No de convention : 4061051
Le mardi 14 avril 2020 | Volume 37 | Numéro 8
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Fournie
L’avenir du Pit, à l’heure de la pandémie Marie-Hélène Comeau - IJL Page 12
Julien Latraverse
Travailler en dehors de la normalité Julien Latraverse
À découvrir
Alistair Maitland
Alistair Maitland photographie les gens en isolement, sur le pas de leur porte ou à travers leur fenêtre. Cette nouvelle tendance, nommée Porte-trait, sera une occasion pour l’artiste de documenter cette période de confinement. On voit ici Maud Craig Suite p. 9 qui profite de la belle lumière printanière, dans le reflet de l’artiste.
Victoire marquante pour l’éducation en français
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Fonds Daisy Mason
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Aide pour les femmes vulnérables
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Entraide yukonnaise
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Les entreprises locales se mobilisent 6 Culture à la rescousse Garder la forme chez soi
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Mardi 14 avril 2020
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Scène Locale 2
Une victoire marquante pour la communauté franco-yukonnaise Une entente de règlement entre la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) et le gouvernement territorial marque la fin d’une longue lutte. Cette entente touche l’éducation en français de la programmation scolaire, la gestion du personnel et des bâtiments et les rôles du territoire et de la CSFY. Marie-Hélène Comeau
Le chapitre sur les questions demeurées en litige à la suite du procès intenté en 2009 par la CSFY sur les obligations du gouvernement du Yukon, aux termes de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, vient de prendre fin. Les deux entités se sont entendues pour clarifier les rôles et les responsabilités de chacun en ce qui concerne la gestion de l’éducation en français langue première dans le territoire quant aux droits à l’instruction dans la langue de la minorité. Il s’agit d’une victoire marquante pour la communauté franco-yukonnaise. « Cette décision crée un précédent pour toutes les petites communautés francophones en milieu minoritaire au Canada », confie maître Roger Lepage qui a représenté la CSFY dans cette affaire. « Ça montre que si les parents et les conseils scolaires s’organisent, bien ils arrivent à avoir un poids important. »
CSFY. Il touche aussi les ressources humaines, y compris le personnel enseignant dans les écoles francophones du Yukon, ainsi que les rôles et les responsabilités en matière de gestion immobilière des écoles francophones. Finalement, la CSFY pourra désormais jouer un rôle clé dans la façon dont l’enveloppe budgétaire reçue des ententes bilatérales du Programme des langues officielles dans l’enseignement sera dépensée. « Il y aura une reddition des comptes dans cet accord et plus de transparence », précise M. Blais.
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Une négociation à plusieurs volets La construction d’une école secondaire francophone sur le campus de Riverdale à Whitehorse aura été un des points majeurs des discussions. « C’était une négociation complexe, car il y avait en jeu la construction de la nouvelle école qui constituait la pierre angulaire de cette démarche légale », explique Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY. « La construction qu’on ne pouvait pas vraiment retarder est d’ailleurs presque complétée », souligne M. Blais. Précisons que cet accord permettra aux trois écoles du campus de Riverdale d’optimiser, ensemble, l’utilisation des installations, notamment les espaces extérieurs et l’aile de formation technique. L’entente comprend également les rôles et les responsabilités des commissaires au conseil de la
Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY se réjouit de cette nouvelle entente avec le gouvernement du Yukon.
Les communications avec le gouvernement du Yukon pourront dorénavant se faire en français et le gain d’un poste à temps partiel en ressources humaines permettra de réduire considérablement le temps d’attente des communications entre les deux entités. Précisons que les écoles et les terrains sur lesquels elles sont situées demeurent la propriété du gouvernement territorial. Ce sera la CSFY qui sera responsable des décisions concernant les rénovations mineures à y apporter.
Le statut du corps enseignant Ce nouvel accord permettra à la CSFY de jouer également un rôle
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La construction de l’école secondaire francophone a constitué la pierre angulaire de cette nouvelle entente.
accru sur le plan de l’embauche du personnel, dans les évaluations ou dans des cas de congédiements. « Pour des questions de logistique, les professeurs vont demeurer des employés du gouvernement du Yukon. Il n’y aura donc pas d’impact sur les conventions collectives », confirme M. Blais.
Un dossier porté par toute une communauté Il faut rappeler que ce parcours a débuté officiellement en 2002, avec le Partenariat communautaire en éducation (PCE) chapeauté par l’Association franco-yukonnaise (AFY). À cette époque, avec l’appui de maître Lepage, ce regroupement des organismes franco-yukonnais en éducation avait déposé contre le gouvernement du Yukon deux mises en demeure, dont une en éducation. Le PCE demandait alors au gouvernement d’apporter des changements dans la Loi sur l’éducation afin d’obtenir la pleine gestion scolaire de son école francophone. En 2004, après avoir tenté en vain d’arriver à une entente par la négociation, la communauté franco-yukonnaise passait le flambeau à la CSFY. Cette dernière constatant que le gouvernement persistait à refuser de négocier de bonne foi se tournera alors en 2009 vers les tribunaux. Le procès qui a eu lieu à Whitehorse en 2010 et en 2011 s’est d’abord soldé par un jugement qui accordait à la CSFY la pleine gestion scolaire. Le gouvernement du Yukon décide ensuite de porter la cause en appel et, en 2014, une décision est rendue invalidant le jugement du procès. Insatisfaite du dénouement de cette affaire, la CSFY choisit alors de se tourner vers le plus haut tribunal au pays, la Cour suprême du Canada qui ordonnera en 2015 la tenue d’un nouveau procès. C’était le retour à la case départ. « On avait déjà déterminé les
dates du nouveau procès et c’est à ce moment-là que le gouvernement du Yukon nous a fait part de son désir de négocier de bonne foi plutôt que de reprendre le procès », précise maître Lepage, qui souligne du même souffle le travail de Marc Champagne, directeur de la CSFY et de Jean-Sébastien Blais tout comme celui de leurs prédécesseurs. « Les élus ont travaillé très fort pour obtenir la gestion scolaire », souligne-t-il. Lorraine Taillefer, directrice de la CSFY de 2006 à 2013 qui a longtemps défendu ce dossier aux côtés d’André Bourcier, alors président de la CSFY, se souvient des longues heures de travail et le stress vécu. « C’est devenu rapidement le plus gros dossier que j’ai eu à gérer de ma carrière », se rappelle-t-elle « Ça n’a pas été facile, mais ce qu’on défendait avait une grande valeur pour les enfants francophones du Yukon et on connaissait bien notre dossier. C’est un gain communautaire incroyable », se réjouit-elle. Le même sentiment de soulagement règne du côté de l’AFY qui se réjouit que cette cause importante soit enfin terminée et que la CSFY ait obtenu gain de cause sur
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Lorraine Taillefer qui a été directrice de la CSFY de 2006 à 2013 se souvient des longues heures de travail requises dans ce dossier.
plusieurs points. « C’est rassurant de voir que le gouvernement du Yukon reconnaît les lois constitutionnelles », souligne Jeanne Beaudoin, présidente de l’AFY qui a amorcé les premières démarches dans ce dossier alors qu’elle était à l’époque directrice de l’AFY. « Je suis vraiment touchée par tout ce chemin parcouru », confie-t-elle. Initiative de journalisme local APF - Territoires
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Jeanne Beaudoin, présidente de l’Association franco-yukonnaise avait participé aux premières démarches pour l’acquisition de la pleine gestion scolaire dès 2002.
xxxxxx 3 éditorial 3
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Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs. L’Aurore boréale est membre de l’Association de la presse francophone (APF) et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates : 1 866 411-7486 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications. Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
Chroniqueurs :
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Françoise La Roche Dessinateur :
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
Bado
Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än.
Conception de la maquette du journal :
Merci à
Patric Chaussé
On parlait depuis longtemps de réalité virtuelle, d’intelligence artificielle… Tous ces termes qui paraissaient un peu « décalés » avec notre vie au Yukon. Et pourtant… La normalité vient de changer. Il faut s’adapter. La vie ici est toujours belle, mais elle est aussi intense en nouveautés. Paisible, un peu anxiogène certes, mais somme toute proche de l’idéal! On est bien ici… De la création de groupes d’entraide aux pancartes de soutien aux camionneurs sur les bords de route, on voit de l’amour et de la bienveillance partout et pour tout le monde. Kate White sème des graines de lumière en partageant chaque jour une chose qui lui a apporté du baume au cœur. Le groupe Yukon Dance Off rassemble par vidéo ceux et celles qui ne peuvent danser ensemble en personne. Pourtant, pas de potinage de coin de rue, pas d’événement à relater. Comment continuer à fournir l’information communautaire dans un contexte où le concept même de rassemblement est remis en question? Puisque des algorithmes de médias sociaux gèrent notre réalité virtuelle, comment sortir de ce sentiment « qu’il ne se passe pas grand-chose »? L’actualité est loin de ne tourner qu’autour du gros virus. D’une part, gardons en tête que ces algorithmes ne montrent pas tout de tout le monde (ou nous montre ce qui se passe ailleurs). Mais surtout, pensons en termes réels : on ne peut pas se fier à des algorithmes pour faire de nous une communauté. Je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, je saisis de plein fouet les responsabilités diverses. Entre mes tâches d’employée de service de garde, d’assistante médicale (merci D r Alton pour cette consultation par téléphone!), d’aide-enseignante, d’apprentie psychoéducatrice familiale et de coach d’activité physique, et les rôles que j’ai conservés en tant que cuisinière, technicienne de surface, gestionnaire de bâtiment et également directrice du journal, je vous assure que les journées passent vite et sont bien remplies. Certes, on sort moins (pas). On socialise moins aussi. Et le mot « prioriser » est devenu vital au quotidien, notamment en ce qui concerne l’information. Plus que jamais, je me fie aux sources que je considère comme fiable : elles se résument beaucoup aux conférences de presse et… aux autres médias minoritaires du pays. Les médias communautaires, c’est notre force dans ce chaos. C’est là que se trouve le « normal ». C’est un outil de sélection (positive
selon moi) de l’information, mais aussi un retour vers le vrai et le local. Ce qui se passe ici et maintenant. Une photo. Un rapide. Un mot d’enfant. Une chronique, un « bonjour » venu de loin, une info sur une initiative de quartier. Voilà ce qui nous aidera à voir le vrai. Nourrir le journal par du contenu, des publicités, des événements dans le calendrier, des annonces communautaires, des coups d’œil, c’est un des plus beaux cadeaux que nous pouvons faire au reste de la communauté. Je me souviens d’une publicité de mon jeune temps qui disait : « Un peu de douceur dans ce monde de brutes » pour vendre du chocolat au lait. En ce moment, un bon slogan marketing serait plutôt : « Un peu de normal dans ce monde de fou! » C’est facile de penser qu’il ne se passe plus rien. De réduire notre réalité à la pénurie de sucre ou de levure… Mais le soleil brille toujours, les cygnes reviennent. La vie continue et elle est belle au Yukon en plus! Kim apporte des chocolats aux personnes aînées de Whitehorse qui vivent seules ou qui peuvent se sentir isolées. Brigitte Desjardins donne des cours de batterie en visioconférence. Et tout le monde s’active dans son coin pour faire rouler la vie, dans un monde le plus normal possible. L’information communautaire, c’est faire savoir que tout cela se passe. Et en plus, je me dis que dans des centaines d’années, quand les gens liront les archives du temps du Covid, c’est ce journal qu’ils trouveront. Les archives du quotidien. Je suis fière de notre communauté. Fière de mon équipe aussi, et de tous les partenaires qui contribuent au journal. Merci! Et surtout, merci aussi à vous qui nous lisez, qui partagez le journal, par courriel, par Facebook… Envoyez-nous l’adresse courriel de votre grand-maman (créez-lui une adresse! Voilà une belle idée technoéducative pour les petitsenfants!), car nous envoyons le journal gratuitement par courriel pendant la pandémie. Et plus on aura de lecteurs et de lectrices, plus les gouvernements seront conscients de l’importance de nos médias et de nos communautés. Démontrons que nos communautés sont vivantes et vibrantes. Et si pour cela on doit s’adapter, faisons-le et montrons-le. Nos médias communautaires, tout comme la bienveillance, sont des ingrédients essentiels pour la normalité de notre quotidien. Lire le journal, c’est contribuer au cercle vertueux de la communauté. C’est se maintenir dans le vrai, dans le concret, dans l’« ici et maintenant ». Bonne lecture.
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Scène Locale 4
Le fonds Daisy-Mason pour assurer le mieux-être des Premières Nations Un fonds pour soutenir des activités axées sur le mieux-être des collectivités et des personnes issues des Premières Nations sera distribué pour la première fois au Yukon le 21 juin 2020. Julien Latraverse
Le fonds Daisy-Mason offre la chance à des membres des Premières Nations du Yukon d’accéder à une bourse de 500 $ afin d’assurer la mise en place d’initiative de mieux-être des collectivités. Ce fonds est le fruit du personnage historique yukonnais Skookum Jim. Le chercheur d’or tagish plaçait un compte en fiducie pour assurer les besoins de sa fille, Daisy, et de ses potentiels petits-enfants en 1905. Décédée en 1938, Daisy Mason ne laisse ni héritier ni héritière. L’argent, toujours dans le compte en fiducie, servira maintenant à aider les Premières Nations du territoire. Aujourd’hui, les intérêts engrangés sur ce compte sont utilisés pour
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Photographie d’archive de Skookum Jim, à droite, avec sa fille Daisy, au centre.
Enseignement du français aux adultes
Cet accord permettra à l’AFY de répondre plus facilement à la demande croissante d’enseignement du français langue seconde. Il favorisera également la création et l’offre d’occasions de perfectionnement professionnel adaptées aux besoins de la population yukonnaise francophone. L’entente couvre la période du 1er avril 2019 au 31 mars 2022. Depuis 2008, le gouvernement du Yukon et l’AFY travaillent ensemble pour fournir des cours de français langue seconde au public et aux fonctionnaires. C’est la première fois que le territoire renouvelle son engagement en ce sens au moyen d’un accord pluriannuel.
« C’est avec grand plaisir que je renouvelle notre partenariat avec l’AFY. Depuis ses débuts, cette entente a permis de rendre l’enseignement du français plus accessible aux Yukonnais et d’augmenter la capacité des employés du gouvernement à assurer la prestation de services directs en français », a affirmé John Streicker, ministre responsable de la Direction des services en français. La répartition annuelle des étudiants qui suivent des cours de français est la suivante. En 2019-2020 : 168 employés du gouvernement du Yukon, 23 employés de l’hôpital et 92 membres du public. En 2018-2019 : 141 employés du gouvernement du Yukon, 2 employés de l’hôpital et 100 membres du public.
ressourcement, l’argent placé par Skookum Jim a entre autres servi à construire son éponyme centre de l’amitié en 1962 ainsi que sa rénovation en 1983. La commissaire du Yukon, Angélique Bernard, rappelle que la date limite pour déposer une candidature est le 15 mai. Toutes les personnes des Premières Nations du Yukon peuvent présenter leur projet à la commissaire, individuellement ou en groupe. La remise de la bourse aura lieu le 21 juin, lors de la Journée nationale des peuples autochtones. La commissaire affirme préparer des « plans B, C ou D » pour assurer la remise du prix malgré les restrictions liées à la COVID-19.
Des téléphones cellulaires pour pallier la mise en danger En période de confinement, les femmes isolées et principalement celles exposées au risque de cohabitation avec des personnes violentes auront accès gratuitement à des téléphones cellulaires connectés à un réseau Internet.
Le gouvernement du Yukon et l’Association franco-yukonnaise (AFY) ont signé une entente de trois ans d’une valeur de 360 000 $ visant à faciliter l’offre de programmes d’enseignement du français. Communiqué du gouvernement du Yukon
redonner aux communautés, comme l’explique la commissaire du Yukon, Angélique Bernard. « Dans une optique de réconciliation avec les Premières Nations », souligne-t-elle. Outre le legs financier de Skookum Jim, le statut de fiduciaire du testament de la commissaire du Yukon et de l’évêque du diocèse de l’Église anglicane est lui aussi une forme d’héritage du passé. « En nous mettant [le poste du commissaire du Yukon et de l’évêque du diocèse de l’Église anglicane] sur le testament, c’était une façon d’assurer la stabilité du fonds », explique Mme Bernard. « Les gens changent toujours, mais le poste reste », ajoute-t-elle, de surcroît. En plus de fournir maintenant des fonds pour organiser des ateliers, des formations ou des semaines de
Marie Mounier
La situation actuelle exacerbe les risques d’exposition aux dangers pour les personnes vulnérables. Le gouvernement territorial, le Conseil yukonnais de la condition de la femme et Northwestel s’associent afin de pallier les risques encourus. Dans un communiqué, Aja Mason, directrice du Conseil yukonnais de la condition de la femme affirme que « l’ultime moyen de garantir l’accès aux produits et
remettant au bureau du Conseil yukonnais de la condition de la femme. Dans le territoire, le taux de violence envers les femmes est trois fois plus élevé que dans le reste du pays. Face à la pandémie, la discrimination genrée, LGBTQ2S+ et les risques de violence domestique s’intensifient. Toute personne ayant besoin d’aide et d’un téléphone cellulaire avec un accès à Internet ainsi qu’une boîte vocale peut directement contacter le Conseil yukonnais de la condition de la femme. Markus Winkler - Unspalsh La ligne de soutien téléphonique pour victimes d’agressions services de base comme l’argent, sexuelles : 1-844-967-7275 est la nourriture, les médicaments, aussi accessible 24 h sur 24, l’information — et pour certains, 7 jours sur 7, afin de guider et un espace sécuritaire — réside conseiller celles et ceux qui en dans une connexion Internet auraient besoin. ou téléphonique ». Durant les quatre prochains Ressource mois, 325 téléphones seront donc mis à la disposition des personnes Conseil yukonnais de la condition vulnérables par le gouvernement. de la femme, 308, rue Hanson, Les Yukonnaises et Yukonnais qui Whitehorse. (867) 667-4637 possèdent un téléphone cellulaire aja.mason@yswc.ca non utilisé et en bon état sont d’ailInitiative de journalisme local leurs sollicités à en faire don en le APF – Territoires
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Scène Locale 5
L’entraide yukonnaise ou la communauté 2.0 Face à la pandémie et à la distanciation sociale, les membres de la communauté pourraient être amenés à s’éloigner. Mais c’est dans l’union que réside la force. Le groupe Facebook Entraide Yukon, mis en place par l’Association franco-yukonnaise, a pour objectif de resserrer les liens en ces temps difficiles.
Un groupe qui regroupe
Marie Mounier
L’idée n’est pas nouvelle. Au Canada, comme partout à travers le monde, de nombreuses initiatives communautaires ont vu le jour sur les réseaux sociaux. L’Association franco-yukonnaise (AFY) ne se dit pas novatrice, mais s’inspire d’une bienveillance déjà internationale pour offrir à la communauté francophone un soutien nécessaire face à la pandémie. « Nous avons souhaité créer un espace géré par les citoyens, pour les citoyens », explique Francis Lefebvre, directeur, communication et relations communautaires de l’AFY. C’est dans cette mouvance qu’a été mis en place le groupe Entraide Yukon sur Facebook qui permet à tous de proposer ses services à la communauté et de recevoir l’aide nécessaire en cas de besoin.
Pixabay
sur cette vague que l’AFY propose de surfer. « Avec le télétravail, une Si ce n’est pas la première crise que traverse le Yukon, la COVID-19 grosse partie de la population est crée un climat anxiogène où le lien déjà sur son ordinateur », explique social, physiquement distendu, a M. Lefebvre. « L’AFY avait les resd’autant plus besoin d’être entre- sources nécessaires pour offrir un tenu. Grâce à la technologie et aux outil supplémentaire accessible, une réseaux sociaux, la communauté se initiative qui devait être rapidement regroupe derrière les écrans et c’est mise en place pour la communauté. »
L’utilité de la technologie
Si l’AFY se donnait déjà comme priorité de créer des ponts et d’élargir les liens au sein de la communauté francophone avant la pandémie, face à la crise actuelle, elle souhaite d’autant plus renforcer l’esprit de communauté. Le directeur est clair sur ce point : « Il s’agit d’offrir une structure initiale, un cadre pour permettre aux gens de laisser libre cours à leurs besoins dans un cadre sécuritaire. » Mais l’AFY n’est rien de plus qu’un modérateur, et les Yukonnaises et Yukonnais sont les animateurs du groupe. Entraide Yukon est un espace où l’individu s’exprime et déploie sa générosité autant qu’il fait appel à l’aide sans attendre qu’il soit trop tard. Maintenant que le groupe est lancé, il ne s’agira pas de le fermer une fois la pandémie passée, mais
au contraire de le garder afin de préserver un esprit communautaire utile à chacun. Ainsi, en à peine 24 heures, 67 personnes avaient déjà joint le groupe Facebook. Francis Lefebvre souligne qu’il a « eu beaucoup plus d’appels et de messages qu’avant la pandémie ». La communauté ressent le besoin d’agir, de trouver des solutions. « J’ai joint le groupe pour me donner de l’appui, mais aussi pour partager des informations qui pourraient être nécessaires », confie l’une des membres du groupe qui préfère rester anonyme. Face à l’isolement, c’est un monde virtuel qui se crée, où les idées et initiatives locales fourmillent et se retrouvent dans le groupe Entraide Yukon.
Initiative de journalisme local APF – Territoires
Les agents de la GRC d’Old Crow livrent des provisions à des aînés et à des résidents de retour dans la collectivité
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Le caporal Pat Russell et le gestionnaire adjoint du magasin Co-op, Chris Brooks.
pations des aînés de la localité et des voyageurs de retour dans la La GRC d’Old Crow collabore avec collectivité concernant la COVID-19, le magasin local Co-op pour faire la GRC et le magasin Co-op ont en sorte que les aînés vulnérables cherché un moyen de s’assurer et les résidents qui sont de retour et que tout le monde puisse suivre les qui doivent s’isoler puissent rece- directives du médecin-hygiéniste voir leurs provisions sans avoir à en chef du Yukon, notamment pour la distance à respecter entre les quitter leur domicile. Ayant écouté les préoccu- personnes, tout en ayant la posCommuniqué de la GRC
sibilité d’obtenir les provisions et les fournitures nécessaires. Fournie Le caporal Pat Russell, du Un agent de la GRC d’Old Crow en train de livrer des denrées à une résidence. Détachement de la GRC d’Old Crow dit : « Nous avons un intérêt commun à assurer la sûreté de toutes les personnes qui vivent jouer un rôle pour que la courbe de passer leur commande par télédans notre collectivité. Cette initia- l’infection s’aplatisse. » phone au magasin qui contactera Les résidents qui souhaitent ensuite la GRC d’Old Crow pour tive, qui consiste à offrir un service de livraison, nous permet à tous de bénéficier de ce service peuvent la livraison.
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Les entreprises locales se mobilisent De nombreuses initiatives émergent à travers le monde pour lutter contre la propagation du virus. Au Yukon, plusieurs entreprises sont passées à l’action. Julie Gillet
La Yukon Brewing est une brasserie bien connue à Whitehorse, tant pour la qualité de ses bières que pour son investissement dans la communauté. Quand les stocks de désinfectant pour les mains ont commencé à baisser dangereusement dans les magasins au mois de mars, la brasserie s’est lancée dans un nouveau projet : en fabriquer elle-même afin d’en fournir gratuitement aux intervenants de première ligne et aux travailleurs des services essentiels. « J’avais lu des articles sur des distilleries qui s’étaient mises à produire du gel hydroalcoolique et ça m’avait interpellé », raconte Bob Baxter, le copropriétaire de Yukon Brewing. « Je voulais faire quelque chose, moi aussi, ne pas rester les bras croisés. J’étais justement en train de faire des recherches à ce sujet quand un agent de la GRC m’a appelé et m’a demandé s’il était possible de produire du gel hydroalcoolique dans notre distillerie, en raison de la pénurie locale. » Pour la fabrication de son désinfectant pour les mains, Yukon Brewing suit une recette fournie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à base d’alcool à 75 %, d’eau oxygénée et de glycérine. Les premiers essais ayant donné de bons résultats, la brasserie a produit, fin mars, un lot de 500 litres de produit qui a été distribué aux intervenants de première ligne, aux garderies et aux centres de santé.
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Bob Baxter, copropriétaire de Yukon Brewing, a commencé à produire du gel hydroalcoolique pour subvenir aux besoins du personnel de première ligne.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, Yukon Brewing attend les dernières fournitures nécessaires à la production d’un nouveau lot. « Jusqu’à maintenant, nous avons réservé notre production aux professionnels de la santé et aux travailleurs qui n’ont pas accès à l’eau sur leur lieu de travail, mais nous espérons rapidement pouvoir couvrir les besoins de l’ensemble de la population si nécessaire », confie Bob Baxter. Chez Yukonstruct également, on se mobilise. Rick Yorgason, le
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Les bandeaux en plastique sont produits sur les imprimantes 3D de Yukonstruct et les écrans faciaux sont découpés grâce aux découpeuses laser, explique Rick Yorgason, coordonnateur du programme Makespace.
coordonnateur du programme Makespace, a ainsi commencé à produire des écrans faciaux pour les travailleurs qui interagissent avec des personnes potentiellement contagieuses. « Nous utilisons les équipements du Makespace : les bandeaux en plastique sont produits sur nos imprimantes 3D et les écrans faciaux sont découpés grâce à nos découpeuses laser », explique-t-il. L’initiative est loin d’être isolée : partout dans le monde, des gens se mobilisent sur ce type de projet.
Le design utilisé au Yukon provient ainsi d’un fabricant d’imprimantes 3D en République tchèque. Les écrans faciaux ne sont pas soumis aux mêmes normes de qualité médicale que les autres équipements médicaux. Il est donc assez facile d’en fabriquer. « Avec les autres utilisateurs du Makespace, nous voulions faire quelque chose, ne pas rester inactifs », souligne Rick Yorgason. « Nous avons fait des recherches et les écrans faciaux sont
vite apparus comme une bonne manière pour nous d’aider les intervenants de première ligne. Ces masques se sont déjà avérés très utiles dans les hôpitaux du monde entier. » Yukonstruct travaille aujourd’hui en étroite collaboration avec l’Hôpital de Whitehorse afin de répondre aux besoins du personnel soignant.
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Dawson 7
L’avenir de l’hôtel Westminster de Dawson à l’heure de la pandémie Des rues désertées, des magasins fermés, des annulations de réservations de chambre d’hôtel teintent en ce moment le quotidien de la ville de Dawson. À cette longue liste s’ajoute également la fermeture temporaire de l’hôtel Westminster, l’icône par excellence de la ville. Paul McDonagh a également entrepris des démarches du côté du gouvernement du Yukon afin d’obtenir de l’aide financière qui lui permettrait d’embaucher des travailleurs de Dawson afin de profiter de ce moment de pause pour rénover le vieux bâtiment. « Tout le monde semble intéressé par le projet, mais rien n’est confirmé pour le moment », souligne-t-il. « Il y a de l’espoir. Je veux garder le Pit ouvert pour la communauté de Dawson ainsi que permettre aux gens d’y trouver un travail », confie-t-il.
Marie-Hélène Comeau
L’hôtel Westminster de la ville de Dawson, connu plus communément sous le nom du Pit, a dû fermer temporairement les portes de son bar en mars dernier. Le gouvernement du Yukon a demandé cette fermeture, tout comme celle de tous les bars du territoire, afin d’éviter qu’une propagation de la COVID-19 prenne ses aises au pays du soleil de minuit. Les conséquences sociales de cette fermeture du Pit en inquiètent plus d’un. « Le Pit, c’est pas juste un bar, c’est aussi une rencontre sociale. Quand quelqu’un décède, il y a toujours un pot luck d’organisé au Pit, et c’est le seul endroit à Noël et au Jour de l’an qui donne de la nourriture aux gens. Cet endroit, c’est l’âme de Dawson. Sans Pit, je ne sais pas ce que Dawson va devenir », confie Louise Piché, résidente de la ville de Dawson. Plusieurs craignent en effet que cette fermeture temporaire devienne éventuellement permanente. Car un mythe tenace court dans les rues de la ville. Il stipule que ce vieil hôtel qui a ouvert ses portes dans les années 1930, et dont une partie aurait été construite dans les années 1900, serait sous la protection d’une clause de droits acquis. Cette dernière lui permettrait de rester ouvert tant et aussi longtemps que l’hôtel ne ferme pas ses portes, ne serait-ce que pour une seule journée. Pourtant, selon le propriétaire des lieux, tout ceci est faux. « C’est un mythe et j’ignore d’où ça vient. J’habite à Dawson depuis 20 ans et j’ai toujours entendu parler de cette histoire-là. Mais c’est faux », confirme Paul McDonagh, propriétaire de l’hôtel depuis 2010. « Si un jour le Pit ferme de façon définitive, c’est plutôt parce que j’aurais fait faillite à cause des conséquences économiques de la pandémie », précise-t-il.
Le Pit au temps de la COVID-19 En ces temps d’incertitude, Paul McDonagh tente comme bien d’autres gens d’affaires au territoire de sauver son entreprise de la faillite. C’est d’ailleurs avec soulagement qu’il a accueilli l’annonce du 3 avril dernier concernant les changements qui sont apportés par le gouvernement fédéral en ce
Chambre de commerce de Dawson
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L’hôtel Westminster de Dawson est temporairement fermé depuis la fin mars.
qui a trait au prêt sans intérêt allant jusqu’à 40 000 $. Ce dernier a été mis en place afin d’aider les entreprises à faire face à la pandémie. Car jusqu’ici, les propriétaires de bars et d’autres PME, en raison de leur champ d’activités, n’avaient pas accès à ce compte d’urgence de la Banque de développement du Canada (BDC) et d’Exportation et Développement Canada (EDC). En effet, l’une des exclusions qui s’appliquent en temps normal concerne spécifiquement les entreprises qui tirent plus de 50 % de leurs revenus de la vente d’alcool, comme c’est le cas pour l’hôtel Westminster. En levant cette restriction, le gouvernement fédéral permet ainsi aux restaurants et aux bars du pays de bénéficier également de cette aide financière. « Ce prêt va m’aider pour environ six mois. Mais, même lorsque je pourrai enfin rouvrir le Pit, ça se fera dans un triste contexte alors que la ville sera totalement morte. Tout est fermé », précise
Paul McDonagh. « Il faut être réaliste. Je ne crois pas que nous aurons une saison touristique cette année. C’est assez dramatique en ce moment. Tout le monde contacte les hôtels pour annuler leurs réservations. On ignore même si l’hôtel Westmark pourra ouvrir cet été. C’est catastrophique pour nous
à Dawson, car c’est pendant la saison touristique à l’été que nous pouvons gagner assez d’argent pour survivre pendant les longs mois d’hiver », confie le propriétaire de l’hôtel Westminster dont l’entreprise compte habituellement jusqu’à 26 employés pendant la saison estivale.
Il faut rappeler qu’une partie importante de l’économie de la ville de Dawson repose sur l’industrie touristique qui bat son plein durant la saison estivale. Ainsi, chaque été, nombreux sont les touristes qui s’y rendent attirés par ce qui a constitué le cœur de la célèbre ruée vers l’or du Klondike. Toutefois, cette pandémie risque de changer la donne pour tout ce qui touche l’industrie touristique. « Nous avons des conférences virtuelles chaque semaine avec les propriétaires d’entreprises de Dawson et les organismes afin de travailler ensemble pour trouver des façons de s’adapter à cette nouvelle réalité, trouver des fonds disponibles et pour aider ceux qui sont en quarantaine », explique Kat Derusha de la Chambre de commerce de Dawson. « C’est vraiment bon de voir à quel point les gens de la communauté désirent travailler ensemble afin de trouver des solutions », confie-t-elle. Initiative de journalisme local APF – Territoires
S E M A I N E N AT I O N A L E D E L’ A C T I O N B É N É V O L E DU 19 AU 25 AVRIL
Merci!
#SAB2020
Le ministère de la Santé et des Affaires sociales tient à remercier sincèrement les bénévoles qui travaillent au Pavillon McDonald, au Centre Copper Ridge, au Centre Whistle Bend et au Centre Thomson. Le temps, les efforts et l’énergie qu’ils consacrent à leurs tâches ont un effet durable sur la qualité de vie des résidents de ces établissements de soins prolongés. Nous attendons avec impatience de les revoir dans nos centres dès qu’ils en auront l’occasion.
Mardi 14 avril 2020
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8 culture
La culture à la rescousse : se réinventer par solidarité Frappé de plein fouet par les mesures de distanciation sociale, le domaine des arts et de la culture tente néanmoins de s’adapter à cette période incertaine. Julien Latraverse
Les artistes doivent redoubler de débrouillardise pour s’adapter à la perte de leurs revenus reliés aux concerts, expositions ou festivals, en plus de prouver l’importance de leur rôle dans la société. Selon Lorène Charmetant et Brigitte Desjardins, il n’y a aucun doute : la série d’annulations des festivals, concerts ou cours de musique met en péril leur qualité de vie. « J’ai failli en perdre la tête », témoigne sans détour la musicienne traditionnelle Brigitte Desjardins. La batteuse attendait de pied ferme la saison haute de l’été pour participer à des festivals ou à des concerts, « mais tout est chamboulé maintenant ».
La technologie comme bouée de sauvetage
Pourtant loin de se laisser abattre par la situation, elle y voit plutôt un moment d’introspection et de questionnement. « J’utilise tout ce temps pour planifier mes prochaines activités, ce que j’ai envie de développer comme projet », souligne-t-elle. C’est une réflexion qui trouve écho avec celle de la chanteuse Lorène Charmetant. Elle estime que son métier d’artiste la motive « à continuer de m’accrocher et Lorène Charmetant et Brigitte Desjardins ont présenté une prestation en ligne de leur de m’empêcher d’angoisser ». l’Association franco-yukonnaise. Par exemple, cette pause a permis à Brigitte Desjardins de planifier des cours de batterie monde sait que je suis ‘’poche’’ beaucoup de chemin reste à avec ses élèves par l’entremise avec la technologie, mais on doit faire pour assurer la pérennité de visioconférences. « Tout le s’adapter », affirme-t-elle avec de ce milieu « plus particulièrele sourire en coin. Les efforts de ment touché ». La Fédération cette démarche lui permettent culturelle canadienne-française de renflouer les coffres pendant planche actuellement avec ses qu’elle remplit des demandes partenaires à trouver des avenues de secours pour combler tous de subvention. Outre les artistes, les orga- les besoins, mais comme l’innismes culturels tentent eux aussi dique sa directrice générale, « je de se réinventer en plein cœur pense qu’on va en garder des de la crise. La directrice géné- marques […] j’espère seulement rale de la Fédération culturelle que les blessures ne seront pas canadienne-française (FCCF), trop profondes ». Marie-Christine Morin, travaille actuellement à développer des Un rapport intrinsèque initiatives en ligne pour les artistes et le public. « L’épidémie Le caractère anxiogène de cette nous force définitivement à nous crise soulève le rôle crucial de renouveler et à nous réinventer », la culture dans la société. « Les commente-t-elle d’entrée de jeu. arts nous permettent de nous « On pense avec notre réseau à reconnecter avec ce qui nous présenter des initiatives virtuelles, fait du bien », expose Mariecomme à des prestations ou des Christine Morin. Au-delà du plaisir ateliers de création en direct sur à voir une œuvre, il s’agit aussi Facebook », cite la directrice de passer du temps de qualité générale en exemple. avec les personnes qui nous sont Ces adaptations commencent chères, autour d’une pièce de déjà à se manifester dans les com- théâtre ou d’une activité, raconte munautés. L’artiste en art visuel, la directrice générale. « Je fais des Planifiez une rencontre à distance Maya Rosenberg, enseigne le ateliers en ligne avec mon enfant programme gratuit Kids Create […], c’est quelque chose de famiavec notre équipe! organisé par le Centre des arts du lier en l’absence de normalité. On Yukon. « Il peut y avoir près de 99 a besoin de ce baume. » personnes sur Zoom [un logiciel Chez les artistes, ce moment de visioconférence] en train de est aussi un moyen de se reconpeindre en famille », se réjouit-elle. necter avec leur auditoire, ou Ces nouvelles idées repré- même leurs élèves. « J’ai été Merci à sentent un bon début, soutient surprise de m’ennuyer de mes la directrice générale de la FCCF, élèves [quand les mesures de 867 668-2663, poste 223 emploi@afy.yk.ca Marie-Christine Morin. Toutefois, distanciation ont été mises en
Appui aux
entreprises Nous pouvons aider votre entreprise à naviguer cette crise
Isabelle Salesse
salon pour un concert virtuel organisé par
place], ça m’a soulagée de les voir sur Zoom », reconnaît Brigitte Desjardins. Pour Maya Rosenberg, ce contact avec les jeunes est ce qui la pousse à traverser cette période. La professeure de peinture affirme que le simple fait de voir les gens s’adonner avec plaisir à son atelier renforce son désir d’enseigner. « La communauté ne réalise pas toujours que la gentillesse suffit à apporter un peu plus de couleur à ma journée », fait-elle valoir. Brigitte Desjardins illustre le rapport intrinsèque entre l’artiste et sa communauté avec philosophie. « Si j’arrête tout, je n’ai plus de sens. J’ai besoin de la communauté pour confirmer mon identité et m’exprimer dans le monde. » Ce remue-ménage identitaire et social peut même être tourné à son avantage, croit Mme Desjardins. « Je ressens des émotions que je dois canaliser, et comment canaliser le tout? En écrivant une chanson! », conclutelle avec entrain. Lorène Charmetant et Brigitte Desjardins ont présenté une prestation en ligne de leur salon pour un concert virtuel organisé par l’Association franco-yukonnaise. L’organisme proposera deux autres concerts en ligne les 23 avril et 7 mai prochain. De bonnes occasions d’inviter des artistes franco-yukonnais dans votre salon!
Mardi 14 avril 2020
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culture 9
Alistair Maitland
Alistair Maitland
Mille porte-traits pour se souvenir Le photographe Alistair Maitland souhaite immortaliser les différentes réalités chamboulées grâce à une série de porte-traits. Julien Latraverse
Prendre en photo mille visages, mille porte-traits et mille réalités différentes de Whitehorse jusqu’au lac Laberge est une mission titanesque, mais pour Alistair Maitland, c’est un devoir. Le photographe professionnel désire immortaliser les impacts de la COVID-19 au Yukon, un cliché à la fois. Les porte-traits, désigné comme un mot-valise de porte et portrait est une tendance photographique née des mesures de distanciation sociale et de confinement. Des portraits individuels ou de groupe sont capturés au pas de la porte ou à travers les vitres des maisons par le photographe. Une façon simple, mais efficace de « donner le sourire » en toute sécurité, souligne Alistair Maitland, un nouvel adepte de cette pratique qui gagne en popularité à travers le monde.
Un devoir d’histoire Le photographe professionnel depuis 2011 souhaite cependant développer cette initiative un peu plus loin pour combiner sa passion pour les portraits à sa passion de documentation de l’Histoire. « C’est important d’être présent selon moi pour l’héritage de Whitehorse », expose d’entrée de jeu Alistair Maitland. Que ce soit à travers des portraits, des photos de mariage ou d’un concert,
l’ancien photojournaliste indépendant se fait un devoir d’être là pour immortaliser ce brin de souvenir, « comme la signature [du plan d’aménagement final] de la rivière Peel », ajoute-t-il. Les bouleversements reliés à la COVID-19 sont des raison de plus pour lui de « tout documenter ». L’idée de capturer 1 000 porte-traits a tranquillement fait son chemin chez Alistair Maitland. « J’ai perdu tous mes contrats, et c’était une façon de me faire un peu d’argent et de sortir les gens de l’isolement », soutient-il. À force de se rapprocher de ses sujets, et par le fait même de leur réalité, Alistair Maitland a saisi l’ampleur sociale de cette crise. « J’ai vu des aînés qui craignaient de ne pas avoir assez d’argent pour acheter de la nourriture ou payer leur loyer », témoignet-il. « Ça m’a vraiment ouvert les yeux sur les différentes réalités des gens », révèle-t-il humblement. De ce fait, ce projet a pris un nouveau sens chez le photographe. Il s’agit de « tout documenter pour l’histoire du Yukon et de Whitehorse », mais aussi pour démontrer « à tous les niveaux » les changements produits par la pandémie.
reconnaît Alistair Maitland. C’est pourtant un moyen pour lui de se trouver un sens pendant cette crise. « J’ai un besoin de connecter avec les gens», affirme M. Maitland. Le photographe commence déjà à élaborer un moyen d’exposer ses porte-traits. Dans un premier temps en ligne, mais après, avec d’autres photographes d’ici ou ailleurs afin de tisser une fresque contemporaine de la vie à l’ère de la COVID-19, car « tout le monde conjugue avec cette pandémie ». Alistair Maitland invite quiconque voulant participer à son projet à visiter son site Internet pour réserver un rendez-vous avec lui.
Alistair Maitland
Une tâche colossale, mais nécessaire L’effort nécessaire à la production de ces 1 000 porte-traits n’est pas négligeable. « Je doute même honnêtement que ça soit réalisable »,
Alistair Maitland
Mardi 14 avril 2020
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Éducation 10
La Commission scolaire francophone du Yukon se prépare pour la suite La Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) s’adapte aux changements engendrés par l’annonce de la fermeture « face à face » des écoles du territoire par le ministère de l’Éducation le 7 avril dernier. Julien Latraverse
Contenu en ligne, visioconférence s et envoi de maté riel pédagogique aux élèves; voici quelques-unes des mesures entreprises par la CSFY et le personnel enseignant de l’École Émilie-Tremblay et de l’Académie Parhélie face aux nouvelles réalités de la crise actuelle. Le directeur général de la CSFY, Marc Champagne, réalise les impacts de ce changement. « On ne demande pas aux parents de devenir des enseignants », rassure-t-il d’entrée de jeu. Il assure que les élèves pourront continuer de « se développer » selon les exigences en place. Que ce soit à l’aide de contenu préparé en ligne, ou par l’entremise de visioconférences, M. Champagne assure que son équipe pourra établir un nouveau modèle pédagogique. La grande question, autant pour les familles que pour les enseignants, se situe en ce moment du côté des technologies.
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Le directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon, Marc Champagne.
Qu’entend-on par distance physique? Gardez une distance de deux huskies (2 mètres ou 6 pieds)
Tous ensemble, nous pouvons ralentir la propagation de la COVID-19 en établissant volontairement une distance physique entre nous. Pour en savoir plus sur la COVID-19, visitez le www.yukon.ca/fr/covid-19 ou écrivez à COVID19INFO@gov.yk.ca
Toutes les familles n’ont pas accès au matériel nécessaire, reconnaît le directeur général. La CSFY a donc demandé à son personnel enseignant de commencer par sonder les besoins des familles d e s é l è v e s . « À l ’ A c a d é m i e Parhélie, tous les élèves ont un [ordinateur] portable [qui leur est prêté dès la rentrée]. On regarde aussi comment distribuer nos iPads pour les élèves de l’École É m i l i e - Tre m b l a y » , s o u l i g n e Marc Champagne. Pour les élèves qui nécessitent une aide pédagogique supplémentaire, Marc Champagne rappelle la présence d’aides-enseignants et d’aides-enseignantes pour combler tout besoin particulier. « Comme c’était déjà le cas », rappelle-t-il. Une ressource intéressante pour les élèves qui devront compléter des examens. Par contre, la question des évaluations demeure épineuse et nécessitera plus de concertation, plus particulièrement pour les élèves du secondaire. « Mais il n’est pas impossible de les faire à distance », fait valoir M. Champagne. La matière présentée pour le reste de l’année ne ressemblera pas à l’école traditionnelle. Les élèves n’auront pas à rester « assis en classe » du matin au soir, mais plutôt à remplir des « heures de travail pour la semaine » en fonction de leur année scolaire, expose Marc Champagne. Le ministère de l’Éducation a fourni à toutes les familles un indicatif du nombre d’heures de travail que chaque enfant devrait faire. Par exemple, des élèves de 10e ou 12e année auront trois heures de travail à faire par semaine pour chacun de leur cours. Ces lignes directrices s’appliqueront à toutes les écoles du Yukon, selon les demandes du ministère de l’Éducation. « Les parents pourront toujours donner plus de contenu à leur enfant s’ils le désirent », fait aussi valoir le directeur général. Toutes ces recommandations restent cependant indicatives. Des informations supplémentaires concernant le contenu enseigné et les méthodes pédagogiques seront fournies lors de la reprise des classes, le 16 avril prochain. D’ici là, le directeur général de la CSFY appelle à la compréhension de la communauté. « C’est du jamais vu pour nous et la communication va être importante », conclut-il.
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Petite enfance 11
Fonds supplémentaires pour les garderies : des conditions difficiles à remplir d’une partie du temps de chaque éducatrice », assure Mme Villeneuve. La Garderie du petit cheval blanc a mis en place un « comité pandémie », incluant des employées et des membres du CA. « Nous évaluons la situation et nous faisons des séances de remue-méninges, ensuite, on propose des solutions et on s’ajuste. Mais c’est beaucoup d’incertitudes. »
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Un communiqué du gouvernement territorial, publié le 6 avril dernier, annonçait que les garderies (et les services de garde en milieu familial accrédités) obtiendraient de l’aide financière supplémentaire pour accueillir les enfants pendant et après la pandémie de COVID-19. Ces fonds devaient permettre aux établissements, selon ce communiqué, de maintenir « les salaires des employés et les dépenses admissibles liées aux locaux ». Que les garderies prévoient de rester ouvertes ou non, le gouvernement annonçait allouer des aides financières jusqu’en juin.
Deux parents aux services essentiels « C’était à première vue une bonne nouvelle », a déclaré Louise-Hélène Villeneuve, directrice de la Garderie du petit cheval blanc. Cependant, la directrice semble avoir déchanté en apprenant les conditions qui sont reliées à ce fonds. « Nous pourrons proposer le service de garde d’enfants uniquement aux familles dont les deux parents [ou parents substituts] travaillent pour les services essentiels. » En d’autres termes, si un des deux parents ne travaille pas en service essentiel, la famille n’aura plus accès à la garderie. Cette condition limitera énormément le nombre d’employées que la Garderie du petit cheval
blanc pourra garder en poste. Pour le moment, une dizaine d’enfants fréquentent la garderie, et treize employées assurent des rotations afin de respecter les quotas du nombre de personnes par local (limitées à cinq) et par établissement. « Quelques employées ont fait le choix d’être au chômage, mais pour d’autres, la situation est plus compliquée. » Qu’il s’agisse de considération de logement (pour éviter le contact avec des personnes à risque), ou d’immigration remise en cause en cas de perte d’emploi, Mme Villeneuve estime qu’il y a « beaucoup d’inconnu ». Elle assure cependant que « la priorité reste la santé de nos employées, à la fois physique, mentale, mais aussi financière ». Mais considérant que la garderie avait déployé des efforts considérables et continus en matière de recrutement, cette situation précaire représente un grand risque sur le plan de la stabilité des ressources humaines de la pépinière francophone.
Contact avec les familles Dans une situation encore pleine d’incer titude, l’établissement prévoit tout d’abord de demander aux familles concernées (celles dont les deux parents assurent des emplois essentiels) de s’identifier. « Nous avons aussi la possibilité d’ouvrir nos services à d’autres familles de Whitehorse », ajoute Mme Villeneuve, avant d’indiquer que cela représentera un autre
Appelde candidatures
type de questionnement : comment continuer d’assurer la transmission de la langue française dans un milieu qui serait alors bilingue. « Certaines éducatrices ne sont d’ailleurs pas à l’aise de travailler en anglais. » En fin de compte, cette décision reviendra au conseil d’administration de la garderie. Par le communiqué susmentionné, le gouvernement territorial demande pour l’instant aux parents et parents substituts qui dépendent habituellement des services de garde de ne pas y envoyer leurs enfants. Les parents qui travaillent à domicile devraient faire de même.
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Bénévole Engagement de l’année exceptionnel
reconnaissance.afy.yk.ca
Mesures d’hygiène Le Centre de lutte contre les maladies transmissibles et le médecin-hygiéniste en chef du Yukon ont remis aux exploitants de services de garde d’enfants un document d’orientation de la santé publique intitulé COVID-19 : Renforcement des mesures de santé publique dans les services de garde du Yukon, afin de conserver un environnement sain et sûr et de réduire au maximum les risques de propagation de la COVID-19 au Yukon. Tous les jours, les parents et tuteurs doivent remplir un questionnaire avant d’amener leurs enfants à la garderie. S’ils répondent à certains critères, on leur demande de garder les enfants chez eux. « La gestion des mesures d’hygiène occupe pour le moment une personne à temps plein, en plus
Besoin d'aide en ces temps de crise? Envie de donner un coup de main? Rejoignez le groupe Facebook Entraide Yukon.
Merci à
Maryne Dumaine
« Notre gouvernement fait tout son possible pour aider les exploitants de garderies à poursuivre leurs activités pendant cette période difficile afin de garantir la santé et la sécurité des employés et des enfants », a déclaré, quant à elle, Mme Pauline Frost, ministre de la Santé et des Affaires sociales.
entraide.afy.yk.ca
867 668-2663
afy.yk.ca
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12 SANTÉ
Travailler en dehors de la normalité La métamorphose du travail se manifeste sous plusieurs angles. Certains travaillent de la maison, d’autres en contact direct avec la communauté. Pour tout le monde, la réalité a été modifiée, mais qu’en est-il de ces personnes qui travaillent dans des emplois désignés essentiels?
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Clément Chrétien, boulanger à l’Alpine Bakery.
Julien Latraverse
Merci
Suite à la signature de l’entente du règlement entre la CSFY et le gouvernement du Yukon qui met fin au litige lancé en 2009, la CSFY souhaite remercier toutes les personnes impliquées dans ce dossier depuis la dernière décennie, du dépôt de l’action en justice en 2009 à la signature en 2020 : Avocat : Roger Lepage et son équipe Commissaires : André Bourcier, Louis Bouchard, Danielle Daffe, Luc Laferté, Jean-François Latour, Ron Melanson, Éric Martin, Stéphanie Dion, Ludovic Gouaillier, Jean-Paul Molgat, Jean-Sébastien Blais, Gilbert Bradet, Marc-André Lavigne, Édith Campbell, Édith Bélanger, Élaine Michaud, Gilles Ménard, Vincent Larochelle, Jocelyne Isabelle et Hugo Bergeron. Directions générales : Lorraine Taillefer, Edmond Ruest, Natasha Joncas et Marc Champagne. Comité de règlement : Marc Champagne, Lee Kubica, Julie Dessureault et tout le personnel du ministère de l’Éducation qui a contribué à l’entente. Malgré la situation de crise mondiale que nous vivons, nous sommes fiers et fières de cet accomplissement qui marque un moment historique pour la communauté franco-yukonnaise.
Le camion d’Yves Lafond est prêt à repatir sur la route.
Julien Latraverse
Issus de trois métiers différents, un boulanger, un camionneur et une éducatrice en petite enfance partagent du point de vue de leur profession cette nouvelle normalité.
Mesures d’hygiène renforcées Quel que soit le milieu de travail, tout le monde s’entend pour dire qu’ils vivent un point commun : un resserrement des protocoles sanitaires. Marianna Picard souligne l’importance de ces mesures dans le cadre de son emploi d’éducatrice à la petite enfance à la Garderie du petit cheval blanc. « Les parents sont très inquiets en ce moment, et avec raison », expose-t-elle. Elle explique aux familles les moyens entrepris à la garderie pour éviter toute contamination de ce milieu vulnérable. « Toutes les pièces sont limitées à cinq personnes incluant la personne en charge », cite-t-elle en exemple. En outre, elle assure que « tous les objets manipulés au cours de la journée » sont désinfectés. Cet effort pour empêcher toute contamination est également une des nouvelles réalités pour Clément Chrétien, un boulanger à l’Alpine Bakery. « On n’a plus aucun contact avec la clientèle », illustre-t-il. Un mal nécessaire, compte tenu de la précarité du milieu de la restau-
ration, pense M. Chrétien. « On est ouvert pour l’instant, mais on ne sait jamais quand cela peut changer. » Un suivi strict des mesures de sécurité est actuellement en place pour toutes les entreprises de restauration dans le territoire. À l’inverse, camionneur depuis « 35 ou 40 ans », Yves Lafond ne craint pas un potentiel arrêt de travail. « On était considéré comme des services essentiels bien avant la pandémie, surtout dans le Nord », indique-t-il. En effet, celui-ci livre du pétrole dans les communautés reculées du Canada, tel qu’Inuvik. « Sans nous, ils n’ont pas d’électricité, car ils l’utilisent pour les génératrices », démontre M. Lafond.
Peser le pour et le contre L’aspect le plus difficile à gérer dans cette nouvelle normalité réside dans l’exposition au risque. Comme le témoigne Marianna Picard, le nuage de la COVID-19 planait au-dessus des têtes de la direction et de son personnel. « Il y a deux choix : est-ce qu’on s’implique auprès de la communauté ou on reste en sécurité avec sa famille? » Elle nuance néanmoins ses propos en affirmant qu’il n’existe pas de bonne ou de mauvaise décision. Certes Clément Chrétien ne semble pas changer le monde avec ses croissants, pourtant il
entrevoit cette problématique avec une nouvelle motivation. « On entend à la radio l’importance de manger sainement, de manger biologique […], ça me fait chaud au cœur de contribuer à ça », raconte avec optimisme le boulanger à l’Alpine Bakery. Yves Lafond évoque l’impact des camionneurs sur la population par ce simple geste des habitants d’Inuvik. « Il y a des pancartes en bordure de la route, entre l’aéroport et la ville où il était écrit Thank you truckers, c’était comme s’ils nous disaient : lâchez-nous pas! », révèle avec empathie M. Lafond. Malgré l’incertitude et le doute de cette période, ces travailleurs espèrent néanmoins avoir un impact positif sur la communauté. « C’est difficile de rester confiant, mais on est décidé à passer au travers », conclut l’éducatrice en petite enfance depuis sept ans à la Garderie du petit cheval blanc, Marianna Picard. Le gouvernement du Yukon a mis en place une ressource en ligne afin de catégoriser tous les services essentiels. Cette rubrique est mise à jour selon les directives des autorités sanitaires, en plus de dresser les lignes directrices auxquels les travailleurs doivent se soumettre. Pour plus d’information yukon.ca/fr/health-and-wellness/ covid-19/guidelines-delivery-critical-essential-andother-services
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PUBLIREPORTAGE - SANTÉ 13
Des nouvelles du Réseau Santé en français Le mois d’avril en plus d’être l’hôte de la Journée mondiale de la santé, (7 avril) est aussi celui du deuil national pour souligner et rendre hommage hommage aux personnes qui sont décédées, qui ont été blessées ou qui sont devenues malades au travail ou par suite d’un accident en milieu de travail. Si l’Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC) recense un peu moins de 1 000 décès de travailleurs et travailleuses par année et autour de 250 000 demandes acceptées en
raison d’heures de travail perdues en raison de maladies ou de blessures, il va sans dire qu’étant donné les circonstances entraînées par la pandémie de la COVID-19, certains postes de travail se trouvent plus à risque d’être affectés, notamment les professionnels et professionnelles de la santé qui œuvrent sur la ligne de front. Donc, cette année, nous vous invitons à rendre hommage à tous ceux et celles qui ont peut-être perdu la vie dans le cadre de leur travail, mais aussi à ceux et celles
qui risquent quotidiennement leur santé pour protéger la nôtre. Le 28 avril, joignez-vous à nous sur les médias sociaux pour leur souhaiter un grand « merci d’être là » et prenons tous et toutes soin de nous correctement, pour éviter de les mettre, eux et elles, à risque. Saluons ces héros et héroïnes du quotidien qui sont aussi nos parents, nos amis, les entraîneurs sportifs de nos enfants, nos voisins et voisines, et tant d’autres choses. Nous leur devons une fière chandelle…
Sachez que le Partenariat communauté en santé travaille de concert avec l’organisme Hospice Yukon pour augmenter l’offre de services en français en matière d’accompagnement dans le deuil. Dans les prochaines semaines, vous trouverez de plus en plus de ressources disponibles en français sur le site Internet d’Hospice (www.hospiceyukon.net). De même, le service d’interprétation professionnel vous permet de communiquer dans votre langue avec la conseillère au deuil par téléphone ou visioconférence. Ce service gratuit est géré par le PCS grâce à du financement de Santé Canada. Nous espérons ainsi faire notre part pour vous permettre d’obtenir des services dans votre langue.
Séances d’activité physique PAUSE SANTÉ - Du lundi au vendredi d’avril de 10 h à 10 h 15 Animée par Kelly Tabuteau, en direct de la page Facebook du Partenariat communauté en santé ou sous format enregistré sur la chaîne YouTube du Partenariat communauté en santé (PCS).
Cadeau Obtenez gratuitement une bande élastique d’entraînement par la poste. Écrivez à : pcsadjointe@francosante.org ou téléphonez au 668-2663, poste 810.
Pour accéder au service d’interprétation : pcsadjointe@francosante.org
Cercle de méditation en pleine conscience Tous les samedis et les dimanches d’avril, de 9 h à 10 h Rejoignez-nous de façon virtuelle dans cet espace sécuritaire d’échange et de pratique afin de prendre soin de votre santé et de contribuer à main-
tenir votre connexion avec la communauté! Les séances sont guidées par Christine Klaassen St-Pierre, instructrice formée. Une période
d’échange en direct avec le public est prévue. Inscrivez-vous pour obtenir le code d’accès ZOOM pour rejoindre le cercle : reception@afy.yk.ca
Possibilité de participer à une ou plusieurs séances, car le même code est utilisé pour toutes les séances. Profitez-en, c’est gratuit!
SERVICE D’INTERPRÉTATION ET D’ACCOMPAGNEMENT MAINTENU par téléphone et visioconférence º Besoin de référence pour une personne professionnelle bilingue? º Besoin d’interprétation en français lors de votre rendez-vous de santé?
Le service en personne est suspendu pour le moment. Par contre, les interprètesaccompagnatrices peuvent se joindre à vous et au membre professionnel de la santé, par téléphone ou par visioconférence, lors de vos rendez-vous médicaux. Il nous fera plaisir de faciliter votre accès aux services de santé en français.
Professionnel - Confidentiel - Gratuit Disponible sur tout le territoire. Sur rendez-vous.
867 668-2663, poste 810
pcsadjointe@francosante.org
Les activités du Partenariat communauté en santé (PCS) sont rendues possibles grâce au financement de Santé Canada, par l’intermédiaire de la Société Santé en français, dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles 2018 - 2023 : Investir dans notre avenir. Les opinions exprimées ici ne reflètent pas nécessairement celles de Santé Canada ou de la Société Santé en français.
Artiste Nathalie Parenteau
Les interprètes-accompagnatrices sont disponibles pour vous aider à naviguer dans le système de santé et offrir de l’interprétation (traduction orale) en français lors de vos rendez-vous de santé.
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14
CONTRIBUEZ À RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA COVID-19 PRENEZ CES MESURES POUR RÉDUIRE LA PROPAGATION DE LA MALADIE À CORONAVIRUS (COVID-19) :
Suivez les conseils de votre autorité locale de santé publique.
Évitez de vous toucher les yeux, le nez ou la bouche.
Lavez vos mains fréquemment avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes.
Évitez les contacts rapprochés avec des personnes malades.
SYMPTÔMES
Toussez et éternuez dans le creux de votre bras et non dans vos mains.
Restez à la maison et isolez-vous pour éviter de transmettre la maladie à d’autres.
Évitez de visiter des personnes âgées ou des personnes ayant des problèmes de santé, car elles sont plus susceptibles de développer une maladie grave.
Téléphonez avant de vous rendre chez un professionnel de la santé ou appelez votre autorité locale de santé publique.
Si votre état s’aggrave, appelez immédiatement votre professionnel de la santé ou votre autorité de santé publique et suivez ses instructions.
FIÈVRE (supérieure ou égale à 38 °C)
DIFFICULTÉ À RESPIRER
Restez à la maison autant que possible et si vous devez sortir, assurez-vous de respecter les consignes d’éloignement physique (environ 2 mètres).
SI VOUS PRÉSENTEZ DES SYMPTÔMES
Les symptômes de la COVID-19 peuvent être très faibles ou graves, et leur apparition peut survenir jusqu’à 14 jours après l’exposition au virus.
TOUX
Utilisez un désinfectant pour les mains à base d’alcool lorsqu’il n’y a pas d’eau et de savon sur place.
POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR LA COVID-19 : 1-833-784-4397
canada.ca/le-coronavirus
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sport 15
Garder la forme pendant le confinement, c’est possible! La fermeture des centres de remise en forme n’empêche pas de continuer à s’entraîner, dans son salon, comme à l’extérieur, tant que les règles de sécurité sont respectées. ment : les haltères peuvent être remplacés par deux bouteilles ou deux boîtes de conserve de même contenance, les exercices cardiovasculaires réalisés auparavant sur machines peuvent être substitués par des exercices pliométriques au poids de corps et le développement musculaire peut tout aussi se travailler avec des exercices de gymnastique.
Kelly Tabuteau
Le 18 mars 2020, le médecinhygiéniste en chef du Yukon, Dr Brendan Hanley, déclarait l’état d’urgence sanitaire, entraînant la fermeture de toutes les installations récréatives intérieures publiques. Le 22 mars 2020, c’était, cette fois-ci, la fermeture de toutes les entreprises de services personnels non essentiels qui était annoncée. Les adeptes de sport d’intérieur se sont ainsi retrouvés face à une porte close pour effectuer leur routine d’entraînement qui s’est vue chamboulée du jour au lendemain. Or, même sans avoir accès à des espaces spécifiques, il est toujours possible d’être actif. Outre les bienfaits sur la santé physique, l’exercice permet de sécréter des endorphines, l’hormone du bonheur, contribuant à une bonne santé mentale et à une réduction du stress et de l’anxiété. Rester actif pendant la pandémie de la COVID-19 est donc une formule gagnante.
S’entraîner à l’extérieur
Marie-Claude Nault
L’importance de rester actif a été souligné par le D Brendan Hanley. Même chez soi, il est possible de garder une routine r
d’exercice physique.
logique qui rend le confinement plus confortable, c’est Internet. Utile pour rester en contact avec ses proches, il permet aussi aux entreprises locales spécialisées dans l’entretien du corps de réagir rapidement pour satisfaire leurs membres. Les initiatives se multiplient dans le domaine, que ce soit par le S’adapter à la situation biais de classes virtuelles en direct S’il y a bien un moyen techno- sur Facebook offertes par Habit
Health And Wellness, Northern Strength Academy, ou même par des instructeurs indépendants. On trouve des vidéos d’entraînement préenregistrées proposées par le Centre des Jeux du Canada (CJC) sur sa nouvelle chaîne YouTube ou encore des routines quotidiennes suggérées par Crossfit 86Seven. Il existe aussi de nombreuses autres ressources disponibles en ligne et chacun peut trouver celles qui
correspondent à ses envies et à ses capacités physiques. Il est néanmoins évident que faire de l’exercice chez soi demande une période d’adaptation. Loin des équipements habituels, il faut apprendre à bouger dans un espace parfois restreint et sans matériel spécifique. Les professionnels du sport proposent alors des solutions pour tenter de conserver sa charge d’entraîne-
À chacune de ses allocutions publiques, le Dr Brendan Hanley recommande à la population yukonnaise de sortir, tant qu’elle le fait en toute sécurité, c’est-à-dire en restant à plus de deux mètres les uns des autres. Élément essentiel pour le bien-être de la santé mentale, être dehors donne également une belle occasion de s’entraîner physiquement : marche, course à pied, vélo, ski de fond, peu importe l’activité tant qu’elle permet de bouger. Avec le retour des beaux jours, il peut aussi être envisagé de réaliser des circuits d’entraînements au poids de corps ou des routines de yoga, le tout, à l’extérieur.
Et dans la communauté, comment garde-t-on la forme?
« Je faisais de la Zumba et de la Strong au CJC; parfois de la natation. Maintenant, je pratique à la maison. Je regarde des vidéos sur YouTube (Zumba et Strong toujours, puis HIIT [entraînement fractionné de haute intensité]) et je l’applique. Je connecte les vidéos sur la télé et c’est parti! » Bénédicte Valembois, 29 ans, éducatrice en petite enfance.
« Je marchais et je nageais. Je marche toujours, mais maintenant je fais aussi des séances d’aérobique à faible impact que je trouve sur YouTube. »
« Avant le confinement, je faisais des exercices de renforcement musculaire sur machines et avec haltères, ainsi que du cardio, surtout sur la machine qui simule des montées d’escaliers. Maintenant, je fais du yoga et quelques exercices de remise en forme à la maison en m’inspirant de comptes Instagram. Si la personne que je suis propose une application, je la télécharge. »
« Je faisais du ski de fond et j’allais au CJC deux à trois fois par semaine pour de la musculation. Avec le confinement, je skie davantage et j’ai aménagé une petite salle de sport dans mon salon. Selon mes envies, je suis un des programmes de l’application My FitnessPal ou je m’inspire de ce que je trouve sur Internet pour m’entraîner avec mes haltères, mes élastiques et mon gros ballon souple. »
Luc Laferté, 60 ans, aide de cuisine.
Charlotte Gombert, 25 ans, comptable.
Clémence Roy, 57 ans, enseignante.
« J’ai longtemps fait de la compétition en boxe et j’ai gardé un entraînement musculaire similaire, en moins intense. Pour le moment, je ne fais pas grand-chose, un peu de course à pied, quelques pompes [...] Je me dis que ça peut aussi être bénéfique de prendre une pause. » Louis-Philippe Deschenes, éducateur spécialisé. Initiative de journalisme local APF – Territoires
Mardi 14 avril 2020
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environnement 16
Le Yukon intensifie la lutte contre le dépôt sauvage de déchets La nouvelle taxe de déversement de déchets dans les installations des communautés a été reportée jusqu’à nouvel ordre. Les amendes pour dépôt illégal ont quant à elles augmenté. consommer. » Le dépôt d’un sac d’ordures ménagères dans les installations de traitement des déchets des communautés coûtera 1 $, et les déchets volumineux comme les meubles, 10 $. Les matières recyclables restent gratuites. « Nous réfléchissons à une solution pour le verre », ajoute le ministre des Services aux collectivités.
Julie Gillet
Voilà déjà plusieurs semaines que les centres de recyclage de Whitehorse ont fermé leurs portes afin de protéger la santé et la sécurité de leur personnel et du public en raison de la COVID-19. « Nous demandons à la population, si elle le peut, de nettoyer et de conserver ses déchets recyclables jusqu’à la reprise des activités », lit-on dans le communiqué de presse du gouvernement du Yukon à ce propos. « Si ce n’est pas possible, ces articles peuvent être jetés avec les ordures ménagères. » Dans les communautés, les installations de traitement des déchets ont également adapté leurs services et temporairement fermé les portes de leur comptoir communautaire, aussi connus sous le nom de free stores. Par conséquent, la nouvelle taxe de déversement dans les installations de traitement des déchets de Carcross, Tagish, Mount Lorne,
Des opinions mitigées
Julie Gillet
L’abandon de détritus est dorénavant sanctionné d’une amende pouvant aller jusqu’à 1 000 $.
Marsh Lake et Deep Creek, qui devait entrer en vigueur le 1er avril, a été reportée jusqu’à la reprise complète des services. Cette nouvelle
Fonds de développement communautaire Date limite de présentation des demandes du Volet 1 : 15 mai Vous avez une idée qui pourrait être bénéfique pour votre localité et améliorer la qualité de vie des résidents? Le Fonds de développement communautaire offre des subventions à des organismes et des administrations pour des projets qui contribuent au mieux-être des localités du territoire. Le formulaire de demande et les lignes directrices sont disponibles sur Yukon.ca.
taxe a pour objectif d’harmoniser les pratiques au sein du territoire. La décharge de Whitehorse impose déjà des frais aux utilisateurs, ce qui incite les gens à se rendre dans les décharges gratuites situées dans d’autres communautés. « Nous voulions un système plus juste », explique John Streicker, ministre des Services aux collectivi-
tés. « Pourquoi certains devraient-ils payer et d’autres non? Tous les habitants du Yukon doivent partager les coûts du traitement des déchets. Aussi, nous voulions sensibiliser la population au fait que les déchets ont un coût, qu’il est normal de payer pour s’en débarrasser. C’est une façon de responsabiliser les gens quant à leur manière de
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Communiquez avec les conseillers du Fonds de développement communautaire. Ces conseillers peuvent vous aider à élaborer votre projet et faire en sorte qu’il réponde aux exigences énoncées dans les lignes directrices relatives au financement. Nous vous encourageons fortement à les contacter le plus tôt possible, bien avant de soumettre votre demande.
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Téléphonez au 1-800-661-0408, poste 8125 ou écrivez à cdf@gov.yk.ca. Merci à
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emploi@afy.yk.ca
Afin d’éviter une augmentation des dépôts illégaux de déchets qui pourrait découler de cette mesure, les amendes pour cette infraction ont augmenté depuis le 1er avril. Elles peuvent désormais s’élever jusqu’à 1 000 $. « Nous avons souhaité envoyer un signal fort à la communauté », affirme John Streicker. « Nous ne voulons pas de déchets dans nos forêts et nos rivières. Nous voulons des espaces sauvages sains. C’est important d’en parler maintenant : avec le confinement, les gens nettoient, trient et jettent beaucoup. Tout ça ne doit pas se retrouver dans la nature. » Il poursuit : « Nous demandons aux témoins de dépôt illégal de déchets de faire un signalement au numéro sans frais de la ligne infobraconnage au 1-800-661-0525. » Il n’est par ailleurs pas prévu de renforcer la présence des agents de conservation sur le terrain, ce qui semble laisser dubitatifs certains habitants quant à l’application de la mesure. « C’est facile de créer des amendes », lit-on dans un commentaire sur les réseaux sociaux. « Mais il serait plus important de comprendre pourquoi les gens font cela et de travailler sur de vraies solutions. » « Le déversement illégal est le signe d’un problème beaucoup plus important », lit-on ailleurs. « La Ville et le gouvernement doivent se pencher sur cette question. Le problème ne disparaîtra pas. Il faut une force policière pour surveiller le déversement illégal ou des coûts abordables pour éliminer les ordures. » Les comptoirs communautaires ouvriront leurs portes à nouveau lorsque les risques de propagation de la COVID-19 auront diminué. « Ils répondent à un réel besoin de la communauté et je tiens à rassurer la population quant à leur pérennité », souligne encore le ministre des Services aux collectivités. Initiative de journalisme local APF – Territoires
Mardi 14 avril 2020
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chroniques du nord 17
Lettre à un Américain Ça se passait au temps des jours insouciants. Yves Lafond
Au Yukon, parfois, je dis bien parfois, pas à toutes les années de toute évidence, mais des fois, il y a de ces étés où le soleil se joint au ciel pour repousser les nuages déplaisants sans pour autant nous écraser de chaleur suffocante. Ces doux matins de fin juin s’étirent jusqu’au soir sans nulle perturbation pour les inquiéter. Les nuits rayonnant de clarté arrêtent le temps pour transformer l’été en une seule journée. Les oiseaux délectés de cette exquise volupté gazouillent sans se lasser. Le bleu de la toile où se pose le vert tendre des grands pins complète ce tableau parfumé de fragrances épicées des arômes de la flore s’éveillant vaillamment. Comme il est doux de s’y prélasser avec ce sentiment d’en faire partie en y étant totalement intégré. C’était un de ces étés-là. Mon fils Manuel tenaillé depuis longtemps par ce projet (loufoque aux
Fournie
yeux de certains), n’avait pu choisir meilleure année pour le réaliser. Il avait décidé de venir me voir non pas en avion, ni en char ou en train, mais sur le pouce. Un soir, du salon où j’étais occupé à ne rien faire, j’entendis la porte d’entrée s’ouvrir sans délicatesse et des
bruits de pieds frapper les marches de l’escalier avec fierté. Le temps de me lever en vitesse pour voir quelle connaissance entrait sans cogner, il se plantait bien droit face à moi moins de deux semaines après son départ. À voir les rayonnements du soleil imprégnés sur
son visage, je compris que cette température bénite se reflétait à la grandeur du pays. Évidemment, à cet âge, on est débordant d’énergie. Il n’avait pas fait tout ce trajet juste pour venir s’enfermer avec moi toute la soirée. Et comme Whitehorse n’est pas, n’était pas du moins, une ville cloîtrée, elle se prête bien au désennui. Un soir, un texte : « un couple d’Américains cherche un endroit pour stationner leur van ». Ça se passait au temps des jours insouciants. Les portes étaient grandes ouvertes aux étrangers. Après un hiver isolé et encabané, dans un camion ou une maison, il faisait bon voir entrer de la vie dans nos salons. Quand de surcroît ces Américains se révèlent être musiciens, alors là, de la joie, il y en a plein. Michael et Kelly furent sûrement un des points culminants de cette saison mémorable. Avec Manu, ils passaient du temps à « jammer ». La soirée avant de
repartir, ils trouvèrent le moyen d’enflammer la pizzeria d’à côté avec leur performance endiablée. Je n’étais pas peu fier de Manuel de les avoir dénichés. Après avoir fait l’Alaska, ils retournèrent dans leur Oregon où ils y sont toujours. Confinés, comme nous tous. Maintenant, on le craint l’étranger. Non seulement lui, mais nos proches tout autant. On a même peur de se regarder dans le blanc des yeux, parce que paraîtrait que le virus peut entrer par là aussi. Mais ce qu’il y a de bon dans mon isolement, les souvenirs me rappellent ceux que mon chemin a croisés en me ramenant à ce qu’était le bon temps. Pour ta fête Michael, je n’ai rien d’autre à t’offrir que ce souvenir de ces quelques jours qui nous avaient tant enchantés Manuel et moi. Vivement que ces jours ornés de légèreté nous reviennent en courant où vous pourrez retourner sur les routes égayer les gens que vous croiserez.
une leçon fondamentale : nos systèmes humains fonctionnent uniquement parce qu’ils sont supportés par des systèmes que notre mère Terre a formés au cours de millions d’années. La culture de nos Premières Nations nous le dit très clairement : chaque action doit être considérée pour ses conséquences dans sept générations. Ce concept ancestral est bel et bien connecté à la réalité profonde. Notre histoire ressemble un peu trop à celle d’Icare pour ne pas susciter sa mention. Notre homme, tellement fier de sa prouesse, se rapprocha tant du soleil qu’il en oublia que la cire maintenant ses ailes fondrait à cause de la chaleur solaire, le précipitant ainsi vers sa chute et son verdict. Il est de plus en plus clair qu’il y a au moins dix problèmes fondamentaux et complexes que notre société humaine a créés et qui ont un besoin urgent d’attention, et les réponses à ces problèmes ne sont ni faciles ni intuitives. Par exemple, la possibilité d’une pandémie est un problème qui émerge du manque d’attention donnée aux principes du système que certains appellent Gaia ou la Nature. Les événements du moment et la réaction de différents politiciens et les conséquences de leurs politiques soulignent que le narcissisme et la rhétorique n’ont aucune prise sur les problèmes réels. Les meilleures décisions sont prises lorsque les
principes fondamentaux sont compris et considérés. Dans le cas du Coco, c’est la compréhension de ses propriétés et sa propagation exponentielle qui tiennent une des clefs principales de la prise de décisions appropriées. Il est temps pour notre société humaine de s’arrêter et de réfléchir profondément sur le fait que non seulement, la réalité profonde est un miracle en soi, mais aussi, qu’elle est sans merci et a besoin de toute notre attention et notre respect. Il est temps de réapprendre la plomberie, car le tuyau a une fuite et on va tous finir par se noyer. Il est possible d’éviter l’apocalypse extérieure si nous nous permettons de vivre l’apocalypse dans nos esprits : c’est en réalisant tout ce que nous avons à perdre que nous pouvons trouver l’infinie richesse de ce que nous avons. Coco 19 est notre guide spirituel le plus puissant, car il peut nous permettre de trouver le bonheur infini, et en même temps une motivation implacable de faire les changements dont nous avons un besoin urgent : plus de résilience locale, moins de voyages, plus de communautés, moins de besoins, plus de méditation, moins de travail, plus d’actions, moins de commérages, plus de vérité, moins de bouffe, plus de nourriture saine… en bref, je vais me servir une grosse tranche de Yukon bien de chez nous.
Coco était inévitable Florian Boulais (Café Alchemy)
Covid? Inévitable? Il est vrai que je ne savais pas exactement quelle catastrophe allait nous toucher en premier, mais cela fait bon nombre d’années que je médite sur l’inévitabilité d’une catastrophe d’une taille encore jamais vue à ce jour. Bien sûr, je suis triste pour les gens qui souffrent et inquiet pour mes finances. D’un autre côté, je suis vraiment excité par tout ce qui se passe en ce moment. Dans une certaine mesure, je suis époustouflé par le génie du virus dans sa capacité à tout changer en un clin d’œil. Où ai-je donc trouvé l’aplomb d’émettre des pensées aussi vexantes? J’ai passé les 30 premières années de ma vie à réparer et étudier des systèmes mécaniques, électroniques, informatiques, optiques et hydrauliques. Mon dernier emploi avant de venir au Yukon était la réparation de moteurs d’avion. Une chose est certaine, l’élocution de pensées, quelle que soit leur profondeur, ne maintient pas un avion en vol. Depuis des décennies, je travaille à la création de systèmes plus résilients. Jean Baudrillard dans son livre Simulacra and Simulation, introduit la notion que notre société a remplacé la réalité profonde et sa signification inhérente par des signes et des symboles. En d’autres termes, c’est la différence
Illustration : Flroian Boulais
entre la vérité inhérente d’un tuyau qui a une fuite et qui a un besoin urgent d’être réparé, et le discours d’un orateur qui essaie de nous vendre des idées. Il pourrait par exemple nous convaincre que le tuyau n’a aucune importance, que peut-être il n’existe que dans notre tête et que nous devons vivre « dans le présent » sans nous inquiéter, ou d’acheter une autre
bouteille de son soda magique. La vérité profonde de la réalité a été couverte par un voile d’illusions. La nature est un système complexe où tout est connecté. Nous avons collectivement créé des systèmes qui ont permis à notre société humaine de se développer. En dépit des progrès stupéfiants que nous avons faits, nous sommes en train de RÉ-apprendre
Mardi 14 avril 2020
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Divertissement 18 JEU NO 362 THÈME : UNE ÉPLUCHETTE DE BLÉ D’INDE / 8 LETTRES THÈME : UNE ÉPLUCHETTE DE BLÉ D’INDE / 8 LETTRES
A ACHAT A
ACTIVITÉS ACHAT AMIS ACTIVITÉS AMUSÉ AMIS AOÛT AMUSÉ ASSIETTE AOÛT AUTOUR ASSIETTE BAUTOUR BEURRE B BILLET BEURRE BOIRE BILLET BOISSON BOIRE BON BOISSON BOUFFER BON BOUILLIR BOUFFER CBOUILLIR C CACHÉ CACHÉ
RÈGLES DU JEU :
CAMPING CHAUD CAMPING CHAUDRON CHAUD CUEILLETTE CHAUDRON CUIT CUEILLETTE DCUIT DANSERA D DEHORS DANSERA DÉLICE DEHORS DOUZAINE DÉLICE EDOUZAINE ENFANTS E ÉPI ENFANTS ÉPLUCHETTE ÉPI ÉTÉ ÉPLUCHETTE FÉTÉ F FAIRE FAIRE FAMILLE FAMILLE
FESTIVAL FESTOYER FESTIVAL FÊTER FESTOYER FEU FÊTER FLAMME FEU FLAMME G GAGNER G GENS GAGNER GOÛT GENS GOÛTER GOÛT GRAIN GOÛTER GROUPE GRAIN IGROUPE IDÉAL I INVITER IDÉAL JINVITER J JAUNES JAUNES JEUNE JEUNE
JEUX JOIE JEUX JOUR JOIE JUTEUX JOUR LJUTEUX LOISIR L LOISIR M MAINS M MAÏS MAINS MANGE MAÏS MOIS MANGE MUSIQUE MOIS MUSIQUE O ORGANISER O PORGANISER PARTIE P PARTIE PELURE PELURE
SAVEUR SEL SAVEUR SOIRÉE SEL SUCRE SOIRÉE SUCRE T TABLE T TARIF TABLE TEMPS TARIF TROUVE TEMPS TROUVE V VAS V VENTE VAS VERRE VENTE VISITE VERRE VISITE
PÉRIODE PLACE PÉRIODE PLAISIR PLACE PLEIN AIR PLAISIR POCHE PLEIN AIR PRÉPARE POCHE PRIX PRÉPARE PRIX R RÉGALER R REINE RÉGALER RÉUNION REINE RÉUSSIR RÉUNION RIRE RÉUSSIR ROI RIRE RÔLE ROI SRÔLE SAISON S SAISON SALÉ SALÉ
RÉPONSE DU JEU NO 362
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter plus d’une fois les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
SOLUTION DE CE MOT CACHÉ : AMBIANCE SOLUTION DE CE MOT CACHÉ : AMBIANCE
SUDOKUS
JEU NO 364
THÈME : LES FEUX THÈME : LES FEUX D’ARTIFICE / 12 LETTRES D’ARTIFICE / 12 LETTRES
AA ACCÉDER
ACCÉDER ADMIRER ADMIRER AFFAIRE AFFAIRE AFFICHE AFFICHE AIMER AIMER AISE AISE ALLUMER ALLUMER ANNUEL ANNUEL APPLAUDIR APPLAUDIR ART ART ARTIFICE ARTIFICE ASSISTE ASSISTE
BB
BRUIT BRUIT BUT BUT
CC
CADRE CADRE
DÉBUT DÉFERLE DÉFERLE DIFFUSÉ DIFFUSÉ DURÉE DURÉE
EE
ÉBLOUIR ÉBLOUIR EFFETS EFFETS EFFORT EFFORT
FF FAÇON
FAÇON FÉERIE FÉERIE FEUX FEUX FIERTÉ FIERTÉ FORMULE FORMULE FUSÉE FUSÉE
II IMAGES
IMAGES IMPORTANCE IMPORTANCE INNOVATION INNOVATION INVITER INVITER
JJ JEUNE
JEUNE JOIE JOIE JUIN JUIN
G G
M M MAGIE
H H
N N
GAGNER GAGNER GRANDIOSE GRANDIOSE HABILE HABILE HÂTE HÂTE
MAGIE MONDE MONDE MUSIQUE MUSIQUE
NORME NORME
O O
OFFRE OFFRE
PP PLACE
PLACE PLAN PLAN POSER POSER PRIX PRIX PROGRAMME PROGRAMME PUBLIC PUBLIC PYROTECHNIQUE PYROTECHNIQUE
R R RAJOUTA
RAJOUTA RAPPEL RAPPEL RARE RARE RÉALISA RÉALISA REPRÉSENTATION REPRÉSENTATION RÉSULTAT RÉSULTAT RÉUSSITE RÉUSSITE RIRE RIRE
RÔLE RÔLE RONDE RONDE
S S SCÈNE
SCÈNE SEMAINE SEMAINE SITUER SITUER SOIRÉE SOIRÉE SPÉCIAL SPÉCIAL SUCCÈS SUCCÈS
T T TERME
TERME TEST TEST TÊTE TÊTE THÈME THÈME TIRE TIRE
V
VISUEL VISUEL
RÉPONSE DU JEU NO 364
Réponse
RÈGLES DU JEU : Vous devez remplir toutes les cases vides en Tu dois remplir toutes les cases vides en plaçant les symboles plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule une seule fois par colonne et une seule fois par fois par boîte de 4 cases. boîte de 9 cases. Chaque boîte de 4 cases est marquée d’un trait plus foncé. Chaque de 9 cases est marquée il y a déjàboîte deux symboles par boîte pour t’aider. d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par Ne pas oublier : tu ne dois jamais répéter plus d’une foisne boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous les symboles dans répéter la même ligne, la même colonne et les devez jamais plus d’une fois la même boîte dedans 4 cases. chiffres 1à9 la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
DD DÉBUT
ÉMOTION ÉMOTION ESSAI ESSAI EXPLOSER EXPLOSER
SOLUTION DE CE MOT CACHÉ :: SENSATIONNEL SENSATIONNEL
RÈGLES DU JEU :
CANADA CANADA CAPTE CAPTE CIEL CIEL CONCEPT CONCEPT COULEUR COULEUR COÛT COÛT CRÉATION CRÉATION CRÉER CRÉER CRI CRI
Mardi 14 avril 2020
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Divertissement 19
Des casse-têtes pour éviter la prise de tête Les casse-têtes gagnent en popularité sur le territoire en offrant un moyen ludique et agréable de se changer les idées.
Manon Desforges
Marina Boulerice a découvert un casse-tête lors d’un séjour de distanciation sociale à Log Cabin. Toute la famille a participé à le faire. Mission accomplie, il a été terminé en trois jours, mais ils ont découvert qu’il lui manquait trois morceaux. Le plaisir ne semble pas avoir été diminué pour autant.
Julien Latraverse
La montée en popularité des casse-têtes au Yukon est une des conséquences saugrenues des mesures de distanciation sociale en place actuellement, sans grande surprise chez ses adeptes. Selon Wikipédia, l’invention des casse-têtes est attribuée à John Spilsbury, un cartographe et graveur londonien qui, vers 1760, eut l’idée de découper des cartes représentant différents pays du monde et de les vendre comme moyen ludique d’apprendre la géographie. Sa création est toujours utilisée aujourd’hui, mais avec une nouvelle vocation : un moyen de se vider la tête, témoigne Jocelyne Isabelle. « Ça me calme [...] quand j’en fais un, ça me déconnecte de la situation angoissante que l’on vit », raconte celle qui avoue s’adonner à ce passe-temps depuis son enfance. Une impression certes partagée avec plusieurs autres Yukonnais ou Yukonnaises, selon la propriétaire d’Angelina’s Toy Boutique, Betty Burns. « Il y a beaucoup d’intérêt et d’achats en ce moment pour les casse-têtes », raconte celle-ci. Cet engouement pousse de ce fait la propriétaire à doubler de débrouillardise pour combler la demande croissante de casse-têtes à son magasin et ainsi éviter la rupture de stock. « Nous sommes actuellement dans une file d’attente pour notre commande, mais avec les restrictions de distanciation sociale en place, les compagnies peinent à suivre la demande », expose Mme Burns. Cette nouvelle notoriété pour les casse-têtes s’affiche aussi sur les réseaux sociaux. La créatrice
du groupe Facebook Whitehorse Jigsaw Puzzle Exchange, Roslyn Woodcock, reconnaît elle-même être étonnée de cette explosion en popularité. « Pendant plusieurs années, nous n’étions que trois dans le groupe, maintenant nous sommes 27 », souligne celle qui administre le groupe depuis 2017.
Le sentiment du devoir accompli
en tout temps. Betty Burns fait valoir qu’elle aussi profite de ce jeu avec sa famille. « On en fait plein à la maison. » Certes, le niveau de difficulté est varié. Jocelyne Isabelle admet avoir un faible « pour le défi ». Son dernier exploit représente une devanture de
librairie de 2 000 pièces. « Ça m’a pris trois jours, mais pas de suite », commente-t-elle en riant. Il est possible de rejoindre en tout temps le groupe Facebook Whitehorse Jigsaw Puzzle Exchange pour participer à l’échange de casseles adultes. Pour obtenir des casse-
Calendrier communautaire
têtes pour un public plus jeune, les magasins locaux en regorgent encore, et il est possible également de faire des achats ou des échanges sur les différents groupes d’achats usagés en ligne.
petites annonces Le groupe Facebook
Une des raisons évoquées par Entraide Yukon a été créé 15 avril 23 avril afin de regrouper, faciliter et Mme Woodcock pour expliquer cet 18 h à 18 h 45 : Atelier d’initiation 17 h : Concert en ligne de Cécile et encourager les demandes et au jardinage et aux semis en ligne, Jérôme, de Centreville. Quaranteintérêt soudain pour les casseoffres d’aide en ces temps de animé par Johanna Goossens, cinq minutes de musique dans le têtes est le sentiment unique crise. Ce groupe est fait pour et agronome. confort de votre foyer. de « compléter un projet ». « Il par la communauté. Rens. et inscriptions Rens. : 45minutes.afy.yk.ca arrive qu’au travail on n’arrive (obligatoire) : reception@afy.yk.ca La Garderie du petit cheval blanc 2 avril au 7 mai pas à terminer des projets, mais ou 867 668 2663, poste 500 recherche des logements pour 18 h à 19 h 30 : le Partenariat plusieurs employés qui devraient on peut terminer un casse-tête. communauté en santé (PCS) arriver prochainement : un C’est un sentiment extrêmement 16 avril vous invite à un programme logement pour une personne avec satisfaisant », commente-t-elle. Il 19 h 30 : Cinéclub à la maison. gratuit de six semaines, Vivre son chat, et un logement pour sa vie, pleinement, proposé en y a un aspect presque méditatif Visionnement du documentaire deux personnes qui souhaitent ligne. Le programme s’adresse à Les artisans de l’atelier depuis dans cette approche où chaque faire une colocation. À partir toutes les personnes ayant des chez vous. de juin. Merci de contacter : pièce placée sert à faire avancer symptômes de stress, d’anxiété Rens. : cineclub.afy.yk.ca projet@petitchevalblanc.ca un but. « C’est vraiment relaxant ou qui ont simplement besoin Au Yukon, la ligne d’écoute de soutien face aux épreuves et essentiel de nos jours », pense téléphonique en français difficiles. Les inscriptions sont Annoncer : Roslyn Woodcock. Tao Tel-Aide est accessible obligatoires avant le 1er avril à dir@auroreboreale.ca Pour Jocelyne Isabelle, les gratuitement et en tout temps reception@afy.yk.ca casse-têtes ont aussi été un moyen au 1 800 567-9699. de se garder stimulées, elle et sa mère, pendant la période de quarantaine de quatorze jours lors de son arrivée du Québec. « Quel est un. Je me sens très privilégiée sèment la confusion : « Mon temps idéal pour en faire », admet « Depuis le début de cette pandémie, je voulais souligner de vivre au Yukon, d’avoir tout chum se balade dans la maison me avec optimisme M Isabelle. les efforts et le leadership d’un cet espace autour de moi, mon avec ses écouteurs même pas « C’est un moyen pas trop cher organisme. Le PCS est très chien, Félix et moi en profitons branchés! », a-t-on entendu de se concentrer sur autre chose actif, s’est retourné vite pour pleinement. » Louise Gagné. récemment. Ou peut-être suggérer des activités de pleine est-ce un moyen de dire aux que les nouvelles », ajoute-t-elle Bon anniversaire à tous les bébés conscience, d’exercices, nous coconfinés et coconfinées qu’il de surcroît. d’avril, et parmi eux : David
rapides
Pour tous les âges Un des attraits particuliers de ce passe-temps est aussi son accessibilité. Des casse-têtes allant de 3 ans à 99 ans peuvent être acquis
tenir au courant en donnant les liens rapidement des conférences pour le Yukon, etc. C’est un vent de fraîcheur, de positivisme et un bon lieu de rassemblement pour la communauté francophone.Il y aura bien des mercis à dire à la fin de ce confinement, celui-ci envers Sandra et son équipe en
Morissette, Isabelle Salesse, Sandra St-Laurent, Michel Duteau, Annie Pellicano, Ulysse Girard, Émilie Dessureault et Jean-Sébastien Blais. Conséquence cocasse du confinement, dans certaines familles, les réunions en ligne
est disponible… ou non!
Une personne qui revenait au Yukon a effectué sa quarantaine comme il se devait. Mais dès la fin des quatoze jours, elle dit « avoir été tellement excitée » qu’elle s’est « habillée chic pour aller à l’épicerie ».
Mardi 14 avril 2020
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Coup d’œil 20
Unis.tv
L’émission De par chez nous de TV5 Unis a mis en vedette Gaël Marchand, enseignant d’Aïkido. L’émission est en ligne et peut être visionnée ici.
Un petit chat : rien de tel pour contrer la solitude. C’est ce que Kimberley Stanhope a compris en adoptant une petite chatte dès les premiers jours de confinement recommandé! Elle réjouit désormais ses collègues de travail grâce à des photos adorables. Bienvenue dans l’équipe MiLady!
Marie-Hélène Comeau
Julie Todd
Le personnel enseignant de l’École Élémentaire de Whitehorse a préparé cette belle présentation vidéo pour rester connectés avec leurs élèves! Une belle façon de dire aux élèves qu’on ne les oublie pas.
Andie
Comme le suggère l’article en page 8, cette période de confinement est propice à la création. On voit ici (en haut à g.) une œuvre de Marie-Hélène Comeau qui explore la couture sur papier. L’exposition qu’elle devait partager avec Virginie Hamel à Yukon Artist @ Work a été reportée à l’automne. Le dessin des montagnes a été créé par Andie, une artiste francophone d’Atlin. On voit également (en haut à dr.) le jeune Charlie Todd qui s’est lancé récemment dans le dessin géant au crayon. Bravo à tous les artistes!
Kimberley Stanhope
Fournie
L’Association francoyukonnaise a pensé aux personnes aînées de sa communauté. Kimberley a été envoyée en mission pour jouer au lapin de Pâques en livrant des chocolats (devant les portes) et quelques bonnes pensées par écrit. Voilà une belle initiation pour briser l’isolement tout en respectant les consignes de distanciation. Danièle Rechstein semble ravie de cette belle attention.
Karen Éloquin-Arseneau
Bravo à la classe de maternelle 4 ans de l’École Émilie-Tremblay. Ils ont remporté le prix Petite enfance du concours de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF). « Les enfants de notre classe ont proposé de réinventer un ukulélé et le nom du YUKONLÉLÉ nous est venu afin de nous représenter! Nous sommes partis de la forme de notre territoire pour notre oeuvre, nous avons fait un manche aux couleurs de l’arc-en-ciel qui est synonyme de bonheur et de joie et nous avons dessiné de petits nuages pour constituer les clés d’accordage. Pour faire le centre du YUKONLÉLÉ, un grand coeur fut proposé au nom de notre amour pour ce magnifique territoire. Nos photos ont été prises devant le petit boisé adjacent à notre école où nous passons du bon temps chaque semaine lors de nos excursions avec l’école de la forêt! Elle représente aussi la nature qui enchante notre magnifique territoire! Vive la musique, les merveilleux instruments et le son magique de notre YUKONLÉLÉ! », a écrit Mme Éloquin, aide-enseignante de la classe, dans son texte de présentation. Fournie