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Magazine de l’Automobile Club de Suisse

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Cette action est valable du 1er novembre au 20 décembre 2025 pour tous les membres actifs de l’ACS domiciliés en Suisse et n’est pas cumulable. L’envoi de la vignette commencera à la mi-novembre. La demande de carte, les prix et les prestations, les conditions générales de l’ACS Visa Card et les conditions générales d’assurance sont disponibles sur acs.ch/visacard

Les conditions préalables sont les suivantes: le demandeur doit posséder son propre numéro de membre ACS actuel (valable également pour les cartes de partenaire), la demande doit être reçue par UBS Switzerland SA, Cards Only, DMR-CCSR28E, case postale, 8098 Zurich, avant le 20 décembre 2025 (date du timbre de la poste) et la demande doit avoir été examinée positivement. Un paiement en espèces, un échange ou un transfert à titre gratuit ou onéreux (comme la revente, la vente aux enchères, le don, etc.) n’est pas possible ou autorisé. Aucune correspondance ne sera échangée au sujet de l’action. La voie juridique est exclue. Seul le droit matériel suisse est applicable.

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SAUVONS NOS COMMERCES DE PROXIMITÉ

Dans nos centres-villes, les commerces de proximité représentent bien plus que de simples points de vente, ils sont le reflet de notre identité locale, des lieux d’échanges et de convivialité.

Pourtant, ces entreprises qui sont le cœur de nos quartiers font face à des défis de plus en plus pressants parmi lesquels l’accessibilité et le stationnement des clients sont des enjeux cruciaux qui méritent une attention particulière.

Cela est particulièrement vrai dans les villes à proximité de frontières, ce qui attire le chaland à les traverser pour d’évidentes raisons financières.

Évitons donc des entraves supplémentaires à nos commerçants victimes de cette concurrence difficilement évitable.

D’aucuns nous disent qu’il est bien plus agréable de flâner paisiblement dans des zones piétonnisées sans voiture, certes, mais cela concerne une infime minorité, car dans la vraie vie, celle où Madame et Monsieur travaillent à plein temps, les courses hebdomadaires se font principalement le samedi avec, si possible, un accès aux commerces rapide et pratique afin de ne pas consacrer une partie du week-end aux seules tâches ménagères.

Sommaire

Simone Gianini, président central de l’ACS

De grands défis de politique nous attendent 5

Carrière

Neel Jani, le pilote aux mille visages 6-11

Passion

Philippe Moulin : «On est fatalistes» 12-13

Technique

Rouler sans nuage de particules fines 14-15

Sport automobile

Porsche suisse a son champion 16-17

Événement ACS 2026

ACS Classic Drive 18

Sécurité routière

Éducation routière durable pour les enfants 19

Page juridique

Travaux mal exécutés? Responsable ? 21

Ambassadeur de l’ACS

Oasis Rally Team : Dakar Classic 2026 22

Tony Baechler — président section Fribourg

Les menaces sur l’automobile 23

Pages

En conclusion, pour sauver nos commerces de proximité, à l’approche des fêtes de fin d’année, l’accessibilité et le stationnement sont des leviers incontournables qui, s’ils sont correctement exploités, peuvent transformer nos centres-villes en lieux dynamiques et attractifs.

À nous de nous mobiliser, citoyens et élus, pour bâtir un avenir où nos commerces locaux prospèrent.

Et n’oublions jamais qu’un piéton n’est autre qu’un automobiliste qui a trouvé une place de stationnement.

Florence L’Huillier, présidente de l’ACS Genève

Le «demi-tarif» pour les hôtels

Des offres top, du 3 étoiles au resort de luxe – toute l’année avec HotelCard.

Le Mirador Resort & Spa Mont-Pèlerin, Léman

Fonctionnement

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Grisons:

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Seven Alpina Boutique Hotel , Klosters

Laudinella , St. Moritz

Ambiente Hotel Freieck , Chur

Grandhotel Belvédère , Davos

Hotel Schweizerhof , Flims

Valais:

Grand-Hotel Walliserhof , Saas-Fee

National Resort & Spa , Champéry

Hotel Simi , Zermatt

Römerhof Loèche-les-Bains

Hotel Alex , Loèche-les-Bains

Wellnesshotel Schweizerhof , Saas-Fee

Stockalperhof , Brig

Tessin:

Villa Sassa , Lugano

Hotel Belvedere Locarno (s)

Kurhaus Cademario (s)

Hotel de la Paix , Lugano

Hotel Bellinzona Sud

Dorint Resort & Spa Locarno

Tresa Bay Hotel , Ponte Tresa

Suisse romande:

Hôtel Les Bains de Saillon

Hôtel La Prairie , Yverdon-les-Bains

Le Mirador Resort & Spa , Mont-Pèlerin

EVERNESS Hotel & Resort , près de Nyon

Hôtel de la Paix , Lausanne Royal Plaza , Montreux

Hotel (s), Vevey

Hotel Saratz Pontresina, Engadin

Oberland bernois & Suisse centrale: The Cambrian (s), Adelboden Eiger Mountain Resort , Grindelwald

Vintage Hotel (s), Kandersteg

Blüemlisalp , Beatenberg

Seeburg , Lucerne Hotel Rössli Gourmet & Spa , Weggis Grand Hotel Beau Rivage , Interlaken

Régions voisines: , Fribourg (DE)

Hôtel Les Bains de Saillon Saillon, Valais

DE GRANDS DÉFIS DE POLITIQUE

DES TRANSPORTS NOUS ATTENDENT

Chères lectrices, chers lecteurs,

Vous tenez entre vos mains le numéro de fin d’année du magazine AUTO de l’ACS. Permettez-moi, à cette occasion, de revenir brièvement sur l’année écoulée. J’ai repris, à la mi-mai, la présidence centrale de mon prédécesseur Thomas Hurter. Avec mes collègues du Comité de direction, nous nous sommes réparti les responsabilités concernant les divers projets stratégiques et déterminants pour l’avenir de l’ACS, et avons déjà commencé nos tâches respectives. Au cours de l’année à venir, nous vous informerons régulièrement de l’avancement de ces dossiers dans notre magazine du club. Dans le domaine de la politique des transports, nous avons aussi été actifs en formulant différentes prises de position dans le cadre de consultations en cours et des sessions du Parlement fédéral.

Dans la politique des transports justement, de grands défis nous attendent l’an prochain, comme la proposition du Conseil fédéral visant à introduire une redevance de remplacement pour les véhicules électriques ou encore la conservation de la hiérarchie de notre réseau routier par des révisions d’ordonnances appropriées. La discussion autour du thème «Transports ‘45» jouera également un rôle majeur, d’abord dans le cadre de la consultation, puis lors de la préparation du message du Conseil fédéral. Le rapport élaboré par le Professeur Dr Ulrich A. Weidmann, de l’EPF Zurich, a démontré scientifiquement la nécessité d’un élargissement du réseau des routes nationales. Étant donné que près de 70 % du trafic de personnes transite par le réseau routier,

celui-ci ne doit pas être subordonné au réseau ferroviaire. Au vu des réactions virulentes des opposants à l’automobile, qui ont déjà annoncé un nouveau référendum contre les nouveaux projets routiers, nous devrons nous engager encore davantage à l’avenir pour défendre les préoccupations des automobilistes.

Je souhaite enfin saisir cette occasion pour remercier chaleureusement les directrices et directeurs de nos 19 sections et leurs équipes, ainsi que les collaborateurs de l’Administration centrale, sous la direction de notre secrétaire général Fabien Produit, pour leur engagement apprécié de tous au service du bien-être de nos membres. Mes remerciements vont également à mes

collègues du Comité de direction, ainsi qu’à l’ensemble des présidentes et présidents de section et leurs comités, pour leur engagement au service de notre club. Ma plus grande gratitude vous est toutefois destinée, chères et chers membres de l’ACS, pour votre fidélité et la confiance que vous nous accordez. Nous mettrons tout en œuvre, l’année prochaine également, pour répondre à vos attentes envers l’ACS.

Je vous souhaite, ainsi qu’à vos familles, de joyeuses fêtes, un bon départ dans la nouvelle année et une excellente route en toute sécurité.

Votre président central Simone Gianini

NEEL JANI, LE PILOTE AUX MILLE

Discret, réfléchi, rigoureux, Neel Jani «passe sous le radar» de l’existence médiatique. Cette première impression est le parfait opposé d’un pilote extrêmement talentueux qui incarne depuis plus de vingt ans l’excellence du sport automobile helvétique.

Entre prototypes hybrides, monoplaces et voitures d’endurance, le Seelandais s’est imposé comme l’un des pilotes les plus polyvalents de sa génération.

Derrière le petit sourire discret qui le caractérise et son accent multiculturel, hérité d’un père indien et d’une mère suisse, se trouve un pilote au parcours exceptionnel, jalonné de succès obtenus sur les circuits les plus mythiques de la planète. Hors d’un baquet, Neel Jani ajoute à son arc la corde d’une expérience de la mise au point et du développement, qu’il a mise au service de grands constructeurs, dont Porsche pour toute la période LMP1 et la 919, avant d’exercer ces qualités pour le compte d’Audi depuis 2023.

Né le 8 décembre 1983 à Rorschach, Neel Jani s’est formé au karting dès son plus jeune âge, comme tant de futurs champions. Passant à l’échelon supérieur de la monoplace au début du millénaire, la progression sera fulgurante. Malgré tous les aléas que rencontrent les jeunes pilotes

empruntant le chemin qui doit les mener à l’accomplissement de leur rêve, Neel Jani fera preuve de persévérance. Pour atteindre ce rêve qui s’appelle F1, Neel Jani a su convaincre par ses qualités qu’il n’était pas utopique. Atteignant l’objectif, il

le vivra sans l’achever, dans les coulisses des essais du vendredi qui avaient court dans les années 2006-2007. Une étape dans un parcours qui ne cessera néanmoins de monter en puissance, jusqu’à se retrouver maintenant dans le rôle de pilote de développement moteur pour Audi qui fera ses débuts dans le grand cirque de la F1 dès la saison prochaine.

Quel bilan fais-tu de ta carrière, qui n’est pas terminée ?

Il m’est impossible d’évoquer ce flashback sans prendre conscience que j’ai eu la chance de vivre un rêve, mon rêve ! En passant en revue la longue liste des photos que j’ai commentées pour cet entretien, je me rends compte du privilège que j’ai eu de piloter toutes ces voitures représentatives de toutes les catégories importantes du sport automobile. Depuis les formules juniors, celles de promotion Formule Renault 2.0, Formule Renault 3.5, GP2, jusqu’à la F1, l’A1GP, le Champcar, et ensuite passer à l’endurance pour piloter en GT, avant les prototypes LMP1, LMP2, et maintenant les nouvelles Hypercar. J’ai parfois l’impression d’avoir fait un rêve en étant éveillé. Aujourd’hui, je vais avoir 42 ans et je réalise la chance que j’ai eue de piloter toutes ces voitures et d’avoir été payé pour le faire. Comment ne pas éprouver de fierté d’avoir fait partie des équipes Porsche et Red Bull, des formations qui brillent au firmament du sport automobile, puis maintenant de poursuivre cette aventure avec Audi pour le développement du moteur de la Formule 1.

Neel Jani, du haut de ses 17 ans à l’époque de la Formule Arcobaleno, imaginait-il l’avenir qui l’attendait ?

Je n’imaginais certainement rien de tout ce qui m’est arrivé, mais le rêve, comme celui de tout pilote, était mon moteur. Ce rêve ne m’a jamais quitté, et surtout

Porsche et Neel Jani, l’histoire d’une énergie commune.

MILLE VISAGES

il ne s’est jamais arrêté. J’ai parfois eu la chance d’être au bon endroit au bon moment, avec le bon résultat d’un weekend de course. Je peux aussi me souvenir que l’argent était toujours un sujet. J’ai eu la chance de faire du chemin avec des personnes qui ont cru en moi à différentes étapes, et surtout le soutien de Red Bull, sans lequel je n’aurais jamais fait le pas vers le GP2 qui m’a ensuite emmené en F1. Quantité d’éléments, de rencontres, de résultats et aussi parfois de chance m’ont permis de réaliser cette carrière.

As-tu des regrets, notamment d’avoir été si proche de la F1, sans disputer de Grands Prix ?

Des regrets non, mais je pense que cela aurait été intéressant d’être pilote titulaire. Plusieurs pilotes avec lesquels j’ai roulé, en faisant jeu égal avec eux, ont fait carrière en F1. Concrètement, cela illustre exactement l’importance d’être au bon endroit au bon moment. En F1, j’étais présent, mais jamais avec le bon timing. Ce n’est pas un regret, un simple constat. Je ne suis pas religieux, mais je crois au destin. Pour preuve, plus tard, j’étais au bon endroit au bon moment pour Porsche.

Cet épisode Porsche est particulièrement important dans ta carrière ?

Je crois qu’il est le plus important et qu’il a complètement changé ma vie. J’étais chez Porsche dès le début du programme 919. J’ai été engagé pour participer dès le début au développement de cette voiture qui a rejoint la Porsche 917 dans la légende de la marque. J’ai eu le privilège d’avoir gagné des courses, dont les 24 Heures du Mans, avant de devenir champion du monde au volant d’une Porsche 919. Un autre souvenir qui me tient à cœur est d’avoir décroché la pole position aux 24 Heures du Mans. Je crois être un des seuls Suisses à l’avoir fait, comme Jo Siffert avant moi. Oui, c’est certainement une période qui restera mémorable.

Une expérience t’a-t-elle laissé un mauvais souvenir dans ton parcours ?

Aucun mauvais souvenir, malgré quelques moments difficiles. Par contre, ce que j’ai appris, alors que j’étais encore jeune et naïf, c’est qu’il y a des personnes malveillantes qui ne veulent pas forcément le meilleur pour toi. Un phénomène qui peut être encore amplifié dans le milieu du sport automobile. Et c’est peut-être ce qui a freiné mon accession à un volant de titulaire en F1.

À l’opposé, quel est ton meilleur souvenir ?

Encore une fois, je n’ai pas de souvenir particulier. Je ne crois pas qu’il faille s’arrêter sur une victoire ou un succès précis, mais plutôt sur ce que l’on ressent dans une communauté telle que celle du sport automobile. Vivre et partager un projet, ainsi qu’une passion commune avec des personnes qui visent le même objectif que toi est extrêmement riche. C’est une association d’énergies que j’ai ressentie tout au long de ma carrière, mais peut-être de façon encore un peu plus intense chez Porsche.

Quels sont tes projets pour 2026 ?

Au moment de notre entretien, je sais que je poursuivrai intensivement la collaboration avec Audi, d’autant plus que le programme sur la piste va débuter maintenant. La prochaine saison qui s’annonce sera très importante pour l’équipe. Ensuite, pour le reste, je ne sais pas exactement si je poursuivrai le programme WEC avec la Porsche 963 Hypercar de Proton. Le retrait des Porsche officielles pose maintenant le problème de l’obligation réglementaire d’engager deux voitures sur le championnat. La décision finale est suspendue à différentes questions d’actualité, entre Porsche, Penske et Proton. Si la Porsche Proton est engagée, je serai normalement à son volant.

Premiers pas en F1 avec Sauber en 2003.

UNE CARRIÈRE EN IMAGES

2000 LES DÉBUTS – ARCOBALENO : CHAMPION SUISSE

Débuts en monoplace à 16 ans dans la série suisse Arcobaleno créée par Fredy Lienhard. «Sans cette série, je n’aurais certainement jamais fait de monoplace.»

2003-2004 FORMULE RENAULT V6

2001-2002 FORMULE RENAULT 2.0 : VICE-CHAMPION D’EUROPE

Les premiers pas au niveau international. «C’était l’époque où se dessinait mon avenir, où je devais déterminer si j’avais une chance de devenir pilote professionnel, ou si cela resterait un hobby. Je me battais contre Lewis Hamilton, Robert Kubica, Christian Klien, José-Maria Lopez, Nico Lapierre, etc. Tout s’est décidé à Spa en 2002. J’étais parti en pole position et avais gagné la course. Dans les jours qui ont suivi, j’ai été contacté par McLaren, et Alain Menu m’a présenté à Frank Williams. J’étais encore à l’école, c’est à ce moment que s’est dessinée ma carrière.»

Une marche plus haut en FR V6 3.5, toujours au sein de l’équipe suisse

Jenzer. «J’ai gravi les échelons dans une ambiance excellente avec un team suisse. Malgré une saison 2003 où j’ai obtenu le record de pole positions et de victoires, j’ai manqué le titre pour quatre points. C’est à cette époque que j’ai eu les premiers contacts avec Sauber puis Red Bull. Sauber est le premier à m’avoir fait rouler en F1.»

2005-2009 A1GP

2005 GP2

Première saison avec Red Bull, en GP2, dans l’antichambre de la F1. «Deux victoires et aussi mon plus grave accident à Spa sous la pluie. Après ma victoire à Monza, Red Bull me dit que je serai troisième pilote en F1 en 2006 pour les essais libres du vendredi. Mais Robert Doornbos a payé ce volant, ce qui m’a valu de passer chez Toro Rosso.»

«En parallèle du GP2, durant l’intersaison, je représentais le team suisse dans le championnat mondial A1GP. Nous nous sommes toujours battus pour le titre que j’ai décroché en 2008 sur le circuit de Brands-Hatch. C’était en octobre, le mois de l’accident mortel de Jo Siffert sur ce circuit en 1971.»

2006 F1 TORO ROSSO

Une saison complète en F1 pour les journées d’essais libres du vendredi. C’était une grande expérience, vivre la F1 à l’échelle 1. Il ne m’a manqué que les départs en Grand Prix.

2009-2013 REBELLION

2007 CHAMP CAR

Année du choix : Rester pilote d’essai en F1 ou aller en Champ Car. «J’ai choisi le Champ Car en tournant le dos à la F1. Un choix que je ne regrette pas, qui m’a permis de découvrir le sport auto aux USA et les circuits en ville. Avec une monoplace de 900 chevaux, c’était une expérience exceptionnelle.»

Débuts en endurance, et première fois aux 24 Heures du Mans, avec une équipe suisse qui fera beaucoup parler d’elle. «Avant, j’avais fait un test avec une Porsche LMP2 Spider sans suite. Puis c’est un ami journaliste qui m’a ouvert les portes de l’endurance en me présentant à Alexandre Pesci. Au début, c’était une petite équipe qui a beaucoup grandi, avec laquelle je me suis forgé une expérience en endurance. Nous avons obtenu plusieurs victoires et de très beaux résultats au cours des saisons que j’ai passées sous les couleurs Rebellion.

2014-2020

LMP1 PORSCHE

2010 FIA GT FORD

Première expérience en championnat du monde GT1 FIA avec la Ford GT Matech. «Une très bonne voiture, très spéciale, qui m’a fait découvrir le pilotage de GT.»

Un pas très important dans sa carrière avec Porsche, dès le développement de la 919, au cours de l’année 2013. «Nous avons eu beaucoup de succès avec Porsche, dont une victoire inoubliable aux 24 Heures du Mans. Nous étions en bagarre très proche avec la Toyota de Sébastien Buemi, lorsque son équipier a abandonné à un tour de l’arrivée. Nous venions d’avoir une crevaison, et pour nous la victoire n’était plus envisageable. Pourtant… on peut confirmer que c’est Le Mans qui choisit son vainqueur ! Il y a eu cette victoire en 2016 et aussi le titre de champion du monde cette même année.»

2018 RECORD À SPA AVEC LA PORSCHE 919 EVO

Après le retrait de la Porsche 919 LMP1, le constructeur de Stuttgart a décidé de créer une version évoluée de son prototype, pour s’attaquer aux records de Spa et de la Nordschleife. «Encore une date inoubliable pour moi. Porsche a créé la voiture la plus rapide de son histoire et c’était un honneur pour moi de piloter la 919 EVO pour battre le record du circuit de Spa. Une voiture incroyable, très peu modifiée hormis l’aéro, qui passe de 0 à 300 km/h en sept secondes. Sortir du raidillon à 335 km/h après avoir encaissé 6G restera gravé dans ma mémoire.»

2020 FORMULE E

Découverte de la formule électrique. D’abord dans une équipe privée, et plus tard au sein du team Porsche officiel. «C’était les années Covid et les débuts de Porsche en FE, une expérience nouvelle, mais peu satisfaisante pour moi.»

2021 GTE PORSCHE

Retrait de Porsche du LMP1, transfert sur les programmes Formule E et 911 RSR GTE, en parallèle du retour chez Rebellion. «Je me souviendrai aussi longtemps de 2021 avec la 911 RSR. Avec Kevin Estre, nous étions champions du monde quelques minutes avant l’arrivée de la dernière course, lorsqu’une Ferrari nous a percutés en empochant le titre.»

2021 À AUJOURD’HUI INDIAN RACING LEAGUE

Le sport automobile n’est pas encore très répandu en Inde, mais la fédération veut le développer. De père Indien, Neel Jani est un excellent ambassadeur pour cette tâche, ce qui l’a amené sur les grilles de départ de l’IRL (Indian Racing League). «Cela fait quelques saisons que je participe à ce championnat lorsque mon agenda le permet.»

En l’absence de programme officiel, Neel Jani est disponible pour répondre à l’invitation de Chip Ganassi pour piloter sa Cadillac aux 12 Heures de Sebring. «Kevin Magnussen ayant été rappelé par Haas en Formule 1, ce baquet s’est libéré cinq jours avant la course. J’avais la disponibilité et j’ai bien fait d’accepter, puisque nous avons gagné. Auparavant, j’avais fait la pole à Sebring, mais jamais de victoire.»

2023 À AUJOURD’HUI AUDI F1 DÉVELOPPEMENT

2023 ALMS ET ELMS ORECA

La catégorie LMP2 n’était pas inconnue pour Neel Jani, qui avait déjà piloté le prototype Oreca pour le compte de Rebellion. «J’ai eu l’occasion de revenir en LMP2 avec le team Duqueine. Une voiture très rapide qui préparait les pilotes à la catégorie LMP1. Avec le nouveau règlement, elles sont plus rapides que les hypercars, ce qui est amusant. Après le programme Duqueine, je fais encore des apparitions en LMP2, mais c’est plus rare.»

Audi arrivera en Formule 1 dès la saison prochaine, ce qui a engendré d’énormes travaux de développement. Réputé pour ses qualités de metteur au point, Neel Jani a été recruté dès 2003 par la marque aux anneaux. «Je travaille essentiellement au développement du moteur. Le nouveau règlement est très différent de l’actuel, avec une électrification plus importante. Mon expérience en LMP1, avec les motorisations hybrides et la Formule E, est un bon apport à ce programme de développement.»

2024-2025 WEC ET IMSA PORSCHE HYPERCAR

Avec la création du championnat du monde Hypercar, Porsche revient au premier plan. Neel Jani pilote une 963 privée pour le compte du team Proton en WEC et IMSA. «Je me suis retrouvé dans cette Porsche privée, soutenue par la famille Ried et Ferdinand Porsche dans une certaine mesure. Encore une expérience de piloter en Hypercar, avec la BOP (Balance of Performance). Difficile dans ce contexte de se battre pour la victoire, mais nous étions capables de le faire à Spa en 2024. Mais ce n’est pas arrivé. Cette année, nous avions des chances à Daytona, mais la suspension a cassé.»

2022 DAYTONA CADILLAC

PHILIPPE MOULIN : «ON EST

Personnage incontournable dans les coulisses du sport automobile, Philippe Moulin a vu sa vie basculer une première fois lorsqu’il a perdu l’usage d’un œil, en 1980. Ce qui ne l’a pas empêché d’assouvir pleinement sa passion… à sa manière. Par Mario Luini

Entre Philippe Moulin et le sport automobile, tout a commencé par hasard, un beau jour de 1968 : «J’étais apprenti mécanicien sur automobile (ou sous ? On n’a jamais vraiment su…)» évoque-t-il avec cette pointe d’humour dont il est facilement coutumier. «Au-dessus de l’appartement de mes parents, à Lausanne, habitaient ceux d’un certain Dominique Martin, qui courait sur une Ford GT40 appartenant au milliardaire Jaime Ortiz-Patino, dont il était le secrétaire particulier. Un jour, je l’ai accompagné à la Course de côte de la Faucille, pour donner un coup de main. La GT40 était homologuée pour la route, plaque Genevoise 77777, et après la course, on l’a ramenée aux Tuileries de Grandson chez Franco Sbarro, qui assurait sa préparation. Avec des pointes à 200 km/h sur des portions de routes désertes ! Et là, on est rentrés à Lausanne avec une Ferrari, elle aussi à Ortiz. Autre époque… Pour la petite histoire, la GT40 a brûlé quelque part en France, plus tard, et c’est ainsi que Dominique Martin s’est retrouvé au volant d’une Porsche 917 du Team Zitro (l’anagramme d’Ortiz), entre autres aux 24 Heures du Mans 1971.»

«JE SAVAIS CONDUIRE»

Même si sa trajectoire professionnelle allait s’écarter du domaine automobile, la piqûre avait pris. L’apprenti mécanicien Philippe Moulin devint vendeur en pièces

détachées, puis – fort d’un diplôme fédéral de représentant et agent de commerce – il entra chez Defensor, le numéro 1 mondial des humidificateurs, où il allait passer pas moins de 49 ans. Le sport auto, il continuait alors à le côtoyer par le biais du karting, «donnant un coup de main à mon grand pote Martial Devaud, pilote officiel Tecno, qui gagnait beaucoup de courses, jusqu’au titre de champion de Suisse», évoque-t-il.

C’est là que la tentation de passer à l’échelon supérieur le rattrapa : «On a fait deux courses ensemble, en 1979, Martial avec

sa Simca Rallye2, et moi sur la Ford Fiesta 1300 S de mon épouse au Slalom de Bière puis sur une Golf GTI au Moléson. Cela m’a suffi pour comprendre que je savais conduire… mais pas piloter !» En parallèle, Philippe Moulin s’essaya aussi au rallye, signant quelques bons résultats en non-licenciés, deuxième au Rallye des Neiges sur une Honda Civic, septième au Rallye de Saint-Cergue malgré une petite sortie de route dès la première spéciale, et même vainqueur d’une épreuve de régularité en France, l’Alpe-Jura, sur une BMW 525.

LES BELLES ANNÉES «CHICCO»

Un début de trajectoire brutalement interrompu lorsqu’il perdit l’usage d’un œil (voir encadré), début 1980. La page du sport auto au volant définitivement tournée, Philippe Moulin se reconvertit dans l’organisation, «une manière différente d’être tout de même du voyage», admettait-il à l’époque. C’est ainsi qu’il fut à l’origine du sauvetage du Rallye des Alpes vaudoises, dont il reprit les rênes à partir de 1983, mais aussi des courses de côte du Marchairuz et de Vuitebœuf.

On le vit aussi officier en tant que directeur de course, ainsi qu’aux côtés de Philippe Rauch à l’organisation du Rallye international du Valais, mais aussi à la présidence du Friendly Racing Team, ainsi que de l’antenne romande de la Scuderia Chicco

Philippe Moulin dans son rôle de commissaire sportif à Saint-Ursanne - Les Rangiers en 1989.
Dominique Martin (debout à gauche et la Ford GT40 du Team Zitro au Mans en 1969.
Philippe Moulin version directeur de course au «Revival» du Marchairuz en 1998.

EST FATALISTES»

d’Oro. C’est aux couleurs (jaune) de celle-ci que ce personnage multi-casquettes allait connaître ses plus fortes émotions : «C’était une équipe extraordinaire, il n’y a pas d’autre superlatif», affirme-t-il. «Ambiance, convivialité, simplicité, dévouement, c’était unique !»

JOIE ET DRAME

Son plus grand souvenir reste le titre de JeanPierre Balmer (avec Denis Indermuehle sur une Lancia Rally 037) en 1986 : «Je les ai suivis toute la saison pour le compte de la Chicco. Je peux dire que j’ai été champion de Suisse !» rigole-t-il. «Hélas, la même année, j’ai aussi vécu le moment le plus difficile, avec la disparition de Michel Wyder – un autre fidèle de la Scuderia tessinoise – dans l’accident de la Ford RS200 de Marc Surer au Rallye de Hesse, en Allemagne. Un terrible coup du sort…»

Plus tard, en 1998, Philippe Moulin était nommé à la tête du Comité rallye de la Commission sportive nationale (CSN) de l’ACS, où il allait d’ailleurs participer activement au transfert de l’autorité sportive vers la nouvelle entité Auto Sport Suisse (ASS) en 2004 : «La gestion du sport auto en Suisse avait besoin de plus d’indépendance», résume-t-il simplement. Une carrière en coulisses sur laquelle il se retourne aujourd’hui, mesurant tout ce qu’elle lui a apporté : «Dans l’ensemble, tout cela a représenté la majorité de mes loisirs, résume-t-il. C’est du bénévolat, et ça m’a bien occupé. Mais le bilan est positif.»

Choriorétinite...

«C’était le jeudi de Pâques 1980», se souvient Philippe Moulin : «Je me suis réveillé… et je ne voyais plus rien de l’œil droit ! Coïncidence, j’avais rendez-vous le mardi suivant chez l’ophtalmo, qui m’a dirigé en urgence vers l’asile des aveugles, à Lausanne. Là, le verdict tombe, sans appel : «Votre œil est perdu.» Le seul petit espoir éventuel passait par Miami, aux USA, chez le meilleur spécialiste de la question, le Dr Gass. J’ai dit «on y va» sans hésiter : je ne voulais pas me dire plus tard «on aurait dû…» Mais ça leur a pris 30 secondes pour confirmer qu’il n’y avait rien à faire. Au moins, j’étais fixé.»

Un coup de Jarnac du destin que Philippe Moulin encaissait bravement : «On est fatalistes, chez les Moulin», admet-il. «Et comme l’autre œil commençait à être atteint par cette même choriorétinite –dans une forme rare de maladie orpheline, non héréditaire –, je suis encore allé trois fois à Nimègue, aux Pays-Bas, pour un traitement par laser, une technique qui en était encore à ses débuts. À Lausanne, ils ne voulaient pas prendre le risque.»

Vivre avec un seul œil ne lui posait cependant pas de problème insurmontable. «Je n’avais pas mal, je ne me faisais pas trop de souci.» Jusqu’à, 18 ans plus tard, une brutale dégradation de son œil valide. «Malgré un traitement par laser, à Lausanne cette

fois, je ne pouvais presque plus lire, ni écrire.» C’était la fin d’une autre activité de ce touche-à-tout, qui couvrait aussi depuis quelques années l’actualité du sport auto en Romandie pour «Le Nouvelliste» et «La Revue automobile». Et qui lui valut aussi un ultime crève-cœur, au printemps dernier, lorsque les dirigeants de la Porsche Sports Cup Suisse décidaient de mettre fin à sa fonction de commissaire sportif.

«J’avais été, avec Daniel Fausel, à l’origine de l’officialisation de cette Coupe, il y a une quinzaine d’années», rappelle Philippe Moulin. «Jusque-là, ils organisaient leurs épreuves en ‹sauvage›. On a mis en place toute la structure, trouvé un directeur de course, etc. Je suis malvoyant depuis 2000, et tant que ça ne se voyait pas, ça ne gênait personne. Mais depuis que je me déplace dans le paddock avec ma canne blanche, pour des raisons d’élémentaire sécurité, ça ne plaisait plus. Ils ont pris comme prétexte que je ne pouvais pas voir les vidéos des incidents de course, sans même m’en parler. La FSA (Fédération suisse des aveugles et malvoyants) leur a pourtant fait une lettre, pour confirmer que j’avais encore une vision tubulaire.» Sans réaction. Colère ? Ressentiment ? Même pas. «Juste déçu qu’on accorde plus d’importance au paraître qu’aux compétences.» Le mal du siècle des réseaux dits «sociaux». C’est vrai : fataliste !

Philippe Moulin aujourd’hui à Ollon; en 1979 avec son pote Martial Devaud.

ROULER SANS NUAGE

Environ 80 % des émissions de particules des voitures individuelles sont aujourd’hui dues à l’usure des freins et des pneus, à l’abrasion des routes et au soulèvement de poussière. La future norme Euro 7 sur les émissions polluantes prend donc en compte non seulement les gaz d’échappement des moteurs, mais aussi les émissions de particules des freins et des pneus. En outre, des exigences relatives à la durabilité des composants et des systèmes ainsi qu’à la durée de vie des batteries seront introduites. À l’avenir, les constructeurs automobiles devront également s’assurer que les compteurs kilométriques, les systèmes d’injection, les batteries de traction, les systèmes de réduction des émissions et les unités de commande sont dotés d’une protection moderne contre la manipulation.

DES TONNES DE POUSSIÈRE DE PNEUS

Comme une voiture ne pourrait pas rouler sans glissement et donc sans frottement entre les pneus et la route, il y a toujours des émissions de particules fines et une usure des pneus. Au cours de sa durée de vie, un pneu perd environ un kilogramme de poids. La norme Euro 7 vise désormais à réglementer l’usure maximale autorisée pour les nouveaux types de pneus. Les exigences s’appliqueront à partir du 1er juillet 2028 pour la réception par type de la classe C1 (voitures particulières), à partir du 1er avril 2030 pour la classe C2 (LNF) et à partir du 1er avril 2032 pour la classe C3

émissions grâce au système laser Sample, qui pèse et analyse les particules d’abrasion en temps réel. Le système se compose d’un dispositif d’aspiration, de filtres et de séparateurs. Au lieu de parler d’abrasion des pneus, Michelin parle de TRWP (Tyre and Road Wear Particles). Ces particules, dont le diamètre est comparable à la largeur d’un cheveu humain (environ 100 µm), sont composées de caoutchouc de pneu, de minéraux et d’autres composants routiers. La mesure des émissions de TRWP dans des conditions réelles sur route fournit des résultats fiables et reproductibles. La méthode dite «convoi», qui constitue aujourd’hui la base de la norme Euro 7, est utilisée à cet effet. Le nombre de grammes par kilomètre et par tonne de poids du véhicule est mesuré.

La méthode alternative du banc d’essai à tambour, en cours de développement n’est pas encore suffisamment aboutie pour être mise en œuvre immédiatement. Bridgestone participe activement aux travaux du groupe de travail des Nations unies sur l’abrasion des pneus. Depuis 2022, ce groupe de travail s’efforce d’élaborer une réglementation pour définir les valeurs limites et les méthodes de mesure de la perte de matière des pneus.

Avec l’introduction de la norme Euro 7, les voitures individuelles ainsi que les véhicules utilitaires légers et lourds devraient devenir encore plus propres. L’UE se devait en effet de réagir aux émissions de particules provenant des pneus et des freins, particulièrement préoccupantes. Par Stephan Hauri (camions). À partir du 1er juillet 2030, seuls les pneus de la classe C1 qui répondent aux nouvelles exigences pourront être mis sur le marché. Pour les pneus de la classe C2, cela s’appliquera à partir du 1er avril 2032 et pour les pneus C3 à partir du 1er avril 2034. Les spécialistes des pneus estiment qu’il est techniquement possible de fabriquer un pneu à la fois sûr et à faible abrasion. Cependant, le développement d’un tel pneu est très difficile, car il faut optimiser simultanément plusieurs caractéristiques du pneu qui s’influencent mutuellement. Réduire les émissions de particules fines sans nuire aux propriétés d’adhérence est un défi, car les mélanges de caoutchouc plus durs pour les bandes de roulement réduisent certes l’usure, mais ils allongent la distance de freinage et diminuent l’adhérence latérale dans les virages. À cela s’ajoute le fait que les voitures électriques aggravent encore le problème, car leurs batteries de traction les rendent 20 à 30 % plus lourdes que les véhicules à motorisation conventionnelle, et le couple maximal disponible dès le départ entraîne un patinage considérable au démarrage, ce qui se traduit par une usure de la bande de roulement mais cela fait actuellement l’objet d’évaluations très divergentes.

PRÊTS POUR L’EURO 7

Les fabricants de pneus se sont bien sûr déjà préparés à la nouvelle législation. Michelin, par exemple, peut développer des mélanges de caoutchouc à faibles

Continental explique : «Notre objectif est de minimiser l’abrasion tout en conservant les autres propriétés des pneus. Les nouveaux développements sont donc très difficiles.» La conception des pneus, les nouveaux

DE PARTICULES FINES

matériaux et les processus de développement numériques doivent permettre d’optimiser la durée de vie et le comportement à l’abrasion des nouveaux produits sans compromettre les caractéristiques liées à la sécurité.

Pirelli considère que l’intégration de l’usure des pneus dans la réglementation Euro 7 est une mesure judicieuse. Concrètement, l’entreprise s’efforce également de «réduire l’usure des pneus sans compromettre la sécurité, les performances et l’efficacité». De nouveaux polymères sont utilisés dans le mélange de la bande de roulement afin d’obtenir une combinaison optimale entre résistance à l’abrasion et adhérence.

MESURE COMPLEXE

Si les voitures électriques sont désavantagées par rapport aux véhicules à essence et diesel en termes d’usure des pneus, elles ont en revanche le potentiel de réduire l’utilisation des freins à friction grâce au freinage par récupération. Les émissions de freinage

doivent être mesurées sur les essieux avant et arrière, et les valeurs limites de l’UE sont déjà définies : les voitures entièrement électriques ne doivent pas émettre plus de trois milligrammes de particules d’un diamètre inférieur à dix millièmes de millimètre (3 mg PM10/km) par kilomètre parcouru, et la valeur limite de 7 mg/km s’applique à tous les autres types de motorisation. À partir de 2035, la valeur limite de 3 mg/km s’appliquera indépendamment du type de

motorisation, et dès 2030, le nombre de particules sera également limité en plus de leur masse. Les mesures des émissions de particules de freinage sont effectuées dans l’industrie et par des organismes de contrôle indépendants sur un banc d’essai spécial dans le nouveau cycle de freinage WLTP. Afin de valider les tests sur banc d’essai, des mesures sont également effectuées dans des conditions de conduite réelles.

Le spécialiste des freins Brembo a développé le kit Greentell afin de réduire les émissions de poussière de frein. Il s’agit d’un revêtement sans nickel appliqué à l’aide de la technologie LMD (Laser Metal Deposition). Grâce au double revêtement et à l’utilisation de plaquettes de frein spéciales, la résistance à l’usure du disque de frein est augmentée sans nuire aux performances. Le revêtement peut être appliqué sur différents types de disques. Selon Brembo, le kit Greentell permet de réduire les émissions de particules fines jusqu’à 90 %.

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PORSCHE SUISSE A SON CHAMPION

Parmi les événements clés du sport automobile suisse, les six meetings

Porsche Sport Cup occupent une place prépondérante. Catégorie phare, la Carrera GT3 Cup est une référence du calendrier, notamment pour la promotion de jeunes espoirs.

Cette saison, le Vaudois Ethan Ischer a remporté le championnat de haute lutte face à l’Italien Mateo Franco Segre. Une saison au cours de laquelle il a notamment croisé le fer avec Karen Gaillard, la pilote Porsche Cup France junior, engagée ponctuellement, qui s’est imposée sur une des deux courses au Red Bull Ring.

ETHAN ISCHER

18 ans, né le 1er février 2007, à Morges. 2020 Débuts en karting (Team Spirit) : champion suisse rookie. 2022 Débuts en monoplace F4 (Jenzer Motorsport) : champion CEZ (Europe centrale).

Débuts Porsche Cup Suisse (Sportec).

Après des débuts prometteurs en monoplace, qu’est-ce qui te motive à passer en voiture fermée ?

La réponse est certainement commune à de nombreux jeunes pilotes, l’importance du budget pour construire une carrière en monoplace est énorme. Évidemment que je n’échappe pas à la règle : mon rêve était la F1. Mais je pense avoir remis les pieds sur terre en orientant une possible carrière en voiture fermée, ce qui mène aux championnats d’endurance.

Comment arrives-tu chez Sportec ?

Je cherchais une solution après la monoplace et c’est en lisant une petite annonce dans le magazine ASS que j’ai appris que Sportec proposait une journée de

découverte au volant d’une Porsche GT3 Cup. Je me suis lancé et immédiatement j’ai su que ce serait mon choix pour 2025. J’ai découvert à la fois une voiture performante, une bonne équipe et surtout Marcel Fässler que je connaissais de réputation pour sa fantastique carrière. Sa rencontre a été déterminante. Marcel est un grand pilote, d’une humilité incroyable et un excellent pédagogue qui m’a beaucoup appris et surtout soutenu.

Passer de la F4 à la Porsche représentet-il un grand changement ?

Effectivement, c’est un univers différent, et pour corser le changement, j’avais découvert la Porsche avec ABS, ce qui était relativement facile, mais en championnat les voitures n’ont pas l’ABS. Il a fallu apprendre cette spécificité, intégrer le poids de la Porsche, le moteur en porte à faux et maîtriser les transferts de charge particuliers. C’est un autre monde que la monoplace, mais mes saisons en F4 m’ont beaucoup appris, notamment le freinage, ce qui reste un des aspects essentiels du sport automobile. Une grande partie de la performance d’un pilote se trouve dans le freinage. Ensuite, j’ai tiré profit de mon expérience de la monoplace, après trois saisons de bagarres en peloton avec des pilotes dont certains seront sans doute les stars de demain.

En faisant cette transition vers la Porsche, quel était ton objectif ? Avant tout, progresser, et pour cela, je visais

clairement le titre, bien que ce ne serait absolument pas simple. Il y avait, comme moi, d’autres jeunes pilotes qui visaient le même objectif. Certains avaient déjà une ou deux saisons d’expérience. J’étais clairement face à un gros challenge. J’étais motivé, j’ai travaillé et profité des conseils de Marcel Fässler, en espérant que cela porte ses fruits. Immédiatement, je me suis rendu compte de la difficulté avec le niveau de mes concurrents. Sur l’ensemble du championnat, nous nous sommes partagé les victoires à cinq pilotes. En ce qui me concerne, j’ai commencé la saison par deux podiums à Portimão et décroché ma première victoire le week-end suivant au Red Bull Ring. Dès ce moment, je tenais la tête du championnat pour ne plus la quitter.

Quels sont tes plans pour 2026 ?

Actuellement j’ai quelques propositions, mais rien n’est encore concrétisé. Je souhaiterais mettre à profit ma première expérience en Porsche Cup en m’engageant, soit en France, soit en Allemagne.

LE CHAMPION 2025 SOUS L’ŒIL DE MARCEL FÄSSLER ?

On ne présente plus Marcel Fässler. Triple vainqueur des 24 Heures du Mans, champion du monde en 2012, le Schwytzois a rangé le casque en 2020. Néanmoins toujours proche de sa passion pour le sport automobile, il a pris la direction du département compétition de Sportec dès 1991. Au cœur du sujet, la Porsche Carrera Cup Suisse qu’il s’était fixé pour mission de remporter avec un de ses pilotes. Objectif atteint en 2025, avec le sacre d’Ethan Ischer, un jeune talent pour lequel l’aîné a une tendresse particulière.

Décrocher ce titre était un vrai objectif pour toi ?

Absolument, nous l’avions frôlé deux fois en classant Gregor Burkard à la deuxième place du championnat, mais, honnêtement, Gregor n’était pas vraiment un prétendant, ce qui nous a permis de mieux apprécier encore ses performances. Je cherchais depuis le début un jeune pilote pour l’accompagner jusqu’à ce titre. C’est la rencontre avec Ethan Ischer qui a déclenché une nouvelle énergie chez Sportec.

Parle-nous de cette rencontre avec Ethan Ischer ?

En fin de saison 2024, nous avions organisé un test de sélection pour de jeunes pilotes. Ethan a été le premier à s’inscrire avec un message vidéo original, ce qui m’a bien plu. Ce premier contact a débouché sur un jour de test. Il a immédiatement été à l’aise, en slicks malgré des conditions de piste compliquées par la pluie. Je voyais qu’il maîtrisait bien la voiture, mais j’ai eu un peu peur des risques, alors je l’ai fait rentrer pour chausser des pneus pluie. Mais, en repartant des stands, il a fait un tête-à-queue dans son tour de chauffe. Je me suis dit que j’aurais mieux fait de le laisser en slicks… (rires) !

Quelle était ton impression après cette journée ?

Il m’a fait penser à moi quelques années plus tôt – 25 ans, en fait ! – quand je suis passé de la Formule 3 à une voiture fermée. Je comprenais justement quelle était son expérience de la monoplace. Passer d’une F4 à la Porsche GT3 change tellement de choses. Il y a le poids, le fait de ne pas voir les roues, donc perdre le message des pneus

si tu manques ton freinage, etc. Ethan a très rapidement compris ces différences, il a rapidement démontré qu’il était à l’aise. Cette aisance et sa force de travail, comme sa motivation nous ont été démontrées par sa progression tout au long d’une saison qu’il a menée de main de maître.

Au terme d’une belle saison, Sportec remporte le titre, qui était un objectif prioritaire pour toi qui venais d’annoncer que tu céderais la gestion de l’équipe dès la fin de cette année. Exactement, je ne quitte pas complètement Sportec, avec qui je maintiendrai quelques activités, notamment au niveau du conseil et du coaching, mais je remets la direction de l’équipe. Raison pour laquelle le titre et la magnifique saison que nous avons réalisée avec Ethan me tiennent particulièrement à cœur. Mon but était de nous assurer de la collaboration d’un jeune pilote motivé pour décrocher le titre de champion. Ce but atteint, c’est avec le sentiment du devoir accompli que je quitte mon rôle de team manager, mais je garderai un œil sur Ethan pour la suite de sa carrière.

KAREN, JÉRÉMY, ELIA ET LES AUTRES

Chaque pilote des meetings

Porsche Suisse aura performé, à un moment ou un autre, mais il est compliqué de parler de chacun d’eux. Parmi ceux-ci, nous retiendrons les présences de Karen Gaillard (Proton Huber), Jérémy Siffert (Fach Auto Tech) et Elia Papacena (AMAG First Rennsport). La première est habituée de ces colonnes pour avoir remporté la sélection pilote Porsche junior France. Engagée sur deux manches de la Cup Suisse en parallèle des joutes tricolores, la Fribourgeoise est devenue la première femme à s’imposer

en Porsche GT3 Cup Suisse. Après deux pole positions à Portimão, elle a décroché la victoire de la course 1 au Red Bull Ring, avant de prendre la deuxième place de la course 2. Engagé quant à lui à la saison en Porsche GT3 Cup, Jérémy Siffert débutait dans la spécialité, après un titre en Funyo Cup France. Des classements dans le top 5 ont démontré les belles dispositions du jeune Fribourgeois que l’on souhaite revoir au volant d’une Porsche la saison prochaine. Troisième mentionné, l’Alémanique Elia Papacena, champion de la Porsche GT4 Sport Cup Suisse, a révélé un nouveau talent du sport helvétique. Âgé de 18 ans, Papacena a été sacré après huit des douze courses du calendrier. Un talent à suivre de près.

ACS CLASSIC DRIVE

Ces événements qui connaissent un grand succès, se poursuivront en 2026 avec un programme grandiose. Préréservez déjà votre prochaine sortie automobile grâce à notre planning annuel ci-dessous.

Veuillez noter que les prix sont indicatifs. Des ajustements mineurs peuvent être apportés jusqu’à la publication du programme définitif d’un événement.

JOURNÉES AUTOMOBILES DE FRAUENFELD, OUVERTURE DU «SHOW BLOCK»

18 avril 2026

Classic Drive depuis l’aérodrome de Birrfeld jusqu’aux journées automobiles de Frauenfeld en tant que visiteurs VIP. Exclusivité : le peloton ACS inaugure le «Show Block» devant des milliers de spectateurs.

• 25 voitures de sport classiques

• Accompagnement Christoph Bleile

• CHF 250.– (2 personnes/1 véhicule)

• CHF 190.– (1 personne/1 véhicule)

CLASSIC DRIVE À TRAVERS LE JURA ET JUSQU’AU CHÂTEAU DE SALAVAUX

19-20 mai 2026

De Balsthal, traversée du Jura pour déjeuner au golf Les Bois. Ensuite, direction le lac de Neuchâtel pour visiter le Laténium. Pour finir en beauté, rendez-vous au château de Salavaux, au bord du lac de Morat.

• 20 youngtimers et oldtimers

• Accompagnement Christoph Bleile

• CHF 450.– (par personne en chambre double)

LENZERHEIDE MOTOR CLASSICS AVEC PELOTON ACS EXCLUSIF

29-30/31 mai 2026

Zone ACS réservée au Lenzerheide Motor Classics, le 30 mai. La veille, en peloton ACS, découverte du circuit (corso) avec apéritif. Nuitée avec dîner au Seehof Valbella.

• 30 youngtimers et oldtimers

• Accompagnement Christoph Bleile

• CHF 770.– (2 personnes, 1 véhicule, nuitée en chambre double, apéritif)

ENTRAÎNEMENT À LA CONDUITE SPORTIVE SUR LE CIRCUIT TAZIO NUVOLARI

15-16/17 juin 2026

Conduite sportive pour voitures anciennes et youngtimers ainsi que pour véhicules plus récents sous la supervision du Monteverdi Club sur le circuit Tazio Nuvolari (Pavie)

• 20 véhicules

• Accompagnement Christoph Bleile

• CHF 570.– (1 conducteur, 1 voiture, déjeuner compris, sans nuitée)

CHÂTEAUX DE BOURGOGNE, ÉDITION 2 10-13 juillet 2026

Voyage haut de gamme en Bourgogne avec ses vignobles à perte de vue, ses châteaux historiques et ses routes pittoresques. Découvrez la région, dégustez ses spécialités et visitez des sites incontournables tels que le château de Sully ou Savigny-lès-Beaune.

• 12 véhicules

• Accompagnement ACS

• CHF 1700.– (2 pers. en chambre double, 3 nuitées, repas, etc. compris)

ROUTE DES GRANDES-ALPES

11-16 septembre 2026

La légendaire route des Grandes-Alpes : plus de 720 km de conduite sportive entre le lac Léman et la Méditerranée, avec des cols emblématiques tels que le Galibier, l’Izoard et la Bonette, le tout dans un panorama alpin spectaculaire. Une expérience unique !

• 12 véhicules

• Accompagnement ACS

• CHF 3150.– (2 pers. en chambre double, 5 nuitées, repas, etc. compris)

CLASSIC DRIVE SARDINIA EXCLUSIF 22-28 septembre 2026 29 septembre – 5 octobre 2026

Côtes, virages, gastronomie : voyage haut de gamme de 6 jours à travers la Sardaigne. Traversée en ferry de Gênes à Olbia, nuitées dans des complexes hôteliers de luxe sélectionnés en bord de mer, itinéraires fascinants le long de la côte et à travers les montagnes.

• Deux groupes de 17 véhicules chacun

• Accompagnement Christoph Bleile

• CHF 2100.– (par pers. 1 voiture, chambre double, ferry inclus, 6 nuitées, 4 dîners, etc.)

Vous trouverez tous les événements ACS ainsi que la possibilité de vous inscrire sur acs.ch/fr/evenements

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FORUM ACS POUR UNE ÉDUCATION ROUTIÈRE DURABLE DES ENFANTS

Le premier forum pour une éducation routière durable des enfants a eu lieu à Berne – une plateforme d’échange centrale pour les parents, les enseignants et les instructeurs en éducation routière de la police.

L’événement a rencontré un bon écho et a mis en évidence l’importance d’une étroite collaboration entre toutes les parties prenantes pour une éducation routière réussie dès le plus jeune âge.

PRENDRE DES RESPONSABILITÉS

ENSEMBLE

Les enfants du cycle 1 – c’est-à-dire ceux du jardin d’enfants et des premières années d’école – apprennent chaque jour à se déplacer de manière autonome dans la circulation. Pour cela, ils dépendent de l’interaction entre l’école, les parents et la police. Le forum a donc tout naturellement commencé en mettant ces questions en avant : Comment l’école peut-elle assumer sa responsabilité dans l’éducation routière ? Comment les parents peuventils servir de modèles ? Et comment simplifier les processus et la communication entre les enseignants, les parents et les instructeurs de la circulation ?

Le forum a délibérément renoncé aux outils numériques. Cela a permis d’aller à la rencontre des autres, d’écouter et de comprendre les points de vue de tous les participants. Grâce à une collaboration axée sur les contributions, des modèles de communication réussie ont pu être

discutés. Il en est ressorti des visions de ce à quoi pourrait ressembler une éducation routière réussie pour les enfants à l’avenir. Avec cet objectif en tête, les experts ont élaboré ensemble des idées et des solutions concrètes qui ont permis de visualiser le nombre d’idées qui ont vu le jour en peu de temps et les approches qui peuvent être mises en œuvre rapidement et sans grand effort.

UN IMPACT DURABLE GRÂCE À LA COOPÉRATION

En conclusion du forum, il est apparu clairement que l’éducation routière durable ne s’obtient pas uniquement par la transmission d’informations, mais par une coopération vécue. Tous les participants – enseignants, parents et police

– portent ensemble la responsabilité de la sécurité des enfants dans la circulation routière.

Les participants se sont montrés convaincus que la voie empruntée devait être poursuivie. Le forum a donné de précieuses impulsions sur la manière d’approfondir la collaboration entre tous les acteurs et d’améliorer la communication.

Le Forum pour une éducation routière durable des enfants à Berne était donc plus qu’un simple colloque : il s’agissait d’un pas commun vers une culture de l’échange, de l’attention et du partage des responsabilités – afin que les enfants puissent se déplacer en toute sécurité, de manière autonome et avec plaisir.

Café du Levant

Stéphane Taffonneau

Un restaurant au cœur du village d’Aire-la-Ville, avec un cadre «bistrot», une véranda, et une terrasse charmante.

Rue du Vieux-Four 53 │1288 Aire-la-Ville

Réservations : 022 757 71 50 ou à The Fork (la Fourchette)

Ouvert du mercredi au samedi, midi et soir

#CaféDuLevant #Gourmandise #BistrotVibes #cafedulevant #AireLaVille #TurbotEspagne #CuisineGourmande #SaveursLocales #RestaurantGastronomique @foodographygva

https://www.acs.ch/fr/avantages/voyager-vacances/sixt.php

TRAVAUX MAL EXÉCUTÉS,

QUI EST RESPONSABLE ?

Une visite à l’atelier devrait rendre la voiture plus sûre. Il est donc d’autant plus frustrant lorsque, peu après, de nouveaux problèmes apparaissent ou que le défaut initial persiste.

Des travaux défectueux en atelier peuvent non seulement être coûteux, mais aussi dangereux. Quels sont les droits des propriétaires de véhicules lorsqu’une réparation tourne mal ?

QUAND LA RÉPARATION NE TIENT PAS

En principe, une réparation automobile est juridiquement considérée comme un contrat d’entreprise. Cela signifie que l’atelier ne doit pas seulement effectuer un travail soigné, mais aussi garantir un résultat concret : le véhicule doit être remis en état parfait et sûr pour la circulation. Si, peu de temps après la réparation, les mêmes dommages ou de nouveaux problèmes apparaissent, le client peut exiger une correction.

Il est important de signaler immédiatement le défaut. Celui qui attend trop longtemps risque que l’atelier soutienne que le dommage est survenu ultérieurement. Il est conseillé de photographier le défaut et de le communiquer par écrit. Un message amical mais clair permet souvent de trouver une solution à l’amiable avant d’en arriver à des démarches juridiques.

Réparation, réduction du prix ou résiliation Selon le Code des obligations suisse

(art. 368 CO), en cas de réparation défectueuse, le client a droit à une correction, à une réduction du prix ou – dans les cas graves – à la résiliation du contrat. Dans la pratique, cela signifie que l’atelier doit d’abord avoir la possibilité de corriger son erreur. Ce n’est que s’il refuse ou si la correction échoue que d’autres mesures peuvent être envisagées.

Celui qui amène sa voiture dans un autre atelier sans préavis perd en règle générale le droit à la prise en charge des coûts.

RESPONSABILITÉ EN CAS DE DOMMAGES CONSÉCUTIFS

Si une réparation défectueuse provoque d’autres dommages, l’atelier en est également responsable. Par exemple, si un frein est mal monté ou si une vis n’est pas correctement serrée, un accident peut survenir. Dans ces cas, l’assurance responsabilité civile de l’atelier couvre généralement les dommages.

Cependant, il peut être difficile de prouver le lien entre la réparation et le dommage. Une expertise indépendante effectuée par

un centre spécialisé ou un expert peut aider. Dans les cas plus complexes, il est recommandé de solliciter rapidement un soutien juridique pour éviter de perdre ses droits.

DROIT DE RÉTENTION

D’autre part, l’atelier a également des droits : il peut retenir le véhicule jusqu’au paiement de la facture de réparation (le «droit de rétention», art. 895 CC). Ce droit s’éteint toutefois si la réparation a été effectuée de manière défectueuse ou si les coûts réclamés sont excessifs.

CONSEILS POUR LES PROPRIÉTAIRES DE VÉHICULES

• Bien conserver les factures et les ordres de travail : ce sont les preuves principales de ce qui a été convenu.

• Signaler les défauts immédiatement, de préférence par écrit avec date et description.

• Ne pas effectuer de réparations soimême ni s’adresser à un tiers avant que l’atelier ait pu réagir.

• En cas de problème de sécurité, comme les freins ou la direction, ne pas utiliser le véhicule.

• En cas de litige, solliciter rapidement un soutien juridique (pour les clients ACS Premium via la CAP).

CONCLUSION :

LE CONTRÔLE APPORTE LA SÉCURITÉ

Les ateliers peuvent eux aussi commettre des erreurs. L’important est la manière dont ils les gèrent. Connaître ses droits et signaler les défauts à temps permet d’éviter des coûts élevés et de longues discussions.

Une documentation précise et une communication claire et objective avec l’atelier sont la meilleure protection lorsqu’une réparation ne tient pas ses promesses. Texte par la CAP

OASIS RALLY TEAM – NOTRE ROUTE VERS LE DAKAR CLASSIC 2026, REGARD PERSONNEL

Depuis notre participation à la Baja Poland, énormément de choses ont évolué pour nous. Cette course n’a pas été seulement un défi sportif, mais surtout une source d’enseignements précieux. Nous avons immédiatement identifié les faiblesses de notre Lada Niva Prototipo T3 – et c’est justement cela qui nous a permis d’avancer. Avec notre équipe, nous avons analysé chaque détail, retravaillé des composants, optimisé les systèmes et entièrement réajusté la suspension Öhlins. En parallèle, nous avons finalisé en Suisse les derniers réglages moteur et réorganisé l’habitacle pour que chaque outil, chaque carte et chaque élément soient accessibles en un instant.

La phase la plus difficile est arrivée de manière totalement inattendue : peu après l’annonce officielle des participants, notre mécanicien Maciej Klocyk a été victime d’un accident de voiture. Contraint de renoncer pour raisons de santé, il nous a laissés face à un risque réel d’abandon, la période d’inscription étant déjà close. Grâce à notre réseau et à un soutien incroyable, nous avons finalement trouvé, en un temps record, un remplaçant idéal : Daniel Lörtscher, jeune mécanicien de compétition expérimenté, lui-même engagé dans des rallyes. Son engagement a littéralement sauvé notre projet.

La logistique a été tout aussi exigeante : pièces de rechange, outils, matériel médical et ravitaillement devaient tenir dans seulement six caisses. Une préparation qui demande une réflexion stratégique –chaque choix compte, entre poids, utilité et probabilité de panne. Dans un rallye comme la Dakar, ces décisions déterminent si l’on continue ou si l’on s’arrête. Un moment fort de notre préparation a été la présentation officielle de notre véhicule, le 21 novembre 2025, dans le showroom d’Emil Frey Classic à Zurich. Devant 60 invités, nous avons dévoilé notre Lada Niva T3 pour la première fois. Le lancement de l’édition «Paris Dakar» de Maurice de Mauriac et la présence de Wolf-Hendrik Unger, qui avait terminé sixième à la Paris-Dakar avec la Porsche 959 il y a 40 ans, ont donné à la soirée une dimension presque historique.

La prochaine étape est imminente : fin novembre, le véhicule et le matériel partiront pour Barcelone, avant d’être embarqués vers Yanbu, en Arabie saoudite. Nous les rejoindrons le 29 décembre, avant le départ officiel le 3 janvier 2026. Aujourd’hui, nous avançons avec un mélange d’enthousiasme, de respect, de gratitude et de détermination. Nous avons surmonté les obstacles et progressé, en vivant pleinement l’esprit de la Dakar : ne jamais abandonner – continuer – arriver.

Comme nous le répétons souvent : «Il ne faut pas être le plus rapide, il faut simplement atteindre la ligne d’arrivée.»

Sladjan Miljic et Marcel Adelmann

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LES MENACES SUR L’AUTOMOBILE

À l’heure où l’Europe s’engage résolument dans la transition énergétique, il devient essentiel de prendre la mesure des bouleversements qui touchent l’industrie automobile. La volonté d’interdire la vente de moteurs thermiques dès 2035 constitue un signal politique fort, mais ses implications économiques et sociales méritent toute notre attention. Par

En Allemagne, où l’automobile représente un pilier majeur de l’économie nationale, les estimations les plus prudentes évoquent plusieurs centaines de milliers d’emplois directement exposés à cette mutation. Les motoristes, les fonderies, les chaînes d’assemblage spécialisées dans la thermique, mais aussi un vaste réseau de PME hautement qualifiées comme sous-traitants, voient se profiler une rupture technologique à laquelle il sera difficile de s’adapter sans pertes significatives. La France, bien que dotée d’un appareil industriel plus compact, n’est en rien à l’abri. Certaines régions vivent prioritairement de la mécanique et du savoir-faire lié au moteur à combustion. Pour elles, l’horizon 2035 n’a rien d’une simple évolution : il ressemble à une véritable remise en cause de leur existence économique.

À cette première menace s’ajoute un second défi, tout aussi stratégique : l’arrivée massive des constructeurs chinois sur les marchés européens. En quelques années, ils sont passés du statut de nouveaux venus à celui de compétiteurs parfaitement établis. Leurs véhicules électriques combinent désormais équipement généreux, technologie pointue,

autonomie correcte et prix extrêmement compétitifs. Leur capacité à réduire les cycles de développement et à innover à grande vitesse impose une pression inédite aux marques européennes, déjà fragilisées par les investissements considérables nécessaires pour électrifier leurs gammes.

Il ne s’agit pas ici de céder au catastrophisme, mais de regarder les faits avec lucidité. La transition énergétique est indispensable, mais elle doit être conduite avec réalisme, sans sacrifier la cohésion sociale ni le tissu industriel qui fait la force de notre continent. L’ACS rappelle régulièrement que le succès de cette mutation exige une approche équilibrée : technologiquement ambitieuse, certes, mais économiquement soutenable et socialement juste. Les décisions prises aujourd’hui auront un impact durable sur des dizaines de milliers de familles dont le savoir-faire fait la réputation de l’automobile européenne depuis plus d’un siècle. À l’approche des fêtes de fin d’année, je souhaite également adresser un message plus personnel. Cette période offre une

occasion bienvenue de prendre du recul, de reconnaître le chemin parcouru et d’aborder la nouvelle année avec détermination et sérénité. L’automobile, malgré les défis qui l’entourent, reste un symbole de liberté, de maîtrise technique et d’innovation. Elle continuera d’évoluer, mais son rôle dans notre quotidien demeure central.

Alors que l’hiver s’installe durablement, il est judicieux de rappeler quelques conseils de prudence. Adaptez votre vitesse aux conditions, veillez à l’état de vos pneumatiques, contrôlez votre éclairage et augmentez vos distances de sécurité. Les routes froides et humides exigent une vigilance accrue ; une conduite attentive demeure la meilleure garantie pour traverser la saison sans incident.

Je vous adresse mes vœux les plus chaleureux pour une fin d’année sereine et une nouvelle année placée sous le signe de la sécurité, du progrès maîtrisé et du plaisir de conduire.

Vivez la passion automobile !

Neuchâtel

NROULAGE

SUR CIRCUIT GLACE À FLAINE LE SAMEDI 31 JANVIER VENEZ DÉCOUVRIR LES PLAISIRS DE LA GLISSE

eige, verglas, pluie, brouillard, en hiver, les dangers de la route se multiplient, la conduite doit être plus que jamais maîtrisée. Pour faire face à toutes les situations prévues ou imprévues, rien ne remplace l’expérience et les vrais conseils. Et puis, le plaisir n’est pas absent ! Plaisir de pouvoir tester ses compétences, et ses limites aussi… tout en découvrant le comportement de son véhicule en situation de glisse.

Nous vous proposons, en partenariat avec Sports-Promotion, le samedi 31 janvier 2026  de 13 h 30 à 18 h 30,

un roulage libre avec votre véhicule personnel équipé de pneumatiques hiver ou cloutés commerciaux. Profitez de rouler sur le plus grand circuit de glace de France et de découvrir les plaisirs de la glisse dans un cadre professionnel et convivial.

Le circuit de Flaine offre une grande variété de virages avec des montées et descentes qui permettent un pilotage optimal en toute sécurité. Considéré comme la référence, le circuit comporte un tracé technique de 1000 m de long et 10 à 15 mètres de large, reproduisant les difficultés d’une route de montagne.

Nombre de places limité et restriction bruit 90 dB. Deux groupes avec des sessions de 15 minutes (2 h 30 de roulage par groupe).

Retrouvez toutes les informations et le formulaire d’inscription sur notre site internet en scannant le code QR ci-dessus.

JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE 2026

À TOUS NOS MEMBRES

Nous voici déjà à la clôture de cette année 2025 marquée par les 125 ans de la section neuchâteloise. Nous tenons à remercier chaleureusement tous les membres pour leur enthousiasme, leur soutien et leur présence lors de nos événements, tous riches de passion automobile.

Le comité ACS Neuchâtel vous adresse ses meilleurs vœux pour la nouvelle année. Nous nous réjouissons d’ores et déjà de vous revoir sur nos futures manifestations 2026 ! La date de notre prochaine assemblée générale a été agendée au jeudi 4 juin 2026, les informations suivront prochainement.

Ne ratez plus aucun de nos événements et suivez-nous sur nos réseaux sociaux et sur le site internet :

Notre agence sera fermée : du 22 décembre 2025 au 2 janvier 2026 pour les vacances d’hiver.

Encore tous nos vœux et bonne route pour 2026 !

PRIX

• 240 euros par voiture

• Prix spéciaux : 230 euros membres

ACS Suisse

• 200 euros membres ACS Neuchâtel.

ÉVÉNEMENT E-RACING

L’ACS Neuchâtel, en collaboration avec son partenaire SportsPromotion, offre à ses membres la possibilité de piloter une voiture de course sur des simulateurs professionnels avec le coaching de pilotes expérimentés. Ces événements sont ouverts à tous. Les membres de notre Club bénéficient de rabais préférentiels.

Retrouvez toutes les informations, ainsi que le formulaire d’inscription sur le site internet en scannant le code QR.

L’ACS NEUCHÂTEL A FÊTÉ SON 125e ANNIVERSAIRE CHEZ FERRARI À MARANELLO

L’ACS Neuchâtel a organisé un voyage pour fêter avec ses membres les 125 ans de la section au fief de Ferrari à Maranello, où Enzo Ferrari a installé son usine en 1942. Maranello est le centre névralgique de l’entreprise, abritant l’usine de production, le siège social, l’usine historique, et le circuit de Fiorano, où les voitures sont développées et testées.

C’est une ville qui vit au rythme de la marque au cheval cabré. Un séjour exceptionnel et enrichissant guidé par la passion de l’automobile, ce voyage a permis de faire vivre une expérience mémorable et unique pour nos membres.

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Les membres ont eu l’opportunité de visiter l’usine Ferrari de Maranello, le lieu de production des voitures de la marque, de l’assemblage du moteur à la pose de la

sellerie. Ils ont également eu la chance de visiter la section sportive F1, ainsi que le programme F1 Clienti et FXX.

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Les visites des deux musées emblématiques, celui de Ferrari à Maranello et celui d’Enzo Ferrari à Modena, furent passionnantes.

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Sans oublier un arrêt incontournable pour un bon repas au mythique restaurant Montana.

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En repartant de Maranello, un dernier arrêt à Varano a permis de visiter le plus important constructeur de voitures de course Dallara Academy (les IndyCars, les prototypes du Mans, les Formules 2, Formules 3 et Formule E ainsi que la Dallara Stradale).

Genève 3e ÉDITION DE L’APÉR’AUTO

Le jeudi 13 novembre 2025, le club se retrouvait pour la 3e édition de l’Apér’Auto, accueillie chaleureusement au garage Autobritt. De 18 h 30 à 20 h 30, plus de soixante membres ont répondu présents pour partager un moment convivial au milieu de superbes modèles automobiles – le tout immortalisé par ces belles photos. L’ambiance était au rendez-vous : discussions passionnées, échanges entre membres, découverte des véhicules et, bien sûr, le très attendu tirage au sort, qui a offert de magnifiques récompenses :

1er prix : Un week-end en Volvo EX30

2e prix : Casque moto/scooter

3e & 4e prix : Une session de 25 minutes chez RaceXperience

5e, 6e & 7e prix : Un lot de 2 bouteilles de vin 8e & 9e prix : Un bon d’essence de CHF 50.–Un grand merci à Autobritt.

Cette soirée a été un véritable succès : un cadre idéal, une atmosphère chaleureuse et de superbes échanges entre membres. Nous sommes particulièrement reconnaissants envers Autobritt pour leur accueil ainsi que pour la mise à disposition de la Volvo EX30 pour le premier prix du tirage au sort. Offrir à l’un de nos membres la chance de prendre le volant de ce modèle innovant et élégant pendant un week-end a incontestablement ajouté une touche d’exception à l’événement. Grâce à votre soutien, cette troisième édition de l’Aper’Auto restera un moment fort de l’année. Merci à toutes et à tous pour votre présence et votre enthousiasme !

Fribourg

LSOIRÉE DES SPONSORS DE KAREN GAILLARD

e comité de l’ACS Fribourg a participé à la soirée des Sponsors de Karen Gaillard chez Tylt Concept Yannick Design à Riaz en présence de nombreux autres sponsors, où a également eu lieu une présentation de deux sociétés, dont l’ACS Fribourg. Un copieux apéritif dînatoire s’est ensuivi.

Le 20 novembre au Casino Barrière, à Fribourg, avait lieu le traditionnel repas de soutien de Karen Gaillard, auquel plus de 140 personnes ont participé. Gérard Vallat, qui soutient Karen depuis de nombreuses années, était également présent et a pris la parole pour confirmer le talent de Karen. La soirée a été agrémentée par un duo de musiciens et une grande tombola a également ravi et comblé les gagnantes et gagnants.

TRAVEL Voyager en toute sécurité et sans souci dans le monde entier

PORTRAIT MEMBRES : MARGRITH BRÄM

CELLE QUI A OUVERT LA VOIE

Quand Margrith Bräm entre aux Transports publics genevois en 1966, les femmes n’ont pas leur place au volant. Elles vendent des billets. Point final. Pourtant, près de quarante ans plus tard, elle partira comme première inspectrice des transports publics en Suisse et première femme autorisée à conduire un tram dans le pays. Son parcours n’est pas seulement une réussite professionnelle. C’est un acte de résistance.

Zurichoise d’origine, arrivée à Genève pour perfectionner son français, elle grandit avec le «virus» des transports, transmis par son père, fondateur du musée du tramway de Zurich. D’abord receveuse, elle voit son poste menacé par la modernisation. Plutôt que de reculer, elle avance : permis poids lourds, conduite

ACS Fribourg

Case postale 105 1701 Fribourg

T +41 26 341 80 20 acs.fribourg@acs.ch

ACS Vaud

Ch. des Gavardes 7

CP 136 | 1073 Savigny

T +41 21 331 27 22 acs.vaud@acs.ch

de trolleybus, puis d’autobus. Elle devient l’une des premières conductrices de Suisse, malgré les préjugés, les syndicats réticents et les passagers qui refusaient parfois de monter «parce qu’une femme conduisait».

Son combat ne s’arrête pas au volant. En 1982, elle devient la première inspectrice de route du pays. Un poste à haute responsabilité : accidents, détournements, incendies, neige paralysante, tramways déraillés. À une époque sans régulation centralisée du trafic, tout reposait sur l’humain, l’expérience, la rapidité. Et elle était là, en première ligne.

Puis vient un autre mur : la loi fédérale interdisant aux femmes de conduire les tramways, assimilés aux chemins de fer. Margrith refuse cette injustice. Avec le soutien de sa hiérarchie, la loi est modifiée. Elle devient la première femme de Suisse autorisée à conduire un tram, ouvrant la voie à toutes celles qui suivront dans les autres villes du pays.

Chef de groupe, responsable d’une centaine de chauffeurs, elle prouve qu’un management humain réduit les accidents. Elle défend ses équipes devant les tribunaux, lutte contre le stress au travail, s’engage pour de meilleures conditions de retraite des femmes. Elle ne cherche pas à être «meilleure qu’un homme», elle impose simplement le respect par la compétence.

Aujourd’hui, nous avons l’honneur de compter Margrith Bräm parmi les membres de l’ACS. À travers cette nouvelle rubrique Portrait membres, nous souhaitons mettre en lumière ces femmes et ces hommes extraordinaires qui, par leur parcours et leur engagement, incarnent les valeurs de courage, de solidarité et d’innovation.

ACS Genève

Clos de la Fonderie 19

CP 1205 | 1227 Carouge

T +41 22 342 22 33 acs.geneve@acs.ch

ACS Centrale

Wasserwerkgasse 39

3000 Berne 13 T +41 31 328 31 11 info@acs.ch

Son départ à la retraite, en 2007, se fête dans un vieux tram vert, où elle est entourée de collègues, d’usagers et de sa famille. Une image forte : celle d’une femme qui n’a jamais demandé la permission d’exister dans un monde d’hommes.

L’histoire de Margrith Bräm n’est pas qu’un souvenir. C’est un rappel : les droits ne sont jamais donnés, ils sont gagnés.

ACS Neuchâtel

Avenue de la Gare 2 2013 Colombier

T +41 32 725 81 22 acs.neuchatel@acs.ch

ACS Section Berne

Helvetiastrasse 7

3005 Berne

T +41 31 311 38 13 info@acsbe.ch

ACS Les Rangiers

Avenue de la Gare 50 2800 Delémont

T +41 32 422 33 22 acs.lesrangiers@acs.ch

HOTLINE

ACS Valais

Rue du Scex 33

1950 Sion

T +41 27 322 11 15 acsvalais@acs.ch

+41 31 328 31 11

NUMÉRO DE DÉPANNAGE

+41 44 283 33 77

Valais

L’ACS, PASSION AUTOMOBILE !

L’ACS et ses sections sont des associations au sens des articles 60 et suivants du Code civil suisse. En adhérant au club, les membres acceptent ses statuts prévoyant des droits – prestations et droit de vote à l’assemblée générale – et des obligations, dont les deux principales sont le paiement d’une cotisation annuelle et l’annonce des changements d’adresse à sa section cantonale.

Tous les membres de l’ACS bénéficient des avantages du club service, qui se manifestent par de nombreuses réductions auprès des partenaires dont principalement Allianz (réduction sur les primes d’assurance et protection juridique, cf. encadré) et UBS (carte ACS Visa à conditions préférentielles), ainsi que sur les services favorisant la mobilité par des rabais sur l’essence/ électricité (cartes Shell, Enilive et Migrol), le badge télépéage Fulli Nomade+ (France, Italie, Espagne et Portugal) et de nombreux autres partenaires disponibles sur la page www.acs.ch/fr/avantages.

Selon leur catégorie d’affiliation, les membres de l’ACS peuvent bénéficier du club service (Light), de l’assistance Classic (dépannage pour tout le foyer en Suisse et en Europe), assistance Travel (annulation, couverture, rapatriement et protection juridique voyage) ou Premium (Classic + Travel + nombre de dépannages illimité, conduite

AVEC L’ALLIANZ

de véhicule de tiers et de location et protection juridique circulation).

Sur le plan politique, l’ACS défend les droits et intérêts de ses membres, ainsi que de tous les utilisateurs de la route, en prenant position sur les objets de politique et de circulation routière et en favorisant l’union des automobilistes en matière de politique des transports, économique, touristique, sportive et tous autres intérêts en lien avec l’automobile. Pour ce faire, l’ACS Vaud participe aux associations faîtières et organes de consultation et veille à faire entendre sa position auprès des communes, du canton, de la région et des autorités fédérales.

L’ACS promeut la prévention et la sécurité routière auprès des plus jeunes avec le projet Eddie’s Patrol en intervenant dans les

Cette collaboration avec le partenaire principal de l’ACS, cette collaboration permet à tous les membres du club de bénéficier de rabais sur leurs primes :

• 5 % sur l’assurance auto Allianz

• 10 % sur l’assurance bateaux Allianz

• 15 % sur les assurances inventaire du ménage, bâtiment et responsabilité civile privée Allianz

• 15 % sur l’assurance protection juridique privée Allianz

• 15% sur l’assurance objets de valeur

Pour en bénéficier, les membres sont encouragés à prendre contact avec leur conseiller ou l’agence Allianz la plus proche.

écoles en collaboration avec la police et les anciens avec le programme Routinier 70+.

ET LA PASSION AUTOMOBILE ?

En 2025, l’ACS Vaud a soutenu les deux principales manifestations sportives vaudoises (Slalom de Bière et le Rallye du Chablais), des pilotes et équipages membres du club – Yoan Loeffler, Rally2, vice-champion suisse ; Sacha Clavadetscher, Ultimate Cup Prototype ; Troillet-Moulin Racing Team, Championnat suisse de rallye véhicules historiques ; et Anny Frosio, Championnat GT Cup Europe – et de nombreuses manifestations old timer (Salon romand Vintage Motors, Historic Hillclimb Ollon-Villars, Léman Rétro, U.S. Meeting d’Oron et Swiss Classic British Car Meeting).

L’ACS est donc un facilitateur de mobilité qui a pour devise : Passion automobile !

Vous aimez la voiture et le sport automobile ?

Nous aussi ! Join the Club !

L’Union Vaudoise des garagistes propose un réseau de professionnels performant et défend les intérêts de chacun. upsa-vaud.ch

Vaud

Les Rangiers

JPERMIS DE REMORQUE CATÉGORIE BE. ÊTES-VOUS EN RÈGLE ?

usqu’en avril 2003, tout conducteur obtenait automatiquement la catégorie BE en réussissant l’examen pratique de la catégorie B. Depuis cette date, il est obligatoire de passer un examen spécifique pour conduire des remorques plus lourdes. Beaucoup l’ignorent encore et roulent dans l’illégalité, parfois par inadvertance, parfois volontairement. Les risques sont pourtant bien réels : retrait de permis pour conduite d’une catégorie non autorisée, amende, et en cas d’accident, possible recours de l’assurance avec des coûts élevés à la clé.

QUE PUIS-JE TRACTER AVEC UN PERMIS CATÉGORIE B ?

Vous pouvez tracter une remorque dont le poids total n’excède pas les 750 kg, sans limite concernant le poids total de l’ensemble. Au-delà de 750 kg, l’ensemble véhicule + remorque ne doit pas dépasser 3500 kg.

Concrètement, cela exclut de nombreuses caravanes, remorques à chevaux, remorques plateaux ou certaines remorques de chantier. Dans ces cas, le permis BE devient indispensable.

Procédure pour obtenir la catégorie BEIl faut d’abord déposer une demande de permis d’élève conducteur auprès de

l’office de la circulation de votre canton. Les courses d’apprentissage peuvent se faire sans accompagnant. Ensuite, un examen pratique doit être réussi avec un ensemble dépassant les limites de la catégorie B.

Pour être admis à l’examen, la remorque doit être aussi large et aussi haute que le véhicule tracteur, de manière à masquer complètement la visibilité arrière. Concernant le poids, trois conditions sont obligatoires :

La remorque doit peser au minimum 800 kg le jour de l’examen. Elle doit pouvoir atteindre au moins 1000 kg de poids total admissible. L’ensemble doit pouvoir dépasser 3500 kg de poids total autorisé.

Contenu de l’examen pratiqueLes exigences varient légèrement selon les cantons, mais les objectifs restent similaires : savoir interpréter les données figurant sur les permis de circulation, effectuer les contrôles de sécurité, atteler et dételer correctement la remorque, et maîtriser différentes manœuvres (mise à quai, marche arrière prolongée, voire un parcage).

À noter : la vitesse maximale avec une remorque est de 100 km/h, pour autant

que celle-ci soit homologuée et équipée de pneus avec un indice de vitesse adapté.

Le coût total pour obtenir la catégorie BE se situe généralement dans les quelques centaines de francs (permis d’élève, examen et leçons). Un investissement raisonnable… et bien moins cher qu’une amende ou un retrait de permis !

COURS DE CONDUITE HIVERNALE

PROGRAMME

7 h 45 : accueil, café-croissant

8 h 15 – 9 h 45 : théorie

9 h 45 – 12 h : pratique sur piste

DATES

Jeudi 11 décembre de 8 h à 12 h

Dimanche 21 décembre de 8 h à 12 h

PRIX

CHF 100.— pour membres ACS CHF Fr.150.— pour non-membres)

INSCRIPTIONS

auprès de : Pascal Étienne

Courriel : info@pascal-auto-ecole.ch

Tél. : 079 371 51 17

Powerfacts sur les principes de base de l’énergie, route et mobilité, progrès et innovation et sécurité de l’approvisionnement.

Pour un débat basé sur des faits concernant l’avenir de notre système énergétique.

Allianz Partners Pour les services d'assistance et d'assurance voyage

ACS & Allianz Partners - Un partenariat dynamique qui se caractérise par un engagement fort en faveur de l'excellence et proposant des avantages exclusifs pour les membres d'ACS :

Assistance d'urgence en Suisse 24/7

Un service fiable, disponible à tout moment

Assistance en cas de panne et d'accident

Une assistance rapide dans toute la Suisse et en Europe

Services de téléconsultation et d'assistance médicale

Une assistance partout dans le monde en cas de maladie ou d'accident, à tout moment

Réseau mondial de partenaires

Nous aidons nos clien ts partout et à tout moment

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