No de convention : 4061051
LE JEUDI 2 SEPTEMBRE 2021 | VOLUME 38 | NUMÉRO 15
PAGE 2
Maryne Dumaine
Rentrée des classes pour les jeunes du Yukon Laurie Trottier PAGE 5
Laurie Trottier
Retour sur un été plein de surprises Laurie Trottier
À DÉCOUVRIR
Aléas du climat : l’anormal 7 devient la norme Un nouveau service de notaire public 6 Enjeux des élections fédérales Maryne Dumaine
Les pompiers forestiers ont rejoint les rangs de l’équipe des services d’urgence lors des inondations dans la région des lacs du Sud. David Tartaglia, francophone originaire de Suisse, a fait partie de l’équipe qui a renforcé les berges des propriétés d’Army Beach, au lac Marsh. Les digues installées au début de l’été avaient été endommagées par les vents forts et les vagues.
8-9
Film d’animation inuit récompensé
15
Peuples autochtones : lexique
18
Une crêperie aux saveurs françaises 19 Chronique : Ni Dieu.e, ni maitre.sse 20
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
scÈne locale
2
Retour en classe pour les jeunes Yukonnais.e.s La cloche a sonné pour les élèves du Yukon le lundi 23 août dernier. Un retour sur les bancs de classe presque normal pour les jeunes du territoire, qui doivent cependant garder le masque lors des déplacements à l’intérieur des institutions. Laurie Trottier
Lundi 23 août, 8 h 15 : Samuel Bradet et Gabriel Racine s’attardent à trouver un endroit disponible pour cadenasser leur vélo devant le Centre scolaire secondaire communautaire PaulÉmile Mercier (CSSC Mercier). Tous deux en neuvième année, ceux-ci se joindront à la toute première cohorte du programme Connexions, basé sur l’apprentissage expérientiel en plein air. « On va apprendre des choses différentes et on va être plus souvent dehors », se réjouit Samuel. Le port du masque obligatoire à l’intérieur des murs de l’école, à l’exception des salles de classe, ne semble pas être un souci pour les deux jeunes : « Je suis rendu habitué honnêtement. J’oublie plus souvent mon portefeuille que mon masque! », affirme Gabriel Racine, en haussant les épaules. Comme 120 autres élèves, c’est donc jour de rentrée pour les deux amis, dans ce qui constitue aussi la première rentrée scolaire officielle au CSSC Mercier. Pour
Marc Champagne, directeur général de la Commission scolaire francophone du Yukon, le nombre d’élèves est encourageant : « Le rêve a toujours été de pouvoir offrir un programme scolaire dans un édifice qui nous permet de faire la concurrence avec les autres écoles. Et ce qu’on voit cette année avec les effectifs, on voit que les élèves aiment l’école et sont contents d’y être. »
Difficulté de recrutement Marc Champagne ne s’en cache pas : « Le recrutement cette année a été un défi. » À moins d’une semaine de la rentrée des classes, quelques postes, majoritairement à temps partiel, restaient toujours à pourvoir. « On a comblé la majorité de nos postes au printemps, mais on est toujours en train de compléter la dotation », affirmait le directeur général, rejoint par téléphone le 20 août dernier. Les difficultés de recrutement en enseignement en français ne se ressentent pas seulement au territoire : « À l’échelle
du pays, il y a une pénurie d’enseignants pour enseigner en français. C’est assez généralisé », ajoute le directeur. Concernant l’immersion française et le français langue seconde, l’Association canadienne des professionnels de l'immersion (ACPI) a lancé une enquête pancanadienne en février dernier afin de « chiffrer la pénurie », pour pouvoir ensuite réfléchir à des solutions. Les résultats ne sont toujours pas disponibles au moment d’écrire ces lignes. L’exercice s’avère crucial, selon la directrice générale de l’ACPI, Chantal Bourbonnais, puisque la qualité des programmes d’immersion dépend du recrutement qui est effectué. Pour Pascal Saint-Laurent, coordonnateur des programmes en français au ministère de l’Éducation du Yukon, il s’agirait plutôt d’une pression lors du recrutement : « On a toujours réussi à combler tous les postes. On sent la pression, mais il y a un ton de célébration parce qu’on n’a pas eu à couper aucun programme », explique-t-il. Il reconnaît cependant que le
Laurie Trottier
122 élèves de la 7 à la 12 année sont inscrits au CSSC Mercier cette année. e
e
bassin de candidatures est parfois restreint lorsque des postes d’enseignant.e.s sont affichés. Il ajoute aussi que cette pression s’intensifie d’année en année. « L’immersion est en croissance, c’est une fierté de voir nos programmes d’immersion grandir et fleurir », souligne Pascal Saint-Laurent.
Rentrée à la Garderie du petit cheval blanc Un groupe de service de garde supplémentaire s’est ajouté aux quatre existants à la Garderie francophone du petit cheval blanc. Trois nouvelles éducatrices sont également entrées en fonction cette année. En avril dernier, le gouvernement du Yukon avait fait un pas de plus vers l’instauration de programmation de garderie universelle au territoire, en permettant aux parents d’économiser jusqu’à 700 $ par enfant et aux garderies d’augmenter le salaire de leurs éducatrices et éducateurs. Selon Jocelyne Isabelle, directrice de la garderie, la transition s’est bien passée. Si elle affirme qu’il
n’y a pas eu d’augmentation de demandes pour les places dans la garderie, l’équipe n’a pas pu prendre autant d’enfants sur la liste d’attente qu’à l’habitude. En raison des prix abordables, certains enfants qui fréquentaient la garderie à temps partiel sont désormais à temps plein. La garderie francophone a été épargnée par la vague de cas de COVID-19 qui a frappé certaines garderies pendant l’été. « Les règles changeaient de semaine en semaine, mais les parents de la garderie ont super bien collaboré », soutient Jocelyne Isabelle. Les éducatrices doivent continuer de garder le masque toute la journée avec les enfants, une directive qui a son lot de conséquences. « Je trouve ça malheureux, parce qu’ils sont à l’âge où ils apprennent le langage », souligne Jocelyne Isabelle, sans cacher sa hâte d’un retour à la normale. Les 40 enfants fréquentant l’établissement n’ont toutefois pas l’obligation de porter le masque. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
Inauguration du CSSC Mercier Les élèves et le personnel entament maintenant leur preLe nouveau Ce ntre scolaire mière année scolaire complète secondaire communautaire Paul- au CSSC Mercier. Cette année, Émile-Mercier (CSSC Mercier) a 122 élèves sont inscrits au CSSC ouvert ses portes aux élèves en Mercier, « une augmentation de novembre 2020. Le gouverne- 40 % par rapport à l’année scoment du Yukon et la Commission laire précédente », a souligné scolaire francophone du Yukon Daniel Blais, directeur de l’éta(CSFY) ont dû patienter jusqu’au blissement qui pourra accueillir 27 août dernier pour inaugurer jusqu’à 150 élèves par année. Thomas Mulcair, arrièrele nouveau bâtiment d’apprentissage novateur et modulable, petit-fils de Paul-Émile Mercier, qui fait également of fice de était présent à la cérémonie. Il a mentionné la marque en tant centre communautaire. Maryne Dumaine
qu’ingénieur qu’a laissé son aïeul au Yukon, notamment en contribuant au développement du système de transport du territoire au début du XXe siècle. Le gouvernement et la CSFY se sont entendus pour veiller à ce que les trois écoles du campus de Riverdale travaillent en collaboration pour optimiser l’utilisation des installations. Dana Tizya-Tramm, chef de la Première Nation Vuntut Gwitchin et président du Comité des chefs sur l’éducation, était également
présent lors de la cérémonie, ainsi que des représentant.e.s du Conseil scolaire autochtone du Yukon. La ministre de l’Éducation, Jeanie McLean, a d’ailleurs évoqué le soutien que la CSFY a apporté lors de la création de cette nouvelle commission scolaire. « Aujourd’hui est un magnifique exemple de ce que nous pouvons accomplir ensemble. […] Nous espérons continuer de travailler en collaboration », a-t-elle déclaré.
Maryne Dumaine
L’honorable Angélique Bernard a souligné sa triple fierté lors de l’inauguration : en tant que commissaire du Yukon, francophone, mais aussi maman d’un élève de 7 année. De g. à dr. : Le chef Dana Tizya-Tramm, e
Jean-Sébastien Blais, président de la CSFY, Marc Champagne, directeur de la CSFY, Valérie Morand, directrice de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones, Jeanie McLean et Thomas Mulcair.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
XXXXXX ÉDitorial
3
Courbe Maryne Dumaine
Laurie Trottier
Selon le bon vieux Google, une courbe, c’est ce « qui change de direction sans former d'angles ». En gros, être dans une courbe, c’est aller d’un point A à un point B, en se demandant tout le long si on va vraiment là où on le souhaite! On a toutes et tous des objectifs. De grandes valeurs. Des visions du futur idéal. Mais voilà, la vie se place devant nous avec ses obstacles : inondations, feux, maladies, variants… Cet été, ce n’est pas une courbe qu’on a vécue, mais carrément un dérapage incontrôlé dans un virage en épingle. Bien plus qu’une petite courbe, je crois que pour beaucoup de gens, ce fut le genre de virage qui vous fait sentir comme si votre cœur n’avait pas suivi le reste du corps! Curieuse de trouver quelque activité physique qui puisse m’éloigner un tant soit peu de ce sentiment apocalyptique, je me suis initiée cet été au disque golf, activité qui se pratique en plein air, par tous les temps et qui ne nécessite que peu de matériel. C’est là que le mot courbe s’est imposé… Tout d’abord, pour atteindre le panier, il est nécessaire d’apprendre à contrôler la courbe du disque, tout en essayant le mieux possible d’éviter les obstacles. Ça m’a fait réfléchir : serait-ce possible d’envisager nos objectifs de vie de cette façon? En considérant que nous pouvons d’abord nous éloigner de notre cible pour, en fait, mieux l’atteindre? Autre constat sportif indéniable de mon été : ma courbe d’apprentissage était loin de ressembler à celle des crues des lacs du Sud! Pourtant, comme rien ne résiste à la pratique, aussi lents fussent-ils, les progrès ont fait leur apparition. Et rebelote, me voilà en train de méditer sur
Guillaume Riocreux
Errata
L’ÉQUIPE Maryne Dumaine Directrice et rédactrice en chef 867 668-2663, poste 510 dir@auroreboreale.ca
302, rue Strickland, Whitehorse (Yukon) Y1A 2K1 867 668-2663 | Télécopieur : 867 667-3511 auroreboreale.ca
Journaliste 867 668-2663, poste 855 journalisme@auroreboreale.ca
ABONNEMENT 26,25 $
Par chèque
Visa/Master Card
par année format papier* ou PDF.
L’Aurore boréale 302, rue Strickland Whitehorse, Yukon Y1A 2K1
867 668-2663 poste 500
150 $ à l’étranger pour la version papier. 1,05 $ l’unité au Yukon
*
Le journal est publié toutes les deux semaines, sauf en juillet, mois de relâche. Son tirage est de 2000 exemplaires et sa circulation se chiffre à 1950 exemplaires. Les textes publiés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs/autrices. L’Aurore boréale est membre de Réseau.Presse et est représenté par l’agence publicitaire Lignes Agates marketing : 905 599-2561 L’Aurore boréale est sociétaire de l’organisme de charité Donatien-Frémont qui encourage les jeunes à étudier en français dans le domaine des communications.
Assistant de rédaction redaction@auroreboreale.ca
Marie-Claude Nault Gestionnaire publicité, infographie 867 333-2931 pub@auroreboreale.ca Correspondants :
sophie andré, marilyn Ferland, Yann Herry, Yves lafond et laurence landry. Révision des textes et correction d’épreuves :
marilyn Ferland Distribution :
Le journal est publié par l’Association franco-yukonnaise, à Whitehorse, au Yukon.
stéphane cole
Nous reconnaissons l’appui financier du gouvernement du Canada.
Caricature :
Avec respect, nous tenons à reconnaitre que nous travaillons et publions ce journal sur le territoire traditionnel de la Première nation des Kwanlin Dün et du conseil des Ta’an Kwäch’än. Merci à
annie maheux Conception de la maquette du journal :
patric chaussé
une question : est-ce que nous parcourons, en tant que société face aux changements climatiques, le même genre de courbe : un peu lente, mais prometteuse? Nos générations (la nôtre et celle de nos parents) ont établi une cible : la croissance. Toujours plus, plus vite, plus grand, plus loin… Nous avons pris l’avion à tire- larigot, fait des road trips à l’échelle continentale, établit résidence dans le froid sans en considérer les conséquences énergétiques, consommé des denrées du bout du monde dans des tasses en papier faites à des milliers de kilomètres…Mais dans un monde où les records climatiques ont volé la vedette à ceux des Jeux olympiques, tout apparaît sous un nouveau jour. Pouvons-nous, en tant que société tout autant qu’individuellement, revoir notre lancer et réapprendre à viser? Est-il encore temps pour que nos habitudes prises pendant des décennies puissent s’adapter? Pouvons-nous intégrer de nouvelles idées, pratiquer jusqu’à ce que les gestes nouveaux fassent partie intégrante de notre corps? Est-il d’ailleurs encore temps de changer? Nous voulions l’expérience, le confort et l’exotisme. Se peut-il qu’on se soit collectivement trompé de cible? Nous avons oublié l’essentiel : vivre, et avoir la possibilité de conjuguer ce verbe au futur… Les élections prochaines seront une opportunité de revoir le cap. C’est vrai, les priorités sont nombreuses : soutenir les minorités, les plus démuni.e.s, l’éducation… Mais la planète, dans tout ça? Des financements, des campagnes et des promesses, c’est bien. Mais sur un fond de « restons en vie », ce serait quand même mieux, non? Gardons en vue cette cible, pour essayer de ne pas trop déraper dans la courbe!
Quelques erreurs se sont glissées dans les pages du magazine publié le 1er juillet dernier. Page 8 : Au Yukon, il est illégal de vendre de la viande sauvage. Le commerce de viande et de gibier est régulé par la Loi sur l’environnement, la Loi sur la faune et la Loi sur la chasse. Karine Genest achète de la viande locale et du gibier d’élevage (et non pas sauvage) en toute légalité. Elle se procure notamment du bœuf, du porc et de l’agneau local ainsi que du poulet, du caribou et du renne d’Inuvik d’élevage. Page 30 : Le gibier sauvage est un produit de la chasse. Il n’est pas disponible à la vente commerciale. Sa consommation est possible suite à des dons dans un cadre familial, éducatif ou communautaire après avoir reçu une autorisation du ministère de la Santé et des Affaires sociales du gouvernement territorial. Le gibier d'élevage local est disponible à l'achat, notamment la viande de wapiti et de sanglier, de bison ou de caribou. Page 47 : Dans l’article intitulé « Lumière sur le mystère entourant une ancienne carte postale », on aurait dû lire Kirkman Creek (et non pas Karman Creek). M. Ladéroute vivait sur une terre et non pas sur une concession minière. Finalement, le prénom de Mike Cyr était Maxime et non pas Michel.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
scÈne locale
4
Début de la construction du centre de santé et de mieux-être et du complexe résidentiel à Old Crow Les travaux de construction du centre de santé et de mieux-être et du complexe de dix logements à Old Crow commenceront sous peu. Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon
La première phase consiste à préparer le site, notamment par des travaux de défrichement et d’essouchement, et à poser une couche de gravier. Plus tard cette année, on expédiera par voie aérienne des thermopieux pour les fondations, qui seront installés dans le sol pendant l’hiver. Les travaux sur la structure du bâtiment en elle-même débuteront au printemps prochain. La planification de ce projet a commencé il y a plusieurs années. La collaboration avec la Première Nation des Gwitchin Vuntut prévoyait la négociation d’un bail
foncier à long terme en vue de construire et d’exploiter les deux bâtiments sur les terres visées par un règlement. Le complexe de dix logements devrait être terminé à la fin de 2022 et le centre de santé et de mieuxêtre, à la fin de 2023. « Le gouvernement du Yukon est ravi de collaborer avec la Première Nation des Gwitchin Vuntut pour ce projet d’un centre de santé et de mieux-être et d’un complexe de dix logements à Old Crow. Ces travaux, que l’on aurait aimé réaliser depuis longtemps, permettront d’améliorer les services à la communauté. Le fait de fournir les services de santé et de mieux-être sous le même toit dans ce nouveau
councillors LesLocal conseillers ont make an impact on the une grande influence issues that are closest sur les enjeux to home
qui sont près de leur collectivité
centre constitue une importante innovation. Ce complexe appuiera les recommandations formulées dans le rapport La population d’abord en offrant des soins plus holistiques et centrés sur la personne, donnés par des équipes intégrées et interdisciplinaires », indique Tracy-Anne McPhee, ministre de la Santé et des Affaires sociales. « Ces bâtiments attendus
for Council Posez votre candidature X Run Nomination deadline: September 23 La date limite de présentation des Yukon.ca/local-elections
candidatures est le 23 septembre yukon.ca/fr/elections-locales
Un appel de candidatures est lancé pour : • l’Ordre du Yukon • le Prix pour actes de bravoure • le Prix pour le service public bénévole
Le 3 juin 2021, le projet de loi C-5 du gouvernement du Canada a reçu la sanction royale, accordant ainsi aux employés fédéraux un jour de congé le 30 septembre.
Le gouvernement du Yukon a annoncé aujourd’hui qu’il commémorera la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation à cette date. Les employés sous réglementation fédérale dans le territoire et le personnel du gouvernement du Yukon ne seront pas tenus de travailler le 30 septembre. Les écoles seront fermées partout au Yukon. Ce nouveau jour férié vise à honorer les survivant.e.s des pensionnats canadiens, leurs familles et leurs communautés et à reconnaître les traumatismes constants auxquels sont confrontées les
Renseignements : Bureau du commissaire du Yukon, 412, rue Main; 667-5121 nominations@yukon.ca commissaireduyukon.ca/programmes
populations autochtones partout au pays. Il s’agit de l’un des appels à l’action lancés par la Commission de vérité et réconciliation qui nous rappelle que notre chemin vers la réconciliation se poursuit. Le gouvernement encourage les Yukonnais et les Yukonnaises à profiter de cette journée pour réfléchir à leur rôle dans le processus de réconciliation et pour en apprendre davantage sur les communautés des Premières Nations du territoire et sur ce chapitre de l’histoire du Canada. « Les conséquences intergénérationnelles des pensionnats et les traumatismes qu’ils ont causés continuent de toucher de nombreuses familles partout au
pays. J’encourage tout le monde à profiter de ce moment pour mieux comprendre l’histoire de la persécution des communautés autochtones au Canada et pour réfléchir aux moyens de faire avancer les choses au sein de nos collectivités aujourd’hui. Nous devons tous avancer ensemble sur le chemin de la réconciliation », commente John Streicker, ministre responsable de la Commission de la fonction publique. Au cours des prochains mois, le gouvernement du Yukon travaillera en étroite collaboration avec les Premières Nations, les entreprises et les collectivités pour souligner cette journée avec respect et compassion.
Jeux paralympiques de Tokyo Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon
La date limite est le 29 octobre 2021.
de santé construit dans les années 1970. Le nouveau centre favorisera une approche collaborative pour répondre aux besoins de santé et aux besoins sociaux, tandis que le complexe résidentiel de dix logements permettra d’offrir plus de logements qui changeront des vies à Old Crow », commente Dana Tizya-Tramm, chef de la Première Nation des Gwitchin Vuntut.
Nouveau jour férié le 30 septembre pour souligner la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation Extrait d’un communiqué du gouvernement du Yukon
Élections 2021 dans les municipalités Yukon Local Elections 2021du Yukon et les collectivités locales
depuis longtemps auront un grand impact sur la santé et le mieux-être de notre communauté, et sur la pénurie de logements que nous connaissons actuellement. La première phase de construction est un jalon important pour notre gouvernement et notre peuple. Nous attendons impatiemment le remplacement, qui aurait dû se faire depuis longtemps, de notre centre
Le premier ministre Sandy Silver a publié la déclaration suivante : « Je tiens à adresser mes plus vives félicitations à Stephanie Dixon et à Jessica Frotten, qui représenteront le Yukon et le Canada aux Jeux paralympiques de Tokyo 2020. « Je suis persuadé que
Stephanie Dixon remplira avec brio son mandat de cheffe de mission pour l’équipe Canada. Grâce à sa longue expérience d’athlète aux Jeux paralympiques par le passé et de son rôle à titre d’entraîneuse et de mentor, Stephanie, je n’en doute pas, saura mener notre équipe nationale vers des Jeux fructueux et enrichissants. « La participation de Jessica Frotten aux Jeux de Tokyo s’ajoute
à la longue liste de ses exploits athlétiques. Jessica a déjà une brillante carrière d’athlète dans les épreuves de course en fauteuil roulant : médaillée aux Jeux parapanaméricains de 2015 et au Grand Prix de Suisse en 2018. Par son cran et sa détermination, Jessica va certainement encore galvaniser tous les Yukonnais et toutes les Yukonnaises à Tokyo. »
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
scÈne locale
5
L’été de toutes les surprises Entre la hausse du salaire minimum et la réduction de la limite de vitesse, le marché Fireweed et la grande marche en soutien aux Autochtones, entre les annulations et les célébrations… quels événements ont marqué la période estivale au Yukon? Laurie Trottier
Élan de solidarité au territoire Alors que les inondations dans les lacs du Sud et du lac Laberge secouaient de plein fouet les riverain.e.s, la communauté yukonnaise a mis l’épaule à la roue, notamment en aidant les résident.e.s des zones touchées à préparer des sacs de sable pour repousser l’eau. Le gouvernement yukonnais a déclaré l’état d’urgence pour ces régions et des membres des Forces canadiennes ont été déployés au début du mois de juillet, alors que le niveau d’eau de certains lacs fracassait tous les records, dépassant largement ceux de 2007. Au total, près de 600 000 sacs de sable auraient été posés, selon les chiffres de Radio-Canada. Une vague de chaleur a aussi déferlé sur une grande partie du Yukon à l’arrivée du solstice, établissant un nouveau record de température à Old Crow, où le mercure a grimpé jusqu’à 29,7 degrés Celsius. Qui dit chaleur, dit risque d’incendie : certaines régions et communautés autour de Dawson ont reçu une alerte d’évacuation en raison de feux de forêt à la fin du mois de juillet. L’alerte a pris fin le 9 août, « la meilleure des nouvelles » pour les communautés avoisinantes, a affirmé le maire de Dawson Wayne Potoroka, sur sa page Facebook.
Retour timide des événements en personne À la fin juin, une vague de cas de COVID-19 a causé le report du spectacle Solstice SaintJean, organisé par l’Association franco-yukonnaise (AFY ). Heureusement, d’autres festivités ayant lieu plus tard dans l’été ont pu se tenir en personne. C’est le cas des célébrations entourant le dixième anniversaire de Created at the Canyon, un événement créatif en plein air, cette année coordonné par Lorijane Émond-Quéméré. Dix artistes ont pu présenter leurs œuvres les 2 et le 3 juillet. Celles-ci sont désormais exposées au Centre des arts du Yukon. Des spectacles plus intimes ont aussi fait des heureux et des heureuses à quelques endroits au territoire, comme celui de Major Funk le 8 août à la boulangerie de Haines Junction ou ceux entourant le jour de la Découverte, le 17 août, à Dawson. Le Festival de musique africaine du Yukon a quant à lui offert une représentation à Whitehorse et une à Dawson à la fin août. La galerie d’art Yukon Artists at Work hébergeait quant à elle les œuvres en argile de Donald Watt et de Makisha Page pendant tout le mois d’août. La devanture de la galerie a d’ailleurs été revampée par plusieurs artistes cet été, dont Marie-Hélène Comeau.
Laurie Trottier
En date du 19 août 2021, 942 Yukonnais.e.s ont utilisé l’initiative de tourisme local lancée par le gouvernement du Yukon pour réserver un des 156 forfaits proposés par des entreprises d’ici, dont des randonnées et des activités nautiques, et avoir accès à un rabais de 25 %.
Tous les jeudis de l’été, les effluves du marché Fireweed de Whitehorse ont empli les alentours du parc Shipyards. En plus de se régaler aux différents camions-restaurants (food truck), les Yukonnais et Yukonnaises ont pu encourager l’économie locale en faisant le plein de sauces, de légumes et de produits artisanaux et de beauté. Ce n’est pas seulement le temps chaud qui a donné des couleurs aux joues des Yukonnais.e.s cet été : plusieurs courses et compétitions ont repris, comme le traditionnel Marathon des lacs du Sud ou le Triathlon de Long Lake. Julianne et Joël Girouard ont participé aux Championnats canadiens de canoë-kayak de vitesse 2021 à Ottawa à la fin août.
Activisme autochtone Les festivités entourant la fête du Canada du 1er juillet ont été drastiquement écourtées cette année, alors que les découvertes macabres de restes de milliers d’enfants autochtones sur les sites d’anciens pensionnats ont continué de faire les manchettes. Le premier ministre du Yukon Sandy Silver a déclaré que ces annulations étaient l’occasion de réfléchir : « Nous avons la responsabilité collective de reconnaître les erreurs du passé, tout en nous inspirant de nos grandes réalisations pour faire de notre pays un endroit où il fait bon vivre pour toutes les Canadiennes et tous
les Canadiens. » Pour honorer la mémoire des enfants qui ont perdu la vie dans ces pensionnats, un groupe de Yukonnais et de Yukonnaises a également entrepris cet été de marcher les 2 000 kilomètres séparant Whitehorse de Kamloops, en Colombie-Britannique, là où les restes de 215 enfants avaient été retrouvés plus tôt en mai.
après, le médecin-hygiéniste en chef Brendan Hanley a créé la surprise en annonçant qu’il allait se présenter sous la bannière libérale Une autre annonce a fait beaucoup de vagues cet été, surtout dans le milieu anglophone yukonnais : le gouvernement libéral a tranché la question du déterminant devant le nom du territoire. Résultat? Il faut maintenant dire « the » Yukon, lorsque l’on Sur la scène municipale s’exprime en anglais. Rassurezvous : ce changement linguistique et territoriale n’a aucun effet dans la langue de Molière. Des changements importants sont survenus sur les scènes municipale et territoriale de Whitehorse cet COVID-19 : une été. La limite de vitesse dans le première vague estivale centre-ville de Whitehorse a été réduite à 40 km/h le 23 août dernier, L’été 2021 a été le théâtre de notamment pour rendre la circu- changements importants annonlation des cyclistes et piéton.ne.s cés en lien avec la pandémie de plus sécuritaire. Un peu plus tôt, COVID-19 au territoire. La première le 1er août, le salaire minimum est réelle vague de cas de COVID-19 passé de 13,85 $ à 15,20 $ l’heure, au Yukon s’est invitée à la fin de une demande néo-démocrate qui l’année scolaire, et le nombre de figurait dans l’entente signée entre cas actifs a flirté avec la centaine le gouvernement libéral de Sandy pendant plusieurs jours. Du 1er juin Silver et le Nouveau parti démo- au 23 août 2021, 635 personnes cratique, peu après la dernière ont survécu à la maladie et six élection territoriale. personnes y ont succombé. La prochaine élection fédérale Le 4 août 2021, le gouvernen’était toujours pas lancée que ment territorial a levé l’obligation Larry Bagnell annonçait déjà qu’il du port du masque dans les lieux renonçait à la course à un nouveau publics intérieurs, mais a recommandat en tant que député fédéral mandé à la population de contidu Yukon. L’homme de 71 ans a nuer de le porter. L’état d’urgence, dit souhaiter passer plus de temps déclaré le 27 mars dernier, a été avec sa famille et ses deux enfants. levé le 26 août dernier. Les élections fédérales auront lieu IJL – Réseau.Presse le 20 septembre prochain. Peu L’Aurore boréale
Maryne Dumaine
Les importantes bordées de neige à l’hiMaryne Dumaine
ver dernier et la fonte rapide de celles-ci
Laurie Trottier
Lowell Decook (gauche), Jim Beart (centre) et Jaden Hume (droite) sont en train de
sont à l’origine des niveaux d’eau plus
La devanture de la galerie Yukon Artist at Work a subi une cure de rajeunissement cet
remplir des sacs de sable à installer sur les propriétés les plus à risque, à Army Beach.
élevés dans les lacs du Sud.
été. Plusieurs artistes ont contribué au projet, dont Marie-Hélène Comeau
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
FrancopHonie
6
Notaire publique : nouveau service en français au Yukon En mai dernier, l’Association franco-yukonnaise (AFY) a ajouté une corde à son arc communautaire. Elle propose désormais un nouveau service de notariat public.
Unsplash
Les notaires publics peuvent notamment
Maryne Dumaine
Julie Croquison, agente de projets en justice à l’AFY, vient d’obtenir son assermentation comme notaire publique. « Ça consiste à recevoir des serments, des affirmations, des affidavits ou des déclarations
solennelles, explique-t-elle, fière d’ajouter qu’elle a pu faire son assermentation en français, à Whitehorse. C’est pratique pour beaucoup de démarches administratives, notamment où il faut des documents certifiés, des copies conformes, etc. »
Qu’est-ce qu’un.e notaire public? Au Yukon, devenir notaire est un processus régi par la Loi sur les notaires, qui leur confère aussi leurs pouvoirs. Dans l’exercice de leurs fonctions, les notaires sont également assujettis à diverses lois, dont la Loi sur la preuve au Canada, le Code criminel du Canada et la Loi sur la preuve du Yukon.
À quoi ça sert?
Campus
Le rôle principal d’un.e notaire est d’ordre administratif. Il s’agit par exemple de certifier des copies comme conformes ou d’attester de l’identité d’un.e signataire d’un document. « Lorsqu’on me demande d’être témoin lors de la signature d’un document officiel, je m’assure que la personne a
agir en tant que témoin lors de la signature de documents officiels.
Ne pas confondre notaire et notaire M me Croquison attire l’attention sur un fait : « Beaucoup de personnes m’appellent pour savoir si je propose des services de notaire comme ceux du Québec ou de la France. Notaire ici, ce n’est pas la même chose. Je ne peux pas aider les gens à écrire des testaments, par exemple. » Elle spécifie néanmoins qu’elle propose dans le cadre de son emploi à l’AFY un service d’aiguillage. Il est donc possible de la contacter pour avoir les coordonnées de personnes susceptibles de fournir des services juridiques au Yukon. « Les spécialités ne sont pas toutes disponibles en français, par contre », rappelle-t-elle.
+
RENFORCEMENT MUSCULAIRE
Décès du premier président de l’AFY
NOUVELLE FORMATRICE
Dès le 21 sept.
André Côté, premier président de l’Association franco-yukonnaise (AFY), s’est éteint le 29 juin dernier à l’âge de 76 ans.
17 h 30 à 18 h 30 renforcement.afy.ca
Yann Herry
n Leaernch Fr
t Twis kon u Y a With
Session d'automne Dès le 13 septembre
Cours de français langue seconde pour adultes Merci à
6niveaux
Offert en collaboration avec
867 668-2663
un document d’identité, mais aussi qu’elle comprend bien ce qu’elle signe », précise la notaire francophone. Ce service de notariat francophone n’existait pas jusqu’à présent au Yukon. « Pour avoir accès à un service de notaire, il fallait se tourner vers une entreprise privée et il fallait payer, selon Julie Croquison. Désormais, ce service est disponible non seulement en français, mais il est gratuit. » Elle ajoute que cela peut faire économiser beaucoup : « Pour certaines démarches, il est parfois demandé d’avoir quatre copies conformes. À 15 $ le tampon, on peut économiser beaucoup! » À noter qu’il existe au Yukon des fonctionnaires notaires, mais ces personnes ne peuvent offrir qu’un service limité selon le cadre de leur travail au sein de la fonction publique.
afy.ca
En 1982-1983, la francophonie est affectée par la crise économique. La fermeture de la mine Whitehorse Copper a un impact. En janvier 1983, André Côté, alors premier président de l’Association franco-yukonnaise, quitte le Yukon. Guy Levaque le remplace, par intérim. En avril a lieu la première assemblée générale annuelle (AGA) de « l’Association des Franco-Yukonnais » (à l’époque). Raymond Charbonneau est élu président, Yann Herry, vice-président, Thérèse Nantel, secrétaire, Tony Castonguay, trésorier, Michelle Korol et Ed André. Avec le départ des témoins, l’histoire de la francophonie d’avant l’AGA de 1983 restera mystérieuse. En 2002, une galerie de portraits est installée dans le Centre de la francophonie, qui héberge l’Association franco-yukonnaise. Sur le cadre des présidences, un ovale vide. Impossible de trouver une photo d’André.
Malartic : sur les traces de l’ancien président Jeanne Beaudoin, originaire de Malartic, mentionne vaguement un contact avec André Côté, revenu en Abitibi, à Rivière-Heva, à 15 kilomètres de Malartic. Un numéro de téléphone est obtenu. Pendant une heure et demie de conversation en janvier 2012, l’histoire de la francophonie d’avant 1983 se dessine avec des présidences d’une association francophone non incorporée (1979) : Jocelyne Sirois et Roland Thibaut. Les noms défilent : Simonot, Dallaire, Rochon, Duplessis, Gaudet, Morin, Plouffe, Côté, Simard, Léveillé, Laflèche, St-Laurent, Trudeau, Poulin, Bessette, Turgeon, Bray, Lanteigne, Ramage, Salois de Dawson City, les grandes familles de Whitehorse Larose, Larouche, Benoît (d’Acadie) et Caron (Caron Drilling). Chacun a ses anecdotes comme Francoeur, le vendeur d’Électrolux, Boisvert lié aux Dubois de Faller
Archives AB
en Alberta qui a osé changer son nom pour Greenwood, ou ce francophone qui a pris le nom de Smith. En été 2013, vingt ans après son départ, André retrace les pas de la famille au Yukon. D’autres souvenirs sont partagés. Il montre à un de ses fils l’École catholique Christ-the-King où bien des francophones envoyaient leurs enfants, faute d’école francophone. Il est fier de voir alors l’École ÉmilieTremblay. André, avec Angélique Bernard, présidente de l’AFY à l’époque, maintenant commissaire du Yukon, scelle les retrouvailles par une photo avec le cadre des présidences désormais complété. L’attachement d’André Côté à une renaissance de la francophonie au Yukon est indéniable et ses souvenirs sont la base de recherches plus approfondies sur la francophonie yukonnaise des années 1950 à 1980.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
environnement
7
Aléas du climat : l’anormal devient la norme Il n’y a pas qu’aux Jeux olympiques que des records ont été battus cet été. En termes d’extrêmes climatiques, la période estivale 2021 aura été tristement célèbre. Inattendu, ce bouleversement? D’après les scientifiques, il s’agirait d’une tendance plus lourde, grandement attribuable aux changements climatiques et à l’activité humaine. concernant l’Arctique est très inquiétant. Il est clair que les changements arrivent plus vite ici et que davantage de changements sont prévus pour les régions polaires. Cela nous laisse moins de temps pour nous préparer et comprendre ce qui s’en vient », décrit-il.
Laurie Trottier
29 juillet 2021 : « jour du dépassement », soit la journée où l’humanité a épuisé ses ressources naturelles annuelles disponibles. Quelques jours plus tard, juillet 2021 devient le mois le plus chaud jamais enregistré sur la planète depuis que de telles données sont compilées, soit depuis 142 ans, selon l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine. 29 juin 2021 : le Canada enregistre sa plus haute température jamais atteinte, soit 49,5 degrés Celsius à Lytton, en ColombieBritannique, alors que les flammes des feux de forêt ravageaient la province. Le Yukon n’a pas été épargné. 22 juillet 2021 : la communauté nordique d’Old Crow pulvérise ses records de chaleur, alors que le mercure grimpe à 29,7 degrés Celsius. En date du 20 août 2021, au territoire, 103 134 hectares de forêt ont été brûlés par 112 feux de forêt, selon la Section de gestion des feux de forêt du gouvernement yukonnais. Ce serait sept fois plus d’hectares réduits en cendres que l’été dernier, qui avait été relativement calme à ce niveau-là, en raison de fortes précipitations de pluie.
D’un extrême à l’autre « Pourtant, l’été 2020 était froid et pluvieux. Nous battions des records de jours sous les 20 degrés Celsius. Nous allons d’un extrême à l’autre », explique Brian Horton, directeur de la recherche sur les changements climatiques du Centre de recherche de l’Université du Yukon. Les propos du chercheur sont sans équivoque : « La chaleur intense est l’un des événements pour lequel les analyses ont montré que cela n’aurait pas pu arriver sans les changements climatiques. » Benoît Turcotte, professionnel des recherches senior au Centre de recherche de l’Université du Yukon, est du même avis : « La signature des changements climatiques est très distincte. » Pendant que certains cours d’eau étaient à leur plus bas, tels que la rivière Porcupine, d’autres comme les lacs Marsh, Bennett, Tagish et Laberge, soit le bassin versant du fleuve Yukon, ont dépassé les niveaux des inondations de 2007. « On avait eu beaucoup de neige et de pluie et là on a des records en termes de niveaux de l’eau élevés. Ça a été causé par un printemps un
L’adaptation au cœur des priorités
Marie-Claude Nault
Le 9 juillet dernier, le gouvernement du Yukon a déclaré l’état d’urgence dans les régions des lacs du Sud et du lac Laberge, alors que des inondations ont forcé des résidentes et des résidents à évacuer leur demeure. « Le gouvernement du Yukon n’a jamais déployé d’efforts aussi importants pour parer à ces niveaux d’eau sans précédent », déclarait le gouvernement yukonnais dans un communiqué de presse.
peu pluvieux et une fonde rapide de la neige », explique-t-il. Les deux chercheurs ne sont donc pas surpris de la tournure des événements climatiques de cette année. Aurait-on pu mieux les prévoir? La réponse est mitigée. « Ce que nous savons, c’est que la tendance est à une hausse des températures dans les 20 prochaines années. La projection la plus fiable [à court terme), c’est la variabilité », ajoute Brian Horton. Au printemps dernier, Benoît Turcotte avait énoncé la
possibilité d’inondations dans les lacs du Sud. « Pour moi, ce n’était pas une surprise », déclare-t-il. Selon lui, il demeure toutefois important de continuer à adapter les modèles de prévisions pour améliorer leur performance.
L’activité humaine comme responsable Dans son dernier rapport sur l’ampleur des changements climatiques publié le 9 août dernier, le Groupe d’experts intergouver-
nemental sur l’évolution du climat (GIEC) va plus loin que jamais : « L’influence de l’activité humaine sur le réchauffement climatique a migré de la théorie à un fait établi. » Il affirme également qu’un « changement climatique généralisé et rapide, d’intensité croissante » est déjà en branle. Brian Horton se réjouit de voir le GIEC adopter une position de plus en plus ferme. Il évoque l’ampleur des conséquences que les changements climatiques auront dans le Nord : « Le message
Pour Benoît Turcotte, il est clair que les événements comme ceux survenus cet été au Yukon appellent à une meilleure adaptation du territoire : « Il faut un plan B et un plan C, et qu’ils ne soient pas au fond d’un tiroir, mais sur le babillard. » Le premier rapport de la stratégie Notre avenir propre, développée par le gouvernement du Yukon et ses partenaires pour répondre à l’urgence climatique, a été rendu public quatre jours après la publication du rapport du GIEC. Selon la directrice du Secrétariat des changements climatiques, Rebecca Turpin, le document va assez loin. Récemment, la barre a été levée au Yukon, pour réduire les gaz à effets de serre de 45 % plutôt que 30 % d'ici 2030 par rapport à leur niveau de 2005. Deux actions restent toujours à compléter d’ici la fin de 2021, mais Rebecca Turpin demeure confiante. Elle comprend l’urgence d’adapter le territoire : « On est en train de compléter un rapport qui va démontrer tous les risques au Yukon en général. La phase deux sera de découvrir où sont les lacunes et où il faut se concentrer pour que les Yukonnais.e.s soient plus capables de s’adapter aux changements climatiques. » Ce rapport devrait être disponible d’ici la fin de l’année.
Gouvernement du Yukon
Après deux jours d’activité, le feu de forêt du lac Ta’tla Mun avait doublé de superficie, couvrant 725 hectares dans le district de Carmacks. La sécheresse, la chaleur et la foudre avaient créé des conditions propices à l’apparition de neuf feux de forêt dans la nuit du 19 juillet 2021.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
Élections FÉDÉrales
8
Des enjeux francophones au-delà de la Loi sur les langues officielles Outre la modernisation de la Loi sur les langues officielles, de nombreux enjeux touchent les francophones dans cette campagne électorale. Les questions de relance économique et de financement stable pour le secteur à but non lucratif sont d’un intérêt particulier pour les francophones du pays, plusieurs organismes ayant été durement affectés par la pandémie. Mélanie Tremblay, Francopresse
Le déclenchement d’élections dans un contexte où il est question de relance économique postpandémie peut être un instrument de discussion avec le milieu politique pour les organismes francophones, d’après Martin Théberge, président de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF). « Il y a plusieurs des enjeux et des questions qu’on met de l’avant qui existaient avant la pandémie. Il y en a d’autres qui ont été exacerbés ou qui ont été mis plus en lumière avec cette pandémie-là. J’ai envie de dire que ça nous donne des arguments supplémentaires, à la rigueur. » Wikimedia Commons Martin Théberge soulève entre autres l’accès à une forme de revenu Les questions de relance économique et de financement stable pour le secteur à but non lucratif sont d’un intérêt particulier pour stable, comme une réforme de l’as- les francophones du pays, plusieurs organismes ayant été durement affectés par la pandémie. surance-emploi, pour les artistes et les travailleurs culturels. En plus de contribuer à la relance économique, pendant la pandémie. ce revenu offrirait un « filet social De son côté, la Fédération de Stabiliser le les centres multiserplus inclusif » pour ces travailleurs. la jeunesse canadienne-française financement des OBNL vices,« Dans on comptait beaucoup sur (FJCF) souligne que la pandémie a permis de développer de nouvelles L’accès difficile au financement les revenus des salles de spectacles, Une relance façons de travailler. « Il y a plus que de base pour de nombreux orga- explique-t-elle. Souvent, ces revele 9 à 5 », précise la présidente, nismes à but non lucratif (OBNL) fait nus-là allaient aider à financer, par francophone et Sue Duguay. partie des inquiétudes de plusieurs exemple, les services de garde. Si connectée Dans sa Plateforme « PAR et milieux de la francophonie cana- tu n’as plus de spectacles, tu n’as Les mois de confinement et les POUR » la jeunesse 2021, la FJCF dienne. La pandémie est venue pas de services de garde en français, restrictions sanitaires ont dure- parle entre autres d’une « nouvelle menacer la survie de certains de tu n’as plus d’activités qui se font ment affecté les secteurs culturels économie » qui inclurait une actua- ces organismes qui se trouvaient en français pendant plusieurs mois. Ça devient difficile », argumente lisation de la Stratégie emploi et déjà en situation précaire. et communautaires. « Il y a des organisations qui Liane Roy, en insistant sur le fait C’est pour cette raison que compétences jeunesse (SECJ) du la Fédération des communautés gouvernement fédéral et la création ont dû mettre la clé sous la porte », que la vitalité des collectivités frandénonce Soukaina Boutiyeb, direc- cophones est affectée directement. francophones et acadienne (FCFA) d’un plan de connectivité. Le choix du terme « connecti- trice générale de l’Alliance des du Canada demande aux partis politiques de considérer spécifiquement vité » va au-delà de l’accès à Internet femmes de la francophonie canaAdopter rapidement la francophonie dans leur plan de haute vitesse et mise aussi sur les dienne (AFFC). À l’instar de plusieurs orga- une nouvelle Loi sur les relance : « On voudrait s’assurer relations humaines, précise Sue que les différents partis aient un Duguay : « Si on vit dans une écono- nismes porte-parole des francolangues officielles plan qui va s’adresser aux enjeux mie qui nous permet de réimaginer phones, elle souligne que « plusieurs spécifiques à la francophonie. La les structures entrepreneuriales ou de nos organisations [membres] Alors que le projet de loi C-32 lentille devrait être là pour bien récu- une économie qui nous permet de n’ont pas accès à un financement de modifiant la Loi sur les langues pérer le capital économique, social réimaginer comment on travaille, ça base, un financement de fonction- officielles est mort au feuilleton et culturel qu’on a perdu pendant la ouvre cette possibilité de trouver nement ». Les organismes doivent après avoir été déposé le 16 juin, pandémie », précise la présidente un équilibre plus sain par rapport donc sans cesse se renouveler pour la FCFA voit une occasion à saisir au travail. » accéder à du financement par projet, pendant la campagne électorale de l’organisme, Liane Roy. généralement à court terme. pour faire valoir les améliorations « Souvent, ce sont des béné- à y apporter. voles qui vont travailler jusqu’à Selon Liane Roy, la Partie VII ce qu’on puisse trouver du finan- de la Loi, qui impose aux institucement pour pouvoir embaucher tions fédérales de prendre « des quelqu’un. Il y a un essoufflement mesures positives » pour appuyer des bénévoles et on le remarque le développement des minorités encore plus durant cette pandémie », francophones et anglophones du nordiquefire.ca précise-t-elle. Canada, nécessite d’être clarifiée. La présidente de la FCFA, Liane La présidente de la FCFA aimerait OUVERT AU PUBLIC Roy, met pour sa part l’accent sur voir le sens de « mesures positives » les effets secondaires du manque mieux défini. Inspection gratuite pour les de stabilité de financement dans « Je vais peut-être exagérer, extincteurs de résidence privée. le secteur des OBNL, qui ont été mais un ministère pourrait faire un particulièrement mis en lumière tweet pour souhaiter “Bonne Fête 1410 rue Centennial, Whitehorse
PROTECTION D’INCENDIE 867 333-0635
nationale aux Acadiens” le 15 août et ça pourrait être pris comme une mesure positive. Donc, dans la nouvelle loi, on veut qu’ils définissent beaucoup plus en détail [cette expression] », précise-t-elle. Pour la FCCF, le développement culturel et communautaire durable devra s’inscrire dans la prochaine Loi sur les langues officielles, qui devra confirmer le lien indissociable entre langue et culture. De son côté, la FJCF mise sur la valorisation des accents et des mesures pour favoriser la sécurité linguistique dans le projet de modernisation, qui doit se faire « de toute urgence ». Sue Duguay souligne toutefois que l’actuelle Loi sur les langues officielles, quoique dépassée selon elle, a tout de même permis à la jeune génération d’avoir des choix : « Quand on y pense, les nouvelles générations sont le produit d’un Canada où on a eu la chance d’avoir une Loi sur les langues officielles, ce qui a fait en sorte qu’on a eu accès à de l’éducation dans la langue de son choix. On a eu accès à des services gouvernementaux qui nous offraient ces deux langues officielles là. »
Pénurie de main-d’œuvre et immigration Enfin, la question de la pénurie de main-d’œuvre francophone a été exacerbée par la pandémie, selon Liane Roy de la FCFA. Faute d’avoir des données précises sur le nombre d’emplois à combler dans la francophonie canadienne, l’organisme mène actuellement une étude afin d’identifier les secteurs où les besoins sont les plus criants. Au premier trimestre de 2021, plus d’un demi-million de postes étaient vacants au pays selon Statistique Canada. Une augmentation de 7,9 % comparativement à la même période l’année précédente. Pour la FCFA, l’augmentation de l’immigration francophone à l’extérieur du Québec doit passer par l’attraction et l’accueil adéquat des nouveaux arrivants, un enjeu constamment défendu par les organismes francophones. « Quand on parle de la relance, ou même de la modernisation de la Loi, une politique pour l’immigration francophone en fait définitivement partie », conclut Liane Roy.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
Élections FÉDÉrales
9
Zoom sur les candidatures fédérales Les Yukonnais.e.s seront appelé.es aux urnes dans 18 jours, et les quatre partis principaux ont annoncé leur candidat.e pour le territoire. Qui sont ces dernier.ère.s et quelles sont leurs priorités? Laurie Trottier
Il faut faire preuve d’imagination pour réaliser que la campagne électorale est bel et bien lancée, alors que le matériel promotionnel et les pancartes s’installent au compte-goutte. Pourtant, l’ambiance de campagne électorale s’est invitée un peu plus tôt au territoire, lorsque le député libéral Larry Bagnell a annoncé qu’il renonçait à la course à un nouveau mandat, avant même le déclenchement officiel des élections le 15 août. Les quatre partis principaux ont annoncé leur candidat.e relativement tôt dans la campagne électorale de cinq semaines, la durée minimale permise.
Laurie Trottier
Fournie
Laurie Trottier
Laurie Trottier
Parti libéral du Canada : Brendan Hanley C’est l’ancien médecin-hygiéniste en chef du territoire Brendan Hanley qui a été désigné pour tenter de garder le siège détenu depuis 2015 par les libéraux. « Je crois que je peux bien représenter les intérêts et la voix de la francophonie yukonnaise », souligne M. Hanley, au territoire depuis 25 ans. Il est d’ailleurs le seul candidat à avoir répondu à nos questions en français. Le fait qu’il ne possède pas d’expérience en politique ne semble pas l’inquiéter outre mesure : « [Grâce à mes] 13 ans de travail dans la santé publique, j’ai touché à beaucoup de secteurs, […] je pense que je comprends bien les problèmes et je pense que j’ai les moyens de les adresser. » Pour les enjeux environnementaux, Brendan Hanley souhaite représenter « la voix du Nord » à la Chambre des communes et défendre les projets de production d’énergie renouvelable. L’investissement dans les logements abordables et dans les soins en santé mentale est au cœur de sa plateforme, assure-t-il. Le Parti libéral du Canada, dirigé par Justin Trudeau, est au pouvoir depuis 2015, et formait un gouvernement minoritaire depuis 2019.
Parti conservateur du Canada : Barbara Dunlop Barbara Dunlop remplace Jonas Smith et devient la candidate du Parti conservateur du Canada (PCC) au Yukon. Alors que ce dernier avait manifesté son opposition au passeport vaccinal, la
Les électeurs et électrices du Yukon devront entre Barbara Dunlop, Lenore Morris, Lisa Vollans-Leduc et Brendan Hanley afin afin de les représenter à la Chambre des communes.
nouvelle candidate n’y est pas opposée, mais mentionne qu’il ne faut pas que ceux et celles ne pouvant obtenir le vaccin se retrouvent ostracisé.e.s. Au territoire depuis plus de 30 ans, elle est romancière et a travaillé pour les services publics du Yukon pendant de nombreuses années. Si élue, elle s’engage à soutenir l’établissement du centre de santé bilingue au territoire : « Offrir des services aux francophones dans leur langue est vraiment important, particulièrement lorsqu’on parle de problèmes de santé », ajoute-t-elle. La préservation des parcs et l’implémentation d’un projet de production d’énergie renouvelable au Yukon sont deux priorités environnementales du PCC. « Une des choses que j’aime le plus de la manière dont la plateforme électorale a été rédigée est qu’elle aborde les partenariats à établir au sein du territoire, notamment avec les communautés autochtones », ajoute-t-elle. Le PCC formait l’opposition officielle au sein du dernier Parlement et est dirigé par Erin O’Toole.
Nouveau parti démocratique : Lisa Vollans-Leduc (elle/iel) Lisa Vollans-Leduc a annoncé sa candidature sous la bannière du Nouveau parti démocratique (NPD). Elle travaille e n tant qu’analyste politique pour la Santé et les Services sociaux du gouvernement du Yukon, et cumule plusieurs années de défense des droits des travailleurs et des droits humains. Selon elle, le NPD est le parti le plus « axé sur les personnes » et celui qui a milité pour que le montant de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) en réponse à la pandémie de la COVID-19 soit plus élevé. Elle s’engage à protéger le fait français « afin de s’assurer que la langue française perdure au Canada ». Ayant subi elle-même les conséquences des inondations au Yukon cet été, à Army Beach, elle souhaite redoubler d’ardeur pour contrer les changements climatiques, notamment en bonifiant les « incitatifs pour que les familles achètent des véhicules électriques ». Elle s’oppose à la
privatisation des établissements de soins de longue durée. Le NDP est dirigé par Jagmeet Singh depuis 2017 et comptait 24 député.e.s élu.e.s en 2019.
Parti vert du Canada : Lenore Morris Lenore Morris tentera de ravir le seul siège yukonnais de la Chambre des communes au sein du Parti vert du Canada. Elle dirige son cabinet d’avocats depuis 2006 et a étudié à Dawson. Elle considère comme une priorité la défense de la langue française, en soulignant au passage que la cheffe Annamie Paul est bilingue. « Notre plateforme se concentre sur l’inclusion, la diversité et l’équité », souligne-t-elle. Au sujet de l’environnement, Lenore Morris est catégorique : son premier objectif est d’abolir les subventions à l’industrie des combustibles fossiles. « Énergie Yukon doit être plus encouragé à investir dans les énergies renouvelables », ajoute-t-elle. Si élue, elle militera en faveur de l’établissement d’un revenu minimum garanti pour tous les
Canadiennes et les Canadiens. Ce revenu minimum sera également une façon d’apporter un meilleur soutien aux personnes ainées. Elle ajoute qu’elle est en faveur d’une réforme du mode de scrutin, une promesse qu’avait formulée le premier ministre Justin Trudeau en 2019, mais qui n’a toujours pas été concrétisée. En 2019, le Parti vert, alors dirigé par Elizabeth May, avait obtenu trois sièges. Les élections fédérales auront lieu le 20 septembre prochain. Élections Canada a annoncé qu’aucun bureau de vote ne sera ouvert au sein des campus universitaires, notamment en raison de la pandémie. Plusieurs organisations ont partagé leur inquiétude à la suite de cette décision, dont la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) : « Nous craignons que l’absence des bureaux de vote spéciaux affecte drastiquement les capacités de vote pour les étudiant.e.s, ce qui pourrait affecter leurs habitudes de vote au long terme », déplore a présidente de la FJCF, Sue Duguay, dans un communiqué de presse.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
coups D’oeil
10
Fournie
Six athlètes du Yukon ont participé aux Championnats canadiens de canoë de vitesse du 21 au 28 août derniers. Bravo à Bruce Porter, Rogan Parry, James McCann, Joel Girouard, Julianne Girouard, Kaleb Parry et Kaleb Parry!
Facebook/Ville de Whitehorse
Le jeudi 26 août, les citoyen.ne.s de Whitehorse ont été invité.e.s à l’hôtel de ville pour ramener chez eux un morceau d’histoire. La Ville a distribué des semis de l’arbre Martha Black Mayday, un arbre de 70 ans. Martin Paquette, chef d’équipe des parcs de la ville, a contribué à ce projet.
Fournie
Bravo à Mara Roldan qui s’est rendue en Italie, au sein de l’équipe canadienne, pour les Championnats du monde juniors de vélo de montagne! Un bel exemple de détermination après seulement quatre ans d’entrainement!
Fournies Taya Fraser
Annie Maheux a participé à l’événement Created at the Canyon, avec son installation Eat Art au temps du Klondike, du 2 au 3 juillet. Cette photo a remporté le concours photo de l’événement.
Voici quelques photos du tournage du prochain film documentaire de Paul Davis. Le rouleau compresseur numérique contre la nordicité mettra en images l’impact du numérique sur la nature, en particulier sur une espèce d’oiseaux migrateurs : les huards à collier.
Fournie
Un beau bonjour à tous les Yukonnais et toutes les Yukonnaises, de la part de Claude Gosselin!
Fournie
Un beau petit coucou d’un lecteur outre-Atlantique. Olivier, lecteur assidu de l’Aurore boréale, camionneur français et fervent amateur des chroniques d’Yves Lafond, est passé par la ville de Lancieux. Il n’a pas hésité à s’arrêter pour une photo souvenir! Merci pour la belle pensée!
« En camping sur la North Canol Road. En écoutant de la musique francophone sur le bord du feu de camp! Merci pour le beau magazine! » Félicitations à Annie Beauregard, de Faro, qui remporte un panier cadeau d’une valeur de plus de 120 $. Merci à toutes les personnes qui ont participé. Annie Beauregard
Maryne Dumaine
Les ponts de Lewes (vers Marsh Lake – ici en photo) et de Little Rancheria (vers Watson Lake) font l’objet de rénovations. Depuis le mois de mai dernier, des panneaux indiquent aux véhicules certaines restrictions de vitesse, notamment pour les poids lourds. L’équipe des travaux est actuellement en train de renforcer les morceaux d’acier qui les composent afin d’étendre leur durée de vie.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
Assurez-vous d’être inscrit pour voter Vous votez pour la première fois? Vous venez de déménager? Vérifiez ou mettez à jour vos renseignements.
Liste des électeurs inscrits
Surveillez l’arrivée par la poste de votre carte d’information de l’électeur Elle vous indique où et quand voter. Communiquez avec Élections Canada si votre carte d’information de l’électeur : • contient des erreurs • n’est pas encore arrivée le 10 septembre
Votre santé et votre sécurité sont notre priorité. À votre bureau de vote, les préposés au scrutin porteront un masque. Il y aura aussi :
2 mètres
Du désinfectant pour les mains
Des repères clairs pour la distanciation physique
Un seul préposé au scrutin par table derrière un écran de plexiglas
Lorsque vous allez voter : 2m
Portez un masque
Vous recevrez un crayon à usage unique pour marquer votre bulletin de vote. Vous pouvez aussi apporter votre stylo ou crayon
Respectez la distanciation physique : tenez-vous à au moins deux mètres des autres personnes
Si vous avez obtenu un résultat positif, avez des symptômes de COVID-19 ou avez été en contact avec une personne infectée, visitez elections.ca pour présenter une demande de vote par la poste. Vous avez jusqu’au mardi 14 septembre, 18 h, pour faire votre demande.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
culture
12
Whitehorse se prépare pour son festival de rue L’événement musical, artistique et culinaire Street Eats & Beats Cultural Festival se tiendra à Whitehorse sur la rive du Yukon entre le centre d’information touristique et le parc Shipyards, du 9 au 11 septembre 2021. Ville de Whitehorse / Jordan Lutz
Shipyards en compagnie du marché Le rassemblement des camions-restaurants lors de l’édition 2019 du festival. Sophie André de produits locaux Fireweed et des Fruit d’une collaboration entre camions-restaurants. Les animale Centre des arts du Yukon et tions se poursuivront sur la rive Pour cette Yukonnaise établie la Ville de Whitehorse, le festival ouest du fleuve du Yukon jusqu’au au début d’août, explique Mike Thomas, responsable marketing depuis maintenant 36 ans, l’imréunit près d’une centaine d’ar- samedi 11 septembre. portant est le relationnel. « Mon au Centre des arts du Yukon. tistes, intervenant.e.s et camionsMélangeant culture et cuisine interprétation artistique intègre un restaurants sur trois jours. Les Lien social et de rue, le lien social est au cœur élément participatif et conceptuel enfants et les adultes pourront bonne humeur des motivations de cette toute pour les spectateurs et spectaprendre part à une grande variété d’ateliers artistiques et manuels J u s q u’e n 2 019, l a V i l l e d e nouvelle édition. « La Ville de trices afin de provoquer et faire gratuits, tels que de la teinture ou Whitehorse proposait chaque Whitehorse a approché notre réfléchir. J’espère que les gens encore la décoration de vélos. année depuis cinq ans une célé- centre pour proposer un événe- vont venir au festival en grand Il sera aussi possible d’as- bration sur la berge du Yukon avec ment d’envergure. Notre objectif nombre et avoir du bon temps! » sister à des démonstrations, des de multiples camions-restaurants. est d’offrir une grande variété d’acconcerts et visionner des films Après un an et demi de restrictions, tivités en extérieur avec de l’art, Des activités en famille en plein air sur grand écran. Les ce festival est le premier rassem- de la musique et de la danse pour festivités débuteront dès le jeudi blement majeur à Whitehorse tous les publics tout en suivant « Les mesures contre la Covid9 septembre à 15 heures au parc après celui de la Ville de Dawson strictement les protocoles sani- 19 ré cemment relâché e s au taires », explique le responsable Yukon ont permis la création de marketing. Du gel pour les mains ce festival très spécial, souligne et des panneaux de distanciation Michèle Emslie, responsable de la sociale feront partie du décor cette programmation au Centre des arts année afin d’assurer la protection du Yukon. Nous avons réuni des des participant.e.s, des artistes et artistes de la scène venu.e.s d’Aldes restaurateur.trice.s. berta et de Colombie-Britannique Parmi les artistes, nous et créé un lieu spécifiquement retrouverons Sylvie Binette, pro- dédié aux enfants. C’est la prefessionnelle des musées. « Je serai mière fois que nous organisons présente le vendredi et samedi de telles animations familiales, en avec une lecture de poèmes pour plus du festival pour les adultes. » les publics anglophone et fran- Ces ateliers seront tenus au centre cophone, si ce dernier est assez d’information touristique et les nombreux », communique-t-elle. concerts, au parc Shipyards. Crédit photo Samuel, élève au CSSC Mercier
Bonne rentrée scolaire! La CSFY souhaite une excellente rentrée scolaire à tous ses élèves, parents et membres du personnel! Nous savons que de nouveaux défis nous attendent cette année, mais nous y mettrons tout notre cœur pour les surmonter ensemble.
Votez le 20 septembre
Réconciliation Changement climatique Santé mentale et dépendance
Nous vous remercions pour votre patience et votre respect des consignes alors que nous naviguons cette ère nouvelle en santé et en sécurité. Sachez que le bien-être et la santé de nos élèves et de notre personnel est notre priorité. Bonne rentrée! @drbrendanhanley
info@brendanhanley.ca Autorisé par l'agent officiel de Brendan Hanley
Nous y retrouverons Claire Ness accompagnée de Brigitte Jardin, qui chanteront pour les enfants en français, et Genesee Keevil à la contrebasse le vendredi 10 septembre à 17 h. Claire Ness est Yukonaise et s’est formée à travers le Canada à l’École d’humour de Toronto et l’École nationale du cirque de Montréal. En rentrant au Yukon en 2011, cette chanteuse et écrivaine a fondé la Société du cirque du Yukon pour partager ses spectacles dans les communautés plus reculées. Le trio s’annonce rempli d’énergie et de bonne humeur. Bien qu’il soit difficile de prévoir le nombre de participants lors d’un nouvel événement gratuit, le message est clair : « Soleil ou pluie, enfilez votre manteau et venez profiter! », s’enthousiasme Michèle Emslie. Vous pouvez trouver les détails de la programmation sur le site Internet du Centre des arts du Yukon yukonartscentre.com IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
Jeudi 2 septembre 2021
culture
auroreboreale.ca
13
Une rentrée culturelle en mode retour à la normale Entre sécurité des artistes et du public et désir de relance, le secteur culturel a avancé à pas feutrés depuis un an et demi et a dû faire preuve d’innovation. Cet automne, la rentrée culturelle s’annonce enfin sous des airs de retour à la normale, avec un calendrier bien rempli d’événements qui auront tous lieu devant un « vrai » public. de chez elles. » Pourtant, pour cette rentrée, l’AFY mise sur une programmation « Le public a soif d’activités audacieuse avec pas moins de six culturelles en personne, estiment activités, toutes devant public, de différents acteurs de la francoseptembre à décembre. phonie canadienne », affirme Andréanne Joly, dans un article écrit pour Francopresse. L’article Onde de choc relate également que « les activités extérieures sont celles qui « Cette année, pour Onde de choc, sont favorisées par le public [au on a misé sur deux duos artistiques. Canada comme ailleurs] » et que Nicolas Hyatt (Whitehorse) et Jade « [la] distanciation est plus facile Chan (Victoria) présenteront le et généralement le masque peut spectacle Parler bien », explique être retiré lorsqu’il y a des sièges ». Virginie Hamel. Parler bien est Pourtant, face à ce qui a été un concept électroacoustique décrit comme une « première qui met en valeur les différents vague » au Yukon l’été passé, accents francophones au Canada. nombreux sont les événements, Le second duo sera composé de même extérieurs, qui ont dû être Lorène Charmetant et de Malorie reportés, adaptés, voire annulés Gendreau. Elles présenteront au territoire. Véridis, suite de la présentation Si à Yellowknife 200 per- qu’elles proposaient lors de la sonnes ont pu célébrer la Saint- dernière édition d’Onde de choc. Jean-Baptiste en présentiel, à Whitehorse les traditionnelles Un coup de dés célébrations du Solstice Saint-Jean ont été repoussées. Elles auront pour Coup de cœur finalement lieu le 2 septembre francophone prochain, en extérieur, au camping Robert-Service et marqueront le La grande révélation de la rentrée début d’une série d’événements est un coup de dés tenté par l’AFY : culturels francophones attendus inviter au Yukon des artistes de par beaucoup. l’extérieur. Et pour cela, l’association mise sur un grand nom de la culture franco-canadienne : Vers un retour en salle Fred Pellerin. Le spectacle, dont les billets D’un bout à l’autre du Canada, devraient être mis en vente au cours les salles de spectacles rouvrent du mois de septembre, est prévu leurs portes, à capacité réduite le 12 novembre prochain au Centre ou identique à l’avant-pandémie. Francopresse rappor te à ce des arts du Yukon. Grâce à une initiative de sujet les propos de Luc d’Eon, le directeur général de la Fédération Musicaction, l’AFY aura l’occaculturelle acadienne de la Nouvelle- sion de présenter également un Écosse : « Il y a certainement une deuxième spectacle Coup de cœur, barrière psychologique à franchir le 4 décembre. Étienne Fletcher, pour assister à un spectacle après Fransaskois d’origine, présentera [s’être fait dire] de rester à la maison au public yukonnais un spectacle dynamique allant du rock au blues pendant un an et demi. » Virginie Hamel, directrice par et du folk au pop, pour une expéintérim, Arts et culture, pour l’As- rience mémorable. Enfin, cette fois grâce à sociation franco-yukonnaise (AFY), confirme cette impression : « Il va des partenariats, l’organisme falloir prendre en compte le fait que franco-yukonnais ajoutera à sa procertaines personnes ne sont pas à grammation un spectacle de Lorène l’aise de venir voir des spectacles Charmetant le 18 novembre (avec en personne et préfèrent les voir Music Yukon) et la présentation Maryne Dumaine
Les restrictions sanitaires ont été levées et permettent désormais de faire venir au Yukon des artistes de l’extérieur. L’AFY prévoit présenter un spectacle de Fred Pellerin en novembre.
du film 120 battements par minute y reviendra peut-être plus tard. (avec Queer Yukon) le 13 octobre. Grâce à de nouvelles sources de financements, nous pouvons filmer certaines activités afin de Filmer ou non? les rediffuser plus tard en ligne. » « Je n’ai pas reçu de messages Cette saison, l’AFY abandonne les qui me disent que des gens préformules hybrides et ne prévoit pas fèrent les spectacles en ligne, mais proposer de diffusion vidéo sur les je sais que certaines personnes ne médias en ligne. « Ce n’est pas toujours évident d’avoir l’équipe sont pas à l’aise, donc on veut les technique pour faire du streaming, considérer, ajoute-t-elle. Par contre, selon la directrice par intérim. On j’ai beaucoup de commentaires de
gens qui me disent : "On a hâte de reconnecter, quand est-ce que ça recommence?" » Établir une programmation culturelle a sans aucun doute été une course à obstacles. Le menu de « talents locaux » saupoudré de partenariats et pimenté de paris audacieux donne d’ores et déjà l’eau à la bouche. IJL – Réseau.Presse L’Aurore boréale
Assemblée annuelle de la CSFY Au CSSC Mercier et via Zoom Le lundi 13 septembre dès 19 h L’assemblée sera suivie par une conversation avec le public. Profitez de l’occasion pour poser des questions aux commissaires et en apprendre davantage sur leur mandat. Veuillez nous contacter à info@csfy.ca avant le 13 septembre pour recevoir le lien Zoom. Renseignements : 667-8680, poste 0
csfyukon
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
culture
14
Impro au nord du 60e parallèle Philippe Leblanc vient d’arriver à Whitehorse. Attiré au territoire grâce à un nouvel emploi à caractère culturel, il propose d’ores et déjà de relancer une activité mise sur pause depuis quelques années : l’improvisation. Laurence Landry
L’improvisation est l’une des plus récentes formes d’art de la scène : un jeu théâtral originaire de la province de Québec qui repose sur le fait d’improviser de petites scènes sur un temps et un thème donnés. Plusieurs éléments du hockey s’y retrouvent, que ce soit par la présence de pénalités ou par la forme de la scène. Les joueurs et les joueuses se rassemblent en ligues, portent des chandails similaire à ceux des hockeyeurs professionnels et s’affrontent en équipes. Depuis le premier match ayant eu lieu le 27 octobre 1977 à Montréal, l’improvisation connait une croissance qui dépasse les frontières du Canada. On retrouve des ligues dans l’Europe francophone, aux États-Unis et en Allemagne. En 2018, la République
démocratique du Congo a d’ail- preneuriale le tente. Cherchant le leurs accueilli la première coupe meilleur endroit pour fonder son africaine d’improvisation. entreprise, il visite le Colorado, l’Irlande et le Yukon. Il arrive à Whitehorse en février 2020. Relancer l’impro Reprenant son travail dans le milieu en français du montage vidéo, il s’installe dans Au territoire, il n’y a pas pour la capitale territoriale. Il commence le moment de ligue formelle ou désormais une nouvelle année d’équipes offi cielles, même s’il scolaire au CSSC Mercier, en tant y a déjà plusieurs participant.e.s que coordonnateur de l’intégration enthousiastes. Le milieu est majo- culturelle. Ayant passé quelques années ritairement anglophone. Philippe Leblanc vient d’arriver loin de la scène, il est prêt à reprendre au territoire. Originaire de Montréal, son chandail et à partager son savoir il a vécu en partageant son temps au travers d’ateliers d’impro. Il entre le Québec et le sud de la nourrit également l’espoir de former France. Lors de chaque voyage, une ligue franco-yukonnaise. il emmène avec lui son amour de l’improvisation, né dans la ligue Accessible à toutes de son école, et va jusqu’à former et à tous une ligue à Marseille. En 2009, il revient à Montréal, décidé à rester Le côté libre et informel de l’imau Canada. provisation confère à cette actiPar la suite, l’aventure entre- vité un caractère très accessible.
Accélérez votre projet local
Le Fonds de développement communautaire finance des projets et des activités qui profitent à la population yukonnaise, comme l’amélioration du réseau de sentiers polyvalents de Watson Lake. Projets admissibles : • Nouveaux projets de construction • Rénovations et restaurations de bâtiments ou de terrains • Développement des connaissances ou des compétences • Recherche et planification • Programmes et activités Date limite de présentation des demandes pour le volet 2 : 15 septembre. En savoir plus : yukon.ca/fr/fdc.
Fournie
Philippe Leblanc est attiré par la polyvalence que demande l’improvisation.
Il n’y a pas besoin de formation, d’accréditation ou de reconnaissance professionnelle ; seulement le désir de participer. C’est une qualité que Philippe Leblanc souligne : « Moi, mon but, c’est pas que mes élèves se ramassent à Hollywood la semaine prochaine […]. C’est monsieur-madame Tout-le-monde, même s’ils n’ont aucune expérience en théâtre. [...] J’ai déjà donné des formations à des ainé.e.s. Ils n’avaient aucune expérience théâtrale […]. J’ai vu des madames de 85 ans : leur but ce n’était pas de se ramasser sur une scène, c’était juste de faire une activité, de sortir du quotidien. » C’est un art qui apporte une certaine liberté, mais aussi une
Polyvalence qui s’applique dans de nombreux domaines. Là où l’art oratoire est requis, l’impro peut trouver son utilité. Elle apporte des outils transférables dans toutes les sphères de la vie, personnelle ou professionnelles. Fort d’une expérience de plus de 30 ans en tant que joueur et de plus de 20 ans en tant que formateur, Philippe Leblanc propose des ateliers ouverts à toutes et à tous. Au programme : les bases, les techniques, développer son imaginaire, combattre la timidité, laisser aller sa folie créatrice, rencontrer des gens et, surtout, s’amuser! Les ateliers seront offerts du 14 septembre au 21 décembre. Pour plus de renseignements et pour s’inscrire : 1 524 718-8118.
L’art en vitrine Venez découvrir le travail de création en direct d’artistes de la société Yukon Artists at Work (YA@W). Ces derniers se retrouvent sur les lieux chaque semaine et œuvrent dans l’espace situé derrière la vitrine de la galerie d’art du centre-ville de Whitehorse. Ce projet intitulé Artist in the Window offre des moments de rencontres uniques où l’échange et le partage entre l’artiste et le public sont au rendez-vous. En ce début du mois de septembre, il sera possible d’y croiser l’artiste peintre Neil Graham. Ce dernier profitera de l’occasion pour créer d’une série de portraits d’animaux en utilisant son médium de prédilection : la peinture à l’huile. « Mon objectif est d’arriver à capturer l’émotion de l’animal dans son quotidien en évitant de tomber dans l’anthropomorphisme », explique l’artiste. « Sur une note plus légère, je veux également en profiter pour m’amuser à reproduire l’effet de fourrure par la peinture, dans le but de vérifier si je peux y
arriver », ajoute-t-il en riant. Neil Graham travaillera à la galerie d’art du 1er au 4 septembre, de 11 h à 14 h. L’artiste invite également les gens à lui apporter des photos d’animaux qui pourraient inspirer son exploration artistique. Ce publireportage est proposé par la galerie Yukon Artists at Work.
Galerie Yukon Artists @ Work 4129, 4e Avenue. Whitehorse, Yukon (867) 393-4848 yaaw@artlover.com yaaw.com Mardi au samedi de 11 h à 16 h
Neil Graham
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
arctiQue
15
Un film d’animation inuit sur le chamanisme récompensé en France Angakusajaujuq : L’Apprentie chamane est le fruit de la collaboration de deux maisons de production inuites, Kingulliit à Igloolik et Taqqut à Iqaluit. Nelly Guidici
Destiné à un large public, ce film d’animation de 20 minutes a été récompensé au Festival international du film d’animation d’Annecy en juillet 2021. Également sélectionné au Festival international du film de Toronto qui aura lieu le mois prochain, ce film est une création en animation en volume (stop motion, en anglais) qui met en scène des marionnettes qui apportent l’illusion de personnages dotés de mouvements naturels. Une centaine de personnes ont travaillé pendant deux ans sur ce film, qui est une adaptation d’un
conte traditionnel inuit du nord de la région de Baffin. Sous les traits d’une jeune apprentie chamane qui doit faire face au monde des esprits tout en suivant les enseignements de sa grand-mère qui la guide pendant ce voyage spirituel, c’est tout un pan de la cosmologie inuite qui prend vie à l’écran. « Le chamanisme est une importante part de l’histoire, parce que nous cherchons la voie de la réconciliation. Les pensionnats ont écarté le système de croyances traditionnelles et c’est très important qu’en 2021 le chamanisme inuit soit [au cœur] d’un film d’animation dirigé par une équipe inuite », indique Neil Christopher, l’un
des producteurs au sein de Taqqut. Zacharias Kunuk, directeur du projet aux côtés d’Evan DeRushie, a travaillé auprès de personnes ainées afin que le film soit fidèle à la vision du monde spirituel transmise de génération en génération. « Il [Zacharias Kunuk] nous a transmis des images de qulliq, la lampe traditionnelle inuite à l’huile de phoque, à titre de référence afin que nous reproduisions exactement la lumière reflétée par les petites flammes dans l’iglou », précise Neil Christopher, qui se dit incroyablement chanceux d’avoir pu collaborer avec ces deux réalisateurs. Reconnu internationalement pour son film Atanarjuat, la légende
anima-studio.com
L’Apprentie chamane est l’histoire d’une jeune fille qui doit affronter sa première mise à l’épreuve : un voyage sous terre pour rendre visite à Kannaaluk, “Celle d’en dessous”, qui détient les réponses quant à la raison pour laquelle un membre de la communauté est tombé malade.
de l’homme rapide, Zacharias Kunuk a souhaité, à travers cette toute nouvelle production, laisser un témoignage aux générations futures, ce à quoi ressemblait le mode de vie traditionnel avant la colonisation et l’évangélisation de l’Arctique.
Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
P O R T R A I T : F R A N CO P H O N E E T E N A F FA I R E S
NO
8
Steve Berger-Husson « L’innovation et l’efficience sont mes deux forces motrices. La technologie évolue, la clientèle change, la demande change et ça oblige à innover constamment. Il faut donc toujours être créatif. »
Quelque chose d’indispensable pour l’entreprise
Quelque chose que peu de gens savent
Les gens ignorent le bagage d’expériences que ma conjointe Ce sont d’abord et avant tout et moi avons au niveau des les entreprises locales avec lesquelles nous travaillons énor- finances et du marketing à l’international. Ceux qui le savent mément. Il est possible d’offrir nous demandent alors pour autant de services à nos clients grâce aux différents partenariats quelle raison nous avons décidé que nous avons développés avec de tout laisser tomber pour aller gérer un parc pour véhicules ces entreprises. Nous offrons récréatifs au Yukon. Ils y voient par exemple, le Local Breakun abandon de carrière de fast pour le petit-déjeuner qui notre part alors que pour nous, est composé entièrement de c’est plutôt une progression, produits du Yukon. un choix de vie.
Le Yukon : avantage ou défi? C’est très avantageux d’avoir une entreprise au Yukon. Je ne peux évidemment comparer cette expérience qu’avec celle que j’ai vécue en Europe où la gestion administrative est très lourde. Au Canada, c’est plus facile et au Yukon, ça l’est encore plus, car c’est assez petit pour ne pas être surchargé par tout ce qui touche l’administration d’une entreprise.
Découvrez une figure de l’entrepreneuriat yukonnais toutes les deux semaines. Merci à
Caribou RV Park Le Caribou RV Park est un parc accessible aux véhicules récréatifs ainsi qu’aux personnes désirant faire du camping. Diverses commodités sont offertes (buanderie, douche, lave-auto...) et un service de livraison de pain frais et de viennoiseries est également disponible sur réservation.
Une grande fierté Je dirais que c’est celle d’avoir été accepté et valorisé par la communauté yukonnaise. Pendant les inondations de cet été, nous avons offert de loger gratuitement les gens qui avaient perdu leur maison. Le retour chaleureux de la communauté que nous avons eu m’a donné les larmes aux yeux.
En savoir +
portraits.afy.ca
Développement de l’entreprise Nous avons beaucoup de projets pour l’entreprise. Nous voulons avant tout agrandir le camping. Pour y arriver, on doit toutefois commencer par l’agrandissement des installations technologiques et sanitaires des lieux. On veut aussi augmenter nos services en incluant, entre autres, du camping de luxe qui est de plus en plus populaire chez les gens.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
arctiQue
16
Pistes de solutions pour lutter contre l’insécurité alimentaire persistante en Arctique Un rapport publié en juillet 2021 indique que l’insécurité alimentaire touche l’ensemble des collectivités de l’Arctique canadien. Coordonné par l’organisme Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), le document de 56 pages appelé Stratégie sur la sécurité alimentaire de l’Inuit Nunangat rappelle que le problème n’est pas nouveau et que cette réalité est « inacceptable et doit être changée », selon Nathan Obed, président de l’organisme. Nelly Guidici
La prédominance de l’insécurité alimentaire dans l’Arctique canadien découle de nombreux facteurs et est intimement liée à la pauvreté et au racisme systémique, selon Nathan Obed. Véritable feuille de route, cette stratégie énonce des actions concrètes qui reflètent les différentes réalités et priorités des collectivités inuites.
Des causes multiples Le système d’approvisionnement alimentaire dans les collectivités est complexe et dépend en grande partie du réseau maritime ou aérien qui permet l’importation d’aliments en provenance du Sud. En raison des prix élevés des aliments (dont les coûts de transport se reflètent directement sur les prix en magasin) et des faibles revenus des ménages, la plupart des familles ne peuvent se procurer des aliments sains. 20 % des calories consommées dans l’Inuit Nunangat (Nunavut, Nunavik, Nunatsiavut et la région désignée des Inuvialuits) contiennent peu ou pas de micronutriments, selon l’étude. Brian Pottle, président du Conseil national des jeunes Inuits depuis juin 2021, est originaire
du Labrador et il connait bien cette réalité. « Je l’ai vécu personnellement, quand on n’a pas un revenu élevé, on est obligé de choisir l’option la moins chère pour tout et c’est malheureusement la moins nutritive et la moins saine. Les valeurs nutritionnelles sont manquantes, ce qui est problématique, car vous ne pouvez pas [avoir un apport] équilibré », déplore-t-il lors d’une entrevue. Repas déséquilibrés ou repas sautés, l’insécurité alimentaire est un problème de santé publique qui peut mener à une détérioration de l’état de santé général et à un risque élevé de développement de maladies chroniques. L’éloignement géographique et le coût du transport, mais aussi l’imprévisibilité de la météo sont quelques-unes des multiples causes de cette situation, selon Lynn Blackwood, analyste des politiques de sécurité alimentaire au sein du gouvernement du Nunatsiavut à Nain, au Labrador. « Les avions atterrissent sur de petites pistes en fonction de la météo. Lorsque le temps est mauvais, ils ne peuvent pas fournir les communautés, et cette situation a un impact », rappelle-t-elle. Selon l’analyste qui dit rester optimiste, les causes de l’insécurité alimentaire
dans le Nord sont nombreuses et rendent la situation complexe.
Diverses aides financières Le Canada a ratifié le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels en 1976. Ce traité international affirme le droit à une alimentation adéquate, c’est-àdire exempte de substances nocives et acceptable dans une culture déterminée, accessible de façon durable, en quantité suffisante et d’une qualité propre à satisfaire les besoins alimentaires. Selon Leslie Michelson, porte-parole pour Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada, le gouvernement fédéral est déterminé à améliorer la sécurité alimentaire dans l’Inuit Nunangat en se basant sur une approche pangouvernementale, en collaboration avec les dirigeants et les collectivités inuites. Si l’approche collaborative permet de réaliser des progrès, selon elle, les multiples facteurs qui jouent un rôle dans l’insécurité alimentaire sont exacerbés par l’isolement. Plusieurs fonds et programmes ont été créés par le gouvernement fédéral, comme le Fonds de soutien aux communautés
Appel de projets Le Fonds communautaire de l’Association franco-yukonnaise (FCAFY) soutient des projets et des initiatives qui visent l’avancement de la Franco-Yukonnie et qui contribuent à accroître l’espace francophone au Yukon. Spécificités et critères
Pour obtenir de l’information sur le montant des subventions, sur les critères de sélection, sur les dépenses admissibles et pour savoir comment présenter une demande de subvention, vous devez consultez le document Guide du requérant et formulaire de demande disponible sur demande.
Date limite
Veuillez déposer votre demande, accompagnée du formulaire dûment complété, au plus tard le 17 septembre 2021, à 17h. Vous devez la soumettre par courriel à isalesse@afy.ca ou en personne au Centre de la francophonie située au 302, rue Strickland. Toute demande soumise après la date et l’heure de clôture ne sera pas acceptée.
autochtones, dont le budget s’élève à 1,1 milliard de dollars. Le programme Nutrition Nord Canada, qui a alloué 163,4 millions de dollars sur trois ans à partir de 2021, « fait partie intégrante d’une solution plus large et plus intégrée » pour Mme Michelson. Cependant, Mme Blackwood considère ce programme comme une aide, mais pas comme une solution. « Offrir un programme qui diminue le coût de la nourriture alors que le prix est déjà astronomique par rapport aux communautés du Sud est juste un coup de main », pense-t-elle.
Les mesures et pistes de solutions
la réalité vécue par les populations et les solutions mises de l’avant vont permettre de supprimer le fossé financier qui empêche les Inuits de se procurer des aliments sains et abordables. « Les gens du Nord paient vraiment le prix pour le Nord, mais je suis heureux que la stratégie soit une feuille de route pour aider à construire et à combler le fossé », précise-t-il. Renforcer l’autodétermination des Inuits au sein du système alimentaire, réduire la pauvreté ou encore subventionner et investir dans le secteur aérien en tant que service essentiel sont quelquesunes des pistes de solutions développées dans le rapport. La stratégie rappelle, dans sa conclusion, que le manque de volonté du Canada à investir sérieusement dans les infrastructures maritimes et aéronautiques régionales place le pays en recul par rapport aux autres nations possédant des territoires en Arctique. Cependant, la promotion et le soutien d’activités de récoltes conjointement à un renforcement de l’autodétermination des Inuits dans le système alimentaire devraient permettre de modeler un système qui reflète les priorités alimentaires des collectivités inuites.
Les aliments traditionnels qui sont d’une grande importance culturelle et nutritive pour les collectivités subissent de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique. En effet, la viande de caribou était la première source de protéines et de fer pour la plupart des Inuits jusqu’au récent déclin des populations. Au Labrador par exemple, à la suite de la baisse inquiétante du nombre d’individus de la harde de George River, la chasse a été interdite en 2013. « Je pense que l’interdiction était nécessaire pour s’assurer que Articles de l’Arctique est la population de caribous [augune collaboration des cinq mente] et soit disponible pour les médias francophones des générations futures. Mais cela a un territoires : les journaux L’Aquilon, impact énorme non seulement sur la l’Aurore boréale, et Le Nunavoix nutrition, mais aussi sur les valeurs ainsi que les radios CFRT et culturelles », estime Mme Blackwood. Radio Taïga. Pour M. Pottle, la stratégie présentée par ITK est ancrée dans
Montant du FCAFY pour 2021
Le montant total disponible du fonds dans le cadre de cet appel est de 20 000 $, dont 16 000 $ pour des projets provenant d’organismes et 4 000 $ (1 000 $ maximum par projet provenant d’individus).
Information supplémentaire
Pour toute demande d’information ou de précisions à propos de l’appel de projets pour le FCAFY veuillez communiquer avec : Isabelle Salesse Directrice générale, Association franco-yukonnaise (867) 668-2663, poste 328
Pixabay
En raison des prix élevés des aliments et des faibles revenus des ménages, la plupart des familles ne peuvent se procurer des aliments sains. 20 % des calories consommées dans l’Inuit Nunangat contiennent peu ou pas de micronutriments, selon un rapport publié en 2021.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
arctiQue
17
Un regard nordique à Ottawa : Mary Simon est la 30e gouverneure générale Mary Simon a été nommée nouvelle gouverneure générale du Canada. Originaire du Nunavik, Mme Simon, qui parle couramment l’anglais et l’inuktitut, est la première femme autochtone à occuper ce poste. Nelly Guidici
Sa nomination est une première dans l’histoire canadienne et M me Simon l’a souligné dans son discours d’investiture le 6 juillet 2021 : « Ma nomination est historique et c’est un moment fort et inspirant pour le Canada. » Dans un communiqué de presse du même jour, l’administration régionale Kativik du Nunavik rappelle que Mme Simon a toujours été « une fervente défenseure des droits et de la culture des Inuits dans son engagement indéfectible à améliorer l’environnement ». Présidente du Conseil circumpolaire inuit du Canada de 1986 à 1992, ambassadrice du Canada au Danemark de 1999 à 2002, voilà quelques-uns des nombreux rôles qu’elle a tenus sur la scène nordique nationale et internationale au cours de sa carrière. Le domaine de l’éducation lui tient particulièrement à cœur. En 2011, elle participe, en tant que présidente du Comité national sur l’éducation des Inuits, à la rédaction d’une stratégie nationale sur l’éducation de cette nation. Dans le rapport intitulé Les Premiers Canadiens, Canadiens en premiers [sic] (First Canadians, Canadians First), elle indique dans un message d’introduction que « nous devons bâtir un système d’éducation fondé sur la culture, l’histoire et la vision du monde inuit et dans le respect du rôle des parents ». Sa nomination, moins de six semaines après la macabre découverte des restes de 215 enfants enterrés dans une fosse commune du pensionnat de Kamloops, s’inscrit dans un élan de concrétisation de la réconciliation dont des pistes d’action ont été clairement identifiées dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation. « Ma nomination est une étape importante sur le long chemin de la réconciliation. Il reflète nos progrès collectifs vers la construction d’une société plus inclusive et plus équitable, indique-t-elle dans son discours. Je travaillerai à promouvoir le bien-être et l’apaisement de la société à travers le Canada. » Monika Ell-Kanayuk, présidente du Conseil circumpolaire inuit pour le Canada, considère la nouvelle gouverneure générale comme une diplomate qui fera la différence dans le processus de réconciliation : « Elle a reçu de nombreux prix au fil des ans. Je pense qu’elle est une très bonne
diplomate et qu’elle réussira dans le processus de réconciliation. »
Un modèle pour les femmes et la jeunesse Diplomate reconnue pour ses nombreuses réalisations et son rôle primordial dans la préservation de la culture inuite, Mme Simon est devenue au fil des ans un véritable modèle auprès des Inuits. Pour Jennifer Munick, présidente de l’administration régionale Kativik, la nouvelle gouverneure générale a « été un modèle dans son dévouement à la promotion du processus de réconciliation et de l’autodétermination des Inuits du Nunavik ». Mme Ell-Kanayuk se rappelle qu’étant plus jeune, elle admirait Mme Simon. Elle considère aujourd’hui « qu’elle est un modèle pour les jeunes inuits et les jeunes femmes inuites en particulier ». C’est le cas d’Ashley Cummings, originaire de Pangnirtung au Nunavut et membre du Conseil jeunesse du premier ministre de 2018 à 2020. « Elle est un modèle incroyable pour moi. Juste avec les différentes implications qu’elle a eues en ce qui concerne la politique, et ses différentes formes de plaidoyer pour l’Arctique en général, c’est vraiment stupéfiant », indiquet-elle lors d’une entrevue. Mme Cummings considère que la présence de personnes autochtones à des postes haut placés est encore rare. Cependant, elle entrevoit cette nomination avec beaucoup d’espoir : « Il est difficile de voir des personnes autochtones, inuk ou non, dans des fonctions aussi importantes. La nomination de Mme Simon montre la validité du peuple inuit dans l’espace et je pense que c’est le début de quelque chose de beau. » Un rapport publié en mars 2017 par Statistique Canada indiquait que l’intégration au marché du travail était plus faible pour les populations autochtones que pour les allochtones. En 2015, 83 % de la population allochtone (âgée de 25 à 54 ans) occupait un emploi contre 67 % pour la population autochtone appartenant au même groupe d’âge.
Une vision nordique L’honorable Angélique Bernard est la commissaire du Yukon depuis le 12 mars 2018. Première francophone à occuper cette fonction dans le territoire, elle a suivi la nomination de M me Simon avec
beaucoup d’intérêt. « J’ai trouvé cette nomination très intéressante et très à point aussi. J’aime le fait qu’elle va apporter une vision nordique au poste. On sait que c’est un poste apolitique et plus cérémonial, mais c’est une personne qui peut faire la lumière sur les thèmes qui lui tiennent à cœur. » Représenter, servir, honorer et mettre en valeur sont les principales fonctions du gouverneur général, dont le rôle est symbolique. Cependant, Mme Bernard pense qu’avec cette nomination, une nouvelle vision nordique canadienne qui met les territoires de l’avant va émerger : « Mme Simon a été nommée pour apporter une vision nordique des choses. Je crois qu’elle va être capable de faire le pont entre le Sud et le Nord. Elle a vécu dans les deux cultures […] et c’est un très bon pas en avant pour montrer justement ce qu’il se passe dans le Nord parce que les gens du Sud ne savent pas finalement ce qui se passe ici. » Pour Mme Cummings, le point de vue des populations inuites va être pris en considération, car la gouverneure générale est une porte-parole reconnue des voix inuites. « Je suis
Flickr Aurtorisé par Francopress
Mary Simon, originaire du Nunavik, est la première femme autochtone nommée au poste de gouverneure générale. Rôle symbolique dans la démocratie canadienne, M me Simon a déclaré vouloir contribuer à la réconciliation dans une société canadienne qu’elle souhaite équitable et inclusive.
tellement excitée de voir ce qu’elle va proposer dans ce nouveau poste alors qu’elle poursuit son travail de défense des droits et pour faire entendre la voix des Inuits. C’est tellement stimulant pour moi en tant que jeune Inuk qui est dans la sphère de la revendication de la voir intronisée dans cette fonction ».
Articles de l’Arctique est une collaboration des cinq médias francophones des territoires : les journaux L’Aquilon, l’Aurore boréale, et Le Nunavoix ainsi que les radios CFRT et Radio Taïga.
Écoénergie pour le Yukon
Contrôlez votre consommation d’énergie! Obtenez une remise en argent sur des rénovations écoénergétiques de votre habitation ou bâtiment. Les propriétaires d’habitation ou de bâtiment et les locataires sont admissibles à des remises pour des rénovations qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou la consommation d’énergie. Amélioration de l’isolation, pose de fenêtres ENERGY STAR®, achat d’appareils électroménagers plus efficaces, et plus encore.
Adoptez des technologies écoénergétiques propres, économisez de l’argent et réduisez votre empreinte carbone.
Consultez les programmes de remises pour les maisons et les bâtiments : yukon.ca/fr/remises-ecoenergie
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
sociÉtÉ
18
Peuples autochtones : un lexique pour savoir quels termes employer Inès Lombardo, Francopresse
Ces dernières semaines, les découver tes successives de centaines de tombes non identifi ées d’enfants près d’anciens pensionnats autochtones ont mis les Canadiens face à un pan de leur histoire la plus sombre. Depuis, des citoyens s’éduquent, discutent et participent à des marches en soutien aux peuples autochtones dont les droits les plus fondamentaux ont été bafoués. Dans ce contexte plus que sensible, Francopresse s’est attaché à produire un lexique des termes de bases à utiliser pour éviter que les mots ne blessent autant que les actes.
Termes généraux Peuples autochtones : Terme utilisé au paragraphe 35 (1) de la Loi constitutionnelle de 1982, qui reconnait et confirme les droits existants — ancestraux ou issus de
traités — des peuples autochtones. Selon le paragraphe 35 (2), ce terme s’entend des Indiens (Premières Nations), des Inuits et des Métis du Canada. Premiers peuples : Terme utilisé à l’occasion à la place de « peuples autochtones ». Ce terme ne revêt pas de signification juridique. Premières Nations : Terme désignant tous les Indiens, inscrits et non inscrits, ainsi que leurs collectivités. Bien qu’il ne soit pas défini dans la Loi sur les Indiens, il est maintenant utilisé dans la plupart des lois canadiennes (p. ex. Loi concernant les enfants, les jeunes et les familles des Premières Nations, des Inuits et des Métis). Chef : Personne à la tête du gouvernement d’une Première Nation en vertu du régime de la Loi sur les Indiens. Le chef et ses conseillers, lesquels forment le conseil de bande, sont élus en fonction de divers systèmes électoraux.
C e m o d è l e d e g o u v e rnance n’est pas traditionnel chez les Premières Nations. Traditionnellement, certaines Premières Nations avaient des structures de gouvernance héréditaires. Certaines d’entre elles ont maintenu leurs institutions traditionnelles, parallèlement au régime de la Loi sur les Indiens. Les rôles et responsabilités contemporains des chefs héréditaires varient d’une communauté à l’autre. Inuits : Peuple circumpolaire vivant principalement dans l’Inuit Nunangat, le territoire couvrant la terre, les glaces et les eaux du Nunavut, du Nunatsiavut (nord du Labrador), du Nunavik (nord du Québec) et de la région désignée des Inuvialuits (nord du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest). En inuktut, « langue parlée par les Inuits qui habitent la partie orientale de l’Arctique canadien », « Inuit » signifie « le peuple ». Par conséquent, l’expression « peuple inuit » est à éviter.
Remboursement du prix du carbone pour les mines et les entreprises En tant qu’exploitant minier ou propriétaire d’entreprise, vous pourriez avoir droit à un remboursement sur le prix du carbone. Vous avez jusqu’au 30 septembre 2021 pour soumettre une demande pour un site d’exploitation de placers ou de quartz pour cette année. Les propriétaires d’entreprise peuvent demander leur remise au moment de produire leur déclaration de revenus. Critères d’admissibilité : yukon.ca/fr/remboursement-prix-carbone Courriel : carbonrebate@yukon.ca
En anglais, le mot « Inuk » est la forme singulière du mot « Inuit » et sert à désigner une seule personne. En français, on accorde « Inuit » en genre et en nombre. Autrefois, les Inuits étaient appelés « Esquimaux », un terme aujourd’hui considéré péjoratif. Il convient de noter que les Inuits et les Innus ne sont pas le même peuple : les Innus forment une Première Nation habitant le nord-est du Québec et le sud du Labrador. Les Innus (parfois appelés « Montagnais » ou « Naskapis ») : Peuple autochtone vivant dans les régions subarctiques et boréales du Québec et du Labrador. Le recensement de 2016 dénombre 27 755 personnes se disant d’ascendance innue/montagnaise, tandis que 1 085 autres s’identifient comme Naskapis. Source : L’Encyclopédie canadienne, Innu (Montagnais-Naskapi) Métis : L’identité métisse se définit de différentes façons. Les Métis peuvent être décrits comme « les personnes dont les ancêtres habitaient l’ouest et le nord du Canada et ont reçu une terre ou un certificat de Métis ». Autrement dit, il s’agit des descendants de la nation métisse historique. Une définition plus large inclut les personnes d’ascendance mixte (Autochtone et non Autochtone) qui s’identifient comme Métis. Dans le jugement Powley de 2003, la Cour suprême du Canada a retenu trois facteurs principaux comme indicateurs de l’identité métisse : l’auto-identification, les liens ancestraux et l’acceptation par la communauté. Réserve : Une réserve est une terre réservée aux membres d’une Première Nation pour qu’ils l’occupent et l’utilisent. À ne pas confondre avec un « territoire revendiqué », un terme qui englobe toutes les terres traditionnelles de la Première Nation en question, c’est-à-dire un territoire bien plus grand qu’une réserve. Source : Atlas des peuples autochtones du Canada, Foire aux questions. « Survivante » plutôt que « victime » : Dans son Lexique terminologique, l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) a « choisi d’utiliser le terme “survivante” pour désigner les personnes qui ont vécu la violence, reconnaissant que l’usage de ce terme ne constitue pas un appel lancé aux personnes afin qu’elles “se dépêchent de guérir”. « Une variante respectueuse consiste à éviter complètement d’utiliser un terme, et de simple-
ment faire référence aux “personnes qui ont vécu la violence” ou à “celles qui ont vécu la violence”. Exception : Si le terme “victime” est nécessaire dans le contexte du système de justice pénale. »
Termes particuliers au droit Droits ancestraux : Ensemble de droits protégés par la Constitution canadienne que détiennent les peuples autochtones en vertu de leur occupation et de leur utilisation historique du territoire en tant que sociétés distinctes ayant leurs propres pratiques, coutumes et traditions. Titre ancestral : Droit collectif d’occupation et d’utilisation exclusives d’un territoire par un groupe autochtone. Droits issus des traités : Droits définis dans les traités historiques et modernes négociés entre la Couronne et les peuples autochtones. Indien : Bien que désuet, le terme « Indien » a un sens juridique précis selon la Loi sur les Indiens et son utilisation peut être indiquée dans certaines circonstances. Il désigne généralement les Indiens inscrits, les Indiens non inscrits et les Indiens visés par un traité. Le terme « Premières Nations », qui n’a pas de sens juridique, est maintenant largement accepté en remplacement du terme « Indiens ». Loi sur les Indiens : Instaurée en 1876, la Loi sur les Indiens est le principal texte législatif sur lequel s’appuie le gouvernement fédéral pour administrer les réserves et les gouvernements locaux des Premières Nations. Elle énonce les obligations du gouvernement à l’égard des peuples des Premières Nations et défi nit le « statut » – la reconnaissance juridique de l’héritage d’un membre d’une Première Nation, qui lui procure certains droits, comme celui de vivre dans une réserve. Cette loi demeure la première ressource définissant les interactions entre le gouvernement fédéral et les membres des Premières Nations du Canada. Source : Atlas des peuples autochtones du Canada, Foire aux questions. Les termes de ce lexique ont été réorganisés par thèmes. La source principale est le site de la Colline parlementaire « Notes de la Colline », qui fait partie de la Bibliothèque du Parlement canadien. D’autres sources ont été utilisées, auxquels cas celles-ci sont indiquées à la fin de la définition du terme concerné.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
DÉveloppement DuraBle
19
La Petite Maison : les saveurs de la France au centre-ville de Whitehorse L’objectif « Économie locale et diversifiée » du Plan de développement durable (PDD) de la Ville de Whitehorse vise à encourager le développement d’une économie résiliente au changement global en appuyant la création d’entreprises locales et diversifiées. Avec l’ouverture de la nouvelle crêperie La Petite Maison, Émilie Morin et Edwine Veniat viennent justement d’enrichir d’une touche toute française le paysage gourmand du Yukon. Le PDD a été pensé et conçu en collaboration avec les citoyens de la ville pour soutenir un environnement sain et une qualité de vie pour toutes et tous sur le long terme. L’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise s’associent pour présenter, dans une série de dix articles, des entreprises qui contribuent à l’économie durable de notre communauté. Cette semaine, coup d’œil sur la nouvelle crêperie de Whitehorse.
Bien comme à la maison Des crêpes savoureuses dans un espace chaleureux : voilà ce que propose La Petite Maison, nouvellement installée dans les locaux de Yukonstruct depuis le début du mois d’août. « Les crêpes renvoient à nos souvenirs d'enfance et nous voulions recréer une ambiance familiale et chaleureuse dans notre établissement », raconte Edwine Veniat. C’est d’ailleurs ce désir qui a inspiré le nom du restaurant : « Nous voulons que les client.e.s se sentent bien […], précise la copropriétaire. On veut se sentir à la maison et on veut que nos invités se sentent aussi à la maison chez nous! » Edwine Veniat et Émilie Morin n’en sont pas à leur premier projet entrepreneurial, mais c’est leur premier restaurant : « C'est un projet sur lequel nous travaillons depuis longtemps, expliquentelles. Il a été repoussé avec la pandémie, mais le timing nous a semblé parfait : tout commençait à rouvrir au Yukon. »
Des ingrédients locaux Cela fait à peine un mois que la crêperie est ouverte, mais déjà plusieurs partenariats sont en place avec des producteurs de la région, selon les deux entrepreneures : « Travailler avec les talents locaux nous tient énormément à cœur. […] Notre café est fait localement par Mike à Firebean Coffee
Roasters, nos œufs viennent de la ferme locale Little Red Hen et nos délicieuses confitures sont faites par Jim et George de Yukon Sweet. D'autres collaborations sont en cours concernant les boissons, les légumes et viandes locaux, ainsi que le poisson. » Le menu est d’autant plus conçu pour satisfaire tous les appétits, avec des options végétariennes, sans gluten et sans produits laitiers. Certains plats créatifs font aussi rêver, comme le « burger-gaufre », offert en version carnivore ou végétarienne.
Plus à venir Maintenant que la cuisine est en action, Émilie Morin et Edwine Veniat comptent bien poursuivre le développement de leur projet. Leur objectif est notamment d’enrichir leur menu de nouvelles recettes de gaufres sucrées et de pâtisseries (apparemment que le gâteau aux carottes est à tomber par terre). Elles aimeraient également organiser des événements communautaires, pour rassembler la communauté et créer un lien social. Vous pouvez suivre leur page Facebook pour plus de détails à ce sujet. Elles rappellent qu’elles sont toutes deux reconnaissantes du soutien qu’elles ont reçu depuis le début de leur aventure, de la part de toute l’équipe de Yukonstruct, mais également de la communauté : « Whitehorse est une ville exceptionnelle pour les entrepreneur.e.s. La communauté est incroyable, le soutien est superbe, tout est fait pour aider les personnes à se lancer en entreprise avec succès et à suivre leurs rêves. On dirait qu'ici, tout est possible! » Ce publireportage est le fruit d’un partenariat entre l’Aurore boréale et l’Association franco-yukonnaise. Il a été rendu possible grâce aux contributions financières de la Ville de Whitehorse et du gouvernement du Canada.
Fournie
Edwine Veniat (à gauche) est originaire de la Côte d’Azur en France et a emménagé au Yukon en janvier 2019. Elle a travaillé dans l’hôtellerie de luxe et dans l’immobilier avec Émilie, et a ensuite fait carrière dans l’enseignement, les arts et le journalisme. En 2015, elle a cofondé une maison d’édition LGBT francophone, Reines de cœur, qui est aujourd’hui leader mondial dans son domaine. Émilie Morin (à droite) vient d’arriver au Yukon en juillet 2021. Elle est originaire de Bourgogne où sa famille cultive la terre et fait du vin. C’est dans sa nature d’aimer les produits de qualité et de faire plaisir à autrui à travers le goût et les bons produits du terroir.
Roulez à l’énergie propre
Les véhicules récréatifs écologiques vous intéressent? Obtenez une remise en argent à l’achat d’une motocyclette ou d’une motoneige admissible! Les remises du gouvernement du Yukon pour le transport propre vous aident à passer aux véhicules à émission zéro : u Obtenez jusqu’à 2 500 $ à l’achat d’une motoneige neuve à émission zéro. u Obtenez jusqu’à 2 000 $ à l’achat d’une moto électrique neuve.
Adoptez des technologies écoénergétiques propres, économisez de l’argent et réduisez votre empreinte carbone.
Consultez les programmes de remise pour le transport propre :
yukon.ca/fr/remises-ecoenergie
* Vous pouvez demander une remise pour un véhicule admissible acheté à partir du 14 novembre 2019.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
cHroniQues
20
Contribuez à façonner l’avenir du Yukon Rejoignez-nous!
Envisagez de siéger à l’un des conseils ou comités suivants : ■
Commission des affaires municipales du Yukon
Date limite : 30 septembre 2021 Renseignements : Kathryn Ives – 867-334-8928 ■
Commissions de révision des évaluations foncières (régions du centre, du centre-est, du nord, du sud-est et du sud-ouest)
Date limite : 1er novembre 2021 Renseignements : Kelly Eby – 867-667-5235 ■
Commission des normes de sécurité en matière d’électricité
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Hector Lang – 867-456-6596 ■ ■ ■ ■ ■ ■
Comité consultatif des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés Commission d’appel des loteries du Yukon Comité consultatif sur la profession de sage-femme Comité consultatif des physiothérapeutes Commission d’appel des détectives privés et des gardiens de sécurité Comité consultatif des infirmières psychiatriques autorisées
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Jennifer Roach – 867-332-7295 ■
Comité de discipline des infirmières et infirmiers auxiliaires immatriculés
Date limite : aucune Renseignements : Jennifer Roach – 867-332-7295 ■ ■ ■
Conseil des ressources renouvelables Dän Keyi Conseil des ressources renouvelables du district de Mayo Conseil des ressources renouvelables du Nord du Yukon
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Catherine.Ford-Lammers@yukon.ca ■ ■
Comité de révision de l’assistance sociale Conseil d’examen de la capacité et du consentement
Date limite : 24 septembre 2021 Renseignements : Vickie Devries – 867-456-6746 ■ ■ ■ ■ ■
Conseil d’administration de la Fondation du droit du Yukon Comité consultatif communautaire Commission d’examen du Yukon Commission des droits de la personne du Yukon Comité de réexamen des rejets de plaintes du Barreau du Yukon
Ni Dieu.e, ni maitre.sse En mai dernier, le ministre français de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, a formellement banni des écoles l’utilisation de l’écriture inclusive, qui inclut le point médian. Cette interdiction survient après de longues années de débats houleux opposant les disciples d’une langue « pure » aux progressistes militant pour des tournures plus respectueuses des personnes. Le Canada n’échappe pas à ce débat qui fait rage depuis plusieurs décennies. Julie Gillet — Francopresse
D’un côté, il y a l’Académie française, toujours dans la « retenue » et « l’ouverture d’esprit », qui a indiqué en 2017 que l’écriture inclusive mettait la langue française en « péril mortel ». Ce petit groupe — majoritairement masculin, bien sûr, et qui ne compte pas de linguiste dans ses rangs, rappelons-le — explique alors redouter « une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité ». De l’autre côté, toujours en France, 314 membres du corps professoral signaient en 2017 une tribune contre l’apprentissage de la règle grammaticale du masculin qui l’emporte sur le féminin. Au Canada, nous avons également notre lot de chroniques et de positions enflammées pour affirmer que l’écriture inclusive « rend la langue illisible ». Comme s’ils s’étaient déjà un jour souciés de rendre leurs textes accessibles au plus grand nombre. En contrepartie, il y a Valérie Plante, à la mairie de Montréal, qui annonçait en mai 2020 vouloir faire adopter un mode de communication épicène au sein de son administration. Il y a aussi le travail mené par l’Office québécois de la langue française (OQLF) depuis la fin des années 70. Bref. En France comme au Canada, l’écriture inclusive fait couler des rivières d’encre.
Rendre les femmes visibles Mais reprenons depuis le début et précisons : l’écriture inclusive, ce n’est pas que le point médian. Cette chronique est rédigée en écriture inclusive, or vous n’y verrez aucun point médian (mis à part dans le titre, car je suis incapable de résister à un chouette jeu de mots)! L’écriture inclusive est plutôt un ensemble de pratiques utilisées depuis une dizaine d’années dans les milieux académiques et communautaires afin de rétablir l’égalité entre le féminin et le masculin dans la langue française. Elle comprend, entre autres, les formulations neutres (« la clientèle » pour « le client »), les doublets complets (« toutes et tous » plutôt que « tous ») et les fameux signes typographiques marquants l’inclusion, comme le point médian. Le principe est d’éviter le masculin générique et d’utiliser plutôt des tournures, des mots et des graphies réellement neutres. L’un des objectifs principaux de l’écriture inclusive est de rendre plus visibles les femmes. Par exemple, lorsqu’on dit : « Les infirmiers sont sous-payés », on passe sous silence le fait que ce sont majoritairement des femmes qui font ce métier. Écrire : « Le personnel infirmier est sous-payé » permet de donner une image plus juste de la situation.
Date limite : 30 septembre 2021 Renseignements : Michele Campbell – 867-667-3033 ■
Commission des alcools du Yukon
Date limite : 30 septembre 2021 Renseignements : Hilary Lubbers – 867-667-5265 ■
Commission des loteries du Yukon
Date limite : 30 septembre 2021 Renseignements : Matt Ordish – 867-667-7301 ■
Commission du patrimoine historique du Yukon
Date limite : 29 octobre 2021 Renseignements : Brian Groves – 867-667-3660 ■
Conseil consultatif yukonnais sur les questions touchant les intérêts de la femme
Date limite : jusqu’à ce que le poste soit pourvu Renseignements : Stephanie Coulthard – 867-667-3030 Pour obtenir un formulaire de demande ou de plus amples renseignements, visitez le site www.eco.gov.yk.ca/fr ou téléphonez sans frais au 1-800-661-0408. Les dossiers de candidature peuvent être envoyés par courriel, à boards.committees@gov.yk.ca.
Puisque la langue de travail du gouvernement du Yukon est l'anglais, veuillez soumettre tout document de candidature en anglais.
Climat : point de non-retour? Sophie Delaigue
De nombreuses voix s’élèvent pour dire que nous avons peut-être déjà franchi le point de non-retour en matière climatique. Aussi appelé point de rupture, quand ce seuil est atteint, la Terre bascule dans un nouvel état d’équilibre, ou de déséquilibre. Les nombreux désastres naturels de cet été en sont peut-être les prémices. Il n’est jamais trop tard et nous pouvons limiter l’augmentation de la tem-
pérature terrestre en réduisant nos émissions de carbone.
Comment agir? Trois actions simples : 1) diminuer sa consommation de viande, tout particulièrement le bœuf ; 2) rouler moins, rouler moins vite et limiter les déplacements en avion ; 3) consommer moins et acheter local.
Wikimedia Commons
Symbole épicène.
Des choix politiques N’en déplaise aux farouches adversaires de l’écriture inclusive, il s’agit là d’un débat essentiel. La langue définit la manière dont nous pensons et agissons. Des études ont notamment démontré que les femmes renonçaient davantage à répondre à une offre d’emploi lorsque celle-ci était rédigée uniquement au masculin. L’écriture inclusive permet également de mieux représenter les minorités de genre. Des membres de la communauté LGBTQIA+ ont ainsi créé de nouveaux pronoms plus englobants en matière de sexe et de genre, comme le pronom « iel », construit sur les pronoms genrés existants « il » et « elle ». Ces pronoms conviennent aux personnes dont le genre est fluide, comme les personnes non-binaires. Les règles de la langue française sont des constructions sociales, des choix politiques. Je me souviens encore de l’agacement de mon institutrice en 2e année du primaire, à l’accoutumée très calme et patiente, alors que je lui demande pour la 14e fois de la journée pourquoi le masculin l’emporte sur le féminin. Vingtcinq ans plus tard, après moult recherches, j’en arrive toujours à la même conclusion que ce jour-là sur les bancs de l’école : ça n’a aucun sens. La règle du masculin qui l’emporte sur le féminin est apparue au 17e siècle, lorsqu’une poignée d’hommes lettrés issus de la bourgeoisie et du clergé ont décidé d’imposer des règles grammaticales et orthographiques arbitraires à un français jusque-là plutôt libre, dans le but avoué d’assoir leur domination et d’écraser les langues régionales. Il serait temps de renverser la vapeur et de remettre la langue au service des gens ; de tous les gens, non?
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
cHroniQues
21
Les vacances J’avais entendu que notre gouvernement territorial finançait un certain pourcentage des forfaits touristiques que nous aurions réservé cet été au Yukon. C’était très invitant. Yves Lafond
La plupart des gens que je connais le pataugent de toutes sortes de manières différentes, le territoire. Mais rarement ils font appel à des professionnel.le.s pour les organiser. Ce sont surtout les touristes de l’extérieur qui utilisent ces services. Étant privé.e.s des touristes pour la deuxième année, j’espère que cette aide les aura aidé.e.s à tenir la tête hors de l’eau jusqu’à ce qu’on réouvre les barrières de nos frontières. Ceci dit, cette politique combinée aux souvenirs de ma voisine me ramenèrent à cette virée qui nous avait emmenés, elle, son chum et moi en canot freighter de Pelly Crossing, sur la rivière du même nom, jusqu’à Dawson City sur le fleuve Yukon. N’ayant jamais fait cette rivière, c’était une raison suffisante pour y aller. Nous partîmes un vendredi. Il mouillait à pluie à verse. C’était une constance, cet été-là. Mais cette journée était la pire de la saison. Pour nous encourager, on s’était dit que rendus à Pelly, ça se serait calmé. Ça s’était rempiré. Que faire? Entre rester plantés sur le bord à attendre comme des canards que la pluie battante cesse ou embrayer sur l’eau et se faire péter dans la face les gouttes d’eau transformées en garnottes, on a choisi la deuxième. Ça avait quelque chose d’irréel, comme ceux et celles qui plongeaient dans un trou dans la glace du lac Hidden l’hiver passé! C’était tellement désagréable qu’on prît le parti d’en rire. Nous nous sommes arrêtés une seule fois à un camp pour signaler un bateau échoué entre des rochers. Une heure plus tard, un ours noir croisait notre route, traversant la rivière à la nage. Il semblait beaucoup plus préoccupé par notre présence que par la température exécrable. Et finalement, finalement la pluie a diminué… Comme on arrivait à la fin de notre première étape : la jonction du fleuve Yukon, où la Pelly se jette et y finit sa vie, à l’endroit où, du temps des rivières faisant office d’autoroute, on avait bâti le village de Fort Selkirk, maintenant abandonné, mais entretenu par la nation du même nom de Pelly Crossing. Il y avait du monde. Une quinzaine de canots. Nous apprîmes par la suite que c’était une gang d’artistes de Vancouver venu.e.s s’inspirer dans les parages. Ne semblant pas trop invitants, n’ayant même pas levé la tête à notre passage, comme ça arrive avec les
gens du Sud qui craignent l’étranger comme dans les films, nous nous accostèrent plus loin. J’avais d’ailleurs spotté une maison d’où sortait une fumée réconfortante. Trempé jusqu’aux os, je comptais sur la chaleur de la cabane pour nous réconforter. Une fois à terre, à mesure que le stress du combat contre la température s’évanouissait, un grelotement grandissait. Je regardais cette maison avec tristesse, surtout après qu’une femme nous ait dit que c’était la maison du staff et que le public n’était pas admis. Grand fut notre soulagement quand son homme sortit quelques minutes plus tard pour nous inviter à nous sécher et nous réchauffer à la chaleur du poêle à bois, tout en buvant le thé. Sa femme et lui étaient de la nation Selkirk de Pelly Crossing. Ils gardaient le village la fin de semaine. Pour agrémenter le thé, il nous conta des histoires. Oh ça! pour conter et raconter, il ne manquait pas de talent. Il fascinait. Ce ne fut pas très long qu’il nous transportât vers les Navajos. Apparemment, ils viendraient du coin et reviennent régulièrement comme en pèlerinage visiter les terres ancestrales. Tout de même extraordinaire. Malgré les milliers
de kilomètres et surtout, surtout après des milliers d’années, bien longtemps avant que la première histoire ne soit écrite sur du papier, même celle des vieux continents, un peuple, tel le saumon, garde dans ses gênes assez de mémoire des lieux l’ayant vu naître pour y revenir de temps à autre. J’étais tout ouïe. Je n’avais pas remarqué Kym, la voisine, qui écoutait avec plus grand intérêt encore. Tout ça lui parlait. Comme si les mots lui étaient adressés personnellement. D’ailleurs, le conteur, c’est surtout vers elle qu’il semblait diriger ses propos. Quand nous sortîmes de la maison, le beau temps était revenu. Une fois nos tentes respectives montées, je fis le tour des lieux. Derrière la dernière maison se trouvait le vieux cimetière. Un coup d’œil rapide me rappela que nous l’avons tellement plus facile aujourd’hui. Près de la moitié des croix portaient des noms d’enfants morts avant l’âge de dix ans. Je voyais les scènes dans ma tête. Quelle tristesse. Nous avons passé le reste de la soirée paisiblement installés autour du feu. Au matin, à voir Kym, on devinait qu’il s’était passé quelque chose durant la nuit. Elle était troublée. Elle se surprenait
Dates limites pour présenter une demande au Fonds pour les arts et au Fonds d’aide à la tournée est le 15 septembre 2021
même que nous, son chum et moi n’avions rien ressenti. Les canots en polypropylène de nos voisins artistes s’étaient transformés en canots de peau. Le ciel s’était orangé. Les Navajos pressaient Kym de se dépêcher. Il fallait partir vite. Le feu les gagnait. Tout le territoire et celui des autres nations aussi allaient flamber. Il fallait aller loin, très, très loin. Jusque dans la sierra, là où il n’y a plus de bois apte à tuer une fois enflammé. À l’évidence, sa nuit l’avait marquée. Quand vint le temps de repartir dans le gros courant, elle décida de prendre en charge la corde du canot. Malgré le sol détrempé par le déluge de la veille, les vapeurs nuageuses grimpant au-dessus de la rivière à mi-montagne, une étrange odeur de fumée flottait dans l‘air. Au soir, pour camper, une île adoptée par une mère orignal et son petit semblait le meilleur endroit pour tenir à distance respectable un gros grizzly, qui lui prendrait l’idée de s’inviter pour un snack de nuit. Kym, sans raison apparente, disparut. Elle revint avec un paquet de broussailles sèches qu’elle étala en sorte de clôture autour de notre campement. « Si un gros nounours vient cette nuit, on l’entendra. » « Tout me revient! » qu’elle dit, avant
Fournie
de prendre le fusil des mains de son chum que je leur avais prêté. Si un visiteur nocturne et indésirable venait, elle s’en occuperait. Y avait pas craindre. Kym la Gwitchin. La bardée de diplômes qui, de son propre aveu, avait tant perdu des méthodes traditionnelles, retrouva tout son naturel, après une seule petite nuit en compagnie de ses lointains cousins Navajos. Quand on dit : « Je vais aller voir là-bas si j’y suis », je crois bien que c’est ce qui s’est passé pour la voisine. Cet été, ça vaut la peine d’aller faire son tour dans les bois, des fois qu’on y serait. Bonnes vacances.
La date limite pour présenter une demande au Fonds de formation des industries culturelles est le 15 septembre 2021
Le Fonds de formation des industries culturelles
Le Fonds pour les arts subventionne des projets collectifs liés aux domaines des arts littéraires, visuels et de la scène en favorisant la créativité artistique et la participation du public.
alloue des subventions de formation destinées aux travailleurs des industries culturelles ou créatives, de sorte à permettre leur meilleure intégration dans ces secteurs et à augmenter le poids économique de l’industrie de la création au Yukon.
Le Fonds d’aide à la tournée offre une aide financière aux artistes et aux groupes d’artistes professionnels afin de leur permettre de présenter leurs œuvres à l’extérieur du Yukon. Depuis le 15 juin 2020, les projets admissibles comprennent les tournées au Yukon et les tournées numériques (en ligne).
Le programme compte quatre périodes de financement par année. Les dates limites sont le 15 des mois de mars, mai, septembre et janvier.
Il y a quatre dates limites par année pour le dépôt des demandes: le 15 des mois de mars, juin, septembre et décembre.
Le formulaire de demande et les lignes directrices sont disponibles sur notre site Web. Les demandeurs sont invités à consulter un conseiller de la Section des arts avant de présenter leur demande.
Le formulaire de demande et les lignes directrices se trouvent sur notre site Web. Les demandeurs sont invités à consulter un conseiller de la Section des arts avant de déposer leur demande.
Téléphone : 867-667-3535 Sans frais: 1-800-661-0408, poste 3535 artsfund@yukon.ca
yukon.ca/fr/arts-et-culture
Téléphone : (867) 667-3535 Sans frais : 1-800-661-0408, poste 3535 yukon.ca/fr/cultural-industries-training-fund artsfund@yukon.ca @insideyukon
queJeudi boîte de 9 cases 2 septembre 2021 est marquée d’un trait Chaque boîte de 9déjà casesquelques est marquéechiffres d’un traitpar foncé. Vous avez plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par e pour vous aider. Ne pas oublier vous boîte pour vous aider. Ne pas oublier : :vous ne ne ez jamais répéter lesles chiffres dans devez jamais répéter chiffres 11àà9 9 dans la ligne, même ligne, la même colonne et ême la même colonne etlalamême même de 9 cases. e deboîte 9 cases.
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait
Divertissement RÈGLES DU JEU :
22
RÈGLES DU JEU :
RÉPONSE DU JEU NO 479
JEU NO 481
RÉPONSE DU JEU NO 480
O
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
JEU NO 482
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
JEU NO 481
RÈGLES DU JEU :
JEU NO 482
JEU N 481
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
auroreboreale.ca
Chaque boîte deplus 9 cases est marquée d’un trait foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devezles jamais devez jamais répéter chiffresrépéter 1 à 9 dansles chiffres 1 à 9 dans la même ligne,la la même colonne la même même colonne et la même même ligne,etla boîte de 9 cases. boîte de 9 cases.
RÉPONSE DU JEU NO 481
JEU NO 482
RÈGLES DU JEU :
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
Vous devez remplir toutes les cases vides en plaçant les chiffres 1 à 9 une seule fois par ligne, une seule fois par colonne et une seule fois par boîte de 9 cases.
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même 9 cases. LESboîte DUde JEU :
Chaque boîte de 9 cases est marquée d’un trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases. RÈGLES DU JEU :
JEU : devez RÈGLES remplirDUtoutes les cases vides en ant les chiffres 1 àremplir 9 unetoutes seulelesfois par ligne, Vous devez cases vides en plaçant chiffres 1 àet 9 une fois par ligne, seule fois par les colonne uneseule seule fois par une seule fois par colonne et une seule fois par e de 9 cases.
RÉPONSE DU JEU NO 481 RÉPONSE DU JEU NO 481
RÉPONSE DU JEU NO 482
RÉPONSE les DU JEU NO 482 vides en RÈGLES DU JEUVous : devez remplir toutes cases
plaçant lescases chiffres Vous devez remplir toutes les vides 1 enà 9 une seule plaçant les chiffresune 1 à 9 une seulefois fois par seule parligne, colonne et une une seule fois par boîte colonnede et une seule fois par 9 cases. boîte de 9 cases.
boîte de 9 cases.
que boîte de 9boîte cases marquée d’un trait Chaque de 9est cases est marquée d’un trait plus foncé. avezquelques déjà quelques chiffres par foncé. Vous avezVous déjà chiffres par boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne e pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans ez jamais répéter chiffres dans la même ligne, les la même colonne1etàla9même boîte la de même 9 cases. colonne et la même ême ligne, e de 9 cases.
RÉPONSE DU JEU NO 482
fois par ligne, seule fois par
boîte de cases est marquée d’un trait Chaque boîte de 9Chaque cases est marquée d’un9trait plus foncé. Vous avez déjà quelques chiffres par déjà quelques chiffres par plus foncé. Vous avez boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne boîte pour vous aider. Ne pas oublier : vous ne devez jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans jamais répéter les chiffres 1 à 9 dans la même ligne, ladevez même colonne et la même boîte de 9 cases.la même ligne, la même colonne et la même boîte de 9 cases.
À larecherche
emploi? d’un
Planifiez une rencontre à distance ou en personne avec notre équipe! Développement de carrière
Rédaction, révision et traduction de CV
Simulation d'entrevue
Information Conseils sur le marché personnalisés du travail
Bourse d’études postsecondaires en français de la CSFY Tu as terminé tes études secondaires en français langue première ou tu es un membre de la communauté franco-yukonnaise? La CSFY offre chaque année une bourse d’études qui pourrait t’intéresser. Les détails à commissionscolaire.csfy.ca/quoi-de-neuf Date limite : 15 septembre 2021
Merci à
emploi.afy.ca
csfyukon
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
Divertissement 23
Lecteurs et lectrices en série Les p’tits yeux pointus est un groupe de jeunes lecteurs et lectrices francophones qui se réunissent pour discuter de littérature française d’ici et d’ailleurs. Cet été, il a plu ; on a lu. Voici la sélection des meilleures séries pour jours de pluie.
L’école des apprentis Les héritiers d’Enkidiev * magiciens * (Sarah Mlynowski et al.) - Fantaisie, 8 ans et +. Recommandé par Maéva. Une jeune fille échoue son entrée à la traditionnelle école de magie et doit aller étudier à l’école de magie « publique » avec d’autres élèves qui contrôlent encore mal leurs pouvoirs. Excellent premier roman (quatre tomes à ce jour).
Aurora Squad *
(Amie Kaufman / Jay Kristoff) (Anne Robillard) - Épopée fan- - Science -fiction, 12 ans +. tastique, 10 ans +. Recommandé Recommandé par Iris. Un thriller par Noah. Cinq ans après la chute policier qui se passe dans l’espace, de la forteresse d’Amecareth, les en l’an 2380. Entre cryogénisachevaliers sont dispersés. Et qui tion et terrorisme galactique, une gouverne le royaume d’Enkidiev? trilogie où chaque chapitre est Un univers riche de dragons, de présenté selon la perspective d’un quêtes et de magie en 13 tomes personnage. et qui fait suite à la série des Chevaliers d’Émeraude.
Autres séries recommandées : Énola Holmes (Serena Blasco) - Série de bédés présentant les enquêtes de la sœur de célèbre Sherlock Holmes (8 ans+)
L’épouvanteur * (Joseph Delaney) - Fantastique. La formation d’un jeune garçon à la profession d’épouvanteur » (11 ans+)
Les chevaliers d’Émeraude * (Anne Robillard) - Fantastique. Le point de départ de la saga chevaleresque de l’autrice (10 ans+)
La Guerre des clans * (Erin Hunter) - Fantastique. Un univers où les chats retournés à l’état sauvage sont organisés en clans distincts (10 ans +)
* Indique que le livre est disponible dans la collection française de la Bibliothèque de Whitehorse. Préparé par : Sandra St-Laurent, animatrice
JOURNAUX RECHERCHÉS PROJET D’ARCHIVES Nous sommes à la recherche des éditions suivantes : 1983 : mars, avril, juin, octobre et novembre 1984 : avril et octobre 1986 : mars et avril 1987 : octobre, novembre et décembre 1988 : janvier 1989 : juin 1994 : janvier 1998 : octobre 1999 : décembre 2003 : 30 mai Nous offrirons un cadeau sucré aux personnes qui nous fournirons ces trésors tant recherchés!
Rens. : dir@auroreboreale.ca
Merci à
Winterhouse Hotel (Ben Guterson/ Chloe Bristol) Enquêtes, 10 ans+. Recommandé par Camille. Une trilogie qui permet de suivre les aventures et énigmes à résoudre de deux jeunes résidents où codes secrets, anagrammes, magie et amitié se cachent dans les recoins du célèbre hôtel de luxe.
Sherlock, Lupin et moi * (Irene Adler) - Enquêtes, 10 ans +. Recommandé par Chloé. Les aventures des célèbres Sherlock Holmes (détective), Arsène Lupin (gentleman cambrioleur) et Irene Adler (espionne) dans leur jeunesse et qui entretiennent une amitié leur permettant de résoudre ensemble des énigmes à travers l’Europe des années 1870.
Jeudi 2 septembre 2021
auroreboreale.ca
petites annonces 24 24 Ludothèque. Empruntez un jeu par membre de la famille pour un mois parmi la sélection de 308 jeux. C’est gratuit! Écrivez à projet@petitchevalblanc.ca pour votre identifiant et réservez à csfy.ca/ludotheque avant le 16 septembre. Vos jeux seront prêts le 17 septembre de 15 h 15 à 16 h 30 à l’École Émilie-Tremblay. Autour d’Elles. Récits de femmes. Les essentielles et l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne souhaitent proposer un projet aux personnes s’identifiant en tant que femmes immigrantes/issues de l’immigration pour écrire leur récit de vie et le publier dans un recueil. Pour participer : affc.ca/projets/ autour-delles Bourse d’études postsecondaires de la CSFY. Tu es un membre de la communauté
franco-yukonnaise ou un élève de notre programme de français langue première? Tu poursuis des études postsecondaires en français? La CSFY remet une bourse qui pourrait t’intéresser. Date limite : 15 septembre. Rens. : 667-8680, poste 0. Appuyez les écoles et garderies! Commandez des légumes cultivés localement. 35 $ pour 20 lb – jusqu’au 27 septembre. Pour commander yukonfromthegroundup.ca/fr Réouverture du Centre de la francophonie. Le Centre sera ouvert au public à partir du 7 septembre, du lundi au vendredi, de 9 h à 13 h et de 14 h à 17 h. Bénéficiez de conseils en emploi et de renseignements sur la francophonie, accédez au centre de ressources, profitez-en pour acheter des produits d’érable ou
Calendrier communautaire 3 au 25 septembre Exposition : B-Side Only: Yukon Bands That Never Were, de Gorellaume et FMR. Arts Underground. Rens. : artsunderground.ca
11 septembre 11 h à 16 h : Collecte de fonds pour la galerie Yukon Artists at Work : vente de matériel.
14 septembre 18 h : AGA virtuelle de la Garderie du petit cheval blanc. Plusieurs postes sont en élection. Prix de présence. Rens. : 633-6566.
21 sept. au 16 nov. 17 h 30 à 18 h 30 : Séances de renforcement musculaire. Nouvelle formatrice. Centre de la francophonie. Inscription obligatoire. Rens. : renforcement.afy.ca
louez une de nos salles équipées. Rens. : reception@afy.ca Cours de français langue seconde (FLS). Les cours de FLS reprennent pour la session d’automne! Passez le mot à vos collègues, à vos voisins et à vos amis avant le 13 septembre. Toutes les raisons sont bonnes pour améliorer son français! Rens. : fls.afy.ca Francophone et en affaires. En cette rentrée, les portraits consacrés aux figures de l’entrepreneuriat yukonnais reprennent aux deux semaines. Découvrez l’histoire et le parcours de talents francophones passionnés participant à l’économie yukonnaise. Visitez : portraits.afy.ca
de vie des personnes ainées de notre communauté en effectuant des appels téléphoniques personnalisés. Rens. : sentinelles@afy.ca Test d’évaluation du français (TEF). Passez dès maintenant le TEF pour les personnes immigrantes, en sessions délocalisées à Whitehorse. Rens. : tef.afy.ca Programme de jumelage. Passez des moments de qualité et tissez des liens avec d’autres membres de la communauté qui partagent les mêmes centres d’intérêt que vous à travers notre programme de jumelage. Rens. : jumelage.afy.ca
Visages de la Franco-Yukonnie. Découvrez les portraits de Occasion de bénévolat. Devenez personnes inspirantes de notre bénévole pour Sentinelles Yukon communauté. Visitez : visages.afy.ca et contribuez activement à l’amélioration des conditions
Besoin d’un gardien ou d’une gardienne francophone? La liste des élèves fréquentant le CSSC Mercier qui s’offrent comme gardiens et gardiennes est disponible pour les familles. Rens. : genevieve.tremblay@yukon.ca. Vous cherchez des journaux pour des projets artistiques ou à brûler dans votre poêle à bois? Inutile d’utiliser l’édition en cours! Contactez-nous, nous vous préparerons une pile de vieux journaux. Rens. : dir@auroreboreale.ca Pigistes recherché.e.s. L’Aurore boréale souhaite augmenter sa banque de pigistes. Vous voulez faire rayonner la communauté, vous avez des compétences en rédaction journalistique en français et du temps libre pour rédiger des articles de qualité? Les contrats sont rémunérés. Rens. : redaction@auroreboreale.ca
Rapides Naissances : Félicitations à Christian et America pour la naissance de la petite Maya, née le 26 juin. Félicitations également à François et Heidi, et Helena leur fille, pour la naissance de Bruno, le 2 juillet dernier. Nouvelle recrue. Les essentielles souhaitent la bienvenue à Claire Amiotte, la nouvelle coordonnatrice du programme Mamans, papas et bébés en santé!
Immigration. Félicitations à Steve Rohard, ancien caricaturiste de l’Aurore boréale, qui vient d’obtenir sa résidence permanente canadienne! Jeunes artistes. Aurora April, jeune Franco-Yukonnaise et élève du CSSC Mercier, vient de participer au spectacle Jamais trop tôt, programme jeunesse du Festival international de la chanson de Granby. Le Yukon a également été représenté à Granby grâce au
texte d’une chanson composée par Tristan Martin, élève de 9e année du CSSC Mercier. Bravo les jeunes artistes!
Annoncer : dir@auroreboreale.ca 867 667-2663
LE RÉSEAU DES GRANDS ESPACES PRÉSENTE
On r’part du bon pied! Le grand public est invité à venir découvrir nos 16 vitrines d’artistes des arts de la scène, de partout au pays, en mode virtuel, les 15 et 16 septembre prochains.
Pour tous les détails, visiter notre site Web : www.reseaugrandsespaces.ca