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L'Aurore boréale - 11 novembre 2021

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No de convention : 4061051

LE JEUDI 11 NOVEMBRE 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 20

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Inès Lombardo – Francopresse

Fédéral : la francophonie minoritaire mieux représentée au Cabinet Inès Lombardo, Francopresse PAGE 15

Cathie Archbould / YFNCT

Peaux, perles et fourrures pour faire briller l’art autochtone Sophie André

À DÉCOUVRIR

Immigration : allier saveurs et diversité

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Dawson : un nouveau centre jeunesse 2 Maryne Dumaine

C’est la Française Anna Guérin qui, inspirée par le poème Au champ d’honneur, de John McCrae, a eu l’idée de créer les coquelicot du Souvenir en 1921. Elle fabriquait alors des coquelicots en tissu pour récolter des fonds afin d’aider à la reconstruction des régions de France démolies lors de la Première Guerre mondiale. De nos jours, les dons récoltés par la Campagne des coquelicots sont utilisés localement afin de soutenir directement les personnes vétérantes et leurs familles.

Alerte d’urgence unilingue

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Le cannabis a le vent en poupe

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Un nouveau totem au Centre des arts 12 Fred Pellerin en visite au Yukon Journalistes en herbe

13 18-19


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DAWson

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Ouverture d'un nouveau centre jeunesse à Dawson Le centre, inauguré le 27 octobre dernier, est ouvert aux jeunes de 12 à 25 ans. Il est géré par le gouvernement autochtone des Tr'ondëk Hwëch'in. Agnès Viger

Le précédent centre jeunesse avait dû fermer en 2016 à la suite de la découverte d'amiante dans l’immeuble qu’il occupait. Depuis 2018, les activités du centre avaient été déplacées temporairement dans un petit studio sur la Rue Principale, afin de continuer à offrir des services et des divertissements essentiels aux jeunes de Dawson. « Avec le manque d'espace, nous

sommes passés de 25 visites de jeunes par jour à une dizaine », s'attristait Gwyneth Williams, alors coordinatrice du centre. La conception architecturale du nouveau centre a commencé en 2018, après un premier apport de 69 000 dollars du Fonds de développement communautaire du gouvernement yukonnais. En 2020, la construction a finalement été entreprise grâce à différents financements, dont 50 000 dollars

de la Première Nation Tr'ondëk Hwëch'in, 486 250 dollars du gouvernement yukonnais et plus d’un million et demi de dollars du gouvernement fédéral.

Agnès Viger

Le centre jeunesse est ouvert les fins de semaine et après l’école.

Célébrations lors de l'inauguration

signifiant « maison des jeunes gens » en langue Hän. La céréLe nouveau bâtiment de 3 000 monie d'ouverture a accueilli les pieds carrés, situé sur la Deuxième chanteurs Hän et a été suivie Avenue entre les rues Princess et par un concert du duo Local Boy Queen, a été baptisé K'äjìt-in Zho, de Whitehorse. « L'endroit bourdonnait de jeunes heureux et d'autres membres de la communauté », s'enthousiasme Natasha Henderson, résidente de Dawson et présente à l'inauguration. Le centre K'äjìt-in Zho comprend un poste de travail avec ordinateurs pour le soutien scolaire, une salle de conférence, un espace pour les projets artistiques et musicaux, et une salle de repos. « Il y a beaucoup d'espaces polyvalents dans le bâtiment, des grandes pièces, des espaces pour créer et une cuisine super sympa... C'est vraiment génial », complète Natasha Henderson.

Un nouvel espace sécurisé pour mieux créer « Grâce à cette installation, les jeunes pourront apprendre et grandir dans un environnement riche sur le plan culturel, et développer un sentiment d’appartenance à la communauté », se réjouit Brendan Hanley, député fédéral du Yukon, dans un communiqué. Auparavant, le département jeunesse devait utiliser d’autres locaux pour les activités manuelles, éducatives et artistiques, et recevait le soutien du Klondike Institute of Art and Culture (KIAC), du centre récréatif de Dawson et du refuge pour femmes. Les partenariats seront maintenus, mais les activités

seront désormais centralisées au centre jeunesse. La sécurité et le bien-être des jeunes étant au cœur des préoccupations, le centre est ouvert pendant la période critique d'après école. « Il faut pouvoir soutenir la jeunesse dans les bons et les mauvais moments », explique Marshall Jonas, travailleur régulier du département jeunesse. « Le nouveau centre offre un lieu sûr où les jeunes peuvent se rassembler », ajoute Roberta Joseph, cheffe des Tr'ondëk Hwëch'in.

Transmission de savoirs traditionnels De nombreux ateliers proposés sont axés sur les activités traditionnelles autochtones, souvent en collaboration avec les personnes aînées. « Ce genre d’infrastructure ancrée dans les pratiques culturelles est essentielle à ce bienêtre et à cette sécurité », explique Richard Mostyn, ministre des Services aux collectivités. D’autres activités extérieures et culturelles, comme la cueillette de denrées alimentaires et médicinales, profitent aussi à d’autres groupes de la population. « Les jeunes qui ont participé à la cueillette de canneberges avec les personnes aînées en septembre ont partagé leur récolte de manière égale, raconte Andréanne Bélanger, qui a participé à la cueillette. Les personnes aînées ont de la difficulté à s'agenouiller longtemps, alors elles sont contentes quand des jeunes peuvent renflouer leurs paniers! » IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale

Ali Biernaskie

Le duo de Whitehorse Local Boy a joué lors d’un concert réservé aux jeunes après l’inauguration.


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XXXXXX ÉDiToRiAl

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Patience Maryne Dumaine

L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca

302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511

Laurie Trottier

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Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca

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Guillaume Riocreux

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L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1

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Marie-Claude Nault

150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon

*

Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.

Gestionnaire publicité infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :

sophie André, maurine Forlin, marie mounier, Roselyne Gagné-Turcotte, Agnès Viger et les élèves : sadie Cairns-mcDowell, Gabby Farkas, Kalia Graham et shai Wykes. Révision des textes et correction d’épreuves :

Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.

marilyn Ferland

Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.

Distribution :

Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à

stéphane Cole Caricature :

Annie maheux

« Patience et longueur font plus que force ni que rage », déclarait Jean de la Fontaine. En cette journée du 11 novembre et dans ces temps de controverse, d’incertitudes et de divisions, cet éditorial devait initialement s’intituler « Force ». Mais voilà, j’en ai manqué, de la force. Une fois n’est pas coutume, mais j’ai choisi, cette fois, d’abandonner le combat. Pourtant, il était bien parti cet édito dans lequel je racontais une anecdote où je m’étais frappée au visage en installant une bâche sur mon véhicule de camping. Le coin de la bâche ayant brisé pendant que je tirais de toutes mes forces, l’expérience m’a laissée avec une lèvre en sang et un bleu sur le front, auto-infligés, signes incontestables de ma force insoupçonnée (n’ayant jamais punché personne, je n’avais aucune idée que cette force était en moi!). Bref, je voulais parler de la force, celle de la Guerre des étoiles ; celle qui nous donne confiance en la vie ; celle qui est en nous et que nous ne connaissons pas. Je voulais mentionner la force qui nous permet d’avancer dans le brouillard ou de sortir des sentiers battus. Celle des soldats canadiens et autochtones qui ont été envoyés en Europe, pour sauver des personnes inconnues. Je voulais aussi mentionner cette puissance intérieure qui nous pousse à lutter pour sauvegarder nos valeurs, ou à nous insurger contre des gouvernements qui ne font pas assez, comme Greta Thunberg qui d’ores et déjà s’insurge contre l’inaction politique, à l’occasion de la COP 26. Mais voilà, le mot surrender, qui se traduit assez mal en français, est le meilleur que j’ai pu trouver, finalement, pour rester saine d’esprit. Arrêter de se battre. Arrêter de lutter et tout simplement s’abandonner au moment présent. Sortir, pour quelques jours, le drapeau blanc. Saviez-vous que le 11 novembre, journée du Souvenir, avait été en fait précédé de trois autres armistices en Europe? De plus, cette date communément reconnue comme « la fin de la Première Guerre mondiale », n’était en fait qu’un armistice (de arma, arme et statio, état d’immobilité). C’était donc une suspension provisoire des hostilités, dans le but d’étudier une sortie de la guerre, qui ne devait durer que 33 jours. Cet armistice a été renouvelé, mais la guerre ne s’est terminée officiellement qu’avec une série de traités de Paix, qui se sont succédé

à partir de 1919, dont le Traité de Versailles, signé dans la galerie des Glaces du château le 28 juin, soit plus de sept mois après l’armistice. Patienter. Attendre que tout décante un peu. Observer. Cesser momentanément la lutte, c’est se donner le temps de mieux comprendre les termes réels de cette emprise de la peur et les conséquences qui en découlent et en découleront. Temporiser, le temps de rependre un peu de forces autant physiques que mentales. J’espère de tout mon cœur que la longueur de temps nous apportera des jours où les enseignant.e.s ne perdront plus leur emploi pour avoir voulu penser « autrement ». Un monde où des enfants ne rentreront pas en pleurs chez eux face au choix cornélien de consentir, ou voir s’envoler leurs rêves et idéaux, dès l’âge de 12 ans. Un monde où les parents ne devront pas diminuer leurs heures de travail, car leurs enfants n’ont plus accès au service de garde. Où des personnes immigrantes, intelligentes et qualifiées, que des organismes s’étaient donné tant de mal à recruter, pourront retourner visiter leur pays d’origine à leur gré. Aujourd’hui, au moment d’écrire ces lignes, j’ai foi dans cette citation de La Fontaine, parce qu’il y a des moments dans la vie où la seule force qu’il nous reste est celle de faire un pas devant l’autre et de croire. Faire confiance à la vie, à la la force des autres, aussi, peut-être, tels ces soldats européens qui espéraient les débarquements sur les plages. Les revendications, les luttes contre les injustices, les violences et les incohérences de discours contre le plastique, les dégâts climatiques, la surconsommation, les trajets non nécessaires et les gaz à effet de serre; tout cela devra patienter. Juste pour quelques jours. Oui, Greta, la planète ne peut pas patienter. Mais épuisé.e.s, nous n’irons pas plus loin non plus. Merci à cette nouvelle génération qui prend le relais des revendications, ces soldat.e.s d’aujourd’hui. Nos allié.e.s, quand la force nous manque, c’est vous. Pour certain.e.s en ce moment, relativiser, fermer les yeux, méditer et attendre sont les seules options pour se tenir debout. Continuons d’observer ce qui, dans le monde, nous donne force et espoir. Dans les pages du journal ou autour de nous. Le sourire d’un enfant, la visite d’un.e ami.e ou le geste anodin d’un.e voisin.e qui nous tend la main dans la noirceur. Prenons soin les uns des autres. Et surtout, prenez soin de vous.


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FRAnCoPHonie

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De bonnes surprises et des attentes élevées pour la francophonie minoritaire au Cabinet Le nouveau Cabinet de Justin Trudeau compte cinq ministres francophones en situation minoritaire, soit deux de plus que le précédent. Petit à petit, la francophonie canadienne semble se tailler une place de choix au gouvernement fédéral. La nouvelle ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, est attendue de pied ferme. des ressortissants de nos communautés est seulement un fait d’armes Divers éléments pèsent dans la parmi tant d’autres sur leur CV ». Bien qu’importante, la francobalance lors de l’exercice de formation d’un Cabinet, dont la compo- phonie reste un critère parmi tant sition régionale, rappelle Stéphanie d’autres dans la composition du Chouinard, professeure agrégée au Cabinet, avec notamment la parité Département de science politique et l’expérience de carrière, observe du Collège militaire royal du Canada Stéphanie Chouinard. et coaffiliée à l’Université Queen’s à Kingston. Ginette Petitpas Taylor « On voit que la Saskatchewan attendue au tournant n’est pas directement représentée. […] Du point de vue du Manitoba et Pour Stéphanie Chouinard, l’attribude l’Alberta, on est presque chan- tion du ministère des Langues officeux, en tant que francophones hors cielles à Ginette Petitpas Taylor est Québec, que ces deux messieurs une petite surprise : « Je m’attendais [Dan Vandal et Randy Boissonnault, à ce que Mélanie Joly veuille voir le NDLR] proviennent de nos com- projet de modernisation de la Loi sur munautés. M. Trudeau n’avait pas les langues officielles mené à bon énormément de choix en termes port, puisque c’est un portefeuille de représentation régionale dans les qu’elle détenait depuis 2015 et qu’on provinces des Prairies », note-t-elle. semblait assez près de l’adoption La politologue souligne toutefois d’une nouvelle loi. » que « le fait que ces individus soient La politologue ne s’étonne touInès Lombardo, Francopresse

i d i m s è r p a tinage a p de Joignez-vous à la commissaire du Yukon pour un

au parc Shipyards!

Le samedi 20 novembre 2021 de 13 h à 16 h Le père Noël nous rendra visite entre 13 h 30 et 15 h 30. Venez patiner, boire un chocolat chaud, manger des biscuits et rôtir des guimauves sur le feu! Protocoles de sécurité contre la COVID-19 en vigueur.

tefois pas que Mélanie Joly ait obtenu la plus grosse promotion : « Ça faisait assez longtemps qu’elle n’était pas détentrice de son propre ministère. Le Développement économique était sous l’égide du ministère de l’Industrie et les Langues officielles, sous le Patrimoine canadien. » Stéphanie Chouinard assure toutefois que la courbe d’apprentissage de Ginette Petitpas Taylor ne sera pas trop abrupte puisque la nouvelle ministre « connait très bien les enjeux des langues officielles. [L’apprentissage] sera moins grand qu’il n’aurait pu l’être pour un député ressortissant du Québec ou un anglophone d’une autre province », souligne-t-elle. En conférence de presse le mardi 26 octobre, Mme Petitpas Taylor a assuré qu’elle redéposerait le projet de loi visant à moderniser la Loi sur les langues officielles dans les 100 jours, tel que promis par le Parti libéral durant la campagne électorale, ce qui mène l’échéance à la mi-février. Elle n’a pas précisé si elle rajouterait sa touche personnelle ou non. Malgré sa connaissance du dossier, les francophones en situation minoritaire peuvent-ils craindre que le projet de loi ne prenne une autre direction? Mélanie Joly s’était engagée à redéposer le même projet de loi advenant une réélection des libéraux, mais la nouvelle ministre pourrait profiter de ce remaniement ministériel pour corriger le tir sur certaines lacunes qui ont été soulevées… ou pour effectuer des changements qui pourraient déplaire à la population franco-canadienne. « Pour en avoir le cœur net, il faudra attendre la publication des lettres de mandat de chacun des ministres. Ce que le premier ministre demandera à Mme Petitpas Taylor pourra clarifier ce à quoi on peut s’attendre du point de vue de la modernisation [de la Loi] », lance Stéphanie Chouinard.

De bonnes surprises francophones sur certains portefeuilles Dans l’Ouest, Frédéric Boily, professeur de science politique au Campus Saint-Jean à Edmonton, s’interroge sur le portefeuille confié à Randy Boissonnault : « À partir du moment où il revenait comme député, il était clair qu’il aurait un [portefeuille]. Le ministère du Tourisme n’est peutêtre pas le plus prestigieux, mais il demeure qu’il va avoir une voix à la

Nos communes

La nouvelle ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, est attendue de pied ferme.

table du Cabinet. Et puis, il est aussi ministre associé aux Finances. » Pour Frédéric Boily, le plus important était d’avoir quelqu’un de l’Alberta au Cabinet. « Même si les ministres sont moins importants que par le passé, c’était une anomalie [dans le Cabinet précédent] de ne pas avoir mis un ministre de l’Alberta ni de la Saskatchewan. Au moins, de ce point de vue, les libéraux sont dans une position moins précaire. » Il note qu’avec la récente élection du maire Amarjeet Sohi à Edmonton, ancien ministre libéral sous Trudeau — d’abord des Infrastructures, puis des Ressources naturelles — « ça fait un noyau intéressant pour le Parti libéral en Alberta ». La promotion de la Franco Ontarienne Mona Fortier au Conseil du Trésor est une autre « excellente nouvelle » pour les francophones, affirme Stéphanie Chouinard. « Le Conseil du Trésor est souvent un ministère qu’on oublie, car il reste peu connu de la population canadienne. Cependant, c’est un ministère extrêmement important, car il [est au centre] de la mécanique interne de l’État canadien. C’est un endroit où on s’assure de l’application horizontale des priorités en matière de langues officielles au sein des différents ministères », explique-t-elle. Côté québécois, Frédéric Boily estime que Pablo Rodriguez à Patrimoine canadien est un meilleur choix que son prédécesseur, Steven Guilbeault. « Le dossier de la Loi sur la radiodiffusion et les géants du Web a mal été piloté par Steven Guilbeault. Cela a plus de sens qu’il soit maintenant à l’Environnement, on s’attend à ce qu’il soit beaucoup plus en maitrise. Mais est-ce que son passé d’activiste va lui nuire dans certaines régions du pays, comme en Alberta? », s’interroge le politologue.

Selon lui, la présence de Jonathan Wilkinson aux Ressources naturelles pourrait l’aider à arrondir les angles avec les gouvernements conservateurs comme celui de Jason Kenney, notamment sur les questions d’hydrogène et le secteur énergétique.

Sous le feu des critiques de l’opposition Les deux visages de l’opposition ont réagi hier : Jagmeet Singh et Erin O’Toole ont écorché le nouveau Cabinet, glissant au passage leur analyse du bilan de Justin Trudeau. Le chef du Parti conservateur, Erin O’Toole, s’est exprimé dans une déclaration sur « l’inexpérience » des nouveaux ministres. Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a pour sa part indiqué en conférence de presse « ne pas avoir spécialement d’intérêt pour ce qui est des changements au Cabinet ». Il a tout de même mis en lumière deux enjeux qui touchent le nouveau Cabinet. D’abord, le chef du NPD a aussi exigé de « voir un changement immédiat à la Défense nationale », qui prendra en compte les recommandations clés du rapport Deschamps sur l’inconduite sexuelle et le harcèlement sexuel dans les Forces armées canadiennes. L’ancienne ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Anita Anand, récupère le ministère de la Défense nationale alors que son prédécesseur, Harjit Sajjan, a été fustigué pour sa gestion jugée inadéquate du dossier. L’autre attente de Jagmeet Singh est la prise « de mesures concrètes » sur le climat lors de la COP26, qui se tient à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre. Steven Guilbeaut y sera à titre de nouveau ministre de l’Environnement.


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« THIS IS NOT A TEST » : alerte d’urgence en anglais seulement, l’AFY porte plainte « Rescinded ». Avez-vous été de ceux et celles qui ont cherché la traduction de ce terme, le 26 octobre dernier, vers 14 h 27, lorsqu’une alerte de tireur actif a été déclenchée à Faro? Vous n’étiez pas les seul.e.s. Laurie Trottier

Le mardi 26 octobre dernier, à 14 h 13, la majorité des téléphones du Yukon se sont mis à vibrer. Une alerte lancée par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a mis en garde la population d’une situation d’urgence se déroulant à Faro, une communauté de quelque 350 habitant.e.s située à environ quatre heures de route au nord-est de Whitehorse. L’alerte en anglais, dont seul le titre « ALERTE D’URGENCE » était traduit, demandait aux gens de ce secteur de se réfugier dans un endroit sécuritaire jusqu’à nouvel ordre et précisait – en majuscules – qu’il ne s’agissait pas d’un test. Les Yukonnais et Yukonnaises ont en effet reçu quelques tests cette année afin de les préparer à une situation semblable. Ces essais avaient tous été envoyés dans les deux langues officielles du Canada, l’anglais et le français. Quelques minutes plus tard, on recevait, toujours en anglais, une seconde alerte précisant que l’alerte était annulée ou révoquée (rescinded). Sur la page Facebook francophone de la GRC du Yukon, les communications se sont également effectuées en anglais, tout comme sur le compte Twitter. Plus tard en après-midi, les remarques du surintendant principal Scott Sheppard, commandant de la GRC au Yukon, ont quant à elles été traduites.

L’Association franco-yukonnaise (AFY) porte plainte « J’ai moi-même reçu ces alertes et j’ai été choquée de recevoir cette communication en lien avec la sécurité de la population en anglais seulement », soutient Isabelle Salesse, directrice générale de l’AFY. Au nom de l’association francophone, celle-ci a déposé deux plaintes. Une première au Commissariat aux langues officielles, qui précise que l’envoi unilingue de l’alerte « est inacceptable et ne respecte pas l’obligation de la GRC en lien avec la partie IV sur les droits en matière de communication de la Loi sur les langues officielles ». La seconde a été déposée via la Direction des services en français (DSF) et s’adresse à l’Organisation des mesures d’urgence (OMU), qui est responsable de transmettre les alertes à la population au Yukon :

s’est désolé le surintendant principal Scott Sheppard. Une veillée à la mémoire des victimes, de leurs ami.e.s et de leurs familles s’est tenue le lendemain. Sur sa page Facebook, la Ville de Faro a tenu à rappeler le numéro de téléphone de la division yukonnaise de l’Association canadienne de la santé mentale : 1 844-533-3030. Plusieurs campagnes de dons sont également organisées pour venir en aide aux personnes touchées par ce drame. Les deux familles des victimes ont également lancé des campagnes de financement GoFundMe, qui ont Maryne Dumaine déjà récolté plus d’une dizaine de Selon la porte-parole Kat Hallet du gouvernement du Yukon, il s’agirait de la première fois que le système d’alerte par téléphone est milliers de dollars chacune. Les liens sont les suivants : utilisé pour une situation réelle au territoire. gofund.me/ee7cd6c0 et gofundme.com/f/helping- family« Il s’agissait d’une vraie urgence femme de 42 ans et d’un homme aux ami.e.s et à la collectivité de barb-mccracken. grave et l’obligation d’informer le de 73 ans. résidence des victimes. C'est une public dans les deux langues n’a IJL – Réseau.Presse « Nous adressons nos pensées situation tragique pour la ville de pas été respectée. […] À quoi sert et nos condoléances aux familles, Faro et pour le Yukon tout entier », L’Aurore boréale de faire des tests si on ne suit pas les règles lorsque la situation est réelle et grave? »

Les instances se renvoient la balle Rejoint par courriel, le Bureau des communications de la GRC du Yukon indique que les alertes sont du ressort de l’OMU, et que toute question à ce sujet doit lui être adressée. Cependant, l’OMU souligne que si l’organisation s’occupe de transmettre l’alerte à la population, elle ne fait que partager le texte qu’elle reçoit de la GRC. « Lors de la situation de l’individu armé de mardi à Faro, l’OMU a émis l'alerte au nom de la GRC en utilisant le texte fourni par cette équipe, souligne Kat Hallet, porte-parole du gouvernement du Yukon. Traduire l’alerte aurait occasionné des délais dans la transmission de celle-ci et aurait pu entraîner des conséquences potentiellement désastreuses pour la sécurité de la vie des résident.e.s de Faro ». Cette dernière affirme que l’OMU et ses partenaires sont en train de développer une banque de messages bilingues à utiliser pour de futures situations d’urgence.

Faro, après le choc Au moment d’écrire ses lignes, Ralph Shaw fait face à six chefs d’accusation, dont deux pour meurtre au premier degré d’une

Écoénergie à la maison

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Jeudi 11 novembre 2021

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Un deuxième mandat pour Kluane Adamek Maryne Dumaine

afn.ca/fr

Kluane Adamek reste la cheffe régionale de l’Assemblée des Premières Nations (APN), région du Yukon. L’APN est une organisation nationale de défense des intérêts qui représente les citoyen.ne.s des Premières Nations au Canada, plus de 900 000 personnes réparties dans 634 communautés des Premières Nations, villes et villages au pays.

Kluane Adamek a été nommée cheffe régionale de l’Assemblée des Premières Nations (APN) du Yukon pour un deuxième mandat. « Les Premières Nations du Yukon (PNY) continuent de guider le travail de la région du Yukon de l'APN, a déclaré la cheffe. Ensemble, nous avons renforcé nos voix et nos priorités collectives aux niveaux régional et national. Notre travail ensemble a été construit sur le fondement de ceux et celles qui nous ont précédé.e.s […]. Cette occasion de continuer à soutenir et à amplifier les priorités des Premières Nations du Yukon à l'échelle régionale et à l'échelle

Crise des opioïdes : le gouvernement propose des options sécuritaires D’après un communiqué du gouvernement du Yukon

Le gouvernement du Yukon travaille à l’élargissement de l’accès à un approvisionnement sécuritaire en opioïdes prescrits par un médecin afin de lutter contre la crise qui sévit dans le territoire. L’approvisionnement sûr consiste à fournir des médicaments, dont la quantité et la qualité sont connues, aux adultes qui consomment des drogues illicites et qui sont à haut risque de surdose afin de leur offrir une option sécuritaire. Dans le cadre de ce programme, les médicaments sont prescrits par les médecins et distribués dans les pharmacies. L’approvisionnement sûr est considéré comme distinct des autres programmes de traitement de la toxicomanie, mais fait partie du continuum de la réduction des méfaits. Le programme peut être administré en conjonction avec d’autres services de traitement

médical et psychosocial liés aux opioïdes. Les Services pour le mieuxêtre mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie et les Services de traitement de la dépendance aux opioïdes offrent actuellement une gamme de services aux personnes souffrant d’un trouble lié à l’utilisation des opioïdes. L’ é q u i p e m é d i c a l e d e s Services de traitement de la dépendance aux opioïdes peut évaluer et soutenir les clients qui pourraient bénéficier d’un approvisionnement sûr en opioïdes, et leur en prescrire. Cette équipe suit une formation médicale continue afin de se familiariser avec la prescription d’opioïdes aux consommateurs pour garantir un approvisionnement sûr. Au cours des six derniers mois, le gouvernement a travaillé avec le responsable des services de prise en charge sur recommandation, les Services de traitement de la dépendance

aux opioïdes et un spécialiste en traitement des dépendances de la Colombie-Britannique pour veiller à ce que les médecins reçoivent une formation adéquate et se sentent à l’aise dans leur rôle. En formant davantage les médecins, l’accès à un approvisionnement sûr sera amélioré. L’approvisionnement sûr en opioïdes pour les consommateurs est un élément de l’accord de soutien et est appuyé par les caucus libéral et néo-démocrate du Yukon. Signé le 28 avril 2021, l’accord demeure en vigueur jusqu’au 31 janvier 2023. « Depuis 2016, 47 personnes au Yukon ont perdu la vie pour des raisons liées aux opioïdes ; tous ces décès auraient pu être évités. L’approvisionnement sûr est une pratique fondée sur la science et un outil qui servira à combattre la crise des opioïdes au Yukon », a déclaré Tracy-Anne McPhee, ministre de la Santé et des Affaires sociales. « L’année 2021 est en passe de battre un nouveau record. De plus en plus de personnes perdent la vie de façon tragique à cause de surdoses au Yukon. Face à des drogues de plus en plus toxiques, l ’ a p p ro v i s i o n n e m e n t s û r e n opioïdes de qualité clinique est un outil essentiel pour la prévention des surdoses. Je suis soulagée que ce service soit offert afin d’aider à protéger la population vulnérable du Yukon », a quant à elle commenté Annie Blake, députée de Vuntut Gwitchin.

nationale est vraiment un honneur. » Kluane Adamek a adressé dans son communiqué quelques remerciements aux personnes aînées, chef.fe.s, dirigeant.e.s, matriarches et jeunes qui l’ont soutenue et guidée : « Votre sagesse et vos conseils continuent de m'aider à grandir en tant que leadeure et en tant qu'être humain. Je continuerai à porter vos conseils avec moi. » Elle affirme vouloir s’engager avec « courage et respect, et maintenir toujours l'humilité et la vulnérabilité ». Le premier ministre Sandy Silver a également tenu à féliciter Kluane Adamek suite à son élection pour ce second mandat. « La cheffe régionale Kluane Adamek

prend des moyens concrets pour lutter contre les changements climatiques et milite en faveur de l’inclusion des femmes et des jeunes dans les lieux de prise de décisions, a-t-il affirmé par voie de communiqué. Elle s’est aussi révélée être une voix forte pour les Premières Nations du Yukon. Je me réjouis à l’idée de continuer à travailler avec [elle] pour faire progresser les objectifs et les priorités des Premières Nations du Yukon et à avancer ensemble sur la voie de la réconciliation. » D’après des communiqués du gouvernement du Yukon et de l’Assemblée des Premières Nations.

Forum du Yukon : des discussions autour de la santé et de la réconciliation Communiqué

Le premier ministre Sandy Silver et les membres du Conseil des ministres, le grand chef Peter Johnston du Conseil des Premières Nations du Yukon et les chefs autochtones du territoire se sont rencontrés au Centre d’apprentissage de Carcross/Tagish pour tenir le Forum du Yukon. Cet événement rassemble des responsables politiques du gouvernement territorial, des gouvernements autochtones du territoire et du Conseil des Premières Nations du Yukon. Il a lieu quatre fois par année. La dernière réunion a eu lieu le 4 juin 2021. Il s’agit de la 18e édition depuis la signature de la déclaration intergouvernementale Working Together en janvier 2017. Les têtes dirigeantes ont convenu que la crise des opioïdes continue d’être un problème majeur, et ils ont discuté de la façon dont ils peuvent travailler ensemble pour améliorer la sécurité à l’échelle du territoire. Ils ont également discuté du Comité d’enquête sur les sépultures. Établi par les gouvernements autochtones, ce comité guidera la recherche et l’étude de lieux d’inhumation possibles dans les environs des anciens pensionnats au Yukon. Le gouvernement du Yukon s’est engagé à collaborer avec

le Comité et avec toutes les Premières Nations du territoire qui souhaitent effectuer des recherches ou d’autres travaux sur les sites d’anciens pensionnats. Les discussions ont tourné essentiellement autour de l’approche du gouvernement du Yukon en matière de réconciliation. La réunion a également été l’occasion de faire état des initiatives de collaborations fructueuses visant à faire progresser la réconciliation. Un certain nombre d’autres questions ont également été discutées au cours du Forum, notamment la poursuite des efforts pour gérer la COVID-19 et assurer la santé et la sécurité de la population yukonnaise, les initiatives conjointes en vue d’améliorer le système d’éducation du territoire et les prochaines réunions avec le gouvernement du Canada dans le cadre des Journées du Yukon. « C’est seulement en travaillant ensemble et en concertation que nous commencerons à réparer les torts du passé et à aller de l’avant », a commenté Peter Johnston, grand chef du Conseil des Premières Nations du Yukon. D’après un communiqué du gouvernement du Yukon conjoint avec le Conseil des Premières Nations du Yukon et les gouvernements autochtones du territoire.


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Cannabis : trois ans après la légalisation, la livraison à domicile est envisagée La consommation de produits cannabiques légaux a le vent en poupe au territoire. C’est du moins ce que révèle le récent rapport annuel 2020-2021 du gouvernement du Yukon. Les points de vente souffrent cependant de la crise sanitaire et souhaitent répondre à la demande grandissante d’achats en ligne, jusqu’ici interdits. Dans la foulée de ce nouveau rapport, le ministre Ranj Pillai a répondu à l’appel des commerces agréés et a proposé une modification à la Loi sur le contrôle et la réglementation du cannabis pour permettre la vente en ligne et la livraison à domicile. Les détaillants autorisés savent comment tirer profit de la législation, ils connaîtront certainement un taux de vente en ligne significativement plus élevé », conclut-il.

Maurine Forlin

Le rapport annuel du gouvernement du Yukon sur les produits cannabiques révèle que la vente de produits à base de cannabis s'élevait à 6 070 156 dollars entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. Au cours de cette période, la Société des alcools du Yukon, responsable de l’achat et la vente du cannabis et des produits dérivés, a acheté pour 4,2 millions de dollars de produits cannabiques, soit une augmentation d’un demi-million de dollars par rapport à l’année précédente. Une augmentation positive selon le ministre Pillai, qui précise qu’« après seulement trois ans de légalisation, il y a encore beaucoup à apprendre sur le marché du cannabis qui en est encore à ses tout débuts ».

Maurine Forlin

Jeremy Jones, copropriétaire de la boutique Triple J’s Canna Space, est ravi de pouvoir

Les clichés négatifs qu’a portés le cannabis avant la légalisation s’estompent petit à petit. La clientèle de la boutique Triple J’s changements qu’il réclame depuis Canna Space se compose autant plus d’un an se réaliser enfin. d’athlètes que de personnes de « L’objectif de ce nouvel plus de 65 ans. amendement est essentiellement « Le plus important est de donner l’opportunité aux com- que les gens soient informés et merces privés de gonfler leurs consomment de façon responventes, explique le ministre Pillai. sable afin de bénéficier de tous

prochainement offrir la vente en ligne et la livraison à domicile de l’intégralité de ses produits et accessoires.

du gouvernement : « Au début de l’état d’urgence, nous avons été autorisés à vendre en ligne pendant 81 jours. Sur cette courte période, le commerce vir tuel représentait 30 % de nos ventes », affi rme-t-il, soulagé de voir les

Sensibiliser à une consommation responsable

les bienfaits du cannabis », précise Jeremy Jones, qui s’efforce de sensibiliser sa clientèle et de maximiser l’expérience. La vaste gamme de produits dérivés, allant du chocolat aux bombes pour le bain, permet aussi aux personnes non-fumeuses d’explorer les vertus de la marijuana. Comparativement aux années précédentes, la vente de ces produits dérivés a d’ailleurs été 20 fois plus grande cette année, selon le rapport annuel du gouvernement. Av e c l a l é g a l i s a t i o n d e la livraison à domicile, le secteur privé possédera toutes les clés pour répondre à la demande grandissante. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale

Un accès facilité Avec cinq points de vente, un producteur local et 19 partenariats avec des producteurs hors Yukon, l’industrie du cannabis légal est de mieux en mieux implantée au territoire. Certaines communautés ne bénéficient cependant toujours pas d’une boutique physique. La vente en ligne reste, pour ces dernières, le recours idéal pour éviter de longs trajets. La pandémie pousse également de nombreux consommateurs et consommatrices à prioriser la livraison à domicile. Jusqu’ici, seul le site du gouvernement Cannabis Yukon permet la vente en ligne et la livraison. Les démarches peuvent cependant être assez longues. « Un service de livraison plus efficace et plus développé est à la fois plus sécuritaire en temps de pandémie et permet de contrer le marché illicite », explique Jeremy Jones, copropriétaire de la boutique Triple J’s Canna Space à Whitehorse.

Encourager le secteur privé Le rapport annuel du gouvernement stipule que la vente en ligne représente à peine 0,2 % des ventes totales. Jeremy Jones réfute cependant les statistiques

Novembre est le

Mois du testament SÉANCES D’INFORMATION

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Semaine de l’immigration francophone Venir au Yukon pour commencer une nouvelle aventure n’est pas toujours une expérience facile. Afin d’aider et accueillir les francophones nouvellement arrivé.e.s, l’Association franco-yukonnaise (AFY) et le Partenariat communauté en santé (PCS) proposent plusieurs initiatives, comme le programme de jumelage, le service d’interprétation en santé et le Test d’évaluation de français. Portraits et témoignages de quelques-unes de ces personnes qui ont « fait le grand saut » pour venir vivre dans le Grand Nord.

Amandine Voyer Le Test d’évaluation de français J’ai entendu parler du service par mes collègues de travail à la Garderie du petit cheval blanc. Nous sommes une majorité de Fournie personnes immigrantes au sein du personnel et, à ma connaissance, nous sommes plusieurs à la garderie à avoir pu passer le test à Whitehorse. Passer le test à Whitehorse m’a épargné un aller-retour à Vancouver et m’a fait gagner un temps fou. Ça ne m’a malheureusement pas permis d’économiser de l’argent, car j’avais déjà acheté mes billets, mais j’ai pu aller à Vancouver seulement pour visiter et faire des achats plutôt que pour passer le test. J’ai eu la chance d’être parmi les premières personnes à profiter de ce service et je suis certaine qu’il aidera beaucoup de futur.e.s résident.e.s permanent.e.s! Après la réception de mes résultats du TEF, j’ai pu postuler pour mon Entrée express. Je suis actuellement dans le bassin de candidat.e.s et j’attends avec impatience le tirage de mon dossier.

Ingénieur en Suisse, pompier au Yukon Après cinq séjours touristiques au Yukon, David Tartaglia et sa conjointe Éloise ont décidé de faire le grand saut. En juillet 2020, ils ont choisi de s’installer au Yukon « pour de bon ».

Vianney Goma Le Test d’évaluation de français J’ai entendu parler du service grâce à une amie francophone qui s’était elle-même renseignée pour le passer de son côté. Fournie Normalement, j’aurais dû aller à Vancouver ou à Calgary pour passer le test. Avoir la possibilité de le faire à Whitehorse m’a vraiment permis de réduire mes frais et mon empreinte écologique, puisque je n’ai pas eu à me déplacer. Cela m’a aussi permis de lancer mon processus d’immigration au Yukon plus rapidement et de réduire la logistique. Cela m’a vraiment été bénéfique. J’ai eu beaucoup de chance, car il ne restait des places qu’en septembre, et l’AFY s’est quand même arrangée pour que je le passe plus tôt en juillet.

Mounia Cole

Le service d’interprétation en santé C’est mon employeuse, la directrice en poste à la Garderie du petit cheval blanc à l’époque où j’y travaillais, qui m’a transmis la carte de visite du PCS pour le service d’interprétation et d’accompagnement en santé. Cela m’a aidée à avoir une compréhension linguistique parfaite lors des rendez-vous médicaux pour moi et mes enfants, ainsi que de l’aide dans la prise de rendez-vous. En tant que parent, c’est un soulagement de pouvoir être bien accompagnée dans le système de santé. Le service d’accompagnement a aussi été très aidant dans la prise en charge de mes transports, par exemple lorsque j’étais dans l’incapacité de conduire. Et par les temps de restrictions sanitaires, cela m’a permis de ne pas être seule lors de mes rendez-vous, notamment pendant ma grossesse. L’interprète et accompagnatrice Madeleine Girard était autorisée à m’accompagner alors que mon mari ne l’était pas, puisqu’elle était étant considérée comme travailleuse essentielle. Elle a toujours fait preuve d’un grand professionnalisme et je me suis toujours sentie très à l’aise et dans le respect du secret médical.

Fournie

David Tartaglia recommande aux personnes qui, comme lui, souhaiteraient faire le grand saut vers le Yukon de « ne pas se prendre la tête! » Selon lui, ici, nul besoin d’une voiture qui brille ou de beaux vêtements : « En Suisse, j’étais plus proche des apparences. Ici, les gens sont plus cool, moins matérialistes. On vit plus proche de la nature. C’est quelque chose que j’aime beaucoup. »

À la mi-quarantaine, la volonté de quitter une « bonne vie, en Europe » aura bien surpris leurs proches. « Tout le monde nous disait : "Tu fais ça à 20 ans, partir au bout du monde pour t’y installer, pas à 45 ans!" », se souvient David Tartaglia, pour qui le premier séjour au Yukon remonte en 2015. Pourtant, la décision est irrévocable. Le couple, qui a déjà parcouru de nombreux pays à travers le monde, est déterminé à s’installer au territoire. « Je suis passionné par les ours, la nature, la marche et le backcountry, explique-t-il. Je suis aussi un grand amateur de pêche à la mouche. J’ai donc trouvé ici tout ce que je pouvais souhaiter. Depuis que je suis ado, j’ai toujours été fasciné par le Canada. » « J’avais vu plusieurs documentaires à la télévision et des vidéos en ligne, se rappelle-t-il. J’ai entendu parler du Yukon et je me suis dit : "Allez hop!" De la Suisse, le vol m’amenait en Alberta. J’ai loué un véhicule pour me rendre

jusqu’à Whitehorse. » Cet itinéraire vers le Nord deviendra vite une sorte de pèlerinage pour David, qui l’emprunte ensuite presque chaque année, jusqu’au jour où cela devient une évidence pour sa conjointe et lui : « Mon rêve, c’était de voir des ours en Alaska, lors de la remontée des saumons, à Haines. Nous y sommes allés et en revenant, nous avons campé à Haines Junction. Là, dans le parc de Kluane, j’ai dit à ma conjointe "On devrait venir vivre ici". Elle m’a tout simplement répondu "Oui! " » Le couple s’installe au Yukon en 2020, lorsque Éloïse obtient un emploi à la boulangerie Alpine, qui la soutient dans ses démarches d’immigration.

Un parcours professionnel hors de l’ordinaire De joueur de soccer professionnel en Italie à instructeur de plongée sous-marine aux Philippines, David Tartaglia n’a pas un parcours professionnel banal. En Suisse, il est ingénieur qualifié en système de chauffage de maisons écologiques et travaille pour un salaire très confortable dans son domaine. Cependant, une fois arrivé au Yukon, un visa de travail temporaire en poche, il se heurte à la réalité : ses diplômes suisses ne sont pas reconnus au Canada. Il postule alors comme pompier. « Les tests physiques ont été probablement les plus difficiles de ma vie! Mais j’ai réussi. » Cet emploi lui permet d’observer le territoire d’un point de vue hors du commun. « J’ai pu faire des tournées de repérage des feux de forêt. Pendant des heures et des heures, on parcourait le ciel au-dessus du Yukon. » Il y rencontre des professionnel.le.s qui lui expliquent pourquoi certains feux sont laissés sans

contrôle humain et comment les animaux y survivent. Avec émotion, il décrit cette expérience comme un moment « privilégié ». En tant que pompier, il est envoyé pour prêter main-forte aux équipes d’urgence déployées en réponse aux inondations historiques des lacs du Sud l’été dernier. « J’ai vu l’entraide, la solidarité, les émotions et les gens parfois désespérés en voyant leurs maisons – le rêve d’une vie pour certain.e.s – devenir si vulnérables, mais j’ai aussi senti la reconnaissance. C’était une belle expérience humaine, j’étais fier de pouvoir aider ces gens qui m’ont accueilli dans leur pays », se souvient-il. Il décrit cette expérience comme aussi très physique : « Je n’avais aucune expérience et, du jour au lendemain, nous transportions des centaines de sacs de sable, jusqu’à quatorze heures par jour, pour construire des murs le long du lac! »

L’obstacle : l’anglais mal maîtrisé L’été terminé, son emploi saisonnier est mis sur pause. Sans diplôme reconnu, il a du mal à trouver un nouvel emploi. S’il maîtrise bien le français et l’italien (sa langue maternelle), l’anglais lui fait cependant défaut. « J’ai été informé que je pouvais suivre des cours d’anglais. Je me suis aussi forcé à rencontrer des personnes anglophones. » Il est désormais assistant de pharmacie en centre-ville de Whitehorse. « Je trouve cela incroyable, en Europe, je n’aurais jamais pu occuper cet emploi! » Fier d’aller au bout de ses ambitions, David Tartaglia est sans aucun doute une personne qui sait s’adapter : « Ma devise, c’est vis tes rêves, ne rêve pas ta vie! » David et sa conjointe sont désormais en attente de leur visa de résidence permanente.


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« Destination : Yukon », pour l’amour de l’aventure et de la petite enfance Tout a commencé à Destination Canada, en France. Mounia Cole et son mari Stéphane y participent et assistent à des présentations de toutes les provinces et territoires du Canada, dont celle de l’Association franco-yukonnaise. Pour eux, la décision est immédiate : leur destination, ce sera le Yukon!

En France, Mounia Cole travaillait déjà dans le milieu de la petite enfance. « J’avais ma propre classe dans une école à la fois Montessori et école écologique », raconte-t-elle. À la suite du dépôt de sa candidature au forum, Mounia obtient un entretien avec la directrice de la garderie, qui l’informe que les effectifs sont malheureusement déjà atteints pour l’année en cours. Presque un an plus tard : surprise! L’organisme reprend contact avec elle et lui propose un emploi au Yukon. « J’ai dit : « Heu... Oui! », en cinq minutes! C’était au mois de mars, et on est partis au mois de juillet 2019. C’était assez rapide! » Elle quitte alors la Côte d’Azur avec son mari et leur fille Élie. Leurs démarches d’immigration se passent

Enceinte, francophone et immigrante en pleine pandémie Interrogée au sujet de son expérience pendant sa grossesse, Mounia ne peut réprimer un éclat de rire : « C’était compliqué!, se souvient-elle. Quand tu es en France, t’as toujours une copine à qui poser des questions, mais ici, je n’avais pas encore de copines! » Nouvellement arrivée, sans médecin de famille ni connaissance des services de santé au Yukon, elle se retrouve également face à un autre défi : la pandémie. « Je me souviens que j’avais une question à poser. Le cabinet du médecin était fermé : il fallait téléphoner. Je n’ai pas un anglais suffisant pour pouvoir me débrouiller par téléphone, alors c’est le Partenariat communauté en santé qui m’a sauvée! » En effet, au cours d’une dis-

Elodie Moreau

Le programme de jumelage J’ai d’abord découvert ce programme grâce au site Web de l’AFY, puis via la page Facebook. J’ai participé à un sondage sur le programme Fournie et mes collègues m’en ont aussi parlé. J’ai été jumelée avec Annie Maheux en septembre et grâce à elle j’ai pu découvrir des lieux, nous sommes allées au restaurant, au marché... Elle m’a aussi permis de rencontrer des gens, et m’a présentée à ses ami.e.s lors d’un repas et d’une randonnée au lac Fish. Ça m’a permis de mieux connaître la communauté francophone. Quand j’avais des questions, elle me donnait des conseils, notamment sur l’équipement pour l’hiver. J’ai aimé ce programme de jumelage et je remercie vraiment Annie de m’avoir donné de son temps et permis de découvrir de nouvelles choses. (À noter que l’AFY recherche activement de nouveaux parrains et nouvelles marraines pour ce projet.)

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cussion avec son employeuse, elle apprend qu’il existe un service d’interprétation pour les soins de santé. Elle prend contact et est immédiatement prise en charge par une personne qui l’aide à naviguer dans le système avec plus d’aisance. « L’interprète était d’ailleurs la seule personne qui pouvait m’accompagner, puisque même Stéphane n’avait pas le droit de venir aux visites. Ça me permettait de ne pas être seule pour mes rendez-vous. » Elle rapporte également les nombreuses différences entre les systèmes de santé de son pays d’origine et celui du Canada : « En France, tu es suivi par un gynécologue, et les échographies commencent dès le début de la grossesse. Ici, c’est différent. Si ta grossesse se passe bien, c’est beaucoup moins médicalisé. »

CENTRE DES ARTS DU YUKON

12 NOVEMBRE 21 H 15

Créer un cercle social Pour la famille, le cercle social se développe au sein de l’École ÉmilieTremblay, à laquelle la jeune Élie est inscrite, en première année. Mais là aussi, la pandémie vient entraver la socialisation : avant la fin de l’année scolaire, l’enseignement passe du présentiel au virtuel. C’est alors la communauté qui prend le relais. « On a participé à quelques activités avec l’AFY. Je me souviens d’une activité de pêche sur glace. C’est quand même un peu incroyable comme expérience! » Aujourd’hui, Mounia souhaite redonner à la communauté, à sa façon. Elle a récemment offert un atelier sur la philosophie Montessori auprès de jeunes parents, dans le cadre du programme Mamans, papas et bébés en santé, coordonné par l’organisme Les essentielles. « Avec Covid, je n’avais pas pu rencontrer beaucoup d’autres mamans, alors maintenant, ça me permet aussi de redonner un peu, tout en rencontrant du monde. » La 17 e édition du forum Destination Canada aura lieu en ligne du 18 au 20 novembre 2021. Ces deux pages de publireportages ont été réalisées grâce à la contribution financière d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

ATION REPRÉSENT TAIRE N SUPPLÉME Merci à

La petite enfance au cœur de cette décision

bien. À distance, une employée de la garderie aide même la famille à se trouver un logement. En avril 2020, quelques mois après leur arrivée, c’est le début la pandémie. Les effectifs de la garderie sont réduits et Mounia perd son emploi. Elle tombe ensuite enceinte et prend un congé de maternité. Aujourd’hui, Mounia Cole occupe un nouveau poste à l’École Montessori de Whitehorse, où elle enseigne le français langue seconde.

Mounia Cole enseigne le français langue seconde à l’École Montessori de Whitehorse.

CCF.afy.ca

Merci à

Destination Canada Forum Mobilité est un événement annuel organisé par le gouvernement du Canada, auquel plusieurs organismes de la communauté franco-yukonnaise participent chaque année afin de recruter des candidat.e.s francophones qualifié.e.s dans divers domaines. « [Lors du forum], j’ai déposé un CV, un seul, et c’était pour la Garderie du petit cheval blanc, explique Mounia. Après toutes les présentations des différentes provinces, on a vraiment eu un coup de cœur pour le Yukon. »

Maryne Dumaine

867 668-2663

afy.ca


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Consommation des abats animaux : une voie pour lutter contre le gaspillage alimentaire? Peu coûteux, nourrissants et locaux, les abats font leur retour à la ferme et dans certaines boucheries. une cuisson plus lente – sont moins demandées. « Les abats [quant à eux] ont presque disparu de la demande », partage, un autre boucher rencontré à la ferme Circle D Ranch qui élève des animaux en pâturage, non loin de Whitehorse.

Sophie André

Les protéines animales de notre alimentation font débat dans le contexte du dérèglement climatique. Les élevages intensifs, par opposition aux élevages en pâturage, sont souvent pointés du doigt, notamment à cause de leur consommation élevée en ressources, nécessaire à la production. Les besoins élevés en eau, l’utilisation d’engrais chimiques, la déforestation et les émissions de méthane, puissant gaz à effet de serre, font partie des arguments au sein du débat concernant la place de l’élevage dans le monde. Si les choix de consommation de viande sont multiples et variés (allant notamment de la consommation uniquement de viande locale jusqu’à la non-consommation de produits animaux), la question des abats est moins mise en lumière. Certaines entreprises tentent pourtant de promouvoir l’utilisation de ces produits moins populaires.

Sophie André

Les petits pots de pâté de tête de porc de la ferme Circle D Ranch.

La viande, une tradition dans le Nord Au Yukon, les hivers sont rudes, le besoin énergétique y est élevé pour combattre le froid et les protéines végétales produites naturellement et localement se font rares en cette saison, selon Graham Rudge, boucher chez Tum Tum’s Black Gilt Meats, une boucherie familiale qu’il cogère avec ses parents. S’il rappelle que traditionnellement la viande a toujours été au cœur

des habitudes alimentaires du Yukon, il souligne également que les Premières Nations ont pour coutume d’utiliser chaque partie de l’animal chassé et abattu. Le boucher souligne le gaspillage qui découle des nouvelles habitudes de consommation. Selon lui, les morceaux dits « nobles » tels que les côtes, le rumsteck ou encore le faux-filet se taillent la part du lion dans les ventes, tandis que les parties plus musclées comme les flancs ou les jarrets – qui demandent

Dose de rappel contre la COVID-19 D’ABORD OFFERTE AUX 50 ANS ET PLUS La dose de rappel stimule la réponse immunitaire et vous protège davantage contre la COVID-19. Vous pouvez recevoir une dose de rappel s’il y a au moins six mois que vous avez reçu votre deuxième dose d’un vaccin contre la COVID-19*. La dose sera d’abord offerte aux 50 ans et plus dans toutes les localités au cours des prochaines semaines. Rendez-vous : yukon.ca/fr/voila-notre-chance Besoin d’aide? Appelez au 1-877-374-0425. * Un petit nombre de personnes immunovulnérables a reçu une troisième dose. Si tel est votre cas, vous devez attendre au moins six mois depuis l’administration de cette dose avant de recevoir une dose de rappel.

Relevons la manche. Recevez votre dose de rappel. yukon.ca/fr/voila-notre-chance

Les abats, grands oubliés de la consommation Les abats – tête, oreille, cervelle, foie, rate, cœur, poumon, estomacs, ris, pancréas, pied, queue, pour n’en citer que certains – sont toutefois des denrées consommables et mériteraient de retrouver leur place dans les assiettes des personnes qui consomment de la viande, selon les deux bouchers. D’un point de vue diététique, une étude publiée en 2015 par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) leur donne raison, et explique que la plupart des abats ont une valeur nutritionnelle comparable aux morceaux de viande classiques, sont souvent moins gras et sont pour certains très riches en fer – le foie principalement – et en vitamines. La FAO, l’agence spécialisée des Nations unies qui mène des efforts internationaux vers l’élimination de la faim, a également présenté un autre avantage de la consommation des abats : la réduction du gaspillage alimentaire. Selon une autre des études qu’elle a présentées, la viande ne représente qu’un tiers du poids de l’animal, dont la moitié seulement est composée de pièces « nobles ». La peau, les os, le sang, les abats et les intestins constituent les deux tiers restants et sont rarement utilisés pour la consommation humaine. Valoriser chaque partie de l’animal est dès lors considéré comme un moyen de maximiser les ressources utilisées pour la production, de réduire l’impact environnemental de la production, tout en nourrissant davantage d’individus.

Miser sur le goût Mais le principal avantage reste « bien évidemment le goût », explique Graham Rudge. Dans sa boucherie, les organes sont présents tels quels sur l’étalage, mais également sous des formes transformées. « La graisse du bœuf nourri en pâturage va être d’un orange foncé, pleine de saveurs, et saine avec des minéraux et vitamines. Dans certaines de nos saucisses, on ajoute du foie; dans la viande hachée, des reins – ça donne une richesse à la

viande. C’est délicieux! » Cette famille d’artisans dirige également un abattoir mobile. Pour eux, la sensibilisation commence chez les éleveur.se.s. « Lorsqu’on découpe une bête à la ferme, on encourage toujours les producteurs à garder les organes. Et de plus en plus le font », affirme le jeune boucher.

« Du museau à la queue, tout est bon dans le cochon! » Des entreprises agricoles tentent de remettre cet adage au goût du jour, au Yukon. C’est le cas de Barbara et Bill Drury, couple fermier depuis plus de 40 ans, propriétaire de la ferme Circle D Ranch. Pour eux, consommer du « museau à la queue », c’est une question de principe. « Quand on prend la vie d’un animal, on lui doit le respect et un moyen d’y parvenir est d’utiliser chacune des parties qu’il a à nous offrir », partage Barbara Drury. En ce début d’automne, le couple doit abattre leurs cinq cochons et la moitié de leurs 30 vaches Angus qui se baladent tranquillement sur plus de 300 acres au nord de Whitehorse. Lorsque l’abattoir mobile arrive à la ferme pour mener l’opération, Bill Drury se livre : « Si ces gens n’existaient pas, je ne ferais pas ce métier. Une fois, j’ai dû transporter mes vaches dans un abattoir industriel. Plus jamais. Les animaux sont laissés sans nourriture pendant 24 heures pour vider leurs estomacs (…). Ils sont agités, stressés. » Cette année Bill et Barbara Drury garderont les tripes, les têtes et les abats rouges en plus des os pour créer de savoureuses et intrigantes recettes. Nettoyés dans l’eau de leur ruisseau, les estomacs de leurs vaches mijoteront près d’une journée avec les carottes et le persil du jardin pour cuisiner la fameuse recette de l’ouest de la France, les tripes à la mode de Caen. Quant aux têtes, « elles seront cuites à feu doux, coupées en morceaux et mises en bocaux pour faire du pâté avec une goutte (ou deux) de whisky! » prévoit la propriétaire. Vous pouvez retrouver la recette du bouillon d’os de Barbara Drury sur le site Internet de Circle D Ranch. La boucherie Tum Tum’s Black Gilt Meat est située sur la route Takhini River au nord de Whitehorse. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale


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Goûter l’Asie au Yukon Asian Market Le Yukon Asian Market a ouvert ses portes à Whitehorse il y a maintenant plus d’un an, en novembre 2020. L’un des objectifs était alors de permettre aux Yukonnais et Yukonnaises de savourer la culture culinaire asiatique sans devoir franchir les frontières géographiques du pays. Aujourd’hui, la petite épicerie offre une variété de produits en provenance de plusieurs pays d’Asie, incluant les Philippines, la Corée, le Japon, Taïwan et Singapour. Roselyne Gagné-Turcotte

Originaires de Singapour, les propriétaires de l’épicerie, Shirley Chua-Tan et son mari, Eng Khoon Chua, ont immigré à Vancouver il y a de cela plusieurs années, avant de s’établir au Yukon. Malgré le temps et la distance, le couple se dit toujours aussi proches de leur culture d’origine, en particulier en ce qui a trait à la nourriture. « L’alimentation nous rassemble, insiste la co-propriétaire du petit marché. Elle fait partie de notre quotidien, mais aussi de nos célébrations. C’est un aspect important d’une communauté et ça nous permet de ne pas oublier d’où l’on vient. »

Des clients en quête de diversité En ouvrant leur épicerie asiatique à Whitehorse, le couple cherchait notamment à augmenter l’offre en produits alimentaires asiatiques. « Depuis le début, nous souhaitons impliquer la communauté dans notre initiative, explique Mme ChuaTan. On a donc d’abord créé une page Facebook pour demander aux intéressé.e.s le type d’aliments dont ils s’ennuyaient et, plus généralement, ce que ces personnes aimeraient trouver chez nous. Nous avons ensuite utilisé ces

réponses pour faire notre première commande chez notre fournisseur. C’est toujours la stratégie que nous utilisons aujourd’hui. » Malgré la petite taille de la boutique, la clientèle apprécie la diversité des produits offerts. Guillaume Riocreux et sa conjointe, Naomi Collins, ont vécu pendant plusieurs années près du quartier chinois de Paris et se disent heureux de retrouver un endroit au Yukon pour s’approvisionner en aliments asiatiques. « Avant, on pouvait trouver certains produits asiatiques dans les rayons du Superstore, mais l’approvisionnement était sporadique et c’était difficile de trouver quelque chose de précis », explique Naomi Collins. « Le manque de produits spécialisés réduisait significativement les recettes que nous pouvions essayer à la maison, ajoute cette dernière. C’est dommage, parce que la cuisine asiatique s’ouvre sur une nouvelle gamme de saveurs, d’ingrédients et de techniques. C’est une cuisine qui offre tellement de diversité. » Pour son conjoint, l’épicerie vient surtout combler un vide d’aventures gustatives : « Très honnêtement, ça me manquait de me faire avoir par l’emballage des aliments asiatiques et de m’aventurer vers des saveurs complètement

lesquelles il excelle. L’une des missions de notre entreprise est de redonner à ces organismes qui ont été si généreux envers nous », continue la propriétaire.

Célébrer la créativité en cuisine

Roselyne Gagné-Turcotte

Les propriétaires de l’épicerie sont impliqués dans plusieurs causes sociales, incluant Grands Frères et Grandes Sœurs Yukon, Autisme Yukon et les Olympiques spéciaux du Yukon. Ernest (à droite), le fils du couple, est un athlète des Jeux olympiques spéciaux accompli et reconnu au Canada. En 2019, Shirley Chua-Tan a publié son manuscrit From the parking lot to the podium, à travers lequel elle décrit comment le soutien de la communauté a permis à son fils autiste d’atteindre un niveau sportif de calibre international.

inusitées. Ça fait partie de l’expé- qu’ils soutiennent. rience, et c’est cet aspect que l’on « Nous avons un fils autiste de adore », indique-t-il avec humour. 31 ans qui a des besoins importants. Sa condition nous a apporté tant d’épreuves au cours des derUne entreprise nières années, mais le Yukon lui a impliquée socialement offert de belles opportunités pour Shirley et son mari sont aussi s’épanouir », explique Mme Chuaimpliqués dans plusieurs causes Tan. Ernest, le fils des propriésociales, incluant Grands Frères taires, est un athlète des Jeux et Grandes Sœurs du Yukon, olympiques spéciaux accompli et Autisme Yukon et les Olympiques reconnu au Canada, récipiendaire spéciaux du Yukon. Fréquemment, de plusieurs médailles. des profits de l’épicerie sont « Le Yukon lui a appris à skier versés aux différents organismes et à nager, deux disciplines dans

INFO SANTÉ

Après près d’un an de service, ce ne sont pas les projets qui manquent pour le couple propriétaire. « Plusieurs client.e.s me demandent conseil pour des recettes ou des techniques culinaires en lien avec les produits que nous proposons ici. Les ingrédients sont parfois très différents de ce à quoi nous sommes habitué.e.s, ça peut être difficile de s’y retrouver, surtout quand l’écriture est dans une langue étrangère », note Mme Chua-Tan. En réponse à cette demande, l’épicerie souhaite offrir des ateliers culinaires thématiques en boutique et explore la possibilité de réaliser une émission de cuisine. « Nous avons une clientèle talentueuse qui achète nos ingrédients et met de l’avant ses créations sur les médias sociaux. Nous aimerions fournir à ces esprits créatifs une plateforme pour partager leurs recettes, proposer des conseils et éduquer sur la culture culinaire asiatique », ajoute avec enthousiasme Shirley Chua-Tan.

SAVAIS-TU que...

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L’art de William Yaxkasei Callaghan à jamais gravé dans les mémoires Dans le lobby du Centre des arts du Yukon, le nouveau totem s’élevant presque jusqu’au plafond ne passe pas inaperçu. L’œuvre qui a pris plus de deux ans à être complétée souligne la mémoire de l’artiste William Yaxkasei Callaghan, de la Première Nation de Teslin-Tlingit, décédé en 2016. Laurie Trottier

S’assurer que le totem jouisse d’une place centrale au Centre des arts du Yukon était un vœu de la famille de William Callaghan, selon la directrice de la programmation Michele Emslie. « C’est une place qui a accueilli ses arts et aussi une place où il a dansé », ajoute-t-elle. L’artiste né en 1983 était un sculpteur, danseur et graphiste qui a laissé sa marque au sein de la communauté artistique yukonnaise. « C’est un grand honneur de pouvoir montrer ce totem. Plusieurs membres du personnel connaissaient bien William et l’ont vu progresser. Quand la famille nous a fait la demande, c’était évident pour nous », poursuit la directrice de programmation. Plusieurs artistes ont pris part à la sculpture du totem, soit Calvin Morberg, Duran Henry, Justin Smith, Yuya Morishima, Colin Teramura, Joshua Lesage et Owen Munroe, de Northern Cultural Expressions Society, une organisation à but non lucratif qui vise à aider les jeunes à progresser dans leur carrière artistique en leur offrant des opportunités professionnelles.

Une carrière gravée à jamais au Yukon William Callaghan était d’ailleurs impliqué au sein de l’organisation Northern Cultural Expressions Society depuis déjà quelques années. Sa page biographique

Mike Thomas/Centre des arts du Yukon

« Mes plus grandes inspirations dans ce domaine de l’art sont les artistes de l’époque sans électricité. J’admire la patience dont ces artistes ont fait preuve pour terminer leurs créations sans le luxe des outils dont nous disposons aujourd’hui », a affirmé William Callaghan, selon la citation sur le site Internet de Northern Cultural Expressions Society.

figure toujours sur le site Internet : « Apprendre constamment de nouvelles façons de créer est une merveilleuse façon de progresser. La connaissance est comme une bougie avec une quantité illimitée de cire et une mèche éternelle. Lorsqu’elle est allumée, la lumière brûle toujours, même lorsqu’il fait noir », souligne l’artiste sur cette page. Celui-ci a commencé à sculpter à 19 ans et a pu compter sur l’expérience de plusieurs professeurs pour se développer et a notamment collaboré avec l’artiste Eugene Alfred pour la réalisation d’un masque d’ours. Son nom Tlingit, Yaxkasei, signifie « peut voir très loin », et c’était le cas dans son art. « C’était un artiste exceptionnel qui intégrait

des éléments de la culture tlingit au sein de ses créations », ajoute Michele Emslie. Il était également un danseur hors pair, faisant partie des Dakhká Khwáan et s’étant produit partout à travers le Canada et les États-Unis. Mike Thomas/Centre des arts du Yukon L’exposition de quelquesunes de ses œuvres était héber- La cérémonie et le dévoilement du totem en l’honneur de l’artiste William Yaxkasei gée au Centre des arts du Yukon Callaghan se sont déroulés le 25 septembre dernier. Si l’exposition est désormais terjusqu’au 29 octobre dernier. Il était minée, il demeure possible de voir le totem au Centre des arts du Yukon. possible d’y voir ses tableaux, ses masques et d’autres objets qu’il a sculptés. ses collègues danseurs étaient un hommage à son honneur, réunie.e.s. C’était très émouvant », désignant l’artiste comme un raconte Michele Emslie. enfant « magnifique, aventureux, Une cérémonie La cérémonie a eu lieu tout incroyable [et] aimant ». Au Centre émouvante en danse, en chanson et en conte, des arts du Yukon, le totem est là Le 25 septembre dernier, le Centre fidèle à la tradition Teslin-Tlingit pour rester et continuera d’inspirer des arts du Yukon a organisé une et aux intérêts artistiques de les artistes de la relève à perfectionner l’art de la sculpture, beau cérémonie pour le dévoilement du William Callaghan. Plus tôt, sa famille avait publié temps, mauvais temps. totem. « Sa famille, ses ami.e.s et

Arctique : The Northern Gaze est en lice pour le Prix de la bande dessinée alternative Nelly Guidici, l’Aquilon

Nelly Guidici

L’anthologie The Northern Gaze a été sélectionnée dans la catégorie des bandes dessinées microéditées aux Zine Awards. Cette anthologie nordique, parue en avril 2021, met de l’avant le regard de neuf artistes issus des territoires.

L’anthologie nordique de bandes dessinées The Northern Gaze a été sélectionnée dans la catégorie des meilleures bandes dessinées aux Zine Awards. Créée en 2017, cette récompense vise à célébrer l’excellence dans la conception et la microédition de fanzines indépendants à travers neuf catégories allant du fanzine politique au fanzine artistique. Un comité de trois juges issus

du monde du fanzine, comme Cindy Crabb, autrice de Doris qui met en scène une héroïne féministe, et Anand Vedawala, directeur du San Francisco Zine Festival, devra décider parmi une sélection de 57 fanzines, du Canada et des ÉtatsUnis principalement, lesquels se sont le plus démarqués par leur qualité graphique et la force de leurs propos. Cette anthologie du Nord, publiée en avril 2021, est l’idée de l’artiste Kim Edgar, résident de la

ville de Dawson, au Yukon. Voulant mettre de l’avant les artistes des territoires et leur permettre de raconter leurs histoires à un auditoire nordique, l’anthologie de 60 pages regroupe les récits graphiques de neuf artistes issus du Yukon, du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest. « Quand j’ai su au sujet de la nomination, j’étais tellement fier pour tous les artistes de l’anthologie, parce que ce sont eux qui l’ont rendue excellente!, a déclaré Kim

Edgar. J’espère que cette nomination permettra de mieux faire connaître ce livre et tous les artistes qui le composent. Mon objectif principal est toujours de promouvoir et de soutenir les artistes de la bande dessinée du Nord, alors, espérons-le, cette nomination y contribuera! » Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale et Le Nunavoix, ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.


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Un village, trois dés et deux représentations Fred Pellerin sera à Whitehorse le 12 novembre pour présenter son spectacle Un village en trois dés. Grâce à une vente de billets record, les Yukonnais.e.s auront droit à deux représentations consécutives du spectacle la même journée, du jamais vu pour le conteur. Laurie Trottier

« J’ai mon double de chemise que je vais sortir de ma valise pour l’occasion! », s’esclaffe Fred Pellerin, en parlant des spectacles qu’il livrera au Centre des arts du Yukon. S’il lui est arrivé d’offrir deux représentations la même journée, les enchaîner si rapidement constitue une première. Les représentations, organisées dans le cadre du festival Coup de cœur francophone, dédié à la chanson francophone, auront lieu à 19 h et à 21 h 15.

Aller à la rencontre des francophones hors Québec

on va dans les milieux minoritaires, il y a quelque chose qui s’ajoute, soutient le conteur. Ceux qui sont là, ce sont des gens qui résistent, qui sont dynamiques, qui ont envie de parler le français. Je ne parle pas d’une résistance au front plissé, je parle d’une résistance joyeuse et d’une vivacité. » La figure emblématique du conte au Québec a d’ailleurs déjà livré plus de 3 000 représentations au sein de la francophonie mondiale, et ira bientôt raconter ses histoires en Tunisie et dans les Antilles.

Un village en trois dés

Rouler sa bosse aux quatre coins de la francophonie canadienne n’est pas quelque chose de nouveau pour l’artiste québécois, qui a pu répondre à nos questions alors qu’il était en route vers Winnipeg. Il s’était également déplacé d’un océan à l’autre pour raconter l’histoire De peigne et de misère. « Évidemment, il y a un grand plaisir à aller à la rencontre de ces différents accents, ces bastions et ces cellules francophones. Quand

Les féru.e.s des histoires du conteur reconnaî tront cer tainement quelques personnages phares de l’imaginaire de Fred Pellerin ce vendredi, lors du récit du conte Un village en trois dés. « Le recensement est entier. On revoit Méo, la bonne femme Gélinas avec ses 473 enfants, le forgeron, la belle Lurette. Pour les autres, je pense que ça peut être l’occasion de se tremper dans cet univers qui est tout sauf triste. » Dans son spectacle, le conteur se questionne sur l’origine du

village de Saint-Élie-de-Caxton – son village natal de la Mauricie, au Québec – qui reste nébuleuse. Ce conte partagé en 2017 a d’ailleurs valu à l’artiste un billet platine pour souligner plus de 100 000 billets vendus. S’il présente ce spectacle depuis quelques années déjà, se produire sur scène après des mois à l’arrêt en raison de la pandémie a quelque chose d’unique : « J’ai une joie de renouer avec les spectacles. On dirait qu’on se redécouvre, le public et moi. Les premiers soirs j’avais l’impression qu’on sortait de prison », raconte Fred Pellerin. Celui qui se décrit comme un « anxieux technologique » ne s’est pas tourné vers les spectacles en ligne au plus fort de la crise sanitaire, mais a préféré plancher sur d’autres projets en attendant de pouvoir raconter ses histoires de vive voix.

Ses contes font des petits Malgré la période creuse de la pandémie, les contes de Fred Pellerin ont continué d’évoluer sous différents formats. Le long-métrage inspiré du conte L'arracheuse

L’art en vitrine

Venez découvrir le travail de création en direct d’artistes de Yukon Artists at Work ( YA@W ). Ces artistes sont sur les lieux chaque semaine, occupé.e.s à créer dans l’espace situé derrière la vitrine de la galerie d’art du centre-ville de Whitehorse. Ce projet intitulé Artist in the Window offre des moments de rencontres uniques où l’échange et le partage entre l’artiste et le public sont au rendez-vous.

Le mois de novembre débute avec le travail de l’artiste Janet Patterson, dont la source d’inspiration est la matière recyclée ou naturelle, ainsi que différents objets qu’elle trouve ici et là. Dernièrement, elle s’est prise de passion pour la confection d’oiseaux à l’aide de la laine feutrée. « J’adore travailler avec des matières naturelles comme la laine. Créer ces petits oiseaux me rend

Galerie Yukon Artists @ Work 4129, 4e Avenue, Whitehorse, Yukon (867) 393-4848 yaaw@artlover.com yaaw.com Mardi au samedi, de 11 h à 16 h, à l’exception de vendredi, de 11 h à 18 h.

heureuse », confie-t-elle. Janet Patterson sera présente à la galerie d’art les 10 et 11 novembre, de 11 h à 14 h. Son travail sera concentré sur la création d’une nouvelle série d’oiseaux pouvant être utilisés comme décorations de Noël, fête qui s’en vient déjà à grands pas! Une section de créations pour Noël a d’ailleurs été récemment aménagée dans la galerie et restera sur place jusqu’aux Fêtes. Ce publireportage est proposé par la galerie Yukon Artists at Work.

de temps sera disponible à la fin novembre au Québec et constitue la troisième adaptation cinématographique d'un de ses récits. « La magie du conte est là. Nous, comme spectateurs, on va pouvoir découvrir cet univers-là qui est magnifique », ajoute Fred Pellerin, en mentionnant au passage le travail minutieux du réalisateur Francis Leclerc. De plus, le lancement du premier livre jeunesse de l’auteur qui fait renaître le personnage tant apprécié de Babine a eu lieu en octobre dernier. Une histoire tendre aux illustrations magnifiques, selon les dires du conteur. A u t a n t d ’ a u t re s p ro j e t s mijotent dans un coin de la tête de Fred Pellerin, comme un spectacle à grand déploiement ralliant la magie du conte à celle des arts du cirque. Chose certaine pour les Yukonnais.e.s, si cela se concrétise, il faudra rester à l’affût pour avoir la chance de se procurer des billets à temps.

Fournie

Fred Pellerin a déjà livré six spectacles de contes, chacun se contrant sur un illustre personnage de son village natal. Un village en trois dés, écrit en 2017, est son spectacle le plus récent.

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Programmes en français à Dawson

Rencontre d’information Mercredi 24 novembre De 18 h 30 à 19 h 30 Au local du CPNP 1107, 2e avenue, Dawson

Venez rencontrer M. Marc Champagne, directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) ainsi que Mme Jeanelle Julien, intervenante de Ressources aux familles du gouvernement du Yukon. Animation disponible pour les enfants. Inscriptions et renseignements 867-667-8680, poste 4 genevieve.tremblay@yukon.ca


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Peaux, perles et fourrures pour faire briller l’art autochtone La troisième édition du colloque Perle, peau et fourrure (Bead, Hide and Fur Symposium) aura lieu du 12 au 14 novembre au Centre culturel des Kwanlin Dün à Whitehorse. Un programme dédié aux arts autochtones du Yukon avec des ateliers, conférences et expositions d’œuvres d’art réalisées à partir de matières principalement naturelles. à des opportunités commerciales destinées au grand public, telles que le festival Adäka qui a lieu chaque été à Whitehorse », indique l’organisatrice. En attendant les festivités estivales de l’année prochaine, Yukonnais.e.s et touristes pourront profiter du marché des arts autochtones. Yùk’e du 8 au 21 décembre au Centre culturel des Kwanlin Dün pour rencontrer les artistes, mais aussi pour contempler et acheter leurs créations. En parallèle, l’association a mis en place une plateforme de vente

Sophie André

Organisée par la YFNCT, l’Association de la culture et du tourisme des Premières Nations du Yukon, l’événement devrait réunir plus de 140 participant.e.s. et artistes autochtones. L’objectif de ce colloque est de réunir l’ensemble de la communauté artistique autochtone, novices ou artistes expérimenté.e.s, travaillant les perles, peaux, fourrures mais aussi les piquants et les écailles.

Partager le savoir-faire traditionnel

en ligne de pièces artistiques des Premières Nations yukonnaises sur son site internet, YFNarts.ca « Nous voulons nous assurer que les pièces d’art en circulation soient authentiques. En achetant via ce site Internet, les gens ont accès à une richesse culturelle, une variété d’artistes locaux et ils connaissent l’origine du produit acheté », explique Mme Johnson. Davantage de renseignement sont disponibles sur la page Facebook de YFNCT. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale

Cathie Archbould / YFNCT

Les gants de matriarche. Création de l’artiste Vashti Etzel à partir de peau d’élan

Pour Katie Johnson, la directrice tannée, pierres précieuses, piquants de porc-épic, cristaux, or 24 carats, perles rétro des programmes et des parteet fourrure ivoire de castor. nariats de l’association YFNCT, ce symposium permet de soutenir les dif férentes communautés autochtones dans leurs tisanat, les exposer et les vendre YFNCT de soutenir les artistes démarches artistiques. tout au long de l’année. Ce genre dans un espace dédié du salon. « Avec cet événement, nous « C’est notre rôle au sein de d’événement permet de les préparer souhaitons provoquer une conversation sur les valeurs portées par les arts autochtones, l’appropriation de cette culture, et mieux comprendre comment les gens de nos communautés sont liés à l’art, partage la directrice, membre de la Première Nation Kluane. Nous mettrons en lumière des personnes yukonnaises, mais nous recevrons également quelques invité.e.s de Colombie-Britannique, d’Alaska et d’Alberta. » Ces trois jours seront rythmés par des discussions sur l’industrie, ainsi que des ateliers afin de partager différentes techniques et savoir-faire entre les générations et communautés. Artiste depuis près de 30 ans, Carmen Miller fera le déplacement de l’Alberta pour partager ses techniques de capitonnage lors d’une séance manuelle de quatre heures. Des artistes émergent.e.s seront également à l’honneur. C’est le cas de Vashti Etzel, membre de la cohorte 2021 du programme mode La saison de la grippe est de retour, protégez-vous EntrepreNorth et fondatrice de et protégez vos proches en vous faisant vacciner. Golden Eye Designs, une marque Offert aux Yukonnais âgés de 6 mois et plus. de bijoux imaginés et façonnés à partir de matériaux naturels. La femme partagera son expérience personnelle et professionnelle en tant qu’artiste yukonnaise.

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Pour connaître les dates et heures d’ouverture des centres de vaccination ou pour prendre rendez-vous, visitez yukon.ca/fr/grippe ou appeler le 1-877-374-0425.

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Pour obtenir la trousse de candidature :

pcsyukon@francosante.org


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Défendre le français et l'inuktitut au cinéma, un geste « crucial » et « politique » Trois cinéastes, trois générations, deux langues. Un Inuk, un Québécois et un Français installé au Québec, dont les films ont été projetés au Festival international d’animation d’Ottawa dans leur langue, en version sous-titrée anglaise et/ou française. Ils nous partagent leur façon de voir les langues au cinéma en 2021. Inès Lombardo, Francopresse

Zacharias Kunuk est le réalisateur Inuk du court-métrage d’animation Angakusajaujuq : The Shaman’s apprentice, tourné en inuktitut. Le Québécois Félix Dufour-Laperrière a réalisé Archipel et Vivien Forsans, Français d’origine, mais présentement étudiant en cinéma à Montréal, est à l’origine du film autobiographique Deuxième prénom. Les trois étaient en compétition dans des catégories différentes au Festival international d’animation d’Ottawa (FIAO). Les trois défendent leur langue, chacun à leur manière.

Une « dimension politique » Selon Félix Dufour-Laperrière, « l’utilisation de la langue française dans le cinéma est un élément crucial. Si

ce n’est pas [au cinéma] que nous le faisons, qui le fera, surtout au Canada? C’est un bagage culturel, un souvenir, mais il y a aussi une certaine honnêteté intellectuelle de défendre cette langue lorsque l’on fait un film. » Son film raconte l’histoire d’archipels québécois, réels ou fictifs. Il a été projeté en français avec soustitres en anglais au FIAO. Il intègre aussi des phrases en innu-aimun. « Personnellement, je n’ai pas la même aisance avec l’anglais. Et puis, même si je vais dans des festivals internationaux, j’utilise le français dans mes films, car il y a une dimension politique à le faire », assure encore Félix Dufour-Laperrière. Pour lui, au cinéma, la langue représente « un ensemble ouvert, le ciment social, surtout en Amérique du Nord et particulièrement dans les communautés francophones en

situation minoritaire et au Québec ». Contactée, l’organisation du FIAO n’a pas répondu à la question de Francopresse à savoir si des réalisateurs et réalisatrices francophones hors Québec étaient en compétition et s’il est considéré comme important d’intégrer cette notion dans un festival basé à Ottawa. La seule personne francophone de l’organisation n’a pas répondu à nos demandes d’entrevues, nous avons donc interagi en anglais.

« Ça nous distingue » Originaire de France, Vivien Forsans étudie présentement en cinéma d’animation et théorie cinématographique à l’École de cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia, à Montréal. Le jeune homme de 23 ans a déjà cinq courts-métrages à son actif, projetés et récompensés dans plus de 30 festivals à travers le monde. Arrivé au Canada en 2015, il précise que peu de ses films contiennent de l’anglais. C’est notamment le cas du titre de son court-métrage d’animation Coping, sorti en 2019. « Je ne laisserais jamais le français de côté. Mais parfois, j’utilise l’anglais. En fait, j’utilise la langue la plus adaptée au contexte de mon film », indique-t-il. Au même titre que Félix Dufour-Laperrière, il pense que la francophonie minoritaire dans le cinéma relève de la politique. Et de l’honnêteté. « Mais généralement, mes films sont en français et je trouverais très étrange de les faire en anglais, presque malhonnête », appuie-t-il. Félix Dufour-Laperrière est plus radical sur la question. Le Québécois se dit « en profond désaccord » avec cette volonté ne serait-ce que d’intégrer une notion

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Zacharias Kunuk est le réalisateur d’Angakusajaujuq : The Shaman’s apprentice, tourné en inuktitut. Il a remporté le Prix de la meilleure animation canadienne de l’Institut canadien du film (ICF) ainsi que celui de la meilleure narration au FIAO.

d’anglais dans un film, même si à première vue « c’est plus facile pour les diffusions à l’international. Mais c’est une facilité condamnable. » À la question de savoir si faire du cinéma en français au Canada est difficile, il répond : « Pas si on fait du cinéma d’auteur. Là, le public est peut-être plus restreint, mais aussi plus averti. Bref, utiliser la langue française, surtout au Canada, que ce soit au Québec ou dans d’autres provinces ou territoires, ça nous distingue. » L’Office national du Film (ONF) a d’ailleurs répertorié les films qui « rendent hommage à la francophonie canadienne » dans son Espace francophonie.

Devoir d’archive par la langue Pour son film Angakusajaujuq : The Shaman’s apprentice, Zacharias Kunuk a remporté cette année le Prix de la meilleure animation canadienne de l’Institut canadien du film (ICF) ainsi que celui de la meilleure narration au FIAO. Le rapport à la langue du réalisateur demande un grand travail de documentation, car bien que l’inuktitut soit parfois enseigné dès la maternelle au Nunavut, celui-ci reste en danger. Selon le dernier recensement de Statistique Canada, 36 185 personnes avaient l’Inuktitut pour langue maternelle en 2016 et 39 030 le parlaient à la maison. Zacharias Kunuk explique qu’en plus de rendre son film authentique, la communauté étudiante inuite puisse voir, à travers ce film, comment certains mots se disent ;

comment les hommes interpellent les chiens de traîneau [quimmiit en inuktitut] qui les transportent, etc. En somme, le réalisateur rappelle que des us et coutumes inuits se transmettent principalement à travers le langage oral. Son film raconte le chamanisme, une pratique ancestrale de la population inuite. Une jeune fille et sa grand-mère doivent aller sous terre pour sauver un chasseur malade et ainsi recourir au chamanisme. En vingt minutes, quête de soi, coutumes et langage se mêlent pour former une sorte d’archive de la culture inuite. Un travail qu’effectue déjà Zacharias Kunuk à la tête d’Isuma TV, un « réseau multimédia interactif indépendant inuit et indigène », tel que défini sur son site Web. Un exercice essentiel pour que perdure sa langue, autant dans les cinémas que dans les foyers au Nunavut. C’est pourquoi Zacharias Kunuk écrit sur le site d’Isuma TV que «[l]orsque j’ai commencé à me considérer comme un Autochtone et un cinéaste, j’ai appris qu’il y avait différentes façons de raconter la même histoire. Les habitants d’Igloolik ont appris en racontant qui nous étions et d’où nous venions pendant 4000 ans sans langue écrite. » (traduction libre) C’est l’un des projets du réalisateur : enregistrer les histoires que les personnes ainées inuites ont à enseigner sur la culture, les coutumes de leur peuple. Sur les quelques personnes qu’il est en train d’interviewer, déjà deux sont décédées. « Je ne peux pas me permettre de perdre de temps », assure-t-il.


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Le 29 septembre, les membres du comité culturel jeunesse ont animé la première assemblée de l’année sous le thème de la réconciliation.

La journée d’Halloween fut un succès retentissant. Félicitations aux élèves pour leurs déguisements créatifs et pour leur participation aux activités préparées par les classes.

Les élèves de 6e année ont assemblé et décoré des cadres pour toutes les classes de l’école qui ont été utilisés lors des photos scolaires.

Petits et grands ont couru sous la neige pour la Fondation Terry Fox le 8 octobre dernier. L’école a amassé plus de 800 $ qui ont été remis à la Fondation pour la lutte contre le cancer.


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Contribuez à façonner l’avenir du Yukon Rejoignez-nous!

Envisagez de siéger à l’un des conseils ou comités suivants : ■

Conseils de révision des évaluations (régions du centre, du nord, du sud-est, du centre-est et du sud-ouest)

Date limite : 15 novembre 2021 Renseignements : Kelly Eby — 867-667-5235 ■

Commission des normes de sécurité en matière d’électricité

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Hector Lang — 867-456-6596 ■

Comité de discipline des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés

Date limite : aucune Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■ ■ ■ ■

Comité consultatif des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés Comité consultatif des physiothérapeutes Commission d’appel des détectives privés et des gardiens de sécurité Comité consultatif des infirmières et infirmiers psychiatriques autorisés

Date limite : 30 novembre 2021 Renseignements : boards.plra@yukon.ca ■

Comité consultatif des loisirs du Yukon

Régie des services de garde d’enfants du Yukon

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Betty Burns—867-332-0582 ■

Tribunal d’appel de l’éducation

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Richard Provan — 867-332-7337 ■ ■ ■ ■ ■

Conseil des ressources renouvelables Laberge Conseil des ressources renouvelables de Carcross/Tagish Conseil des ressources renouvelables Dän Keyi Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Catherine.Ford-Lammers@yukon.ca ■

Conseil d’administration de la Fondation du droit du Yukon

Date limite : jusqu'à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Michele Campbell — 867-667-3033 ■

Conseil consultatif yukonnais sur les questions touchant les intérêts de la femme

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Stephanie Coulthard—867-667-3030 ■

Société d’énergie du Yukon

Date limite : 30 novembre 2021 Renseignements : Megan Yakiwchuk — 867-393-5337 Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, visitez le site https://yukon.ca/fr/repertoire-conseils -comites-commissions ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408. Les dossiers de candidature peuvent être envoyés par courriel, à boards.committees@yukon.ca.

La classe de 10 e année du programme en français FACES (French Achievement, Challenge, Environment and Stewardship) de l’École Wood Street a fait deux longs voyages : l’un à vélo, et un autre sur la rivière Teslin. Lors de ces voyages qui les ont menés à Atlin, Hootalinqua, Carcross et autres endroits, les élèves ont pu faire plusieurs rencontres passionnantes. De retour en classe, les élèves ont invité l’Aurore boréale

pour obtenir quelques conseils sur l’écriture journalistique. Laurie Trottier s’est rendue en classe pour initier les élèves aux notions fondamentales du journalisme et les a invité.e.s à produire des textes, donnant alors aux jeunes une expérience unique de se mettre dans les souliers de journalistes. Dans cette série que vous pourrez suivre à travers les prochaines éditions, nous publierons quelques-uns des meilleurs textes proposés par la classe. L’objectif,

Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais.

pour l’équipe du journal, était d’initier les jeunes à l’importance du journalisme communautaire et de leur présenter une carrière que l’on juge accessible, passionnante et essentielle pour le relais de l’information. Chaque journaliste en herbe dont le texte est publié a reçu une rémunération symbolique. Pour cette première publication, les élèves nous invitent à la rencontre de Harold Gatensby, aîné Tinglit.

Vie et expériences de Harold Gatensby Lors du voyage de vélo de FACES 10 au début d’octobre, la classe a rencontré Harold Gatensby, un aîné Tinglit. Il nous a parlé de son expérience au pensionnat Chooutla, ainsi que les histoires de cultures et plus. Ceci a pris place sur la propriété de Harold, connecté au vieux site du pensionnat de Chooutla. aller sur le site de Chooutla pour cheval sont devenus des copains se recueillir. pour l'humain, le lapin est devenu plus petit pour pouvoir être chassé. Ici, on parle vraiment des sacrifices Histoires et cérémonies que les animaux ont faits pour nous Aller au pensionnat Dans la culture des Premières permettre de survivre. Chooutla Il exprime aussi qu'il faut s’asNations, les cérémonies et hisHarold Gatsby est allé au pen- toires passées par les générations surer de prendre soin de la Terre, sionnat Chooutla à l'âge de 10 ans sont très importantes. Sur le site notre mère, tout comme elle prend pour seulement une année. Après de Chooutla, Harold a placé un soin de nous. cette année, le seul message qu'il a sweatlodge. Une hutte à sudation obtenu était qu'il ne valait rien, qu’il est un endroit cérémonial pour Maintenant était laid et stupide. Il a enduré des les Premières Nations qui permet abus spirituels, mentaux, physiques de se reconnecter avec le Grand Aujourd’hui, Harold Gatensby est et culturels, ce qui dégrade l’estime Esprit, de se ressourcer et d’effacer père de 13 enfants et grand-père de soi, la confiance en soi, ce qui le négatif. de 23 petits-enfants. Il leur dit À la porte, il y a une tortue faite qu'ils sont importants et bons, à prend des années à reconstruire. Dans les années 90, le pension- de terre qui représente l'Île de la chaque jour. Il veut leur apprendre nat Chooutla est finalement détruit Tortue. Il nous a raconté l'histoire l'opposé de ce qu'il avait appris à par des gens de la communauté. Un de la rencontre en haut de la mon- l'école Chooutla. escalier, qui donnait accès au dortoir tagne, à côté de Carcross, avec le Harold a raconté que maintedes garçons est resté en place. Il y Grand Esprit où tous les animaux nant, il est en paix avec lui-même et a deux ans, la fille de Harold, Violet, ont décidé de faire des sacrifices avec le passé. Pour aller de l'avant a peint une œuvre d’art autochtone pour l'espèce humaine. pour le futur, son souhait est que Par exemple, le chien et le chacun se découvre tel qu'il est et sur le ciment. Maintenant, on peut savoir qu'il est important. Aussi, il porte l’espoir de changer le nom « Carcross » donné par un homme qui a mis en place les pensionnats dans son village. L’idée serait de changer pour revenir au nom original : Caribou Crossing. Il est possible, désormais, de visiter le site du pensionnat de Chooutla, situé à deux kilomètres près de Carcross, sur la route de Tagish. En ce moment, ça ressemble à un endroit plat et ouvert entouré de montagnes, avec une seule pièce de béton, et l’art de Pour écouter les articles lus : Violet. La communauté espère que ça sera aménagé dans le futur pour honorer ceux et celles qui y ont ou auroreboreale.ca vécu des horreurs. Kalia Graham et Sadie Cairns-McDowell

Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Marie Cairns — 867-667-5608 ou 867-332-2894 ■

Journalistes en herbe

Les balados de l’Aurore boréale : disponibles en ligne!

L'AURORE EN ONDES

soundcloud.com/lauroreboreale


Jeudi 11 novembre 2021

auroreboreale.ca

jeunesse

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Clare Duncan / Stories North

Harold Gatensby pose sur l’ancien site du pensionnat Chooutla. À côté de lui se trouve un morceau de l’escalier, laissé de la démolition après la fermeture officielle de l’école en 1969. Le projet d’art a été initié par sa fille Violet et réalisé avec les femmes de son entourage.

La reprise du nom de Caribou Crossing Le chemin vers la réconciliation avec Harold Gatensby, qui cherche un meilleur futur dans sa communauté en racontant son histoire. Gabby Farkas et Shai Wykes

Savez-vous d’où vient le nom de Carcross? C’est une histoire très importante du Yukon. Harold Gatensby, aîné Tinglit, vise un meilleur futur dans sa communauté en racontant son histoire.

L’origine du nom de Carcross Le premier surintendant du pensionnat Chooutla à Carcross, l’évêque Bompas vivait à Caribou Crossing, une petite ville que nous connaissons aujourd'hui comme Carcross. Mais, en ColombieBritannique, il existait une autre ville avec le même nom, Caribou Crossing. Les lettres envoyées par la poste arrivaient souvent en Colombie-Britannique, au lieu d’atteindre le village du Yukon. Alors, Bompas a décidé de corriger ce petit inconvénient en changeant le nom de Caribou Crossing au Yukon pour une version plus courte : le nom que nous connaissons tous et toutes aujourd’hui, Carcross. Personne ne l’en a empêché l’époque, parce que les seules personnes qui s'en souciaient étaient les peuples autochtones

et ils étaient dans un temps de difficulté et de traumatisme. Aujourd’hui, parce que le nom de Carcross n’est jamais redevenu Caribou Crossing, la Première Nation qui y vit est nommée désormais Carcross/ Tagish. Harold Gattensby, lui, souhaiterait que le nom de la ville revienne à son nom d’origine.

En route vers la réconciliation En 1954, la deuxième école de Chooutla est construite. C’était fait pour convertir 160 enfants des Premières Nations, âgés entre 4 et 16 ans. Les enfants étaient enlevés de leurs familles pour être assimilés dans la culture des Blancs. Ils étaient abusés mentalement, verbalement, et physiquement, et se faisaient toujours dire : « Tu n’es pas assez ». Harold Gatensby était un de ces enfants. Il n’y est allé que pour une année, « une de trop », selon lui. Descendant de la Première Nation Taku River Tlingit qui fait partie de Carcross/Tagish, il est maintenant devenu un aîné survivant de Chooutla. Il souhaite être un faiseur de paix, un éducateur, un leader

et désire éduquer les personnes sur sa culture et ses traditions. Il aspire à restaurer le nom original de Caribou Crossing et à travailler avec la communauté pour l’éduquer sur l’origine du nom. Pour lui, être un aîné, ce n‘est pas juste par rapport à l’âge de la personne, c’est aussi une façon de chercher un futur plus sain pour les générations à venir. Dans une entrevue, Harold a dit qu’il pense que le changement du nom aiderait les personnes à guérir leurs traumatismes et serait un pas dans la bonne direction sur le chemin de la réconciliation. Il pense que la meilleure chose à faire pour aider les autochtones maintenant est de s’informer sur les pensionnats et de ne pas traiter les gens comme s’ils valaient moins que d’autres personnes. Le but est de valoriser, pas d’anéantir. Pour avoir de bons changements vers la réconciliation, on doit premièrement être éduqué sur le passé, les expériences des autochtones, et, dans ce cas, sur l'origine du nom de Carcross. Pour plus d’information sur ce peuple Première Nation, consultez le site de Carcross/Tagish First Nation : ctfn.ca/

Pour organiser un atelier de journalisme en classe : contactez dir@auroreboreale.ca

Consultation publique Le gouvernement du Yukon sollicite la participation du public à l’élaboration d’une nouvelle loi sur l’énergie propre. Cette loi encadrera les engagements du gouvernement en matière de réduction des gaz à effet de serre, fournira les outils réglementaires nécessaires pour respecter ces engagements et assurera la responsabilisation à long terme en matière de changements climatiques grâce à la production de rapports publics. Nous sollicitons vos commentaires sur la façon de mettre en œuvre les mesures existantes sur lesquelles on est en train de légiférer. Prenez connaissance du document de discussion Mise en place d’une loi sur l’énergie propre au Yukon à EngageYukon.ca/fr et faites parvenir vos commentaires aux coordonnées suivantes : • par courriel : cleanenergyact@yukon.ca; • par la poste : Loi sur l’énergie propre Direction de l’énergie, gouvernement du Yukon C.P. 2703 (EMR-206) Whitehorse (Yukon) Y1A 2C6 La date limite pour soumettre vos commentaires est le vendredi 7 janvier 2022. Pour toute question, composez le 867-332-0940 ou le 1-800-661-0408 et demandez à parler au responsable de la consultation.


Jeudi 11 novembre 2021

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emlois 20 Juge à la Cour territoriale du Yukon

OFFRE D’EMPLOI

AGENTE DECOMMUNICATION ET DE DÉVELOPPEMENT

Poste à combler

Date de clôture : 15 décembre 2021 Le Conseil de la magistrature du Yukon sollicite des candidatures pour un poste de juge à la Cour territoriale. Qualités requises

• Être membre du Barreau du Yukon ou posséder les qualités requises pour le devenir. • Avoir exercé le droit au Canada pendant au moins les dix dernières années qui précèdent la date de la candidature, ou posséder une expérience juridique équivalente que le Conseil estime suffisante. • Avoir de l’expérience de vie et de travail dans les collectivités nordiques. • Avoir de l’expérience de travail auprès des communautés autochtones. L’expérience en droit pénal, en droit de protection de l’enfance et en poursuites civiles est un avantage. La maîtrise de l’anglais est essentielle et la connaissance du français est un atout.

Entre autres fonctions :

• entendre et trancher des affaires principalement en matière criminelle • entendre et trancher aussi des affaires en matière de protection de l’enfance et de petites créances et d’autres affaires visées par la loi territoriale • partager les travaux de circuit sur tout le territoire du Yukon avec deux autres juges de la même cour • collaborer à la formation de juges de paix non juristes • exercer sur demande toute autre fonction administrative

L’agente de communication et de développement est responsable de mettre en place des campagnes de communication sur les enjeux reliés aux femmes et assure la promotion de l’organisme, ses projets et ses activités. Elle contribue ainsi au changement des mentalités face aux inégalités de genre dans la société yukonnaise ainsi qu’au rayonnement des Essentielles.

PROFIL RECHERCHÉ

DESCRIPTION DE TÂCHES • Coordination de campagnes de sensibilisation à grand déploiement

• Diplôme en communication

• Conception et mise en oeuvre de la stratégie de communication de l’organisme

• Autonomie et gestion des priorités

• Expérience en gestion de projet • Grand intérêt pour les enjeux féministes

• Conception d’outils de communication sur les enjeux féministes et sur la réalité des femmes francophones du Yukon

• Bonne connaissances de l’anglais • Excellent français écrit • Maîtrise de logiciels de design graphique, un atout

• Intégration des enjeux de la transition écologique et de l'approche intersectionnelle dans les différents projets des Essentielles

POUR POSTULER Envoyer votre CV ainsi qu’une captivante lettre de motivation à Laurence Rivard à elles@lesessentielles.ca d’ici le 19 novembre 2021.

CONDITIONS DE TRAVAIL 27$ de l'heure 30 heures par semaine En présentiel Possibilité de télétravail Possibilité de travail de soir et de fin de semaine

Nous remercions toutes les personnes de leur intérêt, toutefois nous communiquerons uniquement avec les personnes retenues pour une entrevue.

Entrée en poste : Le plus rapidement possible

Le poste est basé à Whitehorse. Une trousse de candidature à la magistrature peut être obtenue en s’adressant à : Conseil de la magistrature du Yukon C.P. 31222 Whitehorse (Yukon) Y1A 5P7 Téléphone : Christina MacNeil au (867) 667-5438 Courriel : christina.macneil@yukoncourts.ca

Le Partenariat communauté en santé (PCS) recrute

une adjointe ou un adjoint à l’administration Tu appuies la direction du PCS dans la mise en œuvre de la programmation et des services. Description des tâches

Profil

Prendre en charge certaines tâches administratives du PCS. • Appuyer la direction dans ses tâches quotidiennes. • Coordonner la logistique des rencontres et des activités. • Rédiger et réviser des documents. • Mettre à jour le site internet, des bases de données et le calendrier commun pour les interprètes-accompagnatrices et accompagnateurs ainsi que les animatrices et les animateurs. • Gérer le Centre de ressources en santé et autres projets (club de correspondance avec les personnes ainées, etc.).

•

•

À larecherche

emploi? d’un

Planifiez une rencontre à distance avec notre équipe!

Diplôme en administration, en relations communautaires en communication ou équivalence. • Expérience en service à la clientèle et avec le public. • Expérience de travail en milieu communautaire et partenarial, un atout. • Connaissance du milieu de la santé, un atout. • Excellente maîtrise du français et très bonne maitrise de l’anglais (oral et écrit). • Minutie et rigueur. • Excellente capacité à communiquer et à travailler en équipe. Possède un permis de conduire valide et à accès à internet.

Une description des tâches détaillée, incluant un profil des compétences, est disponible sur demande.

Développement de carrière

Rédaction, révision et traduction de CV

Simulation d'entrevue

Information Conseils sur le marché personnalisés du travail

Début de l’emploi : Dès que possible. Heures : 30 h /semaine jusqu’au 31 mars 2022 avec possibilité de renouvellement. Minimum de 20 h / semaine d’avril 2022 à mars 2023. Salaire : Selon l’échelle salariale en vigueur. Lieu de travail : Whitehorse, capitale du Yukon, Canada. Fais parvenir ton curriculum vitae et une lettre de présentation en français à ressourceshumaines@afy.ca avant 17 h HNY, dimanche 21 novembre 2021. PARTENARIAT COMMUNAUTÉ EN SANTÉ

Merci à

emploi.afy.yk.ca

Le réseau pour la santé en français au Yukon, favorise l’offre de services de santé en français en étant à l’écoute de la communauté et en participant à la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des services grâce à des stratégies novatrices pour accroître l’accès à des services de santé de qualité en français pour le territoire du Yukon. www.francosante.org


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CHRoniQue

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Éduquer. Rééduquer. Répéter. Nous continuons avec le Centre scolaire secondaire communautaire Mercier (CSSC Mercier) notre série d’entrevues sur l’action climatique. Daniel Blais, directeur de l’école, a répondu à nos questions. Sophie Delaigue

S D : C o m m e nt l’ é co l e agit-elle sur les changements climatiques : empreinte écologique du bâtiment, programmes et activités scolaires? Daniel Blais : La nouvelle école a été conçue pour notre climat nordique. Le bâtiment est très bien isolé, les fenêtres sont de première qualité, le chauffage est modulable par salle. On essaie aussi de limiter notre consommation d’énergie avec notamment des lumières qui s’éteignent automatiquement. Un système de recyclage efficace a été mis en place avec l’aide du club Environnement des élèves. C’est un système très bien identifié au sein de l’école, bien expliqué et qu’on retrouve un peu partout dans l’édifice. C’est un exemple qui illustre un concept qui m’est cher, celui d’éduquer, rééduquer, répéter : comprendre pourquoi on recycle et composte, changer ses habitudes, et répéter cette action tous les jours. C’est avec des exemples concrets que nous pouvons faire comprendre aux élèves l’importance et l’impact de leurs actions. Une autre initiative est celle de l’impression des documents. Nous voulons réduire au maximum l’utilisation du papier. Tous les élèves travaillent sur un ordinateur portable et partagent les documents virtuellement. Pour ce qui est des pro-

grammes scolaires, l’environnement ne se limite pas à la seule classe de sciences. Il est abordé dans presque toutes les matières : en français, avec notamment des travaux d’écriture, dans les cours de langue, les sciences humaines et les activités de plein air. Nos programmes scolaires sont des systèmes vivants qui doivent refléter le monde qui nous entoure. L’école est aussi un lieu ouvert et nous invitons régulièrement des spécialistes des questions environnementales à venir discuter avec les élèves. On parle d’écoanxiété chez les élèves. Mais on voit aussi que plusieurs jeunes se mobilisent pour l’avenir de la planète. Quel est votre expérience avec les jeunes du CSSC Mercier? DB : Les élèves sont bombardé.e.s d’information et notre rôle d’éducateur.rice est de leur apprendre à faire le tri, à vérifier les sources, analyser et synthétiser les faits. Comme enseignant.e.s, nous partageons l’information, accompagnons les élèves, les rassurons quand c’est nécessaire, et nous entretenons une discussion ouverte et réaliste. Parce que c’est important de parler des aspects négatifs, mais aussi des aspects positifs. Alors oui, il y a de l’écoanxiété chez nos élèves, mais je dirais qu’il y a aussi et surtout une prise de conscience de l’impact de leurs actions, de la force de se mobiliser pour une cause qu’ils ont à

cœur. Plusieurs jeunes de notre école avaient pris part aux manifestations climatiques organisées à Whitehorse en 2019. Ils ont compris que leur voix est importante. Sophie Molgat, une de nos élèves, a beaucoup contribué à la mobilisation des jeunes yukonnais.es. C’est une championne de l’action climatique qui a un impact très positif. À un niveau individuel, s’il n’y avait qu’une action à prendre pour combattre la crise climatique, laquelle choisiriez-vous? DB : C’est difficile à dire. Pour moi, c’est la multiplicité de nos petites actions qui au final a un grand impact. En tant qu’éducateur.rice, c’est important de montrer l’exemple, de mettre en actes ses paroles. Avec ma famille, nous avons par exemple fait le choix conscient de n’avoir qu’une voiture. Nous essayons de moins consommer, de réutiliser nos affaires et de recycler les produits. Je veux être un acteur du changement et contribuer au mieux-être de ma communauté. On ne peut pas toujours attendre des gouvernements qu’ils agissent vite et fort. Alors c’est à chacun d’entre nous, à notre échelle locale et au quotidien, d’agir. C’est en faisant des choix conscients que nous ferons une réelle différence, un jour à la fois. Ça prend un effort individuel et collectif parce que tous ensemble, nous sommes plus forts.

Connaissez-vous quelqu’un qui a contribué de façon mémorable à l’industrie du transport au Yukon? Dawn Bartsch, lauréate de l’Ordre de Polaris 2011, a contribué au développement du transport aérien dans le Nord en cherchant à briser la barrière entre les sexes et en rendant réalisable le rêve de devenir pilote que caressent les jeunes femmes d’aujourd’hui.

Fournie

Daniel Blais, directeur du CSSC Mercier.

L’Association franco-yukonnaise (AFY) recrute une Agente ou agent d’accueil, Développement économique Responsabilités

Profil

Accueillir, diriger et informer la clientèle des services d’aide à l’emploi, à l’immigration et à l’entrepreneuriat.

Diplôme en administration, en secrétariat, ou équivalence.

Tenir à jour les dossiers de la clientèle sur des bases de données. Appuyer l’organisation d’activités en développement économique. Appuyer la direction du développement économique.

Pour proposer un candidat ou une candidate à l’intronisation au Temple de la renommée du transport du Yukon, visitez notre site Web, au

Créer du contenu et coordonner la production d’outils d’information et de communication en développement économique, en collaboration avec l’équipe des communications.

Début de l’emploi

https://yukon.ca/fr/intronisations-temple-renommee-transport-yukon ou communiquez avec nous au 867-667-5832 ou à l’adresse thof@yukon.ca.

Très bonne connaissance de l’anglais (oral et écrit). Excellente capacité de planification et d’organisation. Excellentes habiletés interpersonnelles. Initiative, dynamisme et sociabilité.

Tâches détaillées

Dès que possible

Une description des tâches détaillée, incluant un profil des compétences, est disponible sur demande.

37,5 heures /semaine

Dossier de candidature

Salaire

Selon l’échelle salariale en vigueur

Lieu de travail

Inclure un curriculum vitae et une lettre de présentation en français dans ton courriel.

Date limite

Whitehorse, Yukon, Canada

Conditions spéciales

Excellente maîtrise du français (oral et écrit).

Excellente capacité rédactionnelle.

Horaire *Date limite : le 31 décembre 2021

Expérience en administration et en service à la clientèle.

Possibilité d’un remboursement d’une partie des frais de déplacement vers Whitehorse.

Mercredi 17 novembre 2021, 17 h (HNY)

Pour postuler

emploi-accueil.afy.ca Merci à


Jeudi 11 novembre 2021

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CouPs D’oeil

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JEU NO 484

Fournie

CSFY

Fournie

Karly et Clément ont allié originalité et recyclage pour l’Halloween, avec ces costumes de champignons, dont les spores sont des anciens journaux de l’Aurore boréale! Bravo et merci pour l’inspiration!

CSFY

RÈGLES DU JEU :

RÉPONSE DU JEU NO 484

Vous devez remplir toutes les cases vides en Grâceles à l’initiative de 12e année, le CSSC plaçant chiffres 1 à 9de uneMaude, seule foisélève par ligne, une seule fois par colonne et seule foisse parsont dotés d’une Mercier et le campus deune Riverdale boîte de 9 cases.

patinoire sur le terrain de basketball extérieur. Une équipe

Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait d’élèves, de parents de quelques membres du personnel plus foncé. Vous avez déjàet quelques chiffres par boîte pour aux vous bricoleurs aider. Ne pas le oublier : vous ne ont joué samedi 23 octobre. Quel beau devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la mêmecommunautaire! ligne, la même colonne et la même projet boîte de 9 cases.

JEU NO 486

RÈGLES DU JEU :

Prendre racine en terre yukonnaise est un projet de l’Association franco-yukonnaise et de ses partenaires membres du réseau en immigration francophone du Yukon (RIFY). L’objectif est de présenter sous forme de bande-dessinée, les services offerts en français aux immigrantes et aux immigrants pour faciliter leur intégration et les aider à prendre racine au territoire. Les dessins ont été réalisés par Esther Bordet, artiste franco-yukonnaise originaire de France. Merci à

Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases. Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.

RÉPONSE DU JEU NO 486


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CouPs D’oeil

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Fournie

Le 16 octobre 2021, jour de souvenirs, Yann Herry retrouvait en Normandie Roger (à droite) et Raymonde Alexandre (à gauche) témoins de l’occupation et du débarquement, et Gérard Besnard (2e à gauche), co-organisateur de l’échange étudiant entre la Normandie et le Yukon qui a eu lieu en 2000. Roger, Raymonde et Gérard étaient venus à Whitehorse en 2012 lors du 62e congrès France-Canada. La Ville de Whitehorse avait soutenu le projet en reconnaissance de l’aide apportée aux Canadiens lors du Débarquement. Le Mesnil-Patry, village dont Roger a longtemps été maire, a été le site d’une grande bataille de chars et de nombreuses pertes de vie canadiennes le 11 juin 1944. La capture et l’exécution de soldats canadiens ont fait l’objet d’un procès à Nuremberg après la guerre. Plusieurs étudiants des écoles secondaires du Yukon ont entendu Roger, Raymonde et Gérard raconter leurs souvenirs, au Yukon et en France.

Emmanuel Cloutier-Alves

Loin des yeux, loin du cœur? Pas nécessairement! En tout cas, pas pour les Yukonnais.e.s! En voici une preuve : Yann Herry et Hélène Saint-Onge ont profité d’un séjour au Portugal pour aller rendre visite leurs ami.e.s Éliane Cloutier, Mario Alvès et leurs trois enfants Emmanuel (6 ans), Félix (3 ans) et Clara (8 mois). La photo a été prise par Emmanuel, qui n’est donc malheureusement pas sur la photo.

P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S

NO

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Marielle Veilleux « Tout ce qu’un homme peut faire, une femme peut le faire aussi. Mon entreprise, c’est moi qui l’ai bâtie, littéralement. Ma cabine, je l’ai construite par moimême aussi. Il y a des one-manshow? Et bien il y a aussi des onewoman-show. »

Se lancer en affaires Avant, j’étais contrôleuse aérienne. J’avais souvent des temps libres pendant la semaine, donc j’ai commencé à apprendre le yoga et le reiki, puis je suis devenue professeure d’aérobie. J’ai réalisé que c’était plaisant de travailler à son compte et de faire les choses pour soi. Même si j’adorais mon métier, je me suis tannée d’avoir des horaires instables, donc je me suis lancée en affaires.

Équilibre travail/vie personnelle

Le Yukon : avantage ou défi?

L’équilibre, c’est vraiment d’essayer d’écouter nos besoins autant que possible. Si tu ne te sens pas bien ou que ton chien est malade, c’est correct de prendre une pause. Moi, j’ai le luxe de pouvoir écouter mes besoins. Je fais toujours passer ma famille en premier et mes clientes sont habituellement très compréhensives.

C’est un défi, car à Dawson il y a moins de personnes et mon type d’entreprise ne va pas me rendre riche. Toutefois, une de mes raisons d’être au Yukon, c’est pour apprécier le plein air. Je ne suis pas ici pour faire de l’argent, ce n’est pas ma motivation première. Ici, j’ai le luxe d’être flexible dans mes heures, de prendre les clients que je peux et de passer le temps que je veux avec eux pour qu’ils relaxent vraiment.

Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à

Le CorpsBeau Située dans la ville de Dawson, cette entreprise propose des services de soins esthétiques tels que l’épilation, des soins du visage, des manucures ou du reiki. Des produits naturels comme des huiles essentielles et des crèmes sont également offerts à la vente.

Mes qualités Je ne lâche jamais. Je suis persévérante, flexible et à l’écoute des besoins de mes clientes. Je me soucie beaucoup du confort de l’autre. Je veux que mes clientes soient bien et qu’elles se sentent en confiance avec moi.

En savoir +

portraits.afy.ca

Une phrase aux générations futures sur l’environnement Je leur dirais de communiquer avec la nature, de la respecter. Ce n’est pas juste de recycler, c’est aussi d’avoir de la gratitude envers les animaux, envers les arbres. Moi, je l’ai appris de mon père qui avait une érablière. Il saluait ses érables tous les matins et leur disait bonne nuit tous les soirs. Interagir avec la nature, avec la forêt, c’est quelque chose de vraiment puissant.


Jeudi 11 novembre 2021

auroreboreale.ca

CouP D’oeil CommunAuTAiRe CAlenDRieR 12 novembre  9 h à 12 h : Journée pédagogique à Sergeant Greg, pour les 8 à 14 ans. 49$/enfant. Inscr. : sergeantgreg.com  21 h 15 : Représentation supplémentaire du spectacle Un village en trois dés de Fred Pellerin, dans le cadre de Coup de cœur francophone. Centre des arts du Yukon. Billet à partir de 20 $. Inscr. : ccf.afy.ca

Jusqu’au 13 novembre  Films : Projection de films en ligne dans le cadre de la Semaine nationale de l’immigration francophone. Gratuit. Inscr. : cine.afy.ca

Du 15 au 21 novembre  Semaine de l’innovation. Une série d’événements gratuits est offerte. Le thème de cette nouvelle édition s’organise autour de la construction de collectivités durables. Consultez le programme pour découvrir les événements proposés. En anglais Rens. : yukoninnovationweek.com/ events-list/

15 novembre  10 h : Venez découvrir les services en entrepreneuriat offerts par l’Association franco-yukonnaise. Réservez votre créneau pour participer à une présentation personnalisée de nos services avec nos conseillères. Rens. : vvalentin@afy.ca ou 867 668-2663, poste 213.

17 novembre

24 24 novembre

 16 h 30 à 17 h 30 : Cours de yoga  17 h 30 à 18 h 30 : Séances de pour toutes et tous, et adapté pour Yin yoga bas et haut du corps, postnatal. En ligne. Réservé aux pour améliorer votre flexibilité, membres du programme Mamans, apprendre à mieux écouter votre papas et bébés en santé. corps et lâcher prise. Golden Age Society. Inscription obligatoire. Rens. et inscr. : Rens. : percheronaudrey@gmail.com pcnp@lesessentielles.ca  18 h 30 à 19 h 30 : Rencontre  16 h 30 : Venez découvrir les d’information pour les services en entrepreneuriat programmes en français à offerts par l’Association francoDawson. La CSFY et Ressources yukonnaise, dans le cadre de aux familles du gouvernement la Semaine de l’innovation du Yukon invitent les familles Réservez votre créneau pour de Dawson à une rencontre participer à une présentation d’information au sujet des personnalisée de nos services programmes en français qui avec nos conseillères. pourraient être offerts aux Rens. : vvalentin@afy.ca familles et aux enfants de ou 867 668-2663, poste 213. Dawson. Local du CPNP. Inscr. et rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca ou au (867) 667-8680, poste 4.  15 h 15 à 16 h 30 : Ludothèque. Tous les membres de la communauté peuvent emprunter des jeux en français gratuitement. Contactez Leslie à projet@  18 h à 20 h : Soirée jeupetitchevalblanc.ca pour obtenir questionnaire pour jeunes de vos identifiants. Vous pouvez 14 à 25 ans sur la francophonie emprunter un jeu par membre canadienne. Pizza et maïs de la famille. Réservez vos jeux soufflé offerts durant la avant le mardi 16 novembre. Ils soirée. CSSC Mercier. Gratuit. seront prêts à la porte arrière Inscription obligatoire. de l’École Émilie-Tremblay et au Rens. : jeunesse@afy.ca CSSC Mercier pour les élèves du secondaire. Catalogue : csfy.ca/ludotheque  10 h à 16 h : ArtisaNord. Visitez  19 h : Concert de Lorène le seul marché francophone Charmetant avec Fawn Fritzen du temps des Fêtes pour votre en première partie dans le cadre magasinage de cadeaux au de la série de concerts Forward CSSC Mercier. Together. Diffusion en direct sur Rens. : artisanord.afy.ca Facebook depuis le Centre des arts du Yukon. Gratuit. Rens. : concerts.afy.ca

18 novembre

26 novembre

Fournie

Félicitations à Josée et Ryan pour la naissance de leur fils Rafael Jacques-Knight, 7 livres 6 onces, né le 2 novembre dernier. Bébé et maman se portent bien!

28 novembre

PeTiTes AnnonCes CommunAuTÉ  Occasion de bénévolat. Inscrivez-vous comme bénévole au marché du temps des Fêtes ArtisaNord! Plusieurs postes à pourvoir. Rens. : benevole-artisanord.afy.ca  Vous cherchez des journaux? Pour des projets artistiques ou à brûler dans votre poêle à bois? Inutile d’utiliser l’édition en cours! Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Rens. : dir@auroreboreale.ca  Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Pour obtenir cette liste, veuillez contacter Geneviève Tremblay, coordonnatrice des services à la petite enfance et aux familles multilingues Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca  Partagez vos anecdotes, photos, suggestions et bien plus avec l’Aurore boréale! Rens. : dir@auroreboreale.ca  L’Aurore en ondes. À chaque publication de l’Aurore boréale, plusieurs articles sont mis en ligne en format audio, sur la plateforme https://soundcloud. com/lauroreboreale. N’hésitez pas à contacter le journal si vous souhaitez lire des articles à haute voix, bénévolement. Rens. : dir@auroreboreale.ca  Balados. Philippe Cardinal, propose une série de balados

de sept épisodes qui racontent les gens et les événements dramatiques de l’histoire de la fondation de Fort Selkirk. Écoutez : soundcloud.com/yukonextra-ordinaire

ARTs eT CulTuRe  Francophones sur scène. Vous êtes en spectacle sur la scène yukonnaise? Envoyez-nous un courriel avec les renseignements utiles et nous les inclurons dans l’infolettre AFY. Rens. : relations@afy.ca  Concours de bande dessinée. Laissez libre cours à votre créativité et entrez dans l’univers de la bande dessinée! Bédéiste amateur ou amatrice et enseignant.e.s d’élèves de 10 à 18 ans, vous pouvez participer au nouveau concours international de création de bandes dessinées présenté par le Centre de la francophonie des Amériques. Le concours se termine le 15 novembre 2021. 10 000 $ en prix sont à gagner! Rens. : francophoniedesameriques. com/

DeV. ÉConomiQue  Francophone et en affaires. Les portraits consacrés aux figures de l’entrepreneuriat yukonnais reprennent aux deux semaines. Découvrez l’histoire et le parcours de talents francophones passionnés participant à l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca  Bourses entrepreneuriales : Le jeu-questionnaire Ça fait la job, diffusé sur Unis TV,

est à la recherche de projets entrepreneuriaux au Canada. Une bourse de 1 000 à 2 000 $ sera remise aux projets sélectionnés. La date limite pour y participer est le vendredi 12 novembre. Rens. : tv5unis.ca/ca-fait-la-job/ saisons/2

immiGRATion  Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca  Programme de jumelage. Passez des moments de qualité et tissez des liens avec d’autres membres de la communauté qui partagent les mêmes centres d’intérêt que vous à travers notre programme de jumelage. Rens. : jumelage.afy.ca

emPloi eT BÉnÉVolAT  Pigistes recherché.e.s. L’Aurore boréale souhaite augmenter son équipe de pigistes. Vous voulez faire rayonner la communauté, vous avez des compétences en rédaction journalistique en français et du temps libre pour rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca  Adjoint.e sur appel recherché.e. Les écoles de la CSFY sont à la recherche d’un(e) adjoint(e) qui souhaiterait remplacer à la réception lors des absences. Vous devez postuler en ligne à yukon. Rens. : ca/fr/emploi pour l’offre 30722.

Audrey Pflug

Léo, Livia, Michaël et Audrey sont heureux de vous présenter Maël. Arrivé le 4 octobre, il fait le bonheur de tout le monde.

sAnTÉ  TAO Tel-Aide, ligne d’écoute téléphonique. Au Yukon, la ligne d’écoute empathique en français TAO Tel-Aide est disponible gratuitement et en tout temps au 1 800 567-9699. N’hésitez surtout pas à les contacter pour parler de vos craintes, vos sources d’anxiété, votre stress, votre solitude, ou de tout ce qui vous chamboule au quotidien. Ils sont là pour vous, 24 h/24.  Besoin d’aide en français pour votre rendez-vous de santé? Service d’interprétation en santé, gratuit et confidentiel pour la prise de rendez-vous médicaux (dentiste, santé mentale,

optométriste, etc.), traduction orale sur place, navigation interservices, etc. Rens.: pcsadjointe@francosante.org ou 668-2663 poste 810.

ÉDuCATion  L’École Nomade. Vous souhaitez faire l’enseignement à domicile en français langue première? L’École Nomade peut vous offrir du soutien et des ressources, que ce soit depuis votre maison, partout au Yukon ou en voyage. Visitez : nomade csfy.ca ou contactez la CSFY au 667-8680, poste 0.


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L'Aurore boréale - 11 novembre 2021 by Aurore boréale - Issuu