Skip to main content

Magazine Prestige | Novembre 2015

Page 1


Marlyne Casey, directrice générale de l'IAPQ

Lucie Robitaille, présidente de l'IAPQ

Québec et ses villes jumelées dans le monde

Croisière en Antarctique

Odyssée enchanteresse en Haute-Gaspésie

facebook.com/jaimerochon cuisinesrochon.com

©
Photos : Stéphane Gr oleau

EN VEDETTE CE MOIS-CI

Abonnez-vous

Publié par PRESTIGE Groupe Média prestigegm.ca

ÉDITRICE

Marie-Josée Turcotte

COLLABORATEURS

Jean Chouzenoux, Audrey-Anne Di Vita, Philippe Lapeyrie, Jean-Marie Lebel, Gilles Levasseur, Johanne Martin, Frédéric Masse, Frédérick Masson, Jacques Noël, Nataly Rae, Sylvie Ruel

PUBLICITÉ

France Bélanger

Sylvie Théberge

COORDOnnATRICE PUBLICITAIRE

Véronique Pleau

PRODUCTIOn, GRAPHISME

Nancy Haince

PHOTOGRAPHIES

David Cannon

Caroline Grégoire

Majorie Roy

PHOTO PAGE COUvERTURE

David Cannon

CRÉATIOn PAGE COUvERTURE

Atelier 480

PRêT vêTEMEnTS PAGE COUvERTURE

Le Groupe Cheïkha

CORRECTRICES

Hélène Demers

Véronique Vézina

COMPTABILITÉ

France Delamarre

IMPRESSIOn

Solisco

DISTRIBUTIOn RÉSIDEnTIELLE ET COMMERCIALE

Transcontinental Distribution

Distribution Serge Monico inc.

Postes Canada

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada

ISSN-1205-6707

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec

PRESTIGE Groupe Média 305, boul. René-Lévesque Ouest Québec (Québec) G1S 1S1

Téléphone : 418 683-5333

Télécopieur : 418 683-2899 www.magazineprestige.com

Correspondant en Europe Jean Chouzenoux 14, Joseph-Giordan 06200 NICE

Tél. : 06 44 10 09 71

Courriel : jeanchouzenoux@hotmail.com

Ventes : fbelanger@magazineprestige.com

Rédaction : redaction@magazineprestige.com

Production : graphisme@magazineprestige.com Pour abonnement et publicité : 418 683-5333

Cette édition est distribuée à 45 000 exemplaires. Les opinions émises dans les articles publiés par le magazine Prestige n’engagent que leur

Éditorial

Si l’avenir appartient à ceux et celles qui se lèvent tôt, il appartient encore davantage à ceux et celles qui osent prendre des risques. Depuis maintenant presque 20 ans, PRESTIGE raconte de belles histoires à succès, celles d’hommes et de femmes qui ont eu le « guts » de se lancer en affaires ou qui relevé d’importants défis, qui ont connu des hauts et des bas, mais qui ont tenu le coup malgré toutes les embûches placées sur leur route.

mois-ci, je ne peux résister à l’envie de faire l’éloge de notre exprésident de PRESTIGE Groupe Média, Pierre Paul-Hus, député fédéral la circonscription de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles depuis 19 octobre dernier. Disons que c’est à son tour d’être, en quelque sorte, placé sous les projecteurs pour avoir eu le cran de se lancer dans une arène qui a rarement pitié de ses « combattants » et où tous coups ou presque sont permis. Je l’ai dit à maintes reprises : la politique est un sport extrême !

cœur de cette courageuse décision, il y a bien sûr des convictions personnelles. Personne, pour ainsi dire, ne peut survivre dans ce milieu s’il ne transporte pas avec lui des idéaux forts, des valeurs à promouvoir et un désir féroce de changer les choses. Le hasard a voulu que Pierre et moi rencontrions l’ex-ministre provincial Yves Bolduc lors du dernier Bal de l’Émeraude, qui a eu lieu deux jours avant les élections. Son passage en politique fut toute une (més) aventure et il aurait certainement pu en rester amer. Mais non. Pendant près d’une heure, il nous a raconté avec passion et humilité qu’il a vécu et qui peut se résumer en ces mots : on aura beau critiquer nos politiciens, et parfois même les lapider sur la place publique, il n’en reste pas moins qu’il faut des gens comme eux pour faire avancer la ville de Québec, le Québec et le Canada. Aucun d’entre eux ne part avec l’intention de faire reculer les dossiers. Chacun d’entre eux souhaite contribuer à l’avancement de notre société. Certains y parviennent mieux que d’autres, c’est tout, et ce, pour de multiples facteurs et circonstances souvent hors de contrôle. La reconnaissance que les politiciens récoltent au fil de leur mandat est bien souvent moindre que l’ingratitude dont ils sont l’objet. Et malgré tout… ils se lancent ! RESPECT et ADMIRATION !

Vous aurez compris que Pierre Paul-Hus part à son tour vers une nouvelle aventure, porté par ce même fougueux rêve, mais dénudé de cette naïveté qui peut finir par briser les plus grandes aspirations. Soyez sans crainte, avant de partir, comme tout grand chef d’entreprise, il avait pris grand soin de s’entourer d’une équipe compétente pour poursuivre ce qui fut sa première mission : mettre en valeur les gens, les entreprises, les institutions et les initiatives qui contribuent au rayonnement de la grande région de Québec. Il a seulement choisi une manière différente d’atteindre ce même objectif…

Bon succès, Monsieur le Député !

marie-Josée Turcotte

Éditrice

Institut d’administration publique de Québec

D’innovations en reconnaissances…

30 ans d’excellence !

L'année 2015 marque le 30e anniversaire des Prix d'excellence de l'administration publique au Québec. Chaque jour, l'administration publique fait la preuve de sa capacité à instaurer de grands changements, en plus d’être constamment à la recherche d’innovation afin d'améliorer les services aux citoyens. L'Institut d'administration publique de Québec, par l'entremise de ses prix d'excellence, vise à reconnaître le travail des équipes qui se démarquent par l'excellence de leur projet.

PAR JOHANNE MARTIN

Les valeurs d’excellence, de reconnaissance, d’innovation et d’agilité sont précisément celles que promeut, depuis 1961, l’Institut d’administration publique de Québec (IAPQ). L'organisation a pour mission de promouvoir l'excellence ainsi que de valoriser et diffuser les meilleures pratiques des administrations publiques.

« À travers les ans, l’administration publique a clairement démontré qu’elle pouvait être créative et générer un impact positif dans les services offerts à la population. Les Prix d’excellence de l’administration publique du Québec, qui fêtent cette année leur 30e anniversaire, fournissent l’une des trop rares occasions de témoigner de cette qualité et de la faire rayonner », fait d’emblée valoir la présidente de l’IAPQ et présidente-directrice générale du Conseil de gestion de l’assurance parentale, Lucie Robitaille.

Indépendant de la fonction publique, mais soutenu par celle-ci, l’Institut organise des activités tant pour les administrations publiques provinciale, fédérale et municipale que pour les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation et le milieu universitaire. En 2015, l’IAPQ a choisi d’exploiter le thème de la performance, qui fait d’ailleurs l’objet de grandes conférences et de minicolloques à quatre reprises durant l’année.

« Ces rencontres permettent notamment de réfléchir à nos façons de faire sur la base de regards croisés entre praticiens et

« À travers les ans, l’administration publique a clairement démontré qu’elle pouvait être créative et générer un impact positif dans les services offerts à la population. »

- Lucie robitaille, présidente de l’IAPQ et présidente-directrice générale du Conseil de gestion de l’assurance parentale.

universitaires », précise la directrice générale de l’IAPQ, Marlyne Casey, qui dirige l’organisme avec la complicité d’un conseil d’administration composé de 21 bénévoles issus des diverses sphères publiques. « L’Institut ne pourrait continuer d’évoluer sans la précieuse contribution et l’enthousiasme de ces femmes et ces hommes de conviction qui sont de véritables ambassadeurs et qui font la promotion de l’excellence », renchérit la présidente, Lucie Robitaille.

Marlyne Casey Directrice générale
Photos : David Cannon

Des réalisations qui font la différence

Au Québec, nombreuses sont les réalisations émanant des secteurs public et parapublic qui se sont distinguées au fil des ans dans les différentes catégories à l’honneur – Monde municipal, Éducation, Fonction publique, Gestion des ressources humaines, Initiatives numériques, Rayonnement international, Santé et services sociaux – lors de la remise des Prix d’excellence de l’administration publique du Québec.

Connues ou peu connues de la population, ces réalisations ont néanmoins su faire une différence dans la vie de citoyens. L’année 2015 marque, par exemple, les 10 ans d’existence du Service québécois de changement d’adresse Premier projet interministériel d’envergure en matière transactionnelle à voir le jour, il rendait possible, en 2005, la modification des coordonnées personnelles dans six organisations gouvernementales en même temps.

Le Régime québécois d’assurance parentale (RQAP), en vigueur depuis le 1er janvier 2006, figure également au tableau des réussites soulignées par l’IAPQ. Ce programme, mieux adapté aux familles québécoises, est un moyen concret de faciliter la conciliation travail-famille. Le RQAP mise en outre sur la performance de ses services en ligne… tout comme l’initiative Bibliothèque et Archives nationales du Québec… sans frontières, un autre lauréat des Prix d’excellence de l’Institut.

RANGÉE ASSISE : Jasmine martineau, première vice-présidente du C.A.; Lucie robitaille, présidente du C.A.; marlyne Casey, directrice générale de l'IAPQ; et Yves Fortin, trésorier.

RANGÉE ARRIèRE : Hélène Côté, viceprésidente aux communications; Élise Paquette; roger robitaille; Lynda Chabot, vice-présidente Prix d'excellence; Anouk Gagné; natalie rinfret; Françoise boudreau; nathalie Tremblay; Denis Garon, vice-président programmation; Stéphane marsolais; Patrick beauchesne; Demosthène blasi; et Jacinthe Leclerc

Absents de la photo : Nicole Bourget, Marie-Renée Roy, Moktar Lamari et Guillaume Donati.

Photo Caroline Grégoire

revenu Québec s’est aussi illustré, en 2008, avec son projet Indice de richesse Il s’agissait ici de renforcer et de compléter les méthodes traditionnelles d’intervention pour lutter contre l'invasion fiscale. Le projet a mérité un prix de l’Institut d’administration publique du Canada, en plus de recevoir une récompense de l’Organisation internationale des Nations unies.

« Plus récemment, dans le secteur de la santé et des services sociaux, le Centre jeunesse de la montérégie, en collaboration avec d’autres partenaires, lançait le projet Mobilis, enchaîne Mme Robitaille. Cette initiative visant à contrer l’exploitation sexuelle par les gangs de rue est devenue un modèle à l’extérieur du Québec. Mobilis repose entre autres sur l’échange d’information et propose des activités et des outils de prévention. »

L’an dernier, dans le domaine de l’éducation, l'Université du Québec a remporté la faveur du jury pour son projet Savoir Affaires Afin de stimuler l’entrepreneuriat et susciter de nouvelles occasions d’affaires, des étudiants de cycles supérieurs et des postdoctorants ont été mis à contribution au cours d’une semaine intensive d’activités selon une formule qui conjugue les forces vives des milieux économique et universitaire sur tout le territoire québécois.

Hommage à Jean St-Gelais

Remis depuis 1985 à un administrateur ou une administratrice du secteur public qui s’est fait remarquer au Québec, le prix Hommage 2015 sera décerné à M. Jean St-Gelais. L’Institut d’administration publique de Québec a voulu reconnaître sa grande contribution à travers les différentes fonctions qu’il a occupées au cours de sa carrière dans l’appareil public.

Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences économiques, M. St-Gelais a occupé différentes fonctions au ministère des Finances de 1985 à 2001, période pendant laquelle il a notamment assuré le rôle de secrétaire de la Commission sur la fiscalité et le financement des services publics et piloté les budgets ayant permis de résorber le déficit budgétaire.

Nommé secrétaire général et greffier du Conseil exécutif en 2001, il a grandement contribué à la conclusion de la Paix des Braves avec la nation crie. En 2003, il prend la direction de l’Autorité des marchés financiers, qui devient l’un des piliers de l’État québécois en matière financière.

Puis, en 2010, M. St-Gelais devient président de la nouvelle Agence de revenu du Québec, où il mettra en avant la lutte contre l’évasion fiscale. De nouveau nommé secrétaire général en 2012, il pilote la refonte du régime minier et la fermeture de la centrale nucléaire de Gentilly 2 à Bécancour. Enfin, il termine sa carrière comme président-directeur général à la Commission des normes du travail. Tout au long de sa carrière professionnelle, on a salué l’impressionnante capacité de l’homme à mener des dossiers délicats et complexes.

Enfin, grâce au travail de la Direction du marché du carbone du ministère du Développement durable, de l’environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et lauréate dans la catégorie Rayonnement international 2014, le Québec et la Californie ont créé le premier marché du carbone lié dans le monde qui soit administré par des États fédérés de pays différents. Depuis, le Ministère est sollicité plusieurs organismes

Au

Québec, nombreuses sont les réalisations émanant des secteurs public et parapublic qui se sont distinguées au fil des ans.

Avec l’ajout d’un nouveau prix – le prix Relève d’excellence décerné à une personne de 40 ans ou moins – et d’une grande conférence portant sur l’innovation, le 30e anniversaire des Prix d’excellence promet de passer à l’histoire. La cérémonie se tiendra le 26 novembre au Centre des congrès de Québec.

« Déposer sa candidature représente petit geste, mais traduit

faire connaître lors de la tenue des Prix d’excellence qui s’appuient notamment sur les partenaires Or que sont Bell, la Banque Nationale, Deloitte, la Caisse de dépôt et placement, La Capitale groupe financier et le gouvernement du Québec », insiste la présidente de l’IAPQ.

30e édition des Prix d’excellence de l’administration publique du Québec 2015 de Québec

Pour plus d'information et pour connaître les finalistes : iapq.qc.ca

l’excellence

La Capitale est heureuse et fière de se joindre à la 30 e remise des prix d’Excellence de l’Institut d’administration publique qui souligne le savoir-faire de l’administration publique québécoise.

Fondée par et pour les membres du personnel de l’administration et des services publics québécois il y a 75 ans, La Capitale félicite chaleureusement le récipiendaire du prix Hommage ainsi que tous les lauréats aux prix d’Excellence 2015 de l’IAPQ.

Affaires dossier

Québec et ses villes

jumelées

Bordeaux, Calgary, Namur, Lafayette, Moncton : Québec s’affiche plus que jamais comme une cité ouverte sur le monde. Diplomatiques, économiques, culturelles, technologiques et linguistiques : les relations que la capitale cultive avec d’autres villes de la planète sont multidimensionnelles et valent leur pesant d’or.

Elles vont, elles viennent et se renouvellent selon les maires, les réalités et les intérêts des villes concernées. Ententes de coopération, alliances et collaborations, elles représentent surtout « une occasion d’échange de bonnes pratiques et de réseautage », selon la mairesse suppléante de Québec et conseillère du district de Louis-XIV, Michelle Morin-Doyle.

En compagnie de la responsable du dossier Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique, PRESTIGE vous propose ce mois-ci un tour d’horizon de cette initiative qui a officiellement vu le jour le mois dernier. Mais d’abord, coup d’œil sur les liens qu’entretient la capitale avec ses désormais célèbres jumelles, Bordeaux, Calgary et Namur.

BORDEAUx, France Photo : Jean-Michel Destang NAMUR, Belgique Photo : OPT- J.L. Flemal
CALGARy, Canada Photo : Tourisme Calgary

À Québec,

Bordeaux fête le vin est l’événement phare des festivités entourant le 50e anniversaire du jumelage entre les deux villes.

Source : Ville de Québec

Québec – bordeaux

Des cousines devenues jumelles

Elles ont en commun une architecture et une histoire riches, la présence d’un fleuve et de symboles forts tels que le Château Frontenac à Québec et le miroir d’eau à Bordeaux. Il y a quelques années, la journaliste Claude Ader-Martin et le photographe Philippe Roy suggéraient d’ailleurs de découvrir les deux villes en parallèle par l’entremise d’une publication inédite : Passeport pour Bordeaux Québec. Regards croisés sur les deux cités.

Les rapports entre Québec et Bordeaux, cousines devenues jumelles en 1962, se sont longtemps limités à quelques manifestations diplomatiques. À partir de 1986, la mise sur pied d’un comité a permis de dynamiser la relation québéco-bordelaise grâce au développement de contacts et d’échanges toujours plus nombreux et diversifiés. Et depuis le 400e anniversaire de la Vieille Capitale, les liens se sont encore resserrés.

« Le public peut constater la proximité qui existe entre les deux villes à travers le rendez-vous estival Bordeaux fête le vin, événement phare des festivités entourant le 50e anniversaire du jumelage qui se déroule à l’Espace 400e Composé d’une foule d’activités d’animation, de dégustations et de spectacles d’artistes, il se tient maintenant chez nous aux années impaires et à Bordeaux aux années paires », rappelle Mme Morin-Doyle.

En août, alors qu’une importante délégation bordelaise était à Québec, un nouveau plan d’action a été conclu entre les deux agglomérations. Pour 2015-2017, le programme de coopération sera principalement placé sous le signe du développement économique et touristique, de l’industrie du numérique et de l’entrepreneuriat, de la jeunesse et du sport, des activités culturelles, de même que du développement durable.

Québec – calgary

Un rapprochement entre l’Est et l’Ouest

Peu de gens savent que des francophones sont à l’origine de la fondation de Calgary et que dans la métropole albertaine, quelque 80 000 personnes parlent encore la langue de Molière. Derrière ce jumelage qui date de 1956 – le plus ancien signé par Québec –s’exprimait à l’époque une volonté de favoriser un rapprochement entre l’Est et l’Ouest du Canada, rapprochement qui se voulait à la fois culturel et social.

« Chaque année, une délégation de Québec se déplace au Stampede de Calgary et de notre côté, nous recevons la visite de représentants de l’Alberta lors du traditionnel déjeuner western du Stampede offert dans le cadre du Carnaval de Québec », illustre la mairesse suppléante. « Et sur le boulevard Champlain, la sculpture qui montre huit chevaux en train de galoper constitue un don de notre jumelle canadienne pour le 400e »

La Ville de Québec a dévoilé, en juillet dernier, le legs offert à la Ville de Calgary : un kiosque à musique, sis sur la promenade riveraine de Fort Calgary.

Pour le 400e de la ville de Québec, la ville de Calgary a offert cette sculpture que l’on peut admirer en bordure du boulevard Champlain. Photo : Ville de Québec

La même sculpture se trouve au centre-ville de Calgary. Source : brooklinepr.com

Québec a récemment rendu la pareille à son homologue en lui faisant cadeau, pour le 100e anniversaire de son Stampede, en 2012, d’un pavillon destiné à accueillir des prestations culturelles. Retardés en raison des inondations, les travaux devraient être terminés en juin prochain. Le pavillon musical prendra la forme d’un belvédère circulaire et sera situé à proximité des berges de la rivière Bow, entre le East Village et Fort Calgary.

Les villes de Québec et de Calgary souhaitent dans l’avenir pousser plus loin leur jumelage en insistant davantage sur des partenariats à caractère économique. À cet égard, les agences de développement Calgary Economic Development et Québec International ont reçu le mandat de travailler sur ce nouvel axe de collaboration. À ce moment-ci, aucune initiative concrète n’a encore été annoncée par les deux organisations.

Bordeaux fête le vin… à Bordeaux !
Photo : Jean-Michel Destang
Photo : Ville de Calgary

Québec – Namur

Un édifice de la place de Québec à Namur est enjolivé, depuis l’an dernier, d’une fresque québécoise.

Source : Ville de Québec

Deux villes, deux provinces, deux capitales

Chacune est à la fois ville, province et capitale. À l’instar de Bordeaux, Québec et Namur, en Belgique, partagent un certain nombre de similitudes. Un fleuve les baigne et toutes deux sont réputées, entre autres choses, pour leur citadelle et l’abondance de leurs activités culturelles. Si un lien historique et économique unit Québec et la Wallonie depuis 1982, le jumelage entre les deux cités, lui, célèbre tout juste ses 16 ans.

Plutôt récent, le programme de coopération n’en est pas moins profitable pour les deux agglomérations. Symboles de leur association, des pièces artistiques trônent en des lieux stratégiques ici comme dans la capitale wallonne. Pour le 400e de Québec, Namur a offert une œuvre d’art publique installée à la place de l’Hôtel-de-Ville, tandis qu’un édifice de la place de Québec à Namur est enjolivé, depuis l’an dernier, d’une fresque québécoise.

En septembre 2014, la Ville de Québec accueillait les membres d’une délégation de la ville et de la province de Namur. La mission visait notamment la prospection et le partage d’expertises en matière de développement économique et technologique, de développement durable et de pratiques culturelles. Il est prévu qu’un nouveau groupe revienne dans la capitale à l’occasion de la semaine du numérique en 2016.

« Si aucune date n’est fixée à ce jour, Québec présente actuellement un intérêt pour une éventuelle mission économique spécialisée à Namur dans les domaines de la restauration et des technologies de l’information avec des entrepreneurs d’ici », révèle par ailleurs Michelle Morin-Doyle. L’alliance intermunicipale s’intègre à l’accord Québec/WallonieBruxelles, un programme d’échanges et d’activités aux thèmes variés.

Pour le 400e de Québec, Namur a offert ce banc en pierre réalisé par le designer industriel belge Jacques Tilman. Celui-ci est situé à la place de l'Hôtel-de-Ville.

Source Ville de Québec

Québec s’affiche plus que jamais comme une cité ouverte sur le monde.

Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique

À l’initiative de trois villes phares de la francophonie en Amérique du Nord – Québec (Québec), Lafayette (Louisiane) et Moncton (Nouveau-Brunswick) –, un nouveau réseau ayant pour objectif la mise en commun de l’histoire et du patrimoine de communautés unies par la langue française est officiellement né fin octobre lors du Rendez-vous de fondation du Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique.

« Dans le monde, quelque 275 millions de personnes parlent français et on remarque de plus en plus l’émergence de populations francophones au Canada et même aux États-Unis », soutient la responsable du dossier du Réseau à la Ville de Québec. « Cette culture représente une richesse, une particularité que plusieurs communautés veulent mettre en valeur, et c’est précisément ce que le regroupement permettra de faire. »

Déjà, le Réseau des villes francophones et francophiles d’Amérique rassemble une centaine de villes membres. « C’est seulement depuis janvier de cette année et il s’en ajoute presque tous les jours !

On se rend compte que l’initiative est appelée à devenir un vecteur de développement touristique et économique important. Plus que jamais, on mise sur la vitalité du patrimoine francophone », commente la mairesse suppléante.

Dans la foulée de ce projet rassembleur, un portail Internet destiné à attirer les visiteurs a été développé. « Il existe par exemple un engouement de la part de nombreuses personnes pour retrouver leurs ancêtres. Chaque ville va pouvoir se présenter, faire connaître ses attraits, ses liens avec la francophonie. Ce sera également un lieu de discussion pour les maires.

Le Réseau recèle un potentiel immense », conclut Mme Morin-Doyle.

Un leadership affirmé, pour une firme qui répond toujours mieux à vos besoins

François Dupuis, CPA, CA, CMA, M. Fisc.

Rémi Fortin, CPA, CA

François Gagnon, CPA, CA

Alain Gauthier, CPA, CA

Pierre Lapointe, FCPA, FCA

Mario Morin, CPA, CA

Nancy Jalbert, CPA, CA

Pierre Garant, CPA, CA

Alain Boucher, CPA, CMA

Louis Crête, CPA, CA

Visionnaires, dynamiques, leaders. Mario Morin, nouveau viceprésident régional, est fier de présenter les membres de notre comité de gestion. Ils sauront mettre toute leur expertise à profit pour bâtir ensemble, jour après jour, une firme compétitive et innovante, qui répond toujours mieux aux besoins des entreprises dynamiques d’ici.

Appuyée par la force de tout un réseau, notre équipe de plus de 450 professionnels et employés de la région de Québec – ChaudièreAppalaches et de la Mauricie mettra tout en œuvre pour que nos clients et nos talents réalisent toujours leur plein potentiel.

Affaires rétrospective

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

Ceci est le troisième volet d’une série de huit reportages consacrés aux débuts du magazine PRESTIGE, en 1996.

Volume UN, numéro DEUX

- Première partie

PRESTIGE s’enflamme

Après avoir opté pour une première page couverture très sobre, tant sur le plan de la signature que de la couleur, PRESTIGE ose le rouge pour son deuxième numéro. L’édition octobre – novembre 1996 prend du galon, à la suite d’un accueil favorable du lectorat. Les annonceurs se multiplient, parmi lesquels on trouve le restaurant Laurie Raphaël, la salle Albert-Rousseau, Boulevard Lexus Toyota, la boutique Cheïkha L’intempor’Elle et Langlois Opticien, pour ne nommer que ceuxlà. Certains annonceurs renouvellent également leur présence : Chatel Automobiles, Nourcy, la Caisse populaire Desjardins, Pomerleau Maître-traiteur et le Restaurant Apsara. PRESTIGE se taille une place dans le cœur des résidents de Québec.

20e anniversaire

Bravant la période d’incertitude économique qui prédominait à cette époque, Denys et Pierre Paul-Hus, père et fils, décident de lancer le magazine PRESTIGE et sortent leur deuxième numéro en octobre 1996. Rétrospective, en deux parties, d’une histoire à succès et des acteurs qui y ont joué un premier rôle.

Tchin-tchin !

Alors que les articles du premier numéro se trouvaient majoritairement signés par le journaliste Pierre Champagne, le deuxième numéro se dote de nouveaux collaborateurs de « prestige ». Parmi ceuxci, Jean-Gilles Jutras, un œnologue bien connu, nommé ambassadeur du vin au Québec par la SAQ en 1993. L’expert signe ainsi une première chronique officielle en vin intitulée « Dans une île déserte… ». Publiée dans l’édition octobre – novembre 1996, elle raconte une anecdote savoureuse survenue lors d’une entrevue

Jean-Gilles Jutras en 2011

télévisée. « Et si vous deviez vous exiler dans une île, quel vin apporteriez-vous ? » lui avait demandé l’animateur. Sans hésitation, M. Jutras avait répondu : « Romanée-Conti », un vin de Bourgogne rare qui, à l’époque, se vendait près de 8 000 dollars le flacon ! Aujourd’hui, la SAQ offre toujours ce produit, dont le prix varie entre 2 500 $ (code 11644127) et 3 000 $ (code 12159191) la bouteille. Mentionnons que M. Jean-Gilles Jutras a été un collaborateur très fidèle du magazine PRESTIGE jusqu’en décembre 2010, où il a signé sa dernière chronique sur les vins italiens et la Toscane. Il a rendu l’âme le 10 août 2013 à l’âge de 86 ans.

Le premier chroniqueur automobile de PRESTIGE

m. Jacques Arteau, vous connaissez ? Expert en automobile depuis de très nombreuses années, il détient le titre de premier chroniqueur automobile du magazine PRESTIGE Il signe son premier reportage sur les « sportives de prestige » dans l’édition octobre – novembre 1996. M. Arteau collabore encore aujourd’hui à l’édition hors série du Salon international de l’auto de Québec, produite par PRESTIGE Groupe Média depuis 2012.

La SKL de Mercedes valait 55 000 $ en 1996.

De 1996 à 2015… toujours parmi les meilleurs !

La réputation du restaurant Le Champlain du Fairmont Le Château Frontenac n’est plus à faire en 2015. Eh bien, sachez qu’il en était déjà ainsi en 1996 ! En effet, cette année-là, l’établissement a remporté le prestigieux Grand prix du tourisme québécois au niveau régional. Depuis, comme on le sait, l’établissement s’est refait une beauté spectaculaire à l’occasion des grandes rénovations effectuées en 2013 et 2014 au coût de 75 millions de dollars, lesquelles ont permis à l’emblématique

Château de se repositionner en tant que destination touristique, mais aussi locale.

Le Champlain en 2015. Reconnaissez-vous le manteau de cheminée ?

L’équipe du Champlain en 1996. On reconnaît le chef exécutif Jean Soulard centre de la photo et, à sa droite, m. Louis Pereira, maître d’hôtel du restaurant.

M. Soulard a occupé ce poste de 1993 2013, soit durant 20 belles années. On peut le voir en ce moment dans l’émission animée par Ricardo Larrivée, Un chef à l'oreille, où il occupe le rôle de juge.

Une malencontreuse erreur s’est produite dans la rétrospective du numéro septembre 2015, à la page 14. Le premier ministre du Canada en 1996 n’était pas Brian Mulroney, mais bien Jean Chrétien Ce dernier a été élu en novembre 1993 et il a occupé cette fonction jusqu’en décembre 2003. Toutes nos excuses !

Un dossier sur… les cigares !

Avouons que les « Cigar Rooms » se font plutôt rares à Québec en 2015. Hormis le bar Société Cigare, toujours en activité sur Grande Allée, les endroits où il est possible de s’adonner à cette pratique sont à peu près inexistants. Mais, en 1996, c’est tout autre chose ! Ce deuxième numéro du magazine PRESTIGE consacre d’ailleurs un dossier spécial au culte du cigare. On apprend, entre autres choses, qu’il existe un réel engouement pour le cigare haut de gamme depuis quelques années et que jamais les amateurs de cigares n’ont été aussi nombreux; au point où les producteurs ne suffisent plus à la demande… À Québec, en 1996, ces établissements sont reconnus pour leur salon de cigare : l’Aviatic Club / Le Pavillon, le bar digestif Charlotte de Chez Maurice, le buona notte et le Pub Liverpool Alors que les deux derniers endroits ont fermé leurs portes, l’Aviatic et le complexe du Maurice continuent d’accueillir leur clientèle… dans un environnement sans fumée ! La boutique Louis La Rochelle, spécialisée en vente de cigares et de tabac fins, a également fermé ses portes depuis.

renDez-voUS dans l’édition de décembre 2015 – janvier 2016 pour la suite et la fin de la rétrospective d’octobre –novembre 1996.

Denis Pelletier, propriétaire de Chez Maurice en 1996.
Le Champlain en 1996
Louis La Rochelle, propriétaire de la boutique du même nom, en 1996.

Affaires parcours d’artiste

■ PAR GILLES LEVASSEUR

Pierre Bellemare Artiste sans frontières

« Au-delà du plaisir de peindre, toute la beauté de l’art abstrait réside pour moi dans le fait qu’il est sans frontières, exprime l’artiste-peintre Pierre Bellemare. Chacun, peu importe sa culture ou son origine, peut s’y retrouver, ressentir des émotions qui lui sont exclusives. » Illustrer artistiquement et dans une grande liberté de mouvement des passages musicaux, sans contraintes de forme et dans une pleine conscience du moment présent, telle est l’essence de son art. « Couleur, rythme, énergie et équilibre : mes œuvres, c’est la vie! »

Concepteur infographiste dans une première vie, Pierre Bellemare bifurque inexorablement vers la peinture au tournant du nouveau millénaire. Mais rapidement, il sent son élan créatif de plus en plus à l’étroit dans la forme imposée des paysages qu’il interprète et qui sont exposés dans plusieurs galeries du pays ainsi qu’aux États-Unis.

En 2009, sa carrière marque donc une pause de plusieurs mois, durant lesquels l’artiste est à la recherche d’une nouvelle voie. Puis, au retour d’un concert de U2 à Boston, dans le nouvel atelier immaculé qu’il vient d’aménager chez lui telle une page blanche, l’écoute de la pièce The Unforgettable Fire le révèle à lui-même peut-on oublier le feu sacré ? lorsqu’il se met spontanément en mouvement devant une toile pour laisser jaillir l’inspiration, qui se teinte d’une touche de calligraphie asiatique qu’il avait déjà étudiée au Japon. « Je me suis dit : vas-y, fais ce que tu ressens », raconte-t-il. La gestuelle est énergique et rythmée

Photo
« Mon but est atteint lorsque les gens ressentent une énergie positive lorsqu’ils sont en présence de mes œuvres. »

jusqu’au splashing final, technique par laquelle il projette littéralement sur la toile toute son énergie créatrice, tel un tennisman de l’art, voire un chef d’orchestre dont la baguette se mue en pinceaux, obtenant des effets impossibles à produire autrement. D’ailleurs, la myriade de microéclaboussures multicolores constellant l’atelier témoigne de l’intensité des gestes. La surface coussinée du plancher se fait complice de l’artiste en facilitant le mouvement. La toile n’est pas vierge au moment de recevoir l’acrylique; l’artiste l’a texturée d’un mortier de structure qui « donne vraiment un rythme, un premier souffle au tableau ».

Une énergie positive

Depuis sa « libération », son style a évolué, particulièrement inspiré par des voyages en Asie, notamment un séjour effectué en 2013 dans la très colorée Bangkok, périples à la suite desquels il s’est produit une explosion de couleurs plus vives et vibrantes, une signature qui lui est propre et qui suscite l’intérêt des amateurs d’art partout dans le monde.

exposition Rythme symphonique

Du 2 novembre au 6 décembre 2015

Galerie du Grand Théâtre de Québec Vernissage : 4 novembre

Œuvres en ligne partout dans le monde

On retrouve en effet ses tableaux dans des collections privées et d'entreprises en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et en Océanie. Une œuvre d'art acquise par une entreprise lui apporte un cachet distinctif tout en lui faisant bénéficier de crédits d'impôt appréciables. Catalyseur incontournable, la musique de tous genres l’accompagne continuellement dans ses moments de création. « Mon but est atteint lorsque les gens ressentent une énergie positive lorsqu’ils sont en présence de mes œuvres. Et la vibration musicale allant profondément au niveau du cœur, elle me pousse à des gestes qui ne s’exprimeraient pas autrement. » Lorsque le regard s’attarde, le sujet semble vouloir se mettre en mouvement, comme si l’élan de l’artiste l’animait encore. « Certains ont des coups de cœur pour des tableaux tandis que d’autres s’y apprivoisent progressivement… » Outre les toiles, souvent de grandes dimensions, des carrés de soie de Shanghai servent de support aux œuvres. Ces accessoires signés et produits en quantités très limitées sont notamment très prisés par les femmes d’affaires, puisqu’ils mettent en lumière, par leur originalité et le contraste qu’offrent leurs couleurs vives, la sobriété de leur tenue vestimentaire.

Autre reflet de son désir de sortir des cadres établis, Pierre Bellemare innove en matière de mise en marché en étant l’un des premiers artistes québécois dans son domaine à posséder un site Web transactionnel professionnel et sécuritaire. Cet outil lui permet d’exposer virtuellement ses tableaux et de les vendre à l’échelle planétaire, ce qui ne l’empêche pas d’exposer ses tableaux dans différentes galeries au Québec, notamment à Québec, Montréal et L'Île-des-Sœurs.

Pierre Bellemare se réjouit enfin de l’exposition solo qu’il tient du 2 novembre au 6 décembre 2015 à la galerie du Grand Théâtre de Québec. Intitulée Rythme symphonique, l’exposition trouvera un remarquable écho artistique lors du vernissage du 4 novembre, le soir du spectacle de l’Orchestre symphonique de Québec accompagné du célèbre pianiste Alain Lefèvre. Comblé par le fait d’avoir enfin trouvé sa voie, l’artiste-peintre a toutefois des visées encore plus larges pour son art. Il caresse présentement deux importants projets à Québec et à Montréal sans néanmoins pouvoir en dévoiler davantage pour l’instant. Une chose est sûre, la portée du talent créatif n’a pour lui aucune limite.

Site Web : Bellemarestudio.com

Œuvre Sinfonia Diptyque 30 po x 76 po
Œuvre Acustico 48 po x 48 po

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

Quoi de neuf à Québec ?

• m. Claude Plamondon, propriétaire de SaintRaymond Toyota Scion, est le nouveau président du conseil d’administration de la Corporation mobilis Il remplace M. Pierre Langlois, qui a occupé cette fonction au cours des deux dernières années. Claude Plamondon

Nancy Carpin en compagnie de son père, Patrick Carpin.

Innovation et audace chez Chrono Aviation

La compagnie privée d’aviation de Québec a plus que jamais le vent dans les ailes. Après avoir créé le Club exécutif Chrono Aviation Illimité, qui permet à ses membres de voler aussi souvent qu’ils le veulent entre Québec, Montréal et Toronto, et ce, en réservant en ligne à moins de 15 minutes d’avis, voilà que la jeune compagnie vient d’engager sa première femme pilote. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Mme Nancy Carpin aura par ailleurs la chance de réaliser trois rêves : piloter des appareils Pilatus PC-12 très performants, voyager dans des grandes villes et des endroits peu connus... et travailler aux côtés de son père, un pilote retraité d’Air Canada Jazz engagé par Chrono Aviation. Bon succès au nouveau tandem !

Philanthropie

■ Chronique de NATALY RAE, directrice générale, Fondation Québec Philanthrope Affaires

La Fondation Québec Philanthrope présente

LE FONDS PHILANTHROPIQUE

Quand la mission de l’entreprise s’enrichit d’une mission philanthropique

Fondateurs de la renommée Clinique du coureur, Blaise Dubois et Isabelle Dumais avaient le désir de s’impliquer socialement en créant un fonds pour faire connaître les bienfaits de l’activité physique.

Après avoir grandi dans les montagnes de la Suisse, Blaise Dubois déménage à l’adolescence sur une ferme au Saguenay, où les loisirs se font plutôt rares. Il découvre alors le bonheur de parcourir les rangs avoisinants à la course à pied. Son désir d’aider les autres et ses propres blessures engendrées par de mauvaises techniques de course l’amènent vers la physiothérapie. Il crée finalement, avec sa conjointe, Isabelle, La Clinique du coureur, aujourd’hui une référence dans 12 pays sur cinq continents.

L’entreprise est déjà très investie dans le milieu communautaire et sportif. « Nous voulions officialiser nos gestes philanthropiques et, surtout, mieux les structurer, explique Blaise Dubois. Comme nous recevons beaucoup de demandes de soutien financier reliées à l’activité physique, nous avons découvert que la Fondation Québec Philanthrope pouvait nous aider à gérer la demande efficacement, plutôt que de nous épivarder ou de saupoudrer de l’aide financière à droite et à gauche. » C’est ainsi qu’est né le Fonds philanthropique La Clinique du coureur

À Québec Philanthrope, notre rôle avant tout sera de faciliter et simplifier leurs activités philanthropiques en

les encadrant à travers toutes les lois bien rigides de l’Agence de revenu du Canada, en les orientant sur les rudiments de collectes de fonds et en assurant une gestion transparente des dons reçus, séparément des revenus de leur entreprise. Nous remettrons à leurs donateurs des reçus fiscaux pour ces dons, qui seront par la suite remis aux organismes de leurs choix.

La philanthropie au quotidien

En collaboration avec les 12 cliniques de physiothérapie PCN, où Blaise est également associé, ils ont réussi à amasser 200 000 $ en dons l’an dernier, lors du Défibrose, un demi-marathon sur la muraille de Chine organisé par Fibrose kystique Québec. De façon plus simple et moins exigeante physiquement (!), un pourcentage des revenus de chaque formation de La Clinique du coureur sera remis dans leur fonds philanthropique pour, notamment, soutenir le camp

En compagnie de Blaise Dubois

de vacances Tournesol au Saisonnier du Lac-Beauport, qui fait bouger les enfants de milieux plus défavorisés. Des contributions volontaires seront également suggérées lors de leurs conférences grand public. Finalement, 30 minimarathons ont été créés pour les jeunes à travers le Québec.

Voilà un bel exemple à suivre et à encourager ! Bravo, Blaise et Isabelle, de concrétiser vos valeurs et vos implications avec la création de ce fonds !

Noalie et Anasoleil courant avec leur papa.

Depuis plus de 20 ans, la Fondation Québec Philanthrope offre aux individus, aux familles et aux entreprises de créer pour toujours leur fonds philanthropique pour les causes qui leur tiennent à cœur. Une solution simple et facilitante pour ceux qui aimeraient créer leur propre fondation, mais sans soucis administratifs et légaux. Près de 600 fonds ont déjà été créés dans notre grande région. Site Web : quebecphilanthrope.org

Affaires Agenda philanthropique

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

24 novembre novembre

Mardi 17 novembre, de 11 h 30 à 14 h

JOURNÉE NATIONALE DE LA PHILANTHROPIE

musée national des beaux-arts du Québec

AU ProGrAmme : Hommage à de grands philanthropes et créateurs de fonds de la Fondation Québec

Philanthrope et dîner signé par Marie-Chantal Lepage

CoûT : 35 $ par personne

M Marie-Christine Caron au 418 626-0161, poste 202, ou m-c.caron@patrocharlesbourg.net

27 novembre

InFormATIon eT rÉServATIon : 418 521-6664

rÉServATIon en LIGne : quebecphilanthrope.org (section Activités)

12 décembre

et Dr

novembre, 18 h

BÉNÉFICE « MISEz SUR L’OSQ »

Au profit de l’Orchestre symphonique de Québec oche bobois meuble

HonneUr : M. Pierre Cloutier, général, La Galerie du Meuble

ÉmonIe : Fabien Gabel, musical, OSQ

mme : Cocktail dînatoire et encan silencieux sur téléphone intelligent et tablette, lots d’une valeur de 100 $ à 5 000 $.

CoûT : 60 $ par billet

InFormATIon eT InSCrIPTIon : osq.org/encan

Vendredi 27 novembre, dès 18 h

12e GRAND BANQUET

Au profit de la Fondation des Musées de la civilisation Hall du musée de la civilisation

PrÉSIDenCe D’HonneUr : M. Michel Dallaire, président et chef de la direction de Cominar.

AU ProGrAmme : Soirée sous le thème de l’Égypte : découverte de l’exposition Égypte magique et repas gastronomique concocté par le restaurant-traiteur 47e Parallèle.

CoûT : 375 $ par billet, 3 000 $ pour une table de 8 ou 4 000 $ pour une table VIP.

InFormATIon eT rÉServATIon : Mme Annie Robitaille au 418 644-8918 ou annie.robitaille@mcq.org

FormULAIre en LIGne : mcq.org/la-fondation

Samedi 12 décembre, de 10 h à 17 h

LA GUIGNOLÉE DES Drs JULIEN ET DUQUETTE

Au profit du Centre de pédiatrie sociale de Québec

AU ProGrAmme : Collecte de fonds dans les rues et commerces de Québec

PoUr DevenIr bÉnÉvoLeS : pediatriesocialequebec.org

PoUr ASSoCIer voTre enTrePrISe à LA CAUSe DeS enFAnTS vULnÉrAbLeS De QUÉbeC : Communiquez avec Louis-Christian Drouin, directeur général, au 418 781-0164.

Michel Dallaire
Dre Marie-Camille Duquette
Gilles Julien
Bruno Pelletier
Fabien Gabel

Vous entrez à l’instant dans la section

Plaisirs

PLAISIR D'êtRe bIen chez SoI

PLAISIR De conDuIRe

PLAISIR De bIen boIRe

PLAISIR De S'évADeR

PLAISIR De Se SouvenIR

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

Belle, envoûtante… et allumée !

Certaines demeures n’en finissent plus de nous envoûter. Présentée le mois dernier dans PRESTIGE, cette résidence de rêve située au lac Saint-Joseph nous revient ce mois-ci dans toute sa splendeur nocturne. Vous découvrez aussi tous les petits secrets qui la rendent aussi intelligente qu’agréable à vivre.

S’il y a un aspect à ne point négliger dans la mise en valeur d’une maison aussi spectaculaire que celleci, c’est bien l’éclairage. Son constructeur, Ubald Berthiaume de Berthiaume Constructif, l’a bien compris.

La lumière contribue ici à définir à la perfection l’architecture grandiose de cette demeure qui propose un riche alliage entre la pierre et le bois. L’imposante fenestration crée par ailleurs une surface réfléchissante qui ajoute un supplément de luminosité.

ASTUCE DOMOTIQUE

Dès qu’une voiture s’engage dans la cour à la tombée de la nuit, une boucle de détection entre en fonction et l’éclairage

DEL s’active afin de nous montrer cette résidence sous son meilleur… jour !

• réalisation : Berthiaume Constructif Domotique : La clef de sol

Si l’éclairage extérieur de cette résidence est de toute beauté, il devient carrément époustouflant à l’intérieur. Grâce à l’installation d’encastrés au plafond et au plancher, chaque détail de ce design hors du commun est mis en évidence, comme c’est le cas pour ce mur texturé en céramique blanche, qui se met à onduler telle une vague sous l’effet des faisceaux de lumière projetés vers le haut et vers le bas. Impossible de ne pas remarquer la suspension qui, en plus de jouer un rôle esthétique indéniable, diffuse une lumière dorée, laquelle se mélange à la lumière blanche plus intense des trois luminaires muraux, ces derniers assurant de bien éclairer le vestibule.

■ ASTUCE DOMOTIQUE

Une résidence de ce calibre ne néglige absolument rien en ce qui a trait à la domotique. Gestion du contrôle de la lumière et de la température dans l’ensemble de la maison, distribution audio et vidéo indépendante dans chaque pièce, etc. Les appareils ne traînent nulle part; grâce à un serveur centralisé, tout peut être contrôlé à l’aide d’une télécommande ou d’un écran tactile, y compris une tablette ou un téléphone intelligents. « Mais comme on n’a pas toujours un appareil à portée de main, on a aussi prévu quelques contrôles muraux judicieusement positionnés, explique Hugo Bergeron de La clef de sol. Ainsi, avec les interrupteurs de lumière, on peut ajuster le son, contrôler le foyer au gaz et même l’ouverture et la fermeture des rideaux, ces derniers couvrant des fenêtres de 21 pieds de hauteur. » z au au

Grâce à une harmonieuse combinaison de lumières blanche et dorée, diffusées, d’une part, par les encastrés au plafond et au plancher et, d’autre part, par la suspension d’inspiration vintage qui descend au-dessus de la table, cette salle à manger propose une atmosphère feutrée.

zoom SUr : L’éclairage sous la portion surélevée du cellier. Il donne l’impression que celui-ci flotte sans attache.

Un bel exemple d’éclairage d’appoint, visant à mettre sous les projecteurs tout ce qui mérite notre attention. Remarquez également les encastrés situés en bas des deux murs : ils projettent des jets de lumière sur le plancher, procurant de la brillance au bois de noyer.

rétroéclairée qui court au plafond et descend jusqu’au plancher. Celle-ci donne toute sa personnalité à cette pièce, généreusement éclairée par des encastrés au plafond.

zoom SUr : Le luminaire mural qui, grâce à sa surface en plexiglas, renvoie une lumière rosée rappelant les enseignes lumineuses en néon. Portez aussi attention aux encastrés situés sous les armoires du haut : ils procurent une lumière d’appoint idéale sur la surface de travail. ▲

■ ASTUCE DOMOTIQUE

Cette maison est d’une intelligence fine, au point où elle s’adapte aux habitudes de vie de ses occupants. En effet, « il existe une logique, basée sur des statistiques, qui fait en sorte que certaines zones se copient entre elles », explique le spécialiste de La clef de sol. Par exemple : si vous commencez à regarder un film dans le salon et que vous souhaitez le terminer dans la cuisine ou dans la chambre, les sources s’ajusteront sans que vous ayez besoin de le faire manuellement. Même chose pour la musique : les pièces à aire ouverte diffuseront toujours le même son, cela afin d’éviter la cacophonie. Les chambres d’invités, pour leur part, ne copieront rien, puisqu’elles requièrent une intimité distincte. Enfin, vous allumez la télévision le soir venu ? Des lumières tamisées s’allumeront également pour créer l’ambiance de circonstance.

le soir. Évidemment, son mur rétroéclairé à la texture de papier parchemin vole la vedette. Néanmoins, il est agréablement accompagné d’une suspension qui ne passe pas non plus inaperçue. Pour compléter le plan d’éclairage, on a ajouté des encastrés au plafond, y compris dans la retombée qui se trouve au-dessus du bar. Enfin, trois suspensions projettent une lumière directe au-dessus de la table de billard, permettant de viser juste… ou presque.

Avouons-le : cette maison se prête bien aux festivités. C’est pourquoi le constructeur a prévu, dans l’installation du système domotique, l’activation d’un mode « party ». Celui-ci permet de diffuser le même son et les mêmes images dans certaines pièces uniquement. En tout et partout, cette résidence comprend 24 zones distinctes, chacune pouvant fonctionner de manière indépendante ou pouvant partager la même distribution audio et vidéo. Un système de sonorisation aussi sophistiqué est également en mesure d’animer différentes zones à l’extérieur de la maison (cuisine d’été, piscine, spa, cour avant et arrière), 12 haut-parleurs étant disséminés sur le terrain et jusqu’en bordure de l’eau.

«CHALEURISEZ» votre INTÉRIEUR

Conception européenne, fabrication québécoise. Estimation et installation partout au Québec

USINE ET SALLE D’EXPOSITION

741, rue Saint-Vallier Ouest, Québec Qc G1N 1E2

Tél. : 418 686-9114 • 1 800 363-4620 www.don-bar.com

Certifié exempt EPA pour l’environnement

Votre sécurité est un élément primordial pour DON-BAR

Tous nos foyers sont homologués : CSA 2.22 et ANSI Z21.50 pour le gaz. ULC S627 et UL 1482 pour le bois

Le constructeur n’a oublié aucun recoin dans cette demeure, qui s’illumine avec grâce et beauté, même au « petit coin ». Remarquez aussi la présence des encastrés dans le bas des murs de la douche. Ils complètent l’éclairage provenant du plafond. Félicitations à Berthiaume Constructif pour cette œuvre d'art !

Glamour est le mot qui décrit le mieux cette chambre principale, dont le lit d’une grandeur hors norme (100 pouces de largueur !) semble littéralement flotter au-dessus du sol grâce à l’éclairage qui se trouve sous le caisson. Remarquez aussi le luminaire mural sur la tête de lit, qui dessine ses rayons autour de sa source tel un soleil. Bien sûr, plusieurs encastrés au plafond mettent en relief les contours de cette pièce intimement connectée avec la salle de bains. Cette dernière étant séparée de la chambre par deux marches, on a prévu un éclairage d’appoint dans la contremarche, question sécurité.

■ ASTUCE DOMOTIQUE

Plusieurs détecteurs de mouvement permettent de se déplacer dans la maison en toute quiétude. « Ce système repose sur une logique pratique », explique M. Bergeron de La clef de sol. Ainsi, vous voudrez que les lumières s’allument quand vous rentrez chez vous, en empruntant le vestibule ou le garage. Les lumières s’allumeront également si vous vous rendez dans la cuisine, si vous empruntez l’escalier ou si vous pénétrez dans le walk-in Mais en pleine nuit, si vous vous levez, il n’est pas souhaitable que la lumière de la chambre s’allume…

PHoToS : mArJorIe roY, oPTIQUe PHoTo

Maison urbaine pour jeune famille dynamique

Sis au cœur de Sillery, ce tout nouveau cottage affiche fièrement ses lignes contemporaines au sein d’un quartier qui s’offre une seconde jeunesse.

Les propriétaires, un couple de professionnels avec deux enfants en bas âge, souhaitaient vivre dans ce secteur très prisé, à proximité de leur lieu de travail et tout près des services. Mais ils désiraient aussi accéder à une propriété plus actuelle, répondant aux dernières tendances. Mission accomplie grâce à Immofab Construction, qui a livré, en août dernier, cette demeure cossue se distinguant par ses emboîtements de volumes, son toit plat et son alliage harmonieux entre le bois, la brique, l’acier émaillé et l’acrylique.

Ajoutez à ce projet un garage double ainsi que deux terrasses arrière, dont une couverte, et vous obtenez un espace de vie idéal en milieu urbain.

• réalisation : Immofab Construction

Finaliste aux prix nobilis 2015

Perspectives 3D avant la construction

La cuisine est à l’image du vestibule : à la fois sobre et élégante. Ici aussi, la brillance est au rendez-vous grâce à plusieurs éléments : les comptoirs en quartz, les armoires du haut en acrylux d’un blanc lustré, les appareils électroménagers en acier inoxydable, les carreaux de céramique miroitants, sans oublier les suspensions scintillantes. La présence du plancher en bois d’érable et des armoires de couleur voisine vient « enrober » la pièce.

Des lignes droites, des matériaux nobles, des couleurs sobres et une bonne dose de brillance : grâce à cette combinaison gagnante, il se dégage une impression de grandeur et de sérénité dès que l’on pose le pied dans le vestibule Ajoutez à cet ensemble la chaleur enveloppante du bois d’érable combiné à l’acier, sans oublier les insertions de cristaux dans le garde-corps, et vous obtenez un décor épuré, mais qui ne manque certes pas de panache ! zoom SUr : La poutre en forme de « T » qui délimite l’espace mezzanine à l’étage, où se trouve un coin bureau très pratique. Elle ajoute un cachet rustique, rehaussé par la suspension de cristal évoquant un astre.

zoom SUr : L’imposante fenestration qui permet à la lumière d’entrer à profusion dans la maison. Avez-vous remarqué la suspension au-dessus de la table ? Sa jumelle se trouve dans le vestibule.

zoom SUr : Les bancs en acier d’inspiration industrielle ainsi que les trois jolies suspensions qui s’apparentent à des glaçons. Très original !

zoom SUr : Le foyer au gaz double-face qui joue l’entremetteur entre la cuisine et le salon. Portez attention aux trois marches : celles-ci conduisent à la salle de jeu des enfants. Cette pièce pourra éventuellement jouer un autre rôle.

Autant le rez-de-chaussée de cette résidence urbaine est sobre, autant une explosion de couleurs pastel anime son premier étage. Ainsi, la chambre et la salle de bains principales s’habillent toutes deux d’un bleu turquoise rappelant la mer de corail. Même le bain ondule telle une vague et le comptoir en stratifié prend l’apparence du sable.

Des chambres d’enfants on ne peut plus colorées !

zoom SUr : Le grand balcon en fibre de verre avec un garde-corps vitré. Il prolonge la chambre principale et s’avère l’endroit idéal pour prendre le café du matin durant la belle saison.

PHoToS : mArJorIe roY, oPTIQUe
PHoTo

PLAISIR CONDUIRE

Chronique de RÉDÉRIC MASSE

ESSAI ROUTIER de la bmW 435i xDrive Gran Coupé

Pure merveille

C’est un véritable coup de foudre que j’ai vécu lorsque mon regard a croisé la BMW qui m’attendait dans le stationnement. J’ai très clairement senti mon rythme cardiaque s’accélérer en l’apercevant, vêtue d’une robe d’un bleu foncé profond. Je dis souvent que l’esthétique d’une voiture m’allume. Eh bien, la nouvelle 435i xDrive fait tout pour entretenir le brasier.

À seulement quelques reprises durant l’année, il m’arrive de tomber amoureux d’une voiture d’essai. C’est souvent une exotique, parfois une utilitaire, mais rarement une berline à hayon (exception faite de l’Audi RS7). La Gran Coupé fait donc office d’exception dans ce paysage. En fait, elle est sans contredit l’un de mes coups de cœur de l’année. Je vous explique pourquoi…

Beau en dedans, magnifique en dehors

J’aime les voitures qui sont construites intelligemment. Cette BMW l’est. Pratique, elle dispose, grâce à son hayon, d’un coffre de 14 pieds cubes qui permet de loger aisément tout le bataclan pour la famille sans dénaturer sa ligne… comme les versions Touring et Turismo, qui offrent encore plus de flexibilité, mais dont le design est bizarre… À l’arrière, les places sont confortables, pratiques et fournissent assez d’espace pour les jambes et les

pieds. Seul hic : ce superbe design handicape l’espace pour la tête des passagers arrière. Tout ne peut être parfait. À l’avant, les sièges proposent un confort divin, bien au-dessus de la moyenne. Non, la présentation de l’habitacle n’est pas la plus impressionnante, alors que la future Audi A4 en mettra plein la vue grâce à la techno et que l’actuelle Mercedes Classe C laisse déjà pantois par sa noblesse, mais c’est tout de même suffisant pour impressionner la parenté. Le système iDrive de BMW, qui permet de contrôler la plupart des interactions avec le véhicule (stéréo, climatisation, navigation, alouette…) est à point et simple à manœuvrer. Il peut maintenant se comparer sans complexe à celui des concurrents. La position de conduite est parfaite ou presque avec une bonne visibilité sous tous les angles.

Côté performance, la bavaroise mérite bien des compliments. Oui, elle pèse près de 200 livres de plus que sa consœur berline classique, mais on ne le sent pas. Son moteur, un six cylindres en ligne turbo de trois litres, aime tourner jusqu’à 7 100 tours/minute. Cette mécanique dispose d’un couple gras de 300 livrespieds, ce qui permet des accélérations vraiment intéressantes, soit un 0-100 km sous les cinq secondes. Cerise sur le gâteau, les rotations sont soyeuses et la transmission à huit rapports – la seule offerte avec la traction intégrale –parvient à extirper chacun des chevaux disponibles. Si vous souhaitez la traction intégrale et le plus gros moteur, vous devrez vous tourner vers la berline et non pas vers la version 435. Pour les intéressés, notez que la version 340, qui remplace la berline 335, ne sera pas adaptée au Gran Coupé pour 2016.

Au volant, on le sait, la majorité des BMW ne sont plus aussi communicatives qu’elles l’étaient, même avec la direction

sport variable. Pas qu’elles soient déconnectées, elles font même mieux que la plupart des concurrentes (à l’exception de la petite Cadillac ATS), mais ce n’est plus la petite voiture incisive d’autrefois. Même avec l’ensemble M et sa suspension adaptative, la « béhème » ne parvient pas à éviter le sous-virage lorsqu’on la pousse trop fort. La majorité des conducteurs ne s’y rendront jamais, on s’entend, mais c’est tout de même surprenant comme comportement de la part d’un produit de Munich. Par contre, ce qu’elle a perdu en sport, elle l’a gagné en confort et en bourgeoisie, ce qui conviendra possiblement à un plus large spectre. Grâce à ses pneumatiques de 19 pouces et à sa traction intégrale hallucinante, vous aurez amplement d’espace et d’adhérence pour vous faire des petites peurs. Au freinage, ça pompe fort et bien.

La BMW Série 4 Gran Coupé, 328 et 335, n’a pas réellement de concurrentes. En fait, il existe évidemment bien des berlines qui lui ressemblent, mais aucune n’offre un tel format et autant de flexibilité. De plus, la BMW ajoute un design magnifique grâce à ses fenêtres sans cadre et sa ligne sensuelle. J’ai tout adoré de cette voiture qui offre un dynamisme suffisant, de bonnes accélérations dans un confort surprenant, même avec l’ensemble M. Elle coûte certainement quelques milliers de dollars de plus que la berline Série 3, mais je la préfère à cette dernière (quoique la 340 que j’essaierai dans les prochaines semaines me fera peut-être changer d’avis). Pour vous donner une idée de mon appréciation du produit, elle figurera certainement sur ma liste d’épicerie lors de mon prochain achat d’une voiture, juste à côté de la prochaine Audi S4… Ça vous donne une idée de la qualité du produit. Je suis

modèle essayé : BMW 435i xDrive Gran Coupé

Prix de base du modèle essayé : 55 900 moteur et puissance : 6 cylindres en ligne turbo de 3 litres, 300 chevaux à 5 800-6 400 tr/min et 300 lb-pi à 1 200-5 000 tr/min

Transmission : automatique à 8 rapports

Concurrentes : Acura TLX, Audi A4, BMW Série 3, Cadillac ATS, Infiniti Q50, Jaguar XE, Lexus IS, Mercedes Classe Volvo S60

■ PAR SYLVIE RUEL

Croisière en Antarctique

« Un voyage en Antarctique est le voyage d’une vie », nous dira le commandant Jean-Philippe Lemaire, une fois que notre navire aura quitté le port de Ushuaia, capitale de la Terre de Feu en Argentine, d’où partent toutes les croisières pour l’Antarctique.

« Vous vivrez peut-être les quatre saisons dans une même journée… Votre itinéraire changera peut-être plusieurs fois en cours de route, à cause de la météo et des conditions de glace… Mais chose certaine, vous vivrez un voyage rempli d’émotions. Car toutes les émotions sont possibles en Antarctique », dira le commandant Lemaire.

Sur L’Austral de la compagnie française Ponant, où prennent place 200 passagers, nous nous apprêtons à entreprendre un périple de 15 jours dans le Grand Sud, au cœur du continent blanc. L’Antarctique, qu’on nomme

le sixième continent, est celui de tous les superlatifs : il est le plus isolé, le plus sauvage et le plus sec de la planète. Et aussi, le plus froid : les températures moyennes sont de moins 50 degrés et la plus basse température enregistrée est de moins 96 degrés. Mais comme nous sommes à la mi-février, à la fin de l’été austral, la température varie autour de zéro, avec des variantes lorsqu’il vente fort.

L’Antarctique est aussi le plus vaste continent, avec une superficie de 14 millions de kilomètres carrés, qui double en hiver. Contrairement à l’Arctique, ce continent

Entrée dans le canal Lemaire

n’est pas habité : ici, aucune trace de peuplement humain. Il n’y a que la grande nature et ses habitants : les baleines, les manchots, les oiseaux marins, les otaries à fourrure, les éléphants de mer… qui peuplent cette vaste étendue désertique.

Et des cieux qui se perdent dans l’immensité.

Selon le traité sur l’Antarctique de 1959, ce continent n’appartient à personne. Il est une terre vouée à la science et à la paix. Environ 60 stations de recherche scientifique internationales sont postées sur la péninsule Antarctique, comme le petit bâtiment orangé de la station chilienne que nous verrons en arrivant au passage des Anglais, dans les Shetland du Sud.

L’Antarctique a été la hantise de nombreux explorateurs qui y ont risqué et perdu leur vie. Nous voilà donc lancés, comme les aventuriers du siècle dernier, à la découverte du grand espace blanc. Mais contrairement à ces explorateurs, nous avons la chance de naviguer sur

un navire pourvu du confort moderne et d’être accompagnés d’une équipe de savants naturalistes passionnés des régions polaires. Comme notre navire est de petite taille, il peut s’ancrer facilement dans les baies et près du rivage, facilitant

ainsi le débarquement des passagers à bord de canots pneumatiques.

Le premier exploit dont se félicitera le commandant Jean-Philippe Lemaire est d’avoir traversé sans trop de turbulence le redoutable passage de Drake, dans l’océan Austral. Situé entre la Terre de Feu et l’Antarctique, où se croisent les courants contraires des océans Atlantique et Pacifique, ce passage est soumis aux pires conditions météorologiques, avec des vagues pouvant atteindre de 12 à 15 mètres de hauteur. Le passage de Drake est la phobie de tous les marins.

Nous verrons des otaries à fourrure et des colonies de manchots jugulaires dans la baie de Half Moon, des dizaines de milliers de manchots papous à l’île de Cuverville. Dans la baie de Whilelmina, les baleines à bosse et les rorquals viendront batifoler autour de notre navire. À Enterprise Island, nous circulerons en canot pneumatique à travers d’immenses icebergs bleutés, véritables cathédrales de glace… et dans la baie de Charcot, nous visiterons un cimetière

Expédition arctique
Otaries à fourrure dans Whalers Bay

CARNET DE BORD :

Une équipe de naturalistes chevronnés accompagnent les passagers sur le terrain. Ces naturalistes sont tous formés pour les expéditions polaires et offrent de deux à trois sorties par jour sur le terrain. Entre les débarquements, les passagers ont droit à des conférences passionnantes où il est question du monde fascinant des manchots, des baleines, des glaciers, des explorateurs de l’Antarctique, du réchauffement climatique, etc.

À PROPOS DU NAVIRE

L’Austral est doté d’une salle de gym, d’un spa et d’un hammam, d’une librairie et, bien sûr, d’une piscine (pas toujours populaire en Antarctique ). Les repas sont des moments forts durant la croisière : Le Coromandel, une salle à manger vitrée sur la mer, offre les trois repas avec table d’hôte et, bien sûr, le traditionnel souper du Capitaine. Au pont 6, Le rodriguez offre les trois repas, en formule buffet.

d’icebergs. Oui, un véritable cimetière, où d’immenses sculptures de glace bleutées reposent au fond de la mer, dans un décor absolument surréaliste. Ces merveilles de glace, entourées d’une eau qui a la couleur de la mer des Caraïbes, ont tantôt l’aspect d’un temple chinois, d’un dragon ou d’une cathédrale percée d’une arche. Un vrai coup de cœur.

À Bailey Head, dans les Shetland du Sud, nous observerons des milliers

Rencontre avec les manchots de l’île de la Déception

de manchots jugulaires. Dans l’île Livingston, nous mettrons les pieds dans un véritable paradis terrestre, où cohabitent pacifiquement manchots jugulaires, manchots papous, pétrels des neiges, labs et cormorans, ainsi que les gros éléphants de mer avachis sur les grèves… Par un dimanche matin des plus radieux, nous sablerons le champagne sur la banquise de la mer de Weddell, réputée pour être la mer la plus froide du monde. À Elephant Island, à l’extrémité nord, nous assisterons à un véritable festival de baleines. Enfin, dans les îles Falklands, que les Français appellent les Malouines et les Argentins, Las Malvinas, nous admirerons, bouche bée, une importante colonie de manchots royaux… puis des manchots papous, manchots de Magellan, albatros à sourcils noirs, gorfous sauteurs…

Enfin, nous terminerons ce périple blanc de 6 200 kilomètres à Montevideo, en Uruguay. Jamais je n’oublierai ce voyage dont je rapporte quantité de belles images et de fortes émotions et qui m’a permis de goûter à ce que l’Antarctique offre de plus rude et de plus exquis… de plus simple et de plus grandiose. ▲

PHoToS : SYLvIe rUeL
Manchots royaux dans les îles Falklands

■ PAR FRÉDÉRICk MASSON

Odyssée hivernale enchanteresse

Auberge de montagne des Chic-Chocs

Deux destinations incontournables en Haute-Gaspésie pour vivre un grand dépaysement au cœur d’une nature féérique.

■ Durée du trajet : 5 h 30 à partir de Québec jusqu’à Cap-Chat et 2 h de navette jusqu’à l’auberge

■ Pourquoi cette destination ? Nichée au cœur de l’imposant massif des Chic-Chocs, à une altitude avoisinant les 615 mètres, l’Auberge de montagne des Chic-Chocs est partie intégrante d’une expérience à couper le souffle. Favorisant l’évasion, ce lieu intimiste propose un dépaysement dans tous les sens du terme, que l’on pense à ses panoramas enchanteurs, à la qualité de ses installations ou à la chaleur de son accueil.

■ Parmi les forfaits hivernaux les plus appréciés : En matière de plaisirs d’hiver, difficile de trouver mieux. Jouissant d’un terrain de jeu s’étendant sur 60 km2, l’auberge propose une panoplie d’activités au cœur d’une nature sauvage. Seul ou en compagnie de guides expérimentés, vous pourrez notamment vous adonner à la raquette, au ski de haute route, au ski Hok et à la planche à neige divisible. Spa, sauna et massothérapie complètent ce trop bref tour d’horizon, comme quoi la planification d’une escapade s’impose afin de découvrir l’ensemble des secrets bien gardés.

■ à découvrir : Offrir un hébergement grand confort digne de ses quatre étoiles dans un lieu qui ne demande qu’à être apprivoisé : voilà ce à quoi s’engage l’Auberge de montagne des Chic-Chocs. Pièce maîtresse de cette réussite, la cuisine du chef Alain Laflamme s’annonce le reflet d’une ambiance inspirée des célébrations entourant le 10e anniversaire de ce petit coin de paradis.

InFormATIon : chicchocs.com

Photos : Auberge de montagne des Chic-Chocs - SÉPAQ

AUBERGE DE MONTAGNE DES

CHIC-CHOCS

Prenez une année sabbatique en 3 jours

UNE DESTINATION OÙ L’INDICE DE BONHEUR

HIVERNAL SE MESURE EN MÈTRES

■ Durée du trajet : 5 h 30 à partir de Québec

■ Pourquoi cette destination ? Confortablement installé dans les splendeurs du parc national de la Gaspésie, le Gîte du Mont-Albert se plaît à définir son environnement comme étant l’Ouest canadien de l’est du Québec. Reconnue pour son hospitalité, son confort et son décor unique, cette magnifique auberge quatre étoiles récemment rénovée dispose de tous les atouts afin d’assurer à ses visiteurs un séjour inoubliable. Par ailleurs, il est aussi possible de louer

Économisez en réservant d'ici le 20 décembre

Gîte du Mont-Albert
Photos : Gîte du Mont-Albert - SÉPAQ

■ Parmi les forfaits hivernaux les plus appréciés : La saison froide se veut un moment privilégié pour découvrir ce petit coin aux allures divines. Lorsque vêtus de leur grand manteau blanc, les environs laissent toute la place aux activités hivernales, que l’on pense à la raquette, au ski de fond, au ski Hok, à la randonnée alpine, au télémark ou au surf des neiges. Et pourquoi ne pas terminer le tout au Centre de massothérapie Ékilibre, de quoi favoriser une fin de journée dans la détente la plus complète.

■ à découvrir : Fort apprécié pour sa fine cuisine du terroir et sa table d’hôte renommée, le Gîte du Mont-Albert mise depuis peu sur l’expérience du chef Alain Berthelot. De retour en Gaspésie après un périple d’une dizaine d’années dans la capitale, le principal intéressé promet des découvertes typiquement gaspésiennes réalisées à partir de produits locaux. À la base de son inspiration : la fraîcheur !

InFormATIon : gitedumontalbert.com ▲

GÎTE DU MONT-ALBERT

Neige à profusion, souvenirs d’exception

Économisez en réservant d'ici le 20 décembre

■ Chronique d'AUDREY-ANNE DI VITA

TENDANCES FOURRURE 2015-2016

Un hiver bien au chaud... et stylisé !

Réelle industrie au Québec depuis des centaines d’années, fourrure a toujours été une étoffe de choix dans la garde-robe des Québécois, mais surtout dans celle des Québécoises. Idéale pour nous tenir au chaud pendant la saison froide, la fourrure est aussi un signe d’élégance et de fierté. Bien que reconnue comme étant très classique, cette matière suit de plus en plus les tendances dominantes dans l’univers de la mode.

en agneau de Toscane Boutique Le Privé

Photo :

Manteau
Veste à manches courtes en renard Fourrures du Vieux-Port
Veste à manches courtes en renard Fourrures du Vieux-Port
Cape de rat musqué et vison Fourrures du Vieux-Port
Manteau de cuir avec col en renard argenté Fourrures du Vieux-Port

De la tradition aux tendances

Depuis déjà plusieurs années, la boutique Fourrures du Vieux-Port, une véritable institution à Québec, habille les femmes pour affronter l’hiver québécois. En effet, ce commerce, sis sur trois étages, possède une vaste gamme de produits qui sauront répondre à tous les goûts. On recherche d’abord et avant tout des coupes qui habillent bien la femme, d’un look intemporel, car la fourrure est là pour durer. Côté coupe, les manteaux courts ou trois-quarts ont la cote.

Depuis quelques années, on s’évertue aussi à habiller la femme pour des occasions plus sportives. Ainsi, les manteaux en fourrure de type « aprèsski », les vestes sans manches et les ponchos font leur place aux côtés des manteaux plus classiques.

Dans le monde de la mode, les accessoires sont ultratendance et la fourrure n’y échappe pas. On dénote, en effet, de plus en plus d’accessoires conçus en fourrure, tels que les chapeaux originaux, confectionnés de renard et de tricot.

La fourrure comme accent

Souvent, lorsqu’on pense fourrure, on imagine un look intégral. Par contre, on voit de plus en plus apparaître des accessoires et des vêtements avec des insertions de fourrure. La boutique Bilodeau en a d’ailleurs fait sa spécialité.

Ainsi, on trouve ces ajouts autant sur les cols des manteaux que sur les différents accessoires, tels que les bottes, les sacs à main et les chapeaux. Le loup marin, en version naturelle ou teinte, est la fourrure par excellence cette année. D’ailleurs, la botte mode Jenny au style moto représente très bien cette forte tendance.

Sac à main avec insertion de fourrure de patte de coyote

Veste sans manches en vison Fourrures du Vieux-Port
Col de manteau en fourrure de coyote Bilodeau inc.
Botte en loup marin Bilodeau inc.
Bilodeau inc.

Le classique réinventé

La fourrure comme

accent

Mon coup de cœur revient néanmoins aux chapeaux en renard roux. Tout simplement magnifiques et très mode : ils sauront vous tenir la tête bien au chaud cet hiver.

Chapeau en renard roux Bilodeau inc.

Les couleurs débarquent chez Le Privé cette année. En effet, on a vu, au cours des dernières années, l’arrivée de la couleur dans les pièces de fourrure, telle que le marine, le vert et le rouge. Cette saison, tout comme dans les différents défilés, ce sont les tons pastel qui dominent le marché.

Manteau de vison rasé d’une couleur pastel Boutique Le Privé

Un hiver chic et chaud

De plus en plus, les clientes recherchent des vêtements originaux, hors du commun et qui se démarquent. On repense les classiques pour les mettre davantage au goût du jour. La mode et les tendances internationales se sont emparées de l’univers de la fourrure, pour nous présenter des collections plus jeunes et plus fashion

En plus de la tendance portée aux couleurs, le lapin Rex est un incontournable chez Le Privé, cette fourrure étant très légère et chaude. Attention, il ne faut pas le confondre avec le lapin traditionnel, car il est beaucoup plus résistant.

L’agneau retourné, autre spécialité de la boutique, se démarque par sa légèreté et son confort. D'ailleurs, la diversité dans les produits a beaucoup changé au fil du temps pour s'ajuster aux demandes des clientes, toujours à la recherche de pièces uniques. Exit le temps où le même style prévalait avec seulement quelques variations de couleurs.

Manteau court en vison Boutique Le Privé

Benoît Pineault est opticien propriétaire de la boutique Pineault avec Rouleau, située à Place Ste-Foy. Riche de ses 25 ans d’expérience dans le monde de l’optique, il est entouré d’une vaste équipe d’opticiens, d’optométristes et de conseillers professionnels ainsi que de collaborateurs de haute qualité.

Laissez les grands créateurs habiller votre regard de leurs montures les plus prestigieuses. Venez découvrir, en exclusivité à Québec, les collections Cartier et Chanel Bijou chez Pineault avec Rouleau. Ces deux marques sauront vous ravir par leur raffinement, leur élégance et leur originalité.

Le chic seLon chaneL et cartier

Comme nous l’avons vu sur les podiums cet automne, Chanel vous offre des montures aux allures vintage. Que celles-ci soient ornées de bijoux, de chaînes ou d’un relief matelassé typique à la Maison, cette collection vous offrira un regard des plus coquets et féminins.

Cartier, pour sa part, vous offre la collection Trinity, qui se démarque par ses trois anneaux entrelacés. Des branches à l’éclat vibrant, polies à la main, aux finitions dorées ou palladiées, qui mettent en lumière le savoir-faire des artisans de la Maison. Pour le plaisir des messieurs, nous gardons également la collection Santos de Cartier pour hommes.

Évidemment, ces deux grandes Maisons se trouvent en magasin, aux côtés de plusieurs autres grandes marques dont Prada, TAG Heuer, Porsche Design, Tiffany & Co., pour ne nommer que celles-là. Notre équipe attentionnée et passionnée saura vous guider vers un choix de lunettes solaires ou ophtalmiques qui reflétera votre personnalité. Nous prendrons le temps de bien évaluer vos besoins afin de vous offrir la monture la mieux adaptée à votre style de vie.

Toujours dans le but d’offrir à ses clients un service de qualité supérieure, Pineault avec Rouleau s’est doté d’équipements à la fine pointe de la technologie pour pratiquer les examens de la vue. Les optométristes disposent de champs visuels automatisés et de caméras de fond d'œil qui assurent des examens plus poussés favorisant une intervention rapide en cas d’anomalies. N’hésitez pas à prendre rendez-vous avec notre équipe de spécialistes en ligne ou par téléphone.

Pineault avec Rouleau oPticiens

Place ste-Foy • 418 653-4057 • pineaultavecrouleau.com

PLAISIR DE DÉCOUVRIR

■ Chronique de JEAN CHOUzENOUX, correspondant européen

Ceci est le onzième volet d’une série de reportages consacrés aux vignobles européens.

Le parcours singulier

d’Esther Degorce-Dumas

Née en Alsace, elle travaille à Bordeaux pour… la Société des alcools du Québec !

En 2010, Esther Degorce-Dumas est devenue la première mandataire de la Société des alcools du Québec (SAQ) pour la zone Europe, avec pied-à-terre directement en France. Depuis, elle travaille en étroite collaboration avec ses collègues de l’Approvisionnement et de la Mise en marché, au Québec. Stratégiquement, cette antenne sur le territoire européen permet à l’entreprise d’être constamment à l’affût des tendances inédites, d’avoir une présence soutenue au cœur des régions émergentes, de tisser des liens plus étroits avec la nouvelle génération de producteurs et de rechercher en permanence des produits originaux.

expliquer davantage les rouages de la SAQ auprès des professionnels européens de la filière vinicole.

Ainsi, Esther passe le tiers de son temps dans les Salons de vin en France, en Italie, en Allemagne, ou à arpenter les zones viticoles de l’Europe occidentale. Ses venues trimestrielles au Québec lui permettent de capter les besoins du marché, de rencontrer les clients et les conseillers en vin, et surtout, de se mettre au diapason avec les membres de l’équipe SAQ… et cela revient comme un mantra : « Je ne travaille pas en vase clos parce que je suis à Bordeaux. Mon énergie, je la puise dans le travail

Les origines d’une passion

C’est au creux du cocon familial qu’Esther est initiée au monde du vin. Dans son Alsace natale, ses parents sont de grands épicuriens et, chaque année, une semaine des vacances annuelles est consacrée à la visite d’une région viticole française. « Mon papa nous disait, à ma sœur et à moi, que l’univers du vin touchait à tout : l’agriculture, la géographie, la gastronomie, l’histoire, la chimie et, surtout, la rencontre de gens fascinants et passionnés. » Voilà un riche enseignement !

C’est bercée au cœur d’un beau village alsacien qu’Esther Degorce-Dumas a eu ses premières révélations bachiques et épicuriennes.

Pourtant, cela ne l’empêche pas de s’inscrire en droit à l’université de Strasbourg et de réussir sa maîtrise avec spécialité en Droit des affaires. Pendant cette formation scolaire, un professeur retient son attention. Celui-ci enseigne la législation reliée aux appellations d’origine (nombreuses en France et en Europe) et s’avère être un passionné de vin. « Je me suis dit qu’après le virus transmis par mon père, cet autre petit hasard de la vie était peut-être un signe : j’ai décidé de me spécialiser et de suivre deux masters en commerce international des vins et spiritueux. »

Nous sommes en 1995 quand Esther s’installe à Paris pour cette dernière formation qui, concrètement, se déroule beaucoup plus dans les régions viticoles de France que dans la Ville Lumière. En outre, cela la conduit en Espagne, en Californie, en Argentine, en Italie, au Chili et se conclut par un stage de trois mois en Afrique du Sud. Par ailleurs, s’il faut s’initier à la notion des affaires liées à la filière viticole, encore faut-il connaître le produit : « Je me sentais petite dans les cours consacrés aux techniques du vin comme la viticulture, la vinification et la dégustation. Mes comparses étaient des ingénieurs agronomes ou des œnologues ! »

Le pied à l’étrier

Cet environnement a sans doute appris à Esther Degorce-Dumas à bûcher, à prendre confiance en soi et… à oser. Oser,

La première mandataire de la SAQ en Europe occupe un bureau dans le même édifice que le Comité Interprofessionnel des Vins de Bordeaux (CIVB), à Bordeaux.

comme répondre à une annonce d’un groupe familial bordelais qui recherche un responsable afin de développer et de coordonner le marché de l’exportation. Après la deuxième entrevue, « j’ai à peine eu le temps de rentrer chez moi, en Alsace, que mes parents m’ont remis la télécopie confirmant mon embauche auprès de la famille Lucien Lurton ». Ce dernier est le chef d’une fratrie de 10 enfants et l’entreprise gère maintenant ses activités sous le nom de La Passion des Terroirs. « Je m’installe donc à Bordeaux en 1998 et, rapidement, je me suis sentie comme le 11e enfant de la famille… Ah… quand mon père me disait que le monde du vin, c’est aussi la rencontre avec les gens ! »

Au-delà des domaines viticoles familiaux comme Brane-Cantenac, Durfort-Vivens, Desmirail, Camensac, Climens, Bouscaut ou Villegeorge, la Société fait aussi du négoce, et bien que la famille soit dans les affaires vitivinicoles depuis trois générations, ses vins sont à l’époque distribués quasi exclusivement en France. Alors, Esther a pour mission de développer de nouveaux marchés à l’international : « C’était mon chemin de Compostelle, car tout était à faire, c’était passionnant ! »

Pari réussi, car après 10 ans, des voies se sont ouvertes en Allemagne, en Belgique, au Royaume-Uni, en Hollande

et, bien sûr, au Canada. Le marché québécois l’a positivement étonnée, ébahie qu’elle fut par la gamme de produits et le niveau de curiosité et de connaissances des amateurs. « Du pur bonheur », ajoute-t-elle. Au fil de l’eau qui court, la petite équipe de trois responsables commerciaux, dont Esther faisait partie en 1998, avait doublé au moment où, en 2010, elle accepte le défi que lui propose la SAQ.

Encore une première…

« J’étais triste de quitter La Passion des Terroirs, mais en même temps, j’étais prête à relever un nouveau défi et j’avais besoin d’élargir mes horizons hors des sentiers strictement bordelais. »

À nouveau, Esther Degorce-Dumas sort de sa zone de confort, car il faut paramétrer ce nouveau rôle, se doter de nouveaux repères, créer de nouveaux contacts en Italie, au Portugal ou en Grèce, et préserver la cellule familiale conséquemment aux déplacements plus fréquents. Et elle me rappelle en terminant : « Je ne suis qu’un élément au sein d’une équipe fortement expérimentée. » Une démarche bien singulière et… empreinte d’humilité !

Esther Degorce-Dumas

■ Chronique de PHILIPPE LAPEYRIE, sommelier, enseignant en sommellerie et chroniqueur en vin

V ive le vin blanc…

le

bon vin blanc !

Beaucoup trop de gens servent leur vin blanc au frigorifique 4 degrés Celsius de leur réfrigérateur. Brrr ! À cette température, le produit reste pratiquement muet sur le plan aromatique. De plus, sa sensation d'acidité sera accentuée et vous croirez croquer dans un citron à chaque gorgée. Trop froid, le vin sera plus mince et il manquera de volume en bouche. Il faut donc sortir nos vins blancs du frigo environ une trentaine de minutes en avance avant leur dégustation pour pleinement profiter d'eux.

Une autre ombre au tableau pour les vins blancs ? Tous ces blancs douteux,

Château Tour des Gendres

Cuvée des Conti 2014

17,65 $ | 858324

Les Québécois consomment presque trois fois plus de vin rouge que de vin blanc. Les ventes de vin en volume pour la dernière année à la SAQ représentent 68,9 % pour les rouges, 26,9 % pour les blancs et un petit 4,5 % pour les vins rosés. Même si on boit de plus en plus de vin blanc, ça représente environ une bouteille sur quatre des ventes du monopole. Pourquoi boit-on si peu de blanc ? Voici mon avis.

anorexiques, sans âme, sucrés inutilement et bourrés de soufre des années 80 et 90 ont, selon moi, énormément nui à la réputation des blancs. De nos jours, vous en trouverez de très bons par centaines. Plus de 2 200 vins blancs sont offerts à la SAQ (en plus de milliers d'autres en importation privée !). De plus, ce type de vin crée des symbioses formidables à table. Poissons, fromages, sushis, salades, fruits de mer, canapés... Vive les blancs, les bons blancs ! En voici quelquesuns pour agrémenter vos soirées dégustations.

Mettez la main sur la rassasiante et lumineuse Cuvée des Conti du Château Tour des Gendres en appellation Bergerac Sec dans le SudOuest de la France. Servez-le entre 10 et 12 degrés Celsius avec des vol-au-vent au poulet ou une coquille Saint-Jacques bien crémeuse.

Ceux qui boudent le Chardonnay devraient se réconcilier avec le délicieux, tonic, minéral et tendu Chablis Saintmartin du Domaine Laroche Un très bon blanc de Bourgogne, qui se mariera à merveille avec des huîtres nature, du homard ou du crabe ! Une fois de plus, visez 10 degrés Celsius pour pleinement en profiter.

Domaine Laroche Chablis Saint-martin 2014

25,90 $ | 114223

VinS blancS

moins de 13 $

On entend souvent les gens dire qu'à moins de 12 ou 13 $, les bons blancs sont quasi inexistants. J'avoue qu'ils sont plus difficiles à trouver que les rouges, par contre, ils existent ! En voici trois en rafale.

L'étonnant Chenin blanc de robertson Winery en Afrique du Sud pourrait devancer de nombreux blancs coûtant une quinzaine de huards... À mon humble avis, le meilleur vin blanc à moins de 12 $ reste encore et toujours la cuvée Les Tours du Domaine de la Hitaire en Gascogne. Le jeune, pimpant et sans complexe Albis de José maria Da Fonseca au Portugal est également fort épatant pour son petit prix.

Oyé Oyé, les amis, le Lapeyrie Nouveau est arrivé !

Voici, en toute simplicité, mais avec une bonne dose de fierté, la 5e édition de mon annuel bouquin du vin, Le Lapeyrie 2016 ! Vous y trouverez la crème des 300 meilleurs rapports qualité-prix-plaisir des vins qui sont offerts à la SAQ. Il est en vente partout au Québec pour un petit « VIN » dollars très bien investis ! Que ma passion coule dans vos verres ! Santé et bonnes dégustations !

Chronique de JEAN-MARIE LEBEL, historien

Bougainville

Celui qui aurait peut-être pu sauver Québec en 1759

Tous les livres sur les grands explorateurs consacrent un chapitre à Louis-Antoine de Bougainville. De multiples façons, son nom est rappelé dans de nombreuses îles de l’océan Pacifique. Et une avenue de notre quartier Montcalm lui est dédiée. Comme nous le verrons, ce Bougainville, qui fut le premier Français à faire le tour du monde, aurait peut-être pu sauver Québec en 1759 !

Le fils d’un échevin de Paris

Le jeune officier Louis-Antoine de Bougainville avait 26 ans lorsqu’il débarqua à Québec en 1756. Lui qui aurait pu faire une brillante carrière de mathématicien ou de diplomate était entré dans l’armée pour voyager. Il avait vu le jour à Paris en 1729. Son père, Pierre-Yves de Bougainville, conseiller du roi et notaire, s’était fait connaître comme échevin de Paris.

De solides études classiques et de bons maîtres permirent à Louis-Antoine de Bougainville de développer ses talents de mathématicien. Il était encore bien jeune lorsqu’il publia, en deux volumes, en 1754 et 1756, son impressionnant

Traité du calcul intégral Ce qui lui permit, lorsqu’il séjourna à Londres en tant que secrétaire de l’ambassadeur, à compter de 1754, de se voir admettre comme membre de la prestigieuse Royal Society en 1756. PLAISIR DE SE SOUVENIR

Ce fut son frère, Jean-Pierre de Bougainville, membre de l’Académie française, de sept ans son aîné, un passionné de géographie et d’astronomie, qui lui donna le goût des voyages. Et, en cette époque où les terres nouvelles se découvraient ou se conquéraient à la pointe de l’épée ou au feu des mousquets, il décida donc de se faire militaire.

L’aide de camp de Montcalm

Ce fut ainsi que Bougainville arriva à Québec en 1756 avec les troupes envoyées par le roi Louis XV pour défendre la Nouvelle-France menacée d’une invasion britannique. Ce fut dans une ville de Québec inquiète que se retrouva Bougainville. Avec empressement, on y achevait la construction des fortifications. Aide de camp de Montcalm, il le suivit, participant à la bataille d’Oswego en 1756 et à la bataille de Carillon en 1758, où il fut blessé. À l’automne de 1758,

Bougainville fut envoyé en France pour réclamer des renforts. C’est à lui que le ministre Berryer répondit avec désobligeance que l’on ne cherchait point à sauver les écuries quand le feu était à la maison. Ce à quoi Bougainville, offusqué, rétorqua : « On ne dira pas, du moins, Monsieur, que vous parlez comme un cheval ! » L’intervention de madame de Pompadour calma la fureur du ministre. Au printemps de 1759, Bougainville revint donc à Québec avec de maigres renforts.

Lors du terrible été de 1759 qui vit la flotte britannique se présenter à la pointe de l’île d’Orléans, Bougainville fut de garde en juillet au camp de Beauport. En août, il se vit confier la direction des troupes qui surveillaient le Saint-Laurent au-delà de Cap-Rouge. Au matin du fatidique 13 septembre, Bougainville était cantonné à CapRouge lorsqu’il apprit que les troupes britanniques avaient pris position sur les plaines d’Abraham. Montcalm lança ses troupes impatientes contre celles

Portrait de Bougainville, 1755
Source : Collection particulière. Tiré du livre de Dominique LeBrun, Bougainville, Gallimard, 2014.

de Wolfe. Lorsque Bougainville arriva finalement avec ses troupes, la bataille était terminée et l’armée française était en déroute. Bien des observateurs reprochèrent à Montcalm de n’avoir pas attendu Bougainville, car l’ennemi aurait été pris ainsi en serre, ayant à affronter les troupes françaises sur deux fronts. L’amertume de Bougainville fut grande.

À la conquête

À bord du navire La Boudeuse, il traversa l’Atlantique, franchit le périlleux détroit de Magellan. Dans le Pacifique,

Panthéon de France

les années qui suivirent son long périple, Bougainville poursuivit sa carrière militaire, participant à quelques batailles navales. Il avait 51 ans lorsqu’il épousa, en 1781, Marie-Joséphine de Longchamps-Montendre, de 30 ans sa cadette. Ils eurent quatre fils. Lors de la Terreur, Bougainville fut emprisonné et échappa de peu à la guillotine. Heureusement, il tomba plus tard dans les bonnes grâces de Napoléon Bonaparte, qui le fit sénateur en 1799 et comte d’empire en 1807. Ce qui valut à Bougainville d'avoir l’honneur, à sa mort, en 1811, d’être inhumé au Panthéon.

À Québec, notre avenue de Bougainville fut nommée ainsi au début des années 1900, à une époque où le quartier Montcalm constituait encore une municipalité. C’est en 1913 que VilleMontcalm fut annexée à Québec.

Avenue Bougainville, Québec.
Source : Photographie de Marc Pelletier, octobre 2015.

PLAISIR DES ORIGINES

■ Chronique de JACQUES NOëL

« Ce soir, vous avez le plus grand comédien britannique, qui vous accueille dans la deuxième cérémonie de trophées de cinéma en importance au monde, sur la troisième chaîne de télé américaine en importance... Pardon, la quatrième chaîne. Désolé. »

Ricky Gervais a l’humour corrosif, à des années-lumière de l’autodérision de la tradition britannique. En Amérique du Nord, il s’est surtout fait connaître du grand public pour son animation controversée de la cérémonie des Golden Globes en 2012. Il a tellement multiplié les pointes acerbes sur les starlettes du parquet qu’on ne l’a pas rappelé pour 2013. « Don’t call us Rick, we’ll call you. »

Acteur, humoriste, scénariste, réalisateur, riche et baveux, Ricky Gervais est un peu le Patrick Huard des Anglais. En moins beau... Il a entre autres cocréé la série The Office, qui lui a valu un immense succès planétaire. Il a accumulé les Baftas (nos Gémeaux), les British Comedy Awards (nos Olivier), en plus de rafler, en Amérique, trois Golden Globes et quatre Emmy Awards. En 2010, le Time Magazine l’a retenu sur sa liste des 100 personnes les plus influentes du monde. Un jour, peut-être, Patrick…

Série de reportages consacrés à la diaspora québécoise, soit la découverte des origines québécoises souvent méconnues de plusieurs personnalités connues mondialement. À travers le parcours de leur famille, c'est l'empreinte de notre peuple en Amérique qu'on peut tracer.

LIGNÉE PATERNELLE de Ricky Gervais

GervAIS, Laurent Jerry (1919-2002)

HOUSE, Eva Sophia

m. à Reading, Berkshire, Royaume-Uni

GervAIS, Adélard (1894-1972)

DESLOGE, Florence Irène

m. 2 janvier 1919, Toledo, Ohio

GervAIS, Stanislas (1849-1934)

PELLETIER, Marie

m. 11 février 1873, Paincourt, Ontario

GervAIS, Stanislas (1823-1872)

ALLAIRE, Marie

m. 8 février 1848, Saint-Pierre, Tilbury East, kent County, Ontario

TALboT, dit GervAIS, Joseph TALON, dite L’ESPÉRANCE, Marie-Dorothée

m. 5 octobre 1818, Saint-François-dela-Rivière-du-Sud

TALboT, dit GervAIS, Jean-baptiste (1767-1817)

CAzEAU, Marie-Rose Angèle

m. 10 novembre 1789, Montmagny

TALboT, dit GervAIS, Jean-baptiste (1743-1813)

PELLETIER, Marie-Anne

m. 16 juillet 1764, Saint-Roch-desAulnaies

TALboT, dit GervAIS, Simon (1702-1783)

ALLAIRE, Marie-Thérèse

m. 27 juillet 1734, Saint-Vallier de Bellechasse

ricky Gervais

Le Patrick Huard des Anglais

TALboT, dit GervAIS, Jean-Jacques (1673-1730)

SOMMEREUX, Marie-Charlotte (1678-1708)

m. 1er août 1698, Montréal

Ricky Gervais (prononcé djeur-vèzzz au royaume des Windsor) est né le 25 juin 1961 à Reading, d’une mère anglaise et d’un père franco-ontarien. Avec Gervais, la diaspora franchit l’Atlantique. On se retrouve dans le Berkshire, le bec dans l’eau de la Tamise, le dernier endroit au monde où on penserait trouver des Gervais d'Amérique. L’explication est pourtant toute simple et tient en trois lettres : WAR.

Il y a une trentaine d'années, j'avais croisé, dans le sud de l'Espagne, une petite famille bien anglaise. Le père, début trentaine, s'appelait... Vaillancourt. Son père venait de Rimouski ! Un soldat québécois qui avait passé la guerre en Grande-Bretagne (les Canadiens y ont passé quatre ans avant de traverser Jour J, hormis le raid de Dieppe en 1942, of course, un massacre signé Lord Mountbatten). Le soldat Vaillancourt a rencontré une fille de la vieille Albion et l'a épousée après la guerre. Il y est resté jusqu’à la fin de ses jours, contrairement à la plupart des autres soldats canadiens qui ont ramené leur fiancée au Canada.

L'histoire des Gervais est semblable.

Les boomers de ma génération, dopés au Peace and Love des Sinners, ont grandi avec l’idée que leurs pères et papys avaient fui la conscription, se sauvant dans le bois. Les exploits de Paul Triquet en Sicile, de Jean-Charles Forbes à l’île de Walcheren, de Dollard Ménard blessé cinq fois à Dieppe, et de l’incroyable

Léo Major qui, à lui seul, avec un seul œil, a libéré zwolle, une ville de 70 000 habitants, ne faisaient vraiment pas partie du curriculum des premières polyvalentes, années pot et pattes d’éléphant.

L’historien Serge Bernier estime que 161 000 Canadiens français ont participé à la Deuxième Guerre mondiale, ce qui

Paincourt, en Ontario, là où est né Laurent Jerry Gervais, le père franco-ontarien de Ricky Gervais.

Le registre du mariage de Joseph Talbot, dit Gervais, et de Marie-Dorothée Talon, dite l'Espérance, le 5 octobre 1818, à l'église de Saint-Françoisde-la-Rivière-du-Sud à Montmagny.

est une contribution considérable pour un petit peuple de trois millions d’habitants à peine, à un océan de distance des champs de bataille, sans Internet, sans même de télé, juste la radio grichante et le gros micro de René Lévesque. Bref, à l’autre bout du monde. Un peu moins du quart (36 000) étaient des Franco-Ontariens, comme le père de Rick Gervais.

De Rouen à Reading

Le soldat Laurent raymond Jerry Gervais a connu eva Sophia House lors d’une panne de courant durant les bombardements allemands, à Reading. Love at first sight, disent les Windsor. Le couple a eu quatre enfants; Ricky est le cadet. « Une naissance non planifiée, juste avant l’arrivée de la pilule », a dit Eva. Humour britannique ?

Au risque de décevoir ses admirateurs québécois, Gervais n’a pas tellement d’intérêt pour ses origines francocanadiennes. « Je ne me suis jamais préoccupé d’où je venais. Je ne vois vraiment pas le point. » L’idée d’être le cousin lointain de Céline Dion, Madonna, Hillary Clinton, Alanis Morissette et Ellen DeGeneres ne l’entiche pas pantoute. Ce qui n’empêche pas une généalogiste du Huffington Post, étonnée de tout ce talent féminin dans la même tribu, de se demander ce qu’il y a dans les gènes canadiens-français pour produire des femmes aussi dominantes.

Rick n’est jamais venu au Québec, ni en Ontario. De la famille Gervais, il se souvient de la visite de ses oncles et tantes qui débarquaient du Canada avec leurs vestes à carreaux. De son père briqueteur, mort en 2002, qui a trimé dur toute sa vie, Rick a gardé le souvenir d’une forte éthique du travail : « Il se levait à 5 h 30 chaque matin et allait travailler dans

la neige et la chaleur, transportant des briques toute la journée. Il a fait de moi un workaholic. Savoir que je ne pourrais pas travailler plus dur que lui m’a obligé à donner le meilleur de moi-même. »

Jerry Gervais est né à Paincourt en 1919, dans le sud-ouest ontarien, près de la… Thames River, près de London ! Le destin ? Le nom de Paincourt vient de la misère extrême des ancêtres, nous apprend le site Web de la ville : « Les missionnaires disaient : “Je m’en vais dans la mission du pain court”, ou tout simplement : “Je m’en vais à Pain Court.” Et le nom prit racine pour toujours. » Jerry était le fils d’Adélard Gervais et de Florence Irène Desloge qui s’étaient mariés (obligés ?) quelques mois plus tôt, à Toledo, Ohio. Comment expliquer autrement qu’ils se soient mariés de l’autre côté du lac Érié, aux États-Unis ? Les parents d’Adélard (aussi appelé Dolor), qui venaient de Paincourt, ont eu 16 enfants.

L’ancêtre des Gervais était un Talbot : Jean-Jacques Talbot Soldat aussi. Originaire de Saint-Gervais de Rouen, il débarque au fort Lachine à la toute fin du xvii siècle. Il épouse marie-Charlotte Sommereux, une Montréalaise de la troisième génération. L’air de Ville-Marie ne plaît guère aux tourtereaux : les Talbot partent pour l’est, loin du tomahawk des Iroquois, et s’établissent à Montmagny, où ils auront six enfants avant la mort de Marie-Charlotte, en 1708.

Leur fils Simon Talbot (1702-1783), après avoir aussi perdu sa première femme, épouse marie-Thérèse Allaire en 1734. La famille passe plus d’un siècle sur la Côte-du-Sud, avant le départ du petitfils, Stanislas (1823-1872), au milieu du xix siècle, pour l’Ontario, au pays du pain court. Là où naîtra, en 1919, le soldat Gervais.

Les défis sportifs… et caritatifs du mois

À la conquête du mont Sainte-Anne

Nouveau record atteint pour la troisième montée des sommets banque Laurentienne, qui a eu lieu le 26 septembre dernier au Mont-Sainte-Anne. L’activité familiale, qui a accueilli plus de 475 participants sous un soleil radieux, a permis d’amasser 70 000 $ au profit de la Fondation du Centre jeunesse de Québec Les fonds serviront plus particulièrement au projet Le Phare du Blanchon, un foyer collectif en milieu rural pour jeunes de 8 à 13 ans ayant subi des traumatismes graves ou vivant des problèmes de décrochage scolaire. C’est plus de 187 000 $ que l’activité organisée par l’institution financière est parvenue à récolter depuis sa création, voilà trois ans.

Isabelle Tremblay, coanimatrice de l'activité et animatrice radio; me Émilie Gagnon, Gravel Bernier Vaillancourt, Avocats; Jennifer Hamel, membre du C.A., Fondation du Centre jeunesse de Québec, Plomberie Laroche; marie-Philip Poulin, présidente d'honneur de l'activité et double médaillée d’or olympique en hockey féminin; Karyne Giguère, chef de service, Phare du Blanchon; et Hugo Côté, Banque Laurentienne. Photo Marc Dussault

Par ailleurs, le 7e Défibrose mon Himalaya, organisée au profit de Fibrose kystique Québec le 10 octobre dernier au Mont-Sainte-Anne, a permis de recueillir 86 000 $. Plus de 400 marcheurs et coureurs ont pris part au départ, grimpant jusqu’à sept fois le mont.

Saviez-vous que… au Québec, une personne sur 20 est porteuse du gène responsable de la maladie, la plupart

Bon succès à Christine Morin et Nadia Brassard, qui participeront à la 16e course Trophée roses des sables en octobre 2016. Nom d’équipage : Perles du désert 2016 ! Les deux infirmières de formation, mamans et grandes amies dans la vie, devront parcourir 6 000 km à bord d’un véhicule 4 x 4 et traverser la France, l’Espagne et le Maroc.

Vous pouvez les encourager en faisant un don à l’adresse suivante : lesperlesdudesert2016.trophee-roses-des-sables.org

Christine Morin et Nadia Brassard

Jean-Sébastien Ferron; Simon Gauthier; Diane St-Jacques, Fibrose kystique Québec; manon Dionne; marie-Annick beaudet; Anick ritchie; vincent Langevin; Annie bellavance, présidente d’honneur de l’activité, Souris Mini; Pierre Harvey, ex-athlète olympique et porte-parole de l’activité; et Terry Hall, Fibrose kystique Québec.

ABSENTS SUR LA PHOTO : Richard Fortin et Alexandre Genois.

Dans le but de soutenir la recherche pédiatrique et d’offrir aux enfants malades un espoir de guérison, plus de 150 courageux participants ont relevé le défi SoS Santé — moi pour Toi durant le dernier week-end du mois de septembre en courant, en relais, la distance de 270 km entre Montréal et Québec.

Résultat : 75 000 $ ont été amassés pour la Fondation des étoiles. Il s’agissait de la première édition de cette activité visant à promouvoir de saines habitudes de vie; celle-ci sera sans doute répétée l’an prochain.

Un généreux dîner

Ce sont 130 500 $ qui ont été amassés le 13 octobre dernier à l’occasion du 55e Dîner-bénéfice Cité Joie rotary, organisé par le Club rotary Québec-est, au profit du centre de vacances et répit pour personnes handicapées Cité Joie. Au fil des ans, de 3 millions de dollars ont été récoltés grâce à cette activité.

La vie et les gens de Québec

Tous en « cœur »… à vélo !

Le 3e Cardio-Tour au profit d’en Cœur, Fondation québécoise pour les enfants malades du cœur, qui a eu lieu le 19 septembre dernier, a permis de récolter 58 000 $.

Quarante-six cyclistes ont participé à l’activité.

Le bijou de l’espoir

Faites-vous partie des personnes qui ont acheté la jolie paire de boucles d’oreille au profit de Leucan ? Cette généreuse initiative permis à la bijouterie mia de remettre la de 100 000 $

Saviez-vous que… un enfant sur 100 naît avec une
Comité organisateur, et son fils Thomas.
Gilles Desrosiers, Corporation Cité Joie et planificateur financier; Denis Savard, Cité Joie; André roy, président d'honneur, PMT ROY Assurances et services financiers; michel Fillion, Club Rotary Québec-Est; et Caroline Ferland, comité organisateur, Malenfant
Dallaire S.E.N.C.R.L. Photo : Philippe Larose
Josée Saint-Pierre, PDG, Fondation des étoiles; Chantal Lacroix et Jimmy Sévigny, organisateurs de l’activité. Photos : Pixocreation

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

26e bal de l’Émeraude

Au secours des soldats et des vétérans blessés

Comme chaque année, ce prestigieux bal s’est déroulé en présence d’invités d’honneur, dont l’honorable Julie Dutil, administratrice du Québec, Véronyque Tremblay, députée de Chauveau, l’honorable Roméo Dallaire, patron national de WWC, Steve Charbonneau, parrain provincial de WWC, et, bien sûr, le président d’honneur de la soirée, Serge Poulin, opticien propriétaire.

La soirée a réservé des moments forts en émotions, dont une prestation de la chanteuse Abie Lanthier. Enfin, la tradition s’est poursuivie alors qu’un magnifique bijou serti d’une émeraude d’une valeur de plus de 9 000 $ a été tiré à la fin de la soirée.

La 27e édition aura lieu le 29 octobre 2016, toujours au profit de WWC.

Pour en savoir davantage sur Wounded Warriors Canada : woundedwarriors.ca

Organisé par l’Ordre militaire et hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem, le 26e Bal de l’Émeraude a eu lieu le 17 octobre dernier au Fairmont Le Château Frontenac au profit de Wounded Warriors Canada (WWC), un organisme qui soutient les membres des Forces armées canadiennes malades et blessés du Canada, les anciens combattants et leur famille.

À la poursuite d’un idéal : « Rendre hommage à ceux qui sont tombés, aider ceux qui sont encore vivants. »
Katherine Dorais a remporté le bijou serti d’une émeraude. Elle est entourée de Hubert Fafard, commandeur de l’Ordre militaire et hospitalier de SaintLazare de Jérusalem, Carl Pilon, créateur du bijou, et robert Langlois, propriétaire de Robert Langlois Joaillier.
La musique des Voltigeurs, du NCSM Montcalm et du 78th Fraser Highlander a animé cette soirée dansante.
Le menu gastronomique était signé par le chef Baptiste Peupion.
PHoToS : GILLeS FrÉCHeTTe

Élégant penthouse aménagé sur 2 niveaux proposant foyer au gaz, climatisation centrale, généreuse fenestration et stationnement intérieur. Cette unité de 1 686 pi2 offre également un balcon et une terrasse privée sur le toit bénéficiant d’une vue sur la marina. Allouant la possibilité

Magnifique propriété à l’architecture irrégulière. Cachet unique. Sa grande galerie de 46 pi2 offre une vue imprenable sur le fleuve et les montagnes. Ses nombreuses boiseries ajoutent une ambiance chaleureuse à son décor soigné. Plafond cathédrale, foyer à combustion lente intégré à la bibliothèque. Habitation intergénérationnelle possible. À visiter.

Soulignons l’excellence

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

UN PRIX CARRIèRE POUR LISE BERTRAND

Chargée de projet aux Musées de la civilisation depuis près de 30 ans, mme Lise bertrand a reçu, le 30 septembre dernier, un prix Carrière de la Société des musées du Québec (SmQ) pour la qualité exceptionnelle de ses réalisations et sa contribution exemplaire à la muséologie québécoise. Par ailleurs, le prix Audiovisuel et multimédia Télé-Québec a été remis à l'expérience chorégraphique multimédia Danser Joe de l'exposition Corps rebelles, laquelle fut réalisée par les Musées de la civilisation et Moment Factory, en collaboration avec la Fondation Jean-Pierre-Perreault.

QUÉBEC INTERNATIONAL RÉCOMPENSÉE AUX MARkETING

CANADA AWARDS

L’agence a en effet obtenu la première place, sur 32 candidatures, dans la catégorie des publications de plus de quatre pages pour son rapport annuel. Le jury a reconnu l’effort de synthèse de la publication, alors que la version textuelle originale de plus de 10 000 mots sur 30 pages est passée à 26 pages et 3 000 mots, le tout dans un style infographique rendant la compréhension des données claire et simple. La remise du prix s’est effectuée à l’occasion du congrès annuel de l’Association canadienne de développement économique, qui s’est tenu au Yukon en septembre dernier.

LE BARREAU DU QUÉBEC REMET SES MÉDAILLES…

C'est le 11 septembre dernier, à l’occasion de la rentrée judiciaire au palais de justice de Québec, que le Barreau du Québec a remis ses médailles. Ainsi, me Pascal Paradis, directeur général d'Avocats sans frontière, a reçu la médaille du barreau du Québec, soit la plus haute distinction, entre autres pour sa contribution à l'avancement de la justice et son engagement social.

De plus, lors de la cérémonie, la médaille du Conseil du barreau du Québec a été remise à plusieurs membres du barreau de section, dont à me Ghislain K.-Laflamme, à l’occasion du 50e anniversaire de sa pratique du droit et de son inscription au Tableau de l’ordre. Rappelons que Me Laflamme est aussi président du concours Sélections Mondiales des vins et spiritueux Canada, président de la Fédération mondiale des grands concours internationaux de vins et spiritueux (VINOFED) et chevalier de l’Ordre du mérite agricole de France.

me Ghislain K.-Laflamme reçoit sa médaille de me Catherine Claveau, bâtonnière de Québec.

Lise bertrand en compagnie de rené binette, président sortant de la SMQ et directeur de l’Écomusée du fier monde.
Photo : Marion Desjardins © SMQ
Photo : kedl Professionnels en imagerie visuelle

Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook