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L'Aurore boréale - 14 janvier 2021

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No de convention : 4061051

LE JEUDI 14 JANVIER 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 1

Yannick Klein/Yukan Productions

Yannick Klein survole le lac Fish en parapente par une belle journée de décembre. L’année 2020 s’est terminée avec des températures clémentes et des fins de journées plus longues qu’à l’habitude, puisque le Yukon n’est pas passé à l’heure d’hiver cette année. C’était une belle opportunité pour la communauté d’aller jouer dehors. 12-13

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À DÉCOUVRIR

Palmarès Francopresse : deux Yukonnais reconnus Revue de l’année 2020

Première Nation des Kwanlin Dün

2 4-5

Trio féminin à la Cour suprême

8

Bois de chauffage : quel permis?

9

Maryne Dumaine

La Première Nation de Kwanlin Dün raconte son histoire

Loop : un programme pour contrer le gaspillage alimentaire

Laurie Trottier

Kelly Tabuteau

Les jeunes établissent leurs priorités 17 Articles de l’Arctique

18-19

Chroniques du Nord

20-21


Jeudi 14 janvier 2021

auroreboreale.ca

FrAncOPHOnie

2

Deux Yukonnais parmi les personnalités francophones de l’année 2020 Maryne Dumaine

Le Palmarès 2020 des personnalités influentes de la francophonie canadienne de Francopresse est une distinction qui rassemble chaque année dix personnes dont l’influence a marqué la francophonie, au-delà de leur propre province ou territoire. En 2019, l’honorable Angélique Bernard, commissaire du Yukon, était la première personne franco-yukonnaise à faire partie de cette fine fleur. Avec M. Blais et le Dr Hanley, c’est une fois de plus toute la francophonie yukonnaise qui rayonne, doublement cette fois.

Une année éclatante pour l’éducation en français langue première « J’ai été vraiment surpris », annonce d’entrée de jeu le président de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), Jean-Sébastien Blais. « Quand on s’implique dans la communauté, on le fait pour la cause, pas pour la reconnaissance », affirme-t-il humblement. « J’ai aussi de la fierté, car c’est tout le travail de la CFSY qui est reconnu, non pas par nos pairs du territoire, mais dans la grande communauté de la francophonie canadienne! C’est la reconnaissance du travail qui a été fait pour offrir aux élèves francophones des infrastructures et un environnement qui respectent leurs droits linguistiques. » M. Blais souligne le côté historique de cette année 2020. En effet, au-delà des nécessités de s’adapter aux défis liés à la pandémie, on se souviendra de la victoire de la CSFY qui, après plus de dix ans devant les tribunaux, a obtenu la pleine gestion scolaire de l’éducation en français langue première du territoire, en avril dernier. L’année 2020 a aussi été marquée par l’ouverture, en novembre dernier, du Centre scolaire secondaire communautaire

Tirez

Paul-Émile-Mercier. « Ces avancées sont importantes pour le Yukon, mais c’est aussi une avancée à travers le pays pour la reconnaissance des droits linguistiques de tous les francophones », ajoute M. Blais. « Cette reconnaissance met en lumière tout le travail des gens qui sont sur le terrain pour faire une différence dans la francophonie, au quotidien. C’est un travail qui demande beaucoup de persévérance. » Jean-Sébastien Blais est également le 2e vice-président de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), qui tiendra d’ailleurs son congrès annuel au Yukon en 2022. « Ce sera une autre occasion de promouvoir nos réussites en matière d’éducation avec tous nos collègues du national. » Concernant l’avenir à moyen terme, M. Blais mentionne que la CSFY pourrait se pencher sur la question de l’éducation francophone en milieu rural. « L’avenir nous amènera peut-être à démarrer un programme de français langue première, ou un projet pilote, en communauté. » La priorité reste cependant, selon lui, de faire du CSSC Mercier un succès. « Nous avons une garderie efficace, une école primaire remplie et dynamique, nous souhaitons maintenant que Mercier soit un succès, afin d’offrir à nos élèves un continuum d’éducation attrayant et un bon soutien dans leur parcours de francophone. »

Les services en français dans le domaine de la santé Le D r Brendan Hanley est père de deux enfants qui fréquentent actuellement les classes de 7e et de 9e années du CSSC Mercier et il approuve les propos de M. Blais. « C’est plus qu’un nouvel édifice, c’est une partie très importante

sur la

prise

au cœur de la ville et de la communauté yukonnaise. Ma famille et moi sommes très heureux de ces accomplissements. » La francophonie est entrée dans le cœur de Brendan Hanley dès son adolescence. Arrivé en Alberta à l’âge de six ans, il dit avoir été inspiré par Pierre Elliot Trudeau dans les années 70. « C’était important pour moi d’apprendre la deuxième langue officielle du Canada. Après l’école secondaire, une des premières choses que j’ai souhaité faire a été de suivre des cours à la faculté Saint-Jean, à Edmonton. » C’est ensuite en France, mais aussi à travers la littérature francophone et grâce à des voyages qu’il peaufine sa langue de Molière. « Vers l’âge de 30 ans, j’ai passé deux ans à travailler comme médecin dans une région francophone du Vanuatu, en Océanie. » Lui aussi se dit surpris et honoré de faire partie de ce palmarès. « Quand je vois les autres personnes de cette liste, à travers tout le pays, je suis très impressionné d’en faire partie! » Le docteur souligne d’ailleurs que c’est pour lui un honneur de figurer sur la même liste que Shiela Risbud qui a tant contribué à sauver l’établissement postsecondaire (le seul de l’Alberta) où il est allé étudier il y a plus de 30 ans pour apprendre le français. Souvent le seul à s’exprimer en français lors des points de presse du gouvernement reliés à la pandémie, le Dr Hanley marquait cependant son engagement envers la francophonie bien avant 2020. « Pour moi, c’est important de reconnaître la culture et la communauté francophone comme une partie intégrale de notre pays. » Il est également, selon lui, essentiel de comprendre les enjeux reliés à la santé dans sa propre langue et c’est une des raisons pour lesquelles il siège au comité consultatif du Partenariat communauté en santé. « La communauté francophone ici a une grande force. C’est une

Le D r Hanley est arrivé au Yukon pour la première fois en 1995, en tant que médecin de famille en remplacement. Il s’est installé au territoire dans les années 2000. Il a commencé ses fonctions en tant que médecin-hygiéniste en chef en 2008, « quelques mois avant la première pandémie de 2009 ».

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Maryne Dumaine

Jean-Sébastien Blais est commissaire de la CSFY depuis 2013 et a été élu comme président en 2015. La présidence est réélue chaque année.

communauté très accueillante, avec beaucoup d’énergie et beaucoup de participation dans tous les secteurs. C’est très inspirant en tant que Yukonnais de participer à cette communauté francophone. » Concernant l’avenir des services en français dans le milieu de la santé, le médecin-hygiéniste en chef mentionne qu’il faudra continuer « le travail pour normaliser l’ha-

bileté à répondre aux besoins des francophones ». Il ajoute également le travail, déjà entamé, vers la création d’un Centre communautaire de santé bilingue, ainsi que l’accès aux services de santé mentale et les services pour les personnes aînées francophones du Yukon. (L’intégralité du Palmarès Francopresse en pages 6 et 7.)


Jeudi 14 janvier 2021

auroreboreale.ca

DIFFÉRENTES PERSPECTIVES SUR L’AVENIR

XXXXXX ÉDitOriAl

3

Premier Maryne Dumaine

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1

Laurie Trottier

867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511

Journaliste

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ABONNEMENT

Guillaume Riocreux

26,25 $

Par chèque

Visa/Master Card

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par année format papier* ou PDF.

L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

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Marie-Claude Nault

150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

*

Gestionnaire publicité, infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires.

Correspondants :

Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Angélique Bernard, Yves lafond,

L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486

Annie maheux Révision des textes et correction d’épreuves :

L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

marilyn Ferland

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

mélanie sylvain et stéphane cole

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Caricature :

Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première Nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.

Annie maheux

Merci à

Distribution :

Conception de la maquette du journal :

Patric chaussé

Il y a un an, le premier éditorial de 2020 vous proposait une réflexion sur la notion de commencement. Il mentionnait que, techniquement, la décennie calendaire ne commencerait pas avant le 1er janvier 2021. Nous y voilà donc! Pour ce premier journal de l’année, explorons ensemble le concept de « premier ». Comme si cette bonne année 2021 n’avait déjà pas assez de pression sur les épaules, il faut par-dessus le marché qu’elle se place en tête d’une décennie! Et, bien qu’encore à leurs balbutiements, les nouvelles années 20 sont déjà pleines de rebondissements, et pas seulement chez nos voisins du Sud. Ces premiers jours de 2021 ont été marqués, ici aussi, par quelques belles premières fois : premiers vaccins au Yukon contre la COVID-19, première fois que, non pas une, mais bien deux personnes yukonnaises figurent parmi les personnalités influentes de la francophonie canadienne. Yves Lafond, dans sa chronique que vous trouverez en page 21 (tiens, comme l’année…), se remémore un de ses premiers moments en sol yukonnais, à travers une touchante rencontre. Une question s’impose pourtant : pourquoi les premières fois sont-elles plus mémorables que les autres? La première personne qui a donné du gâteau au chocolat à notre enfant, la première descente de ski ou notre première tire d’érable? Si l’on se réfère à la philosophie, c’est simplement parce que le premier, par définition, prime. Selon Aristote, tout tient dans le concept de nouveauté. Le premier, c’est l’origine et le début de tout. Ce serait donc pour cela que ce qui arrive en premier devient si mémorable. Pas d’aboutissement s’il n’y a pas d’origine… Mais que de pression sur ce chiffre 1!

Et si, pour diminuer cette pression, on se positionnait dans la catégorie des personnes qui situent 2020 comme la première année de la décennie. Ainsi, nous serions donc déjà à l’an 2 des années 20. Ouf! Quel soulagement! Mais est-ce que la pression est moindre pour cette deuxième année alors que la première a déjà mis des balises? Finalement, une fois que l’on connait le début de l’histoire, est-ce vraiment plus simple? Chaque 1er janvier, les traditions incitent chacun et chacune à faire des résolutions. Habitudes saines, spor t, alimentation, réflexion, information. Tout est matière à « faire mieux qu’avant ». Cette année ne fait pas exception, surtout en sortant des longues périodes de solitude propices à l’introspection. Mais avons-nous considéré une chose : et si ce que nous faisions était déjà bien? Et si sur certains points nous étions déjà sur la bonne voie? Oui, nous avons toutes et tous des attentes pour l’avenir. Surtout après ces quelques mois de restrictions et à une époque où climat, santé, politique, enjeux sociaux et écologie se disputent les priorités. Mais comme a dit Lao Tseu, un sage chinois du milieu du Ve siècle avant J.-C. : « Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas. » Que l’on aborde 2021 comme une nouvelle décennie ou comme une version 2.0 de 2020, au bout du compte, il faudra tout simplement continuer de mettre un pas devant l’autre. Idéalement, en pleine conscience de chacune de nos actions, l’une après l’autre. Janvier ou pas, premier ou pas, cette nouvelle année n’est finalement que le début du reste de notre vie. Je vous souhaite donc qu’elle soit resplendissante, puisse-t-elle briller en vous comme l’aube éclatante d’une nouvelle journée qui commence.

Retrouvez-nous en ligne :

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CHACUN SON GESTE pour la planète

Voici un petit conseil pour s’assurer de garder notre belle planète propre et en santé. Nous vous recommandons de démarrer votre voiture 5 à 10 minutes maximum pour la réchauffer, afin de réduire le carburant dépensé et diminuer la pollution. Conseil proposé par : Léanne Morissette, Iris Tremblay et la classe de 6e année (Mme Bahl) de l’École Émilie-Tremblay.


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revue De l’AnnÉe

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Année 2020 : écologie, enjeux sociaux et solidarité étaient au rendez-vous L’an 2020 est maintenant chose du passé. Si plusieurs souhaitent rapidement tourner la page, reste que celle-ci a été empreinte d’ingéniosité, d’engagement communautaire et de réussite. L’Aurore boréale vous propose de revisiter les bons coups de cette année haute en émotions. Laurie Trottier

Des résolutions vertes

L’année des enjeux sociaux

Pour plusieurs, l’an 2020 fut l’occasion de réfléchir à de nombreux Alors qu’une vague de froid traenjeux sociaux, notamment en versait le Yukon en janvier, une raison de la vague de dénonciations source de chaleur a émané des de violences à caractère sexuel ou engagements écologiques de la du mouvement Black Lives Matter. Ville de Whitehorse : du compost Au début du mois de juin, une cenpour près de 2 000 logements. Le taine de manifestants ont d’ailleurs programme municipal est destiné à défilé dans les rues de Whitehorse et rendre le compostage plus facile, et de Dawson pour décrier le racisme a été accompagné de campagnes envers les communautés noires et d’information bilingues et de distriautochtones au territoire et dans le bution d’autocollants et d’affiches. reste du pays. Les résidents peuvent également En août, la Commission des télécharger l’application What droits de la personne du Yukon Goes Where sur leur téléphone annonçait un projet quinquennal pour afin d’avoir la bonne information mettre fin au harcèlement sexuel au bout des doigts. dans les milieux de travail du Yukon. De l’information pertinente et L’initiative Vers un Yukon sans haraccessible, c’est aussi le mandat cèlement sexuel au travail souhaite que se sont donné les élèves de Ville de Whitehorse créer un environnement dans lequel 6e année de l’École Émilie-Tremblay, en publiant tout au long de 2020 Le centre de compostage de la Ville de Whitehorse existe depuis 2008, battant en brèche les idées reçues selon lesquelles le les employeur.es, le personnel et le grand public peuvent identifier des capsules intitulées Chacun son compostage au nord du 60 e parallèle est difficile, voire impossible. le harcèlement sexuel et connaître geste dans les pages de l’Aurore davantage leurs droits et les outils boréale. Les élèves ont concenà leur disposition afin d’y faire face. tré leurs efforts sur le thème de à réduire les émissions de gaz à franco-yukonnaise, une façon C’est ce même élan de soliLe 9 novembre 2020, le Yukon l’environnement en réfléchissant effet de serre du territoire de 30 % de resserrer les liens entre la darité qui a mené la compagnie a adopté la Loi sur la protection de aux impacts des gestes posés au sous le niveau de 2010. c ommunau té p e nda nt c et te Yukonstruct à tendre la main aux l’orientation sexuelle et de l’identité quotidien. Une façon ludique et période difficile. Près de 200 membres de sa communauté. de genre. Le Yukon est ainsi devenu éducative pour les élèves – et les Loin des yeux, près internautes y ont partagé mots Rick Yorgason, le coordonnateur le premier territoire à interdire la thélecteurs et lectrices du journal! – d’encouragement, idées d’activi- du programme Makespace, a rapie de conversion. Il est aussi le d’être davantage conscientisé.es du cœur tés, conférences et formations, et ainsi commencé à produire des premier à avoir dévoilé une stratégie sur le sujet. écrans faciaux pour les travailLa pandémie aura eu raison de continuent de le consulter. en réponse à l’Enquête nationale sur Quant à elle, la microbrasse- leurs et travailleuses qui inteplusieurs occasions d’échanges les femmes et les filles autochtones Moins de déchets et de contacts en 2020, mais rie Yukon Brewing s’est tournée ragissent avec des personnes disparues et assassinées. La stratéau territoire elle n’est pas venue à bout de vers la fabrication de désinfec- potentiellement contagieuses. gie de lutte contre la violence faite la solidarité des Yukonais et tants pour les mains dans le Rappelons que le 22 mars 2020, La nouvelle presse à balles pour aux femmes, aux filles et aux perr les textiles installée à Raven des Yukonaises. Mentionnons but d’en offrir gratuitement aux le D Brendan Hanley confirmait sonnes bispirituelles+ autochtones Recycling constitue un pas de d’ailleurs la mise en place du intervenant.es de première ligne les deux premiers cas de COVID- comporte 31 actions prioritaires à plus vers la diminution de déchets groupe Facebook Entraide Yukon et à ceux et celles travaillant dans 19 au territoire. mettre en œuvre d’ici 10 à 15 ans. au Yukon. L’entente tripartite entre le 6 avril 2020 par l’Association les services essentiels. Raven Recycling, Whitehorse Firefi ghts Charitable Society et le gouvernement territorial annoncée en février dernier a permis d’équiper le centre de recyclage de Whitehorse d’une machine pour recycler les textiles et en faire des balles, qui seront par la suite recyclées ou transformées. Huit mois plus tard, deux initiatives gouvernementales voyaient également le jour. La Ville de Whitehorse a d’abord a déposé un projet de loi visant à interdire les sacs à usage unique. Si celui-ci est adopté rapidement, le Yukon pourrait devenir le premier territoire à emboîter le Archives AB pas à d’autres provinces. Puis, le Bob Baxter, copropriétaire de Yukon Archives AB plan d’action Notre avenir propre Brewing, a commencé à produire du gel Le Yukon est le premier territoire à interdire la thérapie de conversion. Ce concept, largement contesté au Yukon comme ailleurs au a été annoncé. Cette stratégie hydroalcoolique pour subvenir aux beCanada ou dans le monde, consistait à fournir des « thérapies » visant à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBTQ2S+ gouvernementale de lutte contre soins du personnel de première ligne. afin de les convertir à la norme hétérosexuelle. les changements climatiques vise


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revue De l’AnnÉe

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CSFY

Isabelle Salesse

Lorène Charmetant et Brigitte Desjardins ont présenté une prestation en ligne de leur

Marc Champagne (à droite) directeur de la Commission scolaire francophone du Yukon a remis les clés du CSSC Mercier, dans un

salon pour un concert virtuel organisé par l’Association franco-yukonnaise.

geste symbolique, à Daniel Blais (à gauche) directeur de l’établissement, le 15 octobre dernier.

Maryne Dumaine

En mars, les Jeux d’hiver de l’Arctique ont été annulés. Un rassemblement officiel a Patric Chaussé/CSFY

tout de même réuni plusieurs centaines d’athlètes et de bénévoles qui s’étaient tant

Amélie et Casey, deux élèves de 8 e année du Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier, coupent les rubans

investis pour l’organisation des compétitions. Il s’agit du dernier rassemblement de

qui représentent l’école et les espaces communautaires lors de l’inauguration de leur nouvelle école.

cette ampleur depuis.

La culture comme ralliement

Changements scolaires

Le domaine de la culture a été particulièrement ébranlé par la COVID-19, mais l’initiative de plusieurs organismes a tout de même permis à l’art de rayonner à travers la ville. C’est le cas d’Arts in the Park qui s’est associée à la radio communautaire CJUC pour que des spectacles d’artistes locaux soient diffusés quotidiennement sur ses ondes pendant tout le mois de juillet. Ainsi, une vingtaine de performances ont été présentées, une expérience unique, selon la productrice par intérim d’Arts in the Park, Brigitte Desjardins. L’initiative de Marie-Hélène Comeau, la Caravane des dix mots, a aussi mis de la couleur dans le journal en plus de lancer aux lecteurs et lectrices une panoplie de défis associés à des mots de 2019 -2020. Le projet a été quelque peu différent cette année : MarieHélène Comeau a plutôt opté pour de courtes capsules présentant des défis artistiques faciles à réaliser avec des matériaux que l’on trouve chez soi, afin de s’adapter au contexte de 2020.

L’année 2020 a amené son lot de changements dans le domaine de l’éducation au territoire. D’abord, le Centre scolaire secondaire communautaire Paul-Émile-Mercier a ouvert ses portes le 13 novembre dernier sur la réserve éducative de Riverdale, accueillant 85 élèves de la 7e à la 12e année. Les travaux, ont été réalisés par la firme locale Ketza Construction. Cette nouvelle école représente l’aboutissement d’une longue lutte judiciaire. Débutée en 2009, il a fallu attendre en avril 2020 avant qu’une entente de règlement entre la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et le gouvernement territorial se concrétise. Cette entente touche entre autres l’éducation en français, la programmation scolaire, la gestion du personnel et des bâtiments, ainsi que les rôles de la CSFY. La construction d’une école secondaire francophone sur le campus de Riverdale à Whitehorse s'inscrivait au cœur des discussions. Cet accord permet aux trois écoles du campus de Riverdale d’optimiser

l’utilisation des installations, notamment des espaces extérieurs et de l’aile de formation technique. Le 19 mai 2020, le Collège de Yukon changeait de nom et devenait l’Université du Yukon, la première université des territoires du Canada. La transition s’était amorcée dès 2012 sur le socle de la réconciliation et de l’expérience nordique. L’université souhaite étendre la recherche sur l’Arctique et les changements climatiques et élargir les possibilités d’études postsecondaires pour les étudiant.es du Yukon.

2020 en sport : annulation et résilience Évidemment, l’annulation des Jeux d’hiver de l’Arctique devant avoir lieu du 15 au 21 mars à Whitehorse en a déçu plusieurs. La compétition sportive internationale durant laquelle près de 2 000 jeunes issus de régions nordiques s’affrontent dans 21 sports différents n’a pas pu se dérouler en raison de la pandémie. Cela n’a toutefois pas empêché les équipes masculine et féminine de la discipline des sports arctiques du Yukon de s’adonner à une compétition amicale avec

l’Alaska, une façon pour eux de contrer l’isolement et de pratiquer leur sport favori. En septembre, le couperet est tombé sur la Yukon Quest. La mythique course de traîneau à chiens, annoncée pour février 2021, ne sera de retour qu’en 2022. Les Jeux de la francophonie canadienne ont aussi subi le même sort : le comité organisationnel a pris la décision en octobre de les repousser à l’été 2022. L’incertitude régnant sur la reprise du sport universitaire n’a pas empêché le talent des jeunes

Yukonais de se faire valoir à travers le pays. Dix jeunes, dont deux athlètes franco-yukonnais, se sont taillé une place dans une institution postsecondaire. Le fondeur Sasha Masson s’est joint à l’équipe du Rouge et Or de l’Université Laval à Québec et Roméo Champagne a intégré l’équipe de biathlon de l’Alpine Insurance Alberta World Cup Academy, qui est reliée à l’Université de Calgary. La persévérance de plusieurs aura donc réussi à faire de 2020 une année remplie d’accomplissements, de réflexions et de résilience.

Toute l’équipe de l’Aurore boréale vous souhaite une année 2021 remplie de bonnes nouvelles!


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FrAncOPHOnie

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Palmarès des dix personnalités influentes de la francophonie canadienne 2020 2020 n’a décidément pas été une année comme les autres! Le Palmarès 2020 des personnalités influentes de la francophonie canadienne de Francopresse n’y fait pas exception. Même si la pandémie a parfois été un argument pour malmener les services offerts en français, elle a aussi fait sortir de l’ombre des gens qui ont à cœur la francophonie canadienne. Et, pour la première fois de l’histoire du palmarès, quatre francophiles s’y sont taillé une place. Mélanie Tremblay, Francopresse

Vous reconnaitrez le nom de certains lauréats qui ont marqué l’actualité nationale ou de votre province au cours des douze derniers mois. Mais vous apprendrez à faire connaissance aussi avec des francophones et des francophiles qui font preuve d’un engagement continu dans leur milieu, que ce soit à l’échelle provinciale ou locale. La francophonie canadienne se vit à échelle humaine

et le palmarès de cette année en est le reflet.

Francophiles, vous dites?

respe ct et leur engagement envers la francophonie. Quelles c o n c lu s i o n s e n tire r ? N o u s laisserons les sociologues et les observateurs se prononcer sur la question. Mais pour le moment, permettons-nous de nous en réjouir.

Vous aurez sans doute remarqué le terme « francophile » dans le paragraphe précédent. Cette année, pour la première fois Une francophonie à depuis le tout premier palmarès échelle humaine en 2015, on y retrouve quatre francophiles. Des gens qui, sans Nous prenons le travail de sélecy être forcés, ont manifesté leur tion des personnalités très au sérieux. Nous pourrions tomber dans la facilité et nous contenter de choisir celles et ceux qui ont eu un impact sur la francophonie à l’échelle nationale. Mais la langue et la culture se vivent à échelle humaine dans les actions quotidiennes et dans l’engagement. La version provisoire du document C’est pour cette raison que, Potentiel créatif : Stimuler l’économie comme chaque année, nous créative du Yukon est maintenant avons fait appel à nos parteaccessible à des fins d’examen public, naires pour ratisser le territoire et ce, jusqu’au 5 février 2021. Donnez et dénicher les candidats qui ont votre avis! eu une influence positive sur la francophonie de leur milieu. Cette Pour lire la stratégie, visitez année encore, les journalistes des yukon.ca/fr/ccis ou demandez un journaux membres de l’Associa-

Votre avis nous intéresse!

exemplaire papier par courriel à ccis.engage@gov.yk.ca ou par téléphone au 867-332-3670 ou (sans frais) au 1-800-661-0408, 8383 poste 8383.

Laurent Rigaux

Heather Morrison, médecin-hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard.

tion de la presse francophone (APF), de l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada) et d’ONfr+ ont participé au processus de nomination. Les candidatures ont ensuite été soumises à un jury composé de journalistes de la francophonie canadienne. Les résultats compilés ont ensuite été audités par une firme de vérification comptable.

Les personnalités 2020 Jean-Sébastien Blais ( Yu k o n ) – É d u c a t i o n / Communautaire Après plus de dix ans devant les tribunaux, la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY), sous la présidence de Jean-Sébastien Blais, a obtenu la pleine gestion scolaire de l’éducation en français langue première du territoire en avril dernier. Les efforts de M. Blais ont aussi contribué à l’ouverture du Centre scolaire secondaire c o m m u n a u t a i re P a u l - É m i l e Mercier qui a accueilli plus de 80 nouveaux élèves de la 7e à la

12 e année en novembre dernier. Jean-Sébastien Blais est aussi 2e vice-président de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF). Dre Heather Morrison (Îledu-Prince-Édouard) – Santé Dès les premiers jours de la pandémie, la médecin-hygiéniste en chef de l’Île-du-PrinceÉdouard, la Dre Heather Morrison, a répondu aux questions des médias francophones sans hésiter. Elle a par la suite pris les devants en livrant systématiquement son message quotidien en conférence de presse dans les deux langues. Un choix qui est une nécessité sanitaire, selon elle, afin d’assurer une meilleure compréhension des enjeux chez les francophones. Le Réseau Santé en français Î.-P.-É. a d’ailleurs reconnu ses efforts en lui remettant le prix honorifique Étoile Santé pour souligner son travail exceptionnel et sa contribution aux services de santé en français de la province. Michel Doucet (NouveauBrunswick) – Droit Michel Doucet est un juriste

Aidez-nous à affiner cette stratégie ancrée dans le concret pour réaliser le plein potentiel du secteur et accroître ses contributions à l’économie et à la société du Yukon. Si vous faites partie d’une des industries ci-dessous, nous avons besoin de vous! • Écrits et ouvrages publiés • Enregistrement sonore • Productions audiovisuelles et médias numériques • Arts visuels et appliqués • Arts de la scène • Patrimoine historique et bibliothèques

Fournie Fournie

Fournie

Linda Cardinal, chargée de mission pour

Jean-Sébastien Blais, président de la

Michel Doucet, avocat et professeur

le développement de la recherche à l’Uni-

Commission scolaire francophone du

émérite à la Faculté de droit à l’Université

versité de l’Ontario français et profes-

Yukon (CSFY).

de Moncton.

seure titulaire à l’Université d’Ottawa.


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FrAncOPHOnie

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Fournie Fournie

Xavier Gould, artiste et auteur.e. de théâtre néobrunswickois.

acadien du Nouveau-Brunswick. Avocat et professeur émérite à la Faculté de droit à l’Université de Moncton, il a consacré sa carrière à la défense des droits linguistiques des Acadiens et des francophones ailleurs au pays. Bien qu’il ne défende plus de cause, il milite activement pour les droits francophones et acadiens sur les médias sociaux. Il est la référence en droit linguistique auprès des médias acadiens. Il a été nommé membre de l’Ordre du Canada par la gouverneure générale en 2020 pour avoir consacré sa vie à faire respecter le français comme langue officielle et pour sa défense des droits linguistiques. Xavier Gould (NouveauBrunswick) – Arts et culture Xavier Gould pratique l’art du drag depuis 2017. Iel fait la promotion de cet art auprès des francophones et Acadiens du Nouveau-Brunswick. Iel a participé cette année à la série documentaire de la CBC Canada’s A Drag en tant que dragqueen francophone. Xavier écrit actuellement la première pièce de théâtre queer acadienne, Déportes-moi : le disco Queer acadien, qui vise à rassembler les voix de la communauté LGBTQ2+ et des francophones de l’Acadie. Linda Cardinal (Ontario) – Recherche universitaire / Francophonie Chargée de mission pour le développement de la recherche à l’Université de l’Ontario français et professeure titulaire à l’Université d’Ottawa, Linda Cardinal contribue à la vitalité des communautés francophones en Ontario et au Canada par ses recherches sur la francophonie canadienne. Depuis septembre 2020, elle est la directrice régionale des Amériques au sein de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF). En 2020, elle a reçu la médaille l’Ordre de la Pléiade.

Annamie Paul (Ontario / National) – Politique Annamie Paul a été élue cheffe du Parti vert du Canada en octobre 2020. L’avocate torontoise bilingue et francophile permet au parti de mieux se positionner auprès des francophones. Annamie Paul a marqué l’histoire canadienne en étant la première femme noire et la première femme de confession juive à être élue chef d’un grand parti fédéral au Canada. Ronald Cormier (NouveauBrunswick) – Communautaire R o n a l d C o r m i e r, m i e u x connu sous le nom de Pépère Boite à lunch, est un marathonien sexagénaire qui court pour la bonne cause. Depuis 2016, il participe à des marathons pour amasser des fonds pour, entre autres, offrir des repas santé aux élèves de la région du sud-est du Nouveau-Brunswick. Cette année, l’organisme Pépère Boite à lunch a été désigné organisme de bienfaisance par l’Agence du revenu du Canada. Depuis 2016, Ron Cormier a récolté plus de 50 000 $ pour appuyer les plus démunis de sa région. Sheila Risbud (Alberta) – Éducation / Francophonie À peine élue présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), Sheila Risbud a dû mener de front la sauvegarde de l’autonomie du Campus Saint-Jean menacée par les compressions budgétaires de la province. La campagne Sauvons Saint-Jean lancée par son organisme au printemps 2020 a mobilisé les acteurs politiques et communautaires de partout au pays pour sauver le seul établissement postsecondaire de langue française en Alberta. Sheila Risbud a aussi piloté le dossier de restructuration au journal Le Franco.

Alistair Maitland, Gouvernement du Yukon

Sheila Risbud, présidente de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA).

Brendan Hanley (Yukon) – Santé Avant 2020 déjà, le médecin-hygiéniste en chef du Yukon Dr Brendan Hanley montrait une voie où la langue française était reconnue dans les services de santé. Il siège au comité superviseur du Partenariat communauté en santé de la province. Son influence dans son domaine est indéniable. Lors des conférences de presse du Yukon, il est souvent le seul à s’exprimer en français, démontrant ainsi sa conviction qu’il est essentiel de comprendre les enjeux sanitaires dans sa propre langue. Natalia Kusendova (Ontario) – Politique La députée conservatrice de la circonscription Mississauga Centre, en Ontario, Natalia Kusendova, a piloté le projet de loi 182 qui a fait du drapeau franco-ontarien l’un des huit emblèmes officiels de la province. Fin novembre 2020, le premier ministre Doug Ford l’a promue au poste d’adjointe parlementaire de la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney. Cette infirmière de formation a appuyé les travailleurs de la santé au début de la pandémie en reprenant du service à l’hôpital général d’Etobicoke.

Brendan Hanley, médecin-hygiéniste en chef du Yukon.

Rebecca Wood

Annamie Paul, cheffe du Parti vert du Canada.

Rachelle Richard-Leger photographe

ONfr+

Natalia Kusendova, députée de la circons-

Ronald Cormier, connu pour son engagement communautaire sous le nom de Pépère

cription Mississauga Centre, en Ontario.

Boite à lunch.


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Premier trio féminin à la Cour suprême du Yukon Un premier trio féminin de juges résidentes siège désormais au plus haut tribunal du territoire. « Un pas de plus vers la diversité », affirme la juge Karen Wenckebach, nommée à la Cour suprême il y quelques semaines. Laurie Trottier

« Je suis chanceuse que des gens avant moi aient lutté pour que les femmes puissent avoir les mêmes possibilités et chances que les hommes, et je leur en suis reconnaissante », affirme Karen Wenckebach, au sujet de sa nomination. Depuis quelques années, la Cour suprême du Yukon attire les nominations historiques. D’abord, une femme a été nommée pour la première fois en 2018, soit la juge Edith Campbell. Celle-ci est aussi la première juge s’exprimant dans les deux langues officielles du pays à siéger de façon permanente à la Cour Suprême. Puis, en juillet 2020, l’honorable juge Suzanne Duncan prenait les rênes de la Cour suprême, devenant ainsi la première femme juge en chef au Yukon. En remplaçant Suzanne Duncan, Karen Wenckebach ferme la marche et contribue à former le premier trio féminin de l’histoire de la plus haute cour yukonnaise. « J'espère que nous prendrons plus de mesures et deviendrons plus inclusifs en ce qui concerne les personnes de couleur et les juges des Premières Nations, ce serait formidable. Mais c'est déjà

merveilleux », soulignait la nouvelle nommée en conférence de presse. Pour une meilleure inclusivité, « tout le système légal » doit continuer à faire des changements juridiques, selon l’Albertaine.

Le bilinguisme à l’honneur Bien que son niveau en français ne lui permette pas d’entendre des causes dans cette langue, celle-ci voit d’un bon œil son bilinguisme : « Être bilingue est sûrement un atout […], être capable de communiquer dans plusieurs langues est toujours enrichissant. » À ce sujet, Edith Campbell salue les efforts de sa nouvelle collègue : « Je pense que c’est excellent, et je sais que la juge Wenckebach veut continuer d’améliorer son français, et peut-être, éventuellement, être en mesure d’entendre des causes. » Pour la Québécoise d’origine, le bilinguisme représente un atout indéniable lui permettant de mieux comprendre la communauté francophone. L’Association franco-yukonaise (AFY) a d’ailleurs accueilli favorablement la nomination de Mme Wenckebach. « C’est quelque chose de très satisfaisant, surtout

Wenckebach de s’installer au territoire, c’est son amour pour les grands espaces ainsi que la chance de travailler dans un barreau « professionnel, compétent et éthique ». Celle qui a également un baccalauréat en histoire avec une mineure en études des femmes et un baccalauréat spécial en travail social œuvrait en tant conseillère juridique au gouvernement du Yukon avant que la Cour suprême ne lui ouvre ses portes. Revenue en 2013, Edith Campbell est du même avis : « C’est ici qu’on voulait vivre, c’est ici qu’on se sentait le mieux. » Les nombreuses opportunités qu’offre le barreau ainsi que « la communauté francophone vibrante » du Yukon l'ont entre autres motivée à défaire ses valises. Pour l’année 2021, un des Guillaume Riocreux objectifs de Julie Croquison et son La juge Karen Wenckebach a été nommée juge de la Cour suprême du Yukon au mois équipe à l’AFY est d'ailleurs de créer un réseau de juristes francode novembre 2020. phones « à différents niveaux pour pouvoir les aider dans leur développement professionnel, mais visent à augmenter l'accès à la lorsqu’on sait que la juge sait aussi pour aider la communauté ». justice en français au Yukon. parler français. C’est rassurant Q u a n t à elle, la juge pour notre communauté », se réjouit Julie Croquison, agente Charmées par We n c k e b a c h e s t t o u j o u r s de projets en justice et en veille en formation, mais sera en le territoire stratégique à l’AFY. L’organisation mesure d’entendre des causes développe des initiatives qui C e q u i a c o n v a i n c u K a r e n très prochainement.

Sacs à usage unique : les commentaires du public sont sollicités Le gouvernement du Yukon veut connaître l’opinion des Yukonnais sur la façon d’appliquer l’interdiction des sacs en papier et en plastique à usage unique.

Appelde candidatures

867 668-2663

afy.yk.ca

Merci à

Bénévole Engagement de l’année exceptionnel

reconnaissance.afy.yk.ca

nous d’établir la meilleure façon de procéder. Nous voulons que tous les Yukonnais jouissent d’un La population est invitée à s’expri- avenir vert en réduisant nos déchets mer sur les modalités de l’interdic- et en empêchant que le plastique tion, notamment sur le calendrier gâche notre paysage », comd’entrée en vigueur, les exemptions mente Mme Pauline Frost, ministre qui devraient être prévues et tout de l’Environnement. problème ou obstacle à la mise en application de l’interdiction. L’interdiction proposée « Il suffit d’une simple visite ne s’appliquera pas : dans une installation de gestion des déchets du Yukon pour voir à - Aux sacs fournis par un pharquel point les sacs à usage unique macien pour transporter des médisont un fléau. Cette consultation caments sur ordonnance; publique s’inscrit dans notre volonté - Aux sacs servant à contenir de les interdire. Les Yukonnais se des ordures, des matières comsont exprimés en faveur de l’inter- postables et des déchets animaux; diction, mais il est important pour - Aux sacs liés à l’alimentation, Extrait d’un communiqué du Gouvernement du Yukon

comme les sacs à lunch, à sandwich et à congélation; - Aux sacs servant d’emballage principal pour les aliments, les produits agricoles, les produits de boulangerie, la viande, les aliments de restauration rapide, la charcuterie et les articles de quincaillerie en vrac. La consultation publique permettra de faire appliquer l’interdiction d’une manière qui convient aux Yukonnais, aux entreprises et aux municipalités. Les Yukonnais ont jusqu’au 8 mars 2021 pour faire part de leurs commentaires concernant l’interdiction des sacs à usage unique sur le site EngageYukon.ca.


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Des permis pour la coupe de bois qui ne se laissent pas abattre Deux permis sont proposés par le gouvernement du Yukon. Ils permettent la régulation de l’abattage du bois et la protection des forêts. place par la Direction de la gestion des forêts. Certains secteurs ont été ouverts à la coupe afin d’éviter les feux de forêt, par exemple.

Marie Mounier

Cette année, les températures n’ont pas encore drastiquement chuté, mais voilà déjà plusieurs mois que le chauffage a été mis en route et que les poêles à bois crépitent. Selon le ministère de la Santé et des Affaires sociales, au territoire, au moins 15 % des logements brûlent du bois comme première source de chauffage et 21 % le font en appoint. La commande des cordes dès la fin de l’été, la coupe personnelle de bois et la gestion de celui-ci au cours de l’hiver sont pour une part des Yukonnais et des Yukonnaises une logistique saisonnière. La première difficulté étant alors de s’approvisionner en bois de chauffage.

Deux permis de récoltes de bois de chauffage Afin d’aller couper du bois de chauffage, que ce soit à des fins personnelles ou commerciales, il est obligatoire de demander au préalable un permis de récolte auprès d’un des bureaux des inspections et du suivi de la conformité. « De nombreuses personnes qui font une demande de coupe de bois sont dans des coins reculés,

Une année particulière pour la coupe de bois

Marie-Claude Nault

Environ 1 200 permis résidentiels sont distribués annuellement, en plus d’une soixantaine de permis commerciaux, des chiffres stables depuis plusieurs années.

nous offrons donc la possibilité de la faire en ligne afin de pallier la distance assujettie au territoire », explique Gavin Dykshoorn, gestionnaire forestier du ministère de l’Énergie, des Mines et des Ressources du Yukon. Si le permis personnel est accessible à tous et entièrement gratuit, il est cependant limité en quantité et ne peut pas dépasser trois ans. Le permis commercial, quant à lui, suit des règles plus

précises, telles que la nécessité de posséder un numéro d’enregistrement d’entreprise du Yukon. Il doit de plus être accompagné d’une licence d’abattage dont le prix est ajusté à la quantité de bois coupé.

Pour éviter les déforestations qui ont eu lieu par le passé à travers le territoire et afin de préserver la faune et la flore, la coupe de bois a été fortement régulée. Ainsi, seul le bois mort sur pied ou gisant est autorisé à être récolté. Des permis au service « Certains arbres verts peuvent être coupés, mais seulement s’ils reprédes forêts du Yukon sentent une gêne pour ceux à proximité », note le gestionnaire forestier. C’est avant tout pour protéger le De même, des zones spécifiques domaine forestier du Yukon que sont délimitées selon un plan mis en les permis ont été mis en place.

En 2020, la COVID-19 n’aura rien changé concernant l’abattage de bois. Pourtant, les conditions hivernales auront rendu la coupe plus difficile. « Cette année, avec toute la neige qui est tombée, récolter une corde nécessite beaucoup plus de temps et d’énergie », assure Michel Duteau, un Franco-Yukonnais qui coupe du bois pour le vendre depuis quelques années. Une corde de bois coûte entre 300 et 350 dollars, mais ce prix peut augmenter au milieu de l'hiver selon les conditions climatiques. « La quantité de bois vendu dépend des conditions climatiques des hivers précédents, elle n’a pas diminué ou augmenté de façon notable cette année », conclut cependant Gavin Dykshoorn. La coupe de bois demeure donc une activité stable et prospère au Yukon. Initiative de journalisme local APF – Territoires

La vie de Zhùr ou les secrets de la jeune louve momifiée retrouvée au Klondike Extrait d’un communiqué du Gouvernement du Yukon

C’est le mineur Neil Loveless qui a découvert la jeune louve en juillet 2016 à Last Chance Creek, tout près de Dawson, au Yukon. Cet te petite louve, nommée « Zhùr » (ce qui veut dire « loup » dans la langue autochtone des Han), nous arriverait tout droit de la période glaciaire. Maintenant publiés dans la revue Current Biology, les résultats de l’étude scientifique révèlent que la momie est celle d’une jeune louve grise (Canis Lupus) qui a vécu sur le territoire de l’actuel Yukon pendant le Pléistocène. L’étude a été menée par Julie Meachen, paléontologue de l’Université de Des Moines, et Grant Zazula, paléontologue du Yukon. L’ é t u d e a p e r m i s d ’ e n apprendre plus sur d’importantes classifications : l’âge de la louve, la

Genséric Morel/Archives AB

La jeune louve était âgée de sept semaines au moment de sa mort (survenue il y a 57 000 ans). Sa dentition indique que ses repas provenaient des rivières et des cours d’eau. Les poissons, comme le saumon qui fraie aujourd’hui encore dans les cours d’eau yukonnais, figuraient probablement au menu.

durée de sa vie, son régime alimentaire et ses relations génétiques avec les espèces de loups ayant vécu à l’ère glaciaire. L’équipe scientifique a travaillé avec la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in afin de mettre en valeur l’importance culturelle que revêtent les loups et les autres mammifères de la période glaciaire pour cette com-

munauté autochtone. « Il est extrêmement rare de trouver les restes momifiés d’anciens animaux en Amérique du Nord. L’étude de la carcasse complète de cette jeune louve qui a vécu à la période glaciaire nous permet de reconstituer son mode de vie, ce qui serait impossible si nous ne disposions que d’os fossilisés », note M. Grant Zazula.

« La rencontre entre le savoir traditionnel et les méthodes scientifiques occidentales nous aident à mettre toutes les chances de notre côté pour mieux comprendre notre territoire et les espèces qui y vivaient aux côtés de nos ancêtres, et celles qui y vivent encore aujourd’hui. Nous sommes ravis d’avoir contribué à amorcer un mouvement qui intègre savoir traditionnel et recherche scientifique. Nous nous réjouissons aussi de la découverte de

Zhùr, ce témoin de notre passé qui s’est rendu jusqu’à nous pour nous enseigner ce qu’avait l’air notre environnement, il y a très longtemps », indique Mme Roberta Joseph, cheffe de la Première Nation des Tr’ondëk Hwëch’in. Zhùr est la momie de louve la mieux préservée et la plus complète trouvée à ce jour. Elle est maintenant exposée au Centre d’interprétation de la Béringie du Yukon, qui est ouvert les samedis et dimanches, de 12 h à 17 h.

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culture 10

La Première Nation de Kwanlin Dün raconte son histoire Raconter son histoire à sa façon, c’est cette vision qui a guidé la Première Nation de Kwanlin Dün dans la création de son livre Kwanlin Dün Dǎ kwǎndur ghày ghakwadîndur : Our Stories in our Own Words, dans lequel sont racontées l’histoire, les rites, mais surtout la résilience de la communauté. Laurie Trottier

Le livre a été lancé en décembre et distribué gratuitement aux membres de la Première Nation de Kwanlin Dün. Dans une vidéo publiée lors du lancement, la cheffe Doris Bill réitère que le livre « documente les connaissances, la sagesse, le courage, la force et la résilience » de leurs ancêtres. « Ils se sont assuré que nos langues et notre culture survivent pour servir de guide, à nous aujourd'hui et à nos générations futures », a-t-elle ajouté. L'ouvrage est dédié aux ancêtres, mais également à la jeunesse, chargée de « porter la vision » des anciennes générations. Divisé en six sections correspondant chacune à une période historique et à une saison, le livre passe en revue tous les enjeux, les changements et l’essor de la Première Nation, et ce, depuis un millénaire. Une place importante est accordée aux familles et aux rites ayant traversé le temps. Les « family focus » permettent également de reconstituer l’arbre généalogique et de voir comment les traditions et les connaissances se sont passées de génération en génération. Ce travail colossal de collecte de témoignages, de recherche, d’écriture et de publication s’est échelonné sur dix ans, et a mis à contribution plus de 200 membres de la Première Nation.

du chapitre. Puis, le poème de Sweeny Scurvey « Disturbing the Peace » décrit par exemple le changement radical survenu dans le camp paisible de sa famille lorsque la construction de la route de l’Alaska a débuté. Ce chapitre difficile revient d’ailleurs sur les lois yukonaises restreignant l’accès aux territoires de chasse et de trappes dans le but de protéger les champs d’or et sur celles limitant la vente de viandes et de poissons sans licence officielle. La « friendly invasion » (l’invasion amicale), des

soldats américains venus travailler à la construction des routes sur le territoire, a représenté un coup dur pour la Première Nation, qui n’a pas été consultée à ce sujet. Aussi, le trauma des pensionnats indiens se glisse dans plusieurs poèmes et témoignages.

L’avenir est une nouvelle saison Le livre est également empreint d’espoir et met l’accent sur les membres de la communauté qui ont fait évoluer la Première

Nation et ont contribué à son épanouissement. Le dernier chapitre montre comment la Première Nation s’organise désormais, et la place des jeunes dans ce cheminement. Le passage « Notre jeunesse s’élève » redonne d’ailleurs la parole à ces jeunes membres de la communauté, à leurs rêves et à leur désir commun de trouver des façons uniques de démontrer leur lien à leur culture. L'ouvrage est l’une des phases du plan pour la préservation de l’héritage de la Première Nation. Celle-ci souhaite qu'il soit

utilisé comme outil pédagogique. Les prochaines phases du plan visent à développer des outils et des ressources pour que l’histoire de la Première Nation de Kwanlin Dün ne sombre jamais dans l’oubli : « Nous racontons ces histoires pour que nous sachions et que tout le monde sache comment nous en sommes arrivés là où nous sommes aujourd'hui », affirme la cheffe Doris Bill. Et c’est tout sauf un hasard si le livre se conclut avec cette phrase, lourde de sens : « Nous sommes toujours là. »

Bourses en art : les récipiendaires du Prix pour les artistes établis (Advanced Artist Award) dévoilés Roman graphique, musique électronique, réalité virtuelle : les nouveaux récipiendaires du Prix pour les artistes établis, bourse du gouvernement du Yukon, ne manquent pas de projets pour l’année 2021, ni d’esprit d’équipe. Laurie Trottier

Le Prix pour les artistes établis s’adresse aux artistes d’expérience proposant des projets novateurs ou souhaitant approfondir certaines notions artistiques et vise à contribuer à leur rayonQuand la culture nement. La bourse, offerte deux fois par année, a été attribuée à documente 25 artistes à l’automne 2020, dont Tout au long de l’imposant livre, les Joyce Majiski. rites et les poèmes des membres La peintre et sculptrice de la communauté représentent émérite, qui a déjà reçu huit fois une source de documentation, et ce prix au cours de sa carrière, utien guident même entièrement la lisera ce fonds pour se concentrer première section : « Nous avons sur son nouveau projet : la créadéveloppé le premier chapitre tion d’un roman graphique. Cette de ce livre afin de rendre aux variante d’une bande dessinée futures générations une source propose un format un peu plus des histoires traditionnelles, dans long et est destinée à un lectorat chacune de nos langues », précise plus âgé. l’équipe de révision technique dans la préface. L’environnement en Certains poèmes sont d’ailtoile de fond leurs très révélateurs des défis que la communauté a dû surmonter. Le Après l’exposition récente de chapitre 4, « Yúk’e Kwàch’e », soit son œuvre Song of the Whale en « Le temps de l’hiver », propose décembre dernier au Centre des des témoignages particulièrement arts du Yukon, Joyce Majiski est sombres, caractéristiques de la déjà à la recherche d’une autre période de 1940 à 1973. « Nous forme d’art, toujours avec une sommes devenus une minorité visée écologique et environnedans notre terre natale », souligne mentale : « Je veux explorer l’écrid’entrée de jeu l’introduction ture comme une nouvelle façon

d’exprimer mes inquiétudes, une différente façon d’aborder des enjeux qui sont importants pour moi », affirme-t-elle. What we learned about the Truls n’a pas de date de sortie officielle, puisque Joyce Majiski souhaite se laisser le temps d’explorer toutes les avenues possibles. « La bourse permet de laisser du temps aux artistes pour qu’ils n’aient pas à se demander comment ils vont subvenir à leurs besoins », confie l’artiste multidisciplinaire. Chose certaine : l’univers utopique que Joyce Majiski mettra en œuvre sera empreint d’écologie, d’originalité et de responsabilité collective. Le thème de l’environnement s'inscrit aussi au cœur des productions de Marten Berkman, également récipiendaire du Prix, qui se concentre sur la relation entre les humains et le reste de la nature. « On est devenus très éloignés de la terre et je trouve que l’art est un des moyens pour exprimer cette connexion, qui est toujours là, mais que nous perdons inconsciemment », estime le Montréalais d'origine. La bourse lui servira à développer un tout nouveau projet de réalité virtuelle. Lui qui a fait ses preuves dans le format 3D

depuis déjà quelques années voit en cette nouvelle forme d’art une belle façon d’offrir cette connexion au public.

Voir plus grand en coopérant Mar ten Be rk man a tendu la main à une multitude d’artistes afin de concrétiser son projet, en y incluant notamment l’art de Heather Von Steinhagen, la danse de Michaëla St-Pierre et l’improvisation musicale de Jordy Walker, ainsi que plusieurs autres. « C’est magique pour moi de travailler avec d’autres personnes sur un sujet commun. Je suis excité de savoir ce qu’on peut découvrir et créer ensemble », s’enthousiasme-t-il. Celui qui obtient ainsi son quatrième prix pour les artistes établis affirme ne pas avoir de réalisation favorite, mais plutôt que « chacune est un pas, une étape » dans l’évolution de sa vision artistique. Son œuvre devrait aboutir à l’hiver prochain. En plus de participer à la production artistique de Marten Berkman, Jordy Walker offrira des séances de mentorat à Lorène Charmetant pour l’intégration

de musique électronique dans sa musique acoustique. Lorène Charmetant met la main sur un Prix pour les artistes établis pour la première fois de sa carrière et est ravie de pouvoir utiliser les fonds pour apprendre à « aller plus loin et [à] développer une certaine compétence musicale » dont elle a besoin pour son travail. Les sessions de mentorat ont déjà débuté et s’échelonneront sur un an, avec des séances de base, d’exploration et des techniques de fabrication de son. Lorène Charmetant est connue pour sa musique à mi-chemin entre le folk et le jazz et travaille présentement à la réalisation d’un EP. « Ça permet d’avoir du temps qui est dégagé pour ça », se réjouit-elle, tout en insistant sur le talent de Jordy Walker. En raison des conséquences indéniables de la COVID-19 sur le domaine des arts, le gouvernement du Yukon a annoncé qu’il doublerait les fonds disponibles pour le Prix pour les artistes établis. Le montant est donc passé de 75 000 à 150 000 $ pour le concours d’été et d’automne 2020. La prochaine sélection de boursiers et boursières se déroulera au mois d’avril 2021.


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culture

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L’art en vitrine

Fournie

L’artiste Nicole Bauberger

En ce début d’année, les artistes de la galerie Yukon Artists @ Work (YA@W) continuent de travailler en direct de la vitrine de la salle d’exposition, du mardi au samedi de 13 h à 15 h. Les visiteurs sont invités à se rendre sur les lieux afin d’échanger avec les artistes présents, tout en respectant les règles de distanciation physique. Cette semaine, c’est au tour de l’artiste aux multiples talents Nicole Bauberger de présenter ses créations. Ses toiles à l’huile ainsi que ses œuvres à l’encaustique représentant de façon créative le paysage canadien sont saisissantes. Sa série de corbeaux créée à travers l’utilisation de différents matériaux marque également l’imaginaire de toute personne qui s’y attarde. En janvier, il sera possible d’admirer ses plus récentes pièces, dans lesquelles l’artiste a su combiner de façon originale sa fascination pour les corbeaux à celle pour la création de robes et de monstres loufoques. « Ces dernières années, je me suis beaucoup amusée à expérimenter la fusion de différents matériaux dans mes créations. La résilience qui en ressort est ainsi devenue un thème commun de l’union accidentelle de la céramique et du verre que

je présente pour la première fois en janvier », confie-t-elle. L’exposition RavenMonsterDress sera présentée à la galerie de la société Yukon Artists @ Work jusqu’au 30 janvier. Durant ce mois l’artiste qui fera une démonstration de son processus de création derrière la vitrine de la galerie d’art les 13, 14 et 15 janvier, de 11 h à 16 h. Ce publireportage est proposé par la galerie Yukon Artists @ Work

Galerie Yukon Artists @ Work 4129, 4e Avenue. Whitehorse, Yukon (867) 393-4848 yaaw@artlover.com yaaw.com Mardi au samedi de 11 h à 16 h

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cOuPs D’Oeil

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Bulles du temps des Fêtes Le temps des Fêtes et les congés au Yukon, pandémie ou pas, c’est un moment pour aller jouer dehors et se retrouver en famille. C’est avec des températures douces, du beau temps et des levers et des couchers de soleil flamboyants (à quelques heures d’intervalle!) que l’année 2020 s’est terminée. Retour en images sur quelques instants de bonheur au sein de la communauté franco-yukonnaise.

Hélène Saint-Onge

Jean-Pascal Ladroue

Léo Ladroue admire le lac Fish.

Érika Joubert

Anne-Marie Lemaire, Érika Joubert et Julie Déry ont sorti leurs vélos à pneus surdimensionnés pour profiter du sentier 24 Hours of Light du mont McIntyre.

Yann Herry et Hélène Saint-Onge étaient ravis pour Noël : leurs quatre « poussins » Fanny, Renaud, Véronique et Lara étaient rassemblés pour un repas en famille. Un beau cadeau pour « un cœur de maman-poule comblée », mentionne Hélène.

Yannick Klein/Yukan Productions

Les jeunes Lise (en bleu) et Nola (en rose) en sortie de ski de fond aux abords du lac Fish, sur la route Copper.

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Renseignements : pcsyukon@francosante.org

La chasse au plus beau sapin n’a pas manqué aux traditions cette année. La famille Houde-McLennan en a trouvé un beau et touffu pour le plus grand plaisir d’Elliot, Amaya, Lilya et de leur papa Ryan.


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Kelly Tabuteau

Non loin du mont Sima, le sentier du lac Valérie offre une vue paisible et accessible en ski de fond. Jennifer England

Jennifer England

À l’occasion d’une sortie de chasse au Bison, Steve Fecteau a préparé de la tire d’érable pour sa famille et leur bulle sociale. Chloé Tatsumi et Sarah Svoboda ont profité de cette occasion pour aller faire une randonnée dans la montagne près de leur site de camping. Émilie Dessureault

Émilie Dessureault

Jacob Verville a eu la chance d’aller skier au mont Sima avec sa maman Émilie pendant les vacances. On le voit aussi accompagné de son frère Louis et de sa sœur Emma lors d’une sortie de pêche sur glace.

CONCOURS PHOTO HIVER Partage-nous tes photos de plein air et cours la chance de gagner une trottinette des neiges ou des bâtons de marche! Rester en forme et connecter avec la nature de manière sécuritaire : de bonnes stratégies pour développer ta résilience en temps de pandémie! Corrine Tetreault

Chloé Tatsumi, Macéo Grottoli, Carl Turcotte, Nico et Benjamin Fecteau étaient réunis au désert de Carcross pour célébrer, en plein air, les 10 ans de Samuel Tatsumi le 26 décembre dernier.

Date limite pour l’envoi des photos : 29 janvier 2021 pcsadjointe@francosante.org


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Binette Cultural Solutions : pour un patrimoine durable et dynamique Le Plan de développement durable (PDD) de Whitehorse a été pensé et conçu en collaboration avec les citoyennes et citoyens de la ville pour soutenir un environnement sain et une qualité de vie pour tous sur le long terme. Mis en place depuis 2008 et mis à jour en 2015, le Plan comprend douze objectifs thématiques. Avec l’objectif « Culture, arts et patrimoine dynamiques et diversifiés », la Ville compte protéger et promouvoir la diversité des arts, du patrimoine bâti et des paysages culturels, de même qu’accroître le taux de participation de la communauté au sein de la production artistique locale et des événements culturels et patrimoniaux comprenant des initiatives des Premières Nations. Parmi les citoyennes et les citoyens de Whitehorse sans qui la réalisation de ces objectifs ne serait pas possible, on compte l’experte-conseil en interprétation et fondatrice de la firme Binette Cultural Solutions, Sylvie Binette. M m e B i n e t t e œ u v re à l a mise en valeur du patrimoine yukonnais depuis plus de 20 ans. L’entrepreneure d’origine francophone offre des formations de guide interprète, de la planification de programmes éducatifs et de la planification d’expositions. Son objectif : faire vivre notre héritage naturel et culturel grâce à l’interprétation. L’interprétation est définie comme un processus de communication qui a pour objectif de forger des liens émotionnels et intellectuels entre les intérêts du public et les ressources ressources naturelles, culturelles et historiques dans les parcs, les centres naturels, les sites historiques, les aquariums, les zoos, etc. Sylvie Binette a cependant sa propre vision de l’interprétation : « Pour interpréter, il ne s’agit pas de savoir comment parler de quelque chose ; il faut plutôt savoir écouter. Savoir donner la place au public. Et surtout, savoir l’interpeller. » Le dernier projet à son actif est la scénarisation de la nouvelle exposition permanente du musée Old Log Church. Elle a contribué à la refonte de l’exposition de manière à inclure la perspective des Premières Nations à l’histoire anglicane du Yukon. M me Binette est aussi très préoccupée par la préservation du patrimoine bâti de la ville. Elle siège depuis 2012 au comité de la Yukon Historical and Museums Association. « L’association travaille à promouvoir, entre autres, les patrimoines bâtis de la municipalité. C’est un sujet qui me tient à cœur, car je crois qu’il est important de protéger le caractère typiquement yukonnais du centre-

Émeraude Robert-Dallaire

Sylvie Binette, experte-conseil en interprétation.

ville, malgré la densification. » Interrogée à propos de ses futurs projets, l’entrepreneure répond : « J’aimerais pouvoir aider les musées à déployer leur rôle éducatif. Plutôt que de chercher à attirer des visiteurs, j’aimerais trouver un

moyen d’attirer la communauté, en développant une posture de co-création, pour faire des musées des lieux que la communauté s’approprie, un peu à la manière des centres culturels. » Tous les citoyens ont un

NOS ENFANTS C’est pour eux que nous voulons cesser de fumer

rôle à jouer dans la réalisation des objectifs de développement durable. Pour plus d'informations sur la façon dont vous et votre organisation pouvez être impliqués, vous pouvez contacter la Ville à environment@whitehorse.ca.

Ce publireportage est une collaboration avec AFY Développement économique rendue possible grâce à une contribution financière de la ville de Whitehorse et du gouvernement du Canada.


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Le programme Loop Resource lutte contre le gaspillage alimentaire Selon le rapport La crise évitable du gaspillage alimentaire publié par les organismes Second Harvest Food Rescue et Value Chain Management International en janvier 2019, 58 % des aliments produits au Canada, soit 35,5 millions de tonnes d’aliments, sont perdus ou gaspillés chaque année. Sur ce total, la nourriture comestible représente plus de 11 millions de tonnes. Depuis plusieurs années, de nombreux organismes se mobilisent pour réduire ces chiffres. Kelly Tabuteau

Depuis les nombreuses manifestations pour le climat organisées au cours de l’année 2019, il semblerait qu’une nouvelle devise soit née : réduire ses déchets. Si supprimer les sacs ou les gobelets à usage unique fait partie de la solution, il ne faut cependant pas sous-estimer le pouvoir de la réduction des pertes alimentaires, car, si aucune stratégie n’est développée, les aliments invendables finissent dans les sites d’enfouissement, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement. La campagne J’aime manger, pas gaspiller Canada, dont l’objectif est de sensibiliser les entreprises, les gouvernements et les organismes communautaires à diminuer leur gaspillage, présente d’ailleurs l’argument suivant sur son site Internet : « Transporter des aliments de la ferme à la table, puis gérer ou éliminer ces aliments comme déchets cause également une empreinte carbone importante – contribuant ainsi aux émissions de gaz à effet de serre du Canada. » Soucieuse de ces multiples enjeux, l’organisation Loop Resource voit le jour en 2014 dans le but d’aider l’industrie alimentaire à détourner ses déchets organiques des décharges en les redirigeant vers ceux qui en ont besoin : les organismes de charité d’abord, puis les exploitations agricoles. Une ferme familiale biodynamique de Dawson Creek, en Colombie-Britannique, est à l’origine du projet. « Nous voulions réduire les coûts d’exploitation de notre ferme. Avec une épicerie prête à réduire son impact sur les sites d’enfouissement et quelques réunions, Loop Resource était né », déclare Jaime White, cofondateur du programme. Six ans plus tard, le programme s’étend du Pacifique à l’Atlantique, et depuis 2019, se

Gilbert Bradet

Alexandre Bradet a pris beaucoup de plaisir à apporter de la nourriture aux cochons de la famille.

rend jusqu’à Whitehorse.

Redistribution Des produits laitiers périmés aux aliments dont l’emballage est endommagé, en passant par les pommes cabossées, les fleurs flétries, le pain rassis et les plats cuisinés, toute la nourriture que les magasins ne peuvent plus vendre est transmise gratuitement aux organismes de bienfaisance si elle est toujours propre à la consommation humaine, ou alors aux exploitations agricoles locales. « Ce qui était autrefois un déchet, avec des connotations négatives et un impact environnemental, est maintenant un net positif pour les entreprises, la communauté, la production alimentaire locale et l'environnement », peut-on lire sur le site Internet de Loop Resource.

L’organisation connecte ainsi les magasins Superstore et Save on Foods à cinq organismes de charité de Whitehorse, dont la banque alimentaire, et à quarante-sept fermes du territoire. Plusieurs exploitations agricoles sont même sur une liste d’attente pour rejoindre le programme. Jaime White explique : « Avec seulement deux épiceries participantes, nous n’avons pas assez de restes de nourriture pour alimenter davantage de fermes. » Julie Dessureault est installée sur un terrain agricole près de Mendenhall où elle et son conjoint cohabitent avec des chiens de traîneaux, des poules, des chèvres, des cochons et des chevaux. Depuis quelque temps, ils collectent presque de manière hebdomadaire de la nourriture pour leur ferme. La jeune femme se rappelle : « En tant que membre de l’Association agricole du Yukon, mon chum a entendu parler du programme, mais avec uniquement Superstore qui avait embarqué, il n’y avait plus de place pour nous. Nous avons eu l’opportunité de récupérer le surplus d’une des participantes, puis quand Save on Foods a rejoint [le programme], nous avons été ajoutés à la liste. » Outre le gain financier que M me Dessureault constate sur son exploitation, elle se réjouit que ses animaux puissent avoir une alimentation

fraîche et variée. Gilbert Bradet et sa famille sont, quant à eux, installés près du lac Marsh. En 2019, ils décident de prendre deux cochons et de les élever pour leur consommation personnelle. Sans l’aide du programme Loop, l’homme se serait certainement arrêté là. Il témoigne : « Pour nourrir un cochon, pendant 5-6 mois, nous avons dépensé plus de 1000 $. Alors oui, le goût dans l’assiette n’est pas comparable, mais ça reste un investissement que je n’étais pas prêt à refaire. Mais en octobre 2020, j’ai pu rejoindre Loop et donc j’envisage d’avoir de nouvelles bêtes. » Pour M. Bradet, le programme représente des économies pécuniaires, mais également une possibilité de réseautage : « J’ai été mis en contact avec d’autres fermiers et j’ai ainsi pu apprendre beaucoup sur le soin des animaux. » Les exploitations agricoles peuvent utiliser les denrées reçues comme nourriture pour leurs animaux, comme bioénergie (carburant ou électricité, notamment) ou comme compost. Ainsi, toute la marchandise reçue est employée à bon escient.

Développement Si pour les receveurs de nourriture, l’accès au programme est

gratuit, les épiceries doivent quant à elles débourser certains frais pour adhérer à Loop Resource. « Nous fournissons aux grossistes certaines polices d’assurance qui doivent être relues par leurs avocats, ce qui a un coût, affirme Jaime White. Finalement, ils déboursent au maximum le montant qu’ils auraient dû payer pour la mise en décharge. » Pour le directeur, les épiceries sont responsables de leurs déchets et il apparaît logique qu’elles décaissent pour leur évacuation, même s’ils sont redirigés vers la communauté plutôt qu’un site d’enfouissement. Dans la lutte pour la réduction des déchets, les supermarchés ont donc un rôle à jouer, mais ce ne sont pas les seuls. Individuellement, il est important de mettre en place de nouvelles habitudes pour diminuer le gaspillage alimentaire. La campagne J’aime manger, pas gaspiller Canada prône par exemple d’acheter uniquement la nourriture que le foyer peut effectivement consommer. De nombreux conseils sont également disponibles sur son site Internet, de la conservation des aliments à l’utilisation des restes de table, sans oublier la planification des repas. Initiative de journalisme local APF – Territoires


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Les jeunes veulent l’égalité, un emploi et une planète en santé C’est en Amérique du Nord que le sentiment d’appartenance à la francophonie serait le plus fort chez la jeunesse, d’après un rapport de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) paru en décembre dernier. On y apprend aussi que les jeunes francophones du Canada ont pour priorités d’atteindre l’égalité des genres, de se trouver un emploi et de vivre dans un environnement sain. Ericka Muzzo, Francopresse

Ce rapport de l’OIF fait état des résultats obtenus lors de la consultation jeunesse « La francophonie de l’avenir », réalisée entre mai et juillet 2020 et qui a permis de recueillir les témoignages de plus de 10 000 jeunes à travers le monde. Parmi ceux-ci, quelque 418 participants sont issus d’Amérique du Nord, principalement du Canada puisque seuls deux d’entre eux ont indiqué habiter la Louisiane. La présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Sue Duguay, a participé à quelques évènements récapitulatifs organisés par l’OIF pour discuter des résultats du rapport. « Je pense que le travail qu’on fait dans le contexte associatif francophone au Canada, on l’associe beaucoup au fait d’être minoritaires. Je pense qu’on a parfois tendance à se limiter au statut de minorité et à seulement voir ça comme un travail, alors de voir qu’on ressort comme étant la population qui dit être la plus fière d’être francophone, ça m’a fait sourire! » indique la présidente de la FJCF.

Langue française, culture et réseau Ce qui favorise ce sentiment d’appartenance à la francophonie chez les jeunes franco-canadiens, c’est d’abord la langue française, puis le partage d’une culture et finalement l’appartenance à un réseau, indique le rapport. Des idées qui résonnent à la FJCF. « Notre organisme a dû évoluer au fil du temps : à une époque, on disait qu’on représentait les jeunes francophones, alors que de nos jours, on dit plutôt “la jeunesse canadienne d’expression française”, [un terme] beaucoup plus englobant. C’est justement dû au fait qu’il y a des gens qui s’associent plus au fait linguistique, d’autres plus au réseau et à l’opportunité de participer à des évènements jeunesse dans tout le pays », indique Sue Duguay. Comparativement à d’autres États, la défense des causes est peu considérée comme un marqueur d’appartenance par les jeunes de

la francophonie canadienne, un résultat qui peut sembler surprenant à la lumière des manifestations franco-ontariennes de 2018 ou de la cause menée devant la Cour suprême par les francophones de Colombie-Britannique. Pour la présidente de la FJCF, si les jeunes du Canada ont peu identifié la défense des causes comme un marqueur d’appartenance, c’est parce que celle-ci est plutôt associée aux organismes de la francophonie canadienne : « On sait que la francophonie canadienne est forte de par ses organismes en milieu associatif, donc je pense que c’est simplement parce que ces mouvements-là [de mobilisation] sont souvent — pas tout le temps — mais souvent rattachés à des organismes qui mènent le bal », suggère-t-elle. Finalement, les trois priorités identifiées par les jeune d’Amérique du Nord sont l’égalité femmehomme, l’obtention d’un emploi et le fait de vivre dans un environnement sain. La question de l’emploi prend une tout autre importance dans le contexte de la pandémie, où les jeunes sont particulièrement affectés par le chômage. Sue Duguay indique que « c’est un commentaire qui nous est revenu à plusieurs reprises ». « C’est certain que c’est difficile d’avoir un diplôme en main, un diplôme tout frais et tout chaud, et de ne pas savoir si on aura un emploi », reconnait la présidente de la FJCF.

Le Forum jeunesse pancanadien 2021 sur le thème de la diversité Pour l’année à venir, la Fédération concentrera ses énergies sur quelques projets, dont la 9 e édition de son Forum jeunesse pancanadien (FJP) qui aura lieu en ligne en raison du contexte sanitaire. L’évènement aura pour thème « La diversité », un choix qui s’est presque imposé de lui-même, d’après Sue Duguay. « Le Conseil de direction de la FJCF, qui représente les organismes jeunesse de onze provinces et terri-

toires, a eu des discussions et tout ce qui est ressorti finissait par se rattacher au sujet de la diversité! […] Si on pense à la dernière année, il y a peut-être eu un “eye-opening” d’une plus grande partie de la population sur l’importance de faire de la place à la diversité, de respecter la diversité, alors je pense qu’il va de soi que cette année, ça allait être extrêmement important d’en parler. » La présidente de la FJCF mentionne également la plateforme Entreprends, « qui a pour but d’encourager l’entrepreneuriat jeunesse francophone au pays ». « C’est difficile de planifier la prochaine année en raison de la pandémie, mais ce qu’on a d’aligné s’arrime [aux priorités identifiées dans le rapport de l’OIF]. […] Tout ce qui a rapport à l’environnement et à l’éducation, ça faisait déjà et ça continue de faire partie de nos revendications, politiques entre autres », conclut Sue Duguay. Elle assure également que la FJCF continuera d’appuyer les jeunes dans le domaine de la santé mentale. Le sujet avait été à l’honneur lors du dernier Forum jeunesse pancanadien en 2019, et revêt une importance toute particulière dans le contexte de la COVID-19, qui amplifie l’anxiété et d’autres problèmes psychologiques chez les jeunes.

Contribuez à façonner l’avenir du Yukon…

aujourd’hui! Envisagez de siéger à l’un des conseils ou comités suivants : ■

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Hector Lang – 867-456-6596 ■ ■ ■ ■ ■ ■

Comité consultatif des physiothérapeutes Commission d’appel des loteries du Yukon Commission d’appel des détectives privés et des gardiens de sécurité Comité consultatif des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés Comité de discipline des infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés Comité consultatif des infirmières et infirmiers psychiatriques autorisés

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Direction de l’accréditation professionnelle et des affaires réglementaires – 867-667-5111 ■

Comité de contestation des soumissions

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Betty Monahan – 867-667-5385 ■

Société du Centre des arts du Yukon

Date limite : 15 février 2021 Renseignements : Sophie Tremblay Morissette – 867-334-8834 ■

Commission des droits de la personne du Yukon (prévu pour avril 2021)

Date limite : 30 janvier 2021 Renseignements : Michele Campbell – 867-667-3206 ■

Comité consultatif communautaire

Date limite : reportée au 25 février 2021 Renseignements : Michele Campbell – 867-667-3206 ■ ■

Comité d’arbitrage des droits de la personne (prévu pour mai 2021) Commission d’examen du Yukon

Date limite : prolongée jusqu’au 29 janvier 2021 Renseignements : Michele Campbell – 867-667-3206 ■

Société d’aide juridique du Yukon

Date limite : 29 janvier 2021 Renseignements : Michele Campbell – 867-667-3206 ■ ■ ■

Régie des services de garde d’enfants du Yukon Conseil d’examen de la capacité et du consentement Comité de révision de l’assistance sociale

Date limite : 31 janvier 2021 Renseignements : Vickie Devries – 867-456-6746 ■

Tribunal d’appel de l’éducation

Date limite : 29 janvier 2021 Renseignements : Michael McBride – 867-332-7065 ■

La consultation jeunesse « La francophonie de l’avenir » a été lancée à l’occasion du 50e anniversaire de l’OIF. Elle visait les jeunes de 15 à 35 ans et s’est déroulée du 13 mai au 27 juillet 2020 via des questionnaires et des ateliers en modes présentiel et virtuel. « Les deux principaux objectifs de la consultation étaient de sonder le sentiment d’appartenance des jeunes à la Francophonie et de comprendre leurs réalités et préoccupations afin de récolter leurs idées pour construire ensemble la Francophonie de l’avenir », indique le rapport.

Commission des normes de sécurité en matière d’électricité

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Conseil des ressources renouvelables de Carcross/Tagish Conseil des ressources renouvelables de Selkirk Conseil des ressources renouvelables de Teslin Conseil des ressources renouvelables de Carmacks Conseil des ressources renouvelables de Mayo Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon Conseil des ressources renouvelables Dän Keyi

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : catherine.ford-lammers@gov.yk.ca Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, visitez le site www.eco.gov.yk.ca/fr ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408. Les dossiers de candidature peuvent être envoyés par courriel, à boards.committees@gov.yk.ca.

Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais.

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dir@auroreboreale.ca


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Fruits de l’isolement Une exposition virtuelle offre neuf perspectives autochtones sur les façons de vivre sa pandémie. Britannique qui revendiquent leurs origines nordiques. Elle-même dénée et originaire de Yellowknife, elle estime que la conception de cette galerie virtuelle lui a permis de réfléchir à sa propre définition du Nord : « Ça a changé la façon dont je vois le Nord et j’ai réalisé que mon point de vue était biaisé. Cette exposition amène une nouvelle perspective sur ce que le Nord représente au Canada et plus particulièrement du point de vue autochtone. »

monials lors des danses rituelles. C’est une façon pour l’artiste d’exprimer son identité autochtone. « Dans le Nord, nous ne sommes Pour cet artiste, être fier de sa pas étranger s à l’isolement, culture et de son identité facilite peut-on lire en préambule de une reconnexion avec la nature l’exposition Strength in Spirit tout en restant lié aux membres (Force de caractère) présentée de la communauté : « Aujourd’hui, virtuellement jusqu’à la fin de 2021 à cause de la COVID-19, nous à l’initiative de la galerie universommes limités dans nos intesitaire de l’Université de Victoria ractions sociales et nous devons en Colombie-Britannique. Mais nous adapter, mais nous sommes alors que certains d’entre nous un peuple résilient. Dans le passé, peuvent aimer ou être habitués lorsqu’il y a eu des épidémies, mon à travailler seuls, d’autres sont peuple a survécu. Aujourd’hui nourris de manière créative par nos familles reproduisent ce que l’interaction intime de s’engager Gestes traditionnels [nos ancêtres] avaient fait, en se avec leur public au-delà des murs du studio. En l’absence de liens Mar y Ceasar, qui est kaska, rendant sur le territoire traditionnel Université de Victoria physiques, de nombreux artistes membre de la Première Nation et en cueillant des plantes médiautochtones ont dû chercher l’ins- Oeuvre de Mary Caesar, artiste Kaska Déné. Femmes Kaska Déné tannant une peau Liard et résidente de Watson Lake cinales qui seront consommées piration dans leur for intérieur pour d’orignal. Acrylique sur toile. au Yukon, a acquis une renommée durant l’hiver. » trouver la force de caractère et internationale. Elle a choisi une continuer de créer. » toile représentant des femmes de Vision contemporaine Les neuf artistes sélectionnés été plus ou moins longue d’une visibilité aux artistes. sa communauté lors du processus Avec le Nord comme leitmotiv, de tannage de la peau d’orignal. Dans une création contemporaine expriment, à travers des peintures, province à l’autre au Canada. des sculptures et des créations La commissaire Jennifer Bowen Mme Bowen avoue avoir été surprise Le retour aux gestes tradition- qui regroupe à la fois un objet perlées, leurs états d’âme pendant estime que cette vitrine virtuelle de recevoir des soumissions d’ar- nels et la transmission de la culture du quotidien – un mouchoir en la période de quarantaine, qui a peut apporter une plus grande tistes d’Alberta ou de Colombie- kaska aux jeunes générations par papier – et une technique trales ainés permettent aux jeunes de ditionnelle de perlage, Ddhalh rester actifs, et ces gestes prennent kit Nelnah s’est lancé le défi de pour l’artiste toute leur dimension coudre des perles et des piquants en temps de crise. « Nous pouvons de porc-épic sur un matériau retrouver nos racines, nos façons non conventionnel. de faire traditionnelles et c’est plus « Je voulais vraiment utiliser qu’important pendant une pandé- quelque chose que tout le monde mie, car la situation est effrayante », connait, comme des mouchoirs songe-t-elle. en papier, explique-t-elle. Je souPour Dennis Shorty, artiste haitais aussi me mettre au défi kaska de Ross River au Yukon, sa de perler, car il est très difficile culture lui permet de se protéger de coudre sur des mouchoirs. sur les plans spirituel, émotion- C’est une pièce très délicate. » nel et corporel. Sa contribution Le motif représenté au centre du à l’exposition consiste en une mouchoir évoque la dispersion sculpture sur bois d’orignal sur du virus lors d’un éternuement. laquelle il a ajouté notamment des Appelée La Propagation, cette La Direction de l’agriculture met en vente deux lots (de 25 et 64 hectares poils de bison, d’ours noir et d’ours création est la seule que Ddhalh respectivement) propres à l’agriculture sur sol, au lotissement agricole de blanc. Elle représente un danseur, kit Nelnah a conçue sur le thème Marshall Creek, près d’Haines Junction (Yukon). une couverture cérémoniale sur de la COVID-19. les épaules. La sculpture affirme L’artiste a perdu plusieurs Ces parcelles font partie des terres agricoles planifiées devant être mises en vente l’importance des vêtements céré- membres de sa famille depuis dans le cadre d’un processus d’évaluation des demandes. le début de la pandémie : Les acheteurs éventuels doivent présenter un plan de projet, qui comprend un plan « L’épidémie représente la mort d’exploitation agricole détaillé. et le deuil, et je ne suis pas en mesure de créer d’autres œuvres Le plan de projet sera évalué et une offre de vente sera présentée au demandeur qui pour exprimer cela. » aura fait preuve de la plus grande lucidité quant à la mise sur pied d’une exploitation Membre de la Première agricole commerciale. Nation de White River au nordest du Yukon, elle se consacre Date limite de présentation des demandes : 19 février 2021, à 16 h 30. à la sauvegarde de sa culture traditionnelle et de sa langue, le Les demandes doivent être envoyées par la poste au plus tard à cette date. haut tanana, tout en préparant une Une trousse de demande contenant de l’information sur les critères et les exigences maitrise en arts visuels, qu’elle à respecter est disponible en ligne à l’adresse yukon.ca/fr/demande-terres-agricoles. poursuit à distance à l’Université Concordia de Montréal. On peut également s’en procurer une en personne, à l’adresse suivante : L’exposition est accessible Direction de l’agriculture, sur le site Web de la commuGouvernement du Yukon nauté universitaire de l’Université 300, rue Main, bureau 320A de Victoria. Nelly Guidici, l’Aquilon

Marshall Creek (Yukon) :

mise en vente de deux parcelles à des fins d’agriculture commerciale

Whitehorse (Yukon)

Pour en savoir plus, consultez le site Web yukon.ca ou téléphonez au 1-800-661-0408, poste 3022.

Jennifer Fröhling

Button Blanket Dancer. Oeuvre de Dennis Shorty, artiste Kaska de Ross River, réalisée sur un panache d’orginal.

Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.


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Quatre évènements qui ont marqué l’Arctique en 2020 L’année 2020 a été remarquable et plusieurs évènements importants ont eu des répercussions sur l’Arctique au niveau national, mais aussi sur la scène internationale. L’Aquilon

Rien ne semble arrêter le réchauffement en Arctique

Le Yukon qui comptabilise également un décès et 65 cas a mis fin à la bulle de mobilité avec la ColombieBritannique le 20 novembre 2020 et instauré le port du masque obligatoire dans les lieux publics le 1er décembre 2020. Enfin, les Territoires du NordOuest ont comparativement été peu touchés avec seulement 24 cas déclarés. Le 3 septembre 2020, la création du Secrétariat de coordination pour la COVID-19 par le gouvernement du territoire n’a pas fait l’unanimité à la Chambre de commerce qui a estimé que le financement de cette agence aurait pu être utilisé à l’amélioration du système de santé.

L’Arctique subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique et l’été 2020 est celui de nouveaux records de chaleur enregistrés, à l’image de l’effondrement du plateau glaciaire Milne sur l’ile d’Ellesmere au Nunavut fin juillet. Le plateau qui a perdu 43 % de sa superficie présentait des fractures majeures, mais l’ensemble de la communauté scientifique a déclaré avoir été surprise de l’évènement et pensait qu’un tel effondrement ne se produirait pas Articles de l’Arctique est une avant plusieurs années. collaboration des cinq médias Adrienne White/Canadian Ice Service Un évènement similaire francophones des territoires : s’est produit à l’extrême nord du La plateforme de glace Milne, avant sa rupture. Au large, la zone de glace pluriannuelle qui abrite les habitats glaciaires essentiels les journaux L’Aquilon, l’Aurore Groenland, au glacier 79 North, où à la survie de nombreuses espèces de l’Extrême-Arctique et au mode de vie traditionnel inuit. boréale, et Le Nunavoix ainsi que un plateau glaciaire de 100 kiloles radios CFRT et Radio Taïga. mètres carrés s’est effondré durant dans la région, pour Dana Tizyal’été. Ces évènements mettent en Unis dans la région. Tramm, chef de la Première Nation lumière le réchauffement continu Vuntut Gwitchin. que subit l’Arctique et la fonte Le Refuge arctique et Le 7 août 2020, le Hautde la calotte glaciaire qui semble l’action en justice du Commissariat aux droits de l’homme aujourd’hui irrémédiable. peuple Gwich’in contre des Nations Unies avait été informé, par le Comité pour l’élimination de Des convoitises l’administration Trump la discrimination raciale, que le peuple Gwich’in d’Alaska n’avait Le 24 août 2020, le Comité direcinternationales pas été consulté et n’avait donc teur Gwich’in (Gwich’in Steering nordiques pas pu donner son consentement Committee) qui représente le préalable, libre et éclairé. Avec la fonte de la glace, l’émer- peuple Gwich’in de l’Alaska et du Le 5 janvier 2021, Sharon Canada, ainsi que les organismes gence de nouvelles voies navigables Gleason, juge pour le district de de protection de l’environnement, et de possibilités de commerce et l’Alaska, a rejeté une requête qui a entamé une procédure judiciaire de transport de marchandises, l’Arctique est dorénavant l’objet de contre le Bureau fédéral de gestion demandait la suspension des convoitise de la part de plusieurs des sols et le secrétaire de l’Intérieur émissions de baux lors de la vente virtuelle du 6 janvier 2021. L’autorité pays. Avec son tout nouveau brise- du gouvernement Trump. Cette décision faisait suite à la de développement industriel et glace nucléaire, l’Arktika, la Russie a clairement exprimé sa volonté de décision du gouvernement américain d’exportation de l’Alaska, société Le conseil de gestion présente des tirer parti des options naissantes que d’octroyer des permis d’exploration publique de l’État de l’Alaska, a prépétrolière dans la Réserve faunique senté la majorité des offres dont la l’Arctique offre désormais. recommandations au ministre sur toutes les Alors en mission de test en nationale de l’Arctique sur la côte plus élevée s’élève à 14 412 004 $. questions touchant l’amélioration et la gestion du septembre 2020, le brise-glace nord-est de l’Alaska. Comme son parc national et réserve de parc national Kluane, affiche l’ambition russe d’accroitre nom l’indique, cette aire protégée La gestion de la conformément au mandat qui lui est attribué par le volume de marchandises trans- de plus de 78 000 kilomètres carrés le chapitre 10 de l’Entente définitive des Premières portées. Le constructeur Rosatom a abrite de nombreuses espèces ani- COVID-19 dans nations de Champagne et de Aishihik et de l’Entente indiqué qu’un objectif de 80 millions males, dont l’ours polaire. Mais c’est les territoires définitive de la Première nation de Kluane. de tonnes de marchandises trans- la harde de caribous Porcupine qui portées d’ici 2024 était fixé, ce qui est au centre des inquiétudes. La pandémie de COVID-19 n’a Avec le développement que pas épargné l’Arctique canadien représenterait une augmentation de Si vous aimeriez vous joindre à ce 48 millions de tonnes par rapport au l’octroi de permis engendrerait, la et les trois territoires ont mis en conseil, veuillez nous contacter d’ici le 29 janvier 2021. harde serait en danger notamment place des mesures afin de limiter volume transporté en 2019. De leur côté, les États-Unis ont dans la zone d’hivernage où les la propagation du virus. Une contaLinaya Workman, directrice rapatrié le brise-glace Polar Star pour femelles mettent bas, selon les mination communautaire à Arviat Parc national et réserve de parc une mission de sécurité et d’affirma- organismes environnementaux. Les au Nunavut, territoire peu touché national Kluane tion de leur présence dans le Nord. communautés Gwich’in de l’Alaska, jusqu’à l’automne 2020, a déclenché Téléphone : 867-634-7250 Normalement déployé en Antarctique du Yukon et des Territoires du Nord- la fermeture de la bulle de mobilité Courriel : linaya.workman@canada.ca sur la station de recherche McMurdo, Ouest se sont alliées à des groupes instaurée avec les Territoires du le navire qui n’a pas pu s’y rendre en de conservation de l’environnement Nord-Ouest le 16 novembre 2020. raison de la pandémie de COVID-19 des États-Unis et du Canada afin Avec 266 cas positifs et un décès, navigue depuis décembre 2020 dans de faire entendre leurs griefs. Cette l’épidémie a cependant été contenue les eaux arctiques avec pour objectif action en justice est la seule façon par l’établissement d’une période d’assurer la souveraineté des États- de stopper tout développement de confinement.

Aimeriez-vous siéger au conseil de gestion du parc national Kluane?


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Les bonnes nouvelles ne font pas les nouvelles L’année 2020 a laissé un goût amer à plusieurs d’entre nous. Comme chaque début d’année, notre premier réflexe peut être de rejeter le négatif de l’année précédente pour entamer la nouvelle. Mais avant d’attaquer 2021 de front, penchons-nous sur quelques moments marquants de l’histoire canadienne qui sont passés sous le radar et qui méritent réflexion : je parle ici de représentation de personnes et de femmes noires dans les médias. est devenue la plus jeune journaliste de la salle de rédaction. Malheureusement, sa nomination L’automne dernier, deux journaest passée inaperçue alors que listes noires ont brisé le plafond de les élections américaines et le verre et on doit s’en réjouir. décès d’Alex Trebek retenaient Tout d’abord, à la fin octobre, la CBC annonçait la nomination de la notre attention. journaliste afro-latino-musulmane Ginella Massa à titre d’animatrice Un travail immense d’une nouvelle émission et corresà faire pondante pour The National. En 2015, elle est devenue la Dans un article publié en juin première journaliste canadienne à dernier, la journaliste indépenporter le hijab à la télévision ; puis, dante de Calgary Hadeel Abdell’année suivante, la première cheffe Nabi rappelle que les salles de d’antenne canadienne à porter le rédaction canadiennes sont encore hijab à la télévision. Sa nomination majoritairement blanches. La faible à la CBC a suscité beaucoup d’ap- proportion de personnes racialiplaudissements, mais elle a peu fait sées dans les médias canadiens les manchettes. affecte la diversité des discours et En novembre 2020, CTV des perspectives et n’offre pas une Montréal annonçait pour sa part représentation juste de la réalité. la nomination de Maya Johnson La diversité culturelle et de à titre de cheffe d’antenne des genres dans les salles de rédaction téléjournaux de début et de fin de amène une diversité dans les perssoirée à compter de mars 2021. Elle pectives de couverture des sujets. devient ainsi la première femme Le fait que l’on soit représenté dans noire à occuper ce poste auprès les salles de rédaction apporte un du réseau. autre aspect à la présentation des Actuellement cheffe du bureau faits, soit culturel ou représentatif. de Québec, Maya Johnson a gravi Le narratif, lorsqu’il ne nous les échelons auprès du diffuseur inclut pas souvent, prend un pendepuis l’âge de 21 ans, lorsqu’elle chant plutôt négatif où il laisse le Paige Galette, Francopresse

deux journalistes susmentionnées, n’est pas chose facile. Il est important de célébrer la représentation, mais celle-ci devrait s’accompagner d’un engagement à agir contre la discrimination raciale et le racisme systémique. Enfin, en tant que publics, nous ne pouvons plus nous contenter de déclarations d’excuses ou de soliChristina @ Wochintechchat.com – Unsplash darité. Il faut que nos médias rattrapent leur retard et fassent mieux. « La faible proportion de personnes racialisées dans les médias canadiens affecte la Je salue les Ginella Massa diversité des discours et des perspectives et n’offre pas une représentation juste de la et les Maya Johnson, qui sont réalité », écrit notre chroniqueuse Paige Galette. les premières dans leur domaine à pousser les barrières pour que Quand je vois des journalistes d’autres puissent prendre les public croire aux préjugés déjà véhiculés en société. Si nous de la diversité à l’écran ou dans devants et entrer dans un monde sommes plutôt représentés et en les journaux, j’ai envie de lire les qui, espérons-le, ne sera pas aussi charge de produire l’information, textes et de regarder les reportages discriminatoire qu’aujourd’hui. Leur nous sommes en mesure de faire parce que je sais qu’il y aura eu une travail va au-delà de ce que nous ressortir les histoires sous un angle réflexion sur le sujet qui est plus pouvons voir sur nos écrans. Leur plus positif plutôt que de présenter proche de ma réalité. travail crée un changement organiÊtre la première dans son sationnel, qui est en soi, une forme uniquement les cas exceptionnels domaine d’expertise, comme les de justice sociale. et négatifs.

Meilleurs voeux de la Commissaire du Yukon Angélique Bernard

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Je voudrais commencer cet article en souhaitant à toutes les Yukonnaises et à tous les Yukonnais une bonne année 2021 remplie de santé, de bonheur et de connexions. La Réception du Nouvel An est une tradition yukonnaise qui remonte à 1902 quand le commissaire James Ross a ouvert les portes de la toute nouvelle résidence du commissaire pour y accueillir les gens de Dawson. George et Martha Black ont été les derniers à y tenir un tel événement en 1916, avant la fermeture de la résidence. La tradition a été renouvelée dans les années 1950 quand le commissaire F.-H. Collins a accueilli les gens dans la nouvelle maison du commissaire (située sur le croissant Kluhini, dans le quartier Riverdale). L’événement s’est par la suite déplacé à l’hôtel Klondike Inn, avant d’alterner entre l’édifice fédéral Elijah Smith, l’édifice administratif principal du gouvernement du Yukon, les hôtels locaux et le Centre culturel Kwanlin Dün. La COVID-19 a poussé beaucoup d’organismes yukonnais à innover dans la façon de présenter leurs activités et le bureau de la commissaire n’a pas fait exception, avec la Réception du Nouvel An qui

est passée à l’ère virtuelle. Le vidéo de 27 minutes de l’édition 2021 se trouve sur la page Facebook de la commissaire du Yukon. J’aimerais remercier Mike Fancie, maître de cérémonie, l’aînée et conseillère Jessie Dawson et la cheffe Doris Bill de la Première Nation des Kwanlin Dün pour, respectivement, la prière d’ouverture et le mot de bienvenue, et Claire Ness qui a produit le vidéo et chanté notre hymne national trilingue (anglais, français et tutchone du sud). Nous avons aussi profité de la journée pour accueillir officiellement Michael Gates qui a commencé son mandat de deux ans à titre de messager d’histoires du Yukon. En date du 7 janvier 2021, la vidéo a été vue plus de 2 000 fois. La remise de l’Ordre du Yukon, la plus haute distinction du Yukon, a aussi été modifiée. Nous avons invité les 10 membres de l’Ordre pour l’année 2020 à recevoir leurs médailles, épinglettes et boîtes à la maison Taylor dans une cérémonie avec la commissaire et certains membres de leur famille, tout en respectant le nombre limite pour les rassemblements intérieurs. Nous avons pris des photos et les avons intégrées à la vidéo avec une courte biographie lue en anglais et en français. Les gens ont beaucoup aimé le côté familial et intime de

la cérémonie. Félicitations encore une fois aux membres de l’Ordre du Yukon pour leurs contributions au développement du territoire. J’aimerais également remercier les membres du conseil consultatif de l’Ordre du Yukon qui ont la tâche importante et difficile de choisir les membres et de faire une recommandation à la commissaire. Un merci spécial à Isabelle Salesse qui siège au conseil. Puisque la fierté civique est l’un des piliers de la commissaire du Yukon, nous avons décidé de promouvoir les prix et les honneurs. Vérifiez la page Facebook et le site Web de la commissaire du Yukon durant l’année 2021, car nous travaillons à un plan de promotion qui mettra en vedette et soulignera le travail exceptionnel des membres et des récipiendaires des différents ordres et prix du Yukon et du Canada. Soyons fiers et fières des contributions des Yukonnais et Yukonnaises et célébrons ce qui nous unit! Vous pouvez soumettre des candidatures tout au long de l’année. Consultez le site commissaireduyukon.ca/programmes pour de plus amples renseignements. Veuillez noter que nous sommes également en train de revoir notre site Web!


Jeudi 14 janvier 2021

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Bumstead sœurs qui n’avaient pas le temps de pêcher. Une grande partie allait aux anciens, qui n’en avaient plus les capacités. Parce que c’est comme ça que ça marche; on doit s’occuper de ceux qui ne le peuvent pas. Un après-midi, alors que je montais au nord vers Inuvik, il me demanda ce que je comptais faire après ma livraison. J’étais dû pour mes trente-six heures de repos et je comptais revenir ici. J’avais besoin d’un petit break des nuits endiablées d’Inuvik. — Parfait! Je monte en ville pour acheter deux steaks. Je t’invite à souper. Et il le fit. Deux-cent-quarante kilomètres aller-retour pour

Yves Lafond

C’était ma première année ici. Ça avait commencé sur le Mackenzie. En fait, ça avait commencé avec Winnie. Après avoir exprimé mon désir d’aller à la pêche, elle m’avait dit : « Parle au monde le long du chemin. Dis-leur bonjour. Demande-leur de t’emmener à la pêche. » Pardon? D’où je viens, on ne demande pas au monde sur le bord du chemin de nous emmener à la pêche. Pour elle, c’est comme ça. Elle ne comprend même pas qu’il puisse en être autrement. Je ne l’ai pas fait. Les jours passent, se transforment en semaines. Je commence à perdre la notion du temps, avec ce soleil qui ne se couche jamais. Un matin, j’embarque sur le premier ferry au Mackenzie : je suis le seul camion. Une fois mon mastodonte stationné, je débarque et entre dans la cabine des employés. Dans la salle, le deckhand, l’ingénieur et un vieux, assis. Il m’apprend qu’il a son camp sur le côté nord du fleuve. Un camp typique : quatre murs de plywood huit par douze, avec un toit en toile de plastique bleu. Rien de plus. Il décolle avec le premier ferry du matin pour profiter du café gratuit. Il connecte avec moi assez vite. Moi, hum, pas sûr, sûr. Je finis par promettre de lui rendre visite, tôt ou tard. Et je tins promesse, plus par parole donnée que par conviction. Il était surpris de me voir là. Moi aussi. Nous sommes allés nous asseoir sur une bûche, dehors, et il a commencé à parler. À me raconter des histoires. J’aimais ça. Ça me faisait presque oublier mes tracas qui me jaillissaient dans la tête tout le temps comme ces épaves englouties par la coque du ferry en rebondissant dans son sillon comme des bouchons. Ma conscience m’empêchait de les oublier. C’est ce que j’avais appris toute ma vie : « Oublier ses problèmes, c’est faire preuve d’inconscience. » Croyant qu’en les lui confiant, il me donnerait des réponses, je m’ouvrais alors un petit peu. Pas beaucoup. Je ne savais pas quels mots employer. Il ne me répondait pas. Il regardait ailleurs. En silence. Et il me racontait une autre histoire. Juste m’asseoir et l’écouter me fait du bien. Ses mots sont emplis de couleurs et de températures. Je les vois bien à dix-sept ans, lui et son frère, il y a cinquante ans de ça, chacun sur leur attelage. Minuscules dans la géante toundra de la vallée d’Hurricane Alley. Le vent de particules gelées cingle leurs visages comme ils fendent la neige de leur fouet. Tapis pendant des jours sous quelques peaux, au pied d’un rocher, à attendre que le blizzard cesse de rugir. Courir après un troupeau de caribous

deux steaks et deux patates. Sacré Bumstead. Bumstead est parti paisiblement, il y a deux étés, suite à un long cancer. La nouvelle s’est répandue instantanément dans tout le delta. J’étais à Old Crow. Je l’ai appris dans l’heure. J’espère qu’il a trouvé un bon courant d’eau et de bons filets, et qu’il continue à nourrir les orphelins et les anciens au paradis. Son campement est toujours là, bien entretenu. Une roulotte s’y est même ajoutée. Ses fils l’occupent désormais. Ils ont commencé à prendre la relève avec la chaloupe et les filets. Nitiiiv’in guchuu, Monsieur Bumstead. Drinn gwiinzi.

Appel de propositions Yves Lafond

ou derrière leurs chiens, en riant à gorge déployée. Tout ça parce que, selon lui, à cet âge, ils n’avaient rien de mieux à faire que de s’amuser. Méchant amusement. Il raconte ses souvenirs en regardant le ciel devant lui, comme si ses souvenirs y étaient inscrits. D’un ton monocorde, les époques de famine alternent avec les jours heureux. Comme s’il s’agissait de la vie d’un autre. Des traces dans la neige, rien d’autre… Pour moi, les histoires « d’Indiens » impliquaient des géants, des windigos, de la magie, des animaux préhistoriques, des corbeaux qui parlent. C’était pas le cas. Juste des petites histoires de sa vie, de la fondation d’Inuvik, du village (Tsiigehthchic) de l’autre côté du fleuve, du fleuve lui-même. De la venue de l’homme blanc. Rien de bien extraordinaire. Pas de magie. Quoique… La première chose que j’ai apprise en l’écoutant, fut d’écouter. S’asseoir avec lui et le regarder se concentrer pour chercher le début de l’histoire, c’est déjà commencer à écouter. Le temps arrête. Ses paroles déboussolent le temps. Il faut apprendre en premier lieu à attendre. Attendre qu’il commence. Qu’il prenne une pause pour chercher un mot dans cette langue mal maitrisée. Apprendre à écouter les pauses en silence. Pas besoin de remplir les silences ; ils font partie de l’histoire. Apprendre à attendre la fin de l’histoire avant de répliquer. Et après, une fois l’histoire terminée, apprendre à se taire. Une histoire n’a pas besoin de répliques, de critiques ou de commentaires. Tout ce dont une histoire a besoin, une fois terminée, c’est d’un peu de silence. Pour la digérer. Elle n’a même pas besoin de ce temps pour être réfléchie, analysée. Ça viendra

plus tard, tout seul. Avant, je ne savais pas écouter. Et quand je suis retourné par chez nous l’an passé, je me suis rendu compte que c’est là que j’ai appris à ne pas écouter. Ça m’a frappé en plein front. Quand arrivait le temps des histoires, on aurait cru que j’étais parti depuis des décennies. J’ignore si ça a toujours été comme ça, mais j’en doute. Quand j’étais petit, c’était plus lent. Tout était plus lent. Et avant, c’était plus lent encore. Dans le temps des chevaux. Avant le supersonique. Quand quelqu’un racontait une histoire, le monde écoutait. Et le conteur prenait le temps nécessaire pour mener à bien son histoire sans signe d’impatience de son auditoire. Maintenant, tout fonctionne au kilomètre à l’heure. Quand on a une histoire à raconter, on a intérêt à rester concis, parce qu’on va entendre fuser : « Accouche! Baptise! Aboutis. On n’est pas à la messe, on n’a pas toute la soirée. » Comme si on ne l’avait pas. Comme si ça pressait pour vrai. Un fantasme d’urgence. Ou encore un commentaire revolera au milieu de ton propos qui sera immédiatement relancé par un autre, et les voilà tous partis sur un autre sujet qui n’a absolument pas rapport. Et vlan! pour ton histoire; trois prises t’es out. Une assemblée avec un ordre du jour établi et chronométré. Alors, si ton histoire dépasse quatre ou cinq phrases, tu es mieux de te la fermer. C’est ce que j’ai fait. De par leur lenteur, de par leur rythme, les histoires de Bumstead éteignaient le rond de poêle au-dessous de mon âme et de ma tête. Je lui demandai ce qu’il faisait de tous ces poissons qu’il pêchait, séchait, fumait et congelait. Il me répondit qu’il y en avait pour lui et sa femme. Ensuite, pour ses frères ou

Recherche sur le parcours d’immigration des immigrantes et des immigrants francophones du Yukon Mandat

Profil

• Établir un échantillon représentatif des immigrantes et des immigrants francophones du Yukon et les consulter;

• Connaissance en recherche et en collecte de données (qualitatives et quantitatives);

• Dresser le portrait du parcours d’immigration des immigrantes et des immigrants francophones du Yukon • Déterminer le nombre et le pourcentage des résidentes et des résidents permanents francophones du Yukon et le nombre et le pourcentage de citoyennes et de citoyens naturalisés qui sont arrivés au territoire avec un statut temporaire; • Déterminer le nombre et le pourcentage des résidentes et des résidents temporaires du Yukon qui entament des démarches de résidence permanente à la fin de leur permis temporaire.

• Connaissance de la communauté francophone du Yukon; • Maîtrise des outils de recherche documentaire; • Maîtrise des outils informatiques spécifiques liés aux bases de données, logiciels de traitement statistiques et de présentation des résultats; • Connaissance et expérience des différentes techniques d’entretien qualitatif; • Expérience en analyse et en rédaction de rapports; • Grande capacité de vulgarisation; • Maîtrise du français à l’oral et à l’écrit.

Livrable Rédiger un rapport de l’étude incluant : • La présentation de la méthodologie; • La liste des personnes consultées; • Les résultats des consultations; • Le portrait du parcours d’immigration des immigrantes et des immigrants francophones du Yukon; • L’analyse.

Durée du contrat : le rapport de recherche devra être déposé au plus tard le 31 mars 2021 Honoraire : Montant forfaitaire Lieu de travail : Chez la contractuelle ou le contractuel Nous remercions toutes et tous les soumissionnaires qui déposeront un dossier de proposition. Nous communiquerons seulement avec les soumissionnaires retenus pour une entrevue. L’appel de propositions intégral incluant une description du projet et des processus de dépôt de la proposition et de sélection est disponible sur demande.

Faites parvenir, par courriel, votre dossier de proposition en français à immigration@afy.yk.ca avant 17 h (HNR), le jeudi 28 janvier 2021. ASSOCIATION FRANCO-YUKONNAISE L’AFY, porte-parole officiel des francophones du Yukon, est un organisme sans but lucratif fondé en 1982 qui contribue activement à la vitalité de la francophonie yukonnaise. Notre équipe organise des événements rassembleurs, offre des services variés et représente la francophonie du Yukon.

www.afy.yk.ca


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Divertissement 22

Le monstre de Kluane Lake

Histoire écrite par Samantha, Logan, Gavin, Marcus et Eathan de l’École Kluane Lake

Gavin et Logan aiment pêcher. Ils attrapent un petit poisson qu’ils nomment Annie.

Logan et Marcus arrivent à Burwash Landing. Les amis se disent bonjour.

Ils vont faire de la plongée. Attention, Logan et Gavin! Il y a un gros monstre dans le lac : le Samanthasaurus!

JEU NO 470

JEU NO 470

À suivre...

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

RÉPONSE DU JEU NO 470

RÈGLES DU JEU :

RÈGLES DU JEU :

Le groupe veut aller pêcher sur le lac Kluane. Ils parlent avec Eathan, le pêcheur, et son chat Adam.

Logan a aussi un autre ami : son faucon, Marcus. Oui, Logan est le plus jeune fauconnier du Yukon.

JEU NO 470

Logan, de la ville de Dawson, est content! Il va rendre visite à son ami Gavin, à Burwash Landing.

RÉPONSE DU JEU NO 470

RÈGLES DU JEU : DU JEU NO 470 RÈGLES DU JEU : remplir toutes les cases vides enRÉPONSE Vous devez plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les Chaque chiffres boîte 1 à 9 de une9 cases seule fois par ligne,d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques est marquée une seule fois par par colonne et une seule fois chiffres boîte pour vous aider. Nepar pas oublier : vous ne devez jamais répéter les boîte de 9 cases. chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.


Jeudi 14 janvier 2021

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cOuPs D’Oeil

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Grande nouvelle pour les gens de Dawson : la construction du pont de glace est terminée! La voie de circulation est désormais ouverte pour les véhicules lourds. Les véhicules d’une charge d’au plus 40 000 kg peuvent traverser la rivière en toute sécurité. La limite de vitesse est de 15 km/h et les conducteurs doivent garder une distance d’au moins 200 mètres entre les véhicules.

Facebook/gouvernement du Yukon

CSFY

Michel Duteau

Michel Duteau a fait une belle rencontre le 23 décembre dernier. Alors qu’il sortait, comme tous les soirs, pour aller voir si les aurores boréales étaient au rendez-vous, c’est une Nyctale de Tengmalm qui l’a accueille à l’extérieur de sa maison. « Ce sont des oiseaux indicateurs de la santé des forêts boréales », explique l’intéressé.

CSFY

Victor Tölgyesi et Benjamin Déziel lors du spectacle de talents du CSSC Mercier qui a eu lieu le 18 décembre dernier. Facebook/gouvernement du Yukon

Remboursement des congés de maladie payés

Soutenez votre personnel touché par la COVID-19. Pour en savoir plus et déposer une demande : yukon.ca/fr


Jeudi 14 janvier 2021

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cOuP D’Oeil cOmmunAutAire cAlenDrier 15 janvier

21 janvier

 8 h à 12 h : Camp laser pour les enfants de 8 à 14 ans. Rens. : sarge@sergeantgreg.com  19 h : Jeu de société pour les jeunes de 14 à 25 ans, Saboteur allie tromperie, complicité et plusieurs retournements. Gratuit. En ligne. Inscr. : jjacques@afy.yk.ca

 9 h à 16 h : Formation Lanterne, Pour bâtir un monde sans violence sexuelle envers les enfants et les adolescents. Gratuit. Trouvez des réponses et des outils au sujet de l’éducation à la sexualité des jeunes enfants, favoriser le développement de relations saines et égalitaires et

24 mieux protéger les tout-petits de la violence sexuelle. Inscr. et rens. : elles@lesessentielles.ca.  18 h 30 : Réunion publique de la CSFY. Pour adresser un sujet aux commissaires : svp avertir la CSFY, au minimum 48 h avant la tenue de la réunion. Il sera possible d’accorder jusqu’à dix

minutes pour votre intervention par l’intermédiaire de la plateforme virtuelle Zoom. Rens. : info@csfy.ca ou (867) 667-8680, poste 0  18 h 30 : Tournoi de laser game en équipe. Rens. et inscr : sarge@sergeantgreg.com

À partir du 25 janvier  Cours de français langue seconde. En ligne. Inscription avant le 15 janvier. Rens. : fls.afy.yk.ca

Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663

Petites AnnOnces

Les sourires sont parfois des façades qui cachent la douleur.

 Partagez-nous le nom d’une personne qui vous inspire (implication, idées ou projets) dans la francophonie du Yukon avant le 15 janvier. Rens. : inspiration.afy.yk.ca  Soumettez le nom d’une personne pour les prix de Reconnaissance 2021, Engagement exceptionnel et Bénévole de l’année avant le 15 février. Rens. : reconnaissance2021.afy. yk.ca

 L’Association franco-yukonnaise a créé le groupe Entraide Yukon sur Facebook afin de nous serrer les coudes et de nous montrer plus solidaires que jamais. Qu’il s’agisse d’appeler à l’aide, de briser l’isolement ou d’offrir une solution, ce groupe est fait pour et par vous. Rens. : facebook.com/groups/ entraideyukon  Des ressources sur la santé disponibles pour emprunt. Rens. : pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810

 Vous avez besoin des services du Consulat de France à Vancouver pour des démarches  Besoin d’aide en français pour administratives, sans vous votre rendez-vous de santé? déplacer jusqu’à Vancouver? Service d’interprétation en Contactez-moi pour que je puisse santé, gratuit et confidentiel ajouter votre nom et convaincre le pour la prise de rendez-vous consulat d’envoyer quelqu’un au médicaux (dentiste, santé mentale, Yukon. Je leur ferai parvenir la liste optométriste, etc.), traduction le 1er février. Plus il y aura de noms, orale sur place, navigation interservices, etc. plus notre liste aura du poids! Rens. : pcsadjointe@francosante.org Merci. Emeline. ou 668-2663 poste 810 Rens. : emeline.brocard@gmail.com  Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.

 Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes a été mise à jour. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues, à genevieve.tremblay@gov.yk.ca.

rAPiDes  Joyeux anniversaire à Augustin G. (4 janvier), Riley S. (10 janvier), Gabriel Rivest (17 janvier), François Clark (29 janvier).

 Vous voulez vous aussi surprendre vos proches en leur souhaitant vos vœux dans le journal : c’est une section gratuite, profitez-en!

Pour certaines personnes qui ont servi dans les Forces armées canadiennes ou la GRC, la santé mentale peut prendre de nombreux visages. Si vous éprouvez des difficultés, il existe des services de soutien pour vous et votre famille. VETERANS.GC.CA/SANTEMENTALE

1-866-522-2022

Yannick Klein/Yukan Productions

Jasper Klein, 3 ans, sur un sentier du lac Kathleen, dans le parc national de Kluane. On aperçoit la montagne de King’s Throne (Le Trône du roi), en arrière de la forêt.

1410 rue C

extincteur Inspection

OUVER

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867 33 D’INC PROT


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L'Aurore boréale - 14 janvier 2021 by Aurore boréale - Issuu