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TERRAIN DÉTÉRIORATION DES CONDITIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE EN PALESTINE
AU LUXEMBOURG LA COP26: RÉUSSITE OU ÉCHEC? L'ACCÈS AUX VACCINS POUR TOU·TE·S ! THE CONSCIOUS CITY WALK ESCH-SURALZETTE
COMPRENDRE LE MONDE. CREER LA SOLIDARITE. Du 31 octobre au 12 novembre, les leaders mondiaux se sont retrouvés à Glasgow pour le rendez-vous sans doute le plus important de l'année en matière de lutte contre le dérèglement climatique : la Conférence mondiale sur le climat, autrement dit la COP26... (suite p. 2-3) Suite aux tensions et aux violences déclenchées à Jérusalem au mois de mai, qui ont ensuite provoqué des attaques intenses sur le territoire de Gaza, les agressions contre la société civile dans toute la Palestine se sont multipliées... (suite p. 4) Nach dem Erfolg des "Conscious City Walk" in Luxemburg-Stadt sollte das Konzept in diesem Jahr an eine weitere Stadt angepasst werden. Die zukünftige europäische Kulturhauptstadt Esch-sur-Alzette schien perfekt geeignet... (Fortsetzung S. 7-8) DÉCEMBRE 2021
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COP26: RÉUSSITE OU ÉCHEC? Du 31 octobre au 12 novembre, les leaders mondiaux se sont retrouvés à Glasgow pour le rendez-vous sans doute le plus important de l'année en matière de lutte contre le dérèglement climatique : la Conférence mondiale sur le climat, autrement dit la COP26. Des représentant·e·s de l'ASTM et du Sud global étaient sur place pour suivre les négociations. Le bilan des deux semaines de négociations est maigre : seulement deux promesses d'indemnisation pour les pertes et dommages, l'un des principaux enjeux de la conférence mondiale sur le climat de cette année. Le dernier jour de la COP26, le gouvernement régional wallon de Belgique s'est joint au gouvernement écossais en promettant 1 million d'euros pour la réparation des pertes et dommages subis par les pays du Sud. De son côté, l'UE n'a pas réussi à se mettre d'accord sur cette question et à soutenir la demande des pays vulnérables de créer un fonds pour financer les pertes et dommages subis dans le passé, ce qui aurait dû être faite depuis longtemps. "Même si l'ASTM salue le fait que le gouvernement luxembourgeois ait annoncé la mise à disposition de 220 millions d'euros en tant que "financement international pour le climat", des indications concrètes sur la répartition seraient un signal important pour les autres États, notamment en ce qui concerne les pertes et dommages et pas seulement l'adaptation au changement climatique", commente Birgit Engel, cocoordinatrice Nord/Sud de l'Alliance pour le Climat Luxembourg et responsable de la politique climatique à l'ASTM, à propos de l'absence de mécanismes de financement contraignants. Engel juge le texte final de la COP26 comme une "occasion manquée de décoloniser la politique climatique et de poser enfin les jalons d'un système économique qui ne soit plus axé en priorité sur la croissance et l'extractivisme. La justice climatique n'est pas l'apanage du Nord global - il est grand temps d'honorer notre dette climatique et de créer un socle de vie pour tous, basé sur la durabilité et la justice." Une lueur d'espoir est tout de même apparue : pour la première fois en 26 ans de COP, la proposition de réduire les énergies fossiles apparaît dans la déclaration finale d'une conférence mondiale sur le climat. Jusqu'à présent, l'exploitation des énergies fossiles n'avait jamais été évoquée dans les déclarations, malgré des recommandations nettement contraires de la part des scientifiques. Ainsi, à Glasgow, des représentant·e·s de ces mêmes entreprises étaient présents dans de nombreuses délégations officielles, afin de
garantir leurs propres intérêts économiques dans la politique climatique mondiale. La déclaration de Glasgow aurait pourtant pu être un moment historique : en effet, jusqu'à la fin, elle appelait les États à tout mettre en œuvre pour éliminer progressivement l'utilisation du charbon et les subventions inefficaces aux combustibles fossiles. Mais à la toute dernière minute, la Chine, l'Inde et l'Iran ont mis leur veto en annonçant qu'ils bloqueraient ce projet. Ce qui s'en est suivi entrera également dans l'histoire : une action solitaire du président britannique de la COP, Alok Sharma, et des trois pays concernés. La déclaration approuvée par la Plénière a été retouchée en petit comité : "phase out" pour le charbon et les subventions est devenu "phase down" dans le pacte climatique de Glasgow - réduire au lieu de sortir. Chiara Martinelli, directrice du Climate Action Network Europe, considère que l'UE, l'un des principaux émetteurs, a d'autant plus d'obligations à remplir : "Les résultats de la COP26 nous offrent une plate-forme pour maintenir la barre des 1,5 degré (...). C'est un appel urgent à l'UE pour que, lorsqu'elle finalisera sa législation Fit for 55, elle la conçoive de manière à ce qu'elle puisse nous conduire à des réductions d'émissions d'au moins 65 % d'ici 2030, au lieu de 55 % nets. L'accélération de l'élimination progressive du charbon, du pétrole et du gaz fossile, ainsi que des subventions aux combustibles fossiles, doit maintenant être au cœur de la politique climatique de l'UE. L'UE doit s'engager à trouver des solutions pour financer les pertes et dommages, étendre son soutien à l'adaptation au changement climatique et renforcer ses alliances avec les pays africains et les pays vulnérables au changement climatique afin de permettre la réussite du sommet UEAfrique début 2022, en amont de la COP27 organisée par l'Afrique", explique Martinelli. Un autre élément central de la décision finale est la solidarité avec les États vulnérables les plus exposés aux effets du changement climatique. Le soutien à l'adaptation aux conséquences inévitables du changement climatique doit être doublé d'ici 2025.
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Le Luxembourg consacrera 220 millions d'euros au "financement climatique international", dont la moitié sera destinée à l'adaptation au changement climatique dans les pays les plus vulnérables. À noter que cette contribution représente le montant le plus élevé par habitant de tous les pays.
© IPMSDL
„C'est assez décevant car beaucoup de nos collèges, en particulier ceux d'Asie, n'ont pas pu participer.“ - Beverly Longid de IPMSDL
„C'est assez décevant car beaucoup de nos collèges, en particulier ceux d'Asie, n'ont pas pu participer“, a commenté Beverly Longid de IPMSDL, partenaire politique de l'ASTM. „Mais je suis également heureuse d'avoir pu rencontrer certains de nos frères et sœurs de différentes régions, en particulier d'Amérique latine et des Premières nations des Amériques. Nous avons pu exprimer nos problèmes lors de différents événements et nous avons également pu entrer en contact avec certains responsables gouvernementaux qui sont parties aux négociations afin de faire valoir nos problèmes, en particulier la reconnaissance des droits des peuples autochtones à la terre et à l'autodétermination. " Ce constat est partagé par Cédric Reichel, co-coordinateur de l'Alliance climatique du Luxembourg à l'ASTM : "Tous les représentants des populations autochtones et d'autres populations plutôt exclues de la COP26 m'ont affirmé qu'ils ont vécu pendant cette COP un sentiment de communauté et de solidarité mutuelle sans précédent, par exemple lors de la People's Plenary le dernier jour officiel de la COP26 et lors des nombreux événements non officiels comme le People's Summit et les marches de protestation dans les rues de Glasgow pour défendre la justice climatique. Cette détermination à poursuivre la lutte est impressionnante et donne de l'espoir pour l'avenir."
PLUS D'INFORMATIONS WEBINAIRE "COP26: EXPERIENCES AND REFLECTIONS" PLUS D'INFORMATION ASTM WEBINAIRE "COP26: Experiences and Reflections
Cédric Reichel et Birgit Engel (ASTM) avec des représentant·e·s de IBON International, partenaire politique de l'ASTM, lors de la marche pour la justice climatique à Glasgow
Pour Javier Andaluz Prieto, coordinateur Énergie et Climat chez Ecologistas en Acción, le texte final reflète davantage la position des grands groupes pollueurs que celle des pays les plus vulnérables face à l'urgence climatique. "Nous devons écouter les petits États insulaires qui souffrent le plus des effets de l'augmentation de la température mondiale et nous assurer que la prochaine révision des Contributions déterminées au niveau national (CDN) soit basée sur les meilleures preuves scientifiques disponibles et que les fonds nécessaires soient alloués à l'adaptation et à la compensation des pertes et dommages." Même avant son début, la COP26 a fait l'objet de nombreuses critiques de la part de la société civile et des pays du Sud. Les coûts de voyage et d’hébergement élevés représentaient déjà des obstacles considérables à un accès équitable lors des conférences passées. À cela s'est ajoutée l’inégalité d’accès aux vaccins, qui a empêché de nombreux·ses représentant·e·s des pays du Sud et des peuples indigènes à se rendre à la COP.
La COP26 a été l'occasion pour la société civile de descendre dans la rue pour protester, aux jeunes délégués de faire entendre leur voix et aux représentant·e·s des peuples autochtones de défendre leurs terres et leurs modes de vie. Dans ce webinaire, nous avons réfléchi à la COP26, en discutant non seulement des résultats mais aussi des différents niveaux BRENNPUNKT DRËTT WELT: d'expérience. www.youtube.com/ASTMLU Découvrez la dernière édition du Brennpunkt avec son dossier spécial sur la COP26 et le BRENNPUNKT DRËTT WELT: capitalisme vert. www.brennpunkt.lu Découvrez la nouvelle édition du magazine Brennpunkt Drëtt Welt avec son dossier spécial sur la COP26 et le capitalisme vert. Tous les articles sont disponibles en ligne. www.brennpunkt.lu
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DÉTÉRIORATION DES CONDITIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE EN PALESTINE Suite aux tensions et aux violences déclenchées à Jérusalem au mois de mai, qui ont ensuite provoqué des attaques intenses sur le territoire de Gaza, les agressions contre la société civile dans tout le territoire de Palestine se sont multipliées. Depuis, la Palestine a connu les pires escalades de violence depuis 2014. L’épisode de violence en mai s'explique en partie par le déplacement prévu de dizaines de familles palestiniennes dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, malgré l’appel de l’ONU à la «cessation de toutes les politiques et pratiques israéliennes illégales, y compris toutes les activités de colonisation, les démolitions de maisons, les expulsions et tout autre acte de punition collective contre la population civile palestinienne ». Le 16 mai 2021, la police israélienne a envahi la mosquée Al-Aqsa et a tiré des balles en caoutchouc et des grenades assourdissantes sur la population palestinienne, blessant plus de 300 personnes. Dans la suite, le Hamas a débuté des tirs de roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza. L'armée israélienne a alors lancé des attaques intenses sur divers sites de la bande de Gaza pendant 11 jours avant qu'un cessez-le-feu temporaire ne soit annoncé aux premières heures du 21 mai 2021. Dans le contexte de ces conflits, l’armée israélienne a aussi procédé à des représailles et incursions dans les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Le 3 juin à 5h30, notre partenaire ALROWWAD a subi une telle incursion, comme cela s’était déjà produit dans le passé, des forces d’occupation dans son nouveau bâtiment dans le camp de réfugiés Aïda près de Bethléem, qui abrite un centre de formation professionnel et une maison d’hôte. Des soldats israéliens ont détruit la porte principale et ont positionné des snipers sur le toit du bâtiment qui ont tiré sur les habitants du camp avec des balles réelles.
Le bilan de cette incursion : des dégâts matériaux à l’intérieur du bâtiment, plusieurs maisons et voitures endommagées autour du centre ainsi que trois jeunes blessés par balles et trois autres enlevés par les militaires. Depuis lors, une deuxième incursion de l'armée d'occupation israélienne a eu lieu dans les bâtiments d'ALROWWAD. « Le pire, c’est le trauma et la peur qui resteront à vie avec ces jeunes et leurs familles ainsi qu’avec les résidents des alentours», déplore Dr. Abdelfattah Abusrour, directeur d’ALROWWAD. Depuis 1998, le centre culturel s'efforce de créer un endroit de paix et de culture au sein du camp de réfugiés, conformément à l'idée de la «Belle Résistance», qui met en avant la beauté de la culture palestinienne comme moyen de résister à l’occupation, en écartant toute forme de violence. Cependant, la confiance qui a pu être construite auprès des jeunes et des résident·e·s du camp risque d’être détruite par la présence des soldats dans les bâtiments du centre. Ce sont les dommages psychologiques et émotionnels causés à leurs bénéficiaires qui inquiètent le plus l’organisation partenaire de l’ASTM. Les habitant·e·s du camp vivent de plus en plus dans une situation de violence et de précarité. Après l'épisode de violence en mai 2021, Palestinian Farmers Union (PFU), un autre partenaire de l'ASTM ayant des bénéficiaires dans tout le territoire de Palestine, a souligné quant à lui le bilan des attaques contre la population civile de Gaza. Lorsque le cessez-le-feu a pris effet, la bande de Gaza a déploré 242 morts, dont 66 enfants et 38 femmes, et 1 948 blessés. Le ministère des Travaux publics et du Logement a indiqué que 258 bâtiments à Gaza ont été complètement détruits, dont 1 042 unités résidentielles et établissements commerciaux. Le ministère des Affaires sociales estime qu'un total de 3 071 familles ont été directement touchées par les dégâts matériels, ce qui représente environ 15 831 personnes directement affectées. Grâce à son travail sur le terrain, le PFU continue de recueillir des informations sur de telles violations et leur impact sur la vie réelle des Palestinien·ne·s, surtout dans le territoire occupé en Cisjordanie, en particulier de la zone dite "C" où les forces israéliennes conservent le contrôle de la sécurité et de l'administration des terres. Dans cette zone, la population fait l'objet d'attaques et de violations constantes de la part des colons israéliens et des forces armées israéliennes, en violation du droit international.
Image d'une caméra de surveillance dans un bâtiment de notre partenaire ALROWWAD en Palestine
Certains projets du centre culturel ALROWWAD et du PFU sont financés par la Coopération luxembourgeoise. En tant que membre de la communauté internationale, le Luxembourg doit continuer à œuvrer pour la résolution du conflit israélo-palestinien en s’attaquant à ses causes profondes, notamment les colonies illégales d’Israël, le blocus de Gaza et l’expulsion et la dépossession forcées de familles palestiniennes.
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L'ACCÈS AUX VACCINS POUR TOU·TE·S ! La pandémie a clairement démontré les interdépendances économiques, sociales et politiques entre les différents pays d’un monde globalisé. L’accès inégal aux vaccins risque de creuser encore plus le fossé entre pays riches et pays pauvres. Aussi, personne n’est à l’abri tant que le virus persiste dans certains pays. La question de la solidarité internationale devient alors primordiale. Ces derniers mois, la campagne vaccinale est devenu un enjeu majeur de développement. Si la communauté internationale peut se féliciter d’avoir pu développer si rapidement des vaccins contre le nouveau virus, son déploiement au niveau mondial risque de creuser encore plus le fossé entre pays riches et pays pauvres, ainsi que les inégalités existantes au sein des États. Afin de surmonter cette pandémie, il faut trouver des solutions collectives et équitables. De plus en plus d’acteurs de la société civile globale s’accordent sur le fait qu’une étape importante dans la lutte collective contre le virus consiste à faire des vaccins un bien public mondial, c’est-à-dire libre de brevets, afin de pouvoir augmenter les capacités de production et garantir l’accès rapide et abordable aux vaccins pour tou·te·s. Cette libéralisation doit être accompagnée par un partage plus large des technologies et du savoir-faire, des données et des ressources. Il faut également d’autres mesures pour garantir le transport et la délivrance des vaccins, le bon déroulement des campagnes de vaccination, ainsi que le traitement des malades, ce qui suppose que l’amélioration des systèmes de santé doit constituer une priorité des politiques de coopération au développement à venir. « Notre objectif en tant qu'ONG de développement est l'émancipation politique, économique, sociale et culturelle des populations du Sud. Nous considérons que les principaux obstacles à cette émancipation se trouvent chez nous, dans les pays développés, là où se trouvent les centres de pouvoir économique et politique », explique Antoniya Argirova, responsable du travail politique au sein de l’ASTM. « La question des vaccins est clairement devenue une question de pouvoir. D'un côté, le pouvoir des entreprises pharmaceutiques sur les États, et de l'autre le pouvoir des pays développés et riches dans les forums internationaux. »
Pourquoi faut-il lever les brevets et faire des vaccins un bien public ? La recherche et le développement des vaccins ont été largement financés par l’Union européenne avec des fonds publics. Cependant, il n’y a actuellement aucun contrôle public sur le prix réel et les coûts de production des vaccins. Cette crise sanitaire, comme beaucoup d'autres, frappe le plus durement les plus pauvres et les plus vulnérables. Ni ces patient·e·s, ni les budgets publics de la santé et de la sécurité sociale (déjà soumis à une pression énorme) ne devraient payer pour les profits des actionnaires des compagnies pharmaceutiques. À titre d'exemple, l'entreprise Astra Zeneca a versé 3,5 milliards de dollars [1] de dividendes à ses actionnaires en 2020 et Pfizer 8,4 milliards [2]. Actuellement, il y a des capacités de fabrication dans le monde qui ne sont pas utilisées. Du Bangladesh jusqu'au Danemark, il y a des producteurs pharmaceutiques qualifiés qui pourraient commencer à produire des centaines de millions de vaccins si les brevets étaient levés. En Inde, par exemple, l'industrie pharmaceutique du pays pourrait produire jusqu'à 2,4 milliards de doses par an [3]. Finalement, plus longtemps le coronavirus circulera, plus longtemps le commerce et les échanges mondiaux seront perturbés, et plus il y a de chances qu'une variante émerge, rendant les vaccins moins efficaces.
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Ce sont donc quelques-unes des raisons pour lesquelles l'ASTM a décidé de s'impliquer dans l'initiative citoyenne européenne "No Profit on Pandemic". Il s'agit d'une coalition de plus de 350 organisations de 21 pays européens, qui souhaite introduire une proposition législative pour inciter la Commission européenne à lever les barrières de propriété intellectuelle sur les vaccins et les traitements COVID-19 et à rendre la technologie accessible au public. Pour cela, nous avons besoin d'un million de signatures. Actuellement, plus de 240.000 citoyen·ne·s européen·ne·s ont signé la pétition.
Malheureusement, même le modeste objectif de 20% ne sera pas atteint. Afin de résoudre le problème d’accès inégal aux vaccins, il faut aborder la question du pouvoir des multinationales sur nos vies. Certaines grandes entreprises ont déjà plus de pouvoir économique et politique que certains Etats. Mais sommes-nous prêts à accepter que les intérêts de leurs actionnaires déterminent nos vies ? C’est le problème structurel auquel nous devons nous attaquer de toute urgence. En tant que membre de l’initiative citoyenne européenne « No profit on pandemic », l’ASTM appelle les citoyen·ne·s au Luxembourg à signer la pétition demandant à la Commission européenne de prendre des mesures pour faire des vaccins et des traitements antipandémiques un bien public mondial, librement accessible à tou·te·s. La pétition peut être signée sur : www.noprofitonpandemic.eu [1] https://www.astrazeneca.com/investor-relations/annual-reports.html [2] https://investors.pfizer.com/financials/annual-reports/default.aspx [3] Big pharma lobby’s self-serving claims block global access to vaccines, Corporate Europe Observatory, https://corporateeurope.org/en/2021/04/bigpharma-lobbys-self-serving-claims-block-global-access-vaccines
PLUS D'INFORMATIONS WEBINAIRE "NO PROFITS ON PANDEMIC":
En mai, les membres du parlement luxembourgeois ont voté une motion disant que le Luxembourg suivra la position de l'Union européenne. Et ce n'est tout simplement pas suffisant. Certains États de l'UE se sont déjà positionnés en faveur de la levée des brevets, malgré la position de la Commission européenne. Cela signifie que le Luxembourg pourrait le faire aussi s'il y a une volonté politique. Et le gouvernement - et en particulier le ministère de la coopération au développement - devrait également considérer la question des vaccins sous l'angle de la cohérence des politiques pour le développement. Nous savons tous que la pandémie a eu un impact économique et social dramatique sur les populations vulnérables des pays en développement. Et dans ce contexte, l'accès aux vaccins constitue une étape essentielle pour réduire la pauvreté à long terme. Nous avons donc appelé le gouvernement luxembourgeois à devenir une voix forte pour la levée des barrières de propriété intellectuelle, dans le cadre des discussions au niveau de l'UE mais aussi pour défendre cette position lors des négociations de © Corporate Europemondiale Observatory du commerce et de l'Organisation mondiale l'Organisation de la santé. Bien sûr, il est important de reconnaître que le gouvernement luxembourgeois a également contribué à la lutte mondiale contre la pandémie. Par exemple, à plusieurs reprises, le Luxembourg a fait des don de vaccins à l'initiative COVAX. L'envoi de respirateurs en Inde est également un bon exemple de solidarité. Mais ce sont des mesures qui répondent à l'urgence médicale, et non aux problèmes structurels à la base de la distribution inégale des vaccins. L’initiative COVAX, lancée par l’Organisation mondiale de la Santé, ambitionne à faire vacciner 20 % des personnes vivant dans les pays pauvres d'ici fin 2021. De par sa nature, ce mécanisme est déjà insuffisant car selon les connaissances actuelles, il faudrait qu’au moins 70% de la population soit immunisée pour atteindre "une immunité collective".
Ce webinaire aborde la question des dérogations aux brevets, en explorant le rôle du Conseil des ADPIC de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Quelle est la position de la Commission européenne et du Parlement européen sur cette question? Comment les multinationales pharmaceutiques profitent-t-elles des fonds publics ? Comment les vaccins pourraient-ils être distribués de manière plus équitable ? www.youtube.com/ASTMLU DOCUMENT ASTM "L'ACCÈS AUX VACCINS POUR TOU·TE·S": Dans son document « L’accès aux vaccins pour tou·te·s », l’ASTM a appellé le gouvernement luxembourgeois à se positionner au sein de l’UE en faveur de la levée des brevets et à défendre cette position dans les instances de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). www.astm.lu/rapports-et-etudes/
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THE CONSCIOUS CITY WALK ESCH-SUR-ALZETTE Was bleibt hinter unserem konsumorientierten Lebensstil verborgen? Was können wir ändern und welche Alternativen bieten lokale Initiativen? Diese Fragen stehen dem Projekt „Conscious City Walks“ zugrunde, welches im Jahr 2020 für die Stadt Luxemburg entwickelt und hier auch durchgeführt wurde, und welches in diesem Jahr an eine weitere Stadt Luxemburgs anpasst werden sollte. Die zukünftige europäische Kulturhauptstadt Esch-sur-Alzette schien perfekt geeignet. Was sind die Conscious City Walks? Von der ASTM ausgebildete Guides nehmen die 6-10 Teilnehmenden mit auf eine Reise zu inspirierenden, nachhaltigen, gesunden und lokalen Initiativen. Bei 8 interaktiven Stationen zu den Themen Kleidung, Essen, Abfall, Briefkastenfirmen und Gemeinschaftsleben werden die Auswirkungen unseres konsumintensiven Lebensstils erfahrbar. Gleichzeitig können die Teilnehmenden die Menschen hinter den Kulissen treffen, ihre Geschichten hören und mehr über ihre Motivation zum Handeln erfahren. Wichtig ist, dass es bei den City Walks nicht nur um individuelle Konsumentscheidungen geht, sondern auch um strukturelle Fragestellungen. In der Stadt Luxemburg wurden bereits insgesamt 22 Walks durchgeführt. Die Stadt Esch steht durchaus symbolisch für den Strukturwandel Luxemburgs, sowohl auf gesellschaftlicher als auch auf wirtschaftlicher Ebene. Die ehemalige Hauptstadt der Stahlregion Minett besitzt auch in der Rue de l’Alzette, welche bereits um 1912 überdeckt wurde, die bis heute längste durchgängige autofreie Einkaufsstraße Luxemburgs. Anfang des Jahres hat die Kampagne „Ech sinn ruppesch“ als Reaktion auf eine Beschreibung Eschs in einem Reiseführer exemplarisch die derzeitig offensiv geführte Diskussion um die ehemalige und zukünftige Identität der zweitgrößten Stadt Luxemburgs offenbart. Esch hat sich jedoch auch den inoffiziellen Titel „Stadt der Transition“ gegeben und die lokale Initiative Transition Minett ist weit über die Stadtgrenzen hinaus bekannt und aktiv. Demnach die perfekte Stadt um die Conscious City Walks anzupassen und lokale Partnerschaften aufzubauen. Die Teilnehmenden treffen sich an der Grenze zu Frankreich, einem Ort der symbolisch ist für den Strukturwandel der Region und den Tank- und
Tabaktourismus. Gleichzeitig entsteht hier auch das Benu Village, ein Ort der Nachhaltigkeit und Transition. Der ca. 2 Kilometer lange Rundgang führt die Teilnehmenden anschließend durch die gesamte Fußgängerzone und endet im Zentrum Eschs bei der Maison de la Transition. Hier besteht auch die Möglichkeit bei einem Stück Kaffee und (veganem) Kuchen mit den anderen Teilnehmenden ins Gespräch zu kommen. „Wir sind sehr dankbar, solch inspirierende und wirklich innovative und motivierte Partner in Esch gefunden zu haben und mit ihnen eine hoffentlich langjährige Kooperation aufzubauen. Sie zeigen reale Alternativen auf und die Erzählungen der Gründer und Mitarbeiter*innen sind von enormem Wert für die Teilnehmer*innen der Rundgänge, da sie authentische Werdegänge und Porträts vermitteln. Wir hätten noch mehr Initiativen integrieren können, da Esch gerade eine sehr interessante Dynamik hat und viele Projekte im Sinne der Gemeinwohlökonomie entstehen oder bereits entstanden sind“, meint Cédric Reichel, Verantwortlicher des Projekts. In diesem Jahr stießen 2 neue Guides zu den 2 „erfahrenen Hasen“ vom letzten Jahr hinzu. Sie wurden zuerst für die Stadtrundgänge in der Hauptstadt ausgebildet, hospitierten und leiteten anschließend die Rundgänge im Tandem. Anschließend lernten die Guides den angepassten Stadtrundgang in der Stadt Esch kennen. Für Maria Campus, die Führungen auf Portugiesisch und Französisch anbieten kann, war es besonders wichtig die Stadtrundgänge in Esch zu animieren: „Die Teilnahme am Conscious City Walk in Esch war ein Genuss für mich. Die Stadt Esch war Vorreiter für die Stahlindustrie und will nun Vorreiterstadt der Transitionsbewegung werden. Ich finde dies sehr motivierend und außerdem hat Esch meine Kinder während ihrer Gymnasialzeit sehr gut aufgenommen, so dass die Teilnahme am Conscious City Walk eine neue Auseinandersetzung von mir mit dieser Stadt war und ich sehr begeistert
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davon bin!“
DIE PARTNER Benu Village Im „Benu Village“, im Escher Grenz-Viertel, geht es in erster Reihe darum, nichts wegzuschmeißen. Das aus Containern zusammengesetzte bunte Gebäude auf einem Parkplatz nahe der „Grenz“ beherbergt unter anderem den Nähbetrieb „Benu-Couture“. Das Gebäude besteht nur aus Dingen, die eigentlich im Müll hätten landen sollen. Verkauft wird in erster Linie Upcycling-Mode. Georges Kieffer ist der Gründer der Initiative Benu welche in diesem Jahr mit dem „Climate Star Award“ des Klima-Bündnis International ausgezeichnet wurde. www.benu.lu
Kaf Lokal
Station vor der "Maison de la Transistion" - La Mesa
Eine Neuerung ist auch, dass die Stadtrundgänge zusätzlich zu den bereits angebotenen Sprachen Luxemburgisch, Französisch und Englisch auch auf Portugiesisch durchgeführt werden, um ein noch breiteres Publikum anzusprechen. Die Guides, welche eine Schlüsselposition im Projekt einnehmen da sie das Bindeglied zwischen den Projektträgern, den Projektpartnern und den Teilnehmer*innen sind, sind inzwischen zu einer echten Gruppe geworden die sich gegenseitig hilft und auch Lust hat sich thematisch weiter fortzubilden, z.B. stand in diesem Jahr das Thema der Briefkastenfirmen im Fokus.
Auf Initiative des CIGL Esch wurde im Juli diesen Jahres in der Hauptgeschäftsstraße Eschs ein neues Geschäft eröffnet, welches zu 100% lokale und nationale Produkte verkauft, dies alles in einer sozial- und solidarökonomischen Perspektive. Das Kaf Lokal beschäftigt drei Mitarbeiter*innen über 50 Jahre, deren Einstellung durch ein Hilfsprogramm von der Adem unterstützt wurde. "Im Inneren des Kaf Lokals finden die Kund*innen zunächst einen Raum, der dem Konsum gewidmet ist, einen Lebensmittelladen und schließlich einen zweiten Raum, der für lokale Produzenten gedacht ist, die dort ihre Produkte präsentieren und kreative Workshops organisieren können. www.kaflokal.lu
Die Pilotierphase des Walks in Esch ist nun abgeschlossen und das Team freut sich darauf den Walk demnächst für Gruppen auf Anfrage anbieten zu können. Die ersten Teilnehmer*innen waren durchwegs positiv vom Projekt angetan: „Ich habe im Juni am Conscious City Walk in Esch-Alzette teilgenommen und war begeistert. Ich kenne die Minettemetropole schon ziemlich gut, weil ich im Süden Luxemburgs aufgewachsen bin und in EschAlzette das Lyzeum besucht habe, doch der Conscious City Walk hat es mir ermöglicht diese Stadt nochmal neu zu entdecken und mit anderen Augen zu sehen. Ich war überrascht wie sehr Esch sich weiterentwickelt hat und welche großartigen, umweltbewussten und sozial nachhaltigen Angebote es mittlerweile zu entdecken gibt. Es war auch toll hinter die Fassaden zu blicken und die Menschen persönlich kennen zu lernen, die hinter diesen Angeboten stehen und ihre Begeisterung und Überzeugung zu spüren. Der Walk war außerdem sehr abwechslungsreich und die Guide sehr freundlich. Der krönende Abschluss war dann ein leckeres Mittagessen in der MESA.“ (Manon, Teilnehmerin des ersten City Walks)
La Mesa - Maison de la Transition
Cédric Reichel, Koordination Klima-Bündnis Lëtzebuerg
Das Projekt „Conscious City Walk - Esch-sur-Alzette“ ist eine Zusammenarbeit von Action Solidarité Tiers Monde, Klima-Bündnis Lëtzebuerg und der Ville d’Esch-sur-Alzette
Die im Jahr 2016 eröffnete Maison de la Transition, besteht aus einer gemeinnützigen Organisation, Transition Minett, die Aktivitäten anbietet und lokale Initiativen unterstützt, und einer Kooperative, KiloMinett, die das vegetarische Restaurant und das Geschäft, indem man lokale Produkte „im Vrac“ kaufen kann, verwaltet. La Mesa ist Ort der Gemeinschaft: Es gibt Partys, Debatten, Workshops, Vorführungen, Lesungen, Konzerte, mit einer Bibliothek und einer "free your stuff" Zone, der Give-Box. Der Ort ist auch offen für alle, die sich für diesen Wandel engagieren und Aktivitäten, Workshops oder Animationen vorschlagen können. www.transition-minett.lu/mesa-presentation/
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EN BREF / IN KÜRZE Visitt vum Minister Franz Fayot vum CITIM Am Kader vun der Reouverture vum Centre d'Information Tiers Monde - CITIM huet de Franz Fayot, Minister fir Entwécklungszesummenaarbecht an humanitär Ugeleeënheeten, déi nei Raimlechkeeten besichtegt. D’CITIM-Equipe huet bei dëser Geleeënheet déi verschidden Offeren vun der spezialiséierter Nord-Süd Bibliothéik virgestallt. De Minister huet déi wichteg Roll, déi de CITIM virun allem an der Educatioun a Sensibiliséierung vu Jonker am Beräich vun der internationaler Solidaritéit spillt, bei senger Visitt ervirgehuewen. Weider Informatiounen zum CITIM: www.citim.lu
Respect des Droits Humains et Entreprises Dans le cadre d'une conférence et table ronde organisées par l'Initiative pour un devoir de vigilance, des acteurs de la société civile, de la politique et du secteur économique se sont réunis au Casino de Bonnevoie pour s'échanger sur la possibilité de légiférer sur un devoir de diligence en matière de droits humains au Luxembourg. L'enregistrement de la conférence est disponible en ligne: www.youtube.com/ASTMLU
De Podcast "Anescht liewen" ass zréck! No enger klenger Summerpaus ass eise Podcast "Anescht Liewen" elo zréck! An der éischter Episode vun der zweeter Saison hunn mir am November mam Baas Brimer, Ëmwelt- a Klimaexpert bei LuxDevelopment, iwwert d'COP26, déi den 31. Oktober zu Glasgow ugefaangen huet, geschwat. Am Dezember geet et am Interview ëm jonken Aktivismus op der Weltklimakonferenz. Lauschtert eran! www.astm.lu/anescht-liewen
Brennpunkt Drëtt Welt: la crise climatique à l'heure du capitalisme vert Découvrez la nouvelle édition du Brennpunkt Drëtt Welt avec son dossier spécial “COP26 – La crise climatique à l’heure du capitalisme vert”. Le dossier spécial expose la COP26 comme un exemple des plus hautes instances du pouvoir gouvernemental et du pouvoir des entreprises, incapables de construire une solidarité mondiale, un terrain d’entente ou une préoccupation commune. À découvrir en ligne sur www.brennpunkt.lu
La solidarité, le geste qui compte!
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