No de convention : 4061051
LE JEUDI 14 OCTOBRE 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 18
CSFY
Les élèves en 9e année du programme Connexions, offert par le CSSC Mercier, ont participé à un camp de canot sur la rivière Rose/Nisutlin du 13 au 17 septembre. Ils ont eu la chance de recevoir des explications de George Bahm sur le lieu historique de 100 Mile Creek. PAGE 2
PAGE 11
Guillaume Riocreux
Les essentielles : Laurence Deux ans depuis Rivard nommée nouvelle les déclarations directrice générale d’urgence climatique Roselyne Gagné-Turcotte
À DÉCOUVRIR
Laurie Trottier
Recrudescence des infractions à Whitehorse
4
Élections locales
5
Dossier spécial : santé mentale
7-9
Autonomie alimentaire et climat
10
Trois nouvelles séries documentaires 13 Jeunesse et justice climatique Chroniques et opinions
15 18-21
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
scène locale
2
Une nouvelle directrice générale à la tête de l’organisme Les essentielles L’organisme, maintenant situé sur la 3e avenue à Whitehorse, vient tout juste de compléter son équipe. Originaire de Val-d’Or, au Québec, Laurence Rivard prend les rênes du groupe Les essentielles à titre de directrice générale. dans ma nouvelle position, c’est le fait de toucher à tout. Quand « Je suis vraiment très heureuse on travaille dans un petit orgade ce nouveau défi. Mais avant nisme, chaque jour est différent », toute chose, je me dois de lever explique-t-elle. mon chapeau à Camille Lebeau, qui a tenu le fort l’été dernier en 26 ans d’engagement et assurant l’intérim », indique la nouvelle directrice. Rappelons d’inclusion auprès des qu’Émilie Dory, anciennement Franco-Yukonnaises en charge du poste aujourd’hui occupé par Mme Rivard, n’était plus Fondé en 1995, le groupe Les employée de l’organisme depuis le essentielles vise à représenter mois de juin. les intérêts des femmes franDiplômée d’un baccalauréat cophones du Yukon et à offrir à en biologie et d’un certificat en ces dernières des opportunités journalisme, c’est à Montréal que d’épanouissement. Laurence Rivard a pris goût aux Pour encourager les initiatives communautaires. « À Franco-Yukonnaises dans le Montréal, j’ai travaillé dans un petit développement de leur potentiel, organisme d’urbanisme à échelle l’organisme à but non lucratif humaine », note cette dernière. propose plusieurs activités, dont L’emploi de celle-ci consistait alors des ateliers portant sur une mulà promouvoir une rue spécifique titude de sujets variés et offre, de Montréal et d’y « emmener de de façon plus générale, un lieu l’action ». « Ce que j’ai vraiment pour échanger et prendre part à apprécié, et que je pense retrouver la société. Roselyne Gagné-Turcotte
C’EST LE MOMENT DE FAIRE NOTRE BILAN DE SANTÉ! Dans le cadre de notre assemblée publique annuelle, nous dresserons le bilan des réussites et des réalisations qui ont eu lieu dans les hôpitaux du Yukon au cours de la dernière année et présenterons notre Bilan annuel, accompagné d’un aperçu financier.
Date : le 27 octobre 2021 Heure : de 17 à 18 h
Lieu : rencontre virtuelle – l’hyperlien sera envoyé aux personnes inscrites.
Pour vous inscrire, écrivez à Chelsey.Jacobson@wgh.yk.ca Faire route ensemble. Les meilleurs soins, en tout temps. Visitez yukonhospitals.ca/fr
Parmi les projets phares du groupe se trouve le programme pour les nouveaux parents. Depuis la fin de l’été 2021, c’est Claire Amiotte qui occupe le rôle de coordinatrice pour le programme Mamans, papas et bébés en santé. Le programme vise par ailleurs à offrir des services gratuits aux futures mamans et à leur famille durant la grossesse et la période post-partum. Ces services comprennent entre autres l’accès aux services d’une diététicienne certifiée, un soutien à l’allaitement maternel ainsi que l’accès à un centre de ressources sur différents thèmes de la périnatalité.
diversifier notre public. » Désormais situé au 3089 de la 3e avenue à Whitehorse, l’endroit est équipé d’une salle de jeu et d’allaitement, d’une cuisine, d’un espace d’échange de vêtements de bébé et de maternité, et de quatre bureaux. « L’un de nos objectifs est d’accueillir plus de femmes sans rendez-vous qui veulent par exemple profiter de notre service de friperie ou encore qui ont besoin d’une salle d’allaitement. Ces services sont offerts en tout temps durant les heures d’ouverture! », se réjouit Laurence Rivard.
Programmation festive
De l’action dans les nouveaux locaux Un an après son déménagement, l’organisme mobilise ses efforts pour faire la promotion de ses nouveaux locaux. « On travaille très fort à promouvoir les services et à faire en sorte que les gens se déplacent pour découvrir l’endroit, indique la directrice. On veut profiter de nos grands nouveaux locaux, ça ne fait pas longtemps qu’ils ont été aménagés. En offrant plus d’ateliers et d’activités en présentiel qui mettent notre nouvel espace en valeur, on souhaite
La programmation de l’organisme Les essentielles s’annonce haute en couleur. Pour l’Halloween, par exemple, l’organisme prévoit un atelier de maquillage mère-ado, durant lequel les mères seront appelées à maquiller le visage de leur fi lle, et vice-versa. Une projection cinéma sur le thème de l’Halloween est aussi prévue pour l’événement. Plus de détails quant aux programmes, ateliers et activités peuvent être obtenus en consultant le site Web ou la page Facebook de l’organisme.
Guillaume Riocreux
Laurence Rivard occupe le poste de direction de l’organisme Les essentielles depuis le début du mois d’octobre.
Initiative de journalisme local – Réseau.presse – L’Aurore boréale
1-800-567-9699 Lignes d'écoutes ouvertes 24 h/24, 7 j/7
Quel que soit ton problème, petit ou grand, nous sommes là.
Ça peut faire du bien d’en parler.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
XXXXXX éditorial
3
Division Maryne Dumaine
L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca
302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1
Laurie Trottier
867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca
Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca
ABONNEMENT
Guillaume Riocreux
26,25 $
Par chèque
Visa/Master Card
par année format papier* ou PDF.
L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1
867 668-2663 poste 500
150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon
*
Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561
Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca
Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :
olivier de colombel, sophie delaigue, marilyn Ferland, roselyne Gagné-turcotte, Yves lafond, sandra st-laurent, claude Vallier Révision des textes et correction d’épreuves :
L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
marilyn Ferland
Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
stéphane cole
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
Caricature :
Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.
Bado, Francopresse
Merci à
Distribution :
Conception de la maquette du journal :
patric chaussé
Le 30 septembre a marqué notre histoire cette année, notamment parce que c’était la première fois que cette date était reconnue comme un temps de réflexion, comme une reconnaissance humble des erreurs du passé, tournant un regard optimiste vers l’avenir. Cette date ouvrait aussi la voie sur le mois d’octobre, avec ses transitions et ses grands écarts de températures, mais aussi ses dates de commémorations et d’hommages. Le 4 octobre était la Journée nationale de commémoration des femmes, filles, et personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées, symbolisée par les robes rouges et marquée par des manifestations du groupe Sœurs par l’esprit. Commémoration des plus importantes, puisque les femmes et filles autochtones sont encore à ce jour 3,5 fois plus victimes de violences (et de violences plus graves) que les autres femmes du Canada. Le 5 octobre était la Journée mondiale des enseignant.e.s, ces gens qui façonnent les acteurs et actrices du changement de demain. Le personnel enseignant informe, encourage à poser (et à se poser) des questions, enseigne comment trouver des réponses dans un monde qui évolue, plein de contradictions, et où l’information est un nouvel océan qu’il faut apprendre à naviguer. Chapeau bas à ces superhéros et superhéroïnes des temps modernes! Le 10 octobre était la Journée mondiale pour la santé mentale. Fini le temps où les « hystériques » étaient envoyées au bûcher sous prétexte de sorcellerie! La santé mentale, ses réalités et ses défis sont désormais reconnus, pour toutes et tous, à tout âge. Les tabous tombent, les ressources se développent. Il est de plus en plus accepté et acceptable d’en parler. Mais l’isolement dans lequel les personnes se retrouvent est encore une réalité qui a la vie dure. Dans notre monde où la peur trouve un terreau fertile, prendre soin de sa santé mentale est une priorité. L e 1 1 o c t o b re é t a i t l a Journée nationale du coming out, terme d’affirmation publique de son appartenance à la communauté homosexuelle. En 2011, les Nations Unies (ONU) ont aussi déclaré cette même date comme Journée internationale des filles, afin de reconnaître les droits des filles et les obstacles particuliers auxquels elles se heurtent de par le monde. « Si les filles sont accompagnées durant l’adolescence, elles ont le potentiel de changer le monde : travailleuses de demain, mères, entrepreneures, mentores, cheffes de famille et dirigeantes politiques », indique le site de l’ONU. C’est aussi ce qu’a choisi de souligner la ministre Jeanie McLean lors
de son hommage à l’Assemblée législative à l’occasion du Mois de l’histoire des femmes. Car oui, tout le mois d’octobre est consacré à la célébration de l’histoire des femmes. « J’encourage tous les Yukonnais et toutes les Yukonnaises non seulement à célébrer les réalisations des femmes et des filles pionnières qui nous ont précédées, mais aussi à considérer l’histoire qui se fait maintenant dans le moment présent et à soutenir les femmes autour nous et leur combat permanent pour la reconnaissance et l’égalité », a déclaré la ministre de l’Éducation et de la Direction de la condition féminine et de l’égalité des genres. Rappelons-le, les femmes n’ont été considérées comme des « personnes » au sens de la loi qu’en 1929, au Canada. Le 18 octobre marque la commémoration de cette reconnaissance, quand les femmes ont cessé d’être exclues de la vie civique. Pour les femmes autochtones, il aura toutefois fallu attendre 1960… Ainsi, comme le mois d’octobre nous le rappelle, l’histoire telle qu’on la connaît dans les livres scolaires est pleine d’erreurs et de contradictions. Division, stigmatisation et exclusion sont des mots qu’on voudrait désuets. Notre société moderne tente désormais, tant bien que mal, de les « réparer » aujourd’hui. L’humanité se rend compte peu à peu que la force d’un peuple vient de la somme de ses diversités. « Vouloir bien faire », c’est bien; « forcer à faire », l’histoire nous a démontré que c’était souvent une idée au goût amer… Malgré une ligne éditoriale qui tente d’éviter de mentionner la COVID (parce que tout le monde en parle ailleurs), il est difficile de ne pas mentionner la décision fédérale qui a été annoncée la semaine dernière : le personnel employé du gouvernement fédéral sera bientôt obligé de se faire vacciner. Nous ne sommes plus à l’étape de se questionner sur la gravité de la panade dans laquelle on se trouve… Les choses sont sérieuses, c’est indéniable. Pourtant, aujourd’hui, au lieu d’attiser la peur et la stigmatisation, pourrions-nous simplement appuyer sur le bouton « pause » et prendre un petit temps de réflexion? Et si, au lieu de faire porter sur une poignée d’individus la responsabilité morale d’une crise mondiale, on regardait, présentement, ce qu’octobre nous enseigne? Ce sont les générations futures qui porteront les conséquences de nos choix d’aujourd’hui. Pouvonsnous poser les bases d’un monde où règneront l’inclusion, la diversité, le respect de l’autre et où la tolérance et l’esprit critique continueront d’être valorisés? Le concept de division appartient aux mathématiques, ne le laissons pas revenir en force dans le domaine des sciences humaines.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
scène locale
4
Whitehorse s’inquiète d’une recrudescence des crimes contre la propriété dans la région Le 5 octobre dernier, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) informait le public d’une forte augmentation du nombre de crimes contre la propriété à Whitehorse et ses environs. Selon le communiqué de presse de la GRC, entre le 1er septembre et le 3 octobre 2021, un total de 27 introductions par effraction dans des entreprises et des résidences auraient été rapportées dans la ville, les quartiers ruraux et les zones industrielles, en plus d’un nombre anormalement élevé de vols et cambriolages. Roselyne Gagné-Turcotte
Plusieurs commerces et associations de la ville ont fait l’objet de larcins orchestrés par des individus en quête de petites sommes et d’objets facilement vendables. C’est notamment le cas de Douma Alwarid, propriétaire de la boutique Unorthodox située dans le centre commercial Horwoods, qui a été victime d’un vol à l’étalage le 1er octobre dernier. Elle était présente en boutique lors de l’infraction. « L’individu est entré, a attendu que je sois distraite l’espace d’un instant, puis s’est emparé d’articles totalisant une valeur de plus de 1200 $, se désole Mme Alwarid, visiblement toujours sous le choc. Heureusement pour nous, des caméras de sécurité installées en magasin nous ont permis de revoir la scène et d’obtenir un visuel du suspect. Plusieurs autres commerçants de Whitehorse, récemment victimes de vols similaires, n’ont pas eu cette chance », poursuit la propriétaire de la boutique. Parmi les commerces touchés
Archive AB
Les plus récentes statiques en matière de crime à Whitehorse démontrent une augmentation annuelle graduelle et constante du nombre de crimes contre les biens de 41,3 % depuis 2011.
par cette hausse des crimes se trouvent Murdoch, Road Dog, Asian Market et Fahreneit Hair Salon, tous situés au centre-ville de Whitehorse.
lancé un cri du cœur sur leurs médias sociaux, implorant toute personne témoin ou détentrice d’informations de se manifester, accompagnant même parfois leurs messages de vidéos et d’images des présumés coupables. Quand le signalement Or, la GRC met en garde la population contre cette pratique : à l’attention du grand La communication en ligne du public nuit à l’enquête «détail des infractions peut ralenPlusieurs des commerces affectés tir la police dans son enquête et par ces récents événements ont lui compliquer la tâche lorsqu'il
s'agit de recueillir de l'information objective au moment du suivi et de traduire en justice les récidivistes », note l'inspectrice Lindsay Ellis, cheffe du Détachement de la GRC de Whitehorse. « Lorsque des photos de suspects ou des précisions sur les infractions sont divulguées au public, cela peut nuire à nos enquêtes et avoir une incidence sur le processus judiciaire, poursuit Mme Ellis. Le Détachement et les groupes spécialisés continuent de travailler avec les témoins, les victimes et les partenaires de la collectivité afi n de prendre des mesures pour réduire la criminalité, et ils ont recours à des approches proactives en matière de prévention du crime. Les enquêteurs suivent inlassablement les pistes et sont reconnaissants lorsque les entreprises fournissent des images de caméra de surveillance et des détails, y compris des photographies et des numéros de série, et lorsque les voisins peuvent leur fournir des renseignements sur des comportements suspects. Tous les renseigne-
Mise en garde de la GRC du Yukon : arnaques téléphoniques Communiqué de la Gendarmerie royale du Canada (GRC)
Il existe de nombreux types d’escroqueries par téléphone dans lesquelles des individus tentent de se faire passer pour des personnes en position d’autorité, comme des policier.ère.s ou des employé.e.s d’une entreprise, d’une institution financière ou d’un organisme gouvernemental.
Les reconnaître Les auteurs et autrices d’appels frauduleux non sollicités utilisent un langage urgent ou menaçant, demandent des informations personnelles et exigent un paiement par virement électronique, carte de crédit prépayée, carte-cadeau ou devise en ligne. Si l’on vous demande de payer une amende au moyen d’un de ces modes
de paiement, il s’agit d’une escroquerie. Les fraudeurs et les fraudeuses peuvent falsifier l’identité de l’appelant en utilisant un logiciel pour modifier le nom d’affichage ou le numéro de téléphone. N’oubliez pas que la police, une banque ou l’Agence du revenu du Canada (ARC) ne vous appellera jamais pour vous demander des renseignements personnels comme votre numéro d’assurance sociale, votre passeport, votre carte d’assurance maladie ou votre permis de conduire.
Si vous avez effectué un paiement par téléphone et que vous pensez avoir été victime d’une fraude, communiquez avec votre institution financière et votre bureau de crédit pour faire inscrire des alertes à la fraude dans vos rapports de solvabilité : Equifax 1-800-465-7166 et TransUnion 1-877-525-3823.
Se protéger
En cas de doute, raccrochez immédiatement. Appelez vousmême l’organisation (police, ARC, ASFC, etc.) en utilisant les coordonnées accessibles au public. Les signaler - N’envoyez jamais d’argent ou ne fournissez jamais de renseigneSignalez les appels frauduleux au Centre antifraude du Canada ments personnels ou bancaires en ligne ou par téléphone au par téléphone à une personne que vous ne connaissez pas. 1-888-495-8501. - Vérifiez régulièrement vos Signalez-les aussi à votre relevés bancaires, de cartes de service de police locale.
ments fournis à la police sont importants. »
Le crime contre les biens en hausse depuis 2011 Les plus récentes statistiques disponibles en matière de crime à Whitehorse datent de 2020. Celles-ci démontrent une augmentation annuelle graduelle et constante du nombre de crimes contre les biens de 41,3 % depuis 2011. Les crimes contre les biens comprennent les introductions par effraction, la possession et le trafi c de biens volés, le vol à l’étalage ainsi que la fraude et le vol d’identité. Malgré un nombre d’introductions par effraction relativement stable depuis la période de référence (2011), une augmentation significative du vol à l’étalage entre 2011 et 2019 est perceptible. L’année 2020 présente toutefois une baisse du nombre d’événements, fort probablement en raison du confinement en lien avec la pandémie de COVID-19. Selon le bureau des statistiques du Yukon, les statistiques associées à l’année 2021 devraient être disponibles aux alentours de la mi-2022.
Échec au crime : un programme de renseignementrécompense au Yukon
crédit et de cartes de débit pour vous assurer que toutes les transactions sont légitimes. Depuis 2016, le programme Échec - Sensibilisez vos amis et les au crime du Yukon permet aux membres de votre famille sustémoins ou autres personnes déteceptibles d’être vulnérables aux nant de l’information de fournir des escroqueries par téléphone aux renseignements sur les enquêtes tactiques utilisées par les escrocs. en cours de façon anonyme. Des - Changez régulièrement vos récompenses allant jusqu’à 2000 $ mots de passe personnels. peuvent par ailleurs être offertes - Bloquez sur votre téléphone en échange d’informations susceples appels téléphoniques en protibles de mener à une arrestation. venance d’« appelants inconnus ». L'anonymat est respecté tout au long du processus. Pour four nir des renseiAutres ressources gnements sur une enquête de Pour obtenir de plus amples renfaçon anonyme, la GRC recomseignements sur les fraudes et mande de communiquer avec les escroqueries courantes, ainsi Échec au crime à l'adresse que des conseils pour vous procrimestoppersyukon.ca ou, par téger, consultez les sites Web du téléphone au 867-667-6715. Bureau de concurrence Canada, Initiative de journalisme d’Interac et du Centre antifraude local – Réseau.presse du Canada. – L’Aurore boréale
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
scène locale
5
Après le provincial et le fédéral, place aux élections locales Pour une troisième fois cette année, les Yukonnais et Yukonnaises seront appelé.e.s aux urnes. Les élections municipales auront lieu le 21 octobre prochain. Laurie Trottier
À chaque trois ans, le troisième jeudi d’octobre, des élections locales se tiennent partout sur le territoire du Yukon. Toutes les localités et les conseils consultatifs du Yukon cherchent donc à élire un.e maire.sse et des conseillères et des conseillers. Sur le territoire, il y a cinq conseils consultatifs locaux, qui ont pour fonction de conseiller le ou la ministre des Services aux collectivités et de représenter au mieux leur communauté. Contrairement aux huit conseils municipaux (Carmacks, Dawson, Faro, Haines Junction, Mayo, Teslin, Watson Lake et Whitehorse), ceux-ci ne prélèvent pas de taxes et ne jouissent d’aucun pouvoir réglementaire, leur pouvoir étant strictement consultatif. Les cinq conseils n’auront pas besoin de tenir des élections cette année puisque la majorité des postes ont été pourvus par acclamation, les localités n’ayant pas reçu plus de candidatures que de nombre de postes à combler. C’est ainsi qu’Étienne Tardif a été élu à titre de conseiller (ward, en anglais) pour représenter la division d’Annie Lake, dans le hameau de Mont Lorne. Étant impliqué dans le conseil d'administration du centre communautaire de Mont Lorne depuis huit ans, Étienne Tardif souhaite apporter de nouvelles idées au conseil consultatif local. « J’ai l’impression que le groupe ne communique pas assez avec la communauté, donc moi j’aimerais changer ça », explique celui qui est également expert en apiculture.
du Canada. La Ville de Whitehorse tient également deux jours de vote par anticipation de 8 h à 20 h les 14 et 16 octobre, au Centre des Jeux du Canada et près de l’hôtel de ville. Sinon, les citoyen.ne.s éligibles devront attendre le 21 octobre, jour de scrutin, pour voter. « Notre objectif a été vraiment de rendre la vie plus facile aux gens et le processus un peu plus pratique. On a reçu des suggestions en 2018 pour offrir plus d’options et c’est ce qu’on a fait », explique Myles Dolphin, gestionnaire des communications stratégiques à la Ville de
« C’est la plus importante » « Je sais que les gens sont fatigués et que c’est la troisième élection de l’année, mais, d’après moi, c’est la plus importante », déclare Myles Dolphin. Les rôles des conseils municipaux sont énumérés dans la Loi sur les municipalités. Ceux-ci
consistent, entre autres, à élaborer et évaluer « les politiques, les services et les programmes » et de « veiller au bon exercice des pouvoirs et fonctions » de la municipalité. « Les gens doivent s’impliquer au niveau de la vie municipale parce que les décisions qui sont prises à l’hôtel de ville affectent les gens directement, que ce soit le déneigement, les égouts, les déchets ou la gestion des parcs, soutient Myles Dolphin. C’est le gouvernement qui nous affecte le plus et [voter] fait partie de nos responsabilités comme résidents. »
Étienne Tardif est serein à l’idée de faire son entrée au conseil consultatif de Mont Lorne et a hâte de présenter ses idées. Il souhaite entre autres revoir le processus électoral des divisions du hameau de Mont Lorne.
Pour l’instant, l’ensemble de la documentation au sujet des élections municipales à Whitehorse est disponible en anglais uniquement. Si la Ville n’est pas légalement tenue de fournir des documents en français, Myles Dolphin affirme que c’est un des buts du département de communication pour la prochaine année.
Les candidatures de Whitehorse Vingt noms figureront sur le bulletin de vote des résidents et résidentes de Whitehorse le 21 octobre prochain. Au terme de ces élections municipales, un.e maire.sse et six conseillers et conseillères seront élu.e.s.
Plusieurs façons de voter Sans surprise, au niveau municipal, c’est à Whitehorse qu’il y a le plus de candidatures pour le nombre de postes disponibles. Ainsi, le 21 octobre, les personnes citoyennes canadiennes âgées d’au moins 18 ans et résidentes de la collectivité depuis au moins un an sont appelées aux urnes pour élire le ou la prochain.e maire.sse et six conseillers et conseillères, pour des mandats de trois ans. Cette année, les citoyens et citoyennes ont la possibilité de voter par bulletin spécial jusqu’au 21 octobre. Il suffisait de s’enregistrer en ligne avant le 8 octobre dernier pour faire parvenir son vote par courriel ou le déposer dans des boîtes spéciales installées devant l’hôtel de ville et le Centre des Jeux
Whitehorse. Ce dernier espère que cette stratégie se reflétera dans le taux de participation aux élections municipales, qui n’a pas franchi la barre des 40 % depuis 2012.
Fournie
Fournies
Le 21 octobre prochain, les résident.e.s de la ville de Whitehorse devront choisir qui, entre Patti Balsillie, Laura Cabott et Samson Hartland prendra la place de Dan Curtis en tant que maire.sse de la capitale du Yukon.
Laurie Trottier
Alors que le maire sortant de la Ville de Whitehorse, Dan Curtis, a annoncé qu’il ne se représentait pas pour un quatrième mandat, trois
personnes ont manifesté leur intérêt pour prendre les rênes du conseil municipal. Il s’agit de Patti Balsillie, Laura Cabott et Samson Hartland. Au Yukon depuis plus de 30 ans, Patti Balsillie travaille chez Destination Canada, une organisation touristique, et a été impliquée au sein de la Chambre de commerce de Whitehorse et l’Association de l’industrie touristique du Yukon pendant de nombreuses années. Reconstruire un esprit d’équipe fort, s’assurer de rentabiliser chaque dollar investi, s’occuper des problèmes de gestion des déchets, de trafic et de l’accès aux services et planifier adéquatement pour un meilleur futur sont quelques-uns de ses objectifs. Laura Cabott est aussi au territoire depuis près de 30 ans et a œuvré en tant qu’avocate, propriétaire d’entreprise et guide de plein air. Elle est conseillère municipale depuis 2018. Si elle est élue mairesse, elle souhaite entre autres s’occuper de la crise du logement, adresser les enjeux du changement climatique et renforcer l’économie locale et le secteur touristique. Elle a été impliquée au sein de multiples organisations au fil des ans, dont la Banque alimentaire de Whitehorse, Law Society Yukon et Equal Voices. Samson Hartland œuvre à titre de conseiller pour la Ville de Whitehorse depuis près de 20 ans. Il est directeur général de la Chambre des mines du Yukon et a été gestionnaire de projet à la Chambre de commerce de Whitehorse dans le
passé. Il souhaite mettre l’accent sur le plan communautaire de la ville et s’assurer qu’il y ait une offre de terrains à bâtir proportionnelle à la croissance exponentielle de la ville. S’il est élu, il s’assurera de rendre la Ville de Whitehorse abordable pour les familles, les aîné.e.s et les populations vulnérables. Par courriel, les trois candidat.e.s ont répondu à la question de l’Aurore boréale au sujet de l’absence de documentation en français à la Ville de Whitehorse. Patti Balsillie, qui a répondu en français, assure qu’elle avancera l’idée de traduire les différents documents. Les deux autres candidat.e.s se sont exprimé.e.s en anglais. Laura Cabbott affirme avoir rencontré l’Association franco-yukonnaise lors de sa campagne et souhaite traduire des sections clés du site Internet de la municipalité. Samson Hartland assure quant à lui que si une occasion de partenariat avec la Direction des services en français se présente, il la saisira.
17 candidatures pour 6 postes de conseiller.ère.s Par courriel, l’Aurore boréale a demandé aux 17 candidat.e.s au poste de conseiller et conseillère de la Ville de Whitehorse d’identifier l’enjeu primordial auquel fait face la population de Whitehorse. Les candidat.e.s Dan Boyd, Jocelyn Curteanu, Cameron Kos,
Telek Rogan et Janna Swales ont tous identifié la croissance rapide de la municipalité comme étant l’enjeu sur lequel ils et elles aimeraient se pencher rapidement si le vote leur est favorable. Dave Blottner, Doug Graham, Mellisa Murray et Eileen Melnychuk ont plutôt identifié l’enjeu du logement comme étant celui le plus pressant, alors que, dans un même ordre d’idées, la candidate Kelsey Hassard-Gammel a insisté sur l’abordabilité de la municipalité. Les candidates Robin ReidFraser et Michelle Friesen ont toutes deux soulevé la crise climatique, alors que Michelle Christensen-Toews a abordé la nécessité de se pencher sur le plan communautaire officiel de 2040. Kirk Cameron est le seul à avoir identifié la hausse du taux de criminalité comme étant le problème prioritaire de la municipalité. Robin Fraser-Reid est la seule candidate qui affirme parler couramment le français. Elle et Eileen Melnychuk, qui parle un peu français, sont les seules à avoir répondu à nos questions dans la langue de Molière. Au moment d’écrire ces lignes, les candidat.e.s Ted Laking, Michelle Stimson et Noah Curtis n’avaient pas répondu à notre demande. Les élections municipales auront lieu le 21 octobre et le nouveau conseil de la Ville de Whitehorse sera assermenté le 1er novembre. Initiative de journalisme locale – Réseau.presse – l’Aurore boréale
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
scène locale 6
Sommet sur le logement pour approfondir les solutions pour le Yukon Une centaine de représen- et des organismes locaux et muni- Le Sommet espérait aussi donner (chef Steve Smith) des Premières N a t i o n s d e C h a m p a g n e e t tant.e.s des gouvernements, des cipaux ont participé à ce sommet lieu à de nouveaux partenariats et d’Aishihik, la Ville de Kelowna, gouvernements des Premières au programme fort chargé. de nouvelles possibilités. Les délégué.e.s, qui ont le Rural Development Network Nations, des sociétés de déveUn bilan sera dressé dans huit Le gouvernement du Yukon a rencontré des délégué.e.s du secteur et la Klondike Development loppement, des sociétés de reconnu que de belles initiatives mois pour rendre compte des réadu logement et des acteurs Organization ont donné des pré- développement des Premières avaient vu le jour, étaient invité.e.s lisations et des progrès accomplis des milieux de vie à l’occasion sentations sur différentes facettes Nations, des promoteurs privés, à soumettre des idées pour amé- par rapport aux engagements pris des organismes à but non lucratif liorer le continuum du logement. dans le cadre du Sommet. du Sommet sur le logement au du logement. Yukon de 2021, qui s’est tenu les 5 et 6 octobre, afin de trouver des solutions pour remédier aux principales contraintes en matière de logement au territoire. Le Sommet a permis de sensibiliser les participants et les participantes aux complexités et Les bibliothèques publiques du Yukon invitent la population yukonnaise à célébrer aux enjeux touchant le logement le Mois des bibliothèques canadiennes tout au long du mois d’octobre ainsi que qui sont propres au territoire et a servi de plateforme pour créer la Semaine des bibliothèques du Yukon, du 18 au 23 octobre. de nouveaux partenariats axés aura lieu le samedi 23 octobre, investi dans plus de contenu virtuel tude de ressources en ligne comme sur l’augmentation de l’offre D’après un communiqué durant laquelle des jeux et des et en ligne et proposent de nouveaux des livres numériques, des livres de logements. du gouvernement du Yukon cadeaux seront offerts. Plusieurs outils numériques captivants qui audio, des films, de la musique, des Le Sommet avait pour but de favoriser l’échange d’idées dans La Bibliothèque publique de activités sont prévues dans les donnent accès à une vaste gamme formations, des magazines et des un climat d’ouverture. Des pré- Whitehorse entame les célébrations bibliothèques participantes du ter- de publications et de formations journaux électroniques. Des outils d’aide comme des sentations ont mis en évidence de cette année en prolongeant ses ritoire autour du thème « Un million en ligne. Grâce à ces outils, les Yukonnaises et les Yukonnais ont un lecteurs Daisy, des C-Pens ou des les domaines d’innovation et de heures d’ouverture pour accueillir de possibilités ». En cette période de pandémie, accès aux services de bibliothèque loupes sont aussi à la disposition développement ainsi que des les usagers sept jours par semaine. des personnes ayant une déficience moyens à mettre en œuvre pour Elle redevient aussi accessible le les bibliothèques publiques du à distance, où ils et elles soient. Les bibliothèques publiques du visuelle ou une incapacité pour faciYukon se sont adaptées aux besoins lundi et certains soirs. répondre aux besoins. Une journée portes ouvertes évolutifs du public. Elles ont ainsi Yukon offrent l’accès à une multi- liter l’accès aux ressources. Kaaxnox, Dän Nätthe Äda Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon
Le Mois des bibliothèques canadiennes
Approvisionnez-vous en équipement sans temps d’attente Les magasins locaux commandent leurs produits pour répondre aux demandes saisonnières. Ainsi, vous pouvez avoir ce dont vous avez besoin quand vous en avez besoin.
BuyYukon.ca
Dépensez en achats locaux
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
santé mentale
7
Santé mentale : analyse des services en français Dans son rapport d’activités 2020-2021, TAO-Tel Aide affirme avoir reçu 13,8 % plus d’appels à travers l’Outaouais (Québec), l’Alberta et le Yukon qu’en 2019-2020. Dans les dernières semaines, la directrice du Partenariat communauté en santé (PCS) Sandra St-Laurent reçoit quant à elle davantage de courriels de personnes de tous âges demandant d’accéder à des services en santé mentale au territoire. Quels sont les services disponibles au territoire… et en français?
Depuis quatre ans, la population franco-yukonnaise peut, 24 heures sur 24, avoir accès à de l’écoute empathique en français en communiquant avec le service d’aide téléphonique TAO Tel-Aide. Depuis 40 ans, l’organisme sans but lucratif forme des bénévoles qui répondent aux appels des personnes dans le besoin et peuvent les référer aux services appropriés. Par souci de confidentialité – la communauté franco-yukonnaise étant relativement petite –, l’ensemble des bénévoles ne sont pas des personnes issues de la francophonie du Yukon, explique Monique Chartrand, directrice générale de TAO Tel-Aide. La cinquantaine de bénévoles reçoit 30 heures de formation. La solitude, les problèmes de santé mentale, le stress et l’anxiété sont derrière la majorité des appels. « On a toutes et tous une santé mentale, soutient Monique Chartrand. Ça ne devrait pas être tabou d’avoir des épisodes durant lesquels on est plus fragiles. Depuis la pandémie, on a aussi des nouveaux et nouvelles appelant.e.s qui nous parlent d’insécurité financière, des grands-parents qui disent avoir perdu leurs repères, des jeunes anxieux et anxieuses. » TAO Tel-Aide n’est pas un
Si le Yukon propose une variété de ressources en santé mentale, obtenir de l’aide en français n’est parfois pas bien loin d’un chemin de croix. La communauté franco-yukonnaise ne jouit pas non plus du même filet de sécurité, puisque bien souvent, les membres de la famille habitent loin. D’où l’intérêt de s’assurer que l’aide en français est disponible, selon Sandra St-Laurent. Du travail important a été fait en ce sens dans les dernières années. Le site Internet d’Hospice Yukon, qui offre des services relatifs à l’accompagnement de fin de vie et de deuil, est disponible en français, et il est aussi possible d’obtenir une trousse de deuil francophone. Le centre de Services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie est bilingue, un « gros acquis », selon Sandra St-Laurent : « C’est un service fort, et on sait que c’est utilisé. » Les démarches pour la création d’un centre de
Les jeunes moins desservi.e.s Sandra St-Laurent affirme que ce sont les jeunes qui ont accès à moins de ressources au territoire. « C’est dommage parce qu’ils avancent dans la vie et peuvent traîner une blessure qui ne sera pas traitée, ça devient un terreau fertile pour développer des problèmes de santé mentale de façon latente », s’inquiète-t-elle. La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) soutient qu’aucune augmentation de demandes de services des élèves en santé mentale n’a été constatée depuis la pandémie. Le fait qu’elle a pu continuer d’offrir des cours en présentiel malgré les restrictions sanitaires peut, selon la CSFY, justifier ce statu quo. Plusieurs services et ressources sont disponibles dans les écoles, ainsi que des visites de professionnel.le.s et des consultations un à un. Les jeunes peuvent aussi utiliser le service en ligne Retrouver son entrain, un programme gratuit de l’Association canadienne pour la santé mentale, mais doivent prouver qu’ils et elles sont déjà en contact avec un.e professionel.le de la santé pour y accéder. Pour Monique Chartrand, peu importe notre âge, il est essentiel d’aller chercher de l’aide, car « plus on attend, plus la blessure s’infecte et c’est difficile à guérir », illustre-t-elle.
CENTRE DES ARTS DU YUKON
12 NOVEMBRE 19 H
En co-présentation avec
Écoute empathique
Vers la francisation d’autres ressources
2 cols
avaient entre 31 et 59 ans, et 54 % se définissaient comme des femmes.
CCF.afy.ca
Webinaire En partenariat avec
Qu’il s’agisse des conséquences de deux ans de pandémie, d’une démystification des besoins ou d’une levée des tabous en santé mentale, plus de gens semblent chercher de l’aide au territoire, selon Sandra St-Laurent, directrice du PCS, un réseau visant à améliorer l’accès des francophones à la santé en français. En mai 2020, un rapport du Bureau de la statistique du Yukon postulait également que plus de la moitié des répondant.e.s yukonnais.e.s avaient senti que leur santé mentale avait « quelque peu » ou « beaucoup » empiré depuis l’arrivée des premières restrictions liées à la pandémie de COVID-19. Les besoins sont donc présents, mais qu’en est-il des ressources?
santé bilingue à Whitehorse vont bon train et, pour la directrice du PCS, ce sera important que la population ait accès à une variété de ressources.
Selon le rapport d’activités 2020 - 2021 de TAO Tel-Aide, 77 % des appelant.e.s
Prévenir le harcèlement
Merci à
Laurie Trottier
organisme d’intervention, mais la ressource demeure importante pour amorcer le travail en amont : « Préserver la dignité humaine, c’est aussi ça, précise Sandra St-Laurent. Souvent, les gouvernements vont se tourner vers des interventions, mais il y a tout un pan qui mène aux problèmes de santé mentale et il faut travailler ensemble bien avant ça. Les services de santé c’est aussi de préparer le terrain pour qu’on ne se rende pas là. »
Pixabay
webinaire-harcelement.afy.ca
867 668-2663
afy.ca
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
santé mentale
8
Prévenir l’intimidation Que ce soit à l’école ou sur les lieux de travail, les comportements intimidants n’ont plus leur place. De plus en plus d’initiatives visent à les éliminer. Le tout commence par l’éducation, mais aussi par la mise en place de politiques. effets comparables sur les vic- enseigne, les élèves pratiquent times, la définition de l'intimida- la pleine conscience, la gestion des émotions et la connaissance L'intimidation consiste en des tion a évolué avec le temps. de soi. « Pour tous les élèves de actes répétés au fil du temps, qui septième année, on a un cours causent intentionnellement préjuLa prévention à qui s’appelle ‘‘Bien-être’’, dans dice à autrui, dans le cadre d'un lequel on apprend aux jeunes à rapport de force déséquilibré. l’école, une approche se connaître et à apprendre des Le terme « intimidation » qui évolue stratégies pour vivre l’adolesdésignait au départ des actes physiques comme frapper ou Helen-Anne Girouard est conseil- cence », explique-t-elle. Le plus important pour donner un coup de poing, ou un lère en orientation au Centre scocoup de pied. À mesure que les laire secondaire communautaire M me Girouard est le bien-être recherches ont révélé que d'autres (CSSC) Mercier à Whitehorse. des élèves. Elle est passionnée actes non physiques avaient des Dans le cours de bien-être qu’elle par l’enseignement des compétences émotionnelles, par les dynamiques sociales saines et par la conscientisation de soi. « Ces temps-ci, l’approche dans les écoles ce n’est pas vraiment contre l’intimidation, c’est plutôt pour l’inclusion. On change de Donnez votre avis vision pour apprendre l’empathie aux jeunes, la bonne communication, l’acceptation de la diversité, et tout ça dans le but de prévenir », Soutenez votre communauté ajoute la conseillère en orientation. Olivier de Colombel
Contribuez à la vitalité de votre communauté
X X X
Des effets à long terme
Influencez les décisions qui vous concernent
Les élections locales auront lieu le 21 octobre
Allez voter! yukon.ca/elections-locales
Par définition, l'intimidation est répétitive. Elle peut donc avoir des effets traumatisants et durables sur les victimes. Généralement, les personnes qui en sont victimes manifestent des symptômes de dépression (tristesse, perte d'intérêt dans leurs activités), des symptômes d'an-
Nous avons demandé à six Yukonnaises et Yukonnais de nous dire ce qu’ils font pour se sentir bien. Écoutez-les yukon.ca/pour-se-sentir-bien
Chaque personne peut avoir sa propre définition du mieux-être. Les Services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie sont là pour vous guider. Appelez-nous au 867-456-3838 ou au 1-866-456-3838.
xiété (tensions, peurs et craintes), perdent l'estime de soi et, parfois, deviennent plus agressives. L'intimidation peut également avoir d'autres effets sur les victimes : maux de tête, maux d'estomac, absentéisme scolaire et, dans des cas extrêmes, les situations peuvent mener jusqu’au suicide.
Une étude canadienne fondée sur l’observation du comportement d’enfants interagissant à l’école a révélé que, au primaire, une scène d’intimidation se produit toutes les sept minutes sur le terrain de jeu.
Au-delà de l’école Tant au Canada qu’ailleurs dans le monde, les recherches soulignent la nécessité d’entreprendre une démarche mobilisant la société dans son ensemble, notamment en prévoyant l’adoption de politiques et d’initiatives de lutte contre l’intimidation. Le rôle des médias est indéniable. Le public a besoin d’éléments d’information exacts et les médias sont bien placés pour l’éclairer sur des questions touchant la violence, le harcèlement et l’intimidation. Mais au-delà des médias, le rôle individuel de chacun et chacune, dans la société, est important également. C’est d’ailleurs à cette conclusion qu’en est arrivée la Ville de Whitehorse, qui a annoncé le 29 septembre 2021, par voie de communiqué, sa nouvelle politique en la matière. En effet, la Ville de Whitehorse s’engage à créer et à maintenir un milieu de travail respectueux et exempt de harcèlement pour ses employé.e.s et le public. Il est donc attendu que si un.e employé.e de la Ville de Whitehorse observait un.e collègue ou un membre du public faire preuve d’un comportement irrespectueux ou harcelant sur son lieu de travail, il ou elle aurait la responsabilité de le signaler à son ou sa superviseur.e. De même, si un membre du public devait constater qu’un.e employé.e de la Ville faisait preuve d’un comportement irrespectueux ou harcelant dans l’exercice de ses fonctions, un rapport pourrait être déposé sur le site Internet de la Ville. Notons que certains groupes francophones du Yukon ont égale-
ment mis en place des politiques dans cette direction, telles que des politiques pour lutter contre le harcèlement. Une formation en ligne sera d’ailleurs offerte par l’Association franco-yukonnaise (AFY) le 20 octobre prochain à ce sujet.
Dans une enquête menée auprès d’élèves âgés de 4 à 14 ans dans 16 écoles primaires de Toronto (de la maternelle à la 8e année), 20 % des enfants ont indiqué être victimes d’intimidation au moins une ou deux fois par semestre.
Une prévention à long terme Les spécialistes ont abouti à la conclusion que les projets de prévention de la violence à long terme sont les plus efficaces. Pour réussir une initiative, il faut s’y engager au-delà de quelques mois ou d’une année. Les recherches démontrent que les programmes de prévention de l’intimidation et du harcèlement doivent s’étaler sur une longue période pour pouvoir constamment faire valoir et porter le message de lutte contre ces comportements. Helen-Anne Girouard explique qu’au CSSC Mercier, cette prévention se fait tout au long de l’année, à travers des ateliers et des visites de personnes intervenantes. « On utilise une approche inspirée par la justice réparatrice », précise-t-elle. Le concept de justice réparatrice est une approche qui vise à réparer les torts causés en donnant aux personnes lésées et à celles qui assument la responsabilité des torts infligés l’occasion de communiquer leurs besoins respectifs et d’y répondre. « Quand il y a un incident, on fait un retour pour savoir qu’est-ce qui est arrivé, le comment et le pourquoi, qui a été blessé, et comment on peut réparer les dommages faits à la relation, explique Helen-Anne Girouard. On parle plus souvent maintenant d’erreurs, et de pouvoir réparer ses erreurs, de pouvoir aussi réparer la relation. » L’inclusion et l’approche réparatrice sont des angles priorisés dans les écoles, et donnent des outils aux jeunes pour gérer les conflits. Source : securitepublique. gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/bllng-prvntn/index-fr.aspx
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
santé mentale
9
Arctique : la santé mentale mise à dure épreuve par la pandémie La pandémie de COVID-19 a fait bondir le nombre de consultations reliées à la santé mentale dans l’Arctique canadien, alors que les ressources d’aide dans ce domaine y sont déjà insuffisantes. Karine Lavoie
Représentant l’un des enjeux majeurs en santé et passant fréquemment au second rang dans la prestation des services derrière les problèmes de santé physique, les demandes de soins reliées à la santé mentale occupent pourtant une proportion importante des consultations dans les centres de santé des territoires. Bien que les mesures sociétales et sanitaires reliées à la pandémie de COVID-19 ont fait en sorte de freiner la propagation du virus, elles ont également apporté de lourdes conséquences sur l’état de santé mentale, déjà fragile, des personnes vivant dans les communautés du Nord. Alors que de plus en plus de ressources existent dans l’Arctique canadien pour traiter ces problématiques, tous s’entendent pour dire qu’il y a néanmoins une nécessité d’en faire davantage.
Une réalité nordique inquiétante En plus de devoir apprendre à vivre avec une problématique de santé mentale, les résidents et résidentes du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon qui présentent de tels problèmes doivent également trouver de l’aide appropriée à leur état dans un contexte où l’offre de services s’avère déficiente. « L’observation est qu’il y a moins de ressources et qu’il peut souvent être plus difficile d’accéder aux services en raison de la distance, de l’éloignement des communautés, des mauvaises télécommunications, etc. », affirme Tiffanie Tasane, directrice générale pour l’Association canadienne pour la santé mentale, division du Yukon. Dans Pratiques prometteuses, une série de balados portant sur la santé mentale et les dépendances qui a été initiée par les premiers ministres des provinces et territoires, on trouve un épisode dédié à l’état de la situation au Nunavut. Ce balado, nommé « Guérison », permet d’entendre Loretta O’Connor, directrice générale du secrétariat du Conseil de la fédération, énumérer divers facteurs sociaux qui contribuent à ce que la population de ce territoire soit touchée de façon plus significative qu’ailleurs au Canada par des problèmes de santé mentale. « Par exemple, de nombreuses personnes vivent dans des maisons
surpeuplées, de nombreuses personnes connaissent des difficultés économiques et de nombreuses familles ont souvent du mal à mettre de la nourriture sur la table, entre autres choses. Ces facteurs contribuent à un taux de suicide au Nunavut supérieur à la moyenne nationale », explique-t-elle, alors qu’en date du 23 août 2021 le Bureau du coroner du Nunavut avait recensé 26 suicides depuis le début de l’année.
24/7 au 1-800-661-0844. Du côté du Nunavut, en plus de l’aide disponible en tout temps offerte aux employé.e.s du gouvernement ainsi qu’aux membres de la famille immédiate au 1-866-398-9505, une ligne téléphonique de soutien aux personnes aînées est accessible au 1-866-684-5056. La ligne d’aide Kamatsiaqtut peut, quant à elle, être rejointe en composant le 1-800-265-3333.
la pénurie nationale de personnel de santé ont compliqué le recrutement d’infirmières sur le territoire », a déclaré Lorne Kusugak, ministre de la Santé du Nunavut, par voie de communiqué de presse. La pandémie n’aura toutefois pas eu que des impacts négatifs en ce qui concerne la santé mentale, puisqu’elle aura permis de se renouveler et se réinventer dans l’offre de service à la population. « Je crois également que la pandémie a permis une créativité et Pénurie de une flexibilité dans la prestation de services, c’est-à-dire la télémain-d’œuvre santé et le virtuel, ce qui n’était Au cours des derniers mois, de pas considéré auparavant comme nombreux centres de santé des une option », conclut sur une note trois territoires, dont plusieurs plus positive Mme Tasane. situés au Nunavut, ont dû fermer leurs portes temporairement en Articles de l’Arctique est une raison d’une pénurie de personnel, collaboration des cinq médias ce qui a affecté la prestation des francophones des territoires : services en général, incluant ceux les journaux L’Aquilon, l’Aurore reliés à la santé mentale. boréale et Le Nunavoix ainsi que « La pandémie de COVID-19 et les radios CFRT et Radio Taïga.
Il faut en faire davantage!
Bien que la santé mentale soit de plus en plus reconnue comme une composante essentielle de la santé générale, il y a urgence d’offrir davantage de ressources à la population. « Au Yukon, on reconnaît que les ressources doivent s’adapter et des initiatives ont été lancées pour répondre à ce besoin, déclare Tiffanie Tasane. Les territoires, et l’ensemble du pays doivent remédier au manque de La pandémie et ses parité pour les ressources en santé effets néfastes sur mentale par rapport aux ressources en santé physique. » la santé mentale Malgré le manque de resEn raison du caractère exceptionnel sources évoquées, de nombreux de la pandémie et des arrêtés de programmes de counseling commusanté publique s’y rattachant, la nautaire offrent des rendez-vous le crise sanitaire a apporté son lot jour même aux Territoires du Nordd’inquiétude, de stress et de frusOuest. Les résidents et résidentes tration au sein de la population. peuvent également communiquer Au niveau social, cela se avec une ligne d’aide accessible traduit par le fait que les gens ne peuvent plus passer du temps entre ami.e.s ou en famille aussi facilement qu’auparavant, en plus d’être davantage limités dans la pratique d’activités : « Cela peut peser lourdement sur la santé mentale et le bien-être, d’autant plus que plusieurs de ces restrictions sont en place depuis longtemps. Pour les personnes souffrant déjà de problèmes de santé mentale ou de consommaObtenez une remise en argent lorsque vous passez à tion de substances toxiques, la pandémie peut aggraver les sympun système de chauffage écoénergétique ou à énergie tômes existants », peut-on lire dans renouvelable pour votre habitation. le rapport Indicateurs sociaux : Pandémie de COVID-19 publié par u Obtenez jusqu’à sur l’installation le gouvernement des Territoires du d’une thermopompe. Nord-Ouest en juin 2021. Ce rapport présente des à u Remise de sur données sur le nombre total de l’installation d’un système de chauffage consultations dans les centres de santé communautaires et les clià énergie renouvelable au bois. niques de soins primaires concernant les soins reliés à la santé sur d’autres systèmes u Obtenez mentale, et démontre clairement de chauffage à haute efficacité admissibles les conséquences de la pandémie. qui fonctionnent au propane ou au mazout. « À quelques exceptions près, le nombre absolu de visites liées à Adoptez des technologies la dépression et à l’anxiété a augécoénergétiques propres, économisez menté depuis la mise en place des de l’argent et réduisez votre restrictions liées à la pandémie en empreinte carbone. 2020. Le nombre le plus élevé de visites dans ces deux catégories a été enregistré en mars 2021 », Consultez les programmes de remise sur les systèmes indique le rapport, dans lequel il est spécifié que la plus forte augde chauffage : yukon.ca/fr/remises-ecoenergie mentation entre les années ciblées dans l’analyse s’est produite en novembre, où les visites pour cause de dépression ont augmenté de 76 % et celles pour anxiété de 46 %.
Écoénergie à la maison
Le chauffage vous coûte trop cher? Contrôlez votre système de chauffage!
8 000 $
300 $ 800 $
500 $
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
enVironnement
10
Alimentation : le Yukon peut-il être autonome? À l’heure actuelle, c’est plus de 92 % des denrées alimentaires vendues au Yukon qui sont importées du Sud. Le système d’approvisionnement actuel permet ainsi d’assurer une abondance de produits variés et abordables, et ce, à longueur d’année. Or, depuis les dix dernières années, le Yukon s’est donné comme mission de faire croître l’industrie agricole et agroalimentaire du territoire de façon à réduire les émissions de gaz à effet de serre en lien avec l’importation des aliments ainsi qu’à renforcer la sécurité alimentaire pour sa population. de recherche de Kluane, explique Brittany Weber, coordinatrice des opérations d’agriculture chez Ag1054. Notre objectif est d’étudier l’implémentation de systèmes de production alimentaire en conteneur de transport dans le but de fournir des produits frais aux communautés de la région de Kluane, et ce, tout au long de l’année, sans électricité. » « Nous avons plusieurs objectifs à plus long terme, notamment celui de fournir des opportunités de formation pour d’autres communautés nordiques du Yukon ou des Territoires du Nord-Ouest, se réjouit Mme Weber. Nous souhaitons démontrer que notre projet est faisable d’un point de vue économique et apporte d’importants avantages environnementaux. »
Roselyne Gagné-Turcotte
Les pratiques actuelles en matière d’importation des aliments sont ex trê me me nt s e n s ible s au x perturbations du principal lien routier qui rejoint le Sud, soit la route de l’Alaska. À l’été 2012, par exemple, d’importantes coulées de boues avaient causé l’interruption de la circulation sur cette route durant plusieurs jours, créant un état de pénurie chez les distributeurs du Yukon. Avec l’avènement des changements climatiques, plusieurs spécialistes estiment que la fréquence des événements climatiques propices à de tels scénarios pourrait croître de façon importante, menaçant alors la sécurité alimentaire du territoire.
Souveraineté alimentaire au nord du 60e parallèle
Kim Melton
« Ce que nous souhaitons, c’est de connecter les gens avec la nature, en les invitant à jardiner. C’est notre façon unique de sensibiliser les gens à l’autonomie alimentaire, à s’interroger sur la provenance des fruits et légumes qu’ils consomment », explique Kim Melton, co-propriétaire de la Klondike Valley Nursery à Dawson.
période] s’étend de plus en plus en raison du changement climatique et, plus particulièrement, de ses conséquences sur les situations météorologiques. Faire ce film est en quelque sorte explorer l’incertitude qui en découle », note M. Curtis.
résidant à Dawson pour les fruits frais que Kim Melton et son partenaire y proposent de façon saisonnière, l’entreprise est aussi réputée pour sa vente d’arbres fruitiers au marché Fireweed de Whitehorse. « En vendant des arbres fruitiers, nous souhaitons rendre le plus invitant et attrayant, Des initiatives agricoles jardinage explique l’agricultrice. La plantaprometteuses dans les tion d’un arbre, un pommier par peut être une façon de communautés du Yukon exemple, célébrer un événement marquant Parmi les projets mis de l’avant comme la naissance d’un enfant. dans le documentaire se trouve la En fait, ce que nous souhaitons, pépinière Klondike Valley Nursery. c’est de connecter les gens avec Bien connue par les personnes la nature, en les invitant à jardi-
ner. C’est notre façon unique de sensibiliser les gens à l’autonomie alimentaire, à s’interroger sur la provenance des fruits et légumes qu’ils consomment. » Ailleurs au Yukon, d’autres projets innovants d’agriculture durable voient aussi le jour. C’est notamment le cas de l’entreprise Ag1054, située à Silver City, qui produit depuis le printemps dernier une variété de légumes-feuilles via un système hydroponique autonome énergétiquement. « Notre projet est né d’un partenariat entre l’Université de Calgary, l’Institut arctique de l’Amérique du Nord et la Station
Merci à
La question de la souveraineté alimentaire en lien avec les changements climatiques est explorée dans le film Sol Souverain, paru en 2019 sous la bannière de l’Office national du film du Canada. Ce documentaire, réalisé par David Curtis, présente le quotidien d’une poignée d’individus tenaces qui ont su développer de petites parcelles de terre maraîchère au cœur d’une région sauvage et isolée, à Dawson. « Certains des défis à relever ici en région subarctique résident dans le peu de fertilité du sol, explique le cinéaste. La période de production est généralement très courte. On parle ici d’une saison de 100 jours. Or, [cette
Test d'évaluation de français à
Whitehorse
En vue d'obtenir la
Prenez rendez-vous dès maintenant!
résidence permanente au Canada
tef.afy.ca
Quand la recherche influence les décisions politiques Toujours dans l’optique de poursuivre la recherche en matière de souveraineté alimentaire, le gouvernement du Yukon a récemment donné le feu vert à un projet visant à comprendre les répercussions des changements climatiques sur la sécurité alimentaire au Yukon. La chercheuse et boursière postdoctorale Iva Seto, en partenariat avec le gouvernement du Yukon, l’Université du Yukon et l’Université de Toronto, sera appelée à développer des indicateurs qui permettront de mesurer la sécurité alimentaire au Yukon, l’un des engagements phare du plan d’action Notre avenir propre, publié à l’automne 2020. « Nous sommes heureux de soutenir l'important travail d’Iva Seto et nous attendons avec impatience les résultats de sa recherche », explique Tracy-Anne McPhee, ministre de la Santé et des Affaires sociales. « Des projets novateurs comme celui-ci nous aident à renforcer la résilience de nos collectivités, tout en respectant nos engagements en matière de lutte contre les changements climatiques et de sécurité alimentaire au territoire », poursuit la ministre. Ce projet devrait ultimement fournir aux dirigeant.e.s des données qui donneront lieu à des actions concrètes sur la sécurité alimentaire. Initiative de journalisme local – Réseau.presse – L’Aurore boréale
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
enVironnement
11
Les états d’urgence climatique : deux ans après Les déclarations d’état d’urgence avaient la cote en 2019. Deux ans après, leur portée est belle et bien mondiale. Mais est-elle simplement symbolique? Laurie Trottier
En 2019, les déclarations d’état d’urgence climatique se répandaient comme une traînée de poudre. Old Crow, l’Assemblée des Premières Nations (AFN), la Ville de Whitehorse, puis le gouvernement du Yukon ont tour à tour sonné l’alarme, tout comme plus de 2 000 juridictions répandues dans 35 pays à travers le monde, selon les données du site climateemergencydeclaration.org. Mais ces déclarations politiques n’ont pas toujours réussi à se transformer en actions concrètes, ce que déplore la directrice des politiques domestiques à Réseau action climat Canada, Caroline Brouillette : « Les gouvernements reconnaissent que c’est une urgence. Cela étant dit, la communication et nommer les choses c’est important, mais ce qui est encore plus important ce sont les actions. » Réseau action climat est un regroupement de 130 organismes, dont des syndicats canadiens, des groupes autochtones et des groupes confessionnels, qui travaillent ensemble sur la crise climatique.
L’urgence climatique dans le Nord Au Yukon, c’est la petite communauté d’Old Crow, tout au nord du territoire, qui a sonné l’alarme
en premier en mai 2019. Selon le chef de la Première Nation Vuntut Gwitchin, Dana Tizya-Tramm, la déclaration a fait du chemin dans les dernières années. « C’est encore plus puissant qu’une armée, ce sentiment que le temps est venu, souligne-t-il. Ça a permis d’articuler l’idée qui était sur le bout de la langue de notre nation et loin dans la tête du monde entier. » Il voit d’un bon œil le fait que le gouvernement yukonnais et la Ville de Whitehorse leur ont emboîté le pas. Pour Rebecca Turpin, directrice du Secrétariat des changements climatiques découlant du ministère de l’Environnement du Yukon, la déclaration est en grande partie symbolique, mais a su inspirer et guider le travail qui a été réalisé depuis. Elle évoque entre autres le premier rapport de la stratégie Notre avenir propre, développée par le gouvernement du Yukon et ses partenaires pour répondre à l’urgence climatique et publiée en août dernier, dans lequel l’objectif de réduction des gaz à effet de serre du territoire passe de 30 à 45 % d’ici 2030 par rapport à leur niveau de 2005. Les deux autres territoires canadiens n’ont toujours pas déclaré l’état d’urgence climatique. Peu d’actions panterritoriales sont
Imaginer la crise climatique… comme une crise pandémique? Pour Caroline Brouillette, la pandémie de COVID-19 est un parfait exemple de ce qui se passe réellement lorsque les gouvernements sonnent l’alarme et elle aimerait voir cette même urgence être appliquée. « Ce serait des gouvernements qui communiquent avec nous de façon régulière claire et basée sur la science sur l’état d’urgence climatique et sur ce qui est fait et mis en place. Ce serait la mise en place de règles plus contraignantes à laquelle on n’est pas habitué.e.s », énumère-telle, en ajoutant que le déblocage de fonds rapide pour pallier la crise serait de mise. « En tant que citoyen.ne.s, on a ressenti qu’on était dans une urgence [avec la COVID-19] et que les gouvernements mettaient les bouchées doubles, mais ce n’est pas ce qui se passe avec la crise climatique », déplore-t-elle. Selon Dan Curtis, il serait impossible que la Ville de Whitehorse agisse ainsi, dépendant largement des autres paliers gouvernementaux pour son financement. Pour Rebecca Turpin, la reddition de comptes est déjà un procédé qui existe au territoire, notamment avec le rapport des progrès de la stratégie Notre avenir propre. Peu importe les moyens employés, Dana Tizya-Tramm préfère rester positif : « Ce n’est pas un enjeu qui devrait nous séparer et ces déclarations sont justement là pour nous unifier. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous retourner contre nous-mêmes. Si nous voulons pointer le doigt dans une direction, ça devrait être vers le futur. »
développées à l’heure actuelle, mis à part le Partenariat panterritorial pour l’adaptation (PPA) qui est une collaboration entre les gouvernements du Nunavut, des Territoires du Nord-Ouest et du Yukon misant sur l’adaptation des territoires aux réalités des changements climatiques.
Construire des bases solides Ces déclarations ne sont pas accompagnées d’exigences ni de cibles environnementales précises, ce qui les rend donc peu contraignantes. D’où l’importance selon Dana Tizya-Tramm de s’en servir comme levier et de demander des comptes aux élu.e.s. C’est notamment ce qu’il a fait lorsque le gouvernement libéral du Canada de Justin Trudeau a annoncé vouloir mettre fin à la dépendance au diesel dans les communautés isolées d’ici 2030. Dana TizyaTramm a repris cet objectif et l’a soulevé lors d’une réunion de l’AFN, pour rendre cet engagement encore plus concret. « Maintenant, nous avons la plus grande organisation autochtone et le gouvernement du Canada qui s’enlignent vers la même vision, nous avons nos mandats », explique-t-il. Pour lui, il n’y a donc rien de futile dans cet exercice hautement politique : « L’important c’est d’avoir un rêve et une vision malgré l’ambiguïté. Après, on peut commencer à imaginer les roches sur lesquelles
poser nos pieds pour avancer », ajoute-t-il, avant d’insister sur le fait qu’il faut un document de base pour permettre tant aux citoyen.ne.s, aux acteur.trice.s économiques et aux gouvernements d’y adhérer.
Des progrès à la Ville, selon le maire sortant Si la déclaration d’urgence climatique a été adoptée en septembre 2019 par le conseil de Ville de Whitehorse, le maire Dan Curtis affirme que le travail contre les changements climatiques a commencé bien avant. Selon lui, la déclaration a pu réitérer cet engagement du conseil de Ville, mais a aussi fait monter en flèche le cynisme de la communauté. « Nous avons déclaré l’état d’urgence, nous tâchons d’y répondre, mais d’un autre côté, dès que les taxes municipales grimpent de 1 %, les gens perdent la tête. C’est difficile de rallier tout le monde et en tant que leader il faut toujours essayer de chercher des compromis. C’est très demandant », affirme le maire sortant, qui est en poste depuis 2012. Il y a un an, un nouveau rapport de la municipalité démontrait que les émissions de gaz à effet de serre de la ville de Whitehorse ont augmenté de 40 % dans les cinq dernières années. Selon le maire, il est important d’insister plutôt sur les bons coups réalisés, comme l’installation de panneaux solaires et le soutien au travail d’électrification
Fournie
Le chef de la Première Nation Vuntut Gwitchin, Dana Tizya-Tramm voit l’enjeu climatique comme la charge négative d’un conduit électrique, et l’implication des citoyens, la charge positive. « Tout ce dont nous avons besoin, c’est d’un conducteur », ajoute-t-il.
des transports. Il encourage tout le monde à « se présenter comme maire et voir les limitations du poste », et à donner son avis dans le cadre du Plan communautaire officiel de Whitehorse pour 2040 au lieu de « crier de toutes parts et blâmer le conseil de Ville ». Dana Tizya-Tramm comprend ce genre de discours. « Les gens à Whitehorse doivent demander des comptes à leurs élu.e.s, mais une partie de la réponse réside dans chacun de nous. Ce n’est pas un enjeu qui peut seulement reposer sur les épaules des leaders et des politicien.ne.s », soutient-il.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
coups d’oeil
12 Le groupe entièrement féminin, The Bleeders, composé de Kasey Rae, Cindy Klippenstein, Geneviève Doyon et Genevieve Grant a joué lors du Festival Greasefest, organisé par Paris Pick, le samedi 2 octobre dernier. Guillaume Riocreux
Protégez-vous contre la grippe
FAITES-VOUS VACCINER
Annie Veilleux
Evan Leclerc a gagné la première place au concours de dessin de la Bibliothèque publique de Whitehorse et a donc pu reproduire son dessin sur la fenêtre du coin lecture. Le talent coule dans le sang familial puisque son frère Henrick et sa sœur Élie ont aussi reçu une mention d’honneur. Les dessins sont affichés dans une vitrine de la bibliothèque. « Merci à la bibliothèque pour ce beau concours », a déclaré la fière maman, Annie Veilleux.
Offert aux Yukonnais âgés de 6 mois et plus. CLINIQUES DE VACCINATION ANTIGRIPPALE À WHITEHORSE 14 octobre
9 h – 16 h 30
Risques élevés /maladies chroniques /aînés
15 octobre
9 h – 16 h 30
Risques élevés /maladies chroniques /aînés
18 octobre
9 h – 16 h 30
Toute personne de 6 mois et plus
19 octobre
9 h – 16 h 30
Toute personne de 6 mois et plus
20 octobre
12 h – 19 h
Toute personne de 6 mois et plus
21 octobre
9 h – 16 h 30
Toute personne de 6 mois et plus
22 octobre
9 h – 16 h 30
Toute personne de 6 mois et plus
25 octobre* 9 h – 16 h 30
Toute personne de 6 mois et plus
26 octobre* 9 h – 16 h 30
Toute personne de 6 mois et plus
Vous habitez à l’extérieur de Whitehorse? Vous voulez acheter ou construire une maison? Le Programme d’accès à la propriété en milieu rural pourrait être la solution que vous cherchez. Demandez un prêt pour acheter ou construire votre maison dans une région rurale du Yukon.
*Sans rendez-vous les 25 et 26 octobre.
Endroit Centre des congrès du Coast High Country Inn Il faut prendre rendez-vous. Prenez rendez-vous en ligne au yukon.ca/fr/grippe ou par téléphone au 1-877-374-0425. Les pharmacies de Whitehorse offrent également des rendez-vous pour les 5 ans et plus.
Pour connaître les différents types de prêts et de subventions, rendez-vous au yukon.ca/fr/apply-loan-repair-home.
Pour contacter la Société d’habitation du Yukon :
Courriel : ykhouse@yukon.ca Téléphone : 867-667-5759 (réception) Sans frais au Yukon : 1-800-661-0408, poste 5759
Prenez rendez-vous au yukon.ca/fr/grippe.
Vos rénovations pourraient aussi être admissibles à des remises Écoénergie : yukon.ca/fr/remises-ecoenergie.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
culture
13
Trois nouvelles séries télévisées sur le Yukon et le Nord L’objectif « Communauté connectée, engagée et participative » du Plan de développement durable (PDD) de la Ville de Whitehorse vise à encourager les initiatives citoyennes qui mobilisent le sentiment d’appartenance de la communauté yukonnaise. Le producteur et réalisateur Simon D’Amours, déjà connu pour ses séries documentaires sur le nord du Canada, nous offrira justement bientôt trois nouvelles séries télévisées mettant au premier plan les gens du territoire. Le PDD a été pensé et conçu en collaboration avec les citoyens et citoyennes de la ville pour soutenir un environnement sain et une qualité de vie pour toutes et tous sur le long terme. L’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise s’associent pour présenter, dans une série de dix articles, des entreprises qui contribuent à l’essor de notre communauté. Cette semaine, coup d’œil sur les nouveaux projets télévisés du Yukonnais Simon D’Amours.
Faire de la télé avec et pour les jeunes
TFO, la chaîne de télévision française de l’Ontario. La série de 13 épisodes, dont la diffusion est prévue pour l’automne 2022, met en scène des jeunes âgés entre 9 et 18 ans partageant une activité de plein air qui les passionne. « C’est tous des francophones du Yukon avec qui je suis allé jouer dehors, par rapport à leur passion, explique le vidéaste. […] J’ai fait du vélo de montagne, motocross, kayak de rivière. J’ai fait plein de choses. » L’idée, comme titre de l’émission l’indique, est d’inciter les jeunes à sortir jouer dehors et d’élargir leur conception de ce qui est possible. « Je trouve qu’on est souvent mis dans une boîte, se désole Simon D’Amours. […] Non, regarde, tu peux faire ce que tu veux dans la vie. C’est ça que j’essaie de dire à travers mes émissions. »
Depuis qu’il est arrivé au Yukon à bord de son autobus en 2011, Simon D’Amours a déjà produit et réalisé quatre séries documentaires à propos de la vie au territoire et des alentours, dont D’Amours et d’eau fraîche, L’École d’Arthur et Les effets du Au cœur du Yukon. L’été dernier a été particulière- réchauffement ment occupé pour le réalisateur et climatique sur le Nord son équipe, avec le tournage de Va jouer dehors, une nouvelle série télé Simon D’Amours a également jeunesse produite pour le diffuseur tourné une deuxième série au
cours de l’été dernier au sujet des effets du réchauffement climatique sur le Nord. L’émission, dont le titre n’est pas encore déterminé, comportera cinq épisodes d’une demi-heure, pendant lesquelles le vidéaste ira autant à la rencontre de personnes de la communauté que de scientifiques sur le terrain. La série révèle la triste réalité des changements climatiques à travers le témoignage des gens vivants sur les territoires. « On a rencontré un trappeur qui lui a vu des changements dans la forêt; on est allé rencontrer à Tuktoyaktuk une dame dont la maison a dû être déménagée, parce que la terre s’érode et qu’elle était en train de tomber dans l’eau », énumère le réalisateur. L’émission devrait être diffusée au printemps 2022 sur les chaînes de Radio-Canada et Explora.
Au cœur du Yukon 2 Avec Au cœur du Yukon, Simon D’Amours était parti à la découverte du territoire yukonnais à bord d’un autobus scolaire, qu’il a lui-
Chrystelle Houdry
Simon d’Amours (à gauche) sur le tournage de l’émission Va Jouer Dehors consacrée au kayak.
même converti en maison mobile. Pour ce deuxième opus, il retente l’aventure, mais cette fois avec l’ambition de devenir un « nomade autosuffisant ». Il relèvera le défi de vivre sur la route tout en se nourrissant de chasse, de cueillette et de la culture d’un potager. Encore une fois, ce seront des acteurs de la communauté qui l’accompagneront dans son aventure et partageront avec lui différentes connaissances essentielles pour atteindre l’objectif d’autosuffisance. Le tournage de la série n’ayant pas encore débuté, la date de diffusion reste inconnue pour l’instant. Ce que le producteur remarque surtout de ces derniers tournages, c’est la passion des gens : « D’abord,
le travail de toute mon équipe, sans qui rien de cela n’aurait été possible. Mais aussi que chaque personne est passionnée par son affaire… C’est ça que je retiens le plus : soyez passionné et n’ayez pas peur d’essayer des choses. […] Allez jouer dans le bois! » Pour visionner les documentaires de Simon D’Amours et accéder à ses réseaux sociaux : simondamours.com/ Ce publireportage est le fruit d’un partenariat entre l’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise. Il a été rendu possible grâce aux contributions financières de la Ville de Whitehorse et du gouvernement du Canada.
Club de correspondance
Les petites douceurs Maintenir les liens avec ses proches et sa communauté par la magie de la poste
Le 21 octobre, choisissez
Envie d’avoir des nouvelles en français ?
comme maire de Whitehorse
Envie d’échanger avec quelqu’un de votre communauté?
Laura Cabott
Parce que l’expérience fait la différence. Nous sommes chanceux au Yukon d’être la troisième juridiction la plus bilingue au Canada et d’avoir une communauté francophone nombreuse et vibrante. En tant que maire, je favoriserai la participation des francophones aux comités municipaux, je faciliterai le développement de services bilingues essentiels et j’appuierai la traduction en français des sections importantes du site internet de la ville. Ensemble, nous pouvons construire une ville diversifiée, engagée et inclusive. Une ville pour toutes et tous. Je veux entendre vos idées. Contactez-moi : LauraCabottForMayor @votelauracabott laura.cabott@icloud.com Site internet : lauracabott.com
Nous offrons un service de jumelage ainé.e-communauté pour permettre l’échange de correspondance postale afin de briser l’isolement social durant la pandémie. Inscrivez-vous pour recevoir une trousse de participation comprenant des cartes postales prétimbrées que nous vous offrons gratuitement pour envoyer à votre correspondant ou correspondante.
pcsyukon@francosante.org (867) 668-2663 poste 800
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
culture
14
Club de lecture - Les p’tits yeux pointus Les p’tits yeux pointus est un groupe de jeunes lecteurs et lectrices francophones qui se réunissent pour discuter de littérature française, d’ici et d’ailleurs. En septembre dernier, le club s’est penché sur les mots « empruntés » qui enrichissent la langue Un lexique rigolo illustré de termes qu’on tient pour acquis dans la langue française, mais qui en fait proviennent d’autres pays ou régions du monde! Il est amusant de découvrir à quel point les mots n’ont pas de frontières et dans quel contexte ils étaient originalement utilisés! Chaque mot est magnifiquement illustré et permet de comprendre de façon ludique sa signification.
Sandra St-Laurent
Les mots oiseaux Autrice : Marie Trep Éditions : Le Seuil Huit copies disponibles à la Bibliothèque publique de Whitehorse pour des clubs de lecture
Pour approfondir le sujet : savais-tu… …qu’il y a environ 1000 mots d’origine italienne qu’on utilise en langue française? Pantalon, vermicelles et farniente en sont des exemples. L’adoption de mots italiens s’est faite surtout durant la Renaissance, époque où l’influence de l’Italie au point de vue
culturel et artistique est importante. …qu’il y a environ 300 mots d’origine espagnole qu’on utilise fréquemment? Camarade, sieste, maïs et chocolat en sont des exemples et ont, pour leur part, surtout été adoptés suite à la colonisation de l’Amérique du Sud par les Espagnols, qui eux-mêmes avaient emprunté bien des termes aux langues autochtones! …que l’emprunt des mots d’origine anglaise est assez récent? Il commence autour du 19e et 20e siècle. Dans leur cas, ils ne servent pas à combler une absence de mots en français pour désigner une réalité, mais sont plutôt l’effet… de modes! Les mots rail, conteneur, blazer, et comité en sont quelques-uns. La sonorité des mots dicte souvent leur adoption au détriment du terme d’usage en français.
Sandra St-Laurent
…que si certains mots conservent une graphie identique à leur langue d’origine (scooter en anglais/ allegro en italien), certains mots empruntés sont complètement francisés autant dans
leur prononciation que dans leur forme écrite, comme sauerkraut (allemand) qui devient choucroute en français, ou encore la redingote qui est, en fait, une adaptation du riding-coat anglais!
P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S
NO
11
Sarah Ouellette « Prenez le temps de parler avec les gens et d’apprendre ainsi à les connaitre et à comprendre leurs besoins. Car, votre entreprise sera là pour remplir un besoin existant dans la communauté. »
Quelque chose d’indispensable pour l’entreprise C’est définitivement ma clientèle. Sans elle, je n’aurais aucune raison de faire pousser tous ces légumes. L’appui de la communauté, que ce soit dans l’achat de mes produits ou dans le bénévolat m’encourage à continuer. Je suis aussi chanceuse d’être appuyée par Brian Lendrum et Susan Ross qui me laissent utiliser leur ancien jardin alors qu’ils sont à la retraite.
Le Yukon : avantage ou défi? Je dirais que c’est un avantage. J’apprécie beaucoup le fait que la communauté soit petite et que les gens s’entraident. Ici, il y a aussi beaucoup d’intérêts pour acheter des produits locaux. Mais je dois dire qu’avoir un jardin au Yukon, où il fait souvent froid, est en soit un défi. Mais comme il y a beaucoup de soleil pendant l’été, les légumes poussent vite. J’avoue que c’est surprenant ce qu’on peut arriver à faire pousser au Yukon!
Cette petite ferme maraîchère se situe au bord du lac Laberge où sont cultivés des légumes et des fines herbes biologiques, de juin à fin septembre. Ces produits sont notamment vendus au marché public de Whitehorse durant l’été, ainsi qu’à la boulangerie Alpine ou dans les épiceries Riverside et Indépendant.
Plus grande force
Ce qui vous inspire
Je suis très organisée et ça aide énormément. Pendant l’hiver, je passe beaucoup de temps à planifier ma prochaine saison. Lorsque l’été revient, je n’ai plus qu’à suivre le plan élaboré. C’est beaucoup plus facile de travailler comme ça.
Gérer un jardin maraîcher toute seule est très stressant. C’est pendant mon premier été de travail sur le terrain de Brian et Susan, que j’ai alors entendu ces mots : “If your dreams don’t scare you, you are not dreaming big enough” (Si tes rêves ne te font pas peur, c’est que tu ne rêves pas assez grand). Je me suis alors dit que j’étais en train de suivre mon rêve!
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
Sarah’s Harvest
En savoir +
portraits.afy.ca
Innovation, risque et entrepreneuriat Au Yukon, on doit souvent inventer nos propres solutions. Nous n’avons pas accès à l’électricité à la ferme. Alors, pour arriver à garder nos récoltes fraîches, on a construit un bâtiment où on y gèle pendant l’hiver 8 000 litres d’eau. L’été, ce bâtiment reste fermé pour garder la température la plus froide possible, nous permettant alors d’y entreposer au frais une grande quantité des légumes entre le moment de la récolte et de la livraison.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
Jeunesse
15
Arctique : une jeune activiste Inuk fait entendre sa voix dans un forum sur la justice climatique Nelly Guidici
Du 21 au 23 septembre 2021, la deuxième édition du forum mondial sur la justice climatique s’est tenue sous un format virtuel. Ashley Cummings, activiste pour le climat et les droits des peuples autochtones, a eu l’occasion de partager son point de vue. Originaire de Pangnirtung au Nunavut, sa présentation avait pour but d’éclairer le point de vue de la jeunesse inuite et l’importance de prendre en compte la perspective des jeunes générations autochtones dans la lutte contre le changement climatique. Elle a été la seule représentante canadienne à ce forum. Le principe de justice climatique vise à développer une plus grande équité lorsqu’il est question de changement climatique. « Ce forum est l’occasion d’examiner, de discuter et de débattre de la manière d’assurer l’équité et la justice en tant que valeurs fondamentales sur la voie du développement de solutions climatiques justes et durables au profit de toute l’humanité, pas seulement pour quelques privilégiés », indique la directrice du Centre pour la justice climatique de l’université calédonienne à Glasgow en Écosse, la professeure Tahseen Jafry. La première édition du forum, organisé par cette université, avait eu lieu en juin 2019 et s’était tenue en mode présentiel.
Écouter les peuples autochtones Que ce soit dans l’Arctique cana-
Nouvelles heures d’ouverture Bibliothèque publique de Whitehorse À compter du lundi 4 octobre
dien ou sur le continent africain, les peuples autochtones d’un continent à l’autre font face aux effets du réchauffement climatique, affectant leurs modes de vie et leur culture si intimement liés à la terre. Les observations, les impacts et le savoir traditionnel doivent être pris en compte systématiquement dans les discussions, selon Mme Cummings. « L’une des solutions (pour plus d’équité) est d’inclure nos paroles et nos voix qui sont si profondément affectées par le changement climatique », indique-t-elle lors d’une entrevue. Le savoir traditionnel détenu par les personnes aînées est trop souvent mis de côté par la science occidentale, selon l’activiste. Si ces connaissances, transmises de génération en génération et imbriquées intimement à la vie sur le territoire, sont à l’opposé des protocoles scientifiques de collectes de données, Mme Cummings estime que ce savoir est non seulement valable, mais aussi fondamental dans la recherche de solutions. « La voix des gens du Nord est vraiment importante et doit être entendue. Le point de vue scientifique ne tient pas compte de la perspective des peuples autochtones et de leur culture, et c’est un problème », s’indigne-t-elle. Mme Cummings pense que la situation au Canada peut et doit être améliorée. Elle cite en exemple le Conseil circumpolaire inuit, qui a fait la demande de création d’un forum identique, mais qui, à ce jour, n’a pas été concrétisée.
L’équité qui est au centre du concept de la justice climatique n’est pas encore systématique et les choses doivent changer, selon elle : « Nous connaissons intimement notre territoire, il fait partie intensément de notre culture et nous sommes les témoins de ces changements qui ont un lien avec le réchauffement climatique. Nos voix doivent être écoutées et prises en compte. »
Le réchauffement climatique s’accélère Dans un communiqué de presse du 9 août 2021, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a une fois de plus tiré la sonnette d’alarme. Le changement climatique généralisé s’intensifie dans toutes les régions du monde. La poursuite du réchauffement amplifiera le dégel du pergélisol et entraînera une diminution continue des glaces de la mer arctique en été, selon le document. Malgré cette nouvelle déclaration alarmiste qui pourtant n’est pas inédite, Ashley Cummings croit que la solution réside dans l’action et que tout un chacun peut faire la différence dans la vie de tous les jours : « Nous devons prendre conscience que chaque petit geste fait la différence », conclut-elle. Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Lundi : de midi à 20 h Mardi : de 10 h à 20 h Mercredi : de 10 h à 20 h Jeudi : de 10 h à 20 h Vendredi : de 10 h à 18 h Samedi : de 10 h à 18 h Dimanche : de 10 h à 18 h
Pour en savoir plus appelez au 667-5239 ou écrivez à whitehorselibrary@yukon.ca Vous pouvez aussi visiter le yukon.ca/fr/bibliotheques-publiques-yukon 1171, rue Front, Whitehorse
Mark Kelly / Depth of Field Photography
Ashley Cummings a partagé le point de vue de la jeunesse inuite lors du forum mondial virtuel sur la justice climatique organisé par l’université calédonienne de Glasgow en Écosse.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
Jeunesse
16
Franco-Rebelles : ces jeunes qui résistent pour défendre leur accent La jeunesse francophone en situation minoritaire résiste, encore et toujours. En témoigne la deuxième partie de la campagne de valorisation des accents lancée par la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), intitulée «Franco-Rebelle». La FJCF tente ainsi d’effacer la honte des jeunes quant à leurs accents régionaux et les tentatives de parler «le bon» français. La première partie de la campagne de valorisation des accents de la FJCF est intitulée « Le téléphone » et met en avant les diverses expressions utilisées par les francophones, selon les provinces. La campagne a été lancée dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la sécurité linguistique (SNLS) de la FJCF.
notre accent, mais faut qu’on le laisse shiner, parce que c’est ça, la couleur de la langue. C’est de la Les Franco-Rebelles, ce sont deux belle saturation! », plaisante Patrick jeunes Acadiens de Moncton — Martin, en bon musicien. Alec Victor et Patrick Martin — et « Cette insécurité-là existe cinq jeunes autres francophones vraiment dans les écoles, ajoutevenant des quatre coins du pays. t-il, plus sérieux. Là, on dial back En partenariat avec l’Associa[notre accent] de cinquante pour tion des collèges et universités de la cent pour coller au “bon français” ». francophonie canadienne (ACUFC) La grande surprise pour eux et l’Association canadienne d’éduà travers Franco-Rebelle a été de cation de langue française (ACELF), la diversité d’accents qui ils dévoileront aux cours des cinq Pas de « bon » français découvrir existent dans les communautés prochaines semaines cinq capsules vidéo relatant leurs discussions sur Patrick Martin et son acolyte Alec francophones en situation minoriles accents francophones, dans Victor sont bien placés pour animer taire. « On ne pensait déjà pas qu’il Fournie le but de lutter contre l’insécurité la campagne Franco-Rebelle; ils y avait autant de francophones hors linguistique et l’intimidation. savent ce que c’est de grandir avec Québec, avec autant d’accents dif- Patrick Martin (à gauche) et Alec Victor (à droite) sont les deux animateurs de L’idée est née en décembre des gens qui leur font remarquer férents de place en place. Mais on Franco-Rebelle, cette minisérie de capsules vidéo sur YouTube créée pour la deuxième dernier, grâce à la contribution de qu’ils « parlent mal » ou que ce arrive toujours à se comprendre », partie de la campagne de valorisation des accents de la FJCF. résume Patrick Martin. Julien Robichaud, cinéaste acadien. n’est pas le « français correct ». Des expressions les ont surpris, L’un des éléments clés dans Cela a entraîné une insécurité cette lutte, c’est l’école, selon la linguistique chez les deux amis, comme « pencil », un mot utilisé en nouvelle présidente de la FJCF, notamment lorsqu’ils ont travaillé Ontario pour dire « crayon », ou que beaucoup d’entre eux n’ont son accent à lui, tant la commuMarguerite Tölgyesi : « L’école est avec des Québécois : « Avec eux encore « on y go », en Alberta, pour pas [cette] chance ». nauté francophone est réduite ». souvent la seule place qu’ont les autres parfois, on a de la misère à dire « on y va ». « Tu vois un peu leur français Ils évoquent aussi Chéticamp, jeunes pour pratiquer leur français. se comprendre. On va leur parler, disparaître. Ces jeunes vont-ils en Nouvelle-Écosse, où Michelle C’est important de former les pro- puis ils vont nous répondre en La fierté de faire perdre leur langue et, parfois, ça ne rencontre aucune difficulté fesseurs pour apprendre que [cette anglais, car ils pensent qu’on vaut-tu même la peine de parler à parler français, car la ville est valoir son accent langue] est aussi informelle. On parle anglais. Vu notre accent, ils français, quand tu es entouré fortement francophone. Mais n’a pas besoin de parler comme assument qu’on est anglophones. Patrick Martin souligne néanmoins de gens qui parlent l’anglais? » dès qu’elle en sort, langue et on écrit en français, on peut aussi Non, on est francophones, mais on qu’« il y a des endroits où les s’interroge-t-il. accent sont mis de côté au profit [le parler] avec nos régionalismes, parle le chiac », explique Alec Victor. jeunes ne sont pas aussi chanceux Les deux coanimateurs citent de l’anglais. nos accents. On ne veut pas que Cette fierté qu’ils ont à le que nous. À Moncton, si je veux l’exemple de Pierre, un Français « Une ville francophone les jeunes se sentent inconfortables parler n’est pas encore tout à fait commander une pizza, j’ai l’option ayant déménagé à Vancouver, en entourée d’anglophone! », fait parce qu’ils pensent qu’ils ne assumée, indiquent-ils. « Pour cette de le faire en français. Mais en Colombie-Britannique, qui « avait remarquer Patrick Martin. Des parlent pas le français “standard”. » entrevue, on dirait qu’on cache parlant avec ces jeunes, on a vu de la misère à parler français, avec configurations différentes pour des accents différents. « C’est là que Franco-Rebelle intervient; [la série décrit] le francophone minoritaire qui essaie d’utiliser sa langue, qui ne surrender pas, quel que soit son accent » insiste Patrick Martin. Au Nouveau-Brunswick, les deux Acadiens remarquent que ce combat est moins présent, car il y a plus de francophones et donc Les Programmes en français du ministère de l’Éducation du Yukon sont plus d’occasions de parler français. toujours à la recherche de monitrices et de moniteurs de langue pour « Ces rebelles-là sont les derniers l’année scolaire en cours 2021-22. sur la ligne d’attaque », plaisante Patrick Martin. Vous voulez vivre une expérience de travail rémunéré en milieu scolaire ? Malgré tout, les deux Vous voulez faire connaître votre culture ? Participez à Odyssée ! Franco-Rebelles apprenaient à l’école que les francophones du Sous la supervision d’un(e) enseignant(e), votre rôle sera d’encourager Nouveau-Brunswick devaient se les jeunes à approfondir leur connaissance de la langue française et des battre pour garder leur langue, leur cultures qui s’y rattachent. accent. « Ça nous a inspirés, les Contactez : Pascal St-Laurent Facebook\ JeFY jeunes, à continuer cette tradiDirecteur tion. On a quand même encore pascal.st.laurent@yukon.ca cette pression du gouvernement Maxime Paris a été élue [de délaisser] le français, mais on nouvelle présidente garde cet effet des générations de Jeunesse Francod’avant, qui se sont battues. Puis Yukon (JeFY) lors des le fait qu’on soit Acadiens nous Pizzélection, le 2 octobre pousse encore plus à le faire », dernier. Félicitations! assure Alec Victor avec fierté. Inès Lombardo, Francopresse
Monitrices / Moniteurs de langue recherchés !
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
sport et loisirs
17
La saison du ski approche : quelques conseils pour s’initier au ski de randonnée Claude Vallier
Le soleil d’hiver illumine un sommet de Haines Pass, une unique trace de skieur, un zigzag régulier se détache sur la pente enneigée. Cela ne fait aucun doute : celui ou celle qui l’a dessiné était en ski de randonnée. Appelé ski de montagne, ski alpinisme ou ski de backcountry, le ski de randonnée alpine s’apparente plus au ski alpin qu’au ski nordique. C’est une activité en plein essor, notamment au Yukon. C’est assurément la méthode la plus efficace pour se déplacer en terrain montagneux en hiver, directement inspirée par les chasseurs autochtones d’Asie centrale il y a plus de 4000 ans. Cette discipline allie le ski alpin (pour la descente) à la randonnée (pour la montée), le tout en gardant toujours ses skis aux pieds. Pour la montée, grâce à une fixation spéciale, le talon du pied se soulève. Le ski peut alors glisser sans revenir en arrière, grâce des peaux adhésives recouvertes de poils (autrefois, on utilisait des peaux de phoque, de nos jours elles sont synthétiques). Pour la descente, il suffit de retirer les peaux, mettre les fixations et les chaussures en position de descente pour bloquer le talon et se retrouver avec une configuration de type ski alpin. La montée occupe plus des deux tiers du temps, c’est pourquoi le matériel de ski de randonnée alpine est bien plus léger. « Ce qui me plaît en ski de rando, confie Pierre, 40 ans, c’est l’effort physique pour monter, analyser les risques, choisir son
Claude Vallier
Pierre Marchand à White Pass, en plein effort, mais toujours avec le sourire. Il a commencé le ski de randonnée alpine il y a plusieurs années, attiré par les montagnes sauvages.
chemin et skier librement à la descente. Mais ce sont aussi les bons moments avec la famille et mes amis. » Comme de nombreux pratiquants, Pierre a débuté par le ski alpin, mais a commencé la randonnée il y a quelques années, attiré par les montagnes vierges de traces. Mais le ski de randonnée est une activité très exigeante. C’est un investissement important en temps et en argent. Un équipement de base vous coûtera au moins 3 000 $. Il vous faudra, au minimum, skis, chaussures, fixations, bâtons, sac à dos et le matériel de secours individuel en avalanche qui comprend un appareil de recherche de
victime en avalanche, une sonde et une pelle. Au Yukon, le marché de matériel de seconde main est limité, les produits disponibles sont souvent trop chers ou trop anciens. Pour débuter, vous devez au préalable avoir un bon niveau en ski de descente. En montagne, vous devez choisir votre propre itinéraire et skier dans des neiges de qualités variables. Vous devez être capable de maîtriser votre trajectoire et votre vitesse en toutes circonstances. Le skieur évolue dans un environnement potentiellement dangereux et le ski est une activité qui comporte des risques. Il est primordial d’avoir des connais-
La pièce The Resurrectionists, de Meg Braem, met en scène Magda qui, au cœur des années 1860, souhaite étudier la médecine alors que les femmes ne sont pas autorisées dans les universités. La pièce est actuellement en présentation du 6 au 16 octobre et sera en tournée au Yukon du 20 au 30 octobre. Trois francophones ont participé à a sa production : Brian Dooley (metteur en scène), Evan Stepanian (Régisseur) et Audrey Sawyer (costumière) sont en effet originaires du Québec. Guillaume Riocreux
sances de base. La montagne peut cacher bien des pièges qu’il faut connaître et savoir reconnaître. Il est important d’avoir l’équipement nécessaire et adapté, mais aussi de savoir les utiliser correctement.
Savoir se déplacer en sécurité et efficacement en montagne demande un long apprentissage et une grande expérience. Suivez une formation de sécurité en avalanche et, si vous le pouvez, profitez d’un guide de montagne certifié (attention, beaucoup de formateurs en avalanche ne sont pas guides, mais la plupart des guides offrent des formations en avalanche). Ne débutez jamais seul.e Pour une première expérience, vous pouvez opter pour un stage d’initiation. Il existe des formules tout compris incluant la location de matériel, la formation initiale et la formation de sécurité en avalanche avec un.e guide certifié.e. C’est une bonne manière de s’initier et d’en savoir plus sur l’équipement. Cela vous permettra de mieux choisir votre équipement si vous décidez de vous investir davantage dans l’activité. Au-delà de la liberté, le ski de montagne c’est aussi le goût de l’effort et la résignation quand il faut abandonner à cause des conditions douteuses. C’est le prix à payer pour les plaisirs immenses de pouvoir pratiquer un sport de glisse riche en sensations dans un environnement incroyable.
Les principales erreurs à éviter : • Choisir un matériel inadapté. • Ne pas se former au risque d’avalanche, ne pas tenir compte des conditions en montagne. • Négliger sa technique. • Partir seul en montagne ou avec d’autres personnes sans expérience. • Choisir des itinéraires inadaptés à son niveau.
Annie Maheux
Le 1er octobre dernier avait lieu le grand retour des cafés-rencontres. Deux services ont eu lieu et l’ambiance était à la bonne humeur! Le prochain café-rencontre aura lieu le 5 novembre à l’occasion de la Semaine nationale de l’immigration francophone.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
cHroniQues
18
Préférer la qualité à la quantité! Nous continuons avec l’Alpine Bakery notre série d’entrevues sur l’action climatique. Silvia et Walter Streit, les propriétaires de cette boulangerie-café bien connue des Yukonnais.e.s, ont répondu à nos questions. Sophie Delaigue
SD : On compte seulement trois entreprises cer tifiées biologiques au Yukon : Bean North, Tum Tum’s Black Gilt Meats et l’Alpine Bakery (sans compter les fermes). Pourquoi être certifi é biologique? Alpine Bakery : Nous voulons une bonne santé pour notre clientèle et pour l’environnement, car c’est la nature qui nous fournit une alimentation riche et diversifiée. Les aliments biologiques sont sains et ont bon goût! Un sol en bonne santé produit des plantes fortes qui deviennent des aliments nourrissants pour les humains et les animaux. C'est pourquoi nous disons non aux produits chimiques. De nombreux herbicides et insecticides couramment utilisés en agriculture sont cancérigènes, réplicateurs des hormones et nuisibles au développement des enfants. Il a été démontré que le choix du bio réduit considérablement notre exposition aux résidus chimiques. Être certifié biologique signifie également être 100 % sans OGM. L'agriculture biologique est la seule norme sans OGM supervisée par le gouvernement canadien. Ces normes interdisent l'utilisation d'OGM dans les semences, dans les aliments pour animaux et dans les ingrédients des aliments et produits biologiques transformés. Sur le plan de l’environnement, les agriculteurs biologiques travaillent en harmonie avec la
Cathie Archbould
Silvia et Walter Streit, propriétaires de l’Alpine Bakery.
nature. L'agriculture bio protège les précieuses réserves d'eau des engrais synthétiques et des produits chimiques toxiques persistants, et aide à lutter contre l’érosion en maintenant des sols de qualité. Les agriculteurs biologiques ont également une biodiversité
plus élevée sur et autour de leur ferme. Ils favorisent la durabilité et l'équilibre écologique. Pour toutes ces raisons, nous avons à cœur de produire et vendre des produits certifiés 100 % biologiques et sommes fiers d'être la première boulangerie-café certifiée biologique au nord du 60e parallèle!
Preuve de vaccination contre la COVID-19 Si vous avez reçu votre deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 il y a au moins 14 jours, vous pouvez obtenir une preuve de vaccination par voie électronique ou par la poste. En ligne : yukon.ca/fr/preuve-vaccination Téléphone : 1-877-374-0425, de 7 h 30 à 20 h tous les jours (ligne d’information sur la COVID-19)
On entend souvent dire : manger d’abord local, ensuite biologique. Qu’en pensez-vous? Quel pourcentage de vos aliments sont produits au Yukon? AB : Un système alimentaire biologique local est ce qu’il y a de mieux pour la planète et les gens. Nous soutenons les agriculteurs biologiques yukonnais et sommes membres de Growers Of Organic Food Yukon (Association des producteurs d’aliments biologiques du Yukon). Nous utilisons des produits locaux et biologiques autant que possible, en fonction de la disponibilité. Malheureusement, il n'y a pas assez de production biologique dans le Nord pour notre demande, et notre clientèle souhaite aussi avoir des fruits et d'autres aliments qui ne poussent pas ici. Dans tous les cas, nous préférons les aliments biologiques aux aliments locaux non biologiques, car nous ne pouvons pas faire de compromis sur la production certifiée biologique. Nos priorités sont : 1) Yukon, 2) Canada (C.-B., Alberta), 3) Amérique du Nord (États-Unis, Mexique). Pour ce qui est des aliments produits au Yukon, cela dépend de la saison. Notre territoire compte d’excellentes fermes biologiques et nous les appuyons autant que possible. D'octobre à avril, nous sommes en mesure de fabriquer
avec près de 80 % de produits biologiques du Yukon (pommes de terre, betteraves rouges, carottes, choux, etc.). Par ailleurs, notre pesto est fait avec des herbes biologiques cultivées à 100 % au Yukon; nos canneberges et pousses d’épinette sont récoltées localement. Mais pour nos farines et les aliments qui ne sont pas disponibles ici, nos produits viennent du Sud, de la Colombie-Britannique et de l'Alberta autant que possible. Quelles autres actions prenez-vous pour lutter contre le changement climatique? AB : Nos revenus sont réinvestis dans notre vision. Nous sommes fiers d'être membre de 1 % For The Planet et nous donnons chaque année au moins 1 % de nos ventes à des causes environnementales locales. L’Alpine Bakery est aussi membre de Bullfrog Power, organisation canadienne leader dans les énergies durables. Parce que notre entreprise utilise encore des combustibles fossiles, nous compensons notre empreinte carbone en finançant des projets d’énergie verte à travers le Canada avec Bullfrog Power. Nous visons aussi le zéro déchet (récipients recyclables et réutilisables, emballages compostables, etc.); nous imprimons tout notre matériel promotionnel sur du papier 100 % recyclé; nous utilisons uniquement des produits de nettoyage respectueux de l'environnement. Les exemples sont nombreux et nous poursuivons nos efforts tous les jours. À un niveau individuel, s’il n’y avait qu’une action à prendre pour combattre la crise climatique, laquelle nous conseilleriez-vous? AB : Achetez des produits certifiés biologiques! Préférez la qualité à la quantité! Choisissez des aliments riches en nutriments et consommez moins de fast food et d'aliments hautement transformés! On entend souvent dire que les aliments biologiques sont trop chers. Mais d'un autre côté, plus de 50 % de la nourriture produite dans le monde est gaspillée. Le gaspillage alimentaire a un impact majeur sur notre climat. C'est pourquoi nous voulons vraiment encourager tout le monde à manger mieux et acheter moins! Nous avons fait nôtre cette devise du fondateur de Patagonia, Yvon Chouinard : « Nous ne devrions pas craindre qu'une vie plus simple soit une vie appauvrie. Au contraire, la simplicité conduit à un mode de vie plus riche et pleinement satisfaisant. »
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
cHroniQues
19
Façonner ou être façonné Yves Lafond
L’autre jour, j’ai appris un truc d’un vieux de la place pour lire la température. Paraîtrait, je sais pas si c’est vrai, mais quand les mouflons ne descendent pas de la montagne pour aller boire, c’est signe que l’automne se prolongera ad vitam aeternam. Ils l’appellent « l’été Indien ». Même s’ils donnent à ce phénomène le même nom que dans l’Est, à l’évidence ils n’y donnent pas la même signification. Je viens de la terre. De la terre agricole, je veux dire. D’une ferme laitière. Les terres avoisinantes étaient toutes des fermes laitières. Il n’y avait rien d’autre dans le rang. Dans les rangs suivants non plus. Même affaire pour les villages autour. Là aussi, les vieux savaient lire la température en regardant le ciel, le sol, les arbres ou toutes sortes d’autres lectures trouvées dans la nature. Je viens d’un milieu où la nature prenait la forme de l’agriculture. Elle primait sur tout. Petite anecdote pour la confirmer : étant né en avril, on m’a toujours dit que j’étais né dans le mois des veaux. Ça me choquait. Mais pour les vieux, il n’y avait rien d’insultant. C’était même valorisant. Allez savoir pourquoi. Mais de plus, pendant des années, à mon anniversaire, mon père avait l’habitude de parler de ma naissance dans ces mots : « Je m’en rappelle très bien. Les érables coulaient à flots ce jourlà. Je ne pouvais me rendre à l’hôpital. J’avais tellement d’eau à faire bouillir. Pis l’eau était belle et sucrée. Elle rendait tellement. Ça avait donné un maudit beau sirop. Je pouvais pas arrêter. » Il ne serait venu me voir que tard en soirée. Je ne sais pas si ma mère voyait ça du même œil; pas certain que les érables coulants à
pleins vaisseaux la préoccupaient autant. D’autant plus que j’étais leur premier né. Pour mon père, j’étais né un jour de bon sirop. Les gens vivaient de la terre. Elle était tout. Elle était l’essence de la vie. Ils la façonnaient au gré des saisons, au gré des besoins. Quand, après un long hiver, la terre retrouvait ses sens, c’était le temps des semences; quand elle déployait toute sa puissance, c’était le temps des foins, des battages, de la récolte des grains. Pareil pour les jardins. Quand l’automne la refroidissait venaient le rentrage des vaches, l’abattage et les entreposages de cannages et de légumes d’hiver. Quand elle tombait en dormance, les gens tendaient à l’imiter un brin, avant de reprendre le collier arrivé janvier pour aller bûcher le bois déshydraté ou pas bien en santé dans l’érablière afin de se chauffer l’hiver suivant. Ils y retournaient au printemps pour entailler les érables qui, ressuscités par l’eau bénie sortie de la terre, s’apprêtaient à reprendre vie. Pour obtenir ces résultats et garantir la survie, ils devaient la travailler cette terre, la retourner, l’engraisser, l’irriguer, la clôturer, etc. Ils devaient nettoyer le sousbois de ses éléments indésirables afin de favoriser la fortification du noble érable. Veux, veux pas, avec le temps, les générations se succédant, ça emmène une manière de penser. Pour moi, peut-être poussé un peu par le vent, je me suis ramassé aux confins des horizons. Là où la terre rencontre le ciel, où le vent drapé de froid et de glace vous fouette la face avant de vous geler le gros orteil. Peut-être qu’au passage d’un col serré entre la montagne et la rivière en cascade, une avalanche vous dégringolera sur la
Un appel de candidatures est lancé pour : • l’Ordre du Yukon • le Prix pour actes de bravoure • le Prix pour le service public bénévole La date limite est le 29 octobre 2021. Renseignements : Bureau du commissaire du Yukon, 412, rue Main; 667-5121 nominations@yukon.ca commissaireduyukon.ca/programmes
tête sans avertissement ou le ciel vous enverra des tonnes d’eau qui feront glisser une partie de la montagne, ou le sol se dérobera sous vos pieds. Une simple excursion en embarcation sur l’eau peut tourner à la tragédie pour des gens inexpérimentés et expérimentés, où on ne pourra compter sur quiconque pour nous sauver. Mais c’est aussi ici que le soleil oublie de se coucher pendant des mois afin de faire contempler nuit et jour ses paysages tout droit sortis de contes de fées. La faune doit bien aimer cette contrée, car elle prolifère à des sommets nulle part ailleurs égalés. Les éléments sont de puissants chevaux sauvages indomptables. On ne peut pas la mettre à notre main, cette nature. Elle ne se pliera pas à nos besoins. Au milieu de toutes ces conditions, il ne reste qu’une solution. S’adapter à sa volonté. S’harmoniser. On ne pourra pas la façonner. C’est elle qui nous façonne. Comme elle a toujours fait dans ce coin de planète. Je viens de voir un reportage visuel provenant d’images satellites dignes des grands musées tellement certaines facettes de notre Terre sont de grandes réalisations artistiques. Ce qu’elle peut être belle, notre planète! Quand je vois des trucs dans le genre, je ne peux m’empêcher de penser aux éventuels visiteurs arrivant d’autres constellations. Je suis certain qu’ils seraient époustouflés par toute cette beauté, peutêtre unique dans l’univers. Que ces images aient été formées
Flickr
Le Cœur de Voh vu du ciel.
naturellement ou modelées par l’homme, vues du ciel, elles étaient fantastiques. Les terres cultivées occupent le tiers de la planète. Si on y ajoute nos habitations, on arrive à la moitié de la surface de la Terre contrôlée par l’homme. Peut-être que pour l’équilibre, ce serait bien de ne pas trop dépasser cette proportion. Est-ce qu’il y a lieu de glorifier le naturel et de démoniser la main humaine qui y a mis son empreinte? L’homme est coupable de bien des maux. Mais il est aussi capable de beaux accomplissements. Parfois et souvent les deux en même temps. De toute façon, nous ici au Yukon, on aura beau se targuer autant qu’on voudra de vivre dans des panoramas inviolés depuis des milliers d’années, sans les terres cultivées du Sud, notre vie serait extrêmement plus difficile. On ne peut pas vraiment – ou ce serait très ardu – nous passer de ces bienfaits. Il n’était donc nullement mon
Célébration de vie de
Jean-Marc Bélanger 26 juin 1961 - 21 mars 2021
Sur les fondations de l’Amour, il a bâti sa maison sur le roc, dans la chaleur du grand Nord.
Samedi 23 octobre 2021 à 14 h
Mont McIntyre, Salle Grey 1 Sumanik Dr, Whitehorse
but ici de démolir une réalité au profit d’une autre. Je voulais seulement explorer comment nos environnements respectifs peuvent avoir influencé nos manières de penser. Je me permets de résumer ainsi : façonner notre environnement emmène une certaine manière de penser. Être façonné par son environnement en emmène une autre. Mon père était un vrai de vrai cultivateur jusqu’au fin fond de ses gènes. Il ne pouvait regarder un environnement sans penser à la meilleure manière de le transformer pour l’améliorer. De la même façon, j’ai connu des aîné.e.s à Old Crow qui ne comprenaient pas vraiment cette idée de moduler la terre. Il n’y aura pas de morale ici. Seulement que nous sommes rendus à égalité de l’espace occupé sur la planète entre les surfaces sculptées par l’humain et celles sculptées par les éléments. On devrait bien trouver un moyen tôt ou tard de s’harmoniser.
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
Contribuez à façonner 20 l’avenir du Yukon Rejoignez-nous!
Envisagez de siéger à l’un des conseils ou comités suivants : ■
Conseil d’administration de la Société d’énergie du Yukon
Date limite : 29 octobre 2021 Renseignements : Megan Yakiwchuk - 867-393-5337 ■ ■
Conseil d’administration de la Société du Centre des arts du Yukon Conseil consultatif des arts du Yukon
Date limite : 29 octobre 2021 Renseignements : Suki Wellman - 867-667-8789 ■
Commission du patrimoine historique du Yukon
Date limite : 29 octobre 2021 Renseignements : Brian Groves - 867-667-3660 ■ ■ ■
Conseil d’administration de la Fondation du droit du Yukon Comité consultatif communautaire Commission d’examen du Yukon
Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Michele Campbell - 867-667-3033 ■
Régie des services de garde d’enfants du Yukon
Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Betty Burns - 867-332-0582 ■
Commissions de révision des évaluations foncières (régions du centre, centre-est, du nord, du sud-est et du sud-ouest)
Date limite : 1er novembre 2021 Renseignements : Kelly Eby - 867-667-5235 ■
Commission des normes de sécurité en matière d’électricité
Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Hector Lang - 867-456-6596 ■
Comité de discipline des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés
Date limite : aucune Renseignements : Jennifer Roach - 867-332-7295 ■ ■ ■ ■ ■ ■
Comité consultatif des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés Commission d’appel des loteries du Yukon Comité consultatif sur la profession de sage-femme Comité consultatif des physiothérapeutes Commission d’appel des détectives privés et des gardiens de sécurité Comité consultatif des infirmières et infirmiers psychiatriques autorisés
Date limite : jusqu’à ce que les postes soient pourvus Renseignements : Jennifer Roach - 867-332-7295 ■
Conseil de la Bibliothèque publique de Whitehorse
Lettre à l’édition : Journée des ombuds, certificats vaccinaux et équité
Cette année, c’est le 14 octobre que l’on souligne dans le monde entier la Journée internationale des ombuds. Pour sensibiliser le public sur le rôle des ombudsmans, le thème de cette année est « Trouver des moyens de régler les conflits ensemble ». Diane McLeod-McKay
Outre les restrictions sur nos vies quotidiennes, la pandémie de COVID-19 a provoqué des évolutions dans la prestation des services au public. L’une des mesures contre la pandémie a consisté à proposer la vaccination à la population canadienne admissible dès le début de 2021. Beaucoup ont opté pour la vaccination, mais d’autres ont choisi de ne pas se faire vacciner. Certaines régions du pays s’efforcent encore d’accroître leur taux de vaccination, des régions où les éclosions de COVID-19 restent plus fréquentes qu’au Yukon. Face au faible taux de vaccination et pour réduire le risque de transmission aux personnes non vaccinées, bon nombre d’administrations canadiennes ont commencé à déployer des systèmes de certificats de vaccination permettant uniquement aux personnes pleinement vaccinées d’accéder à certains services non essentiels. La plupart de ces services relèvent du secteur privé. À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai entendu parler d’aucun service public imposant de telles restrictions. Toutefois, si le nombre de cas continue
d’augmenter, il est possible que l’accès à des installations gérées par le gouvernement ou d’autres organismes publics soit restreint (ex. les établissements de loisirs subventionnés par des fonds publics). Même si le gouvernement du Yukon délivre maintenant des certificats vaccinaux à sa population, à ce jour, leur utilisation n’a encore jamais été rendue obligatoire dans un établissement, public ou privé, offrant des services au Yukon. Cela tient vraisemblablement au fait que le Yukon affiche un taux élevé de citoyens vaccinés. Plus tôt cette année, moimême et mes homologues du Canada avons collaboré à la conception d’un guide pour aider les gouvernements et autres prestataires de services publics à veiller à ce que l’équité reste le principal critère de décision lorsqu’il s’agit de limiter l’accès aux services seulement aux personnes pleinement vaccinées à l’aide d’un certificat vaccinal. Le guide énonce dix principes pour orienter la prise de décision en matière de certificat de vaccination et porte sur les éléments suivants : des directives claires du gouvernement sur ces certificats par l’intermédiaire de lois ou de
politiques; ces dernières doivent régulièrement faire l’objet d’examens; des communications claires. On peut consulter le guide au ombudsman.novascotia.ca/ sites/default/files/documents/ CCPO-Principes-déquité_certificat-de-vaccination-FR.pdf. Notre guide d’autoévaluation de l’équité dès la conception peut aussi aider les autorités à déterminer le caractère équitable d’un certificat vaccinal, de sa conception à son utilisation, en passant par son déploiement. Le guide est accessible (en anglais) au yukonombudsman.ca/ yukon-ombudsman/for-authorities/ resources. J’invite les autorités à examiner ces documents avant de prendre des décisions concernant l’utilisation ou les modalités d’utilisation d’un certificat vaccinal ou d’un outil similaire. J’invite également les Yukonnaises et Yukonnais à contacter notre bureau pour toute question sur l’utilisation d’un certificat vaccinal pour accéder aux services gouvernementaux ou aux autres services publics. Diane McLeod-McKay est l’Ombudsman du Yukon
Partagez votre récolte avec des Aînés en soins prolongés
Date limite : 29 octobre 2021 Renseignements : Melissa Yu Schott - 867-335-8600 ■
Commission des affaires municipales du Yukon
Date limite : 29 octobre 2021 Renseignements : Kathryn Ives - 867-334-8928 Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, visitez le site https://yukon.ca/fr/repertoire-conseils -comites-commissions ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408. Les dossiers de candidature peuvent être envoyés par courriel, à boards.committees@yukon.ca.
Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais.
Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec l’Aurore boréale! dir@auroreboreale.ca
Le programme d’aliments traditionnels pour les établissements de soins prolongés de Whitehorse lance un appel de dons de gibier (caribou, orignal, wapiti ou bison) et de canneberges sauvages. Contactez Lea Anne Geddes Agente de liaison avec les Premières nations au Centre Whistle Bend 867-332-7850 ou LeaAnne.Geddes@yukon.ca
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
opinions
21
Le luxe de manger de la viande LETTRE OUVERTE – Manger de la viande devient un luxe dans la plupart des pays du monde, même au Canada. La dinde et le bacon n’ont jamais coûté si cher. La bonne nouvelle? Les Canadiens semblent mieux outillés que jamais pour gérer ces augmentations. Sylvain Charlebois
Cette fête automnale de l’Action de grâce nous ramène toujours à l’essentiel, surtout depuis deux ans. Rendre grâce des bonheurs reçus et de ce que nos producteurs, transformateurs, épiciers et restaurateurs nous offrent est quelque chose que l’on ne fait pas assez souvent. Notre panier d’épicerie reste tout de même très abordable au Canada. D’ailleurs, selon l’indice des Nations Unies, le Canada se classe au 18e rang mondial pour son abordabilité alimentaire. Mais les prix alimentaires augmentent beaucoup, surtout la viande. La viande représente une grande partie du budget alimentaire de chacun, environ 20 % en moyenne. Si économiser de l’argent à l’épicerie devient une priorité pour quelqu’un, éliminer la viande du menu s’avérera bien tentant. Une famille canadienne moyenne de quatre personnes peut dépenser entre 2 600 $ et 3 000 $ en produits de viande en une seule année. Réduire son budget de viande peut faire une différence. Selon certaines sources, les ventes de viande ont considérablement diminué cette année, notamment au cours des 12 dernières semaines. La saison du barbecue qui se termine représente la période la plus lucrative de l’année pour le tiercé des viandes, qui comprend le bœuf, le poulet et le porc. À travers le pays, les ventes en volume du bœuf à l’épicerie ont chuté de plus de 6 % depuis juin. Même en Alberta, région du bétail, les ventes de bœuf ont aussi fléchi de 6 % au détail. Constat pire encore pour le poulet et le porc, puisque les ventes en volume du
poulet ont baissé d’au-delà de 12 % et celles du porc de 17 %. En Ontario seulement, les ventes de porc ont diminué de 20 % cet été. Même si les consommateurs sortaient plus souvent au restaurant cet été qu’au printemps dernier, ces baisses restent tout de même assez importantes.
Le prix de la viande atteint un seuil dangereux Il se passe quelque chose de très inhabituel au comptoir des viandes cette année. Historiquement, la demande pour le bœuf et le porc était très élastique au prix, tandis que pour la volaille, la demande ne l’était relativement pas. En d’autres termes, les consommateurs ont tendance à réagir aux prix plus élevés du bœuf et du porc en se tournant vers le poulet. Le poulet s’apparente à la marée ; si le prix du poulet augmente, le porc et le bœuf augmenteront assurément en raison de l’élasticité de la demande. Le prix des viandes a atteint un seuil dangereux ces jours-ci. Plusieurs coupes n’ont jamais été aussi dispendieuses et les consommateurs le remarquent. Selon un récent sondage effectué par l’Université Dalhousie, 86 % des Canadiens savent que le prix des aliments a beaucoup augmenté depuis six mois, et 51,6 % d’entre eux attribuent cette hausse principalement aux viandes. En 2014, le prix du bœuf avait aussi surpris les consommateurs avec une hausse de 25 % en un mois seulement. À l’époque, de nombreux consommateurs avaient boycotté le comptoir des viandes, mais seulement pour un certain temps, puis ils se réconciliaient
avec le bœuf et les ventes repartaient en hausse. Mais en 2014, le marché était bien différent puisqu’il n’y avait pas cet engouement pour la protéine végétale, car elle n’existait tout simplement pas il y a sept ans. Beyond Meat et d’autres entreprises de produits substituts à la viande étaient peu connues. Les Canadien.ne.s entretiennent un attachement particulier envers les protéines animales, principalement parce qu’ils connaissent peu d’options alternatives. Pendant que certain.e.s restent déterminé.e.s à manger des protéines animales, plusieurs s’aventurent au-delà du comptoir des viandes pour s’orien-
ter vers d’autres sources de protéines, devenues plus abordables. La pandémie a aussi changé la donne pour nous tous. Notre littératie alimentaire a pris du galon puisque nous avons cuisiné et découvert de nouvelles recettes. Avec de nouveaux plats et de nouveaux ingrédients, la plupart d’entre nous veulent faire preuve de plus de créativité dans la cuisine. L’option d’utiliser d’autres ingrédients protéiques se trouve dorénavant à notre portée, alors nous sommes mieux outillé.e.s qu’avant. La dure réalité se résume ainsi : manger du bœuf et d’autres viandes devient un luxe dans plu-
sieurs pays du monde, même au Canada. La protéine animale coûte tout simplement davantage. Par exemple, la dinde pour l’Action de grâce a coûté environ 12 % de plus que l’an passé. Le bacon se vend en moyenne autour de 8 $ le 500 grammes, soit près d’un dollar la tranche. Cher, mais il faudra s’y habituer. Au moins, nous avons du choix et il faut rendre grâce des aliments que nous avons à nous mettre sous la dent. Sylvain Charlebois est professeur titulaire et directeur principal au Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, de l’Université Dalhousie
Les balados de l’Aurore boréale : disponibles en ligne!
L'AURORE EN ONDES
Pour écouter les articles lus :
soundcloud.com/lauroreboreale
ou auroreboreale.ca
Prendre racine en terre yukonnaise est un projet de l’Association franco-yukonnaise et de ses partenaires membres du réseau en immigration francophone du Yukon (RIFY). L’objectif est de présenter sous forme de bande-dessinée, les services offerts en français aux immigrantes et aux immigrants pour faciliter leur intégration et les aider à prendre racine au territoire. Les dessins ont été réalisés par Esther Bordet, artiste franco-yukonnaise originaire de France. Merci à
Jeudi 14 octobre 2021
diVertissement
22 JEU NO 483
JEU N 483 O
COLORIAGE
JEU NO 483
RÈGLES DU JEU :
Livre à colorier sur le 125e anniversaire de la découverte de l’or au Yukon, publié par la Commissaire du Yukon.
LES
auroreboreale.ca
RÉPONSE DU JEU NO 483
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la mêmeDU ligne, RÈGLES JEUla:même colonne et la même boîteJEU de 9 :cases. DU
RÉPONSE DU JEU NO 483
RÉPONSE DU JEU NO 483
Vous devez remplir toutes les cases vides en
plaçant les chiffres 1 à 9 une fois par ligne, en devez remplir toutes lesseule cases vides une seule fois par colonne et une seule fois par nt lesboîte chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, de 9 cases. eule fois par colonne et une seule fois par de 9Chaque cases.boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par
boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne ue boîte de 9 cases est marquée d’un trait devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans oncé.laVous quelques chiffres mêmeavez ligne, déjà la même colonne et la mêmepar 9 cases.Ne pas oublier : vous ne pourboîte vousdeaider. z jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans ême ligne, la même colonne et la même de 9 cases.
Kate Carmak est intronisée au Temple de la renommée du secteur minier pour sa découverte de l’or au Yukon.
À larecherche
emploi? d’un
Planifiez une rencontre à distance avec notre équipe! Développement de carrière
Rédaction, révision et traduction de CV
Simulation d'entrevue
Information Conseils sur le marché personnalisés du travail
Offre d’emploi Coordination de la distribution Poste à contrat (environ 4 à 5 heures par publication). Qualités requises : • Autonomie • Organisation • Connaissance du milieu franco-yukonnais ou francophonie en milieu minoritaire • Permis de conduire (+ véhicule personnel) serait un atout. Sous la supervision de la direction du journal, cette personne sera responsable de coordonner l’envoi postal et numérique, chaque jeudi de publication, à l’ensemble des personnes et organisations abonnées, incluant les écoles. Le poste inclut aussi la coordination de la distribution. Rens. : dir@auroreboreale.ca Poste à pourvoir dès que possible
Merci à
emploi.afy.yk.ca
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
santé 23
INFO SANTÉ
SAVAIS-TU que...
Tu viens d’arriver au Yukon?
Ê
...des cours prénataux en français sont offerts à la clinique de santé publique du Yukon? En français, sur demande. C’est gratuit! Une naissance, ça se prépare! (867) 667-8864 Comme ça, tu peux communiquer, en français, pour mieux t’outiller dans ton rôle de parent!
Service d’interprétation-navigation en santé
Artiste Nathalie Parenteau
GRATUIT | PROFESSIONNEL | CONFIDENTIEL
- Prise de rendez-vous médicaux (dentistes/optométristes/santé mentale/etc.) - Interprétation (traduction orale sur place) - Navigation entre les services - Service de transport offert lors des rendez-vous accompagnés - Sur rendez-vous seulement
(867) 668-2663 poste 800 pcsyukon@francosante.org
BOURSES D’ÉTUDES EN SANTÉ ite : m i l e t Da mbre er nove 1 2021
• Tu es un.e francophone ou francophile du Yukon? • Tu poursuis des études dans le cadre d’un programme collégial ou universitaire en santé au Canada? • Tu t’intéresses à la santé en français? Le Partenariat communauté en santé du Yukon offre 2 bourses de 1500$ pour encourager la relève Franco-Yukonnaise en santé.
Les études dans les facultés francophones et anglophones sont admissibles. Certaines conditions s’appliquent. Pour obtenir la trousse de candidature :
pcsyukon@francosante.org
Jeudi 14 octobre 2021
auroreboreale.ca
Coup d’oeil 24 Petites annonces 24 AÎNÉ.E.S Sentinelles Yukon. Deux services pour garantir la sécurité de vos proches aînés et une paix d’esprit pour vous : service d’appels automatisés et centre d’appels. Gratuit. Rens. : sentinelles.afy.ca.
COMMUNAUTÉ Collecte d’aliments pour la banque alimentaire. La collecte s’est déroulée jusqu’au 13 octobre, mais les sacs peuvent toujours être déposés à la banque alimentaire, à tout moment entre 9 h et 17 h, du lundi au vendredi. Les dons en espèces, par chèque ou en ligne sur Canadahelps.org sont également acceptés. Articles nécessaires : Toute nourriture en conserve ou produit secs. Pas de nourriture périssable. Rens. : Chris Vainio, gestionnaire des services bénévoles et communautaires, mvcs@whitehorsefoodbank.ca ou 393-2265. Réouverture du Centre de la francophonie. Le Centre est ouvert au public, du lundi au vendredi, de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Rens. : reception@afy.ca Ludothèque. Empruntez un jeu par membre de la famille pour un mois parmi la sélection de 308 jeux! C’est gratuit! Rens. : projet@petitchevalblanc.ca pour votre identifiant et réservez à csfy.ca/ludotheque Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone?
La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca Vous cherchez des journaux? Pour des projets artistiques ou à brûler dans votre poêle à bois? Inutile d’utiliser l’édition en cours! Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Rens. : dir@auroreboreale.ca Candidatures à l’Ordre du Yukon et au Prix du commissaire pour actes de bravoure et au Prix pour le service public bénévole. La date limite : 29 octobre 2021. Rens. : 667-5121 ou nominations@yukon.ca L’Aurore boréale en ondes. À chaque publication de l’Aurore boréale, quelques articles sont mis en ligne en format audio sur la plateforme SoundCloud. N’hésitez pas à contacter le journal si vous souhaitez lire des articles à haute voix, bénévolement. Rens. : dir@auroreboreale.ca Balados. Après la création de balados pour raconter la vie de douze femmes extraordinaires de la ruée vers l’or du Klondike, Philippe Cardinal vient tout juste de sortir une série de balados de sept épisodes qui raconte les gens et les événements de l’histoire de la fondation de Fort Selkirk. À écouter sur : soundcloud.com/ yukon-extra-ordinaire
ARTS ET CULTURE Appel aux artisanes et aux artisans. Réservez votre espace intérieur avant le 1er novembre et vendez vos créations lors du marché francophone du temps des Fêtes ArtisaNord. Inscription sur Eventbrite. Rens. : appel-artistes.eventbrite.ca Francophones sur scène. Vous êtes en spectacle sur la scène yukonnaise? Envoyez-nous un courriel avec les renseignements utiles et nous les inclurons dans l’infolettre AFY. Rens. : relations@afy.ca Appel aux commentaires. Le projet Dernière Frontière recherche des commentaires sur son travail en chantier de création. Le projet de co-création théâtrale francophone YukonQuébec (Véronique Lachance et Théâtre Everest) aborde l’impulsion de la migration au Yukon et la romantisation du territoire. Il pose des réflexions sur le bagage colonial intersectionnel, sur la cohabitation et la noncohabitation des francophones avec les autres communautés. Date limite : 1er novembre. Rens. : Véronique Lachance lachancedeveronique@gmail.com, ou nac-cna.ca/fr/stories/story/ derniere-frontiere Concours de bande dessinée. Bédéiste amateur ou amatrice et enseignant.e.s d’élèves de 10 à 18 ans, vous pouvez participer au nouveau concours international de création de bandes dessinées présenté par le Centre de la francophonie des Amériques.
Le concours se termine le 15 novembre 2021. 10 000 $ en prix sont à gagner! Rens. : francophoniedesameriques. com/
DEV. ÉCONOMIQUE Francophone et en affaires. Les portraits consacrés aux figures de l’entrepreneuriat yukonnais reprennent aux deux semaines. Découvrez l’histoire et le parcours de talents francophones passionnés participant à l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca Le programme Elevate se poursuit. Le programme Elevate est reconduit sur la période 2021 - 2023. Conçue pour répondre aux impacts de la pandémie sur l’industrie touristique au Yukon, cette aide permet aux entreprises et organismes touristiques admissibles d’accéder à du financement. Les candidatures sont actuellement ouvertes. Rens. : tiayukon.com
IMMIGRATION Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca Programme de jumelage. Passez des moments de qualité et tissez des liens avec d’autres membres de la communauté qui partagent les mêmes centres d’intérêt que vous à travers notre programme de jumelage. Rens. : jumelage.afy.ca
JEUNESSE Cours de gardien.ne averti.e. Le Partenariat communauté en santé offre le cours de gardien.ne averti.e en français pour les enfants de 10 ans et plus les samedis 16, 23, 30 octobre et le 6 novembre de 9 h à 11 h 30 (avec l’examen le 13 novembre). Centre de la francophonie. Coût : 40 $. Inscr. : 668-2663, poste 800 ou à pcsyukon@francosante.org Vente du calendrier CSSC Mercier. Dans le cadre du cours optionnel « Arts médiatiques » donné au CSSC Mercier, un calendrier a été créé et illustré de photographies prises par les élèves. Le calendrier photo est en vente dès maintenant et est disponible pour un don minimal de 22 $. Des copies sont disponibles à l’accueil du CSSC Mercier.
PETITE ENFANCE Colloque en petite enfance, du 10 au 13 novembre. La CSFY et la Garderie du petit cheval blanc sont fières de vous présenter le 3e colloque de développement professionnel pour le personnel en petite enfance. Au menu, 14 conférences virtuelles qui explorent le développement langagier, cognitif, affectif et moteur. Rens. et inscr. : commissionscolaire. csfy.ca/quoi-de-neuf/ ou 667-8680, poste 4
SANTÉ
TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne Français.e.s expatrié.e.s : d’écoute empathique en français Français et Françaises du YUKON, TAO Tel-Aide est disponible inscrivez-vous en ligne au gratuitement et en tout temps au Registre du Consulat général à 1 800 567-9699. N’hésitez surtout Vancouver pour bénéficier des pas à les contacter pour parler 18 h 30 : Atelier animé par Stéphan 10 h : Webinaire gratuit pour 17 h à 20 h : Atelier maquillage tournées consulaires (prochaine de vos craintes, vos sources Poirier sur les réalités du plein air vous apprendre à reconnaître artistique spécial binôme maman/ tournée à Whitehorse du 20 au d’anxiété, votre stress, votre au Yukon en automne et en hiver. et prévenir la violence et le ado. Gratuit pour les membres du 22 octobre) et pouvoir voter aux Centre de la francophonie. Gratuit. harcèlement sous toutes leurs groupe Les essentielles. solitude, ou de tout ce qui vous prochaines élections de 2022 Places limitées. formes. Prenez connaissance Rens. et inscr. : eventbrite.com/e/ chamboule au quotidien. Ils sont (présidentielles et législatives). des recours et des Inscr. : pleinair.afy.ca atelier-maquillage-artistiquelà pour vous, 24 h/24. Inscr. : vancouver.consulfrance.org/ ressources disponibles. dhalloween-special-mamanado Journée internationale de Centre de ressources en registre-consulaire Inscr. : webinaire-harcelement. tickets-187195686337 l’ombudsman : Le thème de cette santé. Des ressources sur afy.ca journée cette année est « Explorer Séances d’information sur les la santé disponibles pour les options pour résoudre les programmes d’immigration. emprunt. De nouveaux livres conflits ensemble ». Le but est Participez à la foire virtuelle sont disponibles, notamment au 19 h : Bowlloween. Le comité JeFY de sensibiliser la population aux B2B, le 26 et 27 octobre, sujet de la réconciliation et de 17 h à 19 h : Atelier sur le t’invite à célébrer l’Halloween services fournis par les ombuds organisée par RDÉE Canada. Il la décolonisation. postpartum, des informations pour au bowling! Enfile ton plus beau dans le monde. y aura des présentations sur les Rens. : pcsadjointe@francosante.org faire des choix éclairés et tous costume et rejoins-nous au Rens. : yukonombudsman.ca différents services disponibles ou 668-2663 poste 810. les outils pour mettre en place Northern Lights Bowling pour pour aider les entreprises l’allaitement. Gratuit. Réservé aux une soirée de quilles mémorable! Besoin d’aide en français pour avec le recrutement national et membres du programme Mamans, Gratuit. Réservé aux jeunes de votre rendez-vous de santé? international, sur les différents papas et bébés en santé. 14 à 25 ans capables de s’exprimer 9 h à 17 h : Vente de CD de Service d’interprétation en santé, programmes d’immigration Rens. et inscr. : en français. Places limitées! musique francophone de seconde gratuit et confidentiel pour la d’IRCC et les bassins potentiels pncp@lesessentielles.ca Inscr. : form.jotform com/ main. 1 CD pour 1 $ et 10 CD pour prise de rendez-vous médicaux de candidats francophones 211946988981275 5 $. Centre de la francophonie. (dentiste, santé mentale, et bilingues. Rens. : amaheux@afy.ca optométriste, etc.), traduction Rens. : connectioninternationale.ca orale sur place, navigation 20 h : Spectacle multidisciplinaire interservices, etc. Onde de choc avec les collectifs EMPLOI ET BÉNÉVOLAT 17h à 21h : Le laser organise un Rens. : pcsadjointe@francosante.org Veridis et Parler Bien. Elks Lodge évènement halloween 5$ la partie 17 h : Soirée cinéma d’Halloween ou 668-2663 poste 810. (401, Rue Hawkins). Billets Pigistes recherché.e.s. L’Aurore par personne. organisée par Les essentielles. disponibles sur Eventbrite. boréale souhaite augmenter son Rens. : sergeantgreg.com Gratuit pour les membres. Rens. : choc.afy.ca équipe de pigistes. Vous voulez ou au 456-GREG(4734) ou Rens. : eventbrite.com/e/soireefaire rayonner la communauté, sur notre page facebook. cinema-speciale-halloweenvous avez des compétences tickets-187020522417 en rédaction journalistique en 19 au 29 octobre 16 h à 18 h : Repas-répit à français et du temps libre pour 9 h à 17 h : Troc de costumes emporter pour les femmes 19 h : Spectacle Un village en rédiger des articles de qualité? d’Halloween. Donnez ou Bon anniversaire à Annie Maheux enceintes et les familles avec un trois dés de Fred Pellerin, dans Les contrats sont rémunérés. échangez vos anciens costumes (14 oct.), agente de projets, Arts bébé. Atelier de nutrition « Cinq le cadre de Coup de cœur Rens. : redaction@auroreboreale.ca d’Halloween, pour femmes et astuces pour mieux manger : et culture à l’AFY et caricaturiste francophone. Centre des arts du Coordination de la distribution. enfants. Aux bureaux du groupe informations et fiches recettes ». du journal. Yukon. Billet à partir de 20 $. L’Aurore boréale recherche une Les essentielles. 3089, 3e Avenue. Gratuit. Réservé aux membres du Rens. : ccf.afy.ca Bonjour à Eric Gaillard! personne pour un contrat de programme Mamans, papas et Gratuit. C’est toujours un plaisir de quelques heures pour coordonner bébés en santé. Rens. : elles@lesessentielles.ca Annoncer : 867 667-2663 rencontrer de nouveaux visages la distribution des journaux, une Rens. et inscr. (avant le 25 octobre) : ou dir@auroreboreale.ca francophones, même quand ils semaine sur deux, le jeudi matin pncp@lesessentielles.ca sont là de longue date. Rens. : dir@auroreboreale.ca
Calendrier communautaire
14 octobre
20 octobre
21 octobre
28 octobre
29 octobre
14 et 15 octobre
22 octobre
19 octobre
27 octobre
30 octobre
12 novembre
Rapides