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Don Batten (edr.) Ken Ham Jonathan Sarfati Carl Wieland

NOS ORIGINES EN QUESTIONS La logique de la cr茅ation

Christliche Literatur-Verbreitung e.V. Postfach 11 01 35 路 33661 Bielefeld


Les citations de l’Ecriture sont tirées, sauf indication contraire, des versions Louis Segond 1910, Ostervald 1996, Nouvelle Edition de Genève 1979 ou librement traduites de la version autorisée anglaise (AV).

1re édition en français, 2004 Edition originale en anglais : Ken Ham, Jonathan Sarfati, Carl Wieland - Don Batten (edr.) The Revised and Expanded Answers Book © 1990 par Answers in Genesis Ltd. (Australie) Edition en français : Ken Ham, Jonathan Sarfati, Carl Wieland – sous la direction de Don Batten Nos origines en questions © 2004 par AiG/CLV/CBE/Au Commencement CLV : Christliche Literatur-Verbreitung, Postfach 110135, DE-33661 Bielefeld AiG : Answers in Genesis Ltd, ABN 31 010 120 304. CBE : Centre Biblique Européen, a/s M. Daniel Mathez, En Chollet, CH-1418 Vuarrens Association « Au Commencement… » : 1, rue Jules Ferry, FR-88000 Chantraine Révision et adaptation : Jean-Marc Burgat, Tiago Carvalho, Emmanuel Corda, André Eggen. Traduction : J.-M.A. Mise en pages : CLV Couverture et conception : Andreas Fett Illustrations : Steve Cardno, Dan Lietha, Brendon O’Loughlin ou Robert Smith, sauf indication contraire. Diffusion en Suisse : Maison de la Bible, Chemin Praz-Roussy 4bis, CH-1032 Romanel sur Lausanne Diffusion en France : Maison de la Bible, 255 rue Vendôme, FR-69003 Lyon Imprimé en Allemagne par CLV (info@clv.de ; www.clv.de) ISBN : 3-89397-975-1 Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être utilisée ou reproduite de quelque manière que ce soit sans l’autorisation écrite de l’éditeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou des revues. Pour toute information, veuillez écrire à : Answers in Genesis, PO Box 6302, Acacia Ridge, Queensland, 4110, Australia. Pour de plus amples informations sur le sujet, visitez le site : www.AnswersinGenesis.org


Préface à l’édition française A la littérature francophone, encore trop restreinte sur la question des origines, le livre de K. Ham, J. Sarfati et C. Wieland apporte une contribution singulière, en condensant le sujet en quelques chapitres-clés. Démarche qui répond justement au besoin, grandissant chez nos contemporains, d’obtenir des réponses claires à des questions précises. Les auteurs commencent de la meilleure manière, en posant la question de l’existence de Dieu, puis en abordant le sujet de la crédibilité de la Bible. Le choix qu’ils ont fait de présenter l’éventail des questions qui reviennent le plus souvent, permettra à tout lecteur de retrouver ses propres interrogations et placera celui-ci devant des réponses l’incitant à la réflexion. Au fi l des chapitres, l’argumentation fait appel aux domaines de la géologie, de la zoologie, de l’anthropologie, de la physique, de l’éthique, entre autres, et présente les deux points de vue, évolutionnisme et créationnisme, sans entretenir une polémique inutile. Le texte est clair, accessible au profane, d’autant que l’exposé des données scientifiques est souvent relié au simple bon sens. L’exégèse des textes bibliques cités apparaît sérieuse. En ramenant sans cesse le lecteur à la création divine, les auteurs soulignent l’illusion de vérité que donne 1’évolutionnisme lorsqu’il prétend apporter la seule explication plausible de nos origines. Quant aux chrétiens tentés par le concordisme ou déniant aux textes bibliques l’énoncé de faits corroborés par les scientifiques, ils sont, eux, invités à être cohérents dans leur appréhension de la Bible. Les auteurs concluent leur ouvrage en revenant à l’essentiel, que constitue la relation entre Dieu et l’homme, entre l’homme et Dieu. Ils ont le mérite d’exhorter franchement le lecteur à considérer que Dieu est le Créateur et le Juge et Celui qui révèle quelles sont les origines et la destinée de tout homme.

Philippe MICHAUT Ancien Maître de conférences de biologie à l’université de Bourgogne.


Table des matières Chapitre 1: Dieu existe-t-Il ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

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Peut-on objectivement croire en Dieu ? Quelles sont les conséquences de l’athéisme ? D’où Dieu vient-Il ? Peut-on connaître Dieu personnellement ?

Chapitre 2: Dieu a-t-Il vraiment tout créé en 6 jours ? . . . . . . . . . . .

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Les jours de la création sont-ils des jours ordinaires ? Il pourrait s’agir de longues périodes, pourquoi six jours ? La longueur des jours influence-t-elle ma compréhension de l’Evangile ? Peut-on parler de « jours » sans le Soleil durant les trois premiers ? Genèse 2 contredit-il Genèse 1 ? Comment devons-nous comprendre la Bible ?

Chapitre 3: Vivons-nous dans un monde restitué ? . . . . . . . . . . . . . .

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Qu’est-ce que le restitutionnisme et quelle est son origine ? Est-ce une solution viable ? Quelles en sont les conséquences ?

Chapitre 4: Que faut-il penser de la datation au carbone 14 ? . . . . . .

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Comment fonctionne « l’horloge » au carbone 14 ? Cette horloge est-elle fiable ? Qu’enseigne, en réalité, la datation au carbone 14 ? Que dire des autres méthodes de datation radiométriques ? A-t-on des preuves que la Terre est jeune ?

Chapitre 5: Pourquoi voyons-nous des étoiles lointaines si notre univers est récent ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99 Si l’univers est récent et que la lumière de beaucoup d’étoiles met des millions d’années à nous parvenir, comment pouvons-nous les voir ? Dieu a-t-Il créé l’étoile avec son rayonnement ? La vitesse de la lumière était-elle plus élevée dans le passé ? Y a-t-il un lien avec le Big-Bang ?

Chapitre 6: Pourquoi cette cruauté dans la nature ? . . . . . . . . . . . . . 107 Si l’état de la création originelle a été qualifié par Dieu de « très bon », pourquoi la nature entière semble-t-elle constamment sur ses gardes ? Dieu a-t-Il créé des animaux dotés de structures de défense et d’attaque ou ontils été repensés après la chute ? Risquerait-on une explosion de population animale s’il n’y avait pas de prédateurs ?

Chapitre 7: N’y a-t-il pas des arguments en faveur de la théorie de l’évolution ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117 Les similarités entre les êtres vivants sont-elles la preuve d’un ancêtre commun ? Les ADN de l’homme et du chimpanzé sont-ils très semblables ? Les embryons humains récapitulent-ils la supposée évolution de l’homme ? Notre corps possède-t-il des organes vestigiaux ? Qu’en est-il des hommes-singes ?


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NOS ORIGINES EN QUESTIONS

Chapitre 8: Qui était la femme de Caïn ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 139 Comme se marier avec sa propre sœur est interdit, avec qui Caïn s’est-il marié ? Y avait-il d’autres personnes sur la Terre ? Qui vivait dans le pays de Nod ? Quel est le rapport avec l’Evangile ?

Chapitre 9: Les « fils de Dieu » et/ou les nephilim étaient-ils des extraterrestres ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 149 La Terre a-t-elle été visitée par des extra-terrestres ? La vie n’existe-t-elle que sur la Terre ? Que penser des ovnis ? Le gouvernement américain cachet-il des choses ?

Chapitre 10: Le déluge a-t-il couvert toute la Terre ? . . . . . . . . . . . . . 157 La question a-t-elle de l’importance et est-ce bien ce que la Bible enseigne ? La Bible est-elle le seul témoin de cette catastrophe ou le globe terrestre en garde-t-il des traces ?

Chapitre 11: Que faut-il penser de la dérive des continents ? . . . . . . . 167 Les continents se sont-ils un jour scindés ? La Bible en touche-t-elle un mot et le déluge y est-il pour quelque chose ?

Chapitre 12: Le déluge : d’où est venue cette gigantesque quantité d’eau ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 179 D’une voûte de vapeur antédiluvienne ? Et où est-elle allée ? Comment l’eau a-t-elle pu couvrir l’Everest ? Existe-t-il des modèles scientifiques pour expliquer cela ?

Chapitre 13: Comment tous les animaux ont-ils trouvé place dans l’arche ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 189 Quels animaux Noé a-t-il pris dans l’arche ? Où la nourriture a-t-elle été stockée ? Une arche suffisamment grande est-elle une illusion ? L’arche a-telle croulé sous les excréments ?

Chapitre 14: Comment les poissons ont-ils survécu au déluge ? . . . . 199 Le mélange des eaux douces avec les eaux salées a-t-il pu mettre en péril les espèces respectives de poissons ? Comment les végétaux sont-ils passés d’un monde à l’autre ?

Chapitre 15: Où sont tous les fossiles humains ? . . . . . . . . . . . . . . . . 205 Pourquoi ne trouve t-on pas de fossiles humains avec ceux des trilobites, par exemple ? Si les hommes et les dinosaures ont vécu à la même époque, pourquoi leurs fossiles ne gisent-ils pas ensemble ? Comment le déluge a t-il produit l’ordre observé dans le registre fossile ?


TABLE DS MATIÈRES

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Chapitre 16: Que savons-nous sur les périodes glaciaires ? . . . . . . . . 215 Combien de temps et combien de fois sont-elles apparues sur la Terre ? Comment la vie des peuples en a-t-elle été affectée ? Où placer une période glaciaire dans le récit biblique ? Qu’en est-il des mammouths congelés ?

Chapitre 17: Comment les animaux ont-ils pu atteindre l’Australie ?

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Comment les animaux sont-ils venus de contrées éloignées jusqu’à l’arche ? Après le déluge, comment les kangourous ont-ils atteint l’Australie ? De quoi se sont nourris les koalas durant ce périple ?

Chapitre 18: Quelle est l’origine des différentes « races » ? . . . . . . . . 237 Qu’est-ce qu’une « race » ? D’où viennent les différentes couleurs de peau ? La croyance en des « races » explique-t-elle le racisme ? Les Noirs sont-ils noirs à cause d’une malédiction sur Cham ?

Chapitre 19: Qu’est-il arrivé aux dinosaures ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . 255 Que nous dit la Bible sur les dinosaures ? Que sait-on sur eux : leur origine, leur époque, leur mode d’alimentation, leur fin, leurs fossiles ?

Chapitre 20: Que puis-je faire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281 Modèle scientifique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 285 A propos des auteurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291 Adresses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 293


ABRÉVIATIONS AB, IL, MO, … AiG angl. AV av./apr. J-C c.-à-d. CEN Tech. Journal chap. Co. éd. edr. et al. Ga gr. hébr. ICC Ma N.D.E. N.D.T. par ex. Proc. Publ. réf. ss

Symboles des états (Alberta, Illinois, Missouri, …) dans le cas des maisons d’édition américaines. Association Answers in Genesis anglais Authorized Version (Version Autorisée) avant/après Jésus-Christ c’est-à-dire Creation ex nihilo Technical Journal chapitre Company édition editor (sous la direction de) et collaborateurs giga annum, milliards d’années grec hébreu International Conference on Creationism mega annum, millions d’années note de l’éditeur français note du traducteur par exemple Proceedings Publishers ou Publishing référence et pages suivantes


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NOS ORIGINES EN QUESTIONS

[…] étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous, et ayant une bonne conscience […] La Bible, 1re épître de Pierre 3.15-16


Chapitre 1

DIEU EXISTE-T-IL ? Peut-on objectivement croire en Dieu ? Quelles sont les conséquences de l’athéisme ? D’où Dieu vient-Il ? Peut-on connaître Dieu personnellement ?

L

BIBLE COMMENCE par cette déclaration : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1.1). L’existence de Dieu y est présumée, elle va de soi. Le psaume 14.1 dit : « L’insensé dit en son cœur : il n’y a point de Dieu ! Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n’en est aucun qui fasse le bien. » Nous voyons ici que la Bible associe des pensées corrompues sur Dieu – la négation de son existence même - à une vie morale corrompue. Et c’est vrai que si Dieu n’existe pas, s’il n’y a pas eu de Créateur pour établir des lois, nous sommes condamnés à dériver moralement. Quand les enfants d’Israël oubliaient leur Créateur (c’était au temps des juges), quand personne n’était là pour les rendre fidèles à Dieu, « chacun faisait ce qui lui semblait bon » (Juges 21.25) et le chaos régnait. La même chose se passe aujourd’hui. Des pays qui, jadis, honoraient Dieu, reconnaissant que « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même » (2 Corinthiens 5.19), étaient des pays où il faisait bon vivre et qui jouissaient d’une prospérité sans précédent. Ces mêmes pays souffrent aujourd’hui d’un effondrement des valeurs, parce que leurs habitants ont abandonné Dieu. « La justice élève une nation, mais le péché est la honte des peuples » (Proverbes 14.34). Quand les hommes se détournent de Dieu et vivent comme s’Il n’existait pas, le péché abonde : corruption politique, mensonge, calomnie, manifestations publiques de débauche, violence criminelle, avortement, vol, adultère, drogue, alcoolisme, jeux d’argent et passions de toutes sortes. Dans son sillage, des malheurs économiques pleuvent, suite aux augmentations d’impôts et aux dépenses croissantes du gouvernement pour construire des prisons, améliorer les systèmes de sécurité et renforcer les effectifs des forces de l’ordre ; tout cela pour essayer de régler les problèmes. Lire Romains chapitre 1, c’est lire une description du monde d’aujourd’hui : A

« La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu, est manifeste pour eux, Dieu le leur


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NOS ORIGINES EN QUESTIONS ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté selon les convoitises de leurs cœurs ; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps ; eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! C’est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes : car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature ; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, d’impureté, de méchanceté, de cupidité, de malice ; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité ; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence, de loyauté, d’affection naturelle, implacables, sans miséricorde. Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui les font. »

Ils sont nombreux, les chefs de gouvernement et les responsables de l’éducation de nations jadis chrétiennes, que la Bible appellerait des « fous ». Ils se prennent pour des sages, mais en niant l’existence de Dieu ou en Lui barrant l’accès à leur propre vie, ils ont fait d’eux-mêmes des « fous ». C’est la pensée évolutionniste si bien répandue – celle qui dit que tout s’est fait par des processus naturels, que Dieu peut être jeté aux oubliettes – qui est la raison première de cet abandon de la foi en Dieu. « On ne nie pas qu’il y ait ici œuvre architecturale », raisonne-t-on, « on dit simplement qu’il n’y a pas eu d’architecte. » L’œuvre s’est construite toute seule ! Cette pensée, qui fait fi de l’évidence même (celle de l’existence de Dieu, voir Romains 1.19-20) amène naturellement l’athéisme et un « humanisme » qui fait de l’homme le maître absolu de sa destinée. Son rejet


CHAPITRE 1: DIEU EXISTE-T-IL ?

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d’un dieu quelconque ayant un droit de regard dans sa vie est aujourd’hui le fondement de l’enseignement universitaire et inspire les politiques gouvernementales. Lénine, Hitler, Staline, Mao Tsé-Tung, Pol-Pot : les malheurs qu’ils ont infligés aux hommes crient contre une approche évolutionniste de la moralité. L’évolutionniste athée Sir Arthur Keith disait d’Hitler qu’il avait consciemment cherché à rendre l’Allemagne conforme à la réalité évolutionniste.1 Des millions de personnes ont terriblement souffert et sont mortes à cause de cette manière de penser athée. L’athéisme tue, car une absence de Dieu entraîne une absence de règles. Tout est bon ! Les athées sont les premiers à vouloir dépénaliser l’avortement, l’euthanasie, la prostitution, la pornographie, à encourager la promiscuité sexuelle, à vouloir mettre les drogues en vente libre. Toutes ces choses apportent misère, souffrance et mort. L’athéisme, c’est la philosophie de la mort. Et combien les athées aiment rappeler les atrocités commises par de prétendus « chrétiens ». Les croisades et les attentats en Irlande du Nord sont leurs citations favorites ! Mais notez bien la nuance : si ces gens, auteurs de ces actes, étaient réellement des chrétiens, ils agissaient en totale incohérence avec leurs propres règles morales (« Tu ne tueras point » ; « Aimez vos ennemis » ; …). Par contre, Staline par exemple, était parfaitement cohérent parce qu’étant athée (après Je ne comprends pas avoir lu Darwin), il Comment, tu n’sais pas pourquoi Dieu n’arrête que Dieu n’a plus rien à n’avait aucune base pas ces tueries dans y dire ? objective pour respecles écoles ?! ter une quelconque règle morale. Sir Arthur Keith admettait qu’Hitler aussi était cohérent UNE NATION EN . OC CH ETAT DE avec la philosophie évoEncore des élèves lutionniste. assassinés ! Le christianisme, c’est « Dieu est amour », « Aimez-vous les uns les autres » et « Aimez vos ennemis ». Aimer comme cela, c’est se donner en sacrifice. Aussi, les chrétiens ont-ils été les

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Voir l’ouvrage de Arthur Keith, Evolution and ethics, 1947, Putman, New York, p. 230.


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NOS ORIGINES EN QUESTIONS

premiers à apporter de l’aide aux malades, s’occuper des orphelins et des personnes âgées, nourrir les affamés, éduquer les pauvres et toute forme d’exploitation de l’homme (le travail des enfants, l’esclavage, …). L’athéisme et son raisonnement évolutionniste disent que « l’amour » n’est rien d’autre qu’un intérêt égoïste qui peut faire augmenter les chances de survie de nos gènes au moyen de notre descendance ou de nos proches parents. Où trouver une base pour la compassion dans cette « lutte pour la survie des plus adaptés » ? Les camps de la mort hitlériens ont été construits pour aider la « race aryenne » à gagner la lutte pour la « préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie ».2 Non seulement la philosophie athée détruit l’homme, mais dès le départ, elle pèche contre la logique car, comme nous allons le voir, il faut qu’il y ait un Créateur.

Preuves bibliques en faveur de l’existence d’un Auteur divin L’existence de Dieu, la Bible ne fait pas que la proclamer, elle en témoigne, car seule une inspiration divine peut expliquer l’existence de ce livre. Les caractéristiques qui font de la Bible un livre divin sont :3,4,5 La fantastique unité de la Bible. Malgré 40 auteurs différents venant de 19 milieux différents et une rédaction qui s’est étendue sur quelque 1600 ans, la Bible est une révélation d’une cohérence parfaite du début à la fin. En effet, les premier et dernier livres de la Bible, la Genèse et l’Apocalypse, se marient tellement bien (on y parle respectivement du paradis perdu et du paradis retrouvé) qu’ils sont un témoignage vibrant de leur inspiration divine. On comparera à ce propos Genèse 1-3 avec Apocalypse 21-22. La merveilleuse préservation de la Bible. Malgré la persécution politique et religieuse, la Bible demeure. L’empereur romain Dioclétien, par un édit de 303 apr. J-C, pensait avoir détruit toutes ces détestables Bibles. Il érigea une colonne sur les cendres d’une d’entre elles pour célébrer sa 2

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Sous-titre du livre de Darwin De l’origine des espèces [Traduction libre N.D.T.] Les idées fondamentales de cette section viennent de l’ouvrage de Willmington, H.L., 1981, Willmington’s guide to the Bible, Tyndale House Publ., Wheaton, IL, p. 810-824. Geisler, N.L. et Nix, W.E., 1986. A general introduction to the Bible, Moody Press, Chicago, IL. McDowel, J., 1972, Evidence that demands a verdict, vol. 1, Campus Crusade for Christ, San Bernardino, CA.


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victoire. Vingt-cinq ans plus tard, le nouvel empereur, Constantin, ordonna la production de 50 Bibles aux frais du gouvernement ! Au 18e siècle, l’incrédule français notoire Voltaire, prédit que dans les 100 ans, il n’y aurait plus de Bibles sur la Terre. Ironie du sort, 50 ans après sa mort, la Société Biblique de Genève se servit de sa propre presse dans sa maison pour imprimer des piles de Bibles. La Bible est aujourd’hui disponible en plus de langues que n’importe quel autre livre. L’exactitude historique de la Bible. Nelson Glueck, archéologue juif bien connu, parle de ce qu’il appelle « la mémoire historique presque incroyable de la Bible surtout quand elle est confirmée par l’archéologie ».6 William F. Albright, archéologue de grande notoriété, déclare : « L’excès de scepticisme manifesté envers la Bible par de grandes écoles historiques des 18e et 19e siècles, qui apparaît encore partiellement de temps à autre, a été progressivement discrédité. De découverte en découverte, on a pu constater l’exactitude d’innombrables détails, ce qui a redoré le blason de la Bible comme source d’informations historiques. »6 Sir William Ramsay, considéré comme un des plus grands archéologues, instruit dans le scepticisme historique allemand du milieu du 19e siècle, ne croyait pas que les documents du Nouveau Testament aient une quelconque valeur historique. Pourtant, ses propres recherches archéologiques l’ont amené à comprendre que son scepticisme était injustifié. Il a profondément changé d’attitude. Parlant de Luc, auteur de l’Evangile selon Luc et des Actes des apôtres, Ramsay déclare : « Luc est un historien de premier rang […], il devrait avoir sa place parmi les plus grands historiens ».7 Sur de nombreux points spécifiques, l’archéologie confirme des informations précises données par la Bible.8 On pourrait citer beaucoup d’exemples où des sceptiques ont mis en doute l’exactitude des informations bibliques, parce que, disaient-ils, on ne dispose pas de preuves indépendantes (le faux argument du silence), jusqu’à ce que des découvertes archéologiques ultérieures mettent à jour des éléments qui confirment le récit biblique.5

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Cité à la réf.de la note 5, p. 68. Ramsay, W., 1953, Bearing of recent discoveries on the trustworthiness of the New Testament, Baker Books, Grand Rapids, MI, p. 222. Pour des informations détaillées sur la Bible et l’archéologie, visitez le site www.christiananswers.net.


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NOS ORIGINES EN QUESTIONS

L’exactitude scientifique de la Bible. En voici des exemples : la rotondité de notre planète (Esaïe 40.22) ; le fait qu’elle soit suspendue dans l’espace sans rien pour la soutenir (Job 26.7) ; la quantité innombrable des étoiles9 (Genèse 15.5) ; le cycle hydrologique, les courants marins10 ; la reproduction des êtres vivants selon leur espèce11 ; de nombreuses déclarations pertinentes sur la santé, l’hygiène12, l’alimentation13, la physiologie (comme l’importance du sang, par ex., Lévitique 17.11) ; les première et deuxième lois de la thermodynamique (par ex., Esaïe 51.6), et beaucoup d’autres choses.14 L’exactitude prophétique de la Bible. La Bible déclare que la prédiction exacte des événements est du domaine de Dieu seul. Voici ce que Dieu dit : « Dès longtemps j’ai fait les premières prédictions, elles sont sorties de ma bouche, et je les ai publiées : Soudain j’ai agi, et elles se sont accomplies. […] Je t’ai annoncé dès longtemps ces choses, je te les ai déclarées avant qu’elles arrivent, afin que tu ne dises pas : C’est mon idole qui les a faites, c’est mon image taillée ou mon image en fonte qui les a ordonnées. » (Esaïe 48.3, 5) On cherchera en vain dans les autres livres religieux une seule ligne d’une prophétie qui se soit réalisée. Et la Bible en contient tellement ! et des spécifiques ! Dans un de ses ouvrages,6 McDowell répertorie 61 prophéties qui concernent Jésus seul. Beaucoup d’entre elles, comme le lieu et les circonstances de sa naissance, la trahison de Judas, la manière dont Il a été mis à mort, son ensevelissement, etc. concernent des choses sur lesquelles Il n’avait aucun contrôle. De plus, McDowell recense précisément 12 prophéties spécifiques détaillées concernant Tyr, Sidon, Samarie, Gaza et Ashkelon, Moab et Ammon, Petra et Edom, Thèbes et Memphis, Ninive, Babylone, Chorazin-Bethsaïda-Capernaüm, Jérusalem et la Pa-

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Autrefois, on pensait que les étoiles pouvaient être comptées – on estimait à 1 200 les étoiles visibles. Ptolémée (150 apr. J-C) disait dogmatiquement que le nombre des étoiles était exactement 1 056. Voir Gitt, W., 1997 Counting the stars. Creation 19(2):10-13. Sarfati, J., 1997. The wonders of water. Creation 20(1):44-46. Batten, D., 1996. Dogs breeding dogs ? That’s not evolution. Creation 18(2):20-23. Wise, D.A., 1995. Modern medicine? It’s not so modern ! Creation 17(1):46-49. Emerson, P., 1996. Eating out in Eden. Creation 18(2):10-13. Voir Morris, H.M., 1984. The biblical basis of modern science, Baker Book House, Grand Rapids, MI.


CHAPITRE 1: DIEU EXISTE-T-IL ?

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lestine. Il montre que ces prophéties ne sont pas des prophéties prononcées après que l’événement ait eu lieu. La probabilité pour que ces choses arrivent par hasard est nulle. Nier l’évidence de l’inspiration divine de ces prophéties, c’est vouloir rester ignorant (2 Pierre 3.5). L’influence civilisatrice de la Bible. Le message de la Bible a élevé les « barbares » sanguinaires des îles Britanniques au rang d’hommes civilisés. Il est à la base de la Common Law anglaise, la Bill of Rights américaine et il fonde les constitutions de grandes démocraties comme le RoyaumeUni, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La Bible a encore inspiré la plus noble L’Evangile a transformé la vie de littérature – celle de Shakespeare, Milton, peuples animistes. Pope, Scott, Coleridge et Kipling, pour n’en nommer que quelques-uns, et les œuvres d’artistes comme Léonard de Vinci, Michel-Ange, Raphaël et Rembrandt ou de musiciens comme Bach, Haendel, Haydn, Mendelssohn et Brahms. Le déclin de l’influence biblique en Occident s’est accompagné d’un déclin de la beauté artistique.15 Mais le message de la Bible continue de transformer les vies. Aux Philippines, des tribus animistes sont encore délivrées de la peur et en Papouasie Nouvelle-Guinée ainsi qu’aux Iles Fidji, d’anciens cannibales vivent maintenant en paix ; tout cela, grâce à l’Evangile. L’absolue honnêteté de la Bible. Quelqu’un a dit : « La Bible est trop honnête pour avoir été écrite par un simple homme »16. La Bible n’honore pas l’homme, mais Dieu. Les gens décrits dans la Bible ont des pieds d’argile : on les voit avec tous leurs défauts. Mais la sainteté et la fidélité de Dieu se voient même au travers de leurs péchés et de leur infidélité. Même les héros de la foi (Hébreux 11) sont connus pour leurs erreurs : Noé (Genèse 9.20-24), Moïse (Nombres 20.7-12), David (2 Samuel 11), Elie (1 Rois 19) et Pierre (Matthieu 26.74). Par contre, les ennemis du

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Schaeffer, F., 1968. Escape from reason, Inter-Varsity Press, Londres. Traduction libre de The Bible is not a book that man could write if he would, or would write if he could. [N.D.T.]


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NOS ORIGINES EN QUESTIONS

peuple de Dieu reçoivent souvent des louanges, par exemple Artaxerxès (Néhémie 2), Darius le Mède (Daniel 6) et Julius (Actes 27.1-3). On a ici des indices clairs que la Bible n’a pas été écrite d’un point de vue humain. La Bible est un message qui transforme des vies. A San Francisco, un homme proposa un jour à Harry Ironside de débattre sur le thème « Agnosticisme17 et christianisme ». Ce dernier accepta, mais à une condition : l’agnostique devait d’abord fournir la preuve que sa pensée apportait un plus dans la vie des gens, sans quoi, cela ne valait pas la peine de la défendre. Ironside lui proposa d’amener un homme connu pour avoir été un clochard ou un criminel, et une femme qui avait été prisonnière d’une vie dégradée (prostitution, par ex.), et de démontrer que ces deux personnes avaient été sauvées de leur vie dégradée après avoir embrassé la philosophie agnostique. Ironside quant à lui entreprit d’amener lors du débat 100 hommes et femmes qui avaient été glorieusement transformés après avoir cru à l’Evangile que l’agnostique se proposait de ridiculiser. L’homme retira sa proposition d’organiser le débat. Le message de la Bible répare les vies brisées par le péché, lequel nous sépare de notre saint Créateur. Mais l’agnosticisme et l’athéisme, comme toutes les philosophies anti-Dieu, font œuvre de destruction.

Autres preuves en faveur du Dieu Créateur de la Bible 18 La tendance universelle qu’ont les choses à s’user et à se dégrader montre que l’univers a forcément dû être « flambant neuf » au commencement et qu’il n’est pas éternel. Voilà qui est parfaitement cohérent avec la déclaration « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1.1). Les modifications que l’on peut voir dans les êtres vivants ne sont pas des modifications propres à laisser penser qu’ils sont apparus par eux-mêmes par un processus naturel évolutif. L’évolution de molécules en un être humain exige la mise en place, d’une manière ou d’une autre, de nouveaux programmes génétiques complexes, autrement dit d’information. Or les mutations et la sélection naturelle conduisent à une perte d’information. Les fossiles ne révèlent pas les transitions espérées d’un type fondamental d’organisme vers un autre. Les fossiles sont au contraire un réquisitoire contre la croyance en une évolution lente des espèces. 17

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L’agnosticisme est une autre forme d’incrédulité qui nie la vérité de la Parole de Dieu en affirmant que l’on ne peut savoir si Dieu existe. En pratique, il y a peu de différence avec l’athéisme. Pour plus de détails sur ces preuves, voir l’appendice à la fin de ce chap.


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Les preuves d’un univers relativement « jeune » contredisent également la croyance que tout s’est fait tout seul sur des milliards d’années. Du fait de la haute improbabilité des événements, de longues durées de temps sont en effet invoquées pour donner raison aux savants athées. Les traditions de centaines de peuples indigènes du monde entier, comme par exemple les récits d’un déluge planétaire, corroborent la version biblique de l’histoire du monde ; de même, des évidences linguistiques et biologiques de la proximité de toutes les « races » humaines témoignent en faveur du récit sacré. L’explosion des connaissances sur le fonctionnement complexe des cellules et des organes montre qu’il est impossible que des systèmes comme celui de la coagulation du sang résultent d’une série de modifications accidentelles. Les instructions (l’information) qui déterminent l’organisation complexe des êtres vivants ne se trouvent pas dans les molécules elles-mêmes (comme c’est le cas pour un cristal), mais ont été imposées de l’extérieur… par un Créateur doué d’une intelligence qui dépasse de loin la nôtre, n’est-ce pas ?

La science vue dans le prisme de l’athéisme Science et Dieu sont-ils mutuellement exclusifs ? Combien de personnes le pensent aujourd’hui ! Et les athées encouragent ce point de vue en affirmant que leur manière de penser est « scientifique ». Mais dire cela, c’est tout simplement redéfinir la science pour se passer de Dieu. Ce qu’on oublie, c’est que le terreau des sciences fut la conception biblique d’une création et que celles-ci n’ont été florissantes que là où la Réforme prit racine en Europe. Les présuppositions qui furent à la base de l’approche scientifique du monde – à savoir que l’univers créé est réel, compréhensible, qu’il forme un tout et qu’il peut être soumis à l’investigation – vinrent de la Bible. Même des historiens des sciences non chrétiens, comme Loren Eiseley, ont reconnu ce fait.19 Par conséquent, presque toutes les disciplines scientifiques furent fondées, co-fondées ou largement approfondies par des savants qui croyaient au récit biblique de la création et du déluge.20,21 Et nombreux sont les scientifiques qui, aujourd’hui, croient en la Bible.22 19

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Eiseley, L., 1969. Darwin’s century : evolution and the man who discovered it. Doubleday, New York, p. 62. Morris, H.M., 1982. Men of science, men of God, Master Books, Colorado Springs, CO. Lamont, A., 1995. 21 Great scientists who believed the Bible, Answers in Genesis, Brisbane, Australie. Ashton, J., 1999. In six days : why 50 scientists choose to believe in creation, New Holland Publ., Sydney, Australie.


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SCIENCE OPERATIONNELLE

NOS ORIGINES EN QUESTIONS

SCIENCE HISTORIQUE

Il y a science et science La science nous a donné beaucoup de choses merveilleuses : les hommes sur la Lune, la nourriture bon marché, la médecine moderne, l’électricité, les ordinateurs, etc. Toutes ces réalisations demandent que l’on fasse des expériences, que l’on en tire des conclusions et que ces conclusions fassent l’objet de nouvelles expériences. Ici, les conclusions, ou inférences, sont directement liées aux expériences et ne laissent donc quasiment pas de place à la spéculation. Ce type de science s’appelle la science des procédés ou la science opérationnelle et c’est à elle que l’on doit de belles avancées dans les connaissances dont bénéficie l’humanité. Il existe aussi un autre type de science, qui concerne le passé, et qui s’appelle la science historique ou la science des origines. Quand il s’agit de reconstituer le passé, la science est limitée, car l’histoire ne se répète pas et les événements passés ne peuvent pas faire l’objet d’expériences directes. En science des origines, on se sert des observations faites dans le présent pour faire des déductions sur le passé. Comme les expériences qui interrogent le passé donnent souvent des réponses incomplètes, les inférences sont faites en partie d’hypothèses. Plus l’événement étudié est situé loin dans le passé, plus les inférences et les hypothèses seront nombreuses, et plus les conclusions du savant seront influencées par des considérations non scientifiques, telles que son choix philosophique ou religieux. En d’autres mots, ce qu’on présente comme étant de la « science » historique n’est parfois rien d’autre qu’une conception personnelle du savant lui-même. Les conflits entre la « science » et la « religion » font rage dans le domaine des sciences historiques, et non dans celui des sciences


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opérationnelles. Malheureusement, le succès de la science opérationnelle est à ce point imposant que beaucoup se laissent impressionner par les déclarations des savants spécialisés en science historique, sans se rendre compte qu’elles contiennent une bonne dose de conjectures. En science historique, le sujet à débat n’est pas tant la réalité du présent que les inférences sur le passé. Les savants qui s’appuient sur le récit biblique tireront des conclusions différentes de ceux qui nient que la Bible soit la Parole de Dieu.23 Cette volonté de nier la Parole de Dieu (2 Pierre 3.3-7) est à la base de nombreuses divergences d’opinion dans la « science historique ».

Qui a créé Dieu ?24 Voici une question typique qu’un incroyant posera à un chrétien : « Si Dieu a créé l’univers, qui a créé Dieu ? » Mais Dieu, par définition, est le Créateur incréé de l’univers, si bien que la question « Qui a créé Dieu ? » est aussi illogique que la question « Comment s’appelle l’épouse du célibataire ? » Il est possible de reformuler la question d’une manière plus sophistiquée et de dire : « Si l’univers nécessite une cause, pourquoi Dieu n’en nécessiterait-Il pas une ? Et si Dieu n’en a pas besoin, pourquoi l’univers devrait-il en avoir une ? » Analysons le raisonnement suivant : • • •

Tout ce qui a un commencement a une cause.25 Or, l’univers a un commencement. Donc, l’univers a une cause.

Les mots en caractères gras sont importants. L’univers nécessite une cause, parce qu’il a eu un commencement, comme on le montrera ci-dessous. Dieu, à la différence de l’univers, n’a pas eu de commencement et n’a donc pas besoin de cause. En outre, la théorie de la relativité générale d’Einstein, qui jouit d’un grand support expérimental, montre que le temps est lié à la matière et à l’espace. Le temps lui-même aurait donc commencé au même moment que la matière et l’espace : au commencement de l’uni23

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Psaume 78.5, 2 Timothée 3.14-17, 2 Pierre 1.19-21. Dieu, qui a inspiré la Bible, a toujours existé, est parfait et ne ment jamais (Tite 1.2). Voir également le Psaume 119 pour comprendre l’importance de la Parole de Dieu. Cette section est basée sur l’article de Sarfati, J., 1998. If God created the universe, then who created God ? CEN Tech. Journal 12(1):20-22. En réalité, le mot « cause » a différents sens en philosophie [cf. Aristote N.D.E.]. Mais ici, le mot se réfère à la cause efficiente, l’agent principal qui fait qu’une chose existe.


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vers. Etant donné que, par définition, Dieu est le Créateur de l’univers, Il est le Créateur du temps. Par conséDiminution de la quantité e quent, Il n’est pas limid’énergie disponible (2 loi) té par le temps dont Il Mort thermique est le Créateur et ainsi, Il n’a pas de commencement dans le temps. Période d’observation Il n’a donc pas de cauTemps se, pas plus qu’Il n’en requiert une. Par opposition, on a de bonnes raisons de croire que l’univers a eu un commencement. Pensons aux lois de la thermodynamique, les lois les plus fondamentales des sciences physiques. 1re loi : la quantité totale de masse-énergie dans l’univers est constante. 2e loi : la quantité d’énergie dans l’univers disponible pour un travail s’épuise, autrement dit son entropie26 tend vers un maximum. Si la quantité totale de masse-énergie est limitée et que la quantité d’énergie utilisable diminue, l’univers ne peut avoir existé depuis toujours, autrement il aurait déjà épuisé toute l’énergie utilisable et atteint l’état dit de « mort thermique ». Par exemple, tous les atomes radioactifs se seraient désintégrés, toutes les parties de l’univers auraient la même température et plus aucun autre travail ne serait possible. Aussi, la solution qui s’impose le plus naturellement est que l’univers doit avoir été créé avec une grande quantité d’énergie utilisable, laquelle est en train de s’épuiser.27 Energie de l’univers

Energie totale (1re loi)

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27

L’entropie est une mesure du désordre, ou de la diminution d’énergie utilisable. Les idées d’un univers oscillant (yo-yo) ont été popularisées par des athées comme feu Carl Sagan et Isaac Asimov, uniquement pour éviter l’idée d’un commencement, ce qui aurait impliqué la présence d’un Créateur. Mais les lois de la thermodynamique coupent court à cet argument, car chacun de ces cycles hypothétiques consommerait de plus en plus d’énergie utilisable. Cela signifie que chaque cycle serait plus grand et plus long que le précédent de sorte que plus on remonterait dans le temps, plus les cycles seraient petits. Le futur de ce modèle multicycle pourrait être infini, mais pas son passé. A retenir aussi, c’est qu’il y a beaucoup trop peu de masse pour arrêter l’expansion et permettre ce déclenchement de cycles, et on ne connaît pas de mécanisme de rebond après un hypothétique effondrement total [angl. : big crunch - N.D.T.].


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A présent, que dire à quelqu’un qui accepterait que l’univers a eu un commencement, mais pas qu’il a besoin d’une cause ? Que les choses qui commencent aient une cause, n’est-ce pas une évidence ? Personne ne peut véritablement être intimement convaincu du contraire. Que seraient les sciences, l’histoire et le pouvoir exécutif s’il n’existait pas de loi de cause à effet ? 28 De même, l’univers ne peut être sa propre cause – rien ne se crée tout seul, car il faudrait d’abord qu’il ait besoin d’exister pour ensuite venir à l’existence. Vous avez dit absurdité logique ?

En résumé • On peut montrer que l’univers (y compris le temps) a eu un commencement. • Il n’est pas raisonnable de croire que quelque chose pourrait commencer d’exister sans cause. • Par conséquent, l’univers nécessite une cause ; c’est ce qu’enseignent Genèse 1.1 et Romains 1.20. • Dieu, Créateur du temps, est hors du temps. Par conséquent, Il n’a pas de commencement dans le temps, a toujours existé et n’a ainsi pas besoin de cause.29,30 Examinez la question sous tous ses aspects – l’évidence biblique, l’origine de l’univers ou les informations organisées incroyablement complexes des êtres vivants – et vous trouverez que la croyance en un Dieu créateur omnipotent et omniscient non seulement a du sens, mais est la seule explication valable. 28

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Certains physiciens disent que la mécanique quantique viole ce principe de cause à effet et peut produire quelque chose à partir de rien, mais ce n’est pas le cas. Les théories d’après lesquelles l’univers est une fluctuation quantique doivent présupposer que quelque chose était là pour fluctuer – leur « vide quantique » est un énorme potentiel de matière-antimatière – et non pas « rien ». On peut aussi dire que s’il n’y a pas eu de cause, on ne sait pas pourquoi cet univers particulier est apparu à un moment particulier, ni pourquoi c’est un univers qui est apparu, et non une banane ou un chat. Notre univers ne peut posséder aucune propriété susceptible d’expliquer les raisons de son apparition préférentielle, car il ne possédait aucune propriété jusqu’à ce qu’il commence à exister. Voir Craig, William L., 1984. Apologetics : an introduction, Moody, Chicago, IL, et The existence of God and the beginning of the universe, sur le site www/leaderu.com. Geisler, N.L., 1976. Christian apologetics, Baker Books, Grand Rapids, MI. Nous déplorons la sympathie (inutile) de l’auteur pour la théorie non scripturaire du Big-Bang.


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Etre chrétien, c’est connaître Dieu ! Un chrétien véritable sait que Dieu existe. La Bible ne dit-elle pas : « Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un esprit d’adoption, par lequel nous crions : “Abba ! Père !” L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. » (Romains 8.14-16) La Bible dit ici que les chrétiens ont une relation personnelle avec Dieu. Voilà ce que peuvent dire tous ceux qui ont reconnu leur état de pécheurs et ses terribles conséquences devant le Dieu Tout-puissant, se sont repentis de leurs péchés et ont accepté le pardon de Dieu rendu possible par la mort et la résurrection de Jésus. Tous ces chrétiens véritables ont reçu le Saint-Esprit de Dieu et ont ainsi l’assurance qu’ils sont « enfants de Dieu ». Ils ont en fait la certitude d’avoir la vie éternelle (1 Jean 5.13).

APPENDICE : Preuves extra-bibliques en faveur du Dieu Créateur de la Bible 1. La loi naturelle Il existe une tendance universelle de tous les systèmes de matière/énergie à atteindre un état d’équilibre stable dans lequel « il ne se passe plus rien ».31 Jusqu’à ce point, leur énergie disponible se dissipe et leur désordre s’accroît. Sans mécanisme programmé ou action intelligente, même les systèmes ouverts32 passeront de l’ordre au désordre, de l’information à l’absence d’information, et tendront vers une diminution de l’énergie disponible. C’est pour cette raison qu’une température élevée passe du chaud au froid, ou encore que l’énergie solaire ne fera jamais croître un morceau de bois mort (au contraire d’une plante vivante, qui contient toute une machinerie d’instructions spécifiques préprogrammées qui convertiront l’énergie lumineuse pour créer un type spécial d’ordre appelé complexité spécifiée). Si on applique cette loi au domaine de l’origine de la vie, on constate qu’une complexité spécifiée ne peut apparaître qu’à la condition que la matière reçoive des informations extérieures. Si on applique cette loi à l’univers, qui tend inexorablement vers la « mort thermique », c’est-à-dire

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Il s’agit d’un aspect de la 2e loi de la thermodynamique (voir plus haut). Ceux qui peuvent échanger de l’énergie/matière avec leur environnement extérieur.


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