No de convention : 4061051
LE 16 JUIN 2022 | VOLUME 39 | NUMÉRO 12
Jassin Godard
Les programmes d’immersion française du Yukon célébraient cette année leur 41e anniversaire. Les élèves de l’École élémentaire Selkirk ont réalisé le chiffre anniversaire géant, capturé en image grâce au drone de Jassin Godard. Le thème de cette célébration était « 41 ans d’immersion française au Yukon, un riche héritage! ».
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À DÉCOUVRIR
Six nouvelles bannières touristiques
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Retour sur les assemblées générales 5 Arctique : grippe aviaire et territoires 6 Laurie Trottier
Ève Brosseau
Une nouvelle édition du Arts de la scène et arts guide des services gratuits visuels : Arts in the Park et à faible coûts bat son plein Laurie Trottier
Ève Brosseau
Mois national des Autochtones
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Nouveau répertoire des artistes
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Solstice Saint-Jean
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Normand Casavant : retour au Yukon 14
Jeudi 16 juin 2022
TOURISME
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Nouvelles bannières touristiques pour le territoire De nouvelles bannières commandées à l’occasion de la Semaine nationale du tourisme seront installées près des attractions touristiques du territoire. Parmi les artistes sélectionnés pour le projet figurent trois francophones, Gorellaume, Marie-Hélène Comeau et Cécile Girard, aux côtés de Kimberly Edgar, Justien Senoa Wood et Tedd Tucker.
Ève Brosseau
De gauche à droite, les artistes Justien Senoa Wood, Cécile Girard, Gorellaume, le ministre Pillai, Marie-Hélène Comeau, Tedd Tucker et Kimberly Edgar posent devant leur bannière respective.
le 3 juin pour féliciter les artistes et pour souligner la reprise du « Les visiteurs sont attirés par la tourisme sur le territoire. Le travail des artistes a d’ailnature, l’histoire, la culture et l’esprit d’aventure, thèmes que leurs été salué par les personnes les artistes ont su saisir dans présentes, qui ont applaudi lors leur bannière », a lancé Ranj de la révélation des bannières. Pillai, ministre du Tourisme et de Chaque création représente un la Culture du Yukon. Il était au pan de la vie au Yukon, des plantes Centre touristique de Whitehorse emblématiques jusqu’aux granÈve Brosseau
La Commission scolaire francophone du Yukon souhaite de bonnes vacances à toutes ses familles, son personnel et la communauté! Nous espérons vous retrouver à la rentrée scolaire reposé, en santé, rempli d’énergie nouvelle et de beaux souvenirs d’été grâce au soleil de minuit et aux beautés de notre territoire.
2023 avec le collectif dont elle est membre, La bête à cinq têtes. Marie-Hélène Comeau, habituée à la scène artistique communautaire, a profité de sa tribune pour remercier le ministère pour le concours. « C’est une occasion de s’arrêter et de se reconnecter avec le territoire », chose que l’on oublie parfois de faire dans le train quotidien, selon Mme Comeau. Sa bannière In the Canyon est inspirée d’une oeuvre qu’elle a produite lors d’une édition passée de l’événement artistique en nature Created at the Canyon. L’ a r t i s t e f r a n c o p h o n e Gorellaume a plutôt opté pour le thème des merveilles naturelles. L’ours, central dans sa bannière intitulée It’s watching you, too, fixe le public. « L’idée est de ne pas oublier que lui aussi nous regarde. [Les ours] sont des êtres vivants et nous avons une responsabilité à leur endroit », explique-t-il. Kimberly Edgard, également d’expression française, a décidé de se concentrer sur le « petit ». L’artiste a proposé un microcosme de fleurs et de plantes natives, afin de faire contraste avec les grands espaces typiques de l’imaginaire du Yukon. Les bannières seront installées dans les environs des lieux touristiques de la région au cours des prochaines semaines. Des cartes postales et des autocollants présentant les œuvres et leur artiste seront également disponibles dans les centres d’information touristique du Yukon.
deurs des canyons, en passant de son projet, Cécile Girard était par l’histoire, la culture et la ravie. « C’est un contrat plaisant faune locale. qui me tenait à cœur », préciset-elle. La bannière de Mme Girard met en vedette Martha Louise Ce qu’en disent Black, pionnière yukonnaise. les artistes « Je trouve qu’elle représente Les artistes ont répondu à un beaucoup l’esprit du Yukon, celui appel d’offres du ministère du de l’aventure, de la réalisation Tourisme et de la Culture qui personnelle et de l’engagement avait préalablement déterminé communautaire », ajoute-t-elle. trois thématiques : le caractère En juillet prochain, Cécile Girard IJL – Réseau.Presse – unique du Yukon, les merveilles participera au Great Northern Arts Festival à Inuvik, en plus L’Aurore boréale naturelles et l’or du Yukon. Après avoir appris la sélection de préparer une exposition pour
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XXXXXX ÉDITORIAL
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L’ÉQUIPE Maryne Dumaine 302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet et août, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires.
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L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications. Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon. Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada. Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à
Correspondant·e·s :
Florian Boulais et Laurence Landry Révision des textes et correction d’épreuves :
Marilyn Ferland Distribution :
Stéphane Cole Caricature :
Annie Maheux
Les congés scolaires viennent de commencer, le soleil ravive nos couennes blanchies par les mois de froid et de noirceur. Aucun doute : la période estivale arrive! Avec elle, beaucoup d’entre nous revoient à l’horizon une option longtemps mise de côté : la mobilité. Après une période apocalyptique où pandémie et climat se sont relayés pour nous mettre des bâtons dans les roues, bouger un peu devrait faire le plus grand bien. Mais sommes-nous vraiment restés immobiles, pendant cette période de restrictions? Avez-vous déjà remarqué que l’immobilité s’accompagne souvent du sentiment de stagnation? Comme si ne pas bouger impliquait que tout notre être avait cessé d’évoluer. En réalité, sommes nous vraiment immobiles lorsqu’on a l’impression de ne rien faire, de ne pas bouger ni avancer? Imaginez-vous dans un embouteillage (c’est assez facile, en ce moment d’ailleurs, avec une seule route d’entrée-sortie dans la capitale yukonnaise!). Pour la plupart des gens, être immobilisé dans une file d’automobiles s’apparente à une perte de temps. Pourtant, il semble qu’être coincé dans une file similaire pour aller acheter une crème glacée dans le nouveau fast food du Yukon, ça, ça ne semble pas décourager trop de monde! J’en conclus donc que l’immobilité et la tolérance qu’on lui voue sont en fait très relatives. Car en réalité, si notre auto est immobile, notre mental, lui, ne l’est pas. Il se projette dans le futur : les retards auxquels on s’attend, les choses qu’on manque parce qu’on est coincé·e·s, le goût de cette crème glacée… Alors, pourquoi ne pas envisager l’immobilité différemment : une période propice pour avancer intérieurement? Pratiquer la pleine conscience au milieu d’une file d’attente à l’épicerie est tout aussi valide que de se ronger les ongles ou aller sur les médias sociaux. E t p ro b a b l e m e n t b i e n p l u s bénéfique, d’ailleurs! Dans un monde où l’injonction de « se mettre en
marche » fait les manchettes presque quotidiennement, il est difficile de ralentir et de voir dans l’immobilité une plus-value. Le chiffre 41, sur la couverture du journal, semble lui aussi très immobile, figé. Pourtant, de cette illusion d’immobilité ressort un grand accomplissement. Outre le fait de rassembler tous ces enfants pour prendre cette photo vue du ciel, je vois derrière ce cliché un énorme mouvement : la force des programmes d’immersion au Yukon. La volonté de les faire vivre, les développer et les voir grandir. J’y vois l’ambition de milliers de jeunes qui ont choisi d’apprendre le français comme langue seconde, pour avancer, dans l’espoir d’avoir une meilleure capacité à voyager, de plus grandes opportunités professionnelles… ou tout simplement, l’occasion de lire l’Aurore boréale, qui sait! Cette semaine dans les coups d’œil, vous pourrez voir Laurie Trottier, cheffe de pupitre de l’Aurore boréale, qui a participé à un séminaire de journalisme environnemental en Norvège. Quelle fierté! Comme quoi faire du journalisme local n’empêche en rien d’avancer et de viser loin! Même après deux ans d’immobilité apparente, notre communauté continue de déplacer des montagnes. On construit même quand on a l’impression de stagner. On s’immobilise parfois, mais on grandit toujours. Et l’un n’est pas exclusif de l’autre. Sur ces mots, je vous souhaite un bel été, et que vos horizons s’élargissent devant vos yeux ou dans vos cœurs. De notre côté, l’équipe est sur le point d’appuyer sur le bouton « pause », puisque cette édition est la dernière en format journal jusqu’au mois de septembre. Et comme s’arrêter ne signifie pas diminuer nos ambitions, n o u s v o u s p ro p o s e ro n s l e 30 juin prochain un tout nouveau magazine estival, entièrement en couleur. Une nouvelle publication qui, nous l’espérons, illuminera votre été jusqu’au retour de nos éditions habituelles. Bonne lecture et bon été!
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SCÈNE LOCALE
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Nouveau guide pour survivre au Yukon Après trois ans de pause, la Coalition anti-pauvreté du Yukon (YAPC) publie une nouvelle édition de son guide Survivre au Yukon. Le document, publié en français et en anglais, regorge de ressources pour aider la population yukonnaise à naviguer à travers les services offerts gratuitement ou à faible coût.
Laurie Trottier
Le document a évolué au fil des années. Avant, c’était surtout un guide servant à indiquer des services plus ponctuels, comme les endroits où prendre une douche, faire sa lessive ou avoir accès à de la nourriture. « Maintenant, c’est un guide plus complet », affirme Kristina Craig.
« C’est vraiment pour quiconque souhaitant trouver des Fidèle à ses habitudes, Survivre ressources gratuites ou à moindre au Yukon est un guide qui tente coût au Yukon », explique Kristina de brosser un portrait complet Craig, coordonnatrice de la YAPC. des services offerts au territoire. Il La coalition vise l’élimination de comporte aussi une carte élaborée la pauvreté par la sensibilisation, pour s’y repérer plus facilement. l’éducation, la défense des droits, Laurie Trottier
Attraits Yukon Planifiez votre prochaine virée sur les routes du Yukon.
le développement communautaire et l’action. La différence cette année? Une section destinée à la prévention des surdoses. « Nous avons un approvisionnement en drogue toxique au territoire et nous sentions que c’était important que les gens sachent où appeler s’ils ont besoin d’assistance », ajoute Kristina Craig. Le guide comprend également davantage d’informations sur l’aide à l’emploi. Si la majeure partie des ressources mentionnées sont situées à Whitehorse et ses environs, le guide essaie aussi de
dresser l’inventaire de l’offre en communauté, comme à Watson Lake ou à Dawson.
La pandémie teinte le guide
de comprendre comment protéger leur personnel ainsi que leurs clients. » La coordonnatrice a remarqué une hausse dans la demande de services au Yukon dans les dernières années : « Les besoins d’aide alimentaire se font plus nombreux, ainsi que ceux en santé mentale », ajoute-t-elle. Les gens peuvent se procurer le guide à la YAPC au 509, rue Hanson ou sur Internet à yapc.ca.
Les services mentionnés dans l’édition 2022 de Sur vivre au Yukon dif fè re nt de s anné e s précédentes, notamment en raison de la pandémie de COVID19, ex p li qu e K r i s tin a C r a i g. « Les ser vices ont changé dramatiquement dans les derniers temps, alors que les IJL – Réseau.Presse – prestataires de services tentaient L’Aurore boréale
Le Centre de consommation supervisée augmente ses services D’après un communiqué du gouvernement du Yukon
À télécharger sur Google Play ou l’App Store
Le 30 mai dernier, le gouvernement du Yukon annonçait que les travaux d’amélioration, effectués au Centre de consommation supervisée, ouvert en septembre 2021, étaient terminés. Les usagers peuvent désormais y consommer des drogues par inhalation (de fumée) dans une nouvelle pièce réservée à cet effet. L e C e n t re e s t l ’ u n d e s premiers au Canada à permettre
la consommation par inhalation. L’objectif est de réduire les effets nocifs pour les toxicomanes. « Chaque décès causé par une surdose est un décès évitable qui nous prive de nos êtres chers. L’inhalation supervisée des drogues est un outil essentiel de notre lutte contre la crise des opioïdes […] J’attends avec impatience le déploiement des services de réduction des méfaits dans les collectivités rurales », a déclaré Annie Blake, députée de Vuntut Gwitchin. Situé au 6189 de la 6e Avenue
à Whitehorse, le Centre offre un large éventail de services de réduction des méfaits et de services sociaux : analyse des drogues, accès à la naloxone, distribution et élimination de matériel de réduction des méfaits, soins médicaux, écoute active et formation sur des pratiques de consommation plus sûres. Ses usagers peuvent aussi être orientés vers des services de soutien en matière de bien-être social, médical et mental et de consommation de substances.
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SCÈNE LOCALE
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Assemblée générale de la Société d’histoire francophone du Yukon : bilan positif La Société d’histoire francophone du Yukon (SHFY) accueille deux nouvelles membres sur son conseil d’administration. Annie Beauregard et Annie Maheux siègent désormais en tant que conseillères, à la place de Philippe Cardinal et Marcelle Fressineau. Kelly Tabuteau
Une vingtaine de personnes étaient rassemblées le 2 juin dernier, sur Zoom, pour la deuxième assemblée générale de la SHFY. L’événement a permis de faire le point sur l’année écoulée et les premières réalisations.
Bilan Lors du rapport de la présidence, Yann Herry a souligné la réalisation du plan stratégique 2022—2027, ainsi que les échanges avec l’Association franco-yukonnaise (AFY) pour répondre à des demandes de médias.
« La SHFY a collaboré avec l’AFY pour répondre à 21 requêtes d’entrevues par des médias qui voulaient connaître le parcours historique de la communauté f r a n c o p h o n e, a i n s i q u’à 19 de m a n de s d’info r m atio n s par des membres de familles d e p i o n n i e r s », p r é c i s e -t- i l. Il ajoute que les souvenirs de quatre personnes aînées ont été enregistrés vocalement. Sylvie Binette, viceprésidente, a ensuite présenté le plan stratégique et le programme pour l’année à venir, notamment l’organisation de deux projets afin que la SHFY soit admissible à une subvention de fonctionnement de
la part de Patrimoine canadien. postales envoyées dans les années Si au 31 mars 2022 l’organisme 1930 par les familles Jacquot du était bénéficiaire, l’obtention de Yukon et de France. nouvelles sources de financement lui est cependant nécessaire pour Élection poursuivre ses activités. L’assemblée générale annuelle a été clôturée par les élections Donations des membres du conseil Yann Herry était fier d’annoncer d’adminis tr ation (CA ). Ya nn les premiers dons de documents Herry, Sylvie Binette et Édith historiques à la SHFY. Johanne Babin ont été réélus dans leur Moreau a légué deux albums sur poste actuel de président, viceles familles pionnières Moreau présidente et secrétaire-trésorière. et Forrest. Chantal Rivest a Annie Beauregard, de Faro, et fait don des premiers numéros Annie Maheux, de Whitehorse, du jour nal l’Auror e bor é a le. ont été élues conseillères. Yann Herry se réjouit de la Cécile Henri-Sias a quant à elle transmis une série de car tes présence d’une personne d’une
communauté : « Nous travaillons également pour avoir une personne de Dawson sur le CA, car c’est important de représenter tout le Yukon. » Annie Maheux, nouvelle administratrice de la SHFY, confie avoir toujours été passionnée par l’histoire. « En tant qu’artiste, j’avais collaboré avec la SHFY [Mme Maheux avait proposé une performance de Eat Art au canyon Miles sur le thème du Klondike en juillet 2021]. Yann m’a demandé si je voulais m’investir plus sérieusement dans l’organisme, et me voilà », conclut-elle.
L’Assemblée générale des Essentielles Le 8 juin dernier se tenait l’assemblée générale annuelle (AGA) des Essentielles, au cours de laquelle trois membres ont été élues au conseil d’administration (CA) pour les postes de vice-présidente, de trésorière et de conseillère. L’organisation prévoit ateliers, activités et services d’aide pour les femmes francophones du Yukon et leur famille. Ève Brosseau
Les organisatrices avaient prévu un atelier pour amorcer la rencontre : « Résilience au féminin », animé par Katrine Frese et Florian Boulais. « Quand on est dans une situation difficile, oui on a du pouvoir nousmêmes, mais en groupe on est plus fortes », a rappelé Mme Frese. L’activité avait pour objectif de prendre un moment de répit, de réflexion et de projection, avec des exercices auxquels les personnes présentes ont participé. La 28e AGA était donc l’occasion de présenter le rapport annuel 2021 et les états financiers. Parmi les projets entrepris par Les Essentielles, on compte l’animation de séances de yoga bimensuelles, un nouveau programme nommé Nourri-Source pour le soutien à l’allaitement, un service d’échange de vêtements de maternité et pour les enfants de 0 à 8 ans, et un accès gratuit à une machine à coudre, une laveuse et une sécheuse pour les familles et les membres qui en auraient besoin. Le service de plats préparés congelés Les Cong’elles a notamment été bonifié l’année dernière. Depuis le début de 2022, plus de 300 plats ont ainsi été offerts à des familles, qui peuvent venir y chercher ce qu’elles veulent
en toute confidentialité.
« Je suis vraiment fière de ce qu’on a accompli et j’ai le goût de continuer notre bon travail. » Résultats d’élections La révision des statuts et règlements de l’organisme a été Trois postes ont été pourvus lors de l’élection qui n’a pas eu recours adoptée et prévoit désormais au bulletin de vote. L’implication de un second poste de conseillère, Lorijane Émond-Quéméré a été ouvert à la fin de l’assemblée. soulignée et applaudie pendant l’assemblée, elle qui a occupé le poste de trésorière jusqu’à ce jour. La vice-présidente sortante Julie Ménard a été réélue pour un deuxième mandat par acclamation. Après plus de 21 ans au Yukon, Les Essentielles est pour Mme Ménard un moyen de s’impliquer pour la communauté, elle qui a même déjà occupé le poste de directrice des Essentielles. Marie-Hélène Gagné, élue Extrait d’un communiqué du trésorière, s’est également dite gouvernement du Yukon heureuse de pouvoir s’impliquer dans la communauté yukonnaise, Le jeudi 2 juin, tous les édifices après avoir occupé la présidence fédéraux du Canada ont été et la vice-présidence à l’école illuminés pour célébrer la Reine. d e d a n s e N o r t h e r n L i g h t s . Comme il ne fait pas assez noir « L’intérêt francophone est majeur au Yukon en cette période de et l’intérêt féminin l’est encore l’année, le Bureau du commissaire plus », a-t-elle dit lors de son a illuminé son édifice au début du mois de mai et a pris des photos discours d’élection. Le poste de conseillère a quant qui ont été publiées dans les à lui été accordé à Mélodie Simard, médias sociaux le vendredi 3 juin. elle aussi élue par acclamation. Le samedi 11 juin a eu lieu la En poste depuis décembre 2020, célébration du jubilé de platine elle sera à nouveau responsable de de la commissaire du Yukon au dossiers et de projets spécifiques. musée de Dawson.
Le nom de la personne qui pourvoira ce poste devrait être annoncé prochainement. Fondé en 1995, Les Essentielles est un organisme à but non lucratif dont la mission est d’être « la voix forte des femmes francophones du Yukon, les représenter et les
appuyer dans le développement de leur potentiel et leur pleine participation à la société ».
IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
Célébrations estivales du jubilé de platine de la reine Elizabeth II Le mercredi 22 juin à 11 h 30, en partenariat avec la Première Nation des Kwanlin Dün et le Conseil des Ta’an Kwäch’än, le Jardin de la réconciliation à la maison Taylor, à Whitehorse, sera dévoilé. Le samedi 13 août, de 14 h à 16 h, aura lieu la réception en plein air de la commissaire du Yukon à la résidence du commissaire à Dawson. Au programme : jeux, petits gâteaux et une histoire racontée par Michael Gates, messager d’histoires du Yukon. Tout au long de l’été, le Bureau du commissaire tiendra les jeudis
du jubilé. Des groupes et des particuliers seront invités à la maison Taylor, à Whitehorse, pour prendre le thé et déguster de la banique, voir l’exposition La famille royale au Yukon et célébrer la reine. Les Yukonnaises et les Yukonnais sont invités à participer aux célébrations du jubilé en faisant part de leurs souvenirs de visites royales passées ou de leurs rencontres avec la royauté. Envoyez vos souvenirs sous forme de photos ou par écrit à l’adresse commissionersoffice@yukon.ca. Ils seront ajoutés à une présentation sur la royauté au Yukon.
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ARCTIQUE
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Grippe aviaire : quelles prévisions pour les territoires? La souche de grippe aviaire H5N1 a été détectée officiellement dans le territoire du Yukon le 27 mai 2022. La maladie est également présente dans toutes les provinces canadiennes et le premier cas est apparu à Terre-Neuve en décembre 2021. Nelly Guidici – L’Aquilon
Selon un communiqué de presse du 27 mai 2022, la Section de la santé animale du gouvernement du Yukon et le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) ont indiqué que l’analyse de deux spécimens d’oiseaux aquatiques – une bernache du Canada et un cygne trompette – du sud du territoire a révélé la présence de la souche H5N1 très contagieuse. « Les oiseaux sauvages migrateurs sont porteurs du virus. La migration printanière est en cours et d’autres détections de la grippe aviaire hautement pathogène au Yukon sont probables », explique la vétérinaire responsable des programmes du gouvernement du Yukon, Kristenn Magnusson. Le gouvernement du territoire indique prendre cette situation au sérieux et demande à la population de signaler la présence d’oiseaux sauvages malades ou morts afin qu’ils soient analysés. Le Yukon est le premier territoire à être touché par la grippe aviaire. Pour Eric Reed, expert en
oiseaux migrateurs pour ECCC, basé à Yellowknife, l’arrivée de cette souche dans le Nord n’était qu’une question de temps. Des interrogations demeurent cependant sur l’étendue de la pandémie animale à long terme. « Il y a une incertitude par rapport à l’effet délétère du virus dans le temps », précise-t-il. En se basant sur les axes de migration de six espèces de canards et d’oies qui empruntent la voie migratoire du Pacifique, une estimation de l’arrivée probable de la grippe aviaire dans le Nord a été mise au point par les experts d’ECCC. Au 19 juillet 2022, on s’attend à ce que la souche H5N1 soit présente en Alaska et au Yukon sur la côte de la mer de Beaufort, aux Territoires du Nord-Ouest, ainsi qu’au sud du passage du NordOuest au Nunavut. Si à ce jour aucun cas n’a été détecté dans ce territoire, le gouvernement du Nunavut se dit pourtant inquiet par la situation. « La grippe aviaire est une préoccupation au Nunavut, car de nombreux Nunavummiuts chassent les oiseaux sauvages et ramassent des œufs sauvages qui font partie
e
40 blée ssem
A rale génaénnuelle FY de l'A
Lundi 27 juin 17 h 30 à 20 h 30 Merci à
CSSC Mercier AGA2022.afy.ca
867 668-2663
afy.ca
Nelly Guidici
Les cas de transmission du virus à l’homme sont rares, mais il est recommandé de respecter certaines règles pour éviter les risques de contamination humaine par une cuisson à 70 degrés Celsius de la viande.
de leur régime alimentaire », indique œufs, ils doivent être bien cuits, y Chris Puglia, gestionnaire des compris le jaune », peut-on lire sur communications au gouvernement le site Internet de l’organisme qui du Nunavut. relève du gouvernement fédéral.
L’importance de la cuisson de la viande
Le savoir des personnes aînées
Dès le 5 avril 2022, la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik a relaté l’information concernant un premier cas de grippe aviaire au Québec sur sa page Facebook. Partagé plus de 1600 fois à travers ce réseau social, le message a suscité un grand intérêt et des commentaires émis par les membres des différentes collectivités de cette région. La chasse printanière aux bernaches est une activité familiale très répandue, surtout au sein des collectivités cries du territoire Eeyou Istchee dans la région de la Baie-James. Pour le Conseil cri de la santé et des services sociaux de la BaieJames, il est toujours sécuritaire de partir chasser l’oie pendant la migration du printemps, une période appelée Goose Break. Si les cas de transmission du virus à l’homme sont rares, le Conseil recommande cependant de respecter certaines règles pour éviter des risques de contamination humaine par une cuisson suffisante de la viande. D’après le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, il est impossible de contracter la grippe aviaire par l’ingestion d’aliments cuits. « Le virus ne peut survivre à la chaleur, il est conseillé de cuire les aliments à une température de 70 degrés Celsius (la chair ne doit pas avoir une teinte rosée) afin de s’assurer que leur consommation ne pose aucun risque. Quant aux
Robbie Kawapit est le chef de la Première Nation Crie de Whapmagoostui au Québec depuis 2020. Il vient de passer quatre semaines à chasser la bernache au cœur du territoire cri. Cette année, la saison de chasse a été différente, car beaucoup d’informations ont été relayées avant et pendant la chasse, à la radio communautaire, mais aussi entre les familles qui étaient dans leurs camps. Selon lui, les aînés de la communauté ont beaucoup de savoirs et d’exper tise à par tager. C’est dans ce contexte que plusieurs aînés ont pris la parole et se sont adressés aux familles pour apaiser certaines craintes. « Nous, les chasseurs, nous savons lorsque quelque chose ne va
pas avec les animaux ou lorsqu’ils se comportent différemment ou si leur apparence est différente, nous saisissons ces choses. Les personnes aînées ont expliqué que ce n’était pas la première fois que cela arrivait et que cette situation s’est déjà vue dans le passé. Elles ont recommandé de prendre quelques précautions et de ne pas manger un animal [qui n’a pas l’air en bonne santé] », indique-t-il lors d’une entrevue. La chasse à la bernache est une période importante de l’année où les familles se retrouvent et célèbrent le retour des oies. Cependant, le caractère imprévisible de l’étendue et de la portée du virus chez les populations d’oiseaux migrateurs au cours de l’été soulève des questions, restées sans réponse pour le moment. Une collaboration des cinq médias francophones des trois territoires canadiens : les journaux L’Aquilon, L’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Nelly Guidici
Dans le territoire cri de la Baie-James au Québec, la chasse à la bernache est une période culturelle très importante pour les familles qui se retrouvent dans leurs camps au printemps lors du retour des oies.
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PREMIÈRES NATIONS
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Peuples autochtones : un lexique pour savoir quels termes employer Le mois de juin, depuis 2009, a été désigné comme le Mois national de l’histoire autochtone. C’est l’occasion de prendre le temps de souligner l’histoire, le patrimoine, la résilience et la diversité des Premières Nations, des Inuits et des Métis de partout au Canada. Puisque célébrer commence souvent par s’éduquer, voici un lexique permettant d’apprendre comment mieux utiliser les termes reliés aux enjeux autochtones. Inès Lombardo, Francopresse
Les découvertes successives de centaines de tombes non identifiées d’enfants près d’anciens pensionnats autochtones a mis le Canada face à un pan de son histoire la plus sombre. Depuis, des citoyens et citoyennes s’éduquent, discutent et participent à des marches en soutien aux peuples autochtones dont les droits les plus fondamentaux ont été bafoués. Dans ce contexte plus que sensible, Francopresse s’est attaché à produire un lexique des termes de bases à utiliser pour éviter que les mots ne blessent autant que les actes.
Termes généraux • Peuples autochtones : Terme utilisé au paragraphe 35 (1) de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnaît et confirme les droits existants – ancestraux ou issus de traités – des peuples autochtones. Selon le paragraphe 35 (2), ce terme s’entend des Indiens (Premières Nations), des Inuits et des Métis du Canada. • Premiers peuples : Terme utilisé à l’occasion à la place de « peuples autochtones ». Ce terme ne revêt pas de signification juridique. • Premières Nations : Terme désignant tous les Indiens, inscrits et non inscrits, ainsi que leurs collectivités. Bien qu’il ne soit pas défini dans la Loi sur les Indiens, il est maintenant utilisé dans la plupart des lois canadiennes (p. ex. Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis). • Chef : Personne à la tête du gouvernement d’une Première Nation en vertu du régime de la Loi sur les Indiens. Le chef et ses conseillers, lesquels forment le conseil de bande, sont élus en fonction de divers systèmes électoraux. Ce modèle de gouvernance n’est pas traditionnel chez les Premières Nations. Traditionnellement, certaines Premières Nations avaient des s t r u c t u re s d e g o u v e r n a n c e héréditaires. Certaines d’entre elles ont maintenu leurs institutions traditionnelles, parallèlement au régime de la Loi sur les Indiens. Les rôles et
responsabilités contemporains des chefs héréditaires varient d’une communauté à l’autre. • Inuits : Peuple circumpolaire vivant principalement dans l’Inuit Nunangat, le territoire couvrant la terre, les glaces et les eaux du Nunavut, du Nunatsiavut (nord du Labrador), du Nunavik (nord du Québec) et de la région désignée des Inuvialuits (nord du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest). En inuktut, « langue parlée par les Inuits qui habitent la partie orientale de l’Arctique canadien », « Inuit » signifie « le peuple ». Par conséquent, l’expression « peuple inuit » est à éviter. En anglais, le mot « Inuk » est la forme singulière du mot « Inuit » et sert à désigner une seule personne. En français, on accorde « Inuit » en genre et en nombre. Autrefois, les Inuits étaient appelés « Esquimaux », un terme aujourd’hui considéré péjoratif. Il convient de noter que les Inuits et les Innus ne sont pas le même peuple : les Innus forment une Première Nation habitant le nord-est du Québec et le sud du Labrador. • Les Innus (parfois appelés « Montagnais » ou « Naskapis ») : Peuple autochtone vivant dans les régions subarctiques et boréales du Québec et du Labrador. Le recensement de 2016 dénombre 27 755 personnes se disant d’ascendance innue/montagnaise, tandis que 1 085 autres s’identifient comme Naskapis. Source : L’Encyclopédie canadienne, Innu (Montagnais-Naskapi) •Métis : L’identité métisse se définit de différentes façons. Les Métis peuvent être décrits comme « les personnes dont les ancêtres habitaient l’ouest et le nord du Canada et ont reçu une terre ou un certificat de Métis ». Autrement dit, il s’agit des descendants de la nation métisse historique. Une définition plus large inclut les personnes d’ascendance mixte (Autochtone et non Autochtone) qui s’identifient comme Métis. Dans le jugement Powley de 2003, la Cour suprême du Canada a retenu trois facteurs principaux comme indicateurs de l’identité métisse : l’auto-identification, les liens ancestraux et l’acceptation par la communauté. • Réserve : Une réserve est une terre réservée aux membres
d’une Première Nation pour qu’ils l’occupent et l’utilisent. À ne pas confondre avec un « territoire revendiqué », un terme qui englobe toutes les terres traditionnelles de la Première Nation en question, c’est-à-dire un territoire bien plus grand qu’une réserve. Source : Atlas des peuples autochtones du Canada, Foire aux questions • « Survivante » plutôt que « victime » : Dans son lexique terminologique, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) a « choisi d’utiliser le terme “survivante” pour désigner les personnes qui ont vécu la violence, reconnaissant que l’usage de ce terme ne constitue pas un appel lancé aux personnes afin qu’elles “se dépêchent de guérir”. Une variante respectueuse consiste à éviter complètement d’utiliser un terme, et de s i m p l e m e n t f a i re ré f é re n c e aux “personnes qui ont vécu la violence” ou à “celles qui ont vécu la violence”. Exception : Si le terme “victime” est nécessaire dans le contexte du système de justice pénale. »
Termes particuliers au droit • Droits ancestraux : Ensemble de droits protégés par la Constitution canadienne que détiennent les peuples autochtones en vertu de leur occupation et de leur utilisation historique du territoire en tant que sociétés distinctes ayant leurs propres pratiques, coutumes et traditions. • Titre ancestral : Droit collectif d’occupation et d’utilisation exclusives d’un territoire par un groupe autochtone. • Droits issus des traités : Droits définis dans les traités historiques et modernes négociés entre la Couronne et les peuples autochtones. • Indien : Bien que désuet, le terme « Indien » a un sens juridique précis selon la Loi sur les Indiens et son utilisation peut être indiquée dans certaines circonstances. Il désigne généralement les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits et les Indiens visés par un traité. Le terme « Premières Nations », qui n’a pas de sens juridique, est maintenant largement accepté en remplacement du terme « Indiens ». • Loi sur les Indiens : Instaurée en 1876, la Loi sur les Indiens est le principal texte législatif sur lequel
s’appuie le gouvernement fédéral pour administrer les réserves et les gouvernements locaux des Premières Nations. Elle énonce les obligations du gouvernement à l’égard des peuples des Premières Nations et définit le « statut » – la reconnaissance juridique de l’héritage d’un membre d’une Première Nation, qui lui procure certains droits, comme celui de vivre dans une réserve. Cette loi demeure la première ressource définissant les interactions entre le gouvernement fédéral et les membres des Premières Nations du Canada. Source : Atlas des peuples autochtones du Canada, Foire aux questions Les termes de ce lexique ont été réorganisés par thèmes. La source principale est le site de la Colline parlementaire « Notes de la Colline », qui fait partie de la Bibliothèque du Parlement canadien. D’autres sources ont été utilisées, auxquels cas celles-ci sont indiquées à la fin de la définition du terme concerné. Autres ressources lexicales : - Lexiques des langues autochtones du Bureau de la traduction du gouvernement du Canada - L’ABC des Autochtones d’Espaces autochtones de Radio-Canada
Mélanie Tremblay
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La 26e édition d’Arts in the Park bat son plein Tous les midis, en semaine, des artistes proposent une heure de spectacle au parc Lepage, rendez-vous auquel de nombreuses personnes sont fidèles. Au menu : de la musique et des arts visuels, notamment la création de monstres, d’aquarelles et de vitraux. La programmation diversifiée met en scène un registre varié et de quoi satisfaire tous les goûts. qu’Arts in the Park se poursuit en soirée avec la prestation d’un Cet été marque le retour tant groupe de musique yukonnais. En attendu des heures de dîner plus des spectacles quotidiens, des passées au parc, à écouter la artistes visuels seront présents musique yukonnaise. Depuis le chaque semaine pour ajouter une 30 mai et jusqu’au 8 juillet prochain, autre dimension à l’événement. le public est invité à venir apprécier en plein air tout ce qu’offre la Retour aux sources scène artistique yukonnaise. Beth Dart, productrice et responsable Comme beaucoup d’événements Ève Brosseau de la programmation, explique publics, Arts in the Park renoue qu’« il s’agit de rassembler la cette année avec le présentiel. Anneky a chanté et joué de la guitare et communauté pour profiter des « Nous sommes ravis de retourner du ukulélé au parc Lepage. talents des artistes locaux ». au parc cette année », annonce Un programme double attend M me Dar t, soulignant que les le public chaque mercredi. Une d e r n i è r e s a n n é e s o n t é t é musicales de 2020 et de 2021 sont performance destinée aux plus difficiles pour les artistes. Les toujours disponibles sur le site Web jeunes est prévue à midi, alors enregistrements des prestations de CJUC, la radio communautaire Ève Brosseau
de Whitehorse. Unique à Whitehorse, le festival a été fondé en 1996 par Dereen Hildebrand et Steve Slade, respectivement artiste peintre et musicien du Yukon. L’alliage entre les arts musicaux et visuels est célébré annuellement depuis. Une dizaine d’artistes francophones prennent part à Arts in the Park cette année, dont Remy Rodden, Brigitte Jardin, Anneky, Lucie D, Claire Ness, Daniel Janke, Nicole Bauberger et Ryan McNally. « J’ai beaucoup aimé ça. J’étais un peu nerveuse, mais je me sens bien après le show! », raconte Anneky, qui proposait un spectacle le 9 juin dernier. Une
foule d’une trentaine de personnes était présente et même désolée d’entendre l’artiste francophone annoncer sa dernière chanson. « J’aimerais jouer beaucoup de musique dans les parcs et rendre l’été plus musical », ajoute Anneky, qui prévoit participer au micro ouvert de la Yukon Conversation Society en juillet. Pour voir toute la programmation, rendez-vous sur le site Internet d’Arts in the Park. Les spectacles sont enregistrés et passent en reprise le lendemain midi sur les ondes de CJUC. Ils sont ensuite disponibles en tout temps sur le site Web de la radio communautaire.
Les artistes francophones, désormais plus faciles à trouver ou à découvrir en ligne Si les services à l’emploi et l’aide à l’entrepreneuriat existent déjà pour les francophones du Yukon, le soutien aux entreprises artistiques et culturelles était encore à développer. C’est de ce constat qu’est née l’idée de mettre en ligne un tout nouveau répertoire. née cette idée, explique Virginie leur visibilité », affirme-t-elle. Hamel, directrice Art et Culture + C’est suite à une rencontre entre le Jeunesse à l’AFY. « Les artistes Une plateforme en ligne service à l’emploi et celui des arts avaient besoin d’un peu plus et de la culture de l’Association d’outils pour leur développement « L a p l a t e f o r m e p e r m e t t r a franco-yukonnaise (AFY) qu’est professionnel et pour augmenter aux artistes de proposer leurs Maryne Dumaine
Monitrices / Moniteurs de langue recherchés ! Les Programmes en français du ministère de l’Éducation du Yukon sont à la recherche de monitrices et de moniteurs de langue pour l’année scolaire 2022-23. Vous voulez vivre une expérience de travail rémunéré en milieu scolaire ? Vous voulez faire connaître votre culture ? Participez à Odyssée ! Sous la supervision d’un(e) enseignant(e), votre rôle sera d’encourager les jeunes à approfondir leur connaissance de la langue française et des cultures qui s’y rattachent. Contactez : Pascal St-Laurent Directeur pascal.st-laurent@yukon.ca
ser vices et d’obtenir plus de visibilité, même si elles ou ils n’ont pas nécessairement de site Web complet », souligne Mme Hamel. Elle explique que le fait d’avoir un site Web représente beaucoup de travail et d’investissement pour les entreprises, qu’elles soient artistiques ou non. C’est pourquoi plusieurs artistes n’en ont tout simplement pas et ne sont donc pas découvrables en ligne. « On demande un minimum d’information : biographie, type d’art proposé, coordonnées et quelques photos. Ça permet de quand même les trouver quelque part en ligne, sans que ce soit compliqué pour la mise à jour. »
Premier répertoire d’artistes francophones La directrice Ar ts et Culture explique qu’il s’agissait d’un besoin dans la communauté. « Il existe d’autres répertoires, par exemple pour les artistes qui donnent des ateliers dans les écoles, mais c’est une ressource anglophone. Il n’y a pas de répertoire dédié aux artistes de la francophonie au Yukon, qui sont en mesure d’offrir leurs services en français. » L’utilité d’un tel répertoire touche notamment les écoles, en
recherche d’ateliers spécifiques, mais « ça peut aussi être pour des festivals, des galeries d’arts, par exemple, qui cherchent des artistes pour ajouter un côté francophone à leur événement », ajoute Mme Hamel.
Une fenêtre sur la culture franco-yukonnaise Virginie Hamel, qui représente ré guliè rement le s ar ts et la culture franco-yukonnaise sur des tables nationales ou régionales, indique que ce répertoire a également une utilité secondaire. « Pour les gens qui représentent le Yukon dans différents événements à l’extérieur du territoire, il y a désormais grâce à ce répertoire des références à fournir à nos collègues qui veulent découvrir les artistes du Yukon. » Le répertoire sera disponible d’ici la fin du mois de juin. Il intégrera aussi une page d’outils pour les artistes, qui présentera notamment la liste des financements accessibles ou les possibilités de développement professionnel pour les personnes qui œuvrent dans le milieu culturel et artistique. Le tout sera accessible via la page Web de l’AFY.
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Entrée gratuite — Dès 20 h Lieu historique national du S.S. Klondike Camions-restaurants sur place
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Le Solstice Saint-Jean : le retour de la fête sous le soleil de minuit Deux soirées de musique seront offertes au public yukonnais le 23 juin à Whitehorse et le 24 juin à Dawson à l’occasion du Solstice et de la Saint-Jean-Baptiste. Du Québec à la Saskatchewan, des artistes francophones rejoindront des groupes locaux pour compléter la programmation festive. Ève Brosseau
« Ça va être le fun d’avoir un groupe québécois pour la SaintJean-Baptiste! », s'enthousiasme Brigitte Desjardins, gestionnaire des arts, de la culture et de la jeunesse à l’Association franco-yukonnaise (AFY) et organisatrice de l'événement. L e g ro u p e e n q u e s t i o n , Veranda, sera sur scène lors des deux soirées. « C’est notre premier show de la Saint-Jean et je pense que ça ne peut pas mieux tomber que de le faire au Yukon », se réjouit le musicien du duo, Léandre Joly-Pelletier.
À quoi s’attendre Trois groupes entreront en scène à Whitehorse, à commencer par la formation yukonnaise Dean, McNally et McKnight qui brisera la
glace. Elle sera suivie par Veranda, alors que le groupe Ponteix, originaire de Saskatoon, clôturera la soirée au parc du S.S. Klondike. « On a invité deux camions-restaurants, il va donc y avoir de la nourriture sur place. Ça va être bon! », ajoute Mme Desjardins. Fraîchement formé, le groupe local est composé de Remi Dean, Acadien et Mi'kmaq, de la Franco-Albertaine Ellorie McKnight et du Québécois Ryan McNally. Si Ellorie McKnight et Ryan McNally ont sorti un EP ensemble récemment, Remi Dean se joindra à eux sur scène pour la première fois. La formation jouera des chansons de son répertoire instrumental fiddlecajun, ainsi que quelques chansons en français pour amorcer la soirée. Le multi-instrumentiste fransaskois Mario Lepage du trio Ponteix prévoit clore la soirée sur une note de RnB psyché-pop. Le
PORTRAIT
NO
groupe tire son nom d’un village francophone de sa province natale. La ville de Dawson aura quant à elle droit à une programmation d’origine toute québécoise avec Gab Gosselin et Veranda. Établi à Dawson depuis plusieurs années, Gab Gosselin offrira des airs de musique folk au public.
Veranda en tête d’affiche « On est vraiment excités d’aller au Yukon, c’est un peu un voyage de rêve pour nous », explique le duo en entrevue téléphonique. Deux ans après l’annulation du festival de musique Kluane Mountain Bluegrass auquel Veranda devait participer, le temps de son séjour au Yukon est enfin arrivé : « Ça va être une expérience unique! » Composé de Catherine-Audrey Lachapelle et Léandre Joly-Pelletier,
le duo sera rejoint par le violoniste originaire de Whitehorse, Kieran Poile, en plus de Jean-Philippe Demers-Lelotte, contrebassiste qui les accompagne régulièrement. Si le spectacle commence officiellement à 20 h, Veranda convie le public dès 18 h à apporter des instruments à cordes pour participer à un atelier et à une séance d’improvisation musicale. « Ça invite les gens à nous découvrir et ça leur donne un avant-goût du spectacle », expliquent-ils. Après leur passage au Yukon, les membres du groupe en profiteront pour faire une petite tournée avant de regagner le Québec pour le lancement de leur prochain album en septembre. « On a des spectacles, mais on a beaucoup de temps libre aussi pour profiter du Yukon et de la nature. On s’attend à avoir des souvenirs pour la vie! » Événement phare de l’été
Félix Renaud
Le duo Veranda propose un mélange de
bluegrass,
de
country
Joseph Cooke
Se lancer en affaires Déjà à l’âge de 15 ans, j’avais l’idée d’avoir mon entreprise. J’élevais des poissons tropicaux dans le sous-sol de ma maison pour les revendre aux animaleries de ma ville. Concernant la pizzeria, j’ai acheté un jour un petit four à bois que je prévoyais d’installer dans mon camion pour vendre des pizzas au marché public de Dawson. Finalement, c’était plus simple d’ouvrir une pizzeria et c’est ce que j’ai fait.
Équilibre travail/vie personnelle
Yukon: Avantage ou défi?
Je ne l’ai toujours pas trouvé! En réalité, j’utilise mes centres d’intérêt pour créer mes entreprises, qui deviennent des médiums satisfaisant ces intérêts. J’ai tout laissé à Dawson pour la survie de ma pizzeria. Actuellement, tout mon temps y est consacré. Je n’ai donc aucun équilibre entre ma vie personnelle et professionnelle.
Le Yukon est unique et attire des visiteurs de partout dans le monde, ce qui est positif. D’un autre côté, sa situation géographique fait augmenter les coûts de livraison d’équipement et de matériaux. Faire venir les employés au Yukon, les loger ou leur trouver un terrain pour y habiter, c’est aussi compliqué.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
Joe’s Wood Fired Pizza Restaurant spécialisé dans les pizzas cuites au feu de bois, Joe’s Wood Fired Pizza offre un service à table ou à emporter. Des pâtes alimentaires séchées sont également en vente sur place.
Le français au travail Chaque soir, j’ai deux à trois tables de clients francophones. Je peux alors leur offrir des services en français, ce qu’ils apprécient beaucoup. Au téléphone, c’est la même chose. Je dirais même que cette présente entrevue en français m’aidera à connecter mon entreprise avec la communauté francophone du Yukon. Donc oui, c’est un avantage.
En savoir +
portraits.afy.ca
de
yukonnais depuis de nombreuses années, la fête du Solstice SaintJean pourrait éventuellement prendre de l’expansion. « Ce serait intéressant dans les prochaines années d’avoir un festival de plus grande envergure et d’aller rejoindre plus de communautés, » explique Mme Desjardins.
28 : FR A N CO PH O N E E T EN A FFA I R E S
« Le meilleur moment pour moi c’est de sentir l’énergie des lieux, lorsque la salle du restaurant est pleine, que la musique est bonne et que le téléphone sonne sans cesse. J’adore ça! »
et
folk francophone.
Innovation, risque et entrepreneuriat Je ne suis pas dans l’innovation avec mon produit. Toutefois, le risque lié aux coûts de la rénovation du local, de l’achat et de l’installation du four à bois sont astronomiques. Il y avait aussi un grand risque financier de déménager mon entreprise de Dawson à Whitehorse. Malgré tout, on est chanceux au Yukon d’avoir un gouvernement qui soutient le secteur privé et les petites entreprises.
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COUPS D’OEIL
11 L’Association franco-yukonnaise (AFY) organisait, en collaboration avec Les Essentielles, le dernier café-rencontre avant la pause estivale le 3 juin dernier, sous le thème de la fête de rue. L’événement a été un franc succès avec près d’une centaine de personnes présente sous un beau soleil printannier. Côté activités, il y en avait pour tout le monde, jeune comme adulte, entre jeux de rue, maquillage, échange de vêtements de maternité et pour enfants et musique d’ambiance assurée par Anneky. Kelly Tabuteau
Le 6 juin dernier, les élèves de 4e et 5e année de la classe d’immersion française de l’École élémentaire Selkirk ont présenté un spectacle de cirque en français et en anglais. L’idée est venue de leur enseignante, Mélanie Fortin, nouvellement arrivée au Yukon, et passionnée de cirque. Tous les vendredis depuis la semaine de relâche, les élèves ont appris à travailler en équipe et à ajuster leur numéro. « Ç’a été une excellente façon de les faire parler en français dans une situation authentique », conclut Mme Fortin. AFY * Absent de la photo, Isidore Champagne.
Félicitations à nos finissants! La Commission scolaire francophone du Yukon félicite ses élèves qui terminent leur 12e année au CSSC Mercier. Félicitations pour votre parcours scolaire en français langue première et bonne chance pour vos projets futurs!
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JEUNESSE
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La vie dans les villes canadiennes de moins en moins abordable pour la jeunesse D’un bout à l’autre du pays, les jeunes de 15 à 29 ans enregistrent en moyenne un déficit de 750 $ par mois d’après un rapport de l’organisme Youthful Cities. Sur le terrain, les résultats ne surprennent pas alors que la pandémie et la guerre en Ukraine créent un contexte économique particulièrement difficile pour les plus vulnérables, dont les étudiants. Ericka Muzzo, Francopresse
Depuis 2013, Youthful Cities crée des index s’intéressant aux villes canadiennes du point de vue des jeunes. En collaboration avec Objectif avenir RBC, l’organisme vient de publier son tout premier Indice d’accessibilité réelle. Ce rapport révèle que dans chacune des 27 villes canadiennes étudiées, la moyenne des jeunes perd de l’argent chaque mois. Halifax (Nouvelle-Écosse), Yellowknife (Territoires du NordOuest) et Moncton (NouveauBrunswick) se classent respectivement en 1re, 2 e et 3 e position des villes où les jeunes déclarent le plus grand déficit mensuel. C’est à Lethbridge (Alberta), Québec (Québec) et Edmonton (Alberta) que les jeunes sont le plus près de l’équilibre entre coûts et revenus.
Les petites villes de plus en plus chères L’organisme s’est intéressé à 54 indicateurs comme le prix du transport en commun, le prix des loyers et celui des frais de scolarité, mais aussi le prix de l’huile, du lait, du mascara et du vin. Claire Patterson, spécialiste des communications chez Youthful Cities, admet avoir été surprise par certains résultats. Étant elle-même dans la tranche d’âge visée par le rapport et ayant étudié à Vancouver, elle a vécu en première ligne les difficultés d’habiter dans une ville où le coût de la vie est très élevé. « Je pensais que certaines petites villes seraient plus abordables, mais on observe que les tendances du coût de la vie dans les grandes villes se répercutent sur les petites villes à mesure que les gens s’y installent. Il devient donc plus difficile d’y vivre, d’être en mesure de payer un loyer en tant que jeune », souligne-t-elle. Alors que le coût de la
vie augmente dans les petites villes, les salaires ne suivent pas nécessairement, créant un écart considérable entre les dépenses et les revenus. L’une des recommandations du rapport est d’augmenter le salaire minimum de 5 $ de l’heure dans chaque province et territoire, « le minimum pour qu’il s’agisse d’un salaire décent » d’après Claire Patterson. La spécialiste des communications déplore aussi qu’il existe toujours un écart de revenu entre les sexes, variant de 1,19 % (Québec) à près de 23 % (Yellowknife) : « Ce n’est pas complètement surprenant, mais c’est frustrant. »
Le logement, nerf de la guerre Le directeur de l’École des hautes études publiques (HEP) de l’Université de Moncton, PierreMarcel Desjardins, estime que l’étude « soulève d’excellents points et des questions importantes ». Il met toutefois en garde contre le danger de « généraliser et de simplifier notre analyse […] Il y a un travail impressionnant qui a été fait, mais il faudrait faire attention aux conclusions », car il s’agit bien de moyennes. « Ce ne sont pas tous les jeunes [qui s’endettent] et, dans certains cas, c’est un investissement d’étudier pour que demain on soit dans une meilleure situation », nuance l’économiste. Il reconnaît toutefois que lorsqu’il était lui-même aux études, les frais de scolarité étaient moindres proportionnellement aux salaires de l’époque. « Je pense que l’éducation est moins accessible qu’avant et le problème du logement accentue cette situation-là », ajoute Pierre-Marcel Desjardins, qui aimerait que les gouvernements en fassent beaucoup plus en la matière.
FJCF Marguerite Tölgyesi, présidente de la FJCF.
C’est aussi l’une des revendications de la présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Marguerite Tölgyesi : « L’abaissement des frais de scolarité est certainement une solution à court terme, mais c’est gratter la surface. Il faut aller plus loin, dans les logements abordables; les résidences étudiantes coûtent une fortune », dénonce-t-elle. Elle suggère par exemple la mise en place de programmes pour faciliter la cohabitation entre les personnes aînées et les jeunes. « Moi, j’habite avec mes parents et je ne pourrais pas faire autrement, et je suis dans les plus vieilles des jeunes maintenant! C’est un peu décourageant quand on y pense, surtout avec les prix des maisons. Dans ma tête, c’est dans des milliers d’années que je pourrai m’en payer une! », lance Marguerite Tölgyesi, qui réside à Whitehorse au Yukon. Les jeunes francophones en milieu minoritaire, qui doivent souvent déménager pour continuer leurs études au postsecondaire en français, peuvent aussi être confrontés à des défis supplémentaires. « L’établissement postsecondaire francophone le plus proche de chez nous, c’est le Campus Saint-Jean [en Alberta]. C ’ e s t q u a n d m ê m e q u a t re vols par année, incluant revenir pour Noël, un loyer de plus, un déménagement complet… C’est gros et c’est stressant pour des jeunes », souligne la présidente de la FJCF.
La FÉÉCUM inquiète Du côté de la Fédération des étudiantes et étudiants du Centre universitaire de Moncton (FÉÉCUM), on constate que la pression financière s’est accrue depuis le début de la pandémie. Son président, Jean-Sébastien Léger, a toutefois été surpris d’apprendre le piètre classement de sa ville. « Je ne savais pas que la situation était aussi accentuée dans les Maritimes. Moncton et Halifax sont parmi les pires du palmarès! On savait qu’il y avait des problématiques pour l’accessibilité, liées aux enjeux du coût de la vie et de l’inflation qui se fait sentir davantage dans les Maritimes, mais je suis assez surpris de constater que la situation est à ce point déplorable », note-t-il.
Plusieurs étudiants de Moncton travaillent déjà à temps partiel et n’ont pas la possibilité de faire plus d’argent tout en continuant d’étudier à temps plein, souligne Jean-Sébastien Léger. « On s’inquiète de comment les étudiants vont être capables de payer cet écart-là, de continuer à payer leurs études tout en ayant une qualité de vie! Ce n’est pas acceptable de devoir se priver des choses de base », ajoute le président de la FÉÉCUM. Pour tenter de soulager un peu ses membres de leur fardeau financier, la fédération a bonifié l’offre de sa banque alimentaire. Celle-ci existe depuis 2015, mais son achalandage a connu une « augmentation fulgurante » depuis le début de la pandémie d’après Jean-Sébastien Léger, passant d’environ 80 utilisateurs à plus de 350. Le président de la FÉÉCUM déplore que le contexte économique « freine l’accessibilité [aux études] et la qualité de vie de plusieurs
étudiants, particulièrement de ceux en situation vulnérable ; soit des personnes monoparentales ou des étudiants internationaux ». D’après l’économiste Pierre-Marcel Desjardins, il serait important que les gouvernements mettent en place des mesures ciblées pour venir en aide à ceux et celles qui en ont le plus besoin. Il suggère d’agir sur deux éléments : les frais de scolarité et le logement, potentiellement par un programme de bourses d’études afin de prioriser ceux qui en ont le plus besoin. « Les gouvernements n’ont pas des fonds sans limites et je pense que d’une perspective d’équité, pour un monde plus juste, on doit cibler les gens qui ont plus de défis », recommande-t-il. Pour Youthful Cities, la prochaine étape sera de s’assurer que les personnes au pouvoir prennent connaissance du rapport et s’en servent pour développer des politiques publiques adaptées aux défis de la jeunesse canadienne.
Tendances principales • Les salaires et les rémunérations ne suivent pas le rythme du coût de la vie dans les villes. • Même les jeunes qui travaillent à temps plein ne sont pas assurés d’avoir les moyens de vivre dans leur ville de résidence. • De nombreux jeunes effectuent des travaux essentiels dans le secteur des services et continuent de percevoir de faibles salaires. • Après des décennies d’efforts pour créer l’équité entre les sexes, les jeunes hommes continuent de gagner plus que les jeunes femmes dans chaque ville canadienne examinée. • Dans toutes les villes, le salaire minimum n’est pas un salaire décent – les écarts vont de 2 à 10 $. • Au niveau régional, la région de l’Est est la moins abordable dans l’ensemble, principalement en raison de la réduction des salaires sur la côte Est, tandis que l’Alberta et le Québec offrent davantage de possibilités d’économiser de l’argent. • Lethbridge est la ville la plus abordable, mais présente également l’un des plus grands écarts d’accessibilité entre les sexes. • Les emplois à temps plein sont le ticket d’entrée des jeunes pour l’accessibilité financière, mais ce n’est pas une garantie – 2/3 des villes restent inabordables même lorsque les jeunes travaillent à temps plein. Solutions proposées • Atteindre 66 % d’emplois à temps plein pour les 15 à 24 ans (actuellement 49 % contre 86 % pour les plus de 25 ans). • Augmenter le salaire minimum de 5 $ dans chaque province et territoire. • Réduire les coûts : éducation de 15 % ; transports en commun de 25 % ; logements locatifs de 20 %. Source : Rapport de Youthful Cities
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ÉDUCATION
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Quand les cours s’adaptent à la vie réelle Hugo Bergeron, enseignant à l’École secondaire F.H.-Collins, a développé un cursus de quinze semaines en tourisme pour que ses élèves puissent vaincre leur insécurité linguistique. Béringie, chasse au trésor au centreville de Whitehorse, reconstitution de la vie des Premières Nations au Yukon ou survol de la ville figurent parmi les programmes touristiques organisés par les élèves. Taylor Legge et Neizha Snider ont quant à elles organisé une visite du musée MacBride. « Neizha voulait faire un musée, et moi, je n’étais jamais allée au musée MacBride, confie Taylor Legge.
Nous avons donc choisi MacBride et l’avons visité cinq ou six fois pour préparer notre tour. » Les deux étudiantes ont développé un produit unique avec accueil, séance de méditation, information historique sur les Premières Nations et la ruée vers l’or, danse cancan en costumes d’époque et chasse au trésor afin d’engager toutes les personnes du groupe. « Leur visite guidée était
vraiment bien faite. Si bien d’ailleurs, que la personne du musée leur a offert un emploi! », raconte Hugo Bergeron. Ta y l o r a a p p r é c i é s o n expérience. Elle retient de son projet de fin de session la nécessité de travailler en équipe et d’être organisé.
Hugo Bergeron Taylor Legge et Neizha Snider ont organisé une visite du musée MacBride pour leur projet de fin de session, en se concentrant sur l’histoire des Premières Nations et des animaux du Yukon.
Kelly Tabuteau
En école secondaire d’immersion, la majorité des cours enseignés en français concerne des sujets académiques, comme les sciences ou les mathématiques. Pour certains jeunes, le manque de liens concrets avec la vie réelle les pousse à abandonner les programmes d’immersion. Fort de ce constat, Hugo Bergeron a mis sur pied un programme unique pour démontrer l’utilité de la langue française. « Je voulais montrer à mes élèves que le français, ce n’est pas juste des cours académiques, et qu’on pouvait avoir du plaisir à le parler et que c’était utile dans la vie quotidienne à Whitehorse », explique l’enseignant.
Un concept nouveau à F.H.-Collins Dans ce nouveau programme, l’accent est mis sur l’industrie touristique locale, sa durabilité et son potentiel en employabilité. Il est ouvert à tous les élèves capables de communiquer en français. Le but de l’enseignant est de permettre à ses élèves en immersion de terminer leur scolarité sur une note positive en lien avec le français. « C’est important de leur montrer qu’ils sont capables de communiquer en français dans la société, pas juste à l’intérieur des cours , souligne-t-il. Cette classe [Tourisme 12] leur donne confiance. J’ai vu de grands changements en seulement 15 semaines. Des jeunes qui étaient timides et peu confiants avec leur langue seconde au début du semestre ont finalement été capables de non seulement
organiser une activité touristique en français, mais aussi de la guider! »
Des projets de fin d’année originaux Pour leur projet de fin d’année, les élèves devaient faire vivre u n e ex p é r i e n c e to u r i s t i q u e unique à leurs pairs. Chaque duo a développé un produit unique afin de faire la différence par rappor t aux entreprises touristiques existantes. Visite historique du canyon Miles, visite guidée du musée de la
Hugo Bergeron Un duo a choisi de survoler le centre-ville de Whitehorse et d’aborder le sujet des glissements de terrain. La compagnie Amber Airways, séduite par le projet de ces deux étudiants, a offert gracieusement les vols pour toute la classe.
FJCF
Les stages permettent d’explorer l’enseignement en français, même au Yukon! Extrait d’un communiqué de l’ACELF
C ’e s t u n e ex p é r i e n c e d’e n r i c hi s s e m e nt p e r s onne l et professionnel remarquable que vivent huit étudiantes en enseignement à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), alors qu’elles complètent leur stage dans de s é cole s de langue française en Alberta, en Colombie-Britannique, en Nouvelle-Écosse, au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest, dans le cadre de S3 CANADA, un programme de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). Au cœur d’une aventure épanouissante qui leur en
apprend autant sur leur pratique de l’enseignement que sur ellesmêmes, les jeunes femmes témoignent du bagage que leur offre leur stage. Parmi elles, trois ont choisi le Yukon. Charlène Morneau, Loralie Bélanger et Rosalie Légaré sont respectivement en stage au préscolaire, au primaire dans une classe de 1re année, et en adaptation scolaire dans une classe de 3e année et 4e année à l’École Émilie-Tremblay, à Whitehorse, au Yukon. Elles ont toutes trois découvert la richesse du milieu qu’elles apprennent à connaître. « Mon séjour dans un milieu minoritaire francophone m’a fait [découvrir] des gens qui
se soutiennent énormément. Cela crée donc une dynamique d’équipe-école magnifique », commente Rosalie. Et cette communauté fière et engagée est un terreau fertile à l’apprentissage, explique Charlène. « Mon stage me permet non seulement de découvrir un territoire que je n’avais jamais visité, mais aussi de mieux comprendre l a ré a l i t é d a n s l e s é c o l e s francophones en milieu minoritaire. J’en apprends tous les jours sur l’enseignement en côtoyant les intervenantes et intervenants du milieu scolaire et les enfants franco-yukonnais », complète cette dernière. « [Cette expérience] m’a fait encore plus apprécier la beauté
de ma langue, s’exclame Loralie. Je vois maintenant l’importance de la garder en vie. Je recommande à tout le monde de faire une expérience de stage hors Québec pour en apprendre plus sur les cultures francophones, mais aussi sur soi-même. Quoi de mieux que de découvrir les alentours de notre beau pays et notre propre personne en même temps? » Les stages en enseignement S3 CANADA de l’ACELF font vivre à des étudiantes et étudiants en éducation du Québec une expérience de stages dans une école francophone ailleurs au pays. Ils leur permettent de découvrir un nouveau contexte éducatif dans une communauté francophone du Canada.
Jeudi 16 juin 2022
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SPORTS ET LOISIRS
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Le meneur de chiens Normand Casavant est de retour au Yukon Depuis juillet 2021, le meneur de chiens de traîneau Normand Casavant s’est installé à Mayo, où il prépare sa meute pour la reprise des compétitions. avoue-t-il. En fonction du résultat de ses recherches, Normand Casavant et ses chiens pourraient donc être au départ de la prochaine Yukon Quest (Yukon), Iditarod (Alaska), Percy DeWolfe (Dawson) ou Silver Sled (Haines Junction).
Une école de traîneau à chiens Outre les possibles compétitions à venir, Normand Casavant planche sur un projet personnel de fin de
Ève Brosseau
Normand Casavant, ainsi que sa meute de désormais 24 chiens, sont installés à Mayo ensemble, pendant qu’il travaille au lancement d’une école de traîneau à chiens.
maison est bien organisée, sur le bord de la rivière Stewart. Mon Quatre fois finissant de la course plus proche voisin est à 1,5 km et Yukon Quest, Normand Casavant il y a des sentiers en masse pour et sa meute de 35 chiens avaient entraîner les chiens. » quitté le Yukon en septembre 2015 en raison de la difficulté à trouver La reprise des un endroit à acheter ou à louer pour compétitions s’installer avec ses chiens, mais aussi pour des raisons familiales Si l’entraînement des chiens n’a qui le rappelaient au Québec. pas cessé depuis son arrivée à Il confie n’avoir cependant Mayo, sa première année a été jamais vraiment quitté le Yukon, consacrée à la réinstallation du sa tête étant toujours restée au chenil. Normand Casavant se sent territoire. Quand l’occasion de maintenant prêt à reprendre les s’établir à Mayo s’est présentée, courses de longue distance, mais le meneur de chiens n’a donc pas à une seule condition : celle de hésité : il a chargé sa meute dans trouver des commanditaires. « Je une remorque et a retraversé le me suis fait la promesse de ne plus pays en sens inverse. sortir d’argent de ma poche pour Un an après ce nouveau démé- des courses de longues distances, nagement, l’homme est ravi : « La car c’est un réel investissement », Kelly Tabuteau
De nouvelles règles entreront en vigueur dans les parcs au Yukon! Faites part de votre opinion sur :
le bruit; les animaux de compagnie; les boissons alcoolisées; l’usage du tabac et du cannabis; les véhicules (routiers et hors route); l’utilisation d’aéronefs (y compris les drones); le zonage, la délivrance des permis et d’autres règles des parcs.
Allez au Yukon.ca/fr/engagements pour répondre au sondage d’ici le 4 juillet 2022.
carrière qui lui tient à cœur, celui d’ouvrir une école de traîneau à chiens destinée à toutes personnes qui veulent apprendre sur le sujet de façon professionnelle et sécuritaire. « La formation aborderait tout ce qui tourne autour des chiens : la nutrition, l’entraînement, la génétique, la longue distance, la psychologie canine et de meute, les soins aux chiens, les techniques de massage, etc. », explique-t-il. Avec plus de 35 ans d’expérience dans le monde du traîneau à
chiens, il a envie de transmettre son bagage d’expériences à la relève. Pour lui, ce projet est aussi une façon d’amener les jeunes à sortir davantage, puisqu’il considère que les chiens sont un beau moyen de les encourager à être dehors. Si Normand Casavant n’a pas encore déterminé les détails logistiques de ce projet, il a confiance que le succès sera au rendez-vous. « Mon petit projet avance tranquillement, mais bien, comme une petite équipe de longue distance qui va loin », conclut-il.
Le journal se dote d’une agente de communications L’Aurore boréale accueille une agente de communications et de projets. Eliza Akhoudas, originaire de France, est arrivée à Whitehorse le 7 juin. Elle s’est prêtée au jeu, désormais traditionnel dans notre équipe, du questionnaire de Proust, une façon ludique de vous présenter notre nouvelle recrue. Kelly Tabuteau
Après avoir vécu une année aux États-Unis, Eliza Akhoudas avait envie de revenir sur le continent et de découvrir le Canada, ce pour quoi elle s’est lancée dans la procédure d’obtention d’un permis Vacances-Travail (PVT). Attirée par les montagnes et la nature, c’est tout naturellement qu’elle a choisi le Yukon pour débuter son PVT. Elle a répondu au questionnaire de Proust afin que vous puissiez faire plus ample connaissance avec elle. La qualité que tu préfères chez les gens : Sans doute leur capacité à user de l’humour à tout instant et de prendre les événements et les choses de la manière la plus positive possible. Ton principal trait de caractère : Je suis une personne dynamique qui a toujours besoin de faire plus. Ce que tu apprécies le plus chez tes amis : Leur capacité à déconner tout le temps et à toujours vouloir faire des activités diverses. Ton occupation préférée : Le sport en montagne. Ton principal défaut : Je suis très exigeante. Ton rêve de bonheur : Vivre de mes passions. Ce que tu voudrais être : Une personne reconnue pour son
expertise dans son domaine. Le pays où tu désirerais vivre : Sûrement le Canada! La couleur que tu préfères : Le bleu. La fleur que tu préfères : La jacinthe, pour son odeur. Ton auteur en prose : Victor Hugo Ton poète préféré : Pythagore. Ton héros de fi ction préféré : Je ne lis ni ne regarde de fiction… Ton héroïne de fiction préférée : Idem. Ton peintre préféré : Sandro
Botticelli. Ton héros ou héroïne dans la vie réelle : Christine Lagarde et Vandana Shiva. Ton héros ou héroïne dans l’histoire : Pierre Rabhi. Ce que tu détestes par-dessus tout : Perdre mon temps. Le personnage historique que tu méprises le plus : Pétain. Ton état d’esprit actuel : À fond! Les fautes qui t’inspirent le plus d’indulgence : Celles qui n’ont pas été faites exprès.
Fournie
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SPORTS ET LOISIRS
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Saison de canot : Kanoe People déjà en mode sauvetage Alors que les embarcations font leur retour sur les eaux yukonnaises, Kanoe People en appelle à la prudence, après un premier sauvetage effectué durant le week-end du 28 mai. Laurie Trottier
Trevor Hale ne s’attendait pas à participer à une opération de sauvetage alors qu’il se rendait à Kanoe People pour acheter du matériel, le 28 mai dernier. À peine est-il entré dans le magasin qu’une dame a fait irruption dans le commerce par la porte donnant sur le fleuve pour avertir le personnel qu’une personne avait chaviré de son embarcation. À ce moment, Monia Fiset, employée du magasin de location et d’achat de matériel aquatique, était au téléphone. Elle a rapidement raccroché et s’est rendue en bordure de la rivière pour porter secours à l’individu. « Moi et un client, Trevor, que je ne connaissais pas, on est sortis, on a pris deux pagaies et un gilet de sauvetage et on est allés sauver la personne qui venait de chavirer », explique l’employée, qui débute sa deuxième saison estivale à Kanoe People, à Whitehorse. Le duo a réussi à aller chercher l’homme et à le ramener à la rive. « L’homme nous a confié après qu’il Monia Fiset souligne que plusieurs cours sont offerts au territoire pour une meilleure maîtrise des sports aquatiques. commençait à avoir peur et qu’il a été particulièrement rassuré quand il a vu un canot rouge s’approcher mentionne d’abord que celui-ci compagnie d’une autre personne La popularité de la sortie ne de lui, ajoute Trevor Hale. Il savait portait son gilet de sauvetage. sur l’eau quand on commence les veut toutefois pas dire qu’elle est qu’il allait s’en sortir. » sans danger. Après l’événement, L’homme a également réussi à sports de pagaie. l’individu, sain et sauf, a confié s’accrocher à son canot, une au personnel s’être surtout par le autre étape importante lorsque Mettre toutes les Mitigation des risques passé aventuré sur des lacs, qui l’on tombe à l’eau. « En revanche, chances de son côté l’homme portait des jeans, qui Monia Fiset précise que ce genre sont beaucoup plus calmes que Monia Fiset et Trevor Hale n’en étaient gorgés d’eau, ce qui mine d’événement est susceptible les rivières. « Ce n’est pas pareil sont pas à leur première sortie la capacité à nager », nuance Trevor d’arriver et qu’il faut se préparer en de pagayer sur un lac et sur une sur les eaux du Yukon, et avouent Hale. « Quand tu portes ce genre conséquence. « Il y a beaucoup de rivière, explique Monia Fiset. tous deux que celles-ci peuvent de matériau, ça ne sèche presque personnes moins expérimentées Il faut comprendre comment la être particulièrement laborieuses. pas, donc tu as froid beaucoup plus qui se font envoyer sur le fleuve rivière se comporte, où est le chemin Ils concèdent qu’il n’est pas rare longtemps », renchérit Monia Fiset. Yu k o n », m e n t i o n n e - t- e l l e . et comment ton canot va réagir. Si En ce début de saison, l’eau Même constat du côté de Trevor tu n’as jamais suivi de cours, ça de chavirer en canot, mais qu’il faut être capable de reprendre le est particulièrement froide, ce Hale : « C’est une sortie populaire, peut être surprenant. Après, il y a qui rend le danger d’hypothermie de descendre jusqu’au pont de le vent, la température de l’eau et contrôle une fois dans l’eau. Parmi les bons coups de plus concret. Trevor Hale ajoute Takhini et d’avoir quelqu’un qui comment tu es habillé. » Elle ajoute que renverser son l’individu qui a chaviré, Monia Fiset qu’il est aussi préférable d’être en nous attend là-bas. »
Soirée de présentation du magazine estival de l’Aurore boréale 30 juin, de 17 h 30 à 20 h 30 Yukon Theater (304, rue Wood)
Projection du film Animal de Cyril Dion.
Fournie
canot peut arriver à n’importe qui. « Il faut juste apprendre à mitiger les incidents et avoir du plaisir sur l’eau. C’est ça l’important. Pour ça, il faut être confortable avec la zone dans laquelle on se met », insiste-t-elle. Trevor Hale et Monia Fiset tiennent à remercier la dame qui est venue les avertir dans le commerce. « Le monde du canot, c’est une belle communauté : on s’entraide beaucoup. Il ne faut pas que les gens soient gênés, tout le monde est là pour s’aider », ajoute Monia Fiset. IJL – Réseau.Presse – L’Aurore boréale
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IMMIGRATION
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Du climat tropical réunionnais au Yukon : le parcours de Fleur-Hélène Fouchange Un permis de travail fermé dans sa valise, Fleur-Hélène Fouchange, aujourd’hui âgée de 28 ans, a quitté l’île de la Réunion pour s’installer au Yukon il y a un peu plus de deux ans. Éducatrice à la Garderie du petit cheval blanc, elle se confie sur son parcours migratoire. F l e u r- H é l è n e F o u c h a n g e a découvert le Canada grâce à ses études en petite enfance au Cégep de Rivière-du-Loup dans le BasSaint-Laurent (Québec). Elle y a développé un certain attachement et, quelques années après son expérience québécoise et plusieurs voyages aux quatre coins du globe, elle a décidé de revenir au pays, à Whitehorse.
longtemps. « Mes amis français avaient une mauvaise vision de moi – ils me connaissaient comme la petite Fleur-Hélène-Princesse – alors que mes amis québécois avaient une mauvaise vision de mon environnement, car pour eux c’est le Grand Nord et il n’y a rien », confie la jeune femme.
Un choix économique
Entre l’île de la Réunion et le Yukon, la nature se rejoint au niveau des montagnes. Par contre, les températures y sont diamétralement opposées et c’est la plus grande différence entre le pays d’origine de Fleur-Hélène Fouchange et son pays d’adoption. « Je suis arrivée en octobre, il neigeait déjà et je n’avais aucun vêtement d’hiver, dit-elle en souriant. Moi, je disais “Non, je ne sortirai pas dehors”! -40 °C, c’est quand même intense, mais au bout de deux ans, il faut bien braver le froid! » D’ailleurs, les jeunes dont elle s’occupe à la garderie ont bien remarqué que leur éducatrice n’était
Contrairement à beaucoup de personnes immigrantes, ce n’est d’abord pas la nature qui a attiré M me Fouchange au territoire. « Malheureusement, il y a peu de travail pour les jeunes de mon âge à la Réunion, explique-t-elle. J’avais envie de revenir au Canada, mais de découvrir autre chose que les grandes villes. On m’a parlé du Yukon : j’ai lu le slogan “Yukon, plus grand que nature” et je me suis dit pourquoi pas. » Ses proches prennent bien la nouvelle de son déménagement, même si la plupart ne pensaient pas qu’elle resterait au Yukon si
Une différence majeure
Kelly Tabuteau
Quand on demande à Fleur-Hélène Fouchange où elle considère sa maison, elle répond : « C’est le Canada, c’est le pays qui m’a vraiment le plus marquée dans mes voyages. L’immigration demande beaucoup de patience et de courage, mais ça vaut le coup. »
pas habituée à l’hiver yukonnais. « Ici, les enfants sont tout le temps dehors, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il fasse froid. Moi, quand il fait -20 °C, j’ai envie de rentrer au bout de deux minutes », souligne-t-elle.
Quelques difficultés
À larecherche
emploi?
Si la jeune femme est ravie de son temps au territoire, cela n’a cependant pas été sans quelques petites embûches. Elle cite notamment la difficulté à naviguer
dans le système de santé yukonnais lorsqu’on ne parle pas couramment anglais : « Heureusement, le PCS [Par tenariat communauté en santé] a été d’une grande aide! », avoue-t-elle. Ne pas conduire est un autre désagrément, surtout en hiver. « Attendre le bus une heure pour aller faire ses courses : je perds patience. » Enfin, bien qu’heureuse dans sa colocation actuelle, FleurHélène Fouchange aimerait pouvoir
avoir son propre appartement pour profiter d’une plus grande intimité, mais les coûts actuels au territoire la contraignent à repousser la recherche d’un nouveau chez elle.
Ce publir e por tag e vous e st p r o p o s é p a r l ’A s s o c i a t i o n franco-yukonnaise. Il a été réalisé grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.
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Ton meilleur souvenir? « Gagner un prix à un concours organisé par le Service de la petite enfance du gouvernement du Yukon. Les enfants du service de garde m’ont aidée à récolter des éléments de la nature avec lesquels j’ai réalisé un mandala. » Ce qui t’a étonné à ton arrivée? « Le fait que la communauté francophone soit très présente et qu’il y ait beaucoup de soutien. Aussi, à la garderie, on fait beaucoup de choses pour valoriser la langue afin qu’elle se maintienne. » Ton plus grand choc? « La faune… je suis une frileuse des animaux. Tu marches dehors, tu vois un renard, les gens sont super tranquilles et moi je suis le genre à me demander s’il va m’attaquer. » Ce qui te manque le plus? « L’ambiance réunionnaise! Chez nous, on est très festif et on aime danser. Ici, il y a des bars, c’est cool, mais ils mettent du rock. Ce n’est pas mon genre de musique! » Une anecdote à la garderie? « Lors d’un camp d’été, j’animais une activité musicale sur la Réunion pour faire connaître ma langue natale aux enfants. J’ai choisi une chanson typique de chez nous. Les enfants l’ont écoutée, et j’ai pratiqué avec eux pour la chanter. J’ai même traduit les mots qu’ils ne comprenaient pas. Ils m’ont dit que quand je parle créole, ils ont l’impression que je chante à cause de mon accent […] Depuis, ils ont un intérêt pour ma langue et ils essayent de la parler à ma place. »
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OPINIONS
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L’électricité au Yukon n’est pas assez chère Florian Boulais
J’ai une formation en ingénierie et je suis l’un des fondateurs d’une société de conseil spécialisée dans la résilience, la création de sens et la pensée systémique. J’ai ré cemment effectué une analyse systémique du réseau électrique au Yukon… et les résultats n’ont pas été très rassurants. J’ai constaté que la résilience manquait. P o u r ê t re c l a i r, j e s u i s convaincu que Yukon Energy et ATCO font un excellent travail pour gérer un réseau efficace et fiable. Leur personnel est compétent et travaille fort pour fournir le meilleur produit possible aux Yukonnais : l’énergie électrique la moins chère et la plus fiable possible. Mais, la résilience – ou la robustesse – n’est pas la même chose que la fiabilité. En effet, la résilience se fait souvent au détriment de l’efficacité : la résilience est la capacité de maintenir le réseau en place, ou de récupérer rapidement après un événement de gravité élevée. La résilience exige de la redondance et des options. En d’autres termes, pour être
résilient, vous avez besoin de systèmes qui peuvent atteindre leur objectif de multiples façons, avoir une capacité excédentaire et des pièces de rechange. Tous ces articles coûtent de l’argent. L’énergie est sans aucun doute un des éléments les plus importants à rendre nos vies confortables et que nous comprenons le moins. J’étais complètement aveugle à cet aspect moi-même. J’ai toujours supposé que la technologie crée notre mode de vie. J’ai appris que ce n’est pas le cas. C’est la technologie ET l’énergie qui créent notre mode de vie. Pour 15 cents, nous obtenons 1000 watts pendant une heure. C’est l’énergie qu’il faut pour soulever 1000 kg – l’équivalent d’une petite voiture – sur un mètre, chaque seconde, pendant une heure. Quinze cents pour cette quantité de travail et le confort qui y est associé est incroyablement bon marché. Je peux utiliser ce « travail » pour chauffer mon eau, cuisiner ma nourriture, chauffer ma maison, me transporter, communiquer avec le monde et avoir accès à plus de divertissement que je ne peux en consommer dans plusieurs vies.
Nous avons accès à un confort dont la royauté ne pouvait que rêver il y a 100 ans. Nous oublions si vite. Je suppose que c’est un oubli générationnel empilé sur une bonne dose d’accoutumances psychologiques. En d’autres termes, nous ignorons les choses que nous avons tous les jours et nous ne comprenons pas les expériences de nos ancêtres. Afin d’évaluer les risques, Yukon Energy utilise un outil d’évaluation des risques normalisé pour l’industrie. Ce serait un outil efficace pour gérer les ri sq ues si l e mond e n’ét ai t pas imprévisible. En raison de l’enchevêtrement et de l’incapacité des modèles statistiques à prédire les événements de faible probabilité, mais de gravité élevée, un outil d’évaluation de ce type ne sera jamais en mesure de créer des systèmes résilients. Je n’entrerai pas dans les détails mathématiques ici, car cela prendrait trop de place. Si vous êtes intéressé, vous pouvez rechercher des modèles statistiques de « Fat Tail » ou des événements « Black Swan ». En un mot, parce que tout sur not re p l anèt e est t el l ement
interconnecté à tout le reste, un événement qui se passe à une extrémité de la planète finit par affecter le monde entier et aucun modèle statistique ne parvient à calculer les effets des interactions infinies entre la quantité infinie d’éléments qui interagissent. Une tâche beaucoup plus facile consiste à évaluer la fragilité d’une entité. Dans le cas de Yukon Energy et d’ATCO, les principales causes de fragilité proviennent des facteurs suivants : - Infrastructures vieillissantes; - Dépendance à des chaînes d ’ a p p ro v i s i o n n e m e n t h y p e r complexes et hyper fragiles qui nécessitent des produits provenant de six continents pour la maintenance, le développement et le remplacement des pièces de réseau et de production; - Dépendance à trois camions de GNL par jour avec seulement un jour et demi de réserve lorsque les générateurs de GNL fonctionnent; - Manque de protection du réseau contre une éruption solaire; - Manque d’investissement dans la cybersécurité – les cyberattaques contre les infrastructures ont doublé chaque année – potentiellement plus lorsque
le changement climatique et les conflits connexes commencent à perturber les économies. Il devrait donc y avoir un employé exclusivement dédié à cette tâche; - Recours à des ententes qui peuvent ou non être renouvelées pour une grande partie de la production d’énergie du Yukon; - Demande de pointe imprévisible en raison de l’incertitude des accords et des engagements miniers et de l’augmentation radicale de la charge électrique due à l’utilisation accrue du chauffage électrique et des véhicules électriques; - Risque, avec l’expansion économique continue du Yukon et les migrations climatiques à v e n i r, q u e l e s i n f r a s t r u c tures en place ne parviennent pas à soutenir les besoins d’une population croissante. Je sais que le confort que nous avons peut disparaître en un clin d’œil et cela me donne une tonne de gratitude pour ce que nous avons et me motive à m’impliquer dans ma communauté du Yukon. Le réchauffement climatique et les conflits politiques sont sur le point de rendre tous nos systèmes beaucoup plus fragiles.
Relire Dostoïevski Si je peux être honnête pendant un quart de seconde, je dois dire que je n’aime pas vraiment la politique. Je vote, je lis les plateformes électorales, je m’intéresse aux projets de loi qui passent, mais disons que je ne le fais que par devoir citoyen. Laurence Landry
Je n’ai jamais cru à l’efficacité des systèmes politiques pour contrer les pires instincts de l’humanité. Le communisme n’a pas fonctionné, le capitalisme se base sur une pensée à court terme qui détruit l’humain et la terre, et la démocratie dort au gaz, embourbée dans une technocratie terrifiante. Ça manifeste à tout va en s’enchaînant à des bor nesfontaines ou des grillages, mais j’ai l’impression que ce ne sont que des cris dans le vent et que ces cris n’atteindront jamais le cœur de ceux à qui ils sont destinés. Ben là Laurence, qu’est-ce qu’on fait? La Terre meurt, des femmes sont traitées comme des pièces de viande, des hommes sont enfermés dans des exigences machistes stupides, des gens sont condamnés à l’exclusion sociale
parce qu’ils prient ou que la couleur de leur peau fait peur. Qu’est-ce qu’on va faire? On se plante la tête dans le sable en attendant que tout pète? Il faut relire Dostoïevski : « L’art sauvera le monde. » Je sais ce que tu peux penser : « Elle est perdue dans ses nuages, dans son monde de Calinours. Une artiste déconnectée de la réalité. » Je suis née en 1996, à la fin de toutes les illusions sociales ou politiques. Quand l’Amérique du Nord en entier a remisé sa pancarte de revendications pour se retirer dans son coquet bungalow de banlieue avec son labrador et sa BMW, avec les rêves de justice et de solidarité endormis dans un chalet au bord d’un lac. On m’a mitraillé le cerveau d’images de tours qui s’effondrent, d’inondations, d’enfants sacrifiés à l’autel de la détresse humaine. Ma génération est devenue cynique,
un peu détachée à force de se faire bombarder de misère et à entendre ses aînés dire que le gouvernement ne fait rien. Face aux grandes questions de la vie, on nous a poussés devant la télévision, espérant que l’on allait trouver la sagesse en conversant avec les Pokémon. Je dois admettre que je me suis très tôt sentie accablée en voyant la pauvreté, l’imminence de la sixième extinction de masse et les injustices grandissantes. Surtout de voir que ceux et celles qui nous dirigent ne font que promettre sans vraiment poser de gestes concrets. C’est en lisant la trilogie du Seigneur des anneaux que j’ai commencé à entrevoir un peu d’espoir. Tolkien n’a pas eu une vie des plus roses. Il a connu la désillusion de la guerre, vivant l’enfer de la Somme. Ses exégètes perçoivent le souvenir du N0 man’s
land dans la description du Mordor, dans la manière avec laquelle il insiste sur le fait que c’est une terre aride où rien ne pousse. Pourtant, le père de la fantasy ne s’étend pas uniquement sur le malheur de ses personnages. Ses écrits sont remplis de lumière. Il présente au grand jour la beauté des petits gestes, de la générosité silencieuse et du courage face aux impossibles. Je me suis lancée à fond dans la littérature fantastique, allant même jusqu’à en écrire. Un jour, j’oserai peut-être publier mes milliers de pages sur les aventures de Soren Talson, le loup de Syras. Je veux me battre pour les Calinours! Je veux faire aimer les elfes, les batailles épiques contre des maîtres du mal, la victoire de l’humilité contre ceux qui croient en la suprématie de l’arrogance. Si j’arrive à allumer l’espoir dans la grisaille d’une âme triste,
je pourrai mourir en paix. Je veux croire que la fantaisie, les contes, les farfadets ont encore leur place ici et pas que pour les enfants. Ça m’énerve ce discours qui assène qu’être adulte, c’est rêver d’une semaine à Punta Cana ou d’une augmentation de salaire. Les adultes ont besoin de magie, eux aussi; ils ont besoin d’espoir. Alors, je vous invite à la futilité. Une fois de temps en temps, prenez une minute pour regarder le ciel et imaginer une machine volante. Achetez-le ce chapeau à plume dont vous rêvez depuis votre enfance. Trouvez un bibelot atrocement kitsch et déposez-le sur une étagère. Au diable Marie Kondo et son minimalisme, il faut respirer un peu. Peignez, sculptez, faites un dessin dans le cahier à coloriage de votre poussinette de trois ans. Je réécris Dostoïevski : « L’art e t l e s C a l i n o u r s s a u v e ro n t le monde. »
À vous la parole : Envoyez-nous vos lettres, opinions ou chroniques libres à redaction@auroreboreale.ca
pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
Jeudi 16 juin 2022
SCIENCE ET DIVERTISSEMENTS
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THÈME : PAPILLONS / 8 LETTRES B BOARMIE BOMBYX C CATOCALA CÉCROPIA CEPPHIS CHENILLE CHRYSALIDE COCON COLIADE COLLECTION
D DAMIER DIACRISIE E EUBAPHE F FLEUR H HESPÉRIE I INSECTE J JARDIN
L LARVE LÉPIDOPTÈRES LITHOSIE M MACARIA MACHAON MIGRATION MOIRÉ MORIO MORPHO MYRTIL
N NÉMUSIEN NOCTUELLE NYMPHE O OCELLE P PHALÈNE PIÉRIDE PTÉROPHORE PYRALE S SATYRE SCOPULA
A ACTIVITÉS AOÛT ARROSAGE B BAIGNADE BALLON BARBECUE BATEAU BRONZAGE C CAMPING CANICULE
SÉSIE SILÈNE SPHINX SYLVAINE T THÈCLE THYSANIA U URANIDÉS V VANESSE VULCAIN X XANTHIE
p j l
THÈME : C’EST L’ÉTÉ / 7 LETTRES
CHALET CHALEUR CLIMAT CONGÉ CROISIÈRE CULTURE D DÉCAPOTABLE DÉTENTE E EXTÉRIEUR F FESTIVAL FÊTE
FLEURS FRUITS G GAZON GOLF H HAMAC HUMIDE J JARDIN JUILLET JUIN
L LÉGUMES LOISIRS M MAILLOT MARCHE MOUSTIQUES N NAUTISME P PARASOL PÊCHE PIQUE-NIQUE PLAGE
PLUIE PROMENADE R RÉNOVATIONS S SAISON SÉCHERESSE SOLEIL SOLSTICE SURF T TENNIS TERRASSE
THÉÂTRE TOURISME TRAVAUX V VACANCES VÉGÉTATION VÉLO VILLÉGIATURE
NIVEAU : INTERMÉDIAIRE
A ADÈLE AMARYLLIS AMIRAL ANCYLIS ANISOTE ANTENNES APOLLON ARBRE ARGUS AURORE AZURÉ
JEU Nº 751
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SOLUTION DE CE MOT CACHÉ : MONARQUE
RÈGLES DU JEU :
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Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
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Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
C f p j l
L’Aurore boréale félicite les élèves qui terminent cette année leurs études secondaires!
B BARBÈS BASTILLE BATIGNOLLES BELLEVILLE BERCY C CABARET CAFÉ CAPITALE CATACOMBES CHAILLOT CLICHY
RÉPONSE DU JEU Nº 751
Méthane de l’Arctique : des fuites moins importantes?
partie du méthane. C’est de cette première bande de terre dégelée Une bonne nouvelle sur le front que vient l’estimation comme quoi, du méthane : lorsque le sol censé une fois que le sol a eu le temps s’adapter au changement, les être gelé en permanence finit: PIANO par /de THÈME : PARIS / 6 LETTRES THÈME 7 LETTRES émissions seraient 10 fois moins dégeler, il semblerait qu’il libère RIVOLI CLUNY O A moins deCméthane queEprévu. L J R N prévu. importantes que S CONCIERGERIE ODÉON ACCORD CADRE ÉCHAPPEMENT LATIN JOUER RÉCITAL NOIRE Il faut rappeler que ces sols C’est ce qui ressort d’une SEINE CONCORDE OLYMPIA AGRAFE CHÂSSIS ÉTOUFFOIR LUMIÈRE L ROULEAU NOTE SORBONNE E OPÉRA ATTRAPE CHEVALET F M LEÇONemprisonnent quantité étude menée dans le nord de la gelés S de O T EIFFEL ORLY B Suède où, CHEVILLE FACTEUR MARAIS LEVIER organique. SILLET OCTAVEToute matière comme ailleurs dans matière TERRASSE ÉLYSÉE ORSAY BALANCIER CLAVIER FEUTRE MÉNILMONTANT M SOMMIER P organique contient du carbone. En les régions arctiques, de larges TRAMWAY F OURCQ BANC COMPOSITION FLIPOT MÉTRO MARTEAU SOURDINE PANNEAUX TRIOMPHE FOCH P BARRAGE G gelées dégelant, MONCEAU MÉCANIQUEle sol PARTITION T fournit aux microbes portions CONCERT de sol jusqu’ici TROCADÉRO FRANCE PANTHÉON BARRE CORDES GAMME MONTAIGNE MÉLODIE TABOURET PÉDALE immense PROFESSEUR garde-manger, et à l’annéeCYLINDRE – ce qu’on Happelle le unMEUBLE TUILERIES H PASSY BLANCHE MONTMARTRE TOUCHES V HALLES PÉRIPHÉRIQUE BOISpergélisolD – subissent les HARMONIE MONTPARNASSE MORCEAU TOURILLON Q microbes libèrent du coup de assauts ces VAUGIRARD HAUSSMANN PIGALLE BOUCLETTE DIAPASON I MONTSOURIS MORTAISE V QUEUE grandes quantités de dioxyde de de températures anormalement VENDÔME I R DIÈSE INSTRUMENT MOUFFETARD VIBRATION carbone (CO2) et de méthane (CH4), élevées. Les chercheurs évaluent VINCENNES INVALIDES RÉPUBLIQUE DROIT VIRTUOSE les « fuites » de méthane à environ deux puissants gaz à effet de serre. Au-delà de ce portrait général, 10 % de ce qui avait été prédit. Pour les fins de leur étude, on ne sait toutefois pas grandles chercheurs suédois, danois et chose de la vitesse à laquelle ce français se sont toutefois limités cycle se produit et de la quantité à une bande de terrain qui avait totale de gaz à effet de serre libérée dégelé dans les années 1980, et à que cela représentera par kilomètre une seconde qui avait dégelé 10 à carré. Les auteurs de la nouvelle recherche apportent donc une 15 ans plus tard. Les émissions de la première pièce du casse-tête. Tout en convenant que le porétaient moindres que celles de la deuxième parce qu’entretemps, trait global sera plus complexe que la glace ayant eu le temps de ce que révèlent leurs deux « phofondre sous la surface, l’eau en tographies » préliminaires : entre surface avait elle aussi eu le temps autres, des pluies trop abondantes de s’infiltrer dans le sol. Et le sol nuiraient au drainage du sol et facilitait du coup la croissance des donc, à la croissance des plantes. plantes, qui aidaient à garder une Mais pour l’instant, les chiffres * Abonnement à la version PDF partout dans le monde, ou version papier au Canada seulement. sont encourageants.
Afin de vous permettre de poursuivre votre vie communautaire en français, où que vous mènent vos nouveaux projets, nous vous offrons 6 mois d’abonnement* au seul journal francophone du Yukon.
: LOUVRE
Rens. : dir@auroreboreale.ca
Agence Science-Presse
Jeudi 16 juin 2022
auroreboreale.ca
COUPS D’OEIL
19
Ambassade canadienne en Norvège
Notre journaliste Laurie Trottier était de passage à Oslo et à Tromso, en Norvège, au début du mois de juin. Elle a assisté à un séminaire de conférences et d’ateliers sur le journalisme environnemental et sur le changement climatique en Arctique, en lien avec sa bourse Nordic Bridges. L’occasion de continuer à développer ses atouts en journalisme environnemental!
Le 9 juin, la cour de la Garderie du petit cheval blanc s’est métamorphosée. Les enfants peuvent désormais s’amuser avec de beaux meubles en bois ainsi que des jouets en bioplastique.
Fournies
Yukan Canoe organisait un cours de canot pour femmes, en français, du 27 au 29 mai sur le fleuve Yukon et la rivière Takhini ainsi que sur le lac Chadburn. Fournie
Garderie du petit cheval blanc
À LA RECHERCHE DE
BRILLANTS ÉTUDIANTS POUR LES BOURSES D’ÉTUDES D’ÉNERGIE YUKON BOURSES D’ÉTUDES PRESTIGIEUSES
AFY BOURSE D’ÉTUDES COMMÉMORATIVE ED CHAMBERS
Étudiants de 1re année : bourse d’études non récurrente de 3 000 $.
1 000 $ par étudiant.
Étudiants de 2e, 3e et 4e année : bourses d’études pluriannuelles totalisant 9 000 $ par étudiant, plus deux saisons d’emploi d’été garanti à Énergie Yukon.
Soyez conscient du degré de confort des autres.
Maintenant ouverte aux étudiants en génie mécanique, électrique, environnemental ou civil, ainsi qu’en informatique, en commerce ou en économie.
Lavez-vous les mains et portez le masque pour protéger les autres. Suivez les avis aux voyageurs et les directives locales lorsque vous voyagez.
Une nouvelle de vivre
Consultez vivreaveclacovid19.ca pour voir comment de simples gestes de gentillesse quotidiens peuvent réduire les risques.
Maintenant ouverte aux étudiants en commerce, en économie et en informatique.
Ouverte aux étudiants inscrits à un programme reconnu de préapprentissage ou de formation de premier échelon en vue d’exercer un métier. Renseignements et formulaires de demande sur yukonenergy.ca/fr/bourses. Présentez votre demande avant le 30 juin. La préférence sera accordée aux membres des Premières nations du Yukon.
Jeudi 16 juin 2022
auroreboreale.ca
COUP D’OEIL CALENDRIER 16 juin
20 24 juin
19 h à 21 h 30 : Finale de la saison de la Fabrique d’improvisation du Nord au Elks Lodge (401, rue Hawkins) suivie d’un gala de remise de prix. 10 $ à la porte.
18 juin
Le centre communautaire Heart of Riverdale présentait ses spectacles de fin d’année du 2 au 5 juin derniers. Parmi les artistes figuraient entre autres les francophones Leo Ladroue, Stella deClerque, Raph Langlois, Justin Langlois, Geneviève Tremblay, Dulce Celeste Yong Ocampo et Teo Chambers.
20 h à 22 h : Concert gratuit à Dawson dans le cadre du Solstice Saint-Jean avec Veranda et Gab Gosselin. Institut de l’art et de la culture du Klondike. Gratuit. Rens. : saintjean.afy.ca
27 juin
14 h : Célébration de la vie et de la musique de Nicole Edwards 17 h 30 à 20 h 30 : Participez au Centre communautaire de à la 40e assemblée générale Mount Lorne. Gratuit ou dons pour annuelle de l’Association francol’organisme BYTE (Bringing Youth yukonnaise. Une collation salée Towards Equality). Performances et sucrée ainsi que des boissons de Lucie D, Caroline Watt, Claire seront servies dès 17 h 30 et la Ness, Frazer Canyon, Fawn réunion d’affaires se déroulera Fritzen et Annie Avery’s All Star de 18 h à 20 h 30. Inscription Dance Band. obligatoire. CSSC Mercier. Inscr. : AGA2022.afy.ca
À partir du 20 juin 13 h 30 : Tous les lundis, jusqu’au 15 août. Parties de pétanque amicales pour tous les niveaux et tous les âges. Activité gratuite. Matériel fourni. Parc Rotary. Inscr. : petanque.afy.ca
23 juin 18 h à 19 h : Dans le cadre du Solstice Saint-Jean, les jeunes artistes sont invités à un atelier de musique participatif avec le groupe Veranda. Apportez vos instruments à cordes. Gratuit. 20 h à 23 h : Concert gratuit à Whitehorse pour fêter le Solstice Saint-Jean avec Dean, McNally & McKnight, Veranda et Ponteix. Lieu historique national S.S. Klondike. Camions-restaurants sur place. Gratuit. Rens. : solstice.afy.ca
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28 juin 11 h à 13 h : Participez au Café de l’amitié pour dîner en bonne compagnie autour d’un feu, au parc Shipyards. Activité gratuite pour les personnes de 50 ans et plus. Apportez votre repas. Inscription obligatoire. Inscr. : cafe-amitie.afy.ca
30 juin 17 h 30 à 20 h 30 : Lancement du magazine estival de l’Aurore boréale, suivi de la projection du documentaire Animal de Cyril Dion. Au Yukon Theater, 304, rue Wood. Inscr. : eventbrite. ca/e/353116339477
Annoncer : redaction@auroreboreale.ca
PETITES ANNONCES BÉNÉVOLAT Rejoignez notre équipe de bénévoles le 23 juin pour le Solstice Saint-Jean! Plusieurs postes à pourvoir : entrée, bar, sécurité, installation/ désinstallation et plus. Venez nous donner un coup de pouce! Rens. : benevole-solstice.afy.ca Cet été, prenez part à un projet collectif d’avenir! Nous recherchons des bénévoles pour entretenir à tour de rôle pendant la période estivale le jardin scolaire initié par les élèves du CSSC Mercier, et ainsi contribuer au développement d’un projet communautaire à une plus grande échelle dans le futur. Inscr. : jardin.afy.ca
COMMUNAUTÉ Postes en élection au sein du conseil d’administration de l’Association franco-yukonnaise : vice-présidence, secrétariattrésorerie ainsi que deux postes en administration. Mandats de deux ans. Rens. : isalesse@afy.ca L’Aurore en ondes. À chaque publication de l’Aurore boréale, quelques articles sont mis en ligne en format audio, sur la plateforme SoundCloud. N’hésitez pas à contacter le journal si vous souhaitez lire des articles à haute voix, bénévolement. Rens. : dir@auroreboreale.ca Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est
Financé en partie par le gouvernement du Canada par le biais du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés
335-2660
disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste : Veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues, à genevieve.tremblay@yukon.ca.
DIVERS Réunion Alcooliques Anonymes en français. Tous les mardis, à 17 h. En ligne, sur Zoom. Rens. : JPAwhitehorse@gmail.com Littérature. Pour celles et ceux souhaitant obtenir une copie du livre de Marielle Veilleux Tu vas voir, ça va bien aller, vous pouvez contacter l’autrice par téléphone (appel ou texte) : 867-993-4994
IMMIGRATION ET SANTÉ Tu viens d’arriver au Yukon? Consulte les capsules Croque la pomme, une série de six animations qui te permet de naviguer les services de santé au Yukon. Disponibles sur la chaîne YouTube PCS Yukon Santé en français. Rens. : pcsyukon@francosante.org
JEUNESSE Appel de candidatures pour un tournage. Bizarroscope, une émission sur UNIS/RadioCanada, recherche des jeunes francophones de 10 à 14 ans intéressés par un tournage les 17 et 19 juin à Dawson et les 21 et 22 juin à Whitehorse. Rens. : merousseau@trioorange.com.
Forum national des jeunes ambassadeurs. Si tu es en 10e ou 11e année, voici une occasion en or de tisser des liens avec d’autres jeunes francophones du pays. Le FNJA est un événement annuel gratuit qui se déroulera à Régina du 14 au 19 août 2022. Rens. : bit.ly/34X8eV5
LOGEMENTS La Garderie du petit cheval blanc recherche des logements pour des membres du personnel arrivant à Whitehorse au cours de l’été : une famille de quatre (mijuillet), une autre famille de quatre (fin juillet) et un couple (août). Rens. : projet@petitchevalblanc.ca. Grand studio meublé et tout équipé pour septembre. À 20 minutes du centre ville (Cowley Creek). 1300 $/mois plus internet partagé. De préférence personnes qui travaillent à l’extérieur de la maison. Rens. : 867-687-7017
SANTÉ Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale, optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.