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Archéologie & Arts d’Orient | 12.05.2026

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ARCHÉOLOGIE & ARTS D’ORIENT

Mardi 12 mai 2026 - 14h

7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault

75008 Paris

Lot 397, GRAND ET TRÈS FIN CARREAU DE KHOSROW DÉCOUVRANT SHIRIN AU BAIN SHIRIN SURPRISE AU BAIN, Signé Ustadh ’Abbas Kashi, Isfahan ou Téhéran, Iran qajar, daté (13)12 H (?) / 1894-95 (détail) - p. 145

ARCHÉOLOGIE & ARTS D’ORIENT

Mardi 12 mai 2026 - 14h

7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault

75008 Paris

Lot 286, CERCUEIL MOMIFORME ET SARCOPHAGE EN BOIS PEINT AU NOM D’IAHTESNAKHT, Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, 664-525 av. J.-C. (détail) - pp. 72-75

ARCHÉOLOGIE & ARTS D’ORIENT

Vente n°6425

EXPOSITION PUBLIQUE

Téléphone pendant l’exposition

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 75

Samedi 9 mai

11h – 18h

Dimanche 10 mai

11h – 18h

Lundi 11 mai

11h – 18h

Mardi 12 mai

Sur rendez-vous

Photographes

Thierry Ollivier

Nohan Ferreira

Sylvain Rousseau

Graphiste

Rose de La Chapelle

VENTE AUX ENCHÈRES

Mardi 12 mai 2026 - 14h

Commissaires-priseurs

Matthieu Fournier

Anne-Claire Mandine

Directrice

Lamia Içame

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 75 licame@artcurial.com

Informations

Alice Derouet

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 70 aderouet@artcurial.com

Experts

Archéologie gréco-romaine

Monsieur Antoine Tarantino

Tél. : +33 (0)6 15 44 68 46 contact@galerietarantino.com

Arts de l’Islam et de l’Inde

Cabinet Pingannaud-David

Assisté d’Alia-Sultana Guyer

Tél. : +33 (0)6 84 05 08 82 contact@pingannauddavid.com

Catalogue en ligne www.artcurial.com

Comptabilité acheteurs

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 71 salesaccount@artcurial.com

Comptabilité vendeurs

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 58 salesaccount@artcurial.com

Transport et douane

Lou Dupont

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 77 ldupont@artcurial.com

Ordres d’achat, enchères par téléphone

Kristina Vrzests

Tél. : +33 (0)1 42 99 20 51 bids@artcurial.com

Please note that there may be restrictions on importing certain items of Persian/Iranian origin into the United States of America.

Lots assortis d’un : Pour une sortie de l’UE, un CITES de ré-export sera nécessaire, celui-ci étant à la charge du futur acquéreur. Les lots composés d’ivoire seront remis accompagnés de leur certificat CIC unique autorisant la commercialisation et la circulation au sein de l’UE.

Lots marked with : For export outside the EU, a CITES re-export certificate will be required, the cost of which is to be borne by the future purchaser. Lots containing ivory will be supplied with their unique CIC certificate authorising commercialisation and circulation within the EU.

Instruments scientifiques

Anthony Turner, pour le lot 348

Nous remercions Monsieur Olivier Perdu, attaché à la chaire de Civilisation pharaonique du Collège de France, pour son amicale participation au catalogue.

Les verres, bronzes et céramiques de fouilles comportent généralement des accidents : l’état de conservation des pièces n’a pas été mentionné au catalogue sauf lorsque celle-ci sont exceptionnellement intactes et ne présentent pas de restaurations.

The condition of antiquities, early ceramics and glass is not guaranteed since most of the pieces are commonly damaged.

Assistez en direct aux ventes aux enchères d’Artcurial et enchérissez comme si vous y étiez, c’est ce que vous offre le service Artcurial Live Bid.

Pour s’inscrire : www.artcurial.com

Vous avez également la possibilité d’enchérir en direct pendant la vente via nos plateformes partenaires.

Matthieu Fournier Anne-Claire Mandine Lamia Içame Alice Derouet

COLLECTION CHRISTIAN LEVETT

Du Musée d’Art Classique de Mougins Partie II

Vente le lundi 11 mai 2026 - 18h

Lots 1 à 129

(Catalogue à part)

Lot 207, STATUE MASCULINE EN CALCAIRE, Art égyptien, Ancien Empire, Ve-VIe dynastie, 2500-2195 av. J.-C. (détail) - pp. 12-13

ARCHÉOLOGIE À divers

Lots 201 à 230

Collection particulière belge

Lots 231 à 245

Collection Jean-Jacques Rotthier

Lots 246 à 313

ARTS DE L’ISLAM & DE L’INDE

Lots 314 à 424

À divers

Lots 201 à 230

201

202

IDOLE AU « MAÎTRE DES ANIMAUX » EN BRONZE

Luristan, vers le VIIIe siècle av. J.-C.

Idole janiforme aux flancs proéminents, maîtrisant deux fauves dressés de part et d’autre de ses oreilles écartées.

Haut. : 13 cm

Provenance :

Ancienne collection de Monsieur H.H., Paris

Puis à l’actuel propriétaire, acquis sur le marché de l’art parisien

A Luristan bronze idol, Circa 8th century B.C.

800 - 1 200 €

201

ÉPINGLE AU VISAGE EN BRONZE

Luristan, début du Ier millénaire av. J.-C.

Épingle à tête discoïde fragmentaire à décor repoussé d’un visage entouré d’une ligne de bossettes, reprise également en bordure extérieure. Manques visibles. Numéro de collection au revers « 3080 ».

Haut. : 19,8 cm

Provenance : Collection du Dr. Dietrich Wegner (1919-1997) et son épouse, constituée entre les années 1930 et 1990

Sa vente, Nagel, Stuttgart, 1er octobre 2025 : n° 478 (ill.)

Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire

A Luristan bronze pin with a face, Early 1st Millennium B.C.

400 - 600 €

204

IDOLE AU « MAÎTRE DES ANIMAUX » EN BRONZE

Luristan, vers le VIIIe siècle av. J.-C.

Idole tubulaire janiforme à triple masque, aux flancs proéminents, maîtrisant de ses bras écartés deux fauves à gueule béante dont les cous incurvés sont flanqués d’une tête d’oiseau. Patine verte. Haut. : 18 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Luristan bronze idol, Circa 8th century B.C.

1 500 - 2 000 €

203

ÉTENDARD AUX ÉQUIDÉS EN BRONZE

Luristan, vers le VIIIe siècle av. J.-C.

Étendard composé de deux chevaux, à la crinière dentelée, dressés et affrontés, reposant sur un anneau. Patine verte. Haut. : 9,5 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Luristan bronze finial, Circa 8th century B.C.

800 - 1 200 €

205

MORS AUX SPHINGES EN BRONZE

Luristan, début du Ier millénaire av. J.-C.

Mors à barre transversale rigide et plaques en forme d’animaux androcéphales ailés, à pattes et cornes de taureau, la queue dressée, munies d’une perforation centrale. Les ailes recourbées décorées de motifs géométriques gravés, les pattes et le cou parés d’une ligne de chevrons. Un passant à l’arrière du cou et sur la croupe. L’extrémité d’une aile manquante. Patine verte.

Dim. : 14 × 13 × 21 cm

Provenance :

Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran

Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Luristan bronze horsebit, Early first Millennium B.C.

1 800 - 2 200 €

206

ZÉBU EN TERRE CUITE

Art amlash, début du Ier millénaire av. J.-C.

Petit rhyton en forme de zébu à bosse conique, le corps cintré et la croupe arrondie. La tête prolongée par un bec verseur en gouttière horizontale est coiffée de deux cornes en croissant. Fractures et restaurations.

Dim. : 17 × 27 × 9,5 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

An Amlash pottery humped bull rhyton, Early 1st Millennium B.C.

6 000 - 8 000 €

207

STATUE MASCULINE EN CALCAIRE

Art égyptien, Ancien Empire, Ve-VIe dynastie, 2500-2195 av. J.-C.

Statue représentant un homme acéphale debout, dans l’attitude de la marche, jambe gauche en avant, adossé à un pilier anépigraphe et vêtu du pagne chendjit Manques visibles, chocs et éclats en surface.

Haut. : 60 cm

Provenance :

Ancienne collection de l’archéologue

Raymond Weill (1874-1950)

Puis par héritage à sa nièce Françoise Grumbach née Bloch

Puis par descendance à l’actuel propriétaire

An Egyptian limestone statue of a man, Old Kingdom, 5th-6th Dynasty, 2500-2195 B.C.

20 000 - 30 000 €

Détail

208

TÊTE FRAGMENTAIRE EN GRANIT

Art égyptien, Nouvel Empire, 1550-1069 av. J.-C.

Fragment de tête masculine dont subsiste le côté droit du visage, coiffé d’une perruque aux mèches torsadées à leur extrémité.

Manques visibles.

Haut. : 15,7 cm

Provenance :

Ancienne collection du Professeur

Sattler, Göttingen

Puis par descendance, collection de Monsieur Walther Becker, ambassadeur d’Allemagne de 1954 à 1959

Galerie Eberwein, Paris

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2019

An Egyptian fragmentary male head, New Kingdom, 1550-1069 B.C.

3 000 - 4 000 €

209

COUPE EN FAÏENCE

Art égyptien, Nouvel Empire, 1550-1069 av. J.-C.

Coupe tronconique en faïence turquoise, gravée (postérieurement ?) de deux Horus assis dans des barques solaires.

Dim. : 5,5 × 9,3 cm

Provenance :

Ancienne collection M.J., Paris, années 1960-1970

Artcurial, Paris, 11 avril 2013 : n° 44 (ill.)

Collection d’un amateur Marseillais

An Egyptian faience cup, New Kingdom, 1550-1069 B.C.

800 - 1 000 €

210

VASE EN FAÏENCE

Art égyptien, époque ptolémaïque, 332-30 av. J.-C.

Petit vase cylindrique flanqué de deux anses tubulaires et surmonté d’une lèvre plate.

Dim. : 8 × 12,5 cm

Provenance :

Collection Philippe Dodier, acquis sur le marché parisien avant 1970

Collection Maryse Dodier, Avranches

Galerie Laurent Dodier, Avranches, 2015

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2022

An Egyptian faience vase, Ptolemaic Period, 332-30 B.C.

500 - 700 €

211

212

STATUETTE D’APIS EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque ou époque ptolémaïque, 664-30 av. J.-C.

Statuette de taureau passant décoré sur la croupe d’un tapis de selle réticulé. Manques visibles.

Long. : 9,5 cm.

Provenance : Ancienne collection R.B., acquis sur le marché de l’art français dans les années 1960

Acquis auprès de ce dernier, collection particulière du sud de la France

An Egyptian bronze statuette of Apis, Late Period to Ptolemaic Period, 664-30 B.C.

600 - 800 €

211

AMULETTE DE NEFERTOUM EN FAÏENCE

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, 664-525 av. J.-C.

Amulette à glaçure turquoise du dieu représenté debout, torse nu et vêtu du pagne chendjit. Il est coiffé d’une perruque tripartite striée surmontée d’une fleur de lotus encadrée de contrepoids de colliers ménat et adossé à un pilier gravé d’une inscription votive incomplète : « Paroles à dire par Nefertoum, le fils de Sekhmet, qu’il accorde toute vie, toute santé [...] »

Partie basse lacunaire.

Haut. : 8 cm

Provenance : Ancienne collection particulière allemande, vers 1990

Galerie Eberwein, Paris

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2018

An Egyptian faience amulet of Nefertum, Saite Period, 26th Dynasty, 664-525 B.C.

300 - 400 €

213

STATUE NAOPHORE EN GRANIT AU NOM DE NECHAO

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, 664-525 av. J.-C.

Statue représentant un personnage acéphale agenouillé sur une base rectangulaire, vêtu d’un pagne, présentant devant lui un naos abritant la figure du dieu Osiris. La base, l’encadrement du naos ainsi que l’appui dorsal du personnage sont gravés d’inscriptions hiéroglyphiques, des formules d’offrande et un appel aux passants afin de perpétuer le souvenir du dédicant : le prêtre Nechao, fils de Iouefaâ qu’a enfanté Hegeret. Manques visibles.

Dim. : 21 × 8,5 × 16 cm

Provenance : Ancienne collection Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue (1761-1852), La Rochelle

Par descendance dans la même famille Beaussant Lefèvre & associés, Hôtel Drouot, Paris, 15 novembre 2013 : n° 19 (ill.)

Collection particulière parisienne Galerie Chenel, Paris

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2024

An Egyptian granite Naophorous statue for Necho, Saite Period, 26th Dynasty, 664-525 B.C.

6 000 - 8 000 €

Profil droit
Profil gauche

215

SISTRE EN BRONZE

Art égyptien, époque romaine, vers le Ier siècle ap. J.-C.

Sistre à manche balustre dont l’arc, décoré sur les côtés d’une pomme de pin et d’un élément végétal en relief, est traversé de quatre tringles mobiles aux extrémités recourbées et ciselées.

L’instrument est sommé d’une figurine de chatte allongée représentant la déesse Bastet.

Haut. : 23 cm

Provenance :

Ancienne collection Gavin Todhunter, acquis entre les années 1940 et 1970

Christie’s, Londres, 29 octobre 2003 : n° 209 (ill.)

Artcurial, Paris, 15 novembre 2023 : n° 65 (ill.)

An Egyptian bronze sistrum, Roman Period, circa 1st century A.D.

2 500 - 3 500 €

214

TORSE FÉMININ EN BASALTE

Art égyptien, époque ptolémaïque, 332-30 av. J.-C.

Torse acéphale d’une femme représentée debout, vêtue d’une robe au drapé mouillé nouée entre les seins par un nœud d’Isis.

Manques visibles.

Haut. : 15 cm

Provenance :

Ancienne collection parisienne depuis les années 1940, puis par descendance

Galerie Chenel, Paris

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2023

An Egyptian basalt torso of a woman, Ptolemaic Period, 332-30 B.C.

5 000 - 7 000 €

217

COUPE À BANDE À FIGURES NOIRES DITE DES « PETITS MAÎTRES »

Art grec, attique, troisième quart du VIe siècle av. J.-C.

Coupe sur pied en terre cuite vernissée noire et anses latérales, décorée sur chaque face d’un bandeau de satyres et ménades représentés dans une danse érotique, accompagnés d’équidés, le tout encadré de palmettes. Le décor est finement incisé et rehaussé en engobe brun foncé et pourpre avec touches de blanc ; l’intérieur présente un médaillon circulaire réservé, sans décor.

Restaurations visibles.

Diam. : 27,9 cm

Provenance : Sotheby’s, Londres, 13 et 14 décembre 1982 : n°354

Collection du Comte Jean Moretus Plantin de Bouchout, puis par héritage au propriétaire actuel

An Attic black-figured “Little Master” band-cup Third quarter of the 6th century B.C.

2 000 - 3 000 €

216

TÊTE VOTIVE FÉMININE EN CALCAIRE

Art chypriote, période archaïque, fin du VIe-début du Ve siècle av. J.-C.

Tête votive féminine aux joues pleines, les yeux en amande, coiffée d’une couronne végétale laissant échapper sur le front une frange de mèches crantées.

Manques et éclats.

Haut. : 13,5 cm

Provenance : Collection Louis de Clercq (1836-1901), Paris

Nicolas Koutoulakis (1910-1996), Paris et Genève, puis par descendance Christie’s, Londres, 16 décembre 2020 : n° 22 (ill.)

Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire

Publication :

A. de Ridder, Collection de Clercq, Catalogue Tome V: Les Antiquités Chypriotes, Paris, 1908, n° 71

A Cypriot limestone female votive head, Archaic Period, late 6th-early 5th century B.C.

5 000 - 7 000 €

Face

218

GARNITURE EN BRONZE

Art romain, Ier-IIIe siècle ap. J.-C

Garniture parallélépipédique décorée sur sa face principale d’un monstre marin (kêtos) et d’un cheval marin (hippocampe) se faisant face, tandis qu’une troisième figure s’échappe sur la droite, ne laissant apparaître que sa queue de monstre marin. Oxydation et traces de sédiments.

Long. : 20,5 cm

Provenance : Ancienne collection Elsa Bloch-Diener (1922–2012), Suisse, acquis entre 1968 et 1983

Jean-David Cahn AG, Bâle

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2021

A Roman bronze fitting with hippocampi and ketos, 1st-3rd century A.D.

1 200 - 1 500 €

219

PROTOMÉ DE CANIDÉ EN BRONZE

Art romain, IIe-IIIe siècle ap. J.-C.

Tête de canidé, probablement un élément de garniture, représenté la gueule ouverte, crocs apparents, les oreilles dressées.

Long. : 5 cm

Provenance :

Me de Ricqlès, Hôtel Drouot, Paris, 11-12 novembre 2001 : n° 667 (ill.)

Collection particulière française

A Roman bronze head of hound, 2nd-3rd century A.D.

800 - 1 200 €

220

JUPITER EN BRONZE

Art romain, vers le IIe-IIIe siècle ap. J.-C.

Statuette représentant le dieu debout, nu, en léger contrapposto en appui sur la jambe droite, l’épaule gauche drapée d’un himation recouvrant le bras.

Il tient de sa main gauche le foudre, tandis que le bras droit est levé, tenant un attribut, aujourd’hui disparu. Les yeux incrustés d’argent.

Haut. : 7,9 cm

Provenance :

Collection Jean-Alain Mariaud de Serres (1920-1999)

Sa vente, Me de Ricqlès, Hôtel Drouot, Paris, 1er octobre 2000 : n° 400 (ill.)

Collection particulière française

A Roman bronze Jupiter, Circa 2nd-3rd century A.D.

3 000 - 5 000 €

221

ANSE D’OENOCHOÉ EN BRONZE

Art romain, Ier siècle av. - Ier siècle ap. J.-C.

Belle anse d’œnochoé décorée à son sommet d’un masque de Silène à barbe bouclée et à sa base d’un masque de Pan à la barbe et à la chevelure finement détaillées.

Patine verte et rouge.

Haut. : 16 cm

Provenance :

Eve, Hôtel Drouot, Paris, 20 décembre 2010 : n° 31 (ill.)

Collection particulière française

A Roman bronze oinochoe handle, 1st century B.C.-1st century A.D.

3 000 - 5 000 €

220
221
Détail

222

VÉNUS À LA SANDALE

Art romain, IIe-IIIe siècle ap. J.-C.

Statuette représentant la déesse debout, nue, en équilibre sur la jambe droite reposant sur une base carrée, la main droite portée à la jambe gauche relevée afin de détacher sa sandale, le bras gauche en appui sur un pilier hermaïque.

La déesse est parée de bracelets aux poignets et aux chevilles, les cheveux ceints d’un diadème laissant échapper quelques mèches ondulées reposant sur les épaules. Haut. : 19,5 cm

Provenance :

Me de Ricqlès, Hôtel Drouot, Paris, 25-26 septembre 1998 : n° 562 (ill.) Collection particulière française

A Roman bronze statuette of Venus loosening her sandal, 2nd-3rd century A.D.

3 000 - 5 000 €

224

RELIEF FRAGMENTAIRE EN MARBRE

Art romain, IIIe siècle ap. J.-C.

Fragment de relief en marbre dolomitique provenant très probablement d’un sarcophage, représentant une figure masculine dont subsiste le torse, nu, peut-être un satyre, tenant contre lui en travers de la poitrine un pédum La jambe droite, aujourd’hui lacunaire, semblait relevée dans l’attitude classique du Poséidon de Lysippe.

Manques visibles.

Dim. : 20 × 11 cm

Provenance : Collection Charles Callahan Perkins (1823-1886)

Donation au Museum of Fine Arts, Boston, 1876, inv. no. 76.749, « désaccession » le 24 septembre 2015

Jean-David Cahn AG, Bâle, 14 septembre 2020: n° 52 (ill.)

Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire

Exposition : Museum of Fine Arts, Boston, 1876-2015, inv. no. 76.749

223

PORTRAIT D’HOMME EN MARBRE

Art romain, période Trajane, fin du Ier-début du IIe siècle ap. J.-C.

Tête d’homme coiffé en mèches parallèles ramenées en frange sur le front, dans la tradition des portraits de l’empereur Trajan. Manques et éclats. Haut. : 28 cm

Provenance : Ancienne collection parisienne, acquise dans les années 1970 Galerie Chenel, Paris Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2023

A Roman marble portrait of a man, Trajanic period, late 1st-early 2nd century A.D.

4 000 - 6 000 €

Publication :

M.B. Comstock et C. Clarkson, Sculpture in Stone: The Greek, Roman and Etruscan Collections of the Museum of Fine Arts, Boston, 1976, n°257

A Roman marble fragmentary relief with a male torso, 3rd century A.D.

4 000 - 6 000 €

225

RELIEF FRAGMENTAIRE DU GROUPE DES TROIS GRÂCES EN MARBRE

Art romain, IIe siècle ap. J.-C.

Relief fragmentaire conservant la déesse centrale du groupe des Trois Grâces, représentée debout, nue, de dos, les bras étendus vers ses compagnes, aujourd’hui lacunaires.

Manques visibles.

Dim. : 39 × 30 cm

Provenance : Collection particulière belge

Galerie Nelly Drees, Bruxelles

Collection François Martel, Paris, acquis en 2005

Galerie Tarantino, Paris

Collection particulière parisienne, acquis en 2024

A Roman marble fragmentary relief of the Three Graces, 2nd century A.D.

8 000 - 12 000 €

225

226

ISIS EN MARBRE

Art romain, vers le Ier-IIe siècle ap. J.-C.

Statuette de la déesse acéphale, vêtue du chiton et drapée de l’himation noué entre la poitrine du nœud d’Isis. Manques visibles.

Haut. : 17 cm

Provenance : Ancienne collection parisienne, vers 1940

Galerie Chenel, Paris

Collection d’un amateur Marseillais, acquis en 2010

A Roman marble Isis, Circa 1st-2nd century A.D.

3 000 - 4 000 €

227

COUPELLE EN VERRE RUBANÉ

Art romain, Ier siècle av. - Ier siècle ap. J.-C.

Coupelle hémisphérique en verre mosaïqué formé de bandes colorées, la lèvre à cordon torsadé manganèse et blanc. Fractures restaurées.

Diam. : 11 cm

Provenance : Collection de Monsieur H.A., Paris

A Roman colour band mosaic glass cup, 1st century B.C.-1st century A.D.

4 000 - 6 000 €

228

PATELLE EN VERRE

Art romain, Ier siècle av. - Ier siècle ap. J.-C.

Patelle en verre moulé rouge opaque, à base annulaire, parois convexes et bord éversé.

Un bouchage à la lèvre.

Diam. : 7,4 cm

Provenance : Jean-Philippe Mariaud de Serres Collection de Monsieur H.A., Paris, acquis en 1996

A Roman glass patella, 1st century B.C.-1st century A.D.

2 000 - 3 000 €

229

COUPELLE EN VERRE MOSAÏQUÉ

Art romain, Ier siècle av. - Ier siècle ap. J.-C.

Coupelle plate en verre moulé rouge opaque, à décor millefiori vert et jaune.

Fractures restaurées.

Diam. : 11,8 cm

Provenance : Galerie Nefer, Zürich Collection de Monsieur H.A., Paris, acquis en 1987

A Roman mosaic glass cup, 1st century B.C.-1st century A.D.

2 500 - 3 500 €

230

PLAT EN VERRE MOSAÏQUÉ À DÉCOR DE VISAGES

Art romain, Ier siècle av. - Ier siècle ap. J.-C.

Petit plat circulaire peu profond à bord droit à décor mosaïqué formant des cercles concentriques de frises de bandelettes colorées inclinées, entourant au centre un visage sur fond d’un losange jaune. En périphérie du plat, quatre petits visages additionnels.

Fractures restaurées.

Diam. : 15, 5 cm

Provenance : Collection de Monsieur H.A., Paris

A Roman mosaic glass dish with Human faces, 1st century B.C.-1st century A.D.

6 000 - 8 000 €

Ce décor de visages humains se retrouve sur une coupe conservée au Corning Museum of Glass (inv. n° 55.1.82).

Collection particulière belge

Lots 231 à 245

232

MANCHE D’AIGUISOIR

AU MOUFLON EN BRONZE

Luristan, fin du IIe millénaire av. J.-C.

Aiguisoir à manche en bronze en forme de protomé de bouquetin, aux cornes annulaires, couché, pattes repliées sur le manche tubulaire, le cou orné d’un grelot.

Long. : 24,5 cm

Provenance :

Collection X, n° d’inventaire « 1467 » Sa vente, Mes Boisgirard et de Heeckeren, 10e vente, Hôtel Drouot, Paris, 26 et 27 mai 1983 : n° 306 (ill.)

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 84i

Puis par descendance, collection particulière belge

A Luristan whetstone with an ibex handle, Late 2nd millennium B.C.

1 000 - 1 500 €

231

IDOLE AU « MAÎTRE DES ANIMAUX » EN BRONZE

Luristan, vers le VIIIe siècle av. J.-C.

Idole tubulaire janiforme à triple masque, maîtrisant de ses bras écartés deux fauves à gueule béante dont les cous incurvés sont flanqués d’une tête d’oiseau. Accompagnée d’un support en forme de bouteille.

Haut. : 32 cm

Provenance : Hôtel Drouot, 9 février 1979 : n° 109

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 83i

Puis par descendance, collection particulière belge

A Luristan bronze idol, Circa 8th century B.C.

800 - 1 200 €

233

PAIRE DE GRANDS BRACELETS DE POIGNETS OU DE CHEVILLES EN ARGENT

Syrie ou Égypte, époque fatimide ou ayyoubide, XIe-XIIe siècle

Chacun à décor repoussé et ciselé d’entrelacs géométriques formant des médaillons habités de sphinges et d’oiseaux, les extrémités ornées chacune d’anneaux, corrosion, petits manques

Diam. : 13,2 cm (chacun)

Provenance :

Sotheby’s, Londres, 25 février 1974 : n°132

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 70i

Puis par descendance, collection particulière belge

A Pair of silver armlets or anklets, Fatimid or Ayyoubid Syria or Egypt, 11th-12th century

1 000 - 1 500 €

Les bijoux fatimides en argent sont d’une extrême rareté, en grande partie en raison de leur refonte en périodes de crise, l’argent étant couramment mobilisé comme réserve monétaire. Le pillage des trésors califaux sous le règne d’al-Mustansir, dans la seconde moitié du XIe siècle, contribua également à la dispersion des objets de luxe fatimides (Ettinghausen, R., Grabar, O., & Jenkins-Madina, M. Islamic Art and Architecture 650–1250. Yale University Press, 2001).

De tels ornements pourraient avoir été produits ou diffusés à Césarée, où des découvertes archéologiques ont livré des ensembles comparables,

témoignant du raffinement et de la prospérité de la dynastie fatimide (Kool, R., Baidoun, F., & Sharvit, J. “The Fatimid Gold Treasure from Caesarea Maritima Harbor,” 2015). Le musée Aga Khan à Toronto conserve une paire de bracelets très proche, tant dans leurs dimensions, technique d’argent repoussé que dans leur décoration de personnages (inv. AKM600a-b). D’après la notice attachée à la paire de bracelets de Toronto, d’autres bracelets similaires sont au L. A. Memorial Mayer Institute for Islamic Art à Jerusalem (inv. No. J239) [3] et dans la al-Sabah collection, Kuwait (LNS 68 J a-b).

234

CUILLÈRE À FARD EN BOIS

Art égyptien, Nouvel Empire, 1550-1069 av. J.-C.

Cuillère à fard dite « à la nageuse » dont le corps nu d’une figure féminine compose le manche, les bras tendus en avant retenant un cuilleron, aujourd’hui disparu.

Manques et tête cassée collée, possiblement rapportée. Les yeux incrustés.

Long. : 16,2 cm

Provenance : D’après l’inventaire de collection : M. Michiels, 1978

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 75E Puis par descendance, collection particulière belge

An Egyptian wood cosmetic spoon, New Kingdom, 1550-1069 B.C.

3 000 - 5 000 €

235

OSIRIS EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Statuette du dieu momiforme, debout sur une base carrée, tenant le sceptre (heqa) et le flagellum (nekhekh). Il porte la couronne atef, formée de la mitre blanche de Haute-Égypte (hedjet) bordée de deux plumes d’autruche. Restauration au cou. Traces de dorure et les yeux incrustés. Haut. : 27,5 cm

Provenance : Christie’s, Londres, 8 novembre 1976 : n°125

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 62E Puis par descendance, collection particulière belge

An Egyptian bronze Osiris, Late Period, 664-332 B.C.

3 000 - 5 000 €

236

RELIEF AU DIEU BÈS EN CALCAIRE

Art égyptien, époque ptolémaïque ou époque romaine

Relief représentant le dieu debout, brandissant un glaive de la main droite et tenant de la gauche un serpent. Fracture et restaurations.

Haut. : 28,5 cm

Provenance :

D’après l’inventaire de collection : Schot, 1973

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 54E Puis par descendance, collection particulière belge

An Egyptian limestone relief with Bes, Ptolemaic or Roman Period

1 800 - 2 200 €

237

MASQUE FUNÉRAIRE EN STUC

Art égyptien, période romaine, vers le IIe-IIIe siècle ap. J.-C.

Masque représentant un visage féminin à la carnation rose, les yeux incrustés de verre, la chevelure dite en « côtes de melon ».

Restaurations.

Long. : 29 cm

Provenance :

D’après l’inventaire de collection : F. Khadary, 1977

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 67E Puis par descendance, collection particulière belge

An Egyptian stucco female funerary mask, Roman Period, circa 2nd-3rd century A.D.

2 500 - 3 500 €

MASQUE DE ANTHROPOÏDESARCOPHAGE EN BOIS

Art égyptien, fin de la Basse Époque

Haut de couvercle de sarcophage représentant un personnage à carnation rose, coiffé de la perruque tripartite rayée et portant un large collier ousekh à multiples rangs.

Manques et éclats. Haut. : 83 cm

Provenance :

D’après l’inventaire de collection : Jo Vervish, Bruxelles, 1970

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 16E Puis par descendance, collection particulière belge

An Egyptian wood upper part of an anthropoid sarcophagus lid, End of the Late Period

12 000 - 18 000 €

MASQUE DE ANTHROPOÏDESARCOPHAGE EN BOIS

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Haut de couvercle de sarcophage représentant une jeune femme à la carnation blanche, portant une lourde perruque tripartite striée, les bras croisés sur la poitrine.

Inscription à l’encre blanche : « bust of hard wood from coffin. XX-XXVI Dynasty. From Illahun, Fayum, Egypt ». Manques.

Haut. : 75 cm

Provenance :

Réputé avoir été découvert par Flinders Petrie à Illahun (Lahun), dans le Fayoum, en 1888

Collection de Mme S. Pitt-Rivers, provenant du Pitt-Rivers Museum, Dorset Sa vente, Sotheby’s, Londres, 14 juillet 1975 : n° 121 (retiré de la vente).

Sotheby’s, Londres, 7 décembre 1976 : n°27 (ill.)

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 63E Puis par descendance, collection particulière belge

An Egyptian wood upper part of an anthropoid sarcophagus lid, Late Period, 664-332 B.C.

12 000 - 18 000 €

GRANDE TAPISSERIE (LINCEUL ?) AU MÉDAILLON

Art copte, Ve-VIe siècle ap. J.-C.

Tapisserie de laine sur toile de lin formée de plusieurs panneaux de textile réunis en large pièce rectangulaire décorée de quatre médaillons formés d’entrelacs entourant un cinquième abritant un visage humain. De part et d’autre, deux frises de sinusoïdes. Manques et restaurations.

Dim. : 146 × 223 cm

Provenance :

D’après l’inventaire de collection : Adriaensen, 1970

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 17E Puis par descendance, collection particulière belge

A Large coptic textile panel, 5th-6th century A.D.

12 000 - 18 000 €

Détail

IDOLE FÉMININE EN MARBRE

Art des Cyclades, cycladique ancien II, groupe de Spédos, 2700-2300 av. J.-C.

Belle statuette représentant une figure féminine debout, en position hiératique, les bras croisés sous la poitrine, les seins en léger relief, le pubis marqué, les jambes creusées d’un sillon central, le cou cylindrique surmonté d’une tête en forme de lyre d’où apparaît en relief un nez longiligne. Fractures au cou et à la jambe gauche. Haut. : 17,7 cm

Provenance :

Sotheby’s, Londres, 4 décembre 1971 : n° 176

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 1Cy Puis par descendance, collection particulière belge

A Cycladic marble female idol, Early Cycladic II, Spedos variety, 2700-2300 B.C.

35 000 - 40 000 €

Les « idoles » de la culture KerosSyros sont considérées comme « canoniques » de ce type de productions au cycladique ancien : figures féminines longilignes et stylisées, le visage fin avec le nez uniquement représenté en relief, en position hiératique, les bras repliés sur le ventre.

La variété de Spédos (sculptures provenant principalement du cimetière de Naxos), se caractérise par une tête en forme de « U » recourbé vers l’arrière.

Certains chercheurs suggèrent que ces sculptures étaient originellement peintes (notamment les détails du visage), vêtues et parées d’éléments rapportés. Leur signification et usage restent cependant toujours énigmatiques.

Détail

243

LAMPE À HUILE EN TERRE CUITE SIGILLÉE

Art romain, Ier siècle av. - Ier siècle ap. J.-C.

Lampe à huile à coupelle lenticulaire et bec en cheminée, décorée d’un motif tapissant végétal et d’un masque de Silène.

Fractures et restaurations. Couvercle manquant.

Long. : 30 cm

Accompagné d’un test de thermoluminescence, Oxford Authentification, 2025

Provenance : Christie’s, Londres, 23 octobre 1972 : n° 25 (ill.)

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 136R Puis par descendance, collection particulière belge

A Roman Terra Sigillata oil lamp, 1st century B.C.-1st century A.D.

2 500 - 3 500 €

242

LÉCYTHE À FIGURES NOIRES SUR FOND BLANC

Art grec, attique, vers 500 av. J.-C.

Lécythe en terre cuite vernissée noire ornée d’une scène grotesque. Iconographie rare. Restaurations visibles.

Haut. : 22 cm

Provenance : D’après l’inventaire de collection : Nonweiller, 1975

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 38G Puis par descendance, collection particulière belge

An Attic black-figured white-ground lekythos, Circa 500 B.C.

3 000 - 5 000 €

244

STATUETTE FÉMININE EN MARBRE

Art romain, vers le IIIe siècle ap. J.-C .

Statuette représentant une figure féminine, possiblement la déesse Cérès, debout, vêtue d’un chiton et drapée d’un himation recouvrant sa tête ceinte d’un diadème, et tenant dans sa main droite un attribut (torche ?).

Haut. : 34,8 cm

Provenance :

D’après l’inventaire de collection : Nonweiller, 1975

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 160R Puis par descendance, collection particulière belge

A Roman marble statuette of a woman (Ceres?), Circa 3rd century A.D.

2 500 - 3 500 €

244

245

STATUETTE FÉMININE EN TERRE CUITE

Art grec, Grande Grèce, vers le IIIe siècle av. J.-C.

Statuette de femme représentée debout sur une base carrée, vêtue d’un chiton et drapée d’un himation, les cheveux ramenés en chignon. Fractures et restaurations. Base restaurée.

Haut. : 15 cm

Provenance : D’après l’inventaire de collection : Platt, 1962

Collection particulière belge, mentionné dans un inventaire pour assurance daté 1985, n° 4G Puis par descendance, collection particulière belge

A Greek terracotta statuette of a woman, Magna Graecia, circa 3rd century B.C.

600 - 800 €

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932–2009)

Lots 246 à 313

Jean-Jacques Rotthier collectionneur du beau et de l’insolite

Si Jean-Jacques avait une préférence pour un objet, j’imagine qu’elle se serait portée pour celui qu’il n’avait pas encore. Son moteur était la curiosité, celle de découvrir un pays inconnu, une culture différente ou… de nouveaux objets.

Leur quête l’a conduit à réunir des témoignages aussi nombreux que variés, dont la valeur n’est pas seulement esthétique ou spectaculaire.

Sa collection d’antiquités égyptiennes en est le parfait reflet. Statues, stèles, sarcophages, reliefs et autres rivalisent d’intérêt pour nous en convaincre.

Dans chaque pièce on peut percevoir une rareté prête à lever le voile sur un aspect peu connu de la civilisation pharaonique, qu’il concerne son histoire, ses croyances ou ses usages.

Jean-Jacques se plaisait à évoquer l’importance de ses acquisitions avec les spécialistes, toujours heureux de leur en faciliter l’étude, voire la publication.

Il avait aussi le souci d’en partager le bénéfice avec un plus large public, toujours prompt à répondre aux sollicitations de musées désireux de les exposer.

246

VASE EN TERRE CUITE À DÉCOR PEINT

Art égyptien, période prédynastique, Nagada II, 3500-3250 av. J.-C.

Vase à panse ronde muni de deux anses tubulaires latérales, surmonté d’une lèvre plate et décoré en brun de motifs de lignes ondulées, symbole très probablement de l’eau et renvoyant donc à la fonction première de ce contenant.

Haut. : 15,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 4

Publication :

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 4.

An Egyptian painted pottery jar, Predynastic period, Naqada II, 3500-3250 B.C.

1 000 - 1 500 €

247

VASE « BLACK TOP » EN TERRE CUITE

Art égyptien, période prédynastique, Nagada I-II, 4000-3300 av. J.-C.

Vase à panse ovoïde rouge à sommet noir fumé à reflets métallescents.

Haut. : 38,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 3

Publication :

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 3

An Egyptian terracotta black-topped vase, Predynastic period, Naqada I-II, 4000-3300 B.C.

3 000 - 5 000 €

248

VASE « BLACK TOP » EN TERRE CUITE

Art égyptien, période prédynastique, Nagada I-II, 4000-3300 av. J.-C.

Vase boisseau rouge à sommet noir fumé à reflets métallescents.

Éclats à la lèvre.

Haut. : 41 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 1 (dimension erronée)

Publication : E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 1

An Egyptian terracotta black-topped vase, Predynastic period, Naqada I-II, 4000-3300 B.C.

3 000 - 5 000 €

STÈLE FUNÉRAIRE EN CALCAIRE

PEINT AU NOM D’IDOU

Art égyptien, fin de l’Ancien Empire ou Première Période Intermédiaire

Stèle funéraire représentant le défunt debout, dans l’attitude de la marche, à la carnation sombre, coiffé d’une longue perruque noire, vêtu du pagne à devanteau, paré d’un large collier et drapé d’une peau de panthère nouée à l’épaule gauche. Il tient de sa main droite le sceptre sekhem et dans la gauche le bâton medou. À sa suite, sa femme à la carnation claire, coiffée d’une perruque noire, vêtue d’une robe moulante et parée d’un large collier. Face à eux, une table garnie d’offrandes, de mets et de vaisselle. Autour de la scène et délimité par une frise de rectangles colorés, est gravé le texte hiéroglyphique indiquant : « Offrandes que donnent le roi et Anubis qui est préposé aux bandelettes, seigneur de la nécropole dans toutes ses belles places, pour qu’ils accordent une offrande alimentaire au prince, gouverneur, compagnon unique et prêtre ritualiste Idou, ainsi qu’à sa femme qu’il aime, l’unique ornement du roi, la prêtresse d’Hathor, la bienheureuse auprès du grand dieu [...] ». Manques et fissure.

Dim. : 63,5 × 53 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 65 Explorer l’Égypte et la Nubie au début du XIXe siècle, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 30 avril - 12 septembre 1999, n° 51

Publication : E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 65 M-F. Tilliet-Haulot, Explorer l’Égypte et la Nubie au début du XIXe siècle, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 30 avril - 12 septembre 1999, n° 51

An Egyptian limestone funerary stele for Idu, Late Old Kingdom or First Intermediate Period

20 000 - 30 000 €

250 STATUETTE DE DIGNITAIRE EN BOIS

Art égyptien, Ancien Empire, Ve-VIe dynastie, 2500-2200 av. J.-C.

Statuette d’homme représenté debout sur une base rectangulaire, dans l’attitude de la marche, jambe gauche en avant, les bras le long du corps, la main droite retenant un pan de son long pagne à devanteau. Les yeux et les sourcils sont fardés de noir, tout comme la chevelure en calotte lisse.

Quelques manques.

Haut. : 38 cm (34,5 cm sans la base)

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian wood figure of an official, Old Kingdom, 5th-6th Dynasty, 2500-2200 B.C.

10 000 - 15 000 €

Collection Jean-Jacques Rotthier (Lots 246 à 313)

251

STATUETTE D’HOMME ASSIS EN CALCAIRE PEINT

Art égyptien, Ancien Empire, Ve-VIe dynastie, 2500-2200 av. J.-C.

Statuette représentant un homme à la carnation foncée et coiffure courte, assis sur un siège à l’imitation de la vannerie, vêtu d’un pagne, paré d’un collier, la main droite à plat sur la cuisse et la gauche serrant un attribut aujourd’hui disparu.

Légers manques.

Haut. : 22,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian painted limestone statuette of a seated man, Old Kingdom, 5th-6th Dynasty, 2500-2200 B.C.

1 200 - 1 800 €

Autre vue du lot 250 251

STÈLE PANCARTE EN CALCAIRE

Art égyptien, Ancien Empire, Ve-VIe dynastie, 2500-2195 av. J.-C.

Stèle pancarte représentant une scène de repas funéraire d’un couple assis sur des tabourets à pieds de taureau, de part et d’autre d’une table d’offrandes garnies de pains et différents mets. L’homme à gauche, bras gauche replié sur la poitrine, est vêtu d’une longue tenue moulante et porte une perruque courte bouclée. Face à lui, son épouse est vêtue d’une longue robe moulante à bretelles, les mains dirigées vers la table d’offrandes et coiffée d’une lourde perruque dégageant les oreilles. Quelques manques et éclats en surface.

Dim. : 36 × 46,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n° 125

Publication :

Fl. Doyen – E. Warmembol, Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n°125

An Egyptian limestone relief, Old Kingdom, 5th-6th Dynasty, 2500-2195 B.C.

18 000 - 22 000 €

Collection Jean-Jacques Rotthier (Lots 246 à 313)

STÈLE FAUSSE-PORTE

EN CALCAIRE PEINT AU NOM DU TRÉSORIER ITI

Art égyptien, Ancien Empire, VIe dynastie, 2365-2195 av. J.-C.

Stèle sculptée en façade d’architecture, formée de trois portes emboitées surmontées d’une corniche de palmettes colorées. Le panneau central figure le défunt, assis à droite sur un siège à pattes de bovidé, portant la main gauche vers une table d’offrandes garnie de pains et surmontée de la traditionnelle formule : « mille pains, mille cruches, mille têtes de bétail, mille volailles au trésorier Iti ». La seconde porte, à l’intérieur du tore hachuré de zigzag noirs, est gravée en creux d’une formule d’offrande habituelle terminée en bas de chaque montant par l’image du défunt qui suit son nom, agissant ainsi comme signe déterminatif. La dernière porte est décorée d’un petit personnage, représenté sur le montant droit apportant un canard et sur le gauche de la viande. Il est identifié par l’inscription comme « son fils aîné qu’il aime Inti ».

Fractures restaurées, manques.

Dim. : 100 × 62 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 64

Publication :

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, 1991, n° 64

An Egyptian painted limestone False

Door Stele for the Treasurer Iti, Old Kingdom, 6th Dynasty, 2365-2195 B.C.

25 000 - 35 000 €

La stèle dite « fausse-porte » constitue l’un des éléments essentiels du culte funéraire dans les tombes privées de l’Ancien Empire. Placée contre le mur occidental de la chapelle du mastaba, elle reproduit dans la pierre l’architecture des habitations des vivants, faites de torchis, de roseaux, de bois ou de briques crues.

Située dans l’espace accessible aux visiteurs et dédié au culte, elle matérialise le seuil symbolique par lequel le ka du défunt — principe vital survivant à la disparition du corps — pouvait venir recevoir les offrandes indispensables à sa subsistance dans l’au-delà.

Les formules d’offrande gravées sur ces monuments garantissent l’apport perpétuel des biens essentiels, tout en affirmant l’identité du défunt : son nom, ses titres, parfois sa filiation. La fausse-porte participe ainsi d’une double fonction, religieuse et mémorielle, destinée à assurer la survie symbolique du disparu.

Au cours de l’Ancien Empire, l’iconographie et le décor de ces stèles tendent à se standardiser, reflet de l’affirmation d’une élite administrative désireuse d’afficher son rang pour l’éternité.

254

MODÈLE DE POTIER EN BOIS STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, Moyen Empire, 2035-1680 av. J.-C.

Modèle funéraire représentant une scène de la vie quotidienne, à savoir un potier accroupi, attisant les flammes de son four surmonté d’un vase, portant sa main gauche au visage afin de se protéger de la chaleur.

Manques.

Dim. : 23 × 24,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n°168

Publication : E. Warmenbol (dir.), Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, catalogue de l’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 168

An Egyptian gesso-painted funerary model of a poter, Middle Kingdom, 2035-1680 B.C.

2 000 - 3 000 €

255

MODÈLE D’ÂNIERS ET ÂNES EN BOIS STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, Moyen Empire, 2035-1680 av. J.-C.

Modèle funéraire représentant deux ânes suivis de deux personnages masculins, vêtus de pagnes.

Petits manques et restaurations.

Dim. : 23 × 33 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n°53

Publication : E. Warmenbol (dir.), Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 53

An Egyptian gesso-painted funerary model of donkey drivers and donkeys, Middle Kingdom, 2035-1680 B.C.

4 000 - 6 000 €

Cette même position, accroupi face au four, la main protégeant le visage, se retrouve chez un potier représenté sur les parois de la tombe d’Amenemhat à Beni Hassan.

MODÈLE D’ATTELAGE EN BOIS STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, Moyen Empire, 2035-1680 av. J.-C.

Modèle funéraire représentant une scène de labour : deux bœufs tirant une charrue suivis par un personnage masculin vêtu d’un pagne.

Petits manques et restaurations.

Dim. : 23 × 35 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 52 Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n° 4

Publication : E. Warmenbol (dir.), Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 52 Fl. Doyen – E. Warmembol, Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n° 4

An Egyptian gesso-painted funerary model of a plowing scene, Middle Kingdom, 2035-1680 B.C.

4 000 - 6 000 €

257

GRAND MODÈLE FUNÉRAIRE DE BATEAU EN BOIS STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, Moyen Empire, 2035-1680 av. J.-C.

Important modèle funéraire représentant un bateau à rames complet, transportant un équipage de vingt hommes, dont seize rameurs au rythme du tambour que tient un personnage debout au centre. La grande rame-gouvernail est à la poupe de l’embarcation, manœuvrée par le capitaine assis à côté d’une cruche en argile. Deux autres cruches sont entreposées sur le pont et la proue, où se tient un homme debout ainsi qu’un rameur, en charge du second gouvernail pour corriger la course du navire si besoin. Entre eux repose le mât à la voile repliée.

Petits manques.

Long. : 106 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 67

Publication : E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 67 et en couverture de catalogue

An important Egyptian gesso-painted wood funerary model of a boat, Middle Kingdom, 2035-1680 B.C.

30 000 - 60 000 €

Cet impressionnant modèle d’embarcation, complet, avait été utilisé en couverture du catalogue de l’exposition Du Nil à l’Escaut pour laquelle Jean-Jacques Rotthier prêta de nombreuses œuvres.

COUVERCLE DE CERCUEIL ANTHROPOÏDE EN BOIS STUQUÉ ET PEINT AU NOM D’OUPAÏ

Art égyptien, Moyen Empire, XIIe dynastie, 1990-1795 av. J.-C.

Beau couvercle de cercueil anthropoïde représentant le défunt sous l’aspect d’une momie, le visage à la carnation claire, les yeux, les sourcils, la barbe postiche et la perruque tripartite dégageant les oreilles, peints en noir. Le torse est paré d’un large collier ousekh à multiples rangs de perles colorées terminé aux extrémités par une tête de faucon finement détaillée. À l’avant du corps, une colonne d’inscription hiéroglyphique peinte en noire donne le nom du défunt : « Prière à Osiris, maître de Djédou, le dieu grand maître d’Abydos, [faite] dans toutes ses places [pour qu’il accorde] une offrande funéraire consistant en viande, volaille, pain au ka de Oupaï » (Trad. Prof. Kruchten dans Naissance et évolution de l’écriture). Manques, éclats et fissures.

Haut. : 173 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Naissance et évolution de l’écriture, Bruxelles et Luxembourg, Société Générale de Banque, 8 novembre 1984 – 3 janvier 1985 et 16 janvier 1985 – 6 mars 1985, n° 23 Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 83

Publication :

Naissance et évolution de l’écriture, catalogue d’exposition, Bruxelles et Luxembourg, Société Générale de Banque, 8 novembre 1984 – 3 janvier 1985 et 16 janvier 1985 – 6 mars 1985, n°23 E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n°83

An Egyptian wood anthropoid coffin lid for Wepai, Middle Kingdom, 12th Dynasty, 1990-1795 B.C.

60 000 - 80 000 €

260

TÊTE DE DIGNITAIRE EN BASALTE

Art égyptien, Nouvel Empire, milieu de la XVIIIe dynastie

Tête masculine coiffée de la perruque tripartite striée dégageant les oreilles.

Manques visibles.

Haut. : 13 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Beautés d’Égypte, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 2 juin - 15 décembre 2002, n° 15

Publication : E. Warmenbol (dir.), Beautés d’Égypte, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 2 juin - 15 décembre 2002, n° 15

An Egyptian basalt head of an official, New Kingdom, mid-18th Dynasty

3 000 - 5 000 €

259

BUSTE FÉMININ EN GRANIT

Art égyptien, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie, 1550-1295 av. J.-C.

Fragment d’un groupe sculpté représentant anciennement un couple assis, dont ne subsiste que le buste de la figure féminine, vêtue d’une robe moulante et coiffée d’une lourde perruque longue. Elle est adossée à une plaque gravée d’inscriptions hiéroglyphiques encore partiellement lisibles avec une formule d’offrande. Haut. : 16,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian granite bust of a woman, New Kingdom, 18th Dynasty, 1550-1295 B.C.

3 000 - 5 000 €

RELIEF FRAGMENTAIRE EN GRÈS REPRÉSENTANT AKHÉNATON ET NÉFERTITI

Art égyptien, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie, période amarnienne, règne d’Akhénaton, 1352-1335 av. J.-C.

Fragment de stèle gravée en creux, représentant le couple royal amarnien, Amenhotep IV dit Akhénaton et son épouse Néfertiti, en adoration, les bras levés vers le disque solaire Aton, perdu dans la lacune. Le souverain est représenté dans la tradition des canons de l’époque, les membres et le visage allongés, les formes voluptueuses et exagérées, levant les bras afin de présenter une offrande au disque solaire, aujourd’hui disparue. Il porte un pagne plissé ainsi que la couronne khépresh. À sa suite, la reine Néfertiti, représentée plus petite, vêtue d’une longue robe plissée et moulante, laissant deviner ses formes. Ses mains levées à l’instar de son époux, présentent au dieu Aton une offrande sous la forme d’un bouquet de fleurs de lotus. En retour, le disque solaire dispense au couple royal ses rayons bienfaisants terminées par des mains aux doigts allongés, présentant aux narines d’Akhénaton et Néfertiti le signe ankh, symbole de vie. Dans le champ, en partie supérieure, un texte hiéroglyphique composé des restes de quatre cartouches comprenant les noms d’Aton ainsi que ceux du roi. Manques et éclats.

Dim. : 42,3 × 27 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 126 Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 33

Publication : E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 126 A. Quertinmont, Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 33

An Egyptian fragmentary sandstone relief with Akhenaten and Nefertiti, New Kingdom, 18th Dynasty, Amarna Period, reign of Akhenaten, 1352-1335 B.C.

12 000 - 18 000 €

262

STATUE ASSISE FRAGMENTAIRE EN GRANIT AU NOM DE SA-TEPIKHOU

Art égyptien, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie, règne d’Hatchepsout, 1480-1460 av. J.-C.

Statue représentant une figure masculine acéphale, assise sur un siège cubique à dossier bas, reposant sur un socle rectangulaire. L’homme est enveloppé dans un manteau, la main gauche reposant à plat sur la poitrine, la droite reposant sur les cuisses.

Des inscriptions hiéroglyphiques recouvrent les côtés de l’assise ainsi qu’un bandeau au centre du manteau allant des cuisses aux chevilles, le pilier dorsal anépigraphe. Manques visibles.

Dim. : 43 × 34 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 109

Publication :

J-M. Krüchten, « Une statue de Sa-TepIkhou », Chronique d’Égypte, LXV, fasc. 129, Bruxelles, 1990, pp. 5-11

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 109

An Egyptian granite fragmentary seated statue for Satepihu, New Kingdom, 18th Dynasty, reign of Hatshepsut, 1480-1460 B.C.

40 000 - 60 000 €

Notre œuvre, qui est à rapprocher d’un exemplaire très similaire au nom de Menkheperreseneb (British Museum, inv. n° 1909,0213.1), entre dans la catégorie des statues représentant des personnages assis enveloppés dans un ample manteau et qui constitue un type sculptural particulièrement répandu au début de la XVIIIe dynastie, avant la période amarnienne. On les rencontre aussi bien dans des contextes funéraires que dans des sanctuaires, cependant, les exemplaires en pierre dure proviennent majoritairement de temples. Les inscriptions mentionnant par ailleurs le seigneur de la ville de This pour qu’il accorde au propriétaire de cette statue « offrandes et victuailles », permettent de supposer que l’œuvre était originellement placée dans le temple d’Onouris à This, afin de bénéficier du culte et des offrandes dont y bénéficiait le dieu.

Sa-tep-ikhou, contemporain de la souveraine Hatchepsout, est par ailleurs connu pour deux autres monuments figurant dans les collections publiques et en premier lieu par sa statue-cube conservée au Penn Museum de Philadelphie (inv. n° E9217).

Traduction des textes (J-M. Krüchten, 1990)

Bandeau frontal :

Le prince chef des prophètes dans le nom du reliquaire SA-TEP-IHOU, juste de voix.

Flanc droit :

Prière à Onouris-Hor, seigneur de This, pour qu’il accorde les offrandes et les victuailles qui apparaissent sur son autel au ’ka’ du prince local, l’administrateur vigilant exempt de lassitude, le favori du dieu accompli, le confident du roi dans le nom du reliquaire SA-TEP-IHOU, juste de voix.

Flanc gauche :

Prière à Osiris, chef des Occidentaux, seigneur d’Abydos, pour qu’il accorde une offrande alimentaire consistant en pain, bière, bétail et volaille, ainsi que toute chose bonne et pure qui est offerte là au dieu, au ’ka’ du prince, nomarque, compagnon grandement aimé, celui que l’Horus seigneur des Deux Pays a placé au premier plan, tant il était excellent à son cœur. SA-TEPIHOU, juste de voix.

Profil droit
Profil gauche

263

VASE PLASTIQUE EN FORME DE FEMME ENCEINTE EN ALBÂTRE

Art égyptien, Nouvel Empire, 1295-1069 av. J.-C.

Vase en forme de femme enceinte accroupie, les mains reposant sur son ventre arrondi, la poitrine pendante, coiffée d’une perruque striée laissant s’échapper sur les épaules deux mèches aux extrémités ondulées. Deux perforations au niveau de l’ouverture.

Haut. : 14,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian alabaster figural vase in the shape of a pregnant woman, New Kingdom, 1295–1069 B.C.

2 000 - 3 000 €

264

GRAND SERVITEUR FUNÉRAIRE ROYAL EN ALBÂTRE AU NOM DE MERENPTAH

Art égyptien, Nouvel Empire, époque ramesside, XIXe dynastie, 1295-1186 av. J.-C.

Oushebti momiforme, portant la coiffe royale némès munie de l’uraeus au front, les bras croisés sur la poitrine, le corps peint en noir de lignes d’inscriptions hiéroglyphiques interrompues par une colonne centrale comportant un cartouche au nom de Merenptah.

Partie inférieure lacunaire.

Haut. : 24 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

A Large Egyptian alabaster royal shabti for Merneptah, New Kingdom, Ramessid Period, 19th Dynasty, 1295-1186 B.C.

2 000 - 3 000 €

266

RELIEF

FRAGMENTAIRE EN CALCAIRE

Art égyptien, Nouvel Empire, XIXe dynastie, règne de Ramsès II, 1279-1213 av. J.-C.

Relief fragmentaire provenant probablement d’une stèle funéraire, représentant la déesse Hathor sous la forme d’une vache coiffée de cornes enserrant le disque solaire et parée d’un collier ménat composé de multiples rangs de perles et d’un contrepoids dans le dos. Face à elle, une fleur de lotus portée à ses narines, très probablement au sommet d’une table garnie d’offrandes. Dans le champ, à l’avant de la tête de la déesse, est inscrit son nom et à l’arrière, les restes d’un cartouche royal au nom du souverain Ramsès II. Manques visibles. Haut. : 19,1 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n°107 Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai-20 novembre 2016, n° 49

265

SERVITEUR FUNÉRAIRE EN CALCAIRE AU NOM DE BOUKA

Art égyptien, Nouvel Empire, époque ramesside, XIXe-XXe dynastie, 1295-1069 av. J.-C.

Oushebti momiforme portant une perruque à revers, les bras croisés sur la poitrine tenant deux houes, gravé sur le corps d’une colonne d’hiéroglyphes donnant le nom du défunt: Bouka. Restes de polychromie. Haut. : 19 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian limestone shabti for Buka, New Kingdom, Ramessid Period, 19th-20th Dynasty, 1295-1069 B.C.

1 500 - 2 500 €

Publication : E. Warmenbol (dir.), Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 107

A. Quertinmont, Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 49

An Egyptian limestone fragmentary relief, New Kingdom, 19th Dynasty, reign of Rameses II, 1279-1213 B.C.

4 000 - 6 000 €

STATUE-CUBE FRAGMENTAIRE EN GRANIT AU NOM DE RAMÈS

Art égyptien, Nouvel Empire, époque ramesside, XIXe-XXe dynastie

Statue-cube représentant une figure masculine acéphale, accroupie sur une base rectangulaire inscrite, appuyée sur un pilier dorsal, les jambes repliées sur lesquelles reposent les bras croisés, la main droite à plat, la gauche tenant un rameau feuillu. Les jambes encadrent un emblème hathorique composé d’un long manche surmonté de la tête de la déesse sous sa forme humaine mais pourvue d’oreilles de vache, portant une lourde perruque et couronnée d’un naos abritant un uraeus disqué. Les inscriptions hiéroglyphiques gravées sur la base, le pilier ainsi que de part et d’autre du sistre, nous donnent l’identité du dédicant: « le scribe du roi, majordome et surveillant des deux greniers Ramose (Ramès) ». Manques visibles ; évidement et perforation au niveau de la cuisse gauche; perforation au niveau de la cuisse droite.

Haut. : 45 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Naissance et évolution de l’écriture, Bruxelles et Luxembourg, Société Générale de Banque, 8 novembre 1984 – 3 janvier 1985 et 16 janvier 1985 – 6 mars 1985, n°53 Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 162 Explorer l’Égypte et la Nubie au début du XIXe siècle, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 30 avril - 12 septembre 1999, n° 61 Beautés d’Égypte, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 2 juin - 15 décembre 2002, n° 27 Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 158

Publication : Naissance et évolution de l’écriture, catalogue d’exposition, Bruxelles et Luxembourg, Société Générale de Banque, 8 novembre 1984 – 3 janvier 1985 et 16 janvier 1985 – 6 mars 1985, n° 53 E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 162 R. Schulz, Die Entwicklung und Bedeutung des kuboiden Statuentypus: eine Untersuchung zu den sogenannten «Würfelhockern», Hildesheim, Gerstenberg, (Hildesheimer Ägyptologische Beiträge (HÄB) ; 33-34), 1992, n°333, p.539

M-F. Tilliet-Haulot, Explorer l’Égypte et la Nubie au début du XIXe siècle, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 30 avril - 12 septembre 1999, n° 61 J. J. Clère, Les chauves d’Hathor (OLA 63), Louvain, 1995, p. 211-215, doc. HH. E. Warmenbol (dir.), Beautés d’Égypte, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 2 juin - 15 décembre 2002, n° 27 A. Quertinmont, Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 158

An Egyptian granit fragmentary Block statue for Ramose, New Kingdom, Ramessid Period, 19th-20th Dynasty

40 000 - 60 000 €

Les inscriptions de cette œuvre ainsi que sa typologie de statue sistrophore suggèrent que Ramose (Ramès) appartenait sans doute au corps de prêtres les Chauves d’Hathor dédié au culte de la déessevache (cf. J. J. Clère, Les chauves d’Hathor, 1995).

L’évidement rectangulaire au niveau de la cuisse gauche ainsi que les perforations de part et d’autre, indiquent un possible réemploi de cette sculpture comme matériau de construction à l’époque moderne.

Vue de face
Vue du dessus

269

STATUE

CUBE MINIATURE EN FAÏENCE AU NOM DE KHÂEMOUASET, LE PONTIFE DE PTAH, FILS DE RAMSÈS II

Art égyptien, Nouvel empire, XIXe dynastie, règne de Ramsès II, 1279-1213 av. J.-C.

Rare représentation en faïence bleue d’une statue cube miniature, sous les traits du prince Khâemouaset, représenté les genoux remontés, les bras croisés et coiffé de la traditionnelle perruque courte flanquée de la mèche de l’enfance. Les détails du visage, de la perruque, des bracelets et du collier ousekh sont peints en noir tout comme la bande d’inscription hiéroglyphique faisant le tour du personnage et donnant le nom de son propriétaire, « fils royal, prêtre Sem de Ptah, Khâemouast ».

Haut. : 9,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience block statue for prince Khaemwaset, son of Ramesses II, New Kingdom, 19th Dynasty, reign of Ramesses II, 1279-1213 B.C.

2 500 - 3 500 €

268

SERVITEUR FUNÉRAIRE EN FAÏENCE BLEUE DU GÉNÉRALISSIME RAMSÈS

Art égyptien, Nouvel Empire, époque ramesside, XIXe-XXe dynastie

Oushebti momiforme, portant la perruque courte peinte en noir, les bras croisés sur la poitrine tenant les instruments aratoires. Sur le devant une colonne d’inscriptions hiéroglyphiques donnant le nom du défunt, Ramsès. Haut. 10,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience shabti for Ramesses, New Kingdom, Ramessid Period, 19th-20th Dynasty

800 - 1 200 €

270

TROIS FIGURES DE PRISONNIERS EN ALBÂTRE

Art égyptien, Nouvel Empire au début de la Basse Époque

Ensemble de trois prisonniers, deux Asiatiques barbus et à la chevelure longue et un Nubien à la coiffure courte, représentés nus, les membres entravés dans le dos.

Haut. : 14 et 14,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Three Egyptian alabaster bound prisoners, New Kingdom to early Late Period

4 000 - 6 000 €

271

DEUX FIGURES DE PRISONNIERS EN TERRE CUITE

Art égyptien, Nouvel Empire au début de la Basse Époque

Ensemble de deux prisonniers, un Asiatique aux cheveux longs et à la barbe pointue et un Nubien à la chevelure courte, représentés nus, les membres entravés dans le dos.

Haut. : 10 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Two Egyptian terracotta bound prisoners, New Kingdom to early Late Period

1 800 - 2 200 €

272

MASQUE PLASTRON EN TERRE CUITE PEINTE

Art égyptien, fin du Nouvel Empire ou début de la Troisième Période intermédiaire

Masque de sarcophage représentant un visage masculin à la carnation ocre, les détails des yeux, des sourcils et de la barbiche peints en noir, vêtu ou couvert d’un tissu quadrillé peint en noir, crème et ocre. Petits manques et craquelures. Long. : 44 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 195

Publication :

E. Warmenbol (dir.), Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 195

An Egyptian painted terracotta sarcophagus mask, Late New Kingdom or early Third Intermediate Period

1 500 - 2 500 €

273

SERVITEUR FUNÉRAIRE EN FAÏENCE AU NOM D’UNE CHANTEUSE D’AMON

Art égyptien, Deuxième Cachette de Deir el-Bahari, XXIe dynastie, 1069-943 av. J.-C.

Statuette momiforme, coiffée de la perruque tripartite, les bras croisés sur la poitrine portant les instruments aratoires. Elle porte sur le corps une colonne d’inscriptions hiéroglyphiques peintes en noir mentionnant une Chanteuse d’Amon, roi des dieux. Éclats et usures.

Haut. : 10 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience shabti for a Singer of Amun, Second Cache of Deir el-Bahari, 21st Dynasty, 1069-943 B.C.

400 - 600 €

274

CONTREMAÎTRE EN FAÏENCE BLEUE D’UN PÈRE DIVIN

Art égyptien, Deuxième Cachette de Deir el-Bahari, XXIe dynastie, 1069-943 av. J.-C.

Statuette de contremaître vêtu du pagne à devanteau, les mains sur la poitrine portant les fouets. Les détails peints en noir ainsi que l’inscription hiéroglyphique sur le devant mentionnant un Père divin, peut-être l’Imenemipet. Fracture aux pieds. Ancienne étiquette sous la base : « G-8980 Egyptian faience figure in lucite case, 600 B.C. [...] ».

Haut.: 9,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience overseer shabti, Second Cache of Deir el-Bahari, 21st Dynasty, 1069-943 B.C.

800 - 1 200 €

CONTREMAÎTRE EN FAÏENCE BLEUE AU NOM DE LA SUPÉRIEURE DU HAREM

D’AMON NESIKHONSOU

Art égyptien, Cachette Royale de Deir el-Bahari, XXIe dynastie, 1069-943 av. J.-C.

Statuette funéraire de contremaître, vêtu du long pagne à devanteau, coiffé de la perruque tripartite striée dégageant les oreilles, le bras gauche le long du corps, le droit replié sur la poitrine retenant le fouet. Les détails sont peints en noirs tout comme la colonne d’hiéroglyphes sur le devant du pagne indiquant : « L’Osiris supérieur du Harem d’Amon Nesikhonsou ».

Fracture restaurée et craquelures. Haut.: 17 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 227

Publication :

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, catalogue d’exposition, 1991, n° 227

An Egyptian faience overseer shabti for the Supreme Chief of the Harem of Amun Nesykhonsu, Royal cache of Deir elBahari, 21st Dynasty, 1069-943 B.C.

2 000 - 3 000 €

Nesikhonsou était une noble thébaine de la XXIe dynastie, fille du premier prophète d’Amon Smendès II et épouse du grand prêtre Pinedjem II. Elle portait les titres d’ « intendante des pays étrangers du Sud » et de « vice-roi de Kouch ». Sa momie et son mobilier funéraire ont été découverts en 1881 dans la cachette royale DB320 à Deir el-Bahari, où les prêtres d’Amon protégeaient les momies royales et celles de leur famille.

Cette statuette représente l’un des potentiels 36 contremaîtres chargés de superviser les 365 serviteurs funéraires présents dans la tombe de la défunte, destinés à accomplir le travail des champs pour elle dans l’au-delà.

FIGURE D’HEUREUSE MATERNITÉ EN FAÏENCE

Art égyptien, fin de la Troisième

Période intermédiaire ou début de la Basse Époque, VII-VIe siècle av. J.-C.

Plaquette sculptée représentant une figure du dieu Bès grimaçant, debout sur une colonne lotiforme, coiffé de six hautes plumes. Dans ses bras, un Bès plus petit, également coiffé d’une plume unique. Autour deux, plusieurs petits singes (cercopithèques) sont représentés, certains grimpant sur la figure du dieu, d’autres sur sa coiffe, l’un se loge entre ses jambes et le dernier se nourrit au sein. Au revers, deux cercopithèques se tiennent de part et d’autre de la queue du dieu, tandis que la coiffe est ornée d’un chat muni d’un bâton repoussant trois oies.

Manques et cassures visibles.

Perforations à la coiffe.

Haut. : 21 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n°12

Publication :

Tajan, Archéologie, Hôtel Drouot, Paris, 18 mars 2003, lot 659 A. Quertinmont, Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n°12

An Egyptian faience figure “talisman of happy motherhood” with Bes, Late Third Intermediate Period or early Late Period, 7th-6th century B.C.

3 000 - 5 000 €

D’après la typologie établie par Jeanne Bulté (Talismans égyptiens d’heureuse maternité, 1991), cette œuvre fait partie du type I de ces statuettes dite « d’heureuse maternité » regroupant les figures du dieu Bès nourricier et protecteur. Un exemplaire tout à fait similaire est conservé au Penn Museum de Philadelphie (inv. n°E14358).

Revers

277

FRAGMENT DE MANCHE DE SISTRE EN FAÏENCE

Art égyptien, fin de la Troisième Période Intermédiaire

Fragment de sistre dont la partie inférieure du manche ainsi que le naos au sommet évoquant la caisse de résonance, ont disparu. Il subsiste donc la partie centrale, traitée avec une très grande finesse et représentant de chaque côté le visage de la déesse Hathor aux oreilles de vaches, portant sa coiffure caractéristique terminée par deux mèches enroulées, flanquée de part et d’autre d’une paire d’uraei, portant d’un côté la coiffe rouge et de l’autre la mitre blanche, symboles de Basse et Haute-Égypte. Le cou de la déesse est paré d’un élégant collier à multiples rangs de perles et fleurs.

Le haut du manche est gravé d’inscriptions hiéroglyphiques encore partiellement lisibles : « Le roi de Haute et de Basse Égypte, Nefer-ka-Rê » et « Le fils de Rê, Ouah- […] - Rê ». Manques visibles.

Haut. : 10 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Pharaons noirs : sur la piste des quarante jours, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 9 mars - 2 septembre 2007, n° 40

Du Nil à Alexandrie : histoires d’eaux, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 20 avril - 29 septembre 2013, n° 8

Publication : M-C. Bruwier (dir.), Pharaons noirs : sur la piste des quarante jours, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 9 mars - 2 septembre 2007, n° 40 Ancient Egypt. Masterpieces from Collectors and Collections, catalogue d’exposition, Bruxelles, Cercle de Lorraine, juin 2012, p.128-131 I. Hairy, Du Nil à Alexandrie : histoires d’eaux, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 20 avril - 29 septembre 2013, n° 8

An Egyptian fragmentary faience sistrum, Late Third Intermediate Period

6 000 - 8 000 €

STÈLE CINTRÉE DE DONATION EN CALCAIRE AU NOM DE TAHARQA

Art égyptien, Troisième Période Intermédiaire, XXVe dynastie, règne de Taharqa, 690-664 av. J.-C.

Stèle de donation gravée en creux d’une scène encadrée de deux sceptres ouas et surmontée d’un disque solaire ailé épousant le sommet cintré. Le souverain à droite, vêtu d’un pagne à devanteau et coiffé du némès orné de l’uraeus au front, présente au dieu face à lui, une offrande sous la forme d’un marais d’où émergent des roseaux, symbolisant la campagne, commémorant ainsi la donation d’un domaine agricole. Le dieu au centre est représenté debout, nu, coiffé du pschent, couronne de Haute et BasseÉgypte, paré d’un collier ousekh et portant de la main droite le signe de vie ankh. L’index gauche porté à la bouche indique qu’il s’agit d’un dieu-enfant, Harpocrate. À sa suite, la déesse Isis également debout, vêtue d’une longue robe moulante, parée d’un collier ousekh, coiffée de la perruque

tripartite surmontée de la couronne faite d’un disque solaire encadré de cornes de vache, tenant de la main gauche le sceptre ouas et de la droite le signe ankh. Dans le champ, des inscriptions hiéroglyphiques donnant dans deux cartouches le nom du souverain dédicant, Taharqa. Partie inférieure de la stèle lacunaire, manques et éclats.

Dim. : 27 × 28 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n° 103

Pharaons noirs : sur la piste des quarante jours, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 9 mars - 2 septembre 2007, n° 44

Du Nil à Alexandrie : histoires d’eaux, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 20 avril - 29 septembre 2013, n°55

Publication : O. Perdu, « La chefferie de Sébennytos de Piânkhi à Psammétique Ier », in Revue d’Égyptologie, 55, 2004, p. 109, n° 91

Fl. Doyen – E. Warmembol, Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n° 103

M-C. Bruwier (dir.), Pharaons noirs : sur la piste des quarante jours, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 9 mars - 2 septembre 2007, n° 44

I. Hairy, Du Nil à Alexandrie : histoires d’eaux, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 20 avril - 29 septembre 2013, n° 55

An Egyptian limestone round-topped stele for Taharqo, Third Intermediate Period, 25th Dynasty, reign of Taharqo, 690-664 B.C. B.

10 000 - 15 000 €

Collection Jean-Jacques Rotthier (Lots 246 à 313)

279

STATUETTE DE ROI KUSHITE EN BRONZE

Art égyptien, Troisième Période Intermédiaire, XXVe dynastie, 760-655 av. J.-C.

Statuette votive représentant le souverain nubien debout sur une base rectangulaire, dans l’attitude de la marche, jambe gauche en avant, portant le pagne chendjit, le collier ousekh et la coiffe némès parée de deux uraei au front, symbolisant l’Égypte et la Nubie. Le bras gauche repose le long du corps, le poing serré sur un attribut, aujourd’hui disparu, tandis que le bras droit est projeté en avant, tenant un long bâton, symbole de pouvoir. Haut. : 11,6 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Pharaons noirs : sur la piste des quarante jours, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 9 mars - 2 septembre 2007, n° 49

Le crépuscule des pharaons : chefsd’œuvre des dernières dynasties égyptiennes, Paris, Musée JacquemartAndré, 23 mars - 23 juillet 2012, n° 87

Publication :

P. Pamminger, « Features of the Past.

A Royal Statuary and its Secrets », Revue d’Égyptologie, 51, 2000, p. 154, n°6 et pl. XXVI-XXVII

M-C. Bruwier (dir.), Pharaons noirs : sur la piste des quarante jours, catalogue d’exposition Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 9 mars - 2 septembre 2007, n° 49

O. Perdu, Le crépuscule des pharaons : chefs-d’œuvre des dernières dynasties égyptiennes, catalogue d’exposition, Paris, Musée Jacquemart-André, 23 mars - 23 juillet 2012, n° 87

An Egyptian bronze statuette of a Kushite king, Third Intermediate Period, 25th Dynasty, 760 – 655 B.C.

6 000 - 8 000 €

281

CONTREPOIDS DE COLLIER MÉNAT EN FAÏENCE

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, règne d’Amasis, vers 570-526 av. J.-C.

Ex-voto en forme de contrepoids de collier ménat, surmonté d’une bélière tubulaire et gravé d’une colonne d’inscriptions hiéroglyphiques mentionnant le roi Amasis.

Haut. : 10,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience Menat counterpoise, Saite Period, 26th Dynasty, reign of Amasis, circa 570-526 B.C.

1 500 - 2 500 €

280

GRAND CONTREPOIDS DE COLLIER MÉNAT EN FAÏENCE

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, règne d’Apriès, 589-570 av. J.-C.

Grand ex-voto en forme de contrepoids de collier ménat, surmonté d’une bélière tubulaire et gravé d’une colonne d’inscriptions hiéroglyphiques mentionnant le souverain Apriès « aimé de Khouit ».

Haut. : 17,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932- 2009), puis par descendance

A Large Egyptian faience Menat counterpoise, Saite Period, 26th Dynasty, reign of Apries, 589-570 B.C

3 000 - 5 000 €

Collection

CONTREPOIDS DE COLLIER MÉNAT EN FAÏENCE

Art égyptien, Troisième Période Intermédiaire, XXVe dynastie, 760-655 av. J.-C.

Ex-voto en forme de contrepoids de collier ménat décoré en léger relief du dieu Horus hiéracocéphale représenté debout, en marche, vêtu du pagne chendjit, coiffé de la perruque tripartite surmontée du pschent Face à lui se tient la déesse Ouadjit léontocéphale, vêtue d’une longue robe moulante, coiffée d’une perruque tripartite surmontée du disque solaire et présentant à Horus le signe de vie ankh. Au registre inférieur est représentée la déesse Hathor sous sa forme de vache allongée, munie d’un disque solaire entre les cornes. Au revers, une colonne d’inscriptions hiéroglyphiques partiellement lisibles, formulant un souhait de bonne année adressé par l’Horus de Bouto et Ouadjit en faveur d’un maître de Bouto. Manques, éclats, fracture et craquelures.

Haut. : 12,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience Menat counterpoise, Third Intermediate Period, 25th Dynasty, 760-655 B.C.

2 000 - 3 000 €

283

POIDS (?) EN SERPENTINE INSCRIT

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, règne de Nekao II, 610-595 av. J.-C.

Parallélépipède à arêtes épannelées, gravé sur tout son pourtour d’une inscription hiéroglyphique dont les cartouches ont été martelés (damnatio memoriae) mais mentionnant le protocole de Nékao II, aimé de Neith et d’Atoum, permettant la datation de l’objet.

Choc en partie supérieure.

Dim. : 13 × 7 × 4 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian serpentine inscribed weight (?), Saite Period, 26th Dynasty, reign of Necho II, 610-595 B.C.

800 - 1 200 €

SERVITEUR FUNÉRAIRE FRAGMENTAIRE EN SERPENTINE AU NOM DU PRÊTRELECTEUR, MAGICIEN ET CHEF PADIIMENIPET (PADIAMÉNOPÉ)

Art égyptien, fin de la XXVe-début de la XXVIe dynastie

Buste d’oushebti momiforme, coiffé de la perruque tripartite dégageant les oreilles, paré d’un large collier ousekh, les bras croisés sur la poitrine tenant les instruments aratoires sculptés en léger relief. Le bas du corps très largement lacunaire comporte des fragments de l’inscription hiéroglyphique qui reprenait le traditionnel chapitre VI du Livre des Morts et donnait le nom du défunt, le prêtre-lecteur et magicien

Padiimenipet (Padiaménopé).

Manques visibles.

Haut. : 15 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian serpentine fragmentary shabti for the Chief Lector Priest Padiamunipet (Petamenope), Late 25th-early 26th Dynasty

6 000 - 8 000 €

La tombe TT 33 de Padiaménopé (également transcrit Padiamenipet, Padiimenipet ou Petamenophis) est connue dès le début du XVIIIe siècle, grâce à des voyageurs comme Richard Pococke, et a été étudiée plus systématiquement au début du XIXe siècle par Jean-François Champollion, qui reconnut certaines inscriptions et en fit une première transcription du nom du prêtre. La documentation s’est approfondie à la fin du XIXe siècle avec des égyptologues tels que Johannes Dümichen, qui relevèrent plans et textes hiéroglyphiques, faisant de la TT 33 l’un des tombeaux privés les plus vastes et les plus documentés de la nécropole thébaine.

Parallèlement à ces campagnes d’exploration, de nombreuses statuettes funéraires portant le nom et les titres de Padiaménopé ont été extraites du contexte funéraire et intégrées à des collections muséales prestigieuses (British Museum, Louvre, Museo Egizio de Turin, etc.) ainsi qu’à des collections privées. Ces statuettes se caractérisent fréquemment par leur état fragmentaire ou partiellement endommagé, possible témoignage de pratiques funéraires ou simple conséquence des aléas de leur dispersion hors de la tombe.

SERVITEUR FUNÉRAIRE

FRAGMENTAIRE EN SERPENTINE AU NOM DU PRÊTRELECTEUR, MAGICIEN ET CHEF PADIIMENIPET (PADIAMÉNOPÉ)

Art égyptien, fin de la XXVe-début de la XXVIe dynastie

Buste d’oushebti momiforme, coiffé de la perruque tripartite dégageant les oreilles, paré d’un large collier ousekh, les bras croisés sur la poitrine tenant les instruments aratoires sculptés en léger relief. Le bas du corps à moitié lacunaire conserve les trois premières lignes de l’inscription hiéroglyphique reprenant le traditionnel chapitre VI du Livre des Morts et donnant le nom du défunt, le prêtre-lecteur et magicien

Padiimenipet (Padiaménopé).

Manques visibles.

Haut. : 19 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian serpentine fragmentary shabti for the Chief Lector Priest Padiamunipet (Petamenope), Late 25th-early 26th Dynasty

6 000 - 8 000 €

Ensemble funéraire au nom de la dame Iahtesnakht

Sarcophage intérieur

286

CERCUEIL MOMIFORME

ET SARCOPHAGE EN BOIS PEINT AU NOM D’IAHTESNAKHT

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, 664-525 av. J.-C.

Ensemble comprenant le sarcophage extérieur ainsi que le cercueil intérieur au nom de la dame Iahtesnakht, littéralement « La lune est sa force », fille de Pa-shery-en-awy et de Ta-dit-iu. Manques, fractures, quelques repeints et restaurations.

Cercueil momiforme : 182 × 52 × 56 cm

Sarcophage extérieur : 202,5 × 62 × 69 cm

Provenance : Région d’Hérakléopolis, Ihnasya el Medina ou Abousir el-Melek

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 244 et 245

Publication :

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 244-245.

P. Dils, “Die Särge des Iahtesnacht”, in. U. Verhoeven, Das saitische Totenbuch der Iahtesnacht. P. Colon, Aeg 10207, vol. 1, Bonn, 1993, pp. 6-12. U. Verhoeven, “Das saitische Totenbuch der Iahtesnacht. P. Colon. Aeg 10207”, vol. 1, pp. 1-6, et vol. 2, pls. 1-2 (sarcophage extérieur) et pls. 3-4 (cercueil) in. Papyrologische Texte und Abhandlungen, Bonn, 1993.

K. Stövesand, “Regional Variability in Late Period Egypt: Coffin Traditions in Middle Egypt”, in. J. H. Taylor et M. Vandenbeusch, Ancient Egyptian Coffins. Craft, Traditions and Functionality, Leuven, 2018, pp. 396-7, fig. 5

An Egyptian wood inner anthropoid coffin and outer sarcophagus for Iahtesnakht, Saite Period, 26th Dynasty, 664-525 B.C.

120 000 - 150 000 €

Détail

Sarcophage extérieur

Cet ensemble funéraire au nom de la dame Iahtesnakht, dont le patronyme renvoie probablement à la région d’Hérakléopolis Magna, se compose d’un sarcophage extérieur dans lequel s’insère un cercueil anthropoïde et se rattache à un exceptionnel papyrus du Livre des Morts, aujourd’hui conservé à l’Université de Cologne (papyrus Coloniensis 10207). Ce rouleau illustré atteignant plus de vingt mètres de long une fois déroulé, mentionne, au même titre que le sarcophage et le cercueil présentés ici, le nom de la défunte ainsi que ceux de ses parents : Pa-sheryen-awy et Ta-dit-iu. De plus, un fragment de ce même papyrus (cf. exposition Du Nil à l’Escaut), était encore récemment fixé à l’intérieur du cercueil anthropoïde, au niveau de la tête de la défunte. Seule manque aujourd’hui à cet ensemble, la momie, dont subsiste en ultime témoignage, quelques fragments de bandelettes adhérant encore à

l’intérieur du cercueil anthropoïde. Le sarcophage extérieur est de forme rectangulaire, surmonté d’un couvercle bombé, figurant la voûte céleste. Malgré des manques matériels, notamment au fond et sur les parois latérales, le décor demeure largement lisible. La cuve est essentiellement peinte d’inscriptions hiéroglyphiques, interrompues sur les longs côtés de divinités protectrices momiformes, cinq d’un côté et quatre sur le second, celles-ci accompagnées au niveau de la tête de défunte d’une représentation de fausse-porte surmontée d’une paire d’yeux Oudjat, permettant symboliquement à la défunte de voir au-dehors. Les pieds et la tête arborent les représentations des déesses sœurs Isis et Nephtys, agenouillées sur le hiéroglyphe de l’or. Sur le couvercle, la défunte est présentée de chaque côté en adoration devant les barques nocturne et diurne du dieu solaire, tractées par des cortèges divins.

Vue latérale gauche
Vue latérale droite
Intérieur du couvercle

Les petits côtés sont décorés de cartouches comportant les noms d’Osiris, encadrés de deux chacals couchés. Enfin, l’intérieur du couvercle est peint d’une représentation de la déesse Nout occupant quasiment toute la longueur. Celle-ci est représentée de face, nue, les bras tendus vers le disque solaire, protégeant ainsi la défunte.

Le cercueil intérieur anthropoïde représente Iahtesnakht sous l’aspect d’une momie dont le corps est peint en clair sur fond sombre, contrastant avec le buste entièrement polychrome. La défunte présente

une carnation claire, les yeux et sourcils peints en noir, la tête coiffée d’une perruque tripartite dégageant les oreilles et décorée d’une dépouille de vautour. Le haut du buste est paré d’un large collier floral recouvrant entièrement la poitrine. Le haut du corps est peint d’une représentation de la déesse Nout, protégeant de ses ailes éployées la momie de la défunte étendue sur un lit funéraire à tête de lion et surmontant des vases canopes. Sur les côtés, des divinités en procession accompagnent la défunte et encadrent le texte hiéroglyphique recouvrant les jambes et les pieds,

à l’exception de la partie centrale abritant la représentation du dieu funéraire Sokaris sous l’apparence d’un faucon momifié. La cuve du cercueil est décorée d’un pilier djed monumental anthropomorphique, coiffé d’une couronne composite et tenant le sceptre (heqa) et le flagellum (nekhekh), attributs d’Osiris, symbole de résurrection. L’intérieur du couvercle est également décoré de la déesse Nout, ici représentée de profil, vêtue d’une longue robe, assurant la protection et la renaissance de la défunte. Au-dessus de la déesse, une bande de bitume est manquante, trace

d’attache de la bande de papyrus, désormais lacunaire.

Aujourd’hui confié à la vente par les héritiers du collectionneur Jean-Jacques Rotthier, qui en fut le respectueux dépositaire, cet ensemble funéraire se distingue par son intégrité remarquable. Son lien direct avec un papyrus du Livre des Morts conservé à l’Université de Cologne en renforce l’importance historique et en fait un témoignage important des pratiques funéraires du début de la Basse Époque égyptienne.

288

TROIS STATUETTES OU GROUPES EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Comprenant une Bastet debout, un groupe de six chats (l’un lacunaire) ainsi qu’un chat accroupi accompagné de deux petits et portant une inscription sur la base mentionnant la déesse Bastet. Haut. : 14 et 8 cm

Long. : 9 cm (groupe de cinq chats)

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

(pour l’un) : Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n°22

Publication :

Fl. Doyen – E. Warmembol, Pain et bière en Égypte ancienne : De la table à l’offrande, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 4 avril – 12 décembre 2004, n° 22

Three Egyptian bronze statuettes, Late Period, 664-332 B.C.

2 000 - 3 000 €

287

ENSEMBLE D’ÉLÉMENTS DÉCORATIFS EN FAÏENCE

Art égyptien, début de la Basse Époque, VIIe-VIe siècle av. J.-C.

Comprenant un pilier djed, deux cobras et deux cartouches inscrits surmontés de plumes encadrant un disque solaire. Petits éclats, les cobras cassés collés. DiM. (cobras) : 10 × 12 cm

Haut. : 12 cm (djed et cartouches)

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian set of faience decorative elements, Early Late Period, 7th-6th century B.C.

2 000 - 3 000 €

289

AMULETTE DE PTAH EN FAÏENCE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Amulette du dieu représenté debout, le corps enserré dans un linceul, tenant le sceptre ouas et la croix ankh, il est paré d’un collier ousekh et porte sur la tête une calotte lisse.

Perforation au niveau de la colonne dorsale pour la suspension.

Haut. : 6 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience amulet of Ptah, Late Period, 664-332 B.C.

300 - 500 €

290

KHONSOU EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Statuette votive représentant le dieuenfant debout sur une base inscrite, le corps enserré dans un linceul, tenant dans ses mains ramenées sur la poitrine les sceptres ouas et heqa ainsi que le flagellum nekhekh. Il porte la barbe postiche, l’uraeus au front flanqué de la mèche de l’enfance et couronné du disque lunaire. Les yeux incrustés.

Haut. : 7 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian bronze statuette of Khonsu, Late Period, 664-332 B.C.

1 000 - 1 500 €

291

PTAH EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque ou époque ptolémaïque, 664-30 av. J.-C

Statuette du dieu représenté debout, le corps enserré dans un linceul, tenant le sceptre ouas, il est paré d’un collier ousekh et porte sur la tête une calotte lisse.

Haut. : 11,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian bronze Ptah, Late or Ptolemaic Period, 664-30 B.C.

600 - 800 €

292

STATUETTE D’ORANT AGENOUILLÉ ET OXYRHYNQUE AVEC ORANT EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Statuette votive d’orant agenouillé, vêtu d’un pagne, le crâne rasé, paré de bracelets de bras et sur la poitrine d’une image d’Osiris, présentant devant lui une table d’offrande. Au dos, une inscription hiéroglyphique gravée indiquant « Qu’Isis donne la vie à Padiamon ».

Statuette votive représentant le poisson oxyrhynque coiffé du disque solaire entre les cornes de vache et reposant sur une base rectangulaire accueillant une petite figure d’orant agenouillé.

Haut. : 7 cm (orant)

Long. : 12 cm (oxyrhynque)

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian bronze worshipper and an oxyrhynchus fish, Late Period, 664-332 B.C.

1 500 - 2 500 €

Revers

293

STATUETTE D’OSIRIS PROTÉGÉ PAR ISIS EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332

Statuette du dieu momiforme, debout sur une base carrée inscrite, tenant le sceptre (heqa) et le flagellum (nekhekh). Il porte la barbe postiche et la couronne atef, formée de la mitre blanche de Haute-Égypte (hedjet) bordée de deux plumes d’autruche. Dans son dos, la déesse Isis est représentée, plus petite, vêtue d’une longue robe moulante, coiffée de la perruque tripartite et de la dépouille de vautour, surmontée des cornes enserrant

le disque solaire, ses bras pourvus d’ailes éployées enserrant le corps du dieu momiforme en signe de protection. Petits manques.

Haut. : 20,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian bronze statuette of Osiris protected by Isis, Late Period, 664-332 B.C.

2 000 - 3 000 €

294

ANUBIS PANTHÉE EN BRONZE

Art égyptien, époque ptolémaïque, 332-30 av. J.-C.

Statuette votive représentant une figure de divinité syncrétique debout sur une base rectangulaire, associant des jambes arquées de Ptah-Patèque reposant sur deux crocodiles, les bras projetés en avant tenant des attributs aujourd’hui disparus, le faucon Horus à l’arrière du corps enserrant de ses ailes le corps du dieu et d’où émerge la tête de faucon disquée. Le dieu est bicéphale associant la tête de chacal d’Anubis à celle du bélier de Khnoum et portant la couronne atef formée de la mitre reposant sur des cornes de bélier, surmontée du disque solaire et flanquée de part et d’autre d’une plume d’autruche et d’un uraeus

Haut. : 20,8 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 102

La condition humaine, le rêve d’une ombre, Barcelone, 2004

Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 67

Publication :

E. Warmenbol (dir.), Ombres d’Égypte, le peuple de Pharaon, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 20 juin - 12 décembre 1999, n° 102

La condition humaine, le rêve d’une ombre, Barcelone, 2004, p. 41 A. Quertinmont, Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n°67

An Egyptian bronze statuette of a Pantheistic Anubis, Ptolemaic Period, 332-30 B.C.

8 000 - 12 000 €

Revers

296

AMON EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Statuette votive représentant le dieu debout, dans l’attitude de la marche, jambe gauche en avant, les bras le long du corps, vêtu du pagne chendjit, paré du collier ousekh coiffé de la couronne amonienne formée du disque solaire surmonté de deux hautes plumes. Haut. : 11,5 cm (sans tenon)

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian bronze statuette of Amun, Late Period, 664-332 B.C.

1 500 - 2 500 €

295 296

295

DIEU-ENFANT EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Statuette votive représentant le dieu enfant nu, assis, portant l’index droit à la bouche, les pieds reposant sur une base carrée. La mèche de l’enfance tombe sur le côté droit de sa tête, qui est coiffée du pschent associant la couronne de Haute et de Basse-Égypte, avec l’uraeus au front.

Haut. : 13,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian statuette of a child god, Late Period, 664-332 B.C.

2 000 - 3 000 €

298

STATUETTE D’HARPOCRATE AMONIEN EN BRONZE

Art égyptien, époque saïte, XXVIe dynastie, 664-525 av. J.-C.

Statuette votive représentant le dieu enfant nu, assis, portant l’index droit à la bouche, les pieds reposant sur une base carrée inscrite. La mèche de l’enfance tombe sur le côté droit de sa tête, qui est coiffée d’une couronne amonienne associant un disque solaire à deux plumes.

Les yeux et les ongles incrustés.

Haut. : 25,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian statuette of a child god with the Amonian crown, Saite Period, 26th Dynasty, 664-525 B.C.

6 000 - 8 000 €

297

DIEU-ENFANT EN BRONZE

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Statuette votive représentant le dieu enfant nu, assis, les pieds reposant sur une base carrée. Il est coiffé du khepresh muni de l’uraeus au front et flanqué de la mèche de l’enfance.

Les yeux incrustés d’or.

Haut. : 14,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian bronze Child God, Late Period, 664-332 B.C.

2 000 - 3 000 €

300

ENSEMBLE DE VASES MINIATURES EN TERRE CUITE, ALBÂTRE ET PIERRE DURE

Art égyptien, époques diverses

Haut. : 3 à 10 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian group of miniature vases in terracotta, alabaster and hard stone, Various periods

2 000 - 3 000 €

299

NEPHTYS EN BOIS STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, époque ptolémaïque, 332-30 av. J.-C.

Statuette représentant la déesse agenouillée sur une base à décor de façades architecturales serekh, portant la main droite au visage en signe de lamentation. Elle est vêtue d’une robe longue laissant découvrir ses bras et sa poitrine à la carnation verte, symbole de renaissance. Le visage est doré et elle porte une longue perruque bleue tripartite dégageant les oreilles, surmontée d’un signe hiéroglyphique qui la distingue de sa sœur Isis. Manques et éclats.

Haut. : 35 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 144

Publication : A. Quertinmont, Dieux, génies et démons en Égypte ancienne : à la rencontre d’Osiris, Anubis, Isis, Hathor, Rê et les autres.., catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 21 mai - 20 novembre 2016, n° 144

An Egyptian painted wood statuette of Mourning Nephthys, Ptolemaic Period, 332-30 B.C.

3 000 - 5 000 €

301

SOMTOUS SUR LE LOTUS EN BRONZE

Art égyptien, époque ptolémaïque, 332-30 av. J.-C.

Statuette ex-voto représentant le dieuenfant accroupi sur une fleur de lotus dont la robuste tige repose à l’arrière d’une base parallélépipédique portant une inscription sur son pourtour. Le dieu est dans l’attitude classique de l’enfance, représenté nu, portant l’index droit à sa bouche, coiffé du némès flanqué de la mèche de l’enfance et muni de l’uraeus au front. Il portait très probablement une couronne hemhem dont ne subsiste aujourd’hui que le support. L’inscription sur la base nous donne le nom du dédicant : « Somtous l’enfant qui accorde la vie à Padisopdet fils d’Imenirdis ».

Les yeux incrustés d’or.

Haut. : 24,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 351 Beautés d’Égypte, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 2 juin-15 décembre 2002, n° 31

Le crépuscule des pharaons : chefsd’œuvre des dernières dynasties égyptiennes, Paris, Musée JacquemartAndré, 23 mars - 23 juillet 2012, n° 119

Publication :

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, catalogue d’exposition, 1991, n° 351 J. Quaegebeur, « Somtous l’Enfant sur le lotus », Mélanges Jacques Jean Clère, CRIPEL 13 (1991), p. 113-121 et pl. 15. E. Warmenbol (dir.), Beautés d’Égypte, catalogue d’exposition, Treignes, Musée du Malgré-Tout, 2 juin - 15 décembre 2002, n° 31 O. Perdu, Le crépuscule des pharaons : chefs-d’œuvre des dernières dynasties égyptiennes, catalogue d’exposition, Paris, Musée Jacquemart-André, 23 mars - 23 juillet 2012, n° 119

An Egyptian gold-inlaid bronze statuette of Somtous, Ptolemaic Period, 332-30 B.C.

4 000 - 6 000 €

Détail

302

303

ÉLÉMENTS DÉCORATIFS D’UNE RÉSILLE DE MOMIE EN PERLES

Art égyptien, Basse Époque ou époque ptolémaïque, 664-30 av. J.-C.

Éléments de décor ornant autrefois la résille d’une momie, composés d’un visage à la carnation jaune, un collier ousekh, un scarabée ailé, les déesses Isis et Nephtys aux ailes éployées, les représentations des quatre Fils d’Horus et enfin un chacal couché, Anubis, surmontant une colonne d’inscriptions hiéroglyphiques parcellaires. Ensemble fixé sous verre.

DiM. totale : 112,5 × 32,3 cm

DiM. masque : 20,2 × 20,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian faience beads funerary shroud decorative elements, Late or Ptolemaic Period, 664-30 B.C.

1 000 - 1 500 €

302

PSEUDO-CANOPE À TÊTE DE BABOUIN EN CALCAIRE

Art égyptien, Troisième Période Intermédiaire, 1069-664 av. J.-C.

Pseudo-canope cynocéphale représentant la divinité protectrice des morts Hâpi. Deux anciennes étiquettes sont présentent sur l’œuvre, l’une indiquant « 2209 ».

Éclats et rayures.

Haut.: 24 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian limestone Dummy canopic jar with baboon head (Hapy), Third Intermediate Period, 1069-664 B.C.

1 000 - 1 500 €

305

MASQUE FUNÉRAIRE EN BOIS

STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Masque de sarcophage à carnation rouge, les détails du visage peints en noir et conservant les restes d’une coiffe polychrome. Manques.

Haut. : 35,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian painted wood funerary mask, Late Period, 664-332 B.C.

3 000 - 4 000 €

304

MASQUE FUNÉRAIRE EN BOIS STUQUÉ ET PEINT

Art égyptien, Basse Époque, 664-332 av. J.-C.

Masque de sarcophage représentant un visage masculin à la carnation foncée, esquissant un léger sourire, le nez fin, les yeux et sourcils peints en noir. Sur les tempes, on note les traces d’une perruque aujourd’hui lacunaire, qui dégageait les oreilles, toujours présentes.

Manques visibles.

Haut. : 19,5 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian painted wood funerary mask, Late Period, 664-332 B.C.

2 000 - 3 000 €

LINCEUL EN LIN PEINT

Art égyptien, époque romaine, IIe-IIIe siècle ap. J.-C.

Linceul représentant le défunt à la carnation foncée, allongé sur un textile rouge brique à motif réticulé noir et jaune, la tête reposant sur un coussin, vêtu d’une tunique verte décorée de clavi pourpres et chaussé de sandales. Il tient dans ses mains une couronne de fleurs et un second attribut, certainement un rouleau. La tête est ceinte d’un bandeau, les cheveux sont noirs et bouclés, les yeux en amande ouverts, montrant ainsi le défunt encore en vie, le nez large et la bouche pulpeuse. Il porte à l’auriculaire gauche un anneau serti d’une pierre en cabochon. Le corps est recouvert des hanches aux chevilles d’un cartonnage décoré sur trois registres de scènes funéraires renvoyant à l’époque pharaonique : au premier registre la momie du défunt est entourée des déesses sœurs Isis et Nephtys ; au centre une scène quasiment illisible mais très probablement représentant la pesée du cœur; au registre inférieur deux chacals encadrent une barque funéraire sur un autel. Manques.

Dim. : 230 × 100 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Arts tardifs et chrétiens d’Égypte, Louvain-la-Neuve, Musée archéologique, 6 septembre - 23 octobre 1988, n° 42 Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 366 Égyptiennes : étoffes coptes du Nil, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 25 avril - 28 septembre 1997, n° 4 Les empereurs du Nil, exposition itinérante : Tongres, Valenciennes, Lyon et Amsterdam, 1999-2001, n° 138

Publication : Arts tardifs et chrétiens d’Égypte, catalogue d’exposition, Louvain-laNeuve, Musée archéologique, 6 septembre - 23 octobre 1988, 1988, n° 42

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n°366

M-C. Bruwier, Égyptiennes : étoffes coptes du Nil, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 25 avril - 28 septembre 1997, n° 4

H. Willems, W. Clarysse (éd.), Les empereurs du Nil, catalogue de l’exposition itinérante : Musée gallo-romain de Tongres (25 sept. 1999 - 6 fév. 2000) ; Musée des beaux-arts de Valenciennes (1er mars - 12 juin 2000) ; musée de la Civilisation gallo-romaine de Lyon (25 juin - 26 nov. 2000) ; Musée Allard Pierson d’Amsterdam (8 déc. 2000 - 10 mars 2001), Leuven, 2000, n° 138

An Egyptian painted linen shroud, Roman Period, 2nd-3rd century A.D.

50 000 - 80 000 €

Détail
Détail

Au tournant du Ier siècle av. J.-C., à la suite de l’intégration de l’Égypte dans l’Empire romain, s’ouvre une période de profondes transformations culturelles qui se prolonge jusqu’à la fin du IVe siècle ap. J.-C.

Dans le domaine funéraire, cette époque se caractérise par une hybridation entre héritage pharaonique et apports grécoromains. Alors que, dans le reste du monde romain, la crémation puis l’inhumation se diffusent largement, la pratique de la momification demeure prédominante en Égypte.

Les rites funéraires s’enrichissent néanmoins d’éléments nouveaux, comme en témoigne l’apparition de portraits réalistes associés aux momies. Ces images, parfois intégrées à un décor religieux élaboré, participent à l’accompagnement du défunt dans son passage vers l’audelà, selon des conceptions toujours profondément ancrées dans la tradition égyptienne.

Contrairement aux masques idéalisés des périodes pharaoniques antérieures, ces portraits visent à restituer les traits individuels du défunt. Réalisés sur panneaux de bois, sur linceuls de lin peint ou sous forme de masques-plastrons, ils illustrent pleinement ce syncrétisme culturel. Les peintures sur bois, connues sous le nom de portraits du Fayoum, en constituent les exemples les plus célèbres. Le traitement naturaliste des visages, ainsi que les coiffures, bijoux et vêtements, relèvent d’une esthétique romaine, tandis que le recours au lin et à la momification demeure ancré dans les traditions funéraires égyptiennes.

307

MASQUE FÉMININ FUNÉRAIRE EN STUC

Art égyptien, époque romaine, vers le IIe-IIIe siècle ap. J.-C.

Masque funéraire représentant un visage féminin à la carnation ocre, le nez large, la bouche aux lèvres fines, les yeux, cils et sourcils peints en noir. La chevelure est arrangée en mèches ondulées retenues par un chignon et laissant s’échapper sur le front une frise de mèches torsadées (l’une manquante).

Petits manques.

Long. : 25 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 364

Publication : E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 364

An Egyptian painted stucco mummy mask of a woman, Roman Period, circa 2nd-3rd century A.D.

2 000 - 3 000 €

308

MASQUE FÉMININ FUNÉRAIRE EN STUC, LES YEUX INCRUSTÉS

Art égyptien, époque romaine, vers le IIe siècle ap. J.-C.

Masque funéraire représentant un élégant visage féminin à la carnation blanche, le nez fin et droit, la bouche esquissant un léger sourire surmontant une fossette au menton, les yeux incrustés de verre donnant une impression de vie, cernés de cils et sourcils peints en noir. La chevelure est savamment arrangée en mèches ondulées et tressées s’enroulant en un chignon à la base de la tête. Le cou est également façonné et venait s’enchâsser dans un cartonnage recouvrant le reste du corps de la défunte.

Petits manques.

Long. : 23 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Arts tardifs et chrétiens d’Égypte, Louvain-la-Neuve, Musée archéologique, 6 septembre - 23 octobre 1988, n° 41

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 362

Publication : Arts tardifs et chrétiens d’Égypte, catalogue d’exposition, Louvain-laNeuve, Musée archéologique, 6 septembre - 23 octobre 1988, 1988, n° 41

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 362

An Egyptian painted stucco mummy mask of a woman with inlaid glass eyes, Roman Period, circa 2nd century A.D.

3 000 - 5 000 €

Collection Jean-Jacques Rotthier

MASQUE MASCULIN FUNÉRAIRE EN STUC, LES YEUX INCRUSTÉS

Art égyptien, époque romaine, vers le IIe siècle ap. J.-C.

Masque-plastron funéraire représentant un visage masculin à la carnation foncée, le nez droit, la bouche charnue, les détails de la barbiche et de la moustache peints en noir, tout comme les sourcils et cils encadrant des yeux incrustés de verre ajoutant à l’impression de vie qui émane de la pièce. La chevelure est formée de mèches étagées en relief et de fines mèches peintes sur le haut du front. L’arrière du crâne conserve les traces d’un disque solaire ailé polychrome sur lequel reposait la tête du défunt.

Manques.

Long. : 24 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

An Egyptian painted stucco mummy mask of a man with inlaid glass eyes, Roman Period, circa 2nd century A.D.

3 000 - 5 000 €

309

MASQUE FÉMININ FUNÉRAIRE EN STUC, LES YEUX INCRUSTÉS

Art égyptien, époque romaine, vers le IIe siècle ap. J.-C.

Masque funéraire représentant un visage féminin à la carnation blanche, le nez droit, la bouche esquissant un léger sourire surmontant une fossette au menton, les yeux incrustés de verre donnant une impression de vie, cernés de cils et sourcils peints en noir. La chevelure est savamment arrangée en mèches ondulées et tressées s’enroulant en un chignon à la base de la tête.

Le cou est également façonné et venait s’enchâsser dans un cartonnage recouvrant le reste du corps de la défunte.

Petits manques.

Long. : 25 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Artisans de l’Égypte ancienne, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 27 mars - 21 juin 1981, n° 113 Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 363

Publication : Artisans de l’Égypte ancienne, catalogue d’exposition, Morlanwelz, Musée royal de Mariemont, 27 mars - 21 juin 1981, n°113 E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n°363

An Egyptian painted stucco mummy mask of a woman with inlaid glass eyes, Roman Period, circa 2nd century A.D.

3 000 - 5 000 €

311

TÊTE FUNÉRAIRE DE CROCODILE EN STUC

Art égyptien, période romaine, Ier-IIe siècle

Tête de crocodile en stuc creusé et moulé en relief pour le museau, les yeux et les dents. Les yeux et les narines sont rehaussés de noir.

Manques et craquelures.

Dim. : 15 × 46 × 26 cm

Provenance : Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition :

Du Nil à l’Escaut, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 358 Les empereurs du Nil, exposition itinérante : Tongres, Valenciennes, Lyon et Amsterdam, 1999 - 2001, n° 218

Publication :

P. Dils, “Stucco heads of crocodiles. A new aspect of crocodile mummification” dans Aegyptus, n° 70, 1990, p. 73-85 E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n° 358 H. Willems, W. Clarysse (éd.), Les empereurs du Nil, Catalogue de l’exposition itinérante : Musée galloromain de Tongres (25 sept. 1999 - 6 fév. 2000) ; Musée des beaux-arts de Valenciennes

(1er mars - 12 juin 2000) ; musée de la Civilisation gallo-romaine de Lyon (25 juin - 26 nov. 2000) ; Musée Allard Pierson d’Amsterdam (8 déc. 2000 - 10 mars 2001), Leuven, 2000, n° 218

An Egyptian stucco crocodile mummy mask, Roman Period, 1st-2nd century A.D.

2 000 - 3 000 €

312

TÊTE FUNÉRAIRE DE CROCODILE EN STUC POLYCHROME

Art égyptien, période romaine, Ier-IIe siècle

Tête de crocodile en stuc creusé, de forme quasi cylindrique à l’exception des yeux et dents en relief rehaussés de noir, jaune et rouge. Sur le front un disque solaire surmontant une palme peinte en noir et jaune.

Manques et craquelures.

Dim. : 23 × 50 × 28 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Exposition : Les empereurs du Nil, exposition itinérante : Tongres, Valenciennes, Lyon et Amsterdam, 1999 - 2001, n°217

Publication : H. Willems, W. Clarysse (éd.), Les empereurs du Nil, Catalogue de l’exposition itinérante : Musée gallo-romain de Tongres (25 sept. 1999 - 6 fév. 2000) ; Musée des beaux-arts de Valenciennes (1er mars - 12 juin 2000) ; musée de la Civilisation gallo-romaine de Lyon (25 juin - 26 nov. 2000) ; Musée Allard Pierson d’Amsterdam (8 déc. 2000 - 10 mars 2001), Leuven, 2000, n° 217

An Egyptian stucco crocodile mummy mask, Roman Period, 1st-2nd century A.D.

2 000 - 3 000 €

TÊTE FUNÉRAIRE DE CROCODILE EN STUC POLYCHROME

Art égyptien, période romaine, Ier-IIe siècle

Tête de crocodile en stuc creusé, de forme quasi cylindrique, les yeux en relief rehaussés de noir, les dents et les narines de l’animal représentés en jaune et noir. Manques et craquelures.

Dim. : 18 × 44,5 × 18,5 cm

Provenance :

Collection Jean-Jacques Rotthier (1932-2009), puis par descendance

Publication :

P. Dils, « Stucco heads of crocodiles. A new aspect of crocodile mummification” in Aegyptus, n° 70, 1990, p.73-85

E. Gubel, Du Nil à l’Escaut, catalogue d’exposition, Bruxelles, Banque Lambert, 5 avril - 9 juin 1991, n°359

An Egyptian stucco crocodile mummy mask, Roman Period, 1st-2nd century A.D.

2 000 - 3 000 €

ARTS DE L’ISLAM & DE L’INDE

Lots 314 à 424

Lot 387, FEUILLET D’UN MANUSCRIT DU ’AJA’IB AL-MAKHLUQAT D’AL-QAZWINI (M. 1283) : L’OISEAU MYTHIQUE AL-’ANQA, LA PIE ET LE CORBEAU, Yémen, Arabie du sud, vers 1640–43 (détail) - pp. 140-141

GRANDE COUPE À L’OISEAU

Nichapour ou Afrasiyab (Samarcande), Iran de l’est ou Asie centrale, période samanide, vers le Xe siècle

Décorée à l’engobe brun, à rehauts jaunes sous glaçure transparente, le grand oiseau à ailes déployées sur fond de pointillés, la lèvre décorée à l’extérieur d’un bandeau de sequins, cassé-recollé.

Diam. : 26 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Large Samanid Nishapur or Afrasiyab (Samarkand) Pottery Bowl, Eastern Iran or Central Asia, ca. 10th Century

2 000 - 3 000 €

Cette belle et grande coupe décorée d’un oiseau étirant ses ailes est typique des productions de l’Iran oriental et de l’Asie centrale, entre Nichapour et Afrasiyab (Samarqand) à la période samanide (819–999). En effet, cette céramique à décor de barbotine ou de glaçures polychromes sur fond d’engobe est très souvent décorée de motifs aviaires, notamment d’échassiers. Ici, le motif est en réalité emprunté à la céramique lustrée iraqienne en vogue chez les Abbassides. Peu subsistent en bon état et cette coupe est particulièrement bien conservée. Voir des plats similaires au musée du Louvre, attribué au Xe–XIe siècle (inv. MAO 860), un autre à la David Collection, Copenhague (inv. 10-1975), daté du Xe siècle et un dernier au Linden Museum à Stuttgart.

315

BOL À DÉCOR CALLIGRAPHIQUE

Asie centrale, époque samanide, Xe siècle

De forme tronconique, peint d’une inscription arabe en calligraphie coufique à l’engobe brun sur fond crème, restaurations.

Diam. : 19,6 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Samanid Calligraphic Pottery Bowl, Central Asia, 10th Century

3 000 - 5 000 €

Les céramiques de la période samanide (819–999) ornées d’inscriptions calligraphiques proviennent principalement des régions de Transoxiane et du Khorasan, notamment de Samarcande et Nichapour, centres majeurs de production aux IXe et Xe siècles. Les ateliers maîtrisaient des techniques de cuisson et d’émaillage raffinées, produisant des pièces remarquables couvertes d’un bel engobe ivoire et peinte d’un décor calligraphique à la barbotine. Les inscriptions arabes en écriture coufique occupent une place centrale dans cette production, et se prêtent particulièrement à la décoration de ces bols tronconiques aux larges ailes. La lisibilité est souvent secondaire face à l’aspect esthétique, et comme ici, les inscriptions sont souvent difficiles à déchiffrer : le mot patience (al-sabr) est visible ici. Les inscriptions sont presque toujours des aphorismes en langue arabe où des vœux propitiatoires. Ces pièces témoignent d’une synthèse entre savoir-faire technique et raffinement calligraphique. Des exemples superbes sont conservés par exemple au Metropolitan Museum of Art (inv. 65.106.2), et à la Cité de la Céramique à Sèvres (MNC26750.) Voir également un plat récemment vendu à Bonhams, Londres, 12 novembre 2025, no. 26.

316

COUPE À L’IBEX

Nichapour, Iran de l’Est, Xe siècle

De forme hémisphérique, à décor peint d’engobe brun à rehauts jaunes et verts, un oiseau perché sur le dos de l’ibex, le médaillon central cerné d’un bandeau d’étoiles, l’extérieur de la lèvre décoré de feuilles stylisées, cassé-recollé.

Diam. : 19,5 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Nishapur Pottery Bowl, Eastern Iran, 10th Century

1 000 - 1 500 €

317

GRAND BOL À DÉCOR CALLIGRAPHIQUE

Asie centrale, époque Samanide, Xe siècle

De forme tronconique, à décor d’inscription coufique, à l’engobe brun et rehauts moutarde et rouge sur fond crème, cassé-recollé et petits rebouchages.

Diam. : 24,5 cm

Inscription : Iqbal (prospérité)

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Large Samanid Calligraphic Pottery Bowl, Central Asia, 10th Century

1 000 - 1 500 €

318

PETITE COUPE À L’OISEAU

Nichapour, Iran de l’Est, Xe siècle

De forme hémisphérique, à décor peint en brun, jaune et vert d’un paon entouré de motifs stylisés dont un mot en pseudo-coufique, le revers décoré de stries parallèles, cassé-recollé.

Diam. : 15,5 cm

Provenance : Collection de l’architecte iranien Mohsen Foroughi (1907-1983), Téhéran Collection de Monsieur G.B., Paris, acquis auprès de ce dernier en décembre 1961

Puis par descendance

A Small Nishapur Pottery Bowl, Eastern Iran, 10th Century

1 000 - 1 500 €

319

BOL À DÉCOR CALLIGRAPHIQUE RAYONNANT

Asie centrale, époque samanide, Xe siècle

En céramique, sur pied, à décor d’inscription arabe en caractères coufiques peinte d’engobe sous glaçure transparente, cassé recollé et restauré.

Diam. : 23 cm

Provenance : Collection particulière italienne

A Samanid Calligraphic Pottery Bowl, Central Asia, 10th Century

2 000 - 3 000 €

320

TROIS CÉRAMIQUES PERSANES

Garrus et Kashan, Iran, XIIe-XIXe siècles

Comprenant un bol de type Garrus à décor incisé dans un engobe crème et coulures de glaçures verte et manganèse, un pichet de type Kashan de forme bulbeuse facettée sous glaçure opaque turquoise, et une bouteille tardive au long col à décor bleu et blanc sinisant. Dims. : 20cm (diaM. bol) ; 15,5 cm (haut. Pichet) ; 30,5 cm (haut. Bouteille)

Provenance : Collection de Monsieur M., Belgique

Three Persian Ceramics, Garrus and Kashan, Iran, 12th-19th Century

800 - 1 200 €

321

RARE ENSEMBLE

DE GARNITURES DE CEINTURE EN ARGENT DORÉ ET NIELLÉ

Iran ou Turquie, époque seldjoukide, XIe-XIIIe siècle

Composé de 39 éléments en argent travaillés en repoussé, à décor de félins et de palmettes, comprenant deux anneaux plus larges, quatre éléments ornés d’anneaux de suspension, le décor rehaussé de dorure, un ardillon, monté sur tissu, dans un cadre moderne.

Dim. : 126 cm (longueur totale)

Provenance : Ancienne collection particulière anglaise, avant 1965, par réputation Timeline Auctions, Londres, 26 février 2019 : n° 449 (ill.)

Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire

A Rare Seljuk Gilt and Niello Silver Set of Belt Fittings, Iran or Turkey, 11th13th Century

15 000 - 20 000 €

Cette parure d’exception, destinée à marquer le prestige et le rang de son possesseur, est composée de 39 éléments réalisés dans une même technique d’argent repoussé puis rehaussé de dorure et de nielle. Le décor et la forme de ces éléments varient légèrement entre eux, indiquant qu’ils proviennent peut-être d’ensembles distincts. La technique d’argent repoussé et doré est très utilisée par les orfèvres de l’époque seldjoukide, de l’Asie centrale à la Turquie. Une grande plaque décorée de personnages et de chiens ailés, datée 600 H / 1203 en est un excellent exemple

(Christie’s, Londres, 7 octobre 2008, no. 70). Son décor très rafiiné rappelle celui, plus simple, de félins et de palmettes décorant notre ensemble. Un petit pendant orné d’une sphinge dans une technique identique est au Metropolitan Museum, New York (inv. 1978.28) attribué à l’Iran ou la Turquie et daté du XIIe ou XIIIe siècle. Enfin, un ensemble complet, décoré d’entrelacs niellé, lui daté du XIe ou XIIe siècle, est au British Museum à Londres (inv. 1960,0801.1.) puis un autre identifié comme persan et daté du XIIe siècle a été offert chez Sotheby’s, Londres, 5 octobre 2011, no. 208.

322

GRANDE PAIRE DE BOUCLES D’OREILLES EN OR FILIGRANÉ

Égypte ou Syrie, période fatimide ou ayyoubide, XIIe siècle

Chacune en navicelle, à décor d’entrelacs et ornées d’une série de billes d’or sur leur surface, avec fermoir circulaire, petits manques.

Dim. : 4 × 2,8 cm ; poids : 19 g

Provenance : Collection particulière belge

Exposition : Institut du Monde Arabe, Paris, 2012 - mars 2026

A Fatimid or Ayyubid Large Pair of Filigree Gold Earrings, Egypt or Syria, 12th Century

6 000 - 8 000 €

Un très bel exemple de travail en filigrane et en granulation, cette paire de boucles d’oreilles illustre l’un des types les plus caractéristiques de l’orfèvrerie de la période : le hilal, ou croissant. Leur vocabulaire formel (construction en panier, perles d’or, rinceaux ajourés et arabesques), domine la production joaillière de

la période fatimide, influençant également la joaillerie mamelouke. Voir deux paires de boucles d’oreille de forme similaire datées du XIe siècle au Metropolitan Museum, New York, (attribuée à la Syrie, inv. 1979.278.2a, b), et dans la collection Khalili, Londres, Syrie ou Egypte, inv. JLY 1725).

323

GRAND PLAT TRONCONIQUE

Nichapour, Iran oriental, Xe siècle

En céramique, peint d’engobe crème avec décor de glaçure brune, un oiseau stylisé au centre, la lèvre peinte d’une bande de motifs géométriques, trace de pernette, belle glaçure et bon état général malgré les restaurations

Diam. : 32,6 cm

Provenance :

Collection particulière italienne

A Nishapur Conical Bowl, Eastern Iran, 10th Century

800 - 1 200 €

324

GRAND CARREAU DE REVÊTEMENT

Iran ilkhanide, XIVe siècle

En céramique moulée, à décor peint lustré et glaçures cobalt et turquoise, une inscription en persan décorant une arcature, sur un fond de palmettes, surmonté d’une frise de palmettes symétriques, rebouchages et détérioration de la surface lustrée par endroit, le revers plâtré, fragment d’une ancienne étiquette et inscription « No 1812 », armature métallique de suspension

Dim. : 30,5 × 28,8 cm

Provenance : Mes V. de Muizon et D. le Coënt, Hôtel des Ventes de Senlis, 14 décembre 1997 : n° 242

Collection particulière française

A Large Ilkhanid Lustre Tile, Iran, 14th Century

1 000 - 1 500 €

325

DEUX CARREAUX ÉTOILÉS

Iran ilkhanide, un carreau daté rabi’ I (7)38 H / octobre 1337

En céramique, à décor lustré à rehauts de cobalt, l’un à décor de lièvres affrontés de part et d’autre d’un cyprès, les bords ornés d’une inscription en Persan, datée, l’autre à décor d’un cavalier cerné d’un bandeau de médaillons, importantes restaurations.

Dim. : 21,5 × 21,5 cm ; 20,5 × 20,5 cm

Provenance : Marché de l’art américain, New York, 2010

Collection particulière belge

Exposition : Institut du monde arabe, Paris, 2011- mars 2026

Two Ilkhanid Lustre Star Pottery Tiles, Iran, One Dated Rabi’ I 738 H / October 1337

1 500 - 2 000 €

326

BOL AUX LIÈVRES

Iran ilkhanide, première moitié du XIVe siècle

En céramique, de forme hémisphérique, sur pied court annulaire, à décor peint en lustre, turquoise et cobalt, les deux lièvres se faisant face de part et d’autre d’un cyprès, sur fond de feuillage, la lèvre peinte d’un entrelacs, le revers du bol décoré de pétales, certains inscrits en Persan, rebouchages importants, beau lustre.

Diam. : 16,7 cm

Provenance : Collection de Monsieur M., Belgique

An Ilkhanid Lustre Bowl, Iran, Early 14th Century

1 500 - 2 500 €

327

BOUTEILLE AUX PERSONNAGES

Kashan, Iran seldjoukide, vers 1200

En céramique moulée, à décor peint lustré, le corps formé de quatre ailettes séparant quatre personnages au ventre bombé, s’élevant vers un col se terminant en coupelle alvéolée en relief, les personnages peints sur un fond d’arabesques et de pseudocalligraphies, rebouchages.

Dim. : 25,9 cm

Provenance : Collection particulière française depuis les années 1950, demeuré dans la même famille depuis

A Kashan Figural Lustre Pottery Bottle, Seljuk Iran, Circa 1200

3 000 - 5 000 €

328

SCEAU MONTÉ SUR UNE BAGUE EN OR NIELLÉ

Probablement Iran, époque seldjoukide, XIIe-XIIIe siècle

Le sceau en pierre dure bleutée, peut-être un saphir, gravé d’une inscription en coufique, monté sur une bague en or aux épaules incisées décorées de nielle, dans un écrin en cuir moderne, les griffes autour de la pierre usées.

Dim. : 1,1 cm ; 44 (tour de doigt) ; 3,3 g (poids brut)

A Seljuk Niello Gold Ring with Hardstone Seal, Probably Iran, 12th-13th Century

2 500 - 3 500 €

328

329

ÉLÉMENT CALLIGRAPHIQUE DE MARQUETERIE

Égypte mamlouke ou ottomane, XVe-XVIIe siècle

En bois incrusté d’os, de forme hexagonale, le centre inscrit du mot khams (habs ?) cerné d’un bandeau de palmettes stylisées, le revers avec petit clou pour suspension.

Diam. : 14 cm

Provenance:

Collection particulière belge

A Mamluk or Ottoman Calligraphic Element of Wood and Bone Marquetry, Egypt, 15th-17th Century

500 - 800 €

330

ÉLÉMENT DE MARQUETERIE

Égypte mamlouke ou ottomane, XIVe- XVIe siècle

De forme hexagonale, en bois sculpté et incrusté de baguettes d’os, le décor séparé en deux médaillons hexagonaux habités de rinceaux de palmettes, les rainures sur les bords suggérant son insertion d’origine dans un meuble marqueté, ancien élément de suspension fixé au revers, accidents et usures.

Dim. : 25 × 9,5 cm

A Mamluk or Ottoman Marquetry Panel, Egypt, 14th-16th Century

1 000 - 1 500 €

BOL INCRUSTÉCALLIGRAPHIQUE

D’ARGENT

Égypte ou Syrie mamlouke, seconde moitié XVe siècle

En laiton incrusté d’argent et de pâte noire, de forme hémisphérique, à lèvre plate, finement ciselé d’un décor de médaillons calligraphiques en thuluth, alternés de médaillons floraux, dont un contenant un lotus, ceint de rinceaux stylisés, la base à décor rayonnant spiralé, l’intérieur ciselé d’une ronde de poissons.

Diam. : 13,5 cm

Provenance: Collection particulière belge

A Late Mamluk Silver-Inlaid

Calligraphic Brass Bowl, Egypt or Syria, Second Half 15th Century

3 000 - 5 000 €

Les incrustations d’argent sont encore bien visibles dans la décoration de cet élégant bol en laiton. Il a été profondément ciselé et les restes de pâte noire incrustée dans les ciselures font ressortir les inscriptions et autres motifs floraux et d’entrelacs. Le décor, notamment la présence d’un lotus ouvert, rappelle les métaux mamlouks du XIVe siècle (voir par exemple un petit basin daté 1354-61

désormais au Musée d’art islamique de Doha dans James W. Allan and Nihad al-Sayyid, Islamic metalwork: the Nuhad es-Said Collection, London, 1982, cat. 22, pp. 102-103). Néanmoins, la forme hémisphérique simple mais avec une lèvre marquée, le style de calligraphie thuluth plutôt approximatif, la ronde de poissons gravée dans l’intérieur et le motif rayonnant sous la base

sont caractéristiques des vaisselles dites « vénéto-sarrasines », dont nombreuses étaient produites pour l’export vers Venise et les villes européennes. Celui-ci correspond au « type B, typiquement mamlouk tardif » défini par Sylvia Auld dans sa recherche fondamentale sur le sujet (Renaissance Venice, Islam, and Mahmud the Kurd – a metalworking enigma, London, 2004 ; voir également le no. 347 pour une discussion sur cette production).

Ce bol est à rapprocher d’un autre ayant conservé son couvercle, vendu chez Christie’s, Londres, 30 octobre 2025, no. 23.

BI-FEUILLET DE CORAN COUFIQUE

Empire abbasside, Xe siècle

Coran XL (Taha) vv. 24-39, vv. 71-76, manuscrit arabe sur parchemin, huit lignes de coufique par page, vocalisations marquées par des points rouges, groupe de cinq versets marqués d’un ha en or, un coin manquant, monté dans une marie-louise.

Dim. : 10,6 × 32,8 cm (total)

Provenance :

Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

A Kufic Qur’an Bifolio, Abbasid Empire, 10th Century

1 500 - 2 000 €

333

PARTIE DE CORAN Égypte ottomane, XVIe siècle

Juz’ 27, manuscrit arabe sur papier, 17 feuillets plus deux pages de garde, la première, sixième et dernière ligne en grand thuluth noir de part et d’autre de quatre lignes de petit naskh, titres de sourates en thuluth à l’or cerné de noir, jadwal simple à l’encre rouge, le texte du premier feuillet encadré de deux versets à l’or dans une reliure XIXe de maroquin noir estampé, les doublures de papier coloré.

Dim. : 20,4 × 11,5 cm (texte) ; 24,5 × 17 cm (le feuillet)

An Ottoman Egyptian Qur’an Section (Juz’ 27), 16th Century

1 200 - 1 800 €

334

PORTION D’UN GRAND CORAN

Iran Ilkhanide, XIVe siècle

Coran LXVII (al-mulk), v. 1 à Coran LXVIII (al-qalam) v. 52, et le titre de Coran XLIX (al-haqa), manuscrit arabe sur papier, cinq feuillets, 9 lignes de grand muhaqqaq noir par page, traductions interlinéaires persanes en cursive rouge, les versets marqués par des médaillons enluminés inscrits aya en coufique, titres de sourates en thuluth blancs, dans des cartouches enluminés, ’ashr et khams indiqués dans les marges par des médaillons enluminés, réclames, bon état.

Dim . : 49,3 × 35 cm (feuillet)

Provenance :

Millon, Hôtel Drouot, Paris, 3 juin 2013: n°113 (ill.)

Collection particulière belge

Exposition :

Institut du monde arabe, Paris, 2017 – mars 2026

A Large Ilkhanid Qur’an Section, Iran, 14th Century

4 000 - 6 000 €

D’autres feuillets provenant du même Coran ont été vendus chez Artcurial, Paris, le 24 mai 2023, no. 103.

RARE PARTIE DE CORAN MOGHOL POUR LA RÉCITATION

Inde du Nord ou Deccan, règne d’Aurangzeb (1658-1707)

Sourates I à IV, soit le premier des sept manzil-s du Coran, manuscrit arabe sur papier, 183 feuillets plus 3 pages de garde, chaque feuillet avec 7 lignes de thuluth noir cerné d’or, la traduction persane interlinéaire en nastali’q rouge, jadwal à l’or et encre bleue, le frontispice contenant la Fatiha copieusement enluminé à l’or et pigments polychromes, la double page suivante contenant les premiers versets de la sourate II (la vache), également enluminée, chaque début de juz’ décoré d’enluminures florales, titres de sourates en thuluth blanc sur fond d’or dans des cartouches enluminés, sections du Coran marquées de médaillons marginaux enluminés, le finispice copieusement enluminé, réclames, folioté, dans une reliure d’époque en laque à décor floral, les doublures décorées de papier gaufré doré, anciennes restaurations, les gardes refaites, état fragile.

Dim. : 20,3 × 11 cm (texte) ; 28,7 × 17,5 cm (feuillet)

Provenance : Christie’s, Londres, 6 octobre 2011 : n° 400 (ill.)

Collection particulière belge

A Rare and Fine Mughal Qur’an Section (Manzil) for Recitation, North India or Deccan, Reign of Aurangzeb (r. 1658-1707)

12 000 - 15 000 €

Ce très beau manuscrit comprend les quatre premières sourates du Coran (la Fatiha, la Vache, la Famille de ’Imran et Les Femmes) : il s’agit donc du premier des sept manzil-s du Coran, destiné à être lu le premier jour de la semaine. Son frontispice et ses enluminures particulièrement raffinés indiquent une commande luxueuse destinée à l’aristocratie. Le style du frontispice enluminé reprend celui développé dans l’Iran safavide du XVIe siècle. Les mouvements d’artistes entre l’Iran et l’Inde, vers la cour moghole ou celles du Deccan, ont assurés un langage artistique commun, particulièrement dans le domaine des arts du livre.

Les copistes indiens de corans ont peu tendance à signer leurs œuvres, et comme beaucoup d’autres corans du XVIIe et XVIIIe siècle, ce manuscrit n’est ni daté, ni signé. Néanmoins, le style des enluminures et celui de la calligraphie suggèrent une datation dans le XVIIe siècle. Bien que le style perdure dans la

première moitié du XVIIIe siècle, il est ici dénué des myriades de petites rosettes et fleurs qui caractérisent les enluminures du XVIIIe siècle (voir un coran de l’ancienne collection Shakerine, vendu chez Sotheby’s, Londres, 23 octobre 2019, no. 22, daté du XVIIe siècle puis deux autres, datés 1732 et 173839, vendus respectivement chez Christie’s, Londres, 26 octobre 2017, no. 158 et Sotheby’s, le 26 avril 2023, no. 27).

L’écriture en calligraphie naskh correspond quant à elle au style développé par le célèbre Muhammad ’Arif al-Harawi, connu par son titre honorifique de Yaqut Raqam Khan. Actif pendant la seconde moitié du XVIIe et le début du XVIIIe siècle, il fût le tuteur des fils d’Aurangzeb (r. 1658-1707) et tint son titre honorifique de Yaqut (« rubis ») de Shah ’Alam (r. 1707-12). Son style calligraphique se diffusa à travers l’Inde, grâce à ses nombreux élèves, et demeura très utilisé pour la calligraphie

coranique jusqu’au XIXe siècle. Il est possible que la très belle reliure laquée de ce manuscrit soit la reliure d’origine, malgré les nombreuses altérations subies par le codex : les décorations florales des cartouches enluminés décorant les deux plats semblent en lien avec l’enluminure du frontispice. Il ne subsiste que très peu de reliures mogholes du XVIIe et du XVIIIe siècle, particulièrement dans cette technique de laque. Quelques exemples de coffrets en bois peints et laqués du XVIIe et du XVIIIe siècle sont dans des musées (David Collection, Copenhague inv. 29/2014) mais peu de reliures sont documentées. Le motif de vase fleuri qui orne les deux plats rappellent quant à lui les compositions florales du Deccan et il est possible que ce manuscrit ait été produit dans une cour du Deccan (Metropolitan Museum of Art, New York, inv. 2022.204 et Bonhams, Londres, 5 avril 2011, no. 236).

TROIS OUVRAGES RELIGIEUX

Maroc, vers 1900

En arabe, en écriture maghribi, comprenant un manuscrit lithographié du Dala’il al-khayrat d’al-Jazuli (m. 1465), coloré et doré à la main, plusieurs pages pleinement enluminées, représentation des tombes des premiers califes et du minbar du Prophète à Médine, le manuscrit attribué à ’Abdullah Muhammad b. ’Abd al-Salam ; un second manuscrit lithographié d’un ouvrage de traditions intitulé hadith sharif ouvrant sur des dits d’Imam ’Ali, coloré à la main, le manuscrit attribué à ’Abdullah Muhammad b. ’Abd al-Salam al-Tunsi, 18 feuillets et deux pages de garde ; et un petit manuscrit du Hisn al-Hasin d’Ibn al-Jazari (m. 1429), compilation de suppliques adressées au Prophète Muhammad, avec frontispice enluminé, signé Muhammad b. Ahmad b. Mawlud al-Aqmari (?) daté 1320 H (?)/1902, chacun dans une reliure simple en cuir.

Dim. : 16,8 × 13,8 cm ; 17,3 × 14 cm et 10,8 × 9,5 cm (feuillets, respectivement)

Three Moroccan Religious Works (Two Lithographs and a Manuscript), Circa 1900

700 - 1 000 €

CORAN

Cachemire, XIXe siècle

Manuscrit arabe sur papier, 325 feuillets et 7 pages de garde, 17 lignes de naskh noir par page, versets marqués par des disques d’or, titres de sourates en naskh bleu dans des cartouches enluminés, les juz’ marqués par une guirlande de médaillons marginaux, le frontispice, finispice et début de Coran XVII (Bani Isra’il) richement enluminés, chaque sourate identifiée dans le coin supérieur des feuillets, réclames, quelques serpentes, dans sa reliure d’origine en papier maché laqué à décor floral, très bon état général.

Dim. : 11,3 × 5,8 cm (texte) ; 16,3 × 9,5 cm (pages)

A 19th Century Kashmir Qur’an

3 000 - 5 000 €

338

SULAYMAN AL-JAZULI (M. 1465) : DALA’IL AL-KHAYRAT

Signé ’Abd Rabbuh Muhammad Tahir b. al-hajj Ahmad Jalloul al-Fassi, Maroc, daté samedi 15 Sha’ban 1212 H / 2 février 1798

Beau manuscrit arabe sur papier 190 feuillets plus six pages de garde, 9-12 lignes de maghribi noir par page, les mots importants indiqués en or ou a l’encre rouge, bleue, verte ou rose, jadwal polychrome, de nombreux feuillets et cartouches enluminés comprenant une illustration des tombeaux des califes à Médine, du Masjid al-haram de la Mecque, le colophon signé et daté dans sa reliure d’origine en maroquin rouge à décor doré, présence de réclames et quelques serpentes, quelques fragilités mais état général.

Dim. : 7,5 × 6,5 (texte) ; 9,7 × 9 cm (page)

Provenance : Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

A Fine Copy of al-Jazuli’s (d. 1465)

Dala’il al-Khayrat, Morocco, signed by ’Abd Rabbuh Muhammad Tahir b. al-hajj Ahmad Jalloul al-Fassi, Dated Saturday 12 Sha’ban 1212 H / 2nd February 1798

3 000 - 4 000 €

DEMI-CORAN

Afrique de l’Ouest, probablement Mauritanie, daté mardi 2 Dhu al-Hijja (1)208 H / 1er juillet 1794

Manuscrit arabe sur papier filigrané européen, 274 feuillets, non relié, chaque feuillet avec 10-12 lignes d’écriture maghribi, plusieurs mains, titres de sourate à l’encre rouge, vocalisation à l’encre rouge, marqueurs de versets en jaune, marqueurs marginaux polychromes, réclames, frontispice avec cartouche enluminé en rouge et ocre, colophon daté dans un cartouche enluminé, dans une reliure à rabat en maroquin brun, non collationné, premiers et derniers feuillets avec manques

Dim. : 30,5 × 21,5 cm (feuillet)

Plusieurs inscriptions de propriété dont une au nom de Bu Bakr b. Muhammad b. Muhammad, acheté de Hazrat Ahmad b. Wan, une autre datée 1334 H / 1916-17

Half Qur’an, West Africa, Possibly Mauritania, Dated 2 Dhu alHijja (1)208 H / 1st July 1794

800 - 1 200 €

Pour une discussion sur les corans d’Afrique saharienne, et un Coran executé dans un style similaire, voir Constant Hamès, « Littérature écrite en Afrique musulmane : Le cas du Coran et des livres de dévotion envers le Prophète » dans Trésors de l’Islam en Afrique, de Tombouctou à Zanzibar, Académie du Royaume du Maroc, conférences, 2019-2022, pp. 64-93, fig. 5.

ENSEMBLE DE 15 MANUSCRITS CORANIQUES

Afrique du nord, XVIIIe et XIXe siècle

Manuscrits arabes sur papier, la plupart dans leur reliure d’origine en maroquin, comprenant : un grand coran complet, 20 lignes par page, dans une reliure cartonnée rouge ; le juz’ 27 d’un grand coran, 10 lignes par page ; le juz’ 10 d’un coran rédigé dans un beau maghribi, 11 lignes par page ; les juz’ 7 et 8, dans leurs reliures estampées, 9 lignes par page ; le juz’ 2 d’un coran, 9 lignes par page ; le juz’ 18 d’un coran, 9 lignes par page ; huit petits volumes provenant de 5 corans différents, chacun dans une jolie reliure en cuir avec doublures en papier coloré ; et un feuillet avec le titre de la sourate 4 « al-Nisa’ » et inscription datée 1246 H/1830-31.

A Set of Fifteen Qur’an Sections, North Africa, 18th and 19th Century

3 000 - 5 000 €

341

SEPT PARTIES D’UN CORAN EN 30 VOLUMES

Afrique du Nord, XIXe siècle

Manuscrit arabe sur papier, comprenant les juz’ 4, 7, 8, 14, 18, 22 et 29, chaque feuillet avec 10 lignes de maghribi noir, vocalisation en rouge, chacun avec une longue inscription répétée sur la page de garde, dans leur belle reliure d’origine en maroquin brun à décor estampé.

Dim. : 29,5 × 21,5 cm (feuillets)

Seven Qur’an Sections (Juz’) from a Thirty-Part Qur’an, North Africa, 19th century

3 000 - 4 000 €

Les inscriptions au début des juz’ indiquent que les manuscrits ont été légués par une femme, al-Sayyida Fatima épouse de ’Uthman à la moque de Beja dans le nord de la Tunisie, en 1297 H / 1879-80.

342

CINQ PARTIES (JUZ’) D’UN CORAN EN TRENTE SECTIONS

Afrique du nord, XIXe siècle

Manuscrit arabe sur papier, comprenant les juz’ 2, 15, 21, 27 et 28, chaque volume rédigé en 11 lignes de maghribi par page, titres de sourates en rouge, réclames, foliotés, inscription de donations sur les pages de garde datées 1277 H/1860-61, dans leurs reliures d’origine en maroquin estampé.

Dim. : 31 × 21 cm (feuillets)

Five Qur’an Sections (Juz’) from a Thirty-Part Qur’an, North Africa, 19th century

3 000 - 4 000 €

343

GRAND LINTEAU DE MOSQUÉE À INSCRIPTION CORANIQUE

Maroc mérinide, XIVe-XVe siècle

Sculpté d’une inscription arabe en coufique tressé sur fond de rinceaux et sur une seconde face d’une bande de rosettes et d’étoiles dans un entrelacs géométrique, restes de polychromie.

Dim. : 160 × 22 × 13 cm

Inscription : probablement Sourate XII (Yusuf), v. 64 (en partie)

Provenance : Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

A Marinid Mosque Lintel With Qur’anic Inscription, Morocco, 14th or 15th Century

5 000 - 8 000 €

Le travail du bois au Maroc constitue l’une des expressions les plus abouties de l’artisanat traditionnel, héritier de multiples influences islamiques et méditerranéennes, et notamment andalouses. Il se caractérise par l’usage d’essences nobles, notamment le cèdre, et par un décor riche associant motifs géométriques, calligraphie et compositions florales. Développé dès le Xe siècle, puis particulièrement aux époques almohade et mérinide, cet art s’est appliqué aussi bien à l’architecture qu’au mobilier, donnant naissance à des œuvres à la fois structurelles et décoratives. Le style conservateur de la décoration, notamment du principe de la frise calligraphique en caractères coufiques sous une arcature polylobée se retrouve à travers les siècles jusqu’à l’époque alaouite (voir les nos. 344, 345 et 346).

Ici, le décor de médaillons géométriques profondément sculptés est inhabituel, même s’il se retrouve dans l’art nasride du XIVe siècle (Musée de l’Alhambra, Grenade, inv. R.E. 4006). En revanche, au moins dès le Xe siècle apparait le principe de la frise calligraphie dans l’art du bois, tel que sur le minbar de la Mosquée des Andalous réalisé entre 980 et 985 (Musée du Batha, Fès). Parmi les nombreux autres exemples qui survivent des époques plus tardives, nous pouvons citer un linteau du XIIe ou XIIIe siècle partagé entre la David Collection, Copenhague (inv. D. 12/1986.) et le Victoria and Albert Museum, Londres (378 to D-1907.)

GRAND LINTEAU SCULPTÉ À DÉCOR CALLIGRAPHIQUE

Maroc saadien, XVIe-XVIIe siècle

En bois sculpté d’un décor d’arcatures lobées sous lesquelles est inscrit en miroir le mot al-yumn en style coufique sur fond de palmettes, la partie supérieure décorée d’une frise de fleurons à quatre feuillets, restes de pigments, manques et usures

Dim. : 273 × 41 cm

Provenance : Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

A Large Saadian Carved Calligraphic Wooden Lintel, Morocco, 16th-17th Century

5 000 - 8 000 €

Ce linteau offre une illustration caractéristique des frises décoratives architecturales : une série d’arcatures lobées coiffant une inscription en coufique, ici portant l’eulogie al-yumn (« la félicité »).

De nombreux exemples existent dès la période almohade, et ce style est répété sans vraiment varier aux périodes suivantes, mérinide, saadinenne et alaouite. Voir les exemples conservés dans

les musées tel qu’un linteau de mosquée de la fin XIIe ou début XIIIe siècle au Musée du Quai Branly (num. inv. M 88.2.3), deux frises mérinides du Musée d’art islamique de Doha (QM.2023.6287.1.12) et du Metropolitan Museum, New York (num.inv. 1985.241).

Un exemple proche, attribué à la dynastie mérinide, a été vendu chez Artcurial, Paris, le 15 novembre 2023, n° 108.

345

FRAGMENTS D’UN LINTEAU SCULPTÉ

Maroc, époque mérinide, XIVe-XVe siècle

Assemblage de trois fragments de linteau, chacun profondément sculpté de palmettes et d’arcatures, usures du décor.

Dim. : 24 × 51 × 12 cm

Provenance : Collection particulière française

Three Fragments from a Carved Wooden Lintel Assembled Into One Beam, Marinid Morocco, 14th-15th Century

800 - 1 200 €

346

FRISE SCULPTÉE POLYCHROME

Maroc saadien, XVIe siècle

En bois sculpté et peint de pigments rouges, jaunes, verts et bleus, décoré d’arcatures polylobées, sous lesquelles est arrangé un motif calligraphique en miroir sur un fond de palmettes, le bord supérieur orné d’une frise de rosettes, petits manques, salissures. Dim. : 104 × 32 cm

Inscriptions : Al-mulk

Provenance : Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

A Saadian Polychrome Carved Wooden Element from a Frieze, Morocco, 16th Century

2 500 - 3 500 €

Pour une discussion sur les boiseries marocaines, voir les nos. 343 et 344.

BOL « VÉNÉTO-SARRASIN » ET SON COUVERCLE

Syrie mamlouke, deuxième moitié XVe siècle

En laiton, de forme hémisphérique à couvercle plat, finement ciselé, un grand registre de hampes tressés alternés de médaillons circulaires, la base ciselée d’un entrelacs géométrique centré sur une étoile à huit branches, restes de pâte noire, l’intérieur ciselé de cercles concentriques.

Diam. : 14,5 cm

Provenance :

Chiswick Auctions, Londres, 22 avril 2020 : n°82 (ill.) Collection particulière belge

A “Veneto-Saracenic” Brass Bowl and Cover, Mamluk Syria, Second Half 15th Century

7 000 - 10 000 €

On a longtemps donné une origine européenne aux vaisselles dites « vénéto-sarrasines, » avant qu’elles ne soient réattribuées à la Syrie et l'Égypte mamloukes pour l’export vers Venise et l’Europe. Sur ce sujet, les recherches de Sylvia Auld font référence (Renaissance Venice, Islam, and Mahmud the Kurd - a metalworking enigma, London, 2004).

Ce bol au décor finement ciselé a conservé son couvercle. Il appartient au groupe « A » de la catégorisation d’Auld, où le couvercle plat recouvre le bol hémisphérique dénué de lèvre.

Le décor de hampes tressées et de médaillons circulaires est lui aussi typique de ces vaisselles produites dans les territoires mamlouks à la fin du XVe et au début du XVIe siècle. En effet, deux objets du Musée du Louvre, un étui à documents et un bol à couvercle, sont décorés de motifs en partie identiques (inv. AD 5598 / 1 et AD 20331.) Un bol similaire est au British Museum, Londres (inv. 1878,1230.695) et un second, également très proche, a été vendu chez Christie’s, Londres, 26 octobre 2017, no. 65.

ASTROLABE-QUADRANT DU TYPE PROFATIUS

POUR LA LATITUDE DE MEKNÈS

Exécuté par ’Abdullah Ahmad b. ’Ali Marsil al-Andalusi sous la direction de Mu’ti al-Tayyib al-Marini, Rabat, Maroc alaouite, Probablement XIXe siècle

Plaque de laiton martelé, le corps du quadran incisé d’inscriptions et gradué sur les deux faces, système de visée composé de deux pinnules à œilleton fixées sur un côté, fil à plomb et pointeur en laiton, la date de jumada I 1219 H / août-septembre 1804 en chiffres arabes orientaux peut-être ajoutée ultérieurement, bon état général, poli

Dim. : 18 × 18 cm (sans l’anneau de suspension)

Provenance : Collection M.D., années 1960

Puis par descendance

Ce quadrant est un exemple fascinant de l’importante tradition scientifique du Maroc de fabrication d’instruments astronomiques, active dès le Xe siècle et perpétuée jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’inscription sur une de ses faces nous informe de son commanditaire, ainsi que des astronomes responsables. Le dos comporte une échelle de degrés et un graphisme pour les sinus et les cosinus (rabi al dastur). Deux autres quadrants également produits en jumada I 1219 par ’Abdullah Ahmad b. ’Ali Marsil sont connus, l’un au musée de l’histoire des sciences à Oxford (inv. 1956-127) et un second vendu à Londres, Plakas Auctions, 16 décembre 2025, no. 176.

Inscription (traduite de l’arabe) : Louange à Dieu et prières sur Muhammad et sa famille. Ce quadrant a été réalisé pour le juriste copiste par al-Sayyid Muhammad fils d’Al-Muqaddas, (fils d’ ?) al-Sayyid al-Hajj ’Abd al-Salam alSalawiyyin (i.e. de Salé), à Rabat al-Fath, fait par (san’ahu - d’après ?) Abdullah Ahmad b. ’Ali Marsil alAndalusi sous la direction (bi-irshad) du juriste juste al-Sayyid al-Mu’ti b. al-Tayyib Marin al-Nasab (i.e. le Mérinide), dans le mois de jumada I de l’an 1219 de l’Hégire

Quadrant for the latitude of Meknes made by ’Abdullah Ahmad b. ’Ali al-Andalusi for the scribe and jurist Muhammad b. ’Abd al-Salam al-Salawi (of Salé), Rabat, Morocco, Probably 19th century

4 000 - 6 000 €

Ce quadrant, qui est le quart d’un astrolabe, est utilisé pour mesurer la hauteur des astres au-dessus de l’horizon. Cette mesure d’angle permet ensuite de calculer plusieurs données telles que la latitude et l’heure du jour. L’instrument permet aussi de résoudre des opérations de trigonométrie prévoyant ainsi les positions futures d’objets célestes. Ce type de quadrant permet le calcul des heures de prières.

D’après la longue inscription ciselée sur le quadrant, celui-ci a été fait à Rabat en 1219 H pour un certain Muhammad, juriste et scribe, fils de Sidi ’Abd al-Salam de Salé. L’astrolabe aurait été réalisé par Sidi ’Abdullah

Ahmad b. ’Ali Marsil al-Andalusi, dont on sait qu’il était surveillant de la Grande Mosquée de Rabat, et que son père ’Ali Marsil al-Andalusi, était gardien du temps de la Mosquée al-Sunna, à Rabat également. L’inscription nomme également alMu’ti b. al-Tayyib al-Marini, le gardien du temps du Sultan Muhammad III al’Alawi (r. 1757-90) et de son successeur Mawlay Sulayman (r. 1792-1822), qui aurait supervisé la fabrication (voir Mustafa Mukhtar, en langue arabe, asham hadirat al-ribat fi al-’ulum alkawniyya [La contribution de la ville de Rabat aux sciences cosmiques], https://www.arrabita.ma/, 8 avril 2026). Une autre inscription ciselée

nous indique que le quadrant est calibré pour la latitude de Meknès. Les deux autres exemplaires de ce quadrant mentionnés plus haut sont de plus petite taille : 14,7 cm (Oxford, inv. 1956-127), 13,5 cm (Plakas Auctions), alors que notre exemple mesure 18 cm. La dédicace et signature sur les quadrants semblent identiques, à l’exception de la date, indiquée sur les deux petits exemples en chiffres arabes occidentaux d’usage typique au Maroc, alors qu’elle est inhabituellement marquée ici en chiffres arabes orientaux. Il est possible que cette date ait été rajoutée à un moment ultérieur par une personne autre que le facteur.

PLAT

À OMBILICHISPANO-MAURESQUE

Manises, Valence, Espagne, XVIe siècle

En céramique glaçurée à décor lustré métallique cuivré sur fond beige, orné de motifs floraux et de godrons moulés obliques, unis ou à décor végétal, sur le marli, décor végétal se déployant sur l’ensemble de la surface extérieure. Fractures. Diam. : 38,5 cm

Provenance : Collection Lefèvre, France, depuis les années 1965, accompagné d’un certificat de Madame Kevorkian, 21 quai Malaquais, Paris, 1980 ; Puis par descendance Artcurial, Paris, 23 mai 2017: n° 93 (ill.)

Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire

A Hispano-Moresque Lustreware Charger, Manises, Valencia, Spain, 16th Century

1 500 - 2 500 €

350

PLAT À L’OISEAUHISPANO-MAURESQUE

Manises, Valence, Espagne, XVIIe siècle

En céramique glaçurée à décor lustré métallique cuivré, le cavet orné d’un oiseau en vol sur un fond de motif stylisés, l’aile ornée de motifs stylisés, quelques éclats et égrenures.

Diam. : 37,8 cm

Provenance : Collection privée de la Société Industrielle de Mulhouse depuis plus d’un siècle

Sa vente, Artcurial, Paris, 15 novembre 2023 : n° 118 (ill.)

Acquis lors de cette vente par l’actuel propriétaire

A Hispano-Moresque Lustreware Dish with a Bird, Manises, Valencia, Spain, 17th Century

800 - 1 200 €

SUPERBE COUVERTURE DE MIROIR (TENSIFA)

Tétouan, Maroc, XIXe siècle

Brodée à double face de fils de soie polychrome chatoyante sur étoffe de soie jaune, les extrémités abondamment décorées de fleurs stylisées, les bordures également brodées de guirlandes fleuries, très bon état général.

Dim. : 508 × 55 cm

Provenance :

Collection Zaira et Marcel Mis, puis par descendance

Collection particulière belge, acquis en 2023

Publication :

Anne-Marie Bouttiaux, Frieda Sorber, Anne van Cutsem, Costumes et textiles d’Afrique : des Berbères aux Zulu : collection Zaira et Marcel Mis, Milan, 2008, Cat. 18, pp. 38-39

An Impressive Tetouan Mirror Cover (Tensifa), Morocco, 19th Century

5 000 - 7 000 €

Cette magnifique couverture de miroir s’inscrit dans la tradition des broderies maghrébines de type tensifa, caractérisées par l’usage de fils de soie et un décor floral stylisé organisé en registres. Ces pièces, destinées à orner et protéger les objets du quotidien, témoignent d’un usage domestique raffiné et d’une continuité des techniques textiles entre l’Algérie et le Maroc (voir le no. 355.)

Ce type de voiles, reconnaissable notamment par l’étoffe de soie éclatante, jaune ou bleue, et le décor floral, concentré sur les extrémités de l’étole, est associé aux productions

de Tétouan au nord du Maroc. Ces grands textiles sont souvent identifiés comme des « garnitures de glace », destinés à couvrir les miroirs des nouveaux mariés pendant une période de 40 jours, et ce afin de les protéger du mauvais œil. Voir des exemples au Metropolitan Museum of Art, New York (inv. 45.114.2), au Victoria and Albert Museum, Londres (inv. T.111967) ainsi qu’au musée du Quai Branly, Paris (inv. 71.1967.33.24 et 71.1908.23.1896). D’autres exemples ont été vendus chez Christie’s, Londres, 13 octobre 2004, no. 152 et Paris, 6 mai 2015, no. 128.

352

CEINTURE (HZAM

)

Fès, Maroc, XIXe siècle

Brocard de soie polychrome et fils de métal, décorée de plusieurs motifs tels que des mains de Fatma, des étoiles à huit pointes, des palmettes boteh, et des semis de petites croix et sequins, les extrémités frangées, usures le long de la couture centrale. Dim. : 192 × 26 cm (sans les franges)

Provenance :

Collection Zaira et Marcel Mis, puis par descendance

Collection particulière belge, acquis en 2023

Publication :

Anne-Marie Bouttiaux, Frieda Sorber, Anne van Cutsem, Costumes et textiles d’Afrique : des Berbères aux Zulu : collection Zaira et Marcel Mis, Milan, 2008, Cat. 13-14, pp. 32-34

A Silk Brocade Belt (Hzam), Fez, Morocco, 19th Century

1 200 - 1 800 €

Notice complète sur artcurial.com

353

CEINTURE (HZAM)

Fès ou Tétouan, Maroc, XIXe siècle

Brocard de soie polychrome et de fils de métal comprenant plusieurs motifs tels que des mains de Fatma, de palmettes boteh et de guirlandes de fleurs sur fond violet, les extrémités décorées de longues franges, petites usures.

Dim. : 153 × 28,5 cm (sans les franges)

Provenance :

Collection Zaira et Marcel Mis, puis par descendance

Collection particulière belge, acquis en 2023

Publication :

Anne-Marie Bouttiaux, Frieda Sorber, Anne van Cutsem, Costumes et textiles d’Afrique : des Berbères aux Zulu : collection Zaira et Marcel Mis, Milan, 2008, Cat. 13-14, pp. 32-34

A Silk Brocade Belt (Hzam), Fez or Tetouan, Morocco, 19th Century

1 200 - 1 800 €

Notice complète sur artcurial.com 354

COUVERTURE DE COFFRE

Rabat, Maroc, XIXe siècle

Brodée à double face en fils de soie jaune sur étoffe de coton, décorée d’un semis de fleurs bordé de languettes lobées, peut-être des motifs stylisés d’architectures, et d’une guirlande végétale, bon état général.

Dim. : 60 × 80 cm

Provenance :

Collection Zaira et Marcel Mis, puis par descendance

Collection particulière belge, acquis en 2023

Publication :

Anne-Marie Bouttiaux, Frieda Sorber, Anne van Cutsem, Costumes et textiles d’Afrique : des Berbères aux Zulu : collection Zaira et Marcel Mis, Milan, 2008, Cat. 11, pp. 28-29

A Double-Sided Silk Embroidered Chest Cover, Rabat, Morocco, 19th Century

800 - 1 200 €

Notice complète sur artcurial.com

BEAU VOILE DE TÊTE

Alger, Algérie, XIXe siècle

Broderie de soie à double face sur étoffe de lin, à décor de grandes fleurs stylisées au sein de guirlandes fleuries, les extrémités frangées, bon état général.

Dim. : 257 × 38 cm

Provenance : Collection Zaira et Marcel Mis, puis par descendance Collection particulière belge, acquis en 2023

Publication : Anne-Marie Bouttiaux, Frieda Sorber, Anne van Cutsem, Costumes et textiles d’Afrique : des Berbères aux Zulu : collection Zaira et Marcel Mis, Milan, 2008, Cat. 19, pp. 40-41

A Fine Algiers Silk Embroidered Head Veil, Algeria, 19th Century

1 500 - 1 800 €

Les voiles de tête produits en Algérie dès le XVIIIe siècle, se distinguent par la finesse de leur broderie de soie et par leur riche décor floral, souvent organisé en compositions symétriques d’une grande élégance. Destinés à un usage cérémoniel, ces textiles témoignent d’un savoir-faire raffiné, partagé à travers les centres urbains du Maghreb. Des exemples comparables sont conservés dans les collections du Metropolitan Museum of Art, New York (inv. 31.19.19) et du Victoria and Albert Museum, Londres (inv. O319534), tous deux attribués à l’Algérie et datés du XVIIIe siècle. Un voile proche est également conservé au Musée des Oudayas, Rabat (inv. 1588.)

356

GRAND RIDEAU OU PORTIÈRE (IZAR)

Rabat, Maroc, XIXe siècle

Broderie de soie polychrome sur dentelle blanche, les deux pans joints par un bandeau d’étoffe rose, décorée sur les deux faces d’un motif floral tapissant dit jarda (« jardin »), le bord inférieur bordé de franges nouées polychromes, tâches et usures.

Dim. : 275 × 160 cm

A Large Embroidered Silk Izar Portière or Curtain, Rabat, Morocco, 19th Century

2 000 - 3 000 €

Les broderies de Rabat les plus anciennes semblent dater de la fin du XVIIe siècle, utilisant un voile de coton blanc ou même non-teint, brodées de soies teintes localement souvent bleu profond, jaune or ou parfois rouge (Gillian VogelsangEastwood (éd.), Encyclopedia of Embroidery from the Arab World, 2010, p. 202). Le motif floral de notre portière, dit jarda (ou jardin), permet de la dater du XIXe siècle. Pour quatre portières de même type ayant appartenu à Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, voir la vente de leur collection, Artcurial, Marrakech, 31 octobre 2015, nos. 107, 113, 114, et 115, ainsi qu’une cinquième, vendue à l’Hôtel Drouot, Paris, le 25 juin 2018, no. 123.

Voir également l’exemple du Musée des Oudayas à Rabat (sans numéro, Mounia Chekhab-Abudaya, Splendours of the Atlas, A Voyage Through Morocco’s Heritage, Doha et Milan, 2024, cat. 48, p.103.)

357

357

DEUX BEAUX CARRÉS BRODÉS

Fès, Maroc, XXe siècle

Deux carrés de coton brodés à double face de motifs floraux et de palmettes stylisées, l’un brodé de soie couleur avoine, l’autre de soie lilas, bon état.

Dim. : 122 × 122 cm (lilas), 113 × 132 cm (avoine)

Two Fez Double-Sided Embroidered Panels, Morocco, 20th Century

500 - 800 €

- Partie de lot

358

BELLE BRODERIE D’AZEMMOUR

Maroc, XIXe siècle

Broderie de soie rouge sur toile de coton crème, le bandeau principal décoré d’oiseaux affrontés de part et d’autre d’une coupe et de petits personnages, deux frises de motifs floraux stylisés dans les bords supérieur et inférieur, jointe en son milieu, petits accidents.

Dim. : 214 × 32 cm

Provenance : Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

A Fine Azemmour Silk Embroidery, Morocco, 19th Century

2 000 - 4 000 €

Notice complète sur artcurial.com

359

BRODERIE D’AZEMMOUR

Maroc, XIXe siècle

Entièrement brodée de soie rouge, sur toile de coton, à motif de palmettes ondulantes entre deux frises de motifs floraux, frangée sur un des longs côtés, petites usures.

Dim. : 270 × 40 cm (sans les franges)

Provenance : Collection M.D., années 1960 Puis par descendance

An Azemmour Red Silk Embroidery, Morocco, 19th Century

800 - 1 200 €

360

PANNEAU BRODÉ

Île de Naxos, Grèce, XVIIIe siècle

Brodé de soie rouge sur étoffe de coton, à décor couvrant géométrique en quinconce, monté sur panneau, encadré, usures.

Dim. : 99 × 41 cm (la broderie) 111 × 52 cm (cadre)

An Embroidered Panel, Naxos, Greece, Ottoman Period, 18th Century

600 - 800 €

361

CARREAU DE REVÊTEMENT

Damas, Syrie ottomane, XVIIe siècle

En céramique à décor peint sous glaçure en noir, cobalt et turquoise, montrant une mandorle et des fleurs composites parmi des rinceaux, petites zones de repeint le long d’un bord, éclats de glaçure

Dim. : 29,5 × 28,8 cm

Provenance :

Me Henri Anton, Hôtel des ventes de Montreuil-sur-mer, 27 mai 2006 Collection particulière française

A Damascus Pottery Tile, Ottoman Syria, First Half 17th Century

1 000 - 1 500 €

362

CARREAU DE REVÊTEMENT

Damas, Syrie ottomane, XVIIe siècle

En céramique, à décor peint sous glaçure incolore transparente, en cobalt, turquoise, vert et manganèse, peint d’une tulipe se détachant sur une palmette verte, une branche fleurie traversant la composition, rinceau sur fond cobalt sur le bord supérieur, quelques éclats de glaçure, intact

Dim. : 22 × 23 cm

Provenance :

Me Henri Anton, Hôtel des ventes de Montreuil-sur-mer, 27 mai 2006

Collection particulière française

A Damascus Pottery Tile, Ottoman Syria, First Half 17th Century

800 - 1 200 €

363

CARREAU AUX NUAGES TCHI Iznik, Turquie ottomane, XVIIe siècle

En céramique à décor peint sous glaçure transparente incolore, le nuage tchi cerné de palmettes et de fleurs composites, casé-recollé, encadré.

Dim. : 26 × 26 cm

Provenance : Collection particulière française

An Iznik Tile with Tchi Clouds, Ottoman Turkey, 17th Century

700 - 1 000 €

La composition de ce carreau, avec ces nuages chinois tchi encadrés de feuilles saz semble avoir été créée pour la décoration du Palais de Topkapı, à l’occasion de la restauration entamée vers 1574 : voir un carreau daté vers 1578 et conservé au Metropolitan Museum of Art, New York (num. inv. 02.5.91.) La facture moins fine de notre carreau semble cependant indiquer une date dans le XVIIe siècle, prouvant la popularité de cette composition dans le répertoire de la céramique d’Iznik aux XVIe et XVIIe siècles.. Voir trois carreaux identiques offerts à l’Hôtel Drouot, Ader Nordmann, 25 novembre 2021, no. 234.

364

QUATRE ÉLÉMENTS DE BOISERIE

Syrie ottomane, probablement Alep ou Damas, première moitié XVIIIe siècle

Bois de cèdre peint de médaillons ovales, chacun contenant un bouquet de fleurs dont des tulipes, des roses et des glaïeuls, dans des vases sur pied, sur fond crème cerné de rouge, usures importantes.

Dim. : 174 × 25 cm (chaque élément)

Four Painted Wooden Panels from a ’Ajami Panelled Room, Probably Aleppo or Damascus, Syria, First Half 18th century

2 000 - 3 000 €

Ces boiseries peintes de splendides vases de fleurs sont a rapprocher de la décoration de Bayt Ayanofara à Damas, que la spécialiste des maisons damascènes Anke Scharrahs date de la première moitié du XVIIIe siècle (Anke Scharrahs, Damascene ’Ajami Rooms, Forgotten Jewels of Interior Design, London, 2013, p. 67 et pp. 224-226.)

365

« KUBURLAR » PORTEDOCUMENT OTTOMAN

Turquie ottomane, époque du Sultan Mahmud II, vers 1835

De forme tubulaire, en papier-maché sur âme de métal, à décor floral de tulipes et iris peint sur fond rouge profond, rehauts d’or, petits accidents. Long. : 38,5 cm

Provenance : Millon, Hôtel Drouot, Paris, 3 juin 2013 : n° 44 (ill.)

Collection particulière belge

An Ottoman Document Case (Kuburlar), Turkey, period of Sultan Mahmud II (r. 1809-1836), First Half 19th century

1 500 - 2 000 €

Plusieurs exemples de ces portedocuments en métal à décor de papier-mâché peint et vernis sont passés en ventes publiques, voir

Sotheby’s, Londres, 25 octobre 2017, no. 204 ; 8 octobre 2014, no. 174 ; et Christie’s South Kensington, 8 octobre 2015, no. 121.

Détail du lot 364

QUATRE HABILLÉES »« ESTAMPESD’AMBASSADEURS OTTOMANS

Gilles Edme Petit (m. 1760), Paris, vers 1742

Encadrées en paire dans deux cadres dorés avec leur verre probablement d’époque, les portraits composés de gravures découpées et assemblées dans des médaillons ovales, habillés de soies, certaines brochées de fils de métal, sur fonds de miroirs, cartouches d’identification en latin et français

Dim. : 14,5 × 9,5 cm (chaque portrait) ; 26 × 31 cm (chaque cadre)

Four “Dressed Engravings” of Ottoman Ambassadors, by Gilles Edme Petit (d. 1760), Paris, ca. 1742

3 000 - 5 000 €

Inscriptions :

Said Pacha Beglierbey de Roumely Mehemet Meshoud Bey Fils de S.E. Sultan Said Mehemet Pacha Beglierbey de Romilie, Said Ahmet Aga Muteferrica Guedikli Zaïmde Boziazi

Gilles Edme Petit (1694–1760), imprimeur à Paris, a réalisé ces portraits d’ambassadeurs ottomans vers 1742. D’autres exemples subsistent au British Museum (inv. 1863,1017.122), au Rijks Museum (inv. RP-P-1905-4876) ainsi que dans un ensemble vendu chez Bonhams, Londres, 15 avril 2010, no. 253.

Les quatre ambassadeurs sont Said Ahmet Aga, Grand Maréchal de l’Ambassade de France, Said Pasha de Roumélie, Mehmet Efendi Tefterdar, ambassadeur auprès de Louis XV en 1721, et Mehmet Mesoud Bey, fils de Said Pasha.

L’ensemble d’estampes comprenait également un portrait du Sultan Mahmoud I, dont le règne de 1730 à 1754 correspond à leur période de production.

Ces quatre estampes ont été embellies de textiles chatoyants, découpés puis collés, destinés à enrichir les costumes des ambassadeurs. Il s’agit d’« estampes habillées » très à la mode au XVIIIe siècle.

Voir artcurial.com pour une transcription complète des inscriptions.

367

COFFRE EN OS, ÉCAILLE DE TORTUE ET NACRE

Turquie ottomane, fin XVIIIe ou XIXe siècle

De forme rectangulaire, sur quatre pieds courts, à décor géométrique de carrés sur la pointe et de palmettes, l’intérieur capitonné de soie rouge, avec serrure et clé, petits manques, bon état général.

Dim. : 32 × 47 × 27,5 cm

An Ottoman Bone, Tortoiseshell and Mother-of-Pearl Veneered Chest, Second Half 18th or 19th Century

2 000 - 3 000 €

368

PLAT AUX ŒILLETS D’INDE ET FEUILLES SAZ

Iznik, Turquie ottomane, vers 1600

En céramique, à décor sous glaçure de tulipes, œillets d’Inde et palmettes arrangées en miroir, le marli à décor de vagues et rochers stylisés, le revers décorés de motifs spiralés en bleu et noir, intact, armature pour suspension au revers.

Diam. : 30 cm

Provenance :

Collection de Monsieur M., Belgique

An Iznik Dish with Carnations and Saz Leaves, Ottoman Turkey, ca. 1600

1 500 - 2 000 €

369

PICHET

Iznik, Turquie ottomane, première moitié XVIIe siècle

En céramique à décor rouge, vert, noir et bleu, peint sur fond blanc, la panse bulbeuse décorée de tulipes et autres fleurs, le col raccourci, petits éclats de glaçure.

Dim. : 25 cm

Provenance : Bonhams, Knightsbridge, 18 juin 2013 : n° 71 (ill.)

Collection particulière belge

Exposition : Institut du monde arabe, Paris, 2013 - mars 2026

An Iznik Pottery Jug, Ottoman Turkey, 17th century

1 200 - 1 800 €

370

PLAT AUX PALMETTES

Iznik, Turquie ottomane, fin XVIe siècle

En céramique à décor sous glaçure de deux feuilles saz de part et d’autre d’un médaillon formés par des palmettes en miroir, décoré en réserve sur fond vert, le marli décoré d’un motif de vagues et rochers stylisés, trois petits fragments recollés sur le marli, le revers avec étiquette « ancienne faïence de Rhodes époque XVIe siècle garantie 2 200 Francs », armature pour suspension au revers.

Diam. : 27,5 cm

Provenance : Collection de Monsieur M., Belgique

An Iznik Dish with Palmettes, Ottoman Turkey, Late 16th Century

1 500 - 2 000 €

371

GRAND PLAT DANS LE STYLE D’IZNIK

À la manière de Théodore deck, France, fin XIXe - début XXe siècle

Plat à décor glaçuré, peint à décor de fleurs sur fond bleu cobalt, rehauts rouge et turquoise, le pied percé d’un trou de suspension, intact.

Diam. : 37,5 cm

A Large Iznik-Style Dish, Possibly by Théodore Deck, France, Late 19th-Early 20th Century

700 - 1 000 €

372

PLAT AUX TULIPES ET ŒILLETS

Iznik, Turquie ottomane, début XVIIe siècle

En céramique siliceuse à décor cobalt, rouge et vert sous glaçure transparente, peint d’un bouquet de trois tulipes et trois œillets, le marli peint d’une frise de triangles, restaurations.

Diam. : 31,5 cm

An Iznik Dish with Tulips and Carnations, Ottoman Turkey, Early 17th Century

2 000 - 3 000 €

IMPORTANT BOL DE KÜTAHYA ET SON COUVERCLE

Kütahya, Turquie ottomane, vers 1725–50

De forme hémisphérique à hauts bords, sur pied droit et court, à couvercle bombé orné d’un bouton de préhension, à décor d’engobe et glaçures polychromes sous glaçure transparente incolore, le bol peint d’un grand rinceau de grosses fleurs, sur fond décoré de poissons et palmettes stylisées entre deux bandeaux stylisés, peints en bleu cobalt, le couvercle au décor spiralant de grandes palmettes et de poissons, lui aussi entre deux bandeaux peints en cobalt, le bol et le couvercle avec des marques de potiers différentes, peut-être associés malgré la similarité du décor, quelques anciennes restaurations, mais bon état général et bel éclat de la glaçure. Dim. : 21 cm (diam.) ; 20 cm (hauteur totale)

An Important Kütahya Pottery Bowl and Cover, Ottoman Turkey, ca. 1725-50

20 000 - 30 000 €

Ce bol d’une qualité d’exécution exquise est un parfait exemple de la production des fours de Kütahya à leur sommet. En effet, au XVIIIe siècle, Kütahya, ville de l’ouest de la Turquie, devient un centre majeur de production céramique, réputé pour sa qualité exceptionnelle. Bien que la production y soit attestée depuis l’Antiquité, les premières preuves documentées datent du XVe siècle. La ville abritait une importante population arménienne spécialisée dans ces céramiques, aux côtés d’artisans musulmans et chrétiens. Quand les fours d’Iznik peinent à satisfaire les commandes palatiales vers la fin du XVIIe siècle, Kütahya

prend le relais et la production s’intensifie après la fermeture des fours d’Iznik vers 1718–19. Les carreaux sont destinés au revêtement de bâtiments, tandis qu’une forte demande existait pour la vaisselle domestique, locale et d’exportation. Les fours produisent une variété de pièces de forme, de ces grands bols couverts comme la pièce présentée ici, aux coupelles, tasses, plats couverts et autres bouteilles, etc. Plusieurs beaux exemples sont présentés dans cette vente (nos. 374 à 378).

L’esthétique unique de Kütahya se caractérise par des couleurs vives et des motifs floraux exotiques

peints sur pâte blanche sous glaçure brillante dont ce bol est un excellent exemple. Il s’inscrit entièrement dans la production de la première moitié du XVIIIe siècle, notamment les années 1725–50 (voir les bols conservés au Walters Art Museum, Baltimore, inv. 48-1732, très similaire au notre ; au Louvre, Paris, inv. OA 3925 et au British Museum, Londres, inv. 1949,1115.13).

Les motifs s’inspirent d’abord des modèles d’Iznik, puis intégrèrent l’iconographie chrétienne, le style rococo, la chinoiserie, etc. Le motif de poisson répétés sur ce bol provient lui du répertoire chrétien : un bol décoré d’un poisson dans

un filet et d’une longue inscription arménienne datée 1744 est au Monastère San Lazzaro à Venise (inv. 76, voir Hulya Bilgi, Sadberk Hanim Museum Kütahya Tiles and Ceramics Collection, Istanbul, 2018, no. 59, p. 79). Un pichet peint dans un technique identique que notre plat, orné de poissons, est au Victoria and Albert Museum, Londres (inv. 566-1905) et datable vers 1740–45.

Voir également d’autres exemples de grande qualité, similaires à ce bol, vendus chez Christie’s, Londres, 27 avril 2023, no. 151 ; Sotheby’s, Londres, 23 octobre 2019, no. 283 et 25 octobre 2023, no. 95.

Ce type de coupes couvertes est bien connu dans la production luxueuse de vaisselles de cuivre doré (tombak) à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle. Plusieurs paires de ces plats à couvercle (kapali sahan) ont été vendus chez Sotheby’s, Londres, 29 octobre 2025, no. 253 et Christie’s, Londres, 6 octobre 2009, no. 222 ; 9 octobre 2014, no. 101 et 23 avril 2015, no. 189.

Les exemples en céramique sont beaucoup plus rares, car fragiles, et particulièrement ceux qui ont conservé leur couvercle tel que c’est le cas ici. Un autre exemple orné d’un même décor, mais beaucoup moins bien conservé, est au Musée du Louvre à Paris (inv. AD 6255).

375

DEUX BOUTEILLES DANS LE STYLE D’IZNIK

Kütahya, Turquie ottomane, fin XIXe siècle

Chacune piriforme, à décor peint sous glaçure, l’une sur fond bleu décoré de fleurs composites, la seconde sur fond blanc à décor de gros fruits aux écailles cobalt et turquoise, bon état.

Dim. : 30 cm (chacune)

A Matched Pair of Iznik-Style Bottles, Kütahya, Ottoman Turkey, Late 19th Century

800 - 1 200 €

374

PAIRE DE BOLS COUVERTS (KAPALI SAHAN)

Kütahya, Turquie ottomane, fin XVIIIe – début XIX siècle

En céramique, à décor bleu et noir sur fond blanc peint d’un décor de rinceaux aux grosses fleurs et palmettes, chacun des bols à la lèvre chantournée, les couvercles et plats ornés de marques de potiers, petites restaurations.

Diam. : 24 cm

A Pair of Kütahya Covered Bowls (Kapali Sahan), Ottoman Turkey, Late 18th-Early 19th Century

1 200 - 1 800 €

376

VERSEUSE

Kütahya, Turquie ottomane, seconde moitié XVIIIe siècle

En céramique, à panse bulbeuse, décorée d’un semis de palmettes stylisées et de grands médaillons circulaires autour de la panse, peinte en manganèse et turquoise sous glaçure transparente légèrement bleutée, certains détails moulés et incisés, le bec caréné, l’anse simple, sur piédouche, intacte.

Dim. : 24 cm

A Kütahya Pottery Ewer, Ottoman Turkey, Second Half 18th Century

2 000 - 3 000 €

Cette verseuse à la particularité d’un décor incisé, et de grands médaillons circulaires sur la panse, qui se retrouvent sur d’autres pichets de la collection du Sadberk Hanım Museum à Istanbul (inv. SHM 9315P.237, SHM 11816-P.483 et SHM 17584-P.684, voir Hulya Bilgi, Sadberk Hanim Museum Kütahya Tiles and Ceramics Collection, Istanbul, 2018, cat. 147-149, pp. 314-19). Une autre au décor proche est au Victoria and Albert Musem, Londres (inv. 6231893). Pour une verseuse de même forme, voir également le no. 378.

377

COUPELLE

Kütahya, Turquie ottomane, fin XVIIIe siècle

En céramique, de forme évasée sur pied annulaire court, peinte de palmettes ondoyantes et fleurs rouges, cobalt, turquoise et manganèse sous glaçure transparente incolore, intacte.

Diam. : 19 cm

A Kütahya Pottery Dish, Ottoman Turkey, Late 18th Century

800 - 1 000 €

Des coupelles similaires, datées de la seconde moitié du XVIIIe siècle, sont dans la collection du Sadberk Hanım Museum à Istanbul (inv. SHM 18812P.964 et 18816-P.968, voir Hulya Bilgi, Sadberk Hanım Museum Kütahya Tiles and Ceramics Collection, Istanbul, 2018, cat. 177-78, pp. 350-51).

378

BELLE VERSEUSE

Kütahya, Turquie ottomane, seconde moitié XVIIIe siècle

En céramique, à panse bulbeuse, à décor floral peint en cobalt sous glaçure incolore transparente, le bec caréné, orné d’une belle anse au profil complexe, sur piédouche, intacte.

Haut. : 25,5 cm

A Kütahya Pottery Ewer, Ottoman Turkey, Second Half 18th Century

3 000 - 6 000 €

La forme particulière de cette verseuse, caractérisée notamment par sa poignée complexe, est associée aux productions des fours de Kütahya dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Plusieurs exemples sont conservés dans la collection du Sadberk Hanım Museum à Istanbul (inv. SHM 9315P.237 et 11816-P.483, voir Hulya Bilgi, Sadberk Hanim Museum Kütahya Tiles and Ceramics Collection, Istanbul, 2018, cat. 147-148, pp. 314-17).

Un exemple proche a été vendu chez Christie’s, Londres, 15 octobre 2002, no. 336. Voir également le no. 376.

379

COFFRET EN OS, ÉCAILLE DE TORTUE ET NACRE

Turquie ottomane, fin XVIIIe siècle

De forme rectangulaire, sur quatre pieds courts, à décor géométrique, chacune des quatre arêtes décorées de baguettes d’os à décor de colonnettes, l’intérieur capitonné de velours, le couvercle serti d’un miroir, petits manques, la clé désormais manquante.

Dim. : 21 × 29 × 19 cm

An Ottoman Bone, Tortoiseshell and Mother-of-Pearl Veneered Chest, Late 18th Century

600 - 800 €

380

PISTOLET À MONTURES D’ARGENT

Empire ottoman ou Afrique du Nord, début XIXe siècle

Le canon d’acier incrusté d’argent, les montures en argent repoussé à décor floral, la crosse en bois décorée de fil d’étain, le pommeau orné d’un cabochon émaillé de style nord-africain, petits accidents.

Long. : 56 cm

A Silver-Mounted Flintlock Pistol, Ottoman Empire or North Africa, Early 19th Century

800 - 1 200 €

381

COFFRET EN OS, ÉCAILLES DE TORTUE ET NACRE

Turquie ottomane, XIXe siècle

De forme rectangulaire sur quatre pieds courts, à décor géométrique, l’intérieur capitonné de velours violet, le couvercle serti d’un miroir, avec sa clé.

Dim. : 16 × 22 × 13 cm

Provenance : Collection particulière belge

An Ottoman Bone, Tortoiseshell and Mother-of-Pearl Veneered Chest, 19th Century

1 000 - 1 500 €

382

PAIRE DE VASES DÉCORATIFS

Çanakkale, Turquie ottomane, fin XIXe siècle

En terre cuite à décor de coulures de glaçure manganèse et verte sur engobe crème, ornés d’éléments rapportés, l’un à décor d’équidé, l’autre à décor floral, une des ailes du cheval restaurée.

Dim. : 39 cm et 36 cm

A Pair of Çanakkale Pottery Vases, Ottoman Turkey, Late 19th Century

800 - 1 200 €

383

PETIT ASPERSOIR EN FORME DE CHEVAL

Çanakkale, Turquie ottomane, fin XIXe siècle

Monté et modelé à la main, à décor glaçuré jaune et brun, le cou orné d’une bride, intacte, petits éclats de glaçure.

Dim. : 19 cm

A Çanakkale Sprinkler in the Form of a Horse, Ottoman Turkey, Late 19th Century

800 - 1 200 €

382

384

DEUX GRAVURES DE SAINTS SOUFIS

Imprimerie des Beaux-Arts (matba’a al-funun al-jamila), Égypte, début XXe siècle

Représentant Shaykh Ahmad al-Tijani, une gazelle à ses côtés, et ’Abd al-Qadir al-Gilani, un lion à ses pieds, chacun debout au bord du Nil, dans des bordures florales, estampé matba’a al-funun al-jamila en arabe dans la marge.

Dim. : 57 × 40 cm

Two Prints of Sufi Saints, Fine Arts Printing Press (Matba’at al-Funun alJamila), Egypt, Early 20th Century

600 - 800 €

385

DEUX GRAVURES D’ADAM ET EVE ET DU PROPHÈTE SULAYMAN

Imprimerie des Beaux-Arts (matba’a al-funun al-jamila), Égypte, début XXe siècle

Représentant Adam et Eve dans le jardin d’Eden, dans des bordures florales, et le prophète Sulayman entouré de jinns et d’hommes, les animaux à ses pieds.

Dim. : 57 × 40 cm

Two Prints of Adam and Eve and the Prophet Sulayman, Fine Arts Printing Press (Matbaʿat al-Funun al-Jamila), Egypt, Early 20th Century

600 - 800 €

FLAMBEAU

(SHAM’DAN)

Iran safavide, vers 1580-90

En alliage cuivreux, moulé, à fût cylindrique à douze pans coupés, base évasée et col à rebord éversé, décoré de motifs végétaux tapissant et d’un bandeau médian en « dents de scie ». Patine cuivrée.

Haut. : 27 cm

Provenance :

Charles Henri Auguste Schefer (1820-1898)

Sa vente, Hôtel Drouot, 8-11 juin 1898 : no. 146

Hôtel Drouot, Mes Binoche & Giquello, Paris, 21 juillet 2020 : n° 223 (ill.) (catalogué comme pied de lampe Afrique du Nord)

Collection particulière, Paris et Londres

A Safavid Brass Torchstand (Sham'dan), Iran, ca. 1580-90

8 000 - 12 000 €

Cette forme cylindrique élancée est caractéristique d’un ensemble de bougeoirs safavides qui partagent une silhouette et une ornementation similaires. Ils semblent avoir été très populaires au XVIe siècle et au début du XVIIe siècle. Beaucoup sont couverts de vers lyriques et mystiques écrits par des poètes célèbres de l’époque, reflétant la relation importante entre la poésie persane et les arts visuels. Alors que certains chandeliers sont dédiés aux sanctuaires les plus importants, d’autres étaient utilisés dans des contextes profanes (Sheila R. Canby, Shah ’Abbas, The Remaking of Iran, Londres, 2009, cat. 47-49, pp. 84-7). Cette lampe porte le nom de son propriétaire, ’Ali Khan al-Ardabili, dont la nisba suggère qu’il était originaire d’Ardebil, lieu du sanctuaire dynastique safavide situé au nord-ouest de l’Iran.

Ce bougeoir au corps facetté s’apparente étroitement à trois autres

Inscriptions :

Ghazal de Katebi Roshizi (XVe siècle) (autour de la bobèche)

Quatrains d’Ahli Turshizi (XVIe siècle) (autour du fût et du pied)

exemplaires, dont l’un porte une date arménienne de 1027 / 1578 apr. J.-C. (Sotheby’s, 10 juin 2020, no. 112). Le deuxième support de torche provenait de la collection Edmond Foulc à Nîmes (Christie’s, Londres, 14 et 15 décembre 2005, no. 381), tandis que le troisième se trouve aujourd’hui au Metropolitan Museum de New York (inv. 91.1.579).

Charles Henri August Schefer était un érudit, bibliophile et professeur de persan à l’École des langues orientales en 1857. Il en fut le président de 1867 jusqu’à sa mort en 1898. Sa carrière au sein des Affaires étrangères l’amena à passer plusieurs années en Égypte, à Beyrouth, Jérusalem, Izmir et Istanbul. Schefer est célèbre pour sa collection de manuscrits islamiques qui fut acquise par la Bibliothèque nationale en 1900, tandis que le reste de sa collection d’art, y compris ce chandelier, fut dispersé lors de ventes aux enchères en 1898 et 1899.

FEUILLET D’UN MANUSCRIT

DU ’AJA’IB AL-MAKHLUQAT D’ALQAZWINI (M. 1283) : L’OISEAU

MYTHIQUE AL-’ANQA, LA PIE ET LE CORBEAU

Yémen, Arabie du sud, vers 1640–43

Manuscrit arabe sur papier, le texte sur 31 lignes de cursive noire, les titres en rouge, illustré de trois représentations polychromes d’oiseaux, le corbeau (’uqab), la pie (’aq’aq) un oiseau fantastique à deux têtes (al-’anqa), présence de notes marginales, une réclame, fragilités le long des bords.

Dim. : 24 × 15,5 cm (texte) ; 30 × 22 cm (feuillet)

A Rare Folio from Al-Qazwini’s (d. 1283) ’Aja’ib al-Makhluqat Depicting the Mythical Bird Al-’Anqa, a Magpie and a Raven, Yemen, Circa 1640-43

2 500 - 3 500 €

Ce feuillet illustré provient d’un manuscrit du ’Aja’ib al-makhluqat wa ghara’ib al-mawjudat, la célèbre cosmologie de l’auteur iranien alQazwini (m. 1283). Un autre feuillet du même manuscrit est dans les collections des musées de Harvard : d’après la notice l’accompagnant, le colophon du manuscrit (dont la localisation actuelle n’est pas donnée) aurait été copié au Yémen, en Arabie du sud, en 1640 ou 1643 (Harvard Art Museums, Cambridge MA, inv. 1960.44, exposé à l’Aga Khan Museum, Toronto, 9 avril–5 septembre 2022).

Un feuillet du même passage du texte, décoré des mêmes oiseaux et attribué à l’Iran ou l’Anatolie du début du XVe siècle est au National Museum of Asian Art à Washington (inv. F1954.104). En effet, le programme d’illustrations du célèbre texte subit très peu de changements à travers les siècles et les aires géographiques. Ici les oiseaux apparaissent selon l’ordre alphabétique de leur noms arabes (’uqab, ’aq’aq, ’anqa). L’oiseau ’anqa est dépeint comme un aigle à deux têtes, motif ancien que l’on retrouve entre autres dans les iconographies byzantine et sassanide. Il est également souvent associé au phoénix et à l’oiseau mythique persan simourgh. Il s’agit là d’un exemple rare de l’art du livre de l’Arabie au XVIIe siècle dont il subsiste très peu de témoignage aujourd’hui, qui plus est dans un bel état de conservation.

Recto du lot 387

Verso du lot 387

388

FEUILLET D’UN MANUSCRIT ENCYCLOPÉDIQUE : GIRAFE

Iran safavide, XVIIe siècle

Manuscrit arabe sur papier, probablement tiré d’un ’Aja’ib al-Makhluqat d’Al-Qazwini, illustré d’une girafe sur fond floral enluminé, le texte la décrivant composé de neuf lignes de cursive noire, contrecollé sur carton Dim. : 19 × 17 cm (feuillet) ; 23,5 × 20,5 (panneau)

A Safavid Manuscript Folio Depicting a Giraffe, probably from al-Qazwini’s ’Aja’ib al-Makhluqat, Iran, 17th Century 1 500 - 2 000 €

388

Dans son ’Aja’ib al-Makhluqat wa Ghara’ib al Mawjudat, Les Merveilles des choses créées et les singularités des choses existantes, œuvre encyclopédique majeure, Zakariya al-Qazwini (m. 1283) décrit la girafe comme un animal composite, désignée en persan comme « chameau-vache-panthère ». Il en détaille les traits hybrides : tête de chameau, cornes de bovidé, pelage tacheté de félin. Il rapporte des traditions selon lesquelles elle résulterait de croisements entre plusieurs espèces. Cette vision, mêlant observation et imaginaire, illustre la fascination médiévale pour les créatures hybrides au sein

des cosmographies du monde islamique.

Plusieurs versions de cette encyclopédie ont été copiées et recopiées en Iran et en Inde dans les siècles après sa création, toujours très conservatrices dans la reproduction de leur cycle pictural. Ce feuillet est tiré ici d’une version en arabe, et date très probablement du XVIIe siècle pendant la période safavide. Deux autres feuillets timourides représentant la girafe sont aux National Museum of Asian Art, Washington (inv. F1954.88) et à l’Institut d’études orientales de St-Pétersbourg (inv. Ms E-7 fol. 180.) Voir également le no. 387.

389

BOL COUVERT EN ACIER DAMASQUINÉ

Iran qajar, seconde moitié XIXe siècle

De forme ronde à décor gravé de personnages et de fêtes, la lèvre décorée d’un bandeau calligraphique en persan, les scènes intercalées d’arabesques damasquinées à l’or et argent, usures.

Dim. : 24 × 22 cm

A Qajar Damascened Steel Covered Bowl, Iran, Second Half 19th Century

600 - 800 €

390

GRAND MIROIR EN ARGENT

Iran Qajar, XIXe siècle

De forme rectangulaire, couvert de plaques d’argent au décor repoussé de personnages, dont des souverains de l’Iran ancien représentés dans des médaillons lobés, de guirlandes fleuries et de médaillons calligraphiques en arabe, ceux-ci rehaussés d’émail bleu, le revers décoré d’une grande scène où une danseuse anime une fête princière, usures et petits accidents.

Dim. : 31,5 × 43,5 cm

A Large Qajar Enamelled Silver Repoussé Mirror, Iran, 19th Century

800 - 1 200 €

391

CASQUE (KULAH KHUD)

Iran qajar, seconde moitié XIXe siècle

En acier, de forme hémisphérique, coiffé d’une pointe acérée, la garde de nez verticale et coulissante, la surface gravée de médaillons calligraphiques en persan et de rinceaux floraux, restes d’une décoration à l’or, avec camail.

Dim. : 26 cm (sans le camail)

A Qajar Steel Helmet (Kulah Khud), Iran, Second Half 19th Century

800 - 1 200 €

392

INDICATEUR DE QIBLA

Iran, XVIIIe-XIXe siècle

En laiton ciselé et étamé, ouvrant sur une boussole aux contours gradués, le couvercle et la base divisés en seize segments, chacune représentant une ville du Moyen Orient, notamment La Mecque, Médine, Boukhara, Damas, etc. inscrits en belle cursive persane, les bords décorés d’un bandeau calligraphique et d’une guirlande de palmettes, usures.

Diam. : 6,3 cm

A Brass Qibla Indicator, Zand or Qajar Iran, 18th-19th Century

1 500 - 2 000 €

800 - 1 200 € 392

393

ÉTUI À CORAN EN OR

Iran qajar, vers 1900

De forme rectangulaire, le couvercle à fin décor filigrané, petites billes d’agate et perles naturelles suspendues sous la boîte, avec chainette en or.

Dim. : 3,8 × 2,8 × 1 cm

Provenance : Bonhams, Londres, 24 avril 2012 : n° 166 A (ill.)

Collection particulière belge

A Small Qajar Gold Filigree Qur’an Case, Iran, Circa 1900

394

GRANDE TENTURE KALAMKARI

AUX CALLIGRAMMES EN FORME DE LION

Iran qajar, fin XIXe - début XXe siècle

Étoffe de coton imprimée et peinte, le champ principal décoré d’un semis de fleurs bordé de guirlandes de fleurs rouges, les champs supérieur et inferieur décorés de calligrammes en forme de lion, ainsi que de tigres, d’oiseaux et d’antilopes, bon état général.

Dim. : 345 × 181 cm

A Kalamkari Hanging with Lion Calligrams, Late 19th-Early 20th Century

700 - 1 000 €

395

LE COMBAT DE PRINCE HORMUZ ET DU SIMOURG

Iran qajar, daté 1311 H / 1893-94

En céramique moulée, et peinte sous glaçure transparente incolore, un jeune prince à cheval tire à l’arc sur l’oiseau Simourg, une frise de palmettes le long du bord supérieur, daté et identifié en persan dans un médaillon sur la frise supérieure, éclats de glaçure, armature métallique de suspension

Dim. : 35 × 26 cm

Provenance :

Mes C. Damoisy, P-P. Guizzetti et T. Collet, Hôtel des ventes de Reims, 23 novembre 1997 : n° 44 Collection particulière française

Prince Hormuz in Combat with the Simurgh, Qajar Iran, Dated 1311 H / 1893-94

1 000 - 1 500 €

396

GRANDE TENTURE KALAMKARI AUX ANTILOPES

Iran qajar, fin XIXe - début XXe siècle

Étoffe de coton imprimée et peinte, le champ principal décoré d’un semis de fleurs, bordé dans les champs supérieur et inférieur d’oiseaux pêchant des poissons, d’antilopes et de guirlandes fleuries, tâches.

Dim. : 350 × 175 cm

A Kalamkari Hanging with Antelopes, Late 19th-Early 20th Century

700 - 1 000 €

397

GRAND ET TRÈS FIN CARREAU DE SHIRIN SURPRISE AU BAIN

Signé Ustadh ’Abbas Kashi, Isfahan ou Téhéran, Iran qajar, daté (13)12 H (?) / 1894-95

En céramique moulée et peinte sous glaçure transparente incolore, Khosrow accompagné d’un page surprend Shirin au bain, une duègne debout derrière Shirin la protège d’un voile, assise sur un coffre où se trouve la signature du peintre, un décor floral au premier plan et architectures d’Ispahan au loin, bordures florales, petites fissures de cuisson, intact

Dim. : 39,5 × 51 cm

Provenance : Anaf Arts Auction, Lyon, 9 avril 2006 Collection particulière française

A Fine and Large Qajar Pottery Tile of Khosrow and Shirin, Signed ’Abbas Kashi, Isfahan or Tehran, Iran, Dated 1312 H / 1894-95

4 000 - 6 000 €

Le sujet représenté illustre un épisode de la romance de Khosrow et Shirin, l’un des récits les plus célèbres de la littérature persane classique, popularisé au XIIe siècle par le poète Nizami (m. 1209) dans son Khamsa. L’histoire relate l’amour du souverain sassanide Khosrow II pour la princesse arménienne Shirin, dont les rencontres, souvent mises en scène dans des jardins ou des paysages idylliques, ont nourri pendant des siècles l’iconographie persane, notamment dans la peinture de manuscrit puis dans les arts décoratifs. La scène du bain de Shirin, surprise par Khosrow, constitue l’un des moments les plus emblématiques du récit, associant sensualité voilée et idéal courtois.

Ce thème, largement diffusé à l’époque qajare, se retrouve ici transposé sur un carreau céramique signé Ustadh ’Abbas Kashi (céramiste), maître artisan actif à la fin du XIXe siècle. Ce potier a dû être actif au sein d’un atelier, puisque d’autres carreaux presque identiques existent, tel que celui signé Ustadh ’Ali Muhammad vendu chez Artcurial à Paris, 2 novembre 2021, no. 152. L’exposition de cette production de luxe, notamment un exemple d’Ali Muhammad, lors des Expositions universelles participa de leur extrême popularité en Europe. Deux autres carreaux de ce type sont conservés au Victoria and Albert Museum, Londres (inv. 228-1887), et au Quai Branly (inv. 70.2013.3.1).

398

ENSEMBLE DE ONZE OPALINES

Bohème pour le marché iranien, XIXe siècle

En verre de couleur menthe à l’eau comprenant une base de huqqa, trois coupes, cinq flacons, et deux coupelles, la plupart à décor d’émail, bon état.

On y joint un présentoir ovoïde à flacon à parfum en opaline bleue.

Dim. : 28 cm (base de huqqa)

Set of Eleven Opalines, Vessels, Bohemia for the Iranian market, 19th Century

1 200 - 1 800 €

399

DEUX BROCARDS AUX SCÈNES DE CHASSE MOGHOLE ET SAFAVIDE

France, fin XIXe ou XXe siècle

Brocards de fils métalliques, l’un doré, l’autre argenté, celui de style Moghol avec une chasse au tigre, l’autre de style Safavide avec une chasse au lion et léopard, les deux ayant conservé leurs lisières, très bon état général, dans un étui en carton inscrite « Étoffes persanes (chasse) ».

Dim. : 102 × 76 cm (chacun)

Two Silk Brocade Panels with Mughal and Safavid Hunting Scenes, France, Late 19th or 20th Century

1 000 - 1 500 €

400

BOL À AUMÔNE (KASHKUL)

Iran qajar, XIXe siècle

Formé dans la moitié d’une coco de mer, au décor sculpté de médaillons calligraphiques en nastali’q et thuluth sur fond floral, habité de lièvres, un grand médaillon décoré d’un lion attaquant un buffle, bon état général.

Long. : 35,5 cm

Inscriptions : ya qadi al-hajjat (« Ô toi, pourvoyeur des besoins », partie supérieure) Poésie persane (sur la panse)

A Qajar Engraved Coco-de-Mer Beggar’s Bowl (Kashkul), Iran, Second Half 19th Century

1 000 - 1 500 €

Partie de lot

BELLE TENTURE DE TYPE MIHRAB

Inde, fin XIXe-début XXe siècle

L’étoffe de velours rouille richement brodée en technique zardosi de fils de métal dorés et argentés, agrémentés de sequins argentés, la niche décorée de bouquets de fleurs, de motifs de vases et de guirlandes de palmettes, rehaussé de soie rose et blanche, les bords frangés, bon état général.

Dim. : 220 × 110 cm

Provenance :

Ancienne collection Pierre Loti (1850-1923)

Puis par héritage, collection Elsie

Charlier Loti-Viaud (1898-1980), belle-fille de Pierre Loti

Sa vente, Me Dijeau, Rochefort-sur-Mer, 14 décembre 1980

Collection particulière française, acquis auprès d’Yvan de Wilde, 2010

A Zardosi Embroidered Prayer Panel or Mihrab, India, Late 19th-Early 20th Century

3 000 - 5 000 €

La zardozi, technique de broderie traditionnelle d’origine persane, zar signifiant or et dozi couture, se caractérise par l’usage de fils métalliques (zari), de sequins et de perles pour créer des motifs en relief d’une grande richesse sur des textiles précieux, souvent à usage cérémoniel. Cette technique est perfectionnée au XVIIIe et XIXe siècle par les brodeurs indiens et utilisée pour les vêtements et tentures les plus luxueux, réservés aux cours princières. Varanasi, en Inde du nord, mais aussi les cours musulmanes du Nizam de Hyderabad et de Tipu Sultan à Mysore sont souvent associées à cette production (voir un manteau princier au Musée du Quai Branly, inv. 70.2022.39.3 et deux textiles au V&A de Londres, inv. 0762(IS) et 784-1864). Cette tenture au motif de niche de prière (mihrab) était probablement destinée à un commanditaire musulman.

402

BORDURE DE PALAMPORE

Côte de Coromandel, Inde du Sud-Est, vers 1750–70

Étoffe de coton teinte, peinte et imprimée de type chintz, décorée de branches d’essences d’arbres différentes, chacun portant des fruits et des fleurs, entre deux motifs de pampre le long des bordures, manques, état fragile.

Dim. : 189 × 29 cm

A Border from a Fine Chintz Palampore, Coromandel Coast, South-East India, Circa 1750-70

800 - 1 200 €

403

PETIT

COFFRET INDOPORTUGAIS EN MARQUETTERIE D’OS

Goa, Inde de l’Ouest, XVIIe siècle

De forme rectangulaire, en bois décoré de plaquettes d’os ajourées, à couvercle à pans, les plaquettes ajourées de motifs d’étoiles à huit pointes, fixées sur un fond brillant, peut-être micacé, rehauts de pigments rouges, la base et l’intérieur peints en rouge, ancienne charnière et fermoir en laiton.

Dim. : 9,5 × 12,5 × 9 cm

Provenance : Collection particulière belge

An Indo-Portuguese Bone and MicaVeneered Casket, Goa, Western India, 17th Century

2 500 - 3 500 €

404

VIERGE À L’ENFANT

Travail Indo-portugais, Goa, Inde de l’ouest ou peut-être Sri Lanka, vers 1700

Sculptée dans une défense d’éléphant, débout sur un piédestal en forme de croissant de lune coiffant des têtes de chérubins, sur un socle en bois noir orné de quatre figurines de saints.

Dim. : 28 cm (sur socle)

Provenance :

Capitolium Art, Brescia, 15 juin 2017 : n° 519 (ill.)

Collection particulière belge

An Indo-Portuguese Ivory Virgin Mary and Child, Goa, Western India or Sri Lanka, ca. 1700

6 000 - 8 000 €

L’ivoire nécessaire à la réalisation de cette Vierge à l’Enfant a probablement été exporté du Mozambique, vers les territoires portugais du sous-continent indien : Goa et le Sri Lanka, où s’est développé, dès le XVIe siècle, une activité de production d’objets en ivoire de grand luxe, notamment destinés à une clientèle européenne. De plus, à partir du XVIe siècle, les ordres missionnaires – notamment les Jésuites –construisirent des églises et cherchèrent à convertir les habitants de l’Inde. Une telle sculpture de la Vierge à l’Enfant permettait ainsi d’illustrer la liturgie et de diffuser l’imagerie chrétienne.

Cette sculpture peut être rapprochée d’une Vierge de l’Immaculé Conception, datée vers 1650, ainsi que d’une StAnne et la Vierge et d’un St Jean Baptiste, datés vers 1700, dans les collections au Victoria and Albert Museum, Londres- elle partage plus précisément le style de ces deux derniers (inv. A. 60-1949, A.341940 et A.61-1927). La Vierge Marie est souvent représentée debout sur un croissant de lune, comme ici, ou triomphant d’un dragon, deux symboles issus du Livre de l’Apocalypse du Nouveau Testament.

PLATON JOUANT DE LA MUSIQUE

Inde ou Iran, seconde moitié XVIIIe siècle ou début XIXe siècle, d’après un original vers 1600

Pigments et or sur papier, le musicien vêtu d’une robe rose et d’une cape bleue, jouant de la cornemuse et d’une harpe ou vina, assis sur une peau de félin et adossé à un arbre dans un paysage de collines, la peinture montée sur carton enluminé de style Qajar.

Dim.: 11 × 7 cm (peinture) ; 29,4 × 19,2 cm (page)

Plato Playing Music, India or Iran after a Mughal Original Executed ca. 1600, Second Half 18th-Early 19th Century

1 500 - 2 000 €

Cette peinture est une version du XVIIIe ou début du XIXe siècle d’un original moghol exécuté vers 1600, désormais conservé au Los Angeles County Museum of Art (LACMA, inv. M.80.6.7). Cette allégorie d’un musicien habillé à l’européenne jouant de la cornemuse et d’une harpe indienne dérive de représentations du philosophe Platon dans la culture arabopersane : Aflatun (Platon) y est représenté jouant de la musique aux animaux pour les apprivoiser,

406

DEUX PORTRAITS DE NOBLES INDIENS

Inde, école moghole provinciale, vers 1760–80

Pigments et or sur papier, chaque noble représenté à une fenêtre jharokha, sous un store roulé, richement vêtus et tenant dans leur main une fleur, l’un sur fond vert, l’autre sur fond bleu, monté sur carte mouchetée d’or, identifiés au revers en devanagari et persan (inscription tronquée), encadré

Dim. : 11 × 5,8 cm (portraits) ; 25,5 × 20,2 cm (page)

sur un instrument qu’il a lui-même construit (voir inv. Or. 12208, f.298, à la British Library, Londres).

Au XVIIe et XVIIIe siècle, des artistes iraniens tels que Muhammad Zaman et Ali Quli Jabbadar ont eu accès à des peintures mogholes qu’ils ont fidèlement recopiées. Notre peinture est peut-être une copie persane de l’original moghol du LACMA. Sa facture confirme une date dans le XVIIIe ou début du XIXe siècle.

Two Portraits of Indian Nobles, Provincial Mughal School, India, ca. 1760-80

1 000 - 1 500 €

406 - I/II

407

PÉRI MONTÉE SUR UN CHAMEAU COMPOSITE

Rajasthan, peut-être Bundi, Inde du nord, seconde moitié XVIIIe siècle

Pigments, or et argent sur papier, le chameau formé d’une multitude d’animaux et de personnages, portant une péri richement parée dans un palanquin rouge réhaussé d’argent, sur fond vert, une ligne d’horizon dans la partie supérieure, ancienne inscription française au crayon au revers, la surface abîmée par endroits, pertes de pigments.

Dim. : 26 × 19 cm

Provenance :

D’après la tradition familiale, cette peinture a été découverte dans une malle de papiers acquise lors de la vente du fond d’atelier du peintre

Alcide Lebeau (1872-1943) à Sanary-surMer en 1943

Demeurée dans la même famille depuis

A Peri Riding a Composite Camel, Rajasthan, Northern India, Second Half 18th Century

1 000 - 1 500 €

Notice complète sur artcurial.com

Inscription :

Sa femme Cernimostok, fille de menocka née dans la même ville que docqui (sic, au revers, dans une main ancienne)

408

LA DÉESSE CHINNAMASTA

Rajasthan, Inde du Nord, fin XIXe siècle

La déesse debout sur un couple enlacé, décapitée et tenant sa propre tête dans une main et un sabre dans l’autre, flanquée d’autres divinités, sur fond ovale peint à l’or, dans des bords rouges et jaunes, le revers inscrit de trois lignes en devanagari, manques et fragilités.

Dim. : 18,2 × 16 (peinture) ; 20,5 × 19 (page)

The Goddess Chinnamasta, Rajasthan, North India, Late 19th Century

700 - 1 000 €

Notice complète sur artcurial.com

409

VISHNU APPARAÎT DEVANT DHRUVA

Jaipur, Rajasthan, fin XIXe siècle

Pigments et or sur papier, le dieu monté sur son véhicule vole vers un dévot l’attendant debout sur une montagne, dans des bords jaune et orange, une ligne de devanagari au revers, encadrée, très bon état.

22 × 15,5 cm (peinture) ; 29 × 23 cm (page)

Vishnu Appears to Dhruva, Jaipur, Rajasthan, India, Late 19th Century

600 - 800 €

410

BELLE ROBE BRODÉE

Kutch, Gujarat, Inde, début XXe siècle

Finement brodée en fils de soie polychrome sur soie grenat, à motifs géométriques et floraux, la broderie réhaussée de petits miroirs, usures d’usage, tâches.

Dim. : 120 × 112 cm

A Finely Embroidered Silk Dress, Kutch, Gujarat, India, Early 20th Century

1 500 - 2 000 €

Notice complète sur artcurial.com

411

RARE ÉTOFFE BRODÉE

Probablement Inde, XIXe siècle

Peut-être un étui (pour une arme d'apparat) ou une capuche, en soie crème, doublée de satin, brodée de fils dorés à décor couvrant de palmettes ondoyantes et de bouquets de fleurs, ornée de franges de fils de métal aux extrémités, bon état.

Dim. : 118 cm (sans les franges)

A Rare and Finely Embroidered Silk Holster or Hood, Probably India, 19th Century

1 500 - 2 000 €

412

GRAND PATCHWORK DE PLASTRONS BRODÉS

Kutch, Gujarat, Inde, début XXe siècle

Composé d’une douzaine d’éléments de vêtements, finement brodés de soie polychrome et ornés de petits miroirs intégrés à la décoration, certains décorés de motifs de paon, d’autres d’oiseaux affrontés, la plupart de motifs floraux et géométriques, anciennes restaurations effectuées pendant l’assemblage, état fragile.

Dim. : 227 × 90 cm

A Large Patchwork of Embroidered Dress Bodices, Kutch, Gujarat, India, Early 20th Century

1 500 - 2 000 €

413

GRANDE PEINTURE DU FESTIVAL DE SHAB-I-BHARAT

École moghole provinciale, probablement Lucknow, Inde du Nord, début XIXe siècle

Pigments et or sur papier, une princesse assise fumant la huqqa, assiste aux festivités dans la partie du palais réservée aux femmes (zenana), les participantes brandissant des feux de Bengale, la scène située entre deux pavillons sous un ciel nocturne, contrecollé sur carton estampé « [Turnbul]ls crayon board » suggérant une date vers 1846 quand ce papier était produit, quelques abrasions des pigments sur la surface.

Dim. : 37,5 × 49,5 cm (peinture) ; 44,2 × 54,4 cm (page)

A Large Painting of the Shab-i Barat Festival, Provincial Mughal School, Probably Lucknow, North India, Early 19th Century

2 000 - 3 000 €

Le festival de Shab-i Bharat ou Nuit du pardon est célébré au milieu du mois islamique de sha’ban À la période moghole, le festival est marqué par l’utilisation de feux d’artifice, dits « de Bengale » lors de grandes fêtes nocturnes. Il en existe de nombreuses représentations dès le XVIIe siècle mais elles sont particulièrement en vogue dans la peinture de Lucknow à partir de la moitié du XVIIIe siècle. Si l’on peut constater l’opulence de ces

célébrations, ces peintures les font souvent prendre place dans l’intimité du zenana (« harem »), pour le seul plaisir du prince et des femmes du palais : voir les peintures du Metropolitan Museum, New York, inv. 30.95.174.21 ; Asian Art Museum, San Francisco, inv. B81D34 ; Cleveland Museum of Art, inv. 1971.82 et National Museum of Asian Art, Washington, inv. F1907.191.

414

BEAU ET GRAND CHÂLE KANI

Cachemire, vers 1800-1820

Châle en laine pashmina teinte grenat, finement tissé aux extrémités de bandes de grandes palmettes boteh, quatre petites palmettes aux coins du champ principal, les deux grands côtés ornés d’un motif floral sur fond blanc, usures légères, bon état général.

Dim. : 322 × 140 cm

A Large and Fine Pashmina Kani Shawl, Kashmir, ca. 1800-1820

3 000 - 5 000 €

415

LAKSHMI NARASIMHA

Mysore, deuxième moitié XIXe siècle

Pigments et or sur papier, l’avatar de Vishnu assis sur un trône avec Lakshmi, tous deux richement parés, sur fond rouge et dans un médaillon circulaire, le revers contrecollé sur papier journal indien mentionnant le tribunal de police de Mazagaon (Mumbai) daté du 28 novembre (XIXe siècle)

Diam. : 23,1 cm

Lakshmi Narasimha, Mysore, India, Second Half 19th Century

800 - 1 200 €

416

DIGNITAIRE BRAHMIN ET SA FEMME

École de Tanjore, Inde du Sud, vers 1800-1820

Pigments et or sur papier, le couple représenté debout se faisant face, une forêt de palmiers à l’arrière-plan, sous un ciel nuageux, monté sur carton, le revers avec d’anciennes étiquettes de galerie en Allemand, et inscrit Arany Bramain à l’encre, bon état.

Dim. : 40,2 × 28 cm (peinture) ; 45,4 × 32,8 cm (page)

A Brahmin Dignitary and His Wife, Tanjore School, South India, ca. 1800-1820

1 000 - 1 500 €

Ce type de peintures de castes et métiers de l’Inde est particulièrement en vogue à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle en Inde, destinées à la clientèle européenne locale. Le style pictural est celui de l’Inde du sud, en particulier de l’école de Tanjore. Un exceptionnel album de 52 peintures de style identique, commandé par un administrateur

417

DAGUE

(KHAPWA)

Inde centrale ou du sud, XVIIe-XVIIIe siècle

En acier forgé, la lame droite à double tranchant effilée vers la pointe et rivetée à la poignée, celle-ci à garde et pommeau parallèles, décorée d’un rivet en laiton, et d’incisions en spirale.

Dim. : 28,3 cm

Steel Dagger (Khapwa), Central or South India, 17th or 18th Century

600 - 800 €

Notice complète sur artcurial.com

colonial britannique à la fin du XVIIIe siècle, a été vendu chez Sotheby’s, Londres, le 29 octobre 2025, n° 232, puis un autre groupe de 14 peintures très proches de la nôtre, daté vers 1800, est au Victoria and Albert Museum, Londres (inv. AL.8940A-N.)

Une autre peinture d’une série similaire a été vendue chez Artcurial, Paris, le 4 novembre 2014, n° 261.

418

LINTEAU DE PORTE À LA LUSTRATION DE LAKSHMI

Chettinad, Inde du Sud, XIXe siècle

En bois profondément sculpté d’un cartouche animé de plusieurs dieux, dont Krishna dansant sur le serpent Kaliya représenté deux fois, le centre occupé par la déesse Lakshmi flanquée d’éléphants, coiffée d’un masque de lion mythique, et entourée d’une bordure florale, petits accidents.

Dim. : 23 × 80 cm

A Carved Door Lintel with the Goddess Lakhshmi, Chettinad, South India, 19th Century

800 - 1 200 €

419

TROIS GRANDES IDOLES DE JAGANNATH, BALABHADRA ET SUBHADRA

Probablement Puri, Odisha (Orissa), Inde de l’Est, XXe siècle

En bois sculpté enduit de tissu et de papier peint, représentant les idoles de Jagannath (Krishna), Balabhadra (Balarama) et leur sœur Subhadra, la base des grandes figures emmaillotée, manques et accidents, la figurine de Subhadra endommagée.

Dim. : 63cm (la plus grande)

Three Large Wooden Idols of Jagannath, Balabhadra and Subhadra, Probably Puri, Odisha, Eastern India, 20th Century

700 - 1 000 €

420

COFFRET À BIJOUX EN BOIS DE SANTAL

Mysore, Inde du Sud, milieu du XIXe siècle

De forme rectangulaire, à couvercle plat, finement ciselé de médaillons ovales, à décor d’oiseaux et de singes sur fond floral, le couvercle décoré de perruches, s’ouvrant sur un intérieur compartimenté, accidents.

Dim. : 13,5 × 30 × 22 cm

A Finely Carved Sandalwood Casket, Mysore, South India, Mid-19th Century

700 - 1 000 €

Notice complète sur artcurial.com

421

MANUSCRIT BOUDDHIQUE DE LA LÉGENDE DE PHRA MALAI

Thaïlande, XIXe - début XXe siècle

Encre et pigments sur papier, monté en accordéon, constitué d’une colonne centrale inscrite en caractères khom ou pali, et bordée de part et d’autre de scènes illustrées représentant des divinités, moines et disciples, quatorze illustrations à la tête du manuscrit, d’autres dans sa partie médiane et deux au revers, la plupart des feuillets inscrits recto et verso.

Dim. : 1300 × 68 cm

A Concertina-Bound Illustrated Buddhist Manuscript of the Legend of Phra Malai, Thailand, 19th-Early 20th Century

1 500 - 2 000 €

Notice complète sur artcurial.com

422

GRANDE TENTURE CÉRÉMONIELLE (PIDAN)

Cambodge, fin XIXe - début XXe siècle

Soie teinte en technique ikat, le panneau central composé de sept panneaux différents à décor d’éléphants et de lions affrontés et de pagodes sur fond mauve et noir, en partie doublée, bon état.

Dim. : 243 × 232 cm

A Large Ceremonial Hanging (Pidan), Cambodia, Late 19th-Early 20th Century

2 000 - 4 000 €

Un exemple similaire décoré des mêmes motifs est dans la collection du Cooper Hewitt Museum of Design in New York (inv. 1969170-17). Ces textiles ikat, teints par réserve et d’une grande complexité, servaient d’offrandes aux temples et servaient de dais, généralement suspendus au-dessus de l’icône principale du Bouddha.

423

ILLUSTRATION D’UN CONTE JATAKA

Thaïlande, vers 1900

Pigments et or sur grand rouleau de toile de coton, la partie inférieure enroulée sur une baguette de bois, le bouddha en méditation sous un arbre dans la partie supérieure, entouré de dévots et de démons, des divinités apparaissant dans les nuages, la partie inférieure peinte d’une scène villageoise où un prince retient l’attelage d’un villageois devant un troupeau de vaches, bon état, petites taches.

Dim. : 124 × 90 cm

An Illustration of a Jataka Tale, Painted Scroll of the Buddha in Meditation, Thailand, ca. 1900

700 - 1 000 €

424

GRANDE PEINTURE DU BARATTAGE DE LA MER DE LAIT (SAMUDRA MANTHANA)

Bali, vers 1900

Pigments sur toile de coton, les dieux saisissent les extrémités du serpent Basuki enroulé autour du mont Mandara, provoquant le barattage de l’océan de lait, les dieux Vishnu et Bruna sont dépeints dans la partie inférieure, le dieu Indra est assis au sommet de la composition, encadré d’une bordure de pétales stylisées, montée sur châssis.

Dim. : 158 × 169 cm

A Large Painting of the Churning of the Ocean of Milk (Samudra Manthana), Bali, Circa 1900

1 500 - 2 000 €

Inspirée d’un épisode majeur du Mahabharata, cette composition illustre le Barattage de l’océan de lait, au cours duquel dieux et démons unissent leurs forces pour obtenir l’amerta, nectar d’immortalité. Ils barattent l’océan en tirant sur le serpent Basuki enroulé autour du mont Mandara, lui-même soutenu par Vishnu sous forme de tortue. Fidèle aux traditions picturales balinaises, la scène condense en une

seule image plusieurs moments du récit, mêlant narration mythologique et interprétations locales issues de la tradition orale. Des peintures illustrant cette même scène dans un style très similaire sont conservées à l’Australian Museum (inv. E74163 et E74177) (Florek, S., “The Churning of the Milky Ocean : Balinese Paintings E74163 and E74177”, Australian Museum, 2018).

Vente aux enchères : Lundi 11 mai 2026 - 18h

7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris

Contact : Lamia Içame +33 (0)1 42 99 20 75 licame@artcurial.com www.artcurial.com

TÊTE DE BOUDDHA EN ANDÉSITE, Indonésie, Java central, IXe siècle

Estimation : 4 000 - 6 000 €

ART D’ASIE

SCULPTURE DE BOUDDHA EN SCHISTE GRIS, Art gréco-bouddhique du Gandhara, IIe-IVe siècle

Estimation : 30 000 - 40 000 €

Vente aux enchères : Jeudi 9 juin 2026 - 14h30

7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris

Contact : Shenying Chen +33 (0)1 42 99 20 32 schen@artcurial.com www.artcurial.com

Vente

Clôture du catalogue : Début octobre

Vente aux enchères : Mardi 17 novembre 2026

7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris

RARE LANTERNE EN CÉRAMIQUE LUSTRÉE Raqqa, Syrie ayyoubide, fin du XIIe-XIIIe siècle Vendue 111 520 €

Contact : Lamia Içame +33 (0)1 42 99 20 75 licame@artcurial.com

www.artcurial.com

À la conquête du Groenland, des Vikings à Donald Trump

À qui appartient le Groenland ? L’intention de Donald Trump de mettre la main sur ce pays méconnu, sous souveraineté danoise, soulève nombre de questions.

Le Figaro Histoire revient dans un dossier spécial sur la longue épopée de la plus grande île du monde. Les spécialistes réunis pour l’occasion racontent l’arrivée, au Xe siècle, du mythique chef viking Erik le Rouge, qui y fonda plusieurs établissements, puis celle des Inuits au XIIIe siècle. Ils détaillent les étapes de la colonisation danoise qui suivit, font revivre les grands explorateurs (le commandant Charcot, Paul-Émile Victor, Jean Malaurie) qui parcoururent ses solitudes glacées, et décryptent les raisons pour lesquelles le Groenland

11,90 €

est devenu un enjeu de rivalité entre les États-Unis, la Russie et l’Europe.

Dans l’actualité, l’offensive israélo-américaine en Iran est l’occasion de rappeler la série de précédents menés par les Américains depuis la Seconde Guerre mondiale pour parvenir ici ou là à des changements de régime. Parmi ses reportages, Le Figaro Histoire vous emmène en Grèce sur les traces des croisés, qui bâtirent dans le Péloponnèse des châteaux dont on admire d’étonnants vestiges, et vous fait découvrir la splendide exposition que le musée Carnavalet consacre à Mme de Sévigné à l’occasion des quatre cents ans de sa naissance.

En vente actuellement chez tous les marchands de journaux et sur www.figarostore.fr/histoire

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ARTCURIAL SAS

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f) Artcurial SAS dirigera la vente de façon discrétionnaire, en veillant à la liberté des enchères et à l’égalité entre l’ensemble des enchérisseurs, tout en respectant les usages établis.Artcurial SAS se réserve de refuser toute enchère, d’organiser les enchères de la façon la plus appropriée, de déplacer certains lots lors de la vente, de retirer tout lot de la vente, de réunir ou de séparer des lots.En cas de contestation Artcurial SAS se réserve de désigner l’adjudicataire, de poursuivre la vente ou de l’annuler, ou encore de remettre le lot en vente.

g) Sous réserve de la décision de la personne dirigeant la vente pour Artcurial SAS, l’adjudicataire sera la personne qui aura porté l’enchère la plus élevée pourvu qu’elle soit égale ou supérieure au prix de réserve, éventuellement stipulé. Le coup de marteau matérialisera la fin des enchères et le prononcé du mot « adjugé » ou tout autre équivalent entraînera la formation du contrat de vente entre le vendeur et le dernier enchérisseur retenu. L’adjudicataire ne pourra obtenir la livraison du lot qu’après règlement de l’intégralité du prix. en cas de remise d’un chèque ordinaire, seul l’encaissement du chèque vaudra règlement. Artcurial SAS se réserve le droit de ne délivrer le lot qu’après encaissement du chèque. Le lot non adjugé pourra être vendu après la vente dans les conditions de la loi sous réserve que son prix soit d’au moins 1.500 euros.

h) Pour faciliter les calculs des acquéreurs potentiels, Artcurial SAS pourra être conduit à utiliser à titre indicatif un système de conversion de devises. Néanmoins les enchères ne pourront être portées en devises, et les erreurs de conversion ne pourront engager la responsabilité de Artcurial SAS.

3 .  L’EXÉCUTION DE LA VENTE

a) En sus du prix de l’adjudication, l’adjudicataire (acheteur) devra acquitter par lot et par tranche dégressive les commissions et taxes suivantes:

1) Lots en provenance de l’UE:

• De 1 à 850 000 euros: 27 % + TVA au taux en vigueur.

• De 850 001 à 6 000 000 euros: 21 % + TVA au taux en vigueur.

• Au-delà de 6 000 001 euros: 14,5 % + TVA au taux en vigueur.

2) Lots en provenance hors UE : (indiqués par un m): Œuvres d’art, antiquités et biens de collection: L’adjudication sera portée hors taxe. A cette adjudication sera ajoutée une TVA au taux réduit de 5,5% qui pourra être rétrocédée à l’adjudicataire sur présentation d'un justificatif d’exportation hors UE ou à l’adjudicataire UE justifiant d’un numéro de TVA intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans son état membre. Les commissions et taxes indiquées au paragraphe 1) ci-dessus demeurent identiques.

3) Lots en provenance hors UE (indiqués par un m) Bijoux et Montres, Vins et Spiritueux, Multiples: Aux commissions et taxes indiquées au paragraphe 1) ci-dessus, il conviendra d’ajouter des frais liés à l’importation correspondant à 20% du prix d’adjudication.

4) Des frais additionnels seront facturés aux adjudicataires ayant enchérit en ligne par le biais de plateformes Internet autres qu’ARTCURIAL LIVE.

5) La TVA sur commissions et les frais liés à l’importation pourront être rétrocédés à l’adjudicataire sur présentation des justificatifs d’exportation hors UE.L’adjudicataire UE justifiant d’un n° de TVA Intracommunautaire et d’un document prouvant la livraison dans son état membre pourra obtenir le remboursement de la TVA sur commissions.

Le paiement du lot aura lieu au comptant, pour l’intégralité du prix, des frais et taxes, même en cas de nécessité d’obtention d’une licence d’exportation. L’adjudicataire pourra s’acquitter par les moyens suivants : - En espèces : jusqu’à 1 000 euros frais et taxes compris pour les ressortissants français et les personnes agissant pour le compte d’une entreprise, 15 000 euros frais et taxe compris pour les ressortissants étrangers sur présentation de leurs papiers d’identité ; - Par chèque bancaire tiré sur une banque française sur présentation d’une pièce d’identité et, pour toute personne morale, d’un extrait KBis daté de moins de 3 mois (les chèques tirés sur une banque étrangère ne sont pas acceptés);

- Par virement bancaire ;

- Par carte de crédit : VISA, MASTERCARD ou AMEX (en cas de règlement par carte American Express, une commission supplémentaire de 1,85 % correspondant aux frais d’encaissement sera perçue).

6) La répartition entre prix d’adjudication et commissions peut-être modifiée par convention particulière entre le vendeur et Artcurial sans conséquence pour l’adjudicataire.

b) Artcurial SAS sera autorisé à reproduire sur le procès-verbal de vente et sur le bordereau d’adjudication les renseignements qu’aura fournis l’adjudicataire avant la vente. Toute fausse indication engagera la responsabilité de l’adjudicataire. Dans l’hypothèse où l’adjudicataire ne se sera pas fait enregistrer avant la vente, il devra communiquer les renseignements nécessaires dès l’adjudication du lot prononcée. Toute personne s’étant fait enregistrer auprès de Artcurial SAS dispose d’un droit d’accès et de rectification aux données nominatives fournies à Artcurial SAS dans les conditions de la Loi du 6 juillet 1978.

c) Il appartiendra à l’adjudicataire de faire assurer le lot dès l’adjudication. Il ne pourra recourir contre Artcurial SAS, dans l’hypothèse où par suite du vol, de la perte ou de la dégradation de son lot, après l’adjudication, l’indemnisation qu’il recevra de l’assureur de Artcurial SAS serait avérée insuffisante.

d) Le lot ne sera délivré à l’acquéreur qu’après paiement intégral du prix, des frais et des taxes. En cas de règlement par chèque, le lot ne sera délivré qu’après encaissement définitif du chèque, soit 8 jours ouvrables à compter du dépôt du chèque. A compter du lundi suivant le 90e jour après la vente, le lot acheté réglé ou non réglé restant dans l’entrepôt, fera l’objet d’une facturation de 50€ HT par semaine et par lot, toute semaine commencée étant due dans son intégralité au titre des frais d’entreposage et d’assurance.À défaut de paiement par l’adjudicataire, après mise en demeure restée infructueuse, le bien est remis en vente à la demande du vendeur sur folle enchère de l’adjudicataire défaillant ; si le vendeur ne formule pas cette demande dans un délai de trois mois à compter de l’adjudication, la vente est résolue de plein droit, sans préjudice de dommages intérêts dus par l’adjudicataire défaillant. En outre, Artcurial SAS se réserve de réclamer à l’adjudicataire défaillant, à son choix : - Des intérêts au taux légal majoré de cinq points, - Le remboursement des coûts supplémentaires engendrés par sa défaillance, - Le paiement de la différence entre le prix d’adjudication initial et le prix d’adjudication sur folle enchère s’il est inférieur, ainsi que les coûts générés par les nouvelles enchères.

Artcurial SAS se réserve également de procéder à toute compensation avec des sommes dues à l’adjudicataire défaillant. Artcurial SAS se réserve d’exclure de ses ventes futures, tout adjudicataire qui aura été défaillant ou qui n’aura pas respecté les présentes conditions générales d’achat.

e) Sous réserve de dispositions spécifiques à la présente vente, les achats qui n’auront pas été retirés dans les sept jours de la vente (samedi, dimanche et jours fériés compris), pourront être transportés dans un lieu de conservation aux frais de l’adjudicataire défaillant qui devra régler le coût correspondant pour pouvoir retirer le lot, en sus du prix, des frais et des taxes.

f) L’acquéreur pourra se faire délivrer à sa demande un certificat de vente qui lui sera facturé la somme de 60 euros TTC.

4 .  LES INCIDENTS DE LA VENTE

En cas de contestation Artcurial SAS se réserve de désigner l’adjudicataire, de poursuivre la vente ou de l’annuler, ou encore de remettre le lot en vente.

a) Dans l’hypothèse où deux personnes auront porté des enchères identiques par la voix, le geste, ou par téléphone et réclament en même temps le bénéfice de l’adjudication après le coup de marteau, le bien sera immédiatement remis en vente au prix proposé par les derniers enchérisseurs, et tout le public présent pourra porter de nouvelles enchères.

b) Pour faciliter la présentation des biens lors de ventes, Artcurial SAS pourra utiliser des moyens vidéos. en cas d’erreur de manipulation pouvant conduire pendant la vente à présenter un bien différent de celui sur lequel les enchères sont portées, Artcurial SAS ne pourra engager sa responsabilité, et sera seul juge de la nécessité de recommencer les enchères.

5 .  PRÉEMPTION DE L’ÉTAT FRANÇAIS

L’état français dispose d’un droit de préemption des œuvres vendues conformément aux textes en vigueur.

L’exercice de ce droit intervient immédiatement après le coup de marteau, le représentant de l’état manifestant alors la volonté de ce dernier de se substituer au dernier enchérisseur, et devant confirmer la préemption dans les 15 jours.

Artcurial SAS ne pourra être tenu pour responsable des conditions de la préemption par l’état français.

6 . PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE – REPRODUCTION DES ŒUVRES

Artcurial SAS est propriétaire du droit de reproduction de son catalogue. Toute reproduction de celui-ci est interdite et constitue une contrefaçon à son préjudice.

En outre Artcurial SAS dispose d’une dérogation lui permettant de reproduire dans son catalogue les œuvres mises en vente, alors même que le droit de reproduction ne serait pas tombé dans le domaine public.

Toute reproduction du catalogue de Artcurial SAS peut donc constituer une reproduction illicite d’une œuvre exposant son auteur à des poursuites en contrefaçon par le titulaire des droits sur l’œuvre. La vente d’une œuvre n’emporte pas au profit de son propriétaire le droit de reproduction et de présentation de l’œuvre.

7. BIENS SOUMIS À UNE LÉGISLATION PARTICULIÈRE

La réglementation internationale du 3 mars 1973, dite Convention de Washington a pour effet la protection de specimens et d’espèces dits menacés d’extinction. Les termes de son application diffèrent d’un pays à l’autre. Il appartient à tout acheteur de vérifier, avant d’enchérir, la législation appliquée dans son pays à ce sujet. Tout lot contenant un élément en ivoire, en palissandre…quelle que soit sa date d’exécution ou son certificat d’origine, ne pourra être importé aux Etats-Unis, au regard de la législation qui y est appliquée. Il est indiqué par un (s).

8 .  RETRAIT DES LOTS

L’acquéreur sera lui-même chargé de faire assurer ses acquisitions, et Artcurial SAS décline toute responsabilité quant aux dommages que l’objet pourrait encourir, et ceci dès l’adjudication prononcée. Toutes les formalités et transports restent à la charge exclusive de l’acquéreur.

9 . INDÉPENDANCE DES DISPOSITIONS

Les dispositions des présentes conditions générales d’achat sont indépendantes les unes des autres. La nullité de quelque disposition ne saurait entraîner l’inapplicabilité des autres.

10 .  COMPÉTENCES LÉGISLATIVE ET JURIDICTIONNELLE

Conformément à la loi, il est précisé que toutes les actions en responsabilité civile engagées à l’occasion des prisées et des ventes volontaires et judiciaires de meuble aux enchères publiques se prescrivent par cinq ans à compter de l’adjudication ou de la prisée.La loi française seule régit les présentes conditions générales d’achat. Toute contestation relative à leur existence, leur validité, leur opposabilité à tout enchérisseur et acquéreur, et à leur exécution sera tranchée par le tribunal judiciaire compétent du ressort de Paris (France).

Le Conseil des Ventes Volontaires, 19 avenue de l’Opéra – 75001 Paris peut recevoir des réclamations en ligne (www.conseildesventes.fr, rubrique « Réclamations en ligne »).

PROTECTION DES BIENS CULTURELS

Artcurial SAS participe à la protection des biens culturels et met tout en œuvre, dans la mesure de ses moyens, pour s’assurer de la provenance des lots mis en vente dans ce catalogue.

CONDITIONS OF PURCHASE IN VOLUNTARY AUCTION SALES

ARTCURIAL

Artcurial SAS is an operator of voluntary auction sales regulated by the law articles L321-4 and following of the Code de Commerce. In such capacity Artcurial SAS acts as the agent of the seller who contracts with the buyer. The relationships between Artcurial SAS and the buyer are subject to the present general conditions of purchase which can be modified by saleroom notices or oral indications before the sale, which will be recorded in the official sale record.

As a voluntary auction sales operator, ARTCURIAL SAS is subject to the obligations listed in articles L.561-2 14° and seq. of the French Monetary and Financial Code relating to the Anti Money Laundering regulation.

1.  GOODS FOR AUCTION

a) The prospective buyers are invited to examine any goods in which they may be interested, before the auction takes place, and notably during the exhibitions. Artcurial SAS is at disposal of the prospective buyers to provide them with reports about the conditions of lots.

b) Description of the lots resulting from the catalogue, the reports, the labels and the verbal statements or announcements are only the expression by Artcurial SAS of their perception of the lot, but cannot constitute the proof of a fact.

c) The statements by made Artcurial SAS about any restoration, mishap or harm arisen concerning the lot are only made to facilitate the inspection thereof by the prospective buyer and remain subject to his own or to his expert’s appreciation. The absence of statements Artcurial SAS by relating to a restoration, mishap or harm, whether made in the catalogue, condition reports, on labels or orally, does not imply that the item is exempt from any current, past or repaired defect. Inversely, the indication of any defect whatsoever does not imply the absence of any other defects.

d) Estimates are provided for guidance only and cannot be considered as implying the certainty that the item will be sold for the estimated price or even within the bracket of estimates.

Estimates cannot constitute any warranty assurance whatsoever.

The estimations can be provided in several currencies ; the conversions may, in this case or, be rounded off differently than the legal rounding

e) Second-hand goods (anything that is not new) do not benefit from the legal guarantee of conformity in accordance with article L 217-2 of the Consumer Code.

2 . THE SALE

a) In order to assure the proper organisation of the sales, prospective buyers are invited to make themselves known to Artcurial SAS before the sale, so as to have their personal identity data recorded.

Artcurial SAS reserves the right to ask any prospective buyer to justify his identity as well as his bank references and to request a deposit.

Artcurial SAS reserves the right to refuse admission to the auction sales premises to any prospective buyer for legitimate reasons. A bid is accepted on the basis of the information provided by the bidder prior to the sale. Consequently, the name of the winning bidder cannot be changed after the sale.

b) Any person who is a bidder undertakes to pay personally and immediately the hammer price increased by the costs to be born by the buyer and any and all taxes or fees/expenses which could be due. Any bidder is deemed acting on his own behalf except when prior notification, accepted by Artcurial SAS, is given that he acts as an agent on behalf of a third party.

c) The usual way to bid consists in attending the sale on the premises. However, Artcurial SAS may graciously accept to receive some bids by telephone from a prospective buyer who has expressed such a request before the sale. Artcurial SAS will bear no liability / responsibility whatsoever, notably if the telephone contact is not made, or if it is made too late, or in case of mistakes or omissions relating to the reception of the telephone. For variety of purposes, Artcurial SAS reserves its right to record all the telephone communications during the auction. Such records shall be kept until the complete payment of the auction price, except claims.

d) Artcurial SAS may accept to execute orders to bid which will have been submitted before the sale and by Artcurial SAS which have been deemed acceptable. Artcurial SAS is entitled to request a deposit which will be refunded within 48hours after the sale if the lot id not sold to this buyer.

Should Artcurial SAS receive several instructions to bid for the same amounts, it is the instruction to bid first received which will be given preference.

Artcurial SAS will bear no liability/responsibility in case of mistakes or omission of performance of the written order.

e) In the event where a reserve price has been stipulated by the seller, Artcurial SAS reserves the right to bid on behalf of the seller until the reserve price is reached. The seller will not be admitted to bid himself directly or through an agent. The reserve price may not be higher than the low estimate for the lot printed in or publicly modified before the sale.

f) Artcurial SAS will conduct auction sales at their discretion, ensuring freedom auction and equality among all bidders, in accordance with established practices.

Artcurial SAS reserves the right to refuse any bid, to organise the bidding in such manner as may be the most appropriate, to move some lots in the course of the sale, to withdraw any lot in the course of the sale, to combine or to divide some lots in the course of the sale. In case of challenge or dispute, Artcurial SAS reserves the right to designate the successful bidder, to continue the bidding or to cancel it, or to put the lot back up for bidding.

g) Subject to the decision of the person conducting the bidding for Artcurial SAS, the successful bidder will be the bidder would will have made the highest bid provided the final bid is equal to or higher than the reserve price if such a reserve price has been stipulated.

The hammer stroke will mark the acceptance of the highest bid and the pronouncing of the word “adjugé” or any equivalent will amount to the conclusion of the purchase contract between the seller and the last bidder taken in consideration.

No lot will be delivered to the buyer until full payment has been made.In case of payment by an ordinary draft/check, payment will be deemed made only when the check will have been cashed.

The lot not auctioned may be sold after the sale in accordance with the law, provided that its price is at least 1,500 euros.

h) So as to facilitate the price calculation for prospective buyers, a currency converter may be operated by Artcurial SAS as guidance. Nevertheless, the bidding cannot be made in foreign currency and Artcurial SAS will not be liable for errors of conversion.

3 . THE PERFORMANCE OF THE SALE

a) In addition of the lot’s hammer price, the buyer must pay the different stages of following costs and fees/taxes:

1) Lots from the EU:

• From 1 to 850,000 euros: 27 % + current VAT.

From 850,001 to 6,000,000 euros: 21 % + current VAT.

Over 6,000,001 euros: 14,5 % + current VAT.

2) Lots from outside the EU : (identified by an m). Works of art, Antiques and Collectors’items The hammer price will be VAT excluded to which should be added 5.5% VAT. Upon request, this VAT will be refunded to the purchaser on presentation of written proof of exportation outside the EU or to the EU purchaser who will submit his intracommunity VAT number and a proof of shipment of his purchase to his EU country home address. Commissions and taxes indicated in section 3.1) remain the same.

3) Lots from outside the EU (identified by an m): Jewelry and Watches, Wines and Spirits, Multiples In addition to the commissions and taxes specified in paragraph 1) above, an additional import VAT will be charged (20% of the hammer price).

4) Additional fees will be charged to bidders who bid online via Internet platforms other than ARTCURIAL LIVE.

5) VAT on commissions and importation expenses can be retroceded to the purchaser on presentation of written proof of exportation outside the EU.

An EU purchaser who will submit their intracommunity VAT number and a proof of shipment of their purchase to their EU country home address will be refunded of VAT on buyer’s premium.The payment of the lot will be made cash, for the whole of the price, costs and taxes, even when an export licence is required. The purchaser will be authorized to pay by the following means :

- In cash : up to 1 000 euros, costs and taxes included, for French citizens and people acting on behalf of a company, up to 15 000 euros, costs and taxes included, for foreign citizens on presentation of their identity papers ;

- By cheque drawn on a French bank on presentation of identity papers and for any company, a KBis dated less than 3 months (cheques drawn on a foreign bank are not accepted);

- By bank transfer;

- By credit card : VISA, MASTERCARD or AMEX (in case of payment by AMEX, a 1,85 % additional commission corresponding to cashing costs will be collected).

6)The distribution between the lot's hammer price and cost and fees can be modified by particular agreement between the seller and Artcurial SAS without consequence for the buyer.

b) Artcurial SAS will be authorized to reproduce in the official sale record and on the bid summary the information that the buyer will have provided before the sale. The buyer will be responsible for any false information given. Should the buyer have neglected to give his personal information before the sale, he will have to give the necessary information as soon as the sale of the lot has taken place.

Any person having been recorded by Artcurial SAS has a right of access and of rectification to the nominative data provided to Artcurial SAS pursuant to the provisions of Law of the 6 July 1978.

c) The lot must to be insured by the buyer immediately after the purchase. The buyer will have no recourse against Artcurial SAS, in the event where, due to a theft, a loss or a deterioration of his lot after the purchase, the compensation he will receive from the insurer of Artcurial SAS would prove insufficient.

d) The lot will be delivered to the buyer only after the entire payment of the price, costs and taxes. If payment is made by cheque, the lot will be delivered after cashing, eight working days after the cheque deposit. If the buyer has not settled his invoice yet or has not collected his purchase, a fee of 50€+VAT per lot, per week (each week is due in full) covering the costs of insurance and storage will be charged to the buyer, starting on the first Monday following the 90th day after the sale. Should the buyer fail to pay the amount due, and after notice to pay has been given by Artcurial SAS to the buyer without success, at the seller’s request, the lot is re-offered for sale, under the French procedure known as “procédure de folle enchère”. If the seller does not make this request within three months from the date of the sale, the sale will be automatically cancelled, without prejudice to any damages owed by the defaulting buyer.

In addition, Artcurial SAS reserves the right to claim against the defaulting buyer, at their option :

- interest at the legal rate increased by five points,

- the reimbursement of additional costs generated by the buyer’s default,

- the payment of the difference between the initial hammer price and the price of sale after “procédure de folle enchère” if it is inferior as well as the costs generated by the new auction.

Artcurial SAS also reserves the right to set off any amount Artcurial SAS may owe the defaulting buyer with the amounts to be paid by the defaulting buyer.

Artcurial SAS reserves the right to exclude from any future auction, any bidder who has been a defaulting buyer or who has not fulfilled these general conditions of purchase.

e) With reservation regarding the specific provisions of this sale, for items purchased which are not collected within seven days from after the sale (Saturdays, Sundays and public holidays included), Artcurial SAS will be authorized to move them into a storage place at the defaulting buyer’s expense, and to release them to same after payment of corresponding costs, in addition to the price, costs and taxes.

f) The buyer can obtain upon request a certificate of sale which will be invoiced € 60.

4. THE INCIDENTS OF THE SALE

In case of dispute, Artcurial SAS reserves the right to designate the successful bidder, to continue the sale or to cancel it or to put the lot up for sale.

a) In case two bidders have bidden vocally, by mean of gesture or by telephone for the same amount and both claim title to the lot, after the bidding the lot, will immediately be offered again for sale at the previous last bid, and all those attending will be entitled to bid again.

b) So as to facilitate the presentation of the items during the sales, Artcurial SAS will be able to use video technology. Should any error occur in operation of such, which may lead to show an item during the bidding which is not the one on which the bids have been made, Artcurial SAS shall bear no liability/responsibility whatsoever, and will have sole discretion to decide whether or not the bidding will take place again.

5 .  PRE-EMPTION OF THE FRENCH STATE

The French state in entitled to use a right of pre-emption on works of art, pursuant to the rules of law in force.

The use of this right comes immediately after the hammer stroke, the representative of the French state expressing then the intention of the State to substitute for the last bidder, provided he confirms the pre-emption decision within fifteen days.

Artcurial SAS will not bear any liability/ responsibility for the conditions of the pre-emption by the French State.

6 . INTELLECTUAL PROPERTY RIGHT - COPYRIGHT

The copyright in any and all parts of the catalogue is the property of Artcurial SAS. Any reproduction thereof is forbidden and will be considered as counterfeiting to their detriment.

Furthermore, Artcurial SAS benefits from a legal exception allowing them to reproduce the lots for auction sale in their catalogue, even though the copyright protection on an item has not lapsed.

Any reproduction of Artcurial SAS catalogue may therefore constitute an illegal reproduction of a work which may lead its perpetrator to be prosecuted for counterfeiting by the holder of copyright on the work.The sale of a work of art does not transfer to its buyer any reproduction or representation rights thereof.

7 . ITEMS FALLING WITHIN THE SCOPE OF SPECIFIC RULES

The International regulation dated March 3rd 1973, protects endangered species and specimen. Each country has its own lawmaking about it. Any potential buyer must check before bidding, if he is entitled to import this lot within his country of residence. Any lot which includes one element in ivory, rosewood…cannot be imported in the United States as its legislation bans its trade whatever its dating may be. It is indicated by a (s).

8. REMOVAL OF PURCHASES

The buyer has to insure its purchase, and Artcurial SAS assumes no liability for any damage items which may occur after the sale. All transportation arrangements are the sole responsibility of the buyer.

9.  SEVERABILITY

The clauses of these general conditions of purchase are independant from each other. Should a clause whatsoever be found null and void, the others shall remain valid and applicable.

10.  LAW AND JURISDICTION

In accordance with the law, it is added that all actions in public liability instituted on the occasion of valuation and of voluntary and court-ordered auction sales are barred at the end of five years from the hammer price or valuation.

These Conditions of purchase are governed by French law exclusively. Any dispute relating to their existence, their validity and their binding effect on any bidder or buyer shall be submitted to the exclusive jurisdiction of the Courts of France. The Conseil des Ventes Volontaires, 19 avenue de l’Opéra – 75001 Paris can receive online claims (www.conseildesventes.fr, section “Online claims”).

PROTECTION OF CULTURAL PROPERTY

Artcurial SAS applies a policy to prevent the sale of looted or stolen cultural property.

Directrice du pôle,

Vice-présidente : Isaure de Viel Castel

Art Contemporain Africain

Spécialiste :

Margot Denis-Lutard, 16 44

Art-Déco / Design

Directrice :

Sabrina Dolla, 16 40

Spécialiste :

Edouard Liron, 20 37

Administratrice senior :

Anne-Claire Drauge, 20 42

Administrateur junior : Alexis Chantelot

Expert :

Justine Despretz

Consultants :

Design Italien :

Design Scandinave : Aldric Speer

Bandes Dessinées

Expert : Éric Leroy

Administrateur junior : Alexandre Dalle

Estampes & Multiples

Directrice : Karine Castagna

Administrateur - catalogueur :

Florent Sinnah, 16 54

Administrateur junior :

Alexandre Dalle

Recherche et certificat :

Jessica Cavalero

Louise Eber

Impressionniste & Moderne

Directeur : Bruno Jaubert

Spécialiste :

Florent Wanecq

Administratrice - catalogueur :

Élodie Landais, 20 84

Administratrice junior :

Alexandra Michel

Recherche et certificat :

Jessica Cavalero,

Louise Eber

Post-War & Contemporain

Directeur : Hugues Sébilleau

Spécialiste : Sophie Cariguel

Catalogueur :

Beatrice Fantuzzi, 20 34

Administratrice :

Marine Oriente

Recherche et certificat :

Jessica Cavalero

Louise Eber

Urban Art

Directeur : Arnaud Oliveux

Administrateur - catalogueur: Florent Sinnah, 16 54

Administrateur junior : Alexandre Dalle

Twenty One Contemporary

Directeur : Arnaud Oliveux

Spécialistes :

Karine Castagna

Margot Denis-Lutard

Administrateur - catalogueur : Florent Sinnah, 16 54

Recherche et certificat :

Jessica Cavalero

Louise Eber

Expositions culturelles & ventes privées

Chef de projet : Vanessa Favre, 16 13

ARTS CLASSIQUES

Archéologie & Arts d’Orient

Spécialiste : Lamia Içame, 20 75

Administratrice junior : Alice Derouet

Expert Art de l’Islam : Romain Pingannaud

Art d’Asie

Expert : Qinghua Yin

Administratrice : Shenying Chen, 20 32

Livres & Manuscrits

Directeur : Frédéric Harnisch, 16 49

Administratrice : Émeline Duprat, 16 58

Maîtres anciens & du XIXe siècle :

Tableaux, dessins, sculptures, cadres anciens et de collection

Vice-président : Matthieu Fournier, 20 26

Catalogueur : Blanche Llaurens

Spécialiste : Matthias Ambroselli

Administratrice sénior : Margaux Amiot, 20 07

Administratrice :

Léa Pailler, 20 07

Mobilier & Objets d’Art

Directeur : Filippo Passadore Clerc assistant : Barthélémy Kaniuk

Administratrice : Charlotte Norton, 20 68

Expert céramiques : Cyrille Froissart

Experts orfèvrerie : S.A.S. Déchaut-Stetten & associés,

Marie de Noblet

Senior advisor – Spécialiste senior orfèvrerie : Thierry de Lachaise

Orientalisme

Directeur : Olivier Berman, 20 67

Spécialiste junior : Florence Conan, 16 15

Souvenirs Historiques & Armes Anciennes

Expert armes :

Arnaud de Gouvion Saint-Cyr

Contact : Maxence Miglioretti, 20 02

Numismatique / Philatélie / Objets de curiosités & Histoire naturelle

Expert numismatique : Cabinet Bourgey

Contact : Juliette Leroy-Prost, 17 10

ARTCURIAL MOTORCARS

Automobiles de Collection

Président : Matthieu Lamoure

Vice-président : Pierre Novikoff

Spécialiste sénior : Antoine Mahé, 20 62

Responsable des relations clients Motorcars : Anne-Claire Mandine, 20 73

Responsable des opérations et de l’administration : Sandra Fournet +33 (0)1 58 56 38 14

Administratrice junior : Anne-Laure Frances

Consultant : Frédéric Stoesser motorcars@artcurial.com

Automobilia

Aéronautique, Marine

Président : Matthieu Lamoure

Responsable : Sophie Peyrache, 20 41

LUXE & ART DE VIVRE

Horlogerie de Collection

Directeur : Romain Marsot Expert : Geoffroy Ader Administratrice junior : Charlotte Christien, 16 51

Joaillerie

Directrice : Valérie Goyer

Spécialiste junior : Antoinette Rousseau

Catalogueur : Pauline Hodée

Administratrice junior : Janelle Beau, 20 52

Mode & Accessoires de luxe

Responsable : Lucile Best

Catalogueur : Victoire Debreil

Administratrice junior: Anaël El Hani, +33 (0)1 58 56 38 12

Stylomania

Contact : Juliette Leroy-Prost, 17 10

Vins fins & Spiritueux

Expert : Laurie Matheson

Spécialiste : Marie Calzada, 20 24

Administratrice junior : Alice Derouet

Consultant : Luc Dabadie vins@artcurial.com

INVENTAIRES & COLLECTIONS

Vice-président :

Stéphane Aubert

Chargés d'inventaires,

Commissaires-priseurs : Juliette Leroy-Prost, 17 10

Maxence Miglioretti, 20 02

Elisa Borsik, 20 18

Administrateurs : Thomas Loiseaux, 16 55

Charline Monjanel, 20 33

Consultante : Catherine Heim

Directrice des partenariats : Marine de Miollis

Senior advisor : Anne Giscard d’Estaing

COMMISSAIRESPRISEURS HABILITÉS

Stéphane Aubert

Elisa Borsik

Francis Briest

Matthieu Fournier

Juliette Leroy-Prost

Anne-Claire Mandine

Maxence Miglioretti

Arnaud Oliveux

Hervé Poulain

Florent Wanecq

7, rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault 75008 Paris T. +33 (0)1 42 99 20 20 contact@artcurial.com www.artcurial.com

SAS au capital de 1 797 000 € Agrément n° 2001-005

FRANCE

Cannes - Alpes-Maritimes

Représentante : Eléonore Dauzet

+33 (0)6 65 26 03 39 edauzet@artcurial.com

Montpellier

Geneviève Salasc de Cambiaire

+33 (0)6 09 78 31 45 gsalasc@artcurial.com

Région Aquitaine

Directrice : Julie Valade jvalade@artcurial.com

Région Rhône-Alpes

Représentant : François David +33 (0)6 95 48 92 75 fdavid@artcurial.com

Strasbourg

Frédéric Gasser

+33 (0)6 88 26 97 09 fgasser@artcurial.com

Artcurial Toulouse

Jean-Louis Vedovato

Commissaire-priseur : Jean-Louis Vedovato

Clerc principal : Valérie Vedovato

8, rue Fermat – 31000 Toulouse

+33 (0)5 62 88 65 66 v.vedovato@artcurialtoulouse.com

s’écrivent comme suit : initiale(s) du prénom et nom @artcurial.com, par exemple : Anne-Laure Guérin: alguerin@artcurial.com

Les numéros de téléphone des collaborateurs d’Artcurial

INTERNATIONAL

International senior advisor : Martin Guesnet, 20 31

Allemagne

Directrice : Miriam Krohne

Assistante : Anna Rudakova

Galeriestrasse 2b 80539 Munich

+49 89 1891 3987

Belgique

Directrice : Vinciane de Traux

Fine Art Business Developer: Simon van Oostende

Office ManagerPartnerships & Events: Magali Giunta 5, avenue Franklin Roosevelt 1050 Bruxelles +32 2 644 98 44

Chine

Consultante : Jiayi Li 798 Art District, No 4 Jiuxianqiao Lu Chaoyang District

Beijing 100015

+86 137 01 37 58 11 lijiayi7@gmail.com

Italie

Directrice : Emilie Volka

Assistante : Eleonora Ballista

Corso Venezia, 22 20121 Milano +39 02 49 76 36 49

Artcurial Maroc

Directeur : Olivier Berman

Directrice administrative : Soraya Abid

Administratrices junior : Widad Outmghart

Résidence AsmarAvenue Mohammed VI

Rue El Adarissa - Hivernage

40020 Marrakech

+212 524 20 78 20

Artcurial Monaco

Directrice : Olga de Marzio Assistante administrative : Joëlle Iseli

Monte-Carlo Palace

3/9 boulevard des Moulins 98000 Monaco

+377 97 77 51 99

ARTCURIAL BEURRET BAILLY WIDMER

Bâle

Schwarzwaldallee 171 4058 Bâle

+41 61 312 32 00 info@bbw-auktionen.com

Saint-Gall

Unterstrasse 11 9001 Saint-Gall

+41 71 227 68 68 info@galeriewidmer.com

Zurich

Kirchgasse 33

8001 Zurich

+41 43 343 90 33 info@bbw-auktionen.com

COMITÉ EXÉCUTIF

Nicolas Orlowski

Matthieu Lamoure

Joséphine Dubois

Stéphane Aubert

Matthieu Fournier

Bruno Jaubert

Isaure de Viel Castel

ASSOCIÉS

Directeurs associés :

Stéphane Aubert

Olivier Berman

Sabrina Dolla

Matthieu Fournier

Bruno Jaubert

Matthieu Lamoure

Arnaud Oliveux

Hugues Sébilleau

Julie Valade

Vinciane de Traux

Conseiller scientifique et culturel :

Serge Lemoine

Commissaire-priseur, Co-fondateur : Francis Briest

GROUPE ARTCURIAL SA

Président directeur général : Nicolas Orlowski

Directrice générale adjointe : Joséphine Dubois

Président d’honneur : Hervé Poulain

Conseil d’administration : Francis Briest

Olivier Costa de Beauregard

Héléna Dassault

Thierry Dassault

Carole Fiquémont

Aurélie Habert

Nicolas Orlowski

Hervé Poulain

JOHN TAYLOR

Président directeur général : Nicolas Orlowski

John Taylor Corporate, Europa Résidence, Place des Moulins, 98000 Monaco contact@john-taylor.com www.john-taylor.fr

ARQANA

Artcurial Deauville 32, avenue Hocquart de Turtot 14800 Deauville

+33 (0)2 31 81 81 00 info@arqana.com www.arqana.com

ADMINISTRATION ET GESTION

Directrice générale adjointe, administration et finances : Joséphine Dubois

Assistante : Emmanuelle Roncola

Responsable service juridique clients : Léonor Augier

Ordres d’achat, enchères par téléphone

Directrice : Kristina Vrzests, 20 51

Adjointe de la Directrice :

Marie Auvard

Administratrice : Maëlle Touminet

Administrateur junior : Théo-Paul Boulanger bids@artcurial.com

Comptabilité des ventes

Responsable : Nathalie Higueret

Comptable des ventes confirmée : Audrey Couturier

Comptables : Chloé Catherine

Mathilde Desforges

Jessica Sellahannadi Yugyeong Shon 20 71 ou 17 00

Gestionnaire de dossier : Melanie Joly

Transport et douane

Assistantes spécialisées : Lou Dupont, Inès Tekirdaglioglu shipping@artcurial.com

Logistique et gestion des stocks

Directeur : Éric Pourchot

Responsables de stock : Lionel Lavergne

Joël Laviolette

Vincent Mauriol

Lal Sellahanadi

Adjoint : Clovis Cano

Coordinatrices logistique: Victoire de Latour

Magasiniers : Denis Chevallier

Adrien da Costa

Isaac Dalle

Floriane Joffre

Brayan Monteiro

Jason Tilot

Marketing

Directrice : Lorraine Calemard, 20 87

Chefs de projet :

Domitilla Corti, 01 42 25 64 38

Ariane Gilain, 16 52

Daphné Perret, 16 23

Responsable Studio Graphique: Aline Meier, 20 88

Graphiste : Rose de La Chapelle, 20 10

Graphiste junior : Romane Marliot, 01 42 25 93 83

Responsable CRM : Alexandra Cosson

Chargée CRM :

Géraldine de Mortemart, 20 43

Analyste CRM junior : Colombine Santarelli

Relations Extérieures

Directrice : Anne-Laure Guérin, 20 86

Attachée de presse : Deborah Bensaid, 20 76

Community Manager : Maria Franco Baqueiro, 20 82

Comptabilité générale

Responsable :

Sandra Margueritat Lefevre

Comptables : Romane Herson

Jodie Hoang

Arméli Itoua

Aïcha Manet

Assistante de gestion : Solène Sapience

Responsable administrative des ressources humaines : Isabelle Chênais, 20 27

Assistante : Amandine Le Monnier 20 79

Bureau d’accueil

Responsable accueil, Clerc Live et PV : Denis Le Rue

Mizlie Bellevue

Théa Fayolle

Marie Peyroche

Services généraux

Responsable : Denis Le Rue

Service photographique des catalogues : Fanny Adler

Stéphanie Toussaint

Régisseur : Mehdi Bouchekout

ORDRE D’ACHAT ABSENTEE BID FORM

Archéologie & Arts d’Orient

Vente n°6425

Mardi 12 mai 2026 - 14h

Paris — 7, rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault

Ordre d’achat / Absentee bid

Ligne téléphonique / Telephone (Pour tout lot dont l’estimation est supérieure à 500 euros For lots estimated from € 500 onwards)

Téléphone pendant la vente / Phone  at the time of the sale:

Nom / Name : Prénom / First name : Société / Compagny : Adresse / Address :

Téléphone / Phone : Fax : Email :

Lot Description du lot / Lot description

Les ordres d'achat et les demandes d'enchères téléphoniques doivent impérativement nous parvenir au moins 24 heures avant la vente. Le service d'enchères téléphoniques est proposé pour les lots dont l’estimation basse est supérieure à 500€.

To allow time for processing, absentee bids and requests for telephone bidding should be received at least 24 hours before the sale begins. Telephone bidding is a service provided by Artcurial for lots with a low estimate above 500€.

À renvoyer / Please mail to :

Artcurial SAS 7 rond-point des Champs-Élysées Marcel Dassault - 75008 Paris T. +33 (0)1 42 99 20 20 bids@artcurial.com

Merci de bien vouloir joindre à ce formulaire une copie de votre pièce d’identité (passeport ou carte nationale d’identité), si vous enchérissez pour le compte d’une société, merci de joindre un extrait KBIS de moins de 3 mois. Could you please provide a copy of your id or passport?

If you bid on behalf of a company, could you please provide an act of incorporation?

Après avoir pris connaissance des conditions de vente décrites dans le catalogue, je déclare les accepter et vous prie d’acquérir pour mon compte personnel aux limites indiquées en euros, les lots que j’ai désignés ci-dessous. (les limites ne comprenant pas les frais légaux).

I have read the conditions of sale printed in this catalogue and agree to abide by them. I grant your permission to purchase on my behalf the following items within the limits indicated in euros. (These limits do not include buyer’s premium and taxes).

Date et signature obligatoire / Required dated signature

Lot 334, PORTION D’UN GRAND CORAN, Iran Ilkhanide, XIVe siècle (détail) - p. 107

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