mars 2026 |

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mars 2026 |

Comment transformer les résidus de bois en carburant
REVUE DES TÊTES D’ABATTAGE


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Forêt
Jeune et audacieux
Un jeune entrepreneur qui n’a pas froid aux yeux.
10 BIOCARBURANT
Produire l’énergie du futur
Comment transformer les résidus de bois en carburant.
18 ÉCONOMIE
Est-ce la fin d’une époque à Baie-Comeau?
Est-ce le symptôme d’un modèle forestier à bout de souffle.
22 ÉQUIPEMENTS
Pleins feux sur les têtes d’abattage
OF vous présente les plus récents équipements.
SECTIONS SUR LA COUVERTURE
6 Champ libre
7 Nouvelles de l’industrie
28 Nouveaux équipements
30 Le der nier mot
Patrick Sirois, ingénieur électrique chez Bioénergie AE, pose devant l’usine située dans le complexe intégré de Port-Cartier.




Les nouvelles débardeuses L-III

Confort, visibilité et efficacité supérieurs de la cabine. Pour une confiance accrue en forêt.*

* Par rapport à la série L précédente de Deere.


GUILLAUMEroy groy@annexbusinessmedia.com
Une nécessité stratégique pour la forêt québécoise
L’industrie forestière québécoise n’est pas étrangère aux cycles difficiles. Fluctuations des marchés américains, conflits commerciaux, hausse des coûts de transport, pénurie de main-d’œuvre, inflation des intrants : les crises se succèdent et redessinent constamment les paramètres de rentabilité. Pourtant, c’est souvent dans ces périodes d’incertitude que les transformations les plus structurantes prennent forme.
Lorsque les prix du bois d’œuvre chutent ou que les coûts d’exploitation grimpent, la tentation est grande de freiner les investissements et de se concentrer sur la survie à court terme. Mais l’histoire récente du secteur démontre que les entreprises qui sortent renforcées des crises sont celles qui ont choisi d’innover plutôt que de se replier. Des groupes comme Produits forestiers Résolu, Kruger ou West Fraser ont traversé des cycles turbulents en misant sur la modernisation de leurs installations et la diversification de leurs produits.
L’innovation ne se limite pas aux grandes annonces technologiques. Elle commence souvent sur le terrain, dans les opérations quotidiennes. Optimisation des chemins forestiers pour réduire la consommation de carburant, meilleure planification des chantiers afin de limiter les déplacements à vide, intégration de systèmes de suivi en temps réel pour ajuster la production : chaque gain d’efficacité compte lorsque les marges se compressent.
Les périodes de crise obligent également à revoir la valorisation de la fibre. Pendant longtemps, certaines essences ou certains sous-produits étaient considérés comme secondaires. Aujourd’hui, la transformation en biomatériaux, en produits d’ingénierie ou en énergie renouvelable ouvre de nouvelles avenues. Des centres de recherche comme FPInnovations accompagnent cette transition vers une utilisation plus complète et plus stratégique de la ressource. L’objectif : extraire davantage de valeur de chaque mètre cube récolté.
L’innovation organisationnelle est tout aussi cruciale. En contexte de rareté de main-d’œuvre, les entreprises doivent repenser l’organisation du travail, investir dans la formation continue et améliorer l’attractivité des métiers forestiers. La numérisation des processus, loin d’être un luxe, devient un levier pour simplifier la gestion, réduire les erreurs et accroître la transparence envers les partenaires et les autorités publiques, notamment dans le cadre de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier.
Les crises sont aussi des moments propices aux alliances stratégiques. Mutualisation de certains équipements spécialisés, partenariats pour la recherche et le développement, collaborations accrues entre entrepreneurs et donneurs d’ouvrage : la coopération peut compenser en partie la pression financière. Plutôt que de fragmenter le secteur, l’adversité peut renforcer sa cohésion.
Cependant, innover en période de crise exige du courage managérial. Investir lorsque l’incertitude domine comporte des risques. Cela suppose une vision à long terme et une lecture lucide des tendances structurelles : transition énergétique, construction bas carbone, traçabilité accrue des chaînes d’approvisionnement. La forêt québécoise possède des atouts indéniables dans ces domaines, mais encore faut-il les transformer en avantages compétitifs concrets.
Au fond, la crise agit comme un révélateur. Elle met en lumière les faiblesses d’un modèle, mais aussi son potentiel d’évolution. L’industrie forestière du Québec a déjà démontré sa résilience face aux chocs économiques et réglementaires. Le défi actuel n’est pas seulement de traverser la tempête, mais d’en sortir plus agile, plus diversifiée et plus innovante.
Car dans un secteur où les cycles sont inévitables, l’innovation n’est pas un luxe réservé aux périodes fastes : elle est la condition même de la pérennité.
Uniboard a officiellement lancé sa nouvelle ligne de production à Vald’Or, marquant une étape majeure dans l’expansion et la modernisation de l’usine. Le projet, réalisé en trois phases, a inclus une reconstruction complète des installations et l’implantation de technologies de pointe pour améliorer l’efficacité et la qualité de production. La dernière phase a été consacrée à l’installation d’une presse continue de 10 pieds de
largeur, de classe mondiale, et à une nouvelle ligne de finition. Ces équipements, entièrement automatisés et soutenus par l’intelligence artificielle, permettent d’accroître la productivité tout en optimisant les processus. L’usine bénéficie également d’une expansion de sa capacité d’entreposage de plus de 300 000 pieds carrés, renforçant sa position de fournisseur complet, capable de livrer panneaux de particules bruts,
MDF brut, panneaux laminés et MDF laminé par train ou camion. Avec une capacité annuelle de 272 millions de pieds carrés, comparativement à 170 millions auparavant, Uniboard devient le plus grand producteur de panneaux de particules au Canada et consolide son rôle dans le NordEst et le Midwest des États-Unis, confirmant sa position de leader en Amérique du Nord dans le secteur des panneaux composites.
Le consortium de recherche FORAC de l’Université Laval a obtenu un financement de 5,7 M$ pour soutenir ses activités visant à renforcer la compétitivité et la résilience de l’industrie forestière québécoise. Ce cinquième mandat quinquennal permettra de développer des projets de recherche et de formation directement liés aux enjeux actuels du secteur, notamment l’optimisation des systèmes d’approvisionnement, l’amélioration de la production et l’analyse quantitative des marchés. Sur le montant total, 3,5 M$ proviennent du Conseil de
recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) via le programme Alliance, favorisant la collaboration entre universités et acteurs du secteur privé et public. Les 2,2 M$ restants sont fournis par des partenaires industriels ainsi que par le ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec et Ressources naturelles Canada. Ce financement devrait contribuer à développer des solutions concrètes pour relever les défis économiques, environnementaux et technologiques de l’industrie forestière.
Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) annonce la nomination de Michel Vincent comme président et de Véronique Normandin comme directrice générale. Avec plus de 40 ans d’expérience dans le secteur forestier, M. Vincent, ingénieur forestier et économiste, a occupé des postes clés au CIFQ depuis 2003, notamment comme économiste en chef et directeur principal en économie et transition.
À ce titre, il agira comme porte-parole de l’industrie, représentant les membres auprès des gouvernements, des médias et des partenaires clés. Mme Normandin, forte de près de 20 ans d’expérience en gestion et communication, supervisera la mise en œuvre du plan stratégique et le rayonnement de l’organisation.

Ensemble, ils auront pour mandat de consolider l’influence du CIFQ et de favoriser un environnement d’affaires stable et compétitif pour l’ensemble de la filière forestière québécoise.
La fusion prévue entre le Groupement forestier Métis-Neigette et le Groupement forestier de Témiscouata, qui devait s’officialiser le 28 mars, a été annulée. Le conseil d’administration du Groupement forestier Métis-Neigette cite des divergences sur la gouvernance et la vision stratégique comme motifs principaux.
Selon le président Pierre Sirois, les modèles d’affaires des deux organisations
présentaient des différences trop marquées pour permettre une intégration harmonieuse. « C’est une décision mûrement réfléchie, qui prend en compte la pérennité des deux groupements », a-t-il précisé. Cette annulation illustre les défis auxquels font face les structures forestières régionales pour consolider leurs activités tout en préservant leur autonomie et leurs particularités locales.
• Smur fit Westrock ferme une machine à papier à La Tuque et ses activités d’extrusion à Pointeaux-Trembles, entraînant la perte de 90 emplois (30 à La Tuque, 60 à Montréal) dans le cadre d’une réorganisation de ses activités de carton.
• Arbec (Amos) suspend temporairement ses opérations, menaçant 100 postes, conséquence directe des conditions de marché défavorables.
• F.F. Soucy (Rivière-du-Loup) déclare faillite avec 94,5 M$ de dettes et plus de 430 créanciers, dont la moitié sont garantis.
• Groupe Lebel réduira sa production totale de bois d’œuvre de 25 %, et de 50 % à la scierie de Saint-Hilarion dès avril, en raison du ralentissement du marché et des tarifs américains.
• Domtar diminue sa production de 150 millions de pieds planche (20 %) au Québec, touchant 346 employés à Outardes et d’autres sites, afin de protéger l’entreprise face aux tarifs douaniers et au marché morose.
• Arbec relance cinq usines de sciage fermées depuis le 19 décembre 2025, dont celle de l’Ascension, malgré un contexte économique difficile.
• Scierie Lac-Saint-Jean, propriété de la Coopérative forestière Ferland-Boileau, ferme temporairement, affectant 28 employés, à cause des tarifs douaniers et du faible marché.

la relève familiale prend le relais
Les Produits Gilbert ont annoncé le décès de leur fondateur, Sylvain Gilbert, entrepreneur visionnaire et figure marquante de l’industrie au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Pendant plus de 40 ans, il a bâti une entreprise reconnue ici et à l’international pour son innovation et son savoir-faire.
La transition vers la relève familiale, amorcée depuis trois ans, devient officiellement effective. Frank et Audrey Gilbert, impliqués dans l’entreprise depuis plus d’une décennie, poursuivront la mission et la vision établies par leur père. La direction assure que les activités, la croissance et le développement international de l’entreprise se poursuivent normalement.
RéSolve Énergie développé une technologie pour produire trois formes d’énergie renouvelables à partir des écorces des scieries, des résidus laissés sur les parterres de coupe forestière, du bois de déconstruction déposés dans les écocentres et des boues des papetières. Cette technologie, en instance de brevet, permet de réduire l’utilisation des combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre, tout en favorisant une économie circulaire grâce à la valorisation optimale des résidus forestiers. L’entreprise québécoise transforme notamment la biomasse en granules de lignine Ã
haute performance, en bioéthanol de deuxième génération et en électricité renouvelable par cogénération. Positionnée comme une solution de décarbonation pour les industries à forte intensité carbone, la Société affirme vouloir réduire la dépendance aux combustibles fossiles tout en soutenant l’économie régionale grâce à des chaînes d’approvisionnement locales. RéSolve indique s’inscrire dans les objectifs provinciaux et fédéraux de carboneutralité et voit dans son modèle une occasion stratégique pour les investisseurs du secteur des énergies propres.

Équipements Cardinal Inc. a annoncé qu’elle devient le distributeur officiel des équipements Astec (Peterson) pour le Québec et l’Ontario. Cette entente stratégique vient consolider la présence de l’entreprise dans les secteurs environnementaux et forestiers.
Grâce à cette alliance, les clients auront accès à l’ensemble de la gamme Peterson, incluant broyeurs horizontaux, déchiqueteuses portatives, camions souffleurs et écorceuses, ainsi qu’au service technique et logistique de Cardinal. Les deux entreprises soulignent la complémentarité de leur expertise et leur volonté commune d’offrir des solutions performantes adaptées au marché de l’Est du Canada
Plusieurs jeux de données lidar sont maintenant accessibles gratuitement. Cette diffusion s’inscrit dans l’engagement du gouvernement de poursuivre, notamment, la diffusion active de données ouvertes et leur valorisation.
Ces données lidar permettent de représenter le relief du territoire avec une grande précision, notamment grâce à la génération de modèles numériques de terrain (MNT) et de surface (MNS).
LVL Global investira 14,7 millions de dollars dès mai prochain afin d’automatiser le processus d’assemblage du bois lamellé-collé (LVL) à son usine de Ville-Marie. Le projet, financé à 50 % par des aides gouvernementales provinciales et fédérales, comprend notamment l’automatisation de la fabrication et de l’application de la colle.
Un arrêt de production de cinq semaines est prévu au printemps pour l’installation des équipements. Aucun poste ne sera aboli; certains employés seront réaffectés au contrôle de la qualité. À terme, l’entreprise prévoit une hausse de productivité de 9 % et une économie de fibre de 4 %.
Dans un contexte de concurrence accrue et de fermetures d’usines en région compliquant l’approvisionnement en bois, la direction estime que cet investissement est essentiel pour demeurer compétitive sur le marché nord-américain du LVL.
Le projet Hälsa deviendra le plus haut immeuble résidentiel en bois massif de l’Ontario. Situé à Etobicoke, à Toronto, l’édifice de neuf étages comptera 60 logements et devrait accueillir ses premiers occupants en juillet.
Les panneaux préfabriqués, fabriqués en Colombie-Britannique par Intelligent City, ont été livrés prêts à installer, ce qui a accéléré le chantier. Selon le promoteur, la construction en bois massif
pourrait réduire de trois à quatre mois les délais par rapport au béton, tout en diminuant l’empreinte carbone.
L’immeuble intègre aussi 12 puits géothermiques pour le chauffage et la climatisation, réduisant ses émissions opérationnelles. L’Ontario autorise désormais les bâtiments en bois massif jusqu’à 18 étages, ouvrant la porte à ce type de projets à plus grande échelle.
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Guillaume Roy RÉDACTEUR EN CHEF
Opérations Forestières et de scierie 514.425.0025 poste 23 groy@annexbusinessmedia.com
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Opérations Forestiéres et de Scierie est publiée par Annex Business Media.
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operationsforestieres.ca

À Port-Cartier, les résidus de bois sont transformés en biocarburant.
PAR Guillaume Roy
À l’heure où l’industrie forestière québécoise cherche à se redéfinir dans une ère post pâtes et papiers, le complexe intégré de Port-Cartier s’impose comme un symbole de transition en transformant les résidus de sciage en carburant renouvelable.
Mise en service en 2018, l’usine Bioénergie AE a amorcé ses premières productions commerciales en 2019-2020. Aujourd’hui, une quarantaine d’employés y travaillent à faire rouler une ligne de production sur deux, avec une capacité théorique de 40 millions de litres par an et une production actuelle d’environ 26 millions de litres.
Chaque jour, près de 100 tonnes de biomasse passent dans le procédé pour générer quelque 100 000 litres de biohuile. L’approvisionnement provient à 100 % des résidus de la scierie voisine, directement sur le site du complexe industriel intégré. « Quand la scierie est en opération, tout vient d’ici. Si elle ferme temporairement, on
s’approvisionne ailleurs, mais l’objectif est de maximiser la synergie du site », explique Patrick Sirois, ingénieur électrique chez Bioénergie AE, lors de la visite d’Opérations forestières.
Le procédé repose sur la pyrolyse rapide, une technologie développée par Ensyn misant notamment sur le réacteur Envengent. En termes simples : « On prend la biomasse et on la place dans un environnement très chaud, près de 500 °C, sans oxygène. Les huiles se séparent du bois. On récupère la vapeur et on la condense pour produire un biocarburant », résume Patrick Sirois. Avant d’entrer dans le réacteur, la biomasse est séchée de 50 % d’humidité à environ 4 %. Elle est ensuite broyée en fines particules afin d’optimiser le transfert thermique. L’usine se distingue par
Patrick Sirois, ingénieur électrique chez Bioénergie AE devant l’usine de Bioénergie AE.


sa configuration verticale : les équipements sont distribués sur plusieurs niveaux, facilitant la circulation des matières.
Au cœur du système, un lit de sable chauffé à près de 700 °C transmet la chaleur nécessaire à la réaction. « On ne peut pas avoir de flamme, puisqu’il ne doit pas y avoir d’oxygène. Alors on chauffe le sable et on le fait circuler avec la biomasse. C’est lui qui crée l’environnement thermique », précise l’ingénieur.
Le charbon issu de la réaction n’est pas perdu : il est brûlé pour réchauffer le sable, créant une boucle énergétique interne. « On a plusieurs boucles dans l’usine. On met la biomasse dans le réacteur, on sépare les huiles du charbon, et ce charbon nous sert à alimenter le système. » Au démarrage, du propane est util-
isé, mais des projets pilotes visent à réutiliser l’huile pyrolytique comme source d’énergie interne.
UN MARCHÉ INDUSTRIEL EN TRANSITION
Actuellement, la biohuile est vendue comme huile de chauffage industrielle. Sa valeur calorifique est légèrement inférieure à celle du mazout lourd, ce qui implique de brûler un plus grand volume pour obtenir la même chaleur. « On la vend selon sa capacité énergétique, pas au litre », précise Patrick Sirois.
La grande majorité de la production est destinée à ArcelorMittal, client stratégique du projet aussi situé à Port-Cartier, en plus d’un important client industriel américain. Pour le sidéru-



rgiste, l’intégration de la biohuile permet de réduire l’utilisation de combustibles fossiles et les émissions associées.
« Ma plus grande fierté, c’est d’avoir le sentiment de décarboner la planète, de faire un pas dans la bonne direction », confie l’ingénieur. Selon les promoteurs, les réductions d’émissions pourraient atteindre des dizaines de milliers de tonnes de CO2 par an par rapport aux combustibles conventionnels.
Pour le Groupe Rémabec, propriétaire de l’usine, le projet s’inscrit dans une stratégie de repositionnement à long terme. Éric Bouchard, vice-président de l’entreprise, rappelle que la fermeture rapide de l’usine de pâtes et papiers de Baie-Comeau a servi d’électrochoc.
« On ne pensait pas que ça fermerait si vite. On avait essentiellement un seul client pour nos copeaux. Il fallait repenser notre modèle », explique-t-il. L’idée d’un complexe intégré s’est imposée : transformer les sous-produits
en produits à valeur ajoutée afin de sécuriser les scieries.
Aujourd’hui, environ 55 % de l’arbre est valorisé en produits du bois. Le reste, constitué de résidus, représente un potentiel économique. « Quand on vend une tonne de copeaux, on perd parfois de l’argent. Si on la transforme en produit à valeur ajoutée, on peut créer de la richesse », résume M. Bouchard.
Dans un contexte de marché du bois affaibli, marqué par les tarifs et l’incertitude commerciale, la diversification apparaît essentielle. « On ne veut pas scier du bois juste pour scier du bois. On veut faire des projets de décarbonation. On travaille le bois, alors on cherche des produits verts qui vont s’inscrire dans cette transition. »
LABORATOIRE
Malgré la conjoncture difficile, le dirigeant demeure convaincu de la pertinence du projet. « Port-Cartier, c’est notre laboratoire. On teste des technologies, on
développe des marchés. On regarde jusqu’où on peut aller, autant du côté technique que commercial. »
Le modèle pourrait être réplicable ailleurs, mais sous conditions. « Pour un projet de plus grande envergure, il faudrait un volume critique et probablement se rapprocher des grands centres ou des raffineries. Ce n’est pas évident d’importer des intrants ici », note-t-il.
L’une des pistes les plus prometteuses est le carburant d’aviation durable.
Bioénergie AE s’est associée à Alder Renewables pour lancer le « Projet Avance », qui vise à raffiner la biohuile en carburant aérien à faible intensité carbone. « C’est un projet de démonstration. On veut tester la technologie, voir comment elle se comporte à plus grande échelle », précise Éric Bouchard.
Si le projet aboutit, il pourrait positionner le complexe comme un acteur nord-américain de la production de carburant d’aviation durable (SAF). Les réductions d’émissions potentielles sont significatives, et la demande du secteur aérien est en croissance.
SYNERGIE INDUSTRIELLE ET VISION À LONG TERME
Au-delà du biocarburant, le complexe intégré offre des avantages structurels. « Plus tu es proche de ta matière première, moins le transport te coûte cher. On partage les services, la machinerie, les équipes administratives. Ça abaisse les coûts », souligne Éric Bouchard. L’accès à l’électricité, à l’eau et au port constitue un atout stratégique rare.
Pour les prochaines années, l’objectif est clair : stabiliser la production, améliorer la qualité, diversifier les produits et maximiser la valorisation énergétique, notamment du surplus de chaleur et des coproduits carbonés.
« On n’a rien inventé : la décarbonation, ça fait partie du mouvement mondial. Mais on veut s’assurer que notre industrie forestière en fasse partie », conclut le vice-président.
À Port-Cartier, les copeaux ne sont plus seulement un sous-produit. Ils sont devenus la matière première d’une transition énergétique en marche, un exemple concret de la bioéconomie forestière québécoise qui se construit, tonne après tonne, litre après litre.


Maxence Otis est un jeune entrepreneur qui n’a pas froid aux yeux.
À seulement 19 ans, Maxence Otis lançait son entreprise forestière. Aujourd’hui âgé de 27 ans, il dirige avec passion une équipe de six personnes. Lors du reportage d’Opérations forestières, il récoltait du bois sur un chantier situé à quelques pas de sa résidence de Ferland-et-Boileau, dans le secteur Bergères, sur le territoire de la ZEC Brébeuf. Ce lot, acquis aux enchères par le Groupe Forestra, est adjacent à son secteur de chasse. Prudent et ambitieux, Maxence Otis a réussi ainsi à maintenir une production soutenue même dans un contexte industriel difficile. Ce secteur est connu pour avoir une forte concentration en feuillu, mais on y retrouve
aussi beaucoup de grosses épinettes. La semaine précédente, son équipe a récolté 2 240 m³ de bois, dont trois quarts d’arbres résineux. Le peuplier faux-tremble prend le chemin de Bersaco à Grandes-Bergeronnes, alors que le résineux est destiné à Résolu St-Félicien et Mistassini.
UNE RIGUEUR PRÉVENTIVE POUR MAXIMISER L’EFFICACITÉ
L’un des piliers de sa pratique est l’entretien préventif du matériel. « On change toutes les hoses au printemps », explique-t-il, soulignant l’importance de réduire les bris et les pertes de temps. Malgré le ralentissement constaté partout
Maxence Otis sur un parterre de coupe dans la ZEC Bréboeuf.


dans l’industrie forestière, Maxence Otis et son équipe a travaillé autant de semaine que d’habitude. « On arrête huit à dix semaines par année, et ça s’enligne pour être la même chose », indique-t-il, tout en exprimant une certaine prudence quant à la reprise au printemps prochain. Le succès de Maxence repose également sur la fiabilité de son donneur d’ouvrage, le Groupe Forestra, qui
dessert plusieurs clients tels que Boisaco, Résolu, Arbec, la Scierie Girard et Lignarex. Grâce à ce réseau, le carnet de commandes de l’entreprise reste solide, même dans un contexte de ralentissement au Québec.
Maxence Otis n’était pas destiné à devenir entrepreneuriat forestier. C »est
en faisant sa technique en en foresterie, quand il a commencé à travailler pour la Scierie Girard, qu’il a découvert la récolte forestière. À l’époque, il a commencé à faire des chiffres de nuit sur un transporteur. « Jamais je n’avais pensé que j’allais me retrouver là . Je voulais être garde-chasse », confie-t-il.
Doté d’une solide fibre entrepreneuriale, il décide à 19 ans de lancer sa



propre entreprise forestière, alors qu’il n’avait jamais manœuvré une abatteuse forestière. Les débuts n’ont pas été faciles et pendant les premières années, Maxence opérait avec des machines vieillissantes, jonglant entre le travail de jour et de nuit, sans renouveler son équipement. « Les premières années, c’était très intense », dit-il, en ajoutant qu’il aime l’action et les défis. La patience et la persévérance ont payé il a pu graduel-

lement améliorer l’efficacité de ses opérations en achetant de l’équipement neuf et plus performant.
L’évolution de l’entreprise s’est faite avec prudence. Maxence aime relever des défis, mais il sait également quand être mesuré.: « Ma tête est payée et il ne me reste pas grand-chose à payer sur mon abatteuse », en parlant de sa Ponsse H7 HD et de son abatteuse Tigercat 845d. Il y a deux ans, il a également investi dans un transporteur Logset 12F de 24 tonnes, plus économique en carburant et doté d’un moteur à faible régime, limitant l’usure et les risques mécaniques.
En tant que jeune entrepreneur, Maxence Otis a développé une relation de proximité avec LN Machinerie. « C’est la seule place ou on m’a considéré comme un vrai entrepreneur, dit-il. Même si j’étais jeune, ils m’ont fait confiance en m’offrant une marge crédit. » Le bon service fait aussi partie des raisons pour lesquelles il mise sur un transporteur Logset. Pour le renouvellement de la tête d’abattage, il évaluait les têtes Logset et Ponsse.
Maxence est animé par le désir d’être le meilleur, tout en garMaxence est animé par le désir d’être le meilleur, tout en gardant une attitude positive. « Je ne vais pas baisser les bras », dit-il, alors que plusieurs entrepreneurs craignent de ne pas passer à travers la crise qui sévit en ce moment.
« Dans les circonstances, on s’en tire très bien, mais l’inflation nous frappe fort. Tout augmente. Une boite de 12 gants m’a couté 154 $. On travaille de plus en plus fort, mais il ne reste pas grand-chose à la fin de l’année », déplore l’entrepreneur.
Au Groupe Forestra, les entrepreneurs ont reçu une bonne augmentation il y a trois ans, mais la hausse des coûts a rapidement grugé tous les gains.
Maxence Otis estime que le mode de rémunération des entrepreneurs est bâti sur de mauvaises bases. « Connaissez-vous d’autres entreprises qui accepteraient d’être payé selon une
2026-01-16 8:35 AM
moyenne en accepte de perdre de l’argent sur plusieurs chantiers ? », demande-t-il, estimant qu’une révision du mode de rémunération est nécessaire pour solidifier les entreprises en récolte.
La passion de Maxence pour la foresterie se conjugue avec une approche entrepre neuriale solide. Ses valeurs se reflètent dans son organisation du travail, alors qu’il prend soin de ses employés pour avoir du plaisir au travail et pour retenir les talents. Une sortie d’équipe pour aller voir les Canadiens de Montréal était d’ailleurs à l’horaire.
Participant activement au sein de l’Asso ciation des entrepreneurs forestiers du Québec (AQEF), l’homme milite pour qu’une partie des subventions offertes à l’industries lors des périodes difficiles (comme la récolte après feu ou dans les secteurs affectés par la tordeuse des bourgeons de l’épinette), se rende di rectement dans les poches des entrepre neurs forestiers, plutôt que de transiter par les transformateurs de bois. « T monde doit bénéficier des subventions », dit-il, estimant que les entrepreneurs ne reçoivent pas leur juste part.
MAINTENIR LE CAP MALGRÉ LES INCERTITUDES
Malgré les hauts et les bas, Maxence continue de planifier les investisse ments dans son entreprise et dans ses compétences. Il a choisi de repousser le remplacement d’une tête d’abattage usée de cinq ans, estimant que le contexte actuel n’était pas optimal pour ce type d’investissement.



Sa capacité à évoluer avec les circonstances, à entretenir son équipement et à gérer son personnel fait de lui un modèle de réussite pour les jeunes entrepreneurs forestiers. Son parcours démontre qu’avec de la patience, une vision claire et un sens aigu de l’organisation, il est possible de transformer une passion en une entreprise durable et prospère. Alors que l’industrie fait face à des incertitudes et à des défis économiques, Maxence reste confiant et déterminé. Pour lui, chaque arbre abattu, chaque machine entretenue et chaque employé motivé font partie d’un tout : un engagement à exceller, à durer et à laisser une empreinte durable dans le monde forestier.




La fermeture de la scierie des Outardes, symptôme d’un modèle forestier à bout de souffle.
L’annonce, le 13 janvier 2026, de la fermeture pour une période indéterminée de la scierie des Outardes à Baie-Comeau par Domtar s’inscrit dans une longue série de reculs qui marquent l’industrie forestière de la Côte-Nord depuis plus de deux décennies. Pour l’entreprise, cette décision s’explique par une « tempête parfaite » combinant droits compensateurs et antidumping américains, ralentissement de
la construction résidentielle aux États-Unis, faible demande pour le bois d’œuvre, coûts élevés de transformation et incertitudes persistantes liées au conflit du bois d’œuvre Canada–États-Unis.
Selon Domtar, cette fermeture serait aussi le résultat d’un cumul de trois années consécutives de ralentissement majeur dans le secteur du bois d’œuvre. Une rhétorique qui n’est toutefois pas nouvelle dans l’industrie forestière québécoise. Dès 2006, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) évoquait déjà une crise structurelle sans précédent, attribuable à une multitude de facteurs : coût élevé de la fibre, du transport et de l’énergie, vigueur du dollar canadien, faible construction américaine, concurrence internationale et droits
Lla scierie des Outardes est la plus récente victime de la crise sur la Côte-Nord.

commerciaux punitifs.
Sur la Côte-Nord, ces « tempêtes parfaites » se sont traduites par des vagues successives de fermetures d’usines. Depuis le début du siècle, plusieurs scieries ont cessé leurs activités, laissant derrière elles un chapelet de sites industriels abandon-
nés, de Rivière-Saint-Jean à Labrieville. À cela s’ajoute la disparition complète des papetières de la région : Rayonier Québec à Port-Cartier en 2006, puis Produits forestiers Résolu à Baie-Comeau en 2020. Il ne reste aujourd’hui plus aucune usine de pâtes et papiers sur l’ensemble de la
Côte-Nord.
Cette réalité a profondément fragilisé l’écosystème industriel régional. La transformation du bois repose sur une complémentarité entre scieries et papetières, ces dernières étant essentielles pour absorber les copeaux et autres sous-produits générés lors du sciage. En moyenne, seulement 45 % d’une bille est convertie en bois d’œuvre, alors que près de 35 % devient des copeaux. Sans papetière à proximité, ces volumes doivent être transportés sur de longues distances, ce qui alourdit considérablement les coûts d’exploitation.
Aujourd’hui, la papetière la plus proche pour écouler ces sous-produits est celle de Domtar à Clermont, dans Charlevoix. Pour les scieries de Port-Cartier et de Baie-Comeau, cela représente respectivement des distances de transport aller-retour de 870 km et 540 km, un fardeau logistique difficilement soutenable dans un contexte de prix du bois d’œuvre déprimés. Seule Boisaco, à Sacré-Cœur, parvient à maintenir ses activités grâce à son modèle coopératif et à l’intégration de


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ses coentreprises, qui valorisent une part importante de ses résidus.
La fermeture de la scierie des Outardes entraîne des conséquences humaines et économiques majeures : 186 employés de l’usine et environ 160 travailleurs forestiers se retrouvent sans emploi. De nombreux entrepreneurs forestiers, ayant investi des millions de dollars en machinerie spécialisée, se retrouvent sans contrats, avec peu d’alternatives à court terme. Même en cas de réouverture éventuelle, une grande partie de cette main-d’œuvre ne serait vraisemblablement plus disponible.
Cette situation s’inscrit dans une trajectoire de déclin amorcée bien avant la fermeture de la scierie. L’histoire récente de la papetière de Baie-Comeau illustre les limites du modèle économique traditionnel basé sur le papier journal. Après avoir longtemps été un fleuron industriel – au point d’être qualifiée en 1994 de « papetière de premier ordre » par le journal
Les Affaires – l’usine a progressivement perdu sa compétitivité. Les changements de propriétaires successifs, la vente en 2009 des parts détenues dans la centrale hydroélectrique McCormick, et le manque d’investissements soutenus dans les infrastructures de production ont affaibli un avantage concurrentiel pourtant crucial.
Les dirigeants successifs ont invoqué de nombreux facteurs externes pour expliquer les difficultés : marchés en déclin, coûts de la fibre, éloignement, contraintes environnementales, tordeuse des bourgeons de l’épinette, protection du caribou forestier et soutien gouvernemental jugé insuffisant. Si plusieurs de ces éléments ont effectivement pesé sur la rentabilité, peu d’autocritique a été faite quant au sous-investissement chronique et au retard dans la diversification des produits.
Les analyses de la firme américaine Forisk Consulting, portant sur la fermeture de 29 usines de pâtes et papiers aux États-Unis depuis 2019, confirment d’ailleurs que le facteur le plus prédictif d’une fermeture demeure le manque d’investissement dans les infrastructures de production, bien avant les conditions de marché ou l’approvisionnement en fibre.
La disparition définitive de la papetière de Baie-Comeau, fondatrice de la « ville-usine » créée en 1937, marque

symboliquement la fin d’une époque pour la Côte-Nord. Plus largement, elle illustre l’épuisement d’un modèle économique québécois centenaire fondé sur les pâtes et papiers et, par extension, sur l’exportation de bois d’œuvre à faible valeur ajoutée.
Pour plusieurs observateurs, la situation actuelle constitue un point de non-retour. Le maintien du statu quo apparaît de moins en moins viable, tant sur le plan économique que social. La Côte-Nord se retrouve devant l’urgence
de « réinitialiser » son industrie forestière, alors que les ressources humaines et naturelles sont encore disponibles.
Cette transition passe par une refonte en profondeur du modèle industriel : développement de produits à valeur ajoutée, utilisation accrue du bois dans la construction résidentielle, commerciale et industrielle, innovation dans la construction modulaire, intégration des principes de développement durable et reconnaissance du rôle central des travailleurs forestiers, des entrepreneurs et des Premières Nations.
Plusieurs acteurs du milieu plaident pour la tenue d’états généraux sur la forêt au Québec, afin de définir une politique industrielle claire et porteuse d’avenir, et d’adapter le régime forestier en fonction de ces objectifs. Sans une telle mobilisation collective, la fermeture de la scierie des Outardes risque de n’être qu’un épisode de plus dans un lent déclin industriel, plutôt que le point de départ d’un renouveau.
Une version longue de ce texte est disponible sur le site
www.operationsforestieres.ca

Opérations forestières vous présente les nouveautés sur le marché.
LOG MAX - PRÉCISION ET CONTRÔLE OPTIMISÉ
La nouvelle tête Log Max 6000V top-saw est conçue pour s’adapter aussi bien aux abatteuses sur roues qu’aux porteurs à chenilles, offrant une grande flexibilité d’intégration. Elle permet d’optimiser le rendement de chaque tige grâce à une combinaison de puissance d’alimentation, de précision de coupe et de stabilité opérationnelle. Son système top-saw intégré assure des cycles rapides et efficaces, particulièrement adaptés aux opérations intensives et aux bois de diamètre variable.
L’innovation majeure réside dans le nouveau système de contrôle d’inclinaison, désormais fourni de série. Ce dispositif permet d’orienter la tête selon l’angle souhaité afin d’améliorer la prise et le positionnement du tronc. La vanne correspondante est installée sous la valve d’inclinaison existante, sur le bloc gauche, facilitant l’intégration hydraulique. Cette technologie transforme le travail en terrain escarpé ou dans les peuplements à branches épaisses, en améliorant précision, sécurité et productivité. La Log Max 6000V top-saw sera commercialisée au premier trimestre 2026.
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Après avoir révolutionné l’industrie en concevant la première tête d’abattage à prise unique pour la récolte du bois court, la firme suédoise SP Maskiner continue d’in-
nover avec ses têtes d’abattage versatiles qui s’adaptent aux abatteuses de toutes marques, tant à roues que sur chenilles.
L’efficacité des têtes SP repose sur le concept « Low Friction » (faible frottement) unique à la marque. Celui-ci fait appel à cinq avancées technologiques, dont des technologies brevetées comme le LogHold et les rouleaux d’entraînement à angle variable, pour minimiser la pression exercée sur le tronc. Il en résulte non seulement une économie significative de carburant, mais aussi une plus grande vitesse de défilement et un meilleur ébranchage.
Les têtes SP se distinguent aussi par leur mesurage d’une fiabilité exceptionnelle, résultat de la capacité du système à maintenir la roue en contact constant avec le tronc, même avec des tiges tordues, et de son capteur sans contact de haute précision.
TIGERCAT - PUISSANCE ET ROBUSTESSE
Les têtes d’abattage TCi sont conçues pour maximiser les performances des porteurs Tigercat à chenilles et à roues, assurant une productivité fiable pour l’abattage à la souche et le traitement en bordure de route. Destinée aux porteurs à chenilles, la TCi 568 est une solution robuste et haute capacité, optimisée pour le traitement d’arbres de 15 à 55 cm de diamètre. Ses bras de couteaux synchronisés et ses bras de roues triangulés garantissent une capture rapide et un contrôle constant des troncs. Son



système d’alimentation permanent à quatre roues motrices avec répartiteur de couple fournit puissance et traction pour les gros bois tout en maintenant un alignement précis lors de l’alimentation multiple. Les moteurs d’alimentation fonctionnent en série, offrant une force soutenue supérieure en conditions difficiles. Les récentes améliorations incluent un châssis et un boîtier de scie renforcés, un bras de mesure optimisé, ainsi qu’un système hydraulique simplifié. Le système de commande Tigercat D7 intègre une communication sans fil rapide et intuitive.
LOGSET – SÉRIE TH ET TÊTES POLYVALENTES
Les têtes Logset série TH sont conçues pour offrir polyvalence, précision et robustesse dans l’ensemble des opérations forestières, de l’éclaircie à l’abattage final. La gamme comprend notamment les modèles TH45, TH60, TH65 EUCA, TH70, TH80, TH90 et TH95, couvrant un large éventail de diamètres et de configurations de chantiers. Les modèles légers comme la TH45 sont adaptés aux éclaircies, tandis que les versions plus puissantes répondent aux exigences des gros bois. Le système de mesurage Logset TOC-MD assure une grande précision de longueur et de diamètre, optimisant la valeur des billons. La conception combine solidité structurelle et agilité opérationnelle, avec un accès protégé aux composants hydrauliques facilitant l’entretien. Les différentes options de rotateurs et de configurations renforcent l’adaptabilité aux porteurs et aux conditions de terrain variées.

Ponsse modernise régulièrement sa gamme de têtes pour améliorer la productivité en gros diamètres et en récolte multi-tiges. La Ponsse H8, mise à jour récemment, bénéficie d’améliorations au niveau de la prise des rouleaux et des couteaux de délignage afin d’optimiser la performance et la qualité du traitement. La conception assure une excellente prise du tronc, même dans les configurations multi-tiges complexes. Le cadre renforcé augmente la résistance structurelle et prolonge la durée de vie en conditions difficiles. Les systèmes de contrôle intégrés favorisent la précision du mesurage et

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la constance des cycles de coupe. L’ensemble de la gamme
Ponsse vise à maximiser le rendement horaire tout en maintenant une grande fiabilité mécanique, répondant aux exigences des entrepreneurs travaillant en peuplements mixtes ou en bois de fort diamètre.
WARATAH – SÉRIE HX ET HAUTE CAPACITÉ
Waratah a élargi sa gamme avec les séries HX et les modèles H427 et H427X, conçus pour les chantiers les plus exigeants. Les modèles 624HX, 626HX et LPX offrent une forte capacité

de coupe pouvant atteindre environ 760 mm selon les configurations. La géométrie optimisée et la puissance d’alimentation élevée assurent une productivité constante, même en terrains accidentés. La structure renforcée améliore la durabilité lors de travaux intensifs et de récoltes en gros bois. Les accès simplifiés aux composants facilitent l’entretien quotidien et réduisent les temps d’arrêt. L’accent est mis sur la performance soutenue, la robustesse mécanique et la fiabilité opérationnelle, permettant aux entrepreneurs de maintenir des cadences élevées dans des conditions forestières complexes.


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VISIBILITÉ OPTIMISÉE : Emplacement du podium de la grue basse pour une vue dégagée depuis la cabine.
POLYVALENCE INÉGALÉE : Choisissez entre le podium de grue standard ou robuste, offrant une compatibilité avec les tailles de grue de C5.3 à C8.5.


Le podium de grue HD (Heavy-Duty) peut être équipé des grues C7.2 et C8.5.
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Basée en Nouvelle-Zélande, SATCO développe des têtes d’abattage et de traitement spécialement conçues pour les environnements difficiles et les opérations intensives. Les modèles phares 223 et 223T se distinguent par leur robustesse et leur fiabilité structurelle. Le système « hose through centre» protège efficacement les flexibles hydrauliques en les faisant passer au centre de la tête, réduisant les risques de dommages et les arrêts imprévus. La construction renforcée et les composants à haute longévité assurent une durabilité accrue, notamment grâce au mécanisme de verrouillage de goupilles « dead-lock » qui limite l’usure. Avec une capacité de coupe pouvant atteindre environ 66 cm, ces têtes conviennent aux opérations de gros bois. Les systèmes de contrôle proposés, du plus simple au plus avancé, permettent d’adapter la performance aux besoins spécifiques des entrepreneurs forestiers.
AFM FOREST – POLYVALENCE ET PUISSANCE
D’ALIMENTATION
AFM Forest propose une gamme complète de têtes, de la compacte AFM 35 à la puissante AFM 85 Magnum, adaptées aux porteurs de 8 à 40 tonnes. Cette diversité permet de couvrir l’éclaircie légère jusqu’au traitement de gros bois. La conception robuste intègre plusieurs moteurs d’alimentation et un système à trois rouleaux garantissant traction efficace et alimentation stable des troncs. Certaines versions spécialisées, comme l’AFM






60 EUCA, sont adaptées à des applications spécifiques telles que l’écorçage. La structure renforcée et la simplicité mécanique favorisent la durabilité et la facilité d’entretien. AFM mise sur un équilibre entre capacité, fiabilité et polyvalence, répondant aux besoins variés des entrepreneurs opérant dans différents

Komatsu propose les séries C et S, comprenant notamment les modèles C144, C164, S132, S162E et S172, conçus pour répondre à une large gamme d’applications forestières. Le système Constant Cut optimise les cycles de coupe en ajustant automatiquement les paramètres pour une performance constante. La suite logicielle MaxiXplorer offre un suivi en temps réel, une analyse des données et une gestion précise du mesurage. Cette intégration technologique améliore la productivité et facilite la prise de décision sur le terrain. La gamme couvre aussi bien la coupe sélective que le traitement de gros bois en conditions difficiles. L’accent est mis sur la précision, la collecte de données et l’efficacité opérationnelle, permettant aux entrepreneurs d’optimiser rendement et rentabilité sur le

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Depuis plus de 20 ans, Machinerie Lico inc. se distingue par la qualité de ses équipements, ses solutions adaptées et son service unique et imbattable. Spécialisée dans la conception et la fabrication d'équipements pour les scieries et les usines de plancher de bois franc, Lico affirme son expertise des machines autonomes jusqu’aux solutions complètes. De la conception à l'installation, nous exigeons rien de moins que l'excellence en termes de qualité, car nous savons qu'au sein de cette industrie, rentabilité et productivité riment toujours avec équipements de qualité.



La première abatteuse-groupeuse sur chenilles X877 de Tigercat est actuellement mise à l’essai au Canada. Reposant sur une nouvelle plateforme à queue inclinée, ce modèle haute performance est doté d’un système de transmission à boucle fermée visant une productivité maximale.

Conçue pour les opérateurs expérimentés, la X877 offre une stabilité accrue grâce à de longs châssis de chenilles et un contrepoids intégré. Elle intègre également la technologie ER exclusive à Tigercat pour réduire la fatigue et améliorer l’efficacité énergétique. L’entretien est facilité par un toit entièrement rétractable et des intervalles de service pouvant atteindre 2 000 heures. La cabine ergonomique, chauffée et climatisée, mise sur le confort et la visibilité pour optimiser les longues journées en forêt.
Valutec TC : le séchoir continu qui allie performance et flexibilité
Le séchoir continu TC de Valutec repousse les limites du séchage du bois en combinant grande capacité et flexibilité exceptionnelle.

Conçu pour traiter jusqu’à 170 000 m³ de bois par an, il permet de mélanger différentes dimensions dans une même installation tout en maintenant un taux d’humidité uniforme et en réduisant le risque de fissuration.
Son système de cross circulation assure un séchage homogène : l’air circule latéralement à travers chaque zone climatique du séchoir, garantissant une qualité constante du bois. En plus de sa performance technique, le TC se distingue par son efficacité énergétique et sa durabilité : acier inoxydable, récupération optimisée de la chaleur et émissions réduites. Grâce à ces innovations, les scieries peuvent améliorer leur productivité tout en réduisant leur impact environnemental.

Ponsse lance un service numérique pour mieux contrôler les émissions en exploitation forestière

Le fabricant finlandais de machines forestières Ponsse bonifie son système numérique PONSSE Manager avec de nouvelles fonctionnalités visant à améliorer le suivi des opérations et des émissions de CO2 en forêt.
Offert en version gratuite (Standard) et payante (Pro), le système collecte et analyse les données des machines, toutes marques confondues.
La version Pro intègre désormais des Outils cartographiques
permettant de visualiser les itinéraires, la production et des points d’intérêt sur les chantiers, ainsi qu’un Rapport sur les émissions calculant les émissions de CO2 par machine, chantier ou entreprise. Ponsse affirme que ces innovations favoriseront une meilleure planification des travaux, une réduction de la consommation de carburant et une plus grande conformité aux exigences environnementales.
Tigercat dévoile un porteur polyvalent convertible pour le débroussaillage et l’abattage
Tigercat Industries a lancé son nouveau prototype LX825, un porteur compact sur chenilles convertible destiné aux travaux d’aménagement forestier et de prévention des incendies. Basé sur la plateforme du LX830E, le LX825 se distingue par une conception plus légère et agile, dotée d’un châssis nivelant et d’un rayon de rotation quasi nul. Il peut être configuré avec un système hydraulique standard ou convertible, permettant d’alterner entre différentes têtes – scie à disque, scie à chaîne, cisaille ou tête de broyage –afin de combiner éclaircie commerciale et traitement de la végétation.

Tigercat présente également la nouvelle tête de broyage TCi 4154-15, conçue pour optimiser la performance et faciliter l’entretien. L’ensemble vise à améliorer la résilience des forêts grâce à des interventions de précision réduisant la charge combustible.
OTR lance le pneu compact polyvalent WorkBoss® CT
OTR Engineered Solutions présente son nouveau pneu WorkBoss® CT, conçu pour les machines compactes et combinant traction hors route, protection des flancs et capacité d’auto-nettoyage. Son dessin de bande de roulement non directionnel offre une traction efficace en marche avant comme en marche arrière et simplifie la gestion des stocks.

Destiné à des applications multiples, le WorkBoss CT se distingue par des crampons agressifs, une rainure centrale peu profonde pour une meilleure performance sur gazon, des blocs d’épaulement favorisant la stabilité latérale et des flancs renforcés pour résister aux impacts. Disponible en plusieurs tailles et indices de charge jusqu’à huit plis, il offre flexibilité et durabilité accrues pour divers travaux.
Tigercat améliore son processeur 850 avec la nouvelle version 850B

Tigercat a annoncé la mise à niveau de son processeur 850 avec le lancement du nouveau modèle 850B, conçu pour optimiser la performance en traitement de bois en bordure de route. Cette version conserve les avantages d’une machine dédiée par rapport aux conversions d’excavatrices, notamment un accès simplifié à l’entretien, une cabine plus confortable et une capacité de refroidissement supérieure.
Le 850B bénéficie d’une hausse de puissance de 14 %, atteignant 187 kW (251 hp), ce qui se traduit par des cycles de flèche plus rapides et fluides, une meilleure accélération et un freinage plus efficace du système d’alimentation, ainsi qu’une rotation plus puissante. Des améliorations au système hydraulique permettent également d’accroître l’efficacité énergétique et de réduire la consommation de carburant.
Pour plus de nouvelles sur l’industrie forestière: www.operationsforestieres.com

Le secteur forestier québécois demeure l’un des piliers économiques de nos régions et un acteur stratégique de la transition écologique.
Les entrepreneurs forestiers constituent le premier maillon de la chaîne d’approvisionnement forestière. Elles récoltent le bois, construisent les chemins, assurent le transport et réalisent les travaux d’aménagement. Sans elles, il n’y a ni approvisionnement, ni transformation, ni valeur ajoutée. Pourtant, ce sont elles qui absorbent de plein fouet les chocs successifs qui frappent le secteur.
La crise actuelle n’est pas conjoncturelle : elle est structurelle. À la pression persistante des tarifs douaniers américains sur le bois d’œuvre s’ajoutent l’inflation durable des coûts d’exploitation, la hausse des taux d’intérêt, l’instabilité contractuelle et une réforme réglementaire encore incomplète. Le résultat est sans équivoque: les marges s’effritent alors que les risques augmentent.
Le prix du carburant, des pièces et des assurances augmentent. Les équipements coûtent plus cher, et leur financement pèse lourd dans un contexte de marges réduites. Parallèlement, les tarifs versés aux entrepreneurs stagnent et les volumes de travail fluctuent selon les arrêts d’usines, Au bout de la chaîne, les entrepreneurs forestiers dépendent des grands donneurs d’ouvrage et ils ont peu de leviers de négociation. Ils doivent absorber leurs coûts fixes même lorsque les semaines de travail se fragmentent ou disparaissent. Plusieurs opèrent à marge nulle, voire à perte, pour conserver leurs équipes et honorer leurs engagements financiers.
La crise est aussi humaine. Le recrutement et la rétention d’opérateurs qualifiés deviennent un défi majeur. Les longues heures, la pression financière constante et l’incertitude contractuelle minent la motivation.
La relève hésite à investir dans un secteur perçu comme instable. Chaque départ entraîne une perte d’expertise difficile à remplacer. Si ces entreprises disparaissent, les conséquences seront systémiques. Une baisse de la capacité de récolte entraînera des retards d’approvisionnement, une perte de savoir-faire terrain et, ultimement, un affaiblissement économique des communautés forestières. On ne remplace pas rapidement un entrepreneur ayant investi des millions en machinerie spécialisée et bâti un réseau d’employés expérimentés. Il est temps de reconnaître leur rôle stratégique.
La survie des PME forestières passe par des mesures structurantes adaptées à leur réalité, car un filet de
sécurité économique est nécessaire. Des réticences existent face à l’idée de compensations liées à des événements incontrôlables, mais d’autres secteurs, comme l’agriculture, offrent des exemples inspirants.
Parmi les pistes proposées figure l’adoption de mesures de financement facilitantes : moratoires sur les remboursements de prêts, réduction des taux d’intérêt, exigences de garanties allégées. La mise en place de programmes dédiés à la modernisation et à la diversification des équipements et des activités des plus petits entrepreneurs permettrait de maintenir leur compétitivité et d’éviter le vieillissement accéléré du parc de machinerie. Relancer et bonifier des initiatives qui ont déjà fait leurs preuves constituerait un levier efficace pour soutenir le secteur.
Des ajustements du côté des crédits d’impôt sont également souhaités. Le crédit sur le carburant, celui lié à l’apprentissage en milieu de travail et celui sur les investissements sont pertinents, mais gagneraient à être bonifiés et simplifiés afin d’en maximiser l’impact. Au-delà du soutien financier, un encadrement contractuel plus équilibré s’impose. Des mécanismes assurant une meilleure stabilité des volumes de travail et une indexation minimale des tarifs offriraient une prévisibilité essentielle à la planification et à la gestion des risques.
La simplification administrative constitue un autre levier concret. Trop de petites entreprises forestières, souvent composées de moins de dix employés, ne disposent ni du temps ni des ressources nécessaires pour naviguer dans la complexité des programmes d’aide. Le financement de ressources-conseils dédiées permettrait de lever cet obstacle et d’assurer une diffusion efficace des soutiens publics. Il ne s’agit pas de réclamer des privilèges, mais de préserver une capacité opérationnelle indispensable à l’économie québécoise. Ignorer la fragilité du premier maillon, c’est accepter le risque d’un affaiblissement durable de toute la filière forestière. Agir maintenant, avec pragmatisme et détermination, c’est choisir de protéger non seulement des entreprises, mais des communautés entières. Si le premier maillon cède, toute la chaîne s’effondre. Il est plus que jamais temps d’intervenir pour éviter une rupture irréversible.
Trois nouvelles applications éprouvées et déjà déployées dans des scieries viennent compléter la gamme Smart Vision. Elles sont conçues pour améliorer le flux de production, l’efficacité et la stabilité des opérations critiques en usine.

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