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Extrait "Derrière la clôture verte"

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ISBN : 978-2-330-17314-2

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ACTES SUD Conception graphique et illustration de couverture : Christel Fontes d’après une photographie de Michal Hausser-Gans au Mémorial de Treblinka. Dép. lég. : septembre 2023 23,50 € TTC France www.actes-sud.fr

Richard Glazar Survivre à Treblinka

Derrière la clôture verte

Richard Glazar (1920-1997) naît à Prague, dans une famille juive assimilée de la classe moyenne qui parle tchèque et allemand. Il suit des études de philosophie et d’économie quand le représentant du Reich décrète la fermeture des universités tchèques en novembre 1939. Il se réfugie dans une ferme, où deux années durant il participe aux travaux agricoles. Arrêté sur dénonciation, il est déporté à Theresienstadt en septembre 1942, avant qu’on lui remette en octobre un ordre de transport pour “un autre ghetto, à l’est” : Treblinka. Richard Glazar a été l’un des grands témoins des procès de Treblinka. Claude Lanzmann le considérait comme l’un des témoins clés de son oeuvre Shoah.

ACTES SUD

En octobre 1942, Richard Glazar est déporté du ghetto de Theresienstadt au camp de Treblinka, le plus “perfectionné” des centres de mise à mort de l’Aktion Reinhardt – au moins 900 000 Juifs y ont été assassinés entre l’été 1942 et l’été 1943. “Extrait du lot” à son arrivée, Richard Glazar rejoint le petit millier d’esclaves travailleurs contraints de servir les maîtres bourreaux dans leur entreprise de mort : une équipe de détenus chargée de trier les effets personnels récoltés dans chaque nouveau convoi. L’usine tourne sans interruption, alimentant par le pillage systématique la machine de guerre du IIIe Reich, mais aussi le confort personnel des SS. C’est avec un sens du détail et parfois une distance ironique hors du commun que Richard Glazar relate la vie quotidienne du camp : le chaos et la terreur, le dépouillement des condamnés et leur extermination, les trafics en tous genres, la fièvre typhoïde qui assaille le camp, mais aussi la solidarité entre les survivants. À l’été 1943, cette solidarité débouchera sur une insurrection au cours de laquelle quelque sept cents détenus parviendront à s’enfuir. L’immense majorité d’entre eux ne survivra pas à la guerre. À la fois poignant et d’une dignité sans faille, Derrière la clôture verte demeurera l’un des témoignages les plus puissants sur le quotidien et l’horreur des camps de la mort.

Richard Glazar Derrière la clôture verte

Survivre à Treblinka Traduit de l’allemand par Olivier Mannoni et Valéry Pratt Préface de Michal Hausser-Gans

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