AU LUXEMBOURG Unser Grundsatz: Solidarität auf Augenhöhe Menschenrechte vor Profit COP 23 zu Bonn -Fazit En Bref/In Kürze 35 Jahre CITIM
NOUVELLES DU TERRAIN Inde - " Ma vie a changé grâce à l'engagement de CHINTAN " Guatemala - La peur au ventre Was ist los in Guatemala? In Kürze / En bref
COMPRENDRE LE MONDE. CREER LA SOLIDARITE. Grâce à l'engagement de notre organisation partenaire CHINTAN, la vie de Jaiprakash Chaudhary, nommé "Santu", a changé. Il y a 20 ans, il a commencé à travailler en tant que ramasseur de déchets à Delhi. Aujourd'hui il gère deux centres de tris. (suite p.3-4) No Corporate Impunity-Droits humains avant profit : nous avons lancé notre nouvelle campagne et nous demandons au Luxembourg de prendre des mesures contraignantes pour rendre responsables les multinationales établies au Luxembourg (suite p. 5) Le Guatemala est un pays où l'insécurité est omniprésente. Partir en mission à la rencontre de nos partenaires qui eux-mêmes font objet d'harcèlement, d'aggressions et de menaces de morts, fait partie du travail de notre responsable de projet Amérique latine. Elle témoigne son vécu (suite p. 6-7) DÉCEMBRE 2017
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ERIBERTO GUALINGA AUS SARAYAKU AUF GEGENBESUCH
UNSER GRUNDSATZ: SOLIDARITÄT AUF GLEICHER AUGENHÖHE
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Nach der Studienreise Ecuador im März 2017, war Eriberto Gualinga, Vertreter der Indigenengemeinschaft Sarayaku, im September auf Gegenbesuch in Luxemburg. Solidarität auf gleicher Augenhöhe auf der Basis von Gerechtigkeit und ohne karitativer Überlegenheit, ist einer unserer Grundsätze in der Zusammenarbeit mit unseren Partnerorganisationen in der dritten Welt und war somit auch eines der wesentlichen Ziele der Studienreise. Ein erstes Output war die gemeinsam aufbereitete Broschüre “Der lebende Wald”, an dem alle Akteure beteiligt waren. Am Freitag 15. September war Eriberto Gualinga live beim Scheunen-Kino in Koerich. Der Regen kam uns dazwischen. Wir hatten ein OpenAir-Kino im Steibruch Häerebësch geplant, mussten uns aber kurzfristig mit der nassen Realität in Luxemburg abfinden. Der Regen machte uns einen Strich durch die Rechnung. Scheunen-Kino statt Open-Air-Kino Dank des hohen Einsatzes des Försters Marc Parreis, der Feuerwehr von Koerich sowie der Grosszügigkeit der Familie Gengler-Schroeder,gelang es uns das angesagte Open-Air-Kino in ein erfolgreiches Scheunen Kino umzugestalten. An die 200 Personen hatten sich in der für den Zweck von zahlreichen Händchen aufgeschönten Scheune eingefunden, um an der Filmvorführung "Der Gesang der Blume" und das anschliessende Publikumgsgespräch teilzunehmen. Eriberto Gualinga überreicht der Scheuenensitzerin ein Präsent aus Sarayaku. REchts im Bild der Förster Marc Parreis
Der lebende Wald Die Broschüre “Der Lebende Wald“ wurde mit den Indigenen der Sarayaku Gemeinschaft zusammengestellt. Ziel des Heft ist es, die Eindrücke von der Reise für andere festzuhalten und dem Leser ein besseres Verständnis der Lebens- und Denkweise der Kichwa von Sarayaku zu vermitteln. Ihre Situation kann man aber nur verstehen, wenn man sich den Druck, der von außen auf ihnen lastet, ebenfalls vor Augen führt: die Ausbeutung der Wälder und Bodenschätze Amazoniens, der Jahr für Jahr immer weitere Flächen Regenwald und damit Lebensräume der Indigenen zum Opfer fallen. Angetrieben durch die Nachfrage aus den Industrieländern und neuerdings auch China ist ihr Pendant die Politik des „Extractivismo“ in Lateinamerika, d.h. der Förderung des Exports von Rohstoffen, um Einnahmen für den Staatshaushalt zu erzielen. Das Heft soll zudem zum Nachdenken über unseren privilegierten Lebensstil hier in Europa und den Fußabdruck unseres aufwendigen Konsums an Rohstoffen anregen, der für uns so selbstverständlich geworden ist, ohne dass wir uns bewusst werden, was die Gewinnung dieser Rohstoffe anrichten kann. Die Broschüre ist erhältlich auf Anfrage via email an communication@astm.lu
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INDE - L'IMPACT DE NOTRE ORGANISATION PARTENAIRE CHINTAN
" MA VIE A CHANGÉ GRÂCE À L'ENGAGEMENT DE CHINTAN " Jaiprakash Chaudhary, nommé "Santu", a commencé à travailler il y a 20 ans en tant que ramasseur de déchets à Delhi. Aujourd'hui il vend des objets récupérés et emploie plus de 160 personnes dans ses deux centres de tris dans la capitale indienne. Il a donné des conférences à Copenhague, au Brésil et en septembre 2016 au Luxembourg sur la gestion des déchets. Il a également réussi à changer la perception sur le métier de recycleurs de déchets. Bihar - Delhi : Un départ difficile A l’âge de 17 ans, Jaiprakash Chaudhary, qui préfère d’ailleurs utiliser son surnom Santu, quitte sa famille dans l’Etat de Bihar, un des Etats les plus pauvres de l’Inde. Il espère trouver un emploi qui lui permettrait d’augmenter le revenu de sa famille. Arrivé à Delhi, il se met à ramasser les déchets susceptibles d’être revendus dans le quartier élégant de Connaught Place. Au bout d'un mois il abandonne et rentre dans sa famille à Bihar. Il ne supporte plus la discrimination qu’il rencontre dans son travail. Deux mois plus tard, il repart pour un nouvel essai, préférant ce qu'il décrit dans ses propres mots « la discrimination à la pauvreté ».
CHINTAN ENVIRONMENTAL RESEARCH AND ACTION GROUP
CHINTAN se bat pour des politiques plus respectueuses de l’environnement et pour les droits des recycleurs de déchets de Delhi. Le travail, assuré par une équipe de 20 personnes avec des compétences très diverses, consiste en des activités de recherche scientifique et de plaidoyer en faveur d’une politique de gestion des déchets plus écologique impliquant les recycleurs informels. En même temps, notre organisation partenaire appuie le renforcement des capacités des recycleurs informels et les aide à s’organiser. Un programme implémenté en collaboration avec l’organisation des recycleurs SAFAI SENA vise également le problème des enfants qui travaillent dans la collecte des déchets dans des conditions extrêmement dangereuses et sans accès à là la scolarité. Le projet actuel vise à améliorer le statut des récupérateurs de déchets de la ville de Delhi. Il s’agit de les munir des compétences nécessaires pour mieux négocier avec les autorités municipales et les entreprises de gestion de déchets et d’insister sur leur implication dans le développement de politiques municipales dans ce domaine. CHINTAN suit les politiques de la gestion de déchets et l’impact de ces politiques sur les recycleurs. ASTM soutient CHINTAN depuis 2010.
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En 1996, Santu se lance dans un petit commerce au bord de la rue à Raja Bazar. Il achète des déchets secs des ramasseurs de déchets pour les revendre. C’est une période difficile. " Pendant des années, j’étais régulièrement harcelé par la police et des fonctionnaires ", se souvient-t-il. " Aujourd’hui encore, il y a des gens qui considèrent que les ramasseurs de déchets sont des voleurs et les regardent avec mépris. "
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"Pendant des années, j’étais régulièrement harcelé par la police et des fonctionnaires ", se souvient Santu.
Un nouveau tournant : la création de SAFAI SENA avec l'appui de CHINTAN Le tournant dans sa vie intervient en 1999 avec la création de son association de ramasseurs de déchets SAFAI SENA grâce au soutien de notre organisation partenaire Chintan Environmental Research and Action Group à Delhi. SAFAI SENA et CHINTAN partagent le même but : aider les ramasseurs à combattre la discrimination dont ils étaient victimes. Début 2000 Santu transfère son entreprise de Raja Bazar à Kotla. L’entrepôt de déchets est démoli, il est obligé de déménager. Ensuite, à cause des mauvaises odeurs liées au stockage des déchets, il doit se déplacer encore deux fois " J'ai été obligé de déménager parce que des nouvelles colonies se sont installées près de mes entrepôts. Ces déplacements m’ont causé des pertes financières, mais j'ai toujours gardé l’espoir ", raconte Santu. En 2012 il établit son centre de tri à Sikandarpur, à la périphérie de la Ville de Delhi, loin des zones résidentielles. L'installation d'un deuxième centre de tris près de la gare de New Delhi suit. Actuellement Santu emploie 160 personnes. Avec l’appui de CHINTAN, il reçoit des déchets d'environ 10 centres commerciaux, des bureaux et d'hôtels à Delhi pour alimenter le centre de tri à Sikandarpur. Sa deuxième unité obtient du matériel de la gare. " À Sikandarpur, nous recevons environ 4 tonnes de déchets et traitons trois tonnes de déchets secs chaque jour ", a déclaré Rajesh Kumar, responsable de l'unité de séparation. Selon CHINTAN, les employés de Santu assurent le triage d’environ 25 % des déchets totaux de Delhi. Des représentants de municipalités de tout le pays visitent le centre à Sikandarpur pour apprendre à transformer les déchets en richesses tout en respectant l'environnement.
La deuxième unité de tri des déchets reçoit le matériel de la gare
En améliorant sa propre situation, Santu a aidé et aide toujours beaucoup d'autres personnes, comme le montre le témoignage de Narsimha, une femme de 65 ans, qui travaille dans l’unité de tri " Mon fils m'a quitté après la mort de mon mari. Personne n'était prêt à embaucher une vieille femme, mais j’ai été engagée ici ", explique-t-elle. Nombreux sont également ceux qui ont trouvé un emploi durable avec un salaire moyen de 7 000 Rs (EUR 93,00). Chitra Mukherjee, responsable des opérations chez CHINTAN, déclare " Ce sont de véritables environnementalistes qui prouvent que les déchets constituent une ressource qui peut servir à atténuer la pauvreté ."
«Le recyclage peut sortir des milliers de personnes de la pauvreté, alors que l'incinération des déchets ne crée que de la pollution». L'ASTM rencontre pour la première fois CHINTAN et SAFAI SENA lors de la Conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques à Copenhague en 2009. Santu s’était exprimé fortement contre les unités de valorisation énergétique des déchets, une technologie de plus en plus prônée par le Gouvernement indien. Il préconise le recyclage " Le recyclage peut sortir des milliers de personnes de la pauvreté, alors que l'incinération des déchets ne crée que de la pollution ".
Le recyclage des déchets permet à des milliers de personnes de sortir de la pauvreté.
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INDE - L'IMPACT DE NOTRE ORGANISATION PARTENAIRE CHINTAN
MENSCHENRECHTE VOR PROFIT Am 24. Oktober startete die ASTM ihre politische Kampagne No Corporate Impunity - Menschenrechte vor Profit. Mit dieser Aktion rufen wir auf, die im Großherzogtum ansässigen multinationalen Unternehmen zur Verantwortung zu ziehen, indem verbindliche Standards eingeführt werden. Diese sollen Großkonzerne dazu verpflichten, Verstöße gegen die Menschenrechte und Umwelt zu verhindern, sowie die durch ihre Aktivitäten verursachten Schäden zu begleichen, einschließlich derer ihrer Wertschöpfungsketten 85% der multinationalen Unternehmen haben ihren Sitz in einem Land des Globalen Nordens. Die Mehrheit der von ihren wirtschaftlichen Aktivitäten betroffenen Völker lebt im Globalen Süden. Und wenn die Opfer von Menschenrechtsverletzungen versuchen, Gerechtigkeit und Entschädi-gungen zu erlangen, treffen sie auf große Hindernisse. Auch unsere Partnerorganisationen erleben diese Realität, wie es die Fallbeispiele und Zeugnisse in unserem soeben erschienenen Bericht AUSSER KONTROLLE : Gegen die Straffreiheit multinationaler Unternehmen zeigen. 69% der Wirtschaftskraft werden von multinationalen Konzernen erbracht Im Laufe der letzten Jahrzehnte wurden die multinationalen Unternehmen zu Schlüsselakteuren in der Weltwirtschaft. Während ihre Aktivitäten einen positiven Einfluss auf die wirtschaftliche Entwicklung haben können, so wissen wir heute, dass sie Menschenrechtsverletzungen und gravierende Umweltschäden mit sich bringen können, vor allem in Ländern des Südens. Die begangenen oder ermöglichten Verstöße schaffen es regelmäßig in die Schlagzeilen: Vertreibung indigener Völker aus ihren Gebieten, Verschmutzung der Umwelt durch Ölindustrie und Bergbau, Verstöße gegen die Gewerkschaftsfreiheit, unmenschliche Arbeitsbedingungen in Textilfabriken oder Kinderarbeit auf Kakaoplantagen.
Die Pflicht der Staaten: der Schutz der Rechte aller Weltbürger Die komplexe Organisationsstruktur multinationaler Unternehmen kann dazu dienen, ihre rechtliche Verantwortung zu verwässern, insbesondere diejenige der Muttergesellschaften. Einige multinationale Unternehmen sind heute wirtschaftlich bedeutender als ganze Länder, doch im Gegensatz zu den Staaten befinden sie sich außerhalb der internationalen Regulierungssysteme zur Wahrung der Menschenrechte. Die Diskrepanz zwischen ihrer wirtschaftlichen Realität und dem Rechtsrahmen verlangt endlich nach einer Klärung, damit die multinationalen Unternehmen ihrer Verantwortung nachkommen.
Es ist die Pflicht der Staaten, die Rechte aller Weltbürger zu schützen, gegen Armut zu kämpfen und eine nachhaltige Entwicklung zu unterstützen. Die ASTM weist darauf hin, dass die bereits existierenden Maßnahmen keine verbindlichen Instrumente beinhalten und dass sie bis jetzt die Menschenrechtsverletzungen, die durch die multinationalen Konzerne begangen wurden, nicht beenden konnten. Wir sind der Meinung, dass es an der Zeit ist, diesen inakzeptablen Praktiken ein Ende zu bereiten. Mehr unter www.nocorporateimpunity.lu
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GUATEMALA - TÉMOIGNAGE DE MISSION
" LA PEUR AU VENTRE " Fin juillet, Gabriela Caceres, notre responsable projets Amérique latine, était en mission au Guatemala. Cela veut dire aller à la rencontre de nos partenaires, appréhender leurs réalités, comprendre leur contexte, leur expliquer le nôtre. Les missions sont une part inhérente de son travail et de son engagement au sein de l'ASTM. Les partenariats que nous avons avec nos partenaires du Sud se basent sur une collaboration et un échange équitable. Cela dépasse le simple appui financier. Contrairement à beaucoup d'autres ONG, ce sont nos organisations partenaires qui agissent sur le terrain. Nous ne détachons pas de collaborateurs dans nos pays d'intervention. Nous partons en mission de suivi. Gabriela Caceres revient de mission au Guatemala et témoigne. Tout le monde le sait : quand on part en voyage, notre vie quotidienne, notre point de départ, s’éloigne avec les kilomètres. Si le saut géographique ou culturel est grand, notre morceau de réalité finit par s’égarer, installé dans l’espace protégé du souvenir. Quelque chose de ce type m’arrive lors des missions. Le sentiment le plus prenant dans ce pays est la peur. Peur de la délinquance, des escroqueries, des assassinats, des agressions. Peur de l’autre, de presque tous les autres. Les récits des cambriolages et des vols à main armée vous suivent à l’infini. Il m’a suffi de regarder une fois le journal télévisé, pour décider de ne plus le regarder. Comment peut-on commencer sa journée en écoutant le sinistre décompte des morts de la veille ? Comment peut-on avoir envie de commencer sa journée en entendant les détails macabres des crimes? Une fois la violence normalisée, les sociétés se rendent vite à sa contemplation ivre et impudique. Il ne faut pas prendre les transports en commun. Il ne faut pas prendre un taxi quelconque dans la rue. Il ne faut pas s’adresser aux inconnus. Il ne faut pas se promener toute seule. Il ne faut pas porter quoi que ce soit qui puisse attirer la convoitise des autres. Et je ne parle pas d’objets de luxe, bien entendu. A l’hôtel, des panneaux préviennent de ne pas sortir avec des ordinateurs portables… Comment pourrais-je faire mon travail alors ? L’insécurité a entraîné la folie de la sécurité à tout prix et, au passage, cela fait l’affaire des entreprises de gardiennage. A chaque coin de rue, des gardes lourdement armés « protègent » la population. Il me semble clair qu’il s’agit d’une protection vouée à la population plutôt blanche, plutôt bourgeoise, plutôt « comme il faut ». Le gardiennage privé n’est pas un service public, cela n’est pas un secret. Je m’épuise à l’idée d’imaginer comment ce serait de vivre tous les jours dans cette réalité. Et pourtant les gens y vivent. Je constate encore une fois à quel point la nature humaine (s’il existe quelque chose que l’on peut nommer comme ça) est résiliente.
Gabriela Caceres dans une réunion avec notre organisation partenaire CUC lors de sa dernière mission au Guatemala.
Comité d'unité Paysanne (CUC) Soutenu par l’ASTM depuis 2003, le CUC a mis en place un projet de formation et d’assistance juridique aux paysans dans 6 provinces guatémaltèques. Deux avocats et une assistante accompagnent les paysans dans plus de 60 contentieux qui s’étendent dans le temps selon les caprices d’une justice souvent évasive. Outre le suivi des cas judiciaires, les juristes forment les paysans afin de les rendre plus autonomes face à un système qui leur échappe. LE CUC se bat pour le développement rural en promouvant l’accès à la terre et le respect des droits humains des paysans guatémaltèques. Les demandes formulées par le CUC pour une loi de développement rural intégral, pour l’annulation des dettes agricoles provoquées par une réforme agraire échouée, pour le démantèlement des groupes armés ainsi que pour l’annulation de la « Loi Monsanto ». Ce travail est fait par des membres des communautés atteintes, ainsi que par une équipe de défenseurs des droits humains qui déploient leurs capacités dans un climat de forte insécurité, comme le témoigne l’agression et les menaces subies par le directeur et les membres du CUC depuis plusieurs années.
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Je m’épuise à l’idée d’imaginer comment ce serait de vivre tous les jours dans cette réalité. Nos partenaires s’adaptent et survivent : commencent tôt le travail et rentrent tôt chez eux, s’accompagnent, se suivent par téléphone, s'échangent des tuyaux pour des taxis sûrs, se souhaitent bonne route. En un mot, ils se chérissent et gardent leur espérance, en récupérant -jour après jour- leur humanité dans ce contexte éprouvant. Nous avons travaillé dur pendant deux jours à discuter sur le prochain projet. Ils rêvent de renforcer les capacités des communautés paysannes et indigènes ; ils songent à construire une proposition sur des nouvelles institutions pour le secteur agraire ; ils proposent aussi de continuer à défendre les droits des paysans quand ceux-ci sont bafoués (et ils le sont tellement souvent!). Ils souhaitent, enfin, changer leur monde. Je partage leurs voeux.
WAS IST LOS IN GUATEMALA?
Bevölkerung fordert Ende der Korruption
2016 wurden in Guatemala 223 Agressionen, 14 Morde und 7 Mordversuche an Menschenrechtsverteidiger registriert. Seit Anfang 2017 wurden 2 Menschenrechtsverteidiger ermordert. Direkt betroffen ist auch unsere Partnerorganisation Comité de Unidad Campesina (CUC). Die Hetzkampagne gegen unseren Partner und anderen Organisationen hält seit Jahren an. Seit 2013 wurde Daniel Pascual, Koordinator vom CUC, mehrfach körperlich agressiert und erhielt Morddrohungen. Was ist los in Guatemala? Am 20. September demonstrierten zehntausende Menschen in Guatemala gegen den amtierenden Präsidenten Jimmy Morales und forderten ein Ende der Korruption. Diese Situation weckt Erinnerungen an das Jahr 2015, als Proteste gegen den des Betrugs angeklagten Präsidenten Otto Pérez Molina und seine Vizepräsidentin Roxana Baldetti diese zum Rücktritt und zum Entzug ihrer Immunität zwangen. Beide sitzen derzeit in Untersuchungshaft. Korruption ist kein Kavaliersdelikt Wie in anderen lateinamerikanischen Staaten ist auch in Guatemala in den vergangenen Jahren das Bewusstsein gewachsen, dass ein Volk das Recht hat, von seinen gewählten Machthabern verantwortliches Regieren einzufordern. In Guatemala ist die Situation jedoch eine besondere, und zwar durch das Wirken eines
In Guatemala bleiben über 97% aller Straftaten unaufgeklärt und unbestraft. internationalen Akteurs, der CICIG (Comisión Internacional contra la Impunidad en Guatemala). Diese 2006 ins Leben gerufene UNKommission hat zum Auftrag, die guatemaltekische Justiz bei der Aufklärung und Verfolgung von Straftaten zu unterstützen. Die CICIG hat auch das Recht, eigenständige Ermittlungen zu leiten. Diese ungewöhnliche Konstellation, die es einer internationalen Institution erlaubt, in innerstaatliche Belange einzugreifen, erklärt sich vor dem Hintergrund, dass in Guatemala über 97% aller Straftaten unaufgeklärt und unbestraft bleiben. Ermittlungen gegen Korruption und illegale Wahlkampffinanzierung Im Zuge einer ihrer Ermittlungen deckte die CICIG 2015 ein Korruptionsnetz rund um das damalige Präsidentenduo Pérez Molina/Baldetti auf, das es diesen ermöglicht hatte, Bestechungsgelder in Höhe von geschätzten 60 Millionen Euro einzunehmen. Vor einigen Monaten erklärte die CICIG nun, dass sie gegen die Vorsitzenden von fünf politischen Parteien wegen illegaler Wahlkampffinanzierung ermittle – unter ihnen Präsident Jimmy Morales, Generalsekretär der Partei FCN-Nación. Präsident Morales reagierte mit einem Gegenangriff und erklärte den Leiter der CICIG Iván Velásquez zur persona non grata. Dies löste erste öffentliche Proteste aus, die einige Tage später stark anwuchsen, als das Parlament im Eilverfahren eine Reihe von Gesetzesänderungen verabschiedete, die den Präsidenten sowie die Abgeordneten selbst weitgehend vor den Ermittlungen der CICIG schützen würde. Seitdem gehen die Guatemalteken wieder auf die Straße. Doch diesmal fordern sie nicht nur den Rücktritt des Präsidenten und der Abgeordneten, sondern auch weitgehende Reformen des Wahl- und Parteiengesetzes, die es Kandidaten zukünftig erschweren würden, ihren Wahlkampf durch Bestechungsgelder von Zuckerbaronen, Baufirmen und Drogenkartellen zu finanzieren. Es bleibt abzuwarten, ob die Proteste erneut genug Druck entwickeln, um Morales zu zwingen, sich den Ermittlungen zu stellen. Dieser wehrt sich momentan noch mit einer Medienkampagne, die die Proteste kriminalisiert und versucht, durch eine bevorstehende „Venezolarisierung Guatemalas“ Ängste zu schüren.
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EN BREF / IN KÜRZE ASTM auf der internationalen Klima-Bündnis Konferenz in Essen Action Solidarité Tiers Monde war präsent auf der internationalen Klima-Bündnis Konferenz, die vom 20. 22. September in Essen stattgefunden hat. Von l. nach r.: Dietmar Mirkes, Birgit Engel, Isabel Pitz und Sophie Thelen, zuständig für die ASTM-Bildungsarbeit in den Klima-Bündnis Gemeinden. Der diesjährige Schwerpunkt lag auf die Transformation unserer Städte und Gemeinden. Alleine die Reduzierung unserer CO2-Emissionen reicht nicht aus. Tiefgreifende Veränderungen wie wir Ressourcen nutzen, Politik gestalten und unseren Alltag bestreiten sind notwendig, um den Herausforderungen des Klimawandels gerecht zu werden.
Protestwelle gegen Golden Rice in Asien hält an Vier Jahre nachdem auf den Philippinen über 400 Kleinbauern als Protest gegen die geplante Kommerzialisierung von genetisch verändertem Reis mehrere mit „Golden Rice“ gepflanzten Versuchsfelder zerstörten, halten die Proteste in mehreren Ländern Asiens weiter an. Das regionale Netzwerk „Stop Golden Rice!“, indem drei ASTM-Partnerorganisationen auf den Philippinen (KMP, MASIPAG und PNFSP) aktive Mitglieder sind, wurde 2014 von Bauern- und zivilgesellschaftlichen Organisationen gegründet.
Dossier Spécial – Pas de développement sans droits humains Ce dossier éclaire le sujet sous différents angles. Cinq articles : L’approche basée sur les droits humains en Inde, dynamiques locales et partenariats, Le respect des droits humains, seule garantie pour un développement intégral et durable, Osons le courage !, Espace de plus en plus restreint pour la coopération au développement luxembourgeoise ? Grandes luttes et petites guerres: le cas de CEDIB, La lutte pour les droits humains passe aussi par la justice fiscale.
François Houtart est mort François Houtart est mort à Quito le 6 juin 2017 à l’âge de 92 ans. De nationalité belge, prêtre et sociologue, il a été un militant inlassable de la cause du Tiers-Monde. Il est le fondateur du Centre tricontinental (CETRI) établi à Louvain-la-Neuve et de la revue Alternatives Sud. Au Luxembourg il a donné plusieurs conférences et pris part à des séminaires sur invitation de l’ASTM ou de l’lnstitut d’Etudes Européennes et Internationales (IEEI). François Houtart est auteur d’un nombre impressionnant de livres et d’articles et laisse un grand héritage intellectuel aux militants.
Deux représentantes de Philippines UPR Watch en visite au Luxembourg Les 15 et 16 mai, Action Solidarité Tiers Monde a accueilli Angie Gonzales et Sharon Cabusao, toutes les deux représentantes du réseau Philippines UPR WATCH. Elles avaient participé le 8 mai à l’Examen Périodique Universel (EPU) des Philippines à Genève et présenté un rapport alternatif sur la situation des droits humains aux Philippines au Conseil des Droits de l’Homme. Pendant leur visite au Luxembourg, elles ont participé à une réunion avec des représentants de la Direction des affaires politiques du Ministère des affaires étrangères et européennes. Lors de cette réunion, elles ont entre autres fait part des critiques de la société civile à l’égard du rapport soumis par le gouvernement des Philippines dans le cadre de l’EPU.
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COP23 ZU BONN
Vorläufiges Fazit: Fidschi schlägt Jamaika Vom 6. bis zum 17. November fand die COP23 unter der Präsidentschaft von Fidschi in Bonn statt. Zum ersten Mal hatte ein pazifisches Land und ein Mitglied der Allianz der kleinen Inselstaaten den Vorsitz der internationalen Klimaverhandlungen. Fidschi hatte eine besondere Chance, die Interessen der vom Klimawandel betroffenen Regionen und Menschen in den Klimagipfel einzubringen und sie ins Zentrum der internationalen Aufmerksamkeit zu stellen. Dietmar Mirkes, ASTMExperte für Klima-Impakt Fragen im Globalen Süden, war als einziger Vertreter der NGOs aus Luxemburg in Bonn. Sein vorläufiges Fazit: “Etwas ist besser als nichts”.
Fidschi hatte die Präsidentschaft dieser COP. Vor allem nach den Hurrikans im Frühsommer stand das Thema „Loss and Damage“ / „Verluste und Schäden“ weit oben auf der Tagesordnung. Die kleinen Staaten, indigene Organisationen und Least Developed Countries wollten wissen, wie Verluste und Schäden durch plötzliche und schleichende Umweltkatastrophen, die auf den Klimawandel zurückzuführen sind, quantifiziert und kategorisiert werden, wer dafür als Verursacher haftet und nach Möglichkeit Schadensersatz erstatten kann. Unser Kollege Dietmar Mirkes zieht ein vorläufiges Fazit.
"Das Schiff segelt weiter, aber viel zu langsam. Die katastrophalen Hurrikans des Sommers bestimmten zwar die Atmosphäre und Politikerreden, aber es hätte insbesondere im Bereich „Loss and Damage“ viel mehr geschehen müssen."
Etwas ist besser als nichts – so könnte man die Ergebnisse der #COP23 in Bonn zusammenfassen, die unter der Präsidentschaft von Fidschi war. Es war von vorneherein kein spektakulärer, sondern ein „technischer“ Klimagipfel, denn es ging um die Umsetzung des Paris Agreements in ein verbindliches Regelwerk, das transparent und bindend für alle Staaten ist”, erklärte er bei seiner Rückkehr aus Bonn. "Das Schiff segelt weiter, aber viel zu langsam. Die katastrophalen Hurrikans des Sommers bestimmten zwar die Atmosphäre und Politikerreden, aber es hätte insbesondere im Bereich „Loss and Damage“ viel mehr geschehen müssen; dazu bietet aber der „Expert Dialogue“ Anpackmöglichkeiten. Die EU muss ihr Reduktionsziel deutlich nachbessern. In den Bereichen „Reduktion“ und „Loss and Damage“ in Verbindung mit Menschenrechten und klimabedingter Migration sollte und kann sich Luxemburg in der Gruppe der „Gutwiligen“ auf europäischer Bühne stärker einbringen. Die Verantwortung der fossilen Konzerne für Klimaschäden und die Option, sie juristisch zu Schadensersatz zu zwingen hat als neues Thema in vielen Side Events die globale Bühne betreten…
„Loss and Damage and the 2030 Agenda“: Ein hochkarätiges „High Level“ Side-Event fand am 16.11.17 im Fidschi-Pavillon statt. Redner waren u.a. der Premierminister von Fidschi und Präsident dieser COP, Frank Bainimarama (2. von links), Kate Gilmore, UN Deputy High Commissioner for Human Rights (rechts am Pult) und François Martel, Generalsekretär des Pacific Islands Development Forum, einem Verband der pazifischen Inselstaaten. Für Kate Gilmore sind angesichts der aktuellen Hurrikankatastrophen deren Schäden krasse Verletzungen der elementarsten Menschenrechte. Generell war der Tenor, dass dem Thema „Loss and Damage“, also „Verluste und Schäden“ eine viel höhere Bedeutung zugemessen werden muss.
Pour fêter ses 35 ans, le Centre d’Information Tiers Monde (CITIM), avait organisé le 7 novembre une rencontre solidaire en présence de Romain Schneider, Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire ainsi que de nombreux acteurs de la coopération, du développement durable et de l’éducation à la citoyenneté mondiale. Le CITIM trouve son origine dans la demande croissante de matériel d’informations pertinentes sur les pays dits du ‘Tiers-Monde’ et des sujets de développement face aux informations souvent incomplètes diffusées à l’époque par les médias. En octobre 1982, il ouvre pour la première fois ses portes au public. Son objectif était alors de créer un espace d’information et de débat sur des thématiques Nord-Sud.
ASTM | DÉCEMBRE 2017
Un regard sur les années à venir Dans les années à venir, le travail d'information, de formation et d'appui du CITIM à des initiatives solidaires doit se poursuivre et s'amplifier. "En effet, les logiques économiques et financières mises en évidence actuellement dans les pays occidentaux ne favorisent pas, à travers les canaux classiques de communication, l’émergence d’une conscience citoyenne mondiale. Face aux replis identitaires et aux logiques de compétition, le rôle de l’éducation au développement et d’autres acteurs de l’éducation à la citoyenneté mondiale est plus que jamais fondamental pour questionner nos modes de vie et envisager d’autres voies pour le bien être des populations des différents coins de la planète", a expliqué Nicole Ikuku, coordinatrice de l'ASTM. A travers le CITIM, l’ASTM portera plus particulièrement ses efforts sur deux axes prioritaires: innover sur les questions de la numérisation et contextualisation du matériel ainsi que renforcer les liens et synergies développés avec les acteurs de la coopération au développement et du développement durable impliqués dans la sensibilisation.
JEDE SPENDE HILFT
Kinder aus Gonderange spenden Erlös ihrer Musicalaufführung an die ASTM
Die Kinder der Klasse 4.1. der Grundschule Gonderange spendeten kürzlich der ASTM 600 Euro - der Erlös ihrer Aufführung des Musicals „Rotasia“ nach Sandra Engelhardt und Martin Schulte. Im Juli hatten drei Klassen der Grundschule Gonderange den Erlebnisworkshop "Hilfe, wo ist mein Klopapier?" des Klima-Bündnis Lëtzebuerg und der ASTM besucht – und dabei spielerisch die Themen Klimawandel und Regenwald entdeckt. Die ASTM bedankt sich ganz herzlich bei den Kindern und ihren Lehrern für dieses tolle Engagement!
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D E I H RSC
TE N U N E D E I S N E H E C MAC N E R É F F I D A L S E FAIT
La solidarité, le geste qui compte !
CCPLLULL IBAN LU 76 1111 0099 9096 0000
www.astm.lu
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