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Revue L’Optométriste | Volume 44, numéro 2 | mars – avril 2022

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VOLUME 44 | NUMÉRO 2

MARS | AVRIL 2022

ARTICLE 1

Les occlusions rétiniennes veineuses • partie III ARTICLE 2

Trouble du spectre de la neurmyélite optique • partie II ARTICLE 3

Oxymétazoline 0,1 % et ptose acquise

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ÉDI­TEUR As­so­cia­tion des Op­to­mé­tristes du Québec 1255, boul. Robert-Bourassa, bureau 1400 Montréal, Québec H3B 3X1 COURRIEL | aoq@aoqnet.qc.ca PRÉ­SI­DENT Docteur Guillaume Fortin, op­to­mé­triste ABON­NE­MENT AN­NUEL CA­NADA | 85,45 $ ÉTRANGER | 125,00 $ (taxes in­cluses)

VEUILLEZ EN­VOYER VOS AR­TI­CLES À L’ÉDI­TEUR Revue l’Op­to­mé­triste 1255, boul. Robert-Bourassa, bureau 1400 Montréal, Québec H3B 3X1 TÉLÉPHONE | 514 288-6272 TÉLÉ­CO­PIEUR | 514 288-7071 COURRIEL | aoq@aoqnet.qc.ca SITE INTERNET | www.aoqnet.qc.ca

Bi­blio­thèque na­tio­nale du Québec 2e tri­mestre 1979 Re­pro­duc­tion inter­dite sans auto­ri­sa­tion.

CO­OR­DON­NA­TEUR SCIEN­TI­FIQUE Docteur Jean-Pierre La­gacé, op­to­mé­triste, M.Sc. COURRIEL | jpierre.lagace@aoqnet.qc.ca CO­OR­DON­NA­TRICE DE LA PRO­DUC­TION Josée Lu­si­gnan | 514 288-6272 COURRIEL | josee.lusignan@aoqnet.qc.ca

LE PRÉ­SENT NU­MÉRO A ÉTÉ TIRÉ À 3 050 exem­plaires ISSN-0708-3173 Numéro de convention postale : 41129579

DÉFINITION DE L’OPTOMÉTRISTE

PUBLICITÉ Normand Lalonde CPS Média Inc. TÉLÉPHONE | 866 227-8414, poste 310 COURRIEL | nlalonde@cpsmedia.ca

« L’optométriste (O.D.) est un professionnel de la santé de première ligne, détenteur d’un doctorat universitaire de 5 ans, qui agit comme porte d’entrée AR­TI­CLES DE­MANDÉS des services oculo-visuels. Il évalue la vision, la binocularité L’Op­to­mé­triste ouvre ses pages à tou­te col­la­bo­ra­tion pouvant et la santé oculaire. Son rôle est de procéder à l’examen des intéresser la pro­fes­­sion op­to­mé­trique sur le plan pro­fes­­sionnel, yeux et de la vision. Il peut également prescrire et administrer so­cial, éco­no­mique et syn­dical. Le Co­mité de rédac­tion invite des médicaments aux fins de l’examen de la vision et du tous les op­to­mé­tristes à sou­­mettre le rap­port d’un cas ou traitement de certaines pathologies oculaires. Il prescrit les lentilles un ar­ticle sus­cep­tible d’in­té­resser leurs confrères. Tous les écrits soumis de­ vien­ nent la pro­ priété de la revue ophtalmiques nécessaires, qu’elles soient cornéennes ou pour lunettes, l’Optomé­ triste. Le Co­ mité de ré­ daction se ré­ serve et des traitements de rééducation visuelle. L’optométriste prodigue des le droit de pu­blier un article dans le numéro qui lui conseils afin de prévenir les troubles visuels et de promouvoir la saine convient. Au­ cune in­ dem­ nité ne sera versée à santé oculo-visuelle de ses patients et, au besoin, il peut diriger le patient l’au­teur pour l’uti­li­sa­­tion d’un ar­ticle. Les textes vers d’autres professionnels de la santé. » ainsi que les publi-reportages publiés dans CONCEPTION GRAPHIQUE BooDesign.ca

cette revue n’en­ga­gent que leur au­teur.

SOMMAIRE

08

05 ÉDITORIAL Un air de déjà-vu

08 ARTICLE 1 Les occlusions rétiniennes veineuses • partie III octeur Jean-Pierre Lagacé, optométriste, M.Sc. D

24 ARTICLE 2 Trouble du spectre de la neuromyélite optique • partie II octeur Jean-Pierre Lagacé, optométriste, M.Sc. D

24

52 CHRONIQUE JURIDIQUE Les relations de travail en temps de pandémie

56 CHRONIQUE LES CONSEILS D’AFFAIRES MNP Bien s’organiser pour ses impôts personnels et obtenir le meilleur de votre fiscaliste

60 CHRONIQUE ACTUALITÉS 72 CHRONIQUE FMOQ La notion de gain en capital

74 CHRONIQUES LUSSIER 42 ARTICLE 3 Oxymétazoline 0,1 % et ptose acquise Docteur Jean-Pierre Lagacé, optométriste, M.Sc.

74. Protégez votre revenu avec la combinaison parfaite ! 76. Assurance maison secondaire

79 LES PETITES ANNONCES CLASSÉES DE L'AOQ

42


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ÉDITORIAL

PAR LE DOCTEUR GUILLAUME FORTIN OPTOMÉTRISTE, PRÉSIDENT

Un air de déjà-vu Il y a quelques semaines, lors d’une rencontre des présidences et des directions générales des associations provinciales d’optométrie, un des sujets chauds était l’arrivée d’un nouveau joueur, et non des moindres, sur le marché canadien de l’optique. Vous le connaissez probablement déjà : il s’agit de Specsavers. Selon certains, cette entreprise a perturbé, puis chambardé, chacun des marchés dans lesquels elle s’est implantée. Chez ce joueur récemment établi en Colombie-Britannique, les examens oculaires sont faits par des optométristes, et les lunettes sont évidemment offertes à « meilleurs coûts ». La publicité agressive de ce dernier est axée sur « Pourquoi payer plus cher ailleurs? » … soit le « déjà vu, déjà entendu ». Cependant, Specsavers crée des remous dans l’Ouest à tel point que l’Association des optométristes de la Colombie-Britannique a refusé sa commandite sans toutefois refuser sa présence au salon annuel. L’ACO a aussi modifié sa politique, interdisant ainsi les commandites d’entreprises d’optique offrant des services optométriques. L’AOQ est en réflexion à la suite de ces décisions. Specsavers ne démontre pas dans l’immédiat un intérêt pour le marché québécois. En Ontario, apparemment dans la mire, l’AOO retient son souffle.

Est-ce que ce nouveau joueur va révolutionner le marché? L’avenir nous le dira, mais rien n’est certain. Specsavers n’est pas le premier à servir la sauce des bas prix. La Colombie-Britannique a déjà les Great Glasses et Clearly. Quant au Québec, nous avons notre part de lunetteries et même de cliniques d’optométrie qui jouent sur ce terrain. Même s’il semble que Specsavers a été très fort dans certains pays, est-ce que le niveau de la pratique optométrique y est comparable? Nous sommes d’avis qu’un niveau d’avancement élevé des champs de pratique peut aider à protéger l’optométrie davantage que sur un territoire pour lequel elle se limite encore à la réfraction ou presque. En fait, ceux qui jouent dans les mêmes talles que Specsavers seront les plus touchés. Certaines grandes surfaces, entre autres, y perdront des parts de marché. Les optométristes qui misent avant tout sur des soins complets et qui s’ancrent dans leur milieu s’en tirent déjà bien et résisteront, à notre avis. Cela ne veut pas dire de ne pas tenter d’être compétitifs sur les prix, mais, d’année en année, nos sondages démontrent que ce n’est pas l’élément le plus important pour la majorité des gens. À l’AOQ, nous croyons fortement en la pratique indépendante et nous en faisons la promotion. Que vous soyez propriétaire ou travailleur autonome, ce qui rend la pratique optométrique financièrement rentable et gratifiante professionnellement, c’est d’être indispensable à nos patients. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Et ce, en étant compétents certes, mais également responsables et disponibles, et en assurant le suivi de leurs conditions oculaires, indépendamment de la vente qui peut en résulter. Nous sommes aussi indispensables lorsque nous accueillons nos patients en urgence, que nous prenons le temps de bien leur expliquer l’état de leur maladie, glaucome ou autre, que nous ajustons leurs lentilles de spécialité, et même lorsque nous passons du temps au téléphone pro bono pour répondre à leurs questions sur leur chirurgie de cataracte à venir. C’est ainsi que nous développons une relation patient-optométriste qui n’est pas facile à remplacer, surtout par un tiers qui chercherait principalement à vendre des lunettes.

Ainsi, en s’appropriant pleinement nos champs de pratique et en fidélisant nos patients, nous renforçons la relation patient-optométriste et, par le fait même, devenons moins vulnérables face aux multiples changements dans le milieu.

POUR NOUS JOINDRE 514 288-6272 1 888-SOS-OPTO

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Enfin, le système de santé au Québec ne va pas bien, et la mouvance actuelle est au « décloisonnement »; il est donc fort probable que certains corps professionnels soient appelés à en faire plus. Dans le passé, des améliorations de nos champs de pratique ont engendré une augmentation de la charge de travail et des responsabilités face à nos patients. Pour le meilleur et pour le pire, nous devons accepter les responsabilités grandissantes, et non nous en soustraire. L’Association sera toujours favorable aux changements de nature à améliorer l’autonomie de ses membres, leurs possibilités de travail et l’accessibilité de leurs soins et services. En autant que de ces changements résulte une rémunération adéquate! Nous sommes convaincus que les optométristes québécois pourraient en faire plus pour leurs patients si l’État décidait de mieux les utiliser et d’investir dans leurs services. Les discussions et les résultats des prochaines négociations détermineront la suite des choses…

Docteur Guillaume Fortin, optométriste Président

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PAR LE DOCTEUR JEAN-PIERRE LAGACÉ OPTOMÉTRISTE, M.Sc.

ARTICLE 1

Les occlusions rétiniennes veineuses • partie III L'occlusion de la veine rétinienne secondaire1 (BRVO) est le deuxième trouble vasculaire rétinien le plus fréquent. La gestion de l'œdème maculaire a considérablement évolué au fil du temps. Le laser est considéré comme le traitement de référence depuis plus de deux décennies. Cependant, la récupération visuelle avec le laser est généralement lente et incomplète. L'arrivée des agents intravitréens, en particulier les facteurs de croissance endothéliaux vasculaires (VEGF), a ouvert une nouvelle ère qui promet une récupération rapide de la vision et de sa qualité. Des essais cliniques randomisés ont fait état de résultats optimaux avec les agents anti-VEGF (ranibizumab, bevacizumab et aflibercept) par rapport à la thérapie au laser ou aux stéroïdes. Cependant, près de 50 % des patients ont besoin d'un traitement intravitréen anti-VEGF répété jusqu'à 4 ans après le début du traitement pour maintenir les gains visuels. Les effets indésirables (systémiques et oculaires) de ces agents sont minimes. La monothérapie avec des agents anti-VEGF a donné de meilleurs résultats que toute combinaison avec le laser.

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Photocoagulation Laser 1977

1986

2004

Stéroïdes

Anti-VEGF

2007

BVOS1

2009

SCORE2

Début de traitement

2010

2011

2012

2013

GENEVA3

BRAVO4

2014

2015

2016

VIBRANT7

HORIZON5

RETAIN6

Premières données publiées Jalons dans le traitement médical de l'œdème maculaire secondaire à la BRV2

1986 : Étude BVOS3 Photocoagulation au laser argon pour l'œdème maculaire dans l'occlusion veineuse. The Branch Vein Occlusion Study Group Le Branch Vein Occlusion Study est un essai clinique multicentrique, randomisé et contrôlé, conçu pour répondre à plusieurs questions concernant la gestion des complications de l'occlusion des veines secondaires3. Ce rapport aborde la question suivante : « La photocoagulation au laser argon est-elle utile pour améliorer l’acuité visuelle des yeux présentant une occlusion des veines ramifiées et un œdème maculaire réduisant la vision à 20/40 ou pire ? ». Cent-trente-neuf yeux admissibles ont été assignés au hasard à un groupe de contrôle traité ou non traité. En comparant les patients traités aux patients du groupe témoin (suivi moyen de 3,1 ans pour tous les yeux de l'étude), le gain d'au moins deux lignes d'acuité visuelle par rapport à la ligne de base, maintenu pendant deux visites consécutives, était significativement plus important chez les yeux traités (P = 0,00049). En raison de cette amélioration de l’acuité visuelle avec la photocoagulation au laser argon de l'œdème maculaire dû à une occlusion de la veine ramifiée, nous recommandons la photocoagulation au laser pour les patients présentant un œdème maculaire associé à une occlusion de la veine ramifiée et répondant aux critères d'admissibilité de cette étude.

Stéroïdes intravitréens (triamcinolone) 2009 : Étude SCORE Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT00105027 Étude SCORE (Standard Care vs. COrticosteroid for REtinal Vein Occlusion) Bref résumé : L'étude SCORE comparera l'efficacité et la sécurité des soins standard à une ou à plusieurs injections intravitréennes de triamcinolone pour traiter l'œdème maculaire (gonflement de la partie centrale de la rétine) associé à une occlusion de la veine centrale de la rétine (CRVO) et à une occlusion de la veine secondaire de la rétine (BRVO).

Description détaillée : L'œdème maculaire est une cause majeure de perte de vision chez les patients atteints de CRVO et de BRVO. La CRVO et la BRVO sont des problèmes rétiniens courants causés par l'obstruction d'une des grandes veines rétiniennes (occlusion de la veine centrale de la rétine - CRVO) ou des veines rétiniennes plus petites (occlusion de la veine ramifiée de la rétine - BRVO). Actuellement, il n'existe pas de traitement efficace de l'œdème maculaire associé à l'OVRC, et le traitement standard est l'observation. La photocoagulation au laser en grille peut être efficace chez certains patients pour l'œdème maculaire associé à la BRVO, mais de nombreux patients tirent un bénéfice limité de ce traitement. Par conséquent, le développement de nouvelles modalités de traitement de l'œdème maculaire causé par ces deux affections est un objectif de recherche important. Au cours des dernières années, de nombreux patients souffrant d'un œdème maculaire dû au CRVO et au BRVO ont été traités par une injection d'un type de stéroïde appelé triamcinolone directement dans l'œil. Ce type d'injection est appelé injection intravitréenne. La préparation de triamcinolone couramment injectée dans l'œil est le Kenalog et n'est approuvée par la FDA que pour une utilisation dans les muscles et les articulations. L'étude SCORE utilisera une formulation de triamcinolone spécialement conçue pour l'œil. L'étude SCORE est un essai de phase III multicentrique, randomisé, visant à comparer l'efficacité et la sécurité d'un traitement standard par rapport à une ou à plusieurs injections de triamcinolone pour le traitement de l'œdème maculaire associé à l'OVCR et à l'OVBR. Dans chacun des deux domaines de la maladie, 630 participants seront randomisés (de manière similaire à un tirage au sort) dans un rapport 1 :1 :1 dans l'un des trois groupes suivants : soins standard, triamcinolone intravitréen 4 mg ou triamcinolone intravitréen 1 mg. Après la randomisation, les participants seront examinés tous les 4 mois pendant 3 ans pour recueillir des informations ophtalmologiques, notamment l'acuité visuelle, la pression intraoculaire, la tomographie par cohérence optique et la photographie du fond d'œil. Une angiographie à la fluorescéine sera réalisée à 4, 12 et 24 mois.

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Des injections intravitréennes répétées de triamcinolone et un traitement au laser répété seront effectués selon les indications cliniques, conformément aux directives spécifiques du protocole. Le résultat principal est l'amélioration de 15 lettres ou plus par rapport à la ligne de base du score d'acuité visuelle ETDRS le mieux corrigé lors de la visite à 12 mois. Les résultats secondaires comprennent les changements par rapport à la ligne de base du score d'acuité visuelle ETDRS le mieux corrigé, les changements de l'épaisseur de la rétine évalués par la photographie stéréoscopique en couleur du fond de l'œil et la tomographie par cohérence optique ainsi que les résultats oculaires indésirables.

Aucune différence n'a été identifiée dans l'acuité visuelle à 12 mois pour le groupe de soins standard par rapport aux groupes de triamcinolone; cependant, les taux d'événements indésirables (en particulier la pression intraoculaire élevée et la cataracte) étaient plus élevés dans le groupe de 4 mg. Application à la pratique clinique. La photocoagulation en grille telle qu'elle a été appliquée dans l'étude SCORE reste le soin standard pour les patients présentant une perte de vision associée à un œdème maculaire secondaire à un BRVO et ayant des caractéristiques similaires à celles des participants à l'essai SCORE-BRVO. La photocoagulation par grille devrait rester la référence à laquelle les autres traitements sont comparés dans les essais cliniques pour les yeux présentant une perte de vision associée à un œdème maculaire secondaire à la BRVO.

682 participants Titre officiel : L'étude SCORE (Standard Care vs. COrticosteroid for REtinalVein Occlusion) : Deux essais randomisés visant à comparer l'efficacité et l'innocuité d'une ou de plusieurs injections intravitréennes d'acétonide de triamcinolone avec le traitement standard de l'œdème maculaire. Date de début de l'étude : octobre 2004 Date d'achèvement primaire réelle : février 2009 Date réelle d'achèvement de l'étude : février 2009 Essai randomisé comparant l'efficacité et la sécurité de la triamcinolone intravitréenne aux soins standard pour traiter la perte de vision associée à l'œdème maculaire secondaire à une occlusion d’une branche veineuse rétinienne

Étude SCORE2 Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01969708 Étude des traitements comparatifs de l’occlusion veineuse rétinienne 2 (SCORE2) Résumé succinct :

Scott et ses collaborateurs ont comparé l'efficacité et la sécurité de doses de 1 mg et 4 mg de triamcinolone intravitréenne sans conservateur avec le traitement standard (photocoagulation par grille dans les yeux sans hémorragie maculaire dense et report de la photocoagulation jusqu'à la disparition de l'hémorragie dans les yeux avec hémorragie maculaire dense) pour les yeux présentant une perte de vision associée à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine rétinienne ramifiée (BRVO)4. Ce fut un essai clinique multicentrique, randomisé, portant sur 411 participants. La principale mesure des résultats était le gain d'acuité visuelle de 15 lettres ou plus entre le début de l'étude et le 12e mois. Vingt-neuf pour cent, 26 % et 27 % des participants ont atteint le résultat principal dans les groupes de soins standard, 1 mg et 4 mg, respectivement. Aucune des comparaisons par paire entre les 3 groupes n'était statistiquement significative au mois 12. Les taux de pression intraoculaire élevée et de cataracte étaient similaires dans les groupes de soins standard et de 1 mg, mais plus élevés dans le groupe de 4 mg. 10

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SCORE2 est un essai clinique multicentrique, prospectif, randomisé, de phase III, dans lequel tous les participants inscrits seront suivis sur une période maximale de 2,5 ans. SCORE2 est conçu comme un essai de non-infériorité, les participants étant randomisés entre le bevacizumab intravitréen (1,25 mg) toutes les 4 semaines et l'aflibercept intravitréen (2,0 mg) toutes les 4 semaines. SCORE2 vise à déterminer si le bevacizumab est non inférieur à l'aflibercept pour le traitement de l'œdème maculaire associé à une occlusion de la veine centrale de la rétine (CRVO), le principal critère de jugement étant l'acuité visuelle mesurée au sixième mois. 362 participants Titre officiel : Study of COmparative Treatments for REtinal Vein Occlusion 2 [SCORE2] : a Multicenter, Prospective, Randomized Non-inferiority Trial of Eyes With Macular Edema Secondary to Central Retinal Vein Occlusion, Comparing Intravitreal Bevacizumab Every 4 Weeks With Intravitreal Aflibercept Every 4 Weeks. Date réelle de début de l'étude : septembre 2014 Date réelle de fin de l'étude primaire : novembre 2016 Date réelle de fin de l'étude : mars 2021


Comparaison entre un traitement mensuel et un traitement prolongé pour les personnes atteintes d'œdème maculaire qui répondent bien aux médicaments contre le facteur de croissance endothélial vasculaire : résultats secondaires de l'essai clinique randomisé SCORE2 Note importante : Il est nécessaire de comparer les schémas thérapeutiques mensuels par rapport aux schémas de traitement et de prolongation du facteur de croissance endothélial vasculaire (anti-VEGF) pour l'œdème maculaire dû à une occlusion de la veine centrale de la rétine ou à une occlusion de la veine hémirétinienne5.

Conclusions et pertinence : Les groupes TAE ont reçu une à deux injections d'aflibercept ou de bevacizumab de moins que les groupes mensuels au cours des mois 6 à 12 pour un œdème maculaire associé à une occlusion de la veine centrale de la rétine ou de l'hémirétine. En raison des larges intervalles de confiance sur les différences entre les groupes, la prudence est de mise avant de conclure que les régimes sont associés à des résultats similaires en matière de vision.

Objectif : Comparer les résultats en termes d'acuité visuelle et d'épaisseur du sous-champ central des participants à l'essai SCORE2 (Study of Comparative Treatments for Retinal Vein Occlusion 2) qui ont ensuite reçu soit des injections mensuelles, soit des régimes de traitement et d'extension (TAE) d'aflibercept ou de bevacizumab après une bonne réponse au mois 6. Conception : Contexte et participants : Cet essai clinique randomisé a recruté des participants de 66 centres universitaires ou de pratique privée aux États-Unis. Tous les participants présentaient un œdème maculaire associé à une occlusion de la veine centrale de la rétine ou à une occlusion de la veine hémirétinienne, avaient participé à l'essai SCORE2 et avaient obtenu une bonne réponse aux injections mensuelles définie par le protocole au cours des six premiers mois de l'essai. Les participants initialement assignés à recevoir de l'aflibercept mensuel ont été randomisés pour recevoir de l'aflibercept selon un calendrier mensuel ou TAE, et les participants initialement assignés à recevoir des injections mensuelles de bevacizumab ont été randomisés pour recevoir du bevacizumab selon un calendrier mensuel ou TAE. Le premier participant a été randomisé dans l'essai SCORE2 le 17 septembre 2014, et la dernière visite du 12e mois a eu lieu le 24 octobre 2016.

Implant de dexaméthasone Étude GENEVA (Ozurdex) Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT00168324 Étude de la sécurité et de l'efficacité d'un nouveau traitement de l'œdème maculaire résultant d'une occlusion veineuse rétinienne 599 participants Bref résumé :

Principaux résultats et mesures : Changement du mois 6 au mois 12 dans le score en lettres de l'acuité visuelle électronique la mieux corrigée (selon l'étude sur le traitement précoce de la rétinopathie diabétique).

Cette étude évaluera la sécurité et l'efficacité d'un implant intravitréen de dexaméthasone pour le traitement de l'œdème maculaire associé à une occlusion veineuse rétinienne.

Résultats : Les 293 participants avaient un âge moyen (écart-type) de 68,9 (11,9) ans; 127 (43,3 %) étaient des femmes. Parmi ces gens, 79 ont été randomisés pour recevoir de l'aflibercept selon un calendrier mensuel, 80 pour de l'aflibercept selon un calendrier TAE, 67 pour du bevacizumab mensuel et 67 pour du bevacizumab selon un calendrier TAE. La différence moyenne entre les groupes de traitement (le changement de l'indice d'acuité visuelle en lettres dans le groupe mensuel moins le changement dans le groupe TAE) du mois 6 au mois 12 était de 1,88 (IC 97,5 %, -1,07 à 4,83; P = 0,15) pour l'aflibercept et de 1,98 (IC 97,5 %, -1,08 à 5,03; P = 0,15) pour le bevacizumab. Dans le groupe aflibercept, le nombre moyen d'injections entre le 6e et le 11e mois était de 5,8 dans le groupe injection mensuelle (IC 95 %, 5,6 à 5,9) et de 3,8 dans le groupe TAE (IC 95 %, 3,5 à 4,1; P < 0,001); dans le groupe bevacizumab, le nombre moyen d'injections était de 5,8 (IC 95 %, 5,6 à 5,9) dans le groupe injection mensuelle et de 4,5 dans le groupe TAE (IC 95 %, 4,2 à 4,8; P < 0,001).

Date réelle de début de l'étude : 1er octobre 2004 Date réelle de fin de l'étude primaire : 1er mars 2008 Date réelle d'achèvement de l'étude : 1er octobre 2008

Essai randomisé et contrôlé de l'implant intravitréen de dexaméthasone chez les patients présentant un œdème maculaire dû à une occlusion veineuse rétinienne (étude GENEVA) Haller et ses collaborateurs ont évalué l'innocuité et l'efficacité de l'implant intravitréen de dexaméthasone (implant DEX; OZURDEX, Allergan, Inc., Irvine, CA) par rapport au traitement simulé dans les yeux présentant une perte de vision due à un œdème maculaire (OM) associé à une occlusion de la veine rétinienne de branche (BRVO) ou à une occlusion de la veine rétinienne centrale (CRVO)6.

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On a effectué deux essais cliniques identiques, multicentriques, masqués, randomisés, de 6 mois, contrôlés par traitement simulé (chacun incluant des patients avec BRVO et des patients avec CRVO). Au total, 1 267 patients présentant une perte de vision due à une OM associée à une BRVO ou à une CRVO. Un traitement unique a été effectué avec l'implant DEX 0,7 mg (n = 427), l'implant DEX 0,35 mg (n = 414) ou le traitement simulé (n = 426). Le principal critère d'évaluation pour les données regroupées des deux études était le temps nécessaire pour obtenir une amélioration de l'acuité visuelle corrigée (BCVA) supérieure ou égale à 15 lettres. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la BCVA, l'épaisseur centrale de la rétine et la sécurité. Après une seule administration, le temps nécessaire à l'obtention d'une amélioration de la BCVA de > ou = 15 lettres était significativement plus court dans les deux groupes d'implants DEX par rapport au groupe témoin (P<0,001). Le pourcentage d'yeux présentant une amélioration de la BCVA supérieure ou égale à 15 lettres était significativement plus élevé dans les deux groupes d'implants DEX par rapport au groupe témoin aux jours 30 à 90 (P<0,001). Le pourcentage d'yeux présentant une perte de BCVA de > ou = 15 lettres était significativement plus faible dans le groupe de l'implant DEX 0,7 mg par rapport au groupe témoin à toutes les visites de suivi (P< ou =0,036). L'amélioration de la BCVA moyenne était plus importante dans les deux groupes d'implants DEX par rapport au groupe témoin à toutes les visites de suivi (P< ou = 0,006). Des améliorations de la BCVA avec l'implant DEX ont été observées chez les patients atteints de BRVO et les patients atteints de CRVO, bien que les modèles de réponse diffèrent. Le pourcentage d'yeux traités par l'implant DEX avec une pression intraoculaire (PIO) de > ou = 25 mm Hg a atteint un pic de 16 % au jour 60 (pour les deux doses) et n'était pas différent de celui du groupe témoin au jour 180. Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes en ce qui concerne la survenue de la cataracte ou de la chirurgie de la cataracte.

Ainsi, l'implant intravitréen de dexaméthasone peut à la fois réduire le risque de perte de vision et accroître la vitesse et l'incidence de l'amélioration visuelle dans les yeux atteints d’OM secondaire à une BRVO ou CRVO et peut être une option thérapeutique utile pour les yeux atteints de ces conditions.

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Ranibizumab Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01580020 Étude de prolongation pour comparer l'efficacité et la sécurité à long terme des injections intravitréennes de Ranibizumab par rapport à l'implant intravitréen de Dexaméthasone chez les patients atteints de RVO Bref résumé : L'étude vise à caractériser le bénéfice clinique en termes de sécurité et d'efficacité d'un traitement à long terme avec Lucentis en comparaison avec Ozurdex sur une période supplémentaire de 6 mois et une période de suivi de 3 mois, après le traitement initial de 6 mois dans les études principales respectives NCT01396057 et NCT01396083. 175 participants Titre officiel : Étude ouverte, multicentrique, de prolongation de 6 mois comparant l'efficacité et l'innocuité à long terme des injections intravitréennes de Lucentis (Ranibizumab) à celles de l'implant intravitréen Ozurdex (Dexaméthasone) chez les patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire à la suite d'une occlusion de la veine rétinienne de branche (BRVO) ou d'une occlusion de la veine rétinienne centrale (CRVO) et ayant terminé l'étude principale respective (CRFB002EDE17 ou CRFB002EDE18). Date de début de l'étude : mai 2012 Date réelle de fin de l'étude principale : octobre 2014 Date réelle de fin de l'étude : octobre 2014 https ://clinicaltrials.gov/ct2/show/NCT01580020

Étude de prolongation visant à comparer l'efficacité et la sécurité à long terme des injections intravitréennes de ranibizumab par rapport à l'implant intravitréen de dexaméthasone chez les patients atteints d'OVR Cette étude de prolongation comparant le ranibizumab et la dexaméthasone a eu lieu en Allemagne seulement7. Au total, 140 patients atteints de BRVO ont terminé l'étude principale CRFB002EDE17, et 127 patients atteints de CRVO ont terminé l'étude principale CRFB002EDE18. Quatre-vingt-douze patients atteints de BRVO et 83 patients atteints de CRVO ont été recrutés dans l'étude d'extension. Au total, 175 patients (113 dans le groupe ranibizumab et 62 dans le groupe dexaméthasone) ont été recrutés8. Pour la CRVO, il y a eu 82 sujets au total. Le groupe ranibizumab a eu des injections consistant en une solution de 0,5 mg/0,05 ml par voie intravitréenne (n=60). Le groupe dexaméthasone (n-22) avait droit à un schéma de retraitement PRN pendant cette étude d'extension, c'est-à-dire que les patients peuvent recevoir un implant plus tard si nécessaire. Implant intravitréen selon l'étiquette commerciale (700 μg de dexaméthasone; libération à action prolongée (LAR), une période minimale de 5 mois entre les implantations était requise.


Acuité visuelle (ETDRS) : Données de référence

53,8 (± 15,7)

53,2 (± 16,1)

Mois 6

72,6 (± 13,5)

64,1 (± 24,0)

Mois 12

72,6 (± 15,8)

66,6 (± 22,3)

60

22

Unité de mesure : pourcentage de participants

58,3 %

45,5 %

Gain ≥15 lettres

75,0 %

68,2 %

Nombre total de participants analysés Type de mesure : nombre

Gain ≥10 lettres

86,7 %

77,3 %

Gain ≥5 lettres

0,0 %

4,5 %

Perte de ≥15 lettres

0,0 %

4,5 %

Perte de ≥10 lettres

3,3 %

4,5 %

FCPT (épaisseur du point central fovéal) Nombre total de participants analysés Moyenne (écart-type)

59

22

-374,6 (± 239,8)

-360,3 (± 260,2)

Étude BRAVO Ranibizumab dans le traitement de l'œdème maculaire après une occlusion d’une branche de la veine rétinienne : résultats du point final primaire à six mois d'une étude de phase III

Le pourcentage de patients ayant gagné > ou = 15 lettres de BCVA au mois 6 était de 55,2 % (0,3 mg) et de 61,1 % (0,5 mg) dans les groupes ranibizumab et de 28,8 % dans le groupe témoin (P<0,0001 pour chaque groupe ranibizumab vs témoin). Au mois 6, un nombre significativement plus élevé de patients traités par le ranibizumab (0,3 mg, 67,9 %; 0,5 mg, 64,9 %) avaient une BCVA > ou = 20/40 par rapport aux patients du groupe fictif (41,7 %; P<0,0001 pour chaque groupe ranibizumab par rapport au groupe témoin), et la CFT avait diminué en moyenne de 337 microns (0,3 mg) et de 345 microns (0,5 mg) dans les groupes ranibizumab et de 158 microns dans le groupe témoin (P<0,0001 pour chaque groupe ranibizumab par rapport au groupe témoin). La réduction médiane en pourcentage de l'excès d'épaisseur fovéale au mois 6 était de 97,0 % et de 97,6 % dans les groupes 0,3 mg et 0,5 mg et de 27,9 % dans le groupe simulation. Un plus grand nombre de patients dans le groupe simulation (54,5 %) ont reçu un laser grille de secours par rapport aux groupes 0,3 mg (18,7 %) et 0,5 mg (19,8 %) de ranibizumab. Le profil de sécurité était cohérent avec les essais de phase III précédents sur le ranibizumab, et aucun nouvel événement de sécurité n'a été identifié chez les patients atteints de BRVO.

Ainsi, les injections intraoculaires de 0,3 mg ou de 0,5 mg de ranibizumab ont fourni un traitement rapide et efficace de l'œdème maculaire après une BRVO, avec de faibles taux d'événements de sécurité oculaires et non oculaires.

L’étude BRAVO8 avait pour but d’évaluer l'efficacité et la sécurité des injections intraoculaires de 0,3 mg ou de 0,5 mg de ranibizumab chez les patients présentant un œdème maculaire à la suite d'une occlusion de la veine rétinienne secondaire (BRVO). C’était un essai clinique prospectif, randomisé, contrôlé par injection fictive, à double insu et multicentrique.

Étude HORIZON

On comptait un total de 397 patients souffrant d'un œdème maculaire à la suite d'une BRVO. Les patients admissibles ont été randomisés 1 :1 :1 pour recevoir des injections intraoculaires mensuelles de 0,3 mg ou de 0,5 mg de ranibizumab ou des injections fictives.

Heier et ses collaborateurs ont voulu évaluer la sécurité et l'efficacité à long terme des injections intraoculaires de ranibizumab chez les patients présentant un œdème maculaire après une occlusion de la veine rétinienne (OVR)9.

Le principal critère d'efficacité était le changement moyen par rapport au score en lettres de l'acuité visuelle la mieux corrigée (BCVA) au mois 6. Les critères secondaires comprenaient d'autres paramètres de la fonction visuelle et l'épaisseur centrale de la fovéa (CFT). Résultats : Le changement moyen (intervalle de confiance à 95 % [IC]) par rapport au score en lettres de la BCVA au mois 6 était de 16,6 (14,7-18,5) et de 18,3 (16,0-20,6) dans les groupes ranibizumab 0,3 mg et 0,5 mg et de 7,3 (5,1-9,5) dans le groupe témoin (P<0,0001 pour chaque groupe ranibizumab par rapport au groupe témoin).

Ranibizumab pour l'œdème maculaire dû à des occlusions veineuses rétiniennes : suivi à long terme dans l'essai HORIZON

C’était un essai d'extension ouvert de l'étude de 12 mois (deux études). Ranibizumab for the Treatment of Macular Edema following Branch Retinal Vein Occlusion : Evaluation of Efficacy and Safety (BRAVO) et Central Retinal Vein Occlusion Study : Evaluation of Efficacy and Safety (CRUISE). Ils ont inclus 304 patients qui ont terminé BRAVO et 304 patients qui ont terminé CRUISE. Les patients ont été revus au moins tous les 3 mois et ont reçu une injection intraoculaire de 0,5 mg de ranibizumab s'ils répondaient aux critères de retraitement préétablis. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Les principaux résultats étaient l'incidence et la sévérité des événements indésirables (EI) oculaires et non oculaires. Les principaux résultats d'efficacité comprenaient le changement moyen par rapport au score en lettres de l'acuité visuelle la mieux corrigée (BCVA) selon le protocole de l'étude sur le traitement précoce de la rétinopathie diabétique et l'épaisseur fovéale centrale. Résultats : Chez les patients qui ont terminé le 12e mois, le nombre moyen d'injections (à l'exclusion de l'injection du 12e mois) dans les groupes simulation/0,5-, 0,3/0,5- et 0,5 mg était de 2,0, 2,4 et 2,1 (RVO de branche) et de 2,9, 3,8 et 3,5 (RVO central), respectivement. L'incidence des effets indésirables graves (EIG) oculaires de l'œil étudié et des EIG potentiellement liés à l'inhibition systémique du facteur de croissance de l'endothélium vasculaire dans les différents groupes de traitement était de 2 % à 9 % et de 1 % à 6 %, respectivement. Le changement moyen du score en lettres de la BCVA par rapport aux données de référence au mois 12 chez les patients de la branche RVO était de 0,9 (simulation/0,5 mg), -2,3 (0,3/0,5 mg) et -0,7 (0,5 mg), respectivement. Le changement moyen de la BCVA par rapport aux données de référence au mois 12 chez les patients atteints d'OVR centrale était de -4,2 (simulation/0,5 mg), -5,2 (0,3/0,5 mg) et -4,1 (0,5 mg), respectivement. Conclusions : Aucun nouvel événement de sécurité n'a été identifié avec l'utilisation à long terme du ranibizumab; les taux d'EIG potentiellement liés au traitement étaient cohérents avec les essais antérieurs sur le ranibizumab. Un suivi réduit et moins d'injections de ranibizumab au cours de la deuxième année de traitement ont été associés à une baisse de la vision chez les patients atteints de RVO centrale, mais la vision des patients atteints de RVO secondaire est restée stable. Les résultats suggèrent que, au cours de la deuxième année du traitement au ranibizumab des patients atteints de RVO, le suivi et les injections doivent être individualisés, et, en moyenne, les patients atteints de RVO central peuvent nécessiter un suivi plus fréquent que tous les 3 mois.

2014 : Étude RETAIN L'essai RETAIN10 a été mené pour déterminer les résultats à long terme des patients traités par ranibiziumab pour des occlusions veineuses rétiniennes. L'essai a révélé des effets indésirables systémiques graves dans 12/66 (18,18 %) cas. Le rôle du ranibizumab n'a pu être prouvé dans aucun de ces cas. En comparaison, l'incidence rapportée d'événements indésirables systémiques graves chez les patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) dans l'essai CATT était de 31,1 % pour le ranibizumab et de 39,9 % pour le bevacizumab. Cependant, il n'y avait pas de différence entre les deux médicaments pour le développement de troubles cardiaques ou neurologiques. Une revue de la base de données Cochrane de tous les essais contrôlés randomisés non parrainés par l'industrie pour la DMLA a révélé que le risque de développer des événements indésirables systémiques graves était de 222/1000 avec le ranibizumab et de 240/1000 avec le bevacizumab (risque relatif de 1,08; intervalle de confiance : 0,90-1). Il est peu probable que les décès signalés dans ces essais soient l'effet du choix du médicament injecté. 14

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Résultats à long terme chez les patients souffrant d'une occlusion veineuse rétinienne traitée par le ranibizumab : l'étude RETAIN Campochiaro et ses collaborateurs11 ont tenté de déterminer les résultats à long terme des patients présentant une occlusion veineuse rétinienne (OVR) traitée par le ranibizumab, lors d’un suivi prospectif d'un sous-ensemble de patients issus de 2 essais de phase 3.

Trente-quatre patients atteints de BRVO et 32 de CRVO qui ont terminé les essais sur l'OVR parrainés par Genentech et portant sur le ranibizumab. Les patients vus tous les mois au cours de la première année et au moins tous les trois mois au cours de la deuxième année ont été traités par le ranibizumab pour le liquide intrarétinien. Les patients nécessitant des injections lors de visites consécutives ont été traités par ranibizumab plus photocoagulation par diffusion. Principales mesures des résultats : Amélioration moyenne de la meilleure acuité visuelle corrigée (BCVA) et pourcentage de patients avec résolution de l'œdème. Résultats : Avec un suivi moyen de 49,0 mois, 17 des 34 patients atteints de BRVO (50 %) ont présenté une résolution de l'œdème définie par l'absence de liquide intrarétinien pendant 6 mois ou plus après la dernière injection. La dernière injection a été effectuée dans les 2 ans suivant le début du traitement chez 76 % des patients. Le nombre moyen d'injections nécessaires chez les patients présentant un œdème non résolu à la quatrième année était de 3,2. Chez les patients dont l'œdème a été résolu, l'amélioration moyenne de la BCVA était de 25,9 lettres contre 17,1 lettres (P = 0,09) chez les patients dont l'œdème n'a pas été résolu; dans les deux groupes, environ 80 % avaient une BCVA finale de 20/40 ou mieux. Avec un suivi moyen de 49,7 mois, 14 des 32 patients atteints de CRVO (44 %) ont vu leur œdème se résorber, 71 % d'entre eux ayant reçu leur dernière injection dans les 2 ans suivant le début du traitement. Le nombre moyen d'injections chez les patients non résolus au cours de la quatrième année était de 5,9. Comparativement aux patients atteints d'OVCR non résolue, les patients dont la maladie a été résolue présentaient une plus grande amélioration de la BCVA (25,2 contre 4,3 lettres; P = 0,002), et un plus grand pourcentage avait une BCVA finale de 20/40 ou mieux (64,3 % contre 27,8 %; P = 0,04). Neuf patients atteints de BRVO et 9 de CRVO ont reçu une photocoagulation par diffusion, et, avec un suivi moyen de 9 mois (BRVO) et de 11 mois (CRVO) après le dernier laser, seul 1 patient de chaque groupe présentait une résolution de l'œdème.


Conclusions : Les résultats à long terme chez les patients atteints de BRVO traités par ranibizumab étaient excellents; bien que la moitié d'entre eux aient encore besoin d'injections occasionnelles après 4 ans, ils ont conservé un bon potentiel visuel. Une minorité importante (44 %) des patients atteints d'OVCR traités par le ranibizumab ont vu leur œdème se résorber et ont obtenu un bon résultat dans les 4 ans, mais la plupart (56 %) ont encore eu besoin d'injections fréquentes, ont eu un potentiel visuel réduit et ont un pronostic réservé.

Aflibercept intravitréen pour le traitement de l'œdème maculaire après une occlusion de la veine secondaire de la rétine : résultats à 52 semaines de l'étude VIBRANT

Aflibercept Étude VIBRANT

VIBRANT était un essai de phase 3, randomisé, à double insu.

Déterminer les résultats en matière d'efficacité et de sécurité à la semaine 52 chez les yeux présentant un œdème maculaire après une occlusion de la veine rétinienne secondaire (BRVO) et traités par une injection intravitréenne d'aflibercept (IAI) de 2 mg par rapport à un laser à grille12.

Les yeux randomisés et traités dans le cadre de VIBRANT ont été suivis jusqu'à la semaine 52. Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01521559 Étude visant à évaluer l'efficacité clinique et l'innocuité de l'injection intravitréenne d'aflibercept (EYLEA®;BAY86-5321) chez les patients souffrant d'une occlusion de la veine rétinienne (BRVO) (VIBRANT) Bref résumé : Il s'agit d'une étude de phase III, à double insu, randomisée, à contrôle actif, à groupes parallèles, d'une durée de 52 semaines, visant à évaluer l'efficacité et la sécurité de l'injection intravitréenne d'aflibercept (IAI;EYLEA®;BAY86-5321) par rapport au traitement au laser chez les patients souffrant d'un œdème maculaire secondaire à une BRVO. 183 participants Titre officiel : Étude à double insu, randomisée, contrôlée par un traitement actif de l'efficacité, de l'innocuité et de la tolérabilité de l'administration intravitréenne de VEGF Trap-Eye (injection intravitréenne d'aflibercept [IAI]) chez des patients présentant un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine ramifiée de la rétine. Date de début de l'étude : avril 2012 Date réelle de fin de l'étude primaire : août 2013 Date réelle d'achèvement de l'étude : mars 2014

Dans le groupe IAI, les yeux ont reçu une IAI toutes les 4 semaines jusqu'à la semaine 24 et une IAI toutes les 8 semaines jusqu'à la semaine 48 avec un laser à grille de secours si nécessaire à la semaine 36. Dans le groupe laser à grille, tous les yeux ont reçu un laser à grille au début de l'étude et, si les critères de sauvetage préspécifiés étaient remplis, un laser supplémentaire de la semaine 12 à la semaine 20 et une IAI toutes les 8 semaines après 3 doses mensuelles à partir de la semaine 24 (groupe laser/IAI). Le critère d'évaluation principal était le pourcentage d'yeux présentant une amélioration par rapport au score en lettres de l'acuité visuelle la mieux corrigée (BCVA) de départ ≥15 à la semaine 24. Toutes les mesures de résultats à la semaine 52 étaient exploratoires, et les valeurs P sont considérées comme nominales. Le pourcentage d'yeux présentant une amélioration par rapport au score en lettres de départ ≥15 dans les groupes IAI et laser/IAI était de 52,7 % contre 26,7 % (P = 0,0003) à la semaine 24 et de 57,1 % contre 41,1 % (P = 0,0296) à la semaine 52. Le changement moyen correspondant par rapport au score en lettres de la BCVA de base était de 17,0 contre 6,9 (P < 0,0001) à la semaine 24 et de 17,1 contre 12,2 (P = 0,0035) à la semaine 52. La réduction moyenne de l’épaisseur de la rétine centrale par rapport aux données de référence était de 280,5 μm contre 128,0 μm (P < 0,0001) à la semaine 24 et de 283,9 μm contre 249,3 μm (P = 0,0218) à la semaine 52. Dans le groupe IAI, 10,6 % des yeux ont reçu un laser de secours à la semaine 36, et dans le groupe laser/IAI, 80,7 % ont reçu un IAI de secours de la semaine 24 à la semaine 48. La cataracte traumatique dans un œil (1,1 %) du groupe IAI a été le seul événement indésirable oculaire grave.

Après 6 mois d'IAI, des injections toutes les 8 semaines ont maintenu le contrôle de l'œdème maculaire et de la cataracte.

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Étude SHORE

Étude MARVEL

Injections mensuelles ou au besoin de ranibizumab chez les patients souffrant d'occlusion veineuse rétinienne : l'étude SHORE

Étude randomisée, à double insu et contrôlée de l'efficacité et de la sécurité du bevacizumab intravitréen par rapport au ranibizumab dans le traitement de l'œdème maculaire dû à une occlusion de la veine rétinienne secondaire : étude MARVEL

Campochiaro et ses collaborateurs13 ont comparé des injections pro re nata (PRN) et mensuelles de 0,5 mg de ranibizumab chez des patients souffrant d'occlusion veineuse rétinienne (OVR) et stabilisés par des injections mensuelles. Ce fut une étude randomisée, ouverte, masquée par un examinateur de la vue, d'une durée de 15 mois. Les participants comprenaient des sujets souffrant d'un œdème maculaire secondaire à une OVR secondaire ou centrale. Les sujets ont reçu des injections mensuelles de 0,5 mg de ranibizumab pendant 7 mois, et ceux qui répondaient aux critères de stabilité entre le 7e et le 14e mois ont été randomisés (1 :1) entre des injections PRN et des injections mensuelles continues. Les sujets non randomisés (NR) (ne répondant jamais aux critères de stabilité) ont reçu des injections mensuelles. Le critère d'évaluation principal était la pente du changement de l'acuité visuelle mieux corrigée (BCVA) entre les mois 7 et 15. Il n'y avait pas de différence significative dans la pente du changement de la BCVA entre les mois 7 et 15 chez les patients traités par PRN par rapport à ceux traités par des injections mensuelles (P = 0,509). Le changement moyen (± écart-type) de la BCVA par rapport aux données de référence dans le score lettre de l'Early Treatment Diabetic Retinopathy Study au mois 15 était de 21,0 ± 14,1 dans le groupe PRN (n = 82) contre 18,7 ± 14,1 dans le groupe mensuel (n = 80) et 14,5 ± 14,7 chez les sujets NR (n = 13). Le pourcentage de sujets ayant atteint une BCVA ≥ 20/40 au 15e mois était de 76,8 % dans le groupe PRN, 71,3 % dans le groupe mensuel et 46,2 % chez les sujets NR. La variation moyenne (± écart-type) de l'épaisseur du sous-champ central par rapport aux données de référence était de -247,8 ± 207,5 μm dans le groupe PRN, de -289,9 ± 177,2 μm dans le groupe mensuel et de -93,2 ± 225,2 μm chez les sujets NR. Il n'y avait pas de différence significative dans les gains moyens de la BCVA ou les réductions de l'épaisseur du sous-champ central au mois 15 entre les groupes PRN et l’injection mensuelle (tous > 0,05).

Après la résolution de l'œdème à la suite de 7 injections mensuelles ou plus de ranibizumab chez les sujets RVO, les résultats visuels au mois 15 étaient excellents et pas significativement différents chez les sujets traités par PRN par rapport à ceux qui ont continué les injections mensuelles.

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Narayanan et ses collaborateurs14 ont voulu évaluer l'efficacité et la sécurité du bevacizumab intravitréen (IVB) par rapport au ranibizumab (IVR) dans le traitement de l'œdème maculaire dû à une occlusion de la veine rétinienne ramifiée (BRVO). Dans cet essai prospectif, randomisé et de non-infériorité, 75 participants présentant un œdème maculaire dû à une BRVO ont reçu des injections intravitréennes de ranibizumab ou de bevacizumab après une randomisation en bloc 1 :1. Le critère d'évaluation principal était la différence entre les changements moyens de la meilleure acuité visuelle corrigée (BCVA) à 6 mois. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient le changement moyen de l'épaisseur centrale de la rétine (ECR), la proportion de patients dont l'acuité visuelle s'est améliorée de plus de 15 lettres et la proportion de patients développant une néovascularisation. Les participants ont reçu soit l'IVR (n=37), soit l'IVB (n=38). La moyenne de la BCVA au départ était de 52,8 ± 14,4 lettres (20/80) et 56,1 ± 10,0 lettres (20/80) (p=0,24) dans les groupes ranibizumab et bevacizumab, respectivement. Après 6 mois, les gains moyens de la BCVA étaient de +18,1 lettres (p<0,0001; IC 95 %, +12,8 à +22,6) dans le groupe ranibizumab et de +15,6 lettres (p<0,0001; IC 95 %, +12,0 à +20,5) dans le groupe bevacizumab. La différence entre les gains visuels moyens des groupes traités (bevacizumab-ranibizumab) était de -2,5 lettres (IC 95 % -8,0 à +5,0; p=0,74). Les réductions moyennes du TRC à 6 mois étaient de 177,1 ± 122,3 μm dans le groupe ranibizumab (p<0,0001) et de 201,7 ± 166,2 μm dans le groupe bevacizumab (p<0,0001), sans différence significative entre les deux groupes (p=0,48). Le nombre moyen d'injections de ranibizumab et de bevacizumab était de 3,2 ± 1,5 et de 3,0 ± 1,4, respectivement (p=0,55). Deux événements indésirables graves sont survenus dans le groupe ranibizumab et un dans le groupe bevacizumab, mais tous deux n'étaient pas liés aux injections intravitréennes. Cette étude a démontré un gain significatif de l'acuité visuelle chez les yeux atteints de BRVO traités soit par le bevacizumab, soit par le ranibizumab. La stratégie pro re nata a été efficace pour maintenir le gain visuel.


Laser en grille avec injection pro re nata modifiée de bevacizumab et de ranibizumab dans l'œdème maculaire dû à une occlusion de la veine rétinienne secondaire : Rapport MARVEL n° 2

Caractéristiques morphologiques de base comme prédicteurs de l'acuité visuelle finale chez les patients souffrant d'occlusions de veines rétiniennes secondaires : Rapport MARVEL n° 3

Objectif : Le but de cette étude15 était d'étudier prospectivement l'efficacité du laser en grille combiné au bevacizumab ou au ranibizumab intravitréen dans les yeux présentant un œdème maculaire dû à une occlusion de la veine rétinienne secondaire.

Narayanan et ses collaborateurs16 ont tenté de déterminer les valeurs prédictives des anomalies de base de la tomographie par cohérence optique (OCT) sur les changements d'acuité visuelle à 12 mois dans les yeux présentant un œdème maculaire (OM) causé par des occlusions de veines rétiniennes secondaires (BRVO).

Patients et méthodes : Des yeux naïfs au traitement ont été recrutés pour recevoir des injections de ranibizumab ou de bevacizumab. Au cours des 6 premiers mois, les patients ont été évalués tous les mois et injectés si l'acuité visuelle mieux corrigée changeait de cinq lettres ou plus ou si du liquide était noté sur la tomographie par cohérence optique (OCT) du domaine spectral; au cours des 6 mois suivants, les patients ont été évalués tous les deux mois et injectés uniquement si l'acuité visuelle mieux corrigée diminuait de cinq lettres ou plus avec le liquide associé. Une photocoagulation au laser en grille a été effectuée en cas de présence de liquide sur l'OCT et a été répétée si les patients étaient admissibles après un intervalle minimum de 3 mois. Résultats : Le nombre moyen d'injections de ranibizumab et de bevacizumab était, respectivement, de 3,2±1,5 et 3,0±1,4 au cours des 6 premiers mois et de 0,3±0,6 et 0,3±0,6 au cours des 6 derniers mois. En outre, 55/75 (73,33 %) participants n'ont reçu aucune injection au cours des 6 derniers mois. Les réductions moyennes de l'épaisseur centrale de la rétine à 12 mois étaient de 165,67 μm (P<0,001; intervalle de confiance à 95 % -221,50 à -135,0) dans le groupe ranibizumab et de 184,78 μm (P<0,001; intervalle de confiance à 95 % -246,49 à -140,0) dans le groupe bevacizumab (P=0,079). Plus de patients dans le groupe bevacizumab par rapport à ceux du groupe ranibizumab ont nécessité un laser de secours à 12 mois (20 contre 11; P=0,06).

Conclusion : Des évaluations bimensuelles après le 6e mois avec très peu d'injections pro re nata ont été efficaces pour maintenir les gains visuels obtenus au cours des 6 premiers mois. La photocoagulation au laser de secours est efficace pour maintenir la vision même en présence de liquide sur l'OCT, bien qu'elle soit requise plus souvent chez les patients traités par bevacizumab.

Les chercheurs ont effectué une analyse post hoc des données de 75 participants à l'essai MARVEL sur 12 mois. Les anomalies de l'OCT au départ, y compris les espaces cystoïdes de la couche des cellules ganglionnaires (GCL), les points hyper-réfléchissants intrarétiniens et l'épaisseur du sous-champ central (CST), ont été corrélées avec les améliorations de l'acuité visuelle et le nombre d'injections de facteur de croissance endothélial anti-vasculaire nécessaires à l'aide d'un modèle de régression multivarié. Les yeux avec une CST de base > 500 μm présentaient des gains visuels plus importants que ceux avec une CST <500 μm (+21,09 contre +16,08 lettres, P = 0,04). Les yeux présentant des points hyper-réfléchissants (+13,97 contre +19,93 lettres, P = 0,02), et des kystes du GCL (+9,8 contre +18,9, P = 0,003) présentaient des gains d'acuité visuelle inférieurs. Les détachements maculaires neurosensoriels au départ n'ont pas affecté les gains d'acuité visuelle. Quatre-vingt-dix pour cent du gain d'acuité visuelle a été enregistré après deux injections et s'est maintenu jusqu'au 12e mois. Une OCT de base de <500 μm, des points hyper-réfléchissants et des espaces cystoïdes du GCL sont associés à de moins bons gains d'acuité visuelle. La plupart des gains visuels surviennent après deux injections.

Étude BRIGHTER Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01599650 Efficacité et sécurité du Ranibizumab avec ou sans laser en comparaison avec le laser dans l'occlusion de la veine rétinienne de branche (BRIGHTER) 455 participants Titre officiel : Une étude multicentrique de phase IIIb, ouverte, randomisée, contrôlée activement, à trois bras, d'une durée de 24 mois, évaluant l'efficacité et l'innocuité d'un schéma posologique PRN individualisé, basé sur des critères de stabilisation, avec des injections intravitréennes de 0,5 mg de Ranibizumab appliquées en monothérapie ou avec une photocoagulation au laser adjointe, en comparaison avec la photocoagulation au laser chez des patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine ramifiée de la rétine. Date de début de l'étude : mai 2012 Date réelle de fin de l'étude primaire : mai 2015 Date réelle d'achèvement de l'étude : mai 2015 OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Bénéfices durables du ranibizumab avec ou sans laser dans l'occlusion de la veine rétinienne secondaire : résultats à 24 mois de l'étude BRIGHTER Tadayoni et ses collaborateurs17 ont évalué l'efficacité et la sécurité à long terme (24 mois) du ranibizumab 0,5 mg administré pro re nata (PRN) avec ou sans laser en utilisant un critère de stabilisation de l'acuité visuelle (VA) individualisé chez les patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine rétinienne ramifiée (BRVO). Un total de 455 patients a été suivi lors d’une étude de phase IIIb, ouverte, randomisée, à contrôle actif, à trois groupes et multicentrique. Les patients ont été randomisés (2 :2 :1) en trois groupes : ranibizumab 0,5 mg (n = 183), ranibizumab 0,5 mg avec laser (n = 180) ou sans laser (avec ranibizumab 0,5 mg en option après le 6e mois; n = 92). Après les 3 injections mensuelles initiales, les patients du bras ranibizumab avec ou sans laser ont reçu un traitement PRN basé sur les critères de stabilisation de la VA. Les patients affectés au bras laser ont reçu le laser à la discrétion de l'investigateur. Les principales mesures des résultats étaient le changement moyen (et moyenne) de la meilleure acuité visuelle corrigée (BCVA) et de l'épaisseur du sous-champ central (CSFT) des données de référence au mois 24, et sécurité sur 24 mois. Un total de 380 patients (83,5 %) ont terminé l'étude. Le ranibizumab avec ou sans laser a conduit à des résultats supérieurs en termes de BCVA par rapport au laser (monothérapie et combiné au ranibizumab à partir du mois 6; 17,3/15,5 contre 11,6 lettres; P < 0,0001). Le ranibizumab associé au laser était non inférieur au ranibizumab en monothérapie (changement moyen de la BCVA : 15,4 contre 15,0 lettres; P < 0,0001). Cependant, l'ajout du laser n'a pas réduit le nombre d'injections de ranibizumab (moyenne des injections : 11,4 contre 11,3; P = 0,4259). Une réduction plus importante du CSFT a été observée avec le ranibizumab avec ou sans laser par rapport à la monothérapie au laser sur 24 mois par rapport aux données de référence (ranibizumab en monothérapie -224,7 μm, ranibizumab avec laser -248,9 μm, laser [monothérapie et combiné au ranibizumab à partir du 6e mois] -197,5 μm). La présence d'une ischémie maculaire n'a pas affecté le résultat de la BCVA ou la fréquence du traitement. Il n'y a pas eu de rapports de glaucome néovasculaire ou de néovascularisation de l'iris. Aucun nouveau signal de sécurité n'a été identifié. Les résultats de l'étude BRIGHTER ont confirmé l'efficacité à long terme et le profil de sécurité d'un dosage PRN guidé par des critères individualisés de stabilisation de la VA avec le ranibizumab 0,5 mg chez les patients atteints de BRVO. L'ajout du laser n'a pas permis d'obtenir de meilleurs résultats fonctionnels ni de réduire le besoin de traitement. Les résultats en matière de sécurité étaient conformes au profil de sécurité bien établi du ranibizumab. 18

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Étude CRYSTAL Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01535261 Injections intravitréennes de ranibizumab chez les patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (CRYSTAL). 357 participants Titre officiel : Une étude multicentrique de phase IIIb, ouverte, à un seul bras, d'une durée de 24 mois, évaluant l'efficacité et l'innocuité d'un schéma posologique PRN individualisé, basé sur des critères de stabilisation, avec des injections intravitréennes de 0,5 mg de Ranibizumab appliquées en monothérapie chez des patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à un cancer de la rétine centrale. Date de début de l'étude : février 2012 Date réelle de fin de l'étude primaire : mars 2015 Date réelle de fin de l'étude : mars 2015

Avantages durables du ranibizumab dans le traitement de l'occlusion de la veine centrale de la rétine avec œdème maculaire : résultats à 24 mois de l'étude CRYSTAL Les membres du groupe de l’étude CRYSTAL18 ont voulu évaluer l'efficacité et le profil de sécurité d'un régime individualisé, basé sur des critères de stabilisation, de ranibizumab 0,5 mg chez les patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR). Ils ont suivi un total de 357 patients dans une étude multicentrique prospective, ouverte, à un seul groupe, d'une durée de 24 mois. Les patients ont reçu des injections mensuelles de ranibizumab 0,5 mg (un minimum de 3 injections) jusqu'à ce qu'une acuité visuelle (AV) stable soit maintenue pendant 3 mois consécutifs. Ensuite, des injections de 0,5 mg de ranibizumab ont été administrées si le suivi indiquait une perte d'AV due à l'activité de la maladie. Les résultats primaires ont été publiés précédemment.

On a surtout observé le changement moyen par rapport aux données de référence aux mois 1 à 24 de la meilleure VA corrigée (BCVA) dans la population globale et dans les sous-groupes catégorisés selon la BCVA de base, la durée du CRVO ou la présence d'ischémie maculaire.


La BCVA moyenne de départ était de 53,0 lettres et la durée moyenne du CRVO était de 8,9 mois (médiane de 2,4 mois). Le gain moyen (écart-type) de la BCVA par rapport au départ avec le ranibizumab 0,5 mg au mois 24 était de 12,1 (18,60) lettres (P < 0,0001). Les gains de la meilleure correction de la VA au mois 24 étaient similaires chez les patients avec ou sans ischémie maculaire au départ (changement moyen, 11,1 et 12,9 lettres, respectivement). Le gain moyen de la BCVA au mois 24 était plus élevé chez les patients ayant une durée de CRVO <3 mois (13,2 lettres) que chez ceux ayant une durée de CRVO >9 mois (10,5 lettres). Les patients avec une BCVA de base plus faible avaient des gains de BCVA moyens plus importants au mois 24 (≤39 lettres; 18,5 lettres) que ceux avec une BCVA de base plus élevée (40-59/≥60 lettres; 13,9/7,2 lettres), même si les valeurs absolues de BCVA au mois 24 étaient plus élevées chez les patients avec une BCVA de base plus élevée. Le nombre moyen (écarttype) et médian d'injections de ranibizumab jusqu'au mois 23 était de 13,1 (6,39) et de 15,0 injections, respectivement. Aucun nouvel événement de sécurité oculaire ou non oculaire n'a été signalé. Ainsi, un schéma posologique individualisé de 0,5 mg de ranibizumab, basé sur des critères de stabilisation, a permis d'obtenir des gains durables de BCVA jusqu'à 24 mois chez des patients atteints de CRVO. La présence d'une ischémie maculaire au départ n'a pas influencé les gains de VA. Une durée plus courte de l'OVCR au départ était associée à de meilleurs gains de VA. Les résultats en matière d'innocuité étaient conformes à ceux rapportés dans les études précédentes sur le ranibizumab chez les patients atteints de CRVO.

Étude BLOSSOM Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01976338 Injections intravitréennes de ranibizumab versus contrôle par simulation chez des patients souffrant d'une occlusion de la veine rétinienne secondaire (BRVO) (étude Blossom)

Dans une étude de phase III de 12 mois, à double insu, un total de 283 patients atteints de BRVO ont été suivis. Les patients âgés de ≥18 ans ont été randomisés (2 :1) pour recevoir du ranibizumab 0,5 mg ou une simulation. Le groupe ranibizumab a reçu un minimum de 3 injections intravitréennes mensuelles jusqu'à l'obtention d'une acuité visuelle (AV) maximale stable, suivi d'un régime pro re nata (PRN) basé sur des critères de stabilisation de l'AV individualisés. Les patients du groupe simulation ont reçu des injections simulées jusqu'au mois 5 et pouvaient recevoir du ranibizumab 0,5 mg PRN à partir du mois 6. On a mesuré le changement moyen de la meilleure correction de l'acuité visuelle (BCVA) des données de référence au mois 1 jusqu'au mois 6 et de la sécurité jusqu'au mois 12. Au départ, la moyenne (± écart-type) de la BCVA et de l'épaisseur du sous-champ central (SCFT) des patients était respectivement de 57,4 (± 11,7) lettres et de 525 (±193,4) μm. Comparé au traitement par simulation, le traitement par ranibizumab a entraîné des gains de VA supérieurs. La variation moyenne par moindres carrés (LS) de la BCVA entre le début de l'étude et le mois 1 et le mois 6 dans les groupes ranibizumab et simulation était de +12,5 et +5,0 lettres, respectivement (différence moyenne LS entre ranibizumab vs simulation : +7,5 lettres [intervalle de confiance à 95 %, 5,5-9,5], P unilatéral < 0,001). Le changement moyen LS par rapport aux données de référence au mois 12 dans les groupes ranibizumab vs simulation pour la BCVA était de +16,4 (14,9-17,8) contre +11,4 (9,3-13,5) lettres et pour la CSFT était de -280,0 (-291,6 à -268,4) contre -269,7 (-286,2 à -253,1) μm. Le nombre moyen (SD) d'injections sur 12 mois était de 7,0 (2,55) dans le groupe ranibizumab et de 3,6 (1,60) dans le groupe simulation avec ranibizumab. Aucun nouveau problème de sécurité n'a été signalé.

283 participants Titre officiel : Étude de phase III randomisée à double insu évaluant les injections intravitréennes de ranibizumab par rapport à un contrôle simulé chez les patients présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire (OM) secondaire à une occlusion de la veine rétinienne secondaire (OVRS) [Blossom]. Date réelle de début de l'étude : 12 novembre 2013 Date réelle de fin de l'étude primaire : 28 mars 2016 Date réelle de fin de l'étude : 28 mars 2016 Efficacité et innocuité du Ranibizumab chez les patients asiatiques souffrant d'une occlusion de la veine ramifiée de la rétine : résultats de l'étude randomisée BLOSSOM Wei et ses collaborateurs19 ont évalué l'efficacité et le profil de sécurité du ranibizumab intravitréen 0,5 mg chez des patients asiatiques présentant une déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une occlusion de la veine rétinienne secondaire (BRVO).

Chez les patients asiatiques atteints de BRVO, le traitement PRN individualisé par ranibizumab était statistiquement supérieur au traitement simulation au mois 6 et a conduit à des gains visuels précoces qui ont été maintenus jusqu'à 12 mois. Les résultats obtenus dans le groupe témoin indiquent l'importance d'un traitement précoce pour obtenir des résultats visuels optimaux dans le BRVO. La sécurité du ranibizumab dans cette étude était conforme au profil de sécurité bien établi du ranibizumab.

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Étude LUMINOUS Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01318941 Observer l'efficacité et la sécurité du Ranibizumab en situation réelle (LUMINOUS) Bref résumé : Cette étude décrira la sécurité et l'efficacité à long terme, les schémas de traitement et la qualité de vie rapportée par les patients associés au traitement par Ranibizumab dans la pratique clinique courante pour toutes les indications approuvées incluses dans l'étiquette du produit local. 30 490 participants Titre officiel : LUMINOUS : Étude visant à observer l'efficacité et l'innocuité du Ranibizumab par le biais d'un traitement individualisé des patients et des résultats associés. Date de début de l'étude : mars 2011 Date d'achèvement primaire réelle : avril 2016 Date réelle d'achèvement de l'étude : avril 2016 Efficacité et sécurité du ranibizumab chez les patients souffrant d'une occlusion de la veine centrale de la rétine : résultats de l'étude mondiale LUMINOUS en conditions réelles Évaluer l'efficacité, les modalités de traitement et l'innocuité à long terme du ranibizumab 0,5 mg chez des patients naïfs de traitement souffrant d'occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) dans un contexte réel. L'étude LUMINOUS20,21, une étude d'observation ouverte, prospective, multicentrique, multi-indications, d'une durée de 5 ans, a recruté des patients naïfs de traitement ou ayant déjà été traités, qui ont été traités conformément à l'étiquette locale du ranibizumab. Nous rapportons ici le changement moyen de l'acuité visuelle (VA; lettres ETDRS [Early Treatment Diabetic Retinopathy Study]), l'exposition au traitement au cours de l'année (Y) 1 et la sécurité à 5 ans chez les patients CRVO naïfs de traitement. Au départ, l'âge moyen des patients CRVO naïfs de traitement (n = 327) était de 68,9 ans, avec une VA moyenne (écart-type [ET]) de 40,6 (23,9) lettres. À Y1, les patients (n = 144) présentaient un gain de VA moyen (écart-type) de 10,8 (19,66) lettres par rapport à la valeur initiale, avec une moyenne (écart-type) de 5,4 (2,65) injections de ranibizumab. Les patients ont présenté des gains d'acuité visuelle moyens (ET) de 2,7 (19,35), 11,6 (20,56), 13,9 (18,08), 11,1 (18,46) et 8,2 (24,86) lettres avec 1, 2-3, 4-5, 6-8 et >8 injections de ranibizumab, respectivement. Les gains VA moyens (SD) à Y1 chez les patients recevant une dose de charge (67,4 %) et sans dose de charge (32,6 %) étaient de 11,9 (20,42) et 8,4 (17,99) lettres, respectivement. Sur cinq ans, l'incidence des événements indésirables (EI) oculaires/non oculaires et des EI graves était de 11,3 %/8,6 % et de 1,2 %/6,7 %, respectivement. 20

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Ces résultats démontrent l'efficacité du ranibizumab chez les patients atteints d'OVCR n'ayant jamais reçu de traitement à l'âge de 1 an, avec des gains d'acuité visuelle cliniquement significatifs et aucun nouveau problème de sécurité sur cinq ans. Ces résultats peuvent contribuer à informer la pratique courante et permettre une meilleure gestion clinique pour obtenir des résultats visuels optimaux. Résultats à long terme du traitement anti-VEGF de l'occlusion veineuse rétinienne Analyser les résultats à long terme des yeux atteints d'occlusion veineuse rétinienne (OVR) 8 ans après le début du traitement par des agents anti-facteur de croissance endothélial vasculaire (VEGF). Étude rétrospective et multicentrique de 221 yeux diagnostiqués avec une OVR, qui ont été mis sous traitement anti-VEGF entre 2009 et 2011. La VA et le TRC ont été enregistrés au départ et à des points annuels ultérieurs. Le nombre moyen d'injections administrées chaque année et l'incidence des événements indésirables ont été enregistrés22,23. Sur un total de 221 yeux qui ont commencé le traitement avec des agents anti-VEGF pour la RVO, 95 ont été diagnostiqués avec BRVO et 126 avec CRVO. Des données sur 8 ans étaient disponibles pour 94 yeux (43 %). L'âge moyen des patients était de 65,1 ± 12,0 ans. La VA moyenne s'est améliorée de 16,9 lettres (57,8-74,7 lettres) par rapport aux valeurs de départ (P < 0,001). Pour les yeux BRVO, la VA moyenne s'est améliorée de 60,5 à 74,8 lettres (p < 0,001) et pour les yeux CRVO de 52,0 à 66,4 lettres (p < 0,001). Dans tous les yeux RVO, on a observé une réduction du TRC moyen de 501,0 à 249,1 μm; dans les yeux BRVO de 472,4 à 284,7 μm et dans les yeux CRVO de 533,9 à 267,5 μm. Au cours de la huitième année après le début du traitement, les yeux atteints de RVO recevaient en moyenne quatre injections.

Cette étude a révélé de bons résultats à long terme de l'inhibition du VEGF pour les yeux atteints de RVO. Les patients ont conservé un gain de 3 lignes de vision 8 ans après le début du traitement. Ce résultat encourageant contraste avec les études à long terme de patients atteints de dégénérescence maculaire néovasculaire liée à l'âge, où les gains initiaux sont perdus avec le temps.


Comparaison entre les résultats d'un essai clinique et ceux d'un traitement anti-VEGF dans le cadre d'une occlusion des veines de la rétine centrale et des branches de la rétine Des essais marquants sur le traitement anti-VEGF de l'œdème maculaire dû à la branche (BRVO) et à l'occlusion de la veine centrale de la rétine (CRVO) montrent que des gains de vision cliniquement significatifs sont réalisables avec des injections initiales fréquentes, une surveillance mensuelle et un retraitement en temps opportun; cependant, cela est lourd et n'est pas réalisable dans la pratique clinique. Cette étude a évalué l'impact des injections d'anti-VEGF et de la fréquence de surveillance sur les résultats de la BCVA chez les patients atteints de BRVO et de CRVO26,27.

L'essai randomisé ZIPANGU sur le ranibizumab et le laser d'appoint dans le traitement de l'œdème maculaire après une occlusion de la veine rétinienne secondaire chez des patients n'ayant jamais reçu de traitement L'étude ZIPANGU24,25 a évalué l'efficacité et l'innocuité du ranibizumab sous forme d'une dose de charge + pro re nata (une + PRN) avec/sans laser focal/grille chez des patients naïfs de traitement souffrant d'œdème maculaire (EM) à la suite d’une occlusion de la veine rétinienne ramifiée (BRVO). ZIPANGU était une étude multicentrique de phase IV, prospective, randomisée, ouverte, à contrôle actif, de 12 mois, à deux bras. Des patients naïfs de traitement présentant une déficience visuelle (19-73 lettres) causée par une ME, définie par une épaisseur du sous-champ central (CSFT) > 300 μm, due à une BRVO ont été répartis de manière aléatoire entre une monothérapie par ranibizumab (n = 29) et un traitement combiné (ranibizumab + laser focal/grille à impulsions courtes, n = 30). Le critère d'évaluation principal était le nombre d'injections de ranibizumab. Les critères d'évaluation secondaires étaient les changements moyens de l'acuité visuelle mieux corrigée (BCVA) et du CSFT, ainsi que la sécurité. Il n'y a pas eu de différences statistiquement significatives dans le nombre moyen d'injections de ranibizumab entre la monothérapie (4,3 injections) et l'association (4,1 injections), ou dans le CSFT. L'amélioration de la BCVA dans le groupe de la monothérapie (22,0 lettres) était meilleure que dans le groupe du traitement combiné (15,0 lettres) (p = 0,035). Dans l'ensemble, les deux schémas thérapeutiques sont apparus sûrs et bien tolérés. Un + PRN ranibizumab est sûr et efficace chez les patients naïfs de traitement avec ME secondaire à BRVO. Un traitement conjonctif au laser n'a pas permis d'obtenir de meilleurs résultats fonctionnels ni de réduire le nombre d'injections de ranibizumab.

Il s'agissait d'une comparaison croisée entre des essais cliniques contrôlés, des essais d'extension à long terme (LTE) et des études du monde réel sur le traitement anti-VEGF chez des patients présentant un œdème maculaire dû à une BRVO ou à une CRVO. Les données publiées ont été utilisées pour comparer les fréquences moyennes d'injection sur 12 mois et les résultats de la BCVA obtenus avec des régimes de traitement anti-VEGF fixes, selon les besoins, de traitement et d'extension, et du monde réel et avec des visites de contrôle mensuelles ou moins fréquentes. Les analyses ont porté sur 7 essais cliniques contrôlés (2 BRVO, 5 CRVO; tous avec une surveillance mensuelle), 4 essais LTE (2 BRVO/CRVO, 2 CRVO; la plupart avec une surveillance moins que mensuelle) et 2 études en situation réelle (toutes deux BRVO/CRVO; surveillance à la discrétion de l'investigateur). Les patients atteints de BRVO dans les essais cliniques ont reçu 8,5-9,0 injections sur 12 mois contre 1,6-4,9 injections dans les essais LTE et les études en monde réel. Dans les essais cliniques, le changement moyen de la BCVA sur 12 mois était de 17,1-18,3 lettres contre -0,7 à -2,1 lettres dans les essais LTE avec des visites moins fréquentes. La variation moyenne de la BCVA sur 12 mois dans les études réelles sur la CRVO n'était que de 7,7 à 13,1 lettres. Les patients atteints d'OVCR dans les essais cliniques ont reçu de 7,8 à 11,8 injections sur 12 mois contre 1,5 à 5,1 injections dans les essais LTE et les études en situation réelle. Les patients atteints d'OVCR dans les essais cliniques ont gagné de 10,7 à 21,9 lettres sur 12 mois. Cependant, ces gains n'ont pas été maintenus dans les essais LTE (-7,6 à 0,2 lettres), ni atteints dans les études en situation réelle (4,1-7,1 lettres). Dans les études réelles, les patients atteints de BRVO ou de CRVO ont été suivis moins fréquemment, ont reçu moins d'injections d'anti-VEGF et n'ont pas obtenu les gains de BCVA observés dans les essais cliniques. De même, les patients qui ont obtenu des gains de vision dans les essais cliniques ont en moyenne subi une perte de BCVA avec moins de visites de suivi dans les essais LTE. Ces données soulignent le besoin de nouvelles stratégies qui prolongent la durabilité du traitement afin de réduire la charge du traitement et la nécessité d'un suivi fréquent et d'améliorer les résultats visuels dans le monde réel.

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RÉFÉRENCES

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13. Campochiaro PA, Wykoff CC, Singer M, Johnson R, Marcus D, Yau L, Sternberg G. Monthly versus asneeded ranibizumab injections in patients with retinal vein occlusion: the SHORE study. Ophthalmology. 2014 Dec;121(12):2432-42. doi: 10.1016/j.ophtha.2014.06.011. Epub 2014 Jul 21. PMID: 25060610. 14. Narayanan R, Panchal B, Das T, Chhablani J, Jalali S, Ali MH; MARVEL study group. A randomised, doublemasked, controlled study of the efficacy and safety of intravitreal bevacizumab versus ranibizumab in the treatment of macular oedema due to branch retinal vein occlusion: MARVEL Report No. 1. Br J Ophthalmol. 2015 Jul;99(7):954-9. doi: 10.1136/bjophthalmol-2014-306543. Epub 2015 Jan 28. PMID: 25631483. 15. Narayanan R, Panchal B, Stewart MW, Das T, Chhablani J, Jalali S, Hasnat Ali M. Grid laser with modified pro re nata injection of bevacizumab and ranibizumab in macular edema due to branch retinal vein occlusion: MARVEL report no 2. Clin Ophthalmol. 2016 Jun 2;10:10239. doi: 10.2147/OPTH.S104459. PMID: 27330272; PMCID: PMC4898411. 16. Tadayoni R, Waldstein SM, Boscia F, Gerding H, Gekkieva M, Barnes E, Das Gupta A, Wenzel A, Pearce I; BRIGHTER Study Group. Sustained Benefits of Ranibizumab with or without Laser in Branch Retinal Vein Occlusion: 24-Month Results of the BRIGHTER Study. Ophthalmology. 2017 Dec;124(12):1778-1787. doi: 10.1016/j.ophtha.2017.06.027. Epub 2017 Aug 12. Erratum in: Ophthalmology. 2018 Mar;125(3):463. PMID: 28807635. 17. Larsen M, Waldstein SM, Priglinger S, Hykin P, Barnes E, Gekkieva M, Das Gupta A, Wenzel A, Monés J; CRYSTAL Study Group. Sustained Benefits from Ranibizumab for Central Retinal Vein Occlusion with Macular Edema: 24-Month Results of the CRYSTAL Study. Ophthalmo Retina. 2018 Feb;2(2):134-142. doi: 10.1016/j.oret.2017.05.016. Epub 2017 Sep 9. PMID: 31047340. 18. Wei W, Weisberger A, Zhu L, Cheng Y, Liu C; BLOSSOM Study Group. Efficacy and Safety of Ranibizumab in Asian Patients with Branch Retinal Vein Occlusion: Results from the Randomized BLOSSOM Study. Ophthalmol Retina. 2020 Jan;4(1):57-66. doi: 10.1016/j.oret.2019.08.001. Epub 2019 Aug 13. PMID: 31902472. 19. https://www.nature.com/articles/s41433-021-01702-y 20. Lotery, A., Clemens, A., Tuli, R. et al. Effectiveness and safety of ranibizumab in patients with central retinal vein occlusion: results from the real-world, global, LUMINOUS study. Eye (2021). https://doi.org/10.1038/s41433-021-01702-y 21. https://www.nature.com/articles/s41433-021-01620z?proof=t+target%3D 22. Spooner, K.L., Fraser-Bell, S., Hong, T. et al. Long-term outcomes of anti-VEGF treatment of retinal vein occlusion. Eye (2021). https://doi.org/10.1038/s41433-021-01620-z 23. https://www.nature.com/articles/s41598-020-79051-1 24. Murata, T., Kondo, M., Inoue, M. et al. The randomized ZIPANGU trial of ranibizumab and adjunct laser for macular edema following branch retinal vein occlusion in treatment-naïve patients. Sci Rep 11, 551 (2021). https://doi.org/10.1038/s41598-020-79051-1 25. Danzig CJ, Blotner S, Steffen V, Haskova Z. Clinical trial versus real-world outcomes with anti-VEGF therapy for branch and central retinal vein occlusion. Investigative Ophthalmology & Visual Science June 2021, Vol.62, 3174. 26. https://iovs.arvojournals.org/article.aspx?articleid=2776264


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ARTICLE 2

PAR LE DOCTEUR JEAN-PIERRE LAGACÉ OPTOMÉTRISTE, M.Sc.

Trouble du spectre Le la mélanome de l’uvée – de neuromyélite mise à jou optique • partie II Immunosuppression à long terme Il existe, entre autres, cinq médicaments principalement utilisés pour l’immunosuppression : ■ Rituximab : un anticorps anti-lymphocytes B ■ Éculizumab : un anti-complément C5 approuvé FDA juin 2019 ■ Inébilizumab : un anti-CD19 approuvé FDA juin 2019 ■ Satralizumab : un anti-IL-6R approuvé FDA août 2020 ■ Tocilizumab : un anti-IL-6R

Rituximab Le rituximab, un anticorps anti-lymphocytes B, a été démontré pour réduire les rechutes dans un essai en double aveugle, contrôlé par placebo. D'autres traitements immunomodulateurs et immunosuppresseurs sont parfois utilisés. Le natalizumab et le fingolimod semblent inefficaces et peuvent être nocifs. Le traitement des symptômes est similaire à celui de la sclérose en plaques. Le baclofène ou la tizanidine peuvent soulager les spasmes musculaires. Avec la découverte d'un anticorps spécifique, l'anti-aquaporine 4, le rituximab (RTX), anticorps anti-CD20, est devenu un candidat pour la prise en charge de la NMO. Objectif : l'objectif est d'évaluer l'impact d'un traitement par RTX sur le taux annualisé de poussée chez des patients souffrant de NMO. Méthode : il s'agit d'une étude rétrospective multicentrique incluant des patients souffrant de NMO traités par RTX. 24

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Résultats : 29 patients ont été inclus. Sur la durée moyenne de suivi de 24,83 mois, 24 patients n'ont pas présenté de nouvelle poussée. Le taux annualisé de poussée de 2,57 DS 0,25 en pré-traitement a été diminué à 0,10 2,19 en post-traitement. Conclusion : le RTX semble être une thérapeutique efficace dans la prévention de la survenue des poussées chez les patients souffrant de NMO01. Efficacité et innocuité du traitement par le rituximab dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique. Étude méthodique et méta-analyse Résumé Question : Le rituximab est-il un traitement efficace et sûr pour les patients atteints de troubles du spectre de la neuromyélite optique (TSNO) ? Résultats : Dans cette revue systématique et cette méta-analyse, le traitement par rituximab a réduit de manière significative le taux de rechute annualisé et le handicap neurologique chez les patients atteints de NMOSD. Des effets indésirables ont été enregistrés chez 26 % des patients02-03. Signification : Le traitement par rituximab peut réduire la fréquence des rechutes et le handicap neurologique des MNOSD; cependant, le profil de sécurité suggère la prudence dans la prescription du rituximab comme traitement de première intention.

Parmi 46 études portant sur 438 patients (381 femmes et 56 hommes [le sexe n'a pas été précisé pour 1 patient]; âge moyen au début du traitement, 32 ans [fourchette d'âge, 2-77 ans]), le traitement par rituximab a entraîné une réduction moyenne (SE) de 0,79 (0,15) (IC à 95 %, -1,08 à -0,49) du taux de rechute annualisé moyen et une réduction moyenne (SE) de 0,64 (0,27) (IC à 95 %, -1,18 à -0,10) du score moyen sur l'échelle d'invalidité élargie. Une corrélation significative a été observée entre la durée de la maladie et le score sur l'échelle Expanded Disability Status Scale. Des effets indésirables ont été enregistrés chez 114 des 438 (26 %) patients traités par le rituximab. Plus précisément, 45 patients (10,3 %) ont présenté des effets indésirables liés à la perfusion, 40 patients (9,1 %) ont eu une infection, 20 patients (4,6 %) ont développé une leucopénie persistante, 2 patients (0,5 %) ont reçu un diagnostic d'encéphalopathie réversible postérieure et 7 patients (1,6 %) sont décédés. Conclusions et pertinence : Cette revue systématique et méta-analyse fournit des preuves que le traitement par rituximab réduit la fréquence des rechutes et le handicap neurologique chez les patients atteints de MNOSD. Cependant, le profil de sécurité suggère la prudence dans la prescription du rituximab comme traitement de première intention.

Les troubles du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD) sont des astrocytopathies auto-immunes caractérisées par une atteinte prédominante des nerfs optiques et de la moelle épinière. Chez la plupart des patients, un auto-anticorps IgG se liant à l'aquaporine-4 astrocytaire, le principal canal hydrique du système nerveux central, est détecté. Le rituximab, un anticorps monoclonal chimérique spécifique de l'antigène de surface des lymphocytes B CD20, a été de plus en plus adopté comme traitement de première ligne non autorisé pour les patients atteints de NMOSD. Objectif : Effectuer une revue systématique et une méta-analyse de l'efficacité et de la sécurité de l'utilisation du rituximab dans les NMOSD, en considérant les facteurs prédictifs potentiels liés à la réponse des patients au rituximab dans cette maladie. Examen des données : Les études en langue anglaise publiées entre le 1er janvier 2000 et le 31 juillet 2015 ont été recherchées dans les bases de données MEDLINE, Central Register of Controlled Trials (CENTRAL) et clinicaltrials.gov. Les caractéristiques des patients, les mesures des résultats, les régimes de traitement et les effets indésirables enregistrés ont été extraits. Résultats : Quarante-six études ont été incluses dans l'examen systématique. Vingt-cinq études incluant au moins 2 patients atteints de MNOSD traités par rituximab ont été incluses dans la méta-analyse. Les différences dans le taux de rechute annualisé et le score sur l'échelle Expanded Disability Status Scale avant et après le traitement par rituximab étaient les principales mesures d'efficacité. Les critères de sécurité comprenaient la proportion de décès, d'abandons pour cause d'effets toxiques et d'effets indésirables.

Impact du rituximab sur le taux de rechute et le handicap dans la neuromyélite optique La neuromyélite optique (NMO) est une maladie démyélinisante grave qui entraîne souvent un handicap important. Les preuves s'accumulent et impliquent désormais des mécanismes humoraux dans sa pathogenèse. En l'absence d'une thérapie approuvée, des médicaments anti-inflammatoires ou immunosuppresseurs ont été utilisés empiriquement pendant plus de trois décennies. Des preuves récentes du rôle de l'anticorps contre l'aquaporine-4 dans la pathogenèse de la NMO ont conduit à l'utilisation du rituximab, un anticorps monoclonal ciblant l'épitope CD20 sur toute la lignée des cellules B04. Objectifs : Évaluer l'impact du rituximab sur le taux de rechute et le handicap dans la NMO.

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Méthodes : Il s'agit d'une étude longitudinale rétrospective approuvée par l'IRB de patients atteints de NMO traités par rituximab. Résultats : Nous avons identifié 53 patients atteints de NMO, dont 23 avaient été traités par rituximab. Ces patients (2 hommes, 21 femmes) avaient un âge moyen de 37,1 14,6 ans au moment du diagnostic. Huit des 23 traités par rituximab étaient naïfs de tout traitement. Les 23 patients devaient recevoir des perfusions tous les six ou douze mois après le début du traitement, avec un suivi minimum de six mois (médiane de 32,5 mois, intervalle de 7 à 63 mois). Le taux de rechute médian a diminué de manière significative, passant de 1,87 rechute/patient par an à 0,0 rechute/patient par an. Les scores EDSS (Expanded Disability Status Scale) de Kurtzke se sont stabilisés ou améliorés chez tous les patients. L'utilisation du rituximab est associée à une réduction significative des rechutes et du handicap chez les patients atteints de NMO.

Troubles du spectre de la neuromyélite optique : sécurité et efficacité à long terme du rituximab chez les patients caucasiens Objectif : Évaluer le profil bénéfices-risques à long terme de cures répétées de rituximab chez des patients caucasiens atteints de neuromyélite optique (NMO) et de troubles apparentés, dans la pratique clinique quotidienne05. Méthodes : Il s'agit d'une étude observationnelle prospective réalisée à l'hôpital San Raffaele, Milan, Italie. À partir de février 2006, nous avons recruté 21 patients atteints de NMO et de troubles du spectre de la NMO (NMOSD) qui ont reçu au moins un cycle de rituximab par voie intraveineuse (IV) et ont ensuite été suivis pendant au moins 2 ans. Résultats : Après un suivi moyen de 48 mois, nous avons observé une réduction significative du taux de rechute annualisé (ARR), qui est passé de 2,0 à 0,16 (p < 0,01), et de l'échelle d'invalidité médiane (EDSS), qui est passée de 5,5 à 4,0 (p < 0,013). Douze patients (57 %) sont restés indemnes de la maladie pendant la période de suivi. Cinq patients (24 %) ont signalé des effets indésirables hématologiques légers. Des événements indésirables infectieux graves ont été signalés par quatre autres patients. Ces derniers étaient tous en fauteuil roulant au début de leur traitement par rituximab. 26

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Conclusions : Un schéma de traitement fixe de rituximab, avec un retraitement tous les 6 mois, s'est avéré efficace pour la NMO et la NMOSD, avec un bon profil de sécurité; cependant, pour obtenir un rapport bénéfice-risque encore meilleur, une surveillance étroite des cellules B CD19(+) devrait être effectuée avant le retraitement des patients présentant un haut niveau d'invalidité, une leucopénie concomitante et une hypogammaglobulinémie. Sécurité et efficacité du rituximab dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique (étude RIN-1) : essai multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo La prévention pharmacologique des rechutes chez les patients atteints d'une maladie du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD) se développe rapidement. Nous avons voulu étudier la sécurité et l'efficacité du rituximab, un anticorps monoclonal anti-CD20, contre les rechutes chez les patients atteints de NMOSD06. Méthodes : Nous avons réalisé un essai clinique multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo dans huit hôpitaux du Japon. Les patients âgés de 16 à 80 ans atteints de MNOSD, séropositifs pour l'anticorps anti-aquaporine 4 (AQP4), prenant de 5 à 30 mg/jour de stéroïdes par voie orale et ayant un score EDSS (Expanded Disability Status Scale) de 7-0 ou moins étaient admissibles pour l'étude. Les personnes prenant tout autre immunosuppresseur étaient exclues. Les participants ont été répartis aléatoirement (1 :1) entre le rituximab et le placebo par un système d'allocation aléatoire dynamique assisté par ordinateur. Les doses de stéroïdes concomitantes (converties en doses équivalentes de prednisolone) et les rechutes au cours des 2 années précédentes ont été définies comme facteurs de stratification. Les participants et les personnes chargées d'évaluer les résultats n'étaient pas au courant de l'affectation des groupes. Le rituximab (375 mg/m2) a été administré par voie intraveineuse toutes les semaines pendant 4 semaines, puis des doses ont été administrées à intervalles de 6 mois (1000 mg toutes les 2 semaines, à 24 semaines et à 48 semaines après la randomisation). Un placebo correspondant a été administré par voie intraveineuse. La prednisolone orale concomitante a été progressivement réduite à 2-5 mg/jour, conformément au protocole. Le principal critère de jugement était le délai avant la première rechute dans les 72 semaines. Les rechutes ont été définies comme des symptômes rapportés par les patients ou tout nouveau signe compatible avec des lésions du SNC et des changements objectifs attribuables à l'IRM ou au potentiel évoqué visuel. L'analyse primaire a été effectuée dans l'ensemble d'analyse complet (tous les patients assignés de façon aléatoire), et les analyses de sécurité ont été effectuées dans l'ensemble d'analyse de sécurité (tous les patients ayant reçu au moins une perfusion du traitement assigné). L'analyse primaire a été effectuée selon le principe de l'intention de traiter. Cet essai est enregistré dans le registre des essais cliniques de l'UMIN, UMIN000013453.


Résultats : Entre le 10 mai 2014 et le 15 août 2017, 38 participants ont été recrutés et répartis de manière aléatoire entre le rituximab (n=19) et le placebo (n=19). Trois (16 %) patients affectés au rituximab ont abandonné l'étude et ont été analysés comme des cas censurés. Sept (37 %) rechutes sont survenues chez les patients sous placebo, et aucune n'a été enregistrée chez les patients sous rituximab (différence de groupe 36-8 %, IC 95 % 12-365-5; log-rank p=0-0058). Huit événements indésirables graves ont été enregistrés, quatre événements chez trois (16 %) patients ayant reçu le rituximab (fracture par compression lombaire et infection autour de l'ongle du pied droit [n=1], diplopie [n=1] et cancer de l'utérus [n=1]) et quatre événements chez deux (11 %) personnes ayant reçu le placebo (exacerbation du glaucome et saignement dans la chambre oculaire droite après une intervention chirurgicale [n=1], déficience visuelle et lésion cérébrale asymptomatique de la substance blanche à l'IRM [n=1]); tous les patients se sont rétablis. Aucun décès n'a été signalé. Interprétation : Le rituximab a prévenu les rechutes pendant 72 semaines chez les patients atteints de MNOSD qui étaient positifs aux anticorps AQP4. Cette étude est limitée par la petite taille de son échantillon et l'inclusion de participants présentant une légère activité de la maladie. Cependant, nos résultats suggèrent que le rituximab pourrait être un traitement d'entretien utile pour les personnes atteintes de MNOSD qui sont positives aux anticorps AQP4.

Éculizumab L'éculizumab, un inhibiteur du complément C5, est approuvé dans le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique à anticorps anti-aquaporine-4. Le traitement consiste en 4 injections IV de 900 mg dans la même semaine, puis de 1200 mg IV aux deux semaines. Les effets indésirables comprennent les infections respiratoires, les céphalées et la pneumonie et peuvent être importants; ainsi, les patients doivent être étroitement surveillés. Un patient ayant développé un sepsis méningococcique, la vaccination contre le méningocoque est nécessaire avant de commencer le traitement07.

Étude PREVENT (Éculizumab) Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01892345 Essai contrôlé randomisé de l'éculizumab chez des participants atteints de NMO et porteurs d'anticorps AQP4 (étude PREVENT) 143 participants Titre officiel : Essai multicentrique randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité de l'éculizumab chez les patients atteints de neuromyélite optique récurrente (NMO) Date réelle de début de l'étude : 11 avril 2014 Date réelle de fin de l'étude primaire : 17 juillet 2018 Date réelle de fin de l'étude : 17 juillet 2018

L'éculizumab dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique à Aquaporin-4 positif La neuromyélite optique (NMOSD) est une maladie inflammatoire auto-immune récurrente qui affecte généralement les nerfs optiques et la moelle épinière. Au moins les deux tiers des cas sont associés à des anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG) et à des lésions du système nerveux central médiées par le complément. Dans une précédente petite étude ouverte portant sur des patients atteints de la maladie AQP4-IgG-positive, il a été démontré que l'éculizumab, un inhibiteur du complément terminal, réduisait la fréquence des rechutes08. Méthodes : Dans cet essai randomisé, en double aveugle et en temps réel, 143 adultes ont été répartis au hasard dans un rapport 2 :1 pour recevoir soit de l'éculizumab par voie intraveineuse (à une dose de 900 mg par semaine pour les quatre premières doses à partir du jour 1, suivie de 1200 mg toutes les deux semaines à partir de la semaine 4), soit un placebo apparié. L'utilisation continue d'un traitement immunosuppresseur à dose stable était autorisée. Le critère d'évaluation principal était la première rechute jugée. Les résultats secondaires comprenaient le taux de rechute annualisé, les mesures de la qualité de vie et le score sur l'échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale), qui va de 0 (aucun handicap) à 10 (décès). Résultats : L'essai a été arrêté après 23 des 24 rechutes spécifiées, étant donné l'incertitude quant à l'estimation du moment où l'événement final se produirait. Le taux de rechute annualisé moyen (±SD) dans les 24 mois précédant le recrutement était de 1,99±0,94; 76 % des patients ont continué à recevoir leur traitement immunosuppresseur précédent pendant l'essai. Des rechutes jugées sont survenues chez 3 des 96 patients (3 %) du groupe éculizumab et chez 20 des 47 patients (43 %) du groupe placebo (hazard ratio, 0,06; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,02 à 0,20; P<0,001). Le taux de rechute annualisé évalué était de 0,02 dans le groupe éculizumab et de 0,35 dans le groupe placebo (rapport de taux, 0,04; IC à 95 %, 0,01 à 0,15; P<0,001). La variation moyenne du score EDSS était de -0,18 dans le groupe éculizumab et de 0,12 dans le groupe placebo (différence moyenne des moindres carrés, -0,29; IC à 95 %, -0,59 à 0,01). Les infections des voies respiratoires supérieures et les maux de tête étaient plus fréquents dans le groupe éculizumab. Il y a eu un décès par emphysème pulmonaire dans le groupe éculizumab. Conclusions : Parmi les patients atteints de NMOSD AQP4-IgG-positive, ceux qui ont reçu de l'éculizumab avaient un risque de rechute significativement plus faible que ceux qui ont reçu un placebo. Il n'y avait pas de différence significative entre les groupes dans les mesures de la progression de l'invalidité. (Financé par Alexion Pharmaceuticals; numéro PREVENT ClinicalTrials.gov, NCT01892345; numéro EudraCT, 2013-001150-10.). OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Avantages de l'éculizumab dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique AQP4+ : Analyses de sousgroupes de l'essai randomisé contrôlé de phase 3 PREVENT Contexte : Les anticorps dirigés contre le canal hydrographique aquaporine-4 (AQP4) dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique (TMNO) déclencheraient la cascade du complément, qui est impliquée dans les lésions astrocytaires et les lésions neuronales ultérieures. L'étude PREVENT a démontré que l'éculizumab, un inhibiteur du complément terminal, réduit le risque de rechute chez les patients atteints d'une NMOSD à immunoglobuline G positive (AQP4+). L'objectif de cette analyse était d'évaluer l'efficacité de l'éculizumab dans la réduction du risque de rechute et sa sécurité dans les NMOSD AQP4+ à travers des sous-groupes cliniquement pertinents dans PREVENT09. Méthodes : Dans l'essai de phase 3 PREVENT, randomisé, en double aveugle et en temps réel, 143 adultes ont reçu de l'éculizumab (dose d'entretien, 1200 mg/2 semaines) ou un placebo (2 :1), avec autorisation d'un traitement immunosuppresseur (TIS) concomitant à dose stable (sauf rituximab et mitoxantrone). Des analyses post hoc des rechutes et des événements indésirables ont été effectuées pour des sous-groupes préspécifiés et post hoc basés sur l'IST concomitante et l'utilisation antérieure de rituximab, les caractéristiques démographiques et de la maladie et la comorbidité auto-immune. Résultats : La réduction significative du risque de rechute observée pour l'éculizumab par rapport au placebo dans la population globale de PREVENT s'est maintenue de manière cohérente dans les sous-groupes basés sur l'IST concomitante et l'utilisation antérieure de rituximab, l'âge, le sexe, la région, la race, le temps écoulé depuis l'apparition clinique de la MNOSD, le taux historique annualisé de rechute, le score initial sur l'échelle Expanded Disability Status Scale et les antécédents d'une autre maladie auto-immune. Le taux d'infection grave était plus faible avec l'éculizumab qu'avec le placebo, indépendamment de l'utilisation de rituximab au cours de l'année précédente, de l'utilisation concomitante de TSI ou des antécédents d'une autre maladie auto-immune.

Conclusion : Dans un large éventail de sous-groupes de patients atteints de NMOSD AQP4+ cliniquement pertinents dans PREVENT, le traitement par éculizumab a été systématiquement efficace par rapport au placebo pour réduire le risque de rechute, sans augmentation apparente du taux d'infection grave.

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Tester l’éculizumab dans la prévention des poussées de NMO En 2013, une étude ouverte de phase 2 a permis de suggérer l’intérêt de l’éculizumab dans la prévention de rechute de NMO. Cet anticorps monoclonal inhibe l’activation du complément en bloquant le clivage de C5 en C5a, un médiateur paracrine proinflammatoire, et en C5b, qui sert à la formation du complexe d’attaque membranaire10. Ces résultats prometteurs ont permis de lancer une étude de phase 3 internationale, multicentrique randomisée en double aveugle contre placébo qui visait à tester l’éculizumab (Soliris, Alexion Pharmaceuticals, États-Unis) dans la prévention des poussées de NMO. Les résultats viennent d’être publiés dans le New England Journal of Medicine et la FDA a donné cet été son agrément pour l’usage de cet anticorps chez les patients souffrant de NMO10. Cet essai a inclus 143 patients, dont 91 % de femmes, AQP4 positifs qui étaient randomisés selon un schéma 2 :1 (2 patients dans le groupe éculizumab pour un dans le groupe placebo). Dans cet essai, les patients étaient tous sévèrement actifs, c’est-à-dire qu’ils avaient connu plus de deux poussées sur la dernière année, ou alors plus de trois sur les deux dernières années de suivi, dont une pendant l’année avant l’inclusion. Des patients déjà sous immunosuppresseurs pouvaient être inclus également. L’objectif principal de cet essai était de comparer le temps de survenue de la première nouvelle poussée dans les deux groupes. Sur la population étudiée, 23 poussées ont été constatées dont 3 dans le bras des 96 patients sous éculizumab et 20 dans le bras des 47 patients du groupe contrôle (risque relatif HR=0,06; p<0,001), soit une réduction relative de risque de 94 %. À 3 ans de suivi, 96 % des patients du groupe éculizumab n’avaient pas présenté de poussées (temps médian de nouvelle poussée non calculable) contre 45 % dans le bras placébo avec un temps médian de 103 semaines avant la première poussée29. Selon l’INESS11, l’éculizumab (SolirisMC) est une solution qui s’administre dans les veines toutes les deux semaines. Il fonctionne en diminuant l’inflammation causée par l’attaque du système immunitaire contre l’aquaporine-4. L’étude clinique évaluée démontre que l’éculizumab diminue de beaucoup le risque d’avoir une rechute en cours de traitement. Cependant, on ne sait pas si l’effet du traitement se maintient à long terme. Les effets secondaires sont jugés acceptables, mais on ignore si des effets néfastes peuvent se produire quand l’éculizumab est utilisé pendant plusieurs années.


Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT04155424 Étude de l'innocuité et de l'activité de l'éculizumab chez les participants pédiatriques atteints du trouble du spectre de la neuromyélite optique récurrente. Bref résumé : L'objectif de cette étude est d'évaluer l'innocuité et l'efficacité de l'éculizumab (Soliris©) chez des participants pédiatriques (âgés de 2 à < 18 ans) atteints d'un trouble du spectre de la neuromyélite optique (TSO) récidivant. 15 participants Titre officiel : Essai de phase 2/3, ouvert, à un seul bras, visant à évaluer l'innocuité et l'activité de l'éculizumab chez les patients pédiatriques atteints du trouble du spectre de la neuromyélite optique récurrente. Date réelle de début de l'étude : 14 janvier 2020 Date d'achèvement primaire estimée : novembre 2021 Date de fin d'étude estimée : décembre 2024 Tous les participants recevront de l'éculizumab en ouvert par perfusion intraveineuse pendant la période de traitement primaire, à partir du jour 1 et pour un total de 52/53 semaines. Le schéma posologique sera basé sur le poids corporel du participant. Si le poids corporel change au cours de l'étude, la cohorte de poids du participant et la dose peuvent changer en conséquence. Après avoir terminé la période de traitement primaire de 52/53 semaines, les participants peuvent continuer à recevoir l'éculizumab dans la période de traitement d'extension pendant 104 semaines. Après une dose hebdomadaire d'éculizumab basée sur le poids pendant la phase d'induction, les participants recevront des doses d'éculizumab basées sur le poids toutes les 2 semaines pendant la période de traitement primaire et la période de traitement de prolongation.

L'objectif de cette étude est d'évaluer l'innocuité et l'efficacité de l'éculizumab chez des participants pédiatriques (âgés de 2 à < 18 ans) souffrant d'un trouble du spectre de la neuromyélite optique récidivante (NMOSD). Les résultats seront publiés en 2024.

■ Quatre études systématiques (2 comprenant des données probantes de qualité modérée à élevée et 2 n'indiquant pas la qualité des données probantes) et 1 ECR (fournissant des données probantes de qualité élevée) font état de l'efficacité clinique du rituximab (RTX) dans le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique (TSNO). Dans l'ensemble, le traitement par RTX semble réduire le taux de rechute et le niveau d'invalidité par rapport au prétraitement ou au placebo. En termes de réduction du taux de rechute et du niveau d'invalidité, le RTX était soit meilleur, soit non différent de l'azathioprine (AZA). Pour les taux de rechute, les niveaux d'invalidité et l'incidence des effets indésirables, les méta-analyses en réseau ont montré qu'aucun traitement n'était favorisé pour les comparaisons entre le RTX, le mycophénolatemofétil (MMF) et le cyclophosphamide (CYP). ■ Les deux directives recommandaient les immunosuppresseurs (RTX, AZA et MMF) pour la prévention des crises de NMOSD. En outre, une ligne directrice mentionnait que le tocilizumab, l'éculizumab, l'inébilizumab et le satralizumab peuvent être utilisés dans la NMOSD; il faut laisser le choix aux patients qui ne répondent pas aux autres immunosuppresseurs. La qualité des preuves qui ont servi de base aux lignes directrices et la force des recommandations n'ont pas été rapportées.

Les conclusions doivent être interprétées avec prudence étant donné la quantité limitée de données probantes sur l'efficacité et la sécurité comparatives de divers immunosuppresseurs, le fait que bon nombre des études primaires incluses étaient des études rétrospectives, l'hétérogénéité des études incluses dans les examens systématiques et le manque de clarté quant à la force des recommandations.

Satralizumab & inébilizumab Le satralizumab (un anticorps monoclonal qui cible le récepteur de l'interleukine-6) et l'inébilizumab (un anticorps monoclonal qui cible le CD19 sur les lymphocytes B) ont été récemment approuvés pour le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique à anticorps anti-aquaporine-4. Les patients doivent être étroitement surveillés à la recherche d'infections telles que des infections des voies urinaires et respiratoires12. ■ Quatre examens systématiques, un essai contrôlé randomisé (ECR), une évaluation économique et deux lignes directrices fondées sur des données probantes ont été identifiés. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Satralizumab ENSPRYNG (satralizumab) est un anticorps monoclonal humanisé qui cible le récepteur de l'interleukine-6 (IL-6). L'IL-6 est une protéine de signalisation, produite par les cellules immunitaires du corps, censée jouer un rôle clé dans l'inflammation survenant chez les personnes atteintes de troubles du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD), entraînant des rechutes imprévisibles et graves13. ENSPRYNG (satralizumab) est indiqué, en monothérapie ou en association avec un traitement immunosuppresseur (TIS), dans le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique (TSNMO) chez les patients adultes et adolescents séropositifs pour des anticorps antiaquaporine 4 (AQP4). ENSPRYNG n’est pas destiné au traitement aigu d’une rechute de TSNMO14.

83 participants Titre officiel : Étude multicentrique de phase 3, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, visant à évaluer l'efficacité et l'innocuité du satralizumab (SA237) chez les patients atteints de neuromyélite optique (NMO) et de troubles du spectre de la NMO (NMOSD). Date réelle de début de l'étude : 20 février 2014 Date réelle de fin de l'étude primaire : 6 juin 2018 Date prévue de fin de l'étude : 25 mars 2022 Essai du satralizumab dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique Contexte : Le trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD) est une maladie auto-immune du système nerveux central et est associé à des auto-anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG) chez environ deux tiers des patients. L'interleukine-6 est impliquée dans la pathogenèse de cette maladie. Le satralizumab est un anticorps monoclonal humanisé ciblant le récepteur de l'interleukine-609. L'efficacité du satralizumab ajouté au traitement immunosuppresseur chez les patients atteints de NMOSD n'est pas claire. Méthodes : Dans un essai de phase 3, randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, nous avons assigné au hasard, dans un rapport de 1 :1, des patients atteints de NMOSD qui étaient séropositifs ou séronégatifs pour AQP4-IgG à recevoir soit du satralizumab, à une dose de 120 mg, soit un placebo, administré par voie sous-cutanée aux semaines 0, 2 et 4 et toutes les 4 semaines par la suite, ajouté à un traitement immunosuppresseur stable.

On connaît deux 2 essais cliniques de phase 3 randomisés, contrôlés par placebo : ■ SAkuraSky15 : pour des sujets atteints de NMO et de NMOSD, ajout au traitement de base : 83 patients (1 :1). ■ SAkuraStar116 : pour des sujets atteints de NMO et de NMOSD, monothérapie : 95 patients (2 :1). Le critère d'évaluation fut le temps jusqu'à la première rechute. Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT02028884 Étude de l'efficacité et de l'innocuité du satralizumab (SA237) comme traitement d'appoint pour les participants atteints de neuromyélite optique (NMO) et de troubles du spectre de la NMO (NMOSD) (SAkuraSky) Bref résumé : L'objectif de cette étude est d'évaluer l'efficacité, la sécurité, les profils pharmacodynamique, pharmacocinétique et immunogénique du satralizumab, par rapport au placebo, en complément d'un traitement immunosuppresseur de base chez les participants atteints de NMO et de NMOSD.

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Le critère d'évaluation principal était la première rechute définie par le protocole dans une analyse temps-événement. Les principaux critères d'évaluation secondaires étaient la variation, entre le début de l'étude et la semaine 24, du score de douleur sur l'échelle visuelle analogique (EVA) (de 0 à 100, les scores les plus élevés indiquant une douleur plus intense) et du score FACIT-F (Functional Assessment of Chronic Illness TherapyFatigue) (de 0 à 52, les scores les plus bas indiquant une fatigue plus intense). La sécurité a également été évaluée. Résultats : Au total, 83 patients ont été recrutés, dont 41 qui ont été affectés au groupe satralizumab et 42 au groupe placebo. La durée médiane du traitement par satralizumab pendant la période en double aveugle était de 107,4 semaines. Une rechute est survenue chez 8 patients (20 %) recevant le satralizumab et chez 18 (43 %) recevant le placebo (hazard ratio, 0,38; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,16 à 0,88). L'imputation multiple des données censurées a donné lieu à des rapports de risque allant de 0,34 à 0,44 (avec des valeurs P correspondantes de 0,01 à 0,04). Parmi les 55 patients AQP4-IgG-séropositifs, une rechute est survenue chez 11 % de ceux du groupe satralizumab et chez 43 % de ceux du groupe placebo (hazard ratio, 0,21; IC 95 %, 0,06 à 0,75); parmi les 28 patients AQP4-IgGséronégatifs, une rechute est survenue chez 36 % et 43 %, respectivement (hazard ratio, 0,66; IC 95 %, 0,20 à 2,24).


La différence entre les groupes en ce qui concerne la modification du score moyen de la douleur sur l'échelle VAS était de 4,08 (IC à 95 %, -8,44 à 16,61); la différence entre les groupes en ce qui a trait à la modification du score moyen sur le FACIT-F était de -3,10 (IC à 95 %, -8,38 à 2,18). Les taux d'événements indésirables graves et d'infections n'ont pas différé entre les groupes. Conclusions : Chez les patients atteints de NMOSD, le satralizumab ajouté au traitement immunosuppresseur a conduit à un risque de rechute plus faible que le placebo, mais ne différait pas du placebo dans son effet sur la douleur ou la fatigue. (Financé par Chugai Pharmaceutical; numéro de ClinicalTrials.gov, NCT02028884). Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT02073279 Étude d'efficacité et d'innocuité du satralizumab (SA237) en monothérapie pour traiter les participants atteints de neuromyélite optique (NMO) et de trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD) (SAkuraStar) Bref résumé : Les objectifs de cette étude sont d'évaluer l'efficacité, la sécurité, les profils pharmacodynamique, pharmacocinétique et immunogénique du satralizumab chez les participants atteints de NMO et de NMOSD. 95 participants Titre officiel : Étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, de phase 3 visant à évaluer l'efficacité et l'innocuité du satralizumab (SA237) en monothérapie chez les patients atteints de neuromyélite optique (NMO) et de trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD). Date réelle de début de l'étude : 5 août 2014 Date réelle de fin de l'étude primaire : 12 octobre 2018 Date prévue de fin de l'étude : 25 mars 2022 Efficacité du satralizumab en monothérapie dans des sous-groupes pré-spécifiés de SAkuraStar, une étude clinique de phase 3 en double aveugle contrôlée par placebo chez des patients atteints du trouble du spectre de la neuromyélite optique (TSNMO) Contexte : L'interleukine-6 (IL-6) est une cytokine pro-inflammatoire impliquée dans la pathologie immunitaire de la neuromyélite optique (NMO) et du trouble du spectre de la NMO (NMOSD)10. Le satralizumab, un anticorps monoclonal humanisé recyclé qui se lie au récepteur de l'IL-6, a réduit le risque de rechute chez les patients atteints de NMO ou de NMOSD en tant que traitement d'appoint dans l'étude SAkuraSky (NCT02028884) et en monothérapie dans l'étude SAkuraStar (NCT02073279). Objectif : Évaluer l'efficacité du satralizumab en monothérapie par rapport au placebo pour la prévention des rechutes dans des sous-groupes prédéfinis de l'étude SAkuraStar.

Méthodes : SAkuraStar est un essai clinique de phase 3, randomisé, en double aveugle, comparant le satralizumab en monothérapie à un placebo. Quatre-vingt-quinze patients atteints de NMO ou de NMOSD, avec ≥1 rechute documentée dans l'année précédant le dépistage, ont été randomisés entre le satralizumab (120 mg s.c.) et le placebo. Le critère d'évaluation principal était le délai avant la première rechute définie par le protocole (PDR). Des analyses de sous-groupes pré-spécifiées ont évalué la réponse au traitement en fonction du statut sérologique AQP4-IgG, du traitement antérieur et de l'historique des rechutes. Les rapports de risque (HR) entre les groupes étaient basés sur des modèles de risques proportionnels de Cox. Résultats : Globalement, le satralizumab a réduit le risque de PDR de 55 % par rapport au placebo (n=95; HR 0,45; intervalle de confiance à 95 % [CI] 0,23-0,89; p=0,018). On a observé une réduction de 74 % du risque de PDR avec le satralizumab par rapport au placebo chez les patients séropositifs pour l'IgG-AQP4 (n=64; HR 0,26; IC à 95 % 0,11-0,63). Chez les patients AQP4-IgG-séronégatifs, le HR était de 1,19 (n=31; IC à 95 % 0,30-4,78). Les proportions de patients AQP4-IgG-séropositifs qui n'ont pas eu de rechute aux semaines 48 et 96 étaient respectivement de 82,9 % et 76,5 % sous satralizumab, et de 55,4 % et 41,1 % sous placebo. Chez les patients AQP4-IgG-séronégatifs, les proportions étaient respectivement de 63,3 % et de 63,3 % sous satralizumab, et de 77,8 % et 77,8 % sous placebo. Chez les patients précédemment traités par un traitement de déplétion des lymphocytes B, le HR de PDR était de 0,72 (n=12; IC 95 % 0,12-4,30) avec le satralizumab par rapport au placebo. Chez les patients ayant déjà reçu un immunosuppresseur ou d'autres traitements contre la NMO/NMOSD, ce HR était de 0,42 (n=83; IC à 95 % 0,20-0,87). Les patients ayant eu plus d'une rechute au cours de l'année précédant le dépistage avaient un HR de PDR de 0,42 avec le satralizumab par rapport au placebo (n=84; IC à 95 % 0,21-0,85); ceux ayant eu une rechute pendant le dépistage n'ont pas eu de changement dans le risque de PDR (n=11; HR : 1,00, IC à 95 % 0,09-11,02).

Le satralizumab a été efficace pour réduire le risque de PDR chez les patients atteints de NMO ou de NMOSD, en particulier chez les patients séropositifs pour l'AQP4-IgG. L'étude n'avait pas la puissance nécessaire pour effectuer des analyses de sous-groupes; les résultats doivent donc être interprétés avec prudence.

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De nouvelles données sur 4 ans montrent que le Satralizumab de Genentech réduit significativement les rechutes débilitantes chez les personnes atteintes de NMOSD Genentech a annoncé de nouvelles données d'efficacité et de sécurité à plus long terme pour Enspryng (satralizumab-mwge)17. Ces données montrent que l'Enspryng présente un profil bénéfices-risques favorable et qu'il est efficace pour réduire les rechutes sur une période de 4 ans de traitement chez les personnes atteintes d'une MNOSD séropositive aux anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG), une maladie débilitante rare qui affecte le système nerveux central. Les résultats d'efficacité et d'innocuité des périodes d'extension ouverte (OLE) des études SAkuraStar et SAkuraSky, ainsi que la conception de SAkuraBONSAI, une nouvelle étude menée auprès de personnes atteintes de la maladie de Newcastle séropositive à l'anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG) qui n'ont jamais été traitées ou pour lesquelles un traitement antérieur par rituximab (ou biosimilaire) a échoué, ont été présentés lors du 37e congrès du Comité européen pour le traitement et la recherche sur la sclérose en plaques (ECTRIMS). Les données pivotales SAkuraStar et SAkuraSky sur 4 ans ont montré que 73 % et 71 % des personnes atteintes d'une MNOSD séropositive à l'AQP4-IgG traitées par Enspryng n'ont pas eu de rechute après 192 semaines (3,7 ans), respectivement, et que 90 % et 91 % n'ont pas eu de rechute sévère[1]. Ces résultats démontrent que l'efficacité robuste observée dans les périodes en double aveugle des études se maintient à plus long terme pour Enspryng en monothérapie et en association avec un traitement immunosuppresseur. Les données démontrent également un profil de sécurité et de tolérabilité favorable pour Enspryng dans la période de traitement globale d'Enspryng allant jusqu'à 7 ans, ce qui est comparable aux périodes de traitement en double aveugle dans les études SAkuraStar et SAkuraSky. Les taux d'effets indésirables et d'effets indésirables graves au cours des périodes de traitement global étaient cohérents avec Enspryng et le placebo dans les périodes en double aveugle. Les effets indésirables les plus fréquemment observés ont été les suivants : céphalées, arthralgie, diminution du nombre de globules blancs, hyperlipidémie et réactions liées à l'injection. Aucun nouveau signal de sécurité n'a été observé.

Ocrélizumab

L’ocrélizumab Aperçu ■ Nom de marque : Ocrevus (Genentech / Roche)18 ■ Voie d’administration : deux perfusions intraveineuses de 300 mg d’ocrélizumab administrées à deux semaines d’intervalle ■ Classe thérapeutique : anticorps monoclonal humanisé ■ Traitement émergent approuvé par Santé Canada* et la Food and Drug Administration (FDA – Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques) * (approbation conditionnelle pour le traitement de la SP progressive précoce)

On pense que l’ocrélizumab influe sur la réponse immunitaire en provoquant la lyse (destruction) des lymphocytes B lorsqu’il se lie à la protéine CD20, qui est présente à la surface de ces cellules. L’ocrélizumab a été approuvé pour le traitement des formes rémittentes de la SP. L’ocrélizumab est la forme humanisée du rituximab, anticorps murin dirigé contre la protéine CD20 qui s’est révélé relativement efficace dans le traitement de la SP cyclique. En principe, cet anticorps humanisé est moins immunogène que le rituximab et est donc moins susceptible que ce dernier de provoquer des réactions liées à la perfusion. Les lymphocytes B sont soupçonnés de participer aux réponses immunitaires anormales observées en présence de SP, et on croit que les effets de l’ocrélizumab sur ces réponses sont attribuables à son action sur les lymphocytes B. En se liant à CD20, protéine exprimée à la surface de ces cellules, l’ocrélizumab provoque leur lyse. Les effets de ce médicament se manifestent donc par une déplétion des lymphocytes B, qui est fonction de la dose administrée.

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Étude ORATORIO Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT01194570 Étude de l'ocrélizumab chez les participants atteints de sclérose en plaques progressive primaire (Oratorio) Bref résumé : Cette étude randomisée, en groupes parallèles, en double aveugle, contrôlée par placebo, évaluera l'efficacité et la sécurité de l'ocrélizumab chez les participants atteints de sclérose en plaques progressive primaire. Les participants admissibles seront randomisés 2 :1 pour recevoir soit l'ocrélizumab, soit le placebo. La période de traitement en aveugle sera d'au moins 120 semaines, suivie d'une extension ouverte (OLE) pour les participants des deux groupes qui, de l'avis de l'investigateur, pourraient bénéficier d'un traitement supplémentaire ou nouvellement initié par l'ocrélizumab. Sauf interruption anticipée, tous les participants pourront poursuivre leur traitement par ocrélizumab en ouvert jusqu'au 31 décembre 2020. 732 participants Titre officiel : Étude de phase III, multicentrique, randomisée, à groupes parallèles, en double aveugle, contrôlée par placebo, visant à évaluer l'efficacité et la sécurité de l'ocrélizumab chez les adultes atteints de sclérose en plaques progressive primaire. Date réelle de début de l'étude : 2 mars 2011 Date réelle d'achèvement de l'étude : 23 juillet 2015 Date de fin d'étude estimée : 16 décembre 2023 L’étude ORATORIO19 était un essai multicentrique de phase III, comparatif avec placebo, à double insu et à répartition aléatoire, qui a été mené en vue de l’évaluation de l’efficacité de l’ocrélizumab dans le ralentissement de la progression des incapacités cliniques associées à la SP progressive primaire (SPPP). En tout, 732 adultes atteints de SPPP ont pris part à cette étude et ont été répartis au hasard, selon un ratio de 2 :1, pour recevoir soit deux perfusions intraveineuses de 300 mg d’ocrélizumab (administrées à deux semaines d’intervalle), soit un placebo. Le traitement par l’ocrélizumab a significativement réduit la proportion de participants chez qui une progression de l’incapacité soutenue a pu être observée après 12 semaines selon les scores obtenus à l’échelle élaborée d’incapacité de Kurtzke (EDSS) (32,9 % des personnes traitées par l’ocrélizumab comparativement à 39,3 % des personnes ayant reçu le placebo). Les chercheurs ont également constaté que l’ocrélizumab avait significativement réduit la proportion de participants présentant une progression de l’incapacité après 24 semaines (29,6 % des personnes traitées avec l’ocrélizumab, comparativement à 35,7 % des personnes ayant reçu le placebo). L’ocrélizumab s’est aussi révélé supérieur au placebo quant à certains paramètres d’évaluation secondaires. Par exemple, après 120 semaines, les chercheurs ont enregistré une augmentation du temps requis pour parcourir une distance de 8 mètres à la marche (test de la marche chronométrée de 25 pieds) chez une proportion moindre de participants traités par l’ocrélizumab (38,9 %), comparativement aux témoins (55,1 %).

A également été constatée une amélioration de certaines mesures d’IRM, notamment le volume des lésions et l’atrophie cérébrale, chez les participants traités par l’ocrélizumab. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés relativement au groupe traité sont les suivants : réactions liées à la perfusion et infections (rhinopharyngite, infection urinaire, grippe et infection des voies respiratoires supérieures). Cinq décès ont été signalés durant l’étude ORATORIO, dont quatre décès dans le groupe ocrélizumab, qui étaient attribuables notamment à une embolie pulmonaire, à une pneumonie et à un cancer du pancréas. Dans le groupe témoin, un des participants serait décédé d’une cause non médicale. En se basant sur les données issues des études déterminantes de phase III consacrées à l’ocrélizumab, la Food and Drug Administration (FDA – Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques) a approuvé ce médicament pour le traitement des formes rémittentes de SP (y compris la SP progressive secondaire accompagnée de poussées) et celui de la SP progressive primaire. Santé Canada a approuvé l’Ocrevus (ocrélizumab), avec conditions, pour le traitement de la SPPP chez les adultes aux premiers stades de cette forme de SP, qui se définit par la durée de la maladie et le degré d’incapacité (mesuré au moyen de l’EDSS). Un avis de conformité avec condition (AC-C) est une autorisation de commercialisation d’un médicament qui est accordée par Santé Canada au fabricant pourvu que celui-ci entreprenne d’autres études afin de vérifier les bienfaits cliniques de ce médicament. En vertu de l’AC-C relatif à l’Ocrevus, une nouvelle étude clinique dont l’objectif consiste à confirmer l’efficacité et les bienfaits cliniques de ce médicament est menée auprès de personnes atteintes de SPPP.

Étude O’HAND Essai clinique de phase III : étude O’HAND Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT04035005 Étude visant à évaluer l'efficacité et la sécurité de l'ocrélizumab chez les adultes atteints de sclérose en plaques progressive primaire (O'HAND) Bref résumé : Cette étude évaluera l'efficacité et l'innocuité de l'ocrélizumab (Ocrevus®) par rapport au placebo chez les participants atteints de sclérose en plaques progressive primaire (SPP), y compris les participants plus avancés dans l'évolution de leur maladie. Cette étude se concentre sur la progression de l'invalidité à la limite supérieure. Cette étude comprendra les phases suivantes : dépistage, traitement en double aveugle, suivi 1 (FU1), une extension ouverte facultative (OLE), suivi 2 (FU2) et surveillance des cellules B (BCM).

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Description détaillée : La phase de dépistage durera jusqu'à 24 semaines. Dans la phase de traitement en double aveugle, les participants subiront au moins 120 semaines de traitement à l'étude. Le médicament à l'étude (ocrélizumab ou placebo) sera administré toutes les 24 semaines. Dans la phase FU1, tous les participants qui interrompent prématurément la phase de traitement en double aveugle entreront dans la phase FU1, y compris les participants qui reçoivent un traitement par ocrélizumab postdouble progression (PDP OCR), un ou plusieurs autres traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs pour la SEP, l'ocrélizumab commercial ou aucun traitement. La phase FU1 se déroulera en parallèle avec la phase de traitement en double aveugle jusqu'à ce que l'analyse primaire soit effectuée. Si l'analyse primaire est positive, une phase optionnelle de FU1 est prévue pour les participants admissibles qui sont restés dans la phase de traitement en double aveugle ou qui sont sous traitement PDP OCR au moment de l'analyse primaire et qui, de l'avis de l'investigateur, pourraient bénéficier d'un traitement par ocrélizumab. La phase de suivi 2 (FU2) commencera après la réalisation de l'analyse primaire. Les participants suivants passeront à la phase FU2 : les participants qui sont en cours dans la FU1 et qui ne sont pas sous traitement PDP OCR au moment de l'analyse primaire; les participants qui sont en cours dans la phase de traitement en double aveugle ou qui reçoivent le PDP OCR au moment de l'analyse primaire et qui n'entrent pas dans la phase OLE; les participants qui terminent ou se retirent de la phase OLE. À la fin de la FU2, tous les participants passeront à la phase de surveillance des cellules B (BCM) jusqu'à la fin de l'étude. L'étude s'achèvera lorsque tous les participants qui ne sont pas traités par une thérapie alternative de déplétion des cellules B auront reconstitué leurs cellules B. 1000 participants Titre officiel : Étude multicentrique de phase IIIb, randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, visant à évaluer l'efficacité et la sécurité de l'ocrélizumab chez les adultes atteints de sclérose en plaques progressive primaire. Date réelle de début de l'étude : 12 août 2019 Date estimée de fin de l'étude primaire : 1er avril 2025 Date estimée de fin d'étude : 4 avril 2028 L’étude O’HAND20 est un essai clinique de phase IIIb, multicentrique, comparatif avec placebo, à double insu et à répartition aléatoire, au cours duquel on évaluera l’efficacité et l’innocuité de l’ocrélizumab chez des personnes atteintes de SPPP, y compris des personnes dont la maladie a atteint un stade avancé (personnes âgées de 65 ans au maximum). Les auteurs de cette étude prévoient sélectionner 1 000 participants, qui seront ensuite répartis au hasard pour recevoir de l’ocrélizumab (deux perfusions intraveineuses de 300 mg à deux semaines d’intervalle) ou un placebo pendant au moins 120 semaines. L’étude comprendra également deux visites de suivi, une phase de prolongation facultative en mode ouvert et une phase de surveillance des lymphocytes B. 34

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Le paramètre d’évaluation principal sera le temps écoulé avant la progression des incapacités des membres supérieurs après 12 semaines de traitement, et les paramètres secondaires comprendront la progression des incapacités et les lésions mises en évidence par IRM. Le recrutement de participants pour l’étude O’HAND est en cours. Roche présente de nouvelles données sur OCREVUS dans la sclérose en plaques et ENSPRYNG dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique à ECTRIMS 2021. ■ Les données d'OCREVUS (ocrélizumab) montrent une réduction soutenue de la progression de l'invalidité pendant 8 ans pour la sclérose en plaques progressive primaire (SPP) et 7,5 ans pour la sclérose en plaques récurrente (SPR). ■ Les données d'OCREVUS (ocrélizumab) montrent une réduction soutenue de la progression de l'invalidité pendant 8 ans pour la sclérose en plaques progressive primaire (SPP) et 7,5 ans pour la sclérose en plaques récurrente (SPR). ■ L'analyse de la sécurité à long terme de tous les essais cliniques renforcera le profil bénéfice-risque toujours favorable d'OCREVUS. ■ Les données de l'étude ENSPRYNG (satralizumab) montreront une efficacité et une sécurité soutenues sur quatre ans de traitement pour les personnes atteintes d'un trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD). ■ Le plan de l'étude SAkuraBONSAI, une nouvelle étude sur l'activité et la progression de la maladie chez les patients ENSPRYNG, qui n'ont jamais été traités ou pour lesquels un traitement antérieur par rituximab (ou biosimilaire) a échoué, sera présenté21. Roche a annoncé que de nouvelles données sur OCREVUS® (ocrélizumab) et ENSPRYNG® (satralizumab) seront présentées lors du 37e congrès du Comité européen pour le traitement et la recherche sur la sclérose en plaques (ECTRIMS). Ces données comprennent 38 résumés mettant en évidence une nouvelle efficacité et une nouvelle sécurité à plus long terme pour OCREVUS et ENSPRYNG, ainsi que nos efforts en cours pour évaluer l'impact de la pandémie de COVID-19 pour les personnes vivant avec la SEP. Des données supplémentaires montreront comment une compréhension scientifique plus approfondie de la SEP et des NMOSD dans diverses populations de patients pourrait contribuer à garantir l'accès au traitement. « Les données d'efficacité et d'innocuité à plus long terme d'OCREVUS et d'ENSPRYNG renforcent l'impact de ces traitements, en ralentissant de manière significative la progression de la maladie dans la SEP et en prévenant les rechutes débilitantes dans les NMOSD, respectivement », a déclaré Levi Garraway, M.D., Ph.D., directeur médical et chef du développement mondial des produits de Roche. « Nous continuons à constater qu'un traitement précoce et continu améliore nettement les résultats, et nous continuerons à utiliser les connaissances scientifiques et du monde réel pour améliorer notre compréhension et les moyens de soutenir les personnes vivant avec ces troubles neurologiques. »


De nouvelles données sur quatre ans montrent une réduction durable des rechutes grâce à l'Enspryng de Chugai chez les personnes atteintes du trouble du spectre de la neuromyélite optique (TSO).

Une analyse de sous-groupe de trois études (SaROD, CHORDS et ENSEMBLE PLUS) dans des populations noires, afro-américaines, hispaniques et latines traitées par une perfusion d'Ocrevus de 2 heures sera présentée.

Genentech22 présentera de nouvelles données sur Ocrevus (ocrélizumab) dans la sclérose en plaques et Enspryng (satralizumab-mwge) dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique à ECTRIMS 2021

Trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD)

■ Les données d'Ocrevus montrent une réduction soutenue de la progression de l'invalidité pendant 8 ans pour la sclérose en plaques progressive primaire (SPPP) et 7,5 ans pour la sclérose en plaques récurrente (SPR). ■ L'analyse de la sécurité à long terme de tous les essais cliniques renforcera le profil bénéfices-risques toujours favorable d'Ocrevus. ■ Les données d'Enspryng montreront une efficacité et une sécurité soutenues sur quatre ans de traitement pour les personnes vivant avec un trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD). ■ Présentation du plan d'étude de SAkuraBONSAI, une nouvelle étude sur l'activité et la progression de la maladie chez les patients atteints d'Enspryng, qui n'ont jamais été traités ou pour lesquels un traitement antérieur par rituximab (ou biosimilaire) a échoué. Genentech, membre du groupe Roche (SIX : RO, ROG; OTCQX : RHHBY), a présenté de nouvelles données sur Ocrevus® (ocrélizumab) et EnspryngTM (satralizumab-mwge) qui avait lieu au 37e congrès du Comité européen pour le traitement et la recherche sur la sclérose en plaques (ECTRIMS) du 13 au 15 octobre 2021. Ces données comprennent 38 résumés mettant en évidence une nouvelle efficacité et une nouvelle sécurité à plus long terme pour Ocrevus et Enspryng, ainsi que nos efforts en cours pour évaluer l'impact de la pandémie de COVID-19 pour les personnes vivant avec la SEP. Des données supplémentaires montreront comment une compréhension scientifique plus approfondie de la SEP et des NMOSD dans diverses populations de patients pourrait contribuer à garantir l'accès au traitement.

Les nouveaux résultats à plus long terme des études SAkuraStar et SAkuraSky OLE pour Enspryng montreront que l'efficacité observée dans les essais pivots est maintenue avec une forte proportion de patients ne présentant pas de rechute après quatre ans de traitement. De même, les données de sécurité des études SAkuraStar et SAkuraSky OLE montreront que le profil de sécurité favorable d'Enspryng se maintient avec un traitement à plus long terme. Enspryng a été approuvé dans 58 pays dans le monde, y compris aux États-Unis, comme le premier et le seul traitement sous-cutané pour les adultes atteints de NMOSD séropositifs aux anticorps anti-aquaporine-4 (AQP4-IgG). Enspryng a également été approuvé pour les adultes et les adolescents dans l'Union européenne, au Japon, au Canada et en Suisse. Genentech se consacre à l'amélioration de la compréhension scientifique des NMOSD et à l'amélioration des soins pour toutes les personnes vivant avec cette maladie. La conception de l'étude SAkuraBONSAI sera présentée. Il s'agit d'une étude prospective et ouverte d'Enspryng visant à générer des données pour mieux comprendre l'activité de la maladie et le mécanisme d'action d'Enspryng chez les patients atteints d'une MNOSD séropositive à l'AQP4-IgG qui n'ont jamais été traités ou pour lesquels un traitement antérieur par rituximab (ou biosimilaire) a échoué. D'autres présentations porteront sur le développement de nouveaux outils et techniques pour identifier les patients atteints de NMOSD et mieux évaluer le handicap.

Inébilizumab Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT02200770 N-MOmentum : Une étude de recherche clinique sur l'inébilizumab dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique.

Sclérose en plaques

Bref résumé :

Genentech présentera 27 études sur la SEP, y compris des données à long terme qui montrent qu'un traitement précoce avec Ocrevus continue d'avoir un impact sur la progression de l'invalidité jusqu'à 8 ans chez les personnes atteintes de sclérose en plaques progressive primaire (SPPP) et jusqu'à 7,5 ans chez les personnes atteintes de sclérose en plaques récurrente (SPR) dans les études d'extension ouverte de phase III (OLE). En outre, l'analyse actualisée de l'innocuité à long terme de tous les essais cliniques menés auprès de patients atteints de SEP-R et de SEP-PP renforcera le profil bénéfices-risques toujours favorable d'Ocrevus.

Comparer l'efficacité de l'inébilizumab (MEDI-551) par rapport au placebo dans la réduction du risque de crise de neuromyélite optique/troubles du spectre optique (NMO/NMOSD) chez les participants atteints de NMO/ NMOSD.

Genentech reste engagé dans la lutte contre les disparités en matière de santé, et nous pensons que la recherche inclusive peut améliorer les résultats et fournir des informations susceptibles de lever les obstacles au traitement.

Description détaillée : L'inébilizumab est un anticorps monoclonal humanisé génétiquement modifié qui se lie à l'antigène de surface spécifique des cellules B, le « cluster of differentiation » (CD19), ce qui entraîne une déplétion des cellules B. L'inébilizumab détruit les cellules B. L'inébilizumab épuise les plasmablastes sécrétant des anticorps et certains plasmocytes, qui sont généralement CD19 positifs et CD20 négatifs.

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L'objectif principal de cette étude est de déterminer si l'inébilizumab, comparé au placebo, diminue le risque d'attaque chez les participants atteints de NMO/ NMOSD. Il s'agit d'une étude multicentrique, multinationale, randomisée, à double insu, contrôlée par placebo avec une période d'extension ouverte pour évaluer l'efficacité et la sécurité de l'inébilizumab intraveineux (IV) chez des participants adultes atteints de NMO/NMOSD. Après une période de sélection, les participants admissibles entreront dans une période contrôlée randomisée (RCP) d'une durée maximale de 197 jours où ils seront randomisés dans un rapport 3 :1 pour recevoir soit l'inébilizumab IV, soit un placebo. Les crises de NMO/ NMOSD seront évaluées par l'investigateur et confirmées par rapport aux critères de crise par un comité d'arbitrage (CA) indépendant. Les participants pour lesquels la crise a été confirmée par le CA auront la possibilité de s'inscrire à une période ouverte (OLP) avec un traitement par inébilizumab. Les participants qui terminent le RCP sans avoir subi de crise auront la possibilité de s'inscrire à une OLP avec traitement par inébilizumab. L'OLP se poursuivra pendant un minimum d'un an et un maximum de trois ans après l'entrée du dernier participant dans l'OLP. Tous les participants qui abandonnent le RCP ou l'OLP continueront de participer à un suivi de sécurité pendant un total de 12 mois à partir de la dernière dose afin d'évaluer la sécurité à long terme du produit expérimental. 231 participants Titre officiel : Une étude à double insu, contrôlée par placebo avec une période ouverte pour évaluer l'efficacité et la sécurité de MEDI-551 chez des sujets adultes atteints de neuromyélite optique et de troubles du spectre de la neuromyélite optique. Date réelle de début de l'étude : 1 avril 2015 Date réelle de fin de l'étude primaire : 26 octobre 2018 Date réelle de fin de l'étude : 6 novembre 2020 er

Inébilizumab pour le traitement du trouble du spectre de la neuromyélite optique (N-MOmentum) : essai de phase 2/3 en double aveugle, randomisé et contrôlé par placebo Il n'existe aucun traitement approuvé pour le trouble du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD), une maladie inflammatoire auto-immune rare et récurrente du SNC qui entraîne la cécité et la paralysie. Nous avons voulu évaluer l'efficacité et l'innocuité de l'inébilizumab, un anticorps anti-CD19 déplétant les cellules B, pour réduire le risque de crises et d'invalidité dans la NMOSD23. Méthodes : Nous avons réalisé une étude multicentrique, en double aveugle, randomisée contre placebo, de phase 2/3 dans 99 cliniques ou hôpitaux spécialisés en ambulatoire dans 25 pays. Les participants admissibles étaient des adultes (≥18 ans) avec un diagnostic de NMOSD, un score sur l'échelle Expanded Disability Status Scale de 8-0 ou moins, et un historique d'au moins une crise nécessitant un traitement de secours dans l'année précédant le dépistage ou d'au moins deux crises nécessitant un traitement de secours dans les 2 années précédant le dépistage. 36

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Les participants ont été répartis au hasard (3 :1) entre 300 mg d'inébilizumab par voie intraveineuse et un placebo, à l'aide d'un système central de réponse vocale interactive ou d'un système interactif de réponse par Internet et d'une randomisation en blocs permutés. L'inébilizumab ou le placebo a été administré les jours 1 et 15. Les participants, les investigateurs et tout le personnel clinique étaient masqués quant aux traitements, tandis que l'inébilizumab et le placebo étaient indiscernables en apparence. Le critère d'évaluation principal était le délai d'apparition d'une crise de NMOSD, tel que déterminé par le comité de sélection. Les critères d'efficacité ont été évalués chez tous les patients répartis au hasard qui ont reçu au moins une dose de l'intervention à l'étude, et les critères d'innocuité ont été évalués dans la population telle que traitée. L'étude est enregistrée auprès de ClinicalTrials.gov, sous le numéro NCT02200770. Constatations : Entre le 6 janvier 2015 et le 24 septembre 2018, 230 participants ont été assignés au hasard au traitement et dosés, 174 participants recevant l'inébilizumab et 56, le placebo. La période contrôlée randomisée a été arrêtée avant le recrutement complet, comme recommandé par le comité indépendant de surveillance des données, en raison d'une démonstration claire de l'efficacité. Vingt-et-un (12 %) des 174 participants recevant l'inébilizumab ont eu une crise contre 22 (39 %) des 56 participants recevant le placebo (hazard ratio 0-272 [95 % CI 0-150-0-496]; p<0-0001). Des événements indésirables sont survenus chez 125 (72 %) des 174 participants recevant l'inébilizumab et chez 41 (73 %) des 56 participants recevant le placebo. Des événements indésirables graves sont survenus chez huit (5 %) des 174 participants recevant l'inébilizumab et cinq (9 %) des 56 participants recevant le placebo.

Interprétation : Comparativement au placebo, l'inébilizumab a réduit le risque d'une attaque de NMOSD. L'inébilizumab a une application potentielle en tant que traitement fondé sur des preuves pour les patients atteints de NMOSD.


L’inébilizumab est un traitement efficace contre les maladies du spectre de la neuromyélite optique chez les personnes ayant déjà reçu du rituximab

Tocilizumab

L’inébilizumab pourrait être un traitement alternatif efficace chez les personnes atteintes de maladies du spectre de la neuromyélite optique ayant connu un échec thérapeutique avec le rituximab24. L’inébilizumab et le rituximab sont tous deux des médicaments ciblant les lymphocytes B et entraînant leur déplétion. Étant donné leurs mécanismes d’action similaires, il est cliniquement important de déterminer si l’inébilizumab est une option thérapeutique appropriée pour les personnes ayant déjà reçu du rituximab. Cette nouvelle étude a évalué si l’exposition antérieure au rituximab était associée à une activité de poussée ou à des signaux inattendus en matière de sécurité d’emploi au cours du traitement par inébilizumab. Les résultats suggèrent que l’utilisation antérieure de rituximab n’est pas liée à un taux accru d’infections graves et n’affecte pas négativement l’efficacité dans la prévention des poussées chez les personnes atteintes de maladies du spectre de la neuromyélite optique. Objectif : évaluer l’efficacité et la sécurité d’emploi de l’inébilizumab chez des personnes atteintes de maladies du spectre de la neuromyélite optique qui ont été précédemment traitées par rituximab. Analyse post hoc de l’efficacité et de la sécurité d’emploi chez des participants atteints de maladies du spectre de la neuromyélite optique ayant déjà reçu du rituximab et recevant de l’inébilizumab (n = 13) ou un placebo (n = 4). Critères d’évaluation : poussées validées; critères d’évaluation secondaires de l’efficacité; événements indésirables apparus sous traitement évalués par l’utilisation antérieure de rituximab sur une période de 6 mois. Les participants avaient un âge médian de 46 ans, et 94 % étaient des femmes. Environ 40 % des participants présentaient des poussées avant leur inclusion malgré l’utilisation de rituximab; seuls 8 % des participants ayant reçu de l’inébilizumab par la suite ont présenté une poussée (hazard ratio versus placebo : 0,16; p = 0,07). Le taux annualisé de poussées chez les personnes ayant déjà reçu du rituximab a diminué de 0,78 à l’inclusion à 0,08 sous inébilizumab et était similaire à celui observé chez les personnes n’ayant jamais reçu de rituximab (0,10).

Aucun des sept participants ayant présenté des poussées sous rituximab n’a eu de poussée sous inébilizumab. La plupart des participants, ayant reçu (94 %) ou non (70 %) du rituximab, ont présenté ≥ 1 infection sous inébilizumab, et 12 % ont présenté des événements indésirables graves liés à l’inébilizumab.

Dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique, l'interleukine-6 (IL-6) peut jouer un rôle important en aidant les plasmocytes à produire des auto-anticorps pathologiques de type aquaporine 4 (AQP4). L'inhibition de la voie de signalisation de l'IL-6 par le Tocilizumab (ACTEMRA®), un anticorps monoclonal humanisé, a pu montrer des effets cliniques bénéfiques chez quelques patients atteints de NMOSD. Le tocilizumab, vendu entre autres sous le nom de marque Actemra, est un médicament immunosuppresseur, utilisé pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et de l'arthrite idiopathique juvénile systémique, une forme grave d'arthrite chez l'enfant. Il s'agit d'un anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le récepteur de l'interleukine 6 (IL-6R). L'interleukine 6 (IL-6) est une cytokine qui joue un rôle important dans la réponse immunitaire et est impliquée dans la pathogenèse de nombreuses maladies, telles que les maladies auto-immunes, le myélome multiple et le cancer de la prostate. Le tocilizumab a été développé conjointement par l'Université d'Osaka et Chugai et a fait l'objet d'une licence en 2003 par Hoffmann-La Roche.

Le tocilizumab a reçu une autorisation d'utilisation d'urgence (EUA) pour le traitement du COVID-19 aux États-Unis en juin 2021.

Les auteurs ont conclu que l’inébilizumab est efficace chez les personnes atteintes de maladies du spectre de la neuromyélite optique ayant déjà présenté des poussées aiguës. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Sécurité et efficacité du tocilizumab par rapport à l'azathioprine dans le trouble du spectre de la neuromyélite optique à forte récurrence (TANGO) : un essai ouvert, multicentrique, randomisé, de phase 2 Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT03350633 Tocilizumab vs Azathioprine dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique (TANGO) Résumé succinct : Dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique, l'interleukine-6 (IL-6) peut jouer un rôle important en aidant les plasmocytes à produire des auto-anticorps pathologiques de type aquaporine 4 (AQP4). L'inhibition de la voie de signalisation de l'IL-6 par le Tocilizumab (ACTEMRA®), un anticorps monoclonal humanisé, a pu montrer des effets cliniques bénéfiques chez quelques patients atteints de NMOSD. Des essais cliniques à plus grande échelle peuvent être nécessaires pour observer son efficacité et sa sécurité. Ici, en choisissant l'azathioprine, l'un des médicaments les plus fréquemment utilisés en cas de rechute, les investigateurs comparent la sécurité et l'efficacité du tocilizumab dans la prévention des crises de NMOSD. Description détaillée : Les investigateurs visent principalement à observer le délai avant la première rechute à partir du début du traitement par tocilizumab ou par azathioprine. La proportion de participants qui n'ont pas eu de rechute au cours de l'année de suivi sera comparée. Les résultats secondaires consistent à déterminer ce qui suit : le profil de sécurité du tocilizumab et de l'azathioprine chez les participants atteints de NMO et si le tocilizumab améliore la fonction visuelle, l'échelle EDSS (Expanded Disability Status Scale), et autres. 118 participants Titre officiel : Sécurité et efficacité du tocilizumab par rapport à l'azathioprine dans les troubles du spectre de la neuromyélite optique : un essai de phase 2 randomisé, contrôlé, ouvert. Date réelle de début de l'étude : 1er novembre 2017 Date réelle d'achèvement de l'étude : 1er septembre 2019 Date réelle de fin de l'étude : 1er septembre 2019 L'azathioprine est utilisée comme traitement de première intention pour prévenir les rechutes de la maladie du spectre de la neuromyélite optique (NMOSD). Le tocilizumab a été signalé comme réduisant l'activité de la maladie dans des rapports de cas rétrospectifs. Nous avons voulu comparer l'innocuité et l'efficacité du tocilizumab et de l'azathioprine chez des patients souffrant d'un trouble du spectre de la neuromyélite optique à forte récurrence25. Méthodes : Nous avons réalisé un essai ouvert, multicentrique, randomisé, de phase 2 dans six hôpitaux en Chine. 38

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Nous avons recruté des patients adultes (âgés de ≥18 ans) atteints de NMOSD hautement récidivante, diagnostiquée selon les critères de diagnostic 2015 de l'International Panel for Neuromyelitis Optica, qui avaient un score de l'Expanded Disability Status Scale (EDSS) de 7-5 ou moins, et qui avaient des antécédents d'au moins deux rechutes cliniques au cours des 12 mois précédents ou de trois rechutes au cours des 24 mois précédents avec au moins une rechute dans les 12 mois précédents. Les patients ont été assignés de manière aléatoire (1 :1) au tocilizumab intraveineux (8 mg/kg toutes les 4 semaines) ou à l'azathioprine orale (2-3 mg/kg par jour) par un statisticien indépendant utilisant un logiciel de randomisation générée par ordinateur avec des blocs permutés de quatre. Le comité central de révision, les évaluateurs de l'EDSS, le personnel de laboratoire et les radiologues étaient masqués quant à l'affectation des traitements, mais les investigateurs et les patients étaient au courant de l'affectation des traitements. La durée minimale prévue du traitement était de 60 semaines après la randomisation. Le principal résultat était le temps écoulé jusqu'à la première rechute dans l'ensemble d'analyse complet, qui comprenait tous les patients assignés de façon aléatoire et ayant reçu au moins une dose du médicament à l'étude, et la population per-protocole, qui comprenait tous les patients ayant utilisé l'azathioprine ou le tocilizumab en monothérapie. Pour les analyses du résultat primaire, les patients ont été répartis en deux sous-groupes selon le statut de la maladie auto-immune concomitante. La sécurité a été évaluée dans l'ensemble de l'analyse. Cette étude est enregistrée auprès de ClinicalTrials.gov, NCT03350633. Résultats : Entre le 1er novembre 2017 et le 3 août 2018, nous avons recruté 118 patients, dont 59 ont été assignés de manière aléatoire au tocilizumab et 59 ont été assignés de manière aléatoire à l'azathioprine. Les 118 patients ont tous reçu une dose du médicament à l'étude et ont été inclus dans l'ensemble d'analyse complet. Cent-huit participants ont été inclus dans l'analyse per-protocole (56 dans le groupe tocilizumab et 52 dans le groupe azathioprine). Dans l'ensemble de l'analyse, le temps médian avant la première rechute était plus long dans le groupe tocilizumab que dans le groupe azathioprine (78-9 semaines [IQR 58-3-90-6] contre 56-7 [32-9-817] semaines; p=0-0026). Huit (14 %) des 59 patients du groupe tocilizumab et 28 (47 %) des 59 patients du groupe azathioprine ont eu une rechute à la fin de l'étude (hazard ratio [HR] 0-236 [95 % CI 0-107-0-518]; p<0-0001). Dans l'analyse per-protocole, 50 (89 %) des 56 patients du groupe tocilizumab n'ont pas eu de rechute, contre 29 (56 %) des 52 patients du groupe azathioprine à la fin de l'étude (HR 0-188 [95 % CI 0-076-0-463]; p<0-0001); le délai médian avant la première rechute était également plus long dans le groupe tocilizumab que dans le groupe azathioprine (67-2 semaines [IQR 47-9-77-9] contre 38-0 [23-6-64-9]; p<0-0001). Dans l'analyse de sous-groupe pré-spécifiée de l'ensemble de l'analyse stratifiée par maladies auto-immunes concomitantes, parmi les patients sans maladies auto-immunes concomitantes, trois (9 %) des 34 patients du groupe tocilizumab et 13 (35 %) des 37 patients du groupe azathioprine avaient rechuté à la fin de l'étude.


Parmi les patients atteints de maladies auto-immunes concomitantes, une proportion plus faible de patients du groupe tocilizumab a eu une rechute que dans le groupe azathioprine (cinq [20 %] de 25 patients contre 15 [68 %] de 22 patients; HR 0-192 [95 % CI 0-070-0-531]; p=0-0004). Cinquante-sept (97 %) des 59 patients du groupe tocilizumab et 56 (95 %) des 59 patients du groupe azathioprine ont présenté des effets indésirables. Des événements indésirables associés au traitement sont survenus chez 36 (61 %) des 59 patients traités par le tocilizumab et chez 49 (83 %) des 59 patients traités par l'azathioprine. Un décès (2 %) est survenu dans le groupe tocilizumab et un (2 %) dans le groupe azathioprine, mais aucun des décès n'était lié au traitement.

Interprétation : Le tocilizumab a réduit de manière significative le risque de rechute de la MNOSD par rapport à l'azathioprine. Le tocilizumab pourrait donc être un autre traitement sûr et efficace pour prévenir les rechutes chez les patients atteints de NMOSD.

Échanges plasmatiques Les échanges plasmatiques permettent d'apporter une amélioration chez les sujets qui ne répondent pas aux corticostéroïdes. L’avantage de cette procédure est d’enlever directement les anticorps permettant ainsi une rémission rapide de la maladie. Par contre, les échanges plasmatiques ne préviennent pas la formation de ces anticorps26. Échange plasmatique dans les crises graves de neuromyélite optique Les crises de neuromyélite optique (NMO) sont mal contrôlées par les stéroïdes et évoluent vers des déficiences neurologiques progressives. Compte tenu de la forte réponse humorale qui sous-tend les crises de NMO, l'échange de plasma (PLEX) est une technique appropriée dans les crises sévères de NMO. Objectif : Présenter une revue actualisée de la littérature sur le PLEX dans la NMO. Méthodes : Nous résumons le rationnel du PLEX en relation avec la physiologie de la NMO, les principaux aspects techniques et les études disponibles. Résultats : Les PLEX dans les atteintes sévères de la myélite ou de la névrite optique sont associés à un meilleur résultat, en fonction du délai de réalisation du PLEX. Le statut NMO-IgG n'a aucune influence. Enfin, nous construisons un concept original liant la dynamique interne de la lésion, le moment de l'apparition du PLEX et les résultats cliniques attendus. Conclusion : Le PLEX est un traitement d'appoint sûr et efficace dans la NMO, en synergie avec les stéroïdes. Des essais thérapeutiques de grande envergure sont nécessaires pour évaluer définitivement la procédure et définir la fenêtre d'opportunité temporelle.

Traitement de la névrite optique par échange de plasma (add-on) dans la neuromyélite optique Évaluer l'apport de l'échange plasmatique (EP) en association (add-on) avec des corticostéroïdes intraveineux pulsés dans la névrite optique aiguë de la neuromyélite optique (NMO) et des formes limitées de NMO28. Méthodes : Trente-six patients atteints de névrite optique ont été traités du 1er janvier 1995 au 31 décembre 2010 par des corticostéroïdes intraveineux pulsés et 16 par des corticostéroïdes intraveineux pulsés plus PE. L'examen ophtalmologique a été réalisé au moins 6 mois après le traitement de la névrite optique. L'acuité visuelle et le champ visuel évalués à l'aide de l'échelle de Snellen et de l'échelle logarithmique de l'Early Treatment Diabetic Retinopathy Study ont été mesurés à l'aide de la périmétrie automatisée standard et de la périmétrie à technologie de doublage de fréquence. L'épaisseur des fibres rétiniennes péripapillaires a été mesurée par tomographie par cohérence optique. Résultats : L'acuité visuelle finale était de 20/400 dans le groupe corticostéroïde et de 20/50 dans le groupe PE (P=0,04). Le gain d'acuité visuelle était de 20/200 dans le groupe corticostéroïde et de 20/30 dans le groupe PE (P=0,01). Un mauvais résultat final en termes d'acuité visuelle (≤20/200) a été constaté chez 19 des 36 patients (53 %) du groupe corticostéroïdes et chez 2 des 16 patients (13 %) du groupe PE (P=0,008). L'épaisseur moyenne (ET) des fibres nerveuses rétiniennes péripapillaires était de 63,1 (20,4) μm dans le groupe corticostéroïdes et de 70,3 (20,3) μm dans le groupe PE (P=0,16). L'épaisseur moyenne (ET) dans le quadrant temporal était de 38,5 (14,1) μm dans le groupe corticostéroïde et de 44,5 (12,7) μm dans le groupe PE (P=0,02). En analyse multivariée, le traitement par PE était le seul facteur indépendant associé à une acuité visuelle supérieure à 20/200. Conclusion : Dans la névrite optique associée à la NMO, le traitement séquentiel par corticostéroïdes intraveineux pulsés et PE est plus efficace que la monothérapie standard par corticostéroïdes sur le résultat de l'acuité visuelle.

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Vous aimez les lentilles BiofinityMD toric? Les lentilles MyDayMD toric offrent la même conception optique et du confort tout au long de la journée pour vos patients. Pour en apprendre davantage, consultez : coopervision.ca/fr/professionnel/nos-produits 1. Données internes, CVI, 2020 : revue sur le rendement des LC toriques de CVI, base de données sur la couverture Rx; n = 101 973 yeux; 14 à 70 ans. 2. Les résultats d’une enquête en ligne auprès de patients qui portent des lentilles cornéennes BiofinityMD toric. Enquête en ligne de janvier 2018 sur les utilisateurs de lentilles BiofinityMD toric. Données internes. 3. Données internes, CVI, 2015. Étude randomisée, bilatérale et croisée avec une semaine d’essai portant sur les lentilles MyDayMD toric. N = 44 porteurs habitués de lentilles cornéennes souples dans 2 sites (1 en Amérique du Nord, et 1 au Canada). Lors de la délivrance et de la visite à une semaine, les lentilles MyDayMD toric ont obtenu de meilleures notes de confort global (p<0,01 pour les deux).] ©2022 CooperVision, Inc., CooperVision, Biofinity et MyDay sont des marques déposées de The Cooper Companies, Inc., ses filiales ou sociétés affiliées.

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ARTICLE 3

PAR LE DOCTEUR JEAN-PIERRE LAGACÉ OPTOMÉTRISTE, M.Sc.

Oxymétazoline 0,1 % et ptose acquise L’oxymétazoline 0,1 % est un agoniste alpha-adrénergique01, le chlorhydrate d’oxymétazoline, ingrédient de produit pour l’oxymétazoline. C’est un dérivé d’imidazole et un agoniste alpha (α)-adrénergique efficace à action directe avec une affinité pour les récepteurs α1 et α2-adrénergiques1. L’oxymétazoline est disponible dans diverses formulations avec une grande variété d’implications cliniques. La formulation topique du médicament est utilisée pour traiter les rougeurs faciales persistantes chez les adultes. En tant que décongestionnant efficace, l’oxymétazoline est disponible dans les pulvérisations intranasales en vente libre utilisées pour soulager la congestion nasale et sinusale causée par une grande variété de conditions, telles que le rhume des foins et les allergies des voies respiratoires supérieures. En dentisterie, l’oxymétazoline et la tétracaïne en combinaison intranasale sont utilisées pour l’anesthésie régionale pendant les procédures dentaires chez les enfants et les adultes. En juillet 2020, la FDA a approuvé l’utilisation d’une formulation ophtalmique d’oxymétazoline (Upneeq) chez les adultes atteints de blépharoptose acquise, ou ptose, ce qui en fait le premier traitement médical approuvé par la FDA pour cette condition médicale.

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Osmotica Pharmaceuticals plc reçoit l'approbation de la FDA pour UpneeqTM (solution ophtalmique de chlorhydrate d'oxymétazoline), 0,1 % pour la blépharoptose acquise chez les adultes Osmotica Pharmaceuticals plc, une société biopharmaceutique entièrement intégrée, a annoncé aujourd'hui que la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé Upneeq (solution ophtalmique de chlorhydrate d'oxymétazoline), 0,1 %, anciennement connu sous le nom de RVL-1201, son nouveau traitement de la blépharoptose acquise, ou ptosis, une affection caractérisée par l'abaissement anormal de la paupière supérieure qui peut limiter le champ de vision. Upneeq devient le seul traitement médical approuvé par la FDA pour le ptosis02-03. La société pense que des millions de personnes souffrent de ptosis rien qu'aux États-Unis, et qu'une population encore plus importante pourrait être touchée en Europe, au Japon et en Chine. Une étude portant sur des adultes de plus de 50 ans indique que la prévalence du ptosis est de ~11,5 % des patients adultes de plus de 50 ans. Upneeq est un traitement sûr et efficace, le premier de sa catégorie, pour le ptosis acquis, qui résulte souvent d'un dysfonctionnement partiel ou complet du muscle de Müller, qui, conjointement avec le muscle élévateur de la paupière, élève bien sûr la paupière. Upneeq a démontré des améliorations statistiquement significatives par rapport au placebo à la fois dans le champ visuel supérieur, mesuré par le test du champ périphérique de Leicester (LPFT), et dans le soulèvement de la paupière, mesuré par le test de la distance réflexe marginale (MRD-1), dans deux études pivotales d'efficacité en double aveugle. Une troisième étude pivotale de sécurité a montré avec succès qu'Upneeq était bien toléré lorsqu'il était administré une fois par jour le matin (aux deux yeux) sur une période de 12 semaines. La majorité des effets indésirables étaient légers et spontanément résolus. « Avec l'approbation d'Upneeq, les spécialistes des soins oculaires disposent désormais d'une option non chirurgicale sûre et pratique pour traiter leurs patients atteints de ptosis. Upneeq a suscité un grand intérêt de la part des médecins ophtalmologistes et des leaders d'opinion clés, et nous sommes prêts à commercialiser Upneeq et à impliquer les fournisseurs par le biais de nos activités d'éducation médicale. Nous sommes impatients de lancer Upneeq par le biais de notre filiale, RVL Pharmaceuticals, Inc. et d'assurer sa large disponibilité par le biais de la pharmacie de la société », a déclaré Brian Markison, directeur général. « Le profil de sécurité et d'efficacité d'Upneeq et son dosage en une seule prise par jour constituent une innovation thérapeutique ophtalmique significative. En raison de l'absence d'options de traitement médical approuvées, le ptosis a souvent été sous-diagnostiqué ou négligé. Upneeq a le potentiel de répondre à un important besoin non satisfait dans le traitement du ptosis », a déclaré Tina deVries, Ph.D., vice-présidente exécutive, Recherche et développement.

« Cette approbation marque une étape critique pour Osmotica, alors que nous continuons d’exécuter notre stratégie d'entreprise. En regardant vers l'avenir, nous voyons Upneeq comme un catalyseur de croissance significatif et une occasion importante d'apporter de la valeur à nos actionnaires tout en répondant à un besoin médical non satisfait important avec un produit de première classe », a conclu Markison. Osmotica prévoit rendre Upneeq commercialement disponible le mois prochain à un groupe sélectionné d'ophtalmologistes et d'optométristes dans le cadre d'un programme d'expérience précoce. La société reste activement engagée dans des discussions avec des partenaires non américains pour commercialiser Upneeq sur des marchés autres que les États-Unis02.

Études cliniques Les résultats de l'essai clinique initial de phase III sur l'efficacité d'Upneeq ont montré que la formulation a satisfait à ses principaux critères d'efficacité, à savoir une modification du champ visuel de base mesuré par le Leicester Peripheral Field Test (LPFT), à l'heure 6 du jour 1 (p=0,0003) et à l'heure 2 du jour 14 (p<0,0001). Les patients qui ont reçu Upneeq une fois par jour ont connu une amélioration statistiquement significative du champ visuel par rapport au groupe placebo. L'étude 2 :1 randomisée, à double insu et contrôlée par placebo comprenait 140 patients atteints de blépharoptose acquise répartis en deux groupes de traitement pendant 42 jours. Upneeq a été bien toléré par les patients de cet essai clinique lorsqu'il a été administré une fois par jour sur une période de six semaines. Aucun événement indésirable grave n'a été identifié lors du traitement par Upneeq dans cet essai clinique de phase III. Le deuxième essai d'efficacité de phase III était une étude randomisée, multicentrique, à double insu, contrôlée par placebo, d'une durée de six semaines, visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité d'un traitement par Upneeq en une seule prise quotidienne par rapport à un placebo pour le traitement de la blépharoptose acquise. Le critère d'évaluation principal des deux essais était la mesure de la variation moyenne par rapport aux valeurs de base du nombre de points vus sur un total de 35 dans les quatre rangées supérieures du LPFT, mesurée à deux moments : heure 6, jour 1 et heure 2, jour 14. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Le critère d'évaluation secondaire était une mesure de la distance entre le centre du réflexe lumineux pupillaire et le bord de la paupière supérieure, ou MRD-1. Les premiers résultats de la deuxième étude d'efficacité de phase III ont montré que l'essai a satisfait aux critères d'évaluation primaires et secondaires. Le changement moyen par rapport à la ligne de base sur le LPFT à l'heure 6 du jour 1 était de 6,3 pour Upneeq contre 2,1 pour le véhicule (p<0,0001) et à l'heure 2 du jour 14 était de 7,7 pour Upneeq contre 2,4 pour le véhicule (p<0,0001). Les résultats ont également montré une amélioration statistiquement significative de la MRD-1 à 5 et à 15 minutes, et à 2 et à 6 heures après la dose aux jours 1 et 14. La société a également terminé une étude d'innocuité de 12 semaines, randomisée, multicentrique, à double insu et contrôlée par placebo, afin d'évaluer l'innocuité d'Upneeq par rapport au véhicule pour le traitement de la blépharoptose acquise02.

La solution ophtalmique RVL-201 est en cours de développement pour offrir une option pharmacologique réversible aux patients atteints de ptose acquise qui ne sont pas candidats à la chirurgie ou qui ne souhaitent pas y recourir. L'objectif de cette étude est d'évaluer la sécurité et l'efficacité de la solution ophtalmique RVL-1201 dans le traitement du blépharoptosis acquis et d'évaluer la sécurité et le confort de la solution ophtalmique RVL-1201 pendant une période d'administration prolongée de 6 semaines. Les sujets seront randomisés (2 :1) dans l'un des deux bras de traitement et traités pendant 42 jours : ■ RVL-1201 0,1 % une goutte entière dans chaque œil QD le matin (N = 100). ■ Véhicule RVL-1201 (placebo) 1 goutte complète par œil QD le matin (N = 50).

Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT02436759 Étude de la sécurité et de l'efficacité du RVL-1201 dans le traitement de la blépharoptose acquise Résumé succinct : Il s'agit d'une étude de phase 3 visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité de la solution ophtalmique RVL-1201 dans le traitement de la blépharoptose acquise (ptose) et à évaluer l'innocuité et le confort de la solution ophtalmique RVL-1201 pour une période de dosage prolongée de 6 semaines. Description détaillée : Le ptosis touche environ 12 % des adultes de plus de 50 ans. Il s'agit d'un abaissement anormal unilatéral ou bilatéral de la paupière supérieure qui résulte généralement d'un dysfonctionnement partiel ou complet du ou des muscles qui élèvent la paupière supérieure : le levator palpebrae superioris et/ou le muscle de Müller. Le traitement du ptosis acquis implique généralement une intervention chirurgicale, avec des risques d'infection, de saignement, de surcorrection ou de sous-correction, de réduction de la vision et de lagophtalmie (incapacité à fermer complètement les paupières) ou un traitement mécanique, par exemple des lentilles de contact sclérales avec une barre pour soulever la paupière, des béquilles de ptosis de la paupière fixées aux lunettes, ou du ruban adhésif ou du mastic pour fixer la paupière supérieure aux structures sus-orbitaires. 44

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L'efficacité sera évaluée à l'aide du LPFT, d'un test de champ visuel validé utilisant l'analyseur HVF et d'une mesure photographique de la MRD (la distance entre le réflexe lumineux pupillaire et le bord central de la paupière supérieure) et de la PFD (la distance entre le bord de la paupière supérieure et le bord de la paupière inférieure à travers l'axe visuel central). L'évaluation de la sécurité portera sur le SLE/CFS bilatéral, la mesure de la DP à partir de photographies externes, l'ophtalmoscopie dilatée/examen du fond de l'œil, la tonométrie, l'AV de Snellen avec correction récente, les signes vitaux (BP/HR) et la collecte des événements indésirables (EI). 140 participants Titre officiel : Étude de phase 3 randomisée, à double insu, contrôlée par placebo, sur l'innocuité et l'efficacité du RVL-1201 dans le traitement de la blépharoptose acquise. Date de début de l'étude : mai 2015 Date réelle de fin de l'étude primaire : novembre 2016 Date réelle de fin de l'étude : novembre 2016 Identifiant ClinicalTrials.gov : NCT04831047 Effet d'Upneeq (chlorhydrate d'oxymétazoline 0,1 %) sur la position des paupières, la rougeur des yeux et l'apparence des yeux Bref résumé : Le but de la recherche est de voir si Upneeq (solution ophtalmique d'oxymétazoline 0,1 %) a un effet sur la position des paupières, la rougeur des yeux ou l'apparence des yeux perçue par le patient. 110 participants Titre officiel : Effet d'Upneeq (chlorhydrate d'oxymétazoline 0,1 %) sur la hauteur de la fissure palpébrale, la rougeur de l'œil et l'apparence de l'œil selon le patient. Date réelle de début de l'étude : 8 juin 2021 Date d'achèvement primaire estimée : 1er avril 2023 Date estimée de fin d'étude : 1er avril 2023


Avertissements et précautions ■ Les agonistes alpha-adrénergiques en tant que classe peuvent avoir un impact sur la pression artérielle. Conseillez aux patients sous UPNEEQ souffrant de maladie cardiovasculaire, d'hypotension orthostatique et/ou d'hypertension ou d'hypotension non contrôlée de consulter un médecin si leur état s'aggrave. ■ Utilisez UPNEEQ avec précaution chez les patients présentant une insuffisance cérébrale ou coronaire ou un syndrome de Sjögren. Conseillez aux patients de consulter un médecin si des signes et des symptômes de potentialisation de l'insuffisance vasculaire apparaissent. ■ UPNEEQ peut augmenter le risque de glaucome à angle fermé chez les patients présentant un glaucome à angle étroit non traité. Conseillez aux patients de consulter immédiatement un médecin si des signes et des symptômes de glaucome aigu à angle étroit apparaissent. ■ Les patients ne doivent pas toucher l'embout du récipient à usage unique sur leur œil ou sur une surface quelconque afin d'éviter toute blessure oculaire ou contamination de la solution. Les réactions indésirables Les effets indésirables survenus chez 1 à 5 % des sujets traités par UPNEEQ ont été les suivants : kératite ponctuée, hyperémie conjonctivale, sécheresse oculaire, vision trouble, douleur au site d'instillation, irritation oculaire et maux de tête. Interactions médicamenteuses ■ Les agonistes alpha-adrénergiques, en tant que classe, peuvent avoir un impact sur la pression artérielle. La prudence est de mise en cas d'utilisation de médicaments tels que les bêtabloquants, les antihypertenseurs et/ou les glycosides cardiaques. La prudence est également de mise chez les patients recevant des antagonistes des récepteurs alpha adrénergiques, par exemple dans le cadre du traitement d'une maladie cardiovasculaire ou d'une hypertrophie bénigne de la prostate. ■ La prudence est conseillée chez les patients prenant des inhibiteurs de la monoamine oxydase qui peuvent affecter le métabolisme et l'absorption des amines circulantes. À propos de la blépharoptose acquise La blépharoptose acquise, également appelée ptosis ou paupière tombante, est une chute unilatérale ou bilatérale de la paupière supérieure qui résulte généralement d'un dysfonctionnement partiel ou complet des muscles qui élèvent la paupière supérieure. Elle peut généralement être classée comme congénitale ou acquise, le type le plus courant étant le ptosis aponévrotique lié à l'âge. La norme de soins actuelle est la chirurgie, qui n'est souvent réservée qu'aux cas graves.

Élévation de la paupière supérieure avec de l'oxymétazoline topique 0,1 % : pour une meilleure visibilité La solution ophtalmique topique d'oxymétazoline HCL 0,1 % (RVL-1201, RVL Pharmaceuticals, Inc.) a le potentiel de traiter les patients présentant des degrés de sévérité variables de ptosis acquis par rapport au véhicule. La solution ophtalmique topique d'oxymétazoline HCL 0,1 % (RVL-1201, RVL Pharmaceuticals, Inc.) a le potentiel de traiter les patients présentant des degrés de sévérité variables de ptose acquise par rapport au véhicule, selon ce qui a été rapporté par Wendy W. Lee, MD, MS, du Bascom Palmer Eye Institute, University of Miami Miller School of Medicine, Miami04. La Dre Lee et ses collègues ont indiqué que les effets les plus prononcés ont été observés chez les sujets présentant une ptose plus sévère. Le médicament, un agoniste des récepteurs α-adrénergiques, agit en stimulant les récepteurs α-adrénergiques du muscle de Muller, ce qui entraîne une contraction et une élévation de la paupière. Cette étude a poursuivi l'analyse de deux études de phase 3, randomisées et multicentriques (RVL-1201-201 et RVL-1202-202)1,2 en évaluant des sous-groupes de patients en fonction du degré de sévérité du ptosis, c'està-dire léger, modéré ou sévère, dans la population étudiée. Les patients de l'étude ont administré la goutte une fois par jour dans les yeux affectés. La Dre Lee et ses collègues ont regroupé les données des études de phase 3, dans lesquelles les participants ont administré le médicament une fois par jour dans les deux yeux pendant 42 jours. Tous les patients présentaient un ptosis acquis et un défaut visuel supérieur dans au moins un œil. Les patients ont été divisés en sous-groupes en fonction du degré de ptose dans l'étude au départ. Le degré était basé sur l'échelle de la distance marginale réflexe 1 (MRD-1) au départ, avec 0,0 mm (le plus grave) et 2,0 mm (le moins grave). La MRD-1 est la distance entre le centre du réflexe lumineux pupillaire et le bord central de la paupière supérieure, l'œil étant dans le regard primaire, a expliqué la Dre Lee. Le principal critère d'évaluation de l'étude était le changement moyen par rapport à la ligne de base de l'élévation de la paupière supérieure (MRD-1) dans l'œil étudié, aux jours 1 et 14, 2 et 6 heures après l'instillation du médicament. Les critères d'évaluation secondaires étaient les changements moyens de l'élévation de la paupière supérieure dans l'œil non étudié et la symétrie de la paupière. Les chercheurs ont rapporté que le RVL-1201 « a apporté une amélioration significative (p<0,05) par rapport au véhicule chez les sujets dont le MRD-1 de base était compris entre 0 mm et 2,0 mm ». OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Les auteurs ont également indiqué que le médicament a apporté des améliorations similaires dans les sousgroupes de gravité, avec un effet significatif par rapport au véhicule au jour 14. Une autre constatation est que les patients dont le MRD-1 de départ était de 3 mm présentaient également une amélioration significative de l'élévation de la paupière supérieure au 14e jour.

En ce qui concerne la symétrie des paupières, le degré de base dans l'ensemble de la population était généralement léger, et aucun changement global de la gravité de l'asymétrie n'a été observé. Les auteurs ont conclu : « Ces résultats suggèrent le potentiel du RVL-1201 dans le traitement des patients atteints de ptosis acquis de gravité variable. »

Résumé Importance : Le traitement de la blépharoptose (ptosis) acquise se limite actuellement à une intervention chirurgicale. Objectif : Examiner l'efficacité et l'innocuité du chlorhydrate d'oxymétazoline, 0,1 %, solution ophtalmique (oxymétazoline, 0,1 %), chez les participants atteints de ptosis acquis. Conception, contexte et participants : Cette analyse groupée de 2 essais cliniques de phase 3 randomisés, à double insu, contrôlés par placebo et multicentriques a inclus des participants âgés de 9 ans et plus présentant un ptosis acquis et un déficit du champ visuel supérieur. Les 2 études ont été menées sur 16 et 27 sites aux États-Unis. Les patients ont été recrutés de mai 2015 à avril 2019. Les analyses pour les essais individuels ont été initiées après le verrouillage de la base de données et ont été complétées le 6 septembre 2017 et le 16 mai 2019. L'analyse groupée a été achevée le 25 août 2019. Interventions : Les participants (randomisés 2 :1) ont reçu de l'oxymétazoline, 0,1 %, ou un véhicule, auto-administré en une seule goutte par œil, une fois par jour, pendant 42 jours. Principaux résultats et mesures : Le principal critère d'efficacité était la variation par rapport aux valeurs de base du nombre de points observés lors du test de champ périphérique de Leicester, un test permettant de détecter les déficits du champ visuel supérieur dus à un ptosis, au jour 1 (6 heures après l'instillation) et au jour 14 (2 heures après l'instillation). Le critère d'évaluation secondaire, le changement par rapport à la ligne de base de la distance réflexe marginale 1, a été évalué aux mêmes points dans le temps.

Association entre l'administration de la solution de chlorhydrate d'oxymétazoline à 0,1 % et le champ visuel en cas de ptosis acquis Points clés Question : L'administration d'une seule goutte de chlorhydrate d'oxymétazoline, 0,1 %, en solution ophtalmique (oxymétazoline, 0,1 %) pendant 6 semaines est-elle associée à une amélioration du champ visuel supérieur et à une réduction de la chute de la paupière supérieure dans le cas d'une blépharoptose acquise ? Résultats : Dans une analyse groupée de 2 essais cliniques de phase 3 randomisés, à double insu, contrôlés par placebo et multicentriques, le traitement par oxymétazoline, 0,1 %, a été associé à une amélioration du champ visuel supérieur et de l'élévation de la paupière supérieure par rapport au véhicule après instillation à 1 et à 14 jours. Signification : L'oxymétazoline, 0,1 %, pourrait être une option thérapeutique prometteuse pour les patients atteints de blépharoptose acquise, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour évaluer la pertinence clinique de cet effet au-delà de 2 semaines.

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Résultats : Au total, 304 participants ont été recrutés (âge moyen [ET], 63,8 [13,8] ans; 222 femmes [73 %]). Globalement, 97,5 % (198 sur 203) des participants recevant l'oxymétazoline, 0,1 %, et 97,0 % (98 sur 101) des participants recevant le véhicule ont terminé les études. L'oxymétazoline, à 0,1 %, a été associée à une augmentation significative du nombre moyen (ET) de points observés lors du test de champ périphérique de Leicester par rapport au véhicule (jour 1 : 5,9 [6,4] contre 1,8 [4,1]; différence moyenne, 4,07 [IC 95 %, 2,74-5,39]; P<0,001; jour 14 : 7,1 [5,9] contre 2,4 [5,5]; différence moyenne, 4,74 [IC 95 %, 3,43-6,04]; P<0,001). L'oxymétazoline, 0,1 %, a également été associée à une augmentation significative de la distance du réflexe marginal 1 par rapport aux valeurs initiales (moyenne [ET] : jour 1 : 0,96 [0,89] mm contre 0,50 [0,81] mm; différence moyenne, 0,47 mm [IC 95 %, 0,27-0,67]; P<0,001; jour 14 : 1,16 [0,87] mm contre 0,50 [0,80] mm; différence moyenne, 0,67 mm [IC 95 %, 0,46-0,88]; P<0,001). Des effets indésirables apparus pendant le traitement (TEAE) sont survenus chez 31,0 % (63 sur 203) des participants recevant l'oxymétazoline, 0,1 % et 35,6 % (36 sur 101) des participants recevant le véhicule. Parmi les participants recevant l'oxymétazoline, 0,1 %, avec un TEAE, 81 % (51 sur 63) avaient une intensité maximale de TEAE légère, et 62 % (39 sur 63) n'avaient aucun TEAE suspecté d'être lié au traitement.


Conclusions et pertinence : L'oxymétazoline, 0,1 %, a été associée à des résultats positifs et a été bien tolérée dans les essais de phase 3 après instillation aux jours 1 et 14, démontrant son potentiel prometteur pour le traitement du ptosis acquis, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour élucider la pertinence clinique de ces résultats au-delà de 6 semaines. Les principaux résultats de l'essai publiés dans JAMA Ophthalmology sont les suivants : ■ Hausse par rapport aux données de référence en nombre moyen de points vus dans le champ visuel supérieur (LPFT) : ■ Jour 1 : 5,9 ± 6,4 (oxymétazoline 0,1 %) contre 1,8 ± 4,1 (véhicule), - différence moyenne : 4,07 (IC 95 % : 2,74, 5,39), p<0,001 ■ Jour 14 : 7,1 ± 5,9 (oxymétazoline 0,1 %) contre 2,4 ± 5,5 (véhicule), - différence moyenne : 4,74 (IC 95 % : 3,43, 6,04), p<0,001 ■ Augmentation par rapport à la ligne de base de l'élévation de la paupière supérieure (MRD-1) : ■ Jour 1 : 0,96 ± 0,89 mm (oxymétazoline, 0,1 %) vs 0,50 ± 0,81 mm (véhicule), différence moyenne : 0,47 mm (IC 95 % : 0,27, 0,67), p<0,001 ■ Jour 14 : 1,16 ± 0,87 mm (oxymétazoline, 0,1 %) contre 0,50 ± 0,80 mm (véhicule), différence moyenne : 0,67 mm (IC 95 % : 0,46, 0,88), p<0,001

Matériel et méthodes : En regroupant les données de deux études prospectives, randomisées, contrôlées par placebo, de phase 3, la modification de la distance réflexe marginale 1 (MRD-1) a été évaluée à différents points de temps post-instillation aux jours 1, 14 et 42 du traitement. Le début de l'effet a été évalué à partir de 5 minutes après l'administration (une étude) et jusqu'à 6 heures lors des deux premières visites (les deux études). Au total, 203 sujets ont reçu l'oxymétazoline 0,1 %, et 101 ont reçu le véhicule. Résultats : L'oxymétazoline 0,1 % a montré un début d'action rapide tous les jours évalués. Les changements moyens par rapport à la ligne de base 5 et 15 minutes après l'instillation d'oxymétazoline 0,1 % au jour 1 étaient de 0,59 ± 0,72 mm et 0,93 ± 0,81 mm, respectivement (contre 0,20 ± 0,57 mm et 0,32 ± 0,64 mm avec le véhicule; p<0,001 dans les deux cas). Au jour 14, les changements moyens par rapport à la ligne de base 5 et 15 minutes après l'instillation d'oxymétazoline 0,1 % étaient de 0,77 ± 0,85 mm et 1,11 ± 0,92 mm, respectivement (contre 0,42 ± 0,78 mm et 0,41 ± 0,83 mm avec le véhicule; les deux p<0,05). Cet effet a également été observé immédiatement après l'instillation au jour 42, où les augmentations moyennes 5 et 15 minutes après l'instillation d'oxymétazoline 0,1 % étaient de 0,86 ± 0,85 mm et 1,04 ± 0,91 mm, respectivement (contre 0,42 ± 0,80 mm et 0,47 ± 0,93 mm avec le véhicule; les deux p<0,005). Des améliorations significatives par rapport au véhicule (p<0,001) ont également été observées à 2-6 heures les jours 1 et 14. À tous les moments, la proportion de sujets présentant une réponse positive au traitement (augmentation de >0 % de la MRD-1) était supérieure de >15 % dans le groupe oxymétazoline 0,1 % (fourchette : 16,6-36,1 % de répondeurs en plus par rapport au véhicule), les différences les plus importantes étant observées 2 et 6 heures après l'instillation. Conclusion : L'oxymétazoline 0,1 % a permis une élévation rapide et durable de la paupière supérieure. Avec les données démontrant une amélioration supérieure du champ visuel et un profil de sécurité favorable, cette analyse soutient l'oxymétazoline 0,1 % comme traitement non chirurgical efficace du ptosis acquis. Sécurité de la solution ophtalmique quotidienne de chlorhydrate d'oxymétazoline à 0,1 % chez les patients atteints de blépharoptose acquise : résultats de quatre essais cliniques randomisés et à double insu 07. https ://www.dovepress.com/safety-of-once-dailyoxymetazoline-hcl-ophthalmic-solution-01-in-patiepeer-reviewed-fulltext-article-OPTH

Élévation rapide et soutenue des paupières dans le cas d'une blépharoptose acquise avec l'oxymétazoline 0,1 % : résultats d'un essai randomisé de phase 3 L'oxymétazoline 0,1 % est un nouvel agent ophtalmique pour le traitement de la blépharoptose acquise chez l'adulte qui a prouvé qu’il améliorait l'élévation de la paupière supérieure et les déficits du champ visuel supérieur. Cette analyse a permis de caractériser l'apparition rapide de l'élévation de la paupière supérieure avec l'oxymétazoline 0,1 % en prise unique quotidienne et la durabilité de cet effet sur 42 jours06.

08. Wirta DL, Korenfeld MS, Foster S, Smyth-Medina R, Bacharach J, Kannarr SR, Jaros MJ, Slonim CB. Safety of Once-Daily Oxymetazoline HCl Ophthalmic Solution, 0.1 % in Patients with Acquired Blepharoptosis : Results from Four Randomized, Double-Masked Clinical Trials. Clin Ophthalmol. 2021;15 :4035-4048 Une solution ophtalmique d'oxymétazoline 0,1 % a été récemment approuvée pour le traitement de la blépharoptose acquise chez les adultes. L'objectif de cette étude était d'évaluer le profil de sécurité de l'oxymétazoline 0,1 % lorsqu'elle est administrée une fois par jour pendant 14 à 84 jours07-08. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Patients et méthodes : Une analyse groupée a examiné les résultats de sécurité de quatre essais cliniques randomisés, à double insu, contrôlés par placebo, menés respectivement sur 6, 16, 27 et 35 sites aux États-Unis. Au total, 568 participants atteints de blépharoptose acquise ont été évalués. L'âge médian était de 66 ans, et 74,8 % des participants étaient des femmes. Dans l'ensemble, 375 participants se sont auto-administré l'oxymétazoline 0,1 % aux deux yeux une fois par jour, et 193 se sont auto-administré le placebo (véhicule) quotidiennement. Les taux, la gravité et la causalité des effets indésirables survenus pendant le traitement ont été évalués dans l'ensemble de la population et dans des sous-groupes de participants définis en fonction de l'âge, de la race et de l'origine ethnique. Les signes vitaux et les résultats ophtalmologiques ont été évalués lors de visites prédéfinies de l'étude. La tolérance au traitement rapportée par les patients a été enregistrée à la fin de l'étude. Résultats : L'incidence des effets secondaires était similaire chez les participants utilisant l'oxymétazoline 0,1 % (31,2 %) ou le véhicule (30,6 %). Presque tous les effets secondaires étaient légers à modérés, et la plupart n'étaient pas soupçonnés d'être liés au traitement. Des effets secondaires graves sont survenus chez quatre participants recevant l'oxymétazoline 0,1 % et un participant recevant le véhicule. Neuf et deux participants des groupes oxymétazoline 0,1 % et véhicule, respectivement, ont arrêté le traitement en raison des effets secondaires. Les effets secondaires oculaires survenus chez ≥ 2 % des participants recevant l'oxymétazoline 0,1 % étaient une kératite ponctuée, une hyperémie conjonctivale, une sécheresse oculaire, une vision trouble, une douleur au site d'instillation et une coloration du colorant vital cornéen, aucun n'étant survenu chez > 3,5 % des participants. Les taux d'effets secondaires étaient similaires dans les sous-groupes en fonction de l'âge, de la race et de l'origine ethnique. Aucune modification moyenne cliniquement significative des signes vitaux ou des résultats ophtalmologiques n'a été observée, et plus de 98 % des participants ont estimé que l'oxymétazoline 0,1 % n'entraînait aucune gêne ou une gêne légère.

Conclusion L'oxymétazoline 0,1 % administrée une fois par jour a été sûre et bien tolérée par les participants atteints de blépharoptose acquise pendant 14 à 84 jours. La sécurité ne semble pas différer selon l'âge, la race ou l'ethnie.

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Traitement pharmacologique du ptosis acquis : un traitement gagnant-gagnant pour les patients et les cabinets09 Le traitement du blépharoptose (ptosis) a traditionnellement été le domaine du chirurgien oculoplastique. En tant que prestataires de soins oculaires primaires, les optométristes ont pris l'habitude d'identifier et de surveiller le ptosis et, si le patient est motivé, de l'orienter vers une consultation chirurgicale; autrement, ils adoptent une approche plus conservatrice de « surveillance et d'attente ». Bien que la chirurgie soit certainement bénéfique pour de nombreuses personnes atteintes de ptose, car elle produit de bons résultats cosmétiques et fonctionnels1, elle n'est pas la solution idéale pour tous les patients. En général, la chirurgie est réservée aux cas où l'affaissement de la paupière est suffisamment grave pour créer un déficit fonctionnel du champ visuel qui donne droit à un remboursement, ou aux patients prêts à payer l'intervention de leur poche. En outre, la chirurgie du ptosis est par nature une intervention invasive, avec des effets secondaires connus à court et à long terme, que les patients peuvent hésiter à subir à des fins esthétiques2,3. Bien qu'il s'agisse de l'une des affections les plus courantes de la paupière supérieure, la conversation entre le médecin et le patient au sujet du ptosis est traditionnellement brève, surtout lorsque la présentation est légère ou modérée. Les questions esthétiques peuvent naturellement être un sujet sensible pour les patients et pour les médecins en particulier lorsque la gamme d'options de traitement efficaces est relativement étroite ou limitée à la chirurgie. En raison de ces difficultés, les formes légères ou modérées de ptose, en particulier, restent souvent sans traitement. C'est dans ce contexte que la récente approbation d'un collyre à 0,1 % d'oxymétazoline à prise unique quotidienne pour le traitement de la blépharoptose acquise (UpneeqTM [solution ophtalmique de chlorhydrate d'oxymétazoline], 0,1 %; RVL Pharmaceuticals, Inc., Bridgewater, NJ) est un développement très intéressant pour les patients et leurs praticiens. L'entité chimique active, l'oxymétazoline, est un puissant agoniste des récepteurs α-adrénergiques exprimés dans le muscle tarsien supérieur (muscle de Müller)4-6. Lorsqu'il est administré à la surface de l'œil, UpneeqTM est censé agir via ces récepteurs α-adrénergiques pour provoquer la contraction du muscle de Müller et relever la paupière supérieure. Cette nouvelle option pharmacologique élargit les possibilités thérapeutiques pour le ptosis acquis d'une manière importante et qui pourrait changer la donne, offrant la possibilité aux praticiens d'offrir un traitement efficace à davantage de patients. Dans les études cliniques de phase 3, UpneeqTM, auto-administré une fois par jour par les participants atteints de ptosis acquis, a permis une amélioration significative des déficits du champ visuel supérieur (mesurés à l'aide du test automatisé du champ périphérique de Leicester [LPFT], un test du champ visuel de Humphrey modifié conçu pour évaluer les déficits du champ visuel supérieur causés par le ptosis7) et de l'élévation de la paupière supérieure (évaluée à l'aide de la mesure de la distance réflexe marginale 1 [MRD-1]). De plus, ce nouvel agent présente un excellent profil d'innocuité, avec relativement peu d'effets indésirables oculaires (et encore moins d'effets soupçonnés d'être liés au traitement), et aucun effet significatif sur les mesures ophtalmiques telles que la pression intraoculaire, le diamètre de la pupille ou l'acuité visuelle8.


Le fait de pouvoir offrir une solution sûre, efficace et simple pour le ptosis acquis peut donc faire une grande différence dans la vie des patients. Pour un large éventail de patients pour lesquels un traitement n'était pas envisageable auparavant, par exemple, ceux qui présentent une ptose légère ou modérée, ceux qui ne sont pas intéressés par la chirurgie ou qui s'en méfient, ceux qui envisagent la chirurgie, mais qui sont prêts à essayer d'abord une approche différente, ou ceux qui présentent des formes plus transitoires de ptose, le traitement pharmacologique sous la forme d'un collyre à usage unique quotidien représente une opportunité intéressante. Une approche active profite donc aux pratiques de ptosis acquis et a le potentiel de faire une grande différence dans la vie des patients. Pour un large éventail de patients pour lesquels un traitement n'était pas envisageable auparavant, par exemple, ceux qui présentent un ptosis léger ou modéré, ceux qui ne sont pas intéressés par la chirurgie ou qui s'en méfient, ceux qui envisagent la chirurgie, mais qui sont prêts à essayer d'abord une approche différente, ou ceux qui présentent des formes plus transitoires de ptosis, le traitement pharmacologique sous forme de gouttes ophtalmiques à prendre une fois par jour représente une opportunité intéressante. Les options de traitement ont longtemps été limitées pour les patients atteints de ptosis et leurs fournisseurs de soins oculaires. La disponibilité d'un nouveau traitement pharmacologique offre une réelle opportunité de continuer à œuvrer en faveur de soins oculaires véritablement complets, en traitant davantage de patients atteints de ptosis. Nous avons la possibilité d'offrir aux patients atteints de ptosis une expérience véritablement révélatrice. Du point de vue de la pratique, les avantages de l'intégration active du traitement pharmacologique du ptosis acquis avec l'oxymétazoline 0,1 % sont également clairs. Les patients veulent savoir que leur médecin est déterminé à adopter des approches efficaces et novatrices, en particulier lorsqu'il est possible de faciliter le traitement ou de l'ouvrir à des personnes qui n'avaient auparavant que peu d'options. Il est tout aussi important que les patients sachent que leur médecin adopte une approche vraiment complète pour améliorer leur santé oculaire globale et qu'il leur présente toujours des options adaptées à leurs besoins individuels.

Les patients apprécient également les options thérapeutiques simples, ce qui signifie que la possibilité d'opter pour un traitement de la ptose prescrit par leur ophtalmologue est attrayante. Cela reste plus vrai que jamais dans l'environnement actuel des soins de santé, en pleine évolution. En plus de fournir une autre occasion de satisfaire un nombre potentiellement important de patients, le ptosis est l'une des affections les plus courantes de la paupière supérieure chez les adultes, et la prévalence augmente entre 13 et 15 ans, l'élargissement de l'offre de la pratique, y compris le traitement pharmacologique du ptosis acquis, offre une chance de soutenir la croissance de la pratique en gardant les patients actuels heureux et en créant de nouvelles références de patients. En pratique, l'examen des paupières des patients et la discussion du traitement pharmacologique du ptosis sont rapides et simples. Les paupières peuvent être examinées dans le cadre du bilan complet du patient, et si une ptose est observée, une brève discussion suffit pour présenter cette option et mesurer l'intérêt du patient. Les patients sont susceptibles de vouloir essayer quelque chose de sûr et peu invasif qui a le potentiel d'aider leur ptose. Avant d'initier le traitement du ptosis, il est essentiel de confirmer la pathologie des muscles rétracteurs de la paupière supérieure ou de l'aponévrose et d'écarter les causes neurologiques ou musculaires sous-jacentes potentiellement graves, telles que le syndrome de Horner, la myasthénie grave ou la paralysie du nerf oculomoteur (CN III), ou encore les affections qui peuvent se faire passer pour un ptosis, comme la dermatochalasis2,16,17.

RÉFÉRENCES

Pour les patients, cette évolution n'est pas anodine. L'aspect cosmétique d'un ptosis unilatéral ou bilatéral, même dans les cas relativement légers, peut avoir des répercussions réelles, en affectant le sentiment de bien-être d'une personne et en entraînant une augmentation des niveaux d'anxiété et de dépression liés à l'apparence9,10. Le ptosis peut également avoir des répercussions fonctionnelles, sous la forme de déficits supérieurs du champ visuel, même lorsque la chute de la paupière est légère7,11,12. L'altération du champ visuel peut avoir un impact négatif sur un large éventail d'activités quotidiennes et donc entraîner une réduction de l'indépendance10. En outre, elle peut entraîner l'adoption progressive de comportements compensatoires, tels que l'inclinaison de la tête ou l'élévation des sourcils, qui peuvent causer une gêne ou une douleur significative, qui peut être traitée, du moins en partie, par le traitement du ptosis du patient.

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Richards HS, Jenkinson E, Rumsey N, et al. The psychological well-being and appearance concerns of patients presenting with ptosis. Eye (Lond). 2014;28:296-302.

10. 1McKean-Cowdin R, Varma R, Wu J, et al. Severity of visual field loss and health-related quality of life. Am J Ophthalmol. 2007;143:1013-1023. 11.

Alniemi ST, Pang NK, Woog JJ, Bradley EA. Comparison of automated and manual perimetry in patients with blepharoptosis. Ophthalmic PlastReconstr Surg. 2013;29:361-363. 12. Meyer DR, Stern JH, Jarvis JM, Lininger LL. Evaluating the visual field effects of blepharoptosis using automated static perimetry. Ophthalmology. 1993;100:651-658.

12. Forman WM, Leatherbarrow B, Sridharan GV, Tallis RC. A community survey of ptosis of the eyelid and pupil size of elderly people. Age Ageing. 1995;24:21-24. 13. Hashemi H, Khabazkhoob M, Emamian MH, et al. The prevalence of ptosis in an Iranian adult population. J CurrOphthalmol. 2016;28:142-145. 14. Kim MH, Cho J, Zhao D, et al. Prevalence and associated factors of blepharoptosis in Korean adult population: the Korea National Health and Nutrition Examination Survey. Eye (Lond). 2017;31:940-946.

RÉFÉRENCES

RÉFÉRENCES

9.

1.

https://imagexinnovation.com/fr/chlorhydratedoxymetazoline-ingredient-de-produit-pourloxymetazoline/

2.

https://www.santen.com/en/news/20200728.pdf

3.

https://fr.tradingview.com/chart/OSMT/XDTYIgThOsmotica-Pharmaceuticals-plc-Receives-FDA-Approvalfor-Upneeq/

4.

https://www.ophthalmologytimes.com/view/upper-lidelevation-topical-oxymetazoline-0-1-better-view

5.

Slonim CB, Foster S, Jaros M, et al. Association of oxymetazoline hydrochloride, 0.1%, solution administration with visual field in acquired ptosis: a pooled analysis of 2 randomized clinical trials. JAMA Ophthalmol2020;138:1168-75.

6.

Bacharach J, Wirta DL, Smyth-Medina R, et al. Rapid and sustained eyelid elevation in acquired blepharoptosis with oxymetazoline 0.1%: randomized phase 3 trial results. Clin Ophthalmol2021;15:2743-51.

7.

https://www.dovepress.com/safety-of-once-dailyoxymetazoline-hcl-ophthalmic-solution-01-in-patie-peerreviewed-fulltext-article-OPTH

8.

Wirta DL, Korenfeld MS, Foster S, Smyth-Medina R, Bacharach J, Kannarr SR, Jaros MJ, Slonim CB. Safety of Once-Daily Oxymetazoline HCl Ophthalmic Solution, 0.1% in Patients with Acquired Blepharoptosis: Results from Four Randomized, Double-Masked Clinical Trials. Clin Ophthalmol. 2021;15:4035-4048

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15. Latting MW, Huggins AB, Marx DP, Giacometti JN. Clinical evaluation of blepharoptosis: distinguishing age-related ptosis from masquerade conditions. Semin Plast Surg. 2017;31:5-16. 16. Reinhard E, Spampinato H. The OD’s guide to ptosis workup. Rev Optom. April 15, 2020. https://www. reviewofoptometry. com/article/the-ods-guide-to-ptosisworkup. Consulté le 4 décembre 2020.

Les petites annonces classées de l’AOQ

Grâce à la section des petites annonces classées de la revue l’Optométriste vous faites d’une pierre deux coups : votre annonce, au coût de 25 $ par parution (taxes en sus), sera publiée dans la revue et sera distribuée aux optométristes, aux opticiens d’ordonnances, aux ophtalmologistes et aux compagnies d’optique. Elle se retrouvera également sur notre site Internet jusqu’à la parution de la prochaine revue. Vous bénéficierez donc d’une visibilité accrue. Votre annonce doit contenir environ 50 mots et doit être au nom d’un optométriste membre de l’AOQ. Vous devez nous faire parvenir votre annonce par courriel à josee.lusignan@aoqnet.qc.ca ou par télécopieur au 514 288-7071.

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PAR ME DIANA BALTAZAR, AVOCATE GROUPE FBA 1 877 579-7052

CHRONIQUE JURIDIQUE

Les relations de travail en temps de pandémie Le contexte de la pandémie a, sans aucun doute, transformé les relations de travail entre employeurs et employés. Certains droits fondamentaux sont mis à l’épreuve au nom de préoccupations sociales supérieures, telle la santé publique, et cela se reflète inévitablement dans des conflits en milieux de travail. La jurisprudence sur les conflits de travail occasionnés par la pandémie ne fait que commencer. Qu’est-ce qu’un employeur a le droit d’imposer et quelles pourraient être les conséquences d’un refus de la part de l’employé ? Voyons de quelle manière les tribunaux ont tranché jusqu’à ce jour. Dans cette affaire, le Tribunal rappelle le principe primordial de la gradation des sanctions avant d’aboutir à un congédiement : « (…) pour entrainer un congédiement, une faute doit être d’une gravité telle qu’elle conduit à la rupture immédiate du lien de confiance avec l’Employeur. Des circonstances atténuantes ou aggravantes peuvent en outre moduler l’évaluation de la gravité d’une faute. La préméditation des gestes reprochés, la répétition de ceux-ci, (…) et le dossier disciplinaire comptent parmi ces circonstances ».

Le port des équipements de protection individuelle Dans le domaine de la santé, le port d’équipements de protection individuelle (ÉPI) est une mesure préconisée afin de prévenir l’exposition des employés au virus et ainsi minimiser sa propagation dans le milieu de travail. Ces équipements incluent des masques médicaux, des gants et des blouses qui doivent être portés notamment lorsque l’employé fournit des soins ou est en contact étroit avec des patients. Mais quels sont les pouvoirs de l’employeur lorsque l’employé refuse le port des ÉPI ? Dans une décision récente1, un préposé aux bénéficiaires a été congédié pour avoir omis de porter ses ÉPI. Dans les faits, l’employé avait oublié, à une occasion, de remettre sa jaquette en sortant de la salle de repas. Malgré des rappels de la part du superviseur, l’employé a encore été aperçu sans masque, ni jaquette plus tard dans la même journée. Il a alors été congédié pour avoir commis un manquement grave. L’employé a déposé une plainte en vertu de l’article 124 de Loi sur les normes du travail pour contester sa fin d’emploi. 1 52

Côté c. Résidence St-Vallier Ouest Inc., 2021 QCTAT 4902.

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Dans ce cas, l’employé n’était pas réfractaire aux mesures sanitaires et avait porté ses ÉPI depuis le début de la pandémie. Son dossier disciplinaire étant vierge, le fait d’avoir oublié de remettre ses ÉPI lors d’un évènement isolé ne justifiait pas un congédiement, mais plutôt une suspension sans solde de 15 jours. Nous pouvons donc croire que, dans le cas d’un employé qui refuse catégoriquement et volontairement le port des ÉPI, un employeur pourrait arriver à un congédiement après avoir cumulé des sanctions disciplinaires moins sévères.


Le statut vaccinal Un employeur doit prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses employés2. Peut-il ainsi exiger de ses employés qu’ils dévoilent leur statut vaccinal ? Un employé est-il justifié d’invoquer le caractère confidentiel de son dossier médical afin de refuser de révéler cette information ?

L’arbitre conclut donc que l’atteinte au droit à la vie privée des employés est justifiée afin de protéger le bienêtre commun. Il faut savoir que, dans cette décision, l’exigence du passeport vaccinal ne provenait pas directement de l’employeur, mais de ses clients auprès desquels les employés en entretien ménager étaient affectés. Or, l’arbitre précise que l’exigence vaccinale des clients devient celle des employeurs. Il ne serait donc pas dérisoire d’appliquer ces mêmes principes dans le cadre d’une demande provenant directement de l’employeur. Cette décision ne se prononce pas sur l’imposition d’une sanction disciplinaire ou d’un congédiement en cas de refus de divulguer son statut vaccinal.

Afin d’établir clairement les exigences et les attentes en milieu de travail, il est fortement recommandé d’adopter une politique de vaccination dans le cadre de laquelle les employés demeurent libres d’être vaccinés ou non et qui détaille clairement les mesures administratives si un employé n’est pas en mesure de fournir son passeport vaccinal.

Le télétravail Une première décision arbitrale a été rendue à ce sujet en novembre 20213. Le Syndicat contestait le droit de l’employeur de recueillir le statut vaccinal de ses employés en invoquant le droit à la vie privée garanti par la Charte des droits et libertés de la personne. Bien que l’arbitre reconnaisse que l’exigence de dévoiler son statut vaccinal porte atteinte à la vie privée des employés, il est d’avis que cette violation se justifie par la nécessité de respecter l’ordre public et le bien-être général des citoyens du Québec4. « La personne salariée qui ne peut fournir cette preuve vaccinale -et donc- qui n’est pas vaccinée (je rappelle ici que je ne me prononce pas sur les situations où une condition médicale ou religieuse serait invoquée) – représente donc un risque lorsqu’elle se trouve sur les lieux de travail. Ce risque vaut pour elle-même et également à l’égard des autres personnes qui se trouvent sur les mêmes lieux ou à proximité ». 2 Article 51, Loi sur la santé et la sécurité au travail. 3 Union des employés.ées de service, section locale 800 c. Mes Services Ménagers Roy Ltée et al., rendue le 15 novembre 2021 par Me Denis Nadeau. 4 Article 9.1, Charte des droits et libertés de la personne.

En règle générale, la possibilité de faire du télétravail relève du droit de gérance de l’employeur et doit faire partie du contrat de travail. Dans le contexte de la pandémie, un employeur peut modifier de façon unilatérale les conditions de travail en obligeant temporairement ses employés à faire du télétravail, si la nature de l’emploi le permet. Lorsque la pandémie sera contrôlée, l’employeur, en vertu de son droit de gérance, pourra remettre en place les modalités de travail qui existaient auparavant et exiger le retour en présentiel. Un employé peut-il refuser de retourner au travail en présentiel par crainte de contracter la COVID-19 ? Qu’en est-il des personnes vulnérables ? Comme nous l’avons vu dans une chronique précédente5, la seule crainte de contracter la COVID-19 ne permet pas en soi à un travailleur d’exiger de faire du télétravail. Cependant, qu’en est-il pour les employés vulnérables, à risque de complications graves ? La Loi sur les normes du travail permet à un employé de s’absenter du travail pour cause de maladie, et ce, sans crainte de représailles. Un employeur ne peut congédier un employé en raison de l’exercice d’un droit prévu à cette Loi, dont celui de s’absenter pour maladie6. 5 « Dossier Covid-19 - Votre employé peut-il refuser de travailler ? », revue l’Optométriste, mars-avril 2021. 6 Art 122, Loi sur les normes du travail. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Dans l’affaire L’Écuyer c. Canadian Royalties Inc.7, un ingénieur contestait son congédiement au motif que cette sanction lui avait été imposée par l’employeur après qu’il a demandé de poursuivre le télétravail. Étant immunosupprimé, il avait présenté un billet médical prescrivant le maintien du télétravail. Bien que cette prescription médicale ne constitue pas en soi un arrêt de travail, elle pourrait engendrer une absence pour maladie si l’employeur refuse de l’honorer. Pour cette raison, le Tribunal est d’avis qu’en fournissant ce billet médical, l’employé exerçait un droit prévu par la Loi et qu’il ne peut être congédié pour cette raison. Cependant, il faut noter que, dans cette affaire, l’employeur a réussi à démontrer qu’une réorganisation organisationnelle constituait la véritable cause de la fin d’emploi de l’employé. Sa plainte a donc été rejetée.

Conclusion Si vous avez des questions sur ce sujet ou toute autre question juridique, n’hésitez pas à communiquer avec les avocats de votre ligne d’assistance téléphonique juridique gratuite du lundi au vendredi de 8 h à 18 h en composant le 1 877-579-7052. 7 2021 QCTAT 4901. DemiPage-PubAOQ.pdf

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PAR MONSIEUR CHARLES GODBOUT, D.Fisc.

Associé / Marché des professionnels 514 228-7819 charles.godbout@mnp.ca

CHRONIQUE LES CONSEILS D’AFFAIRES MNP

Bien s’organiser pour ses impôts personnels et obtenir le meilleur de votre fiscaliste Le temps de produire votre déclaration de revenus approche à grands pas. Grâce à ces conseils d’expert, vous saurez non seulement quels documents réunir en vue de sa préparation, mais de quelle façon vous pouvez contribuer à maximiser l’apport de votre comptable ou de votre fiscaliste.

Qui est Charles Godbout? Charles Godbout est associé et leader du marché des professionnels de MNP au Québec. Il cumule plus de 23 ans d’expérience en fiscalité, dont 20 spécifiquement au service des professionnels de la santé. Passionné par son domaine, il aime tout particulièrement communiquer avec ses clients et nouer avec eux des liens de confiance, ce qui lui permet de bien les accompagner dans le développement de leurs affaires. Sa grande force ? La capacité de vulgariser les notions les plus complexes. Ce fiscaliste dynamique sait aussi mettre les gens à l’aise et aime pouvoir contribuer, à sa façon, à l’atteinte de leurs rêves.

On ne le répétera jamais assez : une préparation méthodique, idéalement tout au long de l’année, est la clé pour fournir à son comptable toutes les informations dont il a besoin pour remplir votre déclaration de revenus et vous prodiguer des conseils fiscaux éclairés.

Pourtant, durant sa longue carrière, le fiscaliste Charles Godbout en a vu des vertes et des pas mûres. Depuis la boîte à chaussures remplie de factures froissées, jusqu’au bac à recyclage débordant de documents dont la plupart s’avèrent inutiles, les exemples ne manquent pas pour illustrer le manque d’organisation et la méconnaissance des clients. Aujourd’hui, s’ajoutent encore à cela les envois électroniques d’innombrables fichiers PDF mal ou pas identifiés que le professionnel devra démêler et classer avant de pouvoir s’attaquer à la déclaration de revenus en tant que telle. « Or, chaque heure qu’il devra consacrer à trier des documents n’est pas investie à la bonne place. La véritable valeur ajoutée du comptable ou du fiscaliste réside dans son expertise et ses conseils personnalisés », rappelle Charles Godbout. Voici ce qu’il recommande pour tirer le meilleur parti de ce rendez-vous annuel.

De multiples déductions… et documents à fournir La grande majorité des optométristes sont des travailleurs autonomes. Cela signifie que leurs déclarations de revenus sont plus complexes, car ils peuvent réclamer des déductions auxquelles les salariés n’ont pas droit. C’est tout un avantage, car cela contribue à réduire la facture fiscale. En contrepartie, cela veut dire aussi plus de documents à regrouper et à fournir au professionnel qui préparera vos impôts. Pour vous aider, nous vous proposons d’ailleurs une liste qui vous servira d’aide-mémoire et vous évitera de conserver ce qui n’a pas besoin de l’être. 56

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La meilleure façon de procéder consiste à agir avec ordre et méthode, et ce, tout au long de l’année financière. Organisez et classez vos dépenses au fur et à mesure qu’elles se présentent, chronologiquement. Numérisez les documents en les identifiant clairement afin que l’on puisse saisir en un coup d’œil ce qu’ils contiennent. Vous pouvez aussi classer vos documents papier, mais il n’est pas recommandé d’utiliser à la fois le papier et les fichiers électroniques. Choisissez un système de classement ou l’autre, mais pas les deux !

C’est pourquoi, lorsque vous le rencontrerez pour l’étape primordiale de l’entrevue fiscale, il vous posera des questions de façon à s’assurer de passer en revue les différents aspects professionnels et personnels de votre existence susceptibles d’avoir un impact sur vos impôts. S’il vous connaît bien, il pourra aussi anticiper vos besoins et vous proposer en amont des façons de réduire votre facture fiscale. En planifiant des cotisations REER notamment, ou encore en reportant des déductions à une année subséquente.

Pour vous y retrouver plus facilement et mieux gérer les différentes dépenses, demandez à votre comptable de vous fournir un fichier Excel dans lequel vous pourrez indiquer les frais encourus dans les différentes catégories qui s’appliquent à votre situation. Entendez-vous également sur la façon dont il est préférable de lui faire parvenir les fichiers et documents électroniques, et expédiez le tout en un seul envoi pour éviter les oublis et les pertes de documents.

Ce petit exemple vous convaincra : admettons qu’un étudiant est devenu optométriste en juillet 2021. Il a commencé à travailler en septembre, et son taux d’imposition marginal est d’environ 30 %. Il a aussi des frais de livres et d’équipement achetés durant ses études (par exemple BIOS), et il pourrait être tenté de les déduire dans sa déclaration de revenus de 2021. Il serait pourtant plus avantageux de le faire lors d’une année financière où les revenus sont plus importants afin d’optimiser la déduction et de réduire son taux d’imposition marginal de l’autre année.

En cas de doute et si vous ne savez pas si telle ou telle dépense peut être déduite, placez les documents pertinents dans un fichier à part. Votre comptable séparera ensuite ce qui est utile de ce qui ne l’est pas.

En matière d’impôt personnel, une multitude de facteurs peuvent influencer le résultat final et, par conséquent, les sommes dues au fisc. En faisant affaire avec des professionnels d’expérience qui sont entourés d’une équipe efficace et dédiée comme celle de MNP, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour optimiser votre déclaration de revenus personnels. Chez MNP, nous disposons de toutes les ressources humaines et technologiques nécessaires. Nous connaissons également les particularités propres à la clientèle de professionnels de la santé. Contactez-nous!

Rappelez-vous : plus vous serez organisé, plus votre comptable pourra peaufiner votre déclaration. « La plus-value de ce professionnel est de mettre en place une stratégie fiscale sur mesure qui pourrait permettre de réduire les sommes que vous devez au fisc. C’est là toute la valeur du conseil », souligne Charles Godbout. Et surtout, ne vous y prenez pas au dernier moment et prenez rendez-vous avec lui bien avant la date butoir du 30 avril.

Une stratégie sur mesure En matière de fiscalité, on ne peut pas utiliser la même recette pour tout le monde. En effet, chaque cas est unique, et votre situation évoluera et se complexifiera au fil du temps. Vous pourriez, par exemple, gagner davantage de revenus, acquérir des parts dans une boutique d’optique, acheter un bien immobilier, incorporer votre activité professionnelle, vous marier, avoir un enfant, déménager dans une autre province, cotiser à des REER, effectuer des placements, alouette! Les cas de figure sont infinis, et chaque déclaration est différente. Votre comptable portera un regard avisé sur les répercussions que ces changements pourraient entraîner spécifiquement sur le plan fiscal.

AIDE-MÉMOIRE DES DOCUMENTS À RÉUNIR POUR LES IMPÔTS PERSONNELS DES OPTOMÉTRISTES TRAVAILLEURS AUTONOMES Ce petit aide-mémoire vous aidera à ne rien oublier au moment de réunir vos documents pour la préparation de vos impôts personnels. Attention, cette liste n’est pas exhaustive; votre comptable pourrait vous demander d’autres pièces justificatives. Revenus d’examen Revenus de la RAMQ Revenus payés en argent comptant par les clients Déplacements annuels (incluant dates et kilomètres parcourus) ■ Tous les reçus concernant votre véhicule, notamment : Essence Entretien et réparation Assurance automobile Nouveau contrat d’achat ou de location d’un véhicule Intérêts sur le prêt automobile Frais de location Reçus de frais de stationnement ■ ■ ■ ■

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■ Cotisation à l’Ordre des optométristes du Québec ■ Cotisations à toute autre association d’optométrie ou reliée à votre profession ■ Reçu pour assurance-responsabilité ■ Prime d’assurance-médicaments ■ Achat de fournitures reliées à votre entreprise ■ Achat de sarrau (les vêtements ne sont pas déductibles) ■ Factures d’achat d’un ordinateur ou d’une tablette ■ Factures de téléphone cellulaire ■ Factures de service internet ■ Factures d’achat de fourniture informatique et de fourniture de bureau ■ Factures pour frais juridiques et comptables ■ Déterminez la superficie de votre bureau à domicile servant à l’exercice de votre profession et réunissez les factures suivantes : Électricité Chauffage Intérêts hypothécaires Entretien effectué spécifiquement au bureau Relevé des taxes municipales et scolaires (si vous êtes propriétaire) Coût du loyer si locataire Coût du système d’alarme Assurance habitation

■ Factures d’achat d’ouvrages d’optométrie ou ayant trait à votre profession ■ Factures des frais de représentation ■ Relevé d’intérêts payés sur prêt étudiant ■ Intérêts payés sur un autre prêt relatif à votre profession ■ Frais de formation, de congrès et de cours ■ Loyer payé dans une boutique ■ Avis de cotisation de l’année précédente ■ Acomptes fédéral et provincial versés en cours d’année ■ Frais médicaux (chiropraticien, optométriste, dentiste, médicaments, assurance-santé, etc.) ■ Dons ■ Frais de garde d’enfant ■ Reçus de REER ■ Relevé de vente d’actions, d’obligations ou de fonds communs ■ Relevé gouvernemental (T4, T5, T3, etc.) ■ Frais d’examen d’entrée dans votre profession (Board).

Voyez-y clair avec notre équipe dévouée aux professionnels de la vue Nos experts peuvent vous guider dans vos préparatifs fiscaux

Charles Godbout, D.Fisc. | 514.228.7819 | charles.godbout@mnp.ca Partout où mènent les affaires

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PAR LE DOCTEUR JEAN-PIERRE LAGACÉ OPTOMÉTRISTE, M.Sc.

La vitrectomie hypersonique prometteuse pourrait offrir des avantages par rapport aux guillotines pneumatiques « La vitrectomie hypersonique Vitesse est une méthode relativement nouvelle qui a le potentiel d'innover dans le domaine de la chirurgie vitréo-rétinienne, mais les chirurgiens ont encore beaucoup à apprendre à son sujet », selon un présentateur de Retina 2022. « Le système de vitrectomie hypersonique Vitesse (Bausch + Lomb) élimine le cycle d'utilisation, provoque potentiellement moins de traction et ne nécessite pas de réservoirs de gaz, ce qui élimine le besoin de salles d'opération spécialisées équipées de conduites de gaz », a déclaré Garg. Un autre avantage des coupeurs hypersoniques par rapport aux coupeurs à guillotine pneumatiques est la possibilité pour le chirurgien de modifier la puissance de coupe du système. « Chaque fois que vous avez une plus grande fréquence, vous avez une force exponentielle plus grande », a fait savoir Garg. Dans une petite enquête menée auprès de chirurgiens qui ont utilisé le système au cours d'interventions sur 71 yeux, les commentaires décrivant le système incluaient « vraiment lisse », « moins de traction » et « a bien enlevé le matériel nucléaire dense ». « Je pense que c’est une chose cool et très intéressante, mais si vous pensez aux coupeurs guillotine standard, il a fallu 50 ans pour arriver là où nous sommes aujourd'hui », a mentionné Garg. « La vitrectomie hypersonique existe depuis peut-être 7 ans, et au cours de cette période, elle s'est considérablement améliorée, et j'espère qu'elle continuera à s'améliorer. » Source : https ://www.healio.com/news/ophthalmology/20220207/promisinghy p e r s o n i c -v i t re c to my- m ay- o f fe r - a d va n t a g e s - ove r - p n e u m a t i c guillotine-cutters?utm_source=selligent&utm_medium=email&utm_ campaign=news&M_BT=216791041429

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CHRONIQUE ACTUALITÉS

Vitrectomie hypersonique du plus simple au plus complexe L'utilisation des ultrasons en chirurgie intraoculaire est bien établie, notamment dans le segment antérieur pour l'ablation de la cataracte. Historiquement, l'ablation du vitré a nécessité des variations sur les systèmes de coupe du vitré qui ont une ouverture à l'extrémité de l'instrument qui se ferme à haute fréquence à la manière d'une guillotine, ce qui coupe les fibres de collagène du vitré pendant qu'elles sont aspirées. La vitrectomie ultrasonique a été tentée dans le passé, mais il a été difficile de la réaliser de manière fiable. Le principal problème consistait à transformer l'énergie vibratoire de la sonde en un système approprié capable de cisailler les fibres de collagène du vitré. Compte tenu de la sécurité et de l'efficacité de nos coupeurs de vitrectomie modernes à guillotine à haute vitesse, toute technologie qui tente de les remplacer doit franchir une étape importante. D'un autre côté, les coupeurs à guillotine présentent certains problèmes intrinsèques. Ils auront toujours un flux pulsatile à travers la sonde, simplement à cause de l'ouverture et de la fermeture de l'ouverture de la guillotine. L'amplitude du flux pulsatile peut être améliorée en augmentant la fréquence de coupe, mais il ne sera jamais totalement linéaire sans pulsations. De plus, le coupeur de vitré a des difficultés lorsqu'il rencontre certains tissus durs, comme le matériau dense du cristallin. Lors d'une lensectomie postérieure, les chirurgiens doivent alterner entre l'utilisation d'un coupeur de vitré pour retirer le vitré et d'une pièce à main ultrasonique de type fragmatome pour retirer le matériau du cristallin. L'orifice d'ouverture de la pièce à main du fragmatome n'est pas adéquat pour retirer le vitré. En outre, les coupeurs pneumatiques nécessitent une alimentation adéquate en gaz sous pression pour entraîner la fermeture et l'ouverture de la lame de coupe à l'extrémité de la pièce à main de vitrectomie à guillotine. Les nouvelles itérations de sondes de vitrectomie à ultrasons, désormais appelées vitrectomie hypersonique, éliminent de manière fiable le vitré et cisaillent les fibres de collagène sans avoir recours à un cutter à guillotine. Ce résultat a été obtenu en concevant une sonde métallique avec une petite ouverture à l'extrémité distale. Le diamètre de l'orifice actuel de la sonde est de 180 par 360 μm. La sonde vibre à 31 kHz avec un déplacement linéaire de 60 μm. La pièce à main aspire à un vide contrôlé par l'ouverture à son extrémité. Le mouvement rapide de la petite pointe pendant l'aspiration peut cisailler les fibres de collagène vitreux au niveau du bord métallique de l'orifice de la pointe. Comme il n'y a pas de lame coupante qui ferme l'ouverture de l'orifice, l'aspiration est continue pendant que le mouvement ultrasonique cisaille les fibres vitreuses. Le plus petit diamètre de l'ouverture de l'orifice, par rapport à la taille de l'ouverture de l'orifice dans les systèmes de coupe guillotine, signifie que le débit à travers l'orifice en millilitres par unité de temps est inférieur à celui des systèmes de coupe guillotine.


Cela signifie que la distance parcourue par les fibres vitreuses à travers l'orifice avant d'être coupées est également réduite de manière significative. La combinaison d'un débit continu et réduit permet au chirurgien de mieux contrôler la dynamique de la vitrectomie. Comme j'y ai fait allusion précédemment, un autre avantage du système hypersonique est qu'il facilite l'ablation de matériaux plus durs tels que les cataractes denses. L'économie d'instruments est toujours bénéfique en chirurgie du point de vue des coûts, ainsi que pour la gestion des stocks et la maintenance. D'un point de vue clinique, cela nous permet d'effectuer l'ablation du cristallin postérieur à l'aide de canules standard de petit calibre, ce qui évite la nécessité d'une péritomie conjonctivale et de sclérotomies directes. En outre, les fragmatomes ont un diamètre et une lumière nettement plus grands, avec un débit d'aspiration encore plus élevé que celui fourni par les canules de perfusion de petit calibre. Il n'est pas rare d'avoir une hypotonie transitoire potentiellement dangereuse pendant une lensectomie par fragmatomes en raison d'une inadéquation entre le débit de perfusion et d'aspiration. Le retrait du matériau du cristallin avec l'ouverture plus petite de la sonde de vitrectomie hypersonique évite ce scénario d'effondrement hypotonique transitoire peropératoire du globe. En outre, le flux élevé du fragmatome peut aspirer des fibres vitréennes par inadvertance et potentiellement provoquer une traction et des déchirures rétiniennes. Comme le système hypersonique élimine indistinctement le matériau du vitré et du cristallin, il élimine également la traction du vitré qu'un fragmatome standard peut créer. Le système de vitrectomie hypersonique présente quelques inconvénients potentiels. La pièce à main est plus lourde que les fraises guillotines pneumatiques, ce qui peut entraîner une fatigue de la main lors de cas plus longs. L'arbre vibrant de l'appareil doit être protégé des tissus oculaires par des canules de vitrectomie adéquates afin d'éviter de créer une brûlure thermique par friction. La vitrectomie hypersonique implique une courbe d'apprentissage pour les chirurgiens. La dynamique et la fluidique étant différentes de celles des cutters à guillotine, les techniques chirurgicales doivent être légèrement modifiées. J'ai appris à déplacer l'extrémité du dispositif beaucoup plus lentement et délibérément qu'avec les cutters à guillotine. Malgré l'impression que la vitrectomie se déroule plus lentement, la durée réelle de l'opération est égale ou légèrement inférieure à celle de la vitrectomie à guillotine. Cela implique que, non seulement les techniques doivent être optimisées, mais que la façon dont le chirurgien interprète visuellement l'avancement de la chirurgie doit également être recalibrée. Les cas suivants démontrent l'utilisation d'une sonde de vitrectomie hypersonique, d'abord dans le cadre d'une chirurgie standard du trou maculaire, et ensuite avec une cataracte hypermature qui a été déposée dans la cavité vitréenne. Ces deux cas couvrent un spectre allant du simple au complexe et démontrent la flexibilité de la technologie Vitesse Hypersonic Vitrectomy (Bausch + Lomb).

VITESSE Hypersonic Vitrectomy https ://www.bausch.com/ecp/our-products/ vitreoretinal-surgery/vitesse-hypersonic-vitrectomy Source : https ://retinatoday.com/articles/2021-july-aug-supplement3/hypersonic-vitrectomy-the-simple-to-the-complex

Analyse des performances d'un nouveau système de vitrectomie hypersonique Source : Stanga PE, Pastor-Idoate S, Zambrano I, Carlin P, McLeod D. Performance analysis of a new hypersonic vitrector system. PLoS One. 2017 Jun 6;12(6) :e0178462. doi : 10.1371/journal.pone.0178462. PMID : 28586375; PMCID : PMC5460816.

Objectif : Évaluer le débit du vitré du porc et le débit d'eau dans un nouveau prototype de système de vitrectomie hypersonique par rapport aux systèmes de vitrectomètres à guillotine pneumatiques (GV) actuellement disponibles. Méthodes : Deux vitrecteurs ont été testés, un prototype de vitrecteur hypersonique (HV) alimenté par ultrasons et un GV. Le vitré de porc a été obtenu dans les 12 à 24 heures suivant le sacrifice et conservé à 4°C. Un flacon de vitré ou d'eau a été placé sur une balance de précision, et son poids a été mesuré avant et après l'utilisation de chaque vitréacteur. Les paramètres d'essai comprenaient les modifications des niveaux d'aspiration, du calibre des vitréomètres, des taux de coupe pour les GV, du % de puissance des ultrasons (US) pour les HV et de la taille de l'orifice pour les HV. Les données ont été analysées à l'aide d'une régression linéaire et de tests t. Résultats : Il n'y avait pas de différence dans le débit d'eau moyen total entre le GV de 25 gauges et le HV de 25 gauges (t-test : P = 0,363); cependant, le GV de 25 gauges était supérieur (t-test : P < 0,001) dans le débit vitreux. Le GV de calibre 23 était seulement plus efficace pour l'élimination de l'eau et du vitré que l'aiguille HV de calibre 23-1 (Port 0,0055) (test t : P < 0,001). Pour le HV, l'épaisseur de la paroi et le calibre n'ont eu aucun effet sur les débits. Les débits d'eau et de vitré ont montré une corrélation directe avec l'augmentation des niveaux d'aspiration et du % de puissance US (p<0,05). Conclusions : Le HV a produit des débits d'eau et de vitré cohérents sur toute la gamme de puissance US et de niveaux d'aspiration testés. La vitrectomie hypersonique pourrait être une nouvelle alternative prometteuse aux technologies basées sur la guillotine actuellement disponibles. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Vitrectomie hypersonique de vingt-trois-gauges : le monde réel de la chirurgie

Un traitement historique : la thérapie cellulaire fait progresser les options pour la maladie endothéliale cornéenne

Objectif : Évaluer la sécurité, l'efficacité et les meilleurs paramètres de la vitrectomie hypersonique.

Les résultats de l'essai IOTA d'Aurion Biotech révèlent qu'une thérapie à base de cellules endothéliales cornéennes a permis d'améliorer l'acuité visuelle et l'épaisseur de la cornée centrale, selon une équipe de chercheurs japonais.

Méthodes : Une étude prospective, multicentrique et interventionnelle sur 50 yeux qui ont subi une vitrectomie hypersonique en raison de diverses maladies vitréo-rétiniennes. Nous avons principalement évalué l'efficacité du retrait du vitré, les complications peropératoires et la configuration chirurgicale. Ensuite, nous avons évalué le succès anatomique de la chirurgie unique et la meilleure acuité visuelle corrigée postopératoire. Résultats : Des complications peropératoires sont survenues dans 5 yeux (10 %), tandis que des problèmes techniques ont été détectés dans 23 yeux (46 %), entraînant une conversion en vitrectomie à la guillotine dans 15 cas. Le résultat le plus fréquent lié aux problèmes techniques était une liquéfaction inadéquate du vitré avec la formation de filaments de vitré et, par conséquent, un écoulement inadéquat du vitré, parfois compliqué par une incarcération du vitré dans la sonde de vitrectomie. Les meilleurs réglages ont été considérés comme une course de 60 μm et un vide de 40 mmHg pour la vitrectomie centrale et périphérique. Après 3 mois de suivi, le succès anatomique primaire a été obtenu dans 49 yeux (98 %), et l'acuité visuelle moyenne la mieux corrigée s'est globalement améliorée. Conclusion : La disponibilité de la vitrectomie hypersonique dans la pratique chirurgicale actuelle ouvre une nouvelle ère dans la chirurgie vitréo-rétinienne. Malgré les avantages potentiels de la fluidique, les performances du système de vitrectomie hypersonique doivent encore être optimisées, principalement en raison de la liquéfaction inadéquate du vitré et de la formation de cordons vitreux. Source : Romano MR, Caretti L, Ferrara M, La Gloria Valerio A, Fallico M, Repetto R, Avitabile T. TWENTY-THREE-GAUGE HYPERSONIC VITRECTOMY : Real-World Surgical Evidence. Retina. 2021 Dec 1;41(12) :2523-2530. doi : 10.1097/IAE.0000000000003215. PMID : 34001821.

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Une thérapie cellulaire mise au point par une équipe de chercheurs japonais a motivé l'essai IOTA d'Aurion Biotech, et la société a récemment publié les premiers résultats de l'étude. Le traitement, soit la thérapie cellulaire endothéliale cornéenne, est une thérapie biologique innovante mise au point par Shigeru Kinoshita, MD, PhD, professeur et président d'ophtalmologie à l'Université de médecine de la préfecture de Kyoto au Japon, et ses collègues. Cette thérapie a abouti à la propagation de cellules cornéennes saines provenant de deux donneurs, utilisées pour traiter 50 patients atteints de maladie endothéliale cornéenne. Selon la société, les résultats préliminaires de l'essai IOTA ont montré une amélioration de l'acuité visuelle et de l'épaisseur de la cornée centrale. L'œdème cornéen est le résultat de la mort ou de la dégradation des cellules endothéliales de la cornée. Comme ces cellules ne se régénèrent pas, une perte de vision peut survenir.

Jusqu'à présent, des procédures de transplantation telles que la kératoplastie endothéliale à membrane de Descemet (DMEK) et la kératoplastie endothéliale automatisée par stripping de Descemet (DSAEK) ont été réalisées, mais elles sont limitées par leurs inconvénients, à savoir qu'il s'agit de chirurgies complexes que peu de chirurgiens pratiquent et que l'approvisionnement en cornées de donneurs est limité.


Avantages potentiels En revanche, la thérapie par cellules endothéliales cornéennes présente plusieurs avantages potentiels : -

L'approvisionnement en cellules endothéliales cornéennes est abondant. Les cellules endothéliales d'un donneur peuvent être reproduites pour traiter jusqu'à 100 yeux.

-

La procédure est simple, peut être réalisée relativement rapidement et est moins complexe que les procédures DMEK et DSAEK.

-

La procédure est conviviale pour le patient, avec une récupération postopératoire en quelques heures, contre plusieurs jours pour les procédures DSAEK et DMEK.

Holland a indiqué que, dans la première partie de l'essai, les chercheurs ont traité 16 patients avec des cellules provenant d'un seul donneur. Dans la deuxième partie de l'essai, ils ont traité 34 patients avec des cellules provenant d'un seul donneur. De plus, Holland a souligné que l'étude a confirmé que la procédure est accessible pour les chirurgiens et peu invasive pour les patients.

« Les premiers résultats de cet essai de validation du concept sont prometteurs. Les patients ont démontré une amélioration de leur acuité visuelle et de l'épaisseur de la cornée centrale », a déclaré M. Holland.

L'intervention sur les cellules endothéliales de la cornée comporte trois étapes. Tout d'abord, l'endothélium malade est retiré de la cornée réceptrice.

Enfin, le patient récupère pendant environ trois heures en position couchée. À ce jour, Kinoshita et son équipe ont réalisé des procédures de thérapie cellulaire chez 65 patients au Japon, avec d'excellents résultats cliniques. Les principaux résultats de ces études ont été publiés dans le New England Journal of Medicine1 et une étude de suivi sur 5 ans dans Ophthalmology2. Essai IOTA Dans le cadre de l'essai IOTA, mené de novembre 2020 à mai 2021, à la Clínica Quesada de San Salvador, au Salvador, les chercheurs ont injecté les cellules dans les yeux affectés avec pour objectifs de réduire l'œdème cornéen et de restaurer la vision. L'essai IOTA a été mené comme une preuve de concept des études précédentes de la procédure de thérapie cellulaire développée par Kinoshita et ses collègues. Les résultats ont montré que la procédure était sûre, bien tolérée et efficace. Il s'agit du premier essai de la procédure de thérapie cellulaire endothéliale cornéenne à être mené en dehors du Japon. Les investigateurs sont Gabriel Quesada, MD, et Rodrigo Quesada, MD, au Salvador et Edward Holland, MD, Elizabeth Yeu, MD, John Berdahl, MD, Matt Giegengack, MD, John Vukich, MD, et Kevin Waltz, MD, aux États-Unis. « Il s'agit d'un moment décisif pour le traitement de la maladie endothéliale cornéenne », a déclaré Holland, qui est conseiller médical en chef et président du conseil consultatif médical chez Aurion Biotech.

Greg Kunst, directeur général d'Aurion Biotech, a déclaré que l'essai IOTA a permis de mieux comprendre et de confirmer que la procédure peut redonner la vue aux patients souffrant de cécité résultant d'une maladie endothéliale cornéenne. « Jusqu'aux innovations étonnantes du professeur Kinoshita dans le domaine de la thérapie cellulaire endothéliale cornéenne, la perte de vision causée par l'œdème cornéen est restée largement négligée », a-t-il déclaré. « Cela est dû à une pénurie chronique de cornées de donneurs et aux normes de soins actuelles qui impliquent des procédures exceptionnellement complexes. Grâce à l'acquisition de cette propriété intellectuelle, nous sommes impatients de faire progresser cette thérapie cellulaire jusqu'à l'obtention de l'autorisation réglementaire aux États-Unis et ailleurs, afin de rendre la vue aux patients du monde entier. » Les patients seront suivis pendant 12 mois pour évaluer la sécurité et l'efficacité du traitement à plus long terme et après la fin de l'étude. Edward Holland, MD Holland est conseiller médical en chef et président du conseil consultatif médical d'Aurion Biotech.

RÉFÉRENCES

Ensuite, les cellules cultivées sont chargées dans des seringues, et la suspension cellulaire est injectée dans la chambre antérieure du patient, où les cellules s'alignent rapidement.

1.

Kinoshita S, Koizumi N, Ueno M, et al. Injection of cultured cells with a ROCK inhibitor for bullous keratopathy. N Engl J Med. 2018;378 :995-1003. doi :10.1056/NEJMoa1712770

2.

Numa K, Imai K, Ueno M, et al. Five-year follow-up of first 11 patients undergoing injection of cultured corneal endothelial cells for corneal endothelial failure. Ophthalmology. 2020;128(4) :504-514. doi :10.1016/j.ophtha.2020.09.002

Source : Digital Edition, Ophthalmology Times : October 15, 2021, Volume 46, Issue 17 ou Source : https ://www.ophthalmologytimes.com/view/landmark-treatment-celltherapy-advances-options-for-corneal-endothelial-disease OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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La thérapie numérique pour l'amblyopie améliore la vision sans timbre ni gouttes oculaires Une nouvelle thérapie pour l'amblyopie, qui utilise un casque de réalité virtuelle pour modifier des vidéos afin de promouvoir l'utilisation de l'œil faible et d'encourager le cerveau des patients à combiner l'entrée des deux yeux, améliore significativement la vision, selon les résultats d'un essai de phase 3. Les données provenant de plus de 100 enfants inscrits à l'essai révèlent que, après 12 semaines, la thérapie high-tech a amélioré l'acuité de l'œil faible de 1,8 ligne en moyenne sur un diagramme oculaire logMAR, tandis que l'acuité de l'œil non faible des enfants qui n'ont pas reçu la thérapie s'est améliorée de 0,8 ligne, rapportent les chercheurs dans Ophthalmology.

Le logiciel modifie également les flux qui sont vus par chaque œil. Comme des parties différentes et complémentaires des images sont transmises à l'œil gauche et à l'œil droit, le dispositif encourage le cerveau à rassembler les informations recueillies par chacun d'eux, a expliqué le Dr Binenbaum. Ses collègues et lui ont réparti au hasard 105 enfants âgés de 4 à 7 ans dans le groupe d'intervention ou dans un groupe témoin. Ceux du groupe d'intervention ont utilisé le dispositif numérique une heure par jour, six jours par semaine, et ont porté des lunettes de correction réfractive le reste du temps. Les enfants du groupe de contrôle portaient les lunettes de correction à plein temps. Au bout de 12 semaines, on avait des données sur les résultats pour 90 des 105 enfants.

Le Dr Binenbaum pense que la vision s'améliorera davantage que ce qui a été observé à 12 semaines si les enfants continuent à utiliser le dispositif.

Le 20 octobre, la Food and Drug Administration a donné son autorisation préalable à la mise sur le marché du dispositif, baptisé Luminopia One, en tant que traitement sur ordonnance destiné à améliorer la vision des enfants atteints d'amblyopie. Les traitements actuels de l'amblyopie, un trouble neurodéveloppemental qui touche 3 % des enfants, se concentrent uniquement sur l'œil faible, en bloquant ou en brouillant la vision de l'autre, plus fort. « L'avantage du (nouveau) traitement est qu'il permet à l'enfant d'utiliser ses deux yeux en même temps », a déclaré le Dr Binenbaum. Pour tester le traitement, les chercheurs ont permis aux enfants de choisir parmi une liste d'émissions de télévision et de films populaires à regarder à travers un casque qui, à l'aide d'algorithmes informatiques exclusifs, modifie les flux vidéo en temps réel pour réduire la clarté du contenu visualisé par le « bon » œil, du moins en partie en réduisant le contraste visualisé par cet œil.

« L'amblyopie est l'une des causes les plus courantes de perte de vision réversible dans l'enfance », a déclaré le Dr Ken Nischal, chef de la division d'ophtalmologie pédiatrique, de strabisme et de motilité adulte à l'hôpital pour enfants UPMC de Pittsburgh. « Le problème est que [la méthode traditionnelle de prise en charge de l'amblyopie] a souvent une mauvaise observance et, même si elle est réussie, la qualité de la vision 3D est souvent dégradée, et il y a souvent une régression de la vision dans l'œil affecté lorsque le patch ou la pénalisation avec des gouttes dilatantes est arrêté. » « Cela fait donc un certain temps que nous cherchons d'autres méthodes pour traiter l'amblyopie, et l'une de ces méthodes est la stimulation dichoptique », a déclaré le Dr Nischal, qui n'a pas participé à l'étude, à Reuters Health par courriel. « Cette étude montre pour la première fois que, par rapport aux lunettes seules, l'entraînement dichoptique améliore la vision des yeux amblyopes. Des travaux supplémentaires sont nécessaires, mais cela pourrait potentiellement aider à améliorer les résultats du traitement de l'amblyopie. » L'étude a été financée par Luminopia, qui a participé à tous les aspects de la recherche, y compris la préparation du manuscrit. Le Dr Binenbaum a des liens financiers avec la société, tout comme ses coauteurs. SOURCE :

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https ://bit.ly/3jKhsYZ Ophthalmology, 13 septembre 2021


Les yeux ayant reçu le microstent Hydrus moins susceptibles d’avoir besoin de médicaments après 5 ans https ://www.healio.com/news/ophthalmology/20211116/eyes-that-received-hydrus-microstent-less-likely-to-require-medications-after-5-years?utm_ source=selligent&utm_medium=email&utm_campaign=news&M_ BT=216791041429

Après 5 ans de suivi, les yeux qui ont reçu le microstent Hydrus pour un glaucome léger à modéré ont nécessité moins de médicaments et d'interventions chirurgicales par rapport aux yeux qui ont subi une chirurgie de la cataracte seule, selon une étude. « Il s'agit d'un suivi continu, ce qui me semble important, et plus de 80 % de nos patients ont effectué cette visite de suivi », a déclaré Ike K. Ahmed, MD, lors d'une présentation à la réunion de l'Académie américaine d'ophtalmologie. Après la phacoémulsification, 556 yeux ont été répartis au hasard pour recevoir le microstent Hydrus (Ivantis) ou aucun traitement supplémentaire. Les yeux qui ont reçu un microstent étaient plus susceptibles de ne pas avoir besoin de médicaments à 5 ans, avec 66 % des patients ne nécessitant pas de médicaments contre 46 % des patients ayant subi une chirurgie de la cataracte seule (P < 0,001). Les yeux qui ont reçu un microstent ont également connu une plus grande réduction de la PIO sans médication par rapport à la ligne de base, 8,3 ± 3,8 mm Hg contre 6,5 ± 4 mm Hg (P < 0,001). De plus, les yeux ayant reçu un microstent étaient moins susceptibles de nécessiter une chirurgie incisionnelle du glaucome, 2,5 % des yeux ayant reçu un microstent nécessitant une intervention chirurgicale, contre 6,4 % des yeux ayant subi une chirurgie de la cataracte seule (P = 0,022). « La sécurité est quelque chose d'important pour toutes les procédures MIGS, et peut-être encore plus après le retrait de CyPass (Alcon) », a déclaré Ahmed. « Je pense que nous pouvons dire, sur 5 ans, que c'est un dispositif très sûr, et nous n'avons aucune inquiétude concernant la perte de cellules endothéliales. »

Le microstent Hydrus réduit la perte de champ visuel de 47 %, selon les nouvelles données d'un essai pivot sur 5 ans Source : Ivantis

Ivantis, le développeur du microstent Hydrus, a annoncé de nouvelles données issues de son étude HORIZON d'une durée de 5 ans, montrant que le microstent Hydrus réduit le taux de perte du champ visuel de 47 % par rapport à la chirurgie de la cataracte seule. Ces résultats font du microstent Hydrus le premier traitement du glaucome à réduire la perte de vision par rapport au traitement médical standard dans le cadre d'un vaste essai clinique randomisé, depuis que la trabéculectomie l'a fait pour la première fois dans l'étude Collaborative Initial Glaucoma Treatment Study, il y a plus de 20 ans.

Ces données ont été présentées une semaine après qu'Alcon a annoncé son intention d'acquérir Ivantis. Selon les termes de l'accord, Alcon paiera 475 millions de dollars d'avance, plus des paiements supplémentaires en fonction des étapes réglementaires et commerciales. Les résultats préliminaires ont été présentés le 13 novembre à 8 heures au cours de la session Original Paper de la réunion de l'American Academy of Ophthalmology (AAO) de 2021 par Iqbal « Ike » Ahmed, MD, directeur de recherche au Kensington Eye Institute et directeur du Glaucoma and Advanced Anterior Segment Surgery (GAASS) Fellowship Program de l'Université de Toronto. Les résultats concernant le champ visuel sont issus des travaux de Gus Gazzard, MD, professeur d'ophtalmologie au Moorfields Eye Hospital. « Cela change la donne. Depuis le lancement de MIGS, l'analyse de l'impact s'est largement limitée à des critères de substitution, à savoir la baisse de la PIO et la réduction de la médication. Après trois ans, nous avons constaté que Hydrus avait un impact sur le taux de chirurgie secondaire invasive, ce qui était passionnant. Maintenant, après cinq ans, nous avons des données indiquant que Hydrus affecte la maladie sous-jacente elle-même, ce qui modifie à jamais la façon dont nous voyons MIGS», a déclaré le Dr Ahmed.

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À propos de la perte du champ visuel Il est bien documenté que chaque décibel de réduction de la perte du champ visuel due au glaucome a un impact considérable sur la qualité de vie des patients et sur les coûts des soins de santé1. Même une légère perte de vision peut créer une cascade de coûts médicaux, allant de l'ajout de médicaments contre le glaucome, d'opérations chirurgicales et de visites chez le médecin à des hospitalisations supplémentaires dues à des fractures et à des chutes, en passant par la perte de productivité au travail. Les nouvelles données à 5 ans proviennent d'un examen de tous les suivis du champ visuel depuis le début de l'étude jusqu'à 5 ans pour les patients de l'étude HORIZON.

Sur la base de plus de 3 000 points de données, les yeux traités avec le microstent Hydrus présentent un taux de perte de champ visuel inférieur de 47 % après 5 ans2. L'analyse rétrospective a été dirigée par le professeur Gus Gazzard, chef du service du glaucome au Moorfields Eye Hospital de Londres, au Royaume-Uni. L'analyse complète sera présentée dans son intégralité par le Dr Gazzard au début de 2022. « Les implications de ces résultats en matière de santé publique sont énormes, car une réduction du taux de progression du champ visuel pourrait retarder ou prévenir la perte de vision et la cécité chez des millions de personnes atteintes de glaucome dans le monde », a déclaré le Dr Douglas Rhee, professeur et directeur du département d'ophtalmologie de la Case Western Reserve University et des University Hospitals, et président élu de l'American Society of Cataract and Refractive Surgeons (ASCRS). « Plusieurs études ont montré qu'une perte de champ visuel, même minime, peut entraîner des limitations dans des activités courantes telles que la conduite, la lecture et la capacité du patient à faire de l'exercice ou à sortir de chez lui. L'association d'Hydrus et de la chirurgie de la cataracte permet de traiter les patients à un stade précoce de leur maladie. 66

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Avec une chirurgie du glaucome sûre comme Hydrus, l'intervention peut être réalisée dans les cas de maladie légère ou de début de maladie avant qu'une perte visuelle significative ne se produise. » « En 1925, le Dr J. Stefansson de Winnipeg, au Canada, a publié dans l'American Journal of Ophthalmology les résultats de sa procédure pionnière de drainage du glaucome par dérivation à l'aide d'un dispositif de tube en forme de T3 », a déclaré Dave Van Meter, président et chef de la direction d'Ivantis. « Près de 100 ans plus tard, il a bouclé la boucle en découvrant que la technologie Hydrus, et son design révolutionnaire qui améliore le flux, réduit la perte de vision.

Du jour au lendemain, cette découverte fait de la technologie MIGS l'une des solutions les plus essentielles pour lutter contre le glaucome, dont le fardeau s'alourdit dans le monde entier, et démontre une fois de plus les avantages cliniques que procure Hydrus aux patients. Il est extrêmement gratifiant de constater l'impact singulièrement significatif d'Hydrus sur les patients atteints de glaucome et leur qualité de vie. » Principales conclusions de l'étude HORIZON après cinq ans L'étude HORIZON est le plus grand essai prospectif, randomisé et contrôlé réalisé pour un dispositif MIGS et le premier essai avec un suivi continu de 5 ans. L'étude HORIZON a inclus 556 patients atteints de glaucome léger à modéré traités dans 38 centres de neuf pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie. Les patients ont été traités par une chirurgie de la cataracte plus le microstent Hydrus ou par une chirurgie de la cataracte seule, respectivement. Les résultats antérieurs ont montré des réductions significatives de la PIO, de la consommation de médicaments et des chirurgies secondaires du glaucome : ■ 73 % des patients traités par la microstent Hydrus pour un glaucome « léger » (ceux qui prenaient un médicament contre le glaucome au départ) n'ont pas pris de médicaments au bout de cinq ans, contre 48 % dans le groupe chirurgie de la cataracte seule. ■ On a constaté une amélioration de 20 à 30 % du taux d'absence de médicaments dans le groupe Hydrus par rapport au groupe témoin à tous les points de temps. Cela représente la marge totale la plus élevée d'élimination de médicaments par rapport à un groupe témoin rapporté pour tout essai pivot MIGS.


■ Avec Hydrus, les patients ont bénéficié d'une réduction de plus de 60 % (2,8 fois) de la probabilité de devoir subir une chirurgie invasive ultérieure du glaucome, une différence cliniquement et statistiquement significative. Hydrus a eu un taux de 2,5 % de chirurgie invasive ultérieure du glaucome, contre 6,4 % pour la chirurgie de la cataracte seule.

RÉFÉRENCES

■ Sécurité confirmée à 5 ans, y compris une stabilité continue de la perte de cellules endothéliales par rapport au contrôle. 1.

Wang, Yue MD; Alnwisi, Sameh MD; Ke, Min PhD* The impact of mild, moderate, and severe visual field loss in glaucoma on patients’ quality of life measured via the Glaucoma Quality of Life-15 Questionnaire, Medicine : December 2017 - Volume 96 - Issue 48 - p e8019

2.

Gazzard et al. AGS 2022 Abstract (en cours de révision)

3.

Stefansson J. An operation for glaucoma. Am J Ophthalmol 1925;8 :681-693.

Source : https://eyewire.news/news/hydrus-microstent-lowers-visual-field-loss-by47-according-to-new-5-year-pivotal-trial-data?utm_campaign=Enewsletters&utm_medium=email&_hsmi=184940606&_hsenc=p2ANqtz--OA6d35MrvPDsuIM0oiYhDbPpIQkJowPYLRge28g230awQNC3NeEvE1IdsEzQspavLCu_ 1WKfv5zjai78kefxpW8XBrQ&utm_content=184940606&utm_source=hs_email

EYLEAMC Toutes indications Avis transmis au ministre en mai 2021 Marque de commerce : Eylea Dénomination commune : Aflibercept Fabricant : Bayer Forme : Solution injectable (seringue) Teneur : 40 mg/ml (0,177 ml) Inscription – Avec conditions RECOMMANDATION En tenant compte de l’ensemble des aspects prévus par la loi, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) recommande au ministre d’inscrire la seringue préremplie d’EyleaMC sur les listes des médicaments pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), de l’œdème maculaire diabétique (OMD), de l’œdème maculaire consécutif à une occlusion de la veine centrale de la rétine (OVCR) et de l’œdème maculaire consécutif à une occlusion d’une branche veineuse rétinienne (OBVR), si les conditions suivantes sont respectées. Conditions :  médicament d’exception;  atténuation du fardeau économique. Indications reconnues pour le paiement  Pour le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge en présence de néovascularisation choroïdienne. L’œil à traiter doit également satisfaire aux 4 critères suivants : ■ acuité visuelle optimale après correction entre 6/12 et 6/96; ■ dimension linéaire de la lésion inférieure ou égale à 12 surfaces de disque;

EYLEA (TOUTES INDICATIONS) recommandations de l’INESSS Dénomination commune / Sujet : aflibercept Nom du fabricant : Bayer Forme : Sol. Inj. (Seringue) Teneur : 40 mg/ml (0,177 ml) Indication : Traitement de la forme néovasculaire (humide) de la dégénérescence maculaire liée à l’âge, de l'œdème maculaire diabétique, de l'œdème secondaire à une occlusion de la veine centrale de la rétine et de l'œdème maculaire secondaire à une occlusion de la branche veineuse rétinienne Recommandation de l'INESSS Inscription - Avec conditions Décision du Ministre Inscrire aux listes des médicamentsMédicament d'exception (2022-02-02)

■ absence d’atteinte structurelle permanente significative du centre de la macula. Cette atteinte structurelle est définie par de la fibrose, de l’atrophie ou une cicatrice disciforme chronique qui soit telle qu’elle empêche un bénéfice fonctionnel selon le médecin traitant; ■ évolution de la maladie au cours des 3 derniers mois, confirmée par une angiographie rétinienne, une tomographie de cohérence optique ou des changements récents de l’acuité visuelle. L’autorisation de la demande initiale est d’une durée maximale de 4 mois. Lors des demandes subséquentes, le médecin doit fournir des données qui permettent de démontrer un effet bénéfique clinique, c’est-à-dire une stabilisation ou une amélioration de la condition médicale à partir d’une angiographie rétinienne ou d’une tomographie de cohérence optique. Les autorisations seront alors d’une durée maximale de 12 mois. L’administration recommandée est d’une dose de 2 mg par mois les trois premiers mois et tous les 2 mois par la suite. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Étant donné qu’une minorité de patients pourrait bénéficier d’une administration plus fréquente, les autorisations seront données à raison d’une dose par mois et par œil. Il est à noter que l’aflibercept ne sera pas autorisé de façon concomitante avec le ranibizumab ou la vertéporfine pour traiter le même œil.  Pour le traitement de la déficience visuelle due à un œdème maculaire diabétique. L’œil à traiter doit également satisfaire aux 2 critères suivants : ■ acuité visuelle optimale après correction entre 6/9 et 6/96; ■ épaisseur du centre de la rétine supérieure ou égale à 250 μm.

L’autorisation initiale est accordée pour une durée maximale de 6 mois à raison d’un maximum d’une dose par mois, par œil.

L’autorisation initiale est accordée pour une durée maximale de 4 mois. Lors des demandes subséquentes, le médecin doit fournir des données qui permettent de démontrer un effet bénéfique clinique, c’est-à-dire une stabilisation ou une amélioration de l’acuité visuelle mesurée sur l’échelle de Snellen et une stabilisation ou une amélioration de l’œdème maculaire évaluée par une tomographie de cohérence optique. Les demandes de renouvellement seront autorisées pour des durées maximales de 12 mois. Les autorisations sont données à raison d’un maximum d’une dose par mois, par œil. Pour le traitement de la déficience visuelle due à un œdème maculaire consécutif à une occlusion d’une branche veineuse rétinienne. L’œil à traiter doit également satisfaire aux 3 critères suivants : ■ acuité visuelle optimale après correction entre 6/12 et 6/120; ■ épaisseur du centre de la rétine supérieure ou égale à 250 μm; ■ absence de déficit pupillaire afférent. Évaluation

Lors des demandes subséquentes, le médecin doit fournir des données qui permettent de démontrer un effet bénéfique clinique, c’est-à-dire une stabilisation ou une amélioration de l’acuité visuelle mesurée sur l’échelle de Snellen et une stabilisation ou une amélioration de l’œdème maculaire évaluée par une tomographie de cohérence optique. Les demandes de renouvellement seront autorisées pour une durée maximale de 12 mois. L’administration recommandée est d’une dose tous les 2 mois, par œil. Étant donné qu’une minorité de patients pourrait bénéficier d’une administration plus fréquente, les autorisations seront données à raison d’une dose par mois et par œil.

Il est à noter que l’aflibercept ne sera pas autorisé de façon concomitante avec le ranibizumab pour traiter le même œil. Pour le traitement de la déficience visuelle due à un œdème maculaire consécutif à une occlusion de la veine centrale de la rétine. L’œil à traiter doit également satisfaire aux 2 critères suivants : ■ acuité visuelle optimale après correction entre 6/12 et 6/96; ■ épaisseur du centre de la supérieure ou égale à 250 μm. 68

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Description du médicament L’aflibercept est un agent anti-angiogénique qui se lie au facteur de croissance de l’endothélium vasculaire de type A (VEGF--A) ainsi qu’au facteur de croissance placentaire. Grâce au blocage de ces facteurs, l’aflibercept réduit la croissance des vaisseaux sanguins et limite la perméabilité vasculaire. Il s’administre par voie intravitréenne et est indiqué, entre autres, pour le traitement : ■ de la forme néovasculaire (humide) de la DMLA; ■ de la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une OVCR; ■ de la déficience visuelle due à un œdème maculaire secondaire à une OBVR; ■ de l’OMD.


La fiole d’aflibercept est actuellement inscrite pour ces indications dans la section des médicaments d’exception des listes des médicaments. Il s’agit de la première évaluation par l’INESSS de la solution injectable en seringue préremplie à usage unique d’aflibercept. VALEUR THÉRAPEUTIQUE La valeur thérapeutique de l’aflibercept administré par voie intravitréenne a déjà été reconnue par l’INESSS pour l’ensemble des indications demandées. Santé Canada a approuvé la seringue préremplie d’aflibercept sur la base de données internes. L’absence d’étude clinique a été jugée acceptable pour ce produit, puisque la composition et la concentration de la solution contenue dans la seringue préremplie sont identiques à celles de la solution présente dans la fiole.

Les propriétés physico-chimiques de ces produits sont par ailleurs similaires. Tout comme la solution contenue dans la fiole d’aflibercept, la seringue préremplie renferme une quantité de produit suffisante pour l’administration de 2 mg d’aflibercept, soit la dose nécessaire pour le traitement d’un œil. Actuellement, les patients atteints de DMLA, d’OMD ainsi que d’œdème maculaire consécutif à une OVCR ou à une OBVR peuvent être traités par des injections intravitréennes d’aflibercept, lesquelles sont préparées à partir de la solution injectable contenue dans la fiole. Par conséquent, la seringue préremplie d’aflibercept représenterait tout au plus une option de traitement additionnelle. Cependant, la réduction des manipulations nécessaires avant l’injection avec la seringue préremplie d’aflibercept pourrait être avantageuse en réduisant le risque de contamination microbienne comparativement à la préparation de l’injection à partir de la solution contenue dans la fiole et pourrait ainsi accroître la sécurité des patients recevant une injection d’aflibercept. En conclusion, l’INESSS reconnaît la valeur thérapeutique de la solution injectable d’aflibercept en seringue préremplie à la concentration de 40 mg/ml. Source : https ://www.inesss.qc.ca/thematiques/medicaments/medicamentsevaluation-aux-fins-dinscription/extrait-davis-au-ministre/eylea-3681.html

VOLUME 42 | NUMÉRO

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MAI | JUIN 2020

ARTICLE 1

Traitement de la DMLA maculaire diabétique néovasculaire et de l’œdème : historique et nouvelles Partie 2 avenues ARTICLE 2 Connaissez-vous bien la méso-zéaxanthine? VOLUME 42

La revue spécialisée en optométrie appréciée des professionnels de la vue du Québec depuis 40 ans ! Tirage : 3 105 exemplaires

| NUMÉRO 2

ARTICLE 1

MARS

: conduite Amaurose fugace

| AVRIL 2020

ARTICLE 3 Les douleurs neuropathiq ues cornéennes : enjeux, diagnostic et traitements

à tenir

ARTICLE 2

la dégénérescence Traitement de à l’âge néovasculaire maculaire liée maculaire et de l’œdème diabétique : historique et nouvelles avenues Partie 1

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Méthodes

Effet de la thérapie répétée par lumière rouge à faible intensité dans le contrôle de la myopie chez les enfants : un essai contrôlé randomisé multicentrique Jiang Y, Zhu Z, Tan X, Kong X, Zhong H, Zhang J, Xiong R, Yuan Y, Zeng J, Morgan IG, He M, Effect of Repeated LowLevel Red-Light Therapy in Myopia Control in Children : A Multicenter Randomized Controlled Trial, Ophthalmology (2022), doi : https ://doi.org/10.1016/ j.ophtha.2021.11.023

Les enfants ont été répartis au hasard entre le groupe d'intervention [traitement RLRL plus lunettes à vision simple (SVS)] et le groupe témoin (SVS). Le traitement RLRL était fourni par un dispositif de luminothérapie de bureau qui émet une lumière rouge de 650 nm de longueur d'onde, à un niveau d'éclairement d'environ 1600 lux et une puissance de 0,29 mW pour une pupille de 4 mm (classification de classe I), et était administré à la maison sous la supervision des parents, 3 minutes par session, deux fois par jour avec un intervalle minimum de 4 heures, cinq jours par semaine. Principaux résultats Le résultat principal et un résultat secondaire clé étaient les changements de la longueur axiale (AL) et de la SER mesurés au départ, et lors des visites de suivi à 1, 3, 6 et 12 mois. Les participants qui ont eu au moins une visite de suivi après la randomisation ont été analysés pour l'efficacité du traitement sur la base d'un modèle mixte longitudinal. Résultats

Objectif Évaluer l'efficacité et la sécurité de la thérapie répétée par lumière rouge à faible intensité (RLRL) dans le contrôle de la myopie chez les enfants. Conception Essai clinique multicentrique, randomisé, à groupes parallèles et en simple aveugle. Participants Un total de 264 enfants admissibles âgés de 8 à 13 ans présentant une myopie de réfraction équivalente sphérique cycloplégique (SER) de -1,00 à -5,00D, un astigmatisme < 2,50D, une anisométropie < 1,50D, une acuité visuelle mieux corrigée (BCVA) >0,0 logMAR (Snellen 1,0 ou 20/20) ont été inscrits en juillet-août 2019. Le suivi s'est achevé en septembre 2020.

Parmi les 264 participants randomisés, 246 (93,2 %) enfants ont été inclus dans l'analyse (n = 117 dans le groupe RLRL et n = 129 dans le groupe SVS). L'allongement axial ajusté à 12 mois et la progression de la SER étaient de 0,13 mm (IC 95 % : 0,09 à 0,17) et de -0,20 D (IC 95 % : -0,29 à -0,11) pour le traitement RLRL, de 0,38 mm (IC 95 % : 0,34 à 0,42) et de -0,79 D (IC 95 % : -0,88 à -0,69) pour le SVS. La différence d'allongement axial et de progression de la SER était de 0,26 mm (IC 95 % : 0,20 à 0,31) et de -0,59 D (IC 95 % : -0,72 à -0,46) entre les groupes RLRL et SVS. Aucun événement indésirable grave (perte soudaine de la vision de 2 lignes ou apparition d'un scotome), aucune perte visuelle fonctionnelle indiquée par la BCVA, ni aucun dommage structurel visible sur les scans de tomographie par cohérence optique n'a été observé. Conclusions La thérapie RLRL est un traitement alternatif prometteur pour le contrôle de la myopie chez les enfants avec une bonne acceptabilité par l'utilisateur et aucun dommage fonctionnel et structurel documenté.

Essentiel et en présentiel ! C’est avec grand plaisir que nous vous convions au Salon Vision 2022 au Palais des congrès de Montréal, les 21 et 22 octobre prochains. Il y a près de trois ans que nous nous sommes rencontrés et durant cet intervalle sans précédent, vous avez fait preuve d’une résilience incroyable. Il est donc grand temps de se retrouver, de revoir ceux et celles qui nous ont manqué, de rétablir les liens et de raviver le sentiment de communauté ! Au plaisir de vous accueillir en grand nombre !

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SALON

VISION

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CHRONIQUE FONDS FMOQ

La notion de gain en capital « Acheter au prix le plus bas et vendre au prix le plus fort, là est le secret! » Le marché immobilier Apprivoiser la notion de gain en capital Du point de vue de la Loi sur l’impôt, un gain en capital peut s’avérer un sujet fort complexe compte tenu de la nature du traitement fiscal qui lui est réservé. Au sens commun, toutefois, un gain en capital est simplement le profit réalisé lors de la vente d’un actif : une action, une obligation, un terrain, une résidence principale ou secondaire, etc. Point important : pour qu’il y ait gain en capital, il faut qu’il y ait vente d’actif. Ainsi, il ne faut pas le confondre avec le gain non réalisé, parfois appelé gain sur papier, qui ne reflète qu’une augmentation de la valeur d'un investissement au portefeuille. Les gains sur papier ne sont pas considérés comme des gains en capital et ne sont donc pas imposables. La notion de gain en capital se juxtapose bien évidemment à celle d’une perte. On subit une perte en capital lorsqu’il y a une diminution de la valeur de l’actif au moment de la vente par rapport à son prix d’achat. Il est tout aussi important de comptabiliser les pertes que les gains puisque celles-ci réduiront votre « gain net » et, ainsi, votre facture.

Le calcul d’un gain en capital sur un bien immobilier est relativement simple. Il s’agit du montant total de la transaction de vente, duquel on soustrait le montant payé à l’achat. De cette somme, il est possible de déduire certaines dépenses assumées durant la période où vous étiez propriétaire. Il sera donc important de tenir un registre de ces dépenses dites « capitalisables » et, pourquoi pas, d’en garder les factures. Par exemple, si vous avez acheté un chalet au prix de 150 000 $ et que vous le vendez 250 000 $, votre gain en capital sera de 100 000 $. Notez cependant que seulement 50 % de ce montant est imposable. Vous devrez alors ajouter un montant approximatif de 50 000 $ à vos revenus imposables. De plus, sachez que, si vous donnez à vos enfants ce même chalet, toujours acheté au prix de 150 000 $, mais que sa juste valeur marchande est estimée à 250 000 $, on considérera que vous aurez généré un gain en capital de 100 000 $ sur lequel vous serez imposé même s’il s’agit d’un don. Et si vos enfants revendent éventuellement le chalet 300 000 $, ils seront également imposés sur les 50 000 $ de profit supplémentaire. Dans le cas d’une transaction immobilière, le gain en capital réalisé sur la vente d’une résidence principale est exempt d’impôt au Canada. Cependant, une seule propriété peut se voir accorder ce titre à un moment précis dans le temps. Il est également possible d’éviter l’imposition lors d’un transfert de propriété entre conjoints.

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Le traitement fiscal des gains en capital, ce qu’il faut savoir Nous l’avons déjà établi, règle générale au Canada, seulement 50 % du gain en capital est soumis à l’impôt sur le revenu. De même, 50 % de la perte en capital sera déductible. Cependant, une telle perte ne peut être déduite que des gains en capital imposables. Il vous faudra ainsi avoir réalisé des gains pour être en mesure de déduire des pertes. Cela dit, il faut rappeler que toute perte en capital non déduite dans une année peut être reportée et déduite des gains en capital imposables de l’une ou l’autre des trois années antérieures ou de toute année subséquente.

Le marché boursier et obligataire Les gains, ou les pertes, en capital perçus sur des transactions boursières sont également imposables (ou déductibles) à hauteur de 50 % de leur valeur au même titre que vos revenus d’emploi si ces transactions sont effectuées dans un compte au comptant. Le constat est aussi valable pour les obligations. On oublie trop souvent que, même si les obligations sont des contrats de dette standardisés, ils peuvent également donner lieu à des gains ou à des pertes en capital si l’outil est revendu avant échéance sur le marché secondaire. Par exemple, une obligation avec un coupon de 3 %, achetée au pair à l’émission, pourrait voir sa valeur s’apprécier sur le marché secondaire si les taux d’intérêt de marché diminuaient au cours de la période de détention. En l’occurrence, si les taux de marché atteignaient 1 %, une obligation dont la valeur faciale est de 1 000 $ et dont l’échéance est dans 1 an pourrait se vendre sur le marché secondaire pour 1 020 $. Le gain en capital généré sera de 20 $. Vous pouvez cependant contourner en partie l’impôt sur le gain en capital en détenant vos actions, obligations, fonds communs ou autres fonds négociés en bourse dans votre CELI ou votre REER. Par exemple, dans un CELI, le revenu de placement et les gains en capital tirés des placements admissibles vont croître à l’abri de l’impôt. Bien que les cotisations versées au CELI ne réduisent pas votre revenu imposable, leur avantage réside dans le fait que les retraits sont libres d’impôt. De son côté, le REER offre également l’avantage d’éviter l’impôt à vos gains en capital. Cet avantage est cependant temporaire. Puisque les cotisations au REER sont déductibles, tous les retraits seront assujettis à l’impôt selon le taux d’imposition marginal du contribuable. Il serait donc tentant d’utiliser des régimes enregistrés (comme le CELI et le REER) pour des placements à fort rendement espéré afin d’éviter l’imposition du gain en capital. La prudence s’impose toutefois, car les investissements qui rapportent le plus sont généralement associés à un risque de perte plus élevé. Il faut donc garder à l’esprit que, bien que les revenus de placement soient libres d’impôt, les pertes en capital subies à l’intérieur de ces régimes ne peuvent en revanche pas être déduites à l’encontre des gains en capital.

Restez à l’affût. Les experts recommandent une révision annuelle approfondie de votre portefeuille. Cette dernière vous permettra, entre autres, d’optimiser la gestion de vos gains et pertes en capital. Si vous prévoyez vendre des placements ayant entraîné d’importants gains en capital, vous pourriez envisager de reporter la vente après le 1er janvier. Une façon de différer l’impôt au 30 avril de l’année suivante. De plus, si votre revenu varie, vendre au cours d’une année où il est faible peut vous faire économiser beaucoup d’argent puisque vos gains en capital seront imposés à un taux marginal moindre. Vous faites des dons de bienfaisance? Une autre façon de minimiser votre facture d’impôt serait de considérer le don d’actif. Vous pourriez ainsi réduire votre impôt sur les gains en capital. Par exemple, si vous prévoyez faire un don de 1 000 $ à un organisme de bienfaisance, vous pouvez donner des actions qui ont une valeur de 1 000 $, mais qui, à l’origine, vous ont coûté beaucoup moins cher. Ainsi, au lieu de vendre les actions, de payer l’impôt sur les gains en capital et d’ajouter de l’argent pour compenser le don de 1 000 $, le fait de faire le don en actions vous donne droit au reçu de don de bienfaisance de 1 000 $ aux fins de l’impôt, sans que vous ayez à payer d’impôt sur les gains en capital.

Attention, toutefois, certains biens donnés de votre vivant à votre famille donneront lieu à un gain en capital; c’est le cas du chalet dans notre exemple précédent. Dans le doute, il sera toujours préférable de consulter un fiscaliste pour en savoir plus sur la façon de déclarer et de gérer correctement vos gains et vos pertes en capital. Si seulement nous pouvions nous en tirer avec « acheter au prix le plus bas et vendre au prix le plus fort ! »

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CHRONIQUE LUSSIER 1 877 543-2960

Protégez votre revenu avec la combinaison parfaite ! Si vous étiez l’heureux propriétaire d’une poule qui pondait des œufs en or, assureriez-vous les œufs ou la poule? Même si la réponse semble évidente, lorsqu’il s’agit de votre propre assurance, est-il possible que vous ayez fait exactement le contraire? Si les œufs en or représentent vos biens, la poule, toutefois, représente votre capacité de gagner un revenu, et celle-ci est de loin votre atout le plus précieux!

Peu importe votre choix, il est important de comprendre que, plus vous attendez, plus l’assurance invalidité devient chère. Également, vous risquez d’avoir un problème de santé entre-temps qui pourrait rendre votre taux encore plus dispendieux ou même vous rendre inadmissible à l’assurance invalidité. Dans tous les cas, il est rarement payant d’attendre.

Bien que vous soyez convaincu de l’importance de vous protéger, quel contrat de protection du revenu choisir? L’assurance invalidité vous verse un montant mensuel pour remplacer votre revenu lorsque vous êtes dans l’incapacité de travailler à cause d’une maladie ou d’un accident. À titre de membre de l’AOQ, vous bénéficiez de deux types de régimes : ■ un régime d’assurance collective souscrit par Industrielle Alliance; ■ un régime d’assurance individuelle souscrit auprès d’un assureur canadien (plusieurs produits et plusieurs assureurs sont disponibles).

Chaque type de régime comporte des avantages distincts Le régime collectif est plus économique pour les plus jeunes, généralement jusqu’à l’âge de 45 ans. C’est une option intéressante, surtout en début de carrière, quand le budget est probablement plus serré. Un autre avantage concerne les montants sans preuve de santé qu’offre un régime collectif. Selon votre âge à l’adhésion, le premier 500 $ à 1 500 $ de couverture mensuelle est émis automatiquement sans aucune question médicale, ni sur vos antécédents familiaux. Le régime individuel, quant à lui, offre souvent des définitions plus avantageuses, des options plus flexibles et un taux nivelé garanti pour la durée du contrat. Il est un parfait complément au régime collectif.

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Il est aussi fortement recommandé d’ajouter l’option de garantie d’assurabilité. Cette dernière vous permet d’augmenter votre couverture mensuelle sans avoir à fournir de nouvelles preuves de santé. Vous répondrez ainsi à vos besoins au fur et à mesure qu’ils grandissent en conservant le même contrat jusqu’à votre retraite. De plus, si vous êtes en voie d’être diplômé (4e ou 5e année scolaire), vous pouvez bénéficier d’une offre exceptionnelle qui comprend une période d’assurance gratuite et des montants élevés sans aucune question de santé. Afin de bien comprendre tous les avantages et de déterminer la combinaison optimale adaptée à votre situation personnelle, vous pouvez communiquer avec l’équipe Lussier, partenaire de l’AOQ. Un conseiller en sécurité financière se fera un plaisir de vous aider à faire un choix éclairé selon votre profil et vos besoins.


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CHRONIQUE LUSSIER 1 877 543-2960

Assurance maison secondaire Vous possédez un chalet en montagne ou une maison de campagne sur les rives d’un lac ? Ces cas illustrent clairement la définition de l’assurance résidence secondaire. En d’autres termes, la résidence secondaire est tout logement, autre que votre logement principal, que vous n’occupez qu’à temps partiel : en vacances ou durant les fins de semaine…

Tout comme votre résidence principale, votre chalet doit être assuré.

Si vous possédez des biens de valeur, tels que des vélos, de l’équipement nautique ou encore du matériel de plongée ou de pêche, assurez-vous de les mentionner dans votre police.

L’assurance de votre résidence secondaire couvre généralement tous les risques pour le bâtiment. Toutefois, la couverture des biens meubles pourrait être limitée aux risques désignés.

Pensez aussi à la responsabilité civile, qui vous protège si vous causez involontairement un dommage, matériel ou corporel, à autrui.

Mais attention ! Les contrats diffèrent selon les assureurs : il est primordial d’en discuter avec votre courtier afin de la compléter par des avenants s’il y a lieu.

D’autre part, et dans bien des cas, pour bénéficier d’une assurance résidence secondaire, vous devez l’ajouter à la police d’assurance habitation de votre demeure principale.

Vous louez un chalet pour vos vacances ? Que vous soyez locateur ou locataire du chalet, il est important de discuter avec votre courtier afin de bien comprendre l’étendue de votre protection d’assurance. Celle-ci diffère d’un assureur à l’autre, aussi bien en couverture des biens qu’en responsabilité civile. Communiquez avec notre équipe !

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GATINEAU

Temps plein / partiel

Temps plein / partiel / permanent

Clinique d’optométrie Vision-Ère www.visionere.ca

Clinique d’optométrie de Buckingham www.optobuck.ca

Docteure Caroline Coulombe, optométriste 819 856-3630 caroline.coulombe@lino.com

Docteure Christine Paquin, optométriste 819 281-2020 cpaquin@optobuck.ca

La clinique d’optométrie Vision-Ère recherche des candidats qui souhaitent devenir associés et profiter par le fait même de nos 60 années d’expertise dans le domaine des soins visuels. Nos équipements sont à la fine pointe de la technologie ainsi que nos 3 salles d’examens complètes. Nous possédons également notre propre laboratoire de taillage-montage. Notre équipe dynamique et chaleureuse compte 3 optométristes, 4 opticiennes d’ordonnances et plus de 15 employés, incluant des assistantes certifiées et des assistantes aux prétests. Si vous aspirez à devenir votre propre patron et à relever de nouveaux défis, notre offre d’emploi est idéale pour vous. L’horaire de travail peut être variable, du lundi au vendredi selon vos besoins.

Clinique indépendante, membre de la bannière Optoréseau recherche un(e) optométriste pour joindre une équipe dynamique de 3 opticiens d’ordonnances et plusieurs assistantes. Les horaires sont flexibles et nous sommes fermés la fin de semaine. Nous avons 4 salles d’examens de disponible et avons OCT, optomap, topographe, champ visuel Humphrey et clinique de sécheresse (IPL, radiofréquence) ainsi qu’un laboratoire sur place. Nous avons une clientèle très diversifiée, familiale et fidèle. N’hésitez pas à me contacter en toute confidentialité.

RIMOUSKI Temps plein / permanent

QUÉBEC

Clinique Opto-Réseau opto-reseau.com/cliniques/opto-reseau-en-vue-rimouski

Temps plein / partiel / permanent

b.maguire@envue.ca 418 723-9283

Clinique Visuelle de Beauport optoplus.com Docteure Valérie Vigneault, optométriste 418 667-5778 cliniquebeauport@videotron.ca Optométriste recherché(e) pour temps plein ou partiel à la Clinique Visuelle de Beauport Optoplus. En joignant notre équipe, vous trouverez une grande clientèle fidèle, liberté de pratique, coopération et honoraires avantageux. Clinique bien équipée, environnement agréable et personnel d'expérience attentionné et impliqué.

La Clinique Opto-Réseau En Vue de Rimouski, située au Bas St-Laurent, est à la recherche de 2 optométristes pour des postes permanents à temps plein. Bureau indépendant. Équipe professionnelle et dynamique de 6 optométristes, 3 opticiennes d’ordonnances et 13 assistantes. Clinique entièrement rénovée en juin 2021. Équipement à la fine pointe de la technologie : Topographe, OCT, caméra rétinienne, 2 champs visuels. Horaire sur semaine, 1 soir par semaine. Possibilité d’association. Pour plus d’informations sur la clinique, veuillez consulter notre site. OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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OPTOMÉTRISTES RECHERCHÉ(E)S PROVINCE DE QUÉBEC

AMOS

Temps plein / partiel / volant / permanent / temporaire

Temps plein

IRIS, Le Groupe Visuel iris.ca/fr/carrieres

Centre Visuel des Eskers 819 732-6831

Docteure Jahel St-Jacques, optométriste 418 234-4510 jahel.st-jacques@iris.ca

Docteure Andrée-Anne Roy, optométriste andree-anne.roy@hotmail.com 819 354-6078

IRIS, Le Groupe Visuel recherche des optométristes passionnés partout au Québec, notamment à Valleyfield, Gatineau, Lachute, L’Assomption, Lavaltrie, Trois-Rivières, Mont-St-Hilaire, Sherbrooke, Québec/Lévis, Montmagny/ La Pocatière, Matane, Sept-Îles, Chicoutimi et RouynNoranda/Amos. Des postes d’optométristes volants et des possibilités de partenariat sont disponibles dans plusieurs secteurs. Retrouvez chez IRIS plusieurs opportunités de bénéficier d’une clientèle familiale, variée et fidèle ainsi que d’équipement de pointe. En plus de profiter d’une qualité de pratique, plusieurs secteurs vous offriront une qualité de vie avantageuse et de nombreux attraits touristiques et activités de plein air. Retrouvez l’ensemble des offres sur www.iris.ca/fr/carriere.

Docteure Caroline Coulombe, optométriste caroline.coulombe@lino.com 819 856-3630

OPTOMÉTRISTE MOBILE MONTRÉAL - MÉTROPOLITAIN Temps partiel / remplacements ponctuels Raymond et Côté, opticiens et optométristes mobilesvisionrc.ca

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Le Centre Visuel des Eskers d’Amos recherche un optométriste à temps plein avec possibilité de travailler 4 ou 5 jours par semaine. Notre clinique établie depuis plus de 75 ans, permet aux optométristes d’avoir une pratique de l’optométrie très variée, valorisante et enrichissante. Patients fidèles à leur optométriste, clientèle variée de tous âges, pathologies, lentilles cornéennes, lunetterie, équipements de pointe, collaboration avec les ophtalmologistes, assistantes certifiées et opticiennes d’ordonnances. Nous avons des horaires flexibles et bien remplis. Fermé les samedis et ouvert un seul soir par semaine. C’est l’opportunité de démarrer une merveilleuse carrière en région, loin des embouteillages, de profiter des grands espaces et de travailler près de la maison. De plus, notre clinique sera bientôt entièrement rénovée. Nous cherchons un optométriste pour remplacer notre cher collègue qui prendra une retraite bien méritée après plus de 45 ans de pratique ! Nous vous attendons !

Docteure Isabelle Sirois, optométriste 514 946-1010 poste #3 cv@visionrc.ca

MONTRÉAL (Nunavik)

L’équipe de Raymond et Côté est à la recherche d’optométristes désireux de varier leur pratique à travers nos cliniques visuelles mobiles au service des aînés et ce, à travers le réseau de Montréal-Métropolitain. Nous offrons un environnement de travail atypique et très enrichissant auprès d’une clientèle ayant de grands besoins. Que ce soit pour des besoins ponctuels ou de façon plus régulière à temps partiel, nous serons enchantés de vous accueillir dans notre belle équipe déjà composée de 8 opticiens d’ordonnances et 6 optométristes. Au plaisir de vous rencontrer !

Docteure Annie Dionne, optométriste 514 694-0836

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Docteur Yannick Jarjour, optométriste 418 929-7549 yannickopto@gmail.com

Docteure Shanny Lapointe, optométriste 819 732-2622 shannylapointe@cliniquemll.com

Lunët Espace Vision est à la recherche d’un ou d’une optométriste pour notre succursale de St-Romuald ! Vous travaillerez en collaboration avec plusieurs opticien(ne)s d’ordonnances compétent(e)s dans un environnement propre, vaste et épuré. Notre modèle d’affaire est axé sur la vente de mode, de marques réputées, et ce, en très grand choix. La clientèle y est active et sympathique. Le taux d’occupation élevé permet de gagner des revenus très avantageux.

Cherchons optométriste pour qui le service à la clientèle et la qualité des soins visuels sont prioritaires. Horaires flexibles et toujours complets. 4 à 5 jours par semaine. Fermé soirs et fins de semaine. Clinique rénovée en 2015 (3 salles d’examen) avec équipement technologique : OCT Nidek, CV Humphrey, caméra sur chacun des biomicroscopes (neufs 2015 à 2020). 3 jeunes optométristes motivés en poste. Équipe de soutien dynamique et bien formée dont une assistante certifiée, opticienne à venir (en formation). Excellente collaboration avec les optométristes, ophtalmologistes et médecins de la région. Venez vivre la qualité de vie offerte en région avec la meilleure équipe !

BLAINVILLE Temps plein / partiel (à la discrétion du candidat) à partir du mois de mai 2022 Le Lunetier Blainville lelunetier.com Docteure Christine Paré-Denis, optométriste 450 437-3330 ou 514 554-9523 blainville@lelunetier.com Optométriste recherché(e) pour un poste à temps plein ou partiel au Lunetier de Blainville. La clinique de Blainville appartient à deux jeunes propriétaires qui ont à cœur l’évolution de la pratique de l’optométrie. Joignez notre belle équipe pour faire partie de ce projet !

LAVAL (succursales Centre Laval et le Centre Duvernay) Temps plein LOPTICIEN.CA lopticien.ca Docteur Alain Côté, optométriste 514 244-0151 ou 514 592-3692 Madame Marie Vachon marie.vachon@lopticien.ca LOPTICIEN.CA propriétaire indépendant avec trois boutiques dans la région de Laval offre à ses optométristes un environnement professionnel, l’utilisation d’équipements à la fine pointe de la technologie et garantit des journées complètes de rendez-vous.

CAP-DE-LA-MADELEINE SHERBROOKE – VICTORIAVILLE QUÉBEC – TROIS-RIVIÈRES RIMOUSKI – ROUYN – ST-JÉRÔME JOLIETTE – BELOEIL – ST-JEAN GRANBY – ST-BRUNO ET DANS LA RÉGION DU GRAND MONTRÉAL Temps plein / partiel / permanent / temporaire Greiche et Scaff www.greiche-scaff.com Docteur André Aoun, optométriste 514 207-9211 andre.aoun@greiche-scaff.com Nous vous offrons des conditions exceptionnelles, une très grande flexibilité de pratique et un encadrement dynamique. Nos priorités sont vos besoins pour œuvrer à la santé de vos patients. Parce qu’avant d’être nos clients, ils sont avant tout vos patients. Saisissez dès maintenant l’opportunité de faire partie de notre grande famille Greiche & Scaff. Notre promesse ? Votre tranquillité d’esprit. Discrétion assurée.

OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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OPTOMÉTRISTES RECHERCHÉ(E)S QUÉBEC (quartier St-Sacrement)

TERREBONNE

Temps plein / partiel / permanent

Temps plein / partiel selon disponibilité

Docteure Laurie Gilbert, optométriste MAVUE Marie Trudel, opticienne www.mavuemarietrudel.com

Lambert opticiens & optométristes Docteure Marie-Noëlle Vézina, optométriste mesyeux.ca

Madame Marie Trudel 418 575-9570

Demandez Jocelyn 514 240-4070 lambertopto@gmail.com

Offre pour optométriste avec certification thérapeutique/diagnostique. Haute ville Québec, quartier St-Sacrement. Clinique tendance et lumineuse, pignon sur rue. Salle d'examen spacieuse, travail-salaire garanti, prétest et collaboration soutenue par opticiennes d’ordonnances. Professionnalisme et protocole en place. Venez visiter la clinique !

LAC MÉGANTIC Temps plein / partiel Clinique d’optométrie de Lac-Mégantic optomegantic.com Docteur Frédéric Bouthiette, optométriste fb@optomegantic.com 514 717-3733 Docteur Eric Poulin, optométriste epoulin1970@gmail.com 819 432-7095 Clinique moderne entièrement informatisée (sans papier) et bien équipée (OCT-caméra, Octopus, caméra segment antérieur, etc.). Deux salles d'examen. Horaire flexible, pas de fins de semaine, revenus très avantageux. Opticienne d’ordonnances et assistante optométrique. Assistante pour les prétests. Bel appartement meublé à votre disposition sans frais. Association possible à court terme.

LORRAINE Temps partiel Docteure Sylvie Gadoury, optométriste gadoury.sylvie@icloud.com 514 712-3953 Optométriste recherché(e) à temps partiel dans une clinique indépendante située à Lorraine, dans la région de la couronne nord de Montréal (15 à 25 heures par semaine). Nous sommes une belle équipe qualifiée (assistantes optométriques et opticienne d’ordonnances) dans une pratique valorisante. Notre clinique a des équipements à la fine pointe (Oct et Octopus). Au plaisir de vous rencontrer. 82

OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

Lambert Opticiens & Optométristes est à la recherche d’un(e) optométriste de 2 à 4 jours par semaine afin de combler son équipe. Les examens visuels y sont effectués numériquement sur Optosys. Clinique aux normes actuelles et appareil très récents pour l’efficacité et la précision. Notre équipe est formée d’employés d’expérience pour exécuter les prétests et un opticien d’ordonnances est toujours sur place. Clientèle de tous âges et grande demande d’urgence oculaire. Nous sommes une clinique familiale et indépendante qui travaille selon les règles de l’art. Ambiance très conviviale.

JOLIETTE Temps partiel Centre visuel Joliette centrevisuel.ca Docteur Dave Pelletier, optométriste 450 755-4779 dave.pelletier@centrevisuel.ca Le Centre Visuel Joliette est à la recherche d’un(e) optométriste pour compléter notre équipe qualifiée qui collabore dans une excellente ambiance de travail. Notre clinique comporte 4 salles d’examens très bien équipées nous permettant d’offrir une pratique optométrique diversifiée. Nous avons une clientèle bien établie et agréable avec des horaires complets. Nous sommes situés à seulement 45 minutes de Montréal via l’autoroute 40. Nous avons des plages horaires à combler les jeudis, vendredis et samedis. N’hésitez pas à nous contacter si vous voulez plus d’informations.


OPTOMÉTRISTES RECHERCHÉ(E)S ACTON VALE

LAVAL

Temps partiel / permanent

Temps plein / partiel

Opto-Réseau Acton Vale www.opto-reseau.com/cliniques/cliniqueopto-reseau-acton-vale/

KW Optique kwoptique.com

Docteure Élyse Desjardins, optométriste 514 944-4222 edesjardins44@gmail.com Notre clinique Opto-Réseau Acton Vale est à la recherche d’un(e) optométriste pour compléter son équipe de professionnels (3 optométristes et 3 opticiens d’ordonnances), selon un horaire établi à 1 à 2 journée(s) par semaine. Nous proposons un environnement de travail stimulant au sein d’une équipe chevronnée, passionnée des soins de la vue.

Docteur Patrice O’Connor, optométriste 514 775-4222 felixsides@icloud.com Optométriste recherché(e) à temps plein ou partiel. Environnement professionnel et stimulant, équipe expérimentée et passionnée. Chaîne de 4 boutiques en pleine croissance : Laval, Rosemère, Blainville, Thornhill. Plusieurs possibilités d’ententes. Équipement moderne sur place et solide personnel de soutien. Contactez-nous pour nous faire part de votre idéal. Au plaisir.

PRÉVOST Temps plein / partiel Centre Visuel de Prévost centrevisuel.net Docteure Christine Larivière, optométriste 450 224-2993 cv@centrevisuel.net Situé dans la belle région des Laurentides, installé depuis plus de 25 ans dans une chaleureuse maison en pierre, le Centre Visuel de Prévost recherche un(e) optométriste pour compléter son équipe de 3 optométristes, 1 opticien d’ordonnances et 6 assistantes. Deux salles d’examen sont disponibles ainsi qu’une salle de prétest incluant OCT et Octopus. Le bureau est ouvert 3 soirs la semaine et fermé les week-ends. Pour nous offrir vos services temps plein ou partiel, contactez Docteure Christine Larivière, optométriste.

OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

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Les petites annonces classées de l’AOQ

OPTICIEN(NE) D'ORDONNANCES

ASSISTANT(E)

RECHERCHÉ(E)

RECHERCHÉ(E)

MONTRÉAL (Villeray)

ST-BASILE-LE-GRAND

Temps plein

Temps plein / partiel

Docteure Nathalie Nicopoulos, optométriste nathalienicopoulos@hotmail.com

Opto-Réseau St-Basile-le-Grand

Nicopoulos opticiens et optométristes, entreprise passionnée d’optique, située dans la petite Italie à Montréal et établie depuis 1968, qui recherche opticien(ne) d’ordonnances à temps plein. Nous offrons des soins visuels de qualité aux familles du quartier dans notre clinique rénovée et équipée à la fine pointe de la technologie. Notre clientèle est fidèle car nous aimons bien faire les choses en prenant le temps nécessaire, et ce, sans pression. Nous proposons un poste d’opticien(ne) d’ordonnances sur mesure, selon la volonté, avec un salaire compétitif, avec ou sans expérience. Il faut absolument avoir un sens de l’autonomie, de débrouillardise et, parfois, un peu de patience. Il est primordial de parler anglais. Nous sommes fermés la fin de semaine.

CLINIQUE À VENDRE LAVAL (Auteuil)

Docteur Vincent Caron, optométriste 450 779-1903 Opto-Réseau St-Basile-le-Grand est à la recherche d’une assistante et d’une opticienne d’ordonnances. Nous vous offrons : • un horaire flexible temps plein / partiel • pas de fin de semaine • belle clinique lumineuse • belle clientèle familiale • laboratoire sur place et beaucoup plus

ÉQUIPEMENT À VENDRE

Docteure Marie Chartrand, optométriste Docteure Micheline Lepage Durand, optométriste

Docteur Jean-Paul Rioux, optométriste jp_ryu@hotmail.com

Contact : François Durand 514 259-7777 chartranddurand@videotron.ca franois.durand@sympatico.ca

Topcon OCT 2000 usagé à vendre.

Clinique établie depuis 40 ans au coin des boul. des Laurentides et Ste-Rose, dans un mini centre d'achats sur rue. Clé en main, une salle d'examen et une salle de prétests. Bail à renouveler en décembre 2022. Bon potentiel de croissance à l’est (Habitat Veridis). Clientèle fidèle et agréable, mêmes deux optométristes depuis l'ouverture. Raison de la vente : retraite d'une associée. 84

Docteure Caroline Roch, optométriste 514 575-7769 450 441-4400 roch.caroline@gmail.com

OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022

Appareil acheté usagé en 2016. Ordinateur interne remplacé en 2019. Prix demandé : 9 500 $ (incluant l’ordinateur et la table).


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OPTOMÉTRISTE | MARS | AVRIL 2022


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Revue L’Optométriste | Volume 44, numéro 2 | mars – avril 2022 by aoq- - Issuu