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Magazine Prestige | Mars 2014

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DOSSIER

Les nouveaux défis de l'embauche

CHRIS HADFIELD D’agriculteur à astronaute COLLECTION DEMERS

Histoire de voitures uniques au monde

Escouade d’experts pour la qualité de l’air Michel Robitaille, président d’Expair.ca

Voici le MDX 2014

0.9 % en location jusqu’à 36 mois

• Système toutes roues motrices super-maniabilitéMC (SH-AWDMD) • Phares Jewel Eye à DEL • Moteur i-VTECMD V6 de 3,5 litres développant 290 ch. avec système de gestion variable des cylindresMC • 7,7 litres/100 km • 7 passagers • Système de navigation avec information en temps réel de la circulation • Hayon électrique et caméra arrière multiangle* avec affichage des indications • Affichage multifonction On-DemandMC • Système d’accès sans clé • Sièges de la deuxième rangée Smart Slide avec accès à touche unique (One Touch Walk-In) • Système mains libres (HandsFreeLinkMC) et interface de téléphone sans fil BluetoothMD** avec commandes sur le volant

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PLAISIRS

• Droit

• Habitation

• Histoire

• Santé

• Technologie

• Vin

• Voyage

QUOI DE NEUF À QUÉBEC

La vie et les gens de Québec

Le monde des affaires

Mars 2014 Vol. 18 No 9, 175e parution

Publié par PRESTIGE Groupe Média

ÉDITEUR

Pierre Paul-Hus

RÉDACTRICE EN CHEF

Marie-Josée Turcotte

COLLABORATEURS

Me Jean-François Bertrand, Rose-Line Brasset, Donald Charette, Jean-Sébastien Delisle, Lise Giguère, Marc Jean, Jean-Marie Lebel, Johanne Martin, Frédéric Masse, Frédérick Masson, Luc Pâquet, Annie St-Pierre, Brigitte Trudel

PUBLICITÉ

France Bélanger

Mylène Bernard

Véronique Pleau

COORDONNATRICE PUBLICITAIRE Véronique Pleau

PRODUCTION, GRAPHISME

Nancy Haince

PHOTOGRAPHIES

Louis Arthur

France Bouchard

Francis Fontaine

Caroline Grégoire

PHOTO PAGE COUVERTURE

Francis Fontaine

CORRECTRICES

Hélène Demers

Marie-Claire Mercier

Véronique Vézina

COMPTABILITÉ

Lise Huard

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Abonnez-vous à notre infolettre et restez branché sur la vie et les gens de Québec. www.magazineprestige.com

Chantal Bolduc

IMPRESSION

Solisco

ADJOINTE À L’ADMINISTRATION

DISTRIBUTION RÉSIDENTIELLE ET COMMERCIALE

Transcontinental Distribution

Distribution Serge Monico inc.

Postes Canada

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada ISSN-1205-6707

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec

PRESTIGE Groupe Média

305, boul. René-Lévesque Ouest

Québec (Québec) G1S 1S1

Téléphone : 418 683-5333

Télécopieur : 418 683-2899 www.magazineprestige.com

Correspondant en Europe

Jean Chouzenoux 14, Joseph-Giordan

06200 NICE

Tél. : 06 44 10 09 71

Courriel : jeanchouzenoux@hotmail.com

Ventes : pph@magazineprestige.com

Rédaction : redaction@magazineprestige.com

Production : graphisme@magazineprestige.com

Pour abonnement et publicité : 418 683-5333

Cette édition est distribuée à 45 000 exemplaires. Les opinions émises dans les articles publiés par le magazine PRESTIGE n’engagent que leur auteur.

ÉDITORIAL

C'EST PAS GRAVE

Vous serez sans doute d’accord avec moi pour dire que, depuis quelque temps, le Québec ressemble à un poisson plongé dans l’eau bouillante qui tente, en même temps, de remonter le courant. Le spectacle n’est pas très chic à voir. Moi qui suis plutôt de nature combative, j’avoue que, certains jours, je me demande s’il ne serait pas plus simple – et surtout plus sain ! –de me résigner au triste sort qui semble attendre notre province et de tout simplement me laisser porter par le courant.

Dernièrement, j’ai donc tenté de me livrer à un exercice de détachement qui ressemblait à peu près à ceci :

Une partie de l’industrie de la construction est corrompue jusqu’à l’os et la commission Charbonneau n’a pas encore fini de nous révéler tous les sordides stratagèmes qui ont permis à plusieurs entrepreneurs véreux de voler l’argent des contribuables, mais… c’est pas grave !

programmes sociaux et multiplie les annonces d’investissement, mais… c’est pas grave !

Le Québec reçoit 9,3 milliards de dollars en péréquation du gouvernement fédéral et crie encore à l’injustice, exigeant d’en recevoir plus, mais… c’est vraiment pas grave !

Au lieu de se concentrer sur les véritables enjeux de société, l’équipe Marois consacre temps et énergie à débattre d’une charte des valeurs qui ne fait que diviser davantage les Québécois, mais qui lui permettra probablement de remporter ses prochaines élections, mais… c’est pas grave !

Les exemples de situations qui ne sont « pas graves » sont infinis. J’ai donc eu l’occasion de « tester » mon détachement bien comme il faut ! Malheureusement, j’ai fait une rechute en peu de temps…

Les syndicats ont pris le pouvoir de l’État et des grandes entreprises au point de les étouffer, allant même jusqu’à en tuer certaines, mais… c’est pas grave !

La dette du Québec gonfle à vue d’œil, au point où une agence de crédit place la province sous surveillance. Pendant ce temps, le gouvernement refuse de couper dans la multitude de

La vérité, c’est que je trouve l’eau bouillante très inconfortable. Je suis bien prêt à continuer de faire les efforts pour tenter de remonter le courant, mais certainement pas pour servir d’appât. Par-dessus tout, je déteste qu’on me prenne pour un poisson !

Je continuerai donc de me battre, de m’indigner et de dénoncer tout ce qui me semble aberrant, n’en déplaise à tous ceux et celles qui préfèrent continuer de croire que… c’est pas grave !

Expair.ca… ou grandir avec ses clients

Photo : Francis Fontaine
Michel Robitaille, président.

Expair.ca, vous connaissez ? Si vous n’êtes pas déjà client de l’entreprise, le simple fait d’en prononcer le nom évoque au moins le souvenir d’un refrain publicitaire maintes fois entendu à la radio. Plus dynamique que jamais, le spécialiste de la vente et de l’installation de produits de ventilation célèbre cette année ses 25 ans.

L’aventure commence en 1989 à Sainte-Catherine-de-la-JacquesCartier. Président et fondateur d’Expair. ca, Michel Robitaille voit grand. De sa propre résidence jusqu’au bâtiment neuf qui abrite maintenant, à Wendake, une véritable escouade « d’expair », l’homme d’affaires a fait croître son entreprise… un client à la fois.

Il y a seulement sept ou huit ans, le personnel d’Expair.ca pouvait se compter sur les doigts d’une main. Rien à voir avec la taille de l’équipe qui s’applique aujourd’hui à répondre aux besoins d’une clientèle résidentielle, commerciale et industrielle et qui dépasse la trentaine d’employés.

« Les employés qui entrent ici ne partent pas; les gens aiment travailler ici ! »

Rien à voir non plus avec l’actuel chiffre d’affaires de l’établissement, qui a été multiplié par 12. D’un produit unique – l’échangeur d’air –, on est aussi passé à une offre plus variée qui inclut la climatisation murale, les thermopompes centrales, la géothermie, bref, tous les produits et services relatifs à la ventilation et à la réfrigération.

Soulignons au passage qu’Expair.ca figure en tête de liste des plus gros acheteurs provinciaux chez Venmar. En outre, l’entreprise est régulièrement sollicitée pour faire l’essai de nouveaux produits, ce qui lui procure un avantage indéniable sur le choix des systèmes qu’elle propose à ses clients.

« Nous avons vraiment connu une grosse expansion, commente M. Robitaille. Il faut dire également que depuis quatre ans, Expair.ca s’est dotée de conseillers, des gens compétents et dévoués qui ont contribué – comme tous les autres employés d’ailleurs – à faire évoluer l’entreprise. »

Un personnel précieux qui assure une constance dans la qualité du service. De l’avis du président, c’est notamment pour cette raison que les constructeurs restent – certaines relations d’affaires durent depuis presque 20 ans – et que de nouveaux entrepreneurs s’ajoutent constamment.

« Le nombre d’installations que nous effectuons – quelque 1 200 sur une base annuelle – croît évidemment avec le nombre de résidences construites par nos clients. On grandit ensemble ! », exprime spontanément le dirigeant. « Et Expair.ca participe à des projets de plus en plus gros grâce à la qualité de sa main-d’œuvre. »

Toujours en progression, l’entreprise de Wendake souhaite doubler son chiffre d’affaires d’ici cinq ans. Dans un horizon d’une dizaine d’années, on envisage d’ouvrir d’autres succursales et d’élargir encore la gamme de produits et services. Essentiellement régional pour le moment, le marché est aussi appelé à s’étendre.

« L’idée, c’est de sortir de nos frontières. On a de la demande à Trois-Rivières, Montréal et dans le Nord québécois… jusqu’à Salluit ! Nous sommes la seule entreprise autochtone du genre, mais nous devons demeurer compétitifs. Nous avons les infrastructures pour tripler notre chiffre d’affaires », précise Michel Robitaille.

De plus en plus connue et reconnue, Expair.ca récolte par ailleurs, depuis quelques années, les fruits d’une campagne publicitaire radiophonique. Intégrée à une vaste opération de marketing, la ritournelle incite un nombre sans cesse croissant de gens à téléphoner à l’entrepreneur ou à consulter le site Internet de l’organisation.

Un succès d’équipe

Si le fondateur de l’entreprise mise sur la qualité de ses produits et services, l’approche qu’il privilégie pour garantir le succès d’Expair.ca repose d’abord et avant tout sur le travail d’équipe et sur le partage d’une même vision. L’homme d’affaires confirme être bien entouré et avoir su « mettre les bonnes personnes aux bonnes places ».

UN « EXPAIR » DE CONFIANCE

Expair.ca est accréditée CAA Habitation et représente, depuis 12 ans, la seule entreprise spécialisée en ventilation à posséder cet atout dans la région. Elle détient aussi l’accréditation Novoclimat, les certifications H.R.A.I. et LEED, en plus d’être membre de la Coalition canadienne de l’énergie géothermique, de l’Association provinciale des constructeurs d’habitations du Québec (APCHQ) et de l’Association de la construction du Québec (ACQ).

L'équipe technique
« Expair.ca s’est dotée de conseillers, des gens compétents et dévoués qui ont contribué à faire évoluer l’entreprise. »

Michel Robitaille, président, Isabelle Huard, directrice administrative, et Pierre Bélanger, directeur des opérations.

Photos : Francis Fontaine
L'équipe des ventes et l'administration

« Les employés qui entrent ici ne partent pas; les gens aiment travailler ici ! En ce qui concerne les plus vieux membres de notre personnel, on remarque même que les fils commencent à travailler chez nous. L’atmosphère de travail est bonne et pour ma part, j’ai toujours hâte d’arriver le matin ! », lance M. Robitaille.

De la main-d’œuvre qualifiée qui manifeste le goût de relever des défis, du matériel à la fine pointe de la technologie, une attention particulière portée à la santé et à la sécurité au travail, un président visionnaire : tous les ingrédients sont réunis pour permettre à l’entreprise de se tailler un avenir à l’image de son impressionnante progression.

INFORMATION

630, rue Chef Max Gros-Louis, Wendake Tél. : 418 840-0756

Courriel : info@expair.ca Site Web : expair.ca

Les deux marques vedettes chez Expair.ca sont Venmar et Daikin.
« En affaires, nous sommes devenus des complices; nous avançons dans la même direction et partageons une vision commune. »

ALEX LECLERC

QUALITÉ, PROFESSIONNALISME ET ENGAGEMENT

Qualité, professionnalisme et engagement caractérisent depuis trois générations l’entreprise Alex Leclerc. Entrepreneur en plomberie, chauffage et gaz dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel, son chemin a régulièrement croisé celui d’Expair.ca au cours des 10 dernières années. « En affaires, nous sommes devenus des complices; nous avançons dans la même direction et partageons une vision commune », formule la viceprésidente et directrice générale d’Alex Leclerc, Mélanie Lajeunesse.

Les deux entreprises ont notamment uni leurs efforts, il y a deux ans, lors de la construction d’un immeuble de 60 condos à Saint-Augustin-de-Desmaures. Plus récemment, Alex Leclerc et Expair.ca ont collaboré sur les chantiers de la résidence du joueur de hockey Éric Bélanger et de la maison Expo HABITAT 2013. « Dans nos milieux respectifs, il règne une ambiance familiale; nous profitons tous les deux d’une équipe de travail compétente et dévouée. Nous avons à cœur la maximisation des ressources, la qualité, le service et la satisfaction du client », conclut Mme Lajeunesse.

Photo : Louis Arthur
Résidence d'Éric Bélanger

Expert depuis trois générations dans les secteurs résidentiel et commercial.

Alex Leclerc est un partenaire de confiance dans tous vos projets de construction ou de rénovation

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Les nouveaux défis du recrutement en 2014

Recrutement 2.0 ou séduire par l’entremise des médias sociaux

Les médias sociaux bouleversent la façon de recruter du personnel et sont des alliés incontournables pour les entreprises qui veulent séduire des employés. Rémi Lachance, PDG de Proxima Centauri, résume ainsi les avantages de ces nouvelles plateformes quand il faut pourvoir des postes : c'est plus rapide, ça génère plus de candidatures et c'est beaucoup moins dispendieux que les méthodes traditionnelles. « Si vous avez un poste à offrir, il faut aller sur le Web et les médias sociaux. Les résultats sont phénoménaux », affirme le jeune chef de cette entreprise spécialisée en ressources humaines. L'impact de ces médias est facile à comprendre : quatre millions de Québécois utilisent Facebook et 1,5 million fréquentent LinkedIn.

« Dans le groupe des 25-45 ans, le taux de chômage est à 3,2 %. C'est épouvantable et, selon les données

Utilisation des médias sociaux, recrutement à l’université et à l’étranger : il faut maintenant emprunter de nouvelles avenues pour trouver des candidats intéressants. Trois experts en recrutement nous aiguillent vers des méthodes efficaces.

officielles, 2014 et 2015 seront les pires années en raison de plusieurs variables telles que le vieillissement, les départs à la retraite, la natalité... Il faut que les entreprises développent une offre pour attirer des jeunes qui ont déjà un emploi. Les employeurs doivent se mettre en mode séduction dans la recherche de talents. À défaut de dénicher des employés, c'est la croissance économique de notre région qui en sera affectée. » Les chasseurs de tête doivent aussi adapter leurs méthodes aux générations X et Y, qui n'ont pas la même conception du travail.

Paresseux, les jeunes ?

« Non », dit Rémi Lachance. C'est la valeur du travail qui est descendue dans les priorités. Ce sont des employés très performants et ils n'iront pas au boulot pour tuer le temps. Ils sont impatients et souhaitent une reconnaissance à court terme (salaire, promotion…). » Les employeurs doivent donc tenir compte de ces particularités et bâtir une offre en conséquence.

« Si vous avez un poste à offrir, il faut aller sur le Web et les médias sociaux. Les résultats sont phénoménaux. »

– Rémi Lachance, PDG, Proxima Centauri.

Payant, le recrutement à l'étranger ?

Québec International mène depuis 2008 des missions de recrutement à l'étranger pour faire tourner l'économie régionale. Les besoins en main-d’œuvre sont insatiables et les causes sont connues : outre le vieillissement de la population et les départs massifs à la retraite des boomers, on oublie trop souvent la forte progression de l'emploi. Line Lagacé, vice-présidente à la croissance des entreprises et à la prospection des investissements chez Québec International, note que le taux de remplacement sur le marché du travail est, depuis un an, négatif. « Pour huit personnes qui entrent sur le marché du travail, 10 le quittent. On n'y arrive pas », note-t-elle, ce qui constitue un joli casse-tête pour les employeurs.

L'agence de développement économique a ciblé les bassins de travailleurs disponibles en France, en Belgique, au Brésil et, depuis peu, en Tunisie, en Colombie et dans le nordouest des États-Unis. En France, Québec International organise deux missions de recrutement par année et leur popularité ne se dément pas. Les chiffres donnent

Trois secteurs en pénurie de personnel :

� TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION

� USINAGE (MONTEURS, SOUDEURS)

� TOURISME

un peu l'ampleur du phénomène. « Lors de notre dernière mission, en novembre, nous avons reçu 12 800 demandes de candidats, 1 371 ont été retenues et le tout s'est soldé par 75 embauches. Le salaire moyen versé est de 57 000 $. Depuis le début de ces missions, on totalise 950 embauches de gens qualifiés (salaire de plus de 50 000 $), ce qui a amené 3 300 résidents dans la région de Québec », souligne-t-elle avec plaisir.

Est-il rentable d'investir autant de ressources pour trouver des employés ?

« Oui », tranche la vice-présidente de Québec International, si on considère qu'une entreprise peut aisément dépenser 12 000 $ pour pourvoir un seul poste. Chez Québec International, on s'épate du grand pouvoir d'attraction de la ville de Québec, reconnue pour son dynamisme et sa qualité de vie.

« Pour huit personnes qui entrent sur le marché du travail, 10 le quittent. On n’y arrive pas. »

– Line Lagacé, vice-présidente à la croissance des entreprises et à la prospection des investissements, Québec International.

Recruter de futurs diplômés

« Ce n'est pas un mois avant de terminer leur cours que les finissants doivent commencer à chercher un emploi », fait valoir Richard Buteau, directeur du Service de placement de l'Université Laval (SPLA), le plus gros bureau de recrutement dans la région de Québec. Ce service, qui a 20 ans d'expérience, a su adapter ses méthodes à l'évolution du marché du travail. Il suffit de consulter le rapport d'activités du SPLA pour constater l'étendue de ses initiatives. On y accompagne autant le futur diplômé que celui qui a quitté les bancs de l'université depuis plusieurs années. Bien des dirigeants d'entreprise vous diront qu'ils se tournent spontanément vers l'université quand vient le moment d'embaucher, et Dieu sait que les besoins en main-d’œuvre sont criants !

« Si l'économie de Québec se porte si bien, c'est grâce, pour une bonne part, à l'Université qui produit 10 000 diplômés chaque année », poursuit M. Buteau. À Laval, on parle de « l'effet SPLA » (voir en encadré).

Mais c'est aussi une quinzaine d'activités carrière annuellement, des kiosques, des conférences par des employeurs, un carrefour emploi, du mentorat... On incite les étudiants à se bâtir un Webfolio qui sera constamment mis à jour et qui

Le Service de placement de l'Université Laval ou l’effet SPLA :

� Nombre de candidats dans la base de données : 42 000

� Nombre d’offres d’emploi affichées : 20 000

� Nombre de stages offerts : 2 000

� Nombre d’employeurs : 900

� Nombre de demandes de renseignements traitées en 2013 : 95 000

� Nombre de visites sur le site Web : 6 millions

est précieux dans un univers branché. Entrepreneuriat Laval, mentionne Richard Buteau, a été mis sur pied pour aider des jeunes à se lancer en affaires. Il remarque la croissance constante des médias sociaux et leur importance dans le recrutement de candidats. « LinkedIn, j'y crois, dit-il, mais il est fait pour ceux qui ont une certaine expérience de travail, pas nécessairement pour ceux qui sont encore à la recherche d'un premier emploi. »

Avec un taux de chômage régional qui dépasse à peine 4 %, le marché du recrutement bouillonne. « Ce marché est très favorable; ça n'a pas été toujours le cas », poursuit M. Buteau, évoquant des passages à vide dans le secteur manufacturier ou dans l'embauche dans la fonction publique. Notons que si vous êtes membre de l'Association des diplômés de l’Université Laval, vous avez accès aux services du SPLA. C'est ainsi que l'Université Laval continue de faire partie de votre vie, une fois que vous avez délaissé les banquettes de votre faculté.

« Si l'économie de Québec se porte si bien, c'est grâce, pour une bonne part, à l'Université qui produit 10 000 diplômés chaque année. »

– Richard Buteau, directeur du Service de placement de l'Université Laval.

Rendez-vous sur magazineprestige.com pour les entrevues complètes.

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Jean-Yves Roy, président-directeur général.

25e anniversaire de l’INO

Bien plus que de l’optique

Depuis 25 ans, l’Institut national d’optique de Québec (INO) est reconnu comme le plus grand centre de recherche canadien dans le secteur de l’optique et de la photonique. Mais l’organisation se révèle être beaucoup plus, grâce à son équipe de chercheurs chevronnés qui innovent constamment pour le mieux-être de la Terre entière.

Malgré cette réputation, peu de gens de la région de Québec connaissent l’INO et ses réalisations extraordinaires depuis sa fondation. En 25 ans, il y en a eu de l’innovation à l’intérieur des murs de ce centre de recherche, qui profite de cette étape pour démystifier auprès du grand public les fruits de ses réalisations.

L’INO est au cœur du quotidien de bien des gens, grâce à des applications fascinantes qui se retrouvent dans le secteur de la sécurité, de la visibilité, de la flore aquatique, des analyses sanguines et même des caries dentaires.

PRESTIGE a pu s’entretenir avec quelques scientifiques qui travaillent à cet institut canadien. C’est le cas de M. Paul Grenier, chercheur, qui dirige le projet de recherche Microalgues « Nous élaborons des systèmes optiques qui distribuent la lumière naturelle (solaire) ou artificielle (DEL) sur les microalgues afin qu’elles croissent plus rapidement, pour en faire du biodiesel ou autres produits à haute valeur ajoutée », expose-t-il. Ce dernier a aussi conclu la recherche Canary ayant permis de commercialiser un système de détection

Bilan positif pour l’INO en 25 ans

TRANSFERTS TECHNOLOGIQUES 54

SOCIÉTÉS ESSAIMÉES 29

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES SUR MESURE 5 000

NOMBRE DE BREVETS

178

QUELQUES POURCENTAGES : SCIENTIFIQUES DE HAUT NIVEAU 80 % des 200 chercheurs

PROJETS RÉALISÉS SUR MESURE 90 %

CLIENTÈLE PME 50 %

précoce de carie en dentisterie. « Un faisceau laser est envoyé sur la dent, et l’analyse du signal optique généré révèle la présence d’une carie avant qu’elle soit visible aux rayons X ou à l’œil nu », explique le chercheur.

Ce genre de projets de recherche satisfait grandement le présidentdirecteur général de l’INO, M. Jean-Yves Roy, qui travaille à mieux faire connaître l’organisme à travers ses réalisations. Plus de 200 chercheurs, dont plus de 80 % sont des scientifiques de haut

niveau, 54 transferts technologiques, 29 sociétés essaimées, 5 000 solutions technologiques sur mesure et 183 brevets… c’est tout un bilan pour une entreprise en 25 ans.

Avec ses bureaux de Montréal, Hamilton et Calgary, l’INO rayonne et désire continuer de se développer à l’échelle du pays. « Nous avons un modèle d’affaires qui demande une grande proximité avec le client. Nous souhaitons donc établir des laboratoires avec des ressources techniques en Ontario et dans l’ouest du pays pour assurer une implantation rapide des technologies mises au point pour nos clients », mentionne M. Roy en parlant des axes de croissance d’avenir.

Ce projet nécessite des investissements de 50 millions de dollars sur cinq ans et déploiera quatre laboratoires en Ontario et dans les provinces de l’Ouest, où se trouvent des occasions de croissance très prometteuses pour l’INO. M. Roy travaille actuellement et activement avec le gouvernement fédéral pour permettre le financement de ce projet qu’il souhaite voir se concrétiser le plus rapidement possible.

Claude Chevalier et Linda Marchese ont mis au point un système de caméra Térahertz
Paul Grenier, chercheur, qui dirige le projet de recherche Microalgues.

Des retombées au quotidien

D’ailleurs, les retombées des recherches de l’INO sont d’une grande importance pour les PME et les grandes entreprises canadiennes, mais également pour tous les consommateurs qui peuvent compter sur l’optique dans leurs activités quotidiennes.

L’ingénieur électronique Claude Chevalier fait partie des membres de l’INO depuis 10 ans et sa collègue, Linda Marchese, y travaille depuis sept ans. Tous deux ont mis au point un système de caméra Térahertz qui analyse des images encore plus loin que l’infrarouge. « Le visible possède un niveau de longueur d’onde, l’infrarouge suit et encore plus loin se trouve le térahertz. C’est une caméra qui peut être notamment utilisée dans le domaine de la sécurité, mais qui est sans danger comparativement au rayon X », dit

L’INO s’éclate

M. Chevalier. Ce système d’imagerie a nécessité huit années de recherche, rajoute Mme Marchese.

Ces deux chercheurs ont également participé au projet NIRST qui est actuellement en orbite dans l’espace. Il s’agit d’un système de caméra infrarouge qui mesure la température à la surface de la Terre. Conçue à Québec, pour le compte de l’Agence spatiale canadienne, cette technologie a été acquise par l’Agence spatiale de l’Argentine.

Quant au chercheur Christophe Rivière, il est très fier d’avoir participé avec son équipe au projet MicroFlow, premier cytomètre miniature dans la Station spatiale internationale, permettant d’analyser notamment la composition du sang. Cet appareil, manipulé par l’astronaute Chris Hadfield lors de sa dernière mission spatiale, utilise un laser pour compter des particules

Le grand public aura l’occasion de rencontrer de nombreux chercheurs de l’INO et de voir quelques-unes de ses étonnantes réalisations lors d’un grand rendez-vous à ne pas manquer, organisé en collaboration avec le Musée de la civilisation, les 22 et 23 mars prochains.

à partir de liquides, mais dans des conditions spatiales. « Nous avons réussi à percer une fibre optique pour lire des échantillons de sang et autres particules dans des liquides. C’est une technologique unique conçue par l’INO pour l’Agence spatiale canadienne et elle est brevetée », mentionne M. Rivière, qui a joint l’INO il y a quatre ans.

Pour sa part, M. Pierre Cottin a mis au point la technologie Visi+ au cours des dernières années. Élaboré en collaboration avec l’industrie minière, ce système conjugue un phare laser à une caméra pour améliorer la visibilité d’un conducteur pris dans le brouillard, la fumée ou la neige. « C’est un système qui est très précieux, notamment pour des sauvetages en milieu souterrain, comme dans les mines », souligne M. Cottin. Cet instrument pourrait cependant être aussi commercialisé pour d’autres services d’urgence (incendies, police, ambulances).

INFORMATION

Téléphone : 418 657-7006

Courriel : info@ino.ca

Site Web : ino.ca

Christophe Rivière a participé au projet MicroFlow.
Pierre Cottin a mis au point la technologie Visi+.

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■ PAR ANNIE SAINT-PIERRE Affaires

Parcours d'homme

Pourtant né les deux pieds sur terre, ayant grandi sur une ferme de Cambridge, en Ontario, Chris Hadfield a su dès l’âge de neuf ans qu’il s’envolerait un jour vers l’espace.

Il aura mis 27 ans pour réaliser son rêve d’enfance : décoller de la Terre pour toucher le ciel et franchir le mur du son, exactement comme il l’avait vu lors de la mission Apollo XI qu’il avait regardée à la télévision, en 1969, totalement émerveillé.

M. Hadfield a toujours été influencé par l’aviation. Son père était pilote professionnel (et il l’est toujours à 80 ans), ses deux frères, sa belle-sœur et son neveu le sont aussi. Mais il voulait aller plus haut que l’avion et plus vite encore… « J’ai été instructeur de ski alpin, j’aimais la vitesse, mais surtout, j’aimais contrôler la vitesse. J’aime le danger, mais uniquement dans un but précis », raconte M. Hadfield au cours d’une entrevue exclusive qu’il a accordée à PRESTIGE lors d’une récente visite à Québec. Il préfère les risques contrôlés, se tient loin des sauts à l’élastique (bungee) et en parachute, qui n’ont aucun objectif précis.

L’astronaute a fait une présentation à des gens d’affaires de Québec en marge des festivités du 25e anniversaire de l’Institut national d’optique (INO). Il a aussi rencontré un groupe d’enfants. « Je veux demeurer utile à la communauté.

Je veux surtout lui dire qu’on est capable de réaliser nos rêves et d’atteindre nos objectifs », mentionne l’astronaute retraité de 54 ans, marié à Hélène, sa fidèle compagne des 38 dernières années.

Devant son jeune auditoire, il a rappelé avoir été sélectionné parmi 5 330 candidats pour être l’un des quatre

Ceci est le troisième volet d’une série de reportages consacrés à des hommes d’exception et à leur parcours de vie inspirant. Prochain volet : mai 2014.

astronautes canadiens de sa dernière mission à bord du module russe Soyouz

Le Québec

Même s’il s’est rendu trois fois dans l’espace, a fait 2 336 fois le tour de la Terre pendant presque cinq mois, au cours desquels il a été commandant spécial de la station spatiale internationale, Chris Hadfield se dit très attaché au Québec. « Ma fille est née à Chicoutimi pendant que j’étais pilote de chasse de CF-18 en 1985, sur la base de Bagotville », raconte-t-il. Trois ans plus tard, la famille s’est installée en

viennent de faire l’acquisition d’une demeure au centre-ville de Toronto. « Nous avons enfin notre propre maison, après avoir passé notre vie en location. Nous déballons nos boîtes, c’est comme si c’était Noël. C’est nécessaire de passer notre période d’adoption, comme une période de grâce. Je cherche à être utile », dit l’astronaute en constatant que plusieurs de ses confrères américains et canadiens sont devenus politiciens ou sénateurs. Il écarte d’abord cette éventualité avant de répondre qu’il « pourrait y songer ».

Californie. Il a aussi habité Houston, au Texas, où sa demeure a été soufflée par un ouragan à deux reprises.

En plus de vivre dans l’espace, Chris Hadfield a habité la Russie, où il a appris la langue. « J’ai travaillé 26 ans à l’étranger et je trouve que le Canada a beaucoup changé », lance-t-il. Les changements planétaires, les relations avec les États-Unis, la place du Canada sur l’échiquier mondial, l’immigration, la religion… tout a évolué.

Mais cela ne l’a pas éloigné de son désir de revenir s’installer au pays une fois retraité. M. Hadfield et son épouse

Sa perception de l’humain n’est plus la même non plus depuis qu’il a séjourné aussi longtemps dans l’espace. C’est pourquoi il sait bien que le projet Mars One est peut-être un peu hâtif. « C’est un beau projet, mais il est impossible actuellement, car nous n’avons pas le vaisseau spatial ou le véhicule pour nous y rendre », estime-t-il.

Pour l’instant, il aime bien offrir des conférences et continuer d’écrire, tout en étant professeur à mi-temps à l’Université de Waterloo. « Je pense que c’est possible de continuer d’influencer, je connais bien la vie », conclut-il.

« Je veux demeurer utile à la communauté. Je veux surtout lui dire qu’on est capable de réaliser nos rêves et d’atteindre nos objectifs. »

CHRIS HADFIELD

D’agriculteur à astronaute, de la terre à l’atmosphère
Photo : Caroline Grégoire

Affaires projet

COLLECTION DE LA FAMILLE DEMERS

Petites histoires de GRANDES VOITURES D’EXCEPTION

Mon cœur bat à cent à l’heure. Depuis le temps que j’en rêve, que j’en entends parler ! Le jour J est enfin arrivé. Je m’apprête à franchir la porte d’un hangar qui, de l’extérieur, n’annonce absolument rien de l’univers auquel j’aurai bientôt accès. À peine entré dans le vestibule, je comprends rapidement que, même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pu imaginer un tel paradis de voitures d’exception ! PRESTIGE vous invite à une visite guidée de quelques-uns des fabuleux joyaux de cette collection unique au monde de la famille Demers.

Un secret dévoilé

Septembre 2013. Les médecins Jean-Pierre Gagné et Karine Girard organisent une Virée de voitures de rêve au profit de la Fondation du CHU de Québec. À l’occasion de cette collecte de fonds, plusieurs prix sont mis à l’encan, dont quelques visites, avec accès très limité (et d’une valeur de 2 500 $ à 3 000 $ par visite) permettant d’aller admirer l’une des plus belles (sinon LA plus belle) collections de voitures au monde. Fait le plus étonnant, cette collection cachée ne se trouve pas à New York ou à Las Vegas, ni même à Dubaï, mais ici même, au Québec, à Thetford Mines plus précisément. Elle appartient à la famille Demers depuis trois générations et tous les revenus des visites que cette dernière récolte sont remis à des œuvres caritatives, dont celles de la Fondation du CHU. Or, avant la tenue de cette Virée de voitures de , très peu de gens connaissaient son existence. Aujourd’hui, tout le monde en parle, entre autres grâce à l’animateur de radio du FM93, Sylvain Bouchard, qui a partagé son émerveillement avec ses auditeurs à la suite de sa visite. La nouvelle s’est ensuite répandue comme une traînée de poudre. Aussi époustouflante que mystique, cette collection se cherche aujourd’hui un lieu d’exposition où elle pourra s’offrir aux yeux du grand public. Plusieurs villes au Québec, au Canada et même dans le monde se sont montrées intéressées à l’accueillir. Pourquoi pas la ville de Québec ?

Si vous croyez en ce projet, manifestez-vous : redaction@magazineprestige.com.

Le retour des eighties

Cela fait déjà 40 ans que la Lamborghini Countach a été produite. Le modèle que vous voyez ici est sa version LP 500, aussi appelée 5000 S par les connaisseurs. Celle-ci a été présentée lors du Salon de Genève, en 1982. Imaginez, au tournant des années 1980, cette voiture à moteur V12 en position longitudinale arrière (d’où le LP pour longitudinal posterior) produisait plus de 375 chevaux, était équipée de pneus de 15 pouces (!) et pouvait atteindre 300 km/h : des prouesses pour l’époque. « Tous les amateurs de voitures de plus de 30 ans connaissent la Lamborghini Countach, icône des années 80. Elle a fait rêver des générations et des générations », relate M. Roger Demers. J’ajouterais qu’elle s’est retrouvée très souvent affichée sur de nombreux murs de chambre d’adolescents aux côtés de Samantha Fox et Paula Abdul… On dit

que l’appellation de cette exotique aurait été amenée par Bertone, qui se serait exclamé « Countach ! » en voyant l’œuvre de Marcello Gandini. Cette expression piémontaise signifiant « Quelle beauté ! » aura alors été retenue pour la voiture mythique. Celle de la collection Demers n’a jamais roulé. Exemplaire unique, elle a été achetée par un collectionneur de l’époque et conservée telle quelle. Tout dans cette voiture transpire les eighties. Il ne nous manquait que Thriller de Michael Jackson en trame de fond pour nous faire carrément retomber dans l’ambiance de ces années.

Une Rolls, de la chasse et de l’argent massif

Ici, vous contemplez l’unique exemplaire d’une Rolls 1921, produite spécialement pour le vice-roi de l’Inde. Imaginez, selon M. Demers, cette voiture aurait été spécialement conçue pour le vice-roi afin de lui servir de véhicule de fonction… lors de ses escapades de chasse. Chose encore bien plus surprenante, chaque pièce que vous voyez briller sur la photo – et je dis bien chaque pièce – est en argent massif ! « Il n’y a aucun placage; les roues, par exemple, sont en argent massif, raconte M. Demers. Visiblement, l’aspect monétaire n’était pas un facteur très important… À l’époque, RollsRoyce construisait les voitures à l’image de ses propriétaires. Dans le cas présent, comme il s’agit d’un vice-roi, on a utilisé un métal précieux. »

Véhicule… de chasse !
Le designer Marcello Gandini

Ce Cord L-29 boattail Speedster est tout simplement ahurissant. Il transpire le sex appeal sous tous ses angles, de la couleur de sa carrosserie jusqu’aux cuirs rouge passion de son habitacle. Pas surprenant que Paul Bern, alors producteur de films pour la MGM et nouveau mari de la célèbre pin-up Jean Harlow (qui a fait partie de la distribution du film Hell’s Angels, produit par Howard Hughes, un autre célèbre personnage ayant une place importante dans la collection des Demers – voir en page 26), lui ait offert ce cadeau pour leur nuit de noces. Toutefois, deux mois plus tard, Bern mourait d’une balle dans la tête, la police trouvant une note attestant qu’il se serait suicidé. Certaines rumeurs laissent croire que Harlow et Bern n’auraient jamais pu consommer leur amour, puisque ce dernier était impuissant. D’ailleurs, ce dernier aurait laissé une célèbre note sur laquelle on pouvait lire : « Dearest dear, Unfortunately

Sublime Hispano-Suiza

Quelle beauté que cette Hispano-Suiza !

Aussi sexy que la pin-up

this is the only way to make good the frightful wrong I have done you and wipe out my abject humiliation. I love you. Paul. You understand last night was only a comedy. » Sur une autre note, celle-là plus positive, ce coupé a remporté le prix Pebble Beach à trois reprises et a obtenu la mention Senior, soit la plus haute distinction, dans ce concours d’élégance. Certains récits relatent d’ailleurs que cette voiture aurait disparu ou aurait été détruite durant la Seconde Guerre mondiale. Visiblement, M. Roger Demers a une réponse différente à cette affirmation.

La duchesse de Westminster vers 1930.

Les voitures de cette marque étaient, à l’époque, produites uniquement pour les plus nantis de la société. M. Demers m’explique que cet exemplaire, une K6, aurait été construit sur mesure pour les sang bleu, soit la famille royale d’Angleterre. Plus précisément, elle aurait été conçue pour la duchesse de Westminster. La duchesse l’aurait alors conservée trois ans, puis la voiture serait ensuite passée à la famille Coty, de riches parfumeurs français. Véritable beauté, la Hispano-Suiza est l’un des plus beaux spécimens sur quatre roues que j’ai eu le privilège d’admirer au cours de ma vie (et le mot « privilège » est bien choisi). M. Demers m’explique que, lors d’un concours tenu par la famille Dion-Angélil au club de golf Le Mirage, où l’on avait regroupé les 100 plus belles voitures du continent nord-américain, Luigi Chinetti, l’un des juges de l’événement, triple vainqueur du Mans et unique importateur de la marque Ferrari aux États-Unis pendant de longues années, lui aurait décerné le titre de plus belle voiture du monde, ajoutant que s’il en existait une plus belle, le bon Dieu l’avait conservée pour lui. Fait important à mentionner : vous ne verrez cette voiture nulle part ailleurs, puisqu’il s’agit du seul exemplaire sur la planète.

Le couple Paul Bern et la célèbre pin-up Jean Harlow.

La Bugatti de Riopelle

Hughes et sa voiture de bois

fait partie des dix voitures de la collection du célèbre peintre JeanPaul Riopelle, voiture qu’il a lui-même conduite. « De ces voitures, sept ont été déclarées parmi les 100 plus belles voitures du monde », nous explique M. Demers. Il ajoute que « cette Bugatti est très particulière. Il s’agit d’une Letourneur & Marchand », un carrossier

se spécialisant dans l’habillage de voitures d’exception, comme des Duesenberg, Hispano-Suiza, Rolls-Royce, Minerva et, évidemment, Bugatti. « Ces voitures étaient construites en très petite quantité dans les années 30. Elles furent très prisées par les gens riches. Celle-ci fut initialement achetée par la famille Matisse, propriétaire de galeries d’art. C’est d’ailleurs elle qui a vendu la voiture à Jean-Paul Riopelle. On estime, au maximum, à cinq la production de ce cabriolet. » Anecdote extrêmement intéressante : les Bugatti n’étaient pas vendues à n’importe qui. M. Demers m’explique qu’Ettore Bugatti, président de la marque, invitait tous les futurs acheteurs à venir manger avec lui dans son hôtel situé à côté de son usine. S’il vous aimait, il vous construisait une voiture. Dans le cas contraire, vous deviez faire une croix sur une Bugatti neuve… Ça, c’est de l’exclusivité !

Exemplaire unique, ce Cord 1936 a appartenu à Howard Hughes. Pilote, producteur de films et homme d’affaires prospère, M. Hughes a été l’un des hommes les plus puissants et riches des États-Unis. Il a notamment fait voler le plus gros avion de bois au monde, le Hercules, également surnommé Spruce Goose (le métal était alors réservé à l’effort de guerre), qui mesurait 67 mètres de long et avait plus de 97 mètres d’envergure. Passionné d’aviation et de bois, il a donc fait construire, sur mesure, une voiture qui en serait le prolongement. C’est cette dernière qui est exposée dans la collection Demers. « Exemplaire évidemment unique, cette Cord a la particularité d’avoir été faite avec la carlingue d’un biplan. La partie avant, où se trouve le moteur, est en métal, mais la partie arrière est en bois. M. Hughes a donc utilisé un avion biplan et l’a fait démonter chez Packard afin de le faire monter sur un châssis d’automobile », explique M. Demers.

Jean-Paul Riopelle et sa Bugatti
L’ingénieux Howard Hugues

Lors de la visite de PRESTIGE en prévision du reportage :

M. Roger Demers en compagnie de Pierre Paul-Hus, qui fait partie des gens d’affaires intéressés à ce que la collection de la famille Demers soit exposée à Québec.

Autant en emporte le vent

Schacht et le premier deux cylindres à plat

Schacht, une compagnie presque oubliée en Amérique du Nord, a connu de belles années au début des années 1900 avec une production totale de 8 000 véhicules qui s’échelonna de 1903 à 1913. La compagnie de Cincinnati, en Ohio, créée par William et Gustav Schacht, a d’ailleurs produit des véhicules portant les appellations H et B, avant d’être incapable de faire face à la concurrence d’une certaine Ford Modèle T, cessant ainsi sa production automobile en 1913. La voiture que vous admirez ici, une 1903, n’est nulle autre que la toute première voiture à moteur Boxer, aussi appelé moteur à plat, à deux cylindres produite au monde. On doit donc à Carl Benz le tout premier moteur à plat monocylindre en 1896, mais c’est à Schacht que l’on doit le premier moteur deux cylindres. Depuis, ce moteur a fait ses preuves et a notamment été popularisé grâce à la Coccinelle de Volkswagen. Aujourd’hui, certaines compagnies utilisent encore ce type de motorisation, Porsche étant l’une d’elles.

Cette superbe Cord L-29 1930 a appartenu à William Clarke Gabble, célèbre acteur ayant notamment joué dans le film Autant en emporte le vent. M. Demers nous explique d’ailleurs que « dans les années 1930, les premières voitures de série étaient toujours destinées à des vedettes pour en faire la publicité. Cette Cord, par exemple, était la toute première traction au monde. M. Gabble a

*Les données historiques contenues dans ce reportage ont fait l’objet de recherches et de vérifications. Néanmoins, ces données peuvent varier selon les sources et certaines demeurent obscures. Ce reportage a donc été réalisé d'après les connaissances actuelles.

PHOTOS : LOUIS ARTHUR
Moteur à plat
L’acteur Clark Gabble

Vertisoft

Pour offrir à votre entreprise toute la sécurité qu’elle mérite

Vous êtes dirigeant d’une petite ou moyenne entreprise et vous souhaitez doter cette dernière d’un partenaire technologique de premier plan dans les domaines de l’hébergement sécurisé, du Web et de la commercialisation, des solutions de gestion intégrées, ainsi que des services techniques et des produits informatiques ? Ce qui suit pourrait fort bien vous intéresser !

PAR FRÉDÉRICK MASSON

Véritable guichet unique pour la PME, l’entreprise Vertisoft, qui compte des bureaux à Victoriaville, Boucherville et, depuis maintenant 10 ans, à Québec, offre une vaste gamme de solutions spécialisées en ce qui a trait aux technologies de l’information. Avantageusement positionnée sur le marché, notamment dans l’axe situé entre la métropole et la capitale, elle propose à sa clientèle des produits répondant à ses besoins actuels, mais aussi futurs.

Choisir Vertisoft, c’est faire confiance à une équipe qui vise le dépassement. Portés par le professionnalisme, la passion et le souci de contribuer au succès de leurs clients, les quelque

50 employés qui font battre le cœur de l’entreprise sont plus engagés que jamais dans la poursuite de son développement. Une réalité qui n’est certes pas étrangère au fait qu’à ce jour, plus de 800 clients ont opté pour le groupe 100 % québécois.

« Les PME représentent plus de 50 % de l’économie de la province, explique Alain Bellemare, directeur réseaux, sécurité et infrastructures chez Vertisoft. Elles évoluent dans des marchés très compétitifs et cherchent à tirer leur épingle du jeu. Pour y arriver, elles doivent miser sur des technologies à la fine pointe, tout en ayant la capacité d’être à la hauteur de leurs ambitions. C’est là que nous entrons en scène. »

« S’il est un domaine où il vaut mieux prévenir que guérir, c’est bien en informatique. »

Hébergement sécurisé et informatique en nuage

Bien que la technologie connaisse une croissance marquée depuis les dernières années, l’hébergement sécurisé des données dans un nuage informatique demeure un concept encore abstrait pour plusieurs. L’idée consiste essentiellement à stocker sur des serveurs virtuels l’ensemble des données informatiques de votre entreprise, plutôt que d’assurer vous-même l’opération par l’entremise d’un serveur à l’interne qui entraînera une perte d’espace physique, des coûts d’entretien, des mises à jour régulières, sans oublier qu’il pourrait vous faire faux bond à tout moment.

« L’avantage Vertisoft, c’est de travailler en collaboration avec une entreprise d’ici, qui possède son propre centre de données au cœur même de son siège social. En ne dépendant pas d’un tiers, non seulement nous conservons le contrôle total sur nos infrastructures, mais nous sommes en mesure d’intervenir rapidement lorsqu’une complication survient. Mieux encore, grâce à notre nouvelle solution de télésurveillance VisionR, il nous est notamment possible de détecter à distance d’éventuelles situations néfastes dans un parc informatique et d’en aviser nos clients afin que des correctifs soient apportés avant même l’apparition du problème. On pense entre autres aux risques de vulnérabilité et aux failles de sécurité, aux pertes de connectivité, au seuil critique d’utilisation de l’espace disque ou aux besoins de renouvellement de certains logiciels », mentionne David Morin, directeur-conseil, solutions d’infrastructures de l’entreprise.

Guillaume Paris, directeur-conseil solutions hébergées; David Morin, directeur-conseil solutions infrastructures; Alain Bellemare, directeur réseaux, sécurité et infrastructures.

Louis Fiset, technicien réseaux et infrastructures, conseiller solutions TI.

Des solutions adaptées

Vertisoft se fait un point d’honneur d’accompagner chacun de ses clients dans l’atteinte de ses objectifs. Une mission rendue possible grâce à une équipe dévouée, à un service personnalisé et à un atout qui fait que l’entreprise profite d’une longueur d’avance sur la concurrence : sa flexibilité.

Avec à son bord des spécialistes expérimentés et certifiés dans des domaines aussi variés que le stockage, la virtualisation, la réseautique et la

Vertisoft, c’est…

• DES BUREAUX À QUÉBEC, VICTORIAVILLE ET BOUCHERVILLE.

• 50 EMPLOYÉS

• UN SERVICE 24 HEURES SUR 24, 7 JOURS SUR 7

sécurité, qui comptent sur plus de 200 années d’expérience cumulée, Vertisoft fait de la qualité de chacune de ses interventions une priorité. Que ce soit sur place ou à distance, et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, l’écoute des besoins des clients est à la source même de ses relations d’affaires.

« De nos jours, les exigences des PME sont très différentes les unes des autres. C’est pourquoi nous adaptons nos propositions en fonction des réalités de chacun. Cela évite de payer pour des services non désirés tout en maximisant la productivité », conclut M. Bellemare.

Faire appel à Vertisoft, c’est opter pour la disponibilité, la simplicité, la flexibilité et l’économie. Mais par-dessus tout, c’est choisir une tranquillité d’esprit inégalée lorsqu’il est question de solutions technologiques adaptées.

INFORMATION : Site Web : vertisoftpme.com

Technologie

TECHNOLOGIE EN ENTREPRISE

Trois tendances à observer

� La mobilité

Gens d’affaires, êtes-vous au fait que votre entreprise peut se tourner vers la technologie pour évoluer et même pour augmenter sa rentabilité ? Voici trois tendances auxquelles vous devriez porter attention.

Les tablettes numériques, les téléphones intelligents et les ordinateurs portables… De plus en plus de gens en possèdent et les utilisent de maintes façons. La question est maintenant de savoir comment votre entreprise peut tirer profit de cette mobilité grandissante. Première façon : par le commerce électronique. Si votre entreprise vend des biens ou des services, vous vous devez d’offrir l’option d’acheter à l’aide de la technologie mobile. Citons, en exemple, le paiement à la caisse à l’aide du téléphone intelligent (techno NFC). Dans un deuxième temps, pensez géolocalisation. Il vous est en effet possible, grâce à l’installation de bornes d’accès sans fil logées dans le plafond, d’obtenir des données intéressantes sur le comportement des clients qui franchissent la porte de votre commerce : combien de temps passent-ils devant un étalage, quels sont leurs déplacements à l’intérieur du commerce et combien de temps y restent-ils ?

� L’infonuagique

Tendance lourde s’il en est une : le phénomène de l’infonuagique, soit l'entreposage de vos données (comme vos big data) et leur traitement par des ordinateurs ultra-performants, offerts par des services informatiques hors de vos locaux. En 2014, nul besoin de payer le gros prix pour avoir accès à un serveur de courriels d’entreprise, à des outils de partage de fichiers ou d’archivage d’information… À titre d’exemple, Amazon, par l’entremise de son service AWS Glacier, propose de conserver vos archives de données de la manière la plus sécuritaire qui soit au coût dérisoire de 0,01 $ par mois (oui, un petit sou noir !), et ce, pour un gigaoctet de données.

� Les données de masse

Les données de masse (big data) sont ce phénomène qui consiste à récolter des données sur tout, quasiment à l’aveuglette, dans le but d’en faire l’analyse. En tant que consommateur, vous êtes des machines à produire des données. Songez une seconde à tout ce que votre compagnie de carte de crédit connaît sur vous. En tant qu’entreprise, il est devenu essentiel d’accéder à ces données, car celles-ci permettent d’en apprendre beaucoup sur vos clients, sur vos employés, et même sur vos équipements. Par exemple, la compagnie GE, qui fabrique des moteurs d’avion, récolte, en temps réel, une tonne de données sur chacun de ses moteurs en circulation. Elle est ainsi en mesure de savoir si un moteur performe mieux qu’un autre dans une situation donnée. La géolocalisation et la mobilité, présentées dans la tendance ci-contre, génèrent une très grande quantité de données qu’il faut analyser. Saviez-vous qu'il existe aussi un excellent outil pour commencer votre exploration dans le monde des données de masse : le chiffrier Excel de Microsoft ?

Affaires Capsules

Déjà 20 ans pour le Salon des communications

Lancé en 1994 par des étudiants en communication de l’Université Laval, en étroite collaboration avec Claude Cossette, le Salon des communications (SDC) continue de s’affirmer d’année en année, prouvant du même coup que la relève dans ce domaine est dynamique et fin prête à relever des défis de taille sur le marché du travail. Pour cette 20e édition, le SDC s’offre le Fairmont Le Château Frontenac, le 13 mars, pour une journée de conférences et d’ateliers qui se terminera par un cocktail réseautage entre divers spécialistes influents dans le monde des communications et la relève. PRESTIGE sera d’ailleurs partenaire de cette journée qui s’annonce captivante. Rendez-vous sur magazineprestige.com pour connaître le programme de la journée.

Saviez-vous que…

Après la Pennsylvanie, puis le Tennessee, Biscuits Leclerc ouvrira bientôt une sixième usine à Phoenix, en Arizona, ce qui lui permettra entre autres de réduire considérablement les coûts de transport vers la Californie, un territoire important déjà desservi. L’entreprise agroalimentaire familiale, dont le siège social est situé à Saint-Augustin-de-Desmaures, prévoit

12 CONFÉRENCES

SUJETS

ROI (RSI) des médias sociaux, Comment créer un monde auquel les gens veulent appartenir, Grandes tendances 2014, Gestion de communauté, Pinterest, Facebook, Médias sociaux en événements, Innovation et mobilité, Et plusieurs autres…

CONFÉRENCIERS Information et inscription

PARTENAIRES

L’équipe dynamique du Salon des communications 2014

■ Collaboration spéciale de Me JEAN-FRANÇOIS BERTRAND, Tassé Bertrand Avocats

Quand la s’invite, le syndic s’en mêle FAILLITE

En raison de l’économie défaillante, des coûts et des délais liés au système judiciaire, on constate que, dans de plus en plus de dossiers litigieux, l’une des parties doit composer avec un adversaire qui n’a d’autre choix que de faire faillite.

Lorsque votre adversaire fait cession de ses biens, le syndic devient inévitablement impliqué dans les procédures judiciaires. Toute demande visant le failli devra lui être adressée. Dans un tel contexte, le Code civil du Québec et le Code de procédure civile ne s’appliquent plus; il faut plutôt recourir à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, aux Règles générales de la faillite et aux Instructions du surintendant.

En effet, à compter de la date de la faillite, le syndic a la « saisine » de l’actif du failli. En d’autres termes, il prend littéralement la place du failli : tout droit et bien du failli lui est alors dévolu pour constituer ce que l’on appelle le « patrimoine de la faillite ».

Dans l’éventualité où, pour bien mener votre dossier judiciaire, vous devez questionner personnellement le failli ou son dirigeant, vous devrez préalablement obtenir une autorisation du tribunal, même si les parties y consentent.

Au surplus, si des actifs composant le patrimoine de la faillite s’avèrent essentiels pour votre recours, qu’il s’agisse de plans de chantier, de bons de commande ou de toute information se rapportant aux affaires du failli, il importe d’insister sur le fait que le syndic n’a pas l’obligation de vous les transmettre, mais simplement de vous donner accès à tous les documents dont il a la saisine.

À cet égard, il est important de souligner que le syndic a l’obligation de conserver certains documents, dont le livre de la société, pour une période de quatre ans après la libération du failli.

Si vous désirez obtenir de l’information sur les affaires courantes du failli datant de plus de deux ans avant la faillite, il est fort à craindre que le syndic ne puisse vous les fournir, puisqu’il n’a pas l’obligation de les conserver au-delà de cette période.

Tassé Avocats devient

Tassé Bertrand Avocats

Changement de dénomination pour le cabinet d’avocats spécialisé en droit des affaires et en litige commercial exerçant ses activités principalement auprès des entreprises québécoises.

Dès le début de sa pratique en 2004, M s’est joint à l’étude à titre d’avocat du secteur litige. Depuis sa nomination en tant qu’associé en 2008, son implication n’a cessé de croître, de sorte qu’il agit maintenant à titre d’associé responsable du secteur litige, tout en continuant de mettre à profit, auprès de sa clientèle, son expérience acquise au fil des ans.

Au-delà du changement de dénomination, l’étude Tassé Bertrand Avocats continue d’offrir ses services d’excellence grâce à une équipe composée d’une douzaine de professionnels aguerris, qui se font un devoir d’accomplir les mandats qu’on leur confie selon la philosophie du cabinet : « intégrité et pragmatisme ».

UN CABINET COMPOSÉ D’UNE DOUZAINE DE PROFESSIONNELS AGISSANT PRINCIPALEMENT DANS LE DOMAINE DU DROIT DES AFFAIRES, NOTAMMENT :

Me Jean-François Bertrand et Me Sylvain Tassé

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

Vendredi 21 mars, 18 h 30

20e BAL DES GRANDS ROMANTIQUES

Présenté par Québecor, au profit de la Fondation du CHU de Québec Centre des congrès de Québec

FORMULE : Soirée gala incluant danse et repas gastronomique, sous le thème Le Bal de tous les possibles, spécial 20e édition.

COPRÉSIDENCE D’HONNEUR :

M. Louis Vachon, président et chef de la direction, Banque Nationale; M. Michel Dallaire, ing., président et chef de la direction, Cominar; et M. Claude Choquette, FCPS, FCA, PDG, Groupe Le Massif, et président, HDG inc.

COÛT : 600 $ par carte, plusieurs plans de commandite offerts.

INFORMATION ET RÉSERVATION : 418 525-4385 ou fondationduchudequebec.ca

1er avril 3 au 5 avril

Mardi 1er avril, dès 19 h

FESTIVAL DES VINS DE CALIFORNIE

Au profit de la Fondation Élan, pour les usagers de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec

Terminal de croisière Ross Gaudreault

COPRÉSIDENCE D’HONNEUR :

Mme Marie-Josée Guérette, viceprésidente exécutive aux affaires corporatives, La Capitale groupe financier; et M. Marcel Bérubé, président, Groupe Perspective.

COÛT : 150 $ par billet

INFORMATION : 418 529-9141, poste 4366

INSCRIPTION EN LIGNE : fondationelan.com

3 avril

3 avril, 20 h

GALA-BÉNÉFICE DES VIOLONS DU ROY ET LA CHAPELLE DE QUÉBEC

Au profit des Violons du Roy

Palais Montcalm

PRÉSIDENCE D’HONNEUR : Mme France Croteau, vice-présidente régionale, Québec, Banque Nationale. MAÎTRE DE CÉRÉMONIE : Mme Diane Martin, animatrice de l’émission La musique parle, Première Chaîne de Radio-Canada.

AU PROGRAMME : Incursion dans l’univers de la musique des films de Denys Arcand, suivie d’un cocktail et d’un encan silencieux.

COÛT : 200 $ par billet, divers plans de commandite offerts.

INFORMATION : Mme Brigitte Dubé au 418 692-3026, poste 225, ou bdube@violonsduroy.com.

Jeudi 3 au samedi 5 avril

CAMPAGNE DE LA JONQUILLE

Au profit de la Société canadienne du cancer

Dans divers établissements publics de la grande région de Québec

Pour vous impliquer en tant que bénévole ou pour acheter votre bouquet de jonquilles : Mme Linda Samson, coordonnatrice de la campagne de la jonquille, au 418 683-8666, poste 6112, ou lsamson@quebec.cancer.ca.

Mardi 15 avril, 17 h 30

COCKTAIL DÎNATOIRE-BÉNÉFICE ANNUEL

Au profit de La Société Alzheimer de Québec

Hôtel Château Laurier Québec

PRÉSIDENCE D’HONNEUR : M. Michel Dallaire, président et chef de la direction, Cominar.

COÛT : 175 $ par billet

INFORMATION ET RÉSERVATION : 418 527-4294, poste 29, ou lcaron@societealzheimerdequebec.com.

Marcel Bérubé
France Croteau
Marie-Josée Guérette
Denys Arcand

PLAISIR D'ÊTRE

BIEN CHEZ SOI

PLAISIR DE BIEN BOIRE ET MANGER

VOUS ENTREZ À L’INSTANT DANS LA SECTION

PLAISIRS

PLAISIR DE CONDUIRE

PLAISIR DE VOYAGER

Le club des cinq

J’ai lu dernièrement quelque part (malheureusement, la source m’échappe) que nous sommes la moyenne des cinq personnes dont nous sommes les plus proches. Autrement dit, nous sommes influencés, de manière positive ou négative, par ceux et celles qui gravitent le plus près de nous et nous finissons par leur ressembler en partie.

Cette « équation » n’a rien de très étonnant en soi. Qui d’entre nous n’a pas déjà été influencé par l’enthousiasme contagieux, ou encore, intoxiqué par le négativisme pernicieux d’une personne faisant partie de notre « club des cinq » ? S’il ne s’agit pas d’une grande révélation, cette affirmation m’a néanmoins amenée à réfléchir sur les gens

importants qui ont jalonné ma vie à partir de la petite enfance. J’en suis arrivée au constat que j’ai eu de la chance. Vraiment beaucoup de chance, car la somme des cinq personnes d’influence, à divers moments de ma vie, s’est presque toujours avérée positive. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Imaginez un petit enfant qui vit dans une famille où les mauvais traitements et la négligence font partie du quotidien. Imaginez une adolescente qui vit dans une bonne famille, mais qui fréquente un garçon ayant vécu de la violence dans la sienne. Les exemples d’enfance et de jeunesse « maganées » sont innombrables et expliquent bien souvent pourquoi, à l’âge adulte, nous nous retrouvons à côtoyer des proches qui entretiennent une vision obscure de la vie et qui finissent par nous faire broyer du noir également.

Mais puisque, justement, nous sommes devenus adultes, nous avons maintenant le pouvoir d’accepter ou de refuser de laisser entrer des gens dans notre vie. Il ne tient qu’à nous d’effectuer une judicieuse sélection de ceux et celles qui feront partie de notre « club sélect des cinq ». Et si nous ne pouvons éloigner certaines personnes de notre entourage immédiat, nous avons toujours le pouvoir de leur accorder ou non de l’attention.

Plus important encore, je crois que tous, autant que nous sommes, et même si nous avons vécu des épreuves, nous devrions nous efforcer d’être ou de devenir un bon membre du club des cinq des autres, que ce soit nos enfants, notre amoureux, nos amis, nos collègues de travail… C’est en étant nous-mêmes cet élément positif dans la vie de nos proches que nous contribuerons à améliorer le monde dans lequel nous vivons.

■ PAR BRIGITTE TRUDEL

HAVRE DE PAIX

sur l’île d’Orléans

Cette belle demeure ancestrale nous livre la promesse d’un lieu préservé de toute complication. Dans ce paradis empreint de touches champêtres s’ajoute le luxe d’un confort haut de gamme, qui donne envie d’y savourer ses dimanches après-midi, d’y passer des heures douces au fil du fleuve Saint-Laurent qui coule tranquille et qui vient bercer dans ses moindres recoins cette résidence de rêve.

Flanquée d’une majestueuse clôture blanche, digne protectrice des regards indiscrets, cette demeure ancestrale au cachet sans pareil règne au village de Saint-Laurent. Ses cheminées et ses lucarnes témoignent fièrement de son architecture du XIXe siècle, laquelle a été préservée avec le plus grand soin par ses propriétaires. Tout cela, sans négliger le confort de la modernité.

*Zoom sur : La porte d’entrée en fer grillagée. Elle constitue un accès tout en finesse à ce coin de paradis.

Photo : Mélanie Paré

C’est en toute quiétude, par un passage privé, qu’on rejoint cette demeure par l’arrière. Dès qu’on y accède, la vue est saisissante. Sur plus de 200 pieds, le magnifique fleuve Saint-Laurent se déploie à nos pieds. Sans compter le vaste terrain aménagé, garni de tilleuls géants et de sapins matures.

La piscine aux dimensions généreuses s’intègre parfaitement à l’environnement qui fait la part belle à l’univers marin. S’y prélasser en regardant glisser paquebots touristiques et navires marchands sur le digne fleuve compte parmi les joies du quotidien. L’immense terrain gazonné se déploie tout autour. Aménagé avec goût, il comporte juste ce qu’il faut d’ombrage.

*Zoom sur : Le pavillon des invités. Il permet d’héberger parents et amis en tout confort.

Que de beaux moments à partager sur cette vaste terrasse de cèdre ! Entièrement protégée par un auvent dont les couleurs nautiques ne sauraient être mieux choisies, elle est aussi cintrée d’une haie de verdure qui assure son caractère intime.

*Zoom sur : Les vastes portes battantes qui s’ouvrent complètement pour une communication parfaite entre le séjour et l’extérieur de la maison.

Photos : Mélanie Paré

Le séjour est une ode à la lumière et à la chaleur du bois véritable. Les planchers de teinte merisier clair donnent un ton élégamment rustique à cet espace qui incite à la détente et au repos. Pour sa part, le plafond, avec sa poutre centrale et ses lattes, dégage la chaleur invitante des habitations champêtres. À l’extrémité, l’élégant escalier courbe permet d’accéder à une chambre d’invités située à l’étage.

*Zoom sur : Le choix du papier peint Ralph Lauren. Avec ses rayures horizontales, il rehausse avec éclat le décor sans jamais l’alourdir.

Le plaisir de recevoir s’invite dans cette salle à manger aussi chaleureuse qu’élégante. Communiquant avec le séjour par de chics portes françaises bordées de quelques marches, elle donne à voir, comme toutes les pièces arrière de la maison, l’affluent magnifique qu’on nomme le Saint-Laurent.

*Zoom sur : Le passage en arche. Remarquez le beau vaisselier intégré qu’il accueille.

Tout le pouvoir calmant de la blancheur immaculée : voilà l’impression qui vous happe en accédant à cette magnifique cuisine entièrement rénovée. Le lustre des carreaux et celui du comptoir assurent la brillance du décor, tandis que les armoires raffinées en parfait accord avec l’esprit champêtre habillent les électroménagers. Le résultat n’en est que plus apaisant pour l’œil et l’esprit.

*Zoom sur : L’uniformité des tons de blanc, sans contrastes. Il détermine l’impression d’espace et de pureté qui caractérise la pièce.

Photo : Mélanie Paré
Photo : Mélanie Paré

BONNE NOUVELLE :

Situé à l’extrémité de la salle à manger, le salon fait la fête aux boiseries, comme c’est le cas partout dans cette maison. L’âtre et le manteau du foyer au riche fini marbré font de cette aire de repos une complice de choix des moments paisibles, en été comme en hiver.

*Zoom sur : Le secrétaire et la bibliothèque encastrés. Que dire de ces meubles sinon qu’ils sont des joyaux uniques ?

Comme elle est charmante, cette salle de bains ! Elle s’inspire des ambiances d’antan sans jamais verser dans la lourdeur. Le savant mariage du marbre et de la céramique lui assure une belle vitalité, tandis que des détails, comme le bain sur pattes et les poignées transparentes du meuble-lavabo, ajoutent à son allure rustique.

*Zoom sur : Le magnifique papier peint. Il a été aussi savamment choisi que celui du séjour; ses motifs fleuris à la française rappellent le romantisme d’un jardin intérieur.

Cette magnifique demeure est présentement en vente au prix de 949 000 $.

INFORMATION :

Mme Lorraine Demers, courtier immobilier

Re/Max Fortin Delage, au 418 653-5353.

Photo : Mélanie Paré

SILLERY - Luxueuse sur 3 niveaux. Gar., foyer, pl. bois, salle fam., bureau + 4 ch. + 2 s. b. à l’étage. Terrain 10 000 pi2 sans voisin arrière, avec arbres centenaires. Rue sans issue. Secteur prestigieux. 1084, Parc Thornhill 995 000 $

SAINTE-FOY - Les Sources. À la fine pointe du design ! Gar. double, pisc. creusée, 2 foyers, cinéma maison, cave à vin, 4 ch., 3 s. b.Terrain sans voisin arrière. Raffinement et classe sont à l’honneur. 1464, Capitaine-Bernier 807 000 $

ÎLE D’ORLÉANS - 200 pi linéaires au bord du fleuve ! Ancestrale haut de gamme + pavillon pour invités. Piscine creusée. Intimité absolue. Aires de vie mariées avec le fleuve ! Un domaine remarquable ! 1237, Royal, Saint-Laurent 949 000 $

MONTCALM - Somptueuse et intemporelle ! Garage, 2 foyers, solarium, moulures authentiques, escalier majestueux, alcôves, salle fam., 4 ch., 3 s. b. Terrain orienté ouest. Une résidence actuelle ! 1 070, des Braves 1 675 000 $

SAINT-AUGUSTIN - Vue et accès fleuve ! Une résidence conçue en fonction de son site exceptionnel. Garage excavé, piscine cr., foyer, salle fam., 3 ch.Terrasse au bord de l’eau ! Une oasis de paix ! 466, Plage-Saint-Laurent 895 000 $

SAINTE-CATHERINE - Immense domaine pittoresque 1 000 000 pi 2 à 15 minutes de Québec. Ancestrale avec bâtiments et enclos à cheveaux. Lac artificiel et privé. Sentiers équestres. 35, Grand-Pré 899 000 $

Conception et design : NANCY RICARD, Un fauteuil pour deux

TOUR DU PROPRIO COMMERCIAL

Grand coup d’éclat pour ESPACE DYNAMIQUE

Changement de garde, changement d’allure ! Les nouveaux proprios de ce pub du Vieux-Port de Québec voulaient le transformer à leur image. Jeunesse, éclat et dynamisme étaient les mots d’ordre de mon mandat. L’endroit était sombre et traditionnel, alors j’ai plutôt misé sur la lumière et j’ai proposé ce décor qui marie la chaleur des murs de pierres et la fraîcheur de la modernité. Un vrai plaisir pour moi : trouver un équilibre en mélangeant les styles, c’est mon dada !

Le bar, c’est le cœur du pub. Il fallait donc lui accorder de l’importance en lui donnant du caractère. Pour ce faire, j’ai replaqué tout son contour avec une tôle ondulée à l’apparence industrielle, au fini acier très brillant. La série de chaises surélevées qui le ceinture se marie parfaitement à son style contemporain. Quant aux larges colonnes d’inspiration plus traditionnelle, elles ont été repeintes en noir, tout comme les retombées de plafond.

* Astuce : Dans le but de répondre à l’effet de hauteur du bar et d’accueillir plus d’invités, de nouvelles tables hautes ont été ajoutées. Les chaises qui les accompagnent sont les mêmes que celles du bar.

Le verre est parfait pour contribuer à la légèreté et à la luminosité d’un décor. J’ai choisi d’exploiter ce matériau pour les tablettes situées côté bar. Au fond des deux niches, le marbre blanc constitue un rappel d’autres éléments présents dans le pub, dont une belle console à maïs soufflé.

Astuce : L’éclairage et les lumières en retombée au-dessus des niches ajoutent de la luminosité et donnent une belle impression de profondeur.

Devant le bar et au-dessus de celuici, j’ai fait le choix d’installer ces luminaires circulaires en acier inoxydable et lin. Pourquoi opter pour cette forme ? Parce qu’elle rappelle élégamment la courbe du bar. Le fait que ces luminaires sont des pièces uniques concourt aussi à l’originalité des lieux.

*Astuce : Le contraste du plafond met en vedette ces luminaires particuliers.

Quelles teintes murales pouvaient redonner du dynamisme à cet espace de convivialité ? En conservant le tapis comme élément de base, lequel n’était pas dénué d’intérêt avec ses fins motifs, j’ai opté pour un jeu de contraste avec le gris et l’oranger.

*Astuce : Voyez le papier peint. Il présente dans son détail des milliers de petits personnages en mouvement. Quoi de mieux pour habiller un lieu de vie conçu pour les rassemblements ? ▲

J’ai fait le choix de récupérer les fauteuils de cuir et les banquettes existants, mais il fallait leur donner des attributs distinctifs. Ma stratégie pour les fauteuils s’est arrêtée sur trois thèmes en autant de couleurs qui correspondent au décor : tweed gris, étoiles solaires ton de chartreuse et lainage orangé. Quant à la banquette, elle a été bonifiée et son dossier a été recouvert d’un tissu à larges rayures qui rappelle le mohair au toucher.

Astuce : Bien que les fauteuils et la banquette aient été recouverts de tissus, j’ai conservé leurs assises en cuir. Pour l’entretien, c’est beaucoup plus facile.

Les rideaux sont surprenants : ils semblent taillés dans un tissu léger, mais ils sont en réalité formés de panneaux droits et souples suspendus à des pôles. Ce choix convenait parfaitement pour contrebalancer l’aspect solide de la pierre. Cela dit, la pierre brute et la transparence du tissu offrent un très joli contraste.

*Astuce : En affichant le ton de chartreuse et le gris, les rideaux créent un rappel avec les fauteuils, tandis que la forme du motif gris permet une belle unité avec la pierre.

PHOTOS : JESSY BERNIER

*Propos recueillis par Brigitte Trudel

DÉCOUVREZ à moins d’une heure trente du centre-ville de Québec un lieu de VIE et de NATURE !

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Situés dans la région de Portneuf, faisant partie de la municipalité de Rivière-à-Pierre et de la Ville de Portneuf.

• Projet réalisé en suivant un plan d’aménagement d’ensemble visant à ce que l’aspect naturel du lieu soit préservé

• Milieu écologique de qualité exceptionnelle

• Accès aux lacs et aux plages de sable fin

• Adjacents au Parc naturel régional de Portneuf

ITINÉRAIRE À PARTIR DE QUÉBEC

De l’autoroute 40, prendre la sortie 285 nord (Route 365/Pont-Rouge). Suivre la Route 365 jusqu’à Saint-Raymond. À cet endroit, la Route 365 devient la Route 367. Poursuivre sur cette dernière vers Saint-Léonard et Rivière-à-Pierre. Parcourir 18 km à partir de l’église de Saint-Léonard et tourner à gauche au kilomètre 64 (entrée du Camp Kéno).

■ PAR MARC JEAN

LE RÉTRO

SOUS SON MEILLEUR JOUR

Accueillis dès leur arrivée par une reproduction murale de Marilyn Monroe dans toute sa splendeur, les clients du nouveau Flash sont plongés dans l'ambiance rétro chic du bistro, dont le style marque une évolution majeure par rapport à son prédécesseur, le Flash Café.

De l'authentique juke-box au personnel de service tout droit sorti des fifties, en passant par l'abondance des banquettes et les fameuses bouteilles de Coca-Cola en verre, la firme LemayMichaud Architecture Design a su recréer à l'intérieur du nouveau restaurant une ambiance à la fois distinctive et fidèle à l'époque du swing.

« Nous cherchions à rendre le Flash plus contemporain sans le dénaturer totalement. Nous avons donc conservé sa saveur rétro avec des touches de chrome, de rouge et de turquoise dans le mobilier et un plancher à damier noir et blanc. L’insertion de bois aux murs et la sobriété des couleurs

Rouvert au public depuis quelques semaines à peine, le bistro d'inspiration rétro Flash, à Place de la Cité, fait un tabac.

ont permis de créer une ambiance générale plus chic et enveloppante, particulièrement le soir lorsque l’éclairage est feutré », commente Yanik Guillemette, copropriétaire du nouvel établissement, aux côtés de son frère Dany Guillemette et de Dominic Gaudreau.

Le Flash connaît déjà un franc succès auprès de la clientèle professionnelle de Sainte-Foy qui apprécie l'ambiance à la fois chic et festive du restaurant.

Nouvelle carte

En plus d'avoir vécu une transformation physique majeure, le Flash offre un menu entièrement revampé. On y trouve désormais risotto, boudin noir, coquilles Saint-Jacques, saumon grillé et joue de bœuf, en plus d'une large sélection de classiques culinaires américains portant le nom de stars, dont le populaire burger James Dean, le club sandwich d'Elvis et l'omelette Marilyn Monroe.

Crédit photo : Francis Fontaine

Le Flash propose également une carte complète de déjeuners incluant des spécialités comme le Nashville, une assiette de poulet frit servi avec une sauce à l'érable, et le Biff Tannen, célèbre brute de la série Retour vers le futur, un gratin de bacon, de saucisses, de jambon et de pommes de terre sautées nappé de sauce hollandaise. À consommer avec modération !

Côté bar, on compte plus de 25 martinis, cocktails classiques et mélanges alcoolisés glacés, en plus d'une carte de vins et de spiritueux soigneusement sélectionnés.

Le retour du milk shake !

Dans la plus pure tradition des diners américains, le Flash offre une quinzaine de laits frappés, avec ou sans alcool, arborant le nom d'icônes du showbiz, dont Sammy Davis Jr, Jerry « Cherry » Lewis et Rita Hayworth.

« Ç'aurait été inconcevable de relancer le Flash sans qu'on y offre des milk shakes ! C'est un élément marquant des années 50 auquel on a donné une touche contemporaine », mentionne Yanik Guillemette.

Le nouveau Flash est le fruit d'un travail collaboratif exceptionnel entre les firmes Guillemette Propriétés, LemayMichaud Architecture Design et 32 MARS.

INFORMATION

Place de la Cité

2600, boul. Laurier, Québec Tél. : 418 651-2526

Site Web : leflash.ca

Crédit photo : Vanessa D.C. Photographe

Chronique de JEAN-SÉBASTIEN DELISLE, sommelier, enseignant et importateur

TROIS nouveautés toutes chaudes

Retenez bien ce nom : Adi Badenhorst. Ce vigneron n’a pas fini de faire parler de lui : études œnologiques en Autriche, stage à Saint-Émilion au légendaire Château

Ausone, puis à Crozes-Hermitage chez le non moins légendaire Alain Graillot, puis entrée cette année dans le fameux Top-100 du Wine Spectator. Cette cuvée primée, le Family Red Blend, arrivera au Québec prochainement… Mais pour l’instant, vous pouvez vous faire le palais avec son Secateurs Red Blend : un assemblage de style rhodanien, dans lequel dominent la syrah, le cinsault, le mourvèdre et le grenache, avec une petite touche sudafricaine amenée par le pinotage. C’est le genre de vin qui en donne beaucoup plus que son prix ne l’indique ! Il se révèle hyper gourmand, avec des accents de vin méditerranéen, une texture feutrée, aucune lourdeur en bouche avec seulement 13,5 % d’alcool, mais d’une présence remarquable. Faites vite, quantités limitées !

Afrique du Sud, Coastal Region, Secateurs Red Blend 2011

Code SAQ : 12132633 Prix : 18,10 $

On oublie trop souvent combien il existe de grands terroirs dans le Languedoc. Et surtout, combien il existe de jeunes vignerons passionnés qui tentent par tous les moyens de rendre justice à ces lieux bénis et de faire autre chose que des vins d’entrée de gamme. Il suffit de goûter ce vin de Jean-Baptiste Granier pour s’en convaincre. Il a remis en culture de hautes terres à Saint-Privat sur lesquelles de vieux ceps poussaient, il a contribué à faire renaître un lieu… oublié. Ce vin offre beaucoup de complexité et ce petit supplément d’âme qui ravit nos papilles et émoustille nos sens. Comme le vigneron l’exprime si bien : « Les fruits rouges et les épices sont portés par des tanins fins et veloutés qui procurent une folle envie d’y revenir ! »

Languedoc, Terrasses du Larzac, Les Vignes Oubliées 2012

Code SAQ : 11460651 Prix : 25,40 $

Le village de Cairanne est certainement l’un des plus beaux terroirs du Rhône méridional. On le qualifie même, à juste titre, de « mini Châteauneuf-duPape », avec ses terres de galets roulés semblables à celles de son appellation jumelle. Le vin élaboré par Jean-Marie Astart est issu d’une parcelle d’un seul tenant (le Col du Débat) en altitude, d’exposition nord, qui permet un mûrissement plus lent du raisin et plus de finesse au vin. En assemblage de vieilles vignes de grenache, de carignan, de syrah et de counoise, ce nectar pourrait très certainement faire pâlir d’envie les voisins plus prestigieux, tant sur le plan de la qualité que celui du prix. D’une grande élégance, ce vin possède une structure qui lui donnera au moins 15 ans de garde mais également un plaisir immédiat. Les extractions ne sont pas poussées, l’étoffe est complexe, la bouche charnue et texturée, les tanins ont une patine exceptionnelle. Un grand vin, de grandes émotions !

Code SAQ : 12120843

Prix : 29,45 $

Côtes du Rhône Villages Cairanne, Col du Débat 2010, Domaine Les Hautes Cances

Laurent Godbout

En route vers le Bocuse d’Or

Les 29 et 30 janvier 2015 constitueront un moment unique dans la vie de Laurent Godbout. Le chef du réputé restaurant montréalais Chez L’Épicier représentera le Canada à l’une des plus prestigieuses compétitions culinaires au monde, le Bocuse d’Or, laquelle se tiendra à Lyon, en France. Fait le plus impressionnant : il est le tout premier Québécois à s’y qualifier.

Il aura fallu un nombre incalculable d’heures de préparation pour parvenir à obtenir cette qualification. La première étape consistait à remporter le CCFCC Bocuse d’Or Canada, qui s’est déroulé à Longueuil en novembre 2013. Laurent Godbout et son équipe ont ainsi surclassé les six équipes canadiennes, en provenance de Montréal, d’Edmonton, de Calgary et de Vancouver, qui étaient en compétition.

Prochaine étape

À présent que cette étape cruciale a été franchie, le chef et son jeune commis, Adam Martin (qui s’est d’ailleurs distingué, lui aussi, lors des qualifications, en remportant le titre de Meilleur commis), s’entraînent de manière intensive en vue de remporter les grands honneurs lors de cette compétition gastronomique d’envergure internationale. L’équipe sera coachée par le chef toulonnais Sébastien Giannini, un ancien candidat finaliste au Bocuse d’Or 2010. De bons ingrédients pour une recette gagnante !

Pour suivre les préparatifs et en savoir davantage : equipequebeclaurentgodbout.com

PARTICIPEZ À LA SOIRÉE-BÉNÉFICE

LAURENT GODBOUT AU BOCUSE D’OR

Le jeudi 27 mars, à la Maison des Français (890, boulevard du Lac, Lac-Beauport) se tiendra une collecte de fonds, au profit de l’Équipe Québec Laurent Godbout, présentée par PRESTIGE Groupe Média. Au programme de cette soirée hautement épicurienne : Laurent Godbout, en compagnie des chefs Jean-Luc Boulay (Le Saint-Amour), François Blais (Bistro B), Marie-Chantal Lepage (Espace MC Chef) et Stéphane Roth (Le Patriarche), préparera un souper gastronomique six services.

Coût : 165 $ par billet (chèque au nom de CCFCC Bocuse d’Or).

Le prix inclut le repas, le vin, le service et les taxes. Places limitées. Information et réservation : Robert Dion au 418 688-5777, poste 214, ou rdion@hrimag.com

Photo Le Fotographe

DE S'ÉVADER

Collaboration spéciale de LISE GIGUÈRE

Vie de château

EN BRETAGNE

Le Domaine de ROCHEVILAINE

Dans la région de Muzillac, près de Billiers dans le Morbihan, en Bretagne, se dresse un ensemble de maisons qui composent le Domaine de Rochevilaine.

L’un des

Posé sur la pointe de Pen Lan, qui s’avance entre l’océan et l’estuaire de la Vilaine, cet ensemble hôtelier de luxe est un lieu unique et chaleureux qui réunit confort et gastronomie. Mais c’est également un incomparable musée à ciel ouvert, un autel du souvenir pour les Bretons et ceux qui veulent connaître leur histoire. Bref, le Domaine de Rochevilaine est une destination en soi.

Jadis, cette presqu’île était l’une des îles du Morbihan. C’était en ce lieu magique que les Phéniciens venaient chercher l’étain qu’ils revendaient ensuite à l’Égypte, la Judie ou l’Asie. Sculptée par les vagues qui se fracassent en rugissant sur les côtes déchiquetées de la Bretagne, cette pointe rocheuse effilée a conservé son aspect rude et sauvage et semble défier le temps. Longtemps, les Bretons ont fui ce site qui leur rappelait de mauvais souvenirs. Ce cap, situé à l’entrée de la Vilaine, conserve l’empreinte de naufrages, de raids vikings, de chants de marins, de livraisons d’armes, de batailles épiques, sans oublier le passage des soldats allemands; bref, de 5 000 ans d’histoire.

Fouiller l’histoire

À la fin du XIXe siècle, l’endroit était désert, à l’abandon. Puis est arrivé Henri Dresch, le premier propriétaire des lieux et un amoureux des vieilles pierres. De 1950 à sa mort, en 1978, l’homme n’a eu de cesse de fouiller la terre, mais aussi les environs, à la recherche de maisons en ruine (souvent depuis la guerre) qu’il rachetait et faisait transporter sur ce site, où il les remontait pour leur donner une seconde vie. En 2004, Bertrand Jacquet devint à la fois propriétaire et conservateur de ce musée à ciel ouvert. Sous sa direction, non seulement les lieux sont maintenus en état, mais l’établissement prend un nouvel envol.

Manoir privé de type loft
Piscine d’eau de mer

Inspiré par cet extraordinaire site offrant 300 mètres de façade sur l’Atlantique, par son histoire et par le désir de faire découvrir les trésors qui y sont rassemblés, il l’améliore, le développe, l’embellit, crée des thématiques, aussi bien pour ses 39 chambres et suites que dans les soins offerts à son spa marin l’Aqua Phénicia. Guidé par sa passion,

Détour gastronomique

Si pour une raison ou pour une autre, il est impossible de séjourner en ces lieux, il est possible de s’y rendre pour une visite, un soin à l’Aqua Phénicia ou un repas. Au restaurant (1 étoile Michelin), il faut réserver une table près des immenses baies vitrées qui donnent l’illusion de se retrouver sur la passerelle d’un navire. Elles sont d’ailleurs si près de l’eau que l’on doit, chaque matin, nettoyer le sel qui s’y est déposé.

il en fait l’établissement que plusieurs considèrent aujourd’hui comme étant l'un des fleurons de l'hôtellerie bretonne et même l’un des plus beaux sites d’Europe.

Un voyage dans le temps

Il faut demeurer quelques jours au Domaine de Rochevilaine. D’abord, pour jouir pleinement des installations, du confort des chambres et de la beauté des lieux, mais également pour plonger au cœur de l’histoire de la Bretagne.

Dès que l’on franchit le « Portail de Vérité », un monumental porche du XIIIe siècle, une succession de bâtiments nous propulse dans l’histoire celtique : manoirs des XVe et XVIe siècles, douane à sel, maison de pêcheurs, château de granit et de verre, maison du vicomte, phare du XIXe siècle, sans oublier un jardincitadelle embaumant les hortensias et les roses. On y trouve également des bois sculptés au Moyen Âge, des cheminées royales, des faïences de Quimper, des menhirs, un canon de la bataille des Cardinaux, une pierre philosophale et de nombreux autres trésors que l’on découvre au fil des promenades dans

Un peu d’exercice ?

• À 25 km de Vannes

• Aéroport international Nantes Atlantique (90 km - 1 h)

• Aérodrome de Vannes (36 km - 25 min)

• TGV : Paris-MontparnasseVannes direct (3 h 10)

• Par la route : depuis Paris (464 km – 4 h 20)

le jardin ou intégrés au décor même de l’hôtel ou de la galerie d’art.

Épicurien, amateur d’art et authentique amoureux de la Bretagne, Bertrand Jacquet a su redonner une âme à ce hameau breton. On ne peut que le féliciter et le remercier pour l’émotion qui continue d’habiter nos souvenirs, bien longtemps après que l’on eut quitté les lieux.

Site Web : domainerochevilaine.com

: CHRISTIAN VALLÉE

On se doit également d’emprunter (du moins sur quelques mètres) le chemin des Douaniers. Créé sous la Révolution afin de permettre aux douaniers de contrôler la contrebande anglaise ou les chargements de sels, cet étroit sentier de terre offre des points de vue incomparables sur la Vilaine. Les plus audacieux peuvent même le parcourir en son entier (1 300 km entre Saint-Nazaire et le mont Saint-Michel), mais il leur faudra compter au moins 65 jours de randonnée.

Vue imprenable du restaurant du Domaine
Promenade champêtre
Lever de lune magique
Déjeuner d’été

pouvant être utilisé pour une partie de golf, des soins au spa, un surclassement de catégorie de chambre, des soupers romantiques, une carte des vins rehaussée, et plus encore !

plus de détails, consultez

auprès de votre agent de voyages.

PAR ROSE-LINE BRASSET

Médicaments de source naturelle : ATTENTION !

Un chercheur de l’Université de Guelph en Ontario, Steven Newmaster, tire de troublantes conclusions d’une étude qu’il a récemment dirigée. Une technologie d’analyse génétique lui a permis de tester 44 produits à base de plantes vendus par 12 différentes entreprises spécialisées dans la vente de produits dits « naturels ». Les résultats des tests effectués démontrent que la majorité des produits à base de plantes médicinales sur le marché contiendraient des ingrédients ne figurant pas sur l’étiquette. De plus, la plupart des fabricants substitueraient un ou plusieurs produits annoncés à des produits alternatifs, moins coûteux, en plus d’utiliser des produits de remplissage... Ces résultats ont été publiés dans la revue BioMed Central Medicine. Le chercheur invite les consommateurs à se méfier de ces produits. Dans le doute, il est préférable de consulter un médecin que de chercher à s’autosoigner.

Source : biomedcentral.com

20 g de bonheur et de bien-être

Originaire du Mexique, le chocolat noir a tout pour plaire. Source de plaisir gustatif, il est particulièrement riche en polyphénols, des molécules aux propriétés hautement antioxydantes jouant un rôle non négligeable dans la lutte contre le vieillissement prématuré des cellules, la prévention de certaines maladies comme le cancer, de même que l’apparition du mauvais cholestérol. Le cacao regorge également de tryptophanes, des acides aminés qui se transforment et transmettent de la sérotonine à l’organisme tout en favorisant la sécrétion d’endorphines, apportant par le fait même une sensation d’apaisement, de réconfort et de bien-être. Cependant, comme le chocolat est aussi très riche en calories, mieux vaut en profiter à petite dose : 20 grammes par jour devraient suffire à notre bonheur. Enfin, il semblerait que les effets bénéfiques de cette substance magique soient annihilés par le lait…

Manger à sa faim : le meilleur « régime »

L’obsession de la minceur conduit aux régimes amaigrissants. On se prive, on compte les calories, on étiquette les aliments comme « bons » ou « mauvais », on culpabilise… et notre poids joue au yo-yo. Et s’il existait un scénario plus séduisant ?

En ce mois de la nutrition, la nutritionniste Guylaine Guèvremont, coauteure du livre Mangez !, nous rappelle que manger à sa faim, ni plus, ni moins, et respecter son sentiment de satiété est la clé pour en finir avec les kilos en trop ou pour maintenir un poids idéal. Par exemple, pourquoi ne pas s’habituer progressivement à manger plus lentement et à savourer sa nourriture au lieu de l’avaler tout rond ?

Permettons-nous aussi de décaler notre heure de lunch, si la faim ne se fait pas encore sentir à midi. Le réalisme et la modération ont bien meilleur goût !

• Pose d’implants dentaires sans greffe osseuse dans 95 % des cas.

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PLAISIR DE SE SOUVENIR

CHRONIQUE DE JEAN-MARIE LEBEL, historien

Charles Baillairgé Un personnage fascinant… et pas toujours reposant

À l’époque du long règne de Victoria, Charles Baillairgé était un citoyen connu de tous à Québec et l’un des plus fascinants. Il se mêlait de tout, se prononçait sur tout. Ingénieur civil, architecte, arpenteur, urbaniste, mathématicien, linguiste, père de vingt enfants, auteur prolifique, populaire conférencier, l’ingénieux

Charles Baillairgé ne laissait personne indifférent.

Il construisit la première automobile en Amérique

On raconte que le jeune Charles Baillairgé trouvait le temps bien long au Petit Séminaire, s’impatientant, voulant toujours en savoir plus, se passionnant pour les sciences et les techniques. Né en 1826 dans un VieuxQuébec qu’il ne quittera guère, Charles Baillairgé appartenait à une vieille famille d’architectes, de peintres et de sculpteurs. C’est son arrière-grand-père, Jean Baillairgé, qui avait reconstruit la cathédrale et l’église Notre-Dame des Victoires après les bombardements de la Conquête.

En 1843, Charles Baillairgé n’avait que 17 ans lorsqu’il fabriqua un véhicule se déplaçant à l’aide d’un moteur à vapeur à deux cylindres. Selon certains

Charles Baillairgé arborant ses décorations

spécialistes, ce ne serait rien de moins que la première automobile à avoir été fabriquée en Amérique du Nord. Mais ce véhicule était terriblement bruyant, à un point tel que les autorités lui défendirent de l’utiliser dans les rues de la ville, car il apeurait les chevaux.

Les bouquins étaient ses maîtres

C’est dans l’atelier de Thomas Baillairgé, un cousin de son père, que Charles Baillairgé apprit le métier d’architecte, non en écoutant le vieux maître, mais plutôt en lisant les traités d’architecture qu’il trouva dans sa bibliothèque. À compter de la fin des années 1840, il se révéla à son tour un bon architecte. De ses nombreuses réalisations, on peut encore admirer, de nos jours, l’ancienne grande université dans le Vieux-Québec,

la prison des plaines d’Abraham, l’hôtel Clarendon, la maison de la famille De Koninck de l’avenue Sainte-Geneviève, la chapelle historique du Bon-Pasteur et, l’œuvre dont il était le plus fier, la magnifique église gothique de SainteMarie de Beauce.

Lorsqu’une dispute avec Mgr CharlesFrançois Baillargeon lui fit perdre les contrats des institutions religieuses, il entra au service du gouvernement canadien. De nouveaux démêlés le laissant sans emploi, Charles Baillairgé se concentra alors surtout sur ses talents d’ingénieur civil. Ce grand lecteur était un ingénieur autodidacte.

Sa terrasse Dufferin et ses grands escaliers

Employé par la municipalité de Québec, Charles Baillairgé fut l’ingénieur de la Cité, de 1866 à 1898. Il nota soigneusement toutes ses réalisations et la liste en est fort longue. Des œuvres importantes lui survivent.

La terrasse Dufferin a été inaugurée en 1879. C’est l’une des plus célèbres promenades au monde. Son apparence a peu changé depuis qu’elle a été conçue par Baillairgé. C’est à lui que l’on doit les bancs publics en bois aux soutiens en fonte, le luminaire aux globes blancs, la belle rampe de fer moulé et les kiosques aux toitures vertes et blanches.

De beaux vieux escaliers en fonte et en bois relient la basse et la haute-ville de Québec. C’est aussi à Baillairgé que nous les devons. On peut d’ailleurs encore lire son nom sur les arcs d’entrée de l’escalier Saint-Augustin, ou « l’escalier Lépine ». Son escalier Sainte-Claire, ou « escalier du Soleil », est particulièrement remarquable.

Dans ses loisirs, Baillairgé a beaucoup parlé et beaucoup écrit. Doté d’une voix forte, il fut un populaire conférencier, sachant rendre accessibles les sciences physiques et les mathématiques. Passionné des langues française et anglaise, il produisit même un dictionnaire et des lexiques. Il est l’auteur de pas moins de 250 livres et articles.

Un génie pas toujours reposant

Christina Cameron, qui s’est beaucoup intéressée à Charles Baillairgé et à son immense œuvre, trace de lui ce portrait : « Curieux, énergique, inventif, anticonformiste infatigable, confiant, enthousiaste, honnête et plein d’humour, il pouvait aussi se montrer agressif, abrupt, ambitieux, opiniâtre, querelleur et orgueilleux. » Son franc-parler froissait

des gens. Lorsqu’il publia, en 1898, son livre Divers, ou les enseignements de la vie, un gros ouvrage de 688 pages, des membres de sa famille s’empressèrent, discrètement, d’en retirer tous les exemplaires des librairies.

Charles Baillairgé avait beaucoup fait pour sa ville, mais il était persuadé qu’il aurait pu faire encore plus si des esprits rétrogrades ou réducteurs n’avaient pas bloqué plusieurs de ses projets, dont ceux d’un aquarium sous la terrasse Dufferin (les promeneurs auraient vu des requins sous leurs pieds), d’une « tour Eiffel » avec des glissades à la place d’Armes, d’un hôtel du Parlement de Québec aussi imposant que le Capitole de Washington…

Baillairgé termina ses jours dans la belle et commode maison qu’il s’était fait construire, rue Saint-Louis. Au Château Frontenac, lors du grand banquet célébrant

l’arrivée du 20e siècle, c’est naturellement Baillairgé qui dressa le bilan des inventions du 19e siècle. Ses abonnements à des publications scientifiques étrangères en firent, jusqu’à la fin, l’un des hommes les plus savants à Québec.

Il décéda en 1906 à l’âge de 79 ans. Ses funérailles eurent lieu à la basilique. C’est lui qui avait conçu la belle grille en fer moulé du parvis de cette basilique.

Le corbillard attelé à quatre chevaux emprunta le chemin Sainte-Foy et passa devant le beau monument des Braves. C’est d’ailleurs Baillairgé qui avait conçu ce monument un demi-siècle plus tôt. L’enterrement eut lieu au cimetière Notre-Dame-de-Belmont. Oui, c’est bien Baillairgé qui avait fait les plans et aménagé ce cimetière. Décidément, à Québec aussi bien qu’au-delà, rien ne lui était étranger.

Source : Les illustrations proviennent du livre de Christina Cameron : Charles Baillairgé, Architect & Engineer, 1989

La chapelle historique du Bon-Pasteur, à Québec.

La vie et les gens de Québec

Précurseur dans le domaine de l’épargne-études (REEE) au Québec et au Nouveau-Brunswick, Universitas célèbre cette année ses 50 ans d’existence. Pour l’occasion, le chef de file a lancé des festivités qui s’étaleront toute l’année durant et en a aussi profité pour présenter une nouvelle image de marque, de même qu’une nouvelle signature d’entreprise. Rappelons que depuis 1964, Universitas s’investit dans la promotion de l’éducation en encourageant les parents, quel que soit leur revenu, à épargner en vue d’offrir aux enfants la possibilité de poursuivre des études postsecondaires. En plus de gérer des actifs de plus de 950 M$, Universitas a remis à ce jour 500 M$ en paiements d’aide aux études et en épargne. Programmation des festivités : universitas50.ca

Denis

, directeur

Les Diabétiques de Québec; Olivier Martineau, humoriste; et Charles Milliard, pharmacien, v.-p. exécutif, Groupe Uniprix et président d’honneur de l’activité.

Le 30 janvier dernier a eu lieu, au Capitole de Québec, la 29e soirée-bénéfice au profit de l'association Les Diabétiques de Québec. Pour l’occasion, les deux humoristes Daniel Lemire et Olivier Martineau (en première partie) ont livré une performance de haut niveau. L’activité, qui a rassemblé près de 600 personnes, a permis de recueillir 38 450 $. L'argent servira à maintenir les services destinés aux personnes diabétiques de la grande région de Québec.

Depuis le 23 janvier dernier, le croissant place Royale, Vieux-Port et le Quartier Petit Champlain sont réunis sous la bannière Le Quartier Création, cela afin de confirmer l’effervescence sociale, économique et culturelle qui caractérise si bien ce territoire situé entre la gare du Palais et la gare maritime, et bordé par le fleuve Saint-Laurent et le cap Diamant.

Julie Lemieux, v.-p., comité exécutif, Ville de Québec; Michel Côté, directeur général, Musées de la civilisation; Pierre Moreau, v.-p., Coopérative du Quartier Petit Champlain; Monique Simard, présidente et chef de la direction, SODEC; et François David Bernier, v.-p., Association des gens d’affaires de place Royale et du Vieux-Port.

Christine Lavoie, première v.-p., Les Diabétiques de Québec; Daniel Lemire, humoriste;
Martineau
général,

FIERPA NAIRE ■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

Mission accomplie pour l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ), qui a réussi à mobiliser quelque 300 personnes issues du milieu des affaires de Québec pour la tenue de cette soirée-bénéfice aussi audacieuse qu’amusante.

La fructueuse rencontre de deux chefs

À l’occasion de cette prestigieuse activité, qui s’est déroulée le 6 février dernier à la Chapelle du Musée de l’Amérique francophone, maestro Fabien Gabel, directeur musical de l’OSQ, et le réputé chef Daniel Vézina, propriétaire du restaurant Laurie Raphaël, se sont en effet prêtés au jeu de l’échange de rôle. Alors que M. Gabel a troqué sa baguette pour un fouet, M. Vézina a accepté de diriger l’Orchestre le temps de quelques mesures.

La soirée, qui s’est déroulée sous la présidence d’honneur de M. Michel Dallaire, président et chef de la direction du Fonds de placement immobilier Cominar, a permis de recueillir 176 645 $.

Michel Dallaire, président et chef de la direction du Fonds de placement immobilier Cominar et président de l’activité, entouré de Olga Farman et de Jean-Yves Germain, respectivement présidente et vice-président du C.A. de l’OSQ.
Photos : OSQ
Daniel Vézina, chef d’orchestre d’un soir.
Fabien Gabel, chef cuisinier d’un soir.

La vie et les gens de Québec

Faire une différence TOUS ENSEMBLE

Plus de 200 personnes ont participé à la 4e Soirée des personnalités 2014, qui s’est déroulée le 4 février dernier dans les toutes nouvelles installations du Grand Village, à Saint-Nicolas.

L’activité a permis de récolter 30 000 $ au profit de l'organisme, qui contribue au mieux-être des personnes vivant avec un handicap physique ou intellectuel, ou encore, avec un trouble envahissant du développement. Fondé en 1965 par le Club Rotary de Québec, le Grand Village est un camp de vacances et de répit qui accueille annuellement plus de 700 campeurs.

RANGÉE AVANT : Claudine Marceau, Banque Nationale, partenaire de la soirée; Bertrand Couture, Construction Couture & Tanguay, coprésident d’honneur de la soirée; Olivier Tanguay, employé du Grand Village et coprésident d’honneur; Gilles Lehouillier, maire de la Ville de Lévis, partenaire; Marc Picard, député des Chutes-de-la-Chaudière, partenaire; et Huguette Nadeau, Prospection, partenaire.

RANGÉE ARRIÈRE : Marcel Noël, directeur général du Grand Village; Pierre-Paul Dufour, Dolbec Déménagement & Transport, président du C.A. du Grand Village; Henri Tanguay, Construction Couture & Tanguay, président d’honneur de la soirée; et Claude Morin, Groupe coopératif Dynaco, partenaire.

Pour en savoir davantage : grand-village.com

EXCLUSIVITÉ WEB

Riu Palace Peninsula, Cancún, Mexique.

Connaissez-vous la prestigieuse chaîne d’hôtels RIU ? Rendez-vous sur magazineprestige.com, dans notre section PLAISIRS, afin de découvrir cinq bonnes raisons de choisir un hôtel RIU lors de vos prochaines vacances. Jetez également un coup d’œil à notre spectaculaire galerie de photos : une invitation au plaisir de s’évader dans le confort et la volupté !

La vie et les gens de Québec

Dans la foulée de la réalisation de la Cité Verte, SSQ Groupe financier s’était engagé envers la Ville de Québec à assumer la construction des infrastructures publiques nécessaires au projet et, au terme des travaux, à les céder à la communauté. Chose promise, chose due !

Le 11 février dernier, René Hamel, PDG de SSQ Groupe financier, a accueilli Régis Labeaume, maire de Québec, afin de remettre à la Ville de Québec les infrastructures avant-gardistes conçues dans le respect des plus hauts standards existant en matière de construction verte.

12 OPTIONS DE SALONS PRIVÉS

Pour vos fêtes ou réunions d’affaires, nos salons privés donnent sur la Grande Allée et peuvent accueillir de 6 à 30 personnes. Réservez votre espace !

Avez-vous visité la maison Expo HABITAT 2014 ? Si non, il vous reste encore quelques jours pour le faire. Ouverte au public depuis le 15 février dernier, cette résidence implantée dans le Boisé du Saint-Laurent, à Saint-Nicolas, vaut le détour. Heures d’ouverture jusqu’au 30 mars prochain :

Samedi 1er mars : de 10 h à 17 h

Tous les dimanches : de 10 h à 17 h

Lors de l’inauguration officielle : Logisco, président de l’APCHQ-région de Québec; et vice-président et copropriétaire de Construction Maurice Bilodeau.

Bal de la Reine SAQ 2014

Le 14 février dernier a marqué le retour de la reine et des duchesses du Carnaval de Québec à la « cour » du Fairmont Le Château Frontenac. Une tradition renouvelée qui a fait salle comble… et le bonheur de Bonhomme !

Bonhomme retrouve sa reine et ses duchesses

Après 18 ans d’absence, les duchesses ont en effet effectué une entrée remarquée à la salle de bal du Château, suivies par la reine au bras d’un Bonhomme très distingué. Des plus romantiques, la soirée royale s’est déroulée dans une ambiance à la fois raffinée et détendue, en présence de 430 convives ainsi que de plusieurs invités d’honneur, dont le maire de Québec, Régis Labeaume, et le président du Carnaval de Québec 2014, M. Denis Simard. Mission accomplie pour ce dernier, qui est parvenu à donner un second souffle à cet événement qui célébrait cette année ses 60 ans d’existence.

PHOTOS : FRÉDÉRICK LAVOIE

Bonhomme ouvre la danse en compagnie de la reine du 60e Carnaval de Québec, Mélissa Dumont, du duché Les Rivières.
Soirée dansante en compagnie de Martin Fontaine et Sabrina Ferland, accompagnés de la formation Tip Top
Les six duchesses et la reine : Stéphanie Poulin (La Cité-Limoilou), Roxane Bourdon (Lévis), Stéphanie Arsenault (Beauport), Mélissa Dumont (Les Rivières), Dominique Jobin (Charlesbourg), Joannie Hamel (Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge) et Joannie Roy (La Haute-Saint-Charles).

Un bijou sous le ciel de la Malbaie. Splendide résidence de 1905 en bordure du fleuve. 6 chambres, 2 salons, 8 foyers. Terrain paysagé de 85 000 pi2, de l’espace, de l’intimité, un rêve…

Secteur paisible à deux pas du Château. Copropriété sur la plus belle rue du Vieux-Québec. Intérieur décoré avec goût, 2 chambres, bureau, fenestration sur 3 côtés, vue privilégiée sur la Citadelle et les Plaines, très lumineux, hauteur de plafond impressionnante, foyer au bois, mur de pierre, accès direct par ascenseur privé, 2 stationnements.

Soulignons l’excellence

■ PAR MARIE-JOSÉE TURCOTTE

QUATRE NOUVEAUX GRANDS QUÉBÉCOIS POUR L’ANNÉE 2014

Le 24 janvier dernier, la Chambre de commerce et d’industrie de Québec a annoncé le nom des quatre sommités québécoises qui, par leur importante contribution au développement de la société, seront officiellement accueillies au sein de l’Académie des Grands Québécois le 4 avril prochain. Toutes nos félicitations !

Grand Québécois, secteur de la santé : Jean-Pierre Després, Ph. D., FAHA, FIAS, professeur, Département de kinésiologie, Faculté de médecine, Université Laval, directeur de la recherche en cardiologie, Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Grand Québécois, secteur culturel : Michel Côté, directeur général, Les Musées de la civilisation.

Grand Québécois, secteur social : Michel Gervais, officier de l’Ordre national du Mérite, officier de l’Ordre du Canada et officier de l’Ordre national du Québec.

Grand Québécois, secteur économique : Louis-Marie Beaulieu, FCPA, FCA, C. Dir., président du conseil et chef de la direction, Groupe Desgagnés.

DES HONNEURS POUR FAIRMONT LE CHÂTEAU FRONTENAC

Bonne nouvelle pour le prestigieux établissement hôtelier : il fait désormais partie des meilleurs hôtels du monde selon le réputé magazine Travel + Leisure. En effet, dans son édition de janvier 2014, la publication lui confère une place de choix sur sa liste annuelle des T+L 500 World’s Best Hotels. Mentionnons également que Fairmont Le Château Frontenac a accédé, en décembre dernier, à la « Gold List » du magazine Condé Nast Traveler, laquelle répertorie aussi les meilleurs hôtels à travers le monde. Près de 80 000 des voyageurs produisent chaque année une sélection des meilleurs hôtels en participant au sondage des lecteurs.

Photo : Gilles Fréchette

Joignez-vous à la conversation. Ça pourrait modifier votre perception de Mercedes-Benz et même vous conduire à changer de volant. Silhouette fougueuse, style indéniable, performance dynamique sur route… voici la CLA. Montez à bord et découvrez ce qu’elle déchaîne en vous !

LA NOUVELLE CLA 2014. À PARTIR DE 35 995 $.*

© Mercedes-Benz Canada Inc., 2014. *Modèle illustré : CLA 250 2014 avec ensemble Sport et phares projecteurs bi-xénon (tous deux offerts en option). PDSF national : 36 350 $. ** Le prix total de 35 995 $ inclut le PDSF du modèle CLA de base de 33 900$, les frais de transport et de préparation de 2 245 $, les frais du RDPRM pouvant atteindre 55,49 $, la taxe de 100 $ sur le climatiseur et les droits de 15 $ sur les pneus ainsi qu’une remise en argent de 320 $ sur le PDSF. Taxes, frais d’immatriculation, d’enregistrement et d’assurance en sus.

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