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PAS REFLÉTER LA FINALITÉ DES PROJETS ÉDITORIAUX
Les visuels qui n’apparaissent pas sont toujours en cours de développement
LA SCIENCE DE LA POST-CROISSANCE
Timothée Parrique commente l’article de Giorgios Kallis et ses collègues : “Post-croissance : la science du bien-être au sein des limites planétaires”, The Lancet Planetary Health, 2025.
Timothée Parrique. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marie-Hélène Ray
La post-croissance n’est plus un slogan : elle est devenue un champ scientifique majeur pour penser le bien-être humain dans les limites planétaires.
La croissance économique est-elle encore compatible avec le bien-être humain et les limites planétaires ? Cette question, longtemps marginale, est aujourd’hui au cœur des débats scientifiques et politiques. La Science de la post-croissance propose une synthèse inédite et accessible d’un champ de recherche en pleine expansion. L’ouvrage s’articule autour de la traduction intégrale d’un article scientifique majeur publié dans The Lancet Planetary Health en 2025 par un collectif international de chercheurs de premier plan.
Timothée Parrique en propose ensuite une analyse approfondie : il explicite les concepts clés, les controverses, les résultats empiriques et les pistes ouvertes par la recherche post-croissance.
En montrant qu’il est possible d’améliorer le bien-être sans dépendre de l’augmentation du pib, ce livre offre des repères solides pour penser autrement l’avenir des sociétés humaines dans l’Anthropocène.
Timothée Parrique poursuit son travail d’explicitation des découvertes des économistes non orthodoxes qui travaillent sur la décroissance et la post-croissance, dont les théories sont tout simplement vitales pour les années à venir compte tenu de la fragilisation croissante du système Terre.
Timothée Parrique, économiste français né en 1989, est docteur de l’université de Stockholm avec une thèse sur l’économie de la décroissance (2019). Chercheur à l’université de Lausanne et conférencier, il est l’auteur de Ralentir ou périr (Seuil, 2022). Il intervient régulièrement dans les médias pour faire part de ses travaux sur la post-croissance. Il habite à Anglet (France).
LE NOUVEAU LIVRE DE TIMOTHÉE PARRIQUE
Points forts
• En 5 chantiers, Timothée Parrique, auteur de Ralentir ou périr aus éditions du Seuil (près de 50 000 exemplaires vendus), synthétise et rend accessible la science de la post-croissance.
• Le sixième titre de la collection “Système Terre”, qui traduit et commente des articles scientifiques.
• Première traduction en français d’un article scientifique de référence publié dans The Lancet Planetary Health en 2025.
• Un panorama clair des débats contemporains sur la post-croissance.
• Un ouvrage accessible sans renoncer à l’exigence scientifique.
• Plus de 200 références académiques synthétisées et mises en perspective.
Post-croissance : la science du bien-être au sein des limites planétaires de Giorgios Kallis et ses collègues
SECONDE PARTIE
Commentaires, analyses et prolongements
La science de la post-croissance de Timothée Parrique
Vocabulaire Pour aller plus loin
Chantier n°4 : la stabilité politique
Pour revenir sur le seuil des limites planétaires (chantier n° 1) tout en maintenant une bonne qualité de vie (chantier n° 2) et sans déstabiliser l’économie foundationelle (chantier n° 3), il faudra entreprendre de profondes transformations nécessitant un soutien politique et une acceptabilité sociale solide.
Pour Giorgios Kallis et ses collègues, ces changements ont peu de chance d’aboutir dans des pays où les pouvoirs publics demeurent dévoués à la croissance. Tant que les partis politiques rivaliseront pour promettre plus de pib, toute réforme qui pourrait ralentir l’économie restera marginalisée1. D’où une thèse essentielle : (13) il faut déconstruire l’hégémonie de la croissance dans les discours et les pratiques politiques. On retrouve ici l’une des premières dimensions du terme “décroissance” : une critique de centralité quasi sacrée accordée à la croissance économique. C’est une forme de syndrome de Stockholm politique : même lorsque la croissance dégrade les écosystèmes et n’améliore plus le bien-être (du moins de la majorité de la population), elle reste perçue comme l’alpha et l’oméga de l’action publique.
La science de la post-croissance
Chaque parti propose sa propre recette de croissance (plus ou moins d’État, plus ou moins de redistribution, plus ou moins de régulation) mais aucun n’en interroge la finalité. Impossible d’aborder la politique sans évoquer les inégalités.
La croissance est souvent présentée comme une solution à la pauvreté, même dans un pays comme la France où le revenu national suffirait largement à offrir à chacun une vie décente.
Certains affirment même que la croissance – et plus largement, le capitalisme – est indispensable au bon fonctionnement de la démocratie. Les growth-critical studies s’opposent à ces deux idées en affirmant que (14) la croissance économique tend à accroître les inégalités et les inégalités nuisent à la démocratie.
Sur le deuxième point, les travaux de Julia Cagé montrent comment les inégalités économiques se traduisent directement en inégalités politiques2. Dans un système où une partie de la vie politique dépend de financements privés, les plus riches peuvent influencer les décisions publiques en finançant des campagnes, des médias, ou des think tanks. Le cas du milliardaire Vincent Bolloré, propriétaire de chaînes et de magazines influents, illustre
clairement comment un acteur économique peut infléchir des orientations politiques ou éditoriales3. Par exemple, avec plus de mille points de vente, en majorité dans les gares et les hôpitaux, les boutiques Relay (rachetées par le milliardaire en 2022) sont devenues une “véritable vitrine de l’extrême droite4”. On pourrait aussi mentionner la concentration des dépenses publicitaires (cinq cents annonceurs représentent les deux tiers des dépenses totales en France5), qui permet à des multinationales de façonner les désirs et les habitudes de consommation.
Sur le premier point, il ne s’agit pas d’accuser la croissance en elle-même, mais sa distribution dans une économie capitaliste. Selon Thomas Piketty, les inégalités augmentent lorsque le rendement du capital est supérieur au taux de croissance du pib – une situation fréquente dans nos économies contemporaines6. Cela remet en cause le mythe du “ruissellement” selon lequel enrichir les plus riches profiterait mécaniquement aux plus pauvres7. En réalité, c’est systématiquement le contraire.
TIMOTHÉE PARRIQUE
La science de la post-croissance extrait
Notes
1. Timothée Parrique, “Réponse à Gabriel Attal : Bienvenue au club de l’anti-décroissance”, timotheeparrique.com, 13 février 2024.
2. Julia Cagé, Le Prix de la démocratie, Gallimard, 2018 ; Sauver les médias. Capitalisme, financement participatif et démocratie, Seuil, 2015. Voir aussi Julia Cagé et Thomas Piketty, Une histoire du conflit politique. Élections et inégalités sociales en France, 1789-2022, Seuil, 2023.
3. Olivier Blamangin et al., Le Système Bolloré de la prédation financière à la croisade politique, L’Observatoire des multinationales et Attac, avril 2025.
4. Enzo Chesi, “Comment les magasins Relay se muent en vitrine de l’extrême droite”, Arrêt sur images, août 2025.
5. Voir Timothée Parrique, “Réponse à Mercedes Erra : Vivement la fin de la publicité !”, timotheeparrique.com, février 2023 ; Mathilde Dupré et Renaud Fossard, La Communication commerciale à l’ère de la sobriété. Taxer la publicité pour consommer autrement, Communication & Démoratie / Institut Veblen, octobre 2022.
6. Thomas Piketty, Le Capital au xxie siècle, Seuil, 2013 ; Capital et idéologie, Seuil, 2019.
7. Arnaud Parienty, Le Mythe de la “théorie du ruissellement”, La Découverte, 2018.
GÉNÉRALE
Dans les urnes et sur le terrain : s’organiser pour enfin gagner
Clément Pairot
À la croisée entre l’essai politique, le manifeste et le guide, Mobilisation générale est un véritable manuel de développement collectif pour répondre concrètement au sentiment d’impuissance des citoyens.
Mobilisation générale repose sur la conviction que les citoyens doivent absolument réinvestir la mobilisation politique à toutes les échelles, tant pour une échéance électorale que pour un combat local mené par une association. Riche de plus de dix ans de militantisme (de la Primaire populaire au Nouveau Front populaire), animateur de la Fresque du climat depuis 2019, Clément Pairot a conçu ce guide à partir de ses réussites et de ses déceptions. Grâce aux témoignages d’acteurs de mobilisations (par exemple, un responsable de plaidoyer dans une grande ong), aux exemples de situations (tel un dialogue pour réussir un porte-à-porte), aux analyses de la vie politique (comme la Primaire populaire de 2021-2022), aux mises en perspective sociologiques et historiques (par exemple, des citations de travaux de chercheurs), la lecture de ce livre prend une dimension singulière.
À la croisée entre l’essai politique, le manifeste et le guide, Mobilisation générale est un véritable manuel de développement collectif pour répondre concrètement au sentiment d’impuissance des citoyens. À la hauteur des enjeux électoraux cruciaux à venir.
Trentenaire, marqué par sa participation active à la campagne de Bernie Sanders en 2016 aux États-Unis, Clément Pairot, diplômé d’une grande école de commerce, s’est spécialisé dans les méthodes de mobilisation politique et citoyenne. Il est animateur de la Fresque du climat depuis 2019. Il vit à Marseille.
MODE D’EMPLOI POUR SORTIR DE L’IMPUISSANCE POLITIQUE
Points forts
• Un lien fort avec d’autres acteurs du réseau militant et activiste.
• La volonté d’apporter une réponse concrète et engagée face aux échéances électorales qui arrivent.
• Un ton simple. Des explications pédagogiques. Des tableaux qui apportent des modèles tels des tips pour réussir à s’emparer des méthodes très vite.
• Citations inspirantes.
• Mises en perspective avec des études sociologiques et des regards d’historiens.
• Liens avec le catalogue : Naomie Klein, Tanguy Descamps, Maxime Ollivier, Cyril Dion, Nelly Pons, Noémie Calais, Nathanaël Wallenhorst, Julien Vidal.
Traduit de l’italien par Marc Lesage en collaboration avec Mario Pasa
Alberto Angela NÉRON
La ren aissance de Rome et le crépuscule d’un empereur
La fin d’un règne, entre tragédie antique et péplum à suspense. Le portrait d’un tyran de plus en plus déconnecté de la réalité.
LE LIVRE
Après avoir écrit Et Rome s’embrasa, Alberto Angela s’interroge : notre monde serait-il différent si la chute d’une lanterne n’avait pas déclenché le Grand Incendie de l’été 64 et si, en représailles, l’apôtre Pierre n’avait pas été crucifié dans la plaine vaticane ? Obsédé par « le rôle du hasard dans les actions humaines », le journaliste enquête alors sur celui vers qui tous les espoirs se tournent au lendemain du sinistre : Néron. Un « Joker de l’Histoire », selon l’auteur, même si l’on nuance aujourd’hui les portraits à charge d’autrefois. Durant les quatre
L’AUTEUR
13 mai 2026
14 × 20,5 cm
400 pages 24,00 €
ISBN :
années qui le séparent de son suicide, le jeune César va certes rebâtir sa capitale et concevoir la Domus Aurea, il va exercer jusqu’en Grèce ses talents d’artiste et de conducteur de char, mais il persécutera les chrétiens, accusés d’avoir mis le feu à sa capitale, et sèmera la mort dans la haute société romaine après l’échec de la conspiration de Pison. C’est dans « une saga à la façon de Game of Thrones », écrit Angela, qu’on doit raconter le plus controversé des empereurs romains, un tyran qui lorgnait ‒déjà ‒ la Crimée et l’Ukraine...
POINTS FORTS
• Un livre aux thèmes très divers, comme les deux plus grands succès d’Angela : Empire (12 200 ex. en GF 2016, 18 000 ex. en PBP 2018) et Une journée dans la Rome antique (9 000 ex. en GF 2015, 10 800 ex. en PBP 2022).
• Bien que dernier tome d’une trilogie, ce Néron se lit indépendamment du Dernier Jour de Rome et de Et Rome s’embrasa, parus en 2024.
• Un dictateur antique mais d’actualité : « Washington est devenu la cour de Néron ! » a lancé le sénateur Claude Malhuret en mars 2025 dans un discours devenu viral.
Né en 1962 à Paris et paléontologue de formation, l’Italien Alberto Angela tourne des documentaires pour la Rai et y présente en prime time des émissions phares de vulgarisation historique et scientifique. Parallèlement, il poursuit ses travaux d’écriture sur sa grande passion : l’Antiquité romaine.
ÉGALEMENT
Traduit de l’italien par Marc Lesage en collaboration avec Mario Pasa
Alberto Angela NÉRON
La renaissance de Rome et le crépuscule d’un empereur
La fin d’un règne, entre tragédie antique et péplum à suspense. Le portrait d’un tyran de plus en plus déconnecté de la réalité.
LE LIVRE
Après avoir écrit Et Rome s’embrasa, Alberto Angela s’interroge : notre monde serait-il différent si la chute d’une lanterne n’avait pas déclenché le Grand Incendie de l’été 64 et si, en représailles, l’apôtre Pierre n’avait pas été crucifié dans la plaine vaticane ? Obsédé par « le rôle du hasard dans les actions humaines », le journaliste enquête alors sur celui vers qui tous les espoirs se tournent au lendemain du sinistre : Néron. Un « Joker de l’Histoire », selon l’auteur, même si l’on nuance aujourd’hui les portraits à charge d’autrefois. Durant les quatre
L’AUTEUR
13 mai 2026
14 × 20,5 cm
400 pages 24,00 €
ISBN :
années qui le séparent de son suicide, le jeune César va certes rebâtir sa capitale et concevoir la Domus Aurea, il va exercer jusqu’en Grèce ses talents d’artiste et de conducteur de char, mais il persécutera les chrétiens, accusés d’avoir mis le feu à sa capitale, et sèmera la mort dans la haute société romaine après l’échec de la conspiration de Pison. C’est dans « une saga à la façon de Game of Thrones », écrit Angela, qu’on doit raconter le plus controversé des empereurs romains, un tyran qui lorgnait ‒déjà ‒ la Crimée et l’Ukraine...
POINTS FORTS
• Un livre aux thèmes très divers, comme les deux plus grands succès d’Angela : Empire (12 200 ex. en GF 2016, 18 000 ex. en PBP 2018) et Une journée dans la Rome antique (9 000 ex. en GF 2015, 10 800 ex. en PBP 2022).
• Bien que dernier tome d’une trilogie, ce Néron se lit indépendamment du Dernier Jour de Rome et de Et Rome s’embrasa, parus en 2024.
• Un dictateur antique mais d’actualité : « Washington est devenu la cour de Néron ! » a lancé le sénateur Claude Malhuret en mars 2025 dans un discours devenu viral.
Né en 1962 à Paris et paléontologue de formation, l’Italien Alberto Angela tourne des documentaires pour la Rai et y présente en prime time des émissions phares de vulgarisation historique et scientifique. Parallèlement, il poursuit ses travaux d’écriture sur sa grande passion : l’Antiquité romaine.
ÉGALEMENT
Questions
de société
Comment la pop culture a tourné une génération de femmes contre elles-mêmes
Sophie Gilbert
Des Spice Girls aux Kardashian, en passant par OnlyFans et les tradwives, Sophie Gilbert, finaliste du prix Pulitzer, montre comment la pop culture a façonné – et déformé – l’image que les femmes se font d’elles-mêmes, et des autres femmes. Sexualisation, infantilisation, réification : autant de mouvements diffus et insaisissables que l’autrice parvient à décortiquer avec brio en plongeant dans la matière concrète des pubs, clips, chansons, blogs et films qui ont modelé les années 2000.
Ce patient travail de collecte et d’analyse d’une infinité de fragments, mots dits ou images publiées entre les années 1900 et 2025, fait toute l’intelligence et la valeur de ce texte. Loin des discours généralisants sur les femmes et la culture, le livre de Sophie Gilbert nous offre enfin des prises concrètes pour nous sortir de représentations qu’on a tendance à considérer (à tort) comme des évidences.
“Avec ce livre, j’ai voulu explorer, depuis ma place de critique, comment et pourquoi l’intégralité des genres de divertissement aux alentours des années 2000 – musique, cinéma, télévision, mode, magazines, pornographie – a envoyé aux filles le même message, que nous avons intériorisé consciencieusement. J’ai voulu comprendre comment une génération de jeunes femmes en est venue à croire que le sexe était notre monnaie d’échange, que notre objectivation nous donnait du pouvoir et qu’on ne méritait pas d’être prises au sérieux. Pourquoi est-il si facile de nous convaincre de notre propre inaptitude ? Qui fixe les règles ? Pourquoi, pendant des décennies, et jusqu’à aujourd’hui, presque toutes les productions culturelles ont-elles été systématiquement orientées vers le désir et le plaisir masculins ?” (extrait de l’introduction)
UNE ANALYSE LUCIDE ET MINUTIEUSE DE CE QUE LA CULTURE POPULAIRE A FAIT AU FÉMINISME ET AUX FEMMES
Point fort
• Girl on girl figure sur la liste des cent livres de l’année 2025 du New York Times.
• L’autrice est finaliste du priz Pulitzer.
• Une exploration de la pop culture et de ses effets sur les représentations de la femme.
Mots clés
• Femmes / pop culture / musique / cinéma, publicité / sexualisation / pornographie / féminisme
Comment la pop culture a tourné une génération de femmes contre elles-mêmes
Sommaire
Chapitre 1. Girl Power, Boy Rage
Musique et féminisme dans les années 1990
Chapitre 2. Show Girl
Surexposition au nouveau millénaire
Chapitre 3. Les filles dans les films
Les comédies sexuelles, du Multiplexe à la sphère Mascu
Chapitre 4. Combat de filles
Régression et représentation au début de la téléréalité
Chapitre 5. La fille canon
Une mine d’or d’impossibles attentes
Chapitre 6. La survivante
Sexe extrême, art, et violence dans l’Amérique post-11 Septembre
Chapitre 7. Gossip Girls
La dégradation des femmes et de la célébrité dans les médias du xxie siècle
Chapitre 8. La fille qui parle de Girls
L’autrice qui raconte sa vie et ses détracteurs
Chapitre 9. Girl Boss
La transformation de l’ambition féminine
Chapitre 10. Les filles au sommet
Réécrire le pouvoir
Traduit de l’anglais par Léo Texier.
Omri Bœhm UNIVERSALISME RADICAL
Par-delà l’identité
Face à la cancel culture et à l’antiwokisme, l’humanisme n’est pas un vain mot, c’est un projet radical qui recherche ce qui nous unit plutôt que ce qui nous sépare « en revenant au pouvoir transformateur des idéaux des Lumières » (New York Times).
LE LIVRE
L’ensemble du spectre politique de notre époque, de la droite à la gauche, est le reflet des politiques identitaires. La droite parle de sang et de sol, quand la gauche évoque le genre et l’origine ethnique (les personnes racisées). La parenté entre les tenants de ces deux positions est aussi évidente que leur animosité. Et l’humanisme et l’universalisme revendiqués du centre libéral dans tout ça ?
Une coquille vide. Loin de reconnaître et de proclamer un quelconque devoir fondamental envers l’humanité, le libéralisme contemporain sert désormais surtout à protéger le droit du
13 mai 2026
12 × 19,5 cm
200 pages 18,00 €
ISBN :
POINTS FORTS
• Une défense salutaire de l’idée d’égalité universelle, aujourd’hui mise à mal par les politiques identitaires.
• Professeur à la prestigieuse New School for Social Research de New York (où ont enseigné Arendt et Heller), Omri Bœhm est l’une des figures montantes de la philosophie critique.
• Une relecture magistrale et radicale de 3 textes fondateurs de la modernité politique.
citoyen individuel à se faire sourd à cet appel. Dans Universalisme radical, Omri Bœhm propose une nouvelle lecture de trois textes controversés qui ont façonné la conception moderne de l’humanisme : la Déclaration d’indépendance des États-Unis, Qu’est-ce que les Lumières ? d’Emmanuel Kant, et le récit biblique de la Ligature d’Isaac. À travers ces textes, le philosophe se confronte aux échecs idéologiques du moment tout en proposant un plaidoyer vigoureux pour remettre l’universalisme humaniste au cœur de la vie politique.
L’AUTEUR
Omri Bœhm (né en 1979) est professeur associé de philosophie à la New School for Social Research de New York. Citoyen israélien et allemand, il écrit aussi dans des journaux tels que Haaretz, Die Zeit et The New York Times sur la philosophie, sur Israël et le conflit au Moyen-Orient. Il est l’auteur de plusieurs livres salués par la critique. Universalisme radical a reçu en 2024 le Prix Leipzig pour l’entente européenne.
ÉGALEMENT
Brève histoire du conflit israélo-palestinien
Ilan Pappé
Un petit livre indispensable pour comprendre le conflit israélo-palestinien et imaginer un chemin vers la paix. Par l’une des voix les plus originales et radicales des « nouveaux historiens » israéliens, auteur du très remarqué Nettoyage ethnique de la Palestine.
Couverture provisoire
Parution : mai 2026
ISBN : 979-10-209-2131-4
Prix provisoire : 16 euros
Points forts
Un ouvrage signé Ilan Pappé, l’une des voix les plus reconnues et radicales sur le conflit israélo-palestinien.
Par l’auteur du très remarqué Nettoyage ethnique de la Palestine, dont la dernière édition a été vendue à plus de 22 000 exemplaires GFK (La Fabrique, 2024).
Un livre nécessaire pour comprendre le conflit en cours.
Un format bref et accessible, à petit prix.
Venue en France de l’auteur !
Ilan Pappé est l’une des voix les plus originales et reconnues des « nouveaux historiens » israéliens. Professeur d’histoire à l’université d’Exeter et engagé dans une critique radicale de l’État d’Israël et du sionisme, il est l’auteur du très remarqué Nettoyage ethnique de la Palestine (réédition en 2024, La Fabrique).
Décoloniser le dancefloor
Habibitch
Couverture provisoire
Parution : mai 2026
ISBN : 979-10-209-2132-1
Prix provisoire : 18 euros
« Quand on ne peut plus coloniser les territoires, on colonise les cultures ». Dans un livre issu de sa conférence dansée éponyme, Habibitch, artiste, militante queer, féministe et décoloniale entend démontrer que la création artistique n’est pas cet espace neutre que dépeint notre tradition universaliste républicaine mais reste façonnée par nos identités de genre, de race et de classe. De la naissance du hip-hop et de la ballroom scene dans les communautés noires et queers des États-Unis à l’appropriation culturelle de ces contrecultures par un capitalisme occidental dépolitisé, en passant par le caractère éminemment révolutionnaire des corps marginalisés, Décoloniser le dancefloor ouvre une réflexion sur les rapports intimes entre art et politique. En prenant appui sur sa pratique du voguing et du waacking ainsi que sur les apports du matérialisme politique et de la pensée intersectionnelle, Habibitch esquisse dans cet ouvrage une voie pour danser sa politique et politiser sa danse.
Points forts
Un ouvrage dans le prolongement de la conférence dansée “Décoloniser le dancefloor” qui rencontre un grand succès auprès du public, avec déjà près d’une centaine de rencontres et des dates jusqu’en 2028 !
Le premier ouvrage d’Habibitch, une danseuse et militante reconnue et très active sur les réseaux sociaux (67K sur Instagram).
Une approche inédite de la danse sous un angle décolonial.
Prochaines dates de la conférence dansée Décoloniser le dancefloor :
- 8 mai Montpellier
- 13 mai Paris
- 28 mai Metz
- 2 et 3 juillet Lausanne
- 9 et 10 septembre Bruxelles
- 2 décembre Châteauvallon
+ deux dates qui arrivent à Bordeaux et à Lyon (informations à venir)
Autogestion générale
Sortir du capitalisme : méthode
Guillaume Etiévant
Et si l’autogestion n’était pas un rêve mais le seul moyen de sortir de la crise actuelle ? Le troisième ouvrage de la collection LLL x Frustration, signé Guillaume Etiévant, le responsable éditorial du magazine en première ligne de la bataille culturelle en France.
Et si sortir du capitalisme n’était ni une utopie hors-sol, ni un cauchemar autoritaire ? À Turin en 1919, les ouvriers prennent le pouvoir dans les usines. En Espagne en 1936, des millions de travailleuses et de travailleurs collectivisent la production sans patrons ni actionnaires. En Suède et au Danemark, dans les années 1970, des projets concrets visent à transférer progressivement la propriété de la totalité des entreprises à celles et ceux qui y travaillent. Ces expériences, aujourd’hui reléguées aux marges de l’histoire officielle, ont un point commun décisif : elles dessinent une sortie du capitalisme sans État autoritaire ni bureaucratie confisquant le pouvoir au nom du peuple. S’appuyant sur ces expériences et sur sa connaissance concrète du monde de l’entreprise et du syndicalisme, Guillaume Etiévant défend une thèse simple et radicale : le changement réel ne viendra pas de grandes lois tombées du ciel, mais de mobilisations enracinées dans les entreprises. Des salariés qui s’organisent, prennent collectivement le contrôle de leur outil de travail et imposent un autre mode de gouvernance. Ces conquêtes locales ne renverseront pas tout. Mais elles sont le seul moyen de rendre inévitable, par le rapport de force, un basculement législatif plus large, dont ce livre décrit précisément les contours. L’autogestion totale n’est pas un rêve : elle a déjà existé. Et elle peut recommencer.
Points forts
Parution : mai 2026
ISBN : 979-10-209-2133-8
Prix provisoire : 16 euros
Une réponse concrète aux nombreux débats qui agitent encore la gauche contemporaine (sortie du capitalisme, révolution libertaire/autoritaire, autogestion...)
Par le rédacteur en chef du magazine Frustration qui compte près de 2200 abonnés et qui est très suivi sur les réseaux sociaux (83,5K sur Instagram).
Un ouvrage qui s’inscrit dans la collection LLL x Frustration lancée par le succès de SaintLuigi de Nicolas Framont (plus de 24 000 exemplaires vendus).
Guillaume Etiévant travaille depuis plus de quinze ans aux côtés des syndicalistes en tant qu’expert des questions économiques. Il a été responsable du programme économique de Jean-Luc Mélenchon entre 2012 et 2016. Il est aujourd’hui responsable éditorial du magazine Frustration.
14 × 22,5 cm
240 pages 19,90€
ISBN :
Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa
IA : LE GRAND ENFUMAGE
Le véritable visage de l’I.A. : une matérialité effrayante qui menace les écosystèmes et un risque immense pour les démocraties. Il est primordial de garder le contrôle !
LE LIVRE
Loin de flotter au-dessus de toute réalité physique, comme le champ lexical du «cloud» et de la «dématérialisation» aime à nous le faire croire, l’intelligence artificielle que les Big Tech veulent nous imposer représente au contraire un poids plus que conséquent pour la planète et a des impacts tout à fait délétères sur notre société.
Ce livre offre une analyse méthodique des impacts environnementaux (data centers avides d’énergie et d’eau au détriment des
LES AUTEUR . ICE . S
populations par exemple) et sociaux (inégalités sud/nord renforcées et technofascisme galopant) de l’intelligence artificielle. Et appelle à reprendre le contrôle sur cette révolution vendue comme inévitable, qu’il nous faut à tout prix interroger collectivement dans ses usages, afin de déterminer ceux que nous souhaitons conserver et ceux, nombreux, qu’il nous faut combattre.
POINTS FORTS
� Le vrai visage écocidaire de l’IA : accaparement des ressources et conflits d’usage (eau, électricité), bilan carbone épouvantable, etc.
� Le risque totalitaire de l’IA : la dictature des algorithmes, le pouvoir de désinformation, le délire transhumaniste, la puissance des Gafam...
� Un livre accessible sur un sujet nébuleux, avec une vraie volonté de mobiliser le grand public.
� Un tandem médiatique, jeune et dynamique, adossé à l’association qui leur confère une légitimité puisqu’ils combattent concrètement ce qu’ils dénoncent.
� Passage dans la Terre au carré sur le coût écologique de l’IA :
Lou Welgryn et Théo Alves Da Costa codirigent Data for good, une association de hackers qui mettent à disposition leurs compétences au service de la justice sociale, environnementale et de la protection de nos démocraties. Professionnels dans le secteur du numérique, ils vulgarisent les conséquences de l’IA sur nos sociétés et prennent régulièrement la parole dans les médias à ce sujet.
� Si l’IA était un pays, il serait déjà le 4e plus gros consommateur d’électricité du monde.
� 1 milliard d’utilisateurs de l’IA par semaine de l’IA en trois ans.
� 1 000 lobbyistes de la tech sont présents au Parlement européen.
Arianna Poletti
LES RAVAGES DE NOS ENGRAIS
POINTS FORTS
• L’addiction aux engrais : une approche originale des dérives de l’agrobusiness (on s’intéresse généralement aux pesticides et aux monocultures).
SOCIÉTÉ
Les routes du phosphate
Les coûts de notre abondance : comment pour fertiliser l’Europe on épuise l’Afrique.
LE LIVRE
« Nous nourrissons la terre pour nourrir la planète », tel est le mot d’ordre des grands producteurs de phosphate, qui visent à tripler la production agricole mondiale d’ici 2050. Mais à quel prix ? Quant au nord de la Méditerranée, les engrais phosphatés font verdir les champs, au sud cette industrie minière très consommatrice en eau contribue à assécher l’une des régions du monde les plus touchées par la pauvreté hydrique. Sans compter que le raffinage de cette matière passe par l’emploi de produits
L’AUTEUR
13 mai 2026
14 × 20,5 cm
250 pages 21,00 €
ISBN :
• Un parcours de l’intégralité de la chaîne de production : des mines aux champs.
• Du Maroc à la France, en passant par l’Éthiopie ou le Liban, une enquête qui met en lumière les relations d’(inter)dépendances des pays du bassin méditerranéen.
hautement toxiques – comme le cadmium –qui détruisent habitats et écosystèmes. L’extraction des roches phosphatées dépouille les paysans de leurs ressources, les forçant à abandonner leurs terres désormais défigurées, tandis que l’agrobusiness s’impose toujours plus comme l’unique alternative. Du Maroc à la France, de la Tunisie à l’Italie, ce livre parcourt toute la chaîne de production des phosphates en Méditerranée, des mines aux champs, pour en dévoiler les ravages.
• Un ouvrage où il sera aussi question de : l’asphyxie des cours d’eau européens ; la disparition de l’agriculture de subsistance ; la militarisation du phosphate ; ou encore la pression migratoire due à notre modèle agricole.
ACTUALITÉ
• Les roches phosphatées font partie des matières premières critiques pour l’UE et les États-Unis, au même titre que les métaux rares.
• L’équilibre géochimique des sols (l’équilibre azote/phosphore) est l’une des 9 limites planétaires, désormais largement dépassée.
Arianna Poletti est une journaliste et chercheuse indépendante italienne basée en Tunisie. Son travail de terrain se concentre sur les questions sociales, environnementales et postcoloniales entre l’Europe et l’Afrique du Nord. Elle collabore notamment à Socialter, Alternatives économiques, La Repubblica et Jeune Afrique.
ÉGALEMENT
LES JUIFS, LES ARABES, MA FAMILLE ET MOI
Pierre Hazan
Un récit aussi intime que politique retraçant deux siècles de cohabitation entre juifs et arabes.
« J’appartiens à la dernière génération de Juifs nés en terre arabe et j’ai ressenti le besoin de me retourner sur ceux qui y ont vécu avant moi. Depuis quand les dés avaient-ils commencé à rouler pour arriver à cette épouvantable tragédie ? Est-ce que tout était perdu d’avance ? Je me suis plongé dans deux siècles d’histoire à travers l’itinéraire de quelques personnes de ma famille.»
• Pierre Hazan fait partie de ceux qui militent pour une existence judéoarabe pacifiée. Avec ce livre, il donne à cet objectif une profondeur historique.
• Pierre Hazan donne chair à la coexistence entre Juifs et Arabes dans un récit passionnant où s’imbriquent petite et grande histoire.
Pierre Hazan est conseiller sur les questions de justice, d’amnistie, de réparations, de commissions vérité, de disparations forcées, de droit pénal international et de droits de l’homme auprès du Centre pour le Dialogue humanitaire.
Il a notamment publié Négocier avec le diable. La médiation dans les conflits armés (Textuel, 2022), Du bon usage de l’amnistie dans les processus de paix (HD, 2020) et La Paix contre la justice ? (AVE/GRIP, 2010).
Il y a Moshe le rabbin, parti de Jérusalem en 1843 à dos d’âne pour combattre les Lumières en Europe, en revenir à moitié-convaincu pour prendre finalement le parti du monde arabe contre Londres et Paris. Il y a son grand-oncle Daoud le révolutionnaire, co-fondateur du premier parti indépendantiste égyptien en 1907, condamné à mort par les Britanniques avant d’être gracié, et pourtant sioniste. Il y a son grand-père maternel Maurice, à la fois Arabe, Juif et britannique, au moment où toutes ses identités sont en tension dans un Proche-Orient qui s’enflamme dans les années 1940. Il y a son père, Elie, qui, après la guerre de Suez de 1956, tente de retarder le moment de l’exil sans retour, après que des centaines de milliers de Palestiniens aient été chassés de leur terre et que c’est au tour des Juifs du monde arabe d’être déracinés.
« Même si l’héritage des Juifs d’Orient a largement disparu, je veux me rappeler qu’il a existé. Et s’il a existé, il peut exister à nouveau sous une forme qui reste à inventer. La coexistence judéo-arabe n’était pas un concept pour Moshe, Daoud, Maurice et Elie : elle était une réalité quotidienne. »
• Trajectoires individuelles et dimension collective se rejoignent : l’auteur retrace comment ses ancêtres ont participé à des moments clés de l’histoire du Proche Orient, sans jamais oublier d’en restituer le contexte.
• Ces deux siècles d’hybridation cultuelle et politique entre les deux communautés juives et arabes résonnent aujourd’hui comme un espoir, même s’il paraît tellement fragile.
14 x 22, broché 256 pages, 21,90 euros
6 mai 2026
• Récit
• Proche-Orient
de la porosité du monde, des cellules aux écosystèmes
Jérôme Sueur
Un livre qui traverse le vivant, depuis les cellules jusqu’aux montagnes pour nous transmettre un message d’unicité et d’ouverture.
Le message scientifique et poétique de ce petit livre est double : le vivant est structuré par des frontières à tous les étages, depuis les membranes cellulaires jusqu’aux montagnes et aux grands fonds marins, mais il n’y a pas une frontière qui ne soit pas perméable. Les murailles hermétiques n’existent pas dans le vivant. Le vivant peut être alors envisagé comme un système complexe construit par des frontières structurantes et porteuses mais toutes poreuses. Par un grand voyage dans la structure et le fonctionnement du vivant, l’auteur suggère que le vivant est traversé par un continuum d’énergie, de matière et d’information. Seuls les humains, par leurs artifices et leurs accaparements de la place et des autres, construisent des frontières potentiellement hermétiques et destructrices. Pour éviter l’asphyxie, physiologique, sociale et culturelle, il est indispensable de maintenir poreuses les frontières du vivant et de l’artifice. Une leçon vitale à l’heure actuelle où le repli sur soi et les frontières transformées en murs infranchissables deviennent la norme.
Jérôme Sueur est enseignant-chercheur au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris où il conduit des recherches en écologie, notamment sur l’analyse sonore de la biodiversité. Ses recherches en bioacoustique et en écoacoustique le conduisent à s’intéresser à différentes échelles du vivant, depuis les cellules jusqu’aux grandes barrières géographiques qui structurent le vivant. Il défend l’idée d’une écoute scientifique et sensible d’un vivant libre de pressions anthropiques. Chroniqueur occasionnel pour France Inter, il est aussi l’auteur chez Actes Sud d’Histoire naturelle du silence et Le Son de la Terre. Jérôme Sueur réside et travaille à Paris.
PASSONS À TRAVERS LES FRONTIÈRES
Points forts
• Une approche originale de la problématique de la migration.
• Histoire naturelle du silence, “Mondes sauvages”, 2023 (10 500 exemplaires vendus) paraîtra en Babel en avril 2026.
• Le Son de la Terre, chroniques de France Inter – La Terre au carré, Actes Sud, 2022 : 3 100 exemplaires vendus.
Un autre regard sur les infections sexuellement transmissibles
Ellen Støkken Dahl Essai traduit du norvégien par Hélène Hervieu
“Les ist ne relèvent pas de la moralité”, proclame la Dr Ellen Støkken Dahl dans son nouveau page-turner médical. Et elle parvient à nous convaincre que tout se soigne.
Silencieuses ou flagrantes, négligées ou alarmantes, les infections sexuellement transmissibles et les réactions qu’elles provoquent sont multiples. Mi-Hercule Poirot, mi-Dr Watson, la Dr Ellen Støkken Dahl conçoit ses consultations comme des enquêtes. Elle nous invite dans l’intimité de son cabinet, où elle reçoit des patients atteints d’ist. Elle nous entraîne, sans gêne aucune, sur les traces des infections les plus courantes et les plus redoutées : la gonorrhée, l’herpès, les verrues génitales, la syphilis, la trichomonase, la chlamydiose, les morpions, le papillomavirus, la gale, le vih et le sida. Elle partage avec nous ses auscultations, ses observations minutieuses, ses déductions et sa manière de poser un diagnostic, mais aussi l’histoire et l’évolution de ces maladies, souvent passionnantes. Nous entrons dans l’ouvrage surpris par le naturel nordique, et nous poursuivons la lecture à la fois captivés et divertis. De quoi en ressortir instruits, plus conscients et moins coincés.
Ellen Støkken Dahl, née en 1991, est médecin et réside à Oslo (Norvège).
Dès ses études, elle s’est engagée en faveur d’un enseignement de la sexualité et du corps féminin qui s’adresse aux filles et femmes de tous âges et de tous milieux. Elle consulte au Sex og Samfunn / Sex an Society, le plus grand centre norvégien dédié aux droits sexuels et reproductifs (srhr). Son premier livre, Les Joies d’en bas (Actes Sud, 2018), a connu un succès retentissant. Coécrit avec Nina Brochmann, il a été traduit dans trente-six langues et nommé pour de nombreux prix dont le plus prestigieux prix norvégien, le Brageprisen. Leur deuxième ouvrage, Cool Girls. La puberté en mode confiance (Actes Sud, 2022), s’adressait spécifiquement aux adolescentes. Les Nuits avec mon ennemi est le premier livre en solo d’Ellen Støkken Dahl.
APRÈS LES JOIES D’EN BAS, ELLEN STØKKEN DAHL TRAQUE
LES MAUX D’EN BAS
Points forts
• Très peu de concurrence.
• Une volonté convaincue et convaincante de dédramatiser les infections sexuellement transimissibles.
• Un ton plein d’humour pour en finir avec le tabou des ist.
• Un voyage dans les coulisses des consultations du plus grand centre norvégien dédié aux droits sexuels et reproductifs.
• Les Joies d’en bas, maintenant disponible en Babel, a été vendu à plus de 66 000 exemplaires depuis parution. Cool Girls, destiné aux adolescentes, près de 7 000 exemplaires vendus.
Mots clés
• Vie sexuelle / rapports sexuels / rapports non protégés / transmission sexuelle / contamination sexuelle / ist / mst / augmentation des ist / intimité / douleurs génitales / douleurs pelviennes / douleurs vulvaires / peur / anxiété / stress / complexes / dégoût / honte / perte de plaisir
ELLEN STØKKEN DAHL
Les Nuits avec mon ennemi sommaire
1. L’année du déluge. La gonorrhée
2. Un chapitre douloureux. L’herpès génital
3. La figue et le chou-fleur. Les verrues génitales
4. Une nuit avec Vénus, une vie avec Mercure. La syphilis
5. Mort sur le Nil. La trichomonase
6. Bienvenue en Norvège, pays de la chlamydiose
7. Ceux qui s’invitent à table. Les morpions
8. Les nuits avec mon ennemi. Le papillomavirus humain et le cancer de l’utérus
9. Une petite sœur casse-pieds. Les mycoplasmes
10. Démangeaisons avec un grand D. La gale
11. Peur et dégoût sous la ceinture. vih et sida
Postface
Remerciements
Apprendre à voler comme un vautour
Michel Mouze
Toute la technicité, l’élégance et la puissance du vol plané des grands rapaces sont révélées et étudiées par Michel Mouze dans ce récit accessible et truculent.
Quel meilleur moyen de comprendre la biophysique du vol plané des grands rapaces que de l’expérimenter soi-même ? C’est l’histoire de Michel Mouze, professeur de biologie animale à l’université de Lille, pionnier du vol libre en deltaplane au tournant des années 1970 et 1980. Témoin de la réintroduction fructueuse des vautours fauves dans les gorges de la Jonte, fasciné par leurs extraordinaires performances aériennes, il a voulu relever le défi et quitter le plancher des vaches pour comprendre, de l’intérieur, les contraintes et possibilités offertes par un tel moyen de déplacement. Il en résulte un récit captivant et truculent qui plonge le lecteur dans le fonctionnement physiologique et aérodynamique du vol plané, son évolution au cours des millions d’années, puis dans le récit du quotidien d’un vautour fauve, chaque phase du vol étant analysée dans les moindres détails. Un texte vivant, incarné et débordant d’anecdotes, et tout particulièrement accessible.
Enseignant chercheur à l’université de Lille, spécialiste du système nerveux des insectes, Michel Mouze se passionne aussi pour le vol animal et la technique du vol à voile des vautours. Il est l’auteur de nombreux articles de vulgarisation et conseiller scientifique de plusieurs documentaires animaliers, notamment avec Nicolas Hulot. Retraité, il vit au pied des Pyrénées.
LE LIVRE QUE LES ORNITHOS ATTENDENT DEPUIS LONGTEMPS POUR COMPRENDRE LA MAGIE DU VOL PLANÉ
Points forts
• Deux livres en un : La Possibilité d’une aile. Apprendre à voler comme un vautour et Sur les épaules du vautour, journal de bord d’un vautour fauve.
• Une approche scientifique très documentée.
• Un livre illustré de vingt dessins à la plume de l’auteur.
Chapitre 5 : De l’origine du vol… au vol à voile du vautour
Chapitre 6 : Des falaises et des vautours
SUR LES ÉPAULES DU VAUTOUR. JOURNAL DE BORD D’UN VAUTOUR FAUVE
Chapitre 7 : Le début du vol
Chapitre 8 : Départ en vol de transition
Chapitre 9 : Les ascendances thermiques
Chapitre 10 : Poursuite de la prospection
Chapitre 11 : La curée
MICHEL MOUZE
La possibilité d’une aile sommaire
Chapitre 12 : Retour à la colonie
Chapitre 13 : Tandems
Chapitre 14 : Récapitulons…
Épilogue : Comme une ultime approche du vol
des oiseaux
Annexe : Le virage du vautour
MOBILE
– La possibilité d’une aile (PLV)
Visuels provisoires
Office : 06/05/2026
Dimensions : 100 cm x 35 cm
A l’occasion de la parution de La possibilité d’une aile.
9782330223151
LOT DE 10 SIGNETS – La possibilité d’une aile (PLV)
Visuels provisoires
Office : 06/05/2026
Dimensions : 5,5 x 20 cm
A l’occasion de la parution de La possibilité d’une aile.
9782330223168
Lila Hervé-Gruyer et Rose Hervé-Gruyer (Illustration)
COMMENT SE LIER D’AMITIÉ AVEC LES PLANTES
Couverture provisoire
200 pages / 130 x 210 mm 22 euros TTC
ISBN 978-2-38669-165-2
Lila était éditrice à Paris, une vie rangée, un destin tracé. Mais elle étouffe, d’un étouffement qui ne se fait pas d’un coup, mais progressivement, par vague, jusqu’à ce que tout lâche. Elle part vivre dans la ferme de permaculture créée par son père il y a plus de vingt ans, en Normandie, la ferme du Bec Hellouin. Elle y sera cuisinière.
Dans cet ouvrage, écrit à la manière d’un flow sensible, on découvre le cheminement d’une jeune femme qui entend déconstruire son rapport aux ambitions, aux exigences extérieurs, aux désirs dictés par le capitalisme, pour retrouver une vie moins éparpillée et plus profonde. Un lien avec la nature, à hauteur, sur laquelle on porte un regard amoureux. Car Lila aime les plantes sauvages et entend nous les faire aimer avec elle, si l’on s’arrête pour les regarder, avec tendresse et respect, les mêmes que l’on doit au genre humain.
Comment se lier d’amitié avec les plantes est le récit d’un retour. D’un retour à soi, à la nature, aux autres aussi. L’ouvrage fait la part belle aux plantes, à leurs vertus, leurs goûts, leurs odeurs. Il s’accompagne de recettes et d’une vingtaine d’illustrations en noir et blanc et en couleur.
L’AUTRICE
Après des études de journalisme, Lila Hervé-Gruyer a été éditrice de livres pratiques autour de l’écologie, l’artisanat et la cuisine pendant 7 ans, avant de rejoindre la ferme du Bec Hellouin où elle a la charge de la coordination, de la communication et de la cuisine lors des formations. Passionnée de plantes sauvages comestibles, elle cultive des plantes médicinales sur l’île jardin de la ferme. Comment se lier d’amitié avec les plantes est son premier ouvrage.
Habite au Bec Hellouin
L’ILLUSTRATRICE
Rose Hervé-Gruyer a grandi avec un pied à la Ferme du Bec Hellouin et un autre en région parisienne. Elle est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon et de l’École Nationale Supérieure de Paysage de Versailles-Marseille. Elle participe à la conception de plusieurs projets : microfermes, aires permaculturelles, jardins. Ses aspirations la conduisent à chercher des moyens d’habiter durablement la terre en ayant sur elle un impact le plus positif possible.
• Un récit personnel et sincère, qui décrit avec précision les questionnements existentiels d’une génération en quête de sens et d’une vie plus juste.
• Une langue très accessible qui destine l’ouvrage à un large public. L’ouvrage est illustré et propose plusieurs recettes faciles à reproduire.
• Le réseau de la ferme du Bec Hellouin, première ferme de permaculture en France.
La tragédie des enclosures
Sarah Vanuxem et Antoine Constantin Caille
En quoi un poète romantique du XIXe siècle peut-il éclairer la catastrophe écologique en cours ? En suivant les pas de John Clare, témoin du mouvement des enclosures, Sarah Vanuxem et Antoine Constantin Caille donnent à voir l’ampleur du désastre qu’a constitué la perte de nos communs pour la biodiversité mais aussi pour les communautés paysannes, et revendiquent, selon les termes du poète anglais, la reconnaissance d’un “droit à l’errance” dont nous avons été tragiquement privés...
Parution : mai 2026
ISBN : 979-10-209-2254-0
Prix provisoire : 20 euros
Un poète romantique du début du XIXe siècle peut-il éclairer notre expérience contemporaine de la solastagie, ce sentiment de perte et d’angoisse face aux mutations de notre environnement ? C’est ce qu’entend démontrer cet ouvrage en rassemblant et commentant les plus célèbres des élégies de John Clare sur les enclosures. Celles-ci se font en effet témoin du mouvement par lequel les plus gros fermiers commencèrent au XVIe siècle en Angleterre, puis ailleurs en Europe, à clôturer les champs et les pâturages jusqu’alors ouverts en commun aux habitants d’une paroisse, ne leur laissant pas d’autre choix que de s’exiler en ville, inaugurant par-là même les débuts du capitalisme et de la destruction du vivant. John Clare conserve ainsi la mémoire de ces communs, hauts lieux de biodiversité et ciment des communautés paysannes ainsi que de leurs droits. Car, en suivant les traces du poète anglais sur les voies ouvertes au public, de Helpston, son village natal du Northamptonshire, aux forêts de l’Essex en passant par les Fens, ce livre donne à voir la portée du droit d’errer et revendique sa reconnaissance en France, à l’image du droit écossais ou scandinave d’accès à la nature.
Points forts
Une présentation inédite en France de John Clare, un poète romantique progressivement redécouvert en Angleterre comme champion de l’environnement
Un point de vue historique et biographique sur la notion très contemporaine des communs
Un ouvrage qui s’inscrit dans un mouvement général d’émergence du droit environnemental, et qui développe la notion originale du droit au déplacement
Littérature française
ÉLOGE DES COCKTAILS
Un livre pour regarder autrement ce que l’on a dans son verre.
LE LIVRE
Dans cet essai aussi érudit qu’espiègle, Léo
Henry explore la cocktail culture comme un fait social total : esthétique, politique, économique et intime. À la croisée de l’histoire, de la sociologie et du récit pop, l’ouvrage démonte avec finesse les mythologies qui entourent les mixed drinks, de leurs origines coloniales à leur récupération par le luxe contemporain. À travers des scènes cultes, des recettes emblématiques et des digressions savoureuses, il
L’AUTEUR
interroge notre rapport à l’alcool, au goût, au genre et au pouvoir. Loin du simple livre de recettes, cet éloge propose une lecture critique et incarnée d’une culture mondialisée. Accessible sans être complaisant, engagé sans être dogmatique, ce texte s’adresse autant aux amateurs de cocktails qu’aux lecteurs curieux des récits qui façonnent nos plaisirs ordinaires.
POINTS FORTS
• Un positionnement éditorial unique : un essai culturel sur les cocktails, à la croisée de la gastronomie, de l’histoire, de la sociologie et de la critique sociale.
• Un contenu hybride attractif : alternance d’essai, anecdotes, références à Mad Men, Hemingway, Casablanca, etc., récits historiques et recettes iconiques (Old Fashioned, Margarita, Negroni…), qui le rend accessible à un large public (amateurs de cocktails, bars et hôtellerie, curieux culturels, lecteurs d’essais, jeunes urbains).
• Un fort potentiel de prescription : adapté aux librairies indépendantes, concept stores, bars à cocktails, musées, lieux culturels.
• Une voix d’auteur contemporaine : engagée, accessible, avec toujours une pointe d’humour. Léo Henry, auteur reconnu de SF, appartient à cette nouvelle génération qui abolit les frontières de genre entre fantasy, littérature historique et prose poétique.
QUELQUES CHIFFRES
6 mai 2026
12 × 19,5 cm
192 pages 18,00 € ISBN :
Léo Henry a publié de nombreux ouvrages : Héctor et L’autre côté (Rivages, 2023 et 2019), Hildegarde (La Volte, 2018) ou encore La panse (Gallimard, 2017). Il est notamment connu pour l’inventivité de son écriture et de son univers comme l’atteste le Grand Prix de l’Imaginaire et le prix SGDL des littératures de l’imaginaire pour Les Trois livres qu’Absalon Nathan n’écrira jamais.
C’est le plat qu’on ne partage pas, un plaisir qu’on a hâte de déballer dans le train, qu’on engloutit debout dans la cuisine ou qu’on savoure en se baladant. Totem de la street food, le sandwich est aujourd’hui l’emblème d’une nouvelle gastronomie nomade et créative. Du traditionnel et simplissime jambon-beurre au plus élaboré des montages, avec lui, tout est permis. Les seuls impératifs ? Mettre le paquet sur le pain et soigner sa garniture…
Baguette, brioche, focaccia, pita, sauce verte, sauce curry, chutney, pickles, saumon, citron, poivron, végés ou non, et pourquoi pas sucrés ? Les possibilités sont presque illimitées.
Colette & Genet vous proposent 20 recettes de sandwichs, toutes testées et approuvées, qui se mêlent parfaitement à leur univers graphique et leur art de la mise scène. Toutes les recettes sont dessinées et les images aux couleurs pop et saturées savamment travaillées.
Les autrices
Gala Colette est une artiste franco-belge. Le langage constitue la matière principale de son travail, qui comprend des formes plastiques, video et littéraires.
Rebecca Genet est photographe et styliste culinaire à Paris. Quand elle n’est pas en cuisine, elle aime se faufiler dans des ateliers d’artistes pour des reportages salissants, fascinée par la lumière naturelle et la couleur. Le reste du temps, elle rêve de ses prochains voyages dans des pays froids.
points forts
• 20 recettes de sandwichs à la sauce
Colette & Genet, un régal pour les yeux comme pour les papilles.
• Un joli objet graphique à l’esthétique soignée et joyeusement vintage.
• Des photos de Rebecca Genet qu’on reconnaît au premier coup d’œil.
Une brève histoire du sandwich
C’est le plat qu’on ne partage pas, un plaisir qu’on a hâte de déballer dans le train, qu’on engloutit debout dans la cuisine.
Du sandwich dans sa forme la plus simple (un aliment pris entre deux tranches de pain), on en retrouve des traces dans de nombreuses cultures. Du pain azyme garni consommé au Moyen-Orient jusqu’aux préparations rapides des travailleurs européens du Moyen Âge. Toutefois, le terme même de « sandwich » apparaît beaucoup plus tard et doit sa popularité à John Montagu, quatrième comte de Sandwich, une figure singulière du XVIIIe siècle.
Montagu était un homme politique britannique connu pour ses longues heures de travail et son goût prononcé pour les parties de cartes. Selon le récit le plus souvent relaté, il aurait demandé à l’un de ses domestiques (dont on saluera ici la créativité et
l’abnégation) de lui servir un repas qui ne l’obligerait ni à quitter la table ni à se salir les mains. Le service lui apporta alors de la viande froide glissée entre deux tranches de pain.
Ce repas pratique, qu’il consommait régulièrement, attira l’attention de son entourage, qui commença à commander « la même chose que Sandwich ». Le nom resta, et l’usage se diffusa rapidement dans tout le RoyaumeUni avant de gagner le reste de l’Europe et l’Amérique du Nord.
Chaque pays, chaque région du monde, a aujourd’hui réinterprété cette préparation selon ses ingrédients et ses habitudes.
On estime qu’en France environ 6,5 millions de sandwiches sont engloutis chaque jour. Un repas simple et pratique, né d’une partie de cartes au XVIIIe siècle.
Bien choisir son pain
— Baguette
Pain français par définition, la baguette standard mesure 65 cm de longueur et possède une croûte croustillante et une mie alvéolée.
— Brioche
Avec sa pâte riche en beurre et en œufs, la brioche donne une mie légère et douce, très moelleuse.
— Bun
Petit pain rond et moelleux à la croûte très fine, souvent enrichi en beurre, parfois saupoudré de graines de sésame.
— Croissant
Acheté la veille, le croissant est idéal pour confectionner un sandwich. Sa pâte levée et feuilletée est très riche en beurre.
— Focaccia
Pain de forme plate originaire d’Italie, sa pâte levée est généreusement huilée, et sa mie aérée.
— Hallah
Pain traditionnel juif proche de la brioche, mais préparé sans beurre, habituellement tressé.
— Pain aux fruits
Également appelé pain sportif, sa pâte est garnie de fruits secs et de noix..
— Pain de campagne
Mélange de farines et fermentation plus longue, ses arômes sont rustiques et sa croûte solide.
— Pain de mie
Type de pain qui se caractérise par son absence de croûte croustillante et le moelleux de sa mie, il est cuit en moule pour lui donner une forme carrée (idéale pour des sandwiches triangles).
— Pain au lait ou pain viennois
Pain long à croûte souple et brillante, il se distingue par son aspect ultra-moelleux.
— Pita
Pain plat cuit à haute température, pratique à fourrer de garniture.
… et aussi
Pain complet, pain aux graines, pain noir, pain aux noix, bagel, pain au petit épeautre, pain de seigle, ciabatta, English muffin…
Sauces, chutneys & pickles minute
— Pesto épinards cajou
Pour 2 sandwiches
Mixez 2 bonnes poignées de jeunes pousses d’épinards avec 1 poignée de noix de cajou grillées et salées, et 1 filet d’huile d’olive.
— Sauce BBQ
Pour 2 sandwiches
Dans une poêle, faites chauffer de l’huile d’olive à feu moyen. Faites dorer 1 oignon et 2 gousses d’ail émincés. Ajoutez 200 g de coulis de tomate, 2 cuillerées à soupe de sirop d’érable, 2 cuillerées à soupe de vinaigre de cidre, 2 cuillerées à café de sucre, 2 cuillerées à café de mélange 4 épices, 1 cuillerée à café bombée de paprika fumé, 1 bonne pincée de sel et un petit peu d’eau. Faites mijoter quelques minutes. Laissez tiédir et passez au blender pour obtenir une sauce onctueuse. Salez, poivrez.
— Sauce curry
Pour 2 sandwiches
Mélangez 1 pot de yaourt à la grecque avec 2 cuillerées à café de curry en poudre, 1 filet d’huile d’olive, salez, poivrez.
— Sauce tahini
Pour 2 sandwiches
Mélangez 1 pot de yaourt à la grecque avec 1 cuillerée à soupe de tahini (purée de sésame) et le jus d’1 citron. Salez, poivrez. Ajoutez quelques zestes de citron si vous le souhaitez.
— Sauce tomate au citron
Pour 2 sandwiches
Dans une poêle, faites chauffer de l’huile d’olive à feu moyen, et faites dorer une gousse d’ail émincée. Ajoutez 1 boîte de tomates pelées, un peu de coulis de tomate, du thym et 2 fines tranches de citron avec l’écorce coupées en petits cubes. Ajoutez 1 cuillerée à soupe de sucre, salez et poivrez. Laissez mijoter quelques minutes, en ajoutant un peu d’eau si ça attache.
— Sauce verte
Pour 2 sandwiches
Mixez 3 cuillerées à soupe de tahini (purée de sésame), 1 poignée de feuilles de coriandre, les feuilles de 3 branches de menthe, un peu de cumin et de cardamome moulus, 1 petite gousse d’ail, 2 cuillerées à soupe d’huile d’olive, le jus d’1/2 citron et une pincée de sel.
Sandwich du matin
Croissant jambon comté
Hallah latkes saumon
Focaccia poivronnade mozzarella
Sandwich chèvre double figue
Fenouil dog
Pain
mie poisson curry
Focaccia mozzarella carottes rôties au miel
Sandwich restes de poulet rôti sauce BBQ
Pain grillé mozzarella comté
Sandwich schnitzel
Sandwich champignons scamorza fumée
Sabich-ish
Baguette avocat pesto épinards cajou
Bun jambon tomme poire
Sandwich triangle courgette parmesan
Baguette gorgonzola cerises pickles
Sandwich du matin
Ingrédients
Notes
Faites griller de fines tranches de poitrine fumée à la poêle, avec un filet de sirop d’érable. Une fois qu’elles sont croustillantes, déposez-les quelques secondes sur un papier absorbant avant de les insérer dans votre brioche.
Ce sandwich se prépare aussi avec un œuf mollet (6 minutes de cuisson) ou une omelette baveuse à la place de l’œuf au plat.
Œuf au plat
Quick pickles d’oignon rouge (voir p.11)
Avocat
Vous pouvez remplacer la brioche par du pain de mie toasté, un bun ou un English muffin.
Brioche toastée
Poitrine fumée
Brioche toastée
Hallah latkes saumon
Ingrédients
Notes
Les latkes sont des petites galettes de pommes de terre préparées dans la cuisine juive ashkénaze, et dégustées lors de la fête de Hanouka. Préparez-les en râpant 3 pommes de terre avec 1 oignon. Salez et laissez reposer 10 minutes. Égouttez en pressant
avec les mains au-dessus de l’évier. Ajoutez une cuillerée à soupe bombée de chapelure, farine de matza ou fécule de pomme de terre, puis un œuf, salez, poivrez. Faites chauffer une bonne quantité d’huile neutre dans une poêle puis faites cuire des petites
galettes de pomme de terre d’un côté puis de l’autre jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées. Déposez sur du papier absorbant avant de servir.
Vous pouvez ajouter quelques rondelles de concombre.
Hallah
Latke
Hallah
Sandwich chèvre double figue
Ingrédients
Notes
Choisissez de préférence un fromage de chèvre cendré bien moelleux plutôt que sec.
N’hésitez pas à être généreux en huile d’olive, son goût se marie parfaitement avec celui du chèvre et de la figue.
Feuilles de roquette
Chutney de figues (voir p.11) Figues fraîches
Chèvre cendré
Pain aux fruits
Si vous ne trouvez pas de bon pain aux fruits, utilisez un pain aux noix, de la baguette ou un pain au lait.
Pain aux fruits
Huile d’olive
Sandwich champignons scamorza fumée
Ingrédients
Notes
Découpez vos champignons de Paris en tranches et faites-les revenir à la poêle avec un peu d’huile d’olive, d’ail et de persil haché. Salez, poivrez et disposez dans le sandwich avec le reste des ingrédients.
Profitez de la poêle encore chaude pour y faire chauffer une belle tranche de scamorza fumée, avant de la déposer, encore fondante, sur les champignons. Dégustez chaud.
Pain au lait
Scamorza fumée
Persil (facultatif)
Champignons de Paris, ail et persil
Ricotta, sel et zestes de citron
Pain au lait
Si vous ne trouvez pas de scamorza fumée, vous pouvez la remplacer par de la scamorza nature.
Guides Rivages
REV sur stock
Collectif
GUIDE DES HÔTELS ET MAISONS D’HÔTES DE CHARME EN FRANCE
Plus de 600 lieux de week−end et autant d’émotions à partager
LE LIVRE
Après une interruption qui eut pour origine la crise Covid, nous avons repris nos visites sur le terrain au printemps 2023 avec pour objectif de revisiter la presque totalité de nos sélections, car nous nous doutions qu’en 3 ans beaucoup de choses auraient changé dans les hôtels et les maisons d’hôtes.
6 mai 2026
14 × 20 cm
640 pages 24,90 €
ISBN :
Une nouvelle édition allégée : Des établissements ont fermé, d’autres ont démérité, d’autres ne rentrent plus dans nos critères car nous avons décidé à l’occasion de cette nouvelle édition de resserrer nos sélections pour réaliser un guide encore plus sélectif, moins lourd et moins volumineux, plus facile à transporter avec soi.
Une sélection ultrarigoureuse d’adresses de charme : des lieux qui ont une âme, avec une décoration aboutie, qu’elle soit simple ou très travaillée, de beaux paysages, un accueil généreux, des bons produits servis à table et de vraies valeurs écologiques… Nous voyons avec plaisir se développer des maisons d’hôtes et des hôtels de petite capacité bien dans cet esprit, de nouvelles structures à taille humaine, et qui pratiquent encore des tarifs raisonnables.
En sélectionnant les meilleurs d’entre eux, nous sommes pleinement dans notre rôle de découvreurs de pépites.
POINTS FORTS
La phrase qui revient le plus souvent lors de nos visites dans nos établissements sélectionnés : « Les gens qui viennent avec votre guide nous disent qu’ils ne sont jamais déçus ».
Basé sur 35 années de travail sur le terrain, Le Guide des Hôtels et Maisons d’hôtes de charme en France est un ouvrage essentiel au rayon « Tourisme » en librairie.
Le guide unique de référence des hébergements de charme en France avec plus de 600 adresses dont 52 nouveautés.
Plus qu’un simple guide d’hébergement, une véritable bible pour organiser ses week-ends ou ses vacances avec la recommandation de lieux ou d’événements touristiques à proximité de chaque établissement sélectionné.
Un livre-objet, élégant, richement illustré et qui associe chaque établissement à de nombreuses idées de week-end.
1 page consacrée à chaque adresse avec 2 photos, Cartographie : 4 doubles pages, 1 sommaire classé par régions et localités.
Les ogres et la censure
Qu’est-ce qui les dérange tant, dans la littérature jeunesse ?
ANNIE ROLLAND
En librairie le 10 juin 2026
« Convoquons les censeurs sur le banc des accusés. »
À l’heure où la littérature jeunesse, de l’album au roman adolescent, est attaquée par une censure chaque jour plus virulente, Annie Rolland s’interroge. Pourquoi les livres qui parlent de corps inquiètent-ils tant les censeur·ses ? La menace qui pèse sur les enfants émane-t-elle réellement de ces ouvrages ou se trouve-t-elle ailleurs ? Forte de son expertise professionnelle, Annie Rolland décortique les discours des censeur·ses, propose une analyse neuve et constructive des œuvres attaquées et dialogue avec les auteur·ices qui continuent de porter haut les couleurs de la littérature jeunesse.
Un manuel d’autodéfense indispensable pour celles et ceux qui refusent de céder face aux accusations et revendiquent, pour les enfants, une littérature libre et courageuse.
TOUT PUBLIC 14 x 21,5 cm l 384 pages l 19,50 € ISBN 9791035209704
Essai l Psychologie l Littérature jeunesse
Auto-défense l Censure
Inceste l Sexualité l Romance
POINTS FORTS
Par Annie Rolland, psychologue clinicienne, autrice de l’incontournable Qui a peur de la littérature ado ?, invitée récurrente des médias pour mettre en regard lecture et santé mentale des jeunes.
Développement de l’enfant, Dark Romance, (auto-)censure… un essai clair et argumenté, pour les parents et les professionnel·les en quête de réponses.
« Ne nous laissons pas impressionner, brandissons nos arguments et nos valeurs, convoquons les censeurs sur le banc des accusés. »
Annie Rolland
COUVERTURE PROVISOIRE
Les ogres et la censure
Qu’est-ce qui les dérange tant, dans la littérature jeunesse ?
ANNIE ROLLAND
Trois mots pour décrire ce livre
Rigueur.
Point par point, Annie Rolland déroule une démonstration précise soutenue par des exemples concrets et une fine connaissance du développement psycho-affectif de l’enfant.
Courage.
Car il en a fallu à son autrice pour écrire ces pages, faire tomber les masques et mettre en lumière les liens très clairs qui existent entre censure et culture de l’inceste. Force.
Car on puise dans cet essai l’élan et les arguments qui nous permettront de poursuivre le combat.
L’AUTRICE
Annie Rolland est psychologue clinicienne et docteur en Psychologie Clinique et Pathologique. Après une pratique clinique psychiatrique d’une dizaine d’années, elle exerce à présent en tant que psychothérapeute dans un cabinet libéral. Depuis 1997, Annie Rolland est maître de conférences en psychologie clinique et pathologique à l’Université d’Angers. Son intérêt de chercheur pour la littérature de jeunesse est articulé à son investissement de praticienne dans les psychothérapies d’adolescents.
Qu’est-ce qui les dérange tant, dans la littérature jeunesse ?
ANNIE ROLLAND
Extrait de l’introduction
En librairie le 10 juin 2026
Il s’agit là du point de départ de notre réflexion concernant l’acharnement grandissant contre l’objet livre et particulièrement la fiction romanesque destinée aux adolescent·es. Ces livres demeurent dans la ligne de mire des accusateurs, censeurs, moralisateurs. Tous se prétendent détenteurs de la vérité –ce qui est bon pour les enfants et ce qui ne l’est pas — et représentants de la morale, qu’elle soit d’origine religieuse ou laïque (l’une ayant inspiré l’autre de toutes les façons). Que contiennent ces romans qui soit à ce point susceptible de déclencher la peur, voire la haine ? Daniel Delbrassine souligne que « la littérature de jeunesse est le seul secteur de l’édition où la censure s’exerce ouvertement en démocratie. »1 Il analyse le rôle des groupes de pression qui interviennent sur les réseaux sociaux pour faire retirer un livre des bibliothèques. Les accusations sont toujours les mêmes alors que la recherche en psychologie depuis une centaine d’année a considérablement fait évoluer les principes éducatifs, l’enseignement, et même le statut social et politique de l’enfant dans nos sociétés. Nous partons d’un présupposé selon lequel, seule la littérature, comme le souligne Sophie Van Der Linden, « permet de pénétrer la personnalité, complexe et profonde, de l’autre, d’avancer à couvert dans une société humaine en mêlant l’intime et le collectif. »2 Nous verrons alors que la littérature ne constitue en rien un danger mais plus encore, elle peut, par les mots, les histoires, donner aux enfants et aux adolescent.e.s de quoi penser leur corps, leur intimité affective, leur sexualité et les limites infranchissables qu’ils doivent opposer aux adultes intrusifs.»
1 DELBRASSINE, Daniel (2023) Censure et autocensure à tous les étages ! Sciences Humaines, N° 354 (1), 43-45.
2 Propos recueillis par Tom et Nathan Lévêque (2025) dans En quête d’un grand peut-être, Tome 2, p. 7.
Essai l Psychologie l Littérature jeunesse
Auto-défense l Censure
Inceste l Sexualité l Romance
Les ogres et la censure
Qu’est-ce qui les dérange tant, dans la littérature jeunesse ?
ANNIE ROLLAND
Sommaire
1 Les corps du délit
Tous à poil !
La mue de peau d’enfance
La mutation adolescente
Le sang maudit du corps des femmes
Corps sous contrainte – parole censurée
2 Les sexualités
Sexualité infantile et sexualité adulte
Ange ou démon
Du sexuel des origines au sexuel en devenir
À la rencontre de Camille Emmanuelle :
la tendresse sous la braise
3 L’enfant, le pornographe et la morale
Pornographie officielle
Le cas « Bien trop petit »
L’ordre moral
Paroles d’ados
4 Sombres romances
Le prix de l’amour
Régression archaïque sadique
Addiction
Idéologie réactionnaire
Essai l Psychologie l Littérature jeunesse
Auto-défense l Censure
Inceste l Sexualité l Romance
En librairie le 10 juin 2026
5 La censure défend un secret
La censure totalitaire et ses secrets
Les traumatismes sous silence
Les paradoxes de la protection de l’enfance
La censure au service des prédateurs
6 Les censeurs paranoïaques et pervers
Omnipotence et violence
Le renversement pervers de la morale
Le déni d’altérité
L’enfant comme objet de convoitise
7 Ogres et ogresses
Le crime entre les lignes
La gloire d’un pédocriminel
L’inceste
De la décence à l’indifférence
8 Les enfants dévastés
La mémoire traumatique : Catherine
La violence de mort : Pierre
Un enfant devient fou : David
Inimaginable
9 Sous la protection de la littérature
Affirmer la légitimité
Contre la violence de mort qui s’infiltre
Rendez-vous en bibliothèque
La peau de mots des livres
À la rencontre de Cathy Ytak : l’écriture dans la peau
Qui a peur de la littérature ado ?
ANNIE ROLLAND
Remise en vente d’un ouvrage de référence.
La littérature destinée aux adolescents effraie les adultes au point de déclencher de violents appétits de censure.
Que contiennent les fictions de la littérature ado qui soit à ce point ressenti comme dangereux ? À quels dangers sont exposés les lecteurs adolescents ? Le danger est-il réel ou fantasmé par des adultes trop inquiets et oublieux de leur propre adolescence ?
Annie Rolland propose une réflexion articulée à une lecture psychologique de la littérature ado. Elle défend l’idée que la volonté de censurer est moins une affaire de protection des adolescents qu’une manière de contrôler les conflits engendrés par le caractère rebelle en soi de l’adolescence. L’étude repose sur des analyses d’œuvres littéraires, sur des rencontres avec des adolescents au sujet de cette littérature d’autant plus singulière qu’elle leur est destinée, sur un “dialogue-réflexion” avec des écrivains. Un ouvrage indispensable pour mieux comprendre les enjeux de cette littérature.
Essai l Psychologie
Auto-défense l Censure Littérature jeunesse
Remis en vente le 10 juin 2026
TOUT PUBLIC
13,5
POINTS FORTS
Retour en stock à l’occasion de la parution des Ogres et la censure. Le début de la réflexion publié en 2008 sur les raisons et les biais de la censure dans la littérature ado.
Un véritable ouvrage de référence pour les professionnel·les, cité de nombreuses fois, notamment récemment dans le 2e tome d’Enquête d’un grand peut-être de Tom et Nathan Lévêque.
Qui a peur de la littérature ado ?
Sommaire
Qui a peur de la littérature de jeunesse ?
Remis en vente le 10 juin 2026
Où nous proposons de traiter la littérature de jeunesse comme un objet psychologique. Censurer, aveugler, protéger participent d’un même projet destiné à contrôler les lectures des enfants. Car le livre est un corps singulier devenu le symbole d’une civilisation. Car il donne à des personnages imaginaires une dimension réelle. La question de la censure est articulée à la différence entre perversion et subversion Les mécanismes psychopathologiques connus sont à l’œuvre dans la censure. Le pouvoir des livres constitue une menace pour l’ordre établi et entre ainsi en résonance avec la problématique existentielle adolescente.
Adolescences
Où nous voyons comment la métamorphose est au cœur du processus d’adolescence. Celle des corps quand le sexuel envahit le corporel. Celle de l’esprit quand l’autre prend sa place dans la vie. Celle de la vie quand le douloureux sentiment d’exister envahit la psyché. Celle de l’amour quand l’amitié, les sentiments amoureux et la sexualité composent la relation à l’autre. Où l’adolescent comme être de langage qui ne se satisfait pas d’un dialogue tissé par les non-dits et la peur. « Un désaccord parfait» détermine la relation avec l’adulte. La littérature adolescente est une littérature signifiante.
Le visage étrangement inquiétant de la censure
Où la dangerosité supposée de la lecture conduit à la censure totalitaire et mène la littérature de jeunesse sur le banc des accusés Quand la censure devient une entreprise inquisitrice : où Le Grand Cahier d’Agota Kristof étudié en cours de français au collège conduit un professeur au commissariat de police.
Essai l Psychologie Auto-défense l Censure Littérature jeunesse
Des ados et des livres
Où nous rencontrons des adolescents qui commentent leurs lectures. L’analyse des paroles d’adolescents autour de la littérature de jeunesse montre la revendication d’authenticité des jeunes lecteurs doublée d’un besoin de liberté affirmé.
Du côté des écrivains
Où nous rencontrons trois auteurs qui écrivent pour la jeunesse qui allient la poésie, l’humour et la sincérité pour évoquer la violence des sentiments des jeunes héros de papier. Gudule, Melvin Burgess et Hubert Ben Kemoun racontent leur métier avec passion. Ils assument la responsabilité de leurs créations littéraires comme un authentique dialogue avec les jeunes lecteurs.
La violence littéraire comme alternative à la violence agie
Où l’on tente de comprendre la place et le rôle de la violence dans la littérature pour la jeunesse. La mort de l’innocence est contiguë à la souffrance des innocents. La jeune littérature bouleverse l’ordre des choses et procède de la nécessaire subversion qui permet d’échapper à la «normalité normalisante» et aux aliénations qu’elle engendre. Violence de mort – violence de vie : la différence est dans le langage.
D’ANCÊTRES
La grande aventure de la Préhistoire
Dominique Grimaud-Hervé et Jean-Jacques Bahain
Histoires d’ancêtres est un brillant parcours à travers ce que l’on nomme “la Paléoanthropologie” quand il s’agit de l’histoire naturelle de l’Homme et “la Préhistoire” lorsqu’il s’agit de son histoire culturelle.
Il y a environ 2,8 millions d’années, des Hominidés sont devenus des hommes, chez qui a émergé la pensée conceptuelle, qui fabriquent des outils manufacturés, qui ont acquis le langage articulé et les balbutiements de la pensée symbolique. Nous voici donc situés, humbles et superbes, au bout de l’une des branches d’un immense arbre généalogique d’animaux et de végétaux de quatre milliards d’années, sur une petite planète d’une étoiles de la Voie lactée.
Au cours des dernières années, les chercheurs ont fait un effort considérable pour essayer de reconstituer nos origines. Cet ouvrage reconstitue non seulement la vie quotidienne des hommes préhistoriques, mais aussi leur environnement, le paysage et le climat dans lequel ils vivaient –bref, les grandes étapes de l’aventure humaine.
Dominique Grimaud-Hervé et Jean-Jacques Bahain sont professeurs au Muséum national d’Histoire naturelle, où ils sont rattachés au département Préhistoire.
Points forts
• Une synthèse claire et accessible des découvertes majeures sur l’évolution humaine, rendue compréhensible pour tous.
• 400 illustrations en couleur.
• Une immersion dans la Préhistoire, la découverte de l’environnement et du génie de nos ancêtres, bien au-delà d’une simple chronologie.
• Un ouvrage qui replace l’Homme dans l’arbre du vivant et interroge notre place dans l’histoire de la planète.
« Je ne suis pas né préhistorien fasciné par l’art préhistorique, je le suis devenu au fil de ma vie. Ce texte retrace mes façons de le devenir, les étapes heureuses de mon parcours, les chances diverses et multiples dont j’ai bénéficié, qui ont mis sur mon chemin une joyeuse rencontre avec mes ancêtres. Une rencontre qui me bouleverse encore aujourd’hui. »
La vie de Michel Lorblanchet est une aventure. Né dans les années 1940 dans le Quercy, la nature lui fut révélée le long des rivages de la Célé et de la Dordogne, lorsqu’enfant, tapi au fond de la barque de son père, il scrutait, silencieux, les abords de la rivière où l’appât de ce pêcheur habile venait de se poser. Pour Michel Lorblanchet, ces scènes du passé semblent avoir eu lieu hier. Comme cette vie d’instituteur sur le plateau du causse Méjean, où, jeune enseignant, il vivait chez l’habitant dans des fermes sans eau ni électricité. Une vie rude. Mais lui se souvient surtout des parties d’échecs devant la cheminée et de longues promenades sur ces terres sublimes… C’est peut-être là que sa vocation d’archéologue est née, dans ses premières observations de grottes, de dolmens ou de tumulus. Il termine ses études supérieures et on le retrouve, quelques années plus tard, détaché de l’enseignement au CNRS. Commence alors l’œuvre de sa vie, l’étude des grottes ornées du Quercy qu’il parcourait encore durant l’été 2025 accompagné d’étudiants pendus à ses lèvres. Il faut dire que l’homme est passionnant. Il a révolutionné l’analyse et l’interprétation de cet art pariétal. Dans cette révolution, il y a eu quelques rencontres décisives, notamment l’art des aborigènes d’Australie qu’il a eu la chance d’étudier durant plusieurs années. Cette découverte a guidé ses recherches, ses objectifs et ses méthodes de travail qu’il détaille dans cet ouvrage. Bien sûr il y a eu d’autres terrains d’étude, d’autres pays, d’autres grottes, et Michel Lorblanchet revient sur les plus marquants. Il raconte comment cette vie d’aventure et de recherche est aussi une histoire de famille, de rencontres et d’amitié.
Directeur de recherches honoraire au CNRS, Michel Lorblanchet est un spécialiste de l’art préhistorique. Il a étudié sur le terrain les grottes ornées du sud de la France, mais aussi l’art rupestre en Australie et en Inde. Il a pratiqué une approche expérimentale de l’art pariétal afin de comprendre les techniques des hommes de la préhistoire, mais aussi pour comprendre dans quel esprit et quels contextes s’effectuait cette production artistique.
points forts
• Michel Lorblanchet est une sommité dans son domaine. Ses précédents livres publiés au Rouergue sont Art pariétal - Grottes ornées du Quercy (2010, réimprimé en 2018) et Naissance de la vie (2020).
• Michel Lorblanchet raconte une vie recherche, dans ses dimensions scientifique et personnelle.
• Michel Lorblanchet expose sa méthode d’analyse des grottes ornées nourrie, notamment, de sa rencontre avec les aborigènes d’Australie.
Michel Lorblanchet
DU QUERSSE CY AU C MÉJEAN AU
immatérielle,le calopétrix,aux ailes transparentes sommées d’un bleu intense!
J’apprenais la nature en remerciant mon père d’accepter ma présence auprès de lui… quand la partie de pêche se terminait, lefonddela barque transformé en vivier éphémère, était vidé dans une large musette etmonpère souvent,distribuait les poissons à ses amis ducausse qui vivaientloin des rivières…
Mes pêches enfantines et adolescentes me permirent au cours de ma vie, d’apprécier l’évolution du milieu naturel, l’invasion progressive des ragondins creusant des terriers dans les berges etl’apparition des nouveaux petits coquillages, exotiques immigrés,qui peu à peu jonchèrentlesplagesdegalets!aujourd’huilestransistorset lesexpéditions bruyantesdescanoës des touristes etvacanciers, lachésdansla natureconsidérée comme un lieu de défoulement,me rappellent sans cesse mes leçons paternelles de silence au
bord de l’eau,de respect et d’humilité dans la Nature !
La Dordogne et le Célé coulent dans le pays de mon enfance. Dans mes jeunes années, la nature me fut révélée le long de ces deux rivières au cours des séances de pêche avec mon père.
Mémorables « pêches à la volante » ! Je me faisais tout petit, réfugié sur le « cabastel », l’arrière surélevé de la longue barque de bois traditionnelle dont le nez, « lou muchel », était au ras de l’eau. Juste devant moi se trouvait le rameur, et à l’avant du bateau, mon père était le pêcheur. De mon poste j’observais la manœuvre… Je me prenais pour Christophe Colomb sur le pont dominant de sa caravelle, scrutant les rives de l’Amérique.
Mon père était expert dans cette pêche : il maniait la canne comme un grand fouet, dans un mouvement ample il déroulait le fil qui formait dans les airs, une grande boucle en arrière de la barque, puis le projetant en avant, il le déployait de façon savante afin que l’appât se pose délicatement sous les racines du bord de la rivière… Cet appât était constitué d’une sauterelle ou plus prosaïquement d’un asticot qui frappait l’eau avec un petit « ploc », formant un point blanc dans l’ombre mystérieuse des rivages où se cachaient les gros poissons prédateurs. Ce choc imitait la chute naturelle d’un insecte sur la rivière… Pendant l’action, le déroulement du fil faisait entendre un léger sifflement qui me ravissait. J’admirais la précision du geste et la façon qu’avait mon père de placer l’appât au point exact qu’il souhaitait, alors que la barque était constamment en mouvement. L’habileté
Barque de pêcheur revenant de la pêche à Carennac (Lot) l’homme est debout à l’avant, sa femme à l’arrière rame et guide la barque, le long de la vallée, traditionnellement, les femmes ramaient autant que les hommes.
Plage de galets au bord de la Dordogne. La bande plus foncée à la limite de l’eau est un dépôt de vase produit par les variations de niveau de la rivière. Aux loin deux hérons, l’un vole, l’autre est posé sur les galets.
Les galets de la Dordogne
La Dordogne quercinoise court sur les galets. Ses courants, peu profonds mais plein de force, charrient depuis la montagne natale, des éclats de roches arrachés aux berges le long du chemin ; arrondis, usés par leur transport millénaire, ces débris sont devenus dans notre région de beaux galets multicolores, chatoyants dans l’eau et le soleil. Ils témoignent du long voyage de la rivière à travers l’espace et le temps : blanc étincelant, ils viennent des filons de quartz laiteux du Massif central ; noir de jais, ils sont issus des coulées de basalte des volcans d’Auvergne ; gris bleuâtre, feuilletés, ils sont nés dans les micaschistes de la Xaintrie ; rouges ou grenus, mouchetés de cristaux blancs, noirs ou scintillants de mica, quartz et feldspath, ils trouvent leur origine dans les granites et les porphyres anciens du socle limousin ; d’autres, enfin, ont été pris par la rivière au calcaire local plus tendre, rapidement émoussé. Parmi les galets de nos plages se trouvent aussi des roches rares : la serpentine verte et le jaspe doré du Ségala, l’exceptionnel cristal de roche transparent, le silex blond ou le silex crème, rayé de bleu et bistre du Puy d’Issolud. La montagne émiettée s’étale sur nos plages !
Il y a des centaines de millénaires, l’homme préhistorique connaissait toutes les roches de la contrée dans lesquelles il taillait ses instruments. Il utilisait parfois les très anciens galets des hautes terrasses, sur les bords du causse et les versants, vestiges des errements de la Dordogne au temps où elle commençait le creusement de sa vallée. Mais il a plus régulièrement puisé ses matières premières dans la palette que lui présentaient les bords mêmes de la rivière : écumeur minutieux des grèves, il scrutait les galets jusqu’à ce que l’un d’eux, au creux de sa main, plus blanc, plus dur que les autres, d’exacte forme et de densité requise, commande une transformation immédiate en percuteur , indispensable
Exemples d’outils préhistoriques taillés dans des galets de la Dordogne.
A gauche, chopper découvert sur le Puy d’Issolud (Vayrac-Lot) datant du Paléolithique ancien (plusieurs centaines de milliers d’années).
A droite, hache polie datant du Néolithique ou du début de l’âge des Métaux (5000 à 4000 ans) dans un galet de serpentine verte (Saint-Michel-Loubéjou, Lot).
DES ORNÉESGROTTES DU QUERCY AU CŒUR
Le travail qui a occupé toute ma vie de chercheur est celui mené dans mon Quercy natal dont j’ai étudié la trentaine de grottes ornées paléolithiques. Ce travail s’étale des environs de 1965 à nos jours. Mon détachement puis mes quatre missions en Australie ainsi que mes quatre missions en Inde ont été des moments exceptionnels dans ma vie de chercheur, ils ont constitué un important complément à mes recherches françaises et ont illuminé mon chemin en Quercy ! Si je devais faire le bilan général de mes travaux : le bonheur, la joie et la chance.
La grotte de Pergouset
La grotte de Pergouset fut l’une des premières grottes que j’ai étudiées. Au cours de cette étude qui a duré une dizaine d’années j’ai vécu une expérience exceptionnelle.
Pergouset s’ouvre au bord du Lot et, à 200 mètres de l’entrée, après avoir longuement rampé et progressé à quatre pattes pour découvrir les gravures pariétales, on parvient à une salle terminale traversée par une rivière souterraine limpide disparaissant aussitôt dans les replis inaccessibles des parois. Quelques centaines de mètres plus loin cette eau souterraine réapparaît en formant une résurgence dans le lit même de la rivière le Lot.
Ici, au fond de Pergouset, tout près de l’eau souterraine, une strate du calcaire de la paroi mise en relief par l’érosion a été transformée par quelques tracés gravés en un gigantesque poisson de 2,70 m de longueur évoquant un squale ou plutôt les grands esturgeons qui remontaient le Lot pendant l’époque glaciaire… Ce poisson de Pergouset invoque l’eau, source de toutes vies, il appelle le retour saisonnier des grands migrateurs, saumons et esturgeons, et sans doute aussi la naissance de la vie dans le sein de la terre. Dans plusieurs grottes ornées l’eau souterraine semble avoir joué le rôle du sang ou du liquide amniotique de la Terre Mère universelle… à Pech Merle par exemple, une cascade tombant de la voûte baigne et anime une scène de peintures montrant des divinités féminines s’accouplant avec des mammouths !
Grand poisson de 2,75 m gravé et exploitant le volume d’une strate calcaire. Ce poisson évoque les grands poissons migrateurs qui remontaient le cours du Lot au Paléolithique (saumons ou plutôt esturgeon qui est aussi représenté à Pech Merle). Cette gravure est située dans la partie la plus profonde Pergouset près de la rivière souterraine.
À une dizaine de mètres de ce poisson, toujours dans le secteur terminal de Pergouset et de sa rivière souterraine, j’ai relevé avec quelques signes, des tracés digitaux et un cheval incomplet, une figure de vulve de 45 cm de hauteur réduite à un simple triangle équilatéral dessiné sur la paroi en tracé digital. La grotte et ses profondeurs aquatiques sont féminisées.
Triangle sexuel féminin (vulve schématique), partie profonde de Pergouset près de la rivière souterraine.
Puis, dans le dédale des boyaux où la reptation est souvent obligatoire, se déroule un formidable « scénario de la vie » qui prend naissance dans les profondeurs et s’élance vers la sortie de la cavité, cent cinquante mètres plus loin. Le panneau que j’ai baptisé « panneau des monstres » comporte une douzaine de gravures placées sur une voûte basse de la galerie de sorte que les créatures dessinées, entièrement imaginaires et composites, semblent surgir d’une bouche d’ombre : certaines de ces créatures de 30 à 50 cm de longueur évoquent un cheval mais le nez est trop volumineux, une autre montre un cou exagérément allongé ressemblant à un serpent ou une anguille, il ondule sur les replis de la roche pour hisser sa tête dans la lumière de la galerie et sa tête est bien alors celle d’un cheval qui paraît tout éberlué de sa propre apparition… Une autre tête animale surmontée d’une sorte de ramure est pourvue d’un bec, un héron stylisé apparaît à côté d’un animal réduit à un bec proéminent et possédant deux oreilles et deux pattes… Plusieurs muffles de monstres sont indéterminables ; ce qui ressemble à un cheval présente également le cou et la tête des biches et enfin une petite gravure d’un cervidé d’une trentaine de centimètres a suscité mon émerveillement lorsque je l’ai re-
Un Aborigène du Quercy
Ma première chance dans ma carrière de préhistorien a été de bénéficier de l’enseignement du professeur André Leroi-Gourhan qui succédait à l’abbé Breuil dans les années 1960-1970, je suivais alors ses cours au collège de France et à la Sorbonne. Il a dirigé ma thèse sur « les méthodes d’études de l’art pariétal et rupestre ». À cette époque, Annette Laming Emperaire dans sa thèse, puis André Leroi-Gourhan invitaient les préhistoriens étudiant l’art paléolithique à abandonner le comparatisme ethnographique cher à l’abbé Breuil et ses disciples, et à effectuer « un retour aux documents », à pratiquer ce qu’ils nommaient « l’analyse interne », au lieu d’interpréter l’art paléolithique de nos régions en le comparant spontanément avec les arts rupestres des sociétés traditionnelles actuelles. Leroi-Gourhan déclarait : « il faut recevoir directement ce que l’art paléolithique nous offre spontanément ». En effet les grottes ornées et leurs parois peintes avaient beaucoup de choses à dire aux archéologues qui devaient les entendre au lieu d’aller immédiatement chercher ailleurs leurs significations ! J’étais parfaitement convaincu par cette opinion, mais je savais cependant que « l’offre de l’art paléolithique » n’était pas aussi directe et spontanée que l’affirmait mon cher professeur ! Il fallait d’abord extraire les données archéologiques des grottes par leur étude minutieuse, par les relevés pariétaux, les analyses de pigments et les fouilles… Curieusement, Leroi-Gourhan rejetait la technique du relevé qu’il ne pratiquait pas lui-même et qui, disait-il, nous donne accès à l’art pariétal « à travers le filtre d’une main étrangère » !Sur ce point précis j’étais en désaccord avec lui : j’ai montré dans mes travaux que le relevé n’est pas une reproduction « artistique » d’une paroi ornée, une copie empreinte de subjectivité, mais qu’il est une exploration scientifique de la paroi dont le but est d’identifier tous les motifs, de les dater et de connaître l’ordre
Mon expérimentation de la peinture au soufflé (apprise en Australie) : je reproduis ici sur la paroi d’une grotte le panneau des chevaux ponctués de Pech merle.
Ma méthode de relevé d’art pariétal et d’étude des grottes ornées
Tout le parcours de mon itinéraire de chercheur a nourri ma manière de travailler et d’analyser l’art pariétal. De l’enseignement que j’ai reçu du professeur André Leroi-Gourhan puis des Aborigènes sur le terrain, en passant par l’expérience que j’ai acquise dans ma découverte de l’art rupestre indien, toutes ces étapes m’ont amené à élaborer et à affiner une méthode d’étude que j’ai constamment appliquée à mon analyse des grottes ornées du Quercy. Je souhaite rappeler ici les principaux aspects de cette méthode.
L’examen de la paroi Le relevé d’art pariétal est le déchiffrement et la lecture des parois ornées. Il comprend les opérations successives suivantes :
L’exploration photographique de la paroi : pour faire apparaître et enregistrer photographiquement la totalité des motifs pariétaux ainsi que toutes les traces des interventions humaines (intentionnelles ou non) sur les parois de la cavité, sur le sol et sur la voûte. Pour cela j’ai utilisé toutes les techniques photographiques disponibles, en fonction du motif, de ses techniques de réalisation (divers procédés de peinture, de gravures, de bas-reliefs) et des caractéristiques de la paroi. J’ai utilisé la photo argentique, puis numérique, la chambre photographique pour les grands formats, j’ai employé une grande variété de films de diverses sensibilités, en noir et blanc et en couleur et différents filtres lors de mes prises de vue.
L’éclairage est utilisé de diverses manières, il peut s’agir d’un flash, de l’éclairage ambiant, de projecteurs. En général, on procède à des prises de vue multiples en faisant tourner l’éclairage autour du motif pour faire apparaître la totalité des tracés et des traces.
Le format peut être un tirage en grandeur naturelle (dans la grotte des Fieux par exemple j’ai employé une chambre photographique
L’insulte
De l’injure à la solidarité (tp)
Anthony Vincent
Que révèle la réappropriation virale de l’insulte “sales connes” par les militantes féministes françaises ?
Dans ce livre, Anthony Vincent revient sur une longue tradition linguistique issue des luttes antiracistes, queers et féministes, pour proposer une réflexion inédite autour d’un mécanisme souvent évoqué mais rarement interrogé.
Parution : juin 2026
ISBN : 979-10-209-2127-7
Prix provisoire : 16 euros
« Pédé », « nègre », « folle », « pute », ou plus récemment « sale conne »... Le retournement du stigmate désigne le processus par lequel une caractéristique initialement disqualifiée devient source de fierté, de visibilité ou de valeur symbolique. Dans ce livre, Anthony Vincent propose d'interroger ce mécanisme à partir d'une approche critique et transversale. Souvent considéré comme un simple geste d'émancipation, ce retournement s’inscrit pourtant dans des rapports de pouvoirs et peut, selon les contextes, produire des effets ambivalents. Le stigmate retourné peut ainsi devenir ressource, marqueur distinctif ou nouvel instrument de légitimation, sans pour autant abolir les hiérarchies existantes, bien au contraire. En explorant ces tensions, l'ouvrage invite à repenser la manière dont nos sociétés transforment la marginalité en valeur, et à interroger les conditions réelles de cette transformation. À travers son propre témoignage, mais aussi la rencontre avec des personnalités militantes tantôt favorables, tantôt défavorables au retournement du stigmate, Anthony Vincent tente de comprendre ce que la réappropriation de l'insulte permet, défait et renforce.
Points forts
Une réflexion inédite autour d’un mécanisme souvent évoqué mais rarement interrogé.
Un ouvrage qui éclaire une actualité immédiate avec la reprise de l’injure “sale conne” par les mouvements féministes.
Un essai qui mêle réflexion critique, expérience personnelle et entretiens avec divers.es militant.es reconnu.es (Barbara Butch, Douce Dibondo, Nesrine Slaoui, etc.).
Par le co-auteur de l’ouvrage collectif à succès Pédés (Points, 2023).
Anthony Vincent est journaliste culturel et a travaillé pour plusieurs médias (France 3, Grazia, Le Figaro, Têtu, Les Inrocks, Mixte, Antidote, GQ). En 2018, il a cocréé le podcast intersectionnel Extimité. De 2021 à 2024, il décrypte la mode et la culture chez Madmoizelle. En 2023, il a coécrit l'essai Pédés (Points). Il enseigne désormais l'information et la communication à l'Atelier Chardon Savard.
Solognisation
Au pays des ultra-riches
François Guerroué, Katherine Fauvin et Yvon Chéry
Comment la Sologne est-elle devenue le terrain de chasse préféré des ultra-riches ? Et en quoi cet accaparement des terres paysannes de Sologne, progressivement engrillagées et pensées pour les besoins de la grande bourgeoisie, est-il symptomatique d’un processus qui se généralise partout en France ? A travers le concept original et foisonnant de « solognisation », cet ouvrage révèle l’ampleur de la radicalisation et du devenir totalitaire du capitalisme contemporain.
Couverture provisoire
Parution : juin 2026
ISBN : 979-10-209-2126-0
Prix provisoire : 18 euros
De quoi la Sologne est-elle le nom ? Ce livre se propose de définir un concept déjà utilisé dans certains milieux ruraux pour décrire un phénomène qui se généralise partout en France : la solognisation. Ce processus se caractérise par l'accaparement foncier extrême des ultra-riches qui détruisent la paysannerie en constituant d'immenses domaines forestiers engrillagés pour s'adonner en toute sécurité à la chasse à l'abri des regards. Symbole de la sécession des classes dominantes, la Sologne est ainsi un paroxysme de la France hexagonale d'aujourd'hui : un prestigieux havre au service des puissants où règne une forme radicalisée de la propriété privée et du devenir totalitaire du capitalisme. En traquant les ultra-riches là où ils pensaient pouvoir se réfugier du désastre qu'ils préparent, pour tenter de perpétuer ce que les gilets jaunes étaient parvenus à faire en envahissant les beaux quartiers de la capitale, cet ouvrage a pour but de faire émerger le terme de solognisation dans le débat public. C’est aussi un appel à faire converger les luttes décoloniales et les luttes sociales et écologiques. Car la solognisation n’est autre que l’envers des politiques coloniales, exercées par les ultra-riches et leurs barons sur les classes populaires blanches. Dans un contexte où tout est fait pour diviser et faire feu des différences, à nous donc de faire émerger ce cri : « solognisés et colonisés de tous les pays, unissons-nous ! »
Points forts
Un concept original et particulièrement fort pour penser l’accaparement du territoire par les ultra-riches
Un livre qui fait écho à une actualité brûlante autour du monde paysan depuis les mobilisations contre le Mercosur
Un ouvrage qui dialogue avec les critiques autour de l’extrême concentration des richesses aux mains de quelques-uns mais aussi avec les luttes écologiques et décoloniales
Préface de Julien Genevoix, petit-fils de Maurice Genevoix, auteur de Raboliot.
Attac, Raphaël Pradeau
Un petit ouvrage nécessaire pour comprendre les débats autour de la taxe Zucman et autres mesures pour instaurer une progressivité des impôts en France et dans le monde.
« Folie fiscale », volonté de « mettre à terre l’économie française » : les débats sur la taxe Zucman mais aussi la TVA sociale montrent combien les élites gouvernantes sont hostiles à la progressivité de l’impôt et partent du principe que la méconnaissance des électeurs quant aux effets des différents types d'impôts sur les inégalités leur permettra de perpétuer l'injustice fiscale. Ce livre se veut un plaidoyer pour la progressivité de l’impôt et entend rendre accessibles au plus grand nombre des débats trop souvent cantonnées à des spécialistes. Si la progressivité de l’impôt a depuis longtemps été combattue par les milieux bourgeois et conservateurs, la mise en place d’impôts progressifs au XXe siècle a joué un rôle majeur dans la réduction des inégalités, avant d’être remis en cause depuis le tournant néolibéral des années 1980, contribuant ainsi à la concentration des richesses entre les mains d’une minorité d’ultra-riches. Revenant sur les obstacles rencontrés aujourd’hui pour instaurer une progressivité des impôts en France et dans le monde, Taxez les riches ! propose par la même occasion de nombreuses pistes pour lutter contre l’injustice fiscale.
Points forts
Parution : mai 2026
ISBN : 979-10-209-2128-4
Prix provisoire : 12 euros
Un ouvrage au coeur des débats budgétaires et politiques français, notamment sur la taxe Zucman.
Un livre simple et accessible pour vulgariser des débats complexes.
Un format bref et à petit prix.
Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui résiste contre le pouvoir pris par la finance et les multinationales sur les peuples et la nature, et lutte pour la justice sociale et environnementale. Raphael Pradeau est porte-parole d'Attac France et enseignant en classes préparatoires à Valence, où il assure des cours de science politique et d'économie, sociologie et histoire du monde contemporain.
Marc Picard
Marc Picard
Bouger après 60 ans
Contre l’idée qu’il vaut mieux restreindre ses mouvements avec l’âge, cet ouvrage constitue un guide pour réapprendre à bouger comme il faut, c’est-à-dire sans se faire mal, pour rester en bonne santé, après soixante ans (et avant !).
Alors que l’espérance de vie a bondi de vingt ans en deux générations, nous faisons face à un paradoxe : nous vivons plus longtemps, mais avec des pathologies chroniques qui apparaissent de plus en plus tôt, en particulier du dos et des articulations.
En combinant explications physiologiques et exercices pratiques (respiration, flexibilité, renforcement), cet ouvrage donne aux seniors les clés pour préserver leur capital physique, retrouver confiance en leur équilibre et continuer à pratiquer leurs passions – randonnée, natation ou golf – sans douleur inutile. Dans un contexte de sédentarisation, il sera aussi utile à tous ceux qui ne bougent pas assez, et ne savent pas par où commencer.
Marc Picard est kinésithérapeute et ostéopathe depuis quarante-cinq ans. Il s’intéresse plus particulièrement aux pathologies du dos. Il se consacre aujourd’hui quasi exclusivement à la prévention des troubles liés au vieillissement et à la transmission de son expérience à travers l’École du dos.
COMPRENDRE LE VIEILLISSEMENT DU CORPS ET DU SYSTÈME
MUSCULOSQUELETTIQUE POUR
ENRAYER LEUR USURE
Points forts
• Livre illustré : 50 à 70 dessins d’exercices et postures.
• Les conseils d’un praticien expérimenté.
Mots clés
• Prévention / sport / système musculosquelettique / arthrose / autonomie / sport-santé / vieillissement
14 × 20,5 cm
Visuel provisoire - Diffusion Actes Sud
Chroniques des butineurs du jardin
En librairie le 3 juin 2026
17 x 21 - 288 pages - Broché - 25 €
ISBN : 978-2-8126-2847-4
rayon / Nature et environnement genre / Beau-livre mots clés / insectes - pollinisateurs - jardin butineurs - entomologie - écologie - livre nature - biodiversité - monde sauvage photographies
Arnaud Ville le raconte parfaitement. Il est saisi, chaque année, dès les premiers beaux jours, par une impatience absolue, un émerveillement venu de l’enfance qui ne l’a jamais quitté. Alors toute affaire cessante il s’accorde du temps vide et guette l’arrivée de ces vies minuscules, de cette agitation d’abord discrète qui va crescendo tandis que le soleil réchauffe leur terrain de jeu. Les voilà, passant d’une fleur à l’autre en menues trajectoires nacrées ou en glissades clignotantes de grandes ailes colorées…
Le papillon Robert-le-diable, un territorial vigilant qui se précipite sur tout potentiel concurrent : d’aucuns certifient l’avoir vu harceler une feuille morte le temps de sa dégringolade. Le Moro-sphinx, sympathique colibri qui du matin au soir se plaît à exhiber ses incroyables facultés aériennes, maîtrisant à la fois des vitesses phénoménales et des vols stationnaires d’une précision à faire pâlir les pilotes d’hélicoptères. La Cétoine dorée, renommée blindé aérien, qui provoque immanquablement un séisme pour le peuple déjà présent autour de la fleur sur laquelle elle a jeté son dévolu…
Dans cet ouvrage, Arnaud Ville met en lumière les butineurs, ouvriers infatigables du vivant, mis en danger par nos vies modernes. Une multitude d’espèces qui va bien audelà de la fameuse abeille, ambassadrice malgré elle de ses semblables. À chacune ses particularités : brillance, couleur, taille, attitude, habitude… sans oublier leur étrange duplicité, leur forme adulte, bien sûr, mais aussi celle, presque toujours très différente et beaucoup plus secrète, de larve.
Grand photographe doublé d’un auteur d’une remarquable finesse, Arnaud Ville convie le lecteur à parcourir le nez au vent et l’œil concentré les espaces naturels qui nous sont proches, à la rencontre de ces petits des jardins. Ses portraits macrophotographiques qui font de ces insectes tantôt des pierres précieuses, tantôt des petits personnages au caractère bien trempé, mêlés à une écriture poétique, délicate et souvent drôle, donnent corps à cette microfaune qui passe trop souvent sous nos radars.
Arnaud Ville est né à Paris en 1967 et a grandi entre Vienne et coteau à Chinon, puis non loin des bords de Loire, à Tours. Après une formation de photographe (aux Gobelins) et quelques petits boulots, il renoue avec les bestioles de son enfance en participant à de nombreux inventaires entomologiques, notamment pour la Réserve naturelle de Chérine, dans la Brenne. Son goût de l’instantané se mêle depuis lors aux sidérantes surprises du vivant microcosmique. Au Rouergue, il a publié Les Petits des forêts (2018), Les Jardiniers invisibles (2021) et Sauvageonnes (2023).
points forts
• Une écriture délicate et souvent drôle qui donne corps à cette microfaune aussi fragile qu’indispensable.
• Plus de 200 macrophotographies qui donnent à voir la beauté et la diversité de ces butineurs.
• Livre « cousin » des Jardiniers invisibles remarqué à sa sortie (près de 3 000 ex.).