de la Francophonie du Yukon. Visitez : electionfederale.afy.ca. Entraide Yukon. L’Association franco-yukonnaise a créé le groupe Entraide Yukon sur Facebook afin de nous serrer les coudes et de nous montrer
plus solidaires que jamais. Qu’il s’agisse d’appeler à l’aide, de briser l’isolement ou d’offrir une solution, ce groupe est fait pour et par vous. Rens. : facebook.com/groups/ entraideyukon Ludothèque. Empruntez un jeu par membre de la famille pour un mois parmi la sélection de 308 jeux! C’est gratuit! Rens. : projet@petitchevalblanc.ca et réservations sur : csfy.ca/ludotheque. Autour d’Elles : Récits de femmes. Les essentielles et l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne souhaitent proposer un projet aux personnes s’identifiant en tant que femmes immigrantes/issues de l’immigration pour écrire leur récit de vie et le publier dans un recueil. Date limite : 17 septembre Rens. : affc.ca/projets/autourdelles/ Appuyez les écoles et garderies! Commandez des légumes cultivés localement – 35 $ pour 20 lb – jusqu’au 27 septembre. Rens. : yukonfromthegroundup. ca/fr/ Une bibliothèque numérique pour la communauté. L’École Émilie-Tremblay et le CSSC Mercier ont des bibliothèques numériques! Les livres numériques du CSSC Mercier sont disponibles pour toute la communauté. Livres audio, romans, biographies, guides pour les parents, etc. Écrivez à anie.desautels@yesnet.yk.ca pour recevoir votre identifiant gratuit. Le catalogue csscmercier.cantookstation.com
IMMIGRaTIon Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca Programme de jumelage.
Passez des moments de qualité et tissez des liens avec d’autres membres de la communauté qui partagent les mêmes centres d’intérêt que vous à travers notre programme de jumelage. Rens. : jumelage.afy.ca
ÉDUcaTIon L’École Nomade. Vous souhaitez faire l’enseignement à domicile en français langue première? L’École Nomade peut vous offrir du soutien et des ressources, que ce soit depuis votre maison, partout au Yukon, ou en voyage. Rens. : www.nomade.csfy.ca ou 667-8680, poste 0.
DÉV. ÉconoMIQUe Francophones sur scène. Vous êtes en spectacle sur la scène yukonnaise? Envoyez-nous un courriel avec les renseignements utiles et nous les inclurons dans l’infolettre AFY. Rens. : relations@afy.ca Francophone et en affaires. En cette rentrée, les portraits consacrés aux figures de l’entrepreneuriat yukonnais reprennent aux deux semaines. Découvrez l’histoire et le parcours de talents francophones passionnés participant à l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca.
eMPloIs eT BÉnÉVolaT Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Rens. : Geneviève Tremblay, genevieve.tremblay@yukon.ca. Pigistes recherché.e.s. L’Aurore boréale souhaite augmenter sa banque de pigistes. Vous voulez faire rayonner la communauté, vous avez des compétences en rédaction journalistique en français et du temps libre pour
rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca Occasion de bénévolat. Inscrivez-vous comme bénévole au premier Café-rencontre de la saison! Six postes à pourvoir. Rens. : benevole-cafe-rencontre. afy.ca.
sanTÉ TAO Tel-Aide. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24. Tel. : 1 800 567-9699
disponibles pour emprunt. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810. Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale, optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation interservices, etc Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.
Centre de ressources en santé. Des ressources sur la santé
RaPIDes Toute l’équipe de l’Aurore boréale envoie ses condoléances aux proches de Nicole Edwards, qui nous a quitté.e.s le 9 septembre dernier. Sa musique et son sourire resteront gravés dans nos cœurs comme dans nos pages.
Je salue ma grand-mère chérie Lucille Provost sur le boulevard Gouin à Montréal, qui aura 89 ans cette année et qui lit assidument le journal l’Aurore boréale que je lui envoie chaque mois. De la part de sa petite-fille qui l’adore, Annie.
Bonne fête Luc! De la part de toute la francophonie CANADIENNE et de ta petite souris!
Félicitations à Amandine Voyer et Jordan Patrick pour leurs fiançailles! On a déjà hâte à la cérémonie en juin 2022!
On dit au revoir à notre jeune poète francophone Vincent Boisclair, qui quitte le Yukon vers de nouvelles aventures, mais qui nous a légué un groupe uni d’écrivain.e.s passionné.e.s!
Bienvenue à Claire Amiotte, la nouvelle coordonnatrice du programme Mamans, papas et bébés en santé de l’organisme Les essentielles! Vous pouvez la contacter à pcnp@lesessentielles.ca
Joyeux anniversaire à : Rob Horne (21), Juliette G. (23) et MarieClaude Normand (27). Bienvenue à la charmante Élodie Moreau sur le territoire yukonnais, nouvelle enseignante de français aux adultes.
Un très bon anniversaire de mariage à Paule et Christian, qui se sont unis le 5 septembre, il y a 60 ans! Bon anniversaire de diamant!