
ALGÉRIE LE PLUS BEAU DÉSERT DU MONDE


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AOulan-Bator, entre séries télé, usage des réseaux sociaux et séances de musculation, rien ne distingue les jeunes chamans de leurs contemporains. Sauf qu’une fois vêtus de leurs habits de cérémonie, tambour en main, ils deviennent les médiateurs d’un monde invisible. Avec son reportage original, la photographe Alessandra Meniconzi saisit bien ce contraste qui n’est qu’apparent. En suivant le quotidien de Sukhbaatar, 28 ans ans, elle montre comment une vocation née dans des circonstances particulières s’inscrit dans une vie citadine tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Longtemps interdit sous le régime communiste, le chamanisme est sorti de l’ombre après 1992 et s’organise aujourd’hui de façon ouverte. Cette tradition animiste millénaire, fondée sur le culte de Tengri, le Ciel éternel, a réussi à se faire une place dans la Mongolie contemporaine. Au fil des pages de ce numéro, nous mettons également le cap sur l’archipel d’Okinawa, surnommé «l’autre Hawaï», nous suivons les routes de la transhumance des gauchos en Patagonie chilienne, nous rêvons les yeux ouverts au milieu des dunes du Sahara algérien et nous gravissons les flancs du volcan Kawah Ijen, en Indonésie, où les mineurs de soufre continuent d’exercer leur dangereux métier dans un environnement spectaculaire qui attire désormais… des touristes! Enfin, nous vous invitons à un voyage photographique autour du monde aux côtés du musicien français Romain Thiery qui immortalise depuis plus de dix ans des pianos dans des lieux abandonnés particulièrement photogéniques. Bonne lecture et belles découvertes,
Alexander Zelenka rédacteur en chef


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OKINAWA, LE NOUVEL HAWAÏ
Au sud du Japon, les plages de sable blanc, les récifs coralliens et les eaux turquoise de cet archipel lui valent le surnom de «nouveau Hawaï». Ancien royaume indépendant des Ryūkyū, annexé tardivement par Tokyo, Okinawa cultive une identité singulière, avec ses traditions vivaces, sa douceur tropicale et son art de vivre réputé pour la longévité exceptionnelle de ses habitants.
Par Alessandro Gandolfi
SUR LES ROUTES DE LA TRANSHUMANCE
Dans l’extrême sud du pays, les derniers gauchos de la région de Magallanes conduisent encore leurs troupeaux à cheval à travers l’immensité de la steppe patagonienne. Leur transhumance perpétue un mode de vie ancestral dans des paysages grandioses de vent, de montagnes et d’horizons infinis.
Par Claire et Reno Marca
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REQUIEM POUR PIANOS
Depuis plus de dix ans, le photographe et pianiste français Romain Thiery parcourt le monde à la recherche de pianos abandonnés. Découverts dans des châteaux en ruine, des théâtres désertés ou des maisons oubliées, ces instruments sont photographiés tels qu’ils sont trouvés, sans mise en scène.
Par Romain Thiery
LÉGENDE DE LA COUVERTURE :
Au cœur du Sahara algérien. © Franck Charton
À L’ÉCOLE DES CHAMANS
En Mongolie, la nouvelle génération perpétue l’une des traditions spirituelles les plus anciennes d’Asie centrale. Réprimé sous le régime soviétique, le chamanisme a survécu dans la clandestinité avant de renaître depuis les années 1990. Entre héritage sacré, transmission renouvelée et pratiques urbaines, immersion dans un univers où les esprits continuent d’habiter le monde.
Par Alessandra Meniconzi
AU CŒUR DU TASSILI
Aux confins du Sahara algérien, les plateaux du Tassili n’Ajjer et les dunes flamboyantes de la Tadrart Rouge composent un paysage minéral parmi les plus spectaculaires du désert. Arches de grès sculptées par le vent, labyrinthes rocheux et fresques rupestres millénaires racontent l’histoire ancienne du Sahara, lorsque ces terres aujourd’hui arides abritaient hommes et animaux.
Par Franck Charton
LES NUITS BLEUES DES FORÇATS DU SOUFRE
Sur l’île de Java, le volcan Kawah Ijen offre chaque nuit un spectacle fascinant, lorsque d’étranges flammes bleutées jaillissent des coulées de soufre en fusion. Mais derrière cette vision presque irréelle se cache une réalité plus sombre. Dans des nuages de gaz toxiques, des mineurs extraient à la main ce minerai brûlant, accomplissant un travail parmi les plus éprouvants au monde.
Par Bernadette Gilbertas et Olivier Grunewald







AU FIL DU GUADALQUIVIR, UNE CROISIÈRE ENTRE LUMIÈRE ET MÉMOIRE
Il existe des voyages que l’on visite. Et d’autres que l’on ressent. L’Andalousie appartient à cette seconde catégorie. Entre les rives tranquilles du Guadalquivir et les palais ciselés par huit siècles d’histoire, cette croisière exclusive de 8 jours vous invite à découvrir l’Espagne la plus vibrante, celle des patios parfumés, des pierres ocre baignées de lumière et des soirs qui résonnent au son du flamenco. Un voyage pensé comme une parenthèse d’élégance.
SÉVILLE, L’ÉMOTION À CIEL OUVERT
Capitale andalouse au tempérament ardent, Séville dévoile un patrimoine d’une richesse rare. La majestueuse cathédrale gothique et la Giralda dominent la ville, tandis que l’Alcázar déploie ses patios mudéjars et ses jardins luxuriants. Moment rare: la visite du Palais de la Comtesse de Lebrija, véritable trésor architectural mêlant mosaïques romaines, céramiques éclatantes et raffinement aristocratique.
CORDOUE, L’HARMONIE DES CIVILISATIONS
La Mosquée-cathédrale de Cordoue demeure l’un des monuments les plus singuliers au monde. Forêt de colonnes et arches bicolores composent une atmosphère unique. Flâner dans les ruelles blanches et les patios fleuris révèle toute la délicatesse de l’âme andalouse.
CADIX ET JEREZ, L’ANDALOUSIE ATLANTIQUE
Cadix, ville blanche tournée vers l’océan, séduit par son charme lumineux. À Jerez, l’alcazar, la cathédrale et les bodegas racontent un art de vivre séculaire. La dégustation de vins de Xérès et un spectacle de flamenco à bord incarnent l’essence vibrante de la région.
GRENADE, L’ABSOLU ANDALOU
En option, Grenade et l’Alhambra offrent une apothéose architecturale. Dentelles de pierre, jardins du Generalife et panorama sur la Sierra Nevada composent un décor d’une beauté saisissante.
LE PRIVILÈGE D’UNE CROISIÈRE INTIMISTE
À bord d’un bateau à taille humaine, confortablement installé dans des cabines élégantes et spacieuses, savourez pleinement tous les atouts de cette croisière. Pension complète, cuisine française raffinée, boissons incluses, excursions guidées, soirée de gala, spectacle flamenco et vols aller-retour depuis Genève. Naviguer sur le Guadalquivir, c’est choisir un luxe discret, une fluidité parfaite et une immersion culturelle profonde.


Depuis 50 ans, CroisiEurope développe des croisières fluviales qui conjuguent art de vivre et respect de l’environnement. La compagnie s’inscrit dans une démarche continue visant à réduire l’impact de ses activités et à préserver les écosystèmes des fleuves parcours.
Une manière de naviguer plus responsable, au plus près de la nature.
Offres spéciales sur les départs du 16 juillet et 20 août avec vol de Genève inclus: à partir de CHF 1899.– au lieu de CHF 2252.– OU croisière gratuite pour les moins de 16 ans ou supplément Solo offert. Pour d’autres dates de départ, consulter notre site internet: croisieurope.ch

ans le cadre de son projet Les 36 clics du mont Fuji, l’artiste et photographe français Julien Rocheblave a séjourné plusieurs mois au Japon pour travailler autour de ce sommet mythique, véritable matrice visuelle de l’imaginaire japonais. En s’inspirant directement des Trente-six vues d’Hokusai, il inscrit sa démarche dans un dialogue explicite avec l’histoire de l’estampe.
Le photographe est retourné sur les lieux que le maître japonais a représentés. Chaque image s’inscrit en regard d’une œuvre précise, moins pour en proposer une reconstitution que pour lui apporter un contrepoint contemporain. Présence constante au fil de la série, la montagne apparaît comme un témoin silencieux des transformations que connaît le pays.
À cet ensemble viennent s’ajouter dix photographies supplémentaires, qui font écho aux estampes dites «additionnelles» réalisées par Hokusai. Elles prolongent le projet au-delà du mont Fuji et offrent une lecture plus personnelle du Japon d’aujourd’hui. Un beau livre réunissant les 46 photographies réalisées durant ce voyage vient de paraître. Pour le commander: julienrocheblave.com

enfants, nous nous engageons pour la
Des paroles aux actes nº234: Avec Pro Montagna, nous soutenons les régions de montagne suisses.
des-paroles-aux-actes.ch

Photo Elysée consacre une exposition rétrospective à Luc Delahaye, figure majeure de la photographie contemporaine. Né en 1962, l’artiste a d’abord marqué le photojournalisme avant de bifurquer, au début des années 2000, vers un travail plus conceptuel mêlant regard documentaire et démarche artistique. Ses images, souvent de grand format et en couleur, interrogent les désordres du monde contemporain : conflits armés, crises politiques, sommets internationaux ou lieux de pouvoir. Parfois saisies en une seule prise, parfois composées à partir de fragments assemblés sur de longs mois, elles proposent une confrontation directe avec le réel. Présentée auparavant au Jeu de Paume à Paris, l’exposition rassemble à Lausanne une quarantaine d’œuvres réalisées sur vingt-cinq ans, dont certaines inédites, ainsi qu’une installation conçue spécialement pour l’occasion. Exposition à voir jusqu’au 31 mai 2026 elysee.ch

En mai 2026, les Journées photographiques de Bienne investissent à nouveau le Photoforum. Cette édition explore le thème de la vulnérabilité comme une expérience collective et profondément sociale. En écho aux crises contemporaines, le programme réunit des pratiques photographiques qui interrogent la migration, les formes de soin, les enjeux environnementaux et les manières de vivre ensemble. La photographie y est envisagée comme un outil de relation autant que de mémoire, capable de rendre visibles des réalités souvent marginalisées et d’ouvrir de nouvelles perspectives communes. Dans cette édition (30 propositions artistiques, 14 lieux, 6 curateurs), le Photoforum présente entre autres une exposition du collectif LUNAX, qui met l’accent sur le travail collaboratif, en associant images et dispositifs installatifs autour de questions écologiques, sociales et de modes de production responsables.
A voir du 8 au 31 mai 2026 Vernissage le 8 mai photoforumpasquartch

Au Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, l’artiste guatémaltèque Angélica Serech présente Pachun Q’ijul, une exposition ancrée dans l’histoire du peuple maya Q’eqchi’. Au cœur de son travail: les métiers à tisser traditionnels, utilisés par les femmes pour confectionner le huipil, blouse brodée emblématique. Installés dans l’espace d’exposition, ces métiers deviennent à la fois objets symboliques et outils de transmission. Les fils entrecroisés évoquent les liens communautaires, mais aussi les ruptures provoquées par les violences et les déplacements forcés. En associant photographies, textiles et récits, l’artiste fait du geste de tisser un acte de mémoire et de résistance culturelle.
Exposition à voir jusqu’au 4 mai 2026 redcrossmuseum.ch


Longer light. More room to simply be.

A quieter rhythm.







Le Musée des Ormonts consacre une exposition à un phénomène qui façonne l’histoire et les paysages alpins: l’avalanche. À travers archives, témoignages et dispositifs interactifs, le parcours retrace les grandes catastrophes survenues dans la région et montre comment les habitants ont appris à composer avec ce danger naturel. Photographies anciennes, cartes et objets de sauvetage dialoguent avec des explications scientifiques sur la formation du manteau neigeux et les mécanismes de déclenchement. L’exposition met aussi en lumière l’évolution des mesures de prévention et le rôle de la mémoire collective dans la gestion du risque en montagne. Exposition à voir jusqu’au 2 novembre 2026 museeormonts.ch

Dix ans après En suivant les milans noirs, où il racontait la migration de ces rapaces de la Suisse vers le Sénégal, l’artiste naturaliste genevois Pierre Baumgart publie Prête-moi ta plume, un beau livre dans lequel il partage plus de quarante ans de terrain, entre nature proche et horizons lointains. Ni atlas ni guide, ce recueil de chroniques d’ornithologie contemplative invite le lecteur à entrer dans l’univers merveilleux des oiseaux et de celui qui les dessine. À travers croquis, estampes et récits, l’auteur célèbre l’attention au détail, le plaisir de la contemplation et le lien qui nous relie à la nature. Pour commander le livre, scannez ce code QR ou rendez-vous sur boutique.terrenature.ch



AVEC LE VIVANT
Face à la crise climatique et à l’érosion de la biodiversité, l’exposition More than Human – penser le design avec la nature interroge le rôle de cette discipline dans la préservation des écosystèmes. Présentée à Zurich, elle réunit des projets récents à la croisée de l’architecture, de l’art, des sciences et de la technologie. Loin d’une approche centrée uniquement sur l’humain, les travaux exposés explorent de nouvelles manières de concevoir avec et pour la nature. Recherches contemporaines et savoir-faire traditionnels dialoguent à travers des démarches artistiques, scientifiques et expérimentales, ainsi que des installations interactives. L’ensemble invite à repenser nos modes de vie, nos choix politiques et les enjeux éthiques liés à une coexistence durable entre humains et non-humains. Exposition à voir jusqu’au 31 mai 2026 museum-gestaltung.ch
La fête de Diwali a été inscrite sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Célébrée par des millions de personnes en Inde et dans la diaspora, cette fête des lumières symbolise la victoire du bien sur le mal et marque un temps fort spirituel et familial. L’Unesco a salué la richesse des rituels, des savoir-faire artisanaux, des décorations et des traditions culinaires transmis de génération en génération à cette occasion.
unesco.org


ANTARCTIQUE
En 2028, Ponant ambitionne une première dans le monde de la croisière de luxe: une circumnavigation complète de l’Antarctique à bord du Commandant Charcot. Ce brise-glace hybride au GNL, classé PC2, est le seul navire de passagers capable d’explorer les zones polaires les plus reculées. L’itinéraire de 23’000 km reliera Ushuaïa à Hobart via la mer de Ross, avant de longer la côte est du continent blanc, pour un voyage de 60 jours, réservable en deux segments. Au programme: Terre Marie-Byrd, Terre Adélie et passage près de l’épave de l’Endurance. Une expédition rare sur les traces de Shackleton et Amundsen, qui alliera exploration scientifique et raffinement à la française. ponant.com
Depuis janvier 2026, l’accès à plusieurs parcs nationaux emblématiques – dont Yellowstone, Grand Canyon, Yosemite ou Zion – coûtera plus cher aux visiteurs étrangers. Suite à un décret, ceux-ci devront s’acquitter d’un supplément de 100 dollars par personne, en plus des droits d’entrée habituels pour accéder à 11 sites parmi les plus fréquentés du pays. Présentée comme une mesure visant à accroître les recettes pour l’entretien des infrastructures et à avantager les contribuables américains, cette réforme risque de faire baisser sensiblement le nombre de visiteurs aux endroits concernés.








Au village de Bise, un portail en bois rappelle des planches de surf. Des touristes prennent un selfie sur la véranda du Kourijima Café, sur l’île de Kouri.

L’archipel dévoile un visage moins connu du Japon, loin des mégapoles et de certains clichés qui lui sont traditionnellement associés. Entre plages tropicales, souvenirs de la guerre, pratique des arts martiaux et longévité exceptionnelle de ses habitants, ces îles du sud cultivent une identité singulière.
Okinawa est sans doute le malentendu le plus fascinant de l’Extrême-Orient. Souvent comparé à Bali ou à Hawaï, cet archipel tropical est pourtant bien plus que cela: il incarne le visage le plus inattendu et suprenant du Japon. Oubliez l’esthétique classique du pays du Soleil-Levant, et surtout les grandes métropoles comme Tokyo, Osaka ou Kyoto. Ici, on découvre de hauts palmiers et des plages de sable blanc idylliques – pour la plupart libres d’accès et peu aménagées – mais aussi un rythme de vie détendu et une culture traditionnelle profondément enracinée, celle des Ryūkyū. Dans cette région où
les complexes hôteliers de luxe restent rares, on vient se ressourcer et rechercher l’harmonie, dans le respect d’un écosystème fragile fait de criques préservées, de petites communautés et de récifs coralliens.
DESTINATION TOUJOURS PLUS ATTRACTIVE
Mais attention, harmonie ne rime pas avec absence d’ambition. Grâce à sa beauté, mais aussi à sa position stratégique, à des vols à bas coût, à des formalités d’entrée rapides et au nombre croissant de paquebots de croisière qui y font escale, Okinawa ambitionne de




Peu de jeunes hommes comme Quequo et Johnatan acceptent encore la rudesse, l’isolement et les petits salaires du métier de gauchos. Mais tous partagent cette même passion pour le cheval qui est au cœur de leur quotidien.
ParcnationalTorresdelPaine Parc national Torres del Paine
PuertoNatales Puerto Natales
Les journées sont rudes, longues et venteuses, mais il en faut plus pour décourager une gaucha comme Bélen.

En Patagonie, dans la région australe de Magallanes, quelques gauchos perpétuent encore cette tradition saisonnière. Traversant les immensités battues par les vents, ils guident le bétail à dos de cheval comme le faisaient les pionniers, il y a deux siècles.
Elle marche d’un pas décidé dans le froid matinal, la bombacha enfoncée dans les bottes, la boina sur la tête, le nez dans le poncho, en direction du chenil où jappent les chiens. Une dizaine de chats roulés en boule observent nos préparatifs de départ. Du haut de ses 37 ans, Bélen l’avoue: être une femme dans le milieu très masculin et macho des gauchos n’est pas facile. Pourtant, dans cette aurore glacée d’avril, c’est bien elle, avec son oncle
Tito, qui organise le retour du bétail estivant en montagne vers l’estancia San Antonio.
Depuis trois générations, à quelques kilomètres du célèbre parc national des Torres del Paine, sa famille y élève 2000 moutons et quelques centaines de vaches sur 4000 hectares environ. Une ferme très modeste à l’échelle de la Patagonie. Ce matin, Bélen, son oncle et Quequo, le jeune gaucho employé pour la saison, se préparent pour l’arreo, la traditionnelle transhumance à cheval.

VOTRE GUIDE FRANCOPHONE
LOUIS-MARIE BLANCHARD
Grand voyageur et naturaliste passionné, Louis-Marie Blanchard connaît les parcs américains sur le bout des doigts, après les avoir explorés à de nombreuses reprises. Curieux de leur histoire autant que de leur flore, il partagera avec vous ses anecdotes et ses secrets les mieux gardés.

JOURS 1 À 3
De Genève à Seattle
Envol de Genève pour Seattle. Départ pour Olympic National Park, célèbre pour ses paysages variés allant des forêts aux montagnes en passant par l’océan.
JOUR 4
Mont Rainier et paysages alpins
Vous rejoindrez le Mont Rainier pour observer glaciers, végétation alpine et panoramas montagneux, avec une randonnée accessible pour une immersion complète dans ce décor naturel unique.
JOUR 5
Crater Lake National Park
Vous traverserez l’Oregon pour rejoindre Crater Lake et profiterez d’un pique-nique au bord de la caldeira, suivi d’une courte randonnée sur Watchman Peak Trail pour admirer le lac et la flore locale.
JOUR 6
Lassen Volcanic National Park
Dans ce parc moins fréquenté, vous observerez les paysages volcaniques et géothermiques, avec une randonnée sur le sentier Mill Creek Falls pour observer la faune, la flore et les cascades.
JOURS 7 À 9
Mammoth Lakes et l’Ouest américain
Vous explorerez les formations géothermiques
Du 10 au 26 septembre 2026 (17 jours)

Entre forêts, montagnes, lacs et volcans, traversez les immensités de l’Ouest américain sur les traces de John Muir, pionnier de la protection de la nature aux Etats-Unis. De Seattle à San Francisco, ce voyage vous mènera au cœur de parcs nationaux emblématiques tels que Olympic National Park, Sequoia ou Yosemite.

du parc de Bumpass Hell, la ville fantôme de Bodie et les paysages spectaculaires des Alabama Hills. Un aperçu complet de la nature sauvage de la région.
JOURS 10 À 11
Sequoia National Park
Vous découvrirez les séquoias géants et les principaux sentiers du parc, notamment le Congress Trail, le General Sherman Tree et Moro Rock.
JOURS 12 À 13
Yosemite National Park
La vallée de Yosemite vous révélera ses cascades, ses dômes granitiques et la majesté des séquoias de Mariposa Grove, avec des randonnées accessibles et des panoramas sur El Capitan et les environs.
JOURS 14 À 16
San Francisco
Après la visite de la demeure de John Muir et le passage du Golden Gate Bridge, vous explorerez San Francisco, découvrant l’histoire, la culture et l’architecture emblématiques de la ville.
JOUR 17
Retour à Genève
Retour à Genève. Arrivée sur les bords du Léman en début d’après-midi.
• Encadrement par Louis-Marie Blanchard, naturaliste expérimenté
• Découverte des grands parcs nationaux américains, d’Olympic à Yosemite
• Paysages variés et ambiances différentes, entre forêts, montagnes et volcans
• Exploration de la vie et de l’œuvre de John Muir, pionnier de la protection de la nature
• Observation des séquoias géants et panoramas sur la forêt ancienne
• Prix abonnés : CHF 13’500.- par personne
• Supplément non abonnés : CHF 250.-
• Supp. chambre individuelle : CHF : 2’890.-
Contact
Sarah Vigne, spécialiste États-Unis 022 552 40 67 svigne@autigrevanille.ch







Romain Thiery est un artiste photographe et un pianiste français dont le travail se situe à l’intersection des arts visuels, de la musique et de la mémoire. Depuis plus d’une décennie, il consacre sa pratique à un sujet unique: les pianos abandonnés. À travers cette série au long cours, intitulée Requiem pour Pianos, il explore la frontière fragile entre patrimoine culturel et oubli. Romain Thiery a découvert plus d’une centaine de pianos abandonnés à travers le monde. Chacun est photographié tel qu’il a été trouvé, sans mise en scène,
afin de préserver l’authenticité du lieu et de son histoire. L’instrument, qu’il décrit comme «profondément enraciné dans les profondeurs de notre culture», devient dans son œuvre un symbole puissant de déclin autant que de persistance. Ses photographies ont été exposées à l’international dans des galeries, musées et institutions culturelles et ont reçu de nombreuses distinctions internationales, notamment le titre d’Architecture Photographer of the Year aux International Photography Awards. romainthiery.fr












1 Italie, 2023


Dans cette villa toscane de 1875 abandonnée depuis la retraite des troupes allemandes à la fin de la Seconde Guerre mondiale, un piano est resté dans la pièce la plus noble, entièrement recouverte de fresques.
2 Allemagne, 2018
Fondé en 1896 par la Croix-Rouge allemande, ce sanatorium, qui a servi d’hôpital militaire puis de salle de bal dès 1992, accueille aujourd’hui des décors de cinéma où subsistent les traces de ses vies successives.
3 Autriche, 2019
Loin de sa vocation première, un piano Schweighofer gît au sol dans une pièce autrefois utilisée comme garage automobile.
4 Italie, 2025
Caché dans les montagnes italiennes, ce bâtiment est sur le point de disparaître, englouti par la végétation. A l’intérieur, il ne reste rien sauf ce piano qui incarne l’âme du lieu.






5 Autriche, 2019


Au cœur d’un quartier prestigieux de Vienne, un piano Schweighofer trône au milieu des boiseries et des parquets d’un autre temps d’une demeure désormais à l’abandon.
6 Ukraine, 2021
Dans un appartement du huitième étage à Pripyat, un piano droit subsiste seul, témoin silencieux de l’évacuation précipitée après la catastrophe.
7 France, 2014
Ce piano Bösendorfer a pu être photographié avant la destruction de ce château de plaisance de 1863.
8 Allemagne, 2021
Un piano Ecke à l’intérieur d’un hôtel désaffecté caché dans la Forêt-Noire allemande.
9 Etats-Unis, 2021
Ancienne école de J.W. Cooper High School en service jusqu’en 1986. Le piano est en cours de restauration.
10 Belgique, 2023
Ce piano de la marque Hanlet a été oublié dans une usine de poterie qui a fermé ses portes.






11 Hongrie, 2022


Piano découvert dans un château en ruine de la campagne hongroise.
12 Etats-Unis, 2021
En plein centre d’une petite ville du Connecticut, cette maison victorienne en bois perd petit à petit de sa superbe. À l’intérieur, une scène figée dans le temps et un piano de la marque Lester.
13 Pologne, 2017
Laissé à l’abandon suite à des pillages successifs, ce palace polonais du XIXe siècle n’abritait plus que ce piano. Quatre ans plus tard, il avait disparu.
14 Etats-Unis, 2021
Comptant parmi les plus grandes structures en bois des États-Unis, le Briarcliff Lodge était un complexe de luxe de l’état de New York. Abandonné depuis 1994, ce piano Sohmer & Co résiste à l’épreuve du temps.
15 Japon, 2025
Piano de la marque Kawai au sein d’une école rurale abandonnée suite à l’exode des campagnes japonaises.

Ce passionné de nature et de faune est aussi un véritable ambassadeur de la culture et de l’histoire indiennes. Attentif et toujours à l’écoute, Sanjay enrichit chaque visite d’anecdotes et de comparaisons fascinantes alimentées par ses propres expériences de voyages en Europe et en Asie.

JOURS 1 ET 2
De Genève à Bangalore
Envol de Genève pour Bangalore : plongée dans l’histoire du temple de Bhoga Nandeeshwara, niché dans les collines et qui impressionne par la finesse et la précision de ses sculptures.
JOURS 3 ET 4
Mysore
Flâneries en ville de Mysore : marchés locaux de fleurs et de légumes, quartiers résidentiels traditionnels, jardins publics... L’urbanisme de la ville reflète une planification soucieuse des espaces verts. Une excursion dans le bassin du fleuve Kaveri, vous permettra de mieux comprendre comment les pouvoirs successifs ont façonné l’agriculture au Karnataka.
JOURS 5 À 7
Sur les traces des animaux
En jeep et bateau, des safaris dans les parcs de Ranganathittu, Kabini et Bandipur vous mèneront à la rencontre des oiseaux, des tigres, éléphants, léopards et crocodiles.
JOURS 8 ET 9
Exploration dans les hauteurs des Ghâts occidentaux
Vous rejoindrez Ooty, une station climatique et embarquerez à bord de l’un des plus
Du 23 novembre au 9 décembre 2026 (17 jours)
Parcourez le Sud de l’Inde au fil de régions rurales et nature souvent méconnues : le Karnataka, le Kerala et le Tamil Nadu. Vous traverserez forêts et parcs nationaux, plantations de thé des Ghâts occidentaux, rizières et lagunes. Des safaris, des navigations, des visites de marchés et des rencontres avec naturalistes, agriculteurs et artisans ponctueront ce voyage immersif, dédié aux amoureux d’authenticité.



anciens trains à crémaillère au monde, serpentant entre plantations de thé, forêts d’eucalyptus et végétation subtropicale. Au passage, visite de plantation de thé.
JOURS 10 À 12
De l’or vert aux fils de coton À Pollachi, découverte des plantations de cocotiers mais aussi des villages de tisserands où des artisans perpétuent l’art du tissage à la main. En redescendant en plaine, vous passerez à travers les zones rurales rizicoles pour découvrir les pratiques d’irrigation traditionnelles.
JOURS 13 ET 14
Lac Vembanad et Backwaters du Kerala
Direction le Sud et la région des Backwaters pour une croisière sur un bateau traditionnel. Ce sera l’occasion de découvrir le quotidien d’une plantation pour un aperçu des cultures du riz et des épices qui façonnent le paysage et l’économie du Kerala.
JOURS 15 À 17
Cochin et retour à Genève
Cochin, ancien comptoir chinois, portugais, hollandais et anglais, sera l’occasion de flâneries dans les ruelles tortueuses, bordées de charmantes maisons coloniales et d’antiquaires. Puis, vol de retour pour Genève.
• Découverte des parcs nationaux de Kabini et Bandipur, à la recherche des tigres et autres mammifères
• Exploration des plantations de thé et des unités de transformation dans les Nilgiris
• Immersion dans les pratiques agricoles locales entre rizières et cocoteraies
• Découverte des villages de tisserands autour de Pollachi
• Croisière privée dans les backwaters au Kerala
Prix par pers. en ch. double : CHF 7’450.Sup. ch. individuelle : CHF 1’900.-
Renseignements et programme complet : Au Tigre Vanillé
Lysiane Haefelin, spécialiste Inde 021 566 74 97 lysiane@autigrevanille.ch





Texte et photos : Alessandra Meniconzi

À Oulan-Bator, les jeunes chamans ne vivent plus seulement dans les marges lointaines de la steppe. Ils portent des baskets, fréquentent les salles de sport et jouent au billard. Souvent urbains et intégrés, ils incarnent l’évolution profonde d’une fonction spirituelle ancestrale.





Avec environ 1,6 million d’habitants, Oulan-Bator accueille plus de la moitié de la population mongole. Les périphéries abritent encore des tentes circulaires traditionnelles, témoignant du lien avec la vie nomade et la culture millénaire de la Mongolie. Plus qu’un instrument, le tambour (dundgür) est au cœur du rituel chamanique. Mais les chamans cèdent eux-aussi à l’appel du monde virtuel: le téléphone portable est omniprésent, y compris pendant les pauses entre deux rituels.
Sukhbaatar a vingt-huit ans. Dans la vie quotidienne, rien ne le distingue vraiment des autres jeunes hommes de la capitale mongole. Jeans usés, chaussures de sport, entraînements de musculation à domicile avec un ami –lui aussi chaman –, parties de billard et usage régulier des réseaux sociaux rythment son quotidien. Pourtant, sous cette apparente banalité se déploie une autre réalité, aussi invisible que puissante, qui structure une part essentielle de son existence. Son entrée dans le chamanisme ne relève pas d’un choix délibéré mais d’une crise. Une maladie des yeux l’a brutalement contraint à marquer une pause.
Selon la tradition, cette souffrance était le signe qu’un esprit ancestral cherchait à communiquer à travers lui. Accepter cette vocation, veut-il croire, lui a permis d’entamer un chemin exigeant, marqué par la responsabilité.
Accompagner Sukhbaatar est révélateur de la manière dont le chamanisme s’inscrit dans un environnement profondément urbanisé. Certaines cérémonies se déroulent dans sa yourte, installée au cœur d’un quartier de tentes et d’habitations modestes. Le bruit constant de la ville – circulation, voix, activités hu-
maines – accompagne les tambours et les grelots. À l’intérieur, son fils, âgé de six ans, court et saute sur le sol, entièrement absorbé par son jeu, indifférent au déroulement du rituel. Son insouciance tranche avec la présence du père, déjà revêtu de ses attributs cérémoniels: plumes, sonnailles et symboles ancestraux.
Lorsque la cérémonie commence, Sukhbaatar entre progressivement en transe. Le rythme hypnotique du tambour, le tintement régulier des grelots et les chants modifient son état de conscience. Son corps tremble, sa voix devient grave, plus profonde. Les esprits parlent à travers lui. Les visiteurs viennent chercher chez lui




Sous la houlette de notre guide touareg et ancien nomade Bilal, muni de sa sempiternelle chique, nous prenons le temps d’explorer les reliefs insolites, recoins cachés et spots confidentiels, comme ici dans le secteur de Wan Zawaten, loin de tout.


Progression de fourmis dans le dédale des dunes abricot de Tin Merzouga, où le voyage à pied prend parfois des allures de mirage solaire. Le soir, l’installation du bivouac dans un nid de sable au pied d’une paroi de grès patiné par des siècles de solitude venteuse, ne peut qu’inspirer un sentiment d’humilité.
Parmi les pépites du Sahara central, le massif de la Tadrart, longeant la frontière libyenne, reste un incontournable. Après plusieurs années de fermeture, l’extrême sud-est algérien, au départ de Djanet, accueille à nouveaux les visiteurs. Notre reporter a parcouru à pied cet immense entrelacs de dunes orange et de plateaux lunaires à la beauté renversante.
Bilal, le vieux guide Touareg, tire sur sa chique en montrant un empilement de boules cyclopéennes: «Ça, c’est Djebel Tiska!» De fait, il s’agit du premier véritable escarpement rocheux au sud de Djanet, aimantant tous les regards. Notre premier bivouac est installé à son pied, dans un somptueux écrin de rochers sculptés en creux, genre taffoni.
Etendu au creux du sable contre ces inspirants monolithes gréseux, et sous la voûte étoilée, je me remémore le vol direct inaugural entre Paris et Djanet, interrompu durant plus de deux ans: haie d’honneur à notre descente d’avion à 3 h 30 du matin, guerriers berbères harnachés en tenue de seibiba, discours et médias officiels… mais les vieux Sahariens que nous sommes retrouvent aussi, avec un flegme de bon aloi, la litanie des formalités dans le dur de la nuit.



Du fameux lac vert du Kawah Ijen, une soupe de sel minéraux, d’acide chloridrique et de sulfates s’échappe des fumerolles de dioxyde de soufre à l’origine du solfatare situé sur sa rive nord. C’est là que les mineurs viennent extraire les plaques de ce minéral rutilant à la lueur des flambeaux.
INDONÉSIE
Jakarta Kawah Ijen
Sur l’île de Java, le volcan Kawah Ijen offre un spectacle saisissant: des flammes bleu électrique embrasent la nuit, tandis que les mineurs, silhouettes d’ombre et de courage, arrachent de la chaleur et des fumées toxique un trésor de soufre.

Des troncs brûlés dressent leur squelette décharné sur le ciel noir. La forêt au sommet du volcan n’a résisté ni aux assauts des vents dominants ni aux fumerolles toxiques échappées du cratère. Dans le faisceau des lampes frontales, des fragments de roche s’éclairent d’une étrange lueur: des morceaux de soufre échappés des paniers lourdement chargés que remontent chaque nuit des mineurs. Sous nos pieds s’ouvre, béant, obscur et silencieux, le cratère du volcan. Les premiers pas sur le chemin de descente tracé à flanc de falaise et noyé dans les panaches de gaz sont délicats.
Au débouché d’un étroit goulet, le vent change brusquement de direction. Vertige! Le cratère se dévoile tout entier. Tout au fond miroite une étendue d’eau que le halo de la lune rend menaçante, le fameux lac vert dont le Kawah Ijen tire son nom. Un entêtant bruit de soufflerie emplit la nuit. Des jets de vapeurs sifflent, fusent d’un réseau de canalisations arrimées sur les flancs d’une butte. La machinerie volcanique fonctionne à plein régime, la scène s’embrase. De véritables torchères de cinq mètres de haut et d’un bleu électrique dansent, volent et illuminent les flancs une colline d’or et de soufre, le trésor du volcan.

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écerné par l’Université de Californie du Sud depuis 1973, le Tyler Prize for Environmental Achievement récompense chaque année des personnalités dont les travaux font avancer la protection de la planète. En 2026, cette distinction internationale honore la biologiste néerlandaise Toby Kiers pour ses recherches sur les champignons souterrains. Cette professeure à l’Université libre d’Amsterdam a révélé l’importance des réseaux mycorhiziens, ces filaments microscopiques qui relient les racines des plantes.
Parfois surnommé «wood wide web», ce maillage permet aux végétaux d’échanger eau, nutriments et carbone, tout en stockant du CO2 dans les sols. Chaque année, environ 13 milliards de tonnes de dioxyde de carbone y transitent, un mécanisme clé pour le climat. Au-delà de la recherche, Toby Kiers a cofondé l’organisation SPUN, à l’origine du premier atlas mondial des réseaux fongiques, afin d’intégrer ces écosystèmes invisibles aux politiques de conservation. spun.earth/fr
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