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260210_JUL_BROCHURE_CLASSIC_2026

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Nos Partenaires Mot du Président

ACL Classic

Fondée en 2016

Siège

54 route de Longwy

L-8080 Bertrange

Tél. : + 352 45 00 45

Rédaction ACL

Frank Maas, Julie Odva

Contributions

Lucien Franck, Guy

Laroche, Nico Theisen

Romain Heckemanns

CNVH, Kiwanis History

Vehicles, Steve Marquis

Photos

ACL

Commercialisation

publicitaire

Frank Maas

(+352 45 00 45 6501)

Impression

Imprimerie Centrale S.A.

Conception graphique

Julie Odva, Julian Mathis

Tirage total :

1000 exemplaires

Chères membres, chers passionnés,

Le patrimoine automobile occupe une place essentielle dans l’histoire de notre pays. Les véhicules historiques ne sont pas de simples objets mécaniques : ils incarnent un savoir-faire, une époque, une culture, et témoignent de l’évolution de notre mobilité. Au sein de l’Automobile Club du Luxembourg, nous avons à cœur de préserver cet héritage tout en accompagnant les collectionneurs dans leurs démarches quotidiennes.

Grâce à l’engagement de nos bénévoles, de nos experts techniques et de notre communauté toujours plus active, le Luxembourg dispose aujourd’hui d’un environnement favorable à la sauvegarde, à la restauration et à l’utilisation responsable des véhicules d’époque. Nous poursuivons un objectif clair : garantir que ces témoins du passé puissent continuer à rouler sur nos routes en toute sécurité, dans le respect des normes, mais aussi dans l’esprit de passion et de convivialité qui nous unit.

Les défis sont nombreux évolution réglementaire, transition énergétique, préservation de la liberté de circuler. Face à eux, l’ACL reste un interlocuteur engagé, pragmatique et attentif à défendre les intérêts légitimes des propriétaires de véhicules historiques au Luxembourg comme en Europe.

Je tiens à remercier chaleureusement chacune et chacun d’entre vous pour votre fidélité et pour votre passion. C’est ensemble que nous assurons la transmission de ce patrimoine aux générations futures.

Avec toute ma considération,

Toute reproduction ou traduction, intégrale ou partielle, est sujette à une autorisation expresse de l’ACL. Certaines données personnelles des membres de l’ACL sont collectées et traitées par l’ACL dans le contexte de l’adhésion du membre au club, de la gestion des adhésions et des services prestés ainsi que pour la facturation, la comptabilité, la gestion de litiges, l’élaboration d’études de marché, le contrôle de qualité des services, la fourniture d’informations commerciales et le respect des lois et règlements applicables à l’ACL dans le cadre de ses activités. Ces données pourront être communiquées aux partenaires de l’ACL, ainsi qu’aux administrations et services publics, en tant que nécessaire pour les finalités ci-dessus. Chaque membre a le droit d’accéder aux données qui le concernent et de les faire rectifier.

PRÉSIDENT DU COMITÉ « VÉHICULES HISTORIQUES »

Comité Ed Goedert, Frank Maas, Goy Feltes, Miriam Eisenmenger, Philippe Streff

Retour sur l’Autojumble 2025

Les 22 et 23 mars 2025, le salon Autojumble a une nouvelle fois rassemblé les passionnés d’automobiles anciennes à Luxexpo The Box, LuxembourgKirchberg. Cet événement incontournable a proposé un voyage dans le temps à travers une riche exposition de véhicules de collection, pièces détachées rares et stands dédiés à l’univers rétro de l’automobile.

L’équipe Véhicules historiques a tenu un stand très remarqué. Fidèle à sa mission de valorisation du patrimoine automobile, l’équipe a informé les visiteurs sur ses activités, conseillé collectionneurs et amateurs, et mis en avant les avantages réservés aux membres propriétaires de véhicules anciens.

Le stand a attiré un public varié, du curieux au collectionneur chevronné.

Les représentants ont répondu à de nombreuses questions sur les démarches d’immatriculation, les critères du statut de véhicule historique ou encore les événements à venir. Ce week-end a permis de renforcer les liens entre l’ACL et la communauté des passionnés, dans une ambiance conviviale, fidèle à l’esprit de l’Autojumble.

Les véhicules historiques au cœur de la passion automobile
PAR JULIE ODVA Le Rendez-vous est déjà pris pour l’édition 2026 !

Classic Tour 2025

La route aux vieilles légendes

Depuis plus d’un siècle, l’ACL accompagne les amateurs de route et d’automobile, en mettant un point d’honneur à célébrer le patrimoine roulant. Une voiture ancienne n’est pas seulement un objet de collection : elle raconte une époque, un style de vie et l’ingéniosité de générations passées, tout en conservant l’émotion de la conduite et le charme des routes parcourues.

Le Classic Tour 2025 a réuni cette année 150 équipages, soit plus de 300 participants, venus partager le plaisir de conduire des véhicules d’exception. Le départ a été donné à 9 h 01 à Bertrange pour une première boucle de 119 km jusqu’à Massen Wemperhardt, où les participants ont pu se détendre autour d’un barbecue convivial et découvrir la plus grande collection privée de tracteurs Steyr, véritable trésor d’ingénierie autrichienne.

l’équipe VH, permettant d’échanger anecdotes, impressions et souvenirs partagés.

Après cette pause, les équipages ont repris la route pour une deuxième boucle de 109 km, traversant des villages pittoresques tels que Roder, Wahlhausen et Brandenburg, avec des paysages variés qui ont émerveillé chacun. La journée s’est conclue au Parc Hotel Alvisse, autour d’un dîner convivial avec

Comme le veut la tradition, l’épreuve n’a pas été jugée sur la vitesse mais sur l’observation et la mémoire grâce à un questionnaire ludique. Le trophée 2025 a été remporté par une Austin Healey de 1962, suivie d’une Porsche 993 de 1996, démontrant que le charme classique et la modernité peuvent se côtoyer harmonieusement. Le parcours, conçu par Ed Goedert, est resté secret jusqu’au dernier moment, offrant surprise et émerveillement aux participants.

Le rendez vous de cette année

7h30 14 mai 2026

Rendez-vous à Bertrange

8h30

Briefing

9h01 17h00

18h30

Départ de la première voiture

Pause déjeuner à Clervaux

Programme du 13h00 14h00

Départ de la première voiture

Arrivée des premières voitures à la Belle Étoile

Dîner au G.A.N.G.

Cette année, le départ sera donné depuis la piste de karting de l’ACL à Bertrange, où les participants se retrouveront dès les premières heures pour un briefing et pour admirer les nombreuses mécaniques d’époque engagées. Le premier véhicule s’élancera à 09h01, ouvrant une journée placée sous le signe de la convivialité, de la découverte et du plaisir de conduite.

L’édition 2026 promet un parcours d’environ 220 km, soigneusement élaboré pour offrir une variété de paysages parmi les plus belles routes du pays. Parmi les nouveautés annoncées, le Classic Tour traversera cette année la région de la Moselle luxembourgeoise, réputée pour ses vignobles, ses villages pittoresques et ses routes sinueuses en bord de

fleuve – un décor parfait pour sublimer le charme des anciennes, mais également une bonne partie du pays.

Après une pause déjeuner, les équipages reprendront la route avant de rejoindre, en fin d’après midi, la G.A.N.G. Bertrange, où les participants seront accueillis pour un moment de détente convivial, suivi d’un dîner de clôture.

Comme le veut la tradition, les voitures admises doivent avoir été immatriculées pour la première fois avant le 1er janvier 2005, garantissant une diversité de styles et d’époques qui fait l’identité du Classic Tour. Chaque équipage repartira avec un roadbook, dévoilé juste avant le départ, afin de préserver l’esprit d’aventure qui caractérise l’événement.

Un prix sera décerné à la personne dont la tenue correspond le mieux à l’époque de son véhicule, afin de renforcer l’atmosphère rétro et conviviale de l’événement.

ACL Oldtimermaart

Programme du

18 avril 2026

Où ?

Quand ? Karting Mondercange

Samedi 18 avril de 11h à 16h30

L’ACL Oldtimermaart permet aux membres d’acheter ou vendre des oldtimers (+20 ans) avec les conseils d’experts sur place. Pour qui ?

Une affluence record en 2025

Que vous soyez passionné de mécaniques anciennes, collectionneur averti ou amateur curieux, ce rendez-vous est désormais un incontournable du calendrier de l’ACL.

Le 12 avril 2025, l’ACL a accueilli une nouvelle édition de l’Oldtimermaart, confirmant son statut d’événement incontournable pour les passionnés de véhicules anciens. Sous un soleil printanier, plus de 3 000 visiteurs se sont rendus à Bertrange pour découvrir des trésors mécaniques ou tenter leur

chance dans l’achat ou la vente de voitures de collection.

Organisé sans intermédiaire ni frais, l’Oldtimermaart a permis aux passionnés – acheteurs, vendeurs ou simples curieux – de se rencontrer dans une ambiance chaleureuse. Plusieurs véhicules ont trouvé de nouveaux propriétaires, tandis que d’autres ont conquis le cœur des visiteurs.

L’expertise de l’ACL était au rendez-vous : conseils, explications et échanges ont rythmé la journée, et les

membres pouvaient se renseigner sur les services d’évaluation et de contrôle disponibles toute l’année au Diagnostic Center de Bertrange.

Pour tous les publics, des food trucks, des flippers, des jukebox et des véhicules miniatures renforçaient l’aspect festif et familial de l’événement.

Fort de ce succès, l’ACL prépare déjà la prochaine édition de l’Oldtimermaart, un rendez-vous désormais incontournable pour passionnés et curieux de mécaniques anciennes.

Vintage Cars & Bikes Steinfort

Le rendez-vous incontournable des passionnés d’automobiles et de motos anciennes

Depuis 2013, l’Expo-Bourse Vintage Cars & Bikes Steinfort fait battre le cœur du village au rythme des moteurs d’époque.

Chaque premier week-end d’août, Steinfort se transforme en un véritable paradis pour les amoureux de belles mécaniques, de carrosseries élégantes et d’objets vintage.

Sur plus de 75 000 m² d’exposition, dont 500 m² couverts, le site — autour du charmant parc communal et de la magnifique Villa Collart — accueille chaque année près de 140 exposants et plus de 10 000 visiteurs venus du Luxembourg et des pays voisins.

Pièces détachées, accessoires, vêtements rétro, objets de collection… tout l’univers du vintage vous attend dans une ambiance conviviale et festive.

Et le meilleur dans tout ça ? L’entrée est gratuite !

CONCOURS D’ÉLÉGANCE

Une ode à l’âge d’or de l’automobile

Depuis les années 1950, le Concours d’Élégance fait partie intégrante du patrimoine culturel. Véritables bijoux d’histoire, les voitures et motos présentées racontent chacune une époque où le design et la mécanique ne faisaient qu’un. Laissez-vous emporter par la beauté intemporelle de ces œuvres d’art roulantes, symboles d’un savoir-faire et d’un style de vie qui continuent d’inspirer aujourd’hui encore.

Depuis 2015, l’organisation est assurée par les Mechanical Freaks V.C.B. Steinfort asbl, en collaboration avec l’Amicale des Pompiers asbl et « De Club », anciennement le Club des Jeunes Hagen-Kleinbettingen.

UNE BELLE HISTOIRE DE PASSION ET D’ÉQUIPE

Tout a commencé avec une idée

simple : créer une bourse automobile au Luxembourg.

Inspirée par l’esprit de la Motor Union Steinfort des années 1930, l’Entente des Sociétés de Steinfort a lancé, en 2013, la première Expo-Bourse Vintage Cars & Bikes, avec le soutien des Sapeurs-Pompiers et du Club des Jeunes Hagen-Kleinbettingen.

UNE AVENTURE HUMAINE

Année après année, c’est une formidable équipe — organisateurs, bénévoles et partenaires — qui fait vivre cet événement unique, avec le soutien fidèle de la Commune de Steinfort.

Grâce à leur passion et leur énergie, le premier week-end d’août devient un moment de partage, d’émotion et de plaisir pour petits et grands.

Venez vivre un voyage dans le temps, au cœur du Vintage Cars & Bikes Steinfort !

Tour de Luxembourg pour motos anciennes

La 40e édition du Tour de Luxembourg pour motos anciennes, réservée aux modèles antérieurs à 1984, se déroulera de nouveau le troisième week-end du mois de juin 2026, plus précisément du 19 au 21 juin. Pour célébrer ce 40e anniversaire, les organisateurs préparent déjà quelques surprises !

Lors de la dernière édition, l’AMAL avait attiré 83 participants venus du Luxembourg, de France, de Belgique, des Pays-Bas ou encore d’Allemagne pour parcourir les routes luxembourgeoises sur 430 km sous un soleil rayonnant. Depuis cette année, le guidage du Tour de Luxembourg pour motos anciennes se fait par roadbook ou fichiers GPX.

Mais le calendrier de l’AMAL

a été une fois riche en événement en 2025 avec l’organisation du « (re)Tour de Kick » en septembre dernier. Baptisé en référence à un phénomène douloureux bien connu des amateurs de très anciennes motos qui ne démarrent qu’au kick, ce tour, réservé aux motos d’avant 1950, a réuni les passionnés de machines d’époque. Au programme, 330 kilomètres de balade avec pour camp de base le camping d’Ettelbruck.

L’AMAL a également été présente lors des événements incontournables au Luxembourg, comme le LOF Autojumble ou le Vintage Cars & Bikes de Steinfort, ainsi que dans de nombreuses manifestations internationales telles que le Giants Run du VMCC dans le Dorset, en Angleterre, le Liège–Nancy–Liège du RVMCB, le Tour de Provence du Moto Club Sénas, et bien d’autres encore…

Retrouvez toutes les images, les informations et bien plus encore sur notre site web : www.amal.lu

« 7 000 t/min,

cela devient enivrant »

La F40 n’est pas une voiture, c’est une expérience. Une machine qui exige respect, maîtrise et passion. Mister Turtle, collectionneur averti et amoureux de Ferrari, nous ouvre les portes de son univers : la collection Blue Turtle. Entre anecdotes, sensations et philosophie de conduite, il partage ce que signifie posséder – et piloter – l’une des supercars les plus mythiques de l’histoire.

ACL Classic : En tant que propriétaire de la collection Blue Turtle, que représentet-elle pour vous ?

Mister Turtle : C’est une collection de voitures familiales, qui a commencé il y a une vingtaine d’années, avec une Jaguar Type E que nous avons achetée à New York avec mon épouse lors d’un voyage. On se promenait dans le Greenwich Village et je savais qu’il y avait ce magasin où était exposée une Jaguar. Nous avons vu la voiture et sommes tombés amoureux. Elle était magnifique et j’ai dit à mon épouse :

« On l’achète, on la fait ramener chez nous. » C’était une très belle expérience, puisque cela m’a appris à ne plus jamais tomber amoureux d’une voiture, car on commet parfois des erreurs quand on est amoureux…

Je l’ai achetée sans vraiment la contrôler et, par après, il s’est avéré qu’il y avait beaucoup de mastic et que de pièces qui avaient été utilisées de la série 2 ou 3 alors que c’est une série 1. C’était une très belle façon d’apprendre à entrer dans le monde des classiques, et en ne tombant plus jamais amoureux d’une voiture. Même si je dois avouer que c’est difficile de ne pas tomber amoureux d’une F40… Pour trouver cette F40, nous avons mis plus de trois ans pour trouver la bonne.

ACL Classic : Quelles autres voitures font partie de la collection Blue Turtle ?

Mister Turtle : Quelques Ferrari, dont la F40, une 296 GTS, une Daytona de 72, une Dino de 72 et une 458 Spider de 2012. Nous avons aussi une autre Ferrari, il s’agit d’une 488 Challenge EVO que j’utilise en circuit, et pour continuer sur le circuit nous avons une Aston Martin GT3 de 2012 qui a gagné le championnat GT3 anglais, ensuite une Alfa Giulietta Spider de 1956 qui est à mourir de rire car on arrive rarement à la faire démarrer. Ensuite, une Peugeot 203 camionnette de 1955, et ma voiture journalière est une Aston Martin V12 Vantage S de 2017 en boîte manuelle.

ACL Classic : Avez-vous une préférence particulière pour Ferrari ou vos choix de véhicules ne dépendent-ils pas d’une marque en particulier ?

Mister Turtle : La F40 a toujours été la voiture de rêve, ce n’était pas une autre Ferrari, pas une Enzo, même pas une 288 GTO que j’adore, mais qui a été très chère depuis le début. Pour moi, ça a toujours été la F40, c’est le joyau de la collection. C’est la seule que je ne vendrais jamais, je vendrais ma maison avant la F40 ! Je ne roule pas uniquement pour mon plaisir mais aussi pour le plaisir

des autres, car une F40 on n’en voit pas beaucoup il y en a quatre au Luxembourg et deux qui roulent.

ACL Classic : Avant d’acheter une voiture de collection, faut-il mener une véritable enquête pour s’assurer de son authenticité et de son état ?

Mister Turtle C’est vraiment ça, on est amoureux des voitures, donc on veut augmenter sa collection. Beaucoup de paramètres sont à analyser avant d’acheter ce genre de voiture, il faut vraiment effectuer une recherche soimême et s’assurer de recevoir toute la documentation. C’est très important, et je le redis : ne tombez pas amoureux de la voiture. S’il manque quelque chose, ne l’achetez pas, il faut que l’historique soit complet. Par exemple, les réservoirs de la F40 ont une durée de vie de dix à quinze ans et cela coûte une petite fortune de les changer. Personnellement, quand j’en ai l’occasion, j’achète des pièces de toutes les voitures classiques que j’ai, car les prix montent très vite et les vraies pièces deviennent de plus en plus rares.

Ce que j’ai appris aussi, c’est de toujours acheter des voitures qui ont roulé, donc la F40 a 42 000 km, et quand je l’ai achetée elle en avait 38 000 km. Je ne l’utilise pas énormément, mais il est important

PROPOS RECUEILLI PAR JULIE ODVA ET FRANK MAAS

de rouler avec ces autos. Acheter un véhicule avec 1 000 km qui a une trentaine d’années, ça n’a aucun sens parce qu’il faudrait tout changer dessus.

ACL Classic Avez-vous une admiration particulière pour Enzo Ferrari ?

Mister Turtle : Absolument, je suis un fan de Ferrari F1 depuis mon plus jeune âge. Les pilotes ne m’intéressaient pas trop, je les ai tous suivis, mais moi, c’était l’équipe Ferrari. J’ai toujours aimé Enzo Ferrari, et on l’a bien vu avec le film FordFerrari : c’est absolument fabuleux, sa façon d’être et de rechercher l’excellence en tout point de vue. Ce que j’apprécie, c’est cette mentalité de construire un châssis autour de ses moteurs. Il n’apportait pas trop d’importance au châssis – surtout au début –, en revanche, les moteurs étaient toujours mythiques. J’ai trouvé cela magnifique, car l’essence d’une voiture reste son moteur. J’ai beaucoup de respect pour tous les autres constructeurs, mais Ferrari est ma marque préférée.

J’ai besoin de voitures imparfaites avec du caractère. Même si on est dans un monde matérialiste, je parle d’une voiture qui a une âme. Je vois ma F40

dans mon garage, même au bout de sept ans, j’ai toujours les genoux qui tremblent. Elle me donne énormément d’émotions dans tous les sens.

ACL Classic : La F40 est la dernière « Supercar » analogue, aucune aide au pilotage…

Mister Turtle : Effectivement, et c’est pour cela qu’il faut apprendre à la conduire. Il doit y avoir un respect pour la voiture, pour toutes les voitures classiques d’ailleurs, pas seulement la F40. C’est absolument fantastique qu’il n’y ait aucune aide, car c’est l’émotion pure de la conduite. Il faut faire très attention avec une voiture comme celleci quand elle part, si on ne sait pas la reprendre, c’est dommage…

ACL Classic : Peu de personnes ont la chance de conduire une F40. Comment décririez-vous les sensations derrière son volant ?

Mister Turtle : Elle est extrêmement facile à conduire en dessous de 4 000 t/ min. La F40 est très saine, la direction n’est pas assistée mais légère, et le comportement est extrêmement équilibré avec le moteur en position centrale.

La première approche est en fait : « Ah, tiens, c’est plus facile à conduire que ce que je pensais », ce qui donne un niveau de confiance important aux gens qui ne sont pas habitués à la conduire. Et arrivé à 4 000 t/min, ils la perdent, que ce soit sur route sèche ou mouillée. Une fois que les turbos se mettent en route, il faut être présent tout le temps pas de radio, les fesses bien collées au siège, et l’émotion de conduite est unique. Et quand on arrive à maîtriser le passage à 4 000 t/min, où les turbocompresseurs rentrent en action, et après bien la tenir entre ce régime et 7 000 t/min, cela devient enivrant !

Pour la petite histoire, je l’ai utilisée sur le circuit de Spa. Je n’ai pas fait beaucoup de tours… Je suis parti en tête-à-queue au virage de la Source et de même au Raidillon, sans rien abîmer. Mais c’est vraiment pour montrer qu’elle est différente : la réaction sur piste n’a rien à voir avec toutes les autres que j’ai pu rouler sur piste. La F40 est plus pointue à conduire que les voitures modernes où vous sentez la limite. Ce n’est pas le cas de la F40 : c’est du « on ou off ».

Elle n’est pas difficile à conduire, mais dangereuse à conduire.

Concernant la boîte à vitesses, comme toutes les anciennes, une fois qu’elle est chaude, cela va très bien. Il faut faire attention à ne pas laisser le pied sur l’embrayage, malgré le peu de place qu’il y a pour mettre son pied sur le côté. Je pense que le mot juste pour conduire cette voiture est « une présence constante ». Dans ce cas, les passages de boîte sont un régal.

ACL Classic : Les freins de la F40 sont bien plus petits que ceux des voitures modernes. Est-ce suffisant pour garantir une bonne performance ?

Mister Turtle : Oui, la taille est souvent sujette à conversation, mais quand vous savez freiner, cela suffit. Je trouve que les freins sont particulièrement adaptés à la voiture, malgré les commentaires que l’on peut entendre là-dessus. Bien au contraire, je pense que cela dénaturerait la voiture de les changer. Il n’y a pas d’assistance, c’est pour cette raison qu’il faut pousser assez fort sur la pédale du milieu.

ACL Classic : Pouvez-vous nous raconter l’histoire de cette voiture et son parcours avant qu’elle rejoigne votre collection ?

Mister Turtle : J’en ai vu une vingtaine avant d’acheter celle-ci. La plus belle appartenait à un monsieur qui prenait sa F40 tous les week-ends pour descendre de Lyon dans le sud de la France. Elle avait 70 000 km. Dans ce cas, le prix des voitures est moins important, car les gens n’aiment pas quand elles soient kilométrées. Moi, c’est le contraire : cela veut dire qu’il y a quelqu’un qui l’utilise, qu’elle roule en plus sur autoroute. Mais

j’avais déjà une option sur celle-là, qui avait tous les critères que je recherchais.

C’est une voiture qui a passé pas mal de sa vie en Angleterre. Elle a été achetée à sa sortie d’usine par un Italien, mais

a été importée en Angleterre. Elle n’a jamais été possédée par quelqu’un de fameux, car cela ne faisait pas partie de mes critères de recherche. Et cela n’ajoute aucune valeur à la voiture, bien au contraire : souvent, les propriétaires connus qui ont ce genre de véhicule ne sont pas des passionnés de voitures. Ils sont passionnés par les objets de luxe, ce qui est bien différent.

J’ai acheté cette Ferrari à un monsieur qui connaissait très bien sa F40, et j’ai reçu tout l’historique les livres dans lesquels elle est mentionnée, les contrôles techniques. J’ai même encore les autocollants du club anglais.

Nous sommes en possession de cette F40 depuis sept ans. Elle est de septembre 1989, c’est l’année où mon épouse et moi nous sommes rencontrés. Donc cela avait une valeur en soi. Je voulais une F40 avec les fenêtres en plexiglas, car il n’y en a eu que 90 de fabriquées. Ces vitres latérales ont été montées sur demande des clients, c’est dans les premières années que cela a été fait, puisque la F40 est sortie en 1987. Ensuite, je la voulais non catalysée et avec la suspension non ajustable.

ACL Classic : Pour l’entretien de votre

F40, faites-vous appel à un spécialiste ou passez-vous par le réseau Ferrari ?

Mister Turtle : Puisqu’il y a beaucoup de particularités sur ce modèle, je passe par un spécialiste. Personnellement, j’utilise aussi Ferrari à Luxembourg : je les adore, ils sont très professionnels. Il y a un spécialiste à Strasbourg, Eric Adam, qui a des mécaniciens ayant travaillé en F1, au Mans, et qui, par exemple, sont en train de restaurer le prototype n° 7 de F40. Je trouve que la combinaison Ferrari et spécialiste est très importante les concessionnaires permettent aussi d’avoir le suivi dans le dossier Ferrari, mais si j’ai un problème, par exemple sur mon embrayage, je fais appel à mon spécialiste.

ACL Classic : Chez Ferrari, y a-t-il encore des pièces pour cette voiture ?

40 Ferrari F40, et les quarante F40 ont pris la piste de Fiorano ! Cela étant, je l’ai laissée chez Ferrari Classiche, car je voulais qu’ils regardent un peu le moteur. Je leur ai laissé l’auto pendant un an et demi : cela ne m’a pas coûté une fortune, mais bon

sang, qu’est-ce qu’il a fallu du temps…

Ferrari Classiche se visite aussi : on apprend à connaître le personnage Enzo Ferrari lors d’événements comme celui-là. Il a réalisé des cartes de documentation de toutes les pièces de toutes ses Ferrari à partir de la n° 2. On trouve des livres chez Ferrari Classiche avec les dessins des pièces il faut toucher les livres avec des gants. À partir de ces dessins, ils sont capables de refaire n’importe quelle pièce.

ACL Classic : Est-ce que vous avez des anecdotes sur Enzo Ferrari ?

Mister Turtle : C’était quelqu’un de spécial, mais pas quelqu’un de méchant. Il y a beaucoup de gens qui, à la suite du film, le dépeignent comme quelqu’un de méchant, mais il était une très belle personne qui a inspiré beaucoup d’entrepreneurs italiens. Il avait cette façon très forte de créer un produit d’excellence, parce que c’est lui qui l’avait rêvé – mais de le faire localement et de faire bénéficier la région. Aujourd’hui, on appelle la région autour de Maranello « Motor Valley ». Tout simplement grâce à lui, beaucoup d’entreprises sont venues s’installer là et ont créé quelque

chose, et d’après moi, qu’aujourd’hui, on devrait repenser. On a une façon de globaliser, on fait beaucoup de choses, mais retourner à créer des compétences locales et en faire bénéficier le village, la ville, la région, est très importante, et cela a été perdu.

Donc pour moi, Enzo Ferrari avait un état d’esprit entrepreneurial qui m’a touché et qui se résume en quatre éléments excellence, rareté, la façon d’en faire bénéficier les gens autour et loyauté. Excellence, et ils l’ont gardée jusqu’à aujourd’hui ; rareté – Ferrari n’a jamais cherché à produire énormément de voitures, et la façon de faire bénéficier les gens qui sont tout autour. Personne n’en parle, car ce n’est pas intéressant, mais moi je trouve cela d’une beauté incroyable. Ferrari n’est pas géniale en F1 parce que la pression sur l’écurie est tellement importante et, par conséquent, ils changent de personnel trop rapidement, et donc il n’y a pas de continuité. Avec Enzo, ce n’était pas le cas, même s’il s’est fâché avec quelques personnes, car ces gens lui manquaient de loyauté. Et la loyauté est le quatrième élément qui remet tout. C’est quelqu’un qui a créé une industrie qui a demandé

beaucoup de loyauté aux personnes qui l’entouraient. Et c’est ce que Ferrari demande à ses clients : pas n’importe qui ne peut acheter une Ferrari, même si vous êtes milliardaire. Cela ne les intéresse pas, et pour moi, c’est la beauté du modèle Ferrari. Il y a un respect pour l’objet ces voitures ne créent pas de la jalousie mais de l’inspiration. Et chez Ferrari Luxembourg, ils recréent cette atmosphère. Vous pouvez, par exemple, y aller avec les enfants : ils sont adorables avec les enfants, car la passion commence très jeune. La passion Ferrari est cultivée.

ACL Classic Que vous inspire le design de la F40 ?

Mister Turtle : Ferrari, c’est le moteur, et moi je trouve que les voitures dessinées par Pininfarina sont les plus belles au monde. J’ai développé un attachement à Pininfarina.

ACL Classic : Un grand merci à vous, Mister Turtle, pour toutes ces explications !

LA F40 EN VIDÉO!

DÉCOUVREZ

Ceci n‘est pas une voiture, c’est un art de vivre

La 2CV fut présentée pour la première fois au Salon de l’automobile à Paris en 1948 ; la « toute petite voiture » (TPV), comme s’appelait alors la 2CV, tant décriée à ses débuts, a vite su se créer un réseau d’amis dans le monde entier.

Véhicule utilitaire rural à ses débuts, elle s’est constituée une robe plus élégante dès les années 1960 pour devenir le symbole de la non-conformité à la fin de cette même décennie, image qu’elle a gardée pour le reste de sa vie, qui s’est terminée en 1990. Après être tombée en disgrâce pendant quelques années, la deuche / die Ente, comme on l’appelle encore selon les régions, a eu le vent en poupe et est devenue une voiture de collection recherchée de nos jours, berçant souvent des souvenirs d’enfance de ses propriétaires.

À Luxembourg, c’est en avril 1979 que quelques deuchistes se sont réunis pour fonder le « 2CV Club Lëtzebuerg », qui compte aujourd’hui quelque 125 membres rassemblant à peu près 175 2CV. Le club a une ouverture vers tous les sympathisants de cette voiture et de ses dérivés (Ami 6, Ami 8, Ami Super, M35, Dyane, Méhari, Acadiane, etc.), qu’ils soient eux-mêmes propriétaires d’une 2CV ou non.

En ce qui concerne la vie associative du club, nous proposons à nos membres de participer à une réunion mensuelle avec dîner au restaurant de la gare à Lintgen, occasion d’échanger des expériences vécues et de se faire des amis dans le monde deuchiste. Ensuite, nous prenons plaisir à saluer l’arrivée du printemps avec une sortie du premier mai, se terminant par un barbecue en commun et en bonne franquette.

organise sa rencontre d’été à la Toutschemillen, près de Wiltz.

Pendant l’été, les occasions de rendre visite à des rencontres de clubs à l’étranger ne manquent pas ; ainsi, cette année, six voitures luxembourgeoises ont participé à la 25e rencontre mondiale en Slovénie avec 2 871 voitures et 6 140 participants venus de 42 pays différents.

Le dernier week-end d’août de chaque année, le « 2CV Club Lëtzebuerg »

Nous terminons la saison par une fête de fin d’année, mais nous n’hésitons toutefois pas à nous donner rendez-vous aussi en janvier pour un rassemblement d’hiver ainsi que pour une rencontre amicale à l’occasion de notre assemblée générale annuelle.

Le club est également présent avec un stand à l’autojumble, organisé par la LOF (Lëtzebuerger Oldtimer Federatioun), dont le « 2CV Club Lëtzebuerg » fut un des membres fondateurs.

Ce bon mot constitue le leitmotiv des « deuchistes », comme on appelle communément les conducteurs et propriétaires de la Citroën 2CV. Il résume bien l’esprit de collégialité et d’ouverture qui règne dans l’univers autour de cette voiture. pour toute information ou prise de contact, l adresse mail du club est contact@2cvclub.lu

Cabriolet Mini fait maison : assemblé, vendu… puis retrouvé !

Le premier cabriolet Mini officiellement produit par Rover est arrivé sur le marché en 1992 et a été fabriqué jusqu’en 1996 à environ 1 100 exemplaires. Pourtant, Mengers, en Allemagne, construit des cabriolets sur base Mini depuis 1974 et en a réalisé, à ce jour (2025), 126 unités.

C’est probablement sur un coup de tête que Carlo André a décidé de construire son propre cabriolet sur base de Mini. L’achat d’une Austin Mini Mayfair accidentée lui a toutefois permis de concrétiser ce projet. La petite Britannique, construite en 1987, avait été sérieusement endommagée lors d’un accident l’avant du véhicule et le plancher étaient enfoncés, et la voiture était destinée à la casse.

Mais en 1992, André a pu acheter cette citadine âgée de cinq ans, affichant environ 33 000 km, et l’a entièrement démontée. Elle a été mise sur un marbre et redressée. Ensuite, il a soudé des plaques de renfort et des traverses de rigidification dans la carrosserie avant de pouvoir découper le toit. Les zones de coupe ont ensuite été refermées par soudure. La structure de capote a été modifiée, puis habillée. L’encadrement de vitre a également dû être adapté.

Avant la mise en peinture, l’avant du véhicule a été reconstruit et de nouvelles portières montées.

Pour celui qui se formait alors au métier de maître serrurier, tout ce travail ne posait aucune difficulté, mais demandait énormément de temps : les opérations ont duré un an et demi, réalisées uniquement le soir et durant les weekends.

Le kit de transformation cabriolet, la structure de capote et la capote ellemême avaient été achetés par André via son employeur de l’époque, LuxFibres (Études, développement et production d’accessoires aérodynamiques en fibre de verre pour automobiles et motos), auprès du BLMC-Center-Kestel à Neuss, en Allemagne. Dans un courrier daté du 9 juillet 1992, LuxFibres attestait que la Mini avait été transformée en cabriolet grâce au renforcement du châssis au niveau des seuils de porte et à une traverse arrière — conformément à un rapport du TÜV Bayern du 19/01/1973, utilisant le kit WOLF.

En 1993, l’Austin Mini Mayfair Cabrio a été immatriculée au Luxembourg. Carlo André n’a toutefois roulé qu’un

an avec ce joli cabriolet avant de devoir le vendre pour se consacrer à d’autres projets. Le véhicule a été vendu à Trèves via un intermédiaire, puis sa trace a été perdue.

Mais la voiture est restée dans la mémoire d’André. Au milieu des années 2010, ce passionné de Mini a entrepris de retrouver sa création. Elle devait revenir à son constructeur.

Un jour, il a appris que « sa » Mini se trouvait à Trèves, exactement dans la même rue (Luxemburger Straße) où il l’avait vendue, chez un concessionnaire automobile. Des recherches ultérieures ont révélé que la propriétaire était décédée. Lors du rachat à Trèves, le compteur affichait 27 370 km. Entretemps, le cabriolet avait été restauré une fois, l’intérieur refait, et un nouveau moteur installé. Alors que la Mayfair était à l’origine équipée d’un bloc 1 000 cm³, elle embarque désormais un moteur 1 275 cm³.

Le prix du rachat fut le même que celui de la vente : André avait demandé 20 000 DM à l’époque, et il l’a récupérée plus de trente ans plus tard pour 10 000 €.

TEXTE & PHOTOS ROMMAIN HECKEMANNS

Quand l’histoire reprend vie

La famille Leston revient 73 ans après le Grand Prix de Luxembourg

Le 22 novembre 2025, le Conservatoire National de Véhicules Historiques (CNVH) a accueilli la famille du pilote britannique Les Leston, vainqueur du Grand Prix du Luxembourg 1952, pour une visite historique extraordinaire au Luxembourg. Étaient également présents Ed Goedert (ACL), Andrew Notter (Chambre de commerce britannique) et Tom Sauber (vice-président du CNVH), organisateur de la journée.

La visite a débuté sur l’ancien site de la course, au Findel, où Tom Sauber a guidé le groupe le long d’un segment du tracé jusqu’à Neudorf, illustré par des photos d’époque. C’est là que Les Leston avait remporté l’un de ses plus grands succès. À Neudorf, l’émotion a été vive pour Nick Leston, fils du pilote, qui a exprimé ce que représentait pour lui ce retour sur les traces de son père, ancien artilleur de la Seconde Guerre mondiale devenu pilote pour retrouver l’adrénaline d’autrefois.

Le groupe a ensuite visité le CNVH à Diekirch, où le président du CNVH, Georges Carbon, a présenté la Maison Wagner et la philosophie du musée, incluant des pièces phares comme la Buick de la famille grand-ducale et la Cooper 500 victorieuse en 1951 du Grand Prix du Luxembourg, avec Alan Brown au volant.

Ollie Leston, petit-fils du pilote, a of-

fert au comité du CNVH un volant artisanal Les Leston « Monte Carlo », modèle emblématique de la marque. Plus tard, l’historien Goy Feltes a ouvert ses archives photographiques, dévoilant des images inédites de Les Leston, un moment particulièrement marquant pour la famille.

En fin de journée, Ollie Leston a chaleureusement remercié les organisateurs, saluant leur passion et leur accueil. Tom Sauber a souligné quant à lui l’importance de ces rencontres pour préserver et valoriser l’histoire du Grand Prix du Luxembourg, regrettant l’absence de monument commémoratif et annonçant des démarches en ce sens.

Cette journée a ravivé le souvenir du Grand Prix du Luxembourg et mis en lumière la valeur culturelle et humaine du sport automobile au pays.

Mémoire d’une icône

Un mythe, des voix, une histoire vraie.

La Ferrari F40 comme vous ne l’avez jamais entendue.

Le 13 décembre 2025, le Musée de Diekirch a vibré au rythme d’une légende. Dans une atmosphère à la fois intime et chargée d’émotion, le Conservatoire national de véhicules historiques (CNVH), en collaboration avec le soutien de la Camera di Commercio Italo-Lussemburghese et de l’Automobile Club du Luxembourg (ACL), a consacré une soirée entière à l’une des icônes absolues de l’histoire automobile : la Ferrari F40.

Moment fort de l’événement : la présentation de deux livres dédiés à la F40 par Luca Picco, ingénieur de développement du modèle à l’époque et Franco Cimatti, responsable du design de la F40 à l’époque. Plus que des ouvrages, il s’agit de témoignages vivants, nés de l’intérieur, d’hommes qui ont contribué à façonner ce mythe mécanique.

Luca Picco nous a partagé des histoires et des anecdotes sur son expérience professionnelle chez Ferrari.

Ensemble Luca et Franco, nous ont partagé histoires et détails inédits sur la naissance de ce mythe automobile, mêlant ingénierie et créativité.

Les recettes issues de la vente du livre seront intégralement reversées à une œuvre caritative, rappelant que derrière la célébration d’un mythe automobile se cachait aussi une volonté de partage et de solidarité.

Kiwanis History Vehicles :

Quand le vintage rime avec solidarité – un festival qui change la donne

Les 6 et 7 septembre 2025, le village de Lasauvage a renoué avec son ambiance d’antan à l’occasion de la sixième édition du Kiwanis History Vehicles, un rendezvous désormais incontournable pour les amoureux de véhicules anciens et de culture vintage. Organisé par le Kiwanis Club Esch-Alzette, l’événement a une nouvelle fois attiré plusieurs milliers de visiteurs venus du Luxembourg et des régions voisines de France, de Belgique et d’Allemagne.

Dans le décor authentique du village minier, les passionnés ont déambulé parmi une impressionnante sélection de voitures classiques, de deux-roues d’époque et de stands dédiés à l’univers rétro. Mais au-delà du plaisir des yeux, le festival reste fidèle à l’ADN du Kiwanis : mettre la passion automobile au service de l’enfance. Les bénéfices de cette édition ont permis de remettre cinq chèques totalisant 20 000 euros à des associations œuvrant pour le bienêtre des enfants. De nouveaux dons sont d’ores et déjà prévus pour le premier semestre 2026.

À peine l’édition 2025 clôturée, le comité d’organisation s’est remis à l’ouvrage pour préparer la septième édition, programmée les 5 et 6 septembre 2026. Et les visiteurs peuvent s’attendre à une expérience encore plus immersive. Parmi les nouveautés annoncées : un concours d’élégance automobile mettant en lumière les plus belles voitures ainsi que leurs équipages, des animations de rue telles que des musiciens ambulants et des clins d’œil humoristiques, une photo-

souvenir exceptionnelle permettant aux propriétaires de véhicules anciens de poser devant la mythique façade de la Gendarmerie de Saint-Tropez, des stands variés tels que brocante, automobilia, vintage et food trucks, un concours « Dress like a Lady » en hommage au style féminin des années 1920 à 1970, ainsi qu’une exposition originale dans l’église désacralisée du village, devenue un lieu artistique singulier.

Avec son mariage unique entre passion automobile, ambiance rétro et engagement solidaire, Kiwanis History Vehicles s’affirme plus que jamais comme l’un des événements phares de la rentrée pour les amateurs de véhicules historiques.

Restez connectés : toutes les nouveautés, annonces et surprises seront dévoilées au fur et à mesure sur notre page Facebook « Kiwanis History Vehicles Lasauvage » et sur notre site www.history-vehicles.lu

Réservez dès aujourd’hui vos dates : les 5 et 6 septembre 2026 !!

Visite au Musée d’histoire de la machine agricole à Heiderscheid

Bonjour Monsieur Roeder, combien de tracteurs sont exposés ici ?

M. Roeder : Nous avons une centaine de tracteurs et de machines agricoles exposés. J’avais une idée précise des modèles que je voulais présenter, et ce sont bien ces tracteurs que nous avons achetés au fil du temps. Toutes ces machines nous appartiennent, sauf une. Maintenant que la collection est complète, nous pouvons montrer l’évolution de ces engins, des débuts jusqu’à aujourd’hui, soit sur une période de plus de 130 ans.

Justement, pouvez-vous expliquer les débuts des tracteurs à nos lecteurs ?

M. Roeder : En réalité, le tracteur n’est pas une invention à proprement parler, mais le résultat d’un développement et d’une évolution qui se poursuit encore aujourd’hui. Au musée, nous commençons par présenter deux icônes du monde de la machine agricole : d’abord, le modèle original du « Hart Parr 30-60 », le premier engin pour lequel on a utilisé le mot « tracteur ». Ensuite, nous exposons une réplique du « Froelich », car l’original n’existe plus. John Froelich a construit cette machine en 1892 aux États-Unis ; elle est considérée comme le premier engin à moteur thermique capable d’effectuer des travaux agricoles. À partir de là, nous pouvons retracer l’origine des différentes marques de machines agricoles qui ont suivi et qui sont bien connues du public. Certaines ont disparu, d’autres existent encore aujourd’hui. Il s’agit

de marques allemandes, françaises, suisses, italiennes ou américaines.

Et toute cette évolution agricole estelle liée à l’histoire de notre pays ?

M. Roeder : Oui, exactement. L’évolution vers la mécanisation agricole a été primordiale pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Ces machines ont également joué un rôle essentiel dans le développement de notre pays, notamment grâce à la sidérurgie dans le sud et au chemin de fer, qui ont lancé la modernisation de notre société. Ce que nous voulons montrer ici, c’est l’influence réciproque entre la société et l’agriculture. À une époque où l’on travaillait encore à la faux, une personne produisait entre 1 et 2 kg de blé par heure ; aujourd’hui, une moissonneuse-batteuse peut

récolter 100 tonnes par heure ! Il faut comprendre que la société telle que nous la connaissons aujourd’hui ne serait pas possible sans l’agriculture moderne. Nous illustrons cela par des voyages dans le temps : le premier, réalisé en collaboration avec Roger Leiner, commence 1 000 ans avant J.-C. dans cette région et va jusqu’à nos jours. Un second montre le battage du blé en Europe. Nous l’illustrons à l’aide d’une maquette de la société « Claas ». Pourquoi « Claas » ? Parce que ce constructeur fut le premier à proposer, en 1936, une moissonneuse-batteuse européenne. Cette entreprise reste aujourd’hui familiale, dirigée par une femme, Cathrina Claas, ce qui est très important pour ma fille. Mon fils, lui, était passionné par les machines « John Deere » depuis son plus jeune âge. Il travaille aujourd’hui comme technicien dans une concession « John Deere ». Quant à ma femme, elle prépare sur commande des plats typiquement ardennais pour les visiteurs du musée. Toute la famille est passionnée par les tracteurs !

Des tracteurs fabriqués au Luxembourg font partie de votre collection !

M. Roeder : Oui, au début des années soixante, la famille Hentges a construit des tracteurs à Ettelbruck sous les appellations « Lux-Trac » et « NH ». Les machines « Lux-Trac » n’étaient pas connues en Allemagne, c’est pourquoi une deuxième marque, « NH », a été lancée. Nous n’avons pas trouvé de documentation, mais selon moi ces initiales renvoient à « Normag Hentges ». La base de ce tracteur était un NZ « Normag-Zorge », fabriqué en Allemagne à Zorge. Ainsi, « NH » a pu bénéficier du nom « Normag », bien connu chez nos voisins. On parle de « Konfektions-Schlepper  », c’est-à-dire que ce constructeur luxembourgeois achetait des moteurs, des transmissions et des roues. D’un point de vue technique, les « LuxTrac » et les « NH » étaient identiques, avec une puissance de 38 CV. Les carrosseries différaient lorsque les tôles originales des « Normag » n’étaient plus disponibles ou si le client souhaitait un réservoir de carburant plus grand. Nous ne connaissons aujourd’hui que deux tracteurs sous la désignation « NH ». On ignore le nombre exact de tracteurs construits

au Luxembourg par la famille Hentges, mais il s’agirait d’une cinquantaine, voire un peu plus. De temps en temps, un « Lux-Trac » réapparaît encore dans une grange ou une ferme désaffectée, mais cela devient de plus en plus rare. Il faut préciser que la conception des tracteurs « Lux-Trac » et « NH » était déjà dépassée dans les années soixante. Les grands constructeurs comme McCormick, Ford, Deutz et Massey Ferguson proposaient des modèles bien plus évolués.

Il y a un certain temps, beaucoup d’agriculteurs ont utilisé des tracteurs de petite taille comme, par exemple, le « Ferguson ». Y avait-il une raison particulière ?

M. Roeder : Tout à fait. Beaucoup de gens se souviennent encore aujourd’hui

du petit tracteur « Ferguson », facilement reconnaissable à sa couleur grise. C’était l’un des premiers tracteurs produits en grande série et équipé d’un relevage trois points. Ce relevage standard, inventé par Harry Ferguson, a été repris plus tard par presque tous les autres constructeurs. Ces machines constituaient à la fois le tracteur et l’outil, dans une seule unité, abordable et particulièrement adaptée aux petites et moyennes exploitations agricoles. M. Ferguson a vendu son entreprise dans les années cinquante et a construit la première Formule 1 à quatre roues motrices. Stirling Moss a remporté en 1961 la Gold Cup sur le circuit d’Oulton Park avec cette Ferguson P99.

Dans le passé, certains fabricants automobiles ont également construit des tracteurs ?

M.Roeder : Exact. Des constructeurs automobiles comme Renault, Ford, Fiat, Lamborghini et Porsche proposaient des machines agricoles. Même si l’initiateur était le professeur Porsche, il faut préciser que ces tracteurs n’étaient jamais liés à

la production de Zuffenhausen.

Ferruccio Lamborghini était d’abord constructeur de tracteurs avant de se lancer dans les voitures de sport. On retrouve aussi le nom Ferrari, mais ces engins n’ont absolument rien à voir avec les automobiles Ferrari. Ce qui est très intéressant dans ce contexte, c’est la relation entre les tracteurs

David Brown et la prestigieuse marque automobile Aston Martin. David Brown

était un industriel anglais qui fabriquait des tracteurs et qui, en 1947, a repris Aston Martin. D’où les initiales « DB » que l’on retrouve encore aujourd’hui sur ces sportives anglaises. Peu de gens le savent, c’est pourquoi nous mettons cet aspect en avant au musée. On reconnaît sur les carrosseries de ces tracteurs le style de M. Brown : un design extrêmement épuré et élégant pour une machine agricole. C’est

pour cela que nous les considérons ici comme nos « chéries ». Pour des raisons financières, M. Brown a vendu sa société en 1972 à « Tenneco Case ». À partir de 1983, la dénomination

« David Brown » a été remplacée par « Case ». En 1986, « Case » a repris « International Harvester » et on retrouve encore aujourd’hui des machines

agricoles sous le nom « Case IH ».

Cela nous ramène aussi aux tracteurs Fiat, qui ne sont plus commercialisés sous ce nom. Fiat a d’abord acheté le département tracteurs de Ford et les machines agricoles « New Holland ».

Case IH a repris les tracteurs « Steyr » et ces deux marques ont été intégrées à « New Holland », notamment Fiat en

1999. Après cette série de ventes et d’intégrations, le groupe multinational « CNH » a été fondé, regroupant encore aujourd’hui des noms comme « New Holland », « Steyr » et « Case IH ». Pour l’anecdote, afin de rassurer la clientèle « Case IH » en Amérique du Nord, qui se montrait réticente envers les repreneurs italiens, les logos Fiat ont été remplacés par des emblèmes

« Case IH » sur les nez des Ferrari F1 lors des Grands Prix du Canada et des États-Unis en 2006. Les deux marques faisaient partie du même groupe.

On a beaucoup parlé du passé. Qu’est-ce qui vous inspire concernant l’évolution des machines agricoles, aujourd’hui et dans le futur ?

M. Roeder : Les tracteurs actuels sont des engins techniquement très évolués, bien plus qu’une voiture. Je pense que nous vivons une évolution que nous avons déjà connue par le passé, avec parfois des retours en arrière. Ces machines deviennent à un moment donné trop encombrantes, trop lourdes et trop coûteuses. Cette évolution s’explique notamment par la législation, la sécurité et la protection

de l’environnement. Parmi les sujets d’avenir figurent les tracteurs semiautonomes, peut-être pas pour nos régions, mais pour les vastes espaces en Europe de l’Est ou aux ÉtatsUnis. Le second aspect concerne l’environnement, avec des machines fonctionnant aux carburants alternatifs ou des engins électriques. Cela reste encore compliqué, car il faut pouvoir stocker suffisamment d’énergie dans une batterie. Cependant, la conception d’un tracteur électrique sera totalement différente, avec des moteurs intégrés dans les roues.

Toute la partie mécanique – moteur thermique, boîtes de vitesses, différentiels, essieux et surtout système hydraulique – ne sera plus nécessaire sur un engin électrique. Cela signifie qu’il n’y aura presque plus besoin de lubrifiants ou d’huile, ce qui représente un vrai avantage, par exemple pour travailler dans des zones protégées. De surcroît, il n’y aurait plus de prise de force fixe comme sur les tracteurs thermiques. En revanche, ce serait un câble avec une prise de force électrique, que l’on pourrait déplacer à n’importe quel endroit du tracteur –

ce qui serait extrêmement pratique.

Vous disposez d’une collection impressionnante de tronçonneuses ?

M. Roeder : Oui, nous possédons 160 tronçonneuses fabriquées entre la Seconde Guerre mondiale et les années 2000 Après cette période, les modèles se ressemblent trop, et c’est pour cette raison que nous avons cessé de collectionner les plus récents. On peut dire qu’il y a eu une véritable évolution depuis les années soixante, avec des machines plus résistantes, moins lourdes et plus agréables à utiliser grâce à l’invention des systèmes anti-vibrations et du frein de chaîne. Les passionnés de technologie peuvent admirer ici des tronçonneuses à moteur diesel, multicylindres ou même à moteur rotatif !

ACL Classic :

Merci Monsieur Roeder pour toutes ces explications détaillées.

Contact Histoire

Quatre-vingts exemplaires sont de la marque « Stihl », les autres proviennent de différents constructeurs, dont la célèbre marque « McCulloch ». Pour la petite histoire, avant de fabriquer des tronçonneuses, Robert McCulloch produisait pendant la Seconde Guerre mondiale des petits avions radiocommandés avec sa société « Radioplane ». Une employée travaillant sur la chaîne de production a été photographiée par un photographe de l’armée, pour des raisons de propagande. Cette photo a lancé la carrière de mannequin et la transformation de Norma Jeane Mortenson, son vrai nom, en Marilyn Monroe.

Les éléments clés de l’ACL Classic

Statut véhicule historique

Votre véhicule approche les 30 ans ? Félicitations, il est temps de lui offrir le prestigieux statut de « Véhicule Historique ».

Ce label ne se contente pas de donner un cachet à votre auto, il vous permet aussi de bénéficier d’un contrôle technique tous les deux ans au lieu d’un an.

L’ACL Diagnostic Center vous accompagne à chaque étape de cette démarche importante. Nous réalisons une expertise complète de votre voiture, vérifions sa conformité, et entamons le dossier de classification historique, qui sera validé par la SNCA. Apportez simplement tous les documents en votre possession, et laissez-nous faire le reste.

Rétro-évaluation

Quand il s’agit d’un véhicule de collection, une évaluation précise est indispensable pour refléter toute la valeur de ce joyau sur roues. Que vous envisagiez de vendre, d’acheter, ou simplement d’en savoir plus sur votre véhicule, l’ACL Diagnostic

Center vous propose une rétro-évaluation professionnelle en collaboration avec un expert externe.

Nous examinons minutieusement votre voiture pour déterminer sa valeur exacte. À l’issue de l’analyse, vous recevrez un dossier complet avec une estimation claire et précise.

Test Oldtimer

Pour garantir que votre vieille dame de la route reste en parfait état, l’ACL Diagnostic Center propose un Test Oldtimer approfondi. Ce contrôle couvre chaque aspect de votre voiture ancienne, afin de vous assurer que tout fonctionne à la perfection.

Alors, que vous soyez collectionneur, passionné, ou simplement curieux, chaque véhicule historique a une histoire à raconter. Une histoire qui résonne avec les souvenirs de chacun, et qui continue de tracer sa route à travers les générations. Roulez dans le passé, pour vivre le présent autrement.

Si votre véhicule a plus de 20 ans, il doit passer un contrôle technique annuel.

Mais si vous êtes l’heureux propriétaire

Passionné par les véhicules anciens, que ce soit des voitures ou des motos ? L’ACL Classic est là pour vous De mai à octobre, notre Diagnostic Center, en partenariat avec la Société Nationale de Contrôle Technique (SNCT), propose un contrôle technique spécialement adapté à vos bijoux de collection.

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Les services de l’ACL Diagnostic Center sont ouverts à tous, avec des remises avantageuses pour les membres selon le type de contrôle.

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Une assistance dédiée aux Oldtimers

Assistance Luxembourg : 55 €* Assistance jusqu’à 150km : 126 €*

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Sur le territoire luxembourgeois

1 dépannage/remorquage gratuit par an

1 transport du véhicule par an avec un remise de 50% du tarif officiel

Pour plus d’informations, rendez-vous sur acl.lu ou appelez le +352 45 00 45

Cette assistance est disponible dans un rayon de 150 km au-delà des frontières luxembourgeoises, en combinaison avec la carte de membre « Europe » de l’ACL. Elle comporte les prestations suivantes en plus de l’ensemble des prestations de l’Assistance au Luxembourg :

1 dépannage/remorquage gratuit par an et 1 transport de véhicule par an dans la zone des 150 km (avec une remise de 20% sur le tarif officiel)

1 transport du véhicule par an dans la zone des 150 km (avec une remise de 20% sur le tarif officiel)

Voiture de remplacement gratuitement disponible 1 x par an pendant max.

3 jours ouvrables (samedi inclu) en cas de panne ou accident, dans un rayon de 150 km.

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