Nul ne note plus fermement l’aspect de la rue, les silhouettes passantes, la tache colorée vue à travers la brume parisienne, la grâce frêle de la fillette. Un curieux dessin en mouvement d’une souplesse simiesque s’empare des gesticulations passagères de la rue, de ses expressions rapides nées et évanouies avec l’instant. C’est la poésie de la vie qui a été, c’est le souvenir des choses, des animaux, des êtres humains. [...] Contrairement aux impressionnistes qui peignaient l’enfilade des rues, Bonnard regarde d’un trottoir à l’autre. L’animation de la grande ville se résume à un décor intime. Gustave Geffroy
QUELQUES ASPECTS DE LA VIE DE PARIS Pierre Bonnard