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Magazine Prestige 25 ans | Mai 2021

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ÉDITION SPÉCIALE | MAI 2021

Courage & persévérance en affaires

MAGAZINE PRESTIGE

Diffuseur de succès depuis 25 ans

25 JOURNÉES MÉMORABLES DANS L’HISTOIRE DE QUÉBEC

HISTOIRES DE COURAGE ET DE PERSÉVÉRANCE EN AFFAIRES

35 ANS +

19 Coopérative du Quartier Petit Champlain

30 ANS +

Revenco

24 Les Entreprises J. Chabot

25 ANS +

Groupe financier Stratège 29 RE/MAX Drouin & Lévesque

30 Le Quarante 7

20 ANS + 32 Administration portuaire de Québec

34 Buisson Gestion du patrimoine

10 ANS + 36 Atelier 480

5 ANS +

La Pièce

38 Fromagerie Les Rivières

40 Eye Am Soins oculaires

58

soins médico-esthétiques

DES AFFAIRES 5 façons de garder votre entreprise en vie dans des temps difficiles

©Marjorie Roy, Optique Photo
© Fonds Daniel Abel Denys et Pierre Paul-Hus , cofondateurs, en compagnie de Marie-Josée Turcotte , éditrice
© Charles O'Hara

Les noces d’argent

Se lancer dans le monde des affaires, c’est un peu comme se lancer dans le vide. Au départ, la passion nous insuffle l’adrénaline nécessaire pour nous inciter à faire le pas devant et à sauter, malgré le fait que l’inconnu soit toujours un peu « vertigineux » , mais ô combien rempli de promesses.

La chute libre commence, en solitaire ou en tandem, et le parachute s’ouvre au bon moment, nous laissant tout le loisir d’admirer la vue et de profiter de cette nouvelle sensation grisante de liberté. Nous manœuvrons la voile avec doigté, dans la confiance de pouvoir atterrir à l’intérieur du bon périmètre; c’est ce que les parachutistes appellent la « drop zone » Mais voilà… à l’instar du parachutisme, il est plutôt rare qu’en affaires, quelques « intempéries » ne viennent pas perturber l’itinéraire, quel que soit le domaine au sein duquel nous évoluons : la santé, la restauration, les finances, l’habitation, le tourisme… l’édition !

En 2016, le magazine Prestige a été secoué par la crise des médias, et le changement subit de « pression atmosphérique » nous a fait craindre le pire. En toute franchise, nous avons eu la sensation de manquer d’air et avons craint de nous « écraser  » Après une remontée quelque peu périlleuse, la pandémie a frappé quelques années

plus tard. Nouvelle « chute de pression » Mais la bonne nouvelle, c’est qu’après avoir manœuvré une première fois dans un climat hostile, nous gérons souvent mieux nos « voiles ». Nous apprenons surtout à suivre le vent là où il nous pousse, toujours animés par la même passion, la même mission : mettre en valeur nos gens d’affaires de Québec. Et ceux-ci, devons-nous l’admettre, nous rendent bien l’amour et le respect que nous leur portons depuis deux décennies et demie.

Afin de célébrer le 25 e anniversaire du magazine, nous leur avons donc lancé l’invitation de nous raconter leur histoire de courage et de persévérance en affaires. Chaque récit est inspirant et suscite l’admiration. C’est le cadeau que nous vous offrons pour nos « noces d’argent »

Bonne lecture !

MAI 2021 Vol. 26, no 1, 229e parution

Publié par :

PRESTIGE Groupe Média

ÉDITRICE

Marie-Josée Turcotte

DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES

France Bégin

Stéphane Dionne

Claude Lussier

PRODUCTION, GRAPHISME Atelier 480

PHOTOGRAPHIES

Daniel Abel

Marc-Éric Baillargeon

Simon Clark

Marjorie Roy

COMPTABILITÉ

Structura TDL

IMPRESSION

Solisco

DISTRIBUTION RÉSIDENTIELLE ET COMMERCIALE

Transcontinental Distribution Distribution Serge Monico inc.

Postes Canada

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Canada ISSN-1205-6707

Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec

Magazine Prestige 4740, boul. Henri-Bourassa Québec (Québec) G1H 0B3

Téléphone : 418 683-5333 www.magazineprestige.com

Rédaction, production et ventes : redaction@magazineprestige.com

Pour abonnement et publicité : 418 683-5333

Cette édition est distribuée à 35 000 exemplaires.

Les opinions émises dans les articles publiés par le magazine Prestige n’engagent que leur auteur.

Une publication de

© Marjorie Roy, Optique Photo

Nos collaborateurs

/ ÉDITION MAI 2021

Daniel Abel Photographe

Johanne Martin Rédactrice

Marc-Éric Baillargeon Photographe

Marjorie Roy Photographe

Simon Clark Photographe Mélanie Larouche Rédactrice

Jean-Marie Lebel Histoire

Gilles Levasseur Rédacteur, correcteur, réviseur

Atelier 480 Studio de design graphique

Nos chroniqueurs experts >

Pascale Cantin Finance

Philippe Richard Bertrand Développement des affaires

Annie Fortin Entrepreneuriat

lapiece.ca Fournisseur de contenu exclusif en habitation et en design

Hommage aux entrepreneurs de chez nous

La Ville de Québec tient à saluer chaleureusement votre vision, votre labeur, votre courage et votre persévérance, particulièrement en cette année difficile.

Vous êtes le dynamisme de notre ville. Vous faites rayonner notre #AccentLocal.

25 ans d'évolution

Magazine Prestige

DIFFUSEUR DE SUCCÈS DEPUIS 25 ANS

À l’avant-plan, Denys et Pierre Paul-Hus, cofondateurs, en compagnie de Marie-Josée

© Marjorie Roy, Optique Photo
Turcotte, éditrice.

Parti d’une P age blanche en 1996 , Prestige

P ossédait déjà trois atouts im P ortants

Permettant à ses créateurs d’entrevoir une belle longévité. d’abord un concePt distinctif de cité-magazine sans P récédent à Québec.

Puis une aura de Positivisme transcendant la récession économiQue Qui sévissait à l’éPoQue. e t enfin, un P ublic cible et des an nonceurs carburant à la réussite. un Quart de siècle P lus tard, force est d’admettre Q ue cette excellente idée de déPart a Prestigieusement tenu la route.

Denys Paul-Hus était déjà, depuis sept ans, à la tête de la Corporation des restaurateurs de Québec et du Gala de la restauration de Québec lorsqu’il projette, à l’automne 1995, de lancer un journal à l’intention des artisans de ce secteur d’activité. Il sait de quoi il retourne, car il a déjà dirigé quelques hebdos. Accompagné de son fils Pierre, il consulte à ce sujet son bon ami Pierre Champagne, du quotidien Le Soleil. Le journaliste lui suggère plutôt de créer un magazine dédié à la capitale, un concept inexistant à l’époque. L’idée consiste à mettre en valeur les gens, les entreprises et les institutions de Québec, et faire connaître leur succès au moyen d’un magazine papier en couleurs distribué dans les quartiers aisés. Flash providentiel illustrant ce projet naissant, un mot-clé traverse l’esprit de Pierre Paul-Hus : PRESTIGE ! Le nouveau magazine de Québec venait d’être baptisé.

SAUTER DANS L’INCONNU

Ignorant tout du fonctionnement d’un cité-magazine et sans l’ombre d’une étude de marché, les trois hommes se lancent résolument dans l’aventure. Pierre Champagne se charge du contenu, Denys fait jouer ses contacts et Pierre Paul-Hus, malgré l’inexpérience de la mi-vingtaine, s’apprivoise au quotidien d’une revue. Les 15 000 exemplaires des premiers numéros sont livrés à autant d’adresses sélectionnées une à une par un distributeur. Trop complexe, ce principe sera rapidement abandonné pour une livraison plus conventionnelle, mais toujours dans des secteurs ciblés selon le revenu annuel moyen.

« Ça a été difficile au début, raconte Denys Paul-Hus. Pierre et moi avons dû nous priver de salaire pendant la première année. Je continuais à organiser le Gala de la restauration, ce qui aidait l’entreprise. En 1998, j’ai démarré le Festival de la gastronomie, et plus tard, la Coupe des nations. Cela dit, Pierre a rapidement pris la responsabilité du magazine, tout en travaillant dans l’armée de réserve à temps partiel. » Le tirage augmentera progressivement à 35 000 copies (dont 5 000 dans des commerces) tandis que le nombre de parutions passera de trois à six, puis à 10 par année au rythme de l’accroissement de notoriété de la revue. Depuis 2017, le magazine est publié six fois l’an. Quant à Pierre Champagne, il se retirera rapidement du trio d’actionnaires, mais demeurera présent à titre de rédacteur au fil des années.

PRESTIGE GROUPE MÉDIA

Un changement d’orientation majeur survient à l’automne 2013 lorsque l’entreprise, désormais tournée vers les autres voies de diffusion que sont la télévision et le Web, adopte la raison sociale PRESTIGE Groupe Média. Pierre Paul-Hus devient propriétaire unique après avoir racheté les parts de son père. Deux ans plus tard, il est élu député fédéral à la Chambre des communes et confie à sa conjointe, Marie-Josée Turcotte, rédactrice en chef depuis 2008, le gouvernail à titre d’éditrice. Comme Pierre l’avait fait à ses débuts deux décennies auparavant, la spécialiste du contenu doit se familiariser rapidement avec tous les rouages de l’entreprise, y compris le stratégique service des ventes.

LA CRISE DES MÉDIAS

En 2017, un an après son 20e anniversaire, Prestige est frappé de plein fouet par la crise des médias, qui a eu raison d’un grand nombre de publications imprimées de par le monde, saignées par l’hémorragie de leurs revenus publicitaires au profit des grands joueurs comme Google et Facebook. « Toute l’équipe a été prise de court, se souvient Marie-Josée. Pour faire face à la tempête, nous avons dû rationaliser nos dépenses et une grande partie de l’équipe a été démantelée. Nous avons aussi modifié notre contenu; un coup de barre qui a, au contraire,

accentué le roulis. Pour la première fois, nous avons craint le naufrage. Mais nous sommes parvenus à redresser le navire, notamment en revenant à notre mission première dont nous nous étions éloignés, en rajeunissant notre image graphique et en restructurant l’ensemble des activités. C’est aussi ce qui nous a permis de passer à travers cette pandémie qui dure depuis plus d’un an. » Aujourd’hui, l’éditrice avoue prendre un grand plaisir à diriger le département des ventes, car cela lui permet d’être en contact étroit avec les clients, de les écouter et de les aider à se positionner sur le marché de Québec.

LE MAGAZINE DES GENS DE QUÉBEC

Si le titre « Persévérance et ténacité » coiffait la couverture du numéro soulignant le 5 e anniversaire, imaginons combien il en a fallu pour parcourir un quart de siècle ! Contre vents et marées, Prestige est toujours bien vivant, fidèle à sa mission première, à ses principaux fournisseurs, ses clients et ses nombreux lecteurs assidus. « Le positif, c’est que les gens sont revenus vers nous, démontrant ainsi le fort sentiment d’appartenance développé pendant toutes ces années, résume le président, Pierre Paul-Hus. Ils aiment leur magazine et tiennent à sa formule unique. Notre page couverture fait encore rêver… même les gens d’affaires de la nouvelle génération pourtant omniprésents sur le Web. Comme quoi une revue papier perdure plus longtemps qu’une fugitive image à l’écran… Prestige est entre très bonnes mains, en route vers son 30e anniversaire ! »

«  l e P ositif, c’est Q ue les gens sont revenus vers nous, démontrant ainsi le fort sentiment d’a PPartenance dévelo PP é P endant toutes ces années. i ls aiment leur magazine et tiennent à sa formule uniQue. notre Page couverture fait encore rêver… même les gens d’affaires de la nouvelle génération Pourtant omniPrésents sur le Web. comme Quoi une revue PaPier Perdure Plus longtemPs Qu’une fugitive image à l’écran. »

— Pierre Paul-Hus, président.

Denys et Pierre Paul-Hus, cofondateurs du magazine Prestige

C’est au Fairmont Le Château Frontenac que revient le titre du premier annonceur dans le magazine Prestige en 1996. Il était donc tout naturel de choisir cet endroit pour une séance photos. Immense merci à Maxime Aubin de nous avoir ouvert les portes du restaurant Le Champlain, l’un des joyaux de notre magnifique capitale nationale.

©
Marjorie
Roy,
Optique
Photo

25 moments marquants du magazine Prestige

c e mois-ci, le magazine Prestige célèbre son 25 e anniversaire. u n Q uart de siècle consacré à mettre en valeur des hommes et des femmes, des entre P rises, des institutions et des initiatives Q ui contribuent au dévelo PP ement économi Q ue, social et culturel de la grande région de Québec. v oici 25 moments Q ui ont marQué son histoire.

02/ ANNÉE 1997

En mai, Prestige célèbre son premier anniversaire. Le magazine passe de 3 à 5 parutions annuelles, puis de 15 000 à 25 000 exemplaires. En juin, le magazine modifie son image de marque et propose un nouveau logo. Enfin, en novembre, pour la première fois, Prestige propose un homme d’affaires en page couverture :

Jean-Louis Duplessis, à l’époque président de Lallier Sainte-Foy.

02 01 05

01/ MAI 1996

Le numéro un du volume un du magazine

Prestige est publié. Il est distribué gratuitement à 15 000 exemplaires dans des secteurs ciblés de Québec et de Lévis.

Deux autres numéros verront le jour au cours de cette première année d’existence.

03/ ANNÉE 1998

Prestige prend son envol et publie désormais 9 numéros par année, distribués à 30 000 exemplaires à chaque parution. L’équipe s’agrandit et quelques-unes de ses personnalités feront un long bout de chemin dans l’histoire du magazine. (Voir l’article sur les membres marquants du magazine Prestige en page 14.)

04/ ANNÉE 1999

À l’orée du 21e siècle, Prestige atteint sa vitesse de croisière : 10 parutions annuelles distribuées à 35 000 exemplaires.

05/ AUTOMNE 2000

Lancement du site Web magazineprestige.com En novembre, pour la première fois, une femme est en vedette sur la page couverture du magazine Prestige : Suzanne Rioux, alors propriétaire de la boutique Le Privé.

06/ MAI 2001

Prestige célèbre son 5e anniversaire. Les cofondateurs font la page couverture en août.

07/ AUTOMNE 2002

Les bureaux du magazine Prestige déménagent dans une ancienne banque, au cœur du quartier Montcalm. Les employés y travailleront jusqu’en octobre 2017, soit durant 15 ans.

08/ ANNÉE 2003

Le magazine « rejazze » son contenu et propose désormais plusieurs rubriques allant de la politique à la restauration, en passant par l’économie, le monde automobile, l’habitation, la mode et la beauté ainsi que la culture.

09/ MAI 2006

Prestige célèbre officiellement ses 10 années d’existence avec une édition spéciale qui propose aussi un nouveau slogan, Le magazine de Québec. Afin de célébrer cette décennie, un événement majestueux est organisé au Château Frontenac en présence de 500 invités.

Édition spéciale du 10e anniversaire du magazine Prestige

10/ JUILLET 2008

Le 100e numéro du magazine Prestige publié en septembre 2006.

Les cofondateurs Pierre et Denys Paul-Hus en 2001.

Prestige publie son plus gros numéro à vie : une édition de 188 pages consacrées au 400 e  anniversaire de Québec. Le magazine est désormais proposé en version virtuelle sur son site Web. Marie-Josée Turcotte devient rédactrice en chef du magazine Prestige dès août 2008. 06 07 10 09

Le 50 e numéro du magazine Prestige publié en mars 2002.

Lancement du magazine du 400 e sur le magnifique trois-mâts Belem, qui était de passage à Québec à l’occasion des festivités.

©Louis Arthur
©David Cannon

11/ FÉVRIER 2011

Prestige prend son virage « affaires » et « plaisirs », en plus de changer son format. Le magazine est désormais plus large et sa facture visuelle est complètement revampée, tant pour la page couverture que pour l’intérieur.

Le 150e numéro du magazine

Prestige publié en septembre 2011.

12/ MAI 2011

Prestige célèbre son 15e anniversaire.

13/ ANNÉE 2012

En mars, Prestige produit son premier magazine officiel du Salon International de l’Auto de Québec en collaboration avec la Corporation Mobilis. L’entente durera jusqu’en 2018. En octobre, une première édition hors-série est réalisée sur la ville de Lévis. Prestige en produira une deuxième en juin 2015.

14/ MARS 2013

Prestige fait une incursion dans le monde de la télévision et produit sa première émission d’une demi-heure pour le réseau TéléMag avec la productrice Anne Marcotte de Vivemtia. Une série de neuf émissions seront réalisées au cours de la même année.

16/ JUIN 2014

Prestige produit une seule édition hors-série consacrée à Montréal et distribuée à 45 000 exemplaires dans des secteurs ciblés de la métropole, de Laval et de la couronne Nord.

17/ MARS 2015

18 11 13 14

Sylvain Boisvert

15/ SEPTEMBRE 2013

PRESTIGE Groupe Média est créé au moment où Pierre Paul-Hus rachète les parts d’entreprise de son père Denys et devient propriétaire unique et président. Le site Web est également revampé de A à Z.

Prestige est finaliste pour la première fois aux Prix Fidéides de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec dans la catégorie Affaires et engagement social. Le magazine sera aussi en nomination en 2016.

17

18/ OCTOBRE 2015

Le président de PRESTIGE Groupe Média, Pierre Paul-Hus, remporte ses élections et devient député fédéral de la circonscription de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles. Marie-Josée Turcotte le remplace à son poste d’éditeur et poursuit la mission du magazine en compagnie de l’équipe en place.

L’équipe en 2015 : Véronique Pleau, coordonnatrice aux ventes; France Bélanger, directrice des ventes; Marie-Josée Turcotte, éditrice; et Nancy Haince, graphiste.

Pierre Paul-Hus en compagnie des coanimateurs de l’émission
PRESTIGE Télévision, Taïna Lavoie et

Le 200e numéro du magazine Prestige publié en septembre 2016.

19/ MAI 2016

Édition spéciale du 20e anniversaire du magazine Prestige.

Lors des célébrations au complexe Capitale Hélicoptère : Pierre et Denys Paul-Hus en compagnie de Pierre Champagne , qui donna l'idée en 1995 de publier un cité-magazine.

Prestige célèbre ses deux décennies d’existence en proposant une rétrospective spéciale des 20 dernières années.

21/ AUTOMNE 2017

20/ FÉVRIER 2017

Prestige modernise son image, son slogan et son format. Le gros « P  » devient sa marque distinctive et le magazine, réalisé par la boîte de graphisme Atelier 480 (encore aujourd’hui) se veut désormais un « diffuseur de succès » Victime de la crise des médias, Prestige connaitra, malgré ce renouveau, son année la plus difficile depuis ses débuts.

Les bureaux de Prestige quittent le quartier Montcalm pour rejoindre le secteur Lebourgneuf.

22/ AUTOMNE 2018

Prestige devient l’éditeur du magazine CLASSE AFFAIRES de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. L’entente de renouvellement est présentement sous examen depuis la pandémie.

23/ AUTOMNE 2019

Prestige devient membre du Groupe Structura et déménage dans ses bureaux situés dans le secteur de Charlesbourg, groupe qui sera dissout en avril 2021 dans la foulée de la pandémie. Pierre Paul-Hus est réélu en tant que député fédéral en octobre 2019.

24/ MARS 2020

La crise du coronavirus frappe. Pour la première fois de son histoire, Prestige doit annuler une parution, celle d’avril 2020.

25/ MAI 2021

Malgré la pandémie qui dure depuis plus d’un an, Prestige célèbre son quart de siècle et poursuit sa mission envers et contre tous en vous proposant cette édition spéciale consacrée au courage et à la persévérance en affaires.

Les personnalités qui ont marqué l’histoire du magazine Prestige

l e succès du magazine Prestige n’aurait P as été P ossible sans l’a PP ort incontestable des membres Qui ont formé son éQuiPe à un moment ou à un autre de son histoire.

LES PRÉCURSEURS

Ils et elles ont permis au magazine Prestige de prendre son envol.

L’équipe en 1998

Rangée arrière : Pierre Villa, directeur du développement; Jean-Gilles Jutras, chroniqueur vin; Jacques Thibault, photographe; Pierre Champagne, collaborateur; Joanna Mazur, graphiste; Normand Hall, Éric Etter et Claude Mercier, collaborateurs; Lydie Viault, conseillère publicitaire; Jacques Arteau, chroniqueur automobile; et Pierre Gingras, relationniste.

Rangée avant : Pierre Paul-Hus, directeur de la publication; France Lavoie, coordonnatrice; Denys Paul-Hus, éditeur; Sonia Jean, secrétaire administrative; et Yves Fleury, rédacteur en chef.

LA NOUVELLE GARDE

Ils et elles ont contribué à la continuité du magazine Prestige

L’équipe en 2009.

Denys Paul-Hus, coéditeur; Émilie Lemay, graphiste; Renée Méthot, adjointe à la comptabilité; Céline Lavoie, développement des affaires; Marie-Josée Turcotte, rédactrice en chef; Valérie Leclerc, adjointe à l’administration; France Bélanger; développement des affaires; Rémy D’Anjou, développement des affaires gouvernementales et institutionnelles; Sylvie Corriveau, rédactrice mode et développement des affaires; et Pierre Paul-Hus, coéditeur.

LA GRANDE FAMILLE DE PRESTIGE GROUPE MÉDIA

C’est en 2013 que PRESTIGE Groupe Média a été créé, en même temps que l’émission PRESTIGE Télévision, qui fut en ondes durant une année complète. La famille s’est alors agrandie, accueillant notamment parmi ses membres la productrice Anne Marcotte (à gauche de Pierre Paul-Hus).

© Louis Arthur

L’ÉQUIPE DU 20 e

En mai 2016, le magazine Prestige célébrait ses 20 ans grâce à l’équipe en place.

Rangée arrière : France Delamarre, adjointe administrative; Nancy Haince, graphiste; Marie-Josée Turcotte, éditrice; et Céline Garon, développement des affaires.

Rangée avant : France Bélanger, directrice des ventes; et Véronique Pleau, coordonnatrice aux ventes.

D’autres personnalités qui ont laissé leur trace

/ Roberto Waska, graphiste, de 2000 à 2008.

/ Lise Leblanc, conseillère publicitaire, de 2002 à 2008.

/ Jean Frenette, rédacteur en chef, de 2002 à 2008.

DE FIDÈLES COLLABORATEURS

Ils ou elles ont collaboré au magazine Prestige en tant que chroniqueurs, rédacteurs, correcteurs ou photographes pendant plus de 10 ans.

/ Louis Arthur, photographe, de 1998 à 2014.

/ Brigitte Trudel, rédactrice, de novembre 1999 à 2017.

/ Patrice Bélanger, chroniqueur en horticulture, de 2000 à 2016.

/ Frédéric Masse, chroniqueur automobile, de 2003 à 2018.

/ Véronique Vézina, correctrice et réviseure, de 2004 à 2016.

/ Hélène Demers, correctrice et réviseure, de 2008 à 2020.

ILS NOUS ONT QUITTÉS…

RÉMY D’ANJOU

Conseiller publicitaire au magazine Prestige , ce bon vivant, ani mateur radio et Bonhomme Carnaval à ses heures, a rendu l’âme en décembre 2010, à l’âge de 69 ans.

JEAN-GILLES JUTRAS

Expert émérite et chroniqueur en vin pour le magazine Prestige durant de nom breuses années, il nous a quittés en 2013, à l’âge de 86 ans.

PIERRE VILLA

Témoin de la naissance du magazine Prestige en 1996, il est décédé en avril 2020, à l’âge de 75 ans.

LES RECORDS DE LONGÉVITÉ

Ces trois mousquetaires sont toujours là après toutes ces années.

Gilles Levasseur, rédacteur au magazine Prestige depuis 2005.

Perfectionniste et passionné, Gilles Levasseur a une longue carrière de rédacteur, correcteur et réviseur derrière lui. Armé de son diplôme universitaire en linguistique, c’est d’abord comme lecteur de nouvelles et journaliste à la défunte station CFLS de Lévis qu’il a entrepris sa carrière en 1976. « Ce fut pour moi la meilleure école rédactionnelle, car j’y ai appris l’art d’aller droit au but dans mes textes pour capter l’attention et transmettre le message », confie celui qui a signé un nombre incalculable de profils d’affaires au cours des 16 dernières années, chaque reportage étant pour lui une occasion de mettre en valeur le côté humain et unique de ses « sujets ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il apprécie autant sa collaboration avec le magazine Prestige. « Je me retrouve beaucoup dans le positivisme qui s’en dégage. » Également passionné par le développement personnel et la santé globale, Gilles est d’une insatiable curiosité (dans le but premier de partager ses découvertes) en plus d’être doté d’une intuition hors du commun. « Je parviens toujours à m’étonner moi-même lorsque j’écris » , avoue-t-il humblement, ne calculant jamais le temps et l’énergie qu’il met pour chaque mandat, le résultat étant le plus important. À l’aube de sa septième décennie de vie, il est intéressant de mentionner que Gilles est gardien au hockey depuis près de 45 ans. « J’adore ! » lance-t-il avec tout l’enthousiasme qui l’habite.

Jean-Marie Lebel, chroniqueur en histoire au magazine Prestige depuis 1998.

Jean-Marie Lebel est l’historien « chouchou » de nos fidèles lecteurs, qui attendent avec impatience chacune de ses chroniques consacrées à l’histoire de notre belle ville de Québec. Une histoire riche qu’il partage avec nous comme lui seul sait si bien le faire depuis maintenant 23 ans ! « En devenant chroniqueur pour Prestige , j'ai réalisé l’un de mes rêves, nous confie cet auteur prolifique, également conférencier et consultant sur l’histoire de Québec. En effet, l'un de ses oncles était un populaire chroniqueur. « J'avais hâte de le lire chaque mois ! Être chroniqueur, c'est avoir le bonheur de retrouver dans chaque numéro des lecteurs qui partagent mes intérêts. On voyage ensemble, toujours plus loin ! » En plus d’être un brillant historien, récipiendaire du Prix des Dix décerné par la Société des Dix, de la médaille du 400e anniversaire de Québec et de celle de l'Assemblée nationale, ainsi que lauréat Le Soleil-Radio-Canada, M. Lebel enseigne à l'Université du troisième âge de l'Université Laval, en plus de former les guides touristiques au Collège Mérici. Au cours de sa belle et longue carrière, il a été l'historien officiel du 150e anniversaire de l'Institut canadien de Québec, du 100e d'Expo Québec, du 350e de la paroisse Notre-Dame de Québec, du 125e du Cercle de la Garnison de Québec et du 150e du défunt magasin Laliberté. Hormis l’histoire, il se passionne pour la philatélie et la cartophilie. Longue vie à Jean-Marie Lebel !

Gilles Levasseur ,
Jean-Marie Lebel et Johanne Martin .
© Marjorie Roy, Optique Photo

Johanne Martin, rédactrice pour le magazine Prestige depuis 2006.

Journaliste chevronnée et spécialiste des dossiers complexes qui demandent recherches et esprit de synthèse, Johanne Martin excelle également dans les profils d’affaires. La raison en est bien simple : « J'aime profondément les gens de Québec et la communauté d'affaires, qui insufflent à la région leur dynamisme, confie-t-elle. Étant native de Québec, mon attachement pour cette ville est profond; j'y découvre à travers les reportages que je réalise des gens fiers, engagés, créatifs et visionnaires. Il faut également dire que l'équipe du magazine est agréable et très professionnelle, ce qui aide grandement à s'y attacher ! » Également journaliste pour Le Soleil, La Terre de chez nous et le Courrier de Portneuf (son

lieu de résidence), Johanne mène en parallèle une carrière d’acéricultrice comme propriétaire d’érablière. « Ce volet de mes activités professionnelles ajoute une dimension manuelle à un quotidien fait de tâches plus intellectuelles. » Ayant la fibre entrepreneuriale, elle a aussi été, dans le passé, propriétaire d'une école d'ébénisterie, en plus d’avoir pratiqué la massothérapie. Curieuse, ambitieuse et polyvalente, elle est passionnée de lecture et de randonnée sportive en forêt. « Lorsque la pandémie sera chose du passé, je retrouverai également avec plaisir les moments précieux passés avec mes quatre petites-filles », conclut la jeune grand-maman, mère de quatre enfants.

NOS PRÉCIEUX CONSEILLERS EN DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES

Notre équipe des ventes en 2021

Stéphane Dionne, conseiller au développement des affaires pour le magazine Prestige

C’est en 2015 que Stéphane Dionne, président de Communications Grand Chelem, se joint à l’équipe des ventes du magazine Prestige, apportant avec lui son bagage d’ancien sportif professionnel. Doté d’un esprit déterminé et engagé, Stéphane a en effet connu une fructueuse carrière dans le domaine du baseball, d’abord aux ÉtatsUnis pour l’Université d’Oklahoma City, et ensuite pour les équipes professionnelles de Saint-Paul, Bangor et Madison, de la ligue Northern. En 1999, il fonde Les Capitales de Québec avec Michel Laplante et Miles Wolf, ce dernier étant le propriétaire de l’équipe de Madison où il a joué avec M. Laplante. Il conclura sa carrière de joueur avec Les Capitales pour ensuite devenir l’entraîneur adjoint de l’équipe de 2005 à 2009. Celle-ci fera partie des championnats de 2006 et 2009. Depuis plusieurs années, Stéphane collabore étroitement avec l’Association provinciale Québec Vert dans le domaine horticole. Il a accepté d’ajouter le magazine Prestige à sa liste de clients, car, dit-il, « la publication est respectée dans la région de Québec  » . Père de deux garçons, Zac et Jimmy, qui se passionnent autant que lui pour le sport, Stéphane apprécie également une bonne partie de golf.

France Bégin, conseillère au développement des affaires pour le magazine Prestige

Bien que la collaboration de France Bégin avec le magazine Prestige soit récente, elle a déjà porté ses fruits, ce qui s’avère peu surprenant quand on examine sa feuille de route. Après avoir travaillé une douzaine d’années dans le domaine de l’hôtellerie, France a plongé tête première dans le monde de l’édition en 1994 en acceptant de produire le magazine Vacances pour Tous. Se révélant une vendeuse hors-pair, elle s’est ensuite vu confier d’importants mandats. Parmi ceux-ci, la réalisation du magazine Pensez-y bien ! pour La Capitale groupe financier, puis celle du magazine Capital Québec pour la Chambre de commerce et d’industrie de Québec. Cette dernière aventure aura d’ailleurs duré presque 20 ans. Depuis trois ans, parallèlement à ses mandats en développement des affaires, elle travaille comme chargée de projets pour la Fondation Élan et s’implique activement comme famille d’accueil pour l’organisme Mira. En plus de sa passion pour les animaux, en particulier pour les chiens, elle pratique le golf et le vélo, et adore voyager et jardiner. C’est la notoriété et la réputation sans faille du magazine Prestige qui l’ont incitée à accepter ce nouveau défi… au plus grand bonheur de l’éditrice, qui apprécie son grand professionnalisme et sa persévérance à toute épreuve !

© Marjorie
Roy, Optique Photo
© Simon Clark

Histoires de courage et de persévérance en affaires

afin de célébrer le 25e anniversaire du magazine Prestige, nous avons invité les gens d’affaires de la grande région de Québec à nous raconter leur histoire de courage et de Persévérance, mais aussi, leurs Projets et leur vision de l’avenir. Place à nos Personnalités d'affaires insPirantes !

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QUARTIER PETIT CHAMPLAIN

Sandra Turgeon, directrice générale.

20 REVENCO

Alain Lemieux, président.

24

LES ENTREPRISES

J. CHABOT

Tony Lessard, président.

26 GROUPE FINANCIER STRATÈGE

Gabriel Couture, président.

29

RE/MAX DROUIN & LÉVESQUE

Bruno Lévesque, courtier immobilier.

30

LE QUARANTE 7

Joseph Sarrazin et Yvan Ouellet, copropriétaires.

32

PORT DE QUÉBEC

Mario Girard, président-directeur général.

34

BUISSON GESTION DE PATRIMOINE

Steve Buisson, gestionnaire de portefeuille et conseiller en placement.

36

ATELIER 480

Marielle Ménard et Marjolaine Robitaille, copropriétaires.

37 LA PIÈCE

Marie-Pier Bélanger et Azélie Pilon, cofondatrices.

38

FROMAGERIE LES RIVIÈRES

Gerry Dansereau et Christine Boutin, copropriétaires.

40 EYE AM SOINS OCULAIRES

Dre Lucie Laurin et Dr François Piuze, copropriétaires.

Quartier Petit Champlain

CHARME ET SOLIDARITÉ

au-delà de son charme indiscutable et de son offre distinctive mettant en valeur les artistes et artisans locaux et régionaux, le Quartier Petit chamPlain tire une grande force de sa formule cooPérative. dePuis Plus de 35 ans, ce regrouPement de commerçants se serre les coudes sans relâche Pour Promouvoir ses nombreux atouts et favoriser le succès de tous. cette solidarité leur a Permis de traverser les temPêtes, comme cette Pandémie mondiale Qui leur a asséné un dur couP. Qu’à cela ne tienne, le Quartier Petit chamPlain Poursuit inlassablement la bataille, et ses munitions Promettent de séduire et reconQuérir en grand nombre la PoPulation Québécoise.

« En affaires, la persévérance, l’audace et la confiance sont essentiels parce que la vie est loin d’être un long fleuve tranquille, je ne vous apprends rien », note d’entrée de jeu Sandra Turgeon, directrice générale du Quartier Petit Champlain. Issue du milieu coopératif, en poste depuis octobre 2019, elle ne tarit pas d’éloges à l’égard de ce regroupement soudé et solidaire, qui ne ménage aucun effort pour assurer son

Sandra Turgeon, directrice générale du Quartier Petit Champlain.

succès malgré les embûches. Cycliquement, les aléas socio-économiques se pointent avec leur lot d’épreuves. « Mais toujours, les commerçants du Petit Champlain relèvent la tête et se mobilisent pour trouver des solutions. Ils demeurent sans cesse dans l’action, se collant à l’actualité, aux différentes fêtes, saisons et occasions en décorant et en animant le quartier en conséquence. C’est dynamique, chaleureux et attrayant ! »

UNE GRANDE VALEUR AJOUTÉE

Le Quartier Petit Champlain réunit 44 commerces en tous genres. « Ici, il y en a pour tous les goûts, souligne Mme Turgeon. Le quartier est réputé pour sa mise en valeur des produits et des artisans québécois; c’est le dénominateur commun de notre approche commerciale. Notre offre distinctive permet aux visiteurs de rencontrer les commerçants, elle donne un accès direct aux artisans, c’est notre grande valeur ajoutée. Et le fait que chaque commerce est une microentreprise ou une entreprise familiale donne une saveur toute particulière à nos relations et à notre vision d’affaires. La coopérative travaille à promouvoir les volets culturel, patrimonial et artistique du quartier. »

UN ÉTÉ 2021 « SPECTACULAIRE »

Encore une fois, le Quartier Petit Champlain entend rebondir en cette période de pandémie. L’organisation prévoit en effet réaliser à l’été 2021 un pavoisement « particulièrement spectaculaire », au dire de la directrice générale. Les magnifiques parapluies feront place à un concept très original qui promet d’en mettre plein la vue. « Habituellement, l’offre de prestations artistiques dans le quartier est omniprésente, mais le fait que nous soyons catégorisés en zone orange nous empêche de le faire cette année, puisque ces spectacles de rue créent des rassemblements, explique-t-elle. La formule de l’été 2021 sera donc davantage déambulatoire. »

Les heures d’ouverture des commerces du quartier sont précisées sur le site Web : quartierpetitchamplain.com Certains commerces les prolongent, mais tous sont ouverts minimalement aux heures inscrites. L’invitation est lancée !

©Marc-Éric Baillargeon, Les Festifs

Les six associés de Revenco : Sébastien Ouellet, vice-président exécutif; Michael Chicoine, chef estimateur et coordonnateur du département BIM; Jean-Philippe St-Pierre, directeur de projets; Alain Lemieux, président; Samuel Bard, directeur des opérations; et Jocelyn Beaulieu, vice-président construction.

Revenco

UNE RELATION DE CONFIANCE QUI DURE DEPUIS 30 ANS

« le secret de notre longévité réside dans la relation de confiance Q ue nous avons bâtie avec nos clients en réalisant des P rojets d’électricité comPlexes dotés d’échéanciers serrés tout en res P ectant les budgets. » Pour exPliQuer ce succès, le P résident de r evenco, a lain l emieux, insiste sur la rigueur et la Passion dont fait Preuve chaQue membre de l’éQuiPe, ainsi Que sur un Processus de relève uniQue assurant le renouvellement des talents et de l’exPertise.

Depuis trois décennies déjà, Revenco repousse constamment les limites de l’excellence, faisant de l’entreprise de Québec un chef de file dans le secteur de l’électricité. Au cours des années, les dirigeants ont mis en place de très efficaces et exclusives procédures de travail fondées sur une qualité sans compromis et le respect des échéanciers. « Étant donné que nos clients sont les meilleurs dans leur domaine, nous avons le devoir d’offrir une performance de haut niveau et même au-delà de leurs attentes, précise Alain Lemieux. Cet engagement est partagé par l’ensemble de nos employés, qu’ils soient électriciens, contremaîtres, gérants de projets, surintendants, dessinateurs, estimateurs, comptables, secrétaires, acheteurs, préposés à l’entrepôt et livreurs. Tous sont fiers d’appartenir à cette équipe et de participer, chacun à sa façon, à des projets qui marquent leur époque. Voilà qui requiert une très grande adaptabilité étant donné l’évolution rapide de ce secteur professionnel et exige qu’on soit à l’affût des technologies de pointe. Nous sommes maintenant reconnus pour notre capacité à relever des défis audacieux. »

À L’AVANT-GARDE

Le méga chantier de l’amphithéâtre de Québec a certes été un point tournant en termes d’évolution technologique. C’est à ce moment que la modélisation 3D s’est véritablement imposée dans la préparation des plans. « Nous nous assurons ainsi que les différentes composantes — plomberie, ventilation et électricité — n’entrent pas en conflit et soient parfaitement coordonnées,

explique M. Lemieux. Cette procédure demande énormément de préparation en avant-projet, mais accélère de beaucoup l’exécution sur le chantier et optimise la qualité du résultat.  » La maîtrise de ces outils de pointe a permis à Revenco de tirer son épingle du jeu dans le cadre de la construction de quatre centres de données et de trois centres informatiques. Une série qui s’est amorcée avec l’édifice 4Degrés, à Québec, suivi de deux autres immeubles, QC21 et QC22. « Ces projets, réalisés sur le même site, requièrent une puissance électrique six fois supérieure à celle du Centre Vidéotron, poursuit Alain Lemieux. Pour nous permettre de relever pareil défi, nous collaborons avec des ingénieurs hautement qualifiés, de sorte que nous évoluons dans nos procédés comme jamais auparavant, comme s’assurer de prévenir toute coupure de courant, aussi minime soit-elle. Ces centres sont la voie de l’avenir, surtout que le Québec est dans la mire du monde pour les y implanter en

© Marjorie Roy, Optique photo

raison de son climat tempéré (moyenne annuelle de 4° C) et de l’accessibilité de son réseau d’énergie fiable, propre et renouvelable, ainsi que son coût très avantageux. À cet égard, notre expertise est maintenant reconnue partout en province. »

PROJETS PRESTIGIEUX ET AVENIR ASSURÉ

Nombre de projets marquants font partie des réalisations signées Revenco. Outre l’incontournable amphithéâtre, notons, entre autres contrats, l’hôpital de Baie-Saint-Paul, la conversion à 25 kV des édifices de la colline parlementaire, le Musée national des beaux-arts du Québec, le 900 DMO, l’Aéroport de Québec, GSK, le Méga Parc, le Campus Simons et le nouveau centre hospitalier de Québec, présentement en construction. Et le carnet de commandes est impressionnant pour les prochaines années avec la participation de l’entreprise aux projets d’un cinquième centre de données, d’un campus d’intelligence artificielle, d’un centre de traitement informatique (Marly), de plusieurs immeubles à condos, d’un centre pharmaceutique (Medicago), d’un complexe pavillonnaire de recherche au RDDC de Valcartier, d’un pavillon universitaire (HEC), de deux écoles et de deux complexes sportifs. « Ces rassurantes perspectives d’avenir sont attribuables au fait que malgré le report de plusieurs projets imposé par la pandémie, avant laquelle 2019 avait été pour nous une année record, nous avons conservé la plus grande partie de notre équipe interne, qui a fait preuve de patience et de détermination, conclut Alain Lemieux. Tout le monde rencontre des embûches surtout en cette époque sans précédent. L’essentiel est la façon dont nous y réagissons et les envisageons afin de mieux les surmonter. »

« ce secteur Professionnel exige Qu’on soit à l’affût des technologies de Pointe. nous sommes maintenant reconnus Pour notre caPacité à relever des défis audacieux. »

— Alain Lemieux, président.

Projet du Nouveau complexe hospitalier (NCH) de l'Enfant-Jésus.

Sébastien Ouellet

VICE-PRÉSIDENT EXÉCUTIF ET ASSOCIÉ

Jocelyn Beaulieu

VICE-PRÉSIDENT CONSTRUCTION ET ASSOCIÉ

CHEF ESTIMATEUR, COORDONNATEUR DU DÉPARTEMENT BIM ET ASSOCIÉ

/ Nombre d’années d’expérience : 24

/ Chez Revenco depuis 18 ans

« j’ai choisi de faire carrière chez revenco Pour les défis, les Possibilités d’avancement et l’évolution constante de l’entrePrise. »

À quoi ressemblera le monde de la construction de demain ?

« Selon moi, l’être humain sera encore au cœur de l’évolution dans le monde de la construction de demain. L’industrie continuera toutefois d’évoluer très rapidement en intégrant de plus en plus le numérique, la réalité virtuelle ainsi que la robotique. »

/ Nombre d’années d’expérience : 25

/ Chez Revenco depuis 8 années

« rigueur et Passion ! l’adn de revenco corresPond à mes valeurs et à mes asPirations; c’est PourQuoi j’ai choisi d’y faire carrière. »

À quoi ressemblera le monde de la construction de demain ?

« Selon moi, l’intégration des nouvelles technologies révolutionnera la façon de construire dans l’avenir. Les dernières années, qui ont vu apparaitre les logiciels de productivité, les plateformes de gestion de projets ainsi que les logiciels de conception et modélisation 3D, n’en sont qu’un aperçu. Ces outils nous permettront de réaliser efficacement des projets encore plus complexes, ce qui s’avère un défi des plus stimulants. »

/ Nombre d’années d’expérience : 14 (dont 4 sur les chantiers)

/ Chez Revenco depuis 14 ans

« j’ai choisi de faire carrière chez revenco, car l’entrePrise touche à tous les ty P es de P rojets. d e ce fait, en tant Q u’em P loyés, nous sommes constamment en train d’aPPrendre et d’évoluer. »

À quoi ressemblera le monde de la construction de demain ?

« Le capital humain sera un enjeu majeur et restera de première importance. La technologie sera de plus en plus présente, autant dans la conception que dans la réalisation des projets. Ce virage a déjà commencé avec la modélisation 3D, la préfabrication et l’outillage. »

© Marjorie Roy, Optique photo
© Marjorie Roy, Optique photo
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Samuel Bard

DIRECTEUR DES OPÉRATIONS ET ASSOCIÉ

/ Nombre d’années d’expérience : 20 (12 comme militaire et 8 dans la construction)

/ Chez Revenco depuis 8 ans

« en 2013, à la recherche de stabilité Pour ma famille, j’ai Q uitté mon em P loi à tem P s P lein au sein des forces armées canadiennes, demeurant réserviste à temPs Partiel, Pour joindre l’éQuiPe de revenco. c’est un collègue militaire Qui travaillait dans cette entrePrise Qui m’avait mentionné à Quel Point il y était bien. je n’avais alors aucune idée du statut de revenco au sein de la construction. dans mon cas, le hasard a bien fait les choses, je suis tombé à la bonne Place au bon moment. »

À quoi ressemblera le monde de la construction de demain ?   « Je vais utiliser le terme "connecté", en lien avec le développement des ressources informatiques, pour la gestion des chantiers. Je crois qu’avant d’entamer un chantier, le niveau de préparation sera beaucoup plus grand. Il sera possible de visualiser chaque projet dans son ensemble, de façon virtuelle. Estimer les quantités sera chose du passé; les estimateurs joueront possiblement un rôle plus spécifique, soit celui d’optimiser l’utilisation des matériaux. Les échanges avec le chantier et la gérance se feront en temps réel; il faudra cependant s’assurer de ne pas encombrer le contremaître avec trop de formalités administratives. »

Jean-Philippe St-Pierre

DIRECTEUR DE PROJETS ET ASSOCIÉ

/ Nombre d’années d’expérience : 17

/ Chez Revenco depuis 4 ans

« ayant travaillé dans le domaine de la construction P endant P lusieurs années, j’étais au fait Q ue revenco était imPliQué dans les Plus grands Projets commerciaux et institutionnels du Québec. Passionné Par mon travail, j’aime aPPrendre, Progresser, et je carbure aux défis. d ans mon cheminement de carrière, il n’y avait Pas d’autres choix P our moi Que celui de me rallier à cette éQuiPe rigoureuse. »

À quoi ressemblera le monde de la construction de demain ? « Difficile de savoir de quoi demain sera fait. Toutefois, je crois que la technologie va modifier de façon importante l’industrie de la construction, et c’est déjà commencé ! De l’outillage à la modélisation 3D, en passant par les méthodes de travail, la technologie apportera des changements à nos façons de gérer et d’exécuter les travaux en chantier. »

Information

SIÈGE SOCIAL : 1755, rue Provinciale, Québec 418 682-5993

SECTEUR DE MONTRÉAL : 1505, Place de l'Hôtel-de-Ville, Saint-Bruno-de-Montarville | 514 416-5993

info@revenco.ca | revenco.ca

Revenco est toujours à la recherche de nouveaux talents. Voici les postes ouverts afin de poser votre candidature : gérance de projets, estimation, dessin technique, administration, chantiers. L’entreprise recherche en premier lieu des candidats ayant une attitude positive et professionnelle; tout le reste s’enseigne !

Pour postuler, rendez-vous sur revenco.ca/carrieres/

© Marjorie Roy, Optique photo
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Les Entreprises J. Chabot

LA FACE CACHÉE DE L’IMMOBILIER

u ne grande majorité de bâtiments

Possèdent dans leur anatomie architecturale trois Parties Q ui écha PP ent aux regards, mais Qui n’en jouent Pas moins un rôle crucial : la toiture, les fondations et le stationnement souterrain. l eur étanchéité est essentielle à la durabilité de la structure et doit être confiée à des sPécialistes. à cet égard, la comPagnie les entrePrises j chabot s’affiche comme une référence aPrès 30 ans d’existence et un savoir-faire familial remontant à 1954

Qu’il s’agisse du recouvrement d’une toiture neuve, de l’entretien, de la réparation et du déneigement d’un toit plat, de l’aménagement d’un toit vert ou de la mise en place d’une membrane d’étanchéité dans les fondations et un stationnement, Les Entreprises J. Chabot propose son expertise dans plusieurs régions du Québec. Qualité et durabilité des matériaux, rapidité d’exécution et conseils judicieux ont permis à la firme d’établir une relation de

Toiture en membrane PVC d’une superficie de 150 000 pieds carrés du Costco Lévis.

confiance avec sa clientèle. Pour maintenir des standards de qualité supérieure, l’équipe renouvelle constamment ses certifications pour la pose de produits provenant de fournisseurs reconnus. De plus, les travailleurs sont accrédités par la Commission de la construction du Québec et reçoivent de la formation continue.

UN SAVOIR TRANSMIS DEPUIS PLUS DE 60 ANS

En 1954, Jules Chabot, de Saint-Jacques-de-Leeds, en Chaudière-Appalaches, lance son entreprise de recouvrement, Toitures Jules Chabot. Plus tard, son fils Jocelyn se joint à lui. En 1992, celui-ci souhaite ouvrir une succursale à Québec, mais voyant que ce n’est pas possible, fonde Les entreprises J. Chabot. Pour l’assister, il engage Michel Paquet et Tony Lessard. Heureux coup de pouce, les sociétés immobilières des familles Roussin ont grandement contribué au succès de la compagnie à ses débuts. Au fil

Tony Lessard , président, en compagnie de ses deux associés, Michel Paquet et Jocelyn Chabot
© Simon Clark

Toiture en membrane élastomère couvrant une superficie de 180 000 pieds carrés pour le Centre de glaces de Québec.

des ans, M. Chabot a permis à messieurs Paquet et Lessard d’acquérir des actions. En 2010, désireux de ralentir, il cède la présidence à Tony Lessard, qui devient co-actionnaire majoritaire. Toujours très actif dans l’organisation, Jocelyn Chabot témoigne de sa fierté de voir tout le chemin parcouru depuis la fondation il y a 30 ans.

LES SECRETS DE L’IMPERMÉABILISATION

En matière d’imperméabilisation, les membranes élastomères conviennent très bien à tous les toits plats des commerces, des immeubles institutionnels et des industries. Trois types de membranes monocouches sont utilisés : PVC, TPO et EPDM. Leur durabilité varie de 30 à 50 ans. L’installation est sans flamme, car les joints sont fusionnés à l’air chaud, ce qui élimine les risques d’incendie. L’entreprise possède en outre une mini Macaden, machine automatisée servant à la soudure de membranes élastomères pour les grandes surfaces, permettant une exécution plus rapide des travaux et des joints uniformes.

DES RÉALISATIONS QUI PARLENT D’ELLES-MÊMES

Parlons-en des grandes superficies ! La dernière en lice dans le carnet de commandes concerne la réfection, à compter de mai 2021, de la toiture de l’ancien entrepôt Provigo, rue Armand-Viau, propriété du Groupe Laberge.

« Plus d’un demi-million de pieds carrés, ça couvre un quartier résidentiel moyen de 55 maisons, image Tony Lessard. C’est le plus important contrat de l’histoire de notre entreprise ! » D’autres réalisations majeures sont à signaler : l’anneau de glace, le magasin IKEA, le Costco de Lévis, le pavillon d’accueil de l’Assemblée nationale, Quartier R, l’Hôtel Wendake, les Home Dépôt et RénoDépôt dans Lebourgneuf, le toit vert du siège social La Capitale et de nombreux autres. Ailleurs au Québec, on note une participation à la réfection de l’hôpital de Sept-Îles, puis en 2021, à l’édification d’un complexe sportif à Sainte-Adèle.

Toiture inversée avec toit jardin pour MARGO, une résidence du Groupe Maurice à Lévis.

LE DÉFI DE LA MAIN-D’ŒUVRE

Si la pandémie n’a pas ralenti ses activités, l’entreprise fait néanmoins face au défi de la main-d’œuvre, enjeu majeur des prochaines années. « Notre croissance est régulière, mais il nous est difficile de trouver du personnel, avoue M. Lessard. Le travail ne manque pourtant pas, et nous offrons même la formation. Cela dit, sur une cinquantaine d’employés, nous avons un noyau fidèle depuis longtemps. Nous mettons à leur disposition ce qu’il y a de mieux comme équipement, et nous avons instauré récemment un programme de participation aux profits de l’entreprise. D’ailleurs, en 2017, l’Association de la construction du Québec nous a rendu hommage pour notre contribution à l’intégration et au maintien en emploi des femmes sur les chantiers du Québec. En effet, notre succès passe par le bien-être des membres de notre équipe. »

Information 14882, boul. de la Colline, Québec

418 843-9206 | entjchabot@entjchabot com entjchabot.com

Toiture de PVC d’une superficie de 240 000 pieds carrés

L’équipe de conseillers financiers du Groupe financier Stratège : Yves Lefrançois, Myriam Mercier, Denis Asselin, Gabriel Couture, Hugo Bellanger et François Plante.

Le Groupe financier Stratège

EXPERTISE, RESPECT, TRANSPARENCE… ET CONFIANCE !

dans son ouvrage Les organisations créatrices de confiance, l’auteur hervé sérieyx l’affirme haut et fort : le lien de confiance est Plus Que jamais la comPosante vitale de la Performance. encore Plus Que les résultats à la hauteur des attentes, cette valeur exPliQue, aPrès 27 années de gestion et de Planification financières, la notoriété du grouPe financier stratège inc, dont l’exPertise est reconnue Par le secteur financier Québécois. la vaste clientèle du cabinet, comPosée de l’élite des gens d’affaires, entrePrises et institutions de Partout au Québec, est là Pour en témoigner.

Pour gagner cette si précieuse confiance, il faut d’abord la vivre soimême et l’instaurer dans sa propre organisation et son réseau social, car cette vertu se nourrit d’abord de réciprocité. Il convient donc de choisir des collaborateurs, des fournisseurs et des clients vibrant au diapason. Au Groupe financier Stratège inc., trois valeurs fondamentales appliquées

au quotidien y contribuent : respect/ engagement, vérité/transparence et bonheur/harmonie. « En effet, derrière l’expertise de notre équipe et les résultats dignes de mention que nous obtenons se tissent des liens humains qui font la richesse de nos relations d’affaires et qui en expliquent la durabilité, indique le patron de la firme, Gabriel Couture. En effet, c’est dans notre ADN professionnel que de bâtir pour l’avenir; il va donc de soi que cela se traduise auprès de nos clients et fournisseurs, qui nous le rendent bien par leur loyauté. Nous préférons mettre notre savoir-faire au service de gens qui

© Marjorie Roy, Optique Photo

partagent nos valeurs tout en maximisant leurs avoirs. Aussi la plupart de nos nouveaux clients proviennent de références. D’ailleurs, ajoute-t-il, nous profitons de ce numéro spécial saluant le courage et la persévérance pour réitérer toute notre admiration et notre gratitude à l’égard de ces gens d’affaires que nous servons et qui, jour après jour, font preuve de ces deux qualités pour relever des défis et surmonter des épreuves. Nous sommes honorés de contribuer à leur prospérité. »

À L’AVANT-GARDE

S’il est reconnu pour maximiser les résultats auprès de sa clientèle, dont de grandes firmes en gestion privée de portefeuilles, le Groupe financier Stratège inc. y parvient en étant à l’affût des plus récentes avancées en matière de gestion financière. Entre autres exemples, le cabinet a élaboré des systèmes de surveillance et de suivi de régimes de retraite collectifs qui vont au-delà des règles de conformité de l’Autorité des marchés financiers. « Nous allons encore plus loin en assurant notamment la gestion personnalisée de la situation financière d’employés clés des entreprises de nos clients afin d’accroître la rétention

du personnel, précise l’expert financier. Voilà un service que nous développons depuis une décennie alors qu’on commence seulement à en entendre parler au Québec. Par ailleurs, dans les cas où la gestion des avoirs crée des tensions familiales, nous avons innové en créant des comités consultatifs au sein des fiducies familiales afin de répondre adéquatement aux besoins et demandes des différents membres de la famille. »

UNE ÉQUIPE EXPÉRIMENTÉE

Afin de proposer les meilleurs scénarios financiers possible, le Groupe financier Stratège inc. compte sur une équipe d’une quinzaine de spécialistes compétents, qui pour la plupart, offrent une expertise de plus de deux décennies dans le monde financier. En toute transparence, ils élaborent des stratégies dont les objectifs sont de réduire le niveau de risque, sécuriser l’actif et assurer sa pérennité, et cette mission passe d’abord par le fait que le cabinet sera toujours là demain. « Il nous faut donc maintenir la stabilité de notre personnel tout en assurant la relève, expose M. Couture. Nous avons donc mis en place des moyens efficaces pour faciliter l’intégration et la formation des nouveaux venus. »

L’équipe de conseillères rentes collectives : Jessica Leroux, Myriam Mercier, Marie-Julie Bédard et Mélissa Giguère.

Note : Afin de respecter la distanciation sociale, les images ont été prises individuellement avant d’être superposées dans un montage photos.

© Marjorie Roy, Optique Photo

La jeune relève : Sophie Mongrain, conseillère nouvellement détentrice de ses permis; Gabriel Vézina, stagiaire, président de l'Association des Étudiants en Finance et Assurances de l'Université Laval (AÉFUL); et Katherine Huot-Tremblay, stagiaire, vice-présidente simulation boursière de l'AÉFUL.

INVESTIR DANS LA JEUNESSE

En matière de relève, le choix des candidats revêt une importance capitale. « À cet égard, nous exigeons non seulement une formation universitaire avancée, mais aussi la preuve d’une implication parascolaire pertinente, insiste Gabriel Couture. Nous recherchons des jeunes qui ont cet instinct d’en donner plus, de dépasser les limites établies. Par exemple, deux de nos recrues sont respectivement président de l’Association des étudiants en finance de l’Université Laval et membre de son conseil d’administration. Ils représentent l’avenir de notre cabinet. »

L’omniprésence de la pérennité dans l’essence même du Groupe financier Stratège inc. se traduit également dans les causes et fondations auxquelles le cabinet a choisi de s’associer. « Cela fait également partie de nos valeurs profondes de redonner à la communauté. Puisque s’occuper de l’avenir des gens est notre raison d’être, nous partageons en toute cohérence une partie de nos bénéfices au profit d’organismes caritatifs qui soutiennent le développement des jeunes, car ce sont eux qui nous remplaceront demain. »

Information

912, Grande Allée Ouest, Québec

418 628-4500

grouPestratege.com

© Marjorie Roy, Optique Photo

Drouin & Lévesque, courtiers immobiliers

EXPÉRIENCE ET INNOVATION

« une chose Prend fin, une autre commence, et c'est la même Qui continue, autrement. » cette citation de l’écrivain et Poète français christian bobin illustre à merveille ce Q ui se déroule au sein de l’é Q ui P e immobilière drouin et lévesQue. à la direction dePuis P res Q ue cin Q ans du grou P e de courtiers, b runo lévesQue se retrouvera dans les Prochaines années seul chef d’orchestre alors Q u’ y van d rouin, son associé et mentor, P rendra P rogressivement un rePos du monde de l’immobilier. à cet égard, le Passé est assurément garant de l’avenir : l’innovation se marie à l’exPérience !

L’équipe d’Yvan Drouin n’a plus besoin de présentation. Depuis 28 années, ces professionnels ont aidé un grand nombre de gens à vendre leur propriété ou à en acquérir une nouvelle. Mieux encore, la relève est représentée par un homme qui, à la mi-cinquantaine, a déjà fait ses preuves dans le domaine. « Nous avions Yvan et moi planifié une passation des pouvoirs en douceur sur plusieurs années, explique-t-il. Nous arrivons bientôt au terme de ce processus. Notre clientèle est donc certaine de compter sur la même efficacité et le même souci d’accompagner le mieux possible les personnes qui nous font confiance. »

L’IMPORTANCE D’INNOVER

L’expérience de M. Lévesque — et celle de l’équipe — se conjugue avec un intérêt tout particulier pour les atouts technologiques permettant d’optimiser l’efficacité des interventions. « La technologie me passionne, confie-t-il. Ainsi, nous assurons une présence soutenue dans les médias non traditionnels, tels que Facebook, Instagram, LinkedIn et autres plateformes, où nous publions nos propriétés. Quant au site Web drouinlevesque.com, il est visité annuellement par quelque 200 000 internautes. Par ailleurs, l’utilisation de drones met avantageusement en valeur les résidences et leur environnement, et l’évolution des appareils photos permet des prises de vue intérieures très professionnelles. Nous avons aussi recours à des vidéos particulières lorsque la propriété le justifie. Bref, tous les moyens sont bons pour faire de chaque transaction une réussite. »

LA FORCE DE L’ÉQUIPE

L’expérience d’une transaction immobilière est d’autant plus agréable qu’elle repose sur la force d’une équipe professionnelle et sympathique. « Nos courtiers sont rigoureux dans le respect des normes et nos adjointes leur apportent tout le soutien voulu afin de procéder à toutes les vérifications requises, explique Bruno Lévesque. Et parce que nous sommes une équipe, le client n’est jamais pris au dépourvu en cas d’imprévu, il y a toujours quelqu’un pour s’occuper de lui. On peut nous joindre 24 heures par jour, sept jours par semaine. Nous mettons aussi beaucoup l’accent sur la qualité du contact humain ainsi que sur la relation de confiance qui doit s’établir. »

On entend régulièrement la voix radiophonique de Bruno Lévesque vanter lui-même les mérites de l’équipe à la radio en plus d’intervenir à titre de spécialiste en immobilier pour commenter l’évolution du marché. Grand adepte de vélo de route, il préside notamment le conseil d’administration de l’Équipe cycliste Desjardins-Ford, qui réunit une vingtaine de jeunes athlètes. « La forme physique, le dépassement de soi, c’est essentiel à mes yeux, assure-t-il. Au début de cette nouvelle étape de ma carrière, m’occuper de ma santé est mon meilleur atout pour travailler, comme mon ami Yvan, le plus longtemps possible ! »

Information

1264, avenue Maguire, Québec

418 687-3211 | info@drouinlevesque.com drouinlevesQue.com

© Stéphane Audet
Bruno
Lévesque et Yvan
Drouin

Le Quarante 7

UNE

RELÈVE BIEN EN SELLE

d e la P ersévérance, il en a fallu aux artisans du restaurant l e Quarante 7 P our franchir 25  fructueuses années. d u courage aussi P our naviguer vent debout au temPs du corona. toutefois, ces deux vertus auraient bien Pu tourner à vide sans cette Passion P our la restauration et une belle inventivité, Qui ont fait foi de tout. aujourd’hui, le Passé est garant de l’avenir, alors Que la relève est bien en selle.

D’entrée de jeu, en 1996, oser offrir aux gastronomes de Québec des saveurs du monde sortait effrontément des sentiers battus. Déguster à la même enseigne du kangourou, de l’alligator, de l’émeu, du mahi-mahi et du caribou, c’était tout un véritable voyage culinaire ! « La

longévité du Quarante 7 repose sur notre combativité et notre ouverture, ainsi que sur l’écoute des besoins de la clientèle, ce qui nous a permis de traverser les époques en s’adaptant au goût du jour dans un domaine qui évolue constamment tout en restant fidèle à notre image, explique Yvan Ouellet, l’un des propriétaires et cofondateur avec Harold Slater avant l’arrivée de Joseph Sarrazin. La passion de faire vivre une belle expérience au client, transmise à chacun des membres de l’équipe. »

SAUVE QUI PEUT !

La raison sociale renouvelée de l’établissement remonte à 2019, au moment où Le 47e Parallèle se permettait une cure de jeunesse ayant nécessité un investissement d’un demi-million de dollars. Six mois plus tard, au début de mars 2020, Amélie RhéaumeParent et Véronique Gauthier, toutes deux employées depuis respectivement huit et 12 ans, décident de se lancer en devenant associées. La première est

Les cofondateurs de la première heure, Harold Slater et Yvan Ouellet.
© Marjorie Roy, Optique Photo
/ Gilles Levasseur

Les nouvelles associées Véronique Gauthier et Amélie Rhéaume-Parent.

directrice des opérations et du développement des affaires tandis que sa collègue est maître d’hôtel et gérante du resto. Elles partagent la même passion que les propriétaires — « Je vends du bonheur ! », lance Amélie, et Véronique ne se voit pas faire autre chose dans la vie — et souhaitent s’engager à long terme dans la poursuite de l’aventure. Seulement 10 jours plus tard, la pandémie fermait tout. Sauve qui peut !

LE PRÊT-À-MANGER

« Heureusement, Le Quarante 7 évoluait depuis un cetain temps dans le domaine du service traiteur, de sorte que la capacité et les installations étaient en place, indique Amélie. Après un gros frisson d’insécurité, on a viré sur un dix cents, c’est d’ailleurs l’une des forces de notre entreprise. Nos boîtes gourmandes existaient déjà pour la Saint-Valentin et autres occasions spéciales, il suffisait d’en étendre le concept à domicile, à longueur d’année. Cette pause forcée, nous en avons profité pour développer de nouvelles idées, et notamment ce concept, qui se veut en quelque sorte un prolongement de notre salle à manger, et le succès a été au rendez-vous dès le départ en raison du soutien de notre fidèle clientèle. Nous proposons une dizaine de plats haut de gamme, qui varient chaque semaine — aussi en table d’hôte — et qu’il suffit de réchauffer au four. Même si la salle à manger demeurera notre activité principale, je crois que cette offre est là pour rester parce que les gens en auront fait une nouvelle habitude de consommation. »

Pour sa part, Joseph Sarrazin se dit d’avis que le véritable test se produira quand la stabilité sera de retour. « Nous aurons alors une meilleure idée de la nature du marché à développer. » Présentement, l’équipe de livreurs s’affaire dans un rayon de 20 km à partir du restaurant. « Il s’agit de nos employés, ajoute Véronique Gauthier. Nous mettons d’ailleurs nous aussi l’épaule à la roue. En fait, depuis le début de cette histoire, nous avons en tant que patrons occupé tous les postes au sein de l’entreprise afin de la maintenir vivante et la plus performante possible dans les circonstances. » Yvan Ouellet estime que la véritable partie se jouera à partir du moment où le soutien gouvernemental se sera tari. « Qu’à cela ne tienne, nous annonçons que dans les prochains mois, nous étendrons ce concept du prêt-àmanger Le Quarante 7 partout dans la région. À cet égard, nous tirerons profit d’un local adjacent au restaurant pour y installer l’équipement requis pour la production. »

REGARDER DEVANT

Le sabot de Denver des mesures sanitaires n’a même pas réfréné l’implication des propriétaires dans les causes caritatives qu’ils privilégient. Ainsi, ils ont remis 20 000 $ à la Fondation Élan, et par ailleurs 80 000 $ à Leucan, somme issue d’une partie des bénéfices de la vente du coffret gourmand de Noël. « L’implication dans la communauté a toujours fait partie de nos valeurs, conclut M. Ouellet. Et en regardant tout ce chemin parcouru, je me réjouis de constater que les filles ont l’âge pour mener le prochain quart de siècle… »

Information

333, rue Jacques-Parizeau, Québec (voisin du Grand Théâtre de Québec)

418 692-4747

Réservation en ligne : leQuarante7.com

© Marjorie Roy, Optique Photo
Joseph Sarrazin (à droite), chef et copropriétaire, en compagnie d’Arnaud Briois , chef exécutif. © Marjorie Roy, Optique
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ADMINISTRATION PORTUAIRE DE QUÉBEC

Vers le port de demain…

Québec est une ville innovante et son Port constitue un tremPlin Pour l’amener encore Plus loin. actif stratégiQue extraordinaire, son essor s’articule aujourd’hui autour de deux Pôles : l’axe résolument entre P reneurial de son modèle d’affaires et les actions Q u’il P ose en matière de dévelo PP ement durable et de relations avec la communauté.

« Dès le départ, pour moi, l’un des objectifs était de faire du Port de Québec un modèle, un leader à l’échelle mondiale. À cet égard, nous avons connu une très belle transformation au cours des dernières années. Il fallait à la fois moderniser le port dans son approche relative à tout l’aspect du développement durable et lui redonner également un nouvel élan, un dynamisme entrepreneurial en diversifiant son plan d’affaires », lance d’emblée son PDG, Mario Girard.

Cette vision du port de l’avenir d’envergure internationale et technologique s’exprime, bien entendu, à travers le projet Laurentia. Amorcé en 2015, celui-ci prend la forme d’un terminal de conteneurs appelé à accaparer de nouvelles parts de marché pour le bénéfice du Québec et du Canada. Avant-gardiste et presque entièrement électrique, Laurentia offrira en outre l’avantage de figurer parmi les installations du genre les plus vertes sur la planète.

« Avec cette initiative, nous sommes allés chercher deux partenaires majeurs : d’abord, le plus important opérateur de terminaux au monde, Hutchison, puis le CN. C’est d’ailleurs une première que le CN investisse dans un terminal maritime, révèle le PDG du Port de Québec. Pour se démarquer et entrer dans l’économie du futur, nous avons été à la rencontre des plus grands joueurs planétaires afin de présenter les possibilités que nous avons ici, à Québec. Nous avons brisé des modèles, créé et innové. »

Le projet Laurentia
© DFmotion

LE PORT, UN ÉCOSYSTÈME

L’organisation ne s’est cependant pas arrêtée là. Véritables carrefours d’opportunités, les ports regroupent différents acteurs qui entretiennent localement une multitude de liens. Le fait de pouvoir connecter toutes ces entreprises à un écosystème international leur permet de se propulser.

Le Port de Québec est ainsi devenu la cinquième antenne planétaire de PortXL, un accélérateur de startups technologiques destiné aux villes portuaires innovantes.

« Le nom de Québec côtoie désormais ceux de Rotterdam, Anvers, Singapour et Auckland. Le fait d’intégrer PortXL nous donne la possibilité de dépasser notre simple rôle de terminal de conteneurs, d’être branchés à la recherche et au développement, et d’améliorer notre bilan environnemental. Pour les entreprises de la région qui mettent au point des solutions, ce sont autant d’occasions d’affaires avec des clients prêts à acheter », souligne Mario Girard.

CROISIÈRES ET RELATIONS AVEC LA COMMUNAUTÉ

Le port entrepreneurial, c’est aussi celui des croisières. À l’étranger, le fleuve Saint-Laurent ne cesse de gagner en popularité et Québec représente une destination très

prisée. Avant la pandémie, chaque année, de nouveaux records étaient fracassés. La création du Forum de Québec sur les croisières internationales s’inscrit par ailleurs au chapitre des innovations. Unissant toutes les parties qui gravitent autour de l’industrie, la formule a fait boule de neige.

« Dans le même esprit, ajoutons que nous avons beaucoup travaillé avec la communauté, intervient le PDG. En 2012, un comité de cohabitation avec les citoyens a été mis sur pied; ceux-ci viennent réfléchir avec nous. Quand on pense à tous les espaces récréotouristiques du Port de Québec qui servent à la population – Baie de Beauport, Pointe-à-Carcy, bassin Brown, notamment –, nous sommes également assez fiers d’accueillir les gens chez nous. »

Trois reconnaissances

Trois reconnaissances marquent la nouvelle orientation adoptée par le Port de Québec. En 2015, l’Alliance verte lui a accordé la note de 5 pour son leadership environnemental. Deux ans plus tard, il a été le premier à être reconnu par la North American Marine Environment Protection Association pour l’ensemble de ses initiatives en développement durable. Enfin, en 2018, Québec a reçu la Conférence de l’Association internationale des villes et des ports, qui détermine ses choix de villes en fonction de l’exemple inspirant qu’elle donne aux autres membres de 55 pays.

Pour en savoir davantage : portquebec.ca

Mario Girard , PDG du Port de Québec.
© Anne-Sophie Beaudoin

BUISSON GESTION DE PATRIMOINE

Oser foncer pour s’accomplir

malgré les obstacles, il faut toujours continuer à avancer. gestionnaire de Portefeuille et conseiller en Placement chez buisson gestion de Patrimoine affilié à ia gestion Privée de Patrimoine, steve buisson en a fait sa PhilosoPhie. sa réussite, il l’attribue à une bonne dose de Persévérance, de Positivisme et de force de caractère.

D’entrée de jeu, le principal intéressé tient à signaler que son attitude l’a grandement aidé à devenir l’homme qu’il est aujourd’hui. Obèse au début de l’adolescence, il rapporte avoir été la risée de son école. Un jour, à l’âge de 12 ans, il décide que c’en est assez et se met à l’entraînement. Il perd du poids, gagne en maturité, intègre une équipe de hockey, chante dans un groupe rock, est élu au conseil étudiant… La vie prend pour lui un nouveau virage.

« Il y en a qui partent avec tous les avantages de leur côté. Pour moi, ça n’a pas été le cas, mais le sport a agi

comme un élément déclencheur, exprime Steve Buisson. J’ai commencé en étant le petit gros qui faisait rire de lui, pour me retrouver dans une situation totalement différente à la fin de mes études secondaires. J’ai posé des gestes pour m’accomplir, j’ai foncé, je me suis pris en main. Ce tournant m’a forgé le caractère pour la suite des choses. »

UN PREMIER CONTACT AVEC LES FINANCES

En secondaire 5, le jeune homme originaire de la Côte-deBeaupré choisit de participer à une simulation boursière organisée par la Bourse de Montréal et remporte le troisième prix. Le concours, ouvert aux élèves du secondaire ainsi qu’aux étudiants des niveaux collégial et universitaire, est accessible sur tout le territoire québécois. Avec un portefeuille fictif initial de 50 000 $, il parvient, après trois mois, à le faire fructifier pour clore l’exercice à 88 000 $.

« Je me suis vu accorder une bourse d’études de 1 500 $ offerte par la Bourse de Montréal. Cette belle expérience m’a donné le goût des finances et d’une carrière comme conseiller en placement. Toutefois, une fois l’école terminée, je me suis plutôt orienté dans le domaine des médias, à la vente et au marketing. Je me suis bâti un réseau, puis, à l’âge de 28 ans, marié et en attente d’un premier enfant, j’ai fait le grand saut ! », raconte Steve Buisson.

Steve Buisson, gestionnaire de portefeuille et conseiller en placement.

S’ARMER DE COURAGE ET SE LANCER

Une bonne dose de courage a été nécessaire. Le futur conseiller en placement prenait un risque énorme en quittant un emploi bien rémunéré pour tout reprendre à zéro. Il savait cependant que s’il ne se lançait pas à ce moment, il ne le ferait jamais. Profitant d’un vaste réseau de contacts, il connaît fort heureusement très vite beaucoup de succès, avant de vivre une période difficile en 2000. Animé d’une volonté à toute épreuve, il passe à travers rapidement.

« J’ai démarré avec un noyau d’entrepreneurs qui m’avaient jusque-là fait confiance pour leurs placements publicitaires, détaille Steve Buisson. La relation s’est peu à peu renforcée et ils m’ont confié des sommes de plus en plus substantielles. C’est ce qui explique que je n’ai jamais levé le nez sur qui que ce soit même si le montant est modeste. Mes plus gros clients, maintenant, sont ceux qui ont investi peu au départ, et je les en remercie d’ailleurs. »

LA FAMILLE ET LES CLIENTS D’ABORD

Pendant presque tout son parcours professionnel dans le secteur des placements, Steve Buisson combine le travail de conseiller et celui de directeur de succursale. En 2018, il prend la décision de se vouer uniquement à la gestion de portefeuille pour ses clients… et rêve aujourd’hui d’être entouré de ses deux fils. Pour cette raison, il a récemment modifié le nom de son entreprise pour y retirer son prénom et la rebaptiser Buisson Gestion de patrimoine.

« Depuis deux ans, je me consacre à temps plein à ma clientèle, insiste-t-il. Je mise sur le travail bien fait, sur l’offre du meilleur service possible afin de cibler les idées de placements les plus avantageuses. La transparence et

l’intégrité constituent des valeurs primordiales à mes yeux. J’ai envie d’établir une proximité avec chaque personne, de l’aider à réaliser ses aspirations, et c’est pour moi un privilège de pouvoir lui faire bénéficier de mon savoir-faire. »

LE SPORT, TOUJOURS UN PRÉCIEUX ALLIÉ

Steve Buisson y revient encore et toujours : la pratique du sport joue un rôle essentiel dans sa vie. « Au fil des ans, j’ai couru trois marathons, fait du ski alpin et du ski de fond, du vélo – j’ai même complété une étape du Tour de France pour mes 50 ans et en 2020, j’ai parcouru 10 000 km à vélo –, bref, l’entraînement continue de m’accompagner dans mon quotidien. Je souhaite me garder en forme. Il me reste de belles années, des défis à relever, et je mets tout en œuvre pour poursuivre sur cette même voie. »

iA Gestion privée de patrimoine inc. est membre du Fonds canadien de protection des épargnants et de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières. iA Gestion privée de patrimoine est une marque de commerce et un autre nom sous lequel iA Gestion privée de patrimoine inc. exerce ses activités.

Information

2875, boulevard Laurier, bureau 200, Québec (Édifice Le Delta 1)

418 781-9905 | steve.buisson@iagto.ca buissongestiondepatrimoine.com

Steve Buisson en compagnie de Sonia Gagnon, adjointe et conseillère en placement.
© Luc Delisle

Atelier 480

CRÉATIVITÉ,

RIGUEUR

ET PERFORMANCE

chaQue fois Que vous Parcourez le magazine Prestige, vous devez son attrayante facture visuelle à une Petite graPPe de jeunes Prodiges en design graPhiQue : atelier 480 le studio signe dePuis 2017 l’ensemble des Pages de la revue et sa couverture dePuis 2015 le grand Professionnalisme de cette éQuiPe n’a d’égal Q ue sa créativité, comme en témoignent les nombreux mandats réalisés avec brio au fil des années. marjolaine robitaille et marielle ménard sont les chefs d’orchestre de cette boîte née d’un rêve entrePreneurial et d’une amitié remontant à l’université.

Anciennes athlètes du Rouge et Or de l’Université Laval, Marjolaine (en volleyball) et Marielle (en natation) ont lancé Atelier 480 en 2007. Rodées à la performance et façonnées par la rigueur par ces années consacrées au sport, les deux associées ont renforcé leurs connaissances en communication graphique par des compétences en administration des affaires et en gestion des organisations. « Nous partions de zéro, mais avec une excellente formation, une belle énergie et une complicité qui ne nous a jamais quittées » , se rappelle Marjolaine. Secondées par une équipe à leur image, ces femmes d’affaires averties ont permis à cette sympathique petite boîte de design graphique de se bâtir une réputation enviable à Québec. Entre les mains d’Atelier 480, la communication par l’image prend tout son sens !

BIENTÔT 15 ANS

« C’est comme si c’était hier ! lance Marielle. En y regardant de plus près, nous réalisons que le succès d’Atelier 480 repose sur plusieurs facteurs interreliés. D’abord, Marjolaine et moi avons toujours été sur la même longueur d’onde. Nous aimons profondément notre métier et notre entreprise. Nous apprécions aussi la dynamique de notre équipe; tout le monde travaille en synergie et contribue à faire briller les entreprises envers lesquelles nous sommes entièrement engagées. Nous avons réussi à réunir des gens talentueux qui ont à cœur le succès d’Atelier 480. »

Également mères de famille, les associées ne s’en cachent pas : l’objectif d’Atelier 480 n’est pas de devenir une grande entreprise. « Certes, nous voulons être une référence dans notre domaine, mais tout en conservant une qualité de vie, explique Marjolaine. Maintenir un équilibre entre la vie personnelle et le travail demeure une priorité. »

En 2018, Atelier 480 a déménagé ses bureaux à l’édifice Champlain de Laurier Québec, et Marielle s’est installée à Bromont, son patelin d’origine. Il faut dire que dans leur secteur d’activité, le télétravail n’est pas rare et l’organisation n’en est pas moins efficace. « Nous comptons développer le marché des environs de Bromont, puisque j’y vis, souligne Marielle. Bien que le design graphique demeure notre principale activité, nous voulons mettre l’accent, au cours des prochaines années, sur notre service en image de marque afin de permettre à nos clients d’en optimiser l’efficacité. Nous avons encore beaucoup de beaux mandats et de beaux défis devant nous, et nous sommes très motivées à les relever ! »

Informations :

Édifice Champlain 2700, boul. Laurier, bureau 5000A, Québec

418 523-4800

info@atelier480 com

atelier480.com

Marielle Ménard et Marjolaine Robitaille , copropriétaires.
© Marjorie Roy, Optique Photo

La Pièce

RÉVOLUTIONNER LE MONDE DU DESIGN AU QUÉBEC

dePuis maintenant cinQ ans, le domaine de l’habitation et du design au Québec a un nouveau moyen de rejoindre les P rofessionnels et les Particuliers Par l’entremise de la Plateforme Web la Pièce.ca. mais Qui se trouve derrière cette entre P rise Q ui révolutionne, P etit à P etit, le monde du design au Québec ? rencontre avec deux entrePreneures Passionnées Qui ont su créer un Puissant véhicule regrouPant un réPertoire, un blogue et des références P our P romouvoir le talent et l’exPertise d’entrePrises d’ici.

C’est lors d’un souper que les deux amies de longue date, Marie-Pier Bélanger et Azélie Pilon, en sont venues à l’idée de démarrer un projet entrepreneurial commun. Marie-Pier, qui œuvrait déjà dans le milieu du design, et Azélie, une passionnée de décoration qui souhaitait se réorienter après avoir travaillé en ressources humaines, ont alors jeté les bases de leur projet : une plateforme d’inspiration qui met en valeur les réalisations et les produits des entreprises québécoises.

« Nous n’avons pas réinventé la roue : d’autres plateformes proposaient déjà des inspirations de projets réalisés ailleurs dans le monde. Notre souhait était de proposer une plateforme 100 % québécoise qui met de l’avant les professionnels, les entreprises et les produits d’ici, explique Marie-Pier Bélanger, cofondatrice. Il y a tellement de talents au Québec ! Nous souhaitions surtout rendre l’inspiration accessible et réalisable. C’est à partir de cette idée que La Pièce est née. »

Après l’ébauche du projet s’en est suivi un travail acharné de la part des deux fondatrices, autant pour élaborer une plateforme en compagnie de spécialistes en programmation que pour faire connaître leur projet auprès des acteurs du milieu de l’habitation. Pendant que s’organisait une campagne de sociofinancement sur La Ruche, histoire d’aller chercher le budget nécessaire à la création du site Web, les filles ont multiplié les rencontres avec les entreprises en design et les fournisseurs de matériaux afin de présenter leur projet et de trouver des professionnels à faire rayonner sur leur plateforme.

Aujourd’hui, cinq ans après sa fondation, La Pièce a su faire sa place et devenir un important média Web consacré à l’habitation et au design. Sa notoriété profite aux professionnels et aux fabricants québécois, qui peuvent y faire connaître leurs services et produits auprès de consommateurs ciblés. D’ailleurs, au fil des années, l’entreprise a rallié une grande communauté très engagée sur les réseaux sociaux, qui compte au-delà de 100 000 abonnés. Depuis un peu plus d’un an, La Pièce est également devenue le fournisseur officiel de contenu en habitation et en design du magazine Prestige, ce qui contribue d’autant plus à propulser sa marque et son contenu diffusé sur sa plateforme. Et la suite des choses s’annonce très excitante pour Marie-Pier et Azélie, qui se disent prêtes à faire évoluer leur plateforme et l’amener vers de nouveaux horizons, toujours en ayant à l’esprit les belles découvertes que les utilisateurs pourront faire.

Pour des idées inspirantes en habitation et en design : lapiece.ca

Marie-Pier Bélanger et Azélie Pilon, cofondatrices.

Fromagerie Les Rivières

QUE DE TÉNACITÉ !

Quel amateur de fromage n’aimerait Pas Pouvoir, chaQue jour, se servir directement au bassin Pour Profiter d’un Produit frais encore tout chaud ? tel était le souhait du Promoteur immobilier guy boutin, Qui a ProPosé en 2012 à sa fille christine et à son gendre gerry dansereau d’ouvrir une fromagerie. grâce à son aPPui financier et son mentorat, ce Projet, Qui se voulait artisanal, a Pris une amPleur insouPçonnée. aPrès Plus de sePt années d’activité et de croissance, 2,5 millions $ d’investissement et Quatre agrandissements d’usine, l’entrePrise s’affiche dePuis le début comme la seule fromagerie à Québec, et l’avenir s’annonce Prometteur. mais Pour y arriver, il a fallu beaucouP de ténacité et d’efforts soutenus.

Le défi était considérable, car le couple ne connaissait rien des secrets du fromage. Christine travaillait en administration et Gerry était entrepreneur en construction. Ils ont donc transformé une bâtisse existante leur appartenant située à l’angle Chauveau et Bastien. Le chantier a duré 10 mois en raison de mauvaises surprises structurelles. Puis ce fut au tour des contraintes liées aux autorisations municipales, sans compter les exigences du MAPAQ, de la Fédération des producteurs de lait et de la Régie des marchés agricoles. Pendant ce temps, Christine passait trois mois de formation à l’Institut de technologie agroalimentaire de Saint-Hyacinthe. « J’ai laissé derrière moi mes trois garçons, le cadet avait trois ans. Le diplôme était incontournable pour exploiter une fromagerie. Gerry restait à la maison et s’occupait de la construction pendant que j’étudiais à l’extérieur. Par la suite, mon expérience en administration m’a été utile, car je me suis chargée de toute la paperasse, des normes à respecter, des procédures, de l’hygiène, etc. Bref, nous avons travaillé d’arrachepied pendant deux ans et demi, sept jours sur sept sans compter les heures, le sommeil se faisait rare. Nos garçons, maintenant âgés de 20, 18 et 10 ans, s’intègrent peu à peu. Il y a deux ans, on a formé l’aîné, Dominik, comme fromager; il remplace au besoin. Nicolas préfère le service à la clientèle, tandis que Jacob a déjà hâte de venir nous aider ! » Peut-être la relève se pointe-t-elle à l’horizon ?

©Marjorie Roy, Optique Photo
Gerry Dansereau et Christine Boutin, copropriétaires.

DES FROMAGES 100 % LAIT

La croissance a été fulgurante dans les débuts grâce à une brigade de dégustation déployée dans des supermarchés et dont l’effectif a atteint une vingtaine d’employés vêtus d’uniformes. « Nous avions des meubles pour les présentations, des dépliants, des recettes; notre objectif était de faire goûter nos produits au plus grand nombre de gens possible, car nous nous démarquions avec notre fromage 100 % lait, une production de plus en plus rare aujourd’hui, se souvient M. Dansereau. Mais après deux ans, nous avons dû modifier notre stratégie, car si nos ventes explosaient, nous ne faisions pas partie des fournisseurs autorisés de ces chaînes. Nous avons donc emprunté la voie officielle et eu recours à des courtiers et distributeurs. Aujourd’hui, nous transformons près de 10 000 litres de lait chaque jour. Dès les premières années, on a constaté que la qualité que nous préconisons en valait la peine en voyant certains de nos fromages mériter de précieux prix Caseus, en 2015, 2016 et 2017. Notre fromage en grains du départ a rapidement fait des petits pour en arriver à une belle variété comprenant plus de 25 produits. Nous développons de plus en plus des fromages à valeur ajoutée, à pâte molle et de spécialités (double et triple crème), sans compter le suisse et le fromage à griller. Notre tortillon salé étiré à la main prendra bientôt sa place au Québec, nous avons de beaux projets qui seront annoncés d’ici l’été. Cette année, malgré les effets de la pandémie, nos efforts portent fruit plus que jamais. »

CHIZ POUTINE

Dès le début, une petite boutique de fromage a été ouverte devant l’usine, sur Chauveau. Mais devant l’affluence, celle-ci a dû être agrandie. « En 2019, après des années de demandes répétées des clients, nous l’avons transformée en poutinerie et baptisée Chiz Poutine pour les amateurs de ce mets typiquement québécois que nous apprêtons de façon toute particulière, dont la possibilité d’y inclure la plupart de nos fromages, explique Gerry Dansereau. On y propose aussi des produits du terroir, saucisses, surgelés, desserts, et même un cheddar vieilli cinq ans. En 2020, nous avons conclu une entente avec les Couche-Tard du territoire de Québec. Nous sommes aussi présents dans nombre de dépanneurs en plus d’avoir des ententes avec de gros supermarchés. Par ailleurs, l’usine est prête pour un cinquième agrandissement visant l’aménagement de salles de maturation, un investissement d’environ 400 000 $. »

Même si le parcours a été parsemé d’embûches, le couple se félicite aujourd’hui d’avoir persévéré et de représenter le terroir québécois. « Tout le monde peut être fier de ce qu’on a accompli, se réjouit Christine Boutin. Nous avons maintenant une grande famille de 40 employés, dont au moins une dizaine sont des travailleurs de la première heure. Nous avons été chanceux de compter sur une équipe aussi solide et dévouée. » Son conjoint tient pour sa part, au nom de toute l’équipe, à remercier les clients, distributeurs et consommateurs grâce à qui cette belle entreprise peut envisager l’avenir avec optimisme. « Nous réitérons notre engagement à continuer à offrir la qualité que vous méritez », conclut M. Dansereau.

POUR FAIRE PROVISION :

1465, avenue Chauveau, Québec (coin boul. Bastien)

418 622-8882 facebook.com/fromagerielesrivieres

Eye Am Soins oculaires

FRUCTUEUSE COMPLÉMENTARITÉ

Dre Lucie Laurin et Dr François Piuze, copropriétaires.
© Marjorie Roy, Optique Photo

l es o P tométristes lucie l aurin et f rançois Piuze, P ro P riétaires de e ye a m s oins oculaires, ont des Parcours et intérêts différents, mais Q ui se com P lètent à merveille. l a P remière a une âme de gestionnaire tandis Q ue son collègue raffole de science et d’innovation. r éunis, leurs talents entrent en synergie au sein d’un tandem Prônant avant tout la Qualité de l’exPérience-client. tirer le meilleur de la science Pour le traduire en une offre distinctive Parce Que Plus humaine.

Son sens des affaires, Lucie Laurin l’a vraiment développé en grandissant auprès de parents entrepreneurs. Par ailleurs, le handicap visuel de sa mère et une myopie dès l’enfance ont probablement joué un rôle dans son choix de carrière. Ajoutons à cela un côté missionnaire qui aime prendre soin d’autrui. Après plusieurs années à exercer sa profession dans la région de Montréal, Lucie a développé avec des collègues le groupe IRIS; elle y a recruté François, à qui elle avait déjà enseigné. Elle a cependant quitté le navire en 2004 étant donné qu’elle souhaitait développer des services encore plus personnalisés. Agente libre jusqu’en 2012, ce qui lui a permis d’analyser en profondeur l’évolution du marché, elle a été embauchée comme consultante par François et ses partenaires, qui étaient propriétaires de deux cliniques. C’est en 2016 que le duo a décidé de s’associer pour créer le concept Eye Am.

Peut-on s’étonner de l’intérêt de M. Piuze pour le corps humain quand on sait que son père est médecin généraliste et que son grand-père était dentiste ? L’optométrie lui a permis de satisfaire non seulement sa passion pour les sciences pures et la physique optique, mais aussi son intérêt pour l’entrepreneuriat, qu’il a développé au contact de sa partenaire d’affaires. Ce domaine de la science a aussi été l’occasion d’exploiter sa facilité pour la communication.

APPLIQUER

LA SCIENCE AU BÉNÉFICE DU CLIENT

François Piuze a développé des compétences pointues dans tout ce qui touche la surface de l’œil, ce qui l’a amené à s’intéresser particulièrement à la sécheresse oculaire ainsi qu’à l’ajustement de lentilles de spécialité. Il fait partie de groupes d’experts pour plusieurs compagnies pharmaceutiques et fabricants de lentilles, de sorte qu’il est à l’affût des innovations. « Nous sommes ainsi souvent les premiers à faire profiter notre clientèle des produits

les plus novateurs sur le marché, explique Lucie Laurin. Les connaissances, les contacts et les protocoles de traitement élaborés par François, j’en assure l’uniformité et la rentabilité, afin que tous les professionnels qui travaillent au sein de l’entreprise développent le même savoir-faire, pour que chaque patient, peu importe qui il consulte, bénéficie de soins standards de haute qualité. »

UNE SYNERGIE GAGNANTE POUR TOUS

François Piuze apprécie beaucoup cette synergie entre eux. « C’est positif qu’on soit autant complémentaires, conscients de nos forces et de nos faiblesses. Avec elle, j’ai approfondi le côté affaires, et en retour, Lucie apprend de moi sur le plan clinique. Mais au-delà de nos différences, notre dénominateur commun réside dans le partage des mêmes valeurs d’honnêteté, de transparence et de recherche constante de l’excellence en nous rappelant notre objectif ultime : soigner le mieux possible nos patients. Voilà ce qui sous-tend nos prises de décision d’affaires autant que cliniques. Donner le meilleur de ce qui est disponible sur le marché en termes de produits et de services. J’ai accès à beaucoup d’informations et mon rôle consiste à suggérer l’intégration optimale de toutes ces nouveautés. De son côté, Lucie en valide la faisabilité et la rentabilité, car la pérennité de nos services repose sur celle de l’entreprise. »

SOIGNER LA PERSONNE D’ABORD

M me Laurin abonde dans le même sens : « Ces valeurs étaient déjà les nôtres avant la fondation de cette bannière, qui en est la concrétisation. En effet, nous ne soignons pas juste une paire d’yeux, mais la personne qui se trouve devant nous, d’où le Je suis de Eye Am, avec la pupille entourée du cœur de notre logo. Nous sommes convaincus que si nos patients reçoivent les meilleurs soins et que leur expérience chez nous est optimale, notre rentabilité sera assurée puisque l’intention première est de servir. »

Information

1020, rue Bouvier, Québec | 418 380-2734

Autres succursales : Montréal, Dorval et Boucherville

eye-am.ca

5 façons de garder votre entreprise en vie dans des temps difficiles

Maintenir une entreprise à flot dans une période complexe comme celle que nous vivons actuellement est tout un défi. Malheureusement, personne ne possède de boule de cristal pour nous guider à surmonter cette tempête. Chaque entreprise est différente et chacune comporte ses propres avantages et ses propres risques. Les stratégies gagnantes pour l’une ne sont pas nécessairement une garantie de réussite pour l’autre. Appliquées à notre propre entreprise, je vous propose ici cinq stratégies permettant de retrouver le chemin de la croissance.

01. REDÉFINISSEZ VOS PRIORITÉS D’AFFAIRES

C’est le temps d’innover et de mettre au point de nouveaux produits et services pour ajouter de la valeur à votre offre. Afin de mieux préparer l’avenir, évaluez par exemple la possibilité d’intégrer la technologie dans l’offre et la distribution d’un produit ou d’un service. C’est aussi l’occasion de revoir votre modèle d’affaires et d'analyser le parcours du client. Ainsi, vous pouvez envisager les meilleures solutions afin de continuer à servir votre clientèle en toutes circonstances.

02. DÉCELEZ LES POSSIBILITÉS ET SAISISSEZ-LES

Je recommande à tout entrepreneur de réfléchir aux défis, mais surtout aux occasions d’affaires que le marché actuel pourrait offrir, tout en tenant compte de ses matières premières et de sa chaîne de production. Destinés principalement aux consommateurs, vos produits peuvent-ils maintenant intéresser les entreprises ? Il faut voir toutes les possibilités ! Vous pourriez augmenter vos ventes en passant du B2C au B2B ou même B2G ou viceversa; l’aviez-vous envisagé? N’hésitez pas à investir dans de nouveaux produits ou services. Si vous avez une bonne idée et que vous avez déjà de bonnes bases en place (les matières premières ou la bonne chaîne de production, par exemple), il est toujours possible d’investir, même en ces temps incertains.

03. TROUVEZ LES AIDES GOUVERNEMENTALES AUXQUELLES VOUS AVEZ DROIT

Les différents paliers du gouvernement ont mis en place de nombreux programmes pour venir en aide aux entrepreneurs et les aider à traverser la crise. Des prêts d’urgence sans garantie, des subventions, de l’aide à l’embauche et à la relance, plusieurs mesures ont été annoncées dans le nouveau budget fédéral. S’il est difficile de vous y retrouver, votre comptable peut certainement vous accompagner. Le nôtre a été d’une aide précieuse.

04. FAITES L’INVENTAIRE DE VOTRE PERSONNEL

La masse salariale est souvent l’une des dépenses les plus élevées d'une entreprise. Vous devez réaliser un examen approfondi de votre personnel actuel. En temps de crise, il est plus que jamais essentiel que vous puissiez compter sur des personnes efficaces et de confiance. Si l’embauche est nécessaire, il vous sera bénéfique d’opter pour des personnes ayant un peu plus d’expérience, même s’il vous en coûtera davantage. Vous devrez prendre des décisions difficiles et faire preuve de courage managérial.

05. NE SACRIFIEZ PAS LA QUALITÉ

Durant les périodes plus difficiles, il est essentiel de maîtriser les coûts au maximum. Malgré cette phase de turbulences, vous devez rester en mode offensif et influencer positivement les employés quant aux changements rapides qui sont en cours. Assurez-vous tout de même de maintenir vos standards de qualité, car vos clients sont indispensables à votre transformation.

« seul on va vite, ensemble on va loin ! »

Ce proverbe africain résume en une phrase l’essence du principe d’intelligence collective. N’hésitez pas à impliquer vos employés et vos gestionnaires dans les prises de décision. Encouragez le travail collaboratif, qui favorise l’émergence de l’intelligence collective et contribue à plus d’efficacité, d’efficience et de momentum au sein de vos équipes.

Philippe Richard Bertrand Associé et chef de la croissance, Amplio Stratégies

Courage et persévérance 2.0 ?

Imaginons que je sois la meilleure conductrice qui soit. J’ai suivi tous les cours requis et ma vaste expérience au volant me permet de faire face à presque toutes les situations afin d’éviter les pertes de contrôle. Je roule donc en toute confiance lorsque soudain, un brouillard opaque s’abat autour de moi. On n’y voit rien passé quelques mètres. Je n’ai d’autre choix que de ralentir, puis de m’immobiliser complètement. Quand ce voile blanc se dissipera-t-il ? Je n’en sais rien. Mais une réalité s’impose : à quoi me servent tous mes acquis et ma si précieuse expérience si je ne vois rien ? Et tous les conducteurs qui m’entourent font de même, exception faite de quelques privilégiés, qui semblent pouvoir conduire dans le brouillard les yeux fermés, et même augmenter leur vitesse.

Depuis plus d’un an maintenant, beaucoup de membres de notre communauté d’affaires sont dans le brouillard, incapables d’aller de l’avant, sans savoir quand la visibilité se rétablira, et même si elle sera de retour un jour. En tant qu’accompagnatrice auprès des entrepreneurs, j’ai pour ainsi dire épuisé mes ressources, mon savoir et toute mon expérience à force de voir beaucoup d’entre eux s’effondrer tellement ils sont désemparés. Je ne suis plus capable de dire à mes collègues du monde des affaires que « Ça va bien aller… » pour les encourager, car l’espoir s’amenuise à mesure que se rapproche, pour nombre d’entre eux, le moment de fermer les livres, faute de clients.

VOUS AVEZ

DIT COURAGE ?

Puisque ce numéro spécial traite de courage et de persévérance, je me vois forcée de redéfinir la portée de ces valeurs qui semblaient pourtant coulées dans le béton il n’y a pas si longtemps. D’abord, entendons-nous bien : quand le courage est requis, c’est que ça va mal. Ce n’est certes pas en faisant du surf à Miami pendant que les comptes bancaires sont bien garnis qu’on en a besoin ! Il en faut du courage pour affronter plus d’un an d’incertitude pandémique, s’efforcer de rester en affaires en continuant à sourire malgré tout et donner le meilleur de soi-même pour la clientèle, jongler avec les prêts qui n’arrivent pas, avec les aides promises qui se font attendre et qui sont de plus

en plus difficiles à obtenir, avec le personnel coincé par les mesures, les tests positifs ou la maladie, les écoles fermées et quoi encore ! Beaucoup de courage pour prendre des décisions déchirantes, pour assumer ses responsabilités comme chef d’entreprise. Même mon optimisme légendaire commence à perdre ses repères.

ET LA PERSÉVÉRANCE ?

Depuis que le monde est monde, la persévérance a été la mère de tellement de belles réussites ! Je veux bien persévérer, je l’ai tellement fait dans ma vie et ma carrière jusqu’à maintenant, je l’ai toujours enseignée. Mais à quel prix dans pareil contexte ? Quand on est acculé au pied du mur, celui-ci ne reculera pas à force de persister à pousser dessus. Dans cette situation jamais vue dans l’histoire humaine, même la persévérance y perd son latin.

GARDER LA TÊTE HAUTE

Le courage reste toujours, mais il évolue vers une autre prise de conscience. Je pense qu’il convient maintenant d’avoir le courage de lâcher prise, d’accepter justement qu’il y a un mur. Le courage du miroir : se regarder dans la glace et se dire sincèrement que rien ne va plus. Face à la désertion de la clientèle, envisager le recours à un syndic, voire la clé sous la porte. À cet égard, j’insiste sur le fait qu’il n’y a là rien de honteux, car cette extrémité ne remet nullement en cause votre compétence, votre passion et votre détermination en tant qu’entrepreneur, elle n’est pas le fruit de mauvaises décisions. Combien d’entreprises vont déclarer forfait d’ici la fin de l’année si une réouverture tarde encore ?

Cela dit, mon courage face à la vie demeure intact. C’est devant la situation actuelle et ses lourdes conséquences que je reste sans mots, surtout qu’à titre d’accompagnatrice d’entrepreneurs, mon empathie est encore plus sollicitée. Au moins, nous vivons ce tsunami tous ensemble ! Malgré tout, j’ose encore espérer que le dicton « Rien n’arrive pour rien » prendra éventuellement tout son sens.

Pour en savoir davantage : structuratdl.com

Pour un plan financier durable… et profitable !

À la base, il faut être conscient qu’un plan financier représente un exercice à long terme et qu’il doit être ajusté en fonction des événements qui surviennent tout au long de votre vie. À cet égard, il importe de savoir gérer son émotivité pour éviter de prendre de mauvaises décisions, et c’est ici que le conseiller peut intervenir. Celui-ci a non seulement pour mandat de vous livrer une information juste, mais aussi de vous guider pour contrer certains écueils.

Dans ce contexte, vous aurez évidemment tout avantage à choisir une équipe en qui vous avez pleinement confiance. Si votre planificateur financier agit un peu à la manière d’un chef d’orchestre pour vous amener vers une retraite qui correspond à vos attentes, il doit être en mesure de vous référer à d’autres professionnels : avocat, fiscaliste, notaire. En effet, des besoins spécifiques peuvent nécessiter les services de spécialistes dans plusieurs domaines.

À TOUT CLIENT SON PLAN PERSONNEL

Il est essentiel de garder en tête que la stratégie élaborée par un conseiller est fondée sur le profil unique de chaque individu. Ce qui convient à son voisin ou à sa belle-sœur ne s’applique pas forcément à soi. En fonction de votre tolérance au risque, de votre situation, de votre horizon de placement et de votre budget, notamment, le plan reflétera le scénario le plus approprié pour vous. Il n’existe pas de recette universelle.

Pascale Cantin

Présidente, planificatrice et conseillère en sécurité financière, Cantin Services Financiers

Dans le même ordre d’idées, il faut envisager une révision annuelle de sa planification. La vie est en perpétuelle évolution et votre stratégie doit en tenir compte. Ce qui était vrai l’an dernier peut ne plus l’être maintenant. À tout moment d’ailleurs, dès qu’un événement digne de mention – naissance, décès, perte ou changement d’emploi, achat ou vente d’une résidence – se produit, il s’avère judicieux, voire primordial, d’en aviser votre conseiller financier.

Comme le plan doit être global, toutes les décisions financières autres que celles qui ont trait aux placements et à l’assurance gagnent aussi à être partagées avec votre conseiller. Cette ouverture s’exprime également par une bonne compréhension de la stratégie déployée. Vous avez ainsi droit à des explications claires et à des réponses précises à vos questions. Pourquoi, par exemple, tel fonds ou tel portefeuille est choisi plutôt que tel autre.

Autre élément à considérer : le risque de survivre à son capital de retraite. De nos jours, il est très fréquent qu’une personne passe finalement plus de temps à la retraite que sur le marché du travail. L’espérance de vie s’est accrue et nombreux sont ceux qui quittent leur emploi relativement jeunes. Les actifs doivent rester suffisants pour couvrir cette période et différents types d’investissements sont nécessaires pour s’assurer un certain niveau de vie.

Enfin, on ne le dira jamais assez, il est crucial de commencer à investir et à épargner le plus tôt possible dans sa vie. Grâce à la magie des intérêts composés, cette excellente habitude fera toute la différence quant aux sommes dont vous disposerez à la retraite. Au Québec, ne l’oublions pas, en raison des impôts qui sont très élevés, il faut tenter de maximiser sa situation fiscale. Votre planificateur financier est là pour vous aider à atteindre vos objectifs.

Pour en savoir davantage : cantinservicesfinanciers.com

Histoires d’évolution

en 25 ans, Plusieurs domaines comme l’habitation, les soins de beauté et le courtage immobilier ont vu leur P rati Q ue évoluer à la vitesse grand v et Que dire du monde de l’automobile ? d ans cette section sPéciale, nous vous invitons à revisiter le Passé, ne seraitce Que Pour aPPrécier à Quel Point le monde a changé en un Quart de siècle.

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ARCHITECTURE

AMÉNAGEMENT PAYSAGER

© Marc-Antoine Hallé

UN FAUTEUIL POUR DEUX

Deux décors, deux époques, une seule signature

dePuis sa fondation, il y a maintenant

Plus de 20 ans, un fauteuil Pour deux

ProPose des décors tendance, Parfois avant-gardistes et audacieux, mais également intemPorels.

Voici deux projets réalisés à plus de 20 ans d’intervalle, dans deux demeures différentes, mais pour un même client qui apprécie les décors différents et uniques. Le premier projet date des débuts de l’entreprise, alors que l’autre est plus récent, ce qui démontre bien l’évolution des styles au fil du temps. Nancy Ricard, propriétaire de l’entreprise et designer, nous explique comment ces deux décors s’inscrivent à la fois dans leur époque, tout en les traversant aisément.

IL Y A DEUX DÉCENNIES

Le premier décor, réalisé au début des années 2000, se caractérise par des teintes chaudes, bien populaires à l’époque. Le sol est couvert de céramique italienne avec des cabochons noirs. Le buffet, conçu sur mesure par la designer, est parfaitement coordonné à l’ensemble de la salle à manger provenant de la boutique d’Un Fauteuil Pour Deux. Dans l’ensemble, le décor est un peu plus chargé que ce que l’on retrouve aujourd’hui, notamment avec l’habillage des fenêtres, la coloration sur les murs et les teintes plus foncées des meubles.

PLUS RÉCEMMENT

Le décor se veut beaucoup plus léger : les teintes sont plus pâles et l’habillage des fenêtres, plus discret, se fond dans la pièce. Le verre, que l’on retrouve sur les portes d’armoires et pour la table avec sa base de métal, contribue également à créer cette ambiance « allégée », rehaussée par l’installation d’un luminaire de cristal taillé.

En conclusion, même si les styles ont évolué au fil des deux dernières décennies, on remarque que les projets réalisés par Un Fauteuil Pour Deux traversent bien les époques.

© Marc-Antoine Hallé
Nancy Ricard, propriétaire et designer

KocïnaEspace design

LA CUISINE : CETTE PIÈCE QUI A SU PRENDRE

TOUTE LA PLACE QUI LUI REVIENT

s’il y a une Pièce Qui a beaucouP évolué dePuis une vingtaine d’années, Que ce soit en raison de son imPortance dans la maison, de sa taille, de sa configuration ainsi Q ue de son style, c’est bien la cuisine. émilie roberge, designercuisiniste et coProPriétaire de Kocïna – esPace design, dresse un Portrait de l’évolution de cette Pièce au fil des ans.

Alors que la cuisine a déjà été une pièce plus compacte et presque exclusivement réservée à la préparation des repas, elle est aujourd’hui — et plus que jamais — l’épicentre de la vie familiale.

Ainsi, la cuisine prend de plus en plus d’ampleur dans la maison, à un tel point que les maisons plus récentes sont pensées pour y intégrer une cuisine de grande dimension avec beaucoup de rangement. En outre, plusieurs cuisines ont maintenant deux sections distinctes, soit une à l’arrière consacrée au rangement plus fonctionnel, et une autre à l’avant, qui sert pour la préparation.

Côté style, une grande transformation a été remarquée ces dernières années. Alors qu’au tournant du nouveau millénaire, les cuisines étaient très contemporaines, froides et lustrées, elles sont aujourd’hui beaucoup plus chaleureuses et de style plus recherché.

D’ailleurs, les styles farmhouse et transitionnel sont très populaires. Les propriétaires sont aussi mieux renseignés sur les matériaux; ceux qui sont reconnus pour leur durabilité et leur qualité ainsi que les produits locaux ont la cote présentement.

Vraiment, la cuisine a réussi sa mise à l’avant-plan et est maintenant un joyau design et technique de la maison.

© Photos : Charles O'Hara

ARCHITECTURE DES MAISONS UNIFAMILIALES

Un survol des 25 dernières années

d e la maison de style victorien dans la décennie 1990 jusQu’à la contemPoraine de forme cubiQue Qui domine de nos jours, l’architecture a suivi les modes et les tendances au cours des 25 dernières années. en voici un bref survol.

LES ANNÉES 1990

C’est durant cette décennie que les tourelles ont fait leur apparition et que les ornementations architecturales (corniches, frontons, corbeaux, etc.) se sont multipliées, l’architecture entrant dans l’ère victorienne. « Les porches s’étendaient sur deux ou trois façades de la demeure et le parement extérieur était souvent de couleur délavée  » , se rappelle Lisa Hallé, designer d’intérieur, également spécialisée en design commercial.

LES ANNÉES 2000

Puis, dans les années 2000, le style champêtre a connu son âge d’or. « Les coquettes maisons de campagne – souvent jaunes ou marines –ont fait leur apparition, même dans les milieux plus urbains », poursuit la propriétaire de Lisa Hallé Design et L & M Design. Le style a ensuite évolué : la présence de la pierre, le mélange des matériaux et les poutres apparentes ont apporté un vent de modernité. La tendance néo-manoir a vu le jour durant cette même décennie, proposant des demeures plus imposantes et des structures de toits plus complexes.

DE NOS JOURS

La maison minimaliste de forme cubique ou rectangulaire avec toit plat se multiplie, inspirée de l’esthétisme du milieu du siècle dernier (Mid-Century). « Le style farmhouse gagne aussi en popularité », précise Francis Côté, propriétaire de Constromax. Ici, on insuffle aux accents champêtres un élan de modernité : lignes droites, mariage du bois brut, du blanc et du noir, jeux de transparence avec parois vitrées; le must  de cette tendance étant le clin de bois posé à la verticale.

Une cour, des fonctions en mutation

i l n’y a P as Q u’à l’intérieur de la maison Q ue les styles et les tendances changent avec le tem P s. l a cour extérieure a connu de grandes transformations au fil des années. a lors Q u’on l’utilisait davantage P our ex P oser la nature, elle sert aujourd’hui de comPlément à la maison P our toutes sortes d’activités. i sabelle nadeau, architecte Paysagiste chez les artisans du Paysage, nous amène à observer l’évolution des styles et des fonctions de la cour dePuis une vingtaine d’années.

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, le style champêtre était à l’honneur dans les aménagements paysagers. Les lignes courbes, autant pour les espaces de plantation, les sentiers, les trottoirs et les pierres, étaient à l’honneur. Les jardins d’eau, accompagnés d’un gazebo hexagonal ou d’une pergola à proximité, constituaient alors le point d’intérêt de la cour arrière.

Au fil des ans, les lignes dans les aménagements sont devenues de plus en plus droites, les petits pavés ont fait place aux grandes dalles plus minimalistes de forme régulière en béton. Maintenant, les piscines, avec une chute qui rappelle le murmure des bassins d’eau, sont l’attraction principale de la cour. Alors que les fleurs et les massifs de végétaux étaient monnaie courante il y a une vingtaine d’années, les espaces sont aujourd’hui beaucoup plus minimalistes.

Mais le plus grand changement est que maintenant, l’extérieur se veut une extension de l’intérieur. Cuisine, salon, espace pour le sport : la cour est désormais pensée comme étant un milieu de vie à part entière, et ce, le plus longtemps possible durant l’année.

Ce projet a remporté le prix Métamorphose octroyé par l’Association des paysagistes professionnels du Québec en 2021.

© Les Artisans du Paysage
©Pierre Pelletier, ProAction Photo

Le courtage immobilier revu et bonifié

s’il y a un domaine où les avancées de la technologie ont fait gagner un temPs fou à tout le monde, c’est bien celui du courtage immobilier. sylvie bilodeau, courtier au sein de re/max 1er choix, nous raPPelle

QuelQues grands enjeux datant des années 1990, Qui

Permettent incidemment aujourd’hui d’aPPrécier toutes les facilités acQuises en 25 ans.

AUTREFOIS

Les courtiers immobiliers d’expérience se souviennent tous du catalogue, gros comme un bottin téléphonique, qui comprenait toutes les inscriptions de maisons à vendre. « Pour chaque inscription, on avait droit à une minuscule

photo extérieure de la maison et à un descriptif de quelques lignes », raconte Mme Bilodeau. Évidemment, avec si peu d’informations, les acheteurs potentiels n’avaient d’autre choix que d’aller visiter les maisons en personne. « Lorsque j’ai commencé à pratiquer dans le domaine immobilier en 2008, certaines journées, le plus souvent en soirée, je faisais une tournée de sept ou huit maisons avec un même client, poursuit la professionnelle. Avant de partir, j’impri mais les routes pour me faire un tracé détaillé. L’accès à un GPS n’était pas encore chose courante. »

Rappelons également qu’à cette époque, les vendeurs/ acheteurs devaient signer en personne les contrats de courtage et les promesses d’achat. Le courtier devait alors se précipiter pour présenter les offres et obtenir les signatures requises dans le temps prescrit. « Il y avait beaucoup de paperasse et de déplacements », résume celle qui, heureusement, est arrivée au moment où les pagettes étaient sur le point de disparaitre. Mais à une époque un peu plus lointaine, plusieurs courtiers ont dû « subir » ces pagettes qui « bipaient » constamment afin qu’on rappelle les clients qui avaient laissé un message au bureau.

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AUJOURD’HUI

Le catalogue-répertoire existe toujours, mais il se trouve dans l’espace virtuel. À titre de référence, Centris.ca répertorie actuellement près de 47 000 propriétés résidentielles et commerciales au Québec. Il est possible de faire une recherche assez poussée selon le secteur, le type de propriété recherchée, le prix et même selon le courtier. « Et chaque inscription est détaillée, avec plusieurs photos, parfois une vidéo, si bien que les gens magasinent d’abord en ligne et sont très informés avant de demander une visite en personne, poursuit Sylvie Bilodeau. Visiter des sites immobiliers est d’ailleurs devenu un loisir pour plusieurs, et de nombreux acheteurs potentiels sont abonnés à des alertes immobilières. »

D’ailleurs, en tant que courtier immobilier, Mme Bilodeau passe aussi énormément de temps en ligne à faire ses recherches et à suivre de près l’évolution de ses propriétés mises en vente. « Au-delà des visites physiques d’une propriété, l’achalandage Web est également calculé : le nombre

VENDU

de clics, la provenance géographique des visiteurs, leur âge moyen et les outils qu’ils ont utilisés (téléphone intelligent, tablette ou ordinateur). Si l’achalandage Web est élevé, mais qu’il y a peu de demandes de visite en personne, je sais que quelque chose cloche. Est-ce la qualité des photos qui ne rend pas justice à la propriété ? Ou alors le prix trop élevé pour le marché ? Mon travail consiste à faire la meilleure mise en marché possible pour chaque mandat. »

Enfin, la grande révolution de la signature électronique (avec authentification au préalable, bien entendu) a modifié le tempo des transactions. On peut se trouver n’importe où dans le monde et signer une transaction. Finis les déplacements en catastrophe. « Ce qui ne signifie pas pour autant que le contact humain soit chose du passé, conclut l’experte. Aucune technologie, aussi efficace soit-elle, ne peut se substituer au contact humain lors d’une transaction de cette importance. »

COMMENT

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« Grâce à mes 14 années d’expérience en tant que courtier immobilier, grâce à mes connaissances et à mon vaste réseau de contacts, je suis la professionnelle tout indiquée pour répondre à vos attentes et à vos besoins.

Que ce soit lors de la vente ou de l’achat d’une propriété, chaque expérience transactionnelle doit être empreinte d’un fort lien de confiance, voire d’une solide complicité avec mes clients.

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Ce que je souhaite en premier lieu ? Que cette transaction soit un succès et le processus, agréable pour tous. Comprendre la réalité et les objectifs de chaque personne : voilà ce qui m’anime vraiment. »

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Les soins médicoesthétiques d’hier à aujourd’hui

année 2000 : le salaire minimum au Québec est à 6,90 $ l’heure. jean chrétien est Premier ministre du canada. les exPos de montréal connaissent l’une des P ires saisons de leur histoire. l a Planète se remet à Peine du bogue de l’an 2000 céline dion se marie Pour une deuxième fois à rené angélil au caesars Palace à las vegas. force est d’admettre Qu’en 20 ans seulement, le monde a beaucouP changé.

Les soins médico-esthétiques ne font pas exception à la règle. Les années d’expertise s’accumulent et le développement de cette discipline s’intensifie de plus en plus. Ces soins se sont rapidement développés dans les dernières années, atteignant un niveau d’expertise, d’innovations technologiques et de nombre d’interventions sans équivoque. Revisitons quelques changements majeurs qu’a connus cette pratique.

DES TECHNOLOGIES QUI FONT LEURS PREUVES

À travers cette grande évolution, la transformation des procédures demeure l’un des changements majeurs qui ont marqué cette pratique. Nous avons pu voir apparaître plusieurs avancées technologiques ayant comme objectif d’améliorer certains aspects du corps. Si l’épilation par laser continue d’être l’un des soins les plus demandés, les traitements de remodelage corporel, quant à eux, connaissent une forte progression. Les technologies telles que le VelaShape III (traitement de la cellulite et le remodelage corporel) et le CoolSculpting (traitement utilisant un système de refroidissement permettant la réduction de graisses) sont arrivées sur le marché et ont rapidement fait leurs preuves. Les traitements au laser se sont aussi raffinés dans leur rôle d’amélioration de la peau et d’épilation définitive grâce, notamment, à l’arrivée de l’appareil Elos Plus. Les traitements antirides ont eux aussi connu une forte évolution. Rappelons qu’à un certain moment au 20e siècle, des médecins injectaient de la silicone pour

combler des rides. Maintenant, des produits plus sécuritaires, tels que l’acide hyaluronique et les agents neuromodulateurs, sont utilisés.

DES SOINS PLUS ACCESSIBLES

Il y a 20 ans, l’industrie des soins de beauté n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui. Il y avait alors une émergence des technologies esthétiques, mais l’épilation par laser, par exemple, n’était pas encore entrée dans les mœurs. Inaccessible pour le grand public, le procédé nécessitait un investissement financier considérable. Se faire épiler une jambe, par exemple, nécessitait plusieurs milliers de dollars et seule une élite fréquentait les cliniques. Désormais, l’épilation par laser fait partie des soins les plus demandés et les plus pratiqués. La popularité grandissante de cette discipline aura contribué à la démocratisation des soins et à une offre plus adaptée au marché.

Les cliniques Epiderma font partie du réseau Medicart qui offre aux consommateurs la gamme la plus complète de soins en médecine esthétique et phlébologie dispensés par des professionnels de la santé et des techniciennes chevronnées. Les traitements cités dans le texte sont offerts aux cliniques suivantes :

/ Elos Plus & VelaShape III – 30 cliniques Epiderma

/ CoolSculpting : Medicart dermatologie esthétique & Clinique Magnolia

/ Soins antirides : l’ensemble des cliniques du réseau Medicart à l’exception de Medicart vein clinic

Prenez rendez-vous : epiderma.ca | medicart.com

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DERMATOLOGIE ESTHÉTIQUE

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Direction : Dre Michèle OHAYON

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Dre Michèle OHAYON
Directrice médicale Réseau Medicart

PROTOTYPES DE 1996 :

Des machines de rêve

«  l a mode est une laideur intolérable Q u’il faut changer tous les six mois », disait o scar Wilde. l es constructeurs d’automobiles P ensent sans doute de même, PuisQu’ils s’évertuent à renouveler leurs P roduits régulièrement. m ais P our susciter P lus d’intérêt et annoncer des tendances en devenir, ils créent des PrototyPes.

Sur ce chapitre, l’année 1996 fut fertile en voitures-concepts préfigurant de futurs modèles de série ou des technologies nouvelles, souvent sur fond de fantaisie et d’excentricité. C’est que, dans les années 1990, l’automobile était encore reine de la route. Quant à l’absence de créations japonaises parmi celles-ci, elle tient au fait que, jusqu’au début des années 2000, les constructeurs nippons les réservaient généralement au Salon de Tokyo, une biennale présentée les années impaires.

Pour ce concept, Alfa a développé une plateforme modulaire adaptable à différents types de carrosseries. Il a aussi créé le bleu « Nuvola » (nuage en italien) : une peinture multicouche à effet mica donnant à la voiture des reflets irisés et changeants selon la lumière.

DODGE ESX

Fruit d’un défi lancé par le président Bill Clinton aux constructeurs pour créer une auto consommant 2,9 L/100 km, l’ESX hybride était dotée d’un tricylindres turbodiesel de 1,8 L logé dans une carrosserie annonçant la Dodge Intrepid 1998.

FORD INDIGO

Inspirée des bolides d’Indianapolis, l’Indigo avait une carrosserie en fibre de carbone et des portières en élytre. Son V12 central de 6,0 L et 435 ch devait la propulser de 0 à 100 km/h en 4 s et autoriser une vitesse de pointe d’environ 290 km/h. On la faisait démarrer en appuyant sur un bouton, une nouveauté !

MERCEDES-BENZ F200 IMAGINATION

Préfigurant à la fois la Classe S de 4e génération et le premier coupé CL, ce concept avait une servodirection électronique, des phares bixénon, un toit vitré électrochromique et des portières en élytre. Ces technologies sont rapidement passées au stade de la production, contrairement à ses rétroviseurs à caméra et au « joystick  » qui remplaçait le volant.

PEUGEOT TOUAREG

Ce petit tout-terrain biplace était animé par un moteur électrique logé à l’arrière. Alimenté par une batterie au nickel-métal-hydrure, il entraînait les quatre roues.

PEUGEOT ASPHALTE

Muni d’un saute-vent et de roues arrière rapprochées, l’Asphalte était un roadster sportif monoplace ou biplace, au choix du conducteur. Fort de 90 ch, son 4-cylindres de 1,6 L autorisait néanmoins une vitesse de pointe de 200 km/h.

RENAULT FIFTIE

Avec son allure rétro, la Renault Fiftie célébrait le 50e anniversaire du lancement de la 4 CV. Premier modèle populaire d’après-guerre lancé par le constructeur français, cette petite voiture était surnommée affectueusement « motte de beurre » !

Pour admirer d’autres prototypes de 1996, rendez-vous sur magazineprestige.com, section MOTEURS.

25 journées mémorables dans l’histoire de Québec

j’étais de l’éQuiPage de chamPlain Qui débarQua à Québec le 3  juillet 1608 et Q ui entre P rit la construction d’une habitation au Pied d’un imPosant caP dePuis ce jour-là, je n’ai jamais Quitté Québec. aujourd’hui, en ce 1er mai 2021, cela fait donc 150 781 jours bien comPtés. il nous faut tenir le chiffre de nos jours. « enseigne-nous à bien comPter nos jours, nous raPPelle le Psaume 90, afin Que nous aPPliQuions nos cŒurs à la sagesse ». je fus connu sous divers noms et j’occuPas maints emPlois, mais je n’ai jamais Quitté Québec. et chaQue soir, dans des carnets, j’ai Pris soin de résumer le jour Qui s’achevait. à l’occasion du 25e anniversaire du magazine Prestige, voici les récits de 25 journées dans la vie d’une ville si attachante.

01/ 19 MARS 1624

Un céleste patron pour de laborieux humains

Depuis la construction de la chapelle en 1615, proche de l’Habitation de Champlain, jamais n’y avait-on célébré avec tant de solennité une fête que celle de ce matin. En ce jour de la Saint-Joseph, nos missionnaires récollets ont consacré la colonie à bâtir à l’humble charpentier de Nazareth, faisant ainsi de saint Joseph notre saint patron. Dans le modeste temple, où il faisait encore froid en cette saison, étaient réunis la vingtaine d’habitants de Québec autour de notre fondateur Samuel de Champlain et de son épouse Hélène Boullé, âgée de 25 ans et d’au moins 30 ans la cadette de son illustre mari. J’ai cru entendre qu’à l’été elle retournera en France pour de bon. Assistaient aussi à la cérémonie l’apothicaire Louis Hébert et Marie Rollet, Guillaume Couillard et Guillemette Hébert, Abraham Martin et Marguerite Langlois ainsi que les autres pionniers.

02/ 5 FÉVRIER 1663

Un effroyable tremble-terre Il faisait déjà nuit lorsque vers cinq heures et demie, on entendit un bruissement et la terre se mit à trembler. Les cloches de l’église et des chapelles sonnèrent d’elles-mêmes. Les charpentes des maisons craquaient. Tous sortirent. Les animaux fuyaient. Les glaces du fleuve, pourtant costaudes en cette saison, se fracassaient. Ce soir, derrière sa grille, Marie de l’Incarnation nous a dit : « Tous avons été longtemps dans la créance que le monde allait prendre fin. » Elle a révélé ce qu’elle écrirait à son fils : « Je me suis vue presque en tous moments sur le point de consommer mon sacrifice. » Nous dormirons mal cette nuit.

© Fonds Daniel Abel

03/ 11

DÉCEMBRE 1700

Le chien d’or a perdu son maître

À quoi bon avoir de la mémoire si on ne garde point rancune ? C’est ce que devait se dire le coléreux Timothée Roussel, longtemps chirurgien à l’Hôtel-Dieu. Aujourd’hui, le fossoyeur l’a inhumé dans la crypte de la cathédrale.

L’épidémie qui fait rage dans la ville l’a emporté. Dans la rue Buade, baptisée ainsi en l’honneur de Frontenac, le chirurgien Roussel s’était fait construire sa maison en 1688. En façade, il y avait apposé, il y a quelques années, une bien curieuse tablette de pierre montrant un chien rongeant un os et portant une inscription revancharde. Le chien de pierre promettait de mordre celui qui l’a mordu. Il faut comprendre qu’un jour, Roussel avait trouvé mort son chien, tué par un voisin. Sa rancune fut gravée dans la pierre.

04/ 15 SEPTEMBRE 1708

Si Louis Jolliet surgissait

L’atmosphère était plutôt étrange ce matin dans la cathédrale lors de la célébration du service funèbre de Louis Jolliet. À tout instant, nous jetions un coup d’œil vers les portes, craignant que l’une d’entre elles s’ouvre soudainement et que Louis Jolliet apparaisse. C’est qu’il n’y avait pas de cadavre dans le cercueil, et donc on n’était pas tout à fait sûrs que Jolliet fût mort. Il faut dire que cela fait déjà huit ans que Jolliet a disparu et que sa famille a perdu tout espoir de le revoir, et a donc souhaité des funérailles. En 1700, Jolliet, excellent canotier, avait quitté pour se rendre à l’archipel de Mingan et à l’île d’Anticosti qui lui avaient été concédés. L’automne venu, on avait en vain attendu son retour. Ainsi était disparu l’explorateur et découvreur du Mississipi, l’organiste de la cathédrale et le professeur d’hydrographie au collège des Jésuites. « Que Dieu ait pitié de son âme ! »

05/ 20 AOÛT 1740

Aussi précieux qu’un rubis

Lorsqu’il a débarqué à Québec il y a douze jours, Mgr de Lauberivière, notre nouvel évêque, a été accueilli triomphalement sur le quai. En procession, nous avons gravi la côte de la Montagne jusqu’à la cathédrale où fut chanté un Te Deum en son honneur. Nous l’attendions depuis longtemps et on nous avait promis qu’il avait tous les talents. Et le jeune homme de 29 ans, originaire de Grenoble, le prouva dès les jours qui suivirent. Consacré à la chapelle du séminaire Saint-Sulpice, il avait reçu une solide formation. Pour traverser la mer, il s’était embarqué à La Rochelle sur le Rubis. Tout ne pouvait que bien augurer. Et pourtant, présentement, c’est la consternation à Québec. Notre nouvel évêque est mort ce matin. Aujourd’hui même, il a été inhumé dans la crypte de la cathédrale, proche de la tombe de Mgr de Laval.

06/ 18 AVRIL 1763

On a pendu la Corriveau

C’est sur les buttes à Nepveu, aux abords de la Grande Allée, que Marie-Josephte Corriveau, âgée de 29 ans, fut aujourd’hui pendue. Ses deux procès, qui ont beaucoup fait jaser, se sont tenus devant un tribunal militaire rassemblé au couvent des Ursulines, où réside d’ailleurs le gouverneur Murray. La pauvre Corriveau aurait tué son mari Louis Dodier dans sa maison de Saint-Vallier à coups de broc, puis l’aurait traîné jusqu’à l’écurie pour faire croire qu’il avait été tué par les ruades d’un cheval. Déjà, des rumeurs couraient à Saint-Vallier qu’elle avait tué son premier mari, Joseph Bouchard, en lui versant du plomb dans une oreille. Selon l’acte de condamnation, le corps de la pendue « sera suspendu dans des chaînes à l’endroit que le gouverneur croira devoir désigner ». Cette coutume plutôt horrible, que nous ne connaissions pas au temps de nos bons rois de France, nous arrive d’Angleterre.

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07/ 14 JUILLET 1766

Le passage d’un loup-garou

Dans l’édition de la Gazette de Québec, qui est parue aujourd’hui, on nous apprend qu’un loup-garou est passé à Québec, provenant du bas du fleuve, se dirigeant vers Montréal. Arrivée à Québec le 17 juin, la bête se faisait passer pour un mendiant. La Gazette fait une mise en garde : nous devons être prudents. Si c’est écrit dans le journal, cela doit être vrai, conviendront plusieurs lecteurs. C’est depuis deux ans que la ville de Québec a enfin son journal hebdomadaire. Originaires de Philadelphie, William Brown et Thomas Gilmore sont venus fonder la première imprimerie dans notre ville et ont commencé la parution de la Gazette le 21 juin 1764.

08/ 10 JANVIER 1776

Le chien qui pleurait son maître

On se remet de nos émotions à Québec. Il y a dix jours, à l’aube du 31 décembre, les soldats britanniques de la garnison et nos miliciens canadiens ont réussi à repousser les troupes révolutionnaires bostonnaises. Leur général Richard Montgomery avait été inhumé dans le petit cimetière du bastion Saint-Louis, au sud de la porte du même nom, et depuis lors son chien se lamentait sur sa tombe. C’est un brave épagneul qui avait accompagné son maître depuis la lointaine colonie de New York et avait participé à la capture de Montréal. Il avait vu son maître se faire tuer au pied du cap Diamant où ses troupes avaient voulu entrer dans la ville. Nous avons remarqué aujourd’hui que Charles de Lanaudière, l’aide de camp du gouverneur Carleton, a enfin réussi à apprivoiser le loyal chien et que celui-ci le suit maintenant partout en ville. Et Lanaudière a tout simplement donné le nom de « Montgomery » à son nouvel ami.

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09/ 31 DÉCEMBRE 1816

Cette année où il n’y eut pas d’été

Nous ne pourrons pas oublier l’année qui prend fin. De mémoire d’homme, on n’a jamais connu une année aussi froide à Québec. Parlez-en au révérend Alexander Spark, pasteur de notre église St. Andrews, qui, depuis des années, prend note de la température quotidienne. D’abord, le printemps fut tardif, il neigeait encore au début de juin. On a eu des gelées en juillet, puis elles se sont répétées à compter de la mi-août. On a vu arriver des nuées d’oiseaux inconnus dans la ville. D’où venaient-ils ?

Que fuyaient-ils ? Pas besoin de rappeler que les récoltes de grains, de fruits et de légumes ont été désastreuses. Heureusement, on a pu compter sur des vaisseaux des ÉtatsUnis et de Grande-Bretagne nous apportant du blé et de la farine. Quelqu’un de confiance, qui a plusieurs correspondants, m’a dit que nos problèmes seraient causés par l’éruption du Tambora en Extrême-Orient, au printemps de 1815. Ah, si nous avions plus de savants à Québec pour nous éclairer !

10/ 4 SEPTEMBRE 1819

Un si fin renard

Depuis l’inauguration de notre cathédrale anglicane, il y a quinze ans, ce fut la journée la plus sombre qu’on y ait vécue. Sous le chœur, on a inhumé le duc de Richmond, notre gouverneur en chef. Son cadavre avait été ramené du Haut-Canada où il faisait une tournée. C’est de la rage qu’il était mort dans une grange, après une horrible agonie. Quelque temps auparavant, à William Henry,

près de la rivière Richelieu, il avait été mordu à la main par un renard apprivoisé. Beaucoup de gens de Québec se rappelleront de la magnificence des bals et réceptions à son château Saint-Louis.

11/ 27 MAI 1842

Charles Dickens est en ville

Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit de la si grande visite ! Tôt dans la matinée, Charles Dickens, en provenance de Montréal, est débarqué du navire à vapeur Lady Colborne. Faisant une tournée de conférences aux États-Unis, il avait décidé de visiter Montréal puis de retourner chez les Américains. C’est John Charlton Fisher, un réputé éditeur de journaux à Québec, qui l’a invité à venir faire un tour dans notre ville. L’écrivain britannique y est déjà bien connu pour ses pittoresques romans. Lui, qui a vécu une pauvre et malheureuse enfance, met en scène des petites gens qui ne manquent pas de vaillance et de débrouillardise. Dickens apprécie sa visite à Québec. Il faut dire que Fisher, un homme fort cultivé, le reçoit à sa belle maison de la rue Sainte-Anne, face à la place d’Armes, puis lui fait visiter la ville, l’invite à entrer à la citadelle où les officiers lui offrent un banquet. Impressionné par le site de la ville, « ce Gibraltar d’Amérique  » dit-il, Dickens s’est rembarqué en soirée pour Montréal.

12/ 10 JUIN 1868

Des moineaux parmi nous

En ce beau mercredi, je me suis discrètement joint aux invités du colonel William Rhodes dans le jardin du Fort, où se dresse l’obélisque en l’honneur de Wolfe et Montcalm, à deux pas de la terrasse Durham. Dans un petit discours, il nous explique que les moineaux seront dans notre ville et notre pays d’utiles mangeurs d’insectes nuisibles, et que ceux-ci contribueront à égayer nos hivers. Il ouvrit des cages, libérant ainsi 50 couples de moineaux que l’on entendait pépier. On les a amenés d’Irlande. Leur plumage brun et gris les faisant ressembler à de petits moines leur a valu leur nom de moineaux. Pourront-ils être aussi pieux qu’ils en ont l’air ? Causeront-ils des embêtements à nos chères hirondelles ?

13/ 5 MAI 1870

Le maire Tourangeau s’est enfermé dans l’hôtel de ville

Comme bien des citoyens, je me rends devant notre hôtel de ville, situé dans l’ancienne maison du brasseur Thomas Dunn, rue SaintLouis, à l’angle de la rue Sainte-Ursule. Des soldats nous empêchent de trop approcher de l’édifice. Le maire Adolphe Tourangeau, refusant de reconnaître sa défaite, ne veut pas depuis trois jours quitter le bâtiment. Lui, qui avait été élu par les citoyens, refuse de se plier au nouveau règlement adopté par le gouvernement provincial qui stipule que le maire sera élu par les conseillers. Le 2 mai, Tourangeau a empêché ceux-ci de tenir l’élection du nouveau maire à l’hôtel de ville. Ils l’ont fait au palais de justice. Le nouveau maire Pierre Garneau a fait encercler l’hôtel de ville par les policiers, puis par les soldats. Soudainement, aujourd’hui, on a vu l’ancien maire Tourangeau, affamé, sortir de l’édifice et quitter les lieux.

14/ 21 JUILLET 1886

Hourra pour notre cardinal !

Que nous sommes fiers d’avoir appris que notre archevêque ElzéarAlexandre Taschereau avait été élevé au rang de cardinal par le pape Léon XIII ! Ce matin, les trottoirs de bois de la haute-ville étaient bondés de ses diocésains l’acclamant. Dans son carrosse tiré par deux chevaux, le premier Canadien à recevoir la distinction de cardinal a parcouru les rues, passant sous seize arcs de triomphe. Certes, il n’était pas plus souriant que de coutume et avait son éternel air bourru. Mais on l’a toujours connu ainsi. C’est un être peu loquace qui d’ailleurs avait voulu se faire moine bénédictin, mais avait finalement décidé de devenir un prêtre du Séminaire. Les gens de Québec ont appris à apprécier Mgr Taschereau, qui s’est révélé un efficace recteur de l’Université Laval, et qui, surtout, a su si bien défendre les droits et privilèges de Québec face à Mgr Bourget, le prétentieux archevêque de Montréal !

15/ 5 DÉCEMBRE 1905

Sarah Bernhardt fait tourner les têtes

Le passage de la grande tragédienne aura finalement tourné au drame. Pourtant hier soir, à notre auditorium inauguré en 1903 près de la porte Saint-Jean, la divine Sarah fut exquise dans l’incarnation de plusieurs de ses grands rôles, émouvante en Dame aux camélias, en Hamlet, en Aiglon. J’ai cependant remarqué qu’il y avait plusieurs fauteuils libres. Il faut rappeler que l’archevêque Louis-Nazaire Bégin avait mis ses ouailles en garde contre les dangers du théâtre. Comme il nous a déjà mis en garde contre les romans. Ce matin, le journal L’Événement a rapporté des confidences qu’elle fit à des journalistes au Château Frontenac, reprochant aux Canadiens-Français d’être sous le joug de leur clergé. À son départ, à la gare du Canadien Pacifique, une foule l’injuria et lui lança des œufs pourris. Heureusement, j’ai vu des citoyens intervenir pour la protéger et lui permettre de monter à bord.

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16/ 24 AVRIL 1928

Lindberg est sur les plaines

C’est par une édition spéciale du Soleil que nous avons appris que Charles Lindberg allait atterrir sur nos plaines d’Abraham. Nous y sommes accourus comme plus de 3 000 personnes. L’aviateur Lindberg est un héros depuis l’année dernière où son exploit a fait les manchettes des journaux. À bord de son Spirit of St. Louis, il fut le premier aviateur à survoler l’Atlantique, se rendant de New York à Paris. La foule attendait patiemment sur les plaines quand on entendit soudainement des vrombissements. « C’est lui ! C’est lui !  » , entendit-on crier de toutes parts. Il était 6 heures 40, au tout début de la soirée, lorsque l’appareil se posa sur les plaines. À sa descente de l’avion, le brave gaillard de 26 ans a été accueilli par le maire Oscar Auger. Ce n’est pas un voyage d’agrément, loin de là. Lindberg apporte du sérum pour sauver son ami Floyd Bennett, hospitalisé à l’hôpital Jeffery Hale de la rue Saint-Cyrille. Lindberg dormira cette nuit au Château Frontenac.

17/ 15 OCTOBRE 1928

Notre Hercule à nous

De tout temps, les hommes forts ont fasciné. C’est pourquoi à Québec nous sommes si fiers de notre Victor Delamarre. Quoiqu’il ne mesure que 5 pieds et 6 pouces, et qu’il n’a point la carrure impressionnante d’un Louis Cyr, il est réputé dans toute la province pour sa grande force physique. Il a grandi dans le quartier Saint-Roch où, déjà enfant,

sa force étonnait. « Nous n’étions jamais capables de le coller par terre » , disent ses anciens petits camarades. Âgé maintenant de 40 ans, il gagne sa vie en faisant des tournées de spectacles de tours de force. Aujourd’hui, dans les jardins de l’hôtel de ville de Québec, il a fait écarquiller bien des yeux. Trente policiers, de 200 livres chacun, ont monté sur une plateforme déposée sur de puissants tréteaux. Se penchant sous la plateforme, l’homme fort réussit avec son dos à la faire bouger… et à faire trembler les policiers.

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18/ 3 JUILLET 1939

Jour de tragédie au zoo

Comme c’est le cas depuis son inauguration il y a six ans, je m’étais rendu pour ma visite annuelle au Jardin zoologique de Québec, que l’on appelle fréquemment le Zoo de Charlesbourg, pour y voir les bisons, les castors, les loups… On entendit soudainement des cris d’horreur et on vit courir des gardiens. Un drame se déroulait à l’enclos des trois ours polaires. Le docteur Joseph Germain, de Rimouski, avait eu la mauvaise idée d’offrir des arachides aux ours à travers la clôture. Devant ses deux enfants, un ours lui tira un bras et le lui arracha. Puis, l’autre ours en fit tout autant. Et un ours eut le temps de lui dévorer la cuisse gauche avant que les gardiens arrivent enfin, essoufflés. Il était trop tard, le docteur avait perdu la vie.

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Lindberg

19/ 26 MAI 1948

Un dernier tramway

Pour une dernière journée, des voitures du tramway ont circulé dans nos rues. C’est depuis 1897 que nous avions le tramway électrique. La Quebec Power Company, qui appartient principalement à des Montréalais, a décidé de mettre fin à ce service. Cet après-midi, dans l’une des dernières voitures, une petite fille, qui paraissait bien chagrinée, entendit sa mère lui dire : « Ne pleure pas Léa. Tu as aujourd’hui dix ans. Lorsque tu auras 90 ans, par une belle journée comme aujourd’hui, tu pourras embarquer dans un nouveau tramway tout neuf, tout moderne. » L’enfant ouvrit tout grand ses yeux. Me concentrant, je fis un calcul mental. Cela donnait 21 mai 2028. Puis, je me rappelai que je ne devais pas oublier d’arrêter chez le tabaconiste Jos Côté pour me procurer mon journal L’Événement, mes cigarettes Sweet Caporal et mon lait au chocolat Vico.

20/ 16 DÉCEMBRE

1949

Nous n’avons rien à envier aux Romains

Nous avons déjà un Colisée tout neuf. Cela tient presque du miracle. Aujourd’hui, les Citadelles de Québec ont pu y disputer un premier match. Et pourtant, la première pelletée de terre officielle n’a eu lieu que le 24 mai ! Il faut dire que tout s’est précipité depuis le mois de mars. Dans la nuit du 15 mars, notre vieux Colisée, que l’on appelait aussi le Palais de l’Agriculture, avait été la proie des flammes. Le maire Lucien Borne et sa Commission de l’exposition provinciale prirent la décision de construire un Colisée beaucoup plus grand. Les plans de l’architecture Robert Blatter étaient audacieux. L’édifice est constitué de grandes arches de béton, sans appuis intermédiaires ou colonnes. Des prophètes de malheur prédisaient que le tout s’écroulerait ! On nous dit qu’un jeune joueur talentueux de Victoriaville se joindrait bientôt à nos Citadelles.

21/ 12 JANVIER 1951

La pendaison d’Albert Guay

Il n’y a plus d’exécution capitale à notre prison des plaines, c’est donc à la prison de Bordeaux, dans le nord de Montréal, que ce matin a été pendu Albert Guay. Les gens de la paroisse Saint-Joseph, du quartier Saint-Sauveur, se souvenaient de lui comme d’un bijoutier aux belles manières et toujours bien vêtu. Toutefois, aux funérailles de son épouse Rita Morel, ses pleurs avaient été si considérables que cela avait paru quelque peu suspect. Sa conjointe faisait partie des 21 occupants de l’avion de la Canadian Pacific Airways qui avaient tous péri lors de son écrasement au Sault-au-Cochon, entre Saint-Joachim et Saint-Tite-des-Caps. Guay avait envoyé son épouse à Baie-Comeau pour son commerce de bijouterie. C’est une complice de Guay, Marguerite Pitre, qui amena à l’aéroport de L’Ancienne-Lorette le colis contenant la bombe. Et un autre complice, l’horloger Généreux Ruest avait conçu la minuterie de la bombe. Guay avait souhaité pouvoir vivre avec son amante, Marie-Ange Robitaille, serveuse au prestigieux café Monte-Carlo du boulevard Charest.

22/ 5 MARS 1971

La tempête du siècle

Si l’on en croit un vieux dicton, le mois de mars se terminera comme un petit mouton, car il a débuté en féroce lion. Depuis hier, la tempête fait rage. Tout est fermé en ville. Mêmes les députés ont ajourné leurs travaux parlementaires. Sur les ondes de la station de radio CHRC 80, José Mathieu, notre « Monsieur Tempête », le trémolo dans la voix, nous tient au courant des développements de la situation. Les automobiles sont incapables de circuler dans les rues. C’est en motoneige que se déplacent les policiers. Des vents atteignant 100 kilomètres à l’heure balaient la ville. Voulant affronter le blizzard, deux citoyens meurent d’une crise cardiaque. Cinquante centimètres de neige ont tombé.

23/ 13 SEPTEMBRE 1990

Le plus grand vol de l’histoire de Québec

L’intérieur de notre basilique-cathédrale nous paraît bien dégarni aujourd’hui. Un audacieux vol s’y est déroulé hier en soirée. Nous regrettons la disparition des magnifiques tableaux qui étaient accrochés aux piliers de la nef centrale. Plusieurs avaient été donnés par le gouvernement de la France après l’incendie de la basilique en 1922. D’autres provenaient de généreux bienfaiteurs. Peut-être les guides ont-ils trop souvent souligné ou répété que ces tableaux avaient été peints dans des ateliers de « grands maîtres français » et qu’ils avaient « une valeur inestimable », attirant la convoitise de criminels. Les voleurs ont désencadré les toiles et les ont roulées dans des tapis afin de les sortir du temple sans se faire remarquer et les embarquer dans une camionnette. Ils auront peine à les vendre, car toutes les galeries d’art et musées ont été prévenus.

© Fonds Daniel Abel
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24/ 29 JANVIER 2017

Tragédie à la Grande mosquée

En convalescence à la suite d’une intervention chirurgicale, je me suis couché de bonne heure. Ma conjointe vient me réveiller pour m’apprendre qu’un terrible drame vient de se dérouler à la Grande mosquée. J’entends des sirènes de voitures de police. Nous résidons à peine à un kilomètre du lieu de culte touché. Des membres de la communauté musulmane, j’en rencontre à ma boulangerie-pâtisserie, au café du coin, à la bibliothèque… Devant le téléviseur, je suis sous le choc, apprenant que le tireur avait fait plusieurs morts et de nombreux blessés. En début de nuit, on nous apprend qu’un suspect se serait rendu à la police à proximité du pont de l’île d’Orléans. Bouleversé, je retourne au lit, répétant pour me réconforter : « Paix aux femmes et aux hommes de bonne volonté. »

25/ 19 MARS 2021

Un Requiem pour l’arbre au boulet

En cette veille de printemps, le Vieux-Québec a perdu l’un de ses vieux habitants. L’arbre au boulet, vénérable orme centenaire, a disparu. Rue Saint-Louis, les chevaux des caléchiers n’entendront plus parler de son histoire. Dans les autobus, les touristes ne s’étireront plus le cou pour apercevoir le boulet prisonnier entre ses racines. Depuis une semaine, devant des journalistes et reporters, j’ai raconté le destin de l’arbre au boulet, ayant souvent l’impression d’aider les gens à faire leur deuil. Mes deuils s’accumulent dans mon cher Vieux-Québec où j’ai vu disparaître ma librairie Garneau et ses petits escaliers qui craquaient, mon restaurant Laurentien et ses smoked-meat, ma petite épicerie de la rue Sainte-Anne et sa collection de petits Bonhommes Carnaval, mes vitrines de la Librairie Générale Française, si magnifiquement décorées, ma si calme chapelle Notre-Dame du Sacré-Cœur de la rue Sainte-Ursule… Baudelaire ne disait-il pas : « La forme d’une ville change plus vite que le cœur d’un mortel. » ?

© Fonds Daniel Abel
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