GOPA AFC
Revue annuelle 2024 MEMBER OF GOPA CO NSULT ING GR O UP
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GOPA AFC GmbH est une société de conseil privée allemande spécialisée dans les projets agricoles, l’agribusiness et le développement financier dans les pays en voie de développement et en transition. Fondée en 1973, GOPA AFC GmbH est devenue en 2007 membre du GOPA Consulting Group, le groupe allemand de sociétés de conseil le plus important dans le domaine de la coopération au développement.
GOPA AFC © 2025 / Photos d’GOPA AFC, MetaMeta, associates, and iStock
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GOPA AFC
Revue annuelle
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EDITORIAL L’année 2024 a été marquante pour GOPA AFC, caractérisée par des événements transformateurs significatifs qui ont façonné l’avenir de notre entreprise et qui ont notamment permis de tracer la voie pour les années à venir. L’une des transformations les plus notables a été le changement de marque AFC Agriculture and Finance Consultants en GOPA AFC. Cette modification reflète notre engagement à nous aligner plus étroitement sur les valeurs et la mission de la GOPA, et à renforcer notre impact en nous associant à d’autres compagnies de la GOPA. En outre, le 4 mars 2024, la société de conseil MetaMeta, basée aux Pays-Bas, a officiellement rejoint la GOPA en tant que filiale à part entière. Cette intégration a ouvert la voie à une collaboration renforcée, à des processus rationalisés et au développement d’une vision unifiée pour nos entités combinées. L’intégration de MetaMeta a élargi l’expertise technique de GOPA AFC, en particulier dans les secteurs du climat et de l’eau. Cet ajout stratégique vise à enrichir nos capacités organisationnelles et nous positionne pour relever certains des défis majeurs de notre époque. La page 11 donne un aperçu plus détaillé de l’offre de services et de l’impact de MetaMeta. Pour continuer à soutenir notre croissance et nos structures, nous avons accueilli deux nouveaux directeurs généraux (DG) au sein de notre équipe de direction, ce qui nous permet ainsi de poursuivre nos objectifs tout en renforçant notre capacité à innover. Ainsi, monsieur Holger Christ, qui actait en qualité de directeur de GOPA AFC depuis 2016, a été promu au poste de DG pour continuer d’apporter une expérience inestimable et de superviser les activités de développement du secteur financier. Nous sommes également ravis que monsieur Marc van der Stouwe nous rejoigne en tant que DG ; sa vaste expérience chez Mott MacDonald sera déterminante pour diriger les nouveaux domaines techniques de GOPA AFC que sont l’eau et l’irrigation pour la résilience climatique. Nous avons également élargi notre empreinte mondiale en intégrant des bureaux supplémentaires au Kenya, en Éthiopie et au Yémen. Ensuite, nous avons créé une nouvelle unité, GOPA Ouzbékistan. Enfin, nous avons célébré le 25e anniversaire de GOPA CAICO au Kirghizstan. En 2025, nous avons prévu d´établir de nouvelles structures internationales en Indonésie et au Bangladesh.
Sur le plan technique, les activités de financement climatique, l’introduction de financements mixtes et la mise en place de structures de financement durables figurent parmi les domaines qui connaissent une croissance rapide. L´éternel question reste à savoir : comment atteindre les objectifs de développement des Nations unies en mobilisant des capitaux privés et du savoir-faire pour lutter contre le changement climatique, nourrir la population ou financer ses infrastructures ? Notre capacité à combiner l’expertise financière avec des connaissances spécialisées dans les secteurs du climat, de l’eau, de l’alimentation et de l’agriculture nous permet de jouer un rôle central dans la réalisation des objectifs de développement mondiaux. Sur le plan interne, le groupe GOPA a fait de grands pas vers l’avenir en mettant en place une marque de groupe plus forte, en améliorant les solutions digitales, en garantissant une gestion financière saine et en étendant sa présence dans le monde. Ces avancées sont destinées à accroître notre impact mondial et une garantie que nous réalisons des projets de haute qualité qui répondent voire dépassent les attentes de nos clients. En regardant vers l’avenir, nous sommes convaincus que les étapes organisationnelles majeures que nous avons franchies en 2024 produiront des résultats en 2025 et au-delà. Dans cette nouvelle phase, GOPA AFC est un acteur véritablement mondial offrant une gamme beaucoup plus large de services techniques. Nous serons en mesure de relever les défis les plus pressants du développement international en proposant des solutions globales et pluridisciplinaires. Dans les pays du Sud, nous travaillons main dans la main avec des personnes pour améliorer les conditions de vie de leurs populations. Pour ce faire, nous faisons preuve d’excellence technique dans plusieurs domaines interdépendants : le climat, la gestion des ressources en eau et des terres, la sécurité alimentaire et nutritionnel ainsi que le financement du développement. Nous sommes enthousiasmés par les perspectives qui s’ouvrent à nous et restons déterminés à atteindre l’excellence dans tout ce que nous entreprenons.
Directeurs généraux
Johannes Buschmeier
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Holger Christ
Marc van der Stouwe
TABLE DES MATIÈRES
Éditorial
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Nouvelles du siège
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GOPA AFC fait partie de la GOPA
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MetaMeta rejoint GOPA AFC et le groupe GOPA
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Les compétences clés de GOPA AFC et MetaMeta
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Voix du terrain
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Voix du terrain – Laos PDR
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Voix du terrain – Éthiopie
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Voix du terrain – Malawi
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Voix du terrain – Maroc
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Présence actuelle de GOPA AFC dans le monde
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Projets sélectionnés en Agriculture & Agribusiness
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Agroécologie et agriculture biologique – des concepts écologiques pour transformer les systèmes alimentaires
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Penser globalement – agir localement ! Intégrer les agriculteurs et les entrepreneurs ruraux dans des chaînes d’approvisionnement durables
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Pourquoi l’égalité des sexes et l’inclusion sociale sont-elles importantes
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Projets sélectionnés en Développement du Secteur Financier
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Finance verte et climatique – vers un avenir plus durable
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Renforcer le financement agricole pour le développement rural et la résilience climatique
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Financement mixte – mobiliser des fonds publics et privés pour la croissance
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Projets sélectionnés en Climat & Eau
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Des routes vertes pour l’eau – une approche transformatrice pour construire des infrastructures plus vertes pour des communautés fortes
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Paysages et climats locaux
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Gestion de l’irrigation pour la productivité et la résilience
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Plus des compétences clés de MetaMeta
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NOUVELLES DU SIÈGE
GOPA AFC FAIT PARTIE DE LA GOPA
Fondée en 1965, GOPA et ses filiales rassemblent un large éventail d’expertises techniques et ne cessent de se développer. Depuis 2007, GOPA AFC est un élément clé du groupe GOPA, travaillant en collaboration pour construire un avenir meilleur.
GOPA est un groupe de sociétés de conseil et d’ingénierie de premier plan qui se consacre à la transformation de la volonté politique en projets réalisables. Doté d´un nombre de plus en • • • • • •
Changement climatique et l’environnement Sécurité internationale et consolidation la paix Migration et assistance des réfugiés Gestion des ressources en eau et en énergie Lutte contre les inégalités socio-économiques Commerce et politique économique
GOPA fournit une expertise et des compétences techniques par le biais des sociétés de conseil et d’ingénierie hautement
plus croissant de bureaux nationaux clés dans le monde entier, il s’aligne sur les principaux défis mondiaux et politiques. Ces derniers se reflètent dans sa gamme de services : • • • • •
Promotion de la démocratie et des droits de l’homme Réponse aux pandémies et santé humaine Changement technologique Agriculture durable et sécurité alimentaire Systèmes financiers résilients pour le développement économique
spécialisées, qui travaillent en étroite collaboration avec nos compagnies locales, nos partenaires et nos clients.
NOS COMPAGNIES
LA PRÉSENCE DE LA GOPA
• Agriculture et agribusiness • Développement du secteur financier • Climat (eau/irrigation/finance bleue)
GOPA
North Macedonia GOPA
• Systèmes énergétiques • Énergie durable • Énergie renouvelable
Libya
GOPA
Serbia
GOPA
GOPA
Romania
Germany
GOPA
GOPA
• • • •
Luxemburg
Bonne gouvernance Justice Sécurité Sensibilisation et diplomatie publique
Egypt
GOPA
Turkey
GOPA
Belgium
GOPA
Jordan
GOPA
France
GOPA
Georgia
GOPA
Spain
• • • •
Architecture et développement urbain Transport et mobilité Gestion des déchets Eau et assainissement
GOPA
Uzbekistan
GOPA
GOPA
GOPA
Mali
US
Kyrgyzstan
GOPA
Morocco
GOPA
Guatemala
GOPA
GOPA
Tajikistan
Burkina Faso
• • • • •
Éducation et promotion de l’emploi Gouvernance et développement économique Santé et développement social Ressources naturelles, environnement et changement climatique Statistiques MEL
GOPA
GOPA
GOPA
Colombia
Iraq
Cote d’Ivoire GOPA
GOPA
Argentina
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Stratégie de communication Campagne et événements Conseil numérique Conception créative
• • • •
Pêche Aquaculture Gestion des ressources naturelles Conservation de la nature
GOPA
GOPA
Ethiopia
Zambia GOPA
South Africa
• • • •
UAE
Nigeria GOPA
GOPA
Kenya GOPA
Uganda
Actuellement, la GOPA met en œuvre plus de 900 projets dans plus de 90 pays.
Au cours de la dernière décennie, les entreprises du groupe GOPA ont fourni une assistance technique à plus de 4 500 projets dans 170 pays à travers le monde. En 2023, le chiffre d’affaires
+4,500
annuel du groupe a atteint 282 millions d’euros, avec un taux de croissance annuel d´environ10 % (2020-2023). Le groupe GOPA compte plus de 940 employés.
projets réalisés au cours des 8 dernières années
+170
pays
10%
282M
+940
+900
+90
TAUX DE CROISSANCE ANNUEL (2020-2023)
EUR CHIFFRE D’AFFAIRES (2023)
PERSONNEL
PROJETS EN COURS
PAYS
Voici quelques exemples de projets illustrant les efforts de collaboration dans nos projets en cours : Renforcer l’intégration économique régionale dans la CDAA Dans la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA, en anglais SADC), nous mettons en œuvre le « Renforcement de l’intégration économique régionale dans la région de la SADC (CESARE) – Projet sur l’industrialisation et l’autonomisation économique des femmes » pour le compte de la GIZ. Nous unissons nos forces pour promouvoir la croissance économique et le commerce, tout en élaborant un plan d’action sur l’égalité des sexes, des lignes directrices régionales et du matériel pédagogique pour les femmes entrepreneurs. Nous avons également créé une boîte à outils pour l’inclusion financière des femmes à l’intention des prestataires de services financiers et nous gérons, en plus un fonds d’encouragement destiné à améliorer les compétences des femmes entrepreneurs en matière de développement des entreprises. Facilité de financement de l’économie verte au Tadjikistan Nous promouvons conjointement les technologies vertes au Tadjikistan par le biais du « Facilité de financement de l’économie verte II» financé par IBRD. Nos efforts se concentrent sur les économies d’énergie et d’eau, les énergies renouvelables et la réduction de l’érosion des sols. Nous soutenons les investissements verts du secteur privé, garantissons l’égalité des sexes, développons des produits financiers verts, proposons des formations et mettons en œuvre un plan d’action en faveur de l’égalité des sexes. Programme sur les énergies renouvelables au Bangladesh Au Bangladesh, nous mettons en œuvre le « Programme d’énergie renouvelable » financé par la KfW. Nous examinons et améliorons les produits financiers de la société de développement des infrastructures pour les projets de toits photovoltaïques commerciaux et industriels, et renforçons leur expertise technique. En outre, nous soutenons les évaluations de projets, introduisons des outils numériques et fournissons des formations. Pour les projets d’énergie renouvelable, nous évaluons les produits financiers existants, offrons un soutien technique, aidons à l’investissement et contrôlons l’impact des projets. Ces projets illustrent l’approche intégrée et la force de collaboration de la GOPA dans la promotion du développement durable et de l’autonomisation économique dans différentes régions. Pour plus d’informations, veuillez contacter
Friederike Graupner Conseiller en S&E, recherche et visibilité Développement du secteur financier Friederike.graupner@gopa.eu
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METAMETA REJOINT GOPA AFC ET LE GROUPE GOPA
Après 50 ans d’expertise et d’innovation, nous continuons d’évoluer – en transformant l’agriculture et l’agro-industrie, en développant le secteur financier, en élaborant des solutions climatiques. Le 1er janvier 2024, AFC Agriculture and Finance Consultants GmbH est devenu GOPA AFC GmbH. Bien que notre nom ait changé, nos valeurs fondamentales, notre attachement à la qualité et notre approche axée sur le client restent inébranlables. Au cours des 50 dernières années, nous nous sommes attachés à fournir des services fiables et de premier ordre. Ce changement reflète notre évolution et les synergies que nous avons cultivées au sein du groupe GOPA, dont nous sommes fiers d’être membres depuis 2007.
mise en réseau, partenariats, durabilité, continuité et diversité, à l’échelle mondiale. La couleur rouge de GOPA AFC reste le signe de notre force et passion pour notre travail. En changeant de nom, nous avons élargi nos domaines d’activité et notre structure organisationnelle. GOPA AFC GmbH repose désormais sur trois piliers fondamentaux. En plus de notre expertise principale A - Agriculture et agribusiness, F Développement du secteur financier, nous avons étendu nos services à C - Climat et eau.
Cette unité revigorée fait partie intégrante de notre nouveau logo dynamique, qui illustre nos principes fondamentaux :
GO
PA
AFC
Agriculture et agribusiness F Développement du secteur financier
Climat et eau Spécialistes du « C » - intégrer MetaMeta MetaMeta a rejoint le groupe GOPA le 04 mars 2024 en tant que « filiale » à part entière de GOPA AFC. Cette fusion reflète la complémentarité des services et des méthodologies de travail des deux organisations, générant une dynamique positive et un esprit d’équipe unifié à travers leurs bureaux dans le monde. Avec MetaMeta, nous élargissons encore plus notre expertise. MetaMeta apporte plus de 20 ans d’expérience professionnelle dans les secteurs du climat et de l’eau, ce qui cadre parfaitement avec notre expérience globale en matière de développement des secteurs agricole, agroalimentaire et financier. Basée à Wageningen, aux Pays-Bas, MetaMeta s’est engagée dans la gestion de l’eau, des terres et des ressources naturelles. Spécialisée dans la recherche appliquée, le soutien, la gestion et le suivi de programmes complexes, l’entreprise participe
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à l’élaboration de politiques et constitue un pont entre les fournisseurs de connaissances et les praticiens. MetaMeta emploie environ 45 personnes au siège de Wageningen et dans ses bureaux et succursales en Éthiopie, au Kenya et au Yémen. L´entreprise dispose également des ressources techniques dans plusieurs pays dans le monde. MetaMeta fournit des services d’assistance technique dans de nombreux domaines, notamment la gestion de l’eau et l’irrigation, l’agriculture régénérative, la gouvernance des eaux souterraines et les moyens de subsistance en cas d’inondation. Cette collaboration nous permet, d´une part d’élargir notre champ d’action pour inclure de futurs sujets critiques, tels que la gestion de l’eau, l’irrigation et la finance bleue, et d´autre part d’apporter une réponse globale et pluridisciplinaire à la crise climatique mondiale.
Avantages de l’intégration Avantages pour GOPA AFC :
Ajout de l’eau en tant que domaine technique spécialisé.
Des opportunités accrues dans les services financiers, par exemple la finance bleue et verte.
Amélioration de la visibilité dans le domaine climatique.
Élargissement de la clientèle.
Renforcement de l’innovation, de la capacité de recherche et du leadership intellectuel.
Présence accrue en Asie.
Avantages pour MetaMeta :
Soutien financier et institutionnel du groupe GOPA.
Accès aux antécédents du groupe GOPA.
Participation à des initiatives plus larges par le biais de réseaux internes.
Expertise senior supplémentaire.
Capacité accrue à gérer des projets importants et complexes.
Voies stratégiques de croissance et de développement Lors d’un atelier à Bonn, une vision commune et des voies de croissance stratégiques clés ont été identifiées. Voie 1: intégrer l’agriculture et la gestion de l’eau dans une offre de services unifiée
Voie 5: accroître l’efficacité de l’acquisition en améliorant le positionnement précoce
Voie 2: s’engager dans le développement de nouveaux produits et établir des liens plus étroits entre l’agriculture, l’eau et les services financiers
Voie 6: poursuivre activement un programme de localisation organisationnelle
Voie 3: présenter le climat de manière plus évidente en tant que domaine global
Voie 7: leadership éclairé et utilisation intelligente des données probantes et de l’apprentissage
Voie 4: diversification de la clientèle de la GOPA AFC à l’échelle mondiale
Voie 8: intégrer et renforcer les systèmes et processus internes
GOPA AFC et MetaMeta ont défini un plan stratégique pour stimuler la croissance et l’impact au cours des trois prochaines années. L’équipe intégrée recherchera activement des opportunités de projets qui combinent l’agriculture et la gestion de l’eau, tout en développant des solutions techniques innovantes pour la résilience climatique. L’accent sera mis sur les appels d’offres pour des projets comportant d’importantes composantes de finance bleue et encadrant des services autour de la gestion du climat, de l’adaptation et de la résilience. L’équipe participera à des événements de visibilité et recherchera stratégiquement de nouveaux clients, en s’appuyant sur une étude de marché complète pour améliorer le positionnement initial. Le renforcement de nos entités locales communes au Kirghizstan, en Ouzbékistan, en Éthiopie et au Yémen est une priorité. Pour cela, des efforts sont faites pour intégrer les équipes locales. L´objectif est qu’elles fonctionnent de manière
autonome et qu’elles renforcent leur présence sur le marché local voir régional. De plus, ce partenariat permettra d’améliorer la communication externe. Cela se fera en convertissant les preuves issues des projets en produits percutants. Ces derniers amélioreront notre visibilité et renforceront notre capacité organisationnelle. Cela nous permettra d’influencer les politiques et la prise de décision. Ainsi, nous obtiendrons de meilleurs résultats en matière de développement.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Daniela Boehm Gestionnaire de projet senior Agriculture & Agribusiness daniela.boehm@gopa.eu
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LES COMPÉTENCES CLÉS DE GOPA AFC ET DE METAMETA
Face à l’augmentation de la population et à la multiplication des conflits dans le monde, ainsi qu’aux incertitudes liées au changement climatique, la transformation des systèmes agroalimentaires et le développement des systèmes financiers résilients constituent une étape nécessaire pour atteindre les 17 objectifs de développement durables (ODD) de l’Agenda 2030 des Nations unies. Depuis plus de 50 ans, les départements anglophone, hispanophone et francophone de GOPA AFC sont spécialisés dans le développement de l’agriculture, de l’agro-industrie et des industries alimentaires. Nos partenaires comprennent tous les acteurs des secteurs public et privé des chaînes de valeur
AGRICULTURE & AGRIBUSINESS NOS THÈMES PRINCIPAUX
Production végétale et animale
Agroécologie et agriculture intelligente face au climat
Sécurité alimentaire et nutrition
Promotion de l’agroindustrie et marketing
Agriculture intelligente et TIC dans l’agriculture
Chaînes de valeur agricoles
Gestion de l’eau agricole
Normes de sécurité alimentaire
Le département spécialisé dans le développement du secteur financier (FSD) de GOPA AFC a été créée il y a plus de 30 ans. Au sein du groupe GOPA, ce département est le centre de compétences pour le développement du secteur financier. Dans le monde entier, le département FSD de GOPA AFC développe des produits de crédit et d’épargne sur mesure et met en place
DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR FINANCIER NOS THÈMES PRINCIPAUX
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agricole et des systèmes alimentaires. Nous nous concentrons sur le renforcement des capacités des agro-industries et des petites et moyennes entreprises locales, créant ainsi des opportunités de revenus et d’emplois pour la population locale.
des systèmes de régulation et de supervision appropriés. Nous conseillons les institutions financières – y compris les banques commerciales et centrales, les sociétés de crédit hypothécaire, les institutions de microfinance et les institutions faîtières – ainsi que les micros, petites et moyennes entreprises et les petits exploitants agricoles.
Finance agricole & financement des chaînes de valeur agricoles
Réglementation et supervision du secteur Financier
Finance numérique
Développement des institutions financières
Education financière
Financement sensible au genre
Finance verte
Financement de l’habitat
Systèmes d’assurance
Financement des micro & petites entreprises
Depuis sa création en 2004, MetaMeta est un fournisseur innovant de services techniques spécialisés dans le développement international. L´objectif majeur est l’amélioration de l’environnement et les moyens de subsistance de millions de
Agroécologie METAMETA NOS THÈMES PRINCIPAUX
personnes dans les pays du Sud. Spécialisés dans la gestion de l’eau et des terres pour la résilience climatique, nous aidons les communautés, les gouvernements et les entreprises à construire un monde plus résilient face au climat et sécurisé par l’eau.
Paysages et climats locaux
Services vitaux de l’eau
Gestion des inondations et des sécheresses
Gestion de l’irrigation
Économie verte et bleue
Infrastructures vertes
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Daniela Böhm Gestionnaire de projet senior Agriculture & Agribusiness Daniela.boehm@gopa.eu
Friederike Graupner Conseiller en S&E, recherche et visibilité Développement du secteur financier Friederike.graupner@gopa.eu
Long Hoang Gestionnaire de programme et communication MetaMeta Long.hoang@gopa.eu
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VOIX DU TERRAIN
VOIX DU TERRAIN LAOS PDR
Indrajith Wijesiriwardana est le chef d’équipe du « Projet de développement des chaînes de valeur agricoles respectueuses du climat » au Laos soutenu par la Banque asiatique de développement et mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture. GOPA AFC : Pourriez-vous décrire brièvement le projet sur lequel vous travaillez ?
GOPA AFC : Pourriez-vous nous faire part d’une réussite ou d’une réalisation importante du projet ?
Indrajith : Le projet vise à résoudre les problèmes de productivité et de marché par le biais d’une approche multidimensionnelle. GOPA AFC gère une unité de financement qui soutient les agro-industries et les groupes de producteurs agricoles dans six provinces par le biais d’un système de subventions de contrepartie (MGS) axé sur le marché. Sur la base de plans d’affaires élaborés par des professionnels, le MGS fournit des investissements couvrant jusqu’à 50 % des coûts éligibles, en mettant l’accent sur l’adaptation au climat et l´atténuation de ses effets, le développement de la chaîne de valeur et la mécanisation.
Indrajith : À ce jour, le projet a déboursé 1,25 million d’USD entre 50 groupes de production agricole pour des actifs communs, des projets d’agriculture intelligente face au climat et des fonds de prêts renouvelables d’un montant total de 1,8 million d’USD. Ce succès a attiré un financement supplémentaire de la part de la BAD pour financer l’expansion. En outre, 2,4 millions d’USD ont été alloués à 23 entreprises agroalimentaires, qui sur le point d’obtenir leur financement.
GOPA AFC : Combien de personnes sont présentes dans votre équipe de projet et quels sont leurs différents rôles ? Indrajith : Mon équipe comprend deux analystes commerciaux à temps plein, un spécialiste des groupes de producteurs agricoles et un chef de bureau. En outre, il y a cinq experts à temps partiel en matière de garanties sociales et environnementales, et d’élaboration de plans d’affaires pour les MPME. GOPA AFC : Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre travail ? Indrajith : Travailler avec une équipe d’experts nationaux et de parties prenantes sur les investissements agricoles respectueux du climat, et les encadrer afin d’atteindre les objectifs du projet. GOPA AFC : Quels ont été les défis auxquels votre équipe a été confrontée et comment les avez-vous relevés ? Indrajith : Au début, plus de temps a été nécessaire car les parties prenantes manquaient de connaissances et de préparation sur des sujets tels que les investissements intelligents en matière de climat, la finance verte, l’assurance des récoltes et l’accès des PME au financement. Cependant, une planification méticuleuse et une mise en œuvre pratique ainsi que l’engagement fort des parties prenantes et de l’équipe ont permis d’obtenir des résultats.
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GOPA AFC : En quoi le projet a-t-il eu un impact positif sur la communauté locale ? Indrajith : Le projet a permis de relier les communautés d’agriculteurs et les PME aux chaînes de valeur, rendant ainsi leurs investissements plus viables, plus respectueux du climat et plus résistants. GOPA AFC : Qu’avez-vous appris en travaillant sur ce projet ? Indrajith : Qu´il est essentiel de renforcer la conviction que le secteur agricole est crucial pour les économies en développement et que leur capacité à s’adapter et à résister au changement climatique nécessite des prévisions et des interventions précoces. Si l´on adopte la bonne approche, les communautés sont prêtes à participer. GOPA AFC : Comment ce projet a-t-il influencé votre point de vue sur le travail de développement ? Indrajith : Les projets de développement portant sur des sujets cruciaux tels que le changement climatique et les systèmes agroalimentaires doivent impliquer les parties prenantes, tirer parti de l’expertise locale et adopter les approches novatrices. GOPA AFC : Quels sont vos espoirs pour l’avenir de ce projet ? Indrajith : Atteindre tous les objectifs du projet d’ici à la fin de 2025, encouragera et incitera les agences de financement à poursuivre leurs approches innovantes.
VOIX DU TERRAIN ÉTHIOPIE
Girma Senbeta est le directeur national de la succursale de MetaMeta en Éthiopie et a été pendant quatre ans le coordinateur national du programme Green Future Farming, financé par la Fondation IKEA.
GOPA AFC : Pouvez-vous décrire brièvement le projet sur lequel vous travaillez ?
GOPA AFC : Quels ont été les défis auxquels votre équipe a été confrontée et comment les avez-vous relevés ?
Girma : Le programme Green Future Farming (GFF) est mis en œuvre dans deux régions d’Éthiopie : Guba Lafto dans la région d’Amhara et Middle Awash dans la région d’Oromia. L’objectif principal est d’améliorer l’économie rurale en restaurant les paysages dégradés et en promouvant des pratiques d’agriculture régénératrice. L’agriculture régénératrice s’oppose aux pratiques agricoles dégénératives ou linéaires couramment observées aujourd’hui, telles que la monoculture, l’utilisation excessive d’intrants agricoles synthétiques, l’érosion des sols, les pertes élevées avant et après récolte, la perte de biodiversité, etc. Au cours des quatre dernières années, nous avons activement aligné les intérêts publics et privés dans le bassin versant de BiskeloWererso dans l’Awash moyen, Oromia, et soutenu les activités de réhabilitation du bassin versant dans le woreda de Guba Lafto, zone Wollo Nord de la région d’Amhara.
Girma : Les problèmes de sécurité dans la zone du projet ont constitué un défi de taille. Cependant, grâce à la collaboration avec les parties prenantes locales, nous avons pu mettre en œuvre le projet avec le soutien de nos partenaires locaux. Le taux de rotation élevé des agents de vulgarisation agricole constituait un autre défi. Nous avons consacré plus de temps et d’efforts à la communication et à la présentation des nouveaux agents afin de garantir leur compréhension et leur soutien.
GOPA AFC : Combien de personnes sont présentes dans votre équipe de projet et quels sont leurs différents rôles ? Girma : Le GFF a mobilisé une équipe de 32 personnes, composée d´experts internationaux et nationaux. Toutefois, nous nous sommes fortement appuyés sur 26 experts nationaux, qui ont joué un rôle crucial dans la mise en œuvre du projet, notamment en dispensant des formations intensives et réalisant des démonstrations de pratiques d’agriculture régénératrice sur l’ensemble des sites. GOPA AFC : Qu’est-ce qui a été le plus gratifiant dans votre travail ? Girma : Le programme GFF attaque à un problème crucial pour la communauté agricole locale : l´accès difficile et couteux aux engrais, et je suis très heureux d’y contribuer. Les engrais synthétiques sont tout simplement hors prix pour les agriculteurs. Le projet GFF a introduit et démontré l’utilisation de bio-engrais liquides et de vermi-compost, une alternative saine et abordable. Cette initiative s’est avérée extrêmement bénéfique pour la communauté.
GOPA AFC : Pouvez-vous nous faire part d’une réussite ou d’une réalisation importante du projet ? Girma : Dans le cadre du programme GFF, nous avons régénéré directement 10 666 hectares et indirectement 216 292 hectares, grâce aux campagnes annuelles de restauration des bassins versants menées par les services gouvernementaux de l’agriculture. En outre, le projet a mis en place un fonds renouvelable qui permet aux membres de la communauté de générer des sources de revenus durables. Leurs moyens de subsistance se sont considérablement améliorés et ils peuvent maintenant soutenir les communautés voisines en remboursant le capital de départ. L’objectif était d’apporter un revenu supplémentaire à 11 200 personnes. Actuellement, nous avons touché directement 21 094 personnes et indirectement 146 939 personnes grâce aux efforts de sensibilisation des agents de développement agricole. GOPA AFC : Quels sont vos espoirs pour l’avenir de ce projet ? Girma : Nous nous réjouissons de poursuivre nos activités dans ces domaines importants que sont l’agriculture régénératrice et la restauration des bassins versants, en nous appuyant sur les connaissances, l’expérience et le vaste réseau mis en place dans le cadre du programme GFF. Cela correspond à notre objectif de développer notre bureau MetaMeta en Éthiopie afin d’en faire un bureau régional solide en Afrique de l’Est, spécialisé dans la gestion de l’eau pour la résilience au changement climatique.
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VOIX DU TERRAIN MALAWI
Basée à Lilongwe, la capitale du Malawi, et travaillant en partie depuis Berlin, en Allemagne, Caroline Trimborn est notre chef d’équipe pour le projet « Augmenter les revenus et l’emploi dans les zones rurales (MIERA) II » soutenu par la GIZ. GOPA AFC : Pourriez-vous décrire brièvement le projet sur lequel vous travaillez ? Caroline : Le projet GIZ MIERA II soutient la création d’opportunités économiques durables au Malawi en améliorant les opportunités de croissance et l’accès au marché pour les MPME des secteurs de l’agriculture et du tourisme. Dans le cadre de notre initiative Muzi (composante 1) nous œuvrons à la construction d’un écosystème d’innovation robuste dans le pays. Pour ce faire, nous encourageons les collaborations et les flux d’informations, nous développons les capacités des startups et des MPME et nous créons un environnement entrepreneurial durable. GOPA AFC : Combien de personnes sont présentes dans votre équipe de projet et quels sont leurs différents rôles ? Caroline : L’équipe se compose de deux conseillers techniques principaux chargés des partenariats stratégiques avec les partenaires nationaux des écosystèmes d’innovation et les bâtisseurs d’écosystèmes mondiaux ainsi que de deux conseillers juniors qui soutiennent les activités liées au suivi et à l’évaluation, à la gestion des connaissances, à la coordination des événements et au développement des écosystèmes. Elle comprend également deux assistants de projet chargés des tâches administratives. GOPA AFC : Comment votre équipe collabore et communique-telle au quotidien ? Caroline : Nous utilisons intensivement Microsoft Teams, y compris pour les appels de vérification tous les matins. GOPA AFC : Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre travail ? Caroline : C´est gratifiant de voir des partenariats à fort impact se concrétiser et prospérer et aussi de voir les partenaires développer leurs capacités et obtenir des résultats tangibles. GOPA AFC : Quels sont les défis auxquels votre équipe a été confrontée et comment les avez-vous relevés ? Caroline : Il a été difficile de trouver des partenaires appropriés et fiables. Nous avons adopté une approche compétitive, en invitant près de 20 organisations à soumettre des concepts et en sélectionnant les 4 meilleurs parmi les 12 propositions reçues. Nous avons également créé l’initiative de l’écosystème Muzi pour soutenir ceux qui n’ont pas été sélectionnés. GOPA AFC : Pourriez-vous nous nous présenter une réussite ou une réalisation importante du projet ? Caroline : Notre approche axée sur le partenariat, qui place les partenaires locaux au premier plan. Par exemple, un partenaire a 14
notamment collaboré avec une organisation locale pour mener une campagne de sensibilisation qui a touché près de 300 membres de clubs de jeunes ruraux. GOPA AFC : En quoi le projet a-t-il eu un impact positif sur la communauté locale ? Caroline : Près de 150 MPME ont acquis des compétences, des ressources et des réseaux leur permettant de développer leurs activités, de créer des emplois et de contribuer à l’économie locale. L’initiative de l’écosystème Muzi a également favorisé une culture de l’innovation et de la collaboration entre les entrepreneurs. GOPA AFC : Qu’avez-vous appris en travaillant sur ce projet ? Caroline : La valeur de la co-création et d’une véritable collaboration. L’instauration d’un climat de confiance avec les partenaires locaux et leur responsabilisation de ces derniers permettent d’obtenir des résultats plus durables, ainsi qu’une meilleure adaptabilité et une meilleure compréhension des spécificités locales. GOPA AFC : Comment ce projet a-t-il influencé votre point de vue sur le travail de développement ? Caroline : Cela m´a conforté dans l´idée que le travail de développement devrait accorder la priorité à l’autonomisation des acteurs locaux. GOPA AFC : Quels sont vos espoirs pour l’avenir de ce projet ? Caroline : J´espère voir l’initiative de l’écosystème Muzi continuer à se développer en tant que catalyseur de l’innovation au Malawi.
VOIX DU TERRAIN MAROC Basé à Rabat, la capitale du Maroc, Thomas Khatal est, depuis mai 2021 notre chef de composante « professionnalisation des organisations agricoles et forestières » du Dialogue technique agricole et forestier maroco-allemand (DIAF). Le projet de coopération bilatérale financé par le ministère fédéral allemand de l’Alimentation et de l’Agriculture est dans sa deuxième phase depuis janvier 2024.
GOPA AFC : Pourriez-vous décrire brièvement le projet sur lequel vous travaillez ? Thomas : Il s´agit d´un projet de coopération bilatérale entre le ministère fédéral allemand de l’alimentation et de l’agriculture et le ministère marocain de l’Agriculture. La composante 2, dont j’ai la responsabilité, vise à soutenir le ministère marocain de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts (MAPMDREF) à améliorer la professionnalisation des Organisations Professionnelles Agricoles et Forestières (OPAF) en matière de gestion et de la gouvernance afin de les intégrer davantage dans les circuits économiques locaux. GOPA AFC : Pouvez-vous nous présenter l’équipe de votre projet et les différents rôles ? Thomas : Outre la coordinatrice du projet mandatée par le MAPMDREF pour assurer le dialogue entre l’assistance technique et les partenaires institutionnels marocains, nous sommes deux experts techniques chargés d’encadrer les formations de formateurs et/ou d’accompagnateurs d’OPAF, de développer et de mettre en œuvre des outils d’accompagnement pour les OPAF, ainsi que d´assurer le suivi et monitoring de nos activités. Un assistant de projet nous épaule pour tous les aspects administratifs, logistiques et financiers. GOPA AFC : Qu’est-ce qui est le plus gratifiant dans votre travail ? Thomas : Pour moi comme pour notre équipe, le plus gratifiant reste la satisfaction des bénéficiaires et le constat de leur évolution et de leur développement après avoir reçu notre appui. GOPA AFC : Quels ont été les défis auxquels votre équipe a été confrontée et comment les avez-vous relevés ? Thomas : Notre défi le plus important a été celui de développer et de mettre en œuvre une nouvelle génération d’approches d’accompagnement dédiées aux organisations professionnelles
agricoles et forestières. Pour surmonter les réticences et le scepticisme de certains partenaires, nous avons organisé des ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités a l´intention de nos groupes cibles, ce qui a débouché sur l´adhésion générale à notre vision concernant la professionnalisation des OPAF. GOPA AFC : Pourriez-vous nous faire part d’une réussite ou d’une réalisation importante du projet ? Thomas : Notre histoire de réussite concerne l’acceptation par le MAPMDREF d’institutionnaliser le dispositif d’accompagnement développé par le projet et de créer une académie dédiée à la professionnalisation des organisations professionnelles agricoles et forestières. Ce dispositif d’accompagnement développé servirait de modèle pour mettre en œuvre les stratégies agricole « Génération Green » et forestière « Forêts du Maroc ». GOPA AFC : En quoi le projet a-t-il eu un impact positif sur la communauté locale ? Thomas : En renforçant les capacités d’organisations agricoles et forestières, le projet a également largement contribué au rapprochement des organisations entre elles, favorisé les regroupements dans des unions de coopératives et de groupements d’intérêts économiques, et permis la création d’opportunités économiques, grâce à la création et au développement de réseaux locaux et régionaux. GOPA AFC : Qu’avez-vous appris en travaillant sur ce projet ? Thomas : L’une des leçons les plus importantes que je tire de mon travail sur le projet DIAF est que l’idée que les organisations agricoles et forestières ne sont pas hostiles aux actions de renforcement des capacités et à un accompagnement non financier, a condition pour peu que ces derniers soient adaptés à leurs besoins et soient transmis de manière adéquate et participative.
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PRÉSENCE ACTUELLE DE GOPA AFC DANS LE MONDE
180
Total des projets
77
Total des pays
1,454 Total du personnel de projet
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PROJETS SÉLECTIONNÉS EN AGRICULTURE & AGRIBUSINESS
AGROÉCOLOGIE ET AGRICULTURE BIOLOGIQUE – DES CONCEPTS ÉCOLOGIQUES POUR TRANSFORMER LES SYSTÈMES ALIMENTAIRES
L’agriculture biologique respecte des normes strictes en matière de santé des sols et d’équilibre des écosystèmes, tandis que l’agroécologie intègre des aspects socioculturels et environnementaux plus larges. Ces méthodes transforment les systèmes alimentaires, renforçant ainsi la durabilité, la résilience et la justice sociale, comme le montrent des exemples de nos projets en Colombie et au Maroc. L’agroécologie et l’agriculture biologique sont des méthodes agricoles qui contribuent de manière significative à la gestion des ressources naturelles, à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, ainsi qu’à la transformation du système alimentaire. Bien qu’elles visent toutes deux la durabilité, elles poursuivent des objectifs et utilisent des méthodologies distinctes. L’agriculture biologique suit des normes réglementées et des systèmes de certification, garantissant que les produits sont cultivés et transformés conformément à des lignes directrices spécifiques. L´utilisation des intrants synthétiques tels que les engrais, les pesticides, les organismes génétiquement modifiés, les antibiotiques et les hormones de croissance est proscrite. Ces intrants favorisant la fertilité des sols et ainsi que le bien-être des animaux mais présentes des conséquences sur l´environnement. La Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM) met l’accent sur la production durable, la santé des sols et l’équilibre des écosystèmes. Les produits biologiques, souvent vendus à des prix élevés, contribuent
à créer des écosystèmes plus sains et favorisent des pratiques agricoles durables. L’agroécologie, décrite en 2019 par le groupe d’experts de haut niveau du Comité de la sécurité alimentaire mondiale, qui conseille la FAO, englobe les aspects socioculturels, économiques et politiques des systèmes alimentaires dans 13 principes. Elle se concentre sur les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l’environnement au sein des systèmes agricoles. Elle englobe des dimensions sociales, des systèmes sociaux et économiques plus équitables ainsi que la durabilité environnementale. Elle promeut la diversification des cultures et renforce les services écosystémiques, tels que la pollinisation et la lutte biologique contre les ravageurs. L’agroécologie implique une forte participation des agriculteurs et une cocréation des connaissances, favorisant les changements dans la gouvernance du système alimentaire. Les stratégies agroécologiques, par leur nature même, sont spécifiques au contexte et adaptables aux conditions locales.
Différences entre l’agriculture biologique et l’agroécologie
Agriculture biologique
Définition
Focus
Système de production qui préserve la santé des sols, des écosystèmes et des populations.
Pratiques agricoles et normes de production.
Santé, écologie, équité et soins.
Approche holistique et transdisciplinaire pour une transformation durable des systèmes agricoles et alimentaires.
Dimensions écologiques, socioculturelles, technologiques, économiques, symboliques et politiques.
13 principes agroécologiques axés sur la durabilité au niveau du système.
Pas de normes universellement reconnues ; spécifiques au contexte et flexibles.
Interdit les intrants chimiques synthétiques tels que les engrais et les pesticides.
Limité aux pratiques de production et de transformation.
Les produits peuvent être certifiés et étiquetés comme biologiques, ce qui permet souvent d’obtenir des prix de marché plus élevés.
L’accent est mis sur la création d’une différenciation du marché grâce aux labels biologiques.
L’accent sur les pratiques de préservation des ressources et les cycles de production fermés, c’està-dire sur l’économie circulaire.
Plus large, incluant les changements sociétaux, les systèmes alimentaires et les approches au niveau du paysage.
Ne se concentre généralement pas sur la certification ; met l’accent sur le changement systémique et l’autonomisation locale.
Promouvoir des systèmes alimentaires équitables, diversifiés et locaux.
Entrées
Champ d’application
Certification
Marché
La région andine colombienne de Boyacá.
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Principes
Agroécologie
Règlement Strictement réglementé par des normes (par exemple, règlement de l’UE, Bioland, Naturland, demeter).
Le projet colombo-allemand d’agroécologie – une approche intégrée Le département de Boyacá, dans la région andine centrale de la Colombie, est réputé pour la diversité de ses cultures, mais avec une forte concentration sur les pommes de terre, les oignons et le maïs. Ce département, malgré son potentiel, se trouve confronté à des défis majeurs dans sa transition vers des pratiques agroécologiques. Cette situation est attribuable à plusieurs facteurs, dont l’utilisation élevée d’intrants chimiques, les pratiques monoculturales et l´accès limité à des terres appropriées. Par ailleurs, il est impératif de souligner que les formations techniques et l’adaptation au changement climatique constituent des besoins essentiels. En 2024, le projet allemand-colombien de formation et de démonstration en agroécologie, financé par le ministère fédéral allemand de l’alimentation et de l’agriculture, a été initié dans le but d´améliorer les conditions de vie de l’Agriculture paysanne, familiale, ethnique et communautaire (ACFEC) en Colombie. Cette initiative s´articule autour de trois piliers fondamentaux : la recherche participative, le renforcement des capacités et le renforcement des réseaux de connaissances. Elle vise à promouvoir la durabilité, la résilience et la justice sociale. La recherche participative permet aux agriculteurs et aux scientifiques de co-créer des solutions innovantes adaptées aux besoins locaux. Les acteurs de l’ACFEC mettent à profit leurs connaissances traditionnelles pour développer de nouvelles pratiques agroécologiques. Le projet pilote de Boyacá s´inspire de la tradition agricole de la région et bénéficie de la proximité du centre de recherche d’Agrosavia à Tibaitatá, ce qui facilite la coordination des ressources et la logistique du projet. Le renforcement des capacités comprend des écoles d’agroécologie et des processus de co-création qui permettent aux agriculteurs, aux techniciens et aux scientifiques de partager leurs connaissances et leurs expériences. Cela favorise l’apprentissage mutuel et l’adoption des 13 principes de l’agroécologie. Cette approche aborde l’ACFEC de manière
holistique, en tenant compte des technologies, des marchés, des systèmes de garantie participatifs, de la transformation des produits et des aspects culturels essentiels au bien-être de la communauté. Une feuille de route qui comprend la définition des critères pour les projets de démonstration et la cartographie des sites potentiels avec des partenaires tels que le ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MADR), Agrosavia, l’Agence de Développement Rural (ADR), l’Unité de Restitution des Terres (URT), le Mouvement agroécologique colombien, l’Institut Julius Kühn et le Service national d’apprentissage (SENA) a été élaborée. Les visites de terrain et les ateliers intègrent les connaissances scientifiques et traditionnelles, permettant une réflexion commune sur les besoins des agriculteurs. Les idées issues de ces ateliers se traduisent aujourd’hui dans plusieurs projets de recherche participative avec des universités locales, renforçant ainsi les capacités des communautés à mettre en œuvre des solutions agroécologiques. Le projet vise a renforcé les réseaux de connaissances afin de diffuser les approches agroécologiques innovantes. Des alliances stratégiques avec des institutions telles que le MADR, Agrosavia, l’Institut Julius Kühn, l’ADR, l’URT, le SENA et des universités visent à créer un réseau pour mettre en œuvre efficacement des politiques agroécologiques conformes à la stratégie et à la politique nationales en la matière. Cette approche intégrée promeut les pratiques agroécologiques tet renforce les réseaux sociaux des communautés en encourageant la coopération et la solidarité. La résilience, la justice sociale et la souveraineté alimentaire sont renforcées, permettant ainsi aux communautés de déterminer leurs systèmes de production. L’autonomisation des femmes est essentielle, car elle leur permet d’occuper une place prépondérante dans les processus de production.
Agriculteurs et chercheurs développant ensemble des pratiques agroécologiques innovantes.
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Renforcement du secteur biologique au Maroc Depuis des décennies, le Maroc est en proie à la sécheresse, à la désertification, à la perte de fertilité des sols, à l’absence de précipitations et au manque de ressources en eau. Pour faire face au changement climatique, le gouvernement marocain souhaite développer le secteur de l’agriculture biologique. Le ministère de l’Agriculture a identifié plusieurs leviers clés pour atteindre cet objectif, notamment l’aide à la conversion pour les agriculteurs, l’ajustement des réglementations pour l’importation de semences et de plants biologiques, la subvention des intrants biologiques, la reconnaissance des réglementations biologiques marocaines par l’UE et l’établissement d’un centre d’excellence pour l’agriculture biologique. Depuis 2019, le « Dialogue technique agricole et forestier maroco-allemand » (DIAF), bilatéral, financé par le ministère fédéral allemand de l’alimentation et de l’agriculture, contribue au développement du secteur biologique marocain. S’alignant sur la stratégie nationale « Génération Green 2020-2030 » et ce projet soutient également la conformité des normes biologiques marocaines avec la nouvelle législation biologique de l’UE. Il vise à renforcer les capacités des organismes publics de formation professionnelle, des services de conseil et des autorités de contrôle. Le ministère de l’Agriculture bénéficiera d’un appui pour la mise en œuvre d’un plan d’action biologique. Des biorégions pilotes seront créées pour faciliter la commercialisation des produits biologiques locaux. Des partenariats sont maintenus avec des organismes de recherche et de transfert de connaissances en Allemagne, en Europe et en Afrique du Nord.
Conférence internationale sur l’agriculture biologique et l’agroécologie En novembre 2024, l’équipe du DIAF, en collaboration avec les ministères allemand et marocain de l’Agriculture, a organisé une conférence internationale sur l’agriculture biologique et l’agroécologie à l’Institut agronomique et vétérinaire de l’Université Hassan II à Rabat. La conférence a rassemblé des représentants gouvernementaux, des experts, des chercheurs universitaires, des représentants d’organisations internationales et de la société civile provenant de 13 pays de quatre continents et a attiré 900 visiteurs. La conférence a abordé différents thèmes à travers cinq panels : le rôle de l’agriculture biologique dans la transition vers un système agricole sain, écologique et équitable ; l’état d’avancement de la mise en œuvre de la stratégie « Génération Green 2020-2030 » du Maroc ; les innovations internationales en matière de pratiques agroécologiques liées au sol, à l’eau et à la protection des cultures ; les meilleures pratiques en matière de politiques visant à assurer des transitions alimentaires durables ; et les partenariats et approches de développement. Un Science Slam a été l´occasion pour de jeunes chercheurs de présenter leurs travaux. Cet événement a marqué une étape importante dans la promotion de la coopération internationale et des pratiques agricoles durables.
Un paysage sec et dégradé du Maroc dans la province de Khémisset.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Daniela Böhm Gestionnaire de projet senior Agriculture & Agribusiness Daniela.boehm@gopa.eu
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Alexandra Cordoba Co-chef d’équipe Colombie Agriculture & Agribusiness Alexandra.cordoba@gopa.eu
PENSER GLOBALEMENT – AGIR LOCALEMENT ! INTÉGRER LES AGRICULTEURS ET LES ENTREPRENEURS RURAUX DANS DES CHAÎNES D’APPROVISIONNEMENT DURABLES
La mondialisation a laissé de côté les petits producteurs agricoles. Grâce à son expertise, GOPA AFC permet à ces agriculteurs d’intégrer dans des chaînes d’approvisionnement durables, en améliorant les structures organisationnelles, les relations commerciales et les systèmes de traçabilité. A travers des projets en Amazonie et en Afrique de l’Ouest, GOPA AFC promeut des approches innovantes pour mettre fin à la déforestation et transformer les produits invendables, favorisant ainsi un système agricole plus équitable et durable.
« Penser globalement – agir localement ! » Cette phrase a récemment pris de l’ampleur dans le cadre de l´intégration des petits producteurs et entrepreneurs dans les chaînes d’approvisionnement transnationales. Bien que la mondialisation ait entraîné une croissance économique et une amélioration considérable de l’approvisionnement des consommateurs en produits abordables, tous les acteurs impliqués dans les chaînes d’approvisionnement n’en ont pas profité de la même manière. Dans le secteur agricole et alimentaire en particulier, les petits producteurs et transformateurs sont souvent laissés pour compte. Ils n’ont pas le pouvoir de négocier un revenu décent, ont peu accès aux intrants, aux services de vulgarisation et aux services financiers, et souffrent de conditions de travail inadéquates. Les systèmes de production locaux qui, assuraient par le passé un revenu suffisant aux ménages agricoles et un approvisionnement durable en denrées alimentaires à la population locale, risquent peu à peu d’échapper à tout contrôle, en raison des effets négatifs du changement climatique, de l’épuisement des ressources naturelles, de l’exode rural et de la baisse des systèmes de production locaux. Une action immédiate est donc nécessaire pour intégrer les agriculteurs et les autres entrepreneurs ruraux dans des chaînes d’approvisionnement durables, adaptées aux systèmes sociaux et environnementaux locaux et répondant aux besoins du marché. Fort de ses nombreuses années d’expérience dans le développement de chaînes de valeur agricole, GOPA AFC soutient les structures organisationnelles des agriculteurs, les relations commerciales tout au long de la chaîne, les innovations techniques, en particulier pour les segments postrécolte (stockage, transformation, commercialisation), l’accès aux services (y compris le financement) et le cadre institutionnel général. Le consensus international sur la transformation des systèmes agricoles et alimentaires met l’accent sur le respect de critères de durabilité tout au long de la chaîne d’approvisionnement, « de la ferme à l’assiette ». L’Union européenne, par exemple, a joué un
rôle moteur dans l’adoption de réglementations visant à garantir la sécurité des aliments en termes de qualité, de santé et de durabilité. Les importateurs européens de denrées alimentaires ou de matières premières agricoles en provenance de pays tiers doivent effectuer une déclaration de diligence raisonnable afin de garantir que leurs produits respectent à certains critères de durabilité tels que l´absence de déforestation, de travail forcé ou d’exploitation infantile, ainsi que l´absence de contaminants toxiques. Les réglementations les plus récentes adoptées par l’UE comprennent la directive sur les rapports de durabilité des entreprises, la directive sur le devoir de vigilance des entreprises adoptée cette année ainsi que le règlement de l’UE sur la déforestation qui entrera en vigueur en 2025. Ces réglementations, ainsi que d’autres normes internationales et nationales et la sensibilisation croissante des consommateurs à travers le monde entier, incitent tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement a adapter leurs processus de production à certains critères de durabilité et à surveiller les risques si les fournisseurs en amont de la chaîne n’adhèrent pas aux mêmes critères. Si les grands acteurs de la chaîne d’approvisionnement ont les moyens financiers d’investir dans des systèmes de certification ou de traçabilité afin de minimiser ces risques, il existe un risque évident que les petits agriculteurs et transformateurs qui ne peuvent être intégrés à ces systèmes en raison d’un manque de ressources financières ou de connaissances technologiques se retrouvent évincés. GOPA AFC apporte son expertise en préparant les agriculteurs et les transformateurs à obtenir la certification selon différentes normes de durabilité ou de qualité, en promouvant les relations commerciales entre les agriculteurs et leurs off-takers, en développant la traçabilité et d’autres systèmes de contrôle, et en facilitant l’accès aux services financiers et non financiers dont le besoin se fait sentir de manière urgente. Toutefois, un système de certification ne doit jamais être une fin en soi, mais doit prouver son aptitude à contribuer à une meilleure intégration du marché et à générer des revenus plus élevés.
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Conservation innovante des forêts amazoniennes du Brésil Le bœuf, le soja et le bois sont les « pommes empoisonnées » du secteur agro-industriel brésilien, car ils sont connus pour être à l’origine de la déforestation et d’autres pratiques d’utilisation des sols non durables. Bien que le pays ait introduit différentes lois et réglementations pour freiner la déforestation, celles-ci sont souvent difficiles à faire respecter en raison du manque de personnel et de technologies de contrôle. C’est notamment le cas dans la vaste région amazonienne du Brésil, où la frontière agricole avance inexorablement dans des zones encore couvertes de forêts primaires. Depuis avril 2024, nous soutenons le ministère brésilien de l’Agriculture dans l´élaboration d’approches innovantes pour les chaînes d’approvisionnement en bœuf, en soja et en bois afin de mettre fin à la déforestation dans la région amazonienne et de garantir aux consommateurs et aux acheteurs que leurs produits n’ont pas fait l’objet de pratiques de production illégales. Nous avons établi une coopération avec les parties prenantes de trois États fédéraux de la région amazonienne – Pará, Mato Grosso et Tocantins – pour mettre en place un système d´échange de données en temps réel sur la déforestation, créer des systèmes de traçabilité des produits pour les chaînes d’approvisionnement concernées, et fournir un soutien technique aux petits exploitants agricoles pour adapter leurs processus de production à des pratiques durables. La KfW apporte un soutien financier supplémentaire par l’intermédiaire de l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture. Au total, 18 millions d’euros de financement externe seront déboursés sur une période de quatre ans pour financer des investissements dans le développement d’une plateforme numérique pour la classification et le suivi des parcelles
Élevage de bétail et culture de soja dans la région amazonienne du Brésil.
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agricoles dans les zones à haut risque de déforestation, dans la promotion de solutions de traçabilité pilotées par le secteur privé le long des trois chaînes d’approvisionnement, ainsi que le soutien aux petits exploitants agricoles pour les aider à transformer leurs systèmes de production vers des niveaux plus élevés de durabilité environnementale et sociale. Ce faisant, le projet devrait contribuer à garantir l’absence de déforestation dans l’approvisionnement des produits agricoles et forestiers sur les marchés de consommation du monde entier, et donc à remplir les obligations du nouveau règlement de l’UE sur la déforestation. Dans le même temps, les petits exploitants agricoles ne sont pas laissés pour compte et bénéficieront d’une aide pour générer des moyens de subsistance décents en appliquant des principes de production durable.
Transformer les produits inestimables en valeur en Afrique de l’Ouest Dans le cadre du projet « Accès aux marchés africains des PME à fort potentiel » au Sénégal, au Ghana et en Côte d’Ivoire financé par la GIZ, nous encourageons la durabilité des chaînes de valeur par le biais de certifications. Les certifications permettent aux entreprises d’accéder à de nouveaux marchés, y compris les marchés internationaux qui exigent des normes spécifiques et garantissent aux consommateurs la qualité, la sécurité et l’origine du produit. Le choix de la certification dépend des besoins et des capacités de l’entreprise. Toutefois, une première étape pourrait toujours être la méthode d’analyse des risques et la maîtrise des points critiques (HACCP), qui permet d’éviter les risques et de garantir la salubrité des aliments. D’autres options incluent l’obtention des certifications supplémentaires pour les mesures de sécurité alimentaire, les bonnes pratiques agricoles, les systèmes de gestion ou la durabilité. Les entreprises Trafrule et Freeandiz basée en Côte d’Ivoire ont recours à des méthodes innovantes pour prolonger la durée de vie des produits. Elles transforment notamment les fruits, comme les ananas et les mangues qui ne peuvent pas être exportés car ils ne répondent pas aux normes d’exportation. Une fois le tri effectué, elles procèdent à l’achat des matières premières en se tournant directement vers les exportateurs ou les agriculteurs. Ces derniers fournissent des produits de qualité inférieure qui présentent des difficultés de commercialisation. Les avantages pour la chaîne de valeur sont considérables. Une plus grande partie de la récolte est transformée, ce qui entraîne une valeur ajoutée plus importante et réduit la production
de déchets agricoles. Ces entreprises constituent donc un maillon essentiel de la chaîne de valeur agricole. Dans les pays où nous sommes présents, l’utilisation et la commercialisation d’une partie seulement de la récolte constituent un problème important. En soutenant ces entreprises, nous contribuons à résoudre ce problème et à améliorer la durabilité des pratiques agricoles.
Arachides transformées, marmelade et lentilles de Côte d’Ivoire emballées et prêtes à la vente.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Udo Gergaut Gestionnaire de projet senior Agriculture & Agribusiness Udo.gergaut@gopa.eu
Ann Christin Weiler Gestionnaire de projet Agriculture & Agribusiness Annchristin.weiler@gopa.eu
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POURQUOI L’ÉGALITÉ DES SEXES ET L’INCLUSION SOCIALE SONT-ELLES IMPORTANTES
Dans un monde marqué par les crises et les inégalités, GOPA AFC promeut l’égalité des sexes et l’inclusion sociale. Nos projets menés au Burkina Faso et en Inde permettent aux femmes et aux communautés autochtones de se prendre en charge grâce au renforcement des capacités, à l’agriculture durable et à l’accès aux marchés. Ces initiatives favorisent une croissance équitable, améliorent les moyens de subsistance et s’alignent sur les objectifs mondiaux de développement durable, promouvant ainsi une société juste et inclusive.
Le monde d’aujourd’hui est caractérisé par diverses crises économiques et géopolitiques. Les inégalités sociales et de genre continuent de poser des défis majeurs. Dans ce contexte, la réalisation de l’égalité entre les sexes et des chances entre les groupes marginalisés est cruciale pour promouvoir une société juste. Malgré les progrès réalisés ces dernières années, les inégalités entre les hommes et les femmes perdurent dans la vie sociale et économique de nombreux pays. Par exemple, 26,7 % des femmes adultes dans le monde souffrent d’insécurité alimentaire et sont plus touchés par le chômage que les hommes. La situation est encore plus difficile pour les personnes handicapées. Selon les Nations unies, en 2024, il faudra 137 ans de plus pour mettre fin à la pauvreté des femmes au rythme actuel, et l’on estime à 158 millions le nombre de femmes et de filles qui seront plongées dans l’extrême pauvreté à cause du changement climatique. Au Soudan, l’une des plus importantes crises de déplacement interne au monde a plongé plus de 10,7 millions de personnes confrontées dans des conditions de vie difficiles et exposé une grande partie de la population un risque élevé de malnutrition. En réponse à cette situation, les Nations unies ont souligné la nécessité d’assurer la pleine participation et d’une implication égale des communautés marginalisées pour atteindre les piliers sociaux, économiques et environnementaux des Objectifs de développement durable (ODD) pour 2030. Comme illustration, l’ODD 5 vise à réaliser l’égalité des sexes et
à autonomiser toutes les femmes et les filles, tandis que l’ODD 10 se concentre sur la réduction des inégalités au sein des pays et entre eux. L’égalité des sexes et l’élimination de la discrimination fondée sur le sexe sont des valeurs et des objectifs clés de la GOPA AFC. En alignant son travail, ses stratégies et ses interventions sur ces principes, et en soutenant ses partenaires et clients mondiaux pour mettre en place des mesures efficaces en faveur de l’égalité des sexes et de l’inclusion sociale, nous contribuons à de nombreux accords nationaux et internationaux. Dans le cadre de nos projets à travers le monde, nous appliquons diverses approches et outils pour intégrer les principes d’égalité entre les hommes et les femmes, tels que des évaluations complètes pour comprendre les besoins spécifiques et les défis auxquels sont confrontés les différents groupes d’hommes et de femmes, ou l’accès limité au financement, à la nourriture, aux soins de santé et à d’autres services. Nous sensibilisons les parties prenantes des projets à la promotion del’égalité entre les hommes et les femmes lors des ateliers et formations, afin de garantir la durabilité et l’impact à long terme des projets de développement. Nous privilégions une collaboration étroite avec les communautés locales pour veiller à ce que les enjeux de genre soient pris en compte dans les projets grâce à une planification rigoureuse.
École de terrain animée par Mme Loharanoe, agricultrice relais dans le sud-est de Madagascar.
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Améliorer l’accès au marché pour les PME dirigées par des femmes dans la production de karité au Burkina Faso GOPA AFC renforce les capacités des femmes dirigeantes de 50 coopératives de la chaîne de valeur du karité au Burkina Faso, pour qu’elles deviennent des moteurs économiques dans leurs communautés, en améliorant leur productivité et leur inclusion dans le marché. L’Initiative pour l’entreprenariat et le financement des femmes de la Banque mondiale (programme We-Fi) collabore avec des acteurs du secteur privé au Burkina Faso, au Mali et en Mauritanie, dans des chaînes de valeur régionales et mondiales lucratives telles que le beurre de karité, la gomme arabique, le henné et d’autres produits forestiers non ligneux au Burkina Faso, au Mali et en Mauritanie. Notre mandat consiste à développer et à mettre en œuvre un programme de renforcement des capacités pour 50 PME de production de karité dirigées par des femmes au Burkina Faso. Ce programme couvre les domaines de la gestion et de l’entrepreneuriat, de l’hygiène, du stockage et de la transformation, le marketing, le commerce électronique, les plateformes de paiement mobile, de la certification biologique et le commerce équitable, ainsi que de la préservation de l’environnement. En appui de notre partenaire local AGM Consulting, nous mobilisons sept formateurs burkinabés pour organiser 21 ateliers de formation dans la capitale Ouagadougou et dans les régions. Selon le principe de la formation en cascade, les sessions de restitution sont animées par les participants aux ateliers au sein des coopératives. En plus du matériel de formation, nous produirons des vidéos dans les langues locales pour chacun des modules dispensés. Un outil de suivi et d’évaluation permettra de comptabiliser le nombre de bénéficiaires finaux du projet.
Les arbres à karité, originaires d’Afrique, sont résistants à la sécheresse et peuvent vivre jusqu’à 200 ans. Ils produisent des noix riches en huiles très appréciées pour leurs propriétés hydratantes et cicatrisantes.
« Je suis Mme Massomory Traoré, la responsable commerciale de la société Songtaaba à Tenkodogo. Durant les 5 jours de formation sur le marketing, le module sur les techniques de vente des produits est celui qui m’a le plus inspiré. Auparavant, notre entreprise maîtrisait mal les techniques de vente nécessaires pour vendre nos produits. Cette formation m’a donné de bonnes techniques pour trouver de nouveaux clients afin d’augmenter nos ventes de beurre de karité. »
A la fin du mois de mai 2025, soit 13 mois après le lancement du projet, nous aurons formé plus de 500 femmes dirigeantes de coopératives. En termes d’impact, la Banque mondiale vise une augmentation de 30 % des revenus des bénéficiaires et l’établissement de partenariats commerciaux avec des acheteurs internationaux. Ce projet témoigne de notre engagement en faveur de l’égalité des sexes et de l’inclusion sociale, et souligne l’importance de l’autonomisation des femmes pour atteindre un développement durable et à une croissance équitable.
Une femme récolte des noix de karité et les prépare pour la vente de beurre de karité.
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Renforcer les communautés indigènes grâce à l’agriculture durable dans le Meghalaya Les collines verdoyantes du Meghalaya, l’un des « sept États frères » du nord-est de l’Inde, abritent les peuples Khasi, Jaintia et Garo. Ces tribus indigènes célèbrent leurs propres coutumes, rites et cérémonies, et parlent des langues distinctes. Elles font partie des quelques groupes du pays où le christianisme est la religion principale. Il est intéressant de noter que le Meghalaya est le seul État fédéral au monde à posséder donc la société est officiellement matrilinéaire, un système dans lequel l’ascendance, le nom de famille et la succession ne proviennent que de la mère, et non du père. Les caractéristiques topographiques de l’État séparent largement les communautés de « l’Inde continentale », comme on l’appelle souvent dans la région, ce qui entraîne une marginalisation de ces minorités ethniques. Cette situation entraine des désavantages sociaux et économiques, notamment la discrimination, le manque d’accès aux marchés de premier ordre et la pauvreté. Le projet de gestion durable des terres (SLM) financé par la KfW, le gouvernement indien et le gouvernement du Meghalaya vise à favoriser une croissance inclusive et à améliorer les moyens de subsistance en facilitant l’accès aux marchés nationaux et mondiaux grâce à une production durable et à la certification
biologique des méthodes agricoles traditionnelles. Dans cette première phase, le consortium formé par GOPA AFC et GOPA Worldwide soutient l’entreprise publique à but non lucratif, Meghalaya Basin Management Agency, en lui apportant une assistance technique. Le projet offre une formation approfondie aux producteurs et aux groupes d’entraide sur les techniques d’agriculture biologique, les pratiques de production et de transformation durables, les biofertilisants et la lutte intégrée contre les parasites, dans le but d’augmenter les revenus des petits exploitants agricoles. Grâce à des subventions de contrepartie et – à partir de la phase II (prévue pour débuter en 2026) – à des prêts, les communautés restent propriétaires de leurs investissements, notamment dans le matériel de plantation, les systèmes d’irrigation à petite échelle et les équipements de transformation. En outre, la mise en place d’une infrastructure d’agrégation leur permet d’accéder à des marchés de premier ordre ou ils peuvent vendre leurs produits biologiques a des prix équitables. Ces activités rendront le processus de certification plus accessible et abordable. Avec toutes ces mesures, l’objectif du projet SLM est d’augmenter les revenus des petits exploitants agricoles Khasi, Jaintia et Garo, et de renforcer ainsi leur position au sein du pays.
Agricultrices marchant dans une rizière dans le village de Laitnong, Mawkyrwat.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Salwa Haddad Gestionnaire de projet Agriculture & Agribusiness Salwa.haddad@gopa.eu
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Alexander Lotz Gestionnaire de projet Agriculture & Agribusiness Alexander.lotz@gopa.eu
PROJETS SÉLECTIONNÉS EN DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR FINANCIER
FINANCE VERTE ET CLIMATIQUE – VERS UN AVENIR PLUS DURABLE L’impact de la finance verte ne se limite pas à la simple durabilité environnementale ; elle favorise également la croissance économique et le bien-être social. Pour les économies en développement et émergentes, elle permet de construire des économies résilientes tout en préservant les ressources naturelles. De plus en plus d’investisseurs publics et privés s’intéressent aux initiatives de financement qui s’alignent sur ces objectifs, car ils ont reconnu que les rendements financiers peuvent aller de pair avec un impact positif sur l’environnement.
Ces dernières années, l’urgence de relever ces défis environnementaux est devenue plus manifeste. La lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement sont désormais devenues des priorités essentielles de la coopération au développement. L’approche de la finance verte est primordiale pour favoriser le développement durable et lutter contre le changement climatique. Elle consiste à allouer des capitaux à des investissements qui, outre les gains économiques, apportent des avantages environnementaux comme l’atténuation et l’adaptation au changement climatique et ou la protection de l’environnement. En soutenant de tels projets, la finance verte joue un rôle important dans la réalisation des objectifs de développement durable fixés par les Nations unies. GOPA AFC s’est engagée à contribuer à cette transformation. Son département en charge du développement du secteur financier est spécialisé dans la finance verte et fournit des services de conseil aux intermédiaires financiers afin de les aider à élaborer des stratégies de « verdissement » efficaces, commercialement viables et respectueuses de l’environnement. Ces stratégies influencent les produits et services financiers et non financiers. Notre expertise s’étend au développement et à la promotion de produits financiers pour l’efficacité énergétique et les ressources durables, ainsi que pour les projets d’énergie renouvelable à petite échelle. Nous aidons les micro, petites et moyennes entreprises (MPME)ainsi que les ménages à trouver des opportunités d’investissement durables, à constituer les demandes de prêts bancables et à établir ainsi une communication crédible avec les banques. Nous aidons également les institutions financières à identifier et à gérer les risques environnementaux et sociaux, à effectuer des contrôles préalables, à mettre en place des systèmes de gestion environnementale et sociale solides et à développer
des solutions financières innovantes destinées aux particuliers et aux entreprises. Dans plusieurs pays du monde, nous avons aidé les banques et les institutions de microfinance à développer des produits financiers spécifiques visant à encourager l’amélioration de l’efficacité énergétique et de l’utilisation des ressources dans les foyers et les locaux professionnels. Il s’agit notamment de l’installations de petits systèmes photovoltaïques (PV) et de systèmes d’irrigation à base de PV, ainsi que de la modernisation de machines et d’équipements destinés à divers types d’entreprises, comme ceux du domaine de l’agriculture et de l´agroalimentaire. Tous ces projets visent à faciliter la transition vers une économie durable et résiliente au changement climatique. Nous utilisons une gamme d’outils et d’approches innovantes pour stimuler les initiatives en matière de finance verte. Notre capacité à concevoir des instruments financiers sur mesure, adaptés aux besoins spécifiques de chaque projet est l’un de nos principaux atouts. Ces instruments peuvent inclure des prêts et des garanties liés à la durabilité, des obligations vertes ou des modèles de financement mixtes combinant les investissements publics et privés. Nous mettons également l’accent sur le renforcement des capacités, en veillant à ce que les parties prenantes disposent des connaissances et des compétences nécessaires pour gérer et soutenir les projets verts. Grâce à des ateliers, des sessions de formation et des plateformes de collaboration, nous encourageons les bonnes pratiques, nous sensibilisons aux risques climatiques et nous démontrons les avantages des investissements verts. La finance verte étant un domaine très vaste, nous souhaitons présenter ci-après deux de nos projets couvrant différents sujets.
Projet régional d’accès à l’électricité hors réseau – renforcer l’avenir énergétique de l’Afrique En Afrique subsaharienne, l’accès à l’électricité reste un défi majeur en particulier dans les régions du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Jusqu’à 70 % de la populations rurales de ces régions n’y a pas accès, ce qui entrave la croissance économique, le développement social et la durabilité environnementale. Le projet régional d’accès à l’électricité hors réseau (ROGEAP), financé par la Banque mondiale, le Fonds
pour les technologies propres et la Direction générale de la coopération internationale et mis en œuvre par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Banque de développement de l’Afrique de l’Ouest, est une initiative ambitieuse visant à améliorer l’accès à l’électricité hors réseau dans 19 pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale. Le programme vise à accroître l’utilisation de la technologie solaire
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moderne et à promouvoir une stratégie régionale coordonnée pour fournir de l’électricité aux particuliers, aux entreprises et aux institutions publiques. Le programme ROGEAP permet de créer des solutions énergétiques durables en Afrique en soutenant le développement économique et la réduction de la pauvreté, tout en favorisant l´inclusion financière. Notre approche repose sur quatre activités distinctes : Adoption des énergies renouvelables : en promouvant la technologie solaire autonome, ROGEAP contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à encourager la transition vers des énergies propres. Inclusion financière : nous améliorons la bancabilité des micro et petites entreprises et augmentons leurs chances d’obtenir un prêt commercial en adaptant les produits de crédit aux petites entreprises qui n’ont pas d’accès stable à l’électricité et en conseillant les entrepreneurs pendant les procédures de demande de prêt.
Autonomisation des femmes : l’accent est mis sur l’autonomisation des entreprises dirigées par des femmes, sur le renforcement de leur participation au secteur solaire et sur la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes. Renforcement des capacités : les programmes de formation destinés aux institutions financières et aux PME améliorent les capacités globales de l’industrie solaire, garantissant ainsi une croissance durable et une viabilité à long terme. Le projet représente une étape cruciale pour combler le déficit d’accès à l’électricité en Afrique subsaharienne. En s’appuyant sur une technologie solaire moderne, en renforçant des capacités et en proposant un soutien financier adapté, ROGEAP accélère non seulement l’adoption des énergies renouvelables, mais favorise également le développement économique, l’inclusion sociale et la durabilité environnementale. Cette initiative transformatrice illustre la puissante synergie entre l’action climatique et la finance verte, ouvrant ainsi la voie à un avenir plus radieux et durable pour des millions de personnes en Afrique.
ROGEAP vise à atteindre les résultats suivants : Amélioration de l’accès au financement : 140 millions d’USD de prêts accessibles aux ménages, aux utilisateurs finaux productifs, aux sociétés de distribution et aux sociétés de services énergétiques. Objectifs nationaux en matière d’énergies renouvelables : progrès réalisés dans les 19 pays participants pour atteindre leurs objectifs en la matière et améliorer l’accès à l’électricité. Installateurs solaires certifiés : formation et certification d’au moins 730 installateurs de systèmes solaires photovoltaïques. Autonomisation des entreprises dirigées par des femmes : sensibilisation et participation accrues d’au moins 20 entreprises de ce type, dont au moins 6 bénéficieront de la facilité de crédit ROGEAP. Renforcement des capacités des institutions financières : augmentation des versements et des remboursements de prêts, facilitée par une formation spécialisée et des produits financiers adaptés. Catalyser le développement des entreprises et l’expansion du marché, en encourageant l’adoption de solutions solaires durables hors réseau : Fournir des subventions de contrepartie à un minimum de 1 000 entreprises solaires et des subventions liées à l’entrée sur le marché et aux performances à au moins 660 entreprises solaires dans les 19 pays.
Notre expert, Samuel Kojo Darko, a rejoint l’équipe ghanéenne pour mener une enquête préalable sur les entreprises solaires éligibles qui cherchent à obtenir une aide financière dans le cadre du projet ROGEAP.
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Produits financiers de crédit vert pour un développement rural agroécologique et résilient au changement climatique en Bolivie Le secteur agricole bolivien se caractérise par de nombreux atouts et problèmes.
16% La part du secteur agricole dans le produit intérieur brut
26% Taux d’emploi du secteur par rapport à la population en âge de travailler dans les zones rurales
43% de la population rurale vit en dessous du seuil de pauvreté, soit près de deux fois plus que dans les villes.
En 2024, nous avons lancé le projet ProResiliente en Bolivie, avec nos collègues de GOPA Worldwide, dans le cadre d´un programme financé par la GIZ pour une durée de trois ans. En étroite collaboration avec les banques locales et les institutions de microfinance, nous développons des solutions spécifiquement conçues pour les agriculteurs des chaînes de valeur agricoles sélectionnées, et afin de faciliter leur transition vers une agriculture durable dans ce pays. Nous nous concentrerons sur le développement de solutions financières pour les agriculteurs de la macro-région de Valles, une région géographique s’étendant de La Paz à Tarija. Avec d’autres composantes mises en œuvre directement par la GIZ, une combinaison de soutien technique et financier soit essentielle pour accroître la résilience des agriculteurs et améliorer les moyens de subsistance de leurs familles. Le projet vise à remédier à l’un des problèmes du secteur agricole bolivien : l’absence d’une application efficace et généralisée largement de la transformation agroécologique
et résiliente au changement climatique des zones rurales, en particulier dans la macro-région de Valles. Cela nécessite à la fois des investissements considérables dans des méthodes agricoles améliorées et des producteurs et petits entrepreneurs solvables, qui sont particulièrement touchés par les effets du changement climatique et sont donc conscients de ces défis. Grâce à la conception de solutions financières et non financières adaptées au contexte et aux défis locaux, le projet vise également à favoriser l’inclusion financière des groupes vulnérables, comme les femmes et les jeunes adultes. Le système financier joue un rôle crucial dans la mobilisation et l’allocation des capitaux, y compris par le biais de financements mixtes ou d’autres solutions innovantes, comme les solutions numériques par exemple. Dans le cadre du projet ProResiliente, nous formons des institutions financières sélectionnées et des acteurs clés du secteur bancaire et financier bolivien, tout en élaborant une taxonomie verte en vue de son adoption au niveau national. Ces initiatives visent à adapter les modèles de financement afin de soutenir les pratiques agroécologiques et résilientes au changement climatique. Nous facilitons l’accès des banques commerciales locales aux financements subventionnés des banques multilatérales et des institutions financières internationales grâce au développement d’une taxonomie verte, a un cadre définissant les investissements durables et a des systèmes de gestion des risques environnementaux et sociaux. En outre, nous permettons aux banques locales de proposer des solutions de crédit vert sur mesure aux agriculteurs, tout en sensibilisant les emprunteurs potentiels aux avantages des investissements verts dans ce secteur. Nous pensons que la promotion d’une culture du crédit – définie comme un partenariat sain entre les banques et leurs clients, facilité par la formation et le renforcement des capacités des deux parties – permettra de combler le déficit de financement pour l’adoption généralisée des méthodes de production agroécologiques chez les producteurs.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Marilena Kuenzel Gestionnaire de projet Développement du secteur financier marilena.kuenzel@gopa.eu
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RENFORCER LE FINANCEMENT AGRICOLE POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL ET LA RÉSILIENCE CLIMATIQUE
Au fil des ans, nous avons adopté diverses approches pour mettre en œuvre les meilleures pratiques en matière de financement agricole. Nous présentons ci-après des exemples de nos initiatives : une collaboration avec des institutions financières en Afrique de l’Est, un soutien au conseil agricole au Kirghizstan, l’organisation de voyages d’étude en Ouzbékistan et la création de groupes d’épargne à Madagascar.
La finance agricole est essentielle pour les économies rurales, car elle favorise la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la croissance économique. En fournissant des produits et des services financiers adaptés aux agriculteurs, GOPA AFC contribue de manière significative à la réalisation des objectifs de l´Agenda 2030 :
Objectifs du développement durable
Travailler en synergie avec les institutions financières Les petits exploitants agricoles sont confrontés à des défis importants, ce qui rend l’agriculture une activité risquée par rapport à d’autres secteurs. Outre les risques courants tels que les revers opérationnels et financiers, l’agriculture est également vulnérable aux événements environnementaux et climatiques négatifs, ce qui la rend de plus en plus imprévisible. Par conséquent, de nombreuses institutions financières hésitent à accorder des prêts aux activités agricoles en raison des risques élevés ou du manque d’expertise dans ce domaine. GOPA AFC fournit une assistance technique aux institutions financières afin d´améliorer l’inclusion financière des petits exploitants agricoles. L´objectif est notamment de développer des départements de prêts agricoles, de créer de nouveaux produits financiers et d’évaluer les services existants pour le secteur agricole.
Aceli Africa vise à mobiliser 1,6 milliard USD de prêts privés pour les PME agricoles en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Il offre des incitations financières à plus de 40 banques et sociétés de financement afin de les encourager à accorder des prêts à des PME à fort impact tout en renforçant leurs capacités. En collaboration avec la Tanzania Commercial Bank (TCB), GOPA AFC a développé une stratégie de financement de l’agriculture ainsi qu´ un plan d’affaires. La stratégie AgFin oriente les choix de la TCB concernant les chaînes de valeur agricole, les étapes de la chaîne de valeur et les acteurs à servir avec quels produits ; à cette fin « un bureau AgFin » spécialisé a été mis en place et doté de personnel. En outre, le cours d’apprentissage en ligne « Financement agricole pour les banquiers » a permis de former et de certifier 151 directeurs d’agence et agents de crédit, améliorant ainsi leur capacité à soutenir les prêts agricoles.
Visites sur le terrain auprès des acteurs de la chaîne de valeur pendant la formation du personnel du TCB à Morogoro, permettant aux participants d’avoir une compréhension globale de leurs opérations et de leurs besoins financiers.
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Une approche holistique du conseil agricole au Kirghizstan Le projet « Chaîne de valeur Agro Finance » au Kirghizstan est cofinancé par l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement et la Banque allemande de développement. Nous le mettons en œuvre en consortium avec CAIConsulting, avec le soutien du ministère des Finances et du ministère des Ressources hydrique, de l’Agriculture et de l’Industrie de transformation de la République kirghize. En 2023, nous avons commencé à sélectionner des groupements de production primaire à fort potentiel de développement afin de mettre en place des programmes de soutien. Ces programmes fournissent des services agricoles essentiels, comme la fourniture d’intrants et de crédits, des services de conseil et le regroupement des produits. Au sein de ces groupements, les organisations d’agriculteurs ou les prestataires de services assument ces fonctions, tout en continuant à offrir des services commerciaux par l’intermédiaire de coopératives, de fournisseurs d’intrants et d’entreprises spécialisés dans le stockage, la transformation et la commercialisation des produits. Le projet vise à améliorer les chaînes de valeur des fruits et baies, des céréales, des légumes, du sucre et des pommes de terre. Les programmes de conseil agricole, coordonnés par les services de conseil kirghizes (KGFRAS), sont au cœur de notre approche. Les conseillers inspectent les champs chaque semaine pour s’assurer que les meilleures pratiques agricoles telles que la fertilisation appropriée, la lutte contre les parasites au moment opportun et la rotation des cultures sont respectés. Cela permet d’augmenter les rendements et d’améliorer la qualité des produits en l’espace d’un an. Pour pouvoir bénéficier de ces services, les agriculteurs doivent augmenter leurs revenus provenant des cultures ciblées d’au moins 30 à 40 %, et de manière optimale de 50 % ou plus. Dans un premier temps, les conseillers de terrain sont subventionnés, mais il est prévu de supprimer progressivement ces subventions afin d’assurer la durabilité du projet.
Réalisations Chaîne de valeur de l’oignon
15%
19%
17%
augmentation du rendement
amélioration de l’efficacité de l’utilisation de l’eau
augmentation des revenus des agriculteurs bénéficiaires*
Chaîne de valeur du poivron L’augmentation des rendements et la qualité des produits ont entraîné une forte demande, prouvant ainsi la viabilité économique.
Chaîne de valeur des baies Formation de 55 conseillers agricoles spécialisés dans les baies et amélioration de la coordination entre les acteurs de la chaîne de valeur.
Chaîne de valeur de la pomme de terre L’accent est mis sur la multiplication des semences de pommes de terre, avec un contrôle de qualité et une certification opérationnelle, garantissant une production de semences de haute qualité.
Aisuluu d’Osh : A obtenu un prêt pour l’achat de semences et d’équipements améliorés, ce qui a considérablement augmenté le rendement de sa récolte et permis la création d’emplois.
Pour en savoir plus, visitez le site web de projet notre ou regardez nos vidéos sur la manière dont nous soutenons les chaînes de valeur spécifiques.
Shabdan, de Chuy, a bénéficié d’une formation qui lui a permis d’augmenter son rendement en poivrons et d’adopter des pratiques respectueuses de l’environnement.
*malgré la baisse des prix du marché 31
Voyages d’études pour l’Ouzbékistan Les voyages d’étude internationaux renforcent efficacement les capacités des acteurs dans les projets agricoles en offrant des expériences d’apprentissage intensives grâce à des visites d’exploitations et d’entreprises agroalimentaires. Bien que les méthodes observées ne soient pas toujours directement applicables dans le pays d’origine, ces voyages inspirent des améliorations en matière de production et de technologie. Un récent voyage d’étude, organisé par le projet de promotion de la chaîne de valeur de l’horticulture, a permis à des producteurs de baies ouzbeks et à des acteurs du secteur horticole de visiter la Pologne, un important producteur et exportateur de baies. Au cours du voyage, les participants ont pu aborder les défis de la main-d’œuvre en découvrant des équipements de récolte avancés. Les participants ont visité des exploitations, des fabricants d’équipements et des installations de transformation, découvrant ainsi le cycle de production complet, des semis à l’emballage. Des réunions B2B ont également permis aux hommes d’affaires
ouzbeks d’établir des contacts avec des entreprises polonaises spécialisées dans les plants de haute qualité et les lignes de triage et d’emballage, favorisant ainsi des relations d’affaires et le transfert de technologie. L’impact du voyage sera pleinement réalisé grâce à un soutien de suivi et à la diffusion des résultats au sein de la communauté horticole. Cela inclut l’introduction de nouvelles variétés de baies, l’amélioration des méthodes de production, la mise à l´essai d’équipements innovants ainsi que l’investissement dans les processus post-récolte et la commercialisation. Nous aidons les agriculteurs à intensifier leurs contacts avec des partenaires étrangers et à obtenir le financement nécessaire pour l’achat d’équipements et de plants. La formation sur des parcelles de démonstration permettra de transférer les connaissances à d’autres agriculteurs, créant ainsi un effet multiplicateur. En novembre 2024, après 15 mois de soutien, plus de 1 100 agriculteurs ront été formés dans des écoles d’agriculture de terrain en Ouzbékistan.
Groupes d’épargne à Madagascar Les effets du changement climatique deviennent de plus en plus évidents partout dans le monde entier et nécessitent une action urgente de la part des gouvernements, des organisations internationales et de la société civile. Au-delà des politiques, des actions concrètes sont nécessaires. GOPA AFC contribue à cet objectif à travers divers projets, notamment celui de la GIZ intitulé « Adaptation des chaînes de valeur agricoles au changement climatique ». Ce projet développant des associations villageoises d’épargne et de crédit (VSLA) pour offrir des solutions concrètes pour aux populations vulnérables, telles que les agriculteurs du sud de Madagascar. Une VSLA est un modèle d’épargne informel destiné des groupes de 10 à 25 personnes vivant dans des communautés marginalisées, souvent là où l’accès aux services financiers est limité. Les membres élisent un président, un secrétaire et un trésorier, et les économies sont stockées en toute sécurité dans une boîte dont les clés sont détenues par
trois personnes différentes afin d’éviter toute fraude. L’épargne est ensuite divisée en deux boîtes – l’une est destinée à la redistribution à la fin d’un cycle de 9 mois et l’autre aux activités sociales décidées collectivement par le groupe. Au cours de la première année, notre équipe locale a contribué à la création de 60 VSLA, touchant plus de 1 400 personnes dans le sud de Madagascar. Ce modèle permet d´améliorer l’accès et l’inclusion financière des communautés marginalisées et leur offre la possibilité d’épargner ensemble en prévision d’événements saisonniers ou familiaux importants. En outre, les VSLA favorisent la solidarité communautaire et la prise de décision collective, et les fonds partagés soutiennent les membres lors d’événements importants de la vie, décidés à l’unanimité.
Des agriculteurs reçoivent une formation sur les VSLA dispensée par des experts de la GOPA AFC.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Agnieszka Windel Gestionnaire de projet senior Développement du secteur financier agnieszka.windel@gopa.eu
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Benedetta Ferraro Gestionnaire de projet Développement du secteur financier benedetta.ferraro@gopa.eu
Mareike Decker Gestionnaire de projet senior Développement du secteur financier mareike.decker@gopa.eu
FINANCEMENT MIXTE : MOBILISER DES FONDS PUBLICS ET PRIVÉS POUR LA CROISSANCE
Le financement mixte associe des capitaux publics et privés pour financer des projets qui présentent des avantages sociaux, climatiques et économiques dans les pays en développement. Cette approche tire parti des fonds publics et philanthropiques pour attirer les investissements du secteur privé, rendant ainsi des projets qui pourraient être jugés trop risqués ou non rentables plus attrayants pour les investisseurs privés. Des instruments financiers tels que les garanties et les assurances permettent de réduire les risques pour ces investisseurs. Ces dernières années, le financement mixte est devenu un outil puissant pour combler le déficit important de financement dans la réalisation des objectifs de développement durable. Si l’objectif de transformer des « milliards en billions » en financement reste ambitieux, le potentiel du financement mixte pour aider à combler ce fossé est de plus en plus reconnu. Le financement mixte présente plusieurs avantages : en réduisant les risques et en améliorant les rendements, il attire des capitaux privés qui, sans cela, ne seraient pas investis dans des projets de développement. L’implication du secteur privé permet de bénéficier de l’innovation, de l’efficacité et de l’expertise, et d´obtenir ainsi des solutions plus efficaces et plus évolutives. En outre, le financement mixte facilite le transfert de connaissances entre les secteurs public et privé.
mixte peuvent être complexes et requièrent un équilibre judicieux entre les risques et les rendements. Une coordination efficace entre les partenaires des secteurs public et privé est essentielle, et il peut être difficile d´évaluer l’impact du financement mixte sur le développement. GOPA AFC fournit des services de conseil pour surmonter ces obstacles. Nous concevons et développons des instruments financiers innovants tels que des subventions d’investissement et d’assistance technique, ainsi que des instruments de dette, de capital et de partage des risques. Nous proposons également des conseils sur les structures financières optimales, y compris les structures de fonds et de projets. Nous nous concentrons également sur le renforcement des capacités au sein de l’écosystème de la finance mixte en proposant une assistance technique personnalisée, des ateliers et des sessions de formation spécialisées.
Cependant, cette approche présente également des défis. La conception et la mise en œuvre de structures de financement
Transformation du riz dans la province de Salavan, Laos. 33
Débloquer des financements pour les MPME au Laos Selon l’enquête de la Banque mondiale sur les entreprises (2018), 35 % des entreprises enregistrées au Laos citent l’accès au financement comme leur principal obstacle. Ce chiffre est près de trois fois supérieur à la moyenne régionale de 13% en Asie de l’Est-Pacifique. Les micro, petites et moyennes entreprises (MPME) laotiennes sont particulièrement confrontées à des obstacles importants pour accéder au financement, ce qui limite leur capacité à se développer et à améliorer leur production. La part des prêts bancaires destinés aux MPME a régulièrement diminué, passant de 31 % du total des prêts bancaires en 2015 à seulement 12 % en 2022. Les banques sont réticentes à accorder des prêts aux MPME en raison de l’absence de comptabilité formelle et de garanties de valeur. Beaucoup d’entre elles se voient ainsi fermer la porte au crédit bancaire, ce qui étouffe la croissance et la compétitivité. Reconnaissant que le crédit subventionné seul n’est pas efficace, le gouvernement du Laos explore des solutions alternatives. GOPA AFC a introduit une approche qui tire parti du refinancement privé national en réduisant l’incertitude des prêts aux MPME grâce à des garanties de crédit.
Enregistrement modeste des commandes dans une PME laotienne.
Création de la société de garantie du crédit GOPA AFC a été sélectionné par le ministère de l’Industrie et du Commerce du Laos et l’Agence nationale de promotion des PME pour fournir un soutien technique à la mise en place de la société de garantie de crédit. Nous avons développé le plan d’affaires pour ce système de garantie de crédit en étroite collaboration avec les parties prenantes nationales, notamment le ministère, les banques nationales et la Banque centrale. Nous avons proposé une approche équilibrée pour obtenir l’adhésion des banques nationales tout en évitant l’aléa moral des banques qui réservent la garantie de crédit aux clients douteux des MPME. Le risque est partagé à raison de 60/40 entre l’entreprise et la banque partenaire, toutes les garanties de
crédit étant émises sur une base individuelle pendant la phase de démarrage. Pour garantir sa la durabilité, nous avons préconisé un revenu annuel de 1 % de l’encours de la dette afin de couvrir les coûts opérationnels, ainsi qu’une provision pour perte sur prêt. Nous avons également proposé une structure de création et de gouvernance d’entreprise qui favorise la transparence et la responsabilité, une condition préalable à l’obtention d’un financement de démarrage de la Banque mondiale. En juillet 2024, le plan d’affaires a été approuvé par le bureau du Premier ministre, marquant le début de la phase de mise en œuvre.
Le financement mixte et les instruments financiers innovants sont essentiels pour accroître la capacité et la qualité des installations de stockage agricole.
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Lancement de la société lao de garantie de crédit La phase de mise en œuvre a débuté par une réunion multipartite en septembre 2024, présidée par le vice-ministre de l’Industrie et du Commerce. GOPA AFC a constitué une équipe multidisciplinaire d’experts internationaux afin de soutenir tous les aspects de la mise en place et des opérations de la nouvelle société, y compris les questions juridiques, la garantie de crédit, la gestion des risques, la gestion financière, l’informatique et la conformité environnementale et sociale. La Lao Credit Guarantee Company, une entreprise publique, est en cours de création, conformément à la réglementation laotienne. Nos experts assistent l’Agence de promotion des MPME dans les domaines de l’enregistrement de la société, des licences d’exploitation, du recrutement et de la formation du personnel, de la commercialisation des garanties de crédit auprès des banques et du développement des systèmes de contrôle interne et de la gouvernance. L’objectif est d’émettre les premières garanties de crédit d’ici le mois de mai 2025. Nous relevons le défi et proposons de tester les garanties de crédit avec un petit groupe de banques pionnières avant de les étendre à l’ensemble du secteur bancaire. Nous travaillons en étroite collaboration avec l’Agence laotienne de promotion des MPME afin d’assurer la réussite du projet malgré des conditions macroéconomiques difficiles, une réglementation incomplète et une culture de gouvernance encore en développement.
Le financement mixte requiert nécessite un équilibre subtil pour tirer parti des fonds publics d’amorçage et attirer les investissements privés. Les gouvernements qui s’engagent dans cette voie ont besoin de conseils techniques compétents et pragmatiques. Grâce à son vaste réseau d’experts internationaux spécialisés et à son expérience des relations avec les organismes publics des pays en développement, GOPA AFC est bien placé pour mettre le financement mixte au service d’un développement économique généralisé. Notre travail au Laos, qui a consisté à créer une société de garantie de crédit pour soutenir les MPME, est un excellent exemple de la manière dont les structures financières stratégiques peuvent favoriser la croissance et les opportunités. En fournissant des services de conseil complets et en renforçant les capacités au sein de l’écosystème du financement mixte, nous contribuons à combler le fossé entre les objectifs publics et les capacités du secteur privé. En fin de compte, la finance mixte ne se limite pas au financement de projets ; elle favorise le développement durable, encourage l’innovation et permet de créer des économies résilientes. Grâce à ses efforts continus et à ses partenariats, GOPA AFC s’engage à susciter des changements positifs et à permettre aux communautés de prospérer.
Formation pour le personnel des banques partenaires.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Jakob Lutz Gestionnaire de projet senior Développement du secteur financier Jakob.lutz@gopa.eu
Federico Bilder Consultant senior en financement durable et en financement du développement Développement du secteur financier Federico.bilder@gopa.eu
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PROJETS SÉLECTIONNÉS EN CLIMAT & EAU
DES ROUTES VERTES POUR L’EAU – UNE APPROCHE TRANSFORMATRICE POUR CONSTRUIRE DES INFRASTRUCTURES PLUS VERTES POUR DES COMMUNAUTÉS FORTES
Les dégâts liés à l’eau affectent les routes dans le monde entier. L’initiative les routes vertes pour l’eau offre un triple avantage en réduisant les coûts d’entretien, en renforçant la résilience environnementale et en s’attaquant simultanément à la pénurie d’eau. Des efforts novateurs telles que le lancement d´un guide du potentiel positif du développement durable des routes pour les communautés et les écosystèmes du monde entier.
Les routes ne sont pas seulement des voies de transport, elles offrent une occasion unique de transformer la gestion de l’eau et de concevoir des paysages résilients. L’approche « Green Roads for Water » (GR4W) redéfinie les routes en outils de gestion de l’eau et de résilience climatique, permettant de transformer les défis en opportunités pour le développement durable. Lorsqu’elles sont conçues en tenant compte de l’eau, les routes peuvent capter et diriger les flux d’eau, réduisant ainsi l’érosion, prévenant les inondations et fournissant des ressources vitales pour l’agriculture, la recharge des nappes phréatiques et la restauration des écosystèmes. Les problèmes liés à l’eau sont à l’origine de 80 % des dommages causés aux routes dans le monde. L’approche GR4W offre donc un triple avantage : réduire les coûts d’entretien des routes en prévenant les dommages causés par l’eau, renforcer la résilience des milieux environnants et faire des routes des solutions à la pénurie d’eau ainsi qu´ à la dégradation de l’environnement. En gérant les flux d’eau, les routes peuvent améliorer la disponibilité de l’eau, conserver les sols et contrôler l’érosion et les inondations, bénéficiant ainsi aux communautés et aux écosystèmes.
Une expansion mondiale des routes de 25 millions de kilomètres d’ici 2050, ainsi que des investissements dans les infrastructures devant atteindre 1,5 trillion de dollars, offrent une occasion sans précédent d’étendre l’approche GR4W. En intégrant la gestion de l’eau à ces projets, pour moins de 5 % du coût total de la construction des routes, nous pouvons construire des réseaux routiers durables et résistants au climat. Nous pouvons transformer ce boom des infrastructures en un moteur de résilience environnementale et sociale, et ainsi construire des réseaux routiers durables et résistants au climat. Depuis 2014, MetaMeta a introduit cette approche dans plus de 15 pays en proposant des formations, en soutenant la mise en œuvre, en contrôlant les impacts et en collaborant avec des organisations pour développer des lignes directrices. Grâce à l’Alliance d’apprentissage des routes vertes pour l’eau, qui compte plus de 1 500 praticiens, nous encourageons l’innovation et le partage des connaissances. Notre travail est en train d’évoluer, avec l´extension de l’agenda des routes vertes pour inclure d’autres aspects tels que la réduction de la pollution de l’eau, la préservation de la biodiversité et l’approvisionnement durable en matériaux de construction, afin de garantir que les projets routiers sont véritablement verts et durables.
Récupération des eaux de ruissellement pour l’agriculture naturelle dans le comté de Makuen au Kenya, en 2024, dans le cadre du projet Drain2Gain
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Ce référentiel est un recueil de bonnes pratiques destinées à éclairer le développement et la gestion de routes durables. Elle offre la possibilité de filtrer les options afin de les adapter aux priorités essentielles, aux spécificités du projet et aux conditions favorables existantes.
L´analyste principale de la BAD pour le groupe du secteur des transports, Rebecca Stapleton, a souligné le rôle du guide pratique dans l’alignement des projets routiers sur les objectifs de durabilité, en déclarant : « Elle guidera les équipes de projet dans la recommandation d’interventions qui soutiennent l’alignement des investissements routiers sur l’Accord de Paris ».
Préparation aux catastrophes
D isa écar b tio o n n-
THÈMES DES ROUTES VERTES
Résilience climatique
Ré po duire llut la ion
la ver é ser rsit Pré dive bio
e on d Gesti et des l’eau s terre
D’ici à 2050, le réseau routier mondial devrait s’étendre de 25 millions de kilomètres, en particulier dans les économies en développement, où l’infrastructure routière présente des défis environnementaux considérables. Le Green Roads Toolkit veille à ce que le développement des routes soutienne des objectifs plus larges, notamment la décarbonisation, la résilience climatique, la gestion de l’eau, la réduction de la pollution, la conservation de la biodiversité, la réduction des risques de catastrophe, ainsi que l’approvisionnement durable en matériaux de construction et la croissance inclusive. Il permet aligner les projets d’infrastructure routière sur les objectifs mondiaux de durabilité, tels que l’Accord de Paris, la Convention sur la biodiversité ainsi que les Objectifs de développement durable.
co M at ns ér i tr a du uc ti ux e ra on t bl s es
Amé la quliorer ali de v té ie
En 2024, MetaMeta, en collaboration avec la Fédération routière internationale et la Banque asiatique de développement (BAD), a développé et lancé avec succès le glors du Forum des transports de l’Asie et du Pacifique à Manille, aux Philippines. Ce référentiel en libre accès est conçu pour guider la planification, la construction et l’entretien d’infrastructures routières durables, tout en abordant les défis environnementaux et sociaux posés par le développement routier.
Favoriser la croissance inclusive
Le guide pratique des routes vertes – ouvrir la voie à des infrastructures durables en Asie et dans le Pacifique
Le guide pratique a été testée dans le cadre de deux projets routiers financés par la BAD au Tadjikistan et dans l’État du Maharashtra, en Inde. Cette phase était essentielle pour établir un cadre normalisé permettant une application plus large de celui-ci dans les pays membres en développement de la BAD. À l’avenir, nous souhaitons mieux faire connaître ce référentiel et continuer à l’utiliser dans d’autres pays.
Le guide pratique a été testée dans le cadre de deux projets routiers financés par la BAD au Tadjikistan et dans l’État du Maharashtra, en Inde. Cette phase était essentielle pour établir un cadre normalisé permettant une application plus large de celui-ci dans les pays membres en développement de la BAD. À l’avenir, nous souhaitons mieux faire connaître ce référentiel et continuer à l’utiliser dans d’autres pays.
Mise en œuvre de mesures de protection des sources en bordure de route dans la municipalité de Dhankuta en 2024.
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Transformer les infrastructures pour préserver les ressources en eau de l’Himalaya En collaboration avec le Centre international pour le développement intégré des montagnes et FutureWater, MetaMeta a lancé le projet « Protection des sources en bordure de route au Népal » (RoSPro). Ce projet a pour objectif de remédier à la grave pénurie d’eau dans cette région himalayenne du Népal, où les sources sont vitales pour l’eau potable et l’agriculture locale, mais sont de plus en plus menacées par divers facteurs, notamment le développement des routes. L’expansion rapide des réseaux routiers dans les zones montagneuses, associée à des activités de construction qui ne tiennent pas compte de l’hydrogéologie locale, perturbe l’écoulement naturel des sources, entrainant leur épuisement. En parallèles, les sources non gérées situées à proximité des routes ont des effets délétères sur les infrastructures routières. Elles sont la cause des problèmes d’érosion et de sédimentation ce qui engendre des coûts d’entretien plus élevés. Alors que l’on estime que plus de 30 % des sources se sont taries au cours des quinze dernières années, le projet RoSPro vise à redéfinir les routes comme des instruments de protection des ressources en eau plutôt que comme des menaces. En abordant ces deux aspects du défi, grâce à une meilleure conception des routes et à des pratiques de construction respectueuse du contexte hydrogéologique, ainsi qu’à une meilleure gestion des sources, nous pouvons protéger à la fois les sources d´eau et les routes et transformer ce défi en une opportunité de développement d’infrastructures plus durables. Tout au long du projet, nous impliquons les parties prenantes locales en utilisant des approches ascendantes et participatives, en veillant à ce que les gouvernements et les communautés soient associés, ce qui est essentiel pour sa durabilité à long terme. Le projet comprend cinq phases principales :
l’identification des sources d´eau affectée par les routes, la réalisation d’études socio-économiques et hydrologiques, la conception d’interventions en collaboration avec les parties prenantes locales, leur mise en œuvre, le suivi de leur impact et le développement d’un jumeau numérique au niveau de la municipalité et du bassin en tant qu’outil d’aide à la décision, qui facilitera le passage à l’échelle supérieure. La chaîne de montagnes de l’Hindu Kush Himalaya s’étend à elle seule sur huit pays et sur 3 500 km à travers l’Asie. Elle est vitale pour la sécurité alimentaire, hydrique et énergétique de près de deux milliards de personnes. Il s’agit d’une région critique et fragile, qui souligne l’importance d’un développement inclusif et résilient face au changement climatique. Le projet RoSPro est maintenant à la fin de la phase de mise en œuvre et son impact est démontré par plusieurs mesures de réussite. La municipalité s’est déclarée satisfaite des activités du projet et compte reproduire son approche, ayant obtenu une allocation budgétaire pour la mise en œuvre et l’entretien des structures l’année prochaine. Les membres de la communauté ont activement participé à la construction de mesures de protection telles qu’un mur de gabions pour protéger la route de la sédimentation et des eaux d’infiltration en provenance de l’amont, un drain latéral pour transporter les eaux de ruissellement de la route et les dévier vers un ponceau pour le drainage, ainsi qu’un robinet pour fournir de l’eau aux usagers de la route et aux communautés en aval, et ce en contribuant à hauteur de 10 % du budget de mise en œuvre. Dans l’ensemble, RoSPro vise à servir de modèle pour la gestion des ressources en eau dans la région himalayenne de l’Hindu Kush, en montrant qu’un développement réfléchi des infrastructures peut avoir un impact positif sur les communautés locales et l’environnement.
Mise en œuvre de mesures de protection des sources en bordure de route dans la municipalité de Dhankuta en 2024.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Pour plus d’informations, visitez le site : Routes vertes pour l’eau Anastasia Deligianni Responsable de programme MetaMeta anastasia.deligianni@gopa.eu
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Luwieke Bosma Responsable de programme MetaMeta luwieke.bosma@gopa.eu
PAYSAGES ET CLIMATS LOCAUX
Depuis plus de 10 ans, nous fournissons des conseils techniques, formons des partenaires locaux et suivons les progrès grâce à la télédétection et à des approches participatives. Nous collaborons avec les communautés pour élaborer des plans sur mesure visant à reverdir les paysages, à rétablir l’équilibre hydrique et à rendre l’agriculture plus résiliente face au changement climatique. En nous concentrant sur les conditions locales, nous créons des environnements favorables à la croissance des plantes et à la réduction du stress thermique, améliorant ainsi les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la lutte contre les ravageurs, de la biodiversité et de la santé publique.
Tous les paysages et climats locaux, des zones arides aux régions humides, sont affectés par la dégradation de l’environnement. Pour rétablir l’équilibre des systèmes naturels, il est nécessaire de mettre en place des approches efficaces et accessibles aux communautés locales. Notre travail de réhabilitation se concentre sur le tamponnage de l’eau et le reverdissement. Le tamponnage de l’eau consiste à stocker l’eau de pluie en capturant l’excès d’eau pendant les périodes de pluie, puis a l´infiltrer dans le sol, dans les aquifères et les dans de petits réservoirs. Cela permet d´augmenter la disponibilité de l’eau pour les cultures, le bétail et les communautés, et rend les populations plus résilientes en cas de précipitations imprévisibles. Le reverdissement est également essentiel. Nous encourageons les agriculteurs à laisser la végétation naturelle se reconstituer ou à planter des arbres. Ces arbres présentent de nombreux avantages : ils permettent d´obtenir du bois de chauffage, du fourrage, des fruits et offrent de meilleures conditions de croissance pour les cultures. Ils protègent les sols, réduisent l’érosion éolienne et contribuent à la biodiversité. La présence d’arbres aide à réguler les climats locaux en rafraîchissant le sol et l’air, ce qui est essentiel face à la hausse des températures due au changement climatique.
Trois de nos approches sont : 1. Le développement d’un outil d’analyse du paysage permettant d´identifier les zones où les activités de restauration, telles que la gestion des pâturages et les mesures de conservation des sols et de l’eau, peuvent être prioritaires ; cet outil a été mis en œuvre au Kenya et en Tanzanie. 2. La programmation de tableaux de bord en ligne permettant de surveiller automatiquement la santé des paysages à l’aide de données satellitaires. Ceux-ci de surveiller des paramètres tels que la productivité des paysages, la présence de sols dénudés et l´évolution des températures à la surface des terres. 3. La configuration d’une application – au stade de prototype – visant à estimer la quantité d’eau qui peut être retenue dans les bassins versants de petite/moyenne taille grâce à des pratiques agricoles régénératrices et à des mesures de conservation de l’eau au niveau de l’exploitation.
Le paysage rural dans la région d’Amhara, en Éthiopie.
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Restauration du paysage dans le sud du Kenya La fondation néerlandaise Justdiggit réalise de vastes projets de restauration des terres en Afrique. Nous évaluons l´un de leurs programmes dans les pâturages du sud du Kenya afin d´ alimenter leur processus d’apprentissage interne. En combinant des outils participatifs sur le terrain et l’analyse d’images satellites, nous avons évalué les mesures de restauration telles que les systèmes de collecte d’eau, le réensemencement de l’herbe et les banques d’herbes. Trop souvent, une approche technocratique est adoptée sans tenir compte des processus locaux et des luttes de pouvoir sur le terrain. Cette mission montre comment lier les enjeux questions techniques et sociaux.
L’analyse de la télédétection a été réalisée via une application web dotée d´une interface de tableau de bord. Lorsque l’utilisateur télécharge les limites d’une zone d’intérêt, des algorithmes récupèrent automatiquement des images satellite afin d´analyser les changements de la production primaire nette (quantité de carbone fixée par la végétation), de la fréquence des sols nus (fréquence à laquelle une zone est dépourvue de végétation) et de la température à la surface du sol. “Nous avons vu des herbes qui n’avaient jamais existé, même celles qui n’avaient pas été plantées, comme Olkujetaonyoke. Cela faisait très longtemps que nous n’avions pas vu cela. C’est pourquoi les gens ont été très enthousiastes lorsqu’elles sont réapparues. Et la façon dont le sol est maintenant recouvert de végétation. Nous ne pensions pas que quelque chose y pouvait pousser.”
De mars à mai 2024, nous avons visité la zone pendant 15 jours et mené 28 entretiens avec des informateurs clés ainsi que 29 discussions de groupe avec des comités de pâturage, des dirigeants et des bénéficiaires. Nous avons ensuite analysé par télédétection la réaction des sites d’intervention aux efforts de restauration.
Informateur clé, South Rift
Kisiki Hai – Adaptation durable à la chaleur en Tanzanie En Tanzanie, les travailleurs agricoles représentent 70 % de la main-d’œuvre. Les vagues de chaleur extrême mettent gravement leur santé et leurs moyens de subsistance en péril, entraînant de graves problèmes médicaux tels que les maladies rénales chroniques, la déshydratation et les troubles cardiovasculaires. Le projet KiSHADE étudie l´impact de la couverture arborée des terres cultivées sur les microclimats, dans le but de réduire l’exposition des agriculteurs à la chaleur, et d´améliorer leurs conditions de travail et leur sécurité au travail.
la technique agroforestière de régénération naturelle gérée par les agriculteurs - également connue sous le nom de Kisiki Hai – dans la région de Dodoma en Tanzanie. Des mesures fréquentes du microclimat (température, humidité et vitesse du vent), ainsi que des données sur la végétation, permettent d´établir des cartes détaillées de la température de chaque exploitation. En associant ces données à celles relatives à la santé des agriculteurs, nous évaluons l’impact de la densité, des caractéristiques et de la distribution des arbres sur l’exposition à la chaleur.
En collaboration avec des institutions universitaires tanzaniennes, le projet crée également des ressources éducatives pour de renforcer les capacités locales et de sensibiliser le public aux solutions fondées sur la nature.
Le projet est financé par le Wellcome Trust et implique des partenariats avec la Fondation LEAD, la London School of Hygiene and Tropical Medicine et des institutions de recherche locales telles que l’Université de Dodoma et l’Université de Dar es Salaam, a débuté en 2023 et se poursuivra jusqu’en 2028. Les résultats devraient permettre d’éclairer les politiques et de soutenir l’extension des pratiques de restauration durable des terres, qui améliorent la résilience et la santé des travailleurs agricoles. Il s’agit d’une intégration unique entre l’épidémiologie environnementale et les solutions naturelles en agriculture, qui montre que les arbres constituent une solution simple et rentable à ces risques, susceptible de protéger des millions de travailleurs tout en stimulant la productivité des cultures.
Au cours de la première phase, l´équipe de MetaMeta a développé des enregistreurs de données, testé des modèles et affiné les méthodes, avant de visiter dix exploitations agricoles afin de recueillir des données sur l’influence de la canopée sur les microclimats et, par conséquent, sur la santé des travailleurs. Après avoir testé et adapté les modèles, nous avons commencé à cartographier les microclimats des fermes en utilisant des enregistreurs de données avancés, la cartographie par drone et des modèles dans les fermes mettant en œuvre
Ferme agroforestière dans la région de Dodoma, Tanzanie.
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L’agriculture de l’avenir vert en Éthiopie Dans les régions d’Amhara et d’Oromia en Éthiopie, le programme Green Future Farming (GFF), achevé en 2024, a réalisé des progrès significatifs en matière de restauration des paysages et d´agroécologie. La réhabilitation des terres dégradées et la conservation des sols et de l’eau via des techniques telles que les digues, la collecte de l’eau sur les routes et les micro-bassins étaient essentielles. Le programme a ainsi restauré 595 ha sur des sites tels que Jarasa et Keye Amba (région d´Amhara), et ainsi que Sire, Jeju, et Diksis (région d´Oromia). La réhabilitation des ravines par des gabions, des broussailles et des pierres a permis de récupérer 67,44 ha, tandis que les initiatives de plantation d’arbres ont couvert 31,07 ha. À Jeju, 10 500 fosses ont été creusées et 4 000 plants ont été plantés pour soutenir ces travaux. Pour une gestion participative et durable des bassins versants, 41 coopératives locales ont été accompagnées pour les encourager à s’engager activement. De plus, 43 experts du secteur public ont été formés, parmi lesquels des agents de vulgarisation et des consultants spécialisés en sylviculture, en ressources en eau, en agriculture et en élevage. Ces experts ont acquis des compétences en outils SIG afin d´améliorer la planification et
l’analyse des bassins versants, et ainsi de garantir garantissant des décisions basées sur des données. Des ateliers de planification participative de l’utilisation des terres ont permis a ces communautés de jouer un rôle central dans l’élaboration de leurs stratégies de gestion. En formant des experts locaux et en intégrant ces pratiques au sein du secteur public et des coopératives, l’initiative garantit leur durabilité. Les connaissances et les outils sont conservés par les institutions et les communautés locales, ce qui renforce la résilience à long terme et garantit une bonne gestion des ressources naturelles. Le GFF met l’accent sur la gestion des bassins versants et la restauration des paysages afin de promouvoir l´agriculture régénératrice. En réhabilitant les bassins versants, en contrôlant l’érosion et en sécurisant les ressources en eau, le programme améliore la productivité agricole, la santé des sols et la résilience face au changement climatique. Cela profite aux moyens de subsistance des populations rurales, notamment des femmes et des jeunes, et renforce les économies locales. L’institutionnalisation de ces pratiques au sein des coopératives et en partenariats avec les bureaux agricoles locaux garantit un impact durable et une évolutivité.
“À bien des égards, ces initiatives ont profité à notre communauté rurale, en particulier aux femmes et aux jeunes. Ces pratiques sont essentielles pour accroître la productivité et les revenus ruraux, ainsi que pour renforcer et diversifier l’économie rurale. Le Bureau de l’agriculture d’Oromia est prêt à étendre les meilleures pratiques du programme aux niveaux du kebele, du woreda, de la zone et de la région en partageant les leçons apprises par le biais de la documentation, d’ateliers, etc.” Participation de la communauté aux activités de restauration du paysage dans la région d’Amhara, en Éthiopie.
Tena Gobena, Expert principal en ressources naturelles, Bureau de l’agriculture d’Oromia
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Francesco Sambalino Responsable de programme MetaMeta francesco.sambalino@gopa.eu
Femke van Woesik Responsable de programme MetaMeta femke.vanwoesik@gopa.eu
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GESTION DE L’IRRIGATION POUR LA PRODUC TIVITÉ ET LA RÉSILIENCE La pénurie d’eau, exacerbée par le changement climatique, exige une utilisation responsable et équitable des ressources. Le secteur agricole, qui consomme environ 70 % de l´eau mondiale, doit gérer efficacement l’irrigation et le drainage. MetaMeta optimise l’utilisation de l’eau afin d´établir des systèmes agricoles durables et résistants. Nos approches fondées sur des données probantes favorisent les moyens de subsistance, améliorent l’équilibre écologique et renforcent la résilience climatique. Nous couvrons divers systèmes d’irrigation, des méga-systèmes à grande échelle aux initiatives communautaires plus modestes, et garantissons ainsi une gestion efficace de l’eau.
Ce sont les grands éléphants dans la pièce – les méga-systèmes d’irrigation du monde de l’eau. Ils sont situés le long de la plupart des grands fleuves du monde qui traversent des zones arides, comme l’Indus, le Gange, le Nil ou l’Amur Daya. Ils couvrent 500 000 hectares ou plus, voire jusqu’à 14 millions d’hectares, à l´image des grands systèmes d’irrigation intégrés de l’Indus Food Machine au Pakistan. Les méga-systèmes d’irrigation sont non seulement l’un des principaux consommateurs d’eau au monde, mais ils sont également confrontés à des défis d’un tout autre ordre que les autres systèmes d’approvisionnement en eau. Ces méga-systèmes d’irrigation peuvent se trouver à des centaines de kilomètres de distance. Il est très difficile d´assurer une distribution de l’eau de manière égale, équitable ou même raisonnable. Les risques de vol ou de détournement de l’eau s en cours de route sont importants. Il peut également y avoir des simples dégâts, plus banals encore. Des canaux peuvent être
percés et des déversoirs peuvent mal fonctionner, ce qui a pour effet d’amplifier l’effet d’entraînement dans la partie inférieure des systèmes. En outre, ce n’est pas seulement la queue du système qui souffre d’un manque d’eau. Lorsqu’il y a trop d’eau dans le système, l’excédent se retrouve également en aval, provoquant des inondations et des engorgements. En raison de leur taille, les systèmes de méga-irrigation semblent souvent hors de gestion. Les méga-systèmes d’irrigation ont un impact considérable sur l’ensemble du paysage, affectant non seulement les canaux et les drains, mais aussi les routes, les ponts, les zones urbaines et les propriétés résidentielles. Ces énormes systèmes d’irrigation créés par l’homme ont un impact sur tous les aspects de la vie, y compris l´agriculture. Les méga-systèmes sont si grands qu’ils sont presque toujours politisés. Leur importance est telle qu’il est impossible qu´ils
Déversoir à vannes, faisant partie du système d’irrigation du riz de Mwea au Kenya. 42
soient ignorés par les hommes politiques et les intermédiaires du pouvoir. Les luttes de pouvoir locales sont d´ailleurs largement influencées par ces derniers. Les relations entre les utilisateurs en amont et en aval, l’accès à la terre et à l’eau, la rupture des structures pendant les inondations, la réaffectation des canaux d’entrée, tout est imprégné de politique. Les jeux de pouvoir prennent de nombreuses formes : en influencent les nominations, perturbent l´approvisionnement en eau ou mobilisent les masses autour de questions parfois triviales liées à la gestion de l’eau. Le résultat de tous ces facteurs est que les méga-systèmes d’irrigation sont souvent très peu performants. Il existe des zones où l’eau est très rare et d’autres où elle est très abondante, ce qui constitue deux situations tout aussi problématiques l’une que l’autre. Un manque d’eau entraîne de faibles rendements, ainsi que des problèmes d’insécurité et de salinisation. L’excès d’eau provoque la détrempe et la formation de croûtes salines sur les terres, ce qui réduit les rendements. MetaMeta offre des solutions sur mesure qui allient expertise technique et considérations socio-environnementales pour améliorer durablement l´efficacité de l´utilisation de l’eau. Nous modernisons les systèmes d’irrigation et optimisons l´utilisation des ressources dans les conditions d’approvisionnement limitées, tout en soutenant la productivité agricole et la santé des écosystèmes. La gestion de l’irrigation, un domaine central depuis la création de MetaMeta, bénéficie d’une longue expérience internationale dans la modernisation des services d’irrigation et de drainage grâce à des techniques de production d’eau, à une répartition de l’eau basée sur la demande et à des améliorations opérationnelles. Établi en 1925 et alimenté par l’une des merveilles de l’ingénierie mondiale, à savoir le barrage de Sennar, Gezira est le plus grand système d’irrigation d’Afrique subsaharienne. Avec environ un million d’hectares, il s´agit du plus ancien et du plus grand de la région. Il est situé dans une zone au sol riche au centre du Soudan et consomme un tiers des eaux du Nil donc le pays dispose (18,5 milliards d’euros). En tant que méga-système, il a dû faire face à des défis en matière de gestion de l’eau, tant en ce qui concerne l’approvisionnement que de l’utilisation. Trois changements politiques importants, suivis d’une modification des objectifs du système, ont eu des effets cumulatifs :
Les tentatives d’irrigation ont souvent échoué, décourageant les agriculteurs de s’y intéresser et de participer à la gestion de l’eau. Le programme d’irrigation Gezira doit être rendu polyvalent. Pour les gestionnaires, nous avons conçu un modèle SIG afin d´optimiser la gestion de la demande, l’allocation et la distribution de l’eau. Une formation sur la gestion des mégaprojets d’irrigation a été développée au Centre de recherche hydraulique du Soudan, renforçant ainsi les capacités de gouvernance des systèmes d´irrigation de grande envergure. Au Kenya, en Éthiopie, au Soudan et en Égypte, nous avons évalué les performances des systèmes d’irrigation en tenant compte de la consommation d’eau, de la fraction bénéfique, de l´équité, de l´adéquation, de la productivité des terres et de l’eau, et ainsi que des écarts de productivité. Ces analyses, couvrant plus de dix zones d’agriculture irriguée, ont été réalisées pour la gestion des systèmes publics et privés, ainsi que pour les compagnies d’assurance des récoltes et les autorités nationales d’irrigation. Nous avons également renforcé les capacités des associations d’utilisateurs d’eau et d’irrigants en matière de gestion, d´exploitation et de maintenance des systèmes, de traitement des problèmes de salinité, d´utilisation conjointe des eaux souterraines et de surface, ainsi que de réutilisation des eaux de drainage. Nous avons également documenté et encouragé les bonnes pratiques de gestion de l’eau. La combinaison de connaissances institutionnelles et de big data a permis de fournir des solutions fondées sur des données probantes pour l’allocation de l’eau, augmentant ainsi la productivité. Nous avons développé des outils de suivi de l’humidité du sol et de la croissance des cultures, pour guider les agriculteurs et les gestionnaires dans l´optimisation de leurs décisions. Ces solutions permettent d´élaborer formuler et d’adapter les politiques et stratégies aux niveaux national et international afin d´optimiser le développement de l’irrigation.
Effets cumulatifs : 1.
Le système d’irrigation a été modifié, passant d’une irrigation pendant la journée à une irrigation continue (jour et nuit)
2.
La culture du coton a été diversifiée avec d’autres cultures, qui ont été intensifiées, ce qui a mis le système sous pression. La valeur des tarifs de l’eau et les méthodes de collecte ont influencé le fonctionnement et l’entretien du système.
3.
En outre, l’une des réformes a entraîné le retrait de tout le personnel d’ingénierie, laissant les systèmes aux mains des agriculteurs.
Irrigation des sillons pour accroître la productivité des agriculteurs de l’Union des agriculteurs de Ziway Shalla en Éthiopie.
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Amélioration de la productivité de l’eau au Kenya Le projet Water-PIP (Amélioration de la productivité de l’eau dans la pratique) visait à aider les principaux pays partenaires du ministère néerlandais des Affaires étrangères ainsi que les projets financés par les Pays-Bas à optimiser leur utilisation de l´eau dans le secteur agricole. Le projet a développé des applications sur mesure à l´aide du portail WaPOR de la FAO, qui héberge des données de télédétection dérivées d’images satellites. MetaMeta a mis en pratique les données WaPOR, fournissant des analyses et des solutions pour dix systèmes d’irrigation dans quatre pays. Nous avons organisé des événements, notamment un hackathon, des démonstrations et des webinaires pour sensibiliser à la productivité de l’eau et rendre les données disponibles. Des centres de services locaux pour la productivité de l’eau ont été établis en Éthiopie, au Kenya et au Soudan. Pour simplifier les concepts de télédétection et de productivité de l’eau, nous avons développé un recueil de pratiques et un site web présentant le développement d’indicateurs agricoles via Google Earth. Au Kenya, la collaboration avec les gestionnaires du système, les ingénieurs en irrigation, les agronomes et les agriculteurs du système d’irrigation de Galana Kulalu a été particulièrement fructueuse. Water-PIP a démontré des applications réussies de la surveillance avancée de l’humidité des cultures et des sols, permettant d´optimiser la programmation de l’irrigation et d´accroître la productivité de l’eau. Grâce à une formation sur
“Les données WaPOR offrent une bonne vue d’ensemble de la performance des cultures dans l’ensemble du système. L’ajout de sondes de surveillance permet de prendre des décisions d´irrigations plus éclairées donne vraiment plus de confiance pour gérer activement l’irrigation. Et ce qui est bien, c’est que ces capteurs sont de plus en plus abordables ! Nous économisons en fait un cycle d’irrigation toutes les deux semaines, ce qui représente une réduction remarquable de notre charge de travail et nous permet également d’économiser de l’argent pour les pompes diesel.” M. Harun Mbugua Directeur du système d’irrigation Galana Kulalu au Kenya.
la programmation active de l’irrigation basée sur la surveillance de l’humidité du sol, le système d’irrigation est passé d´une la fréquence d’irrigation de deux fois par semaine à environ trois fois en deux semaines. La combinaison des données de télédétection via la base de données WaPoR et de la surveillance de l’humidité du sol sur place est perçue par le programme d’irrigation comme une solution idéale pour réduire la charge d’irrigation sur les parcelles pilotes.
Dispositif simple et abordable de surveillance de l’humidité du sol, utilisé pour optimiser la programmation de l’irrigation pour la culture du maïs.
Pour plus d’informations, veuillez contacter
Simon Chevalking Gestionnaire de programme MetaMeta simon.chevalking@gopa.eu
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Dr. Abraham Mehari Haile Gestionnaire de programme MetaMeta abraham.mehari@gopa.eu
PLUS DE COMPÉTENCES CLÉS DE METAMETA
Gestion des risques d’inondation et de sécheresse MetaMeta est spécialisée dans l’élaboration de solutions innovantes pour renforcer la résilience de l’eau dans des paysages hydrologiquement déséquilibrés dans de grandes parties de l’Afrique et de l’Asie centrale. En ce qui concerne la gestion des inondations, nous constatons que celleci peuvent constituer un danger pour la vie et les biens, mais aussi représenter une source significative de moyens de subsistance. C’est pourquoi nous mettons l’accent sur les risques d’inondation en mettant en œuvre et en développant des pratiques éprouvées de subsistance basées sur les inondations, qui permettent d’explorer les avantages des eaux de crue dans les zones arides et semi-arides. Notre objectif est d’améliorer la préparation et la résilience en développant des répertoires pratiques de mesures locales de gestion des inondations et des sécheresses. Dr. Abraham Mehari Haile Gestionnaire de programme MetaMeta Abraham.Mehari@gopa.eu
Services vitaux de l’eau Nous voyons un potentiel important pour améliorer les services locaux de l’eau, y compris l’approvisionnement, l’assainissement et l’irrigation. À travers les centres SMART, nous formons les entreprises locales aux technologies simples et abordables, notamment les pompes à eau. Nos activités créent des emplois, renforcent les économies locales et la sécurité alimentaire. Nous abordons également la blanchisserie, souvent négligée dans le domaine WASH. Nous nous concentrons sur le renforcement des capacités pour améliorer les services locaux. Récemment, au Yémen, nous avons organisé 149 cours de formation pour environ 3 000 participants de 70 organisations, dans le cadre de 48 sessions thématiques pour renforcer les services de distribution d’eau.
Reinier Veldman Gestionnaire de programme MetaMeta Reinier.Veldman@gopa.eu
Économie bleue et verte Les solutions bleues et vertes sont de plus en plus importantes pour stimuler une croissance durable tout en protégeant les ressources naturelles vitales, en particulier l’eau, la mer et les terres agricoles. En combinant notre expertise en gestion des ressources en eau avec celle de GOPA AFC en développement des services financiers, nous offrons des stratégies et des solutions concrètes pour des investissements verts et bleus. Nous fournissons assistance technique et renforcement des capacités, incluant le financement de l’utilisation durable de l’eau et la transition vers une économie verte et bleue. Nous proposons également des services supplémentaires tels que l’évaluation de l’eau et le développement de l’économie locale autour de l’utilisation durable des ressources en eau.
Dr. Long Hoang Gestionnaire de programme MetaMeta Long.Hoang@gopa.eu
Agroécologie Les projets de MetaMeta dans le domaine de l’agroécologie visent à mettre en place des solutions régénératives, inclusives et durables pour les agroécosystèmes. Nous développons des solutions pratiques pour les différentes dimensions clés de l’agroécologie, en mettant l’accent sur des domaines inexplorés tels que les haies, la gestion des risques basée sur les écosystèmes et la gestion du biote du sol. Nous soutenons également la mise en place de systèmes agroécologiques caractérisés par une biodiversité productive, une utilisation efficace l’efficacité des ressources, des sols sains, l’équité et des services écosystémiques, tout en garantissant des interventions évolutives et axées sur les communautés.
Francesco Sambalino Gestionnaire de programme MetaMeta Francesco.Sambalino@gopa.eu
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OUR SERVICES AGRICULTURE & AGRIBUSINESS
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Published in April 2025